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CHAPITRE 10
DISPOSITIFS DE RETENUE, JOINTS ET APPAREILS
D'APPUI

CONTENU
MISE EN GARDE ii

10.1  GÉNÉRALITÉ SUR LES DISPOSITIFS DE RETENUE 1

10.2  NIVEAU DE PERFORMANCE DES DISPOSITIFS DE RETENUE 1 


10.2.1  Niveau de performance PL-1 ............................................................................................................ 1 
10.2.2  Niveau de performance PL-2 ............................................................................................................ 1 
10.2.3  Niveau de performance PL-3 ............................................................................................................ 2

10.3  INDICE D'EXPOSITION DES DISPOSITIFS DE RETENUE 2 


10.3.1  Généralités ........................................................................................................................................ 2 
10.3.2  Coefficients....................................................................................................................................... 3

10.4  DÉTERMINATION DU NIVEAU DE PERFORMANCE 3

10.5  ESSAIS D'IMPACT 6

10.6  SUPPORTS D'ÉQUIPEMENT ROUTIER 8

10.7  GÉNÉRALITÉS SUR LES JOINTS DE TABLIER ET APPAREILS D'APPUI 9

10.8  JOINTS DE TABLIERS 10 


10.8.1  Exigences générales ........................................................................................................................ 10 
10.8.2  Conception ...................................................................................................................................... 11

10.9  APPAREILS D'APPUI 11 


10.9.1  Généralité ....................................................................................................................................... 11 
10.9.2  Appareils d'appui métalliques, à rouleaux et sphériques ................................................................ 12 
10.9.3  Surfaces de glissement.................................................................................................................... 12 
10.9.4  Appareils d'appui à élastomère confiné .......................................................................................... 15 
10.9.5  Appareils d'appui à élastomère ....................................................................................................... 17 
10.ii Conception des ponts

MISE EN GARDE

Ce document, basé sur le code CAN/CSA-S6-06, a pour objectif de faciliter aux ingénieurs l'analyse, la
conception et l'évaluation des ponts. Toutefois ce document ne couvre pas l'ensemble des cas pouvant se
présenter, chaque pont étant un cas unique, que ce soit par sa géométrie ou les fondations qui le supportent. Les
utilisateurs sont priés de référer au code CAN/CSA-S6-06 et à son Commentaire pour juger de la justesse et de la
pertinence des indications, exemples et explications inclus dans le présent document.

Bien qu'un grand soin ait été apporté à la préparation de ce document, il n'est pas exclut qu'il puisse comporter
des erreurs. L'auteur et l'École Polytechnique déclinent toute responsabilité quant au contenu de ce document et
des erreurs ou omissions qui pourraient résulter de l'utilisation des informations qu'il contient.

Comme ce document a été rédigé pour être utilisé dans le cadre d'un cours régulier ou de formation continue
présenté par le professeur Bruno Massicotte, seules les personnes dûment inscrites et ayant assisté à de tels cours
sont aptes à utiliser le document compte tenu des nombreux commentaires et nuances mentionnés durant le cours.

Dans ce document la référence au code indique implicitement le code CAN/CSA-S6-06.

Toutes suggestions visant à améliorer le contenu de ce document dans les éditions futures peuvent être envoyées
à Bruno Massicotte. Les personnes ayant suivi le cours et désirant être mises au courant des corrections
importantes qui pourraient être apportées au document doivent le mentionner explicitement à Bruno Massicotte
afin d'être mises sur la liste d'envoi électronique.

© Bruno Massicotte Hiver 2014


Usage restreint à l'enseignement du cours CIV4530 École Polytechnique de Montréal
Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.1

10.1 GÉNÉRALITÉ SUR LES DISPOSITIFS DE RETENUE

Les prescriptions du nouveau Code canadien concernant entre autre la sélection et le calcul d’un
dispositif de retenue (glissière de sécurité) ont considérablement changé par rapport à celles du Code
précédent.

Avant même de choisir le type de dispositif de retenue, l’ingénieur doit déterminer le niveau de
performance (PL) auquel ce dispositif devra se qualifier pour un environnement donné et pour un
volume de circulation (DJMA) donné ou projeté. De plus, l’aptitude du dispositif de retenue à atténuer
les effets de sortie de route doit être vérifiée par un essai d’impact (crash test).

Le présent chapitre du Code est fortement inspiré du document de l’AASHTO «Guide Specifications
for Bridge Railing».

10.2 NIVEAU DE PERFORMANCE DES DISPOSITIFS DE RETENUE

Par niveau de performance, le Code réfère à un degré de retenue minimal que doit avoir un dispositif
de retenue afin de réduire les conséquences de la sortie de route d’un véhicule. Ainsi, le nouveau Code
définit trois niveaux de performance auxquels les nouveaux dispositifs de retenue devront se
conformer.

10.2.1 Niveau de performance PL-1

• Niveau de performance exigé pour les dispositifs de retenue sur les ponts où la fréquence et les
conséquences prévues à la suite de la sortie de route d’un véhicule sont semblables à celles
prévisibles sur les routes à faible circulation;

• L’épreuve d’essai d’impact doit être réalisée avec une petite voiture et une camionnette.

10.2.2 Niveau de performance PL-2

• Niveau de performance exigé pour les dispositifs de retenue sur les ponts où la fréquence et les
conséquences prévues d’une sortie de route d’un véhicule sont semblables à celles prévisibles sur
les routes où la circulation est de modérée à élevée;

• L’épreuve d’essai d’impact doit être réalisée avec une petite voiture, une camionnette et un camion
non-articulé.

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10.2 Conception des ponts

10.2.3 Niveau de performance PL-3

• Niveau de performance exigé pour les dispositifs de retenue sur les ponts où la fréquence et les
conséquences prévues à la suite de la sortie de route d’un véhicule sont semblables à celles
prévisibles sur les routes à forte circulation avec un pourcentage élevé de camions passants;

• L’épreuve d’essai d’impact doit être réalisée avec une petite voiture, une camionnette et un camion
articulé.

10.3 INDICE D'EXPOSITION DES DISPOSITIFS DE RETENUE

10.3.1 Généralités

La détermination du niveau de performance sur un pont requiert plusieurs données sur les conditions
d’opération ainsi que sur l’environnement entourant la structure. Afin de trouver le niveau de
performance minimal requis d’un dispositif de retenue, nous devons d’abord déterminer son indice
d’exposition Be qui est caractérisé par les paramètres suivants :

• le débit journalier annuel moyen (DJMA);


• le type de route;
• la vitesse de conception;
• le nombre de voies;
• le rayon de courbure de la route;
• la pente de la route;
• la hauteur du tablier;
• l’occupation du terrain sous le pont;
• la profondeur du cours d’eau;
• le pourcentage de camions passants;
• la largeur des accotements.

L’indice d’exposition est donné par l’équation suivante :

DJMA × Kh Kc K g Ks
Be =
1000

Les coefficients Kh, Kc, Kg et Ks représentent les conditions d’opération et les conditions
d’environnement de la structure et ont pour fonction de majorer le DJMA.

Il importe de prendre note que le DJMA doit être limité à 10 000 véhicules par voie lorsque la vitesse
de conception est supérieure à 80 km/h. Cette limite a pour but de tenir compte d’un effet de
ralentissement de vitesse lorsque le débit est trop important (bouchon de circulation).

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.3

10.3.2 Coefficients

Coefficient relatif au type de route, Kh


Le coefficient Kh est caractérisé par le type de route (sens unique, à voies multiples divisées ou non) et
la vitesse de conception de la route. Il varie de 1.0 à 2.0.

Coefficient relatif à la courbure de la route, Kc


Le coefficient Kc varie selon le rayon de courbure de la route sur le pont ou de l’approche à l’entrée du
pont. Plus le rayon est petit, plus grand sera le coefficient Kc. Il prend des valeurs différentes selon la
position du dispositif de retenue (côté intérieur ou côté extérieur de la courbe) et est plus sévère pour
celui situé sur le côté extérieur de la courbe. Pour le dispositif de retenue localisé à l’extérieur de la
courbe, Kc varie de 1.0 (rayon ≥ 600 m) à 4.0 (rayon ≤ 300 m). Pour celui localisé à l’intérieur de la
courbe, Kc varie de 1.0 à 2.0.

Coefficient relatif à la pente de la route, Kg


Pour les ponts localisés sur une pente ou à l’aval immédiat d’une pente, Kg varie de 1.0 (pour les
pentes inférieures à 2%) à 2.0 (pour les pentes supérieures à 6%).

Coefficient relatif à la hauteur du tablier, Ks


Le coefficient Ks varie avec la hauteur du tablier (au-dessus du terrain ou de la surface de l’eau) et
prend des valeurs différentes selon l’occupation du terrain sous le pont. Ainsi, pour une occupation
élevée du terrain (routes ou chemin de fer), Ks varie de 0.7 (h ≤ 5.0 m) à 2.85 (h > 24 m). Pour une
occupation faible du terrain sous le pont (ou eau peu profonde) Ks varie de 0.7 à 2.7.

10.4 DÉTERMINATION DU NIVEAU DE PERFORMANCE

Le niveau de performance optimal requis pour un dispositif de retenue est établi en comparant l’indice
d’exposition Be avec les valeurs inscrites dans les tableaux 12.5.1.3 a) à c) du Code.

Chacun des trois tableaux est propre à une distance de dégagement du bord de la voie de circulation
considérée au dispositif de retenue. Ainsi, pour une vitesse de conception donnée et un pourcentage de
véhicule lourd passant, Be est comparé aux valeurs limites des niveaux de performance minimaux
requis.

Les hauteurs minimales requises pour chaque niveau de performance sont spécifiées au Tableau
12.5.2.2 du Code.

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10.4 Conception des ponts

Tableau 10.1 Extrait du Tableau 12.5.2.1.3 a) du code S6-00

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.5

EXEMPLE 10.1
3%
Vitesse = 80 km/h

DJMA = 25000
Camion Poss. = 10%
R = 550m

Figure 10-1 Pont de l'exemple 10.1

Données du calcul :

• Route à quatre voies non divisées : Kh = 1.45


• Rayon de la courbe de la route (r = 550 m) : Kc = 1.20
• Pente de la route –3 % : Kg = 1.25
• Hauteur du tablier à 10 m au-dessus
d’un cours d’eau (eaux profondes) : Ks = 1.25
• DJMA : 25000 véhicules / jour
• Accotement : 2.0 m
• Vitesse de conception : 80 km/h
• Camion passant : 10%

25000 × 145
. × 12. × 125
. × 125
.
Be = = 68.0
1000

Selon le tableau 12.5.2.1.3 a) du Code, le niveau de performance minimum requis est PL-3 (hauteur
de 1.05 m), puisque 68.0 est supérieur à la valeur limite de 61.4.

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10.6 Conception des ponts

10.5 ESSAIS D'IMPACT

Pour qu’un dispositif de retenue puisse se qualifier pour un niveau de performance donné, il doit
réussir un essai d’impact normalisé. Les procédures d’essai d’impact sont définies dans le «Guide
Specifications for Bridge Railings» de l’AASHTO.

Pour chaque niveau de performance PL, les procédures d’essai d’impact ont été normalisées afin de
vérifier que :

• Le dispositif de retenue ait un comportement structural adéquat;

• Certains types de véhicules ne pourront franchir le dispositif de retenue sélectionné;

• Le dispositif de retenue redirigera le véhicule dans son axe de circulation afin de limiter les
effets de rebondissement vers les autres voies de circulation.

Le Code exige que tout changement dans le type, la forme, l’alignement ou la résistance du dispositif
de retenue satisfasse aux exigences d’un nouvel essai d’impact.

Figure 10-2 Dessin type d’une glissière PL-3 – Ministère des Transports

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.7

Figure 10-3 Dessin type d’une glissière PL-2 – Ministère des Transports
(Glissière à l'étude)

Figure 10-4 Essai d’impact sur un véhicule lourd articulé

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10.8 Conception des ponts

10.6 SUPPORTS D'ÉQUIPEMENT ROUTIER

Les nouvelles structures de signalisation, d’éclairage et de signaux lumineux situées à l’intérieur de la


zone de dégagement latéral libre doivent être dotées de supports cédant sous l’impact, à moins qu’elles
ne soient situées derrière une glissière de sécurité ou un atténuateur d’impact.

Figure 10.5 Supports d'équipements routiers

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.9

La conception des supports cédant sous l’impact doit tenir compte du comportement dynamique d’un
véhicule afin de minimiser les blessures pour les occupants et les autres usagers de la route (voir à ce
sujet les exigences du chapitre 6 du «Tome III – Ouvrages d’art» de la norme sur les ouvrages routiers
du ministère des Transports).

Tout comme pour les dispositifs de retenue, les supports cédant sous l’impact doivent être soumis à des
essais d’impact conformément aux essais no62 et 63 du rapport 230 du NCHRP. En outre, le
changement maximal dans la vitesse du véhicule au moment de l’impact ne doit pas dépasser 5 m/s et
doit, de préférence, être inférieur à 3 m/s.

Les charges de calcul et la résistance à la fatigue sont décrites aux annexes du chapitre 3 du Code.

10.7 GÉNÉRALITÉS SUR LES JOINTS DE TABLIER ET APPAREILS D'APPUI

Le chapitre 11 du code énonce les exigences minimales à considérer dans la conception et la sélection
des joints de tablier et des appareils d’appui de manière à être compatibles aux articulations de
l’ouvrage.

Les joints et les appareils d’appui sont conçus de façon à résister aux charges et à permettre les
mouvements aux états limites d'utilisation (ÉLUT), de fatigue (ÉLF) et ultime (ÉLUL). Les
mouvements et les charges doivent être conformes aux prescriptions du chapitre 3 du Code.

Les principaux éléments suivants doivent être considérés dans la conception :

• Propriétés des matériaux;


• Écart de température;
• Dimensions des membrures structurales en contact avec les appareils d’appuis;
• Séquence et méthode de construction;
• Mouvements prévus aux appuis;
• Tolérances de construction;
• Réactions statiques et dynamiques de l’ouvrage;
• Exigences en matière d’inspection et d’entretien.

Les mouvements des joints et des appareils d’appui ne doivent causer aucun dommage à l’ÉLUT, ni
aucun dommage irréparable à l’ÉLUL.

Les mouvements et charges doivent être indiqués sur les plans.

L'ajustement des joints et des appareils d’appui au moment de l’installation est spécifié en fonction de
la température effective du pont selon les valeurs suivantes :
− à la température moyenne de l’air à l’ombre : 48 heures avant la pose pour des ouvrages en
béton et 24 heures avant la pose pour des ouvrages en acier.

Les coefficients de tenue φ des matériaux sont conformes aux exigences des chapitres pertinents du
Code.

Tous les éléments en acier exposés doivent être protégés de la corrosion.

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10.10 Conception des ponts

10.8 JOINTS DE TABLIERS

10.8.1 Exigences générales

Fonctionnalité
Lorsque la chaussée comporte des pistes cyclables ou des voies piétonnières, l’ouverture du joint doit
être limitée par des plaques couvre-joint de manière à ce que l’ouverture soit en tout temps inférieure à
25 mm.

Le blindage du joint (voir le commentaire du OHBDC 1991 à la section 4) et ses dispositifs


d’assemblage et d’ancrage doivent être conçus de façon à éviter tout dommage aux véhicules de
maintenance. Les garnitures d’étanchéité doivent être situées à au moins 10 mm sous la surface de
roulement. Les éléments de joints posés sur les faces verticales des chasse-roues et des dispositifs de
retenue exposés aux véhicules de maintenance doivent être placés en retrait d’au moins 20 mm. Les
joints étanches doivent assurer l’étanchéité à l’ÉLUT.

Charges de calcul
Les joints doivent être conçus pour résister aux combinaisons des charges de roue et des charges
horizontales, incluant la pondération des charges et le coefficient de majoration dynamique.

Une seule charge de roue conformément au chapitre 3 doit être utilisée pour le calcul des éléments du
joint et toute portion de la charge de roue appliquée sur l’ouverture du joint doit être exercée sur un
o
seul bord de l’ouverture. La charge peut être dispersée selon un angle d’au plus 45 dans les éléments
du joint lorsque la continuité et la rigidité du joint le permettent. Une charge horizontale de 60 kN/m de
longueur du joint est appliquée à la surface de la chaussée simultanément aux efforts induits par le
mouvement du joint.

Exigences structurales
Tout dommage subit à l’ÉLUL doit être réparable pendant que le pont demeure en service. Dans le
calcul du mouvement au joint, la longueur à considérer correspond à la distance entre le point de
référence et le point de déplacement nul (point fixe).

Matériaux
La surface du joint de tablier exposée à la circulation doit être antidérapante. Tous les matériaux du
joint doivent être durables, résistants à l'abrasion et à la corrosion. Les matériaux doivent présenter une
compatibilité électrique, thermique et chimique s'ils sont en contacts. Les boulons d'assemblage
exposés aux produits chimiques de déglaçage doivent être protégés de la corrosion.

Entretien et inspection
Un espace est requis pour permettre l’accès aux éléments du joint sous le tablier. L’accès doit être
assuré par des échelles et des passerelles si le joint n’est pas accessible à partir du sol.
Le dessus des piles et des culées sous les joints de tablier doit être incliné de façon à empêcher
l’accumulation d’eau et de débris.

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.11

10.8.2 Conception

Le nombre de joints dans un ouvrage doit être limité au minimum, les tabliers continus étant
souhaitables.

L'ouverture d'un joint de tablier transversal à la surface d'une chaussée, mesurée perpendiculairement
au joint, ne doit pas dépasser 100 mm dans le cas d'un joint à ouverture unique, et 80 mm par ouverture
dans le cas d'un joint à ouvertures multiples.

Lorsque l’angle de biais du joint est supérieur à 20o , seuls les joints dont la capacité de mouvement a
été démontrée par le fabricant doivent être acceptés.

Les plaques de pontage doivent être conçues en porte-à-faux et doivent pouvoir accommoder un
tassement différentiel de part et d'autre du joint.

La fixation du blindage est assurée par des goujons dont le diamètre est ≥ 20 mm ou des plaques à
chasse-neige dont l’épaisseur est ≥ 10 mm. Les goujons ou les plaques doivent avoir au moins 200 mm
de longueur alors que:

• l’espacement des goujons ≤ 200 mm;


• l’espacement des plaques ≤ 300 mm.

L’ancrage des joints doit rencontrer les exigences suivantes :


• pour tous les joints, l'ancrage du joint doit avoir résistance pondérée ≥ 600 kN/m dans toutes les
directions.
• lorsque le joint est ancré au béton au moyen de barres d’armature, de goujons ou de boulons noyés
dans le béton :
2
• la section transversale des ancrages ≥ 1600 mm /m;
• l'espacement des ancrages ≤ 250 mm;
• lorsque le joint est attaché directement sur la structure en acier par des boulons, l’espacement des
boulons ≤ 250 mm.

Seule l'utilisation de boulons à haute résistance à serrage contrôlé est permise. Les boulons à blocage
par expansion et les boulons d'ancrage fraisés ne sont pas acceptés dans les assemblages de joint.

Si possible, le joint et sa garniture sont expédiés sur le chantier entièrement assemblés sinon, la
garniture d’étanchéité doit être mise en place après l’installation du blindage et des ancrages du joint.
Les garnitures d’étanchéité doivent être posées en une pièce continue.

10.9 APPAREILS D'APPUI

10.9.1 Généralité

Les appareils d'appui doivent supporter et transmettre toutes les charges, tout en favorisant les
translations et les rotations dans l'ouvrage. Les dispositifs de retenue contre le soulèvement ne doivent

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10.12 Conception des ponts

pas restreindre le fonctionnement de l’appareil d’appui. Les assises des appareils doivent assurer un
contact complet avec l’appareil sous toutes les combinaisons de charges.

Les charges et les mouvements maximaux et minimaux suivants correspondant aux combinaisons
critiques à l'ÉLUT et l'ÉLUL, de même que toute autre exigence pertinente, doivent être mentionnés
sur les plans :

• charge permanente ;
• charge totale ;
• charges latérales ;
• rotations ;
• translations.

La rotation nominale des appareils (θU) est la somme des rotations dues aux charges à l’ÉLUL, aux
o
tolérances à la fabrication et à la pose, plus 1 .

Pour faciliter leur remplacement, les appareils doivent être conçus de façon à pouvoir être enlevés en
soulevant l’ossature d’une hauteur n’excédant pas le rétablissement de la relaxation verticale du
matériau élastomère de l’appareil, plus 5 mm.
o
Les appareils doivent être installés dans le plan prescrit en respectant une tolérance de ± 0.2 dans
chaque direction.

L’épaisseur de tout lit de mortier doit être d’au moins 5 mm et d’au plus 15 mm. Aucun lit de mortier
ne doit être utilisé avec des appareils d’appui en élastomère.

La résistance aux charges latérales des appareils d’appui fixes et guidés doit être conforme aux charges
de conception sans être inférieure aux valeurs suivantes :

• 10% de la capacité portante verticale pour des appareils dont la capacité portante verticale ne
dépasse pas 5 000 kN à l’ÉLUT;
• 500 kN, plus 5% de la portion de la charge verticale qui excède 5 000 kN pour des appareils dont la
capacité portante verticale dépasse 5 000 kN à l’ÉLUT.

10.9.2 Appareils d'appui métalliques, à rouleaux et sphériques

Le Code présente des règles de conception pour ce type d'appui. Des équations sont données pour
déterminer les pressions de contact dans le cas des appuis à rouleaux.

10.9.3 Surfaces de glissement

Le P.T.F.E. ou PTFE est une abréviation de polytétrafluoroéthylène dont le nom courant est le téflon™.
Le PTFE est un polymère issu de la polymérisation du tétrafluoroéthylène, utilisé comme isolant, en
traitement de surface comme anti-attachant, autolubrifiant (dans des joints, ou garnitures de pièces

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.13

tournantes, etc.), peu mouillable, possédant une résistance aux températures élevées et aux agents
chimiques. Hydrophobe et presque inerte chimiquement, il est très stable à la chaleur.

Le PTFE est utilisé pour donner aux appareils d’appui des surfaces de glissement en translation et en
rotation. Les feuilles de PTFE doivent être en résine pure de PTFE. Elles peuvent être non renforcées
ou encore renforcées de fibres tissées ou incorporées.

Les feuilles de PTFE peuvent être renforcées par des fibres de verre, de carbone ou d’autres fibres
chimiquement inertes.

• 15% de fibres de verre;


• 25% de fibres de carbone.

La feuille de PTFE peut renfermer des alvéoles remplies de lubrifiant selon les limites suivantes :
• Diamètre des alvéoles ≤ 8 mm
• Profondeur des alvéoles ≥ 2 mm
≤ ½ l’épaisseur de la feuille de PTFE
• Les alvéoles doivent avoir une distribution uniforme et elles doivent couvrir plus de 20% de la
surface, sans toutefois dépasser 30%.

Dans le cas des surfaces sphériques, la surface de contact, en acier inoxydable ou en alliage
d’aluminium anodisé, doit être située au-dessus ou en-dessous de la feuille de PTFE. Dans le cas des
surfaces planes, la surface de contact en acier inoxydable doit être placée au-dessus de la feuille de
PTFE.

La feuille tissée de PTFE appliquée au substrat métallique doit y être fixée par un enclenchement
mécanique capable de résister à un effort tranchant d’au moins 0.10 fois la force de compression
appliquée.

La feuille de PTFE peut être confinée ou non. La feuille non confinée doit être contrecollée à une
surface métallique ou à une couche d’élastomère d’une dureté Shore A d’au moins 70.

Les dimensions de la feuille de PTFE confinée sont indiquées au tableau 11.6.3.4.1 du Code, reproduit
au Tableau 10-1.

Tableau 10-1 Dimensions de la feuille de PTFE confinée

Dimension maximale de la feuille de Épaisseur minimale, mm Profondeur de


PTFE (diamètre ou diagonale), mm l’évidement, mm

≤ 1 200 5.0 2.5


> 1 200 5.5 3.0

La surface de contact pour les surfaces de glissement planes (acier inoxydable) doit être soudée à la
plaque de support. Les fixations mécaniques ne sont plus permises.

La feuille de PTFE doit, dans tous les cas, avoir au moins 2 mm d’épaisseur après compression.

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10.14 Conception des ponts

La pression de contact moyenne entre le PTFE et les surfaces de contact doit être calculée en divisant
la charge par la projection de la surface de contact sur un plan perpendiculaire au sens d’application de
la charge et elle ne doit pas être supérieure à la valeur maximale indiquée au tableau 11.6.3.6 du Code
et reproduit au tableau 10-2.

Tableau 10-2 Pression de contact moyenne pour le PTFE confiné

La surface de contact de la feuille de PTFE alvéolée lubrifiée inclut la superficie occupée par les
réservoirs de lubrification.

La pression de contact exercée au bord de la feuille de PTFE à l’ÉLUT doit être calculée en tenant
compte du Mmax. transmis par l’appareil selon une distribution linéaire de la pression. La pression ne
doit pas dépasser 1.2 fois les valeurs prescrites au tableau 11.6.3.6 du Code (Tableau 10-2).

Le coefficient de frottement de la surface de glissement en PTFE doit être conforme au tableau 11.6.3.7
du Code et reproduit au Tableau 10-3.
Lorsque le frottement a pour fonction de résister aux charges appliquées, le coefficient nominal de
frottement sous charge dynamique est calculé comme équivalent à au plus 10% de la valeur inscrite au
tableau 11.6.3.7 du code et reproduit au Tableau 20-3

Tableau 10-3 Coefficient de frottement

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.15

10.9.4 Appareils d'appui à élastomère confiné

Généralité

Ces appareils sont formés d’un cylindre métallique creux renfermant un élastomère non renforcé, de
bagues d’étanchéité et d’un piston. Ces appareils doivent permettre la transmission des efforts
verticaux et horizontaux sans restreindre de façon importante la rotation entre les surfaces chargées
supérieure et inférieure de l'appareil d'appui.
PLAQUE BISEAUTEE
PLAQUE
SUPERIEURE

PLAQUE D'ACIER
INOXYDABLE
BARRES GUIDE AVEC DISQUE PTFE
ACIER INOXYADBLE
POT PISTON
ANNEAUX
DE LAITON
CAOUTCHOUC

PISTON POT

PLAQUE
DE BASE

PLAQUE DE
TRANSPORT
APPUI NON GUIDÉ

Figure reproduite avec la


permission de R. Tremblay

Figure 10-6 Appareil d'appui à élastomère confiné

Pour le calcul des efforts et des déformations, l’axe de rotation est considéré comme étant dans le plan
horizontal à l’interface de l’élastomère et le piston.

Matériaux

Les matériaux doivent répondre aux exigences suivantes:


Disque d’élastomère : polyisoprène ou polychloroprène, vierge, dureté de 50 à 60 Shore A. On doit
utiliser de préférence le polyisoprène dans les régions à basses températures.
• Acier : CSA/G40.21-M, nuance 260W, 300W ou 350A, acier au carbone
ASTM A240, acier inoxydable
• Bagues d’étanchéité à section rectangulaire : ASTM B36, laiton mi-dur.
• Le piston ne doit pas être fait d’un acier dont la limite élastique est supérieure à celle du cylindre
creux.

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10.16 Conception des ponts

Caractéristiques géométriques

Les caractéristiques géométriques suivantes doivent être respectées:

• Le cylindre creux doit être assez profond pour que la bague d’étanchéité et la bordure du piston
demeurent en contact avec la paroi du cylindre;
• La rotation est assurée par la déformation de l’élastomère. La déformation verticale induite sur le
périmètre de l’élastomère à l’ÉLUT ne doit pas dépasser 15% de son épaisseur;
• L’excentricité e résultant de l’éloignement de la charge axiale du centre de l’appareil suite à une
rotation maximale à l’ÉLUT ne doit pas être supérieur à 4% du diamètre de l’élastomère.

Disque en élastomère

L'appareil d'appui doit être conçu de sorte que la pression moyenne sur le disque en élastomère à
l’ÉLUT ne soit pas supérieure à 40 MPa.

Bagues de section rectangulaire

La conception des bagues doit respecter les prescriptions suivantes:

• Utilisation de 3 bagues (circulaires en plan);


• Bagues coupées en un point de leur circonférence;
• Faces de la coupe chanfreinées à 45% par rapport à la verticale;

• Largeur ≥ 0.02 Dp où Dp est le diamètre intérieur du cylindre creux;


≥ 6 mm
≤ 20 mm
• Épaisseur ≥ 0.2 fois la largeur
≥ 1 mm.

Cylindre creux

La conception du cylindre creux doit respecter les prescriptions suivantes:


• Épaisseur de la base:
¾ Cylindre appuyé sur du béton ou du coulis: ≥ 0.06 Dp
≥ 20 mm
¾ Cylindre appuyé sur des poutres ou plaques d'acier: ≥ 0.04 Dp
≥ 15 mm
• Épaisseur de la paroi
La paroi doit résister à tous les efforts à l’ÉLUL. Cependant, dans le cas des appareils non
guidés, l’épaisseur peut être calculée selon la formule suivante plutôt que de faire une analyse
rigoureuse:
Dp
tw ≥ Pu
2φ Fy

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.17

Piston

La conception du piston doit respecter les prescriptions suivantes:

• Diamètre moindre que Dp d'une quantité variant entre 0.5 mm et 1.25 mm;
• Épaisseur minimale selon les efforts mais ≥ 0.06 Dp;
• La hauteur (w) de la bordure en contact avec le cylindre creux doit transmettre les efforts
horizontaux en tenant compte d’une surface de contact de 0.33wDp et d’une pression de φ Fy .
Aussi:
w ≥ 0.03 Dp
≥ 6 mm.

10.9.5 Appareils d'appui à élastomère

Généralité

Les appareils d’appui en élastomère peuvent être des appuis sans frette faits uniquement d’élastomère
ou des appuis frettés formés de couches d’élastomère et de lamelles d’acier placées en alternance.

Matériaux

Les matériaux composant ces appareils sont:

Lamelle d’acier : tôle d’acier doux laminé d’une limite élastique minimale de 230 MPa.
Élastomère : polyisoprène naturel pur et polychloroprène pur (voir le tableau 11.6.6.2.2 du Code).

Déformation et rotation

La déformation moyenne par compression de l’épaisseur de l’élastomère ne doit pas dépasser 0.07 he à
l’ELUT. Lorsqu’il y a rotation, l’appareil doit éviter tout soulèvement si une déformation maximale de
0.14 he se produit sur le bord de l’appui à l’ÉLUT. La déformation en cisaillement dans quelque
direction ne doit pas excéder 0.5 he à l’ÉLUT.

Fabrication des appareils d’appui frettés

L’épaisseur du recouvrement des couches extérieures au bas et au haut de l'appareil ne doit pas
dépasser 70% de l’épaisseur d’une seule couche intérieure d'élastomère. Le recouvrement en
élastomère des surfaces latérales doit avoir au moins 5 mm d’épaisseur.

Fixation

Il doit y avoir une fixation pour empêcher le déplacement de l’appareil lorsque la pression minimale
moyenne est inférieure à 1.5 MPa à l’ÉLUT.

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10.18 Conception des ponts

Pression moyenne)

À l’ÉLUT, la pression moyenne exercée sur une couche d’élastomère sans rotation ne doit pas dépasser
la pression admissible prescrite à la figure 11.6.6.7 du Code en fonction du coefficient de forme de la
couche S. Le coefficient de forme doit être basé sur la couche la plus épaisse que renferme l’appareil
d’appui fretté.

Figure 10-7 Coefficient de forme S

L'équation permettant le calcul de la pression moyenne est donnée dans le commentaire du Code:

pavg = 0.22 S 2 en MPa

Figure10-8 Géométrie des appareils d'appui

S = Rapport de l’aire chargée de l’appui à son aire libre de se déformer

A× B
Soit : S =
T × 2 ( A + B)

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.19

Guide de retenue latérale

Les matériaux doivent être conformes aux spécifications relatives aux matériaux des appareils d’appui.
Les guides doivent être parallèles, suffisamment longs et un espace de 1.5 mm doit être prévu dans la
direction retenue. La charge horizontale appliquée sur le guide se situe au centre du matériau glissant à
faible frottement. L’assemblage entre le guide et le corps de l’appui doit tenir compte du cisaillement et
des moments de renversement.

Les matériaux à faible frottement doivent être fixés à l’aide d'au moins deux des quatre méthodes
suivantes :

• boulonnage;
• liaisonnement;
• enclenchement mécanique;
• confinement.

EXEMPLE 10.2: Appareils d’appui en élastomère fretté

Généralités

L’exemple présente les calculs requis pour déterminer la superficie minimale de l’appareil d’appui. On
ne considère que la pression moyenne due aux réactions causées par les charges de gravité, sans inclure
les effets de la rotation. Tous les autres détails reliés à la conception, tels les calculs et la disposition
des lamelles d’acier, la déformation en cisaillement, la déformation verticale ainsi que le coefficient de
forme, sont sous la responsabilité du fabricant et ne seront pas présentés dans cet exemple.

Tableau 10-4 Réactions aux culées à l’ÉLUT

Élément Réaction en service (kN)

Poutres principales, dalle et 522


diaphragme
Charges mortes surimposées 23
Enrobé bitumineux 67
Gradient thermique 45
Retrait-fluage 58
CL-625 (DLA inclus) 410

Superficie de l’appareil d’appui

Pression moyenne à l’ÉLUT :

a) Sous charges permanentes : limite 4.5 MPa

R = (522 + 23 + 67) αD. + (58) αK. = 658.4 kN

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10.20 Conception des ponts

où : αD = 1.0
αK = 0.8
658.4 × 103
A≥ = 146311 mm2
4.5

b) Sous les charges totales : limite 7.0 MPa

R = (522 + 23 + 67) αD + (58 + 45) αK + (410 kN)αL = 1063.4 kN

où : αD = 1.0
αK = 0.8
αL = 0.9

1063.4 × 103
A≥ = 151914 mm2
7.0

Pression moyenne à l’ÉLUL :

a) Sous charges permanentes : limite 7.0 MPa

Rf = (522 + 23) αD1 + (67 kN) αD2 + (58 kN) αK = 827 kN

où : αD1 = 1.2
αD2 = 1.5
αK = 1.25

827.0 × 103
A≥ = 118 142 mm2
7.0

b) Sous les charges totales : limite 10.0 MPa

Comb. 1 : Rf = (522 + 23) α D + (67) α D2 + (410 kN) α L = 1452 kN


Comb. 2 : Rt. = (522 + 23) α D1 + (67) α D2 + (58 + 45)α K + (410 kN) αL = 1529 kN

où :

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.21

Tableau 10-5 Coefficients de pondération des charges

Combinais Combinai
on 1 son 2

α D1 1.2 1.2
α D2 1.5 1.5
αK - 1.15
αL 1.7 1.6

1529 × 103
A≥ = 152 895 mm2
10.0

Superficie de l’appareil d’appui


2
A ≥ 152 895 mm

Dimensions de l’appareil sélectionné: 600 × 300× 75 mm


2 2
A = 180 000 mm > 152 895 mm

Figure 10-9 Dimensions de l'appareil d'appui

Caractéristique géométrique (Art. 11.6.6.3)

L > 3 he

où : L = 300 mm
he = 75 mm

300 mm ≥ 3 × 75 = 225 mm

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10.22 Conception des ponts

EXEMPLE 10.3: Appareil d’appui à élastomère confiné

Généralités

L’exemple considère un appareil d’appui multi-directionnel dans les deux directions et se limite
principalement aux dimensions du disque en élastomère et de la feuille de PTFE, qui sont
habituellement spécifiées par l’ingénieur concepteur du projet.

Les autres composantes en acier, tel que le cylindre creux et le piston, doivent résister aux charges qui
leur sont appliquées conformément au chapitre 10 du Code «Ouvrages en acier» en plus des exigences
géométriques stipulées aux articles 11.6.5.3 « Caractéristiques géométriques », 11.6.5.6 « Cylindre
creux » et 11.6.5.7 « Piston ».

Tableau 10-6 Réactions aux culées à l’ÉLUT

Élément Réaction en service (kN)

Charpente métallique, dalle 191.3


de béton
Charges mortes surimposées 29.1
Enrobé bitumineux 49.5
CL-625 (D.L.A. inclus) 463.6

Dimension du disque en élastomère

Selon l’article 11.6.5.4 : Pression moyenne à l’ÉLUT ≤ 40 MPa

R = (191.3 + 29.1 + 49.5) αD + (463.6) αL = 687.1 kN

où : αD = 1.0
αL = 0.9
687.1 × 103
Aire ≥ = 17179 mm2
40

Diamètre du disque ≥ 148 mm


Choix : diamètre 235 mm > 148 mm
Dimension de la feuille de PTFE

Caractéristiques : la feuille de PTFE de type « Vierge pur » conforme à la norme ASTM D-1457
est confinée.

Pression moyenne à l’ÉLUT

a) Sous charges permanentes : limite 30 MPa

Rart = (191.3 + 29.1 + 49.5) αD = 269.9 kN

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Dispositifs de retenue, joints et appareils d'appui 10.23

où : αD = 1.0

269.9 × 103
A≥ = 8997 mm2
30

b) Sous les charges totales : limite 45 MPa

Rart = (191.3 + 29.1 + 49.5) αD + (463.6 kN) αL = 687.1 kN


où : αD = 1.0
αL = 0.9
687.1 × 103
A≥ = 15270 mm2
45

Pression moyenne à l’ÉLUL

a) Sous charges permanentes : limite 45 MPa

Rart = (191.3 + 29.1) × αD1 + (49.5) αD2 = 338.7 kN

où : αD1 = 1.20
αD2 = 1.50
338.7 × 103
A≥ = 7527 mm2
45

b) Sous les charges totales : limite 65 MPa

Rf = (191.3 + 29.1) αD1 + (49.5) αD2 + (463.6) αL = 1126.9 kN


où : αD1 = 1.20
αD2 = 1.50
αL = 1.70
1126.9 × 103
A≥ = 17 336 mm2
65

Feuille de PTFE
2
A ≥ 17 336 mm
Diamètre ≥ 149 mm
Choix : diamètre 235 mm > 149 mm

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