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Contributions de la surveillance

à la maîtrise des risques et


à la sûreté de fonctionnement

Emmanuel Arbaretier, André Lannoy


V1-2, 29 08 2010
Résumé
La surveillance contribue fortement à la sûreté de fonctionnement des systèmes-
structures-composants (SSC), critiques pour les enjeux de sûreté et de performances
industrielles, à condition qu’un mécanisme de dégradation ait bien été identifié et corrèlé à la
fois à l’état du SSC et à un indicateur physique mesurable représentatif de cet état. L’exposé
présente tout d’abord l’intégration de la surveillance au processus de conception puis sa
contribution au processsus d’exploitation. C’est d’abord pour répondre aux enjeux
d’optimisation de la maintenance qu’il est fait appel à la surveillance. Par contrecoup, la
surveillance va également répondre aux enjeux de disponibilité, de sûreté et de durabilité.
Partie intégrante du retour d’expérience technique, les données de surveillance ne dispensent
pas de l’analyse de sûreté, de l’analyse du retour d’expérience, du déroulement du processus
RCM (Reliability Centered Maintenance, et de sa réactualisation), de l’anticipation, de la
gestion des actifs industriels, de l’estimation des incertitudes, de l’adaptatation permanente de
la maintenance à l’amélioration de la fiabilité... bien au contraire. Elle en est certainement un
des supports importants. Souvent associée à la physique des processus puisqu’elle s’intéresse
à des phénomènes continus, puisqu’elle se focalise principalement sur l’analyse des
dégradations, la surveillance oublie quelquefois les indicateurs élaborés de la sûreté de
fonctionnement, en particulier la fiabilité, qui est pourtant un indicateur de surveillance agrégé ,
souvent prédominant dans la plupart des études de sûreté de fonctionnement. Ces indicateurs
sont périodiquement évalués et peuvent faire l’objet de recueils de données de fiabilité qui
traduisent la qualité d’exploitation – maintenance de l’entreprise, sa transparence vis-à-vis de
la sûreté. L’exposé présentera très brièvement les principales difficultés liées à la
détermination de cette fiabilité: son caractère multiforme, la complexité du SSC, la taille du
retour d’expérience et sa nécessaire validation avant tout usage, l’effet perturbateur de la
maintenance préventive qui vise à réduire la probabilité de défaillance, le choix d’une méthode
d’estimation ce qui suscite souvent de vives controverses entre les « fréquentiels » et les
« bayésiens ». En conclusion, la prise en compte de la surveillance dans la sûreté de
fonctionnement conduit à une évolution culturelle des pratiques classiques de conception et
d’exploitation. Elle permet à la fois de comprendre le passé et de préparer le futur. Elle ne
dispense pas d’être pragmatique et de toujours juger et mesurer ses résultats à l’aune du bon
sens physique. Les enjeux opérationnels et les pistes de R&D à développer dans un proche
Sommaire

– 1 Sûreté de fonctionnement et surveillance


– 2 Quelques définitions préalables
– 3 Conception et SdF
– 4 Exploitation et SdF
– 5 Conclusions et perspectives de R&D
– 6 Quelques références
1 Sûreté de fonctionnement et surveillance
Qualité
Fiabilité
Maintenabilité
Disponibilité
Sécurité
Sûreté
Surveillance
Durabilité
Logistique
Communication
...
1 Sûreté de fonctionnement et surveillance

• En conception • En exploitation
• Prévention: qualité des • Préparation, qualité des
matériaux, choix des activités d’exploitation-
conditions de maintenance
fonctionnement
• Surveillance: existence de • Réalisation de contrôles,
systèmes de protection essais périodiques,
surveillance des SSC,
inspections, indicateurs
fiabilistes…
• Moyens d’action: existence
de systèmes de sauvegarde • Actions à engager en cas de
défaillance, traitement des
anomalies
1 ... à la maîtrise des risques...
Risque: effet de l’incertitude sur l’atteinte des objectifs (ISO
31000, 2009)
Deux dimensions (Bernoulli, 1738), déterministe et probabiliste
L’analyse de risque est un processus, qualitatif et quantitatif,
nécessitant 4 phases:
1 identification, compréhension;
2 évaluation, hiérarchisation;
3 mitigation, décision;
4 contrôle, retour d’expérience.
2 Quelques définitions préalables(1)

[Définitions extraites de la norme EN13306 (2001)]


– Sûreté de fonctionnement: ensemble des
propriétés qui décrivent la disponibilité et les
facteurs qui la conditionnent: fiabilité,
maintenabilité et logistique de maintenance - la
sécurité n’est pas incluse; S est une contrainte
d’optimisation, FMD sont des objectifs
– Surveillance: activité exécutée manuellement ou
automatiquement ayant pour objet d’observer l’état
réel d’un bien – ce n’est pas l’inspection; elle est
généralement effectuée sur un bien disponible, en continu;
elle peut permettre la prévision d’une durée de vie résiduelle
2 Quelques définitions préalables(2)

[Définitions extraites de la norme EN13306 (2001)]


– Fiabilité: aptitude d’un bien à accomplir une fonction
requise, dans des conditions données, durant un
intervalle de temps donné – notion qualitative, également
utilisée pour désigner la valeur de la probabilité d’être en état
de bon fonctionnement, confiance technique
– Durabilité: aptitude d’un bien à accomplir une fonction
requise, dans des conditions données d’usage et de
maintenance, jusqu’à qu’un état limite soit atteint –
sous-entend l’existence d’une limite, réglementaire, technico-
économique, maintenabilité...
2 Quelques définitions préalables(3)

[Définitions extraites de la norme EN13306 (2001)]


– Défaillance: cessation de l'aptitude d'un bien à
accomplir sa fonction requise – perte de fonction, “tout ou
rien”, vieillissement fiabiliste
• Maintenance corrective: maintenance exécutée
après détection d'une panne et destinée à remettre un
bien dans un état dans lequel il peut accomplir une
fonction requise – remise en état de bon fonctionnement,
aspect technologique - SLI, réactivité
2 Quelques définitions préalables(4)
[Définitions extraites de la norme EN13306 (2001)]
• Dégradation: évolution irréversible d'une ou plusieurs
caractéristiques d'un bien liée au temps, à la durée
d'utilisation ou à une cause externe – altération de fonction,
phénomène continu, vieillissement physique
• Maintenance préventive: maintenance exécutée à
des intervalles prédéterminés ou selon des critères
prescrits et destinés à réduire la probabilité de
défaillance ou la dégradation du fonctionnement d’un
bien – éviter la perte de fonction, notion probabiliste, anticipation,
prévision
2 Quelques définitions préalables(5)

[définitions extraites de (Villemeur, 1988)]


– Composant: la plus petite partie d’un système qu’il est
nécessaire et suffisant de considérer pour l’analyse du
système – actif ou passif, pièce d’usure ou de rechange, feuille
terminale de l’ arborescence fonctionnelle - matérielle
– Système: ensemble déterminé d’éléments (comme
des composants) connectés entre eux, en interaction –
à noter: SSC; ensemble composite d’éléments divers:
équipements, procédures, acteurs humains, ...
3 Conception et SdF

- Le contexte en conception
- Les objectifs
- Les différentes phases du cycle de vie
- La démarche
- Les méthodes associées
Le contexte en conception

• Innovation
• Coût de production bas
• Délai court de développement
• Qualité totale
• Zéro défaut
Objectif en conception

Atteindre les exigences de fiabilité


• Elimination des points faibles
• Aide à la décision pour les choix
technologiques
• Démonstration de l’exigence de fiabilité
• Qualité
Les objectifs, exemple de l’EPR
• Projet PWR – REP, 1650 MW
• Profiter du retour d'expérience et des pratiques
étrangères
• Objectifs:
Disponibilité > 90%
Indisponibilité fortuite < 2%
Durée de vie prévue: 60 ans
30% de réduction du volume de déchets à vie longue
• Contrainte: fusion du coeur < 1. E-6 / tranche / an,
grâce au doublement de la redondance de circuits
Les objectifs
Tout processus de conception s’apparente à un problème
d’optimisation sous contraintes (par la recherche d’un
compromis performances – coûts), par exemple:
Maximiser la disponibilité
ou minimiser le coût de production
Sous contraintes:
- Contrainte de sécurité liée à la fusion du coeur
- Respect des contraintes réglementaires (séismes, appareils
sous pression, explosions, ...)
- Respect de l’environnement
- Enveloppe budgétaire
Les objectifs (EPR)
Minimiser le coût moyen de production, comprenant
les coûts d’investissement, d’exploitation-
maintenance, de combustibles, de déconstruction et
incluant les enseignements du retour d’expérience

Sous contraintes:
- Respect des contraintes réglementaires
- Protection de l’environnement
- Probabilité de fusion du coeur
- Enveloppe budgétaire
Les phases du cycle de vie, de l’avant-
projet sommaire au démantèlement.
La démarche de conception (1)
• Une optimisation globale
• Des besoins: disponibilité, maintenance, SLI, retour
d’expérience, sûreté, (dosimétrie)
• Une évaluation quantitative des différents paramètres
• Une traçabilité (et une automatisation) des études
• Un système d’information capable de collecter et
gérer les données manipulées afin de faciliter la
gestion de la conception, la définition de la stratégie
de maintenance et la transmission à l’exploitation
La démarche de conception (2)
• Une démarche globale, un caractère pluridisciplinaire,
un puzzle d’activités techniques, le problème de la gestion
des flux d’informations
• De nouvelles pratiques en conception
• Une démarche itérative:
interactions avec le processus usuel de conception
interactions permanentes entre la modélisation et
l’évaluation de la SdF et la préparation du programme de
maintenance
• Des difficultés organisationnelles (management,
ingénierie “traditionnelle”, SdF, maintenance, SLI, CAO,
SI...)
• Le caractère stratégique du retour d’expérience
La démarche globale.
Méthodes utilisées dans une démarche de
conception (a minima)
– Analyse fonctionnelle
– Méthodes d’allocation d’objectifs de SdF
– Modélisation de la disponibilité
– Evaluation de l’indisponibilité fortuite
– Adaptation de la méthode OMF - RCM à la conception
– Analyse des coûts de maintenance
– Evaluation de la durée d’un arrêt programmé
– Analyse du retour d’expérience et évaluation
quantitative des paramètres de SdF
La nécessité d’un système d’information

– Un modèle de données à concevoir


– Une intégration (liaison) souhaitée dans la CAO
– L’intégration des arborescences fonctionnelle – matérielle
– Des informations sur les dysfonctionnements, les
défaillances, les modes, les mécanismes de dégradation,
les tâches de maintenance, les paramètres de SdF
– Faire la distinction entre les valeurs “comparée”, allouée,
prévue (à la conception ou en exploitation), mesurée
– Des outils logiciels connectés au SI: a minima, analyse
fonctionnelle, allocations, analyse et traitement du retour
d’expérience, modèle de disponibilité, OMF
La surveillance à la conception

• La maintenance conditionnelle peut se trouver


prise en compte dès la conception, ce qui
permet de simplifier l’instrumentation.
• Objectif: assurer le suivi continu afin de prévenir
les éventuelles défaillances (évidence
expérimentale d’un défaut, approche d’un seuil
limite)
La surveillance à la conception, conditions

• Analyse d’un retour d’expérience précédent


• Criticité du SSC (résultat d’une analyse OMF)
• Un mécanisme de dégradation bien identifié
• Nature de la dégradation, modélisation physique
• Corrélation entre l’état du SSC et un effet mesurable
représentatif de cet état
• Possibilité de fixer un seuil de dégradation acceptable
• Nécessité de mise en place de chaînes de mesures
(souvent lourdes)
• Mise en œuvre sur des critères technico - économiques
4 Exploitation et SdF

• Le contexte en exploitation
• Les analyses du retour d’expérience technique
• Les méthodes de fiabilité opérationnelle
• L’exigence de la sûreté
• RCM-OMF – l’optimisation de la MP
• La durabilité, la démarche LCM
• La démarche AP-913
Le contexte en exploitation

• Sûreté
• Performances, compétitivité
• Prolongation de la durée d’exploitation
• Coûts d’exploitation-maintenance faibles
• Respect de l’environnement
• Risque zéro
Objectif en exploitation
Maintenir et améliorer les
exigences de SdF
• Vérification des clauses de SdF
• Calcul de la fiabilité opérationnelle
• Données EPS
• OMF, efficacité de la maintenance
• Surveillance des paramètres de SdF
• Estimation de la durabilité
• Valorisation technico - économique
Les analyses et les traitements du retour
d’expérience technique
• Vérification des clauses de SdF
• Bilans de comportement des matériels
importants (« sourcebooks »)
• Indicateurs de management
• Calcul d’une loi de durée de vie (objectifs:
comportement fiabiliste, sûreté, vieillissement, durabilité,
optimisation de la maintenance préventive,
compétitivité); la fiabilité apparait comme le paramètre
prédominant à la fois pour l’optimisation de la sûreté et
des performances
Retour d'expérience (données de défaillance, historique de maintenance, temps de fonctionnement)

Type de composant Absence de données Quelques données de défaillance Plus de 20 données de défaillance

Méthodes bayésiennes
Méthodes fréquentielles (maximum de
Actif Méthode du Khi-2 Méthodes fréquentielles avec simulation
vraisemblance …) (ou bayésiennes)
des données incomplètes

Méthodes fréquentielles (maximum de


Actif en attente Méthode du Khi-2 Méthodes bayésiennes
vraisemblance …) (ou bayésiennes)

Méthodes contrainte-résistance Analyse de fiabilité des structures ou Méthodes fréquentielles (maximum de


Passif
Analyse de fiabilité des structures méthodes bayésiennes vraisemblance …) (ou bayésiennes)

Méthodes et outils d'évaluation d'une loi de


fiabilité opérationnelle
On consultera (Bacha et al, 1998), (Lemaire, 2005), (Lannoy,
Procaccia, 2006), (Ferton et al, à paraître) pour la présentation de
méthodes de calcul d’une loi de fiabilité.
Méthodes utilisées pour le calcul d’une
fiabilité opérationnelle
• Khi 2: cette méthode est retenue dans le cas du zéro défaillance, s’il n’est pas
possible d’enrichir un échantillon, sur la base de la médiane (approche acceptée
par les autorités de sûreté).

• Analyse de fiabilité des structures : existence de progiciels (probabilisation de


l’équation de défaillance) , d’outils fiabilistes adaptés à des composants passifs
(par exemple : cuve, générateur de vapeur, coudes moulés, tuyauteries, … ) ou
également des outils adaptés à des mécanismes de dégradation, par exemple
l’érosion-corrosion, la fatigue...

• Méthodes utilisées pour une modélisation explicative de la fiabilité; elles


nécessitent un retour d’expérience important: techniques de data mining,
régression (multinomiale, logistique, ...), modèle de Cox, réseaux bayesiens , ...;
ce sont des techniques couramment utilisées pour l’analyse des données de
surveillance.
Les difficultés rencontrées

• Le caractère multiforme de la fiabilité


• La complexité du SSC
• La taille du retour d’expérience
• L’effet perturbateur de la maintenance
préventive
• La controverse fréquentiel / bayésien
Le caractère multiforme de la fiabilité

• Fiabilité comparée: opérationnelle (avant-projet, études


préliminaires)
• Fiabilité allouée: exigence dans un cahier des charges, valeur seuil
(spécification)
• Fiabilité prévue à la conception: calculée et comparée à la fiabilité
allouée (conception, fabrication, essais de développement)
• Fiabilité prévue lors de l’exploitation: calculée et comparée à un
seuil (par exemple: taux de défaillance critique EPS) (exploitation,
avec l’intention de la prolonger au delà de la durée de vie prévue à
la conception)
• Fiabilité mesurée: opérationnelle ( exploitation)
Actif Passif
Complexe, multiples mécanismes de dégradation Faible nombre de mécanismes de dégradation
et modes de défaillance (souvent un seul) et quelques modes

Vieillissement fiabiliste Vieillissement physique


Quelques données complètes, nombreuses Défaillances rares, dégradations lentes et
données censurées progressives
Modélisation physique très difficile Modélisation physique et statistique, loi de
dégradation
Evolution fréquente des programmes de Surveillance, inspection, comparaison à une valeur
maintenance, démarche OMF-RCM seuil, estimation d’une durée de vie résiduelle
Approche fiabiliste Approche physico-fiabiliste

La complexité du composant
Le retour d’expérience

•Maigre à la conception
•Incomplet en exploitation
•Le problème du zéro défaillance
•La nécessité de le valider avant toute utilisation, avant tout calcul
•Généralement un faible nombre de défaillances
•Et une forte proportion de données censurées (souvent censurées à
droite, tronquées type I dans le cas d’un retour d’expérience
industriel)
RETOUR D’EXPERIENCE (DONNEES
DEFAILLANCES (DONNEES BRUTES) ELABOREES
POTENTIELLES

Mécanisme de Analyse de Données de


Analyse des Modes Défaillance
dégradation défaillance sûreté de
de Défaillance et Cause de Mode de fonctionnement
de leurs Effets défaillance défaillance
(AMDE) Effet mesurable - dégradation - cause
- défaillance - cause origine

Modèle de
{
- Défaillance critiq
Mode commun
Cause commune

maintenance, Circonstance : Processus - Perte de fonction Effet par lequel - Circonstance - Constance
arborescence - conception physique - Altération de la se manifeste la - Cause origine :
fonctionnelle- - fabrication fonction défaillance . matérielle - Evolution
matérielle. - exploitation . humaine
- vieillissement . environnement - AMDEC
- maintenance et exploitation
. externe
Critères de
défaillance

Le retour d’expérience technique


RETOUR D’EXPERIENCE

Temps de
Défaillance Dégradation fonctionnement à la fin d’observation
d’observation

Perte de Altération de Bon fonctionnement


fonction la fonction

Maintenance Maintenance
corrective préventive

Donnée complète Donnée censurée Donnée


censurée

Expertise VALIDATION
(justesse et pertinence)

Analyse des défaillances


et des dégradations

Estimation d’un modèle


de durée de vie

Le processus de validation, d’estimation


L’effet de la maintenance préventive
•Une notion probabiliste
•La question d’un rajeunissement et donc d’un âge virtuel
(fictif)
•Quelle hypothèse pour l’efficacité de la maintenance?
–AGAN
–ABAO
–généralement entre ces deux extrêmes
dépendant de la criticité du composant, de sa position dans
l’arborescence, de son usage, de la difficulté de la tâche de
maintenance,...
•Détermination de la fiabilité intrinséque vraie du bien, donnée
indispensable pour la conception, l’optimisation de la
maintenance, ...
La controverse fréquentiel / bayesien –
Le point de vue fréquentiel
•Un point de vue de physicien, les conditions expérimentales
d’obtention des données sont bien connues.
•L’analyse fréquentielle repose sur les seules données objectives;
elle est en défaut lorsque les données sont en nombre insuffisant, le
processus non répétitif, le nombre de paramètres à estimer
important.
•Le fréquentiel refuse d’introduire une a priori dans l’analyse.
•Il effectue une analyse complète préalable suivie d’une
interprétation physique.
•Une volonté d’objectivité.
•Utilisation: analyse de données, fiabilité opérationnelle, qualité,...
La controverse fréquentiel / bayesien –
Le point de vue bayésien
•Un point de vue d’ingénieur, de décideur, une philosophie
séduisante, une démarche d’apprentissage
•L’analyse intégre toutes les informations disponibles, en
particulier l’expertise
•Nécessité d’introduire une a priori (souvent subjective), mais
l’impact doit être réduit le plus possible par le retour d’expérience
(considéré aussi essentiel).
•Un outil d’aide à la décision par excellence, on peut exprimer des
préférences
•Utilisation: fiabilité prévisionnelle, incertitudes, aide à la
décision,...
L’évaluation probabiliste de la sûreté:
les défaillances critiques
Validation et analyse Données élaborées EPS
Modes de défaillance
Taux de défaillance en fonctionnement,
Probabilité de défaillance à la sollicitation
Durée de réparation
Examen du retour d’expérience Durée d’indisponibilité des matériels
par rapport aux critères Profil de fonctionnement
de défaillance critique EPS Défauts de cause commune
Intervalles de confiance
Taille de l’échantillon
Extrait du recueil EIReDA’2000. Données concernant les pompes
alimentaires principales (centrales REP 900 MW)
On constate une réactualisation bayésienne des données de fiabilité : l’a priori correspond à
l’observation des défaillances critiques pour la sûreté sur la période 78/87 (distribution a priori des
données EPS) ; la vraisemblance correspond aux défaillances observées sur la période 88/98 ; la
distribution a posteriori (loi gamma, loi beta) des performances de fiabilité est précisée, ainsi que la
moyenne et l’intervalle de crédibilité à 90% ; une comparaison est faite avec un autre recueil (ici le
recueil EG&G) ; EF est le facteur d‘erreur
Ce qu’on observe dans la pratique
Composant non
taux de
réparable
défaillance Loi intrinsèque
Composant
échangeable

âge
Composant
réparable
taux de
Composant actif, taux de
défaillance
cas le plus souvent défaillance
Composant actif,
constant
observé, effet positif constant dont un sous-
de la maintenance composant vieillit
constant
âge
âge

taux de
défaillance Plutôt composant
passif, légère
évolution
défavorable
âge
Les recueils de données de fiabilité

Quelques recueils recommandés


• Composants électroniques: MIL-HDBK 217F (1991),
UTE C80810 (2000), FIDES (2ème éd., 2009)
• Composants mécaniques, électriques,
électromécaniques: EIReDA’2000 (2000), OREDA (5ème
éd., 2009), T-Book(6ème éd., 2005), ZEDB (2008)
Le recueil traduit la qualité d’exploitation – maintenance de
l’industrie, la transparence vis-à-vis de la sûreté.
Le recueil de fiabilité et son actualisation sont des
outils de surveillance.
L’optimisation de la maintenance préventive: la
démarche OMF – RCM-
les données de fiabilité nécessaires
• Tâche 1 - Hiérarchiser les composants par leur contribution à la
sûreté, à la disponibilité et aux coûts.
Taux d'occurrence de chaque mode - Criticité.
• Tâche 2 - Identifier le mécanisme de dégradation.
Retour d'expérience - Historique de maintenance.
• Tâche 3 - Elaborer les tâches de maintenance.
Optimisation - Efficacité des tâches de maintenance préventive.
• Tâche 4 - Surveiller (voir les recueils de données)
Calcul des paramètres de fiabilité et de leurs incertitudes.
Évaluation des enjeux
Recherche des matériels et
modes de défaillance significatifs
(AMDE) Évaluation des performances

Matériels et modes de Analyse du retour d’expérience


défaillance significatifs évènements - coûts

Recherche des matériels et modes Fiabilité, coûts de


de défaillance critiques(AMDEC) maintenance

non critiques Maintenance


Matériels et défaillances Corrective
critiques

Analyse et sélection des Orientations de maintenance


tâches de maintenance (criticité, REX)

Tâches de maintenance

Regroupement des Choix final de maintenance


tâches de maintenance Programme de maintenance préventive
Optimisation de la maintenance

La méthode OMF appliquée


aux composants actifs
Les bénéfices de l’analyse RCM - OMF
• Optimisation de la MP, réduction des coûts
(jusqu’à 30%)
• Meilleure connaissances des processus de
dégradation, de l’évolution des paramètres de
fiabilité
• Le retour d’expérience est indispensable: il
permet la réactualisation (OMF vivant),
l’estimation de l’efficacité de la MP
• L’OMF est un encouragement pour la qualité du
retour d’expérience
Les différents modes de défaillance
• Modes critiques: impact sur la sûreté et les
performances économiques; surveillance
ou inspection; évaluation fiabiliste; asset
management (58%, US Nuclear Industry)
• Modes nécessitant un remplacement: MP
programmée ou systématique (5%)
• Modes non critiques: run to failure, MC
(33%)
• Modes récurrents: reconception (4%)
En conséquence, les différentes MP

• Programmée: maintenance préventive exécutée selon


un calendrier préétabli ou selon un nombre défini
d’unités d’usage
• Systématique: maintenance préventive exécutée à des
intervalles de temps préétablis ou selon un nombre
défini d’unités d’usage mais sans contrôle préalable de
l’état du bien
• Conditionnelle: maintenance préventive basée sur
une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des
paramètres significatifs de ce fonctionnement intégrant
les actions qui en découlent
Évaluation des enjeux Évaluation des performances

Analyse évènementielle
Analyse fonctionnelle du système
et économique du retour
d’expérience
Recherche des Composants et Modes
Analyse de la pertinence
De Défaillance Significatifs (Utilisation
(modèles de dégradation)
des EPS, AMDE)

Recherche des Composants et Modes Évaluation des indicateurs de fiabilité


de Défaillance Critiques (AMDEC) (Modèles de fiabilité et avis d’experts)

Analyse et sélection des tâches de maintenance Optimisation de


la maintenance
(tâches, périodicités, sous-ensemble de composants)

Choix final de maintenance et groupement des tâches

La méthode OMF appliquée aux


composants passifs (structures,
tuyauteries, ...)
La durabilité: la démarche LCM
(Life Cycle Management)

Intégration de l’ingénierie, de l’exploitation, de la


maintenance, de la réglementation, de
l’environnement et de la planification économique
pour :

• maîtriser le vieillissement,

• valoriser les actifs industriels (asset management),

• optimiser la durée d’exploitation,

• maximiser le retour d’investissement,

tout en maintenant la sûreté (Sliter, 2003).


Sûreté
Maîtrise du vieillissement
physique Optimisation économique

État physique de Maximiser la


l’installation LCM valeur
• Fiabilité
• Maintenance
• Maîtrise du vieillissement

Optimiser la durée
d’exploitation
• Arrêt prématuré
• Prolongation de l’exploitation

Maîtrise du vieillissement Ingénierie,


et de l’obsolescence Maintenance, Économie
Valorisation
Réévaluation de et
des actifs
sûreté Finance

Le processus LCM de
gestion du cycle de vie
Maîtrise du vieillissement (EPRI, 1993)

• Ageing = general process in which


characteristics of a System, Structure or
Component (SSC) gradually change with time or
use.
• Ageing management = engineering, operations
and maintenance actions to control within
acceptable limits ageing degradation and
wearout of SSCs
Deux conceptions du vieillissement

Le vieillissement fiabiliste:
- défaillance = perte de fonction
- vision « tout ou rien»

Le vieillissement physique:
processus de dégradation progressif et continu
des propriétés et des fonctions des composants
Vision Vieillissement fiabiliste Vieillissement physique
SSC Plutôt les actifs Plutôt les passifs
Mécanismes de dégradation Nombreux Souvent unique

Vitesse d’apparition du vieillissement Relativement rapide, quelquefois catalectique Lente, phénomène continu

Modes de défaillance Nombreux Souvent unique, peut être évité grâce à la


surveillance

Modélisation Probabiliste Physique (si le mécanisme est connu et si les


connaissances sont suffisantes) ou statistiques
(à partir des effets mesurables)

Données principales Défaillances (perte de fonction) Effets mesurables des dégradations

Autres données Données de survie (censures à droite), Eventuellement données physiques, expertise,
expertise retour d’expérience analogue

Indicateurs recherchés Taux, intensité de défaillance ; probabilité de Probabilité de défaillance ; durée de vie
défaillance ; durabilité résiduelle ; covariables influentes

Domaine Fiabilité et maintenance, démarche RCM-OMF Approche physico-fiabiliste, surveillance


Approche fiabiliste Surveillance

Investissement faible Modéré

Démarche mathématique Loi de dégradation souvent inconnue

Données de défaillance (perte de fonction) et de Effets mesurables


maintenance

Petits échantillons Echantillons importants rendant l’analyse


difficile

Incertitudes, simulations Prévisions à court terme


La maîtrise du vieillissement
et la durabilité
• Le retour d’expérience permet la
surveillance, en particulier des SSC
critiques pour la sûreté ou la compétitivité
• Indispensable à la détermination d’une loi
de survie à long terme, traduit la durée de
vie déjà consommée
• Indispensable à la mise en place des
dossiers de SSC critiques (les
sourcebooks)
L’anticipation

• Identification, avant qu'ils ne se produisent, des


événements potentiellement pénalisants en termes de
sûreté, disponibilité et coûts. Elle couvre la durée de vie
restante (court terme: 3 à 10 ans, long terme)
• La démarche (Bouzaïène-Marle, 2004)
Identification des mécanismes de dégradation potentiels
Etude de la pertinence de ces mécanismes
Analyse des mécanismes pertinents: leur cinétique, les défaillances
potentielles, leur criticité, les modes, les conséquences
Identification des parades potentielles
Etude de la pertinence de ces parades, en termes d'efficacité et de
coût
L’anticipation

• a) sélection d'un SSC critique


• b) collecte des informations (notamment: schémas
techniques, découpage, matériaux, conditions
d'environnement – exploitation – maintenance, retour
d’expérience, retour d’expérience analogue)
• c) validation et analyse des informations
• d) détection du vieillissement et démarche d'anticipation
• e) recherche des options et pertinence
L’anticipation

• f) calcul de la fiabilité prévisionnelle, pour chaque option


• g) optimisation technico – économique
• h) choix de l'option
• i) capitalisation des données, démarche et résultats
• j) validation après l' arrivée d'un nouveau retour
d’expérience
La démarche AP-913

• Démarche industrielle (Advanced Process)


• Appliquée dans le nucléaire
• Combinant l’évaluation de la fiabilité et de
la durabilité, la gestion des actifs
industriels, la surveillance et le suivi par le
retour d’expérience
La démarche AP-913
Identification des composants critiques

SSC critiques et non critiques


• Identification des fonctions importantes
• Recherche de la criticité des SSC (impact
sur la sûreté ou sur les performances)
• Estimation des conséquences sur la
sûreté et les performances et de la
probabilité d’occurrence
• Hiérarchisation
Surveillance des performances des
équipements
Evaluation des performances
• Collecte et analyse du retour d’expérience
• Performances des SSC, recherche de tendances
d’évolution sur les paramètres de SdF
• Collecte et analyse des données de surveillance
• Collecte et analyse des données d’inspections;
spécification de valeurs seuils
• Analyse des rapports de maintenance sur site et en ligne
(maintenance de ronde)
• Identification des problèmes de vieillissement et
d’obsolescence
• Rédaction de rapports de bilans de comportement des
SSC critiques (actualisation des sourcebooks)
Actions correctives

Analyse des causes et anticipation des défaillances


potentielles
• Analyse des défaillances, analyse des causes origines,
analyse des retours d’expérience et expertises
• Anticipation des défaillances potentielles et évaluation
de nouvelles options de maintenance
• Collecte et analyse du retour d’expérience analogue
• Evaluation, hiérarchisation des problèmes de
vieillissement et d’obsolescence, priorités SSC
L’amélioration continue
de la fiabilité des SSC
Programme de maintenance vivant
• Réévaluation continue du comportement fiabiliste
• Analyse des dégradations: détection, suivi par la maintenance de
ronde, l’instrumentation d’exploitation ou la surveillance
• Analyse RCM
• RCM2: recherche et évaluation des options de maintenance et
couplage avec des modèles technico-économiques de gestion des
actifs
• Réactualisation du programme de maintenance (la plus petite
ressource conduisant à la fiabilité la plus importante du SSC)
• Estimation des incertitudes (des risques)
• Ajustement continu des programmes de maintenance (tâches et
fréquences), détermination de leur efficacité
• Actualisation de la documentation sur les programmes de
maintenance
Gestion du cycle de vie

Prolongation de l’exploitation, extension de durée


de vie
• Vision à long terme: anticipation, estimation des
comportements à long terme et des
vulnérabilités
• Amélioration continue de la gestion des SSC
critiques se fondant sur la surveillance et
l’anticipation
• Asset management
• Hiérarchisation des actions d’amélioration
Mise en place de la maintenance préventive

Mise en place rigoureuse et retour d’expérience


• Management de la maintenance préventive
• Pour les composants à suivre (à titre indicatif):
10% de MP programmée ou systématique
90% de surveillance – inspection
• 85% MP conditionnelle, maintenance de ronde
• 15% MP conditionnelle , technologique (vibrations,
CND, …)
• Efficacité des programmes de MP
• Constitution du retour d’expérience
5 Conclusions et perspectives de R&D (1)
•Plusieurs surveillances possibles: ronde, inspections,
surveillance, recueils de fiabilité
•Toujours s’appuyer sur les données réelles du retour
d’expérience et les conditions de leur collecte. Le retour
d’expérience est stratégique mais il faut le valider avant tout
usage. Toute donnée est précieuse.
•Recueillir et intégrer l’expertise disponible, même si elle est
vague
•Le fiabiliste doit être pragmatique, le contexte détermine
toujours l’approche, fréquentielle ou bayesienne, la mieux
appropriée
•Quelle que soit l’approche, pratiquer l’analyse de sensibilité
et ne pas perdre le bon sens physique
5 Conclusions et perspectives de R&D (2)

La fiabilité pour comprendre le passé


•De nombreuses défaillances / dégradations ne peuvent être
expliquées par les modèles déterministes.
•Compréhension du vieillissement, des mécanismes de
dégradation, des modèles, du retour d’expérience, ...
•La fiabilité permet de mettre en évidence les SSC et leurs
sous-composants critiques, les variables importantes où il faut
faire un effort de retour d’expérience pour réduire les
incertitudes.
5 Conclusions et perspectives de R&D (3)
La fiabilité pour anticiper et prévoir le futur
• Toujours améliorer le niveau de sûreté
•Augmenter les performances (pour répondre aux besoins du
marché)
•Optimiser les stratégies d’exploitation – maintenance
•Besoins:
–Estimations plus précises, compréhension des marges
–Réduction des incertitudes et des pessimismes
–Surveillance des SSC critiques
–Modélisation du vieillissement et analyse des dégradations,
afin d’optimiser les évaluations technico – économiques
–Anticipation des options de maintenance pour une meilleure
optimisation technico-économique
5 Conclusions et perspectives de R&D (4)
•La fiabilité ne peut suppléer la compréhension
physique.

•Elle a des limites: qui peut (sait) définir une


fiabilité acceptable? Quelle confiance dans un seuil?

•Il faut toujours respecter les exigences


déterministes de sûreté.
5 Conclusions et perspectives de R&D (5)
Les grands concepts
-La nécessité d’une évolution culturelle: une vision
pluridisciplinaire, une rupture méthodologique ...
-L’intégration aux processus organisationnels: management de
projet, activités de conception et de maintenance, ...
- Une information disponible la meilleure possible: les
évènements, les retours d’expériences (classique, des
inspections, de surveillance), les expertises, la gestion des
connaissances, ...
- Un traitement de l’incertitude: prise en compte d’objectifs
en compétition dans la prise de décision (recherche d’un
compromis)
- Une gestion dynamique: prendre en compte la survenue
d’évènements, l’état physique du SSC, l’évolution du contexte
et des connaissances , l’évolution de la fiabilité et de
l’efficacité des options de maintenance, la réglementation...
5 Conclusions et perspectives de R&D (6)

• Quelques points de R&D prioritaires


L’analyse des dégradations
La fiabilité prévisionnelle des SSC
L’impact des variabilités
La perception humaine pour la maintenance sur site ou en ligne
La fiabilité des capteurs et la probabilité de détection d’un défaut
L’efficacité des parades (de la maintenance en particulier)
La surveillance des structures vieillissantes
La gestion des actifs industriels
L’aide à la décision multicritères
6 Quelques références pour en savoir plus...
Normes
EN 13306: 2001, Terminologie de la maintenance.
EPRI, 1993, Common aging methodology
INPO, AP-913, 2001, Equipment Reliability Process description
ISO 31000: 2009, Management des risques - Principes et lignes directrices.
ISO 13824: 2009. Bases for the design of structures – general principles on
risk assessment of systems involving structures.
Articles et ouvrages.
Bacha M., Celeux G., Idée E., Lannoy A., Vasseur D.,(1998), Estimation de
modèles de durées de vie fortement censurées, Collection de la direction des
études et recherches d’Electricité de France, Eyrolles.
Baroth J. et al (2010), Fiabilité des ouvrages, sûreté, sécurité, variabilité,
maintenance, ouvrage à paraître.
Bourgade E., Degrave C., Lannoy A. (1998), Performance improvements for
electrical power plants: designing in the context of availability, Probabilistic
Safety Assessment, CacciabueC., Papazoglou I.A. Editors, Springer and
Verlag, Heidelberg, pp 158-162, voir ESREL’1998.
6 Quelques références pour en savoir plus...

Bouzaïène-Marle L. (2005), AVISE, anticipation des défaillances potentielles


dues au vieilllissement par l’analyse du retour d’expérience, thèse de l’Ecole
Centrale de Paris.
Davis R. (2005), On the industry’s equipment reliability index, The Nuclear
News interview, pp 28-32.
De Azevedo C. (2009), Gestion des actifs industriels – Si les machines
parlaient..., Dunod – L’Usine Nouvelle.
EIReDA’2000 (2000), European Industry Reliability DAta bank , CUP, Crete
University Press, 2000 (mary@physics.uoc.gr).
ESReDA (2006), Ageing of components and systems, edited by L. Pettersson,
K. Simola, Det Norske Veritas.
ESReDA (2010-2011) , SRA into SRA – Reliability of degraded structures in
system risk assessment, edited by E. Ardillon, livre à paraître.
Ferton E., Procaccia H., Procaccia M., (2011), livre à paraître, Lavoisier,
Editions Tec&Doc.
6 Quelques références pour en savoir plus...
Gregor F., Chokie A.(2006), Aging management and life extension in the US
nuclear power industry, CGI Report 06 23, Seattle, october.
IMdR (2009), Projet P 07_1, Modélisation des dégradations des structures et
optimisation de leurs inspections – Etude préliminaire, E. Ardillon, A.
Chateauneuf, H. Grzeskowiak, L. Pierrat, et al.
Jardine AKS, Makis V., Banjevic D., Ennis M.(2001) , A control limit policy
and software for condition – based maintenance optimisation, Infor vol 39, 1.
Lannoy A., Procaccia H. (2005), Evaluation et maîtrise du vieillissement
industriel, Lavoisier, Editions Tec&Doc, 2005.
Lannoy A., Procaccia H. (2006), Evaluation de la fiabilité prévisionnelle,
outil décisionnel pour la conception et pour le cycle de vie d’un bien
industriel, Lavoisier, Editions Tec&Doc.
Lemaire Maurice (2005). Fiabilité des structures, couplage mécano –
fiabiliste statique, en collaboration avec Alaa Chateauneuf et Jean-Claude
Mitteau, Hermès Lavoisier
Sliter George,(2003), Life cycle management in the US nuclear power
industry, SMIRT 17, Prague, 17-22 août.