Série E

Ann. Univ. M. NGOUABI, 2004, 5 (1)

CONCURRENCE ET ECONOMIE INFORMELLE R.W. MANTSIE RESUME La Concurrence Pure et Parfaite, longtemps critiquée, semble intégrer une réalité différente des schémas de coordination des activités productives telle que conçues par les théories modernes de l’économie de marché. Cependant, en rapprochant ses hypothèses de l’économie informelle, des identités semblent s’établir entre les caractéristiques du marché de CPP et la logique de fonctionnement de l’économie informelle Mots-clés: Concurrence - Concurrence Pure et Parfaite - Economie Informelle – Marché INTRODUCTION L’économie de marché a souvent été présentée comme le lieu d’exercice de la concurrence économique. Celle-ci, à son tour, est identifiée à la Concurrence Pure et Parfaite. L’intérêt porté récemment aux libéralisations et privatisations dans les Programmes d’Ajustement Structurel soulève des observations dans le choix des procédures de décision liées à l’économie décentralisée. Ce débat n’est pas récent et a bien souvent quitté le domaine économique pour investir son champ de prédilection : les décisions politiques. Le fonctionnement des marchés informels dans les pays en développement et surtout au Congo-Brazzaville fait apparaître des interrogations quant à la validité de certaines hypothèses régissant le marché de Concurrence Pure et Parfaite(CPP). Le problème est que le débat sur l’économie informelle va buter sur la définition de ce secteur. La Banque Mondiale ( 1987 ,1990) va faire du dynamisme de ce secteur un des thèmes de ses rapports sur les perspectives de développement à long terme de l’Afrique subsaharienne. Le BIT, dans son rapport sur le Kenya, soutenait l’idée d’inspiration classique selon laquelle le secteur informel serait une illustration de l’économie de marché ‘pure et parfaite’’, mais segmentée (J. CHARMES 1990, p.14) Ce marché a, à juste titre, souvent été critiqué. Ainsi F.Von HAYEK (1978,1979) relevait que le monde économique idéal de CPP présente la difficulté d’énoncer, de manière mécaniste, les résultats du marché. Ceux-ci sont, dans ce modèle, quelque peu connus à l’avance puisque tous les acteurs connaissent a priori les structures de leurs besoins et préférences. Rien n’est découvert sur ce marché, tout y est connu.
*Enseignant-Chercheur, Faculté des Sciences Economiques. Université Marien Ngouabi, Brazzaville. Email : rufinwilly@yahoo.fr

ABSTRACT Pure and perfect competition which has been long criticized seems to belong to a reality different from the one that was conceived by modern market theories.. This economic hypothesis seems to be verified in the field of informal market which deals with the daily exchange process in informal economy.

Key words:Competition, pure and perfect competition, informal economy, market economy

Faculté des Sciences Economiques, Université Marien Ngouabi, B.P. 69. Brazzaville-Rép. du Congo.

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Ces dimensions ne sont pas exhaustives des difficultés du marché de C. Cette difficulté semble être prise en compte par l’économie informelle qui 279 . NGOUABI. WITT (1990).P. susceptibles de satisfaire les besoins. Des critiques formulées à son encontre. les droits de propriété. 2004. Ces observations ne sont pas exhaustives des critiques formulées à l’encontre du marché de CPP. reconnues dans le modèle dit de C. Cependant elle ne peut se faire sans prendre appui sur des considérations relatives au problème fondamental de l’économie soulevé par P. Univ. 1992) et préciser la nature des relations codifiées entre propriétaires et biens en usage ( S. A. 1992 et R. affirmant que celles-ci ne sont jamais réunies et les tendances des économies modernes sont de s’en éloigner toujours davantage. etc. les coûts de transaction. De même. ALCHIAN et H. l’asymétrie de l’information. relevons-le.P. les interactions au niveau des marchés. S. La tentative s’est attelée à rechercher un cheminement cohérent des phénomènes sociaux qui conduisent à prendre les décisions les meilleures. PROWSE. en réduisant au mieux tout gaspillage de ressources. Ce qui permet aux contradicteurs de l’économie de marché de préconiser un minimum d’intervention publique. Cela exclut toute possibilité d’identifier le marché à un cadre limitatif avec des hypothèses réductrices de la réalité économique et son environnement. 5 (1) H. MASTEN et S. B. LEPAGE (1979. il est souhaitable d’observer certaines hypothèses. à en croire ces auteurs. MARCHESNAY (1997) relève la contribution du gouvernement de l’entreprise par la théorie des conventions qui fait de la firme une convention d’efforts. 1999) Cette conception trouve son prolongement dans les développements de A. Il y a aussi la réduction de la fonction entrepreneuriale dont le rôle est mis implicitement en évidence par J. M. DEMSETZ (1972) qui estiment que l’entreprise est un marché au sein duquel se nouent les contrats qui économisent des ressources. SALANIE (1997). Que produire ? comment produire? pour qui produire? On en arrive à penser que pour mieux produire et réaliser des économies de ressources. Dans la lignée du courant Autrichien on relève que U. Elles se résument en ce que la firme. WILLIAMSON (1989. par exemple la nature de la firme. Une telle contribution est louable. etc.H COASE (1937 ) a conduit à une littérature dont on trouve des implications dans les thèses développées par E.Série E Ann.E. SAUSSIER (1998). SCHUMPETER (1954) et I. p.MANTSIE.W. 1996). SAY et plus clairement par J.B. a eu pour objet ‘’l’explication rationnelle’’ du comportement des agents donnés par les producteurs et les consommateurs. De même. M . O. LICHTENBERG et PUSHNER. les relations d’agence.P. souligne l’aspect irréaliste de l’objectivisme en sciences économiques et propose une réorientation du subjectivisme et du rôle des fondements psychologiques dans l’agir humain.R KIRZNER (1973). est une nature complexe dont les coûts de transaction justifient la présence et dictent la nature des contrats. La nature de la firme développée par R. on relève que ce modèle occulte nombre de choses.P. Ce cadre de référence. DEMSETZ (1967) vont s’ériger en structures d’incitation ( F.5) a fait remarquer que les procédures de contestation de l’économie de marché prennent souvent appui sur les hypothèses de CPP . les droits de propriété initiés par H. SAMUELSON dans L’Economique (1948) . qu’est le modèle de CPP.

Il s’agit de discuter de la validité des hypothèses de CPP dans le cadre des pratiques des marchés informels.-W. MARCHE DE CONCURRENCE PURE ET PARFAITE ET CONTENU DE L’ECONOMIE INFORMELLE. il convient d’ajouter que ces biens sont non seulement homogènes. L’article propose une relecture des hypothèses du marché de CPP sur la base des observations récentes de l’économie informelle. 2003)] et dont on trouve des similarités avec le marché de CPP. Il est 280 . M. 5 (1) regorge d’entrepreneurs de petites tailles (MANTSIE. Pour cela. En plus. Les hypothèses fondamentales de CPP Le marché de C. 1. R. l’économie informelle doit être considérée comme un lieu des échanges complémentaires aux échanges formels. représentatif d’une situation idéale du processus des échanges dont les caractéristiques fondamentales sont : Homogénéité et divisibilité des produits : Il s’agit de la parfaite identité des biens produits par les différentes firmes et offerts sur le même marché. par commodité. Par la suite nous essayerons de discuter de la validité de ses hypothèses qui. Cette hypothèse suppose que les biens présentent les mêmes caractéristiques et élimine toute possibilité évidente de leur différenciation. NGOUABI. mais parfaitement divisibles dans le but de satisfaire la demande. 2004.Série E Ann. I. pourraient se vérifier dans cette économie (II). Le marché de CPP sera présenté à partir de ses hypothèses de base ainsi que le cadre de fonctionnement de l’économie informelle (I).P. il nous semble. Enfin.P est un modèle descriptif du fonctionnement d’un marché caractérisé par une absence complète d’entraves aux échanges. Univ. il est souhaitable de considérer le marché comme un ensemble des contrats individuels. Il s’agit de présenter le marché de CPP à partir de ses hypothèses de base ainsi que les caractéristiques de l’économie informelle pour aider à la compréhension de ses mécanismes de fonctionnement et les correspondances éventuelles entre ces marchés. Si tel est le cas l’équilibre du marché peut s’identifier à l’équilibre des contrats. être limitée à un espace physique précis. De même. cette économie doit.

il faut que chaque offreur ne contrôle qu’une infime partie de l’offre globale et qu’en même temps cette condition se vérifie du coté de la demande globale. Contenu de l’économie informelle. Pour que cela se vérifie. 5 (1) .Parfaite mobilité et substituabilité des ressources : les ressources sont parfaitement mobiles et rien ne peut entraver leur libre circulation. De même cette économie exclut toute possibilité de sous utilisation des facteurs. exercer des pressions ou une influence sur le niveau des prix. présentée par la Banque Mondiale comme le vrai cadre de CPP. à en croire les auteurs. on affirme que sur le marché de CPP l’information n’a pas de coût et est gratuite pour l’ensemble des acteurs . L’économie informelle est souvent présentée comme un secteur d’activités se composant des activités sans ‘’ formes ‘’ comprenant l’ artisanat. l’informel a une forme. de manière unilatérale.Atomicité du marché : un grand nombre d’acheteurs et producteurs opèrent sur le marché sans qu’un acteur ne puisse. leur affectation s’en trouve facilitée ouvrant ainsi des possibilités d’une adaptation conforme aux nécessités de production. Naturellement. Les critiques formulées à l’égard de ce marché ont soutenu les limites de CPP qui se résument en un ensemble d’ hypothèses irréalistes. lorsqu’il le souhaite. Si le décideur désire augmenter son profit. influencer le jeu du marché. . Univ. il ne peut le faire qu’en minimisant ses coûts. Tout acteur peut exercer sur ce marché dès qu’il le désire et en sort à moindres coûts. Celles-ci doivent être rapprochées du cadre de l’économie informelle.Liberté d’entrée et de sortie du marché : Cette hypothèse suppose l’inexistence des barrières aussi bien juridiques que techniques d’accès et de sortie du marché. Ce terme doit probablement son appellation à l’incapacité des statisticiens ou des économistes à saisir une réalité difficilement quantifiable et qui leur échappe largement ( J-P. étant donné l’absence d’entraves à son fonctionnement. Etant donné le caractère mobile et parfaitement divisible des facteurs. p. le petit commerce. mais également les modes d’organisation extérieurs empruntés à l’entreprise. à l’économie de fonctionner avec l’efficience la plus grande possible.Série E Ann. aucun agent ne peut réaliser un profit en modifiant de manière unilatérale la structure des prix. La conséquence de cette hypothèse est que les agents économiques disposent d’une autonomie d’action dans leur prise de décision. 2. les petits métiers. De même les décideurs peuvent les combiner à leur guise en fonction de leur programme d’investissement. En effet. BARBIER 1991. Dans les faits . Fluidité de l’information: L’information est fluide lorsqu’elle est disponible et accessible à tous les participants au marché. toute décision individuelle ne pourrait.1 Définitions et caractéristiques du secteur informel 281 . pour eux. Ici. M. capable d’influencer le déroulement des activités économiques. Cette pratique est très répandue et associe de nos jours. Ces conditions décrivent la concurrence pure et parfaite et permettent. NGOUABI. 2. est mis en évidence le critère de taille des acteurs économiques opérant sur le marché. par sa propre volonté. Il y est exclu toute possibilité de présence d’un acteur imposant. 2004. Ainsi. . non seulement les formes de l’économie traditionnelle. etc. les fabriques.33).

2. mais par leur condition d’exercice (1). une petite entreprise ne se préoccupant d’abord que du rendement de ses investissements. .Recours à des marchés concurrentiels non réglementés. DHONTE AXE. non pas par la nature des activités entreprises.Petite échelle des producteurs . 1998. p. HART ( 1971) le terme ’’secteur non structuré’’ a été repris dans les études de L’Organisation Internationale du Travail (OIT) portant sur le Ghana et le Kenya (1972). p17). .Un recours à un système d’apprentissage interne . Univ. . semble t-il. Utilisation prédominante des ressources locales . LACHAUD (1974) assimilait le secteur informel à un groupement de tous les petits métiers et l’artisanat des centres urbains procurant des opportunités informelles de revenu. Ainsi S. prenant appui sur le critère de création d’emplois. J. 2004.P. .21). à en croire P. les ‘’banques ambulantes’’. La séparation de l’économie informelle de l’économie formelle doit se situer au niveau des modèles d’organisation des entreprises. les mutuelles de solidarité (protection sociale. . la création d’emplois et des revenus . Une telle vue nous paraît partielle puisqu’elle se limite au facteur de survie et non à la dynamique de développement qui génère des besoins nouveaux. J. va qualifier le secteur informel par l’ensemble des petites unités engagées dans la production et la distribution des biens et services. . I.) ont commencé à intéresser les spécialistes des questions financières ( R.) et les Institutions Internationales ( BIRD. selon S. Les caractéristiques avancées vont se révéler quelque peu restrictives. METTELIN (1978. WEBTER et P. avec pour principal objectif. P. Ce secteur se caractérise.Série E Ann. En se référant à la définition du BIT le secteur informel se caractérise. M.Qualification des travailleurs acquise en dehors du système ‘’formel’’ d’éducation . 1999). L’informel est à même de produire ces biens et services et de les mettre à la disposition des petits portefeuilles. Ses caractéristiques essentielles peuvent se résumer à : . FIDLER(1995) . MARIUS (1990. L’informel s’est répandu à tel point que son dynamisme s’est répercuté au delà du secteur réel.55) présentait le secteur non structuré comme étant l’ensemble des petits métiers représentatifs d’une fraction non négligeable de la collectivité des petites entreprises. l’informel répond à de nombreuses interrogations. une réponse au problème de l’emploi. Les pratiques de la finance informelle portant sur les ‘’tontines’’ .Caractère familial de l’entreprise .1994 . HUGON (1996) . . 5 (1) Une définition commode du secteur informel pose un problème d’objectivité. A la suite de K. L’informel doit aussi contenir une dimension culturelle. LEDGERWOOD. La plus usuelle est. Outre la dimension revenu. SCHAUDEL et P. Un fait serait de relever que l’informel a toujours existé et ne pourrait être le résultat d’une invention récente. p. H.La faiblesse du capital . Ainsi.V.Une main d’oeuvre abondante et bon marché . Ceux-ci doivent être satisfaits à des prix accessibles à tous. Déjà dans les sociétés anciennes des pratiques traditionnelles d’échanges portaient sur des échanges similaires. Importance du secteur informel - 282 . SETHURAMAN (1987. METTELIN ( 2) par les critères suivants : Facilité d’accès au marché . NGOUABI.2. etc.Au libre jeu du marché. etc.

11 menuisiers. Univ. qu’aucune activité du secteur dit moderne n’est épargnée. 75% au Gabon. IEP. M. NGOUABI. 72% au Congo-Démocratique. sa composition ou selon les espaces socioéconomiques. 5 (1) En observant le marché informel brazzavillois. pour une raison ou une autre. Les estimations de la Banque Mondiale (1990) rapprochaient le poids des femmes dans ce secteur à environ 66% au Congo-Brazzaville. Avec les pressions démographiques.) doit être distinct de celui du détaillant exerçant à l’étalage ou dans un espace d’échange donné. menuisier. données par : L’homogénéité et la divisibilité des produits : Si nous nous referons au travail 283 reconnaître que nombre d’opérateurs exerçant dans ce secteur ne sont pas statistiquement identifiables. ET ECONOMIE INFORMELLE : DES SIMILITUDES PREDICTIVES Le rapprochement du marché de CPP et l’économie informelle a nécessité une étude de terrain.C. l’élévation du coût de la vie. on se rend compte. Il a la réputation d’être un marché bas prix où le marchandage est la règle. Celui de Bouémba est un marché périodique. à ses temps libres.57) relève qu’en 1970 la part du secteur informel par rapport à la population active était de 37% à Abidjan (Côte d’Ivoire ). les mouvements migratoires internes. H. S et METTELIN. Les données en la matière ne sont pas toujours d’accès facile. le secteur informel varie selon sa taille . industrielles et une prolifération des activités de services. Ainsi le cadre des banques ou de l’enseignement peut.C. On y compte des activités commerciales. Ainsi le travail organisé en atelier ( tailleur. l’informel devient une voie de recours pour . pour ce qui est des activités organisées en ateliers et sur les marchés de Bouémba et de Ouénzé situés. les vendeurs et acheteurs venus de partout en quête de bonnes affaires. P (1978) ‘’ Le secteur des petits métiers à Abidjan’’ in Les activités de transition et le secteur informel à Abidjan’’ par Sylvie SCHAUDEL et Pierre METTELIN. aussi bien des agents typiques de l’informel que des agents du secteur formel ou légal. En généralisant. II.P. faire face à des besoins naissants. 2004. MARUIS (1990. L’enquête a porté sur une population de 13 tailleurs et couturières. Bordeaux (2) SCHAUDEL. De surcroît. on trouve dans ce secteur. se tenant trois fois par semaine et qui regroupe les commerçants venus de toute la ville. participer au marché informel ou se faire seconder lorsqu’il retrouve son poste officiel. L’enquête menée à Brazzaville a révélé que les contours de l’économie informelle imposent une distinction entre la nature de l’activité économique et le mode d’organisation de la production. de 44% à Nairobi (Kenya) en 1972 et de 50% dans les zones urbaines du Sénégal en 1976. 8 mécaniciens et 5 soudeurs exerçant dans les 5è et 6è Arrondissements de Brazzaville. Bordeaux. Il faut -------------------------------------------(1) METTELIN.P. P (1978) ‘’Le secteur du commerce de détail sur les marchés d’Abidjan’’ in Les activités de transition et le secteur informel à Abidjan’’ par Sylvie SCHAUDEL et Pierre METTELIN. Y affluent de ce fait. MARCHE DE C. la crise de l’Etat providence seul pourvoyeur d’emplois salariés. Dès lors apparaissent des comportements ou des règles de jeux différents des usages habituels du secteur dit formel ou légal et qui suscitent des interrogations quant à la pertinence des affirmations contestées du cadre de jeu économique classique. Ainsi en se referant à cette économie on peut discuter de l’opportunité des hypothèses de C. dans l’Arrondissement 5 de la même ville. pour ceux qui exercent en espaces ouverts. IEP. agricoles. p. Le marché de Ouénzé est un marché d’échanges permanents. L’informel a investi tous les domaines de la vie économique. etc. etc.Série E Ann.

non plus de tout vendre au détail. dans une certaine mesure. présentent des similitudes évidentes. l’approche de K. Par exemple au Congo. la ménagère peut programmer. mais aussi et surtout de la finition du produit. le polissage du produit. la proximité véhiculant l’information sur la réputation des producteurs et la qualité des produits. des espaces aménagés ( marché de Ouénzé et de Bouémba) et des rues de Brazzaville. son vernissage. menuisiers. Certaines pratiques inconnues des pays dits avancés sont révélatrices des particularités de l’économie informelle. selon les besoins des consommateurs. les produits locaux.Brazzaville voire au Congo Démocratique. aussi bien à l’unité ( une boite) que par demi boite ou en cuillérée. les biens commercialisés sur ces marchés. les services rendus par ces biens sont identiques. A ce niveau l’homogénéité des produits se vérifie.). Ainsi de l’homogénéité des services rendus par les biens.076 € ) pour satisfaire les petits portefeuilles. Pour le tailleur ou la couturière. l’enquête révèle que les artisans présentent les mêmes types de produits ( tailleurs. ou artisanaux (meubles et autres produits du bois) etc.3 € ) est vendu au détail dans des portions de 50 F CFA ( 0. on peut observer que le concept ne pourrait être associé au strict contenu du mot mais aux qualités qui lui sont reconnues. etc. de par leur présentation ou emballages. consultent les mêmes types de machines (tour à bois. A titre d’illustration. mais de sectionner dans les proportions les plus réduites. toutefois avec des nuances. pour les produits du bois. Ceux qui ne sont pas informés considèreront les biens offerts comme étant indifférents et de ce fait réhabilitent l’hypothèse. etc. introduit des différences entre biens. NGOUABI. M. beignets). dans ses 284 . L’hypothèse de divisibilité qui lui est associée apparaît de plus en plus avec le phénomène de ‘’pauvreté’’ ou le pouvoir d’achat s’effritant. Il en est autant pour les produits comme l’oignon vendu de moitié en portions ou au quart. Cependant des nuances existent quant à la qualité du produit fini . on se rend compte qu’un bien s’identifie à ses qualités c’est-à-dire aux caractéristiques qui lui sont rattachées et donc les services qu’il rend. à ce niveau. du point de vue des produits locaux des similitudes existent lorsque l’information échappe. notons que dans un secteur où la marque de fabrique est inexistante. Cependant.06€ ). cahiers ). le problème du label d’identification se pose. pour les consommateurs informés. nombre de biens sont devenus parfaitement divisibles. Ce phénomène est aussi observé en Afrique de l’Ouest où la mayonnaise est revendue au détail par les commerçants en petites cuillérées. Le secteur informel permet. Univ. les produits. sous-traitance) pour modeler leurs produits et donc offrent finalement les mêmes biens. la Chikwague ( Manioc ) de 200 F CFA ( 0. LANCASTER (1963 ).Série E Ann. Pour ce qui est des commerçants à l’étalage. Il en est autant du pain sectionné en tranches de 75 FCFA ( 0. ces nuances relèvent aussi du doigté. L’informel uniformise. Ainsi. la purée de tomate ( en boite) vendue par lot de trois ou de cinq en Europe est revendue dans le secteur informel au détail. Dès cet instant l’homogénéité ne se vérifie plus. industriels ( pains. Biens ou services ? En adoptant.114 € ) ou de 40 FCFA ( 0. Ainsi. 2004. Enfin. Qu’il s’agisse par exemple des produits alimentaires traditionnels (manioc. 5 (1) organisé en atelier. les gousses d’ails etc. cela dans le doigté de l’artisan. la marque de fabrique n’existant pas.

dont les pratiques font exception à cette hypothèse. on avance le point de vue selon lequel un véhicule ne peut être divisible . lorsqu’on appelle ( selon l’expression consacrée) le prix d’un bien. ƒ Atomicité du marché : Le marché informel se révèle celui de tous les participants dans lequel les acteurs. La même commerçante est sensée vendre à un second client B une nappe identique. 5 (1) achats quotidiens toutes combinaisons possibles.000FCFA .5 € ). grands et petits opèrent. Depuis peu. Cependant. et qu’en marchandant le client lui propose un prix supérieur à celui-ci. sortant du même lot. Si nous nous limitons à un marché donné par un espace physique. Les différents prix appelés ne sont pas la norme. le prix 285 . Par exemple. revêtir des formes particulières. à défaut de ‘’diviser’’ ce produit déjà bon marché.000FCFA qu’à 18. On convient donc avec K .75€). cela. M.000 F. des agents achèteront aussi bien à 20. serait en mesure de satisfaire l’utilité d’un agent. Si l’on devait généraliser ces cas. un prix pivot autour duquel se fixera son équilibre. Un tel point de vue.CFA (1. LANCASTER qu’un bien est un ensemble multidimensionnel de caractéristiques qui motivent le choix du consommateur.950 F. Ces pratiques existent et posent des problèmes ponctuels puisque leur position est exceptionnelle. on a vu apparaître des tas de 250 F. Tous pratiqueront approximativement ce prix. Par exemple. Simple innovation ou souci de satisfaire les clients ? Il y a lieu de dire que ces deux arguments sont autant fondés que ces pratiques représentent une divisibilité particulière. Dans cette seconde situation. souvent les grossistes de l’informel.CFA (29.000 FCFA (27. sur ce marché. NGOUABI. Admettons l’hypothèse selon laquelle le marché est un ensemble de contrats. Rares sont des agents influents qui exercent des pressions sur le marché. avec les restrictions financières qui sévissent au Congo. Ainsi. mais la base des négociations qui peuvent durer plusieurs minutes. il existe quelques offreurs. les détaillants de poissons chinchards vendent leur produit par tas de 1000 F.375€) ou simplement la vente de ce poisson à l’unité. On a souvent opposé des arguments passionnels à cette hypothèse. il serait intéressant de se limiter à l’atomicité type et discuter de la détermination des prix.5€) ou de 500 F CFA (0. s’il était divisé. Ce prix est une sorte de prix minimum praticable. déplace le débat dans la mesure où la divisibilité du véhicule le mettrait hors d’usage.Série E Ann. est loin d’influencer les prix de manière générale. 2004. Les situations de non influence entre agents sont communément partagées. ce qui est fondé du reste . Les prix s’ y déterminent assez librement et en moyenne sont uniformes bien que l’existence des marges ne soient pas à exclure. auprès du même commerçant ou d’un autre sur cet espace. La divisibilité peut aussi. Considérant une marchande de friperie qui vend à un client A une nappe de table après marchandage à 4.000FCFA ( 30. ce prix est celui d’équilibre de leur contrat.00€) ou tout autre prix voisin des 20. il peut bénéficier des rentes dus à un prixobjectif qu’il se fixe de réaliser. à notre avis. Univ. pris individuellement.CFA ( 7€ ) . Il est difficile d’imaginer qu’un agent puisse influencer à lui tout seul le niveau des prix. par exemple celui de la farine de manioc à 20.CFA ( 0. Il ne s’agit pas de discuter de la pertinence d’un tel argument mais de vérifier l’identité d’un bien dans ses caractéristiques qui. notons cependant que les prix se fixent par contrat. l’achat d’un quart de poulet. à un prix différent suivant les capacités de marchandage de B. Tout au plus . il ressort qu’un acteur économique.48 € ) ou 19. la tomate concentrée en cuillérée ou autre produit pour son menu du jour.

du bruit résultant des tendances observées. Le prix serait le même pour A et B. comme cela est de coutume. M. mais ne les écarte pas totalement. Plus on est proche d’une activité. sur la base de son prix plancher. ce. A titre d’exemple. La vitesse de circulation de l’information s’est bien révélée sur ce marché lors de la crise sociopolitique de 1997 au Congo-Brazzaville. 5 (1) pratiqué à B est celui d’équilibre du contrat. Le marché informel. Les asymétries se confirment par situations ou par stratégies. Les acteurs ne s’en dessaisissent que difficilement et elle devient éparse. l’expérience et son habileté . Les quartiers Nord de Brazzaville ont été approvisionnés par Kinshasa pour tous les biens de première nécessité. à l’instar des conclusions de G. L’ agent économique est il obligé de disposer de toutes les informations détenues par les autres acteurs ? L’essentiel. des contacts ou entretiens avec des partenaires exerçant dans le même créneau . Cependant. Toute pénurie constatée la journée était résorbée le même jour avant la fin de la journée. regorge d’un nombre important d’acteurs - 286 . Ces observations doivent être nuancées. les discriminations n’existant pas. c’est-à-dire un stock ne lui suffit-il pas pour forger ses décisions ? ƒ Liberté d’entrée et de sortie . 2004. nous l’avions souligné. Compte tenu de ces réseaux. sur le marché informel.Série E Ann. Cela réduit considérablement les asymétries . Si trois ou quatre clients se présentaient en même temps. plus on prête attention aux informations s’y rapportant. . ƒ Fluidité de l’information : sur ce marché existe une information souvent disponible et circulant à ‘’grande vitesse ‘’. les villes de Brazzaville ( Congo) et Kinshasa (CongoDémocratique) s’auto approvisionnent presqu’en temps réel lorsqu’ apparaissent des pénuries dans l’une des villes. La question est alors de savoir si la décentralisation du marché informel n’est pas un modèle concurrentiel qui minimise les coûts d’information au maximum. Cette dernière n’aura pas à pratiquer des prix différents. De sorte que si nous généralisons le raisonnement. Ainsi. par contact ou par la pratique du jeu de marché . alors que la ville était ‘’coupée’’ en deux. Cependant lorsque l’information peut générer des effets significatifs sur la réalisation du profit. Admettons que A et B se présentent en même temps auprès de la marchande. elle devient confidentielle puisque sur ce marché elle ne s’achète pas. il faut voir que. vendeurs et acheteurs accèdent à l’information plus facilement. Il faut remarquer aussi que sur ce marché la proximité . Lorsque la circulation de l’information est bonne ou que l’information est non stratégique c’est-à-dire n’influençant pas de manière déterminante le jeu individuel. entre la marchande et B. Univ. la solidarité et la décentralisation des décisions véhiculent l’information. les prix sont susceptibles d’être en moyenne identiques pour les n clients. les prix pratiqués seront convergents. Ces prix sont-ils différents ? Vraisemblablement oui. lorsque n agents se présentent en même temps pour un même produit. NGOUABI. puis il y a un stock d’information privilégié résultant des capacités de chacun à susciter ou à capter l’information. Cependant observons que cette différence est le produit du temps . elle est facilement accessible. BECKER (1985). il y a un stock d’information disponible pour tous par habitudes. l’information a une structure et elle dépend : des connaissances personnelles accumulées par l’agent.

. On constate que lorsqu’un créneau porteur est identifié par un acteur économique. prenons le cas des activités marchandes inhérentes au commerce quotidien. On se rend compte que la sortie peut se justifier de deux manières : . L’arrivée massive de ces concurrents. de la farine de manioc. D’autres acteurs vont entreprendre dans le même secteur d’activité et ce créneau se trouve investi par de nombreux offreurs de taille quasiment identique.CFA (274. Univ.000 FCFA (27. Ce phénomène peut être mieux perçu dans les rues de Kinshasa où chaque acteur économique.000F . il faut ajouter les 287 . A titre d’illustration. En termes de liberté de sortie. devant chaque parcelle ou clôture. NGOUABI. sur une petite distance de vingt à vingt cinq mètres. Les coûts de formation liés à l’apprentissage s’érigent en barrières à l’entrée dans le métier ou sur le marché.48 € à 30. etc. L’enquête révèle que la liberté d’entrée n’est plus garantie et est assujettie aux droits d’entrée. Une telle sortie correspond à un abandon pur et simple d’activités . il y a une tendance à voir de nouveaux acteurs économiques investir ce marché en y offrant des produits identiques. du poisson fumé. le quitte sans ambages. M. par effet de mimétisme. on relève sur ce marché la présence des acteurs ponctuels et ceux réguliers. Pour cela. qui peuvent toutefois revenir à tout moment étant donné le faible volume du capital de départ. on trouve entreprise une activité informelle identique à celle du voisin immédiat. par les sanctions du marché. il faut s’acquitter d’une somme d’environ 180. Ils y entrent avec autant de facilités qu’ils en ressortent. confirme la possibilité de l’existence d’une liberté d’entrée sur le marché. en se limitant à la caractéristique du secteur informel qui veut que ce secteur porte sur des activités à faibles capitaux. sont autant d’expériences que d’exemples que l’on peut avancer. pour former un tailleur ou une couturière. la mécanique. sur un ou plusieurs créneaux et à moindres coûts. qui occupe un agent. Lorsque par exemple une commerçante développe une activité de vente de bois au détail ou fabrique artisanalement ce qu’il est convenu d’appeler par sky-yaourt. Ainsi. 5 (1) dont la particularité est de participer au marché avec des capitaux modestes. plus une dame-jeanne (10 litres ) de vin rouge pour le maître dont le prix varie entre 18.Liberté de sortie pour la simple raison qu’un acteur. on peut valider la liberté d’entrée et de sortie. avait entrepris une activité dans un créneau qu’il croyait porteur et qui. Il ressort de l’enquête que cela n’est fondé que pour des activités engageant des petits capitaux. les potentiels concurrents s’imaginent que cette activité.CFA et 20. En moyenne.Une liberté de sortie pour un entrepreneur moins aguerri .5 € ). c’est-à. on s’interroge plus sur les mobiles de sortie que la sortie à moindres coûts.Serie E Ann. Il en est autant pour l’apprenti menuisier ou autre type d’activités comme la soudure.8 € ) en espèce. Outre cette contrainte. se rendant compte de la méprise. cela est légion dans l’informel. à la recherche d’une activité lucrative. La question est alors de savoir ce qui se passe lorsque l’activité informelle croît.000 F. entreprend à moindres frais une activité de subsistance ou autres.dire. est nécessairement rentable. etc. Les coûts de la mauvaise gestion expulsent les concurrents. 2004. Il n’y a ni barrières à l’entrée ni barrières à la sortie. Ainsi. Le marché informel de détail d’huile de palme.

Comparativement à l’économie informelle. l’Etat. Une fois de plus. cette économie devient quelque peu ‘’artificielle’’. mais de voir que le caractère ‘’naturel’’ du secteur informel. etc. on arrive à des conclusions telles que certaines hypothèses ƒ du marché de C. produit l’entreprise. d’organisation du travail. De surcroît la combinaison des ressources avec possibilité de substitution est parfois entachée de quelques irrégularités lorsque les ressources deviennent rares. 5 (1) frais de première installation. Tandis que dans cette économie l’entreprise s’identifie à une organisation . permet à l’économie de se rapprocher. Cependant. elle est l’individu c’est-à-dire l’opérateur économique. la limitation du capital. qui se réduisent. la fiscalité. soustraitance sur machine à broderie spéciale. l’emplacement. du temps de marchandage (négociations) ou des contrats. chevrons. On y exerce le plus librement du monde bien que quelque tentative publique d’y prélever une rente ne manque pas. Elle se réalise sur des marchés connus et situés sur des places précises. Mobilité et substituabilité des ressources : Exception faite des périodes de pénurie. que nous qualifions de naturelle. ) ou des compensations de matières premières ( lattes. Nous n’avons pas la prétention d’avancer un point de vue définitif. à capitaux faibles l’hypothèse sera vérifiée.Série E Ann. puisque toute sortie va nécessiter la récupération des capitaux investis. L’entrée n’est plus gratuite mais engendre des coûts. mais demeurent. bref. M. notamment celles liées aux coûts de communication. Elle intègre trop d’inventions. cela.P. 2004. etc. Celles-ci soulèvent en effet un problème de processus des échanges. les ressources sont parfaitement mobiles. Un autre problème serait de s’interroger sur la validité de l’économie dite formelle ou moderne. dans l’informel. etc. existent des hypothèses irréductibles telle que les asymétries informationnelles. lorsque les acteurs sont ‘’petits’’ et engagent des capitaux de faible importance. du nombre des acteurs. les syndicats. etc. la liberté d’entrée et de sortie va dépendre de la nature de l’activité économique. aiguilles machines ayant des numéros difficiles à trouver sur le marché. d’autres restent encore à explorer à l’instar de tous les mécanismes du secteur informel. Mentionnons que cette mobilité est limitée dans l’espace.). NGOUABI. se justifient. à capitaux élevés elle sera contredite. Enfin notons que ce marché n’est pas soumis à la pression étatique consistant à lever les impôts à volonté. Univ. l’informel combine autant que possible les ressources. en fonction du type d’organisation. récupère l’entrepreneur. parfois au détriment de la qualité des biens . de l’organisation du travail et des capitaux à engager. etc. Toutefois les difficultés du marché de CPP peuvent être classées dans le 288 . laissé à la discrétion de chaque acteur économique. Au delà des lieux géographiques connus des difficultés apparaissent. Ainsi. L’enquête révèle que les agents informels se font mutuellement crédit ( fils à coudre. crée des données exogènes aux relations d’échanges. En observant et en analysant les comportements micro économiques des acteurs sur certains marchés dits informels. d’un état proche des hypothèses dites de CPP .P. Cependant. CONCLUSION Le rapprochement entre l’économie informelle et la concurrence pure et parfaite permet de voir que les hypothèses irréalistes de CPP soulèvent des interrogations quant à la réalité de l’économie de marché. la barrière à l’entrée. Si tel est le cas les coûts de sortie ne sont plus nuls.

Bien que le secteur informel les intègre. De la crise à la croissance durable’’ Washington 4. 289 .. Spring. Information cost and economic organisation ‘’ American Economic Review Volume 62 N° 5 . mais dynamique. NGOUABI. A.Série E Ann.E.. -Brazzaville. A l’instar de toute institution. 2° trimestre. La mathématisation du comportement des agents va conduire à réduire l’agir humain en quelques formules limitées pour restituer le contenu des actes économiques. N’empêche. Cette simultanéité constitue la recommandation du modèle de CPP pour déboucher sur l’équilibre. l’économie de développement. ‘’L’Afrique subsaharienne. Je remercie M. Bien que le secteur informel vérifie certaines hypothèses de CPP. elle est une institution. P. des comportements dont le bien fondé ne trouve d’explication que par l’intérêt propre et connu de l’acteur. Doyen de la Faculté des Sciences Economiques (FSE) pour les suggestions qui m’ont permis d’améliorer ce travail. Je remercie également MM. le Professeur Hervé DIATA.. 1995. 2. B. 1993. 5. il reste cependant une difficulté . qui répondent souvent à des considérations tant objectives que subjectives . BIBLIOGRAPHIE 1.A et DEMSETZ. et de voir si le mal développement n’est pas une particularité non explicitée. l’informel regorge des ressources inexploitées qui méritent d’être explorées.S. BANQUE MONDIALE. celle de ne pas voir ces hypothèses se réaliser en même temps. Il ne s’agit nullement de réhabiliter le marché de CPP. pour leurs observations sur la première version de cet article. BARDHAN. ‘’Production. pp. mais d’intégrer tous les progrès réalisés par les différents courants économiques [ approche institutionnelle ou des organisations ( D.33-36 3. Son identification à l’économie informelle permet de voir si les développements futurs de la micro économie de développement ou la micro économie du déséquilibre ne pourraient expliquer certaines particularités des économies dont la logique de fonctionnement est mal connue.777-795. H.P. M. 5 (1) compte des tentatives de recherches visant à expliquer les décisions économiques par des comportements dits rationnels. Jean Anaclet MAMPASSI et Béthuel MAKOSSO de la F. 1972. 1991. Univ. ALCHIAN. l’économie de marché etc. 2004. Il se trouve que certaines décisions sont le résultat des comportements subjectifs. Simples coïncidences ou faits précurseurs. BAUDRY. Je demeure toutefois comptable des éventuelles insuffisances que pourrait contenir ce travail. c’est-à-dire. REQUIERDESJARDINS (1994)] pour comprendre l’économie informelle. ”Economics of development and the development of economics” Journal of Economic Perspectives. “ Partenariat et sous-traitance: une approche par la théorie des incitations” Revue d’Economie Industrielle n°56. 1990. il ne les réalise pas toutes au même moment. pp.‘’A propos de l’économie informelle’’ Afrique Contemporaine n° 157.. L’acceptation du marché de CPP comme base de raisonnement doit être revue et c’est à ce titre qu’il est souvent contesté. J. 7-2 . il demeure à plus d’un titre le marché de référence sur lequel s’appuient les économistes pour expliquer les phénomènes socio-économiques. il n’est pas figé. pp. Le marché n’est pas une donnée .129142. BARBIER.

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