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Saint-Blancat, Chantal (19979: L’islam de la diaspora, Paris: Bayard Éditions.

Una diàspora musulmana a Europa?

“Évoquer l’apparition d’une diàspora musulmane en Europe pourrait passer, à certains


égards, pour une provocation. Traditionnellement réservé à la communauté juive, le
terme de diàspora implique une prise de distance progressive à l’égard de code de sens
fourni par la religion, comme des normes de comportement qui l’accompagnent. Il
s’agit d’une veritable recomposition des mécanismes de loyauté. La survie de toute
diàspora dépend en effet de sa capacité à conquerir deux types d’autonomie: mantenir sa
diversité par rapport à la société d’accueil, prendre ses distances par rapport à la culture
d’origine pour pouvoir choisir ses propres statégies d’intégration, ses critères
d’identification et de socialisation. La diàspora représente aussi une opportunité sociale
pour ses membres comme pour les Sociétés où elle s’afirme” (p.7)

“il s’agit là d’une évolution récente, d’une dynamique en marche, et il est vrai que rient,
historiquement, n’a pu préparer l’islam à concevoir une culture de diaspora. La
condition minoritaire constituí en effet pour la majorité des populations musulmanes
une experiénce inédite, et il est probable que les musulmans d’Europe ne se vivent pas
encore comme membres d’une diaspora” (p.8)

“Analyser l’islam d’Europe en tant que diaspora signifie prendre en compte toute une
sèrie de transformations silencieuses. (...) L’islam n’est pas seulement un ensemble de
croyances. Il s’articule autor de normes juridiques, de prescriptions alimentaires ou
sexuelles encore souvent vécues comme incontournables par les membres de la
diaspora. Il interpele ainsi les sociétés d’accueil en remettant en question la conception
de la place et du rôle du religieux dans la société. Il implique aussi pour les musulmans
d’Europe un repositionnement vis-à-vis du respect de leurs normes (...) Modernité,
laïcité et différenciation normative constituent les trois elements clés à l’origine de cette
confrontation” (p.11)

Quan apareixen les diàspores?

“Pour qu’une diaspora puisse naître, il faut d’abord que la présence des poupulations
d’origine étrangère cesse d’être vécue comme un phénomène transitoire” (p.7)

La diàspora musulmana a Europa mostra la pluralitat i diversitat de l’islam

“La notion de diaspora a le mérite de mettre en lumière que, comme toute autre réalité
culturelle, l’islam est à la fois unitaire, universel mais aussi... pluriel, communautaire et
divisé. Qu’il n’offre pas nécessairement à tous les musulmans une vision unique et
globalisante de l’existence et qu’il se caractérise dans la réalité par une pluralité de
modes d’appartenance. Les musulmans d’Europe forment en effet une veritable
mosaïque ethnique, culturelle et nationale, et si l’islam apparaît comme una
caractéristique commune, un patrimoni paratge, la manière de le vivre et de s’y
rapporter varie d’une communauté àl’autre et d’individu à individu” (p.8-9)
L’islam en migració

“L’islam constitue davantage un patrimoine cultural et symbolique, lié à des traditions


familiales et à des formes de sociabilité, qu’un heritage strictement religieux” (p.9)

“Culture dominante, étroitement liée aux valeurs de la première socialisation, cet islam
traditionnel, plus ou moins rigoristes selon les États, représente un système de référence
et d’identification socioculturelle” (p.9)

L’islam apareix com un patrimoni col·lectiu a transmetre pels estats d’origen. (p.10)

****L’anàlisi de Chantal Saint-Blancat gira entorn de: la transformació del referent


religiós dels musulmans d’Europa, sobre l’evolució dels mecanismes de reproducció
dels valors i les normes de comportament en el sí de les famílies de la diàspora. Què és
negociable?

Analitza també els conceptes de “religió” i de “comunitat” dins de l’islam de la diàspora


per tal de prendre en consideració la multiplicitat de relacions que els musulmans
d’Europa estableixen amb la dimensió religiosa molt més enllà de les simples funcions
d’identificació social.

Noció d’islam transplantat : desarrelament o sedenterització irreversible ?

“L’expression “islam transplanté”, souvent reprise, à juste titre dans l’ensemble des
travaux sur l’islam immigré, implique une idée de déracinement irréversible, de rupture
radicale des liens physiques et symboliques avec la culture et la société d’origine, qui, à
notre avis, entrent en contradiction avec le phénomène social en question. Le terme
“transplanté” apparaît chargé d’emotivité ; il traduit l’amertume de l’exil, la nostalgie
des visages, des sons, des odeurs que l’on a laissés derrière soi, mais ne tient pas compte
de toutes les formes de circulation (physique, affective et financière) que l’immigré
entretient encore avec sa propre terre. En revanche, si l’on parle d’”islam immigré”, on
analyse une pratique autour du mythe du retour, et l’on sous-estime alors la réalité d’un
processus de sédentarisation irréversible » (p.16)

« Comment étudier alors un fait social qui combine à la fois une rupture partielle avec la
culture d’origine, le maintien de certains liens avec elle, mais aussi la recomposition de
ceux-ci au sein des sociétés d’immigration ?

Seguint a Simmel en el seu estudi sobre l’estranger analitza l’incidència social de


l’estratègia dels actes, no els processos d’integració. Simmel suggereix privilegiar la
síntesi entre proximitat i llunyania, analitzant la tesnió recíproca que caracteritza la
« forma social » d’interacció entre l’estranger i la comunita d’acollida.
La noció de diàspora

« La condition social originale, constituée par la diaspora, favorise un processus de


recomposition des référents identitaires, une évolution des mécanismes de reproduction
des valeurs, autorisant ainsi une négociation des modèles d’appartenance par rapport à
la culture d’origine comme à l’égard de la société de résidence » (p.17)

« Le terme diaspora désigne historiquement la dispersion des juifs après la destruction


du second Temple et la perte de l’indépendance politique. L’exil, loin du lieu culturel
d’origine, donne naissance à un type d’organisation social articulée autour du maintien
et de la défense d’une mémoire collective, longtemps enracinée dans le mythe du retour
à la Terre promise. Le critère commun à toutes les diasporas demeure en effet la
permanence des liens matériels et symboliques avec la communauté d’origine (…).
Quand il y a rupture avec l’origine ou assimilation aux contextes d’installation, on ne
peut parler de diaspora. Aux yeux de certains (…) la condition diasporique es vouée
(destinada) à un inéluctable déclin culturel et ne saurait constituer à elle seule un lieu
d’élaboration identitaire » (p.18).

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