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CHIMIE

EXERCICES ET ANNALES

CHIMIE EXERCICES ET ANNALES PC

PC

CHIMIE

EXERCICES ET ANNALES

CHIMIE EXERCICES ET ANNALES PC Bruno Fosset Professeur en MP au lycée Henri IV à Paris

PC

Bruno Fosset

Professeur en MP au lycée Henri IV à Paris

Jean-Bernard Baudin

Professeur de chimie à l'École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris

Frédéric Lahitète

Professeur en PC au lycée Louis Barthou à Pau

normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris Frédéric Lahitète Professeur en PC au lycée Louis
© Dunod, Paris, 2012 ISBN 978-2-10-058019-4

© Dunod, Paris, 2012 ISBN 978-2-10-058019-4

© Dunod, Paris, 2012 ISBN 978-2-10-058019-4

© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit

Table des matières

non autorisée est un délit Table des matières 1. Atomes Énoncés des exercices Du mal à

1. Atomes

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 2. Molécules Énoncés des exercices Du

2. Molécules

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 3. Cristallographie Énoncés des exercices Du

3. Cristallographie

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 4. Spectroscopies Énoncés des exercices Du

4. Spectroscopies

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 5. Polymères Énoncés des exercices Du

5. Polymères

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 6. Cinétique Énoncés des exercices Du

6. Cinétique

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 7. Le potentiel chimique Énoncés des

7. Le potentiel chimique

Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

1

1

5

7

14

14

19

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25

25

32

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42

42

49

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59

59

64

66

72

72

80

82

90

90

96

98

25 25 32 34 42 42 49 51 59 59 64 66 72 72 80 82

8. Équilibres chimiques

Énoncés des exercices

Du mal à démarrer ?

Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 9. Diagrammes d’Ellingham Énoncés des exercices

9. Diagrammes d’Ellingham

Énoncés des exercices

Du mal à démarrer ?

Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 10. Diagrammes binaires liquide/vapeur 105 105

10. Diagrammes binaires liquide/vapeur

105

105

114

117

131

131

138

140

150

Énoncés des exercices

150

Du mal à démarrer ?

157

Corrigés des exercices

159

mal à démarrer ? 157 Corrigés des exercices 159 11. Diagrammes binaires solide/liquide 164 Énoncés des

11. Diagrammes binaires solide/liquide

164

Énoncés des exercices

164

Du mal à démarrer ?

172

Corrigés des exercices

173

mal à démarrer ? 172 Corrigés des exercices 173 12. pH, complexes, solubilité 180 Énoncés des

12. pH, complexes, solubilité

180

Énoncés des exercices

180

Du mal à démarrer ?

191

Corrigés des exercices

194

mal à démarrer ? 191 Corrigés des exercices 194 13. Oxydoréduction. Diagrammes E–pH 206 Énoncés des

13. Oxydoréduction. Diagrammes E–pH

206

Énoncés des exercices

206

Du mal à démarrer ?

215

Corrigés des exercices

218

Table des matières

Table des matières 14. Courbes intensité/potentiel Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des

14. Courbes intensité/potentiel

Énoncés des exercices

Du mal à démarrer ?

Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 15. Composés monovalents Énoncés des exercices

15. Composés monovalents

Énoncés des exercices

Du mal à démarrer ?

Corrigés des exercices

des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices 16. Alcènes Énoncés des exercices Du

16. Alcènes

Énoncés des exercices

Du mal à démarrer ?

Corrigés des exercices

232

232

240

242

248

248

254

256

264

264

270

272

exercices 232 232 240 242 248 248 254 256 264 264 270 272 17. Composés aromatiques

17. Composés aromatiques

279

Énoncés des exercices

279

Du mal à démarrer ?

284

Corrigés des exercices

287

18. Aldéhydes et cétones 297

18. Aldéhydes et cétones

297

Énoncés des exercices

297

Du mal à démarrer ?

307

Corrigés des exercices

309

19. Acides carboxyliques et dérivés 321

19. Acides carboxyliques et dérivés

321

Énoncés des exercices

321

Du mal à démarrer ?

327

Corrigés des exercices

329

Annexes

337

Pour bien utiliser cet ouvrage

Énoncés des exercices

De nombreux exercices de difficulté croissante sont proposés pour s’entraîner. La difficulté de chaque exercice est indiquée sur une échelle de 1 à 4.

sont proposés pour s’entraîner. La difficulté de chaque exercice est indiquée sur une échelle de 1
sont proposés pour s’entraîner. La difficulté de chaque exercice est indiquée sur une échelle de 1

© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit

Pour bien utiliser cet ouvrage

non autorisée est un délit Pour bien utiliser cet ouvrage Du mal à démarrer ? Des

Du mal à démarrer ?

Des conseils méthodologiques sont proposés pour bien aborder la résolution des exercices.

proposés pour bien aborder la résolution des exercices. Corrigés des exercices Tous les exercices sont corrigés

Corrigés des exercices

Tous les exercices sont corrigés de façon détaillée.

IX

Atomes

CHAPITRE 11

Atomes CHAPITRE 1 1 Énoncés des exercices © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit

Énoncés des exercices

© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit
1.1
1.1

Étude de l’atome de carbone

1. Replacer l’atome de carbone dans la classification périodique. Donner le numéro atomique et la configuration électronique de l’atome dans son état fondamental.

2. En utilisant les règles de Slater (voir tableau p. 337), calculer l’énergie de première ionisa- tion de l’atome de carbone et comparer à la valeur expérimentale (EI 1 = 11,26 eV).

1.2
1.2

À propos du zinc (d’après École de l’air PC 2001)

1. Le zinc a pour numéro atomique Z = 30. Donner la configuration électronique de l’élément en rappelant le nom des principes et règles qui permettent d’obtenir cette configuration.

2. Le seul degré d’oxydation stable du zinc est le degré +II. Donner la configuration électro- nique de l’ion Zn 2+ . Le zinc est-il un métal de transition ?

3. Calculer les charges nucléaires eectives des électrons de valence de l’atome de zinc Zn et de l’ion Zn 2+ à l’aide du modèle de Slater.

4. Expliquer pourquoi la charge eective ressentie par un électron occupant une orbitale 3d est plus forte que celle d’un électron occupant une orbitale 4s. Prévoir, parmi les orbitales 3d et 4s, l’orbitale de rayon atomique le plus grand.

1.3
1.3

L’atome d’uranium (d’après Mines MP 2000)

1. L’uranium a pour numéro atomique Z = 92. Donner la configuration fondamentale de l’élé- ment en appliquant la règle de Klechkovski. Préciser les électrons de cœur et les électrons de valence. Placer l’élément dans la classification périodique.

2. La configuration réelle est :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 4p 6 6s 2 4f 14 5d 10 6p 6 5f 3 6d 1 7s 2

Commenter.

3. L’uranium se trouve surtout aux degrés d’oxydation +IV et +VI. Interpréter à partir de la configuration électronique.

4. D’autres éléments donnent aussi des composés au degré d’oxydation +VI. Parmi ceux-ci, on trouve :

le soufre : donner le numéro atomique du soufre et sa configuration électronique sachant qu’il donne des composés stables au degré d’oxydation +VI et qu’il se situe dans la clas- sification périodique entre le néon (Z(Ne) = 10) et l’argon (Z(Ar) = 18) ;

les éléments de transition de la colonne 6 : chrome Cr, molybdène Mo, tungstène W ; expliquer pourquoi ces éléments donnent des composés stables au degré +VI, en traitant uniquement le cas du chrome (Z(Cr) = 24).

Chapitre 1 Atomes

Citer une cause possible de l’origine des diérences observées entre les rayons métalliques de certains éléments de la colonne 6 et celui de l’uranium.

Élément rayon métallique / pm Cr (Z = 24) Mo (Z = 42) U (Z
Élément
rayon métallique / pm
Cr (Z = 24)
Mo (Z = 42)
U (Z = 92)
129
139
156
1.4
1.4

Étude du gadolinium

Le gadolinium est l’élément de numéro atomique Z = 64.

1. Quelle est la configuration électronique prévue par application de la règle de Klechkovski.

2. À quel bloc appartient cet élément ?

3. Identifier les électrons de valence et les électrons de cœur.

4. La configuration électronique réelle est cœur | 4 f 7 5d 1 6s 2 . Comment expliquer la sta- bilité supplémentaire de cette configuration comparée à celle prévue par la règle de Klechkovski ? Donner deux autres exemples dans la classification périodique.

5. Quels sont les nombres d’oxydation probablement observés pour cet élément ?

L’élément baryum (d’après Mines MP 2001)d’oxydation probablement observés pour cet élément ? On donne les propriétés suivantes pour quelques éléments

On donne les propriétés suivantes pour quelques éléments :

Symbole Numéro atomique Z Rayon métallique / pm Be Mg Ca Sr Ba 4 12
Symbole
Numéro atomique Z
Rayon métallique / pm
Be
Mg
Ca
Sr
Ba
4
12
20
38
56
112
160
197
216
222
Rayon ionique (M 2+ ) / pm
32
65
99
113
135
E ◦ (M 2+ /M)
/ V
−1,70
−2,34
−2,87
−2,89
−2,90

1. Donner la structure de l’élément baryum dans son état fondamental.

2. Dans quelle ligne et quelle colonne du tableau périodique se situe cet élément ?

3. Quel est le nom donné aux éléments de cette colonne ?

4. Justifier les évolutions du tableau précédent.

5. Au XIX e siècle, avant l’établissement de la classification périodique, trois de ces éléments étaient groupés en « triades » : éléments aux propriétés très voisines ; de quels éléments s’agissait-il d’après vous ?

1.6 1.7
1.6
1.7

L’élément étain (d’après ESIM PC 2000)

1. L’élément étain, noté Sn, est caractérisé par le numéro atomique Z = 50. Écrire sa configura- tion électronique. Quel élément chimique très répandu possède la même structure externe ?

2. L’étain conduit aux ions stanneux Sn 2+ et stannique Sn 4+ .

a) Donner leur structure électronique.

b) Calculer les énergies EI 2 (passage de Sn à Sn 2+ ) et EI 4 (passage de Sn à Sn 4+ ) dans le modèle de Slater.

Configurations électroniques du cobalt et de ses ions (d’après Mines d’Albi PC 1999)

Le cobalt (Z = 27) peut donner des ions cobalt(II) et cobalt(III) par perte de deux ou trois électrons de valence.

1. Donner la configuration électronique du cobalt dans son état fondamental. Identifier les élec- trons de valence et les électrons de cœur.

2. Donner les trois configurations électroniques envisageables pour le cobalt(II) selon que le cobalt perd 2 électrons s, 1 électron s et 1 électron d ou deux électrons d.

3. Comparer les énergies des orbitales de l’ion cobalt(II) pour chaque configuration électro- nique envisagée en présentant le résultat sous la forme :

E(Co(II)) = E(e de cœur) + E(e de valence).

(Le calcul des énergies des orbitales de cœur n’est pas demandé).

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© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Énoncés des exercices Montrer que l’application des

Énoncés des exercices

Montrer que l’application des règles de Slater permet de retrouver la constatation expérimen- tale : le départ des deux électrons 4s permet de passer de l’atome de cobalt à l’ion cobalt(II).

1.8
1.8

L’élément thallium Tl (d’après Mines MP 2004)

En 1861, en étudiant par spectroscopie les boues résiduelles des chambres de plomb, réacteurs de fabrication de l’acide sulfurique, William Crookes observe la présence d’une raie verte inconnue dans le spectre d’émission. Le nom de thallium est donné en 1862 au nouvel élément responsable de cette émission, du grec thallos = rameau vert. L’élément thallium a pour numéro atomique Z = 81.

1. Quelle est la configuration électronique de l’atome de thallium dans son état fondamental ?

2. Quels sont les degrés d’oxydation les plus probables pour le thallium ?

3. Le schéma représenté sur la figure ci-dessous donne les raies d’émission du thallium.

S 1/2 P 1/2 P 3/2 D 3/2 D 5/2 F 5/2,7/2 0 11P 11S
S 1/2
P 1/2
P 3/2
D 3/2
D 5/2
F 5/2,7/2
0
11P
11S
11P
10D
10D
8F
10P
10P
9D
9D
7F
10S
9P
8D
8D
6F
9P
5 000
9S
7D
5F
7D
8P
8P
−1
8
2 S
10
000
1/2
eV
6
2 D 5/2
7P
6
2 D 3/2
7P 1/2
15
000
−2
20
000
7
2 S
1/2
−3
25
000
30
000
−4
35
000
−1
cm
−5
40
000
6
2 P 3/2
45
000
−6
−6,08
6
2 P 1/2
50
000
La connaissance de la nomenclature des niveaux d’énergie n’a pas d’importance pour ré-
pondre à la question suivante. Quelle est la transition : niveau de départ et niveau d’arrivée,
responsable de la raie verte observée par Crookes ?
16123,0
11482,2
11513,2
6549,77
5527,90
16340,3
6713,69
5583,98
2237,84
2709,23
2767,87
3519,24
2918,32
3775,72
2580,14
2515,93
3229,75
5350,46
2826,16

Remarques :

l’intensité des raies est suggérée par l’épaisseur du trait :

les valeurs indiquées sur les lignes sont les longueurs d’onde exprimées en Ångström (Å) ; 1 Å = 10 10 m

4. Quelles sont les grandeurs représentées sur les axes verticaux à droite et à gauche ?

Chapitre 1 Atomes

1.9 1.10 1.11 1.12 1.13
1.9
1.10
1.11
1.12
1.13

La littérature indique que l’énergie de première ionisation du thallium est 583,9 kJ·mol 1 . Mon- trer que ce résultat figure sur le diagramme.

Atomes d’azote et d’oxygène (Mines-Ponts PC 2008)

On cherche à justifier simplement le positionnement relatif des couches de valence de l’oxygène et de l’azote. On utilise le modèle de Slater.

1. Donner la configuration électronique des atomes O et N dans leur état fondamental. Citer avec précision les règles permettant d’établir ce résultat. Distinguer les électrons de cœur et les électrons de valence dans les deux cas.

2. Expliquer en quelques lignes en quoi consiste la modélisation de l’atome polyélectronique par la méthode de Slater.

3. À l’aide des données (fin de livre), calculer numériquement les constantes d’écran pour les électrons de valence des atomes d’oxygène et d’azote, ainsi que les numéros atomiques ef- fectifs correspondants. En déduire lequel de ces deux atomes possède les orbitales atomiques les plus basses en énergie.

4. Corréler ce résultat à la diérence d’électronégativité entre l’oxygène et l’azote (il pourra être utile de situer O et N dans la classification périodique des éléments).

Données : numéros atomiques : 7 (N) ; 8 (O).

Atomes de zirconium et de silicium dans le zircon (Mines-Ponts PC 2010)

Le zircon est un minéral commun de composition chimique nominale ZrSiO 4 . Il est le minerai principal du zirconium.

1. Donner la structure électronique dans l’état fondamental des atomes de zirconium Zr et de silicium Si. Énoncer les règles utilisées.

2. Les charges formelles des ions dans le zircon sont respectivement 2, +4 et +4 pour l’oxy- gène, le silicium et le zirconium. Expliquer pourquoi ces états de valence sont favorisés.

Données : numéros atomiques : 8(O) ; 14(Si) ; 40(Zr).

Atome et ions du mercure (CCP PC 2010)

1. Écrire la configuration électronique de l’atome de mercure Hg (Z = 80) dans son état fonda- mental. En déduire que le mercure possède deux électrons de valence. Justifier la réponse.

2. Écrire la configuration électronique des cations Hg + et Hg 2+ dans leur état fondamental.

3. Justifier, par analogie avec un autre atome à préciser, et présentant le même nombre d’élec-

trons de valence, que le cation Hg + se dimérise facilement en Hg 2+

2

.

Atome d’arsenic (Mines-Ponts PC 2009)

L’arsenic As, de numéro atomique Z = 33, n’a qu’un seul isotope stable, de nombre de masse A = 75.

1. Donner le nombre de protons et le nombre de neutrons dans l’isotope stable.

2. Quelle est la structure électronique de l’arsenic dans l’état fondamental ?

3. À quelle ligne et à quelle colonne du tableau périodique appartient cet élément ?

4. Justifier les deux principaux nombres d’oxydation de l’arsenic : +III et +V.

Atomes de soufre et de phosphore dans le modèle de Slater (CCP PC 2009)

Nous étudions quelques propriétés physico-chimiques de l’élément soufre et de l’élément phos- phore.

1. Rappeler précisément chacune des règles permettant d’établir la configuration électronique d’un atome dans l’état fondamental.

Du mal à démarrer ? 2. Donner la configuration électronique des atomes de phosphore et

Du mal à démarrer ?

2. Donner la configuration électronique des atomes de phosphore et de soufre dans leur état fondamental. En déduire le nombre d’électrons de valence.

3. Préciser les degrés d’oxydation extrêmes du soufre. Quel anion peut former l’élément soufre ? On mesure les énergies de première ionisation du phosphore et du soufre :

Atome EI / kJ·mol −1 phosphore soufre 1012 1000
Atome
EI / kJ·mol −1
phosphore
soufre
1012
1000

4. Définir l’énergie de première ionisation en précisant les états physiques des espèces mises en jeu.

5. Exprimer, sur l’exemple du soufre, l’énergie de première ionisation en fonction des énergies, ε ns,np , des diérentes orbitales atomiques de l’atome et de son ion.

6. Calculer, à l’aide des constantes de Slater (voir fin de livre), les valeurs des charges nu- cléaires eectives perçues par les électrons de valence du soufre et du phosphore, ainsi que celles de leurs ions, nécessaires au calcul de l’énergie de première ionisation de ces atomes.

7. En déduire les valeurs des énergies de première ionisation, en eV et en kJ.mol 1 , du phos- phore et du soufre. Comparer aux valeurs expérimentales et commenter vos résultats.

Données : numéros atomiques : 15(P) ; 16(S). 1 eV = 1,6.10 19 J.

Constante

d’Avogadro : N A = 6,02.10 23 mol 1 .

vogadro : N A = 6 , 02 . 10 2 3 mol − 1 .

Du mal à démarrer ?

1.1 1) Le carbone possède 4 électrons de valence et se trouve dans la deuxième
1.1
1) Le carbone possède 4 électrons de valence et se trouve
dans la deuxième ligne de la classification périodique.
4) Revoir les facteurs qui stabilisent une répartition électro-
nique.
2) Calculer l’énergie des électrons de valence de l’atome de car-
bone, puis
de l’ion C + .
5) Il existe une configuration électronique qui, même après le
départ (coûteux en énergie) d’électrons, conserve un caractère
stable.
1.2
1) Il faut appliquer le principe de stabilité maximale, la
1.5
1) Donner la configuration électronique.
règle de KLECHKOVSKI et le principe de PAULI.
2) La configuration électronique externe donne la réponse.
2) Les éléments du bloc d ont en commun le nombre d’oxyda-
tion +II qui correspond au départ des électrons 4s.
3) Appliquer les règles de SLATER.
3) Les propriétés atomiques et ioniques évoluent de façon as-
sez régulière dans la classification. Ce n’est pas toujours le cas
des propriétés chimiques.
1.3
1) Appliquer les règles et principes pour déterminer la
1.6
1) Appliquer les règles et principes pour déterminer la
configuration électronique. Ne pas être effrayé par le nombre
élevé d’électrons à placer. Revoir le décompte des électrons de
cœur et des électrons de valence.
configuration électronique.
2) Attention lors de l’application des règles de SLATER : un élec-
tron ne s’autoécrante pas.
2) Par convention, les électrons écrits le plus à droite sont ceux
qui sont les moins liés à l’atome et quittent donc l’édifice les
premiers.
1.7
1) Pour chaque hypothèse de configuration, il faut calcu-
ler l’énergie des électrons de valence, donc la charge nucléaire
effective pour les électrons 4s et celle subie par les électrons 3d.
1.4
1) Appliquer les règles et principes pour déterminer la
configuration électronique.
1.8
1) Appliquer les règles et principes pour déterminer la
configuration électronique.
2) Ce sont les dernières orbitales en cours de remplissage (dans
la configuration obtenue par application des principes géné-
raux) qui donnent la nature du bloc auquel appartient l’élé-
ment.
2) Les espèces ionisées stables possèdent le plus souvent des
sous-couches complètes.
3) Revoir les méthodes de détermination des électrons de va-
lence et de cœur.
3) Il faut connaître les correspondances entre couleurs et lon-
gueurs d’onde.
4) Il faut savoir convertir des électronvolts en kJ.mol −1 .
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Chapitre 1 Atomes

1.9 1) Revoir le cours, il s’agit d’une application directe. 1.12 1) Revoir la définition
1.9 1) Revoir le cours, il s’agit d’une application directe.
1.12 1) Revoir la définition du numéro atomique et du
nombre de masse.
2) Le point fondamental est la modélisation adoptée : chaque
électron d’un atome polyélectronique est décrit comme un
électron appartenant à un atome monoélectronique.
2) Revoir le cours, il s’agit d’une application directe.
3) Appliquer les règles de SLATER de façon méthodique : repé-
rer l’électron étudié et compter les contributions à l’écrantage
des autres électrons que celui étudié.
3) Vous devez travailler à partir de la configuration électro-
nique : la ligne n débute par une configuration électronique
de valence de type ns 1 et s’achève par une configuration élec-
tronique de valence de type ns 2 np 6 .
4) Plus il est difficile d’ioniser un atome (provoquer une transi-
tion vers le niveau E = 0), plus son électronégativité est a priori
élevée.
4) Les atomes ont tendance à former des ions possédant une
structure électronique stable.
1.13 1) et 2) Revoir le cours, il s’agit d’une application directe.
1.10 1) Revoir le cours, il s’agit d’une application directe.
2) Les atomes ont tendance à former des ions possédant une
structure électronique stable.
3) Les atomes ont tendance à former des ions possédant une
structure électronique stable.
4) La première ionisation correspond à la formation d’un ca-
tion.
1.11 1) Revoir le cours, il s’agit d’une application directe.
2) La configuration électronique d’un cation est établie à par-
tir de la configuration électronique de l’atome correspondant.
Les électrons les moins liés n’apparaissent plus dans la configu-
ration électronique de l’ion.
5) Évaluer d’une part l’énergie électronique totale de l’atome,
et d’autre part l’énergie électronique totale de l’ion formé. Dé-
finir l’énergie d’ionisation comme une différence entre éner-
gies électroniques totales.
6) et 7) Appliquer les règles de SLATER de façon méthodique :
3) Penser au plus simple des atomes possédant un électron de
valence.
repérer l’électron étudié, et compter les contributions à l’écran-
tage des autres électrons que celui étudié.

Corrigés des exercices

1.1
1.1

et :

1. L’élément carbone occupe la deuxième ligne et la deuxième

colonne du bloc p de la classification périodique. Sa configu- ration électronique est 1s 2 2s 2 2p 2 et son numéro atomique est

Z = 6.

2. Les électrons 1s sont les électrons de cœur et les électrons

2s2p sont ceux de valence. Soit E el (C) l’énergie des électrons de l’atome de carbone. Nous avons :

E el (C) = 2e(1s, C) + 4e(2s2p, C)

e(1s, C) est l’énergie d’un électron 1s dans l’atome de carbone et e(2s2p, C) celle d’un électron 2s ou 2p

(identiques dans le modèle de Slater). Ces énergies sont obtenues en calculant la charge nucléaire eective et le

nombre quantique principal eectif n (n (n = n (n = 2) = 2) :

1 ;

1)

=

e(1s,C) = 13,6. Z (1s,C)

1

2

2

.

e(2s2p, C) = 13,6. Z (2s2p, C)

2

charges

nucléaires

eectives

Calcul

Z (2s2p, C + ) :

des

Z (2s2p, C)

= 3,25

et

Z (2s2p, C) = 6 3 × 0,35 2 × 0,85

La charge nucléaire eective donc l’énergie des électrons 1s est identique dans l’atome C et dans l’ion C + car les électrons 2s ou 2p n’écrantent pas la charge nucléaire pour les électrons 1s (dans la description de Slater).

Z (2s2p, C + ) = 6 2 × 0,35 2 × 0,85 = 3,6

Nous obtenons donc pour les énergies des orbitales 2s et 2p :

e(2s2p, C) = 13,6. 3,25

2

e(2s2p, C + ) = 13,6. 3,6

2

2

2

= 35,91 eV

= 44,06 eV

pour les énergies des électrons des deux édifices :

E el (C) = 2e(1s, C) 4 × 35,91 eV

E el (C + ) = 2e(1s, C) 3 × 44,06 eV

et pour l’énergie de première ionisation :

EI 1 = E el (C + ) E el (C) = 4 × 35,91 3 × 44,06 = 11,46 eV

résultat en excellent accord avec l’expérience (11,26 eV). Re- marquons qu’un tel accord entre théorie et expérience n’est pas toujours observé lorsque l’on cherche à rendre compte des po- tentiels d’ionisation par application des règles de Slater.

1.2
1.2

1. La configuration électronique fondamentale d’un élément est une description de la structure électronique de l’atome en terme d’orbitales monoélectroniques caractérisées par les trois nombres quantiques (n, , m) et pouvant être occupées chacune par deux électrons.

La valeur de m n’est pas spécifiée et est comprise entre et + . L’usage est d’indiquer la valeur de par une correspon- dance entre lettre et valeur numérique : la lettre s correspond à la valeur = 0, p à = 1, d à = 2 et f à = 3. Un couple (n, ) correspond à 2 + 1 valeurs de m et donc, chaque orbitale pouvant décrire deux électrons (de spins opposés, selon le prin- cipe d’exclusion de Pauli), 2 × (2 + 1) électrons peuvent être décrits par le couple (n, ).

Donner la configuration fondamentale, c’est indiquer la façon dont sont occupées les orbitales caractérisées par (n, ) dans l’atome lorsque son énergie électronique est minimale (prin- cipe de stabilité maximale). Dans un atome, les électrons oc- cupent préférentiellement les orbitales les plus stables.

Pour proposer la structure électronique de l’atome dans son état d’énergie minimale, il faut donc avoir une bonne proposition d’ordre en énergie des diérentes orbitales (des couples (n, )). Cet ordre est a priori diérent pour chaque atome. Néanmoins, la règle de Klechkovski permet de prédire de façon appro- chée l’ordre en énergie des orbitales dans les atomes. L’énergie des orbitales croît avec n + et lorsque n + est constant avec n.

Proposer une configuration électronique pour l’atome dans son état de stabilité maximale, c’est donc proposer une répartition des électrons entre diérentes orbitales en occupant d’abord les orbitales de n + minimal et parmi celles-ci celle de n minimal. Cette démarche est bien résumée par le tableau représenté ci- dessous.

n

bien résumée par le tableau représenté ci- dessous. n 6s 6p 5s 5p 5d 5f 4s
bien résumée par le tableau représenté ci- dessous. n 6s 6p 5s 5p 5d 5f 4s
6s 6p 5s 5p 5d 5f 4s 4p 4d 4f 3s 3p 3d n +
6s
6p
5s
5p
5d
5f
4s
4p
4d
4f
3s
3p
3d
n + l croissant
2s
2p
1s
l

Chapitre 1 Atomes

 

Dans le cas du zinc (Z = 30), l’application de ces règles conduit à la répartition suivante des électrons dans l’atome, dans son état de plus basse énergie :

 

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 .

Les dernières orbitales remplies sont ici de type d : cet élé- ment est donc dans le bloc d de la classification périodique et dans la dixième colonne de ce bloc (car la configuration est en d 10 ). La configuration proposée est censée rendre compte de l’ordre en énergie des diérents électrons. À cet égard, elle ne constitue qu’une approximation et il faut connaître quelques données supplémentaires qui permettent de corriger la configu- ration proposée pour mieux rendre compte de la réalité. L’ex- périence montre que lors de la perte d’électrons, les atomes du bloc d et du bloc f , ce sont les électrons s qui sont le moins liés à l’édifice. Il est donc préférable, pour annoncer cette pro- priété de corriger la configuration proposée par l’application de la règle de Klechkovski selon :

 

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10 4s 2

2.

La configuration proposée au 1. annonce que les électrons

les moins solidement liés à l’atome sont les électrons 4s qui, lors d’une ionisation, quittent les premiers l’édifice. La confi- guration de l’ion Zn 2+ est :

 

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10 .

Le zinc n’est pas un élément de transition car ni l’atome, ni l’élément dans un degré d’oxydation usuel ne possèdent une sous-couche d (ou f ) incomplète.

3.

Appliquons les règles de Slater (voir p. 337) aux électrons

de valence (4s) de l’atome de zinc. Soit σ(4s, Zn) la constante d’écran s’exerçant sur les électrons 4s de l’atome de zinc. Nous avons :

σ(4s,Zn) = 0,35 + 18 × 0,85 + 10 = 25,65.

La charge nucléaire eective pour un électron 4s est donc égale à :

 

Z

(4s,Zn) = 30 25,65 = 4,35.

Pour les électrons 3d :

 

σ(3d,Zn) = 9 × 0,35 + 18 = 21,15

et

 

Z

(3d,Zn)

= 30 21,15 = 8,85.

4.

Les électrons 4s n’ont aucun pouvoir d’écran vis-à-vis des

électrons 3d (dans la description de Slater) et les électrons 3d écrantent de façon moins ecace la charge nucléaire pour les

autres électrons 3d que pour les électrons 4s. Le rayon des or- bitales est proportionnel, dans le modèle de Slater, au rapport

2

 

2

n

3

Z qui est égal à 8,85 = 1,02 pour les orbitales 3d de l’atome

2

de zinc et 4,35 3,7 = 3,15 pour les orbitales 4s. L’orbitale 4s a

donc le rayon atomique le plus grand.

1.3
1.3

1. L’application de la règle de Klechkovski à l’élément

Z = 92 conduit à la configuration électronique :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10

5p 6 6s 2 4f 14 5d 10 6p 6 | 7s 2 5f 4 .

On appelle électrons de valence les électrons de nombre quan- tique principal n maximal et les électrons appartenant à une sous-couche incomplète. Dans le cas de l’atome d’uranium dans son état fondamental et en travaillant sur la configuration obtenue par application de la règle de Klechkovski, il y a 6 électrons de valence : les 2 électrons s et les 4 électrons f . Les autres électrons sont les électrons de cœur. Ils sont séparés par une barre verticale dans l’écriture de la configuration électro- nique. L’élément est dans la deuxième ligne du bloc f .

2. Les énergies des orbitales 7s, 6d et 5 f sont très proches et

la règle de Klechkovski ne permet pas de rendre compte de ces très faibles écarts. Seule la connaissance des résultats ex- périmentaux donne la configuration réelle. Cela ne change pas l’essentiel qui est le nombre d’électrons de valence (toujours 6), mais l’ordre 5 f 3 6d 1 7s 2 rend compte des constatations expéri- mentales (en particulier spectroscopiques) : l’ion U 3+ possède 3 électrons f .

3. L’uranium +IV est de configuration électronique cœur|5 f 2 et

l’uranium +VI est de configuration électronique cœur|5 f 0 .

4.

Le soufre est un élément de numéro atomique compris entre

10

(le néon de configuration électronique 1s 2 2s 2 2p 6 ) et 18

(l’argon de

trouver cet élément au nombre d’oxydation +VI, celui-ci doit posséder 6 électrons de valence. Ceux-ci étant de nature 3s3p,

configuration électronique 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 ). Pour

nous en déduisons la configuration de l’élément soufre dans son état fondamental :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 4

et son numéro atomique Z = 16.

Le chrome, le molybdène et le tungstène sont dans la même colonne de la classification périodique : quatrième colonne du bloc d. En revanche, l’uranium appartient au bloc f (troisième colonne). Le rayon métallique de l’uranium notablement plus élevé que celui du chrome et du molybdène est dû à la fois à la valeur plus élevée du nombre quantique principal des élec- trons de valence et probablement aussi aux propriétés d’écran des électrons 5 f diérentes de celle des électrons 3d (pour le chrome) et 4d (pour le molybdène). Ces propriétés d’écran par- ticulières se retrouvent en étudiant les rayons métalliques des lanthanides (première ligne du bloc f ) : ceux-ci sont compris entre 175 pm et 210 pm, soit notablement plus élevés que les rayons métalliques des éléments suivants occupant le bloc d (troisième ligne de celui-ci) dont les rayons sont compris entre 140 et 150 pm.

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1.4
1.4
1.5
1.5

1. L’application de la règle de Klechkovski conduit à la

configuration électronique suivante :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 5p 6 6s 2 4f 8 .

2. Les orbitales en cours de remplissage (les dernières de la

configuration de Klechkovski) sont les orbitales 4 f . L’élé-

ment gadolinium appartient donc au bloc f (première ligne).

3. Les électrons de valence sont ceux de nombre quantique

principal n maximal (ici les électrons 6s) et ceux occupant

des sous-couches incomplètes (ici 4 f ). Les autres électrons sont les électrons de cœur. La configuration électronique de

Klechkovski peut s’écrire

4. La configuration électronique réelle montre que les électrons les moins liés à l’atome sont les électrons 6s : ce comportement est général pour les éléments des blocs d et f . D’autre part la configuration électronique met en évidence une couche 4 f oc- cupée par 7 électrons, donc exactement à moitié remplie. Ce facteur est reconnu pour apporter une stabilité supplémentaire, observé par exemple pour le chrome (configuration réelle cœur | 3d 5 4s 1 au lieu de 4s 2 3d 4 prévue) et le cuivre (configuration réelle cœur | 3d 10 4s 1 au lieu de 4s 2 3d 9 prévue).

5. La prévision des nombres d’oxydation courants n’est pas

chose facile car plusieurs facteurs entrent en compte : il est toujours plus coûteux en énergie d’obtenir un ion très chargé mais les ions interagissent d’autant plus fortement et de façon stabilisante avec leur environnement (avec le solvant, avec les autres ions dans un solide ionique) qu’ils sont fortement char- gés. Néanmoins, dans le cas du gadolinium, la configuration électronique de l’atome indique que par départ des électrons 6s et 5d, nous obtenons un ion à sous-couche f exactement à demi- remplie. Il est donc peu probable d’aller au-delà du nombre d’oxydation +III. C’est ce qui est eectivement observé : le nombre +III est celui qui est le plus couramment observé.

cœur | 6s 2 4f 8 .

1. En appliquant les règles précédemment énoncées (principe

de stabilité maximale, règle de Klechkovski et principe de Pauli), nous proposons la configuration électronique suivante pour le baryum (Z = 56) :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 5p 6 6s 2 .

2. La valeur maximale du nombre quantique principal indique

le numéro de la ligne occupée par l’élément : ici la sixième ligne. La configuration électronique est cœur | 6s 2 : la colonne occupée par l’élément est la deuxième colonne (bloc s).

3. Il s’agit de la famille des alcalino-terreux. Leurs configura-

tions électroniques sont cœur | ns 2 .

4. On observe l’augmentation attendue des rayons métallique

et ionique quand on descend dans une colonne de la classifica-

Corrigés des exercices

tion périodique. Il est plus délicat de rendre compte de l’évolu- tion des potentiels standard
tion périodique. Il est plus délicat de rendre compte de l’évolu-
tion des potentiels standard d’oxydoréduction. Cette propriété
n’est pas d’ailleurs une propriété atomique mais dépend de la
cohésion du métal et de la solvatation de l’ion obtenu. Décom-
posons le processus d’oxydoréduction selon le cycle représenté
à la figure ci-dessous :
M
M 2+ (aq)
Δ sub H o (M)
Δ solv H o (M 2+ )
EI (1) + EI (2)
M
(g)
M 2+ (g)
En supposant que les évolutions des potentiels standard sont es-
sentiellement dues aux termes enthalpiques, un métal sera d’au-
tant plus réducteur (passage de M(s) à l’ion M 2+ plus facile)
que l’enthalpie de sublimation est faible, l’énergie d’ionisation
EI(1) + EI(2) faible et la solvatation de l’ion M 2+ très exother-
mique. Ces données ne sont pas fournies ici. L’évolution atten-
due des énergies d’ionisation permet de prévoir que le terme
EI(1) + EI(2) décroît lorsque n croît dans une colonne. Mais
cela ne permet pas de justifier, même qualitativement l’évo-
lution. Après consultation de la littérature, on relève les don-
nées manquantes pour une analyse quantitative (en kJ·mol −1 ).
La dernière ligne du tableau est la somme des trois contribu-
tions enthalpiques.
Élément
Be
Mg
Ca
Sr
Ba
324
136,6
163,6
166,2
143,8
Δ sub H ◦
EI(1) + EI(2)
2657
2188
1735
1614
1468
−2404 −1838 −1515 −1386 −1258
Δ solv H ◦
Somme
577
486,6
383,6
394,2
353,8
Le passage du métal solide à l’ion divalent solvaté est donc
plus facile pour le baryum que pour le béryllium : le métal
baryum est plus réducteur que le métal béryllium. L’analyse
précédente permet de rendre compte de l’évolution (à part l’in-
version Ca/Sr qui est due au fait que les effets entropiques n’ont
pas été pris en compte).
5. Les données du tableau montrent que les trois éléments cal-
cium, strontium et baryum ont des propriétés comparables et
constituent une triade.
1.6
1. En appliquant les règles précédemment énoncées (principe
de stabilité maximale, règle de Klechkovski et principe d’ex-
clusion de Pauli), nous proposons la configuration électro-
nique suivante pour l’étain (Z = 50) :
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 5p 2 .
Les électrons de valence sont les électrons 5s et 5p (les
autres sous-couches sont pleines). Sa configuration électro-
nique est de la forme cœur|5s 2 5p 2 , de même nature que celle de
l’atome de carbone (cœur|2s 2 2p 2 ). Cet élément est donc dans
la deuxième colonne du bloc p.

Chapitre 1 Atomes

2. Les ions de l’étain

a) La configuration écrite annonce des électrons 5p moins liés à l’atome que les électrons 5s. Ainsi le départ des deux élec- trons 5p conduit à l’ion stanneux Sn 2+ et le départ ultérieur des électrons 5s conduit à l’ion stannique Sn 4+ .

b) Pour calculer les énergies d’ionisation, il faut calculer les énergies électroniques de l’atome, et des ions.

Étude de l’atome d’étain

L’énergie des électrons est écrite comme la somme de la contri- bution des orbitales de cœur (énergie identique pour l’atome et les deux ions étudiés) et de la contribution des orbitales de va- lence 5s et 5p. Pour cela il faut calculer la charge nucléaire eective. La configuration électronique est écrite selon :

1s 2 (2s 2 2p 6 )(3s 2 3p 6 )3d 10 (4s 2 4p 6 )4d 10 (5s 2 5p 2 ).

La charge nucléaire eective Z s’écrit :

Z (Sn,5sp) = 50 (3 × 0,35 + 18 × 0,85 + 28) = 5,65

et le nombre quantique eectif n est égal à 4. L’énergie élec- tronique de l’atome s’écrit :

E él (Sn) = E(cœur) 13,6 × 4 × 5,65

4

2

= E(cœur) 108,5 eV.

Étude de l’ion Sn 2+

La charge nucléaire eective Z s’écrit :

Z (Sn 2+ ,5sp) = 50 (0,35 + 18 × 0,85 + 28) = 6,35

et le nombre quantique eectif n est égal à 4. L’énergie élec- tronique de l’atome s’écrit :

E él (Sn 2+ ) = E(cœur) 13,6 × 2 × 6,35

4

2

= E(cœur) 68,5 eV.

Étude de l’ion Sn 4+

L’énergie électronique est celle des orbitales de cœur. Nous en déduisons :

EI 2 = 68,5 108, 5 = 40 eV

1.7
1.7

et

EI 4 = 108,5 eV.

1. En appliquant les règles précédemment énoncées (principe

de stabilité maximale, règle de Klechkovski et principe d’ex- clusion de Pauli), nous proposons la configuration électro-

nique suivante pour le cobalt (Z = 27) :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 7 .

2. Les trois configurations électroniques envisageables pour

l’ion cobalteux Co 2+ sont :

cœur | 4s 2 3d 5

cœur | 4s 1 3d 6

cœur | 4s 0 3d 7

3.

La configuration électronique est réécrite selon :

Énergie de la configuration 4s 2 3d 5

1s 2 (2s 2 2p 6 )(3s 2 3p 6 )3d 5 4s 2 .

L’application des règles de Slater au calcul de la charge nu- cléaire eective conduit à :

Z (Co 2+ , 4s) = 27 (0,35 + 13 × 0,85 + 10) = 5,6

Z (Co 2+ , 3d) = 27 (4 × 0,35 + 8 + 10) = 7,6.

L’énergie électronique est donc :

E = E(cœur) 13,6 ⎜ ⎛

2 × 5,6

3,7

2 + 5 × 7,6

3

2

= E(cœur) 498,7 eV.

Énergie de la configuration 4s 1 3d 6

La configuration électronique est réécrite selon :

1s 2 (2s 2 2p 6 )(3s 2 3p 6 )3d 6 4s 1 .

L’application des règles de Slater au calcul de la charge nu- cléaire eective conduit à :

Z (Co 2+ , 4s) = 27 (14 × 0,85 + 10) = 5,1

Z (Co 2+ , 3d) = 27 (5 × 0,35 + 8 + 10) = 7,25.

L’énergie électronique est donc :

E = E(cœur)

13,6 ⎜ ⎛

3,7 5,1 2 + 6 × 7,25

3

2

= E(cœur) 502,4 eV.

Énergie de la configuration 4s 0 3d 7

La configuration électronique est réécrite selon :

1s 2 (2s 2 2p 6 )(3s 2 3p 6 )3d 7 .

L’application des règles de Slater au calcul de la charge nu- cléaire eective conduit à :

Z (Co 2+ , 3d) = 27 (6 × 0,35 + 8 + 10) = 6,9.

L’énergie électronique est donc :

E = E(cœur) 13,6 ⎜ ⎛ ⎜ 7

× 6,9

3

2

= E(cœur) 503,6 eV.

Des trois configurations envisagées, celle d’énergie la plus basse (correspondant à l’édifice le plus stable) est la dernière. L’application des règles de Slater permet de retrouver les ré- sultats expérimentaux.

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1.8
1.8

Tl +

1. En appliquant les règles précédemment énoncées (principe

de stabilité maximale, règle de Klechkovski et principe d’ex-

clusion de Pauli), nous proposons la configuration électro- nique suivante pour le thallium (Z = 81) :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 4p 6 6s 2 4f 14 5d 10 6p 1 .

Les électrons de valence sont ceux dont le nombre quantique principal est maximal : ici n = 6, soit les électrons 6s et 6p. Cela signifie que l’ordre d’énergie proposé ci-dessus ne cor- respond pas tout à fait à la réalité ; les électrons décrits par les orbitales 4 f et 5d sont en fait plus fortement liés à l’atome que les électrons 6s. La configuration réelle s’écrit donc de façon condensée :

cœur |6s 2 6p 1 .

2. Les degrés d’oxydation attendus sont positifs. Le départ de

l’électron 6p conduit à l’ion Tl + et le départ des trois électrons de valence conduit à l’ion Tl 3+ :

configuration :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 4p 6 4f 14 5d 10 |6s 2

configuration :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 4p 6 4f 14 5d 10 |

Tl 3+

3. On recherche dans le diagramme fourni la transition dont la

longueur d’onde est de couleur verte. Il s’agit de la transition

7 2 S 1/2 −→ 6 2 P 3/2 de

4. L’axe de gauche est gradué en électronvolts (eV) ; l’axe de

droite est gradué en cm 1 . Le niveau d’énergie minimale est à

6,08 eV, soit :

6,08 × 1,602.10 19 × 6,023.10 23 = 587 kJ·mol 1 .

longueur d’onde 535,046 nm.

1.9
1.9

1.

Les orbitales atomiques sont classées selon l’ordre fourni par la règle de Klechkovski (n+ croissant, et n croissant pour un même n + ).

Les orbitales atomiques sont remplies par ordre croissant d’énergie (principe de stabilité maximale).

Deux électrons d’un même atome n’ont pas le même qua- druplet (n, ,m ,m S ) (principe de Pauli). Ainsi, une orbitale atomique possède au maximum deux électrons (de nombre quantique m S diérent).

Ces règles permettent l’écriture des configurations électro- niques :

Azote : 1s 2 2s 2 2p 3

Oxygène : 1s 2 2s 2 2p 4 .

Les électrons de valence sont les électrons de nombre quan- tique n le plus élevé (auxquels on ajoute éventuellement les

Corrigés des exercices

électrons de couches incomplètes). Pour les atomes d’azote et d’oxygène il s’agit des électrons 2s et 2p. Les électrons de cœur sont dans les deux cas les électrons 1s.

2. La modélisation de Slater permet l’étude d’un électron

dans un atome polyélectronique. Chaque électron d’un atome polyélectronique est décrit comme un électron appartenant à un atome monoélectronique de numéro atomique Z diminué par rapport à la situation réelle Z. Cette diminution de numéro atomique est une prise en compte par le modèle proposé de la charge négative des électrons situés entre l’électron étudié et le noyau de l’atome dans le cas de l’atome réel.

3. Pour les électrons de valence de l’atome d’azote et de

l’atome d’oxygène, les écrantages relatifs aux électrons de va- lence sont notés σ N et σ O :

σ N =

Z N = =

σ O

=

Z O

2 × 0,85 + 4 × 0,35 = 3,10

7 σ N = 3,90

2 × 0,85 + 5 × 0,35 =

3,45

8 σ O = 4,55.

L’énergie d’une orbitale atomique (en eV) est donnée dans le modèle de Slater par :

ε

= 13,6 Z 2

n 2

avec n = 2 dans le cas des atomes d’azote et d’oxygène. On en déduit que les orbitales atomiques de valence sont plus pro- fondes en énergie dans le cas de l’oxygène.

4. De par sa configuration électronique, l’oxygène se situe à

la 2ème ligne, 16ème colonne tandis que l’azote se situe à la 2ème ligne et 15ème colonne. Comme l’électronégativité aug- mente de gauche à droite sur une ligne, on déduit a priori que l’oxygène est plus électronégatif que l’azote. Ce résultat est en

accord avec la question Plus une orbitale atomique de valence est profonde en énergie, plus il faut fournir d’énergie pour pro- voquer l’ionisation, ce qui est conforme à un atome plus élec- tronégatif.

1.10
1.10

1.

Les orbitales atomiques sont classées selon l’ordre fourni par la règle de Klechkovski (n+ croissant, et n croissant pour un même n + ).

Les orbitales atomiques sont remplies par ordre croissant d’énergie (principe de stabilité maximale).

Deux électrons d’un même atome n’ont pas le même qua- druplet (n, ,m ,m S ) (principe de Pauli). Ainsi, une orbitale atomique possède au maximum deux électrons (de nombre quantique m S diérent).

Chapitre 1 Atomes

Ces règles permettent l’écriture des configurations électro- niques :

Zr : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 2

réorganisée en :

Zr : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10 4s 2 4p 6 4d 2 5s 2 .

Cette réorganisation est justifiée par le fait que les électrons ns sont moins bien liés que les électrons (n 1)d. Pour l’atome de silicium :

Si : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 2

2. L’atome d’oxygène a la configuration électronique :

1s 2 2s 2 2p 4 .

Les atomes d’oxygène et de silicium tendent vers la configura- tion électronique :

1s 2 2s 2 2p 6 .

Cette configuration, correspondant à un gaz rare (néon), est as- sociée à une importante stabilité. Le zirconium tend vers la configuration électronique :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10 4s 2 4p 6

correspondant aussi à un gaz rare (krypton).

1.11
1.11

1. La configuration s’écrit :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 5p 6 6s 2 4f 14 5d 10

réorganisée en :

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10 4s 2 4p 6 4d 10 4f 14 5s 2 5p 6 5d 10 6s 2 .

Cette réorganisation est justifiée par le fait que les électrons ns sont moins bien liés que les électrons (n1)d. L’atome possède bien deux électrons de valence : les électrons 6s.

2. La configuration électronique des cations Hg + et Hg 2+ dans

leur état fondamental s’écrit :

Hg + : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10 4s 2 4p 6 4d 10 4f 14 5s 2