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INTERNATIONAL

EXCELLENCE

Lettre d’information n°1


juin 2009

COMMUNAUTÉS SCIENTIFIQUES

RÉSIDENCE DE CHERCHEURS

SCIENCES DE L’HOMME ET DE LA SOCIÉTÉ

Collegium de Lyon IMéRA de Marseille IEA de Nantes IEA-Paris

www.rfiea.fr
SOMMAIRE

ÉDITO
par Jacques Commaille, président du RFIEA | p. 3

ÉVÉNEMENTS
Institut d’études avancées de Nantes
Retour sur l’inauguration de l’Institut d’études avancées de Nantes
du 23 au 27 février 2009 | p. 4
Concurrentes et complices : mémoire et histoire
Par Étienne François, fellow à l'IEA de Nantes | p. 5
Une année au Collegium de Lyon | p. 6 et 7

PERSPECTIVES
Institut d’études avancées - Paris
Par Cristiana Mazzoni, coordinatrice du programme de recherche « Paris Métropoles en miroir.
L’Île-de-France comme région métropolitaine » revient sur le bilan de l’atelier qui s’est tenu du
16 au 20 mars 2009 | p. 8 et 9

QUESTIONS À…
Yvan Rose, linguiste, spécialiste de l’acquisition de la phonologie chez les enfants et fellow en rési-
dence au Collegium de Lyon | p. 10 et 11

CANDIDATER
Institut méditerranéen de recherches avancées, Marseille
Suite à l’appel à candidatures lancé en mars, l’IMéRA accueillera ses premiers résidents
à l’automne 2009.| p. 12
La condition humaine des sciences
Par Pierre Livet, chargé de la programmation des activités scienctifiques de l'IMéRA | p. 13

AGENDA ET FELLOWS | p. 14

INFORMATIONS PRATIQUES | p. 16

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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Édito
par Jacques Commaille

Professeur émérite des universités à l’école normale supérieure de Cachan

La prétention à l’universalité La mise en place en France en 2007 d’une politique


de la culture et des sciences de création et de développement de quatre instituts
de l’homme et de la d’études avancées, coordonnée par le RFIEA, s’inscrit dans
société a longtemps été fondée sur un malentendu  : ce nouvel élan. Dans l’esprit de ses promoteurs, il s’agit
elle cachait le plus souvent un européocentrisme bien, en accueillant des collègues étrangers et français de
ou un occidentalocentrisme que seule, peut-être, grand renom, de favoriser la constitution de communautés
l’anthropologie nous invitait à dépasser. Nous entrerions intellectuelles et l’établissement de synergies entre
désormais dans une période historique marquée d’un chercheurs, de faire de ces instituts des laboratoires d’idées
paradoxe : une aspiration de plus en plus grande à une et de création dans la plus grande liberté de confrontation
internationalisation – qui ne soit plus en partie une fiction des savoirs, des disciplines et des cultures, jusqu’à ermettre
mais effectivement inspirée par une véritable universalité – l’utopie.
et dans le même temps, une disparition des grands
paradigmes transversaux, un renoncement aux meta- Ce mouvement de renforcement et de valorisation de
théories supposées nous donner les moyens de maîtriser le la recherche française dans son contexte international est
sens du monde. déjà superbement engagé. L’Institut d’études avancées de
Nantes vient d’être inauguré. Celui de Lyon a célébré son
Cette relativité admise de la pensée scientifique lancement au début du mois d’avril. L’Institut d’études
et l’humilité assumée dans la quête de sens ouvrent aux avancées - Paris est déjà en lace et connaît de nouveaux
sciences de l’homme et de la société de nouveaux horizons développements. Enfin, celui de Marseille a achevé sa hase
et les confrontent à de nouveaux enjeux. Souvent enclines de préfiguration au printemps 2009.
au désenchantement, prédisposées à l’auto-flagellation,
et sur la défensive par rapport aux sciences dites « dures », Le Réseau français des instituts d’études avancées
les sciences de l’homme et de la société doivent s’inscrire (RFIEA), fondation de coopération scientifique, oeuvre
positivement et activement dans cette évolution. passionnément, avec le plus grand esprit d’ouverture et
en étroite concertation avec ses partenaires des quatre
De ce point de vue, les jeunes générations actuelles instituts, pour la réussite d’un tel projet si délibérément
de chercheurs nous montrent la voie : l’absence d’un tourné vers l’avenir de la recherche française en sciences de
recours systématique à une boîte à outils paradigmatiques l’homme et de la société.
est pour eux une évidence en même temps qu’un pari
exaltant à relever, « l’abaissement des droits de douane
entre disciplines », pour reprendre l’expression de
Fernand Braudel, est perçue comme la conséquence
logique d’une autonomie justement revendiquée des
catégories de la connaissance par rapport aux catégories
de la pratique, sociale, politique, et même académique.
L’internationalisation de la recherche est justement
revendiquée comme le seul horizon acceptable pour
s’engager dans l’aventure de la connaissance.

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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Événement
Institut d'études avancées de Nantes

Retour sur l’inauguration de l’Institut d’études avancées de Nantes du 23 au


27 février 2009

Lancée en 2004 par L’IEA de Nantes a pour objectif de tisser des


Nantes Métropole, relations d’un type nouveau entre les chercheurs du
la construction du « Nord » et ceux du « Sud », en s’ouvrant largement à ces
Le salon
bâtiment abritant derniers et en autorisant une réelle diversité d’approche
l’Institut d’études avancées de Nantes et la Maison des problèmes posés à tous dans le contexte de la
des sciences de l’homme Ange-Guépin s’est achevée à mondialisation. Constatant l’unilatéralisme dominant - et
l’automne 2008. Confié au collectif d’architectes FGP1, loin de considérer les grandes civilisations non occidentales
ce bâtiment original par sa forme trapézoïdale et ses comme des objets d’études -, l’IEA aspire à devenir un lieu
couleurs vives s’articule sur plus de 5000 m2 autour de d’apprentissage mutuel entre chercheurs des différents
trois volumes : au centre les bureaux de l’IEA de Nantes, à continents. Il propose d’oeuvrer à la création d’un nouveau
l’ouest, les bureaux de la Maison des sciences de l’homme style de relations intellectuelles et à l’émergence de liens et
Ange-Guépin et à l’est, un complexe de logements dédiés collaborations internationales durables entre scientifiques.
aux chercheurs. À la fois lieu de travail et lieu de vie, Seize chercheurs sont actuellement en résidence à Nantes.
chaque résident à l’IEA dispose d’un bureau privé et d’un
appartement. Une bibliothèque, des salles de réunion, un
amphithéâtre, un salon et un jardin suspendu structurent la
vie collective et offrent aux chercheurs en résidence le cadre
privilégié à l’établissement de connexions intellectuelles et ALLER PLUS LOIN :
de collaborations nouvelles.
WWW.IEA-NANTES.FR
L’inauguration officielle a eu lieu le 27 février 2009,
précédée d’une « folle semaine intellectuelle », sur le modèle
des « Folles Journées de Nantes », avec l’organisation de dix
conférences et tables rondes ouvertes au public.

Vue extérieure de l’Institut d’études avancées de Nantes La bibliothèque

1. Jacques Ferrier, lauréat de l’équerre d’argent, Philippe Gazeau et Louis


Paillard.

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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Concurrentes et complices : mémoire et histoire
par Etienne François

Professeur émérite d’histoire à l’université Paris I Panthéon - Sorbonne


et à l’université libre de Berlin, chercheur-résident à l’IEA de Nantes.

Dans le cadre des Pour relever ce défi, les sciences sociales ont
manifestations accompagnant multiplié les efforts d’analyse, de différenciation et
son inauguration, l’Institut de déconstruction. Faisant de la mémoire un objet
d’études avancées de Nantes a organisé le 27 février un d’étude, elles en ont reconstitué les mécanismes et les
débat autour des rapports entre mémoire et histoire. recompositions permanentes, leurs conditions et leurs
Dirigé par Ali El Kenz, professeur de sociologie à acteurs, leurs implications et leurs retombées. Elles en ont,
l’université de Nantes et « spiritus rector » de l’IEA, enfin, relevé les convergences et les interactions. L’histoire
ce débat a fait se rencontrer deux historiens travaillant dépasse la mémoire et peut la relativiser, mais la mémoire
tous deux sur la thématique de la mémoire, Ibrahima l’englobe et la légitime. Car si l’histoire est affaire de
Thioub, professeur à l’Université de Dakar et spécialistes, le rapport au passé est l’affaire de tous.
actuellement chercheur-résident au Wissenschaftskolleg
de Berlin, et Étienne François. Avec la mondialisation, le débat entre mémoire
et histoire est certes entré dans une phase nouvelle et a
Partant de deux objets d’étude différents, la pris des dimensions jusque-là inconnues. Mais en termes
mémoire africaine pour Ibrahima Thioub, et la mémoire de bilan, un constat demeure, dont la formulation la
européenne pour Etienne François, ils ont, l’un comme meilleure a été proposée il y a près de deux millénaires
l’autre, relevé la forte valorisation dont bénéficie la par Augustin de Bône, un africain qui a influencé de
mémoire depuis un bon quart de siècle. Un peu partout, manière décisive la culture européenne : magna vis est
et pas seulement dans le langage courant, la mémoire memoriae, grande est la force de la mémoire.
prend la place de l’histoire et la supplante ; érigée en
impératif éthique, elle se voit investie d’autorité, tandis
qu’à l’inverse l’oubli est voué aux gémonies (alors même
qu’il est constitutif de la mémoire). Cette valorisation,
ont-ils également observé, va de pair avec l’importance
croissante prise dans les dynamiques mémorielles par les
dimensions transnationales et transcontinentales.

Pour les sciences sociales et l’histoire en particulier,


la vogue mémorielle représente un défi difficile à relever,
tant mémoire et histoire paraissent à première vue
antagonistes, voire opposées. L’une est communautaire,
alors que l’autre a prétention universaliste ; l’une repose
sur la certitude et la conviction affective, alors que
l’autre part de l’examen critique de la documentation
et s’efforce d’argumenter de manière rationnelle ; l’une
est patrimoine partagé, alors que l’autre est affaire
de spécialistes ; l’une donne la priorité à l’oral, l’autre
privilégie l’écrit ; l’une enfin ramène le passé au présent,
alors que l’autre restitue au passé sa différence.

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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Une année au Collegium de Lyon

Depuis septembre 2008, le • Yvan Rose, linguiste et


Collegium de Lyon – qui a spécialiste de l’acquisition de
célébré son lancement officiel le la phonologie chez les enfants
2 avril dernier – accueille des chercheurs en résidence pour est en résidence à Lyon de
une durée de cinq ou dix mois. Dans la lignée des instituts septembre 2008 à juillet
établis aux Etats-Unis et en Europe, le Collegium de 2009. Titulaire d’un doctorat
Lyon est un lieu d’innovation intellectuelle et de résidence en linguistique de McGill
pour chercheurs du monde entier et de toutes origines University (Canada), il a
disciplinaires. Si les activités de recherche du Collegium ensuite continué ses recherches
de Lyon sont principalement centrées sur les sciences de aux Etats- Unis (University of
l’homme et de la société, elles adoptent également une California, Berkeley et Brown
approche transversale et interdisciplinaire novatrice. University) et est, depuis 2002,
professeur à la Memorial
Le Collegium de Lyon a pour ambition de lier University of Newfoundland au Canada. Une interview
son projet scientifique à un enjeu de construction et de d’Yvan Rose est proposée dans cette newsletter (voir pages
diffusion des savoirs pour l’action publique. Bénéficiant de 11 et 12).
l’accès à l’ensemble des ressources d’une grande métropole
européenne, l’institut se positionne comme un relais
d’initiatives publiques et associe la sphère de la recherche
à des questions de société, dans leur dimension politique, • Ian Maddieson est
culturelle, technologique et environnementale. Un certain docteur en linguistique de
nombre de thématiques prioritaires ont été dégagées : le l’université de Californie
langage, les comportements et pratiques de santé ainsi que et enseignantchercheur à
la chaire UNESCO portée par l’université catholique de l’université du Nouveau-
Lyon « mémoire, culture et interculturalité ». Mexique. Sa résidence de cinq
mois au Collegium de Lyon
Sur la base d’un appel à candidatures permanent, la prend fin en juin 2009. Ses
sélection des chercheurs (juniors et seniors) accueillis principaux thèmes de recherche
chaque année au Collegium de Lyon s’opère en avril et en portent sur l’étude de la diversité
novembre par les 18 membres de son conseil scientifique des sons utilisés dans les
international. Dix chercheurs, représentant un large langues du monde ; son projet
éventail de disciplines, sont invités au cours de l’année de recherche a pour objectif de
2009 : huit sont étrangers en provenance de cinq pays mettre en avant l’existence des
différents, six sont des juniors et quatre des cinq chercheurs tendances communes.
actuellement en résidence au Collegium de Lyon abordent
les questions relatives au langage et à la linguistique.

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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• Ioana Chitoran est linguiste, • Isabelle Marinone,
spécialiste de la phonétique historienne du cinéma,
et en séjour à Lyon pour spécialiste du cinéma muet et
cinq mois. Elle enseigne la du documentaire en France,
linguistique au Darmouth terminera sa résidence de dix
College (Etats-Unis) et mène mois en juillet 2009. Docteur
des travaux de recherche se en histoire et esthétique du
situant à l’interface de la cinéma, Isabelle Marinone
phonétique et de la phonologie. est enseignant-chercheur à
À Lyon, son projet de l’université Paris 3 – Sorbonne
recherche analyse les séquences Nouvelle. Elle poursuit au
consonantiques propres à deux Collegium de Lyon un projet
langues caucasiennes, le lezgi de recherche intitulé « Les
et le géorgien. bandes exotiques du cinéma français des premiers temps :
à la recherche d’un monde fantasmé ».

• Wendy Leeds-Hurwitz,
ALLER PLUS LOIN :
spécialiste en communication et
en linguistique, bénéficie d’une WWW.COLLEGIUM-LYON.FR
résidence de février à juillet
2009. Titulaire d’un doctorat de
l’université de Pennsylvannie,
Wendy Leeds-Hurwitz enseigne
la communication à l’université
de Wisconsin-Parkside aux Etats-
Unis. Ses travaux de recherche,
qui se situent à l’intersection de
l’anthropologie, de la linguistique
et de la communication
s’articulent à Lyon autour de
l’étude de la construction sociale de l’interdisciplinarité.

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Perspectives
Symptomatique de l’approche expérimentale adoptée par l’Institut d’études
avancées – Paris depuis son démarrage en juin 2008, le programme de
recherche « Paris Métropoles en miroir » repose sur des invitations collectives
de courte durée et récurrentes. Après neuf mois de travaux, de rencontres
et d’échanges, il est proposé de revenir sur les premiers résultats de ce
programme pilote.

Centré sur la construction du Hambourg) et Carola Hein (architecte et urbaniste, Bryn


« Grand Paris » ou de « Paris- Mawr College, Etats-Unis)– ainsi que de nombreuses
métropoles », le thème du personnalités invitées pour ces journées d’échange ont
programme est au coeur des préoccupations des décideurs confronté leurs savoirs autour de la problématique
politiques, des scientifiques et des spécialistes – urbanistes, spécifique au territoire d’Île-de-France. Jean-Louis Cohen
architectes, acteurs du développement territorial – (New York University et université de Paris 8), Hartmut
en Île-de-France. L’objectif est de produire une pensée Frank (Hafen City Universität, Hambourg), Mario
articulée et approfondie permettant d’accompagner le Gandelsonas (Princeton University) et Yannis Tsiomis
processus d’évolution spatiale de la capitale et d’aborder (ENSA Paris-La Villette, université de Paris 8 et EHESS)
les questions relatives à la qualité des espaces de vie, en assurent conjointement le pilotage scientifique.
de travail et de loisir, ainsi que les relations entre Cristiana Mazzoni (ENSA Paris-Malaquais) revient sur le
individus, leurs pratiques et modes de vie. bilan de l’atelier qui s’est déroulé du 16 au 20 mars 2009.

Si la question de la métropole parisienne est prise Compte-rendu du 2e atelier thématique


ici comme cas exemplaire pour comprendre plus «  Gouvernance et développement durable des
largement le phénomène de la métropolisation, régions métropolitaines  » – 16/20 mars 2009 – par
les différents ateliers proposent une dynamique Cristiana Mazzoni, coordinatrice du programme.
d’échange entre chercheurs et acteurs de l’urbain,
à travers une approche pluridisciplinaire et internationale. À la suite de l’atelier thématique de mise en place
Cette dynamique met en miroir les spécificités plurielles du programme « Paris Métropoles en miroir » de juin
de la métropole parisienne au regard de celles d’autres 2008, l’IEA-Paris a organisé en mars 2009 une semaine
régions métropolitaines, en Europe et de par le monde. d’échanges entre chercheurs, enseignants-chercheurs,
professionnels de l’urbain et acteurs politiques autour
Trois chercheurs étrangers en résidence à l’IEA- du thème « Gouvernance et développement durable des
Paris – Jorg Knieling (politologue et sociologue, régions métropolitaines ».
HafenCity Universität de Hambourg), Dieter Läpple
(économiste et sociologue, HafenCity Universität de Cet échange a été organisé en trois phases par les
chercheurs invités de l’IEA-Paris et s’est développé autour
de leurs thématiques de recherche : les processus
d’aménagement durable de l’espace métropolitain,
la gouvernance comme forme de projet et la culture
comme forme de développement économique des
territoires. Un accent particulier a été mis sur les exemples
allemands des IBA (Internationale Bauausstellung
– expositions internationales d’architecture).

La première phase, sous forme d’« atelier de projet »,


a vu la participation de quatre institutions universitaires
et d’enseignement supérieur liées à l’architecture : l’école
nationale supérieure d’Architecture Paris-La Villette,

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l’école nationale supérieure d’Architecture Paris- allemand relatif aux IBA. Des discussions ont lieu
Malaquais, la HafenCity Universität d’Hambourg actuellement avec la Ville de Paris et l’Institut
et le Center for Architecture, Urbanism and Infrastructure d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France. Au cours
de l’université de Princeton. Cet atelier, réservé aux d’un deuxième séjour à l’IEA-Paris en juin et juillet
doctorants et aux étudiants en master 2, a interrogé prochains, Carola Hein et Dieter Läpple approfondiront
les méthodes de transmission du projet urbain à l’échelle cet aspect sur l’interaction des acteurs et des processus.
métropolitaine et a jeté les premières bases de la création Mario Gandelsonas a annoncé la forte implication du
d’une école d’été « Paris Métropoles en miroir » au sein Center for Architecture, Urbanism and Infrastructure de
de l’IEA-Paris. Organisée par Dieter Läpple, la poursuite l’Université de Princeton qui vient d’obtenir d’importants
de ces rencontres entre enseignants et professionnels moyens permettant la poursuite des échanges au cours
de l’urbain se déroule au cours du mois de juin 2009. des deux prochaines années.

La deuxième phase a pris la forme d’un « séminaire


international » dirigé par Jörg Knieling et Dieter Läpple
et qui a associé scientifiques et acteurs politiques autour
de grands projets de quatre métropoles : Paris,
Hambourg, New York et Rio de Janeiro. Les interventions ALLER PLUS LOIN :
seront publiées aux éditions MSH à la fin de WWW.PARIS-IEA.FR
l’année 2009.

La troisième phase a vu l’organisation d’un « atelier


de synthèse » au cours duquel les échanges entre les
chercheurs et les politiques invités ont porté sur les
interactions possibles entre acteurs de l’urbain,
scientifiques et jeunes chercheurs dans la perspective des
nouveaux processus d’aménagement dans la région
parisienne. L’exemple de référence a été le processus

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Questions à…
Yvan Rose | fellow au Collegium de Lyon

Linguiste, spécialiste de l’acquisition de la phonologie chez les enfants, Yvan


Rose a obtenu son Ph.D. en linguistique, avec une spécialisation en phonologie et
acquisition du langage, à McGill University au Canada. Il a ensuite continué ses
études au niveau post-doctoral aux États-Unis (University of California,
Berkeley et Brown University). Depuis 2002, il est professeur à Memorial University
of Newfoundland (Canada) où il poursuit ses recherches sur l’acquisition de la
phonologie chez les enfants.

Vos recherches portent sur aspects de cette théorie. Mon approche est pragmatique :
l’acquisition de la phonologie il est clair que personne ne peut nier que l’humain possède
chez les enfants. Pouvez- une faculté extraordinaire pour l’apprentissage et l’usage
vous expliquer quelles sont les différentes étapes de du langage. Une très grande question demeure, par contre,
l’apprentissage de la langue chez le jeune enfant ? sur la façon de caractériser cette faculté et de comprendre
de quelle manière elle s’intègre au reste de l’appareil
Cette question est centrale à ma recherche actuelle cognitif de l’humain. C’est cette question qui m’intéresse, et
au sein du Collegium. Selon les derniers développements que j’aborde du point de vue de l’acquisition.
dans ce domaine et, de manière plus hypothétique dans
mon travail toujours en cours d’élaboration, l’enfant doit Vous avez étudié l’acquisition de la phonologie
d’abord décoder le système de sons de sa langue (par chez le jeune enfant dans plusieurs langues. En tant
exemple, quels sont les sons ? Dans quels contextes se que spécialiste de la prosodie, avez-vous constaté
retrouvent-ils par rapport à d’autres sons ?) pour ensuite des différences dans l’acquisition du langage selon
acquérir un vocabulaire. Une fois ce vocabulaire précoce la langue ? Ou au contraire, constatez-vous des
acquis, l’enfant s’en sert pour découvrir les aspects plus similitudes dans les mécanismes d’apprentissage ?
subtils de sa langue, comme les relations entre les mots au
niveau de la syntaxe. Les mécanismes sont essentiellement les mêmes.
Par contre, les langues cibles, qui comportent toutes des
Quelles sont vos méthodes d’observation et particularités distinctives, ont une influence sur la manière
d’analyse ? Dans quelle filiation thématique et dont ces mécanismes se manifestent. L’enfant qui apprend
conceptuelle rattachez-vous vos travaux ? par exemple l’anglais a tendance à associer le début des
mots avec la syllabe accentuée, peu importe où elle se situe
Mon travail empirique se fait à partir d’études dans le mot. Au contraire, celui apprenant le français – une
longitudinales de productions langagières chez des langue dont l’accent se situe généralement en fin de mot
apprenants en bas âge. Celles-ci couvrent généralement ou de phrase –, perçoit ses premiers mots à partir de cette
entre une et quatre années de productions et souvent à syllabe finale accentuée. Nous pouvons constater par cet
partir du moment où les enfants produisent leurs premiers exemple que l’accent est central aux apprenants des deux
mots. D’un point de vue thématique, mon approche est langues, mais que la position de celui-ci dans chacune des
assez générale dans le sens où elle est reliée à des facteurs langues influence leur acquisition.
influençant l’acquisition (tels que la perception des sons
et combinaisons de sons, le stockage des mots au niveau Pouvez-vous déjà en tirer des conclusions ?
du cerveau), ainsi qu’à des aspects physiologiques et
moteurs reliés à la production de ces mots. D’un point Oui, mais toujours avec cette prudence nécessaire au
de vue conceptuel, mon approche peut être qualifiée progrès scientifique. Mes travaux actuels suggèrent que
de générativiste au sens large du terme : je m’intéresse l’enfant évolue depuis une acquisition relativement concrète
à la notion de faculté de langage, laquelle permet de des mots de sa langue, en formes disons mémorisées, vers
différencier l’être humain de toute autre espèce animale. une analyse plus abstraite et grammaticale. Lors d’une
Plusieurs débats actuels, importants à mon avis, remettent phase avancée de ce processus d’acquisition, il saura
en question cette approche. Toutefois, ces débats sont en effet diviser un mot en plus petites parties comme
souvent biaisés par de mauvaises conceptions de certains des morphèmes (par exemple les préfixes, racines et

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suffixes), en syllabes et phonèmes. Quels sont les enjeux tant au niveau théorique que pratique. Suite à mes
sociétaux de vos travaux ? Tous les enfants du monde discussions avec nombre de collègues, je suis arrivé à
doivent apprendre à parler. Il n’existe en fait que très circonscrire des bases de rapprochements entre diverses
peu d’aspects du fonctionnement de nos sociétés, peu théories souvent considérées comme en concurrence,
importe leur origine géographique, qui ne soient pas basés notamment sur la question de la conceptualisation des
partiellement ou complètement sur la communication représentations linguistiques au niveau cognitif. Du point
langagière. Bien que la plupart des individus réussissent de vue méthodologique, les technologies de recherche
aisément l’apprentissage d’une langue, entre 10% et 15% que j’ai développées pour l’étude de l’acquisition ont
des enfants y arrivent soit avec une relative difficulté, soit pu bénéficier, à titre d’exemple, à des chercheurs se
pas du tout, dans des cas extrêmes. Ceci est significatif. spécialisant dans les langues africaines. Un tel transfert
Plus on arrive à comprendre la (souvent, les) source(s) technologique n’est certes pas surprenant dans le contexte
de leurs difficultés, plus on est à même de diagnostiquer où les langues et les mécanismes qui les régissent sont
les problèmes rapidement, d’une part ; et de les traiter fondamentalement les mêmes ; mais ma visite au sein du
de manière appropriée, du moins lorsque c’est possible, Collegium a clairement contribué à ce partage. Elle a
d’autre part. Comme mes recherches ne portent pas sur offert la plate-forme nécessaire permettant de faciliter les
une langue en particulier – mais bien sur les mécanismes échanges indispensables à l’émergence de ces connexions
généraux qui gouvernent les langues et leur apprentissage aux retombées potentielles nombreuses, et fascinantes.
par l’enfant –, les découvertes actuelles et à venir, ainsi que
les avancées qu’elles permettront dans le futur, pourront
potentiellement profiter à tout enfant, et plus spécialement
dans les pays où un suivi éducationnel ou clinique du
développement langagier est exercé. ALLER PLUS LOIN :
WWW.COLLEGIUM-LYON.FR
Vous êtes en résidence au Collegium de Lyon et
vous travaillez actuellement à la rédaction d’un
livre portant sur le développement phonologique
de l’enfant. Que vous a apporté cette résidence
dans le prolongement de vos recherches et dans
l’enrichissement de vos contacts ?

Beaucoup. Non seulement à Lyon mais dans


plusieurs centres français et européens. Mes recherches ont
bénéficié d’un environnement de travail exceptionnel car
j’ai pu me plonger dans les dernières avancées réalisées
dans plusieurs domaines de recherche en acquisition des
langues, lesquelles seront assemblées à l’intérieur de mon
ouvrage en cours. De façon plus générale, l’implantation
du Collegium dans le pôle scientifique lyonnais m’a permis
de tisser des liens avec des chercheurs de pointe, dont
certains déboucheront, à terme, sur des collaborations,

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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CANDIDATER
L'institut méditerranéen de recherches avancées de Marseille

L’IMéRA accueillera ses premiers résidents à l’automne 2009.

Lieu de résidence
CANDIDATER DANS UN INSTITUT
et de rencontre
situé au coeur de
Chaque IEA offre des résidences de recherche
Marseille, l’IMéRA est le moteur d’un projet intellectuel
d’une durée conséquente (jusqu’à une année
de longue haleine : construire l’interdisciplinarité future
académique) et au cours desquelles les chercheurs
en favorisant les échanges entre chercheurs de différentes
invités, libérés de leurs contraintes d’enseignement
disciplines, origines et générations. L’institut accueille
et d’encadrement, effectuent leurs travaux en
des scientifiques issus des sciences humaines et sociales
toute indépendance dans un climat de réflexion et
comme des sciences dites « dures », et associe des artistes
d’échange. Les chercheurs en résidence bénéficient de
à ses activités, afin de stimuler des échanges novateurs
logements, d’espaces de travail et de sociabilité mis
qui permettront de dépasser les limites disciplinaires et
à leur disposition. Un accompagnement logistique et
de mettre l’accent sur la condition humaine des sciences.
financier leur est proposé, ainsi que la possibilité de
L’IMéRA est méditerranéen dans la mesure où il souhaite
participer, dans le cadre de séminaires, colloques ou
accueillir de manière privilégiée des chercheurs issus de la
conférences, à des réflexions avec d’autres chercheurs
zone méditerranéenne.
et de nouer de nouvelles collaborations. Chaque
IEA jouit d’une pleine autonomie scientifique et est
Pour permettre la rencontre des interrogations,
responsable de la sélection des chercheurs invités.
des pratiques et des méthodes des différentes sciences,
Principalement consacrées aux sciences humaines et
l’institut a choisi de questionner les notions les plus
sociales, les invitations − individuelles ou collectives −
courantes et les plus fondamentales de la recherche. C’est
accordent, en fonction de la politique scientifique de
ainsi que la notion de crise est explorée et déclinée depuis
chaque institut, une place aux sciences du vivant et aux
octobre 2007 à travers ateliers, rencontres-débats et tables
sciences exactes. Pour tout renseignement sur les appels
rondes.
à candidatures : www.rfiea.fr
L’IMéRA a lancé en février 2009 son premier appel
à candidatures, destiné aux chercheurs de toutes origines
disciplinaires ainsi qu’aux artistes prêts à s’associer à
un travail collectif sur les nouvelles interdisciplinarités.
La première réunion plénière du conseil scientifique
de l’IMéRA, présidé par l’historien italien Giovanni
Levi, a permis de sélectionner fin avril les cinq premiers
chercheurs invités, dont trois rejoindront l’IMéRA dès
l’automne 2009.

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La condition humaine des sciences
par Pierre Livet

Professeur de philosophie à l’université de Provence et membre du comité de pilotage


de l’IMéRA, Pierre Livet est chargé de la programmation de l’ensemble des activités
scientifiques de l’institut.

«  Quand le sage montre la La condition humaine des sciences, ce n’est


lune, l’imbécile regarde le pas seulement nous immerger dans tout ce réseau
doigt  ». Peut-être, mais pour de relations, c’est aussi ne pas faire comme si tout y
tenir compte de la condition humaine des sciences, il faut circulait en tout sens sans difficulté. C’est nous rendre
retourner le proverbe, montrer la sagesse de ce supposé sensibles aux regards, aux questions, aux imaginaires qui
«  imbécile  » et en étendre ensuite la portée. se croisent sans vraiment se rencontrer, car ces rendez
vous manqués et ces dissonances sont pour les sciences
Prendre conscience de la condition humaine humaines les véritables indicateurs de ce qui travaille les
des sciences, c’est regarder le doigt, sa relation avec vies sociales. Se dessinent alors de nouveaux entrelacs
la direction du regard du savant ; les relations entre entre sciences à invariants et sciences différentielles
ce regard, l’objet visé, et le doigt ; leurs relations avec (distinction qui est préférable à l’opposition entre sciences
les différents regards du ou des tiers observateurs, voire dures et sciences humaines). Pour les sciences à invariants
la condescendance du sage pour l’imbécile et leur (des mathématiques aux sciences expérimentales, voire
différence de statut social ; et encore bien d’autres choses, à une partie limitée des sciences sociales, en particulier
puisque les savants n’utilisent pas seulement leurs doigts en économie et anthropologie), les discordances sont
et leurs regards, mais des instruments, des techniques seulement des sources de révision des hypothèses, les
et des techniciens, et finalement des institutions. différences doivent être mises en corrélations, et par là en
cohérence. Leur mise en condition humaine implique que
Le savant n’est d’ailleurs pas condamné à ignorer les scientifiques y deviennent plus sensibles aux décalages
sa condition humaine. En fait il s’intéresse à tout ce et aux débords des questions et des imaginaires.
réseau de regards, de gestes, et de vies qui s’entrelacent,
au lieu de rester un objet de recherche pour des Pour les sciences différentielles (une petite partie des
sociologues des sciences.Faire vivre la condition humaine sciences du vivant, une grande partie de la psychologie et
des sciences, c’est activer de manière plus consciente l’essentiel des sciences humaines et sociales), le repérage
et explicite l’ensemble de ces relations humaines : de « mismatches » et de discordances, dont rien n’assure
relations entre les scientifiques, leurs instruments, qu’ils nourriront des cohérences, est le déclencheur de la
leurs institutions et leurs objets ; relations entre des recherche et ce qui assure qu’elle est bien ancrée sur ses
scientifiques et d’autres scientifiques qui ont d’autres terrains.
objets et instruments, entre leurs questions qui se croisent ;
relations entre des scientifiques et d’autres acteurs Penser la condition humaine des sciences, c’est donc
sociaux, entre les questions que se posent ces acteurs croiser sciences à invariants et sciences différentielles,
sur les activités scientifiques et les questions que se posent offrir des formes d’expressions aux questions et
les scientifiques sur d’autres activités sociales que les imaginaires des premières, permettre aux secondes
leurs ; relations entre les imaginaires des scientifiques, d’utiliser leurs repérages de différences pour nourrir ces
imaginaires qui débordent leur travail, qui stimulent questions et ces dialogues.
d’autres imaginaires, toutes interactions dont on peut
dire qu’elles forment la condition artistique des sciences.

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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Agenda Ils sont présents en juin 2009
> 18 juin
Nantes COLLEGIUM DE LYON
Atelier d’Orkhan Mir Kasimov : Ioana CHITORAN, linguistique
journées d’études dans le cadre du projet
Wendy LEE DS-HURWITZ, linguistique
« Repenser la normativité en Islam
postmongol (…) » Ian MADDIESON, linguistique
Isabelle MARINONE, linguistique
> 23 juin
Yvan ROSE, linguistique
Nantes
Projection du film documentaire
« La ville rêvée des Russes » présenté IEA DE NANTES
par les auteurs Pierre-Olivier François Jane BURBANK, histoire
et Pierre Bourgeois
Frederick COOPER, histoire

> 24 juin Denise DIAS BARROS, ethnologie


Paris Luigi DORIA, sociologie et économie
Journée d’études : « Histoire du
NKolo FOE, philosophie
libertinage au début de l’époque
moderne », organisée par Giannenrico Etienne FRANCOIS, histoire
Paganini, chercheur invité à l’IEA-Paris Cyrille KONE, philosophie
Danouta LIBERSKI-BAGNOUD, ethnologie
> 30 juin
Orkhan MIR-KASIMOV, histoire, islamologie
Paris
Séminaire sur le thème « Relire 1815 pour Osamu NISHITANI, littérature et philosophie
lire l’Europe à 27 » organisé par Stella Peter E. QUINT, droit
Ghervas, chercheur invité à l’IEA - Paris Suresh SHARMA, histoire, anthropologie
Kakarala SITHARAMAM, philosophie
Daniel SPEICH, histoire, philosophie
et anthropologie
Giovanna ZAPPERI, histoire de l'art

IEA-PARIS
Stella GHERVAS, histoire
Carola HEIN, architecture et urbanisme
Dieter LÄPPLE, économie et sociologie
Giannenrico PAGANINI, philosophie
Wanding REN, science politique
Boris WISEMAN, anthropologie

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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Le Réseau français des instituts d’études avancées
(RFIEA) est l’un des treize RTRA (réseaux thématiques
de recherches avancées) en France et le seul dans le
domaine des sciences de l’homme et de la société. Il est
constitué de quatre instituts d’études avancées situés
à Lyon, Marseille, Nantes et Paris. Dans la lignée des
grands exemples étrangers établis aux Etats-Unis et en
Europe, les instituts d’études avancées (IEA) sont des lieux
d’innovation intellectuelle destinés à accueillir en résidence
des scientifiques français et étrangers de haut niveau, juniors
et confirmés, et de diverses origines disciplinaires.

Ayant pour mission la promotion des activités des


instituts d’études avancées, le RFIEA lance en juin 2009 sa
première lettre d’information en deux versions (française et
anglaise). Trimestrielle, elle informe des événements majeurs
et activités scientifiques en lien avec les instituts du réseau
et apporte le point de vue de chercheurs en résidence et de
personnalités françaises et étrangères sur l’actualité de la
recherche. N’oubliez pas que vous trouverez l’ensemble des
informations relatives aux quatre instituts sur le site Internet
du RFIEA : www.rfiea.fr

Lettre d’information n°1 / juin 2009


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POUR FAIRE ACTE DE CANDIDATURE,
POUR PLUS D’INFORMATIONS SUR LES IEA  :

RFIEA, RÉSEAU FRANÇAIS DES


INSTITUTS D’ÉTUDES AVANCÉES
Siège  : 15, parvis René-Descartes – 69007 Lyon
T  : +33 (0)4 37 37 64 60
Bureaux : 54, boulevard Raspail – 75006 Paris
T  : +33 (0)1 49 54 22 55
Direction  : Olivier Bouin
olivier.bouin@rfiea.fr
Administration  : Jana Diklic
jana.diklic@rfiea.fr
Projets européens  : Mylène Trouvé
mylene.trouve@rfiea.fr
Communication  : Mélanie Scellier
melanie.scellier@rfiea.fr
www.rfiea.fr

COLLEGIUM DE LYON
Président  : Olivier Faron
15, parvis René-Descartes – 69007 Lyon
T  : +33 (0)4 37 37 66 50
marie-jeanne.barrier@collegium-lyon.fr
www.collegium-lyon.fr

INSTITUT MÉDITERRANÉEN DE
RECHERCHES AVANCÉES, MARSEILLE
Président  : Robert Ilbert
2, place Le Verrier – 13004 Marseille
T  : +33 (0)4 86 67 21 08
contact@imera.fr
www.imera.fr

INSTITUT D’ÉTUDES AVANCÉES DE NANTES


Lettre d’information n°1
Directeur  : Alain Supiot
5, allée Jacques Berque – BP 12105 – 44021 Nantes Parution  : juin 2009
T  : +33 (0)2 40 48 30 30
hugues.roger@iea-nantes.fr Directeur de la publication  : Olivier Bouin
www.iea-nantes.fr Conception graphique  : Gilles Beaujard
Édition  : Mélanie Scellier

INSTITUT D’ÉTUDES AVANCÉES – PARIS


Crédits photos  :
Comité de pilotage scientifique  : couverture et intérieur / © Christophe Delory
Jean-Luc Racine, Michael Werner, Frédéric Worms
54, boulevard Raspail – 75006 Paris L’équipe du RFIEA tient à remercier
T  : +33 (0)1 44 41 32 10 chaleureusement pour leur contribution  :
contact@paris-iea.fr Jacques Commaille, Etienne François, Pierre Livet,
et Yvan Rose
www.paris-iea.fr
Remerciements à Marie-Thérèse Cerf, Marie-Jeanne
Barrier, Pascale Hurtado et Anne-Cécile Mercier pour
leur collaboration

Tous droits réservés pour tous pays

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