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NATIONS

UNIES CCPR
Distr.
Pacte international RESTREINTE*
relatif aux droits civils
CCPR/C/93/D/1607/2007
et politiques 31 juillet 2008

FRANÇAIS
Original: ANGLAIS

COMITÉ DES DROITS DE L’HOMME


Quatre-vingt-treizième session
7-25 juillet 2008

DÉCISION

Communication no 1607/2007

Présentée par: Alfonso Sanjuán Martínez, Myriam Piñeyro Martínez,


Patricia Piñeyro Martínez et Yolanda Filpi Funiciello
(non représentés par un conseil)

Au nom de: Les auteurs

État partie: Uruguay

Date de la communication: 6 décembre 2006 (date de la lettre initiale)

Références: Décision prise par le Rapporteur spécial en application


de l’article 97 du Règlement intérieur, communiquée à
l’État partie le 5 octobre 2007 (non publiée sous forme
de document)

Date de la présente décision: 22 juillet 2008

*
Rendue publique sur décision du Comité des droits de l’homme.

GE.08-43395 (F) 080808 100908


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Objet: Fixation du montant d’une indemnisation accordée pour des violations des droits de
l’homme

Questions de procédure:

Questions de fond: Violation du droit à un recours utile

Articles du Pacte: 2 (par. 3) et 7

Articles du Protocole facultatif:

[ANNEXE]
CCPR/C/93/D/1607/20007
page 3

ANNEXE

DÉCISION DU COMITÉ DES DROITS DE L’HOMME EN VERTU DU PROTOCOLE


FACULTATIF SE RAPPORTANT AU PACTE INTERNATIONAL RELATIF
AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES

Quatre-vingt-treizième session

concernant la

Communication no 1607/2007*

Présentée par: Alfonso Sanjuán Martínez, Myriam Piñeyro Martínez,


Patricia Piñeyro Martínez et Yolanda Filpi Funiciello
(non représentés par un conseil)

Au nom de: Les auteurs

État partie: Uruguay

Date de la communication: 6 décembre 2006 (date de la lettre initiale)

Le Comité des droits de l’homme, institué en vertu de l’article 28 du Pacte international


relatif aux droits civils et politiques,

Réuni le 22 juillet 2008,

Adopte ce qui suit:

DÉCISION CONCERNANT LA RECEVABILITÉ

1.1 Les auteurs de la communication, datée du 6 décembre 2006, sont


Alfonso Sanjuán Martínez, Myriam Piñeyro Martínez et Patricia Piñeyro Martínez (en qualité
d’héritières de Plácido Piñeyro) et Yolanda Filpi Funiciello (en qualité d’héritière de
Héctor Marcenaro Blundis)1; ils sont de nationalité uruguayenne et se déclarent victimes d’une

*
Les membres du Comité dont le nom suit ont participé à l’examen de la communication:
M. Abdelfattah Amor, M. Prafullachandra Natwarlal Bhagwati, Mme Christine Chanet,
M. Maurice Glèglè Ahanhanzo, M. Yuji Iwasawa, M. Edwin Johnson, M. Ahmed Tawfik Khalil,
M. Rajsoomer Lallah, Mme Zonke Zanele Majodina, Mme Iulia Antoanella Motoc,
M. Michael O’Flaherty, Mme Elisabeth Palm, M. José Luis Pérez Sanchez-Cerro,
M. Rafael Rivas Posada, Sir Nigel Rodley, M. Ivan Shearer et Mme Ruth Wedgwood.
1
Mmes Myriam Piñeyro Martínez et Patricia Piñeyro Martínez ont joint une copie d’un document
notarié attestant qu’elles sont bien les filles de Plácido Piñeyro Bandera, et donc héritières de
celui-ci, décédé intestat le 2 mai 1996. Mme Yolanda Filpi Funiciello, belle-sœur de
Héctor Marcenaro Blundis, a joint un document notarié attestant sa qualité d’ayant droit
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violation par l’Uruguay du paragraphe 3 de l’article 2 du Pacte international relatif aux droits
civils et politiques, lu conjointement avec l’article 7. Le Protocole facultatif est entré en vigueur
pour l’État partie le 23 mars 1976. Les auteurs ne sont pas représentés par un conseil.

1.2 Le 11 décembre 2007, le Rapporteur chargé des nouvelles communications et des mesures
provisoires a décidé que la question de la recevabilité de la communication devait être examinée
séparément du fond.
Rappel des faits exposés par les auteurs
2.1 MM. Alfonso Sanjuán Martínez, Plácido Piñeyro et Héctor Marcenaro Blundis, employés
de l’Administration nationale des ports, avaient été arrêtés le 4 avril 1975 par des membres des
forces armées qui n’avaient pas produit le moindre mandat. Conduits au bataillon
d’infanterie no 2, ils avaient été interrogés et avaient subi des tortures, consistant entre autres
traitements en coups répétés, application de décharges électriques, simulacres d’asphyxie,
privation de nourriture; ils avaient aussi été forcés à absorber des substances hallucinogènes.
Un mois plus tard, ils avaient été mis à la disposition de la justice militaire, qui n’avait pas
constaté d’éléments constitutifs d’une infraction militaire et avait donc renvoyé l’affaire
aux juridictions civiles.
2.2 Le 31 juillet 1975, ils avaient été remis en liberté après avoir été déclarés innocents de
tous les chefs d’accusation (contrebande d’armes et vols sur le port). Toutefois, le Gouvernement
de l’époque avait ordonné qu’ils soient frappés d’une interdiction d’exercer des charges
publiques, et ils n’avaient donc pas pu réintégrer leur emploi une fois la liberté recouvrée.
2.3 Quand le pays a retrouvé une situation démocratique normale, en 1985, les auteurs ont pu
réintégrer leur poste. Le 26 mai 1989, avec d’autres personnes dans la même situation, ils ont
engagé une action contre l’État uruguayen (Ministère de la défense nationale et Administration
nationale des ports) demandant une indemnisation pour les préjudices subis du fait de leur
détention et de leur interdiction d’exercer. Le 22 octobre 1998, neuf ans après le dépôt de la
demande, la juridiction du premier degré a rendu un jugement condamnant l’État à indemniser
les plaignants. D’après le jugement, le fait d’avoir été dépossédés de leur emploi, les préjudices
subis à cause de la torture et le fait d’avoir été isolés, rejetés et soupçonnés d’être des voleurs
constituaient un préjudice moral unique, qui devait être réparé. Pour ce préjudice, le tribunal
avait fixé un montant de 10 000 pesos par jour, pour chacun des cent dix-sept jours
d’emprisonnement ainsi que pour les séquelles dont chaque plaignant souffrait, et considérant
également la privation d’un emploi digne après leur remise en liberté. En conséquence, chaque
plaignant avait droit à une indemnité d’un montant de 1 170 000 pesos, devant être ajusté, plus
les intérêts légaux, depuis la date de la demande jusqu’au versement effectif.
2.4 D’après les auteurs, l’ajustement visé dans le jugement est prévu par le décret-loi no 14500
du 8 mars 1976, qui définit des normes régissant le calcul de la valeur des obligations qui
aboutissent au versement d’une somme d’argent. Ce décret a pour objet de garantir que les
dépréciations monétaires qui peuvent se produire pendant qu’une procédure judiciaire est
en cours n’entraînent pas un amoindrissement de la valeur initiale de la demande présentée.

de Héctor Marcenaro Blundis et de son épouse, l’un et l’autre décédés, vis-à-vis de


l’Administration nationale des ports et du Ministère de la défense nationale.
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C’est pourquoi le décret fait référence à la valeur de la monnaie par rapport à l’évolution du coût
de la vie dans le pays2.
2.5 Le Gouvernement uruguayen a fait appel de la décision auprès de la cour d’appel civile de
quatrième turno qui a rendu le 3 novembre 1999 une décision confirmant le jugement de la
juridiction de premier degré mais ne confirmant pas l’estimation qu’elle avait faite du préjudice
moral. Avec l’annulation de cette partie du jugement, le montant des indemnisations a été
considérablement réduit et a été établi à 210 600 pesos uruguayens pour chacun, selon les
valeurs calculées à la date du jugement, sans préjudice des intérêts courus depuis la date de la
demande. Pour réaliser cette diminution des valeurs, la cour d’appel a donné une interprétation
particulière du décret-loi no 14500 et a pris des dates différentes pour l’actualisation de
l’indemnisation. Ainsi elle a retenu la date du jugement rendu en deuxième instance
(3 novembre 1999) pour l’actualisation du montant des indemnités, et la date de la demande
(26 mai 1989) pour la liquidation des intérêts courus. Cette interprétation n’est pas conforme à
ce qui est prévu dans le décret, qui établit que l’actualisation du montant comme la liquidation
des intérêts doivent être réalisées à partir de la date de la demande.

2.6 Les auteurs se sont pourvus en cassation auprès de la Cour suprême de justice faisant
valoir, entre autres moyens, qu’il y avait eu violation ou application erronée du décret-loi.
Dans un arrêt du 29 juillet 2002, la Cour suprême a déclaré que la procédure d’actualisation
du montant de l’indemnisation appliquée par la cour d’appel était légitime mais a augmenté le
montant et l’a fixé à 800 000 pesos. La somme devait être ajustée, à partir de la date du jugement
rendu en deuxième instance et jusqu’à la date du paiement effectif. La Cour a ajouté que,
contrairement à ce qu’affirmaient les recourants, la procédure consistant à fixer les indemnités
selon des montants estimés à la date du jugement rendu en deuxième instance était légitime
étant donné que quand elle avait fixé le montant, la cour d’appel avait déjà pris tacitement
en considération la dépréciation qui avait eu lieu3.

2
L’article 2 du décret-loi dispose que «la variation de la valeur de la monnaie sera déterminée
par l’évolution de l’indice général des prix à la consommation établi mensuellement par le
Ministère de l’économie et des finances. À cette fin, l’indice correspondant au mois de la date
de naissance ou d’exigibilité de l’obligation, selon qu’il convient, sera comparé avec l’indice
établi pour le mois précédant la date d’extinction de l’obligation». Conformément à
l’article 686 de la loi no 16170, la date d’extinction des obligations s’entend de la date du
dépôt de la liquidation.
3
D’après l’arrêt de la Cour suprême «si d’une façon générale et conformément au système mis
en place par le décret-loi no 14500, le montant de l’indemnisation doit être fixé à la date de la
naissance de l’obligation de réparation et à partir de là, il faut effectivement procéder au
réajustement légal (selon la recourante); quand, comme en l’espèce, le tribunal fixe le montant
à la date du jugement, il tient évidemment compte de la dépréciation monétaire qui s’est produite
jusqu’au moment où les montants sont déterminés, appliquant ainsi tacitement le réajustement
prévu par le décret-loi no 14500. Cette façon de procéder facilite le raisonnement du juge quand
il doit déterminer le montant qu’il estime juste au regard des circonstances de l’affaire, puisque
la date de la décision se rapproche de la date à prendre en considération pour la fixation de la
valeur monétaire de la réparation due, et, de l’avis de la Cour, ne constitue pas l’infraction à la
loi invoquée dans le recours.».
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2.7 Les auteurs contestent la décision de la Cour suprême de considérer comme valable
l’interprétation de la cour d’appel qui avait retenu la date du 3 novembre 1999 pour
l’actualisation du nouveau montant et la date du 26 mai 1989, date de la demande, pour la
liquidation des intérêts courus pendant la durée de la procédure judiciaire. Cette interprétation
erronée du décret-loi a donné lieu à une différence de dix ans et cinq mois pour procéder
à l’actualisation du montant et a signifié une dépréciation monétaire supérieure à 95 % par
rapport au montant qui aurait été obtenu si le décret avait été correctement appliqué.

Teneur de la plainte

3. Les auteurs affirment que l’interprétation arbitraire qui a été faite du décret-loi no 14500
par la Cour suprême a constitué une violation du paragraphe 3 de l’article 2 du Pacte,
lu conjointement avec l’article 7. Cette irrégularité a fait que, malgré le temps écoulé,
l’État partie n’a pas satisfait à l’obligation de réparer les préjudices causés, conformément
aux dispositions de la loi en vigueur.

Observations de l’État partie sur la recevabilité

4.1 Dans ses observations datées du 4 décembre 2007, l’État partie conteste la recevabilité
de la communication considérant que l’objet de la plainte a été examiné à tous égards par les
autorités compétentes et que les auteurs de la communication ont reçu les indemnités ordonnées
par la justice au titre de la réparation intégrale du préjudice, et ont perçu des sommes fixées
en appliquant les revalorisations monétaires prévues par le décret-loi no 14500. Le Ministère de
la défense a pris toutes les mesures voulues pour que les auteurs et leurs ayants droit reçoivent
les sommes fixées dans le jugement à titre d’indemnisation, sommes qui étaient les suivantes
(en pesos uruguayens)4:

– M. Alfonso Sanjuán: 1 379 492 pesos;

– Mme Yolanda Filpi: 1 379 667 pesos;

– Mme Myriam Piñeyro: 587 559,50 pesos;

– Mme Patricia Piñeyro: 527 863,50 pesos.

4.2 Ces sommes ont été versées en plusieurs fois. Ainsi, M. Sanjuán a reçu 15 versements,
entre février 2001 et mai 2006. Mme Filpi a reçu 10 versements, entre mars 2002 et mai 2006.
Mme Myriam Piñeyro a reçu 13 versements, entre décembre 2002 et mai 2006.
Mme Patricia Piñeyro a reçu 11 versements, entre décembre 2002 et mai 2006.

4.3 L’État partie signale également en ce qui concerne le grief tiré de l’application du
décret-loi no 14500, que le droit uruguayen ne contient aucune règle qui obligerait les juges
à accorder des montants déterminés à titre d’indemnisation pour un préjudice subi, quand le

4
L’État partie signale qu’à la date de la réponse qu’il adresse au Comité, un dollar des
États-Unis valait 22,52 pesos uruguayens.
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préjudice est d’ordre moral. Cela veut dire que chaque magistrat, et même la Cour suprême de
justice, comme il ressort des jugements invoqués, ont appliqué des critères d’appréciation du
dommage différents et des modes de calcul différents, tous également valables et dûment
justifiés. Dans son arrêt, la Cour suprême reconnaît expressément les graves préjudices subis
par les recourants et de plus quand elle a fixé l’indemnisation, elle a bien tenu compte de la
dépréciation monétaire observée à la date à laquelle l’indemnité a été fixée, appliquant ainsi
tacitement la revalorisation prévue dans le décret-loi.

4.4 De plus, une fois que la décision a acquis l’autorité de la chose jugée et jusqu’à la date
du paiement effectif, le montant décidé a été ajusté en fonction de l’indice des prix à la
consommation, selon les dispositions du décret-loi, de même que les intérêts légaux
correspondants. D’un autre côté, dans son arrêt, la Cour a appliqué le principe de la réparation
complète du préjudice en fixant le montant qu’elle considérait comme juste à la date de sa
décision, ce qui a facilité l’estimation de la réparation considérée comme juste au regard des
circonstances, avec l’intention manifeste d’inclure dans le montant de l’indemnisation fixé
la dépréciation monétaire.

4.5 Le droit uruguayen permet aux magistrats d’apprécier, selon leurs connaissances et
leur jugement professionnels, la façon de concrétiser, d’un point de vue strictement monétaire,
l’application du principe de la réparation complète du dommage. Cet élément a été pris en
considération à tout moment pour rendre le jugement mentionné, et comme le montrent les
sommes perçues par les auteurs. Les indemnisations accordées correspondent aux montants
fixés par les tribunaux dans des affaires analogues, eu égard également à la situation
socioéconomique du pays.

Commentaires des auteurs

5. Dans une réponse datée du 14 janvier 2008, les auteurs ont précisé qu’ils ne réclamaient
pas une somme précise mais que ce qu’ils voulaient c’était la stricte application d’une loi qui
fixe la date à partir de laquelle l’actualisation doit être réalisée. De plus, si la Cour suprême a
augmenté le montant de l’indemnisation, c’est à la suite des quatorze années de procédure
judiciaire. Les auteurs insistent sur le fait que l’application incorrecte du décret-loi a fait
qu’ils ont été privés de dix ans d’indemnité.

Délibérations du Comité

6.1 Avant d’examiner toute plainte soumise dans une communication, le Comité des droits
de l’homme doit, conformément à l’article 93 de son règlement intérieur, déterminer si la
communication est recevable en vertu du Protocole facultatif se rapportant au Pacte.

6.2 Le Comité s’est assuré, comme il est tenu de le faire conformément aux dispositions du
paragraphe 2 de l’article 5 du Protocole facultatif, que la même affaire n’était pas en cours
d’examen devant une autre instance internationale d’enquête ou de règlement.

6.3 Le Comité doit déterminer si la fixation par la Cour suprême de justice du montant
de l’indemnisation due aux auteurs à raison d’actes de détention arbitraire, de torture et
d’interdiction pour lesquels les juridictions nationales ont condamné l’État uruguayen,
a représenté une violation des droits des auteurs garantis par le Pacte. Le Comité note que
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quand elle a fixé le montant des indemnités, la Cour suprême a estimé que, en prenant comme
date à laquelle les montants des indemnités devaient être estimés la date du jugement rendu en
deuxième instance et non la date de la demande, comme le voulaient les auteurs, la cour d’appel
avait correctement interprété le décret-loi no 14500. La Cour suprême a considéré que cette façon
de procéder permettait de prendre en ligne de compte, tacitement, la dépréciation qui avait pu
se produire depuis la date de la demande.

6.4 Le Comité rappelle sa jurisprudence constante et souligne qu’il n’est pas un organe de
dernier ressort, qui serait compétent pour réexaminer les conclusions de fait ou l’application
de la législation nationale, sauf s’il peut être établi que les procédures suivies par les juridictions
nationales ont été arbitraires ou ont représenté un déni de justice5. Le Comité estime que les
auteurs n’ont pas montré, aux fins de la recevabilité, que la façon d’agir de la Cour suprême
avait été arbitraire ou avait constitué un déni de justice. Par conséquent, la communication est
irrecevable en vertu de l’article 2 du Protocole facultatif.

7. En conséquence, le Comité décide:

a) Que la communication est irrecevable en vertu de l’article 2 du Protocole facultatif;

b) Que la présente décision sera communiquée à l’État partie et aux auteurs.

[Adopté en espagnol (version originale), en anglais et en français. Paraîtra ultérieurement


en arabe, en chinois et en russe dans le rapport annuel du Comité à l’Assemblée générale.]

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5
Voir les communications nos 541/1993, Errol Simms c. Jamaïque, décision du 3 avril 1995,
par. 6.2; 1138/2002, Arenz et consors c. Allemagne, décision du 24 mars 2004, par. 8.6;
917/2000, Arutyunyan c. Ouzbékistan, constatations adoptées le 29 mars 2004, par. 5.7;
1528/2006, Fernández Murcia c. Espagne, décision du 1er avril 2008.