Vous êtes sur la page 1sur 340

UNIVERSITE DE DROIT, D’ECONOMIE ET DES SCIENCES

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE

THESE

présentée par

Raimundo N. DOS SANTOS

Pour obtenir le grade de Docteur en Sciences


de l’Université de Droit, et des Sciences d’Aix-Marseille

Sciences de l’information

RATIONALISATION DE L’USAGE DE LA CLASSIFICATION


INTERNATIONALE DES BREVETS PAR L’ANALYSE
FONCTIONNELLE, POUR REPONDRE A LA DEMANDE DE
L’INFORMATION INDUSTRIELLE

Soutenue publiquement le 06 juillet 1995 devant la commission


d’examen à 14 heures à la salle de thèse 201.

Président du Jury
M. LE COADIC Yves Professeur
Membres
M. DOU Henri Professeur
M. DUMAS Phillipe Professeur
Mme. HASSANALY Professeur
M. QUONIAM Luc Maître de conférence
Mme. VARGAS Lilia Professeur
Je tiens à remercier Henri Dou pour toute la confiance bien voulu m’accorder.
Je lui suis reconnaissant de ses enseignements, de son accueil et de son soutien qu’il m’a
toujours apporté dans un grand esprit d’ouverture et d’impartialité.

Je suis très reconnaissant envers Mme. Hassanaly qui, depuis toujours, m’a
vivement encourage dans la démarche intellectuelle empruntée; son suivi attentif et intéressé,
à chaque étape de la progression de mes idées, m’a permis de clarifier celles-ci grâce à notre
cohésion de pensée.

Je remercie également M. Luc Quoniam qui, patiemment, de manière dévouée et


chaleureuse, toujours disponible pour faire progresser mon travail, m’a dispensé des
enseignements et des conseils précieux qui m’ont permis de tester et de valider techniquement
la méthode développée.

Que les membres du jury soient assurés de toute ma gratitude pour m’avoir fait l’honneur
d’évaluer mon travail, en particulier Y. Le Coadic, Mme. L.Vargas et M. P.Dumas.

Je garderai toujours le souvenir avec d’Albert, d’André, de Dominique,


d’Eric, de Jean-Phillipe, de Magali, de Nourridine. de Pascal, de Patrick, de
Sandrine, de Tophe, Je les remercie de leur aide, . . . de m’avoir offert leur amitié.

Qu’il me soit permis de remercier aussi ces amis rencontrés et appréciés, toi surtout
Michel, durant mon séjour en France, qui ont constitué une famille de remplacement celle
laissée au Brésil. Comment ne pas évoquer mon père, décédé récemment, et à qui je
mes travaux, sans oublier une autre personne chère, mon qui nous a quitté
également.

Enfin, durant cette période de ma vie, pas toujours facile, malgré les aides et les
soutiens que j’ai reçus, vous m’avez tous apporté votre amour, la motivation par votre joie de
vivre, sans regrets, et l’équilibre nécessaire à la réalisation de mon travail

c’est de toi, mon fils,

. toi, Odalice, ma femme chérie,

. toi maman,

C’est de vous que je veux parler,

. pour tout.

Merci encore
INTRODUCTION

PARTIE : POSITIONNEMENT DU PROBLEME 7


PARTIE II : CARACTERISTIQUES DU SYSTEME
D’INFORMATION INDUSTRIELLE 70
PARTIE Ill : LA METHODE : LE FOND ET LA CONCEPTION 138

CONCLUSION GENERALE 214

BIBLIOGRAPHIE 218

ANNEXES 237
11.2.4.2. La recherche de l’information pertinente 5
11.2.4.3 . La recherche de l’information stratégique..
X2.4.4. Les freins à l’utilisation des Systèmes d’Information Industrielle..
11.2.4.5. Couverture et spécificités des Systèmes d’Information Industrielle
11.25. LES PARTENARIATS LES DISPOSITIFS TECHNIQUES
Les Réseaux Commerciaux
Le Réseau INTERNET.. .................................................................................1 22

L’INNOVATION ET .............................. .............126


11.3.1. L’INNOVATION.. .....................................................................................................1 26
11.3.2. LES SOURCES D’INFORMATION BREVET
11.3.2.1. L’information brevet l’ampleur et la richesse
II. 3.2.2. L’information brevet : les banques de données

LA METHODE : LE FOND ET LA CONCEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

LA CLASSIFICATION DES BREVETS ..................................138


UN SYSTEME DE LANGAGE ..............................................138
III. 1.2. BESOIN EXPRIME PAR UN ACCORD INTERNATIONAL 1
III. 1.3. EXPLOITATION DE LA BASE DE LA SUR CDROM
III. 1.4. UN OUTIL PUISSANT D’ANALYSE ET D’OBSERVATION
III. 1.5. LA CONCEPTION GENERALE DU SYSTEME CIE
III. 1.6. L’ORGANISATION DU SYSTEME CIE.. ...........................................
III. 1.6.1. Structure Hiérarchique de la
III. 1.6.1.1. De la Section jusqu’au Groupe 170
111.1.6.1.2. .....................................................................
III. L’application de la

LA METHODE................................ ...........................................................................176
PRINCIPE DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE
Fonction “service rendu” et brevet
111.2.1.2. La démarche de Fonctionnelle. 179
III.2.2. L’OUTIL DE MEDIATION ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE
D’INFORMATION .........
La production de l’information solvable
111.2.2.2. Présentation de cas 189
III.2.2.2.1. Cas 1 classement du brevet ..................................................191
III.2.2.2.2. Cas 2 Les brevets Notation X ............................................................. 0
lIl.3. DISCUSSION CONCLUSION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . îðì

IV. CONCLUSION GENERALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214

V. BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218
Liste des Tableaux

Tableau 1 principales entreprises en nombre d’alliances (période 1980-90)


Tableau 2 Les voies d’accès la maîtrise d’une nouvelle technologie par ordre d’autonomie
décroissante.
Tableau 3 Recherche et Développement 1991
Tableau 4 Propositions de l’Union Européenne sur les réseaux trans-européens.
Tableau 5 Changement du comportement des consommateurs et effets naturels, directs ou
indirects attendus sur les achats et les besoins.
Tableau 6 Rôle et usage de l’information pour l’activité d’achat dans une entreprise d’après
J.Chaumier
Tableau 7 De la recherche à l’innovation, d’après et R.Boyer ............................................... 2
Tableau 8 Systèmes d’information dans la gestion stratégique de l’entreprise.
Tableau 9 Sources d’information utilisées pour résoudre des techniques.
Tableau 10 : Référence bibliographique extraite de la base de données WPIL sur 1
Tableau Liste de fréquences des mots extraits dans le sujet blanchiment de la pâte à papier à
partir de la soude .................................................................................................................
Tableau 12 Résultat de l’analyse de corrélation entre les thèmes qui sont en rapport avec le
processus de Blanchiment.
Tableau 13 Résultat de l’analyse de corrélation des dans la production de la pâte à papier. 1
Tableau 14 Résultat de l’analyse de corrélation entre les thèmes de la production de la pâte avec
des vieux papiers
Tableau 5 Mots caractéristique du domaine de la production de la pâte par voie enzymatique.
Tableau 6 Mots liés aux années antérieures à 1990 dans le domaine de la production de la pâte à
papier par voie enzymatique. . . . . . . 107
Tableau 1 7 Mots liés aux années 1987-90 dans le domaine de la production de la pâte à papier par
voie enzymatique. 109
Tableau 18 Brevets nationaux demandés (y compris EPC et PCT). 1
Tableau 19 Les supports d’édition de la Classification Internationale des Brevets.
Tableau 20 Représentation spatiale de la sous-classe D 2 1 C FRE).
Tableau 2 1 Ensemble des matières techniques privilégiées dans le domaine papier par la
Tableau 22 Notice bibliographique de la famille de brevets US-755242. 192
Tableau 23: Codes accordés à la famille de brevets US 755242 par Pays.
Tableau 24 Notice bibliographique de la famille de brevets US 755243.. .............................................
Tableau 25 Codes accordés à la famille de brevets US 755243 par pays
Tableau 26 Notice bibliographique de la famille de brevets JP
Tableau 27 Codes CIB accordés à la famille de brevets par pays 199
Tableau 28: Les revendications de brevets accordées Notation X..

iv
Tableau 29 : Etude de technique de procédé de production de la pâte à papier..
Tableau 30 Extrait de la base créée sous ................
Tableau 3 Les 3 domaines d’action du procédé “blanchiment”
Tableau 32 Mots significatifs trouvés dans le corpus, résultat de la requête avec mot
“weighing”. . . . . . . . . . . . . . . . . , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
INTRODUCTION
INTRODUCTION

Cette concerne le développement d’une méthodologie de


rationalisation de l’usage de la Classification Internationale des Brevets
par le principe de Fonctionnelle, pour répondre à la demande
d’Information Industrielle.

Dorénavant, pour anticiper la situation des marchés et l’évolution de la


concurrence, pour détecter et les menaces ou les opportunités dans un
environnement concurrentiel, pour définir les actions offensives et défensives
les mieux adaptées à une stratégie de développement, l’entreprise aura besoin
non seulement d’informations périodiques mais d’un flot ininterrompu
d’informations.

La révolution récemment constatée dans ce domaine a rendu les données


plus largement et rapidement disponibles. Les données statistiques et
économiques relatives au marché, aux consommateurs ainsi que les données
techniques sont disponibles, de plus en plus nombreuses et complètes sous
forme informatisée. Les bases de données publiques et privées nous permettent
de croiser n’importe quel type de références à propos de notre environnement
externe, et nous pouvons y accéder instantanément_

C’est depuis longtemps déjà une évidence que les volumes d’informations
vont croissant, et que, parallèlement, la masse d’informations à consulter pour
trouver une information pertinente va en augmenter.

En raison de cette situation, nous constatons qu’une prestation


d’informations à un échelon professionnel est devenue pour nous, depuis ces
dix dernières années, une question fondamentale.
A ce D~ ODOS , citons un exemple si nous imaginons, par exemple, un taux
de bruit et de silence raisonnable d’environ l’utilisateur qui reçoit 100
documents en réponse à une question pourra en trouver 50 pertinentes mais il
trouvera aussi 50 documents hors sujet. Dans ce cas, le temps qui lui sera
nécessaire pour parcourir l’ensemble des obtenues sera
considérablement allongé.

Deux principes sont systématiquement mis en oeuvre pour pallier ce


problème :
Sous la poussée des nouvelles technologies de l’information et de la
télécommunication, l’un met à notre disposition des outils puissants pour
accéder aux grosses masses de données, ceci à haut débit et à l’échelon
planétaire.
L’autre, met en avant des notions d’extraction et de transformation de
l’information en tant que matière première. La diversité de l’information, la
nécessité de raccourcir, le plus possible, les délais d’accès ainsi que le volume
des flux de données, ont rendu, économiquement et humainement, difficiles les
traitements purement intellectuels des documents individuels.

Ces deux principes auraient pu être facilement adaptés dans un système


d’aide à la décision stratégique d’une entreprise où les données à traiter,
résultant d’une conjoncture économique favorable (un monde de problématique
étroite souvent générée artificiellement), auraient été plutôt chiffrables et
extrapolées du passé (par exemple, des données sur la production, la vente, la
consommation, etc).

Dans une conjoncture stagnante ou défavorable, l’information dont


l’entreprise a besoin pour une prise de décision stratégique, n’est pas
dévalorisée à l’usage et sa valeur est largement fonction de son intérêt pour
l’utilisateur.

2
Autre les deux principes évoqués ci-dessus, il faut, pour augmenter le taux
de pertinence d’une masse d’information, y introduire la dimension de service
qui va mettre en relation deux espaces de valeur.

D’abord, celui de la valeur d’échange, qui doit assurer la viabilité


économique de l’offre et la possibilité d’une demande solvable. Concrètement, la
problématique à résoudre est de préciser le besoin et le contexte dans lesquels
une question se trouve.

Ensuite, celui de la valeur d’usage, souvent associée à la qualité du


service rendu, qui doit ancrer l’intérêt de la demande sur un ensemble d’effets
utiles et de conditions adéquates d’utilisation. Assurer la pérennité de
l’entreprise dans un environnement mondial exigera son irrigation croissante à
l’aide d’une information de qualité (critique), immédiate, voire anticipée et
constituée plutôt de signaux faibles.

Pour illustrer notre raisonnement, cette thèse est divisée en trois parties:

Comme on va le voir, cette évolution n’est pas spontanée et elle est


essentiellement poussée par une conjoncture économique où les surprises
stratégiques sont plus fréquentes et concernent un plus grand nombre
d’entreprises. La création de valeur découle d’une chaîne complexe qui, partant
généralement de l’innovation, est basée sur l’écoute du marché, pour aboutir à
la destruction et au recyclage de produits, en passant par la logistique de
service.

3
Dans une conjoncture économique ½±³°´»¨»ô comme la nôtre,
l’information stratégique dans la gestion de l’entreprise repose essentiellement
sur une bonne connaissance du terrain. C’est pourquoi la moiti6 presque de ce
chapitre concerne l’étude de la globalisation du marche, du développement
stratégique, de la communication, du client, des flux d’informations et des
Facteurs Critiques de Succès, qui sont les principaux paradigmes dans la
nouvelle gestion de l’innovation dans l’entreprise.

Selon le fil conducteur de notre raisonnement, (ayant dans la


première partie de cette thèse, de la valeur traduit comme
la conception de l‘information stratégique dans la gestion de l’entreprise), il nous
faut, dans cette seconde partie, caractériser l’espace de la valeur d’usage.
Autrement dit, préciser l’espace que nous utilisons pour identifier une
signification qui à un besoin précis d’information.

Outre, les considérations sur les différents plans où les signaux faibles se
manifestent en premier, la filière et la typologie des Systèmes d’Information
Industrielle, les sources informeltes et textuelles, nous présentons déjà, dans
cette partie de la thèse, quelques éléments de fond de notre méthodologie, tels
que Une réflexion sur la loi de totka appliquée au degré d’exactitude d’une
question posée et aussi, une proposition de formulation pour une question en
analogie à la construction d’une phrase, contenant : le sujet et le verbe.

Ce sous-chapitre est clos par la présentation d’une méthodologie de


recherche de l’information stratégique mais aussi, par des considérations sur les
freins à l’utilisation, couverture et les spécificités des Systémes d’Information
Industrielle.
Les et les technologies d’information sont privilégiés, en
soulignant le progrès dans les télécommunications représenté par
performance des réseaux commerciaux et d’lnternet.

Ce chapitre s’achève par la question de dans l’entreprise


basée sur la Politique de Propriété Industrielle, associée essentiellement, aux
sources d’information provenant des brevets. On soulignera l’importance de
l’exploitation de cette source d’information qui jette les principes de la
formalisation de notre méthodologie, savoir la rationalisation de l’usage de la
par fonction, pour trouver l’information industrielle.

mise en de de valeurs

Cette partie est caractérisée par le développement d’outils susceptibles de


systématiser l’activité de service concernant la mise en relation des deux
espaces de valeurs que représentent les chapitres précédents.

Pour cela, nous présentons tout d’abord la CIB et nous démontrons


comment nous pouvons nous en servir pour, à partir de sa structure
hiérarchique, déceler le contexte d’un objet technique.

Ensuite, en couplant le principe d‘affectation des codes de ce système par


les de Propriété Industrielle avec la méthode de Fonctionnelle,
nous une méthodologie de formulation du besoin.

Toutes ces démarches sont illustrées par des cas réels provenant de nos
expériences sur le terrain, dans des activités de prestations professionnelles
des services d’information au Brésil, mais aussi, à partir d’activités de
recherches fondamentales au Centre de Recherche de Marseille
(CRRM).

Ce chapitre s’achève par la présentation d’une formulation de la


méthodologie sous forme d‘une boucle, par la traduction réciproque
entre les deux ordres de valeur mis en relation celui de l’espace de la valeur
d’échange, où se formalise le besoin et celui de l’espace de la valeur d’usage,
où s’identifie le sens et, le cas se décèlent les signaux faibles.

6
PARTIE
POSITIONNEMENT DU PROBLEME

VERS

Depuis toujours nous attendons beaucoup de la vitalité des entreprises


pour assurer le dynamisme de l’économie et le bien-être du tissu social.
L’entreprise doit, et c’est son rôle, prendre des initiatives, innover, investir,
embaucher, se montrer compétitive et vendre Pour remplir sa fonction elle
doit bien connaître son métier de base et ses clients, mais aussi ses
concurrents, ses fournisseurs, son personnel, et tenir compte de toutes les
contraintes de son environnement. Pour diriger t’entreprise, il faut non
seulement s’informer, analyser, prévoir, organiser, établir des projets, des
stratégies, lancer des actions, mais de plus, et décider sans cesse .

Cette manière d’agir aurait pu facilement adoptée dans un monde où


le changement serait demeuré l’exception et non la règle. Dans cette sorte de
paradigme toutes les entreprises s’étaient d’ailleurs bâties leur propre culture de
prise de décisions stratégiques afin de la permanence dans un monde où
la stabilité devenait la règle.

Cependant, Economie mondiale est entrée, depuis le milieu des années


soixante-dix, dans une période où les surprises stratégiques sont plus
fréquentes et concernent un nombre toujours croissant d’entreprises. L’espace
destiné à la pratique de l’exercice de prise de décision, qui, auparavant était très
stable et bien délimité, a soudainement changé de dimension

II est désormais, banal de dire que, depuis cette période, l’environnement


des entreprises est devenu plus complexe. Disons qu’il est surtout turbulent et
que son instabilité, due à des mouvements contradictoires, est dorénavant, sans
évolution prévisible. La globalisation progressive des marchés a multiplié, de
façon exponentielle, à la fois les acteurs, la diversité et les de contraintes.
L’accélération des communications a changé le rythme des événements et a
imposé des réactions rapides

Ces phénomènes sont d’une ampleur telle, que leur évolution ne peut plus
être maîtrisée dans le cadre des organisations classiques. Cela va provoquer
une crise de confiance profonde dans les outils de planification auxquels il était
volontiers attribué la capacité de maîtriser l’avenir.

Deux questions se posent

i. Quel niveau de connaissance faut-il apporter aux décideurs ?

ii. Comment faire en sorte que ces connaissances soient en adéquation


avec leurs besoins ?

La prise de décision, définie depuis toujours comme un processus


permettant à une entreprise de passer d’une position stratégique à une autre,
est restée fort longtemps basée sur les éléments du passé. La planification de
t’entreprise, méthode formalisée de prise de décision, est restée pendant plus
de quarante ans un système budgétaire de contrôle financier à court terme et
rien de plus

Ce paradigme va se poursuivre jusqu’à la fin de la Seconde Guerre


Mondiale La question du niveau des connaissances à apporter aux décideurs
et de son adéquation aux besoins, ne faisait pas partie des priorités des
entreprises, qui contrôlaient alors parfaitement leur système, à des
données bien intégrées. La planification de t’entreprise, jusqu’à cette époque,
n’était qu’une activité de type budgétaire

8
Après la Seconde Guerre Mondiale, l’accroissement marché, fortement
par la demande, fa croissance économique et le développement rapide
de nouveaux marchés entraînent l’apparition de nouvelles variables en nombre
croissant. Les systèmes d’analyse et de prise de décisions stratégiques se font
plus complexes, ce qui exigera de la part des entreprises une plus grande
attention à de leur environnement. Désormais, fa planification devient
une méthode de travail à part entière, solidement ancrée dans plupart des
grandes entreprises

En conséquence, les entreprises commencent dès lors à appliquer des


méthodes de planification, dans l’esprit du concept suivant, donné en 1916 par
Ii. FAYOL gérer c’est regarder vers l’avenir

La gestion de guidée par une attention soutenue à


de son environnement, se prolongera jusqu’aux années soixante.
L’accroissement de complexité entraîné par les nouvelles conditions
économiques amorcera alors recherche d’optimisation des systèmes de
planification en tenant compte de des conditions d’activité des
entreprises. Ces systèmes de planification évolueront eux-mêmes plus ou moins
rapidement et plus ou moins profondément selon les firmes, les secteurs et les
pays

Tout au début des années cinquante, on trouvait déjà des systèmes de


planification englobant des activités de l’entreprise. L’horizon de
réflexion entraîné par ces systèmes variait entre 3 et 5 ans. L’entreprise
s’attachait alors une stratégie visant faire plus et mieux; son but étant
d’atteindre une croissance proportionnelle à l’accroissement de la demande,
bien en adéquation avec ses capacités de production et de financement?
DE

1.2.1. DANS UNE CONJONCTURE ECONOMIQUE FAVORABLE

Dans ces systèmes de planification, l’environnement pris en compte étant


limité au marché ambiant, l’attention des entreprises se porte sur les contraintes
financières. Les connaissances à apporter aux décideurs, pour répondre à cas
nouvelles demandes, sont des données chiffrées, extrapolées du passé.
ci, devront prendre en compte

les tendances estimées de la demande

les prix et les comportements de la concurrence.

Ce système s’appuyant sur la base d’une méthode de planification à long


terme demeurera en vigueur jusqu’au milieu des années soixante. Néanmoins
dés le début de cette décennie et malgré la poursuite d’une forte croissance
économique, nous assistons à l’émergence de nouveaux paradigmes, ainsi

les activités deviennent plus complexes

la concurrence se révèle déjà plus pertinente et plus diversifiée

le rythme des innovations technologiques s’accélère.

Pour faire face à ces derniers éléments, les décideurs sont d’ores et déjà
confrontés à des choix stratégiques concernant le développement de nouvelles
technologies et de nouveaux produits, la pénétration de nouveaux marchés, les
divers modes de croissance, allant même jusqu’à l’internationalisation.

La gestion de ce type d’organisation économique va demander le


développement d’un nouveau système de prise de décisions stratégiques, Ce

ïð
système prendra en compte non seulement la connaissance des possibilités
d’expansion des activités existantes, mais aussi celle des changements en
cours La planification de l’entreprise sera désormais découpée en deux
volets

i. la planification stratégique, processus qui fixe les grandes


orientations permettant à l’entreprise de modifier, d’améliorer ou de
conforter sa position face à la concurrence

ii. la planification opérationnelle, processus qui traduit les orientations


stratégiques programmée, applicables par tous les services,
départements et unités de l’entreprise, dans le cadre de leurs activités
courantes.

Ce nouveau modèle est un véritable découpage dans les charges des


dirigeants concernant les choix stratégiques de l’entreprise. Tandis que la
planification opérationnelle suit une logique de continuité temporelle, la
planification stratégique doit gérer le changement. Alors que la planification
opérationnelle détermine les choix dans tous les domaines et pour tous les
départements et services de l’entreprise, la planification stratégique doit cibler
les seuls domaines engageant directement l’avenir de l’entreprise.

II est important de signaler que ce modèle met l’accent sur les différentes
tâches à accomplir. Précisons que, la planification stratégique requiert la
participation d’un nombre restreint de hauts dirigeants, alors que la planification
opérationnelle concerne tous les responsables des départements et services de
l’entreprise. Non seulement le niveau des connaissances à apporter aux
décideurs et leur adéquation aux besoins deviendra plus complexe, mais il
faudra introduire le concept de connaissances à deux vitesses la planification
stratégique a une orientation plus qualitative que la planification opérationnelle.

ïï
Cette pratique de planification différenciée, qui permettra une réflexion
approfondie sur les domaines véritablement stratégiques, va, à la fin des
années soixante, s’appuyer sur des outils spécifiques d’analyse. Les
du type “analyse de portefeuille d’activités”, développées en particulier les
consultants américains (Boston Consulting Arthur
proposent des démarches et des langages communs qui forment une
base de réflexion et de négociation pour les responsables impliqués dans le
processus de planification stratégique.

Outil pour la croissance, il est normal que stratégique privilégie


les questions d’ordre financier, le marketing, les produits, les marchés, car les
capacités de développement compétitif des entreprises dépendent
essentiellement d’eux.

La représentation BCG devient donc un outil fort puissant pour la réflexion


stratégique. Sur l’axe des sont portés les attraits du marché
exprimés en taux de croissance moyen annuel. Sur des abscisses sont
portés les atouts de l’entreprise exprimés par le rapport entre la part du marché
total de l’entreprise et celle de son principal concurrent. Derrière ces deux
variables transparaît une logique financière. Le BCG part du principe que l’un
des objectifs essentiels de la stratégie est de permettre une allocation optimale
des ressources dont dispose l’entreprise, entre différents segments
stratégiques, pour acquérir une meilleure position concurrentielle globale. Cette
analyse, basée sur des données chiffrées, permettrait d’envisager les choix
stratégiques parmi ceux disposés dans les quatre quadrants de figure 1

12
Figure 1 matrice stratégique du

*fort taux de crois *fort taux de croissance du


marché
l relativement plus l position relativement faible
forte que celle du par rapport au concurrent

ATTRAITS besoins
du financiers

*faible taux de du taux de du

*position relativement plus *position relativement faible


forte que celle du concurrent par au concurrent

faible
faible

part de relative

Cette représentation comporte l’entrée de données chiffrées pour amener


à une réflexion stratégique qualitative. Le principe de “l’effet expérience” mis
en évidence par BCG est bien connu. L’entreprise dont la production cumulée
est la plus importante, dispose sur ses concurrents d’un avantage possible en
ce qui concerne les coûts grâce à une expérience cumulée importante, celle-ci
permettant d’abord, des améliorations progressives des procédés et des
moyens de fabrication, puis des économies d’échelle lorsque la production se
développe.

Ce principe de l’expérience repose sur de multiples observations


selon lesquelles le coût unitaire d’un produit, évalué en monnaie constante,
diminue d’un pourcentage constant à chaque doublement de l’expérience. Ainsi,
quand l’entreprise double sa production cumulée, elle double son expérience
cumulée.

13
Ceci étant, il est logique de penser que le rapport entre les productions
cumulées de deux concurrents est le même que leurs parts du marché. II
donc judicieux d’apprécier par la mesure des parts du marché l’avantage
réciproque possible entre deux concurrents en termes de coûts unitaires de
production. C’est là, le principe de la représentation BCG.

Cette représentation affinée plus tard par son concepteur, Boston


Consulting Group et adoptée par d’autres consultants, était, lorsqu’elle fut
formulée, extraordinairement novatrice. Son caractère synthétique en a fait un
outil pédagogique très efficace et un excellent vecteur de diffusion du marketing
stratégique

Des réserves bien justifiées lui ont toutefois été objectées. L’effet
ne se fait guère sentir dans des secteurs de production à forte
composante technologique. En utilisant comme d’atout le positionnement
exprimé en termes de parts relatives du marché par rapport au concurrent le
mieux place, la représentation BCG ne met en évidence que positionnement
actuel; en utilisant comme critère d’attrait un taux de croissance
moyen, elle n’introduit aucune anticipation sur son évolution future. Elle
photographie, dans un environnement stable, une situation acquise
grâce l’effet d’une expérience

Attribuant aux extrapolations les seuls éléments permettant d’établir son


avenir (ainsi, certaines données du passé de l’entreprise, de son environnement
concurrentiel et de son marché), la démarche BCG n’invitait pas à en exploiter
d’autres, par exemple les possibilités de mutations résultant de courbes
d’expérience ou de l’impact de sauts technologiques déterminants.

La segmentation stratégique des portefeuilles a eu souvent pour


effet d’occulter les synergies possibles entre les compétences et savoirs propres
chaque segment. Le découpage des activités de l’entreprise en segments

14
homogènes n’offre guère, en effet, de structures d’accueil favorables à une
réflexion inter-segments d’où peuvent émerger des innovations technologiques
ou des voies de diversification

D’autres techniques d’aide à la prise de décision telles que la recherche


opérationnelle et l’aide à la décision multicritère ont subi des critiques
analogues. Un article de J.C. Moidson, pose, en titre, la question Faut-il
encore croire en la Recherche Opérationnelle ?

A. a très clairement analysé dans Décider sur plusieurs


critères. Aide à la Déçision Multicritère les difficultés d’utilisation de la
technique de à la Décision Multicritère dans la planification stratégique
Dans cet ouvrage A. rappelle que dès 1977, Bernard Roy, dans
l’article Critique et dépassement de la problématique de l’optimisation
expose six raisons pour lesquelles l’optimisation conduit aux faiblesses
répéeroriées ci-dessous

Hypothèse d’une préexistence de préférences cohérentes, stables,


excluant incomparabilité

Biais instrumental (tendance à favoriser les conséquences les plus


facilement chiffrables

Absence d’incitation l’insertion des décideurs dans le


processus de décision

Hypertrophie des techniques de calcul

Complexité faisant obstacle à la compréhension et au dialogue

Problématique trop étroite, souvent artificielle.


Confrontées à des problèmes d’une grande acuité et de nature nouvelle
dans les années soixante-dix, les méthodes en place se sont révélées
incapables de traiter correctement ces problèmes. La rupture provoquée par la
crise pétrolière de 1973 a porté un coup sérieux à la crédibilité des prévisions à
long terme. La représentation de l’avenir qui sous-tendait les pratiques
prévisionnelles était celle d’une continuité du passé. En reportant sur le futur les
schémas d’évolution constatés statistiquement, cette représentation néglige
deux catégories de phénomènes.

L’effet de la prévision sur ce qui est projeté, peut être remis en


cause, par exemple, par le phénomène de la régénération de la
connaissance

Les événements imprévus, c’est-à-dire l’apparition de discontinuités,


là où il n’était envisagé que des phénomènes continus

La planification stratégique se trouve ainsi, à la fin des années


dix, déstabilisée par la conjugaison des critiques de ceux qui n’y ont jamais cru
et de la perplexité de ceux qui l’ont pratiquée. L’idée que la planification n’est
plus le cadre obligé de la réflexion stratégique, qu’elle est peu compatible avec
l’exercice d’une réflexion stratégique libre et plus profonde, est en train de
prévaloir

A ce point de notre exposé, nous trouvons indispensable d’apporter


quelques précisions complémentaires avant de passer à l’étape préconisée par
les bureaux conseils mentionnés ci-dessus.

16
D’abord, II convient de préciser que l’évolution retracée précédemment est
schématique et synthétique. En effet, cette esquisse se place dans le but précis
de souligner le rôle et l’utilisation de l’information pour la prise de décision
stratégique dans l’entreprise; pour cela, nous souhaitons évoquer F.Jakobiak,
qui, dans son ouvrage Maîtriser l’Information Critique, Chapitre 6, a écrit

“C’est pour la prise de que le besoin d’information utile, critique, se fait


le plus sentir.” Plus loin, F.Jakobiak continue Pour nous, de
ÉLABORÉE et de c’est avant tout, des
D’AIDE A LA DÉCISION.

Pour que ces outils soient adaptes et de bonne il est donc indispensable,
pour mieux poser le et pouvoir le d’examiner successivement

les décisions Mes la planification


processus et composants de la prise de avec de l’approche
recherche de l’approche aide 8 la et examen
succinct des interactifs d’aide la
place de dans le processus de prise de
variable de l’importance de l’information dans le processus de prise
de

Par la suite, nous proposons une réflexion sur, un schéma de planification


de l’entreprise à t’aide d’une méthode formalisée de prise de décision qui
élabore une représentation volontaire de son état futur et spécifie les modalités
de mise en oeuvre de cette volonté

Pr&isons, que cette évolution de la planification de l’entreprise concerné


les grandes firmes américaines, puis, avec un certain décalage, des pays
d’Europe Occidentale et du Japon. En outre, cette évolution n’a pas été
uniforme dans tous ces pays Tandis que, pour la plupart des entreprises,
de la planification stratégique à long terme a constitué une forme
transitoire; Celle-ci dans de rares entreprises ayant peu de problèmes
stratégiques. C’est le cas, par exemple, des entreprises monoproductrices,
établies sur un marché stable, jouissant de positions dominantes ou de
monopole.
1.2.2. DANS UNE CONJONCTURE ECONOMIQUE’ STAGNANTE OU
DEFAVORABLE

La complexité de l’environnement exige de l’entreprise une écoute


permanente en terme d’information. Toute nouvelle entreprise, pour s’adapter à
un marché très concurrentiel, doit se doter de structures plus flexibles
d’acquisition de l’information ainsi que de méthodes de décision plus souples et
plus rapides

Les nouveaux systèmes de planification dans ces


entreprises vont évoluer vers un système qui reconnaîtra, par exemple, que la
création de valeur découle d’une chaîne complexe qui, partant généralement
de l’innovation, est basée sur l’écoute du marché, pour aboutir à la
destruction et au recyclage de produits, en passant la logistique et le
service Ces nouveaux systèmes s’opposeront donc aux doctrines
traditionnelles, souvent contradictoires et néanmoins toutes identiques dans leur
tentative d’imposer un mode unique de décision, tel que la création de valeur du
seul fait des activités de production et de vente

Certes, ces nouveaux systèmes vont prendre en compte les pratiques


décisionnelles de l’entreprise mais, depuis, vont intégrer le rythme de l’évolution
de son environnement.

Avec un environnement plus complexe et plus turbulent, nous sommes


entrés depuis le milieu des années soixantedix dans une période où les
surprises stratégiques sont plus fréquentes et concernent un plus grand nombre
d’entreprises. Les raisons en sont multiples mais nous pouvons citer
principalement la prise du pouvoir par le consommateur’ la prise de conscience
par l’entreprise qu’elle fait partie d’un environnement politique, culturel et social,
et enfin, l’accroissement de la vitesse et l’élargissement de l’espace dans le

ïè
domaine des échanges économiques. Nous reviendrons sur ces raisons dans
cet exposé, la page 52, “La pensée client”.

Les stratéuiaues sont le


radical et soudain du Ces surprises et les décisions stratégiques
qui en découlent seront réglées selon certains paramètres dont nous
soulignons ci-dessous les trois principaux :

Le rythme de de t’environnement par rapport au


secteur industriel

progressive, par accumulation de microchangements; paf exemple,


le fin de siècle a beaucoup par rapport au de la
fin du mais sans changements majeurs

L’évolution par ruptures, paf modifications brutales de l’environnement; le


cas, par exemple, de l’apparition de la montre quartz ou du disque laser.

Le délai entre le moment où un problème est saisi et


celui où les engagements qui en découlent sont mis en place

existe toujours un délai convenable entre le moment où l’entreprise se


saisit d’un problème et le moment où ses engagements dans une voie nouvelle
sont irréversibles comme pour le lancement d’un nouveau produit, la
d’un nouveau marché, un grand investissement, etc.. . Ce délai dépend
principalement de deux

i. D’un il y a la nature de de l’entreprise, du a type


d’affaire (mode ou paf exemple)

ii. De l’autre, il y a la nature du posé durée de vie de l’investissement, par


exemple).
Dans un cas comme dans l’autre, la surprise stratégique et la décision qui
en découlera, seront formulées en fonction des éléments suivants

*situation d’urgence

*situation de non-urgence.

Fixer le délai, pour la prise de décision, en fonction du domaine d’activité


de l’entreprise et de la nature du problème, suppose, que le décideur ait les
éléments d’évaluation et de validation du niveau d’intention et de la
capacité d’action réactive de l’environnement concurrentiel et la faculté
de déterminer spontanément le délai nécessaire pour rassembler les éléments
décisionnels en fonction d’une des deux situations ci-dessus.

Certes, dans n’importe quelle situation, la question essentielle qui se pose


est la saisie du problème et dans ce sens il va falloir introduire la notion de
dynamique temporelle. En effet, le délai convenable découle uniquement du
degré de liberté ou de l’autonomie décisionnelle de l’entreprise pour parvenir à
des engagements du type lancement d’un nouveau produit, pénétration dans
un nouveau marché, grand investissement, ou acquisition d’une société

Pour cela, l’entreprise devra être la première à évaluer le problème de


façon juste afin de disposer d’un délai suffisant et d’une relative autonomie par
rapport à l’environnement concurrentiel. Concrètement, il s’agit de la seule
attitude valable à adopter dans ce nouvel ordre économique afin de prendre des
engagements sérieux, à moindre risque. Le graphique, voir Figure 2, d’après le
“Stanford Research Institut” (SRI), représente la courbe de décroissance du
degré de liberté d’une entreprise, en fonction du temps qui passe, et illustre de
façon visible et éclatante les signaux préliminaires à la saisie d’un problème.

20
Figure 2 des signaux faibtes et anticipation
Importance
A et amplitude
de des slgnaux
et d’autonomie

LIBERTE
.

Temps

Signaux nouveaux Convergence Les signaux sont des


menace faits concurrentiels dont
significatifs signaux
il faut s’accommoder.

Certes, une autonomie et un degré de liberté n’est pas un acte du


hasard. D’après V. HUGO, “le hasard, ne favorise que Les esprits

Le à est

la maîtrise de l’évolution de l’environnement.

Avoir la maîtrise, signifie avoir du collecter et traiter les


informations les c’est donc la composante aui doit
inciter les décideurs s’insérer dans le processus de Dans ce
domaine deux types de situation sont envisageable

Les entreprises qui n’ont pas cette maîtrise. Pour les entreprises
qui n’ont pas composant d’incitation à l’insertion dans Je processus
de décision le temps est toujours bref par rapport aux besoins de

21
collecte et de traitement de l’information. Sur le graphique, Figure 01,
entreprises seront toujours susceptibles d’être menacées. Pour
les remplacer sur leur position stratégique il suffira que quelqu’un
d’autre maîtrise les changements de l’environnement.

L’encadré ci-dessous, extrait de l’introduction du rapport La Révolution


de l’Intelligence sur de la Technique (du Centre de Prospective et
du Ministère de la Recherche et des Affaires Etrangères, CPE
Paris), illustre parfaitement cette situation

Les techniques constituent des pour ceux savent les


L’exploitation des savoirs et des techniques devient plus et demande plus
d’intelligence et de Technique et social Les communications
relient par l’informatique repartie et exalte son effet Le
pouvoir doit se mettre au service du talent. Le de
des rapports de force internationaux. Un nouvel esprit se Dans
la de l’avenir de des investissements intellectuels,
plus que du capital. La de la technique transfigure la production et le
pouvoir Y .

ii. Les entreprises qui ont cette maîtrise. Avoir la maîtrise est
maintenant le seul archétype à suivre pour une entreprise qui veut
prendre des initiatives, innover, investir, embaucher, se montrer
compétitive et vendre C’est dans ce cadre, qu’une course
effrénée pour la domination de l’environnement concurrentiel va se
jouer Les entreprises qui n’utilisent pas le temps dont elles
pourraient disposer, seront obligées de s’adapter. C’est le cas des
entreprises qui ont perdu la course de la bonne information au bon
moment, en n’ayant pas perçu en temps les signaux faibles.

De plus en plus, l’entreprise qui gagne est celle qui surpasse les autres
par sa vitesse de réaction et sa couverture du terrain de la compétition
économique. De nos jours, ce terrain est représenté par le monde entier, dès la
création d’une société. Nous assistons donc à un double phénomène
d’accélération des événements et de dilatation de l’espace. Cette augmentation

22
de la vitesse ¼» réaction doit être nourrie par une toujours plus
précise et opérationnelle . Aux Ciments Français, par exemple, Bruno Martinet
fait en sorte que son entreprise ne prenne aucun retard par méconnaissance
d’une nouvelle technologie ou de la montée en puissance d’un concurrent. Son
métier est aussi d’établir des circuits d’information hors hiérarchie, qui
permettent à l’information de circuler et rapidement

En effet, avoir la maîtrise pour analyser ta situation et prendre des


décisions stratégiques oblige les décideurs à utiliser désormais des outils
performants susceptibles de signaler le plus tôt possible, l’existence de
stratégiques. Ces outils, réglés selon des changements et
le degré d’urgence des problèmes, permettent de mettre en place une méthode
moderne de gestion de l’information dans l’entreprise basée sur la vigilance et
sur la surveillance active de son environnement

Cette surveillance, élément crucial de la décision, est la base de la


reconnaissance des problèmes L’Oréal, une grande société
française qui a pour objectif unique et très ambitieux de créer une “culture veille
L’Oréal”, situe la société d’aujourd’hui entre deux ères, voir Figure 3

23
3 La d’hier et de demain. l’Oréal

Demain, de

En réseau
Hier, industrielle
Tournée vers le monde
Hiérarchique
Démocratique
Bureautique
Evolutive
Autocratique
Mobile et Flexible
Etablie
Orientée vers le service
Figée
Atomisée
Orientées vers le produit
Concentrée

Associer la gestion moderne de l’information industrielle à l’ampleur du


changement et au délai d’engagement, c’est dire, que, ce qui prévaut dans cette
méthode, c’est la précision du domaine de l’activité de l’entreprise Ce
domaine étant défini, il sera plus facile, ensuite, d’y cerner les menaces et les
opportunités et donc de mettre en oeuvre les moyens appropriés pour les
détecter et les surveiller. Même si l’environnement de l’entreprise est très large,
embrassant à la fois des forces économiques et sociales à l’échelle mondiale, le
domaine de celle-ci qui est essentiel, c’est le secteur, ou l’ensemble des
secteurs, dans lequel elle entre en compétition avec d’autres entreprises

Les études de Michaël Porter montrent que l’intensité de ta concurrence


qui prévaut dans un secteur n’est, ni une coïncidence, ni le fait du hasard. Cette
concurrence prend plutôt racine dans la structure économique du secteur et
dépasse de loin le seul comportement des concurrents existants

En plus des paramètres déjà énumerés et pris en compte {la maîtrise de


l’environnement, l’ampleur du changement et le délai d’engagement), l’étendue
des forces qui déterminent l’intensité du combat que livre une entreprise dans

24
son environnement pour réaliser ses ambitions peut être schématisée par la
Figure 4.

Figure 4 Les cinq forces de la concurrence au sein d’un

Menace
de nouveaux
concurrents

Menace d’arrivée

Certes, pour la prise de décision stratégique, le décideur aura besoin


d’identifier et de connaître, le plus tôt possible, les éléments clés de ces cinq
paramètres qui conditionnent l’existence de l’entreprise. II va falloir, par
exemple, surveiller l’arrivée, sur le marché, d’autres compétiteurs que ses
concurrents habituels. II en est de même pour d’autres produits que les siens,
car il peut exister le risque de voir apparaître des produits de remplacement ou
de substitution issus d’autres secteurs, et, enfin, il faut surveiller les
technologies autres que celles actuellement mises en oeuvre par l’entreprise

Depuis au moins une décennie, plusieurs pays développés se sont lances


dans une course effrénée au développement d’une véritable ingénierie de
l’information, susceptible de produire une information élaborée sur ces cinq
paramètres. Chronologiquement, ce sont les entreprises Japonaises qui, les

25
premières, se sont structurées pour profiter de performante de
l’environnement concurrentiel

Aux Etats-Unis, les études de PRESCOTT font ressortir que, depuis


85, 95 grandes entreprises américaines assoient leurs prises de décisions
stratégiques sur des systèmes de renseignements stratégiques,
nommés systèmes de renseignements

Selon ces mëmes études, la moitié de ces systèmes soutenait la gestion


stratégique, alors que moitié, appuyait l’élaboration de nouvelles
stratégies. Ces systèmes étaient utilisés, soit pour développer des projets
particuliers, soit pour assister des projets courants et étaient placés, soit auprès
de la direction générale, soit auprès des directions fonctionnelles telles que la
direction marketing. te budget moyen alloué à ces systèmes était d’environ
millions de Francs par entreprise

Keiser Associates Inc, consultant américain, a proposé en 1987 un


ensemble d’instructions pour la mise en place d’un de de
l’environnement concurrentiel de
Identifier les concurrents

Déterminer ce qu’il faut apprendre à leur sujet. (Quelles données et


analyses sont les meilleures pour représenter leurs performances

Identifier les sources d’information susceptibles de répondre à ces


questions

Créer une équipe dans l’entreprise et concevoir une stratégie capable


de chercher les informations adéquates, jugées inaccessibles
auparavant

Rassembler les informations pertinentes en provenance de sources


différentes, analyser les données, et évaluer la performance
potentielle de la concurrence par rapport à ce que l’entreprise prévoit
pour elle-même

Surveiller systématiquement les actions de la concurrence et


communiquer continuellement les informations aux dirigeants, pour
que, le cas échéant, des ajustements soient faits.

Plusieurs exemples de propositions de systèmes de surveillance de


l’environnement concurrentiel réalisés dans d’autres pays pourraient être cités.
En effet, il existe plusieurs systèmes différents, poursuivant le même but faire
face la menace du front stratégique dictée par le nouvel ordre
économique. Aux Etats Unis les systèmes de surveillance sont des outils pour
la planification stratégique, et, les informations ciblées sont centrées
essentiellement sur la veille concurrentielle

En effet, ces systèmes sont liés à la culture de chaque pays. En France,


par exemple, la méthode de surveillance de l’environnement concurrentiel se
nomme “Veille Technologique” (VT) et elle englobe les trois premiers des cinq
stades principaux de la planification stratégique

27
Analyse et évolution de l’environnement : cette phase, non
décisionnelle, est grande consommatrii d’informations

Analyse des performances de l’entreprise et détermination des voies


d’évolution c’est la phase du diagnostique stratégique

définition des objectifs et des stratégies c’est la phase d’où


découleront les facteurs critiques de et critique

Chiffrage des moyens et des résultats

Suivi de la réalisation.

Dans ce pays, la démarche de “Veille Technologique” la plus développée


et la plus diffusée, est celle entreprise au sein d’Elf-Atochem. Là, l’organisation
de la démarche s’oriente vers l’information pour la décision
stratégique. Depuis le début, ses experts ont été animés par la volonté de
suivre une voie systématique et pragmatique, qui pourrait être transposée dans
d’autres entreprises et, notamment, dans et moyennes entreprises
françaises

La création du Approfondie de Veille Technologique de


Aix-Marseille Ill, (recommandée par le groupe “Veille Technologique
et Politique des Brevets” de la Commission du Plan janvier à avril
permet de former des experts et vient renforcer la transmission du
savoir-faire et des expériences dans ce domaine

ta direction de la recherche, du développement et de l’innovation d’Elf-


Atochem, définit la veille dans l’industrie, comme l’observation
et l’analyse de l’environnement scientifique, technique et technologique
ainsi que des impacts économiques et futurs, pour en déduire
les menaces et les de

28
En rappelant que l’organisation de la démarche de la société s’oriente
délibérément vers l’information de la décision stratégique (informations qui
exhortent aux décisions importantes), l’action dépasse le seul champ de la
technologie pour la chaîne conduisant de la recherche à la production et
au marché Ainsi, en amont, elle prend en compte les données scientifiques
(recherches en laboratoire) et les données techniques contenues
essentiellement dans les brevets. En aval, elle intègre les données
économiques (capacités installées, capacités de production....), de même que
celles relatives aux marchés. La Figure 5, d’après H. Rostaing représente les
différents types d’information, axés sur la démarche “Veille Technologique”.

Figure 5 La filière information pour la Veille Technologique

d’après H.Rostaing

La nécessité absolue d’innover, a conduit, Elf-Atochem à prendre


conscience de l’obligation d’une maîtrise parfaite du large spectre des
informations (telles que celles représentées par la Figure 5) liées à ses activités.
Ses objectifs sont alors clairement définis surveiller, se protéger, attaquer

Destinée à instruire l’action des responsables et des décideurs, la


méthodologie de la “Veille Technologique” atteint un niveau sophistiqué de
traitement et de diffusion de l’information; Elle est caractérisée, essentiellement,
par la production d’éléments de synthèse de l’information Dans le métier, ces
éléments de synthèse ont désormais plusieurs nomenclatures, telles que
Infoservice, Information Critique

La méthode élaborée par les experts d’Elf-Atochem repose sur


l’identification du type d’information à prendre en compte, la définition de la
couverture géographique et sectorielle de la surveillance, le choix des outils et
des sources d’information. Une démarche spécifique valide l’exactitude de
certaines informations. du système est complétée par un contrôle de
la procédure de diffusion La Figure 6 présente le synoptique de la méthode
“Veille Technologique”

30
Figure 6 Synoptique de la Veille Technologique
DECISION

POLITIQUE GENERALE
D’ENTREPRISE

F.C.S. SYNTHESE
précision des signaux
éléments à significatifs
surveiller

Facteurs Critiques
* F.C.S. (voir Les facteurs critiques de succès, page 65)

Les de ta veille animent, au sein de des réseaux


internes et externes de collecte, de traitement et de diffusion de Le
concept de gestion de I?nformation, qui a pu longtemps véhiculer de !a
passivité, aujourd’hui, dans bien des cas, une fonction dynamique, à
laquelle les décideurs accordent une importance de plus en plus grande. Cette
évolution n’est pas étrangère à d’innovation permanente qu’impose la
pression concurrentielle sur les marchés globalisés

Ceci démontre comment une réflexion sur la pratique de la


Technologique aboutit au choix d’une doctrine, d’une méthode, d’une structure
et d’un système de élaboré. Cette démarche et

31
rigoureuse, conduit à l’élargissement du de la Veille, bien
au-delà du strict domaine technologique.

Depuis 1987, un extraordinaire engouement pour cette méthode se


manifeste en France. En 1988, le Ministère de la Recherche et de
Supérieur a créé un Comité d’orientation Stratégique de
l’Information Scientifique et Technique et de la Veille Technologique.
Constamment, des articles dans la presse (Le Monde, Les Echos,
L’usine Nouvelle, La Recherche, Documentaliste, Science de l’Information,
Archimag...) et une dizaine d’ouvrages, au moins, a été publiée (nous citons
ceux de messieurs F.Jakobiak, Martinet et Ribaut, et H.

Pour la deuxième fois consécutive, le Commissariat Général au Plan a pris


en compte l’ensemble de la Veille Technologique en France, dans le rapport du
groupe de travail Intelligence économique et stratégie des entreprises Ce
groupe a été présidé par Henri Martre, Président de l’Association Française des
Normes Techniques et Président d’Aérospatiale. Ce rapport a été
diffusé par la Documentation Française en février 1994 A travers ce geste, la
puissance publique, apporte ainsi son soutien, et avoue une volonté claire de
donner l’impulsion nécessaire à une gestion collective de l’information.

De nombreux exemples des mutations irréversibles subies


l’organisation des services d’information de l’entreprise dans ces dix dernières
années, peuvent se retrouver, à maintes reprises, dans divers pays, sociétés,
etc. Toutefois, derrière le processus de mutation, l’idée est toujours la
même elle témoigne d’un fait naturel, quoique souvent sous-estimé, à savoir,
que progression, pour une entreprise, réside moins, désormais, dans
l’industrie et le “business”, que dans l’observation minutieuse et permanente de
son environnement technologique, concurrentiel et commercial. Autant d’actions
et de métiers qu’il faut d’urgence entreprendre avec sérieux, et
professionnalisme L’infoservice joue, d’ores et déjà, un rôle déterminant pour

32
la compétitivité de l’entreprise. II est clair, qu’au sein d’une société, nous allons
dorénavant vers une gestion réellement collective de l’information, et, dans un
avenir prochain, vers une mesure du type “benchmarking”

ES DANS LA DE
TECHNOLOGIQUE

L’art de la stratégie, depuis son origine, repose sur deux sources


fondamentales d’information

i. la bonne connaissance du terrain

ii. la bonne connaissance de ses propres forces.

Traditionnellement, dans une conjoncture économique favorable (taux de


croissance positif et soutenu, marché prévisible et régi plutôt par la
loi de la demande, fidèle), aucune raison justifiable ne pouvait inciter
les stratèges à s’intéresser aux phénomènes extérieurs à l’entreprise.

Plus récemment cependant, ce cadre a profondément changé; nombre de


travaux théoriques ont été consacrés à l’analyse de la concurrence et ce, pour
des raisons évidentes

l’internationalisation croissante des économies a


élargi le champ concurrentiel

la crise économique généralisée a montré aux chefs d’entreprises


occidentaux la vulnérabilité de leurs capacités concurrentielles

la montée progressive des contre-pouvoirs organisations


syndicales, organisations de consommateurs, associations de
défense de toutes sortes ont montré que l’entreprise était un système
ouvert, qui devait vivre en symbiose avec son environnement

33
plus récemment, l’inflation et le chômage définitivement remis
l’entreprise sur le devant de la scène et personne aujourd’hui
n’envisage qu’elle puisse vivre fermée sur elle-même, sous peine de
disparition.

1.3.1. LA GLOBALISATION DU MARCHE

L’un des phénomènes le plus résulatant du nouvel ordre


économique est, certainement, l’élargissement soudain et à l’échelle mondiale
de l’environnement concurrentiel de l’entreprise. Ce phénomène découle du
processus de globalisation du marché, une étape nouvelle de l’économie
mondiale.

La globalisation ne représente qu’une phase dans le processus


d’internationalisation de la production où l’entreprise, dans une perspective
globale, structurée en réseaux, organise ses stratégies par rapport aux activités
de recherche et de développement, d’innovations, de financement, de
production, de distribution et de commercialisation. La possibilité d’articuler,
dans une coordination globale, l’ensemble des activités dispersées sur plusieurs
éï éî
marchés, a rendu faisable ce type d’organisation

Les agents principaux de ce type d’organisation sont les entreprises qui


ont su profiter tant du progrès technologique dans les domaines de la
communication et de la micro-électronique, que de l’existence d’un marché
financier global. En général, ce sont de grandes entreprises dites
“multinationales”, qui possèdent des structures concentrées d’offre à l’échelon
mondial. Ces dernières sont des oligopoles globaux qui définissent les procédés
de l’entreprise par rapport à la production, au ravitaillement technologique et à la
commercialisation.

34
A la base, l’entreprise désireuse de mettre en place une structure globale
devra faire la preuve de sa capacité de solvabilité mais surtout, d’une intention
crédible. Cette caractéristique est l’apanage des entreprises pleines de
dynamisme, mécontentes des limites restrictives de leur marché interne, par
rapport à leurs capacités potentielles de gestion et de savoir-faire Nestlé
s’est développe l’exportation à cause de l’étroitesse du marché local. La fusion
du Suédois Asea et du Suisse Brown Boveri a donné naissance au premier
constructeur mondial d’équipement électrique. Aucune de ces deux sociétés n’a
bénéficié, au départ, d’un marché intérieur puissant ou d’un programme massif
de commandes publiques comme tremplin à son développement international

L’augmentation de la vitesse et la chute des prix des communications


internationales, résultant du progrès technique, ont rendu rentable la gestion et
la coordination des structures sociétaires globales. Les prévisions du
développement des télécommunications transatlantiques font que les prix des
communications soient en permanence révisés à la baisse. La
déréglementation, qui avance à grands pas sur le marché de la communication
à distance, ne pourra qu’accélérer ce mouvement

En effet le changement technologique a mis en place un nouveau style


d’organisation de l’entreprise. Ce style, nommé par certains auteurs
l’entreprise-réseau va se distinguer par les éléments suivants

La distribution mondiale des ressources de R&D, de fabrication et de


commercialisation à différents sites nationaux

Le ravitaillement international équilibré des composants


stratégiques équipements et technologies

La gestion globale des activités de l’entreprise, pour l’agrégation de la


valeur aux matières premières et pour la concrétisation du profit.

35
La capacité potentielle de savoir-faire se traduit par le de
développement technologique nécessaire l’internationalisation de la
production, en particulier, l’approvisionnement global des composants
fondamentaux à manufacture, par exemple, ceux de la science et de la
technologie développées dans des pays où elle s’installe. Certes, une stratégie
globale se caractérise, notamment, par un niveau élevé d’investissement à
l’étranger. Ceci n’est possible que pour les entreprises susceptibles de
surmonter la contrainte de l’adaptation technologique, étant donné les lourdes
charges induites par les R&D

D’autre part, la capacité potentielle de gestion admet la conversion d’une


concentration industrielle nationale à un processus international. Dans ce
processus, les investissements qui prévalent se présentent sous la forme de
fusions et ou d’acquisition des entreprises déjà installées dans le pays
d’accueil. Ces alliances, réponses aux défis lances par le nouveau paradigme
industriel technologique, sont notamment exprimées sous formes de
partenariats en R&D

Une étude portant sur dix mille notices d’alliances rassemblées dans la
base de données data a signalé un accroissement de 50% pour
la période 80-84 et de plus de 50% pour la période 85-89 Le Tableau issu

Systems Protection Board Guide Data Base


Producteur Dewey Publications, Inc., P.O. Box 663, Arlington, VA 222164663 USA.
Domaine : Cette base fournit le texte complet, en ligne, du guide du Bureau charge
de la protection et de l’application de la loi sur le travail 1990). Ce guide couvre la
législation du travail, la jurisprudence, les directives, les conventions collectives, la position du
gouvernement et des partenaires sociaux, des et des recherches. En particulier les
documents sur les politiques du travail, l’impact des nouvelles technologies, la repartition des
revenus, les relations professionnelles, la gestion du personnel, les conditions de travail,
l’emploi et la formation, la et du travail, la sociale, les entreprises
multinationales.
Mise jour annuelle mise jour -janvier 1995)
Source Gale Directory of Databases

36
de cette étude, présente les 15 entreprises multinationales ayant effectué le
plus grand en nombre d’alliances au cours des années 80.

Tableau 1 Les principales entreprises en nombre


d’alliances statégiques (période
Entreprises Pays Secteur Nbr. d’alliances
Mitsubishi Group Japon conglomerat 335
Siemens A.G. Allemagne electronique
Dal-lchl Kangyo Japon conglomerat 291
Group
Sumitomo Group Japon conglomérat 268
Philips Pays Bas electronique 229
Group Japon conglomerat 215
Daimler-Benz A.G. automobilisme
IBM us
Thompson France electronique 165
Hitachi Ltd Japon conglomerat 160
Toshiba Japon 157
Olivetti Spa Italie electronique 154
Fuyo Group Japon
General CO. US electronique 1511
us electronique
Source Data Bank (voir note i, page 36.

effet, les rapports de force à l’échelon de la planétaire, s’expriment


désormais entre les 500 premiers groupes mondiaux. Le poids de ces
multinationales dans les économies nationales et le commerce international,
atteint une importance considérable. Aux Etats Unis, par exemple, elles
contrôlent 40% des importations et 35% des exportations

Les stratégies globales qui sont mises en place aujourd’hui, se


caractérisent par un degré d’intégration et de coordination élevée des activités
entre les différentes zones géographiques où opère l’entreprise

37
Contreirement aux mouvements d’internationalisation de la
production, depuis le début de alors que les critères de choix étaient
basés sur les composants de la demande (grands marchés ou marchés à
pouvoir d’achat protégés), ce qui attire désormais l’attention des entreprises
vers la globalisation de la production sont les composants de l’offre. En effet,
dans cette nouvelle vague de globalisation, les entreprises préfèrent souvent les
pays disposant d’une technologie, d’une main-d’oeuvre qualifiée et d’une
infrastructure de production, d’exportation et d’innovation

Considérant que la révolution de l’information se précise et globalise la


vision du monde, que le flux des capitaux et des technologies incitent et
soutiennent les stratégies de globalisation de l’entreprise, la prise de conscience
de la protection de l’environnement se mondialise (nous ne pourrons gérer la
protection de l’environnement que dans un cadre d’une structure globale). Les
spécialistes sont unanimes pour que cette vague de globalisation va se
poursuivre et s’accroître au cours du siècle

LE DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE

L’histoire récente renferme nombre d’exemples d’entreprises qui ont connu


des difficultés majeures, ou qui ont disparu, à la suite de mutations
technologiques ayant affecté leurs domaines d’activité

Graphoplex, leader dans la règle à calcul, a faillit disparaître à la suite de


l’apparition sur le marché des calculettes électroniques bon marche. Gaultier,
fabricant français de raquettes de tennis a eu les plus grandes difficultés à
passer des raquettes en bois aux raquettes en matériaux composites

Même de très grosses entreprises peuvent être directement menacées par


les changements technologiques; Lockheed, l’un des principaux constructeurs
aéronautiques américains, s’est vu éliminé du marché des avions de ligne par

38
Boeing et Douglas, parce qu’il avait tout misé sur le turbopropulseur plutôt que
sur le turboréacteur General RCA et Sylvania, leaders de l’industrie
des amplificateurs à lampes dans les années cinquante, se sont fait dépasser
par des entreprises de taille plus petite à l’époque comme Texas Instruments,
Fairchild Motorola, qui maîtrisaient une technologie beaucoup plus
performante, celle des transistors

Si l’évolution technologique peut constituer une menace pour certaines


entreprises, d’autres doivent leur développement à une avance technologique
qu’elles ont su créer et conserver, et dont elles ont tiré parti pour renforcer leur
position concurrentielle

Nous retiendrons comme définition de la technologie dans la suite de


cet exposé, celle de extrait de son ouvrage
Technologique

Selon les études de M. Porter, sur les cinq forces qui commandent la
concurrence dans un secteur, pour les entreprises qui entendent réaliser leurs
ambitions (Figure 4, page 25 l’impact de l’évolution de la technologie se
produit soit à l’intérieur du secteur, soit dans des secteurs distincts

En se produisant à un endroit ou à un autre, l’évolution technologique peut


profondément affecter, par exemple, le développement d’un secteur d’activité
par son effet sur la croissance et la maturité du secteur. Elle peut également
modifier les frontières entre segments stratégiques, et provoquer ainsi un
repositionnement des entreprises dans leurs univers concurrentiels. Pour
illustrer cette notion, nous citerons les exemples réels suivants, notés dans
STRATEGOR

Exemple 1 En réduisant le coût des composants ainsi que leur encombrement, en accroissant
leurs performances, les de la favorisent leur diffusion
toujours plus large dans les produits grand public, créant ainsi un potentiel de
croissance très important pour l’industrie des semi-conducteurs, comme pour leurs
secteurs en aval (vidéo, hi-fi, micro-informatique, etc.)

Exemple 2 A l’inverse, la résistance accrue de certains matériaux, les caoutchoucs par


exemple, peut réduire le besoin de renouvellement des produits incorporant ces
les pneumatiques, limitant par là même le développement du
domaine

Exemple 3 L’évolution dans le domaine de l’informatique, des télécommunications et de la


bureautique, manifeste bien le cas de la modification des frontières entre
segments. Des entreprises auparavant uniquement représentees sur l’un des trois
secteurs, tendent de plus en plus à être en concurrence directe; c’est le
d’Olivetti ou

Exemple 4 Le fait que la construction aéronautique, subit une segmentation progressive en


avions de ligne, avions de combat, avions de tourisme, une
resegmentation de l’activité en domaines plus limités. Cette resegmentation est
issue de la spécificité croissante des technologies mises en oeuvre dans chacun
des domaines

Exemple 5 Les développements des montres à quartz et l’importance des microprocesseurs


dans cette activité ont poussé Texas Instruments, leader mondial en matière de
composants électroniques dans l’horlogerie, y investir; par la suite la banalisation
progressive des composants utilisés dans ce segment, et aussi l’importance
croissante d’autres facteurs, comme le style, la distribution ou l’image de marque,
l’ont contrainte à se retirer.

Ce dernier exemple, corrobore bien l’importance de l’impact de la


technologie, non plus sur le développement d’un secteur, mais sur la structure
de la concurrence, comme cela pourrait se faire, dans un autre cas, sur les
positions concurrentielles. C’est le cas où la technologie peut être à l’origine de
deux types d’avantages concurrentiels pour l’entreprise

Un avantage de coût
Une source de différenciation,

Concrètement, et c’est le moment de faire le point, l’arrivée de nouvelles


technologies présente un si grand nombre de conjonctures à considérer qu’elle
impose aux responsables d’entreprises une attention renouvelée.

40
multiplication des lieux d’accumulation de l’information- (grands centres de
recherche’ scientifique) d’autre part, ont rendu toujours plus complexe les
procédures de repérage et de description du contenu des réserves
d’information.

Depuis le milieu des années 60, l’informatique est venue apporter des
solutions satisfaisantes à ces problèmes : les ordinateurs répondaient bien au
besoin de stockage et à la recherche rapide des références documentaires
tandis que la capacité toujours croissante des mémoires permettait de faire face
à la prolifération des documents. Ce sont les producteurs mondiaux de bulletins
signalétiques et les gestionnaires des grands centres de documentation qui ont
mis à profit ces possibilités de l’informatique, et ont fait en sorte que, dès le
début des années soixante-dix, existent, disséminés, d’importants fonds
documentaires informatisés

La téléinformatique a vu ses possibilités démultipliées au milieu des


années 70 par la mise au point des techniques permettant de faire transiter sur
les réseaux téléphoniques des données mémorisées sur un ordinateur, ce qui
rendait possible l’interrogation à distance, “en ligne” des fonds documentaires.
Toutefois, les circonstances décisives pour l’essor de l’exploitation, à échelon
planétaire, des gisements d’information, sont intervenues après qu’une série de
nouvelles technologies (en particulier la transmission des données par paquet)
ait permis d’abaisser les coûts de transmission et surtout de les rendre
indépendants de la distance. A la fin des années 70, moyennant l’installation
réseau, des fonds documentaires informatisés deviennent exploitables à
des milliers de kilomètres de leur lieu de stockage

Ces innovations technologiques élargissent le public potentiel des fonds


documentaires automatisés; ces ressources informationnelles se transforment
en marchandise et les utilisateurs des systèmes d’information automatisés se

02
sont donc vu ouvrir l’accès à de nombreux fonds documentaires réservés
jusque-là à l’usage interne il y a, environ 15 ans, une industrie est née

La décennie 1980-1990 a donc été qualifiée «décennie de


l’information». Cette activité devient à elle seule un véritable secteur
économique. La vente d’information ligne» représentait, fin 1990, un chiffre
d’affaires mondial de milliards de dollars et le taux de croissance est estimé
atteindre entre 10 et 15 % par an jusqu’en 1995. Source OCDE 1

Le “Gale Directory of Database”, répertoire international des banques de


données publié par Gale Reserche Inc. en juillet 92, recense 5310 banques
ASCII en ligne (fin 1991) sur un ou plusieurs serveurs existant dans le monde,
dont 3057 en Amérique du nord, 1616 dans la Communauté européenne et 637
pour le reste du monde. La même source recense 818 serveurs au niveau
mondial, dont 451 en Amérique du Nord, 246 implantés dans la Communauté et
121 pour le reste du monde

Le Videotex

L’accès grand public en ligne aux banques de données peut se faire


aussi via le vidéotex, une façon de concevoir et de diffuser l’information afin de
la rendre accessible à tous. Défini par ses caractéristiques techniques (normes

La Commission européenne que la technologie de l’information et les


technologies voisines (informatique, électronique grand public,
cinéma, musique, édition, information, traitement d’image, serveur) vont représenter prés de 10
de mondiale d’ici la fin du se substituant l’automobile en
des facteurs de la prospérité Economique du monde 651
de la Commission des Communautés Programme IMPACT (programme
communautaire pour la création d’un marché des services d’information)” (Rapport(93) 651 de
la Commission des Communautés Européennes, Programme IMPACT (programme
communautaire pour la d’un marché des services d’information). Bruxelles, le
ïìòïîòçíò÷

83
de fourniture, de transport et de consultation de données) le vidéotex permet
l’utilisateur de dialoguer avec un système informatique en ligne

Ces systèmes permettent informations se trouvant sur des


services appartenant pour la plupart à des universités, des ministères, des
organismes de recherche ou des éditeurs qui y publient leurs
catalogues.

Disponible dans divers pays, notamment les plus développes, le vidéotex


est utilisé sous la forme de services comme en France, en
Grande-Bretagne, en Allemagne, au Japon ou Telidon au
Canada

L’avantage par rapport à la recherche documentaire informatisée est


l’intégration de la totalité du coût de l’information sur la facture téléphonique.
Ceci permet de diiuser des informations grand public à des particuliers faible
prix (horaires SNCF, météo), mais aussi des informations plus spécialisées.

Le CD-ROM

Les supports optiques, Je CD-ROM constituent,


désormais, un outil très répandu pour la diffusion des grandes banques de
données (Compendex Plus, Eric,
Inspec, Pascal, CD Theses, First...), par exemple, mais aussi d’ouvrages de
référence (Europharm, journaux et périodique (le Monde..

Le répertoire des CD-ROM par TFPL Force Pro Libro) en


1993 recense plus de 3597 titres disponibles sur le marche mondial, ce qui
représente un chiffre d’affaires de 5 milliards de Francs. Le marché a connu en
1993 une croissance de 40 %
Le gouvernement brésilien, par exemple, développe un programme
d’accès public aux bases de données en installant dans les principales villes
des postes de service qui offrent l’accès gratuit au public des collections des
banques de données disponibles en CD-ROM.

L’EXPLOITATION DES SYSTEMES D’INFORMATION


INDUSTRIELLE

Les systèmes d’information en ligne l’exception des services


vidéotex, sont actuellement, dans la grande majorité des cas, des systèmes
médiatisés, c’est-à-dire qu’entre le système et l’utilisateur final, il y a un
«intermédiaire

Deux raisons président à ce phénomène d’abord, la complexité des


langages d’interrogation, trop différents d’un système l’autre. Ensuite, le
nombre de banques de données existant dans un domaine s’accroît sans cesse
et, l’utilisateur final a du mal à se guider vers les bases de données susceptibles
de lui apporter la réponse optimale

Cette médiation pose pourtant un problème supplémentaire, au niveau des


deux agents concernés par l’action la communication entre l’intermédiaire de
l’information et l’utilisateur final, se passe en général, très mal. Les tenants et
les aboutissants de la recherche ne sont jamais explicités assez clairement un
manque de précision des objectifs de la recherche, un environnement mal
identifié, font que l’utilisateur final dispose de connaissances sur mais
n’arrive pas les transferer à l’intermédiaire

Pour interroger une base de données, il faut donc maîtriser


son langage, mais aussi établir la stratégie de recherche avant la connexion.
Ceci passe par un entretien attentif avec le destinataire de l’information. Celui-ci
n’a pas souvent une idée précise, ni de ce qu’il veut, ni surtout, de ce qu’il peut

85
obtenir. II faut donc l’amener à préciser l’objet de sa demande, et l’utilisation qu’il
compte faire des informations qu’on lui fournira.

L’exploitation d’un système d’information industrielle pour le management


stratégique de l’entreprise, par exemple, a, comme finalité d’ouvrir des fenêtres
d’opportunités sur le marché et de réduire l’incertitude des ses dirigeants. H.
a défini la gestion de ce type d’exploitation de l’information par le nom de
“Veille Stratégique”

Ce modèle moderne de gestion d’information doit être réglé pour cibler et


pour exploiter les informations susceptibles d’inciter les décideurs à l’insertion
dans le processus de décision. L’information, par laquelle les dirigeants de
l’entreprise graduent leurs actions de réponse à l’environnement, est
principalement constituée des signaux faibles.

Désormais, la position de force de l’entreprise, dans un domaine précis, lui


impose une maîtrise parfaite de tous les paramètres concernant un ou plusieurs
procédés voisins de fabrication des produits majeurs de son domaine. Des
réponses rapides doivent être apportées à des questions très précises qui
peuvent se poser pour l’entreprise Quel est l’état de la concurrence dans tel ou
tel domaine de la technique ? Quels sont les brevets qui sont déposés autour de
tel ou tel procédé ? Quels sont ceux qui sont réellement gênants pour
l’entreprise ? Quelle est leur évolution, comment se positionne une technologie
particulière par rapport à d’autres ? Quel est le stade des recherches dans tel
ou tel domaine scientifique ? Avec qui les chercheurs de l’entreprise
concurrente travaillent-ils ? etc.

Force nous est donnée de constater la pénurie d’information spécialisée.


Cette information, nécessaire à la prise de décision et au processus
d’innovation, est faite de relations d’ensembles de données Dans ce
principe, ce qui compte, pour l’exploitation de Systèmes d’Information

86
Industrielle, ce sont actions de communications, d’expertise et de
traduction, visant assurer meilleure entre la demande
verbalisée et les ressources les susceptibles de

H.2.4.1. L’analyse des par les logiciels

L’obéissance des entités qui le contenu d’un ensemble de


bibliographiques des lois statistiques spécifiques (Lotka, Bradford,
Zipf.
le développement des outils automatiques de recherche qui permettent, par
exemple, l’exécution des commandes statistiques (Get,
les logiciels de reforrnatage des données de dénombrement, de
tris, de construction de matrices, de des données (Dataview,
Datalist,
. . . . . . . . . . .ont simplifié la tâche et rendu faisable, l’exploitation, but stratégique
surtout, des flux importants d’informations issus de la surveillance de
l’environnement de l’entreprise.

La est donc définie comme une méthode d’analyse et de


traitement des bases de données et notamment celles qui sont accessibles “en
ligne”. Elle permet, par un ensemble de traitements, de une
statistique des contenues dans un corpus de documents.

Infortrans Logiciel commercial de conversion de fichiers provenants de


sources, bases de en ligne, traitement de textes, ou outils de saisies de de
données, vers différents systèmes recherche documentaire, bases de SGBD,
a conçu par la firme France, Information et Communication.

Dataview, Datacode, Une de logiciels du de


Recherche de Marseille Ils ont au sein de
du Professeur Henri DOU. Ces logiciels le de types de travaux

87
Processus fondamental de prises de décision, la d’obtenir, de
plus en plus rapidement, des renseignements stratégiques, à partir de quantités
d’informations en constante augmentation, ne peut s’envisager sans une aide
informatisée. C’est par cette synergie que nous pourrons obtenir une infonnation
élaborée, dynamique, voire stratégique, lorsque celle-ci aura été validée par
l’avis d’experts compétents.

Selon H.Lesca lors de la mise en place, dans une entreprise, d’un


système de “Veille Stratégique”, la question qui se pose désormais,
est “comment faire” plutôt que “pourquoi faire”.

Pour répondre à cette question, le CRRM, tout en s’appuyant sur une


formation de fond, propose l’exploitation d’une chaîne de logiciels (voir notes xiv
et xv) susceptible

de rendre un suivi systématique des sciences, des techniques et des


technologies des concurrents

de déterminer l’évolution des tendances à partir de recherches


rétrospectives pour mieux prévoir les comportements futurs

d’exploiter le suivi thématique des documents et d’élaborer des vues


panoramiques; de l’état d’un sujet pour mieux maîtriser
son environnement technologique

d’élaborer des grilles de lecture de documents primaires qui


permettront de répondre à la question quels sont les documents
pertinents qu’il faut absolument lire et étudier en profondeur dans un
corpus donné, en fonction de leur contenu informationnet ?

de mettre en place des systèmes d’alertes, des clignotants


technologiques permettant de détecter dès que tôt possible, à partir
de signaux faibles, les mutations technologiques en cours.

88
La est une notion connue depuis longtemps. Ce terme,
employé depuis 1923, a été par Pristchard dés 1969. une
publication, cette définition abrite deux notions

i. La notion d’une entité indissoluble L’analyse est alors prise comme


le positionnement statique ou dynamique de ces entités les unes par
rapport aux autres

ii. La notion d’une succession d’informations élémentaires (te champ),


où le tout correspond une notion bibliographique, mais où chaque
partie peut avoir un sens isolément.

L’analyse numérique, telle que distribution de fréquences de ces


(soit par rapport l’ensemble de la notice comme entité indissoluble, soit par
rapport à la notion succession d’informations élémentaires), peut être
représentée par le Graphique 2. Ces distributions sont régies par tes lois de
Zipf, Bradford, Lotka

Graphique 2 de la distribution de des

Y Nombre

ayant une
x

X des

Des traitements bibliométriques simples de bibliographiques


(consultation de listes de des mots d’un champ titre structuré ou pas,
d’un champ code, champ auteur, ou l’interprétation représentation
graphique des entités contenues dans ces champs) peuvent être d’un grand
apport

A titre d’exemple, nous présentons (Graphique 3, page 93) une distribution


de fréquence des mots du champ titre (structuré) d’un corpus de brevets
télédéchargé de la banque de données WPIL. Ce corpus de références
bibliographiques de brevets correspond au sujet production de la pâte
cellulose par processus à base de soude (substance alcaline, riche en
carbonate de sodium).

De chaque référence bibiiographique telle que celle présentée dans le


Tableau 10, nous avons retenu le champ (dans ce cas, ce champ est dit
structuré, c’est-à-dire, que les mots utilisés pour décrire le titre, sont choisis par
producteur de la banque de données, dans un dictionnaire de termes
contrôlés.

n’est pas dans notre but de dresser une liste des analyses de leurs
caractéristiques ou de leurs contraintes. Plusieurs travaux existent et au niveau
appliqué nous pouvons citer la thèse de (Systèmes de surveillance systématiques
pour le management stratégique de l’entreprise : Le traitement de l’information brevet de
t’information documentaire l’information Université de Droit, et des
Sciences Faculté des Sciences et Techniques de
Tableau 10 Référence bibliographique extraite de la base de données
sur
Champ Contenu du champ
S
BLEACH PAPER PULP ENHANCE BRIGHT SODIUM SULPHITE
BOROHYDRIDE
Bleaching pulps to brightness using sodium
then borohydride
DC
MC
D2 1 D2 1 C-00911 0
PA (MORN ) INT INC
IN MEYERS P, WANG DLK, WANG DL
NP 3
NC
PN 93.12.19 9410 E
93.12.20 9410) D21 -009 10 93.12.19 (9410)
C-005 02
PR
AP 93.06.15

APL
LA E
CT 1 EP-374057 FR1401 122 SU-536271 US3264263
AN 0
AB Paper is bleached by treating with sodium
II) then sodium dnde (Ill Pref. (Ill) is a
Total oY Ill) ad ed to is 0.01-0.1
wt. of oven (OD) orres amt. of Il is
HÇOOH, citnc or is a8ded a er addn. of II).
is a deinked newspaper pulp. E ect
of (II) and (Ill) on rightness of prod. is synergistic. Treatment
brightness and reduces content of chromophores in

Les mots du champ TT extraits de 346 notices qui constituent le corpus


sont transférés dans un fichier portant une liste de mots, indexés, puis comptés
(par fréquences et par occurrence@ Le Tableau présente un extrait des
mots du titre, choisis sur environ 740 mots dénombrés. Dans cet ensemble, sur

Nous nommons occurrence la quantité de répétitions d’une des


(un mot spécifique, par exemple) dans un champ de l’ensemble des notices.
Pour la par contre, la uh
est comptée une seule fois.

çï
le premier rang de fréquences, nous trouvons les mots ‘qui représentent les
actions principales dans le processus de la production de la pâte à papier,
ensuite, sur un seuil intermédiaire de fréquence, soit les matières premières les
plus utilisées (paper, wood), soit les procédés complémentaires (réduction en
pâte des matières contenant de la cellulose avec des composés, soit au sulfate,
soit au sulfite; blanchiment avec l’oxygène; traitement de déchets industriels...).
Enfin, à très faible fréquence, les mots qui représentent, soit des processus
émergents, soit des matières premières d’utilisation restreinte, ou spéciales, et
aussi des applications, tel que, le “Tobacco”.

Tableau 11 Liste de fréquences des mots extraits dans le sujet


blanchiment de la à de la soude
mots mots mots
212 15 REGENERATE 2 BATCH
104 BLEACH 14 CHLORINATED 1 UREA
97 ALKALINE 14 ï TOBACCO
92 CELLULOSE 13 HYDROXIDE ï TIMBER
84 PAPER 13 CHLORIDE ï TEXTILE
75 WOOD 11 SALT 1 SWELLING
63 SULPHITE 10 SULPHURIC METHANOL
56 SULPHATE 10 SODA 1
54 9 1
50 DIGEST 9 CAUSTIC 1 LIGNEOUS
46 CH EM ICAL OZONE Il GLYCOLIC
41 8 1 GLYCEROL
7 KRAFT 1 FURNACE
WASTE 5 PEROXY 1 FOAM

v
FIBRE 3 V EGE TAB LE CYANURIC
PEROXIDE 3 LARCH 1 CRAFT
21 HYDROGEN 2 1 COLOUR
20 CHLORINE 2 PACK 1 CHLORO
C A R BOXYLIC
CANE

La distribution de fréquence des mots, en entièr, est représentée sous le


3
Graphique 3 Distribution de de mots du champ

ne Pulp 212
104
Alkaline 97
Cellulose 92

Analysant les éléments constitutifs de cette représentation, nous pouvons


fractionner, avec un certain degré de subjectivité, ce graphique en trois
zones.

Zone C’est la zone qui représente les mots du sujet en question, à


des fréquences hautes “Cellulose”).
Dans cette zone, nous ne trouvons que des mots de contenu
sémantique trivial par rapport au sujet, mais qu’explique le degré
d’exactitude de la question posée.

Zone II : dite zone d’information intéressante, qui montre soit des


thèmes oubliés, soit de potentiellement
innovante. C’est là que les transferts de technologie, des thèmes
nouveaux sont éventuellement envisageables. Nous pouvons assurer
et, c’est conséquent, que si le sujet de la recherche est correctement
formulé, tous les thèmes périphériques oubliés ou potentiellement
innovants en rapport avec ce sujet seront forcément sélectionnés de
façon exhaustive dans cette zone. L’existence de cette relation
causale, permettra l’optimisation de la recherche pour exhumer une
information intéressante.
Zone zone caractéristique, soit des concepts non encore
(il est impossible de dire s’ils sont porteurs ou non), soit
des erreurs (orthographes multiples, erreurs de saisies, erreurs
d’affectation de

Une autre analyse du corpus de références faite sur le champ


champ titre de la référence présentée dans Tableau ïðô champ dit
non contrôlé, construit en langage naturel) apportera le même profil de
distribution, mais avec une concentration supplémentaire contenant des mots
vides, dans la zone fréquence la plus haute.

Cette représentation est une loi vérifiée et donc, nous aurons toujours
cette distribution, selon ce principe, qui permettra de vérifier la pertinence du
sujet.

er des
thèmes oui un bon de avec demande
de la la formulation de la de : le
seul moyen susceptible d’assurer, au entre
l’expression du besoin et les de la recherche disponlbles dans
la base.

Ce concept, que nous pourrons généraliser, nous


d’introduire, ce point, le élément de la production de l’information la
de donnée au ne donner que ce a,
qui est valable aussi pour les outils informatiques Une base de données ou
un outil informatique sont des aides à la résolution d’un II faut
introduire la dimension représentée par les d’échange
assurer pour la formulation d’une question
La recherche de l’information pertinente

La pratique courante de recherche dans les banques de données consiste


traiter une question par étapes successives, en constituant des sous
ensembles de REFERENCES PERTINENTES, qui peuvent être combinés entre eux
grâce aux opérateurs booléens, selon le schéma ci-aprés, (ET AND
intersection, OU “OR” union, SAUF exclusion), pour affiner
progressivement nos résultats

A (and)

A (OR)

L’utilisation instinctive et négligente de ensembles est la plus grande


cause de ou de bruit dans les résultats des recherches documentaires
informatisées. Pourtant, la logique booléenne sur deux
ensembles pertinents (ensembles qui ont des relations de contenus en
commun) s’avère performante.

Si, contrairement, les deux ensembles A et B de nos requêtes ne gardent


aucun point en commun, par rapport à la source que nous exploitons,
poursuivre cette n’aurait pas de sens.
Négliger cet aspect trop évident, nous amène à introduire, soit du bruit
(résultat qui arrive souvent par l’application de l’opérateur OU sur deux
ensembles de nos requêtes qui ne gardent aucun point commun), soit du
silence (dans ce cas, par l’application de l’opérateur ET sur deux ensembles qui
gardent trop peu de points communs).

Ce type de négligence est relativement fréquent, principalement sur des


requêtes où les relations des ensembles paraissent évidentes (la requête “pâte
et papier”, sur une base de données de brevets, donne, comme principal
résultat notices sur le processus de production de la pâte de vieux papier, et
non pas notices sur les processus de production de la pâte à papier en
général).

Le raisonnement logique, pour formuler une requête, doit, sur le fond,


toujours être basé sur la source il faut surtout se renseigner sur le contenu
précis de la banque de données, l’optique dans laquelle elle est réalisée, les
sources dépouillées, le type d’information fournie en ligne (les notices sont-elles
purement signalétiques ou analytiques...). Si la même base est diffusée par
plusieurs serveurs, différents éléments permettent de choisir le plus
performant prix, facilités d’accès, fréquence de mise à jour, etc...

La méthodologie conseillée est d’abord de cerner le vocabulaire il faut


commencer, au premier essai de la recherche sur un thème dans une base de
donnée, par traiter chaque concept par des étapes indépendantes. II faut,
ensuite, utiliser les commandes statistiques appliquées à chacune des
questions, sur des mots du champ titre ou et du champ descripteur, pour
évaluer le résultat.

Ce procédé nous permet déjà de savoir, comment la base que nous


exploitons rassemble les thèmes ou sous-thèmes par rapport au sujet de notre
recherche documentaire.
Les cas les plus fréquents que nous traitons’ dans la recherche
documentaire sont ceux où les relations entre les ensembles existent. Prenons
un exemple le sujet blanchiment, pris dans la base brevet Le
blanchiment est un qui est en relation avec tout ce qui concerne le
blanchiment de papier (PULP ET mais il est aussi en relation
avec le processus de blanchiment dans le domaine de la photographie
et, dans le domaine textile.,

Pour étudier la distribution des relations gardées entre thèmes qui


concernent le de blanchiment, sur notre recherche dans la base
WPIL, nous avons conservé les champs (mots de titre) et (codes de
systèmes de Classification Internationale des Brevets), des 200 premières
notices sorties de la base, interrogées avec le mot blanchiment. le Tableau 12
présente le de l’étude de réalisée sur les mots et
codes disponibles dans les champs retenus.

Pour la base de voir Couverture


industrielle, page
D 21 C Code appartenant au de Classification des Brevets,
qui couvre la production de la papier.
Pour étude nous avons choisi, pour mesurer la
Coefficient de de similitude de prenant 8n compte le
est au de
catégories de variables. Comme une de la similitude deux observations, la
travers les variables, et de ce fait, le coefficient ne s’utilise pas
Sa formule est par:
Les paires (thèmes) signalés en gras, dans le Tableau ïîô représentent
chaque rassemblement du domaine qui subit l’action de blanchiment. En fait,
fondamentalement, l’action de blanchiment, par rapport à la banque de données
de brevets, se structure de la façon suivante blanchiment de la pâte à papier
(PULP ET processus de blanchiment dans le domaine de la
photographie (ou en rapport avec le code dans le domaine textile
associé aux détergents Cl D)... Par contre, si nous voulons combiner les deux
ensembles [(bleaching et et (bleaching et en relation, nous
n’aurions aucune notice en commun (l’intersection est vide, pour ces deux
ensembles). Ces ensembles constituent des groupes de thèmes indépendants,
qui ont des matières premières et des procédés distincts.

En rassemblant ces deux thèmes par la logique booléenne (blanchiment


de la pâte à papier OU blanchiment de la Photo), on aboutit à des thèmes qui
ne gardent pas de lien entre eux. L’analyse des données sur le résultat d’une
telle requête, par la même méthode que précédemment, montre des coefficients
de corrélation négatifs ou aucune corrélation entre les thèmes constituant
chaque groupe.

Ce fait indique que, bien que nous ayons une action commune (le
blanchiment), cela ne veut pas dire que tous les éléments de cette action soient
communs. II est en effet évident que les matières premières, les procédés, les
équipements et les techniques relatifs à l’activité de blanchiment de la pâte à
papier n’ont rien de commun avec l’action du blanchiment dans le domaine de la
photographie. Une analyse plus détaillée des résultats présentés par le Tableau
12 confirme ce constat.

A partir de ces résultats, nous proposons une formulation d’interrogation


de la recherche documentaire, en adoptant un raisonnement sous forme d’une
action, qui doit toujours s’exprimer par un verbe et un sujet. Dans ce
raisonnement nous gardons l’analogie avec une phrase qui, pour avoir du sens,
doit contenir un verbe et un sujet. Autrement dit s’il n’y ‘a pas de corrélation
entre ce deux ensembles (verbe et sujet), il n’y aura pas de sens et donc, pas
de phrase. L’intersection sera vide entre les deux ensembles et, l’indice de
corrélation proche de moins un ou même, il y aura absence totale de
corrélation.

Les interrogations effectuées, en appliquant systématiquement ce


raisonnement, sur la base de données de brevets WPIL ont, jusqu’à maintenant,
donné des réponses qui confirment la validité de l’hypothèse.

Dans cette expérience nous souhaitons analyser l’organisation des thèmes


de la production de la pâte à papier (les processus, les techniques, les
équipements, les matières premières, etc...) dans la base

II est évident que, s’agissant de ce type de sujet, nous sommes


spontanément poussés à, introduire le mot papier dans nos équations de
recherche. Toutefois, en adoptant notre raisonnement qui suppose une action
une fonction et un produit, nous aboutissons à la seule construction valable
production de la pâte. Dans cette construction, pâte est le sujet de la phrase
et production est l’action à entreprendre.

Toute information disponible dans un document de brevet est surtout en


rapport avec sa revendication. Par contre, ceci est la seule information
technique du document que son système de classement est obligé de prendre
en compte en lui accordant des codes. Le de Classification
Internationale des Brevets, construit selon le principe de la fonction,
convient ce raisonnement. II permet de placer l’action à entreprendre dans
un contexte. Dans ce cas, l’action va être représentée par le code
(Production de la cellulose par élimination des substances non cellulosiques des
matières contenant de la cellulose). Notre équation sera donc, PULP ET

ïðð
Le Tableau 13 présente les résultats de l’étude de corrélation entre le mots du
champ TI dans le thème de production de la pâte à papier.

Tableau 13 de

ðôîèè
óðôíéð
óðôíéð
ðòíëç complexina treatina
de-inking
ê ðôéìê ions metal
ê ðôîëê liquor prodn
ë ðôìîç liquor recovery
é ðôìëè liquor sulphur
é liauor waste
ïè used
ê ðôîèë paper useful
ê ðôíîç peroxide alkaline
5 ðòíéê oeroxide comolexina
ë oeroxide
ïï ðôêðì peroxide hydroqen
ë ðôííç peroxide
ïçê 0,661
5 ðôíðë recovering used
6 0.565 xvlanase
Dans cette étude, nous trouvons le thème principal; «production de la
pâte», avec le plus haut coefficient de corrélation. Les autres thèmes porteurs
du domaine sont distribués de façon uniforme et, ce qui est important, sans
coefficient de opposé. Ceci montre bien que l’équation logique
(PULP ET D 21 C) répond à question en privilégiant le processus de

Le sujet est la de la pâte.

ïðï
production de la pâte à papier. Nous trouvons aussi des matières premières,
comme «papier ou le procédé de blanchiment de la pâte avec de
l’ozone, et, ainsi de suite.

traitement de l’eau, une action indépendante, mais qui se manifeste,


souvent, à partir de procédés communs au traitementdes déchets industriels de
la production de la pâte à papier. Ce fait explique l’indice de corrélation négatif.

Pour mieux la validité du raisonnement, nous avons ajouté à


l’équation précédente le mot papier ET PULP ET PAPIER. Le Tableau
14 présente les résultats de l’étude de corrélation et nous pouvons constater
que la paire PULP ne concentre plus l’action (le coefficient de corrélation
de la paire a chuté et, nous trouvons d’autres paires avec des coefficients plus
hauts).

Le thème qui émerge maintenant est la production de la pâte à partir des


papiers usés. L’introduction du mot papier sous forme d’insertion à l’équation
ET a généré du silence au sujet de production de la pâte à
papier en général».

D’autre part, l’introduction de ce même mot sous forme d’union (opérateur


booléen OU) génére du bruit au thème production de la pâte à papier, parce
que, dans la base WPIL et par rapport au type d’information traitée (brevet),
«papier», est fortement corrélé avec le processus de fabrication du papier (tout
ce qui concerne la fabrication du papier après la production de la pâte). Ce fait,
valide encore le raisonnement action objet.

102
ta recherche de l’information stratégique

Pour la recherche d’informations de contenu stratégique, plusieurs


serveurs offrent des commandes statistiques et aussi la possibilité de
recherches croisées (création d’une liste de termes mémorisés, requalifier ces
termes dans un autre champ...). En plus de maîtriser correctement l’ensemble
de ces commandes, l’utilisateur de la base doit connaître au préalable les
objectifs de la recherche documentaire, avoir une bonne connaissance du
vocabulaire commun et aussi de ce de la base pour obtenir un résultat
optimal

L’utilisation des commandes statistiques, dans une stratégie de recherche


sur une base brevet, nous permet, par exemple, sans capturer les références
sur le sujet (60% du prix d’une interrogation en ligne concerne le
télédéchargement des références), de développer toute la micro-culture dans le
domaine connaître la concurrence, les alliances entre entreprises, les réseaux
d’inventeurs, les marchés les plus ciblés, les brevets plus fréquements cités
les pays de priorités, la structuration du sujet à partir du système de
classification, etc.. . Ces informations peuvent se présenter sous plusieurs
formes, comme, par exemple, une série temporelle.

Le Tableau 15, le Tableau 16 et le Tableau 17, présentent les résultats


d’une étude pour la construction d’un lexique dans le domaine de la production
de la pâte à papier par voie enzymatique, sans télédécharger, sur notre
terminal, le corpus de références sur le sujet en question. Ce lexique résulte de
la capture de données à partir des utilisations successives de la commande get
(statistique) sur le champ TT.

La construction de cette représentation a pour but de créer une


culture et de permettre l’exploitation des sources d’information informelles, sur

104
notre sujet d’étude, par le biais des experts. Cette méthodologie obéit en fait au
principe de ne jamais arriver auprès d’un expert, sans information.

Ces tableaux, qui explicitent l’évolution (apparition disparition des mots


du sujet dans une série temporelle), ont été présentés aux experts en sollicitant
leur avis sur les raisons probables de ces altérations (le contexte passe et les
perspectives pour l’avenir).

La formulation de la stratégie d’interrogation sur le sujet d’étude a suivi le


raisonnement évoqué (action objet), en étroite collaboration avec
les experts du domaine. La stratégie d’interrogation par les commandes
statistiques et de capture des données, a été élaborée et enregistrée au
préalable à la séance d’interrogation de la base de données, dans un fichier au
format L’interrogation au à été réalisée en soirées (heures
creuses, moins chères, moins de trafic sur les réseaux de communication).

Dans tous les cas, les tableaux présentés ont été construits de la façon
suivante Les données capturées dans un fichier ont été séparées en onze
fichiers qui forment la série temporelle de notre étude, puis, ils ont été
réformatés en fichiers séquentiels, type liste (LST), par un logiciel commercial
de traitement de texte. Ces onze fichiers transférés sur le logiciel DATALIST,
logiciel développé dans l’équipe du CRRM, (voir note xv, à la page 87) ont
été comparés automatiquement. Le résultat affiché sur un format tableau a été
enregistré et exporté dans un logiciel commercial de type tableau pour l’édition
et l’impression finale.

ASCII Jeu de qui assigne des valeurs standards aux


lettres, nombres et marques de ponctuation, permettant ainsi d’informations entre
différents programmes et plates-formes.

ïðë
Le Tableau 15, présente la distribution annuelle de fréquences des mots
principaux dans le domaine de l’étude production de la pâte à papier par voie
enzymatique et donne un aperçu de la compréhension que nous avons de
notre sujet. Pour cette représentation, à l’aide du logiciel Datalist, nous avons
fait une édition par ordre de dénombrement de fichiers (listes de fréquences des
mots par années) et dans cette option nous avons choisi l’alternative
dénombrement de toute la fourchette de fréquences, c’est-à-dire, l’édition de
tous les fichiers.

Tableau 15 Mots caractéristique du domaine de la ion de la pâte

Cette étude, porte sur la production de la pâte à papier, par voie


enzymatique, en utilisant comme matière première des papiers usés (les 3
premiers mots aux fréquences les plus hautes dans le Tableau 15). D’après ces
résultats de distribution de fréquences, les enzymes sont devenues plus
utilisées dans la production de la pâte à papier à partir des années 85. Cette
notion, de l’utilisation des enzymes dans les processus industriels, justifie la
création, à partir de la 5 Edition de la en 1989, de la sous-classe

106
: “Procédés utilisant des enzymes ou des pour libérer,
séparer ou purifier un composé ou une composition préexistante”.

Le Tableau 16 et le Tableau 17, pour leur part, représentent les résultats


d’autres options d’édition sur Datalist (option par dénombrement des fichiers) à
partir de la même étude. Le Tableau 16, utilise une option qui nous permet de
disposer des terminologies en voie d’être dépassées dans le domaine concerné.
En effet, nous avons exclu les dénombrements relatifs aux années récentes,
explicitement, l’année ïççð et subséquemment.

Ta 16 Mots liés aux années antérieures 1990 dans le dom laine de

î î
ï ï ï ï î ï
ß ï ï ï í
ì

ïðé
Dans le Tableau 16, nous trouvons des mots, ‘en général faible
fréquence, qui représentent des thèmes en voie de disparition (c’est le cas du
chlore, mot associé au procédé de blanchiment de la pâte à papier, qui,
considéré, pour cette application, comme polluant, doit, selon les experts, être
remplace, dans les 10 ans prochains. Dans ce type d’analyse, l’apparition des
thèmes émergents est considérée.

Par contre, le Tableau 17, en se limitant à ne dénombrer que les dernières


années (principalement à partir de n’a fait apparaître que les mots
récents du domaine, tels que “BLEACH”, “REDUCE”, “FUNGUS”,
“CULTURE”, “XYLANASE”. Ce fait, confirme l’avis de l’expert, selon lequel les
entreprises préfèrent actuellement utiliser le procédé de blanchiment de la pâte
papier par voie enzymatique. L’expert désigne même ce phénomène comme
une rupture technologique. Ce résultat est cohérent avec ceux présentés dans
l’étude des corrélations mais justifie aussi l’apparition, à partir de
Edition de la CIB, d’une nouvelle sous-classe, exclusivement, pour
classifier ces processus particuliers.

108
Ta 17 : Mots aux années 1987-90 dans domaine de la

Temporelle de FI

Dans le même but de rechercher l’information stratégique, l’article,


“Competitive technology assessment. Strategic patent obtained with
non-boolean New applications of the GET présente, lui
aussi, une application de la commande GET, à partir de la base de données
WPIL sur La question à résoudre était de trouver des entreprises ayant
des savoir-faire communs dans des domaines différents, ce qui est à
résoudre par utilisation des opérateurs booléens (AND ET, OR OU, NOT
SAUF). La résolution de ce problème a suivi le même raisonnement, mais les
commandes GET ont été appliquées sur le champ PA (le propriétaire du
brevet), décrit sous la forme d’acronyme “Company Codes”
Les différents exemples traités ici montrent bien que la construction de la
stratégie de recherche est un élément extrêmement important et qu’il est
absolument nécessaire de développer au préalable un raisonnement logique
pour résoudre correctement la question.

Cette stratégie doit être a développée au cas par cas, parce que, autre
nos connaissances (notre conception par rapport à la question), les résultats
essentiellement dépendent de deux autres paramètres qui, eux sont produits
selon des logiques propres à chaque sujet

i. en premier lieu, de la logique de construction de la base de données

En ce qui concerne la base WPIL, produite par Detwent, elle concerne 31


pays et prend en compte la famille de brevet. Les titres originaux sont repris et
suivis d’une phrase qui précise le contenu de brevet; le résumé est inspiré d’un
des brevets et complété des explications provenants de la lecture de la
revendication principale.

Un des systèmes de classification de DERWENT, le “Manuel Code”,


dispose d’environ 7000 entrées, et l’indexation est réalisée par des
spécialistes L’affectation des codes est fondée exclusivement sur
l’originalité de l’invention du “brevet Ce brevet n’est pas
nécessairement le “brevet basic” de la loi de Propriété (le seul

Pour WPIL le brevet basic signifie que l’invention est nouvelle,


inconnue de Derwent, et sera indexée en détail. C’est le premier document de la famille
par Derwent. L’équivalent(s) = le(s) document(s) la même invention que le brevet
basic ou autres pour la même famille (QUESTEL. Cours bases brevets. Questel S.A.
Paris, 1990. 271

Les brevets couvrant la même invention sont regroupes en familles de brevets. Une
famille de brevets est donc constituée par un basic (le brevet du pays qui a la première
priorité) et ses liés entre eux par la (les) priorité(s) (SOMNIER, J-L. Tout ce que

ïïð
original) Le raisonnement d’affectation du “Manuel Code” n’est pas le
même que celui utilisé par le Système de Classification Internationale des
Brevets. Certes, il faut prendre en considération, les spécificités propres à ce
producteur, pour profiter au maximum de l’exploitation de la base.

ii. par ailleurs, étant donné qu’il est économiquement et humainement


difficile de n’accomplir que des traitements purement intellectuels sur
ces ensembles, il va falloir utiliser des outils et des méthodes selon les
compétences et les préférences. En effet, l’exploitation de l’ensemble
des ressources contenues dans les bases de données, nécessite une
action de communication, d’expertise, et de traduction auprès de
l’utilisateur, dont le but principal est d’assurer la meilleure adéquation
possible entre la demande verbalisée et les diverses ressources et
moyens susceptibles de répondre à celle-ci. En effet, dans tous les cas,
la stratégie de recherche est l’élément majeur de la conduite d’une
interrogation, et par conséquent, l’exploitation performante d’une base
de données, sollicite, en réalité, de multiples compétences.

Les freins l’utilisation des d’Information Industrielle

Une étude de I’ADBS montre que le premier obstacle à surmonter pour


une utilisation répandue des banques de données, est d’ordre économique et
financier. Les utilisateurs jugent les tarifs trop élevés et ce fait s’explique par
deux raisons

i. la méconnaissance du coût de l’information (désormais, il est


quasiment impossible de chiffrer la valeur de l’information). Les

vous devez savoir sur la industrielle et les brevets. La veille Technologique


L’information scientifique, technique et industrielle. Dunod, Paris 1992. pp. 139-162).

ïïï
pratiques commerciales actuelles illustrent le fait que le secteur est
encore loin d’avoir atteint sa maturité

La concurrence entre les serveurs porte surtout, et encore aujourd’hui, sur


la cohérence du catalogue pour une clientèle donnée. A ce stade, les
fournisseurs profitent de leur situation de monopole sur les meilleurs fichiers
(STN, par exemple, partie prenante de CHEMICAL ABSTRACTS SERVICES
est, en effet, clairement avantagé sur la distribution de la base Chemical
par rapport à d’autres distributeurs).

Très rarement jouée sur le prix, la concurrence entre distributeurs porte


aussi sur la qualité des logiciels et leurs possibilités, sur les spécificités du
chargement (antériorité, fréquence de mise à jour des fichiers) et sur la qualité
des services. Pour évaluer le prix de l’information, on se rabat sur des critères
qualitatifs largement subjectifs affirme Pierre directeur de
l’informatique et des télécommunications du groupe Pechiney

ii. le fait que le système de facturation des banques de données a fait


apparaître, pour la première fois le coût de l’information. En effet,
jusqu’à l’utilisation des banques de données, l’information était
recherchée par des moyens traditionnels ne donnant pas lieu à sa
budgétisation

112
Les grandes entreprises ont un comportement aussi irrationnel les
cadres supérieurs consacrant de 20 à 60 % de leur temps de travail à la
recherche d’information dans une bibliothèque Leurs heures de travail ne
seraient-elles pas mieux utilisées se demande Hervé directeur de
l’organisation documentaire du holding Total, qui gère un budget de million
de francs année 1992 (530K francs pour abonnements à des banques de
données, 310K francs à l’achat de CD-ROM, et francs à des abonnements
à des revues)

Certes, malgré les dysfonctionnements cités, le phénomène banque de


données est d’une grande ampleur au niveau mondial. L’évolution récente des
ressources documentaires électroniques (multiplication des sources en texte
intégral, développement de l’indexation assistée par ordinateur, diversification
des modes modifie les conditions d’exploitation

L’importance croissante de l’information dans la vie de l’entreprise en


fonction du contexte économique, requiert, de plus en plus, une approche
nouvelle et performante à l’information. La diversité même de
l’information, la nécessité de raccourcir, au maximum les délais et le volume de
flux des données, rendent, économiquement et humainement, les
traitements purement intellectuels des documents individuels. En effet,
l’avènement des banques de données a permis l’accès à l’information globale,
sans déplacement physique et en temps réel; fait, qui, à lui seul, rend le coût de
l’information dérisoire. A partir de ces moyens et grâce à eux nous pourrons,
confortablement, construire les relations des ensembles, les former et les
déformer à notre convenance. J.Bertin explique très clairement cette démarche
les données ne fournissent pas l’information nécessaire à la décision. Ce qu’il
est nécessaire de voir, ce sont les relations que l’ensemble des données
construit. L’information utile à la décision est faite des relations
d’ensemble

113
Dans cet esprit, ce qui compte pour l’exploitation de Yinformation
stratégique des banques de données, ce sont des actions de communication,
d’expertise et de traduction auprès des utilisateurs, afin d’assurer la meilleure
adéquation possible entre la demande verbalisée et les ressources susceptibles
de répondre à celle-ci. Cette démarche requiert une approche nouvelle
d’exploitation de l’information, proche du terrain et des différents acteurs de
l’entreprise; elle implique également une excellente maîtrise des outils pour
assurer une exploitation intelligente de ces ressources.

Couverture et spécificités des Systèmes d’Information


Industrielle

Selon la nature de l’information enregistrée, une énumération non


exhaustive (car nous trouvons désormais des banques de données multimédia),
permet de classer les banques de données en 4 catégories

i. Les banques de données bibliographiques celles qui contiennent


des références parfois accompagnées de résumés

ii. Les banques répertoires celles qui contiennent les caractéristiques


des entreprises ou des biographies

iii.Les banques textuelles celles qui offrent le texte intégral des


documents (texte juridique, presse quotidienne.

iv.Les banques numériques celles qui contiennent des données


chiffrées (séries statistiques, constantes physiques...).

Les banques de données économiques (affaires, finances, assurances...),


présentées souvent sous format numérique, représentent de loin la principale
source de recettes pour les fournisseurs des banques de données. En Europe,

114
ce secteur a totalisé 91% du chiffre d’affaires réalisé sur les services en ligne en
1991

Dans le développement de notre recherche nous avons exploité de


préférence les banques de données bibliographiques, principalement pour le
développement d’études sur des questions stratégiques. Les banques
bibliographiques, concernant les informations scientifiques et techniques,
représentent environ 20 % de l’offre rang sur la distribution commerciale)
(Gale 1993).

Dans la pratique de marché, les grossistes d’information développent une


stratégie commerciale autour de quelques grands fichiers attractifs comme
Chemical VVPIL, ou Pascal et jouent sur la synergie s’effectuant avec
les autres fichiers Voici un extrait des fiches signalétiques de ces banques.

: Commission des Communautés Européennes Observatoire des


marchés d’information.
Chemical Abstracts Fournit une couverture mondiale de plus de 9.000
journaux, brevets de plus de 26 Pays, nouveaux
livres, comptes-rendus de conférences, rapports
gouvernementaux et rapports de recherche.
L’ensemble correspond au produit imprimé
Chemical Abstracts, incluant 80 sections telles que
la biochimie 33 la chimie organique 10 la
macromoléculaire 10 la physique l’inorganique
l’analytique 27 % et la chimie appliquée 20
Cette banque de données inclut aussi des
caractéristiques spéciales fournies par
de Chemical Abstracts, tels que le numéro
de registre (RN) et les formules moléculaires.

Couverture complète des brevets et inventions


issus des 33 principaux offices de brevets tels que
Européen des Brevets et “Patent
Cooperation OMPI (des brevets
européens et des brevets PCT) ainsi que des
informations relatives aux brevets issus de
“Research Disclosure” et de International
Technology Elle propose donc, plus de
6 millions de familles de brevets avec un
accroissement annuel de 330.000 familles.

Pascal Base multidisciplinaire, plus de 10 millions de


références, avec un accroissement annuel de
600.000 références, plusieurs domaines de
couvertures tels que chimie, physique, sciences de
l’ingénieur, terre océan espace, métaux
métallurgie, médecine pharmacologie, biologie
psychologie, sciences de l’information.

En général, la constitution d’une banaue de données suit la oolitiaue


commerciale de fait, qui, dans la pratique, renforce le
principe, énuméré, que l’information n’a de valeur

A propos de l’exhaustivité (ou taux de rappel) d’une banque de données,


l’étude réalisée par Carol Tenopir, à la demande de l’Agence de
du Risque du gouvernement américain, en 1982, portant sur une recherche
concernant un domaine relativement multidisciplinaire la gestion du risque et

116
la sécurité montre qu’il a fallu interroger 10 banques de données pour avoir
un taux de rappel de % et vingt banques pour un taux de 90 (voir
Graphique 4)

Le but de cette étude était d’identifier, au niveau général, les organismes


participant aux services d’urgences, mais aussi de répertorier l’ensemble des
connaissances concernées par le domaine de la gestion des catastrophes et la
sécurité. Les thèmes pris en compte dans la recherche étaient gestion des
risques, accidents naturels, accidents provoqués, technologies de protection,
assistance, premiers secours, opérations de sécurité et entraînement, Sur 750
bases de données d’accès public, répertoriées comme potentiellement liées aux
thèmes de la recherche, 57 ont été choisies.

117
Graphique 4 Taux de rappel des bases de données.

: les banques des pour de taux de rappel


Nbr. Nb.
1. DOE Energie 6089 21 345
2. NTIS ììðï 302
3. SSIE 4317 23. Environmentai Bib. 221
4. GPO Monthly 2460 220
5. Compendex 1852 Abstracts 219
6. Enviroline 1292 26. NCMH 207
7. Health Planning 922 27. Life Sciences 191
8. Pollution 818 184
9. ncjrs 753 Index 154
10. Safety Science 746 30. Psyclnfo 145
11 589 31. 142
581 Papers 133
13. Inspec 568 120
14. Chemical Abstracts 559 State Pubs 110
15. CAB Abstracts 493 35. PAIS 94
485 Abstracts 92
425 68
391 Diss 55
19. DM 371 Bib. 8
20. Energyline 362 1

L’interprétation de ce résultat, montre que, pour l’utilisateur d’un système


d’information, le critère d’exhaustivité doit être évalué, pour une question posée,

118
non pas sur une banque de données, mais par rapport à l’ensemble des bases
pouvant couvrir le domaine dont relève la question.

Des rappels à des banques de données supérieurs à environ 80 % de taux


d’exhaustivité, ne présentent pas des résultats expressifs tandis que le coût
monte de façon linéaire”---. C’est, finalement, le rapport coût-efficacité qui
marquera la limite à ne pas dans une recherche.

L’utilisation quotidienne des bases de données bibliographiques a pour


objet la recherche et la commande des documents primaires. Cette action est
désormais, réalisée à distance, à l’échelle mondiale et en temps réel.

La loi de dispersion de Bradford, appliquée à un sujet multidisciplinaire, est


pour les citations dans les bases de données.

119
LES PARTENARIATS LES DISPOSITIFS TECHNIQUES

Le marché de l’information est réparti entre divers acteurs assurant chacun


une bien déterminée. La Figure 9 présente et décrit ces acteurs.

Figure 9 Les acteurs du marché de l’information


Partenariats Fonction assurée
AUTEURS,_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Les auteurs : Ce sont eux qui, dans le cadre de leurs
EDITIONS travaux (de recherche, d’enseignement, de planification,
ELECTRONIQUES d’avis technique, juridique, économique), publient des
, articles, des rapports, DU des ouvrages. Ces fonds
documentaires constituent ce que nous appelons
primaire.
PRODUCTEURS
Les producteurs : Ce sont eux qui fournissent le
contenu de la banque de données. Les premiers grands
producteurs ont les centres documentaires
d’organismes scientifiques (CNRS, NASA, CEA...) qui
produisaient des bulletins et
qui se sont naturellement vers la
SERVEURS comme m o y e n de diffusion.
Actuellement les producteurs sont aussi bien des
entreprises, des organismes public....
Les Grossistes de l’information
généralement, qui installent les fichiers des producteurs
RESEAUX sur leurs ordinateurs et offrent aux utilisateurs
DE ces informations l’aide de logiciels spécialisés. Dialog
TRANSPORTS aux Etats Unis, en Europe, Questel, sont des
exemples parmi les plus de 800 recensés depuis 1991.
Les de transports : Ce sont eux qui assurent
l’acheminement des informations entre serveurs et
u ti li sa te ur s p ar d e r és e au x de
télécommunications. Transpac en France, Renpac au
COURTIERS
Telenet, Tymnet, . Etats Unis, mais
aussi les réseaux scientifiques tels que RENATER,
, EARN, INTERNET.
Les utilisateurs Pour des raisons que nous
CENTRES DE
aborderons au cours de cet expose, l’utilisateur final
FINAUX
n’interroge pas ou peu lui-même les banques de
données. En il fait appel aux de
l’information, qui sont des structures publiques ou
privées, qui interrogent pour son compte les
banques de données.
INTERMEDIAIRES

Pour utiliser les informations stockées dans les mémoires des centres
serveurs, l’utilisateur passe par l’intermédiaire des réseaux de
télécommunications mis à disposition par les opérateurs (tel que France
Télécom). Sur les réseaux, l’utilisateur accédera à un “point d’accès” qui lui

120
permettra de sélectionner la source et la nature de l’information qu’il recherche
et puis, de la recevoir. Ce dispositif peut être schématise selon la Figure 10:
Figure 10 Le télématique
USA EUROPE

de télécommunications

Utilisateurs

Les réseaux de communication subissent, au niveau commercial, de


profonds bouleversements (voir le chapitre communication, dans la partie Les
limites de leur action, surtout dans les domaines techniques (de plus en plus
indistinctement représentés dans l’informatique, la télécommunication et la
bureautique), sont à préciser

Dans la course au marché de d’information, et des à


débit, la télécommunication ne connaît plus de frontiére ou de territoires
nationaux, et les projets des compagnies privées sont en train de battre en
brèche tous les monopoles des réseaux publics.

121
Les Réseaux Commerciaux

Actuellement, dans la pratique, la plupart des recherches, notamment


bibliographiques, se font à l’aide de serveurs professionnels (commerciaux) via
des réseaux publics de télécommunications. A titre d’exemple, le réseau
TRANSPAC en France constitue, depuis 1975, un support essentiel pour
l’accès à des centres serveurs de banques de données, utilisant X25 comme
protocole de transport, c’est-à-dire des entrées réservées à 2400 et 4800
bauds.

Accessible par plus de cent noeuds répartis sur le territoire français, le


réseau TRANSPAC, via le Noeud de Transit International (NTI), est la porte de
sortie vers les réseaux étrangers (Tymnet USA, Venus Japon, Renpac
Brésil...). Un passage transparent à l’utilisateur, du réseau français aux
réseaux internationaux ou l’interconnexion de ces réseaux concrétise
maintenant un réseau mondial de transmissions de données. Cela représente
l’abolition définitive de la notion de distance en téléinformatique. Ce RESEAU

MONDIAL relie donc les utilisateurs et, dans notre cas, les ressources
informationnelles en temps réel à l’échelle du globe.

Le Réseau INTERNET

Pour accéder aux serveurs commerciaux, notamment depuis les années


1990, le monde de la recherche scientifique et de l’enseignement utilise de plus
en plus le

pour interconnexions de réseaux,


est assimilable à un regroupement mondial de plusieurs milliers de réseaux. II
est constitué d’un ensemble de réseaux différents, reliés entre eux. II est
impossible de connaître sa taille. car la somme totale des connexions n’est pas
répertoriée. A vocation scientifique ou universitaire, la NSF (National Science

122
Fondation) aux Etats Unis en est l’initiateur; Le point commun fondamental est
le protocole de transport et de liaison

L’accès à ce réseau est basé sur la commutation par paquets, protocole


en mode (Transmission Control Protocol Internet Protocol). II peut être
réalisé, à partir de n’importe quel terminai ou station de travail, pourvu qu’il soit
relié à un serveur connecté sur Internet.

En 1969, le Département américain de la défense met en place un projet


de réseau reliant plusieurs gros centres de calcul entre eux ainsi qu’avec
d’autres systèmes radio et satellites. Deux objectifs principaux ont été fixés

i. tous les ordinateurs doivent pouvoir dialoguer entre eux

ii. si une information n’arrive pas transiter via une liaison, elle
empruntera de façon automatique une autre voie de communication
pour atteindre son but.

Appelé à cette époque Arpanet (Advanced Reserch


Network) et, reliant une trentaine de sites informatiques, le succès de ce réseau
amena la création d’un deuxième réseau, reliant essentiellement des
sites militaires américains car, les autorités américaines craignaient la fuite
d’informations «secret défense» vers le privé.

Les universités américaines, puis, dans les années 80, les grandes
administrations se connectèrent pour enrichir Arpanet, amenant un volume de
connexions en croissance très forte. Trop congestionné, le réseau menaçait de
s’écrouler à tout instant.

123
C’est ce moment que la NSF {National Science Fondation, agence du
gouvernement américain) décida de créer un nouveau réseau {le
entre cinq supercalculateurs et destiné au monde de la recherche.

qu’il y ait 3 réseaux, le protocole IP est conçu pour permettre un


échange entre des réseaux composés d’équipements informatiques
hétérogènes (à l’époque, la plupart des réseaux étaient constitués d’ordinateurs
centraux énormes et d’un grand nombre de terminaux éloignés qui ne
communiquaient qu’avec les gros serveurs et non pas entre eux).

A partir de 1980, apparaissent sur les campus américains les stations de


travail utilisant le système d’exploitation UNIX. Le système d’exploitation ayant
été développé par l’Université de Californie à Berkeley, le protocole IP est inclus
dans le système d’exploitation UNIX, permettant ainsi la communication entre 2
stations de travail au moyen d’un câble.

Une multitude d’utilisateurs d’ordinateurs individuels ou en réseau local


(Mac et PC), profitant du phénomène d’explosion de la micro-informatique et
des télécommunications, survinrent pour créer rapidement une immense toile
d’araignée posant à nouveau d’importants problèmes de gestion de flux.

Depuis 1987, c’est la société Network, en partenariat avec IBM et


MCI qui se chargea de la montée en puissance du réseau et de la gestion. Plus
récemment, aux utilisateurs pionniers de se sont rajoutés des
prestataires de services privés, qui trouvent en ce média un support parfait pour
une diffusion commerciale d’informations de tous types.

Avec plus de millions d’ordinateurs connectés, un trafic augmentant de


10 à 15 % par mois, 30 millions d’utilisateurs potentiels dans le monde, Internet
est présent aujourd’hui dans plus d’une centaine de pays. II regroupe plus de
40000 réseaux de machines, à l’échelle mondiale dont 60% aux Etats Unis. Les

124
vocations des réseaux accessibles sur Internet sont présentées sur le
Graphique 5.

Graehiaue 5 Vocation des réseaux accessibles sur Internet.

Commercial

Source Infotecture A JOUR

Côté utilisateur, Internet nous propose un éventail de services que nous


pourrons regrouper en trois larges catégories

i. La messagerie

Un service qui permet de communiquer avec des correspondants du


monde entier, de la même façon qu’à travers un réseau local de l’entreprise.
Cette messagerie est unique en son genre puisqu’elle est également connectée
via des passerelles à un grand nombre de messageries professionnelles
(comme ou Decnet de Dec).

ii. La recherche de document en client serveur

Depuis notre ordinateur (client), nous pouvons établir une requête, par
exemple sur la base de mots-clés. Le système cherche sur les ordinateurs
distants (serveurs) les documents répondant aux critères recherchés et nous

ïîë
propose de choisir ceux qui nous intéressent, et qui peuvent alors être
télédéchargés sur notre disque dur.

iii.Les connexions distance

Deux possibilités se présentent : les transferts de fichier (FTP “File


Transfer et l’accès à une machine distante (TELNET), service qui
nous permet, entre autres, de consulter les serveurs commerciaux et leurs
banques de données, les catalogues en ligne des bibliothèques (OPAC
Public Acess Catalogue).

L’utilisation du réseau Internet pour la recherche d’informations ou la


messagerie n’est pas toujours très simple Tout dépend des outils, des machines
et des types de connexion auxquels nous sommes abonnés. Pour l’architecture
client-serveur, par exemple, les outils qui remportent désormais le plus de
sur le réseau Internet sont

(World-Wide Web) Le dernier-né des outils de navigation sur Internet. Cet outil
permet la navigation tout à fait naturelle et rapide au sein d’un document informatique,
réparti en une multitude de modules informationnels relies entre aux par des liens
dynamiques.

Gopher Système de recherche de documents par menu.

Système qui permet d’indexer des fichiers de tous formats, d’interroger cas index
distance et de transferer les documents,

11.3. BREVET

L’INNOVATION

Toute entreprise a besoin de mobiliser des connaissances, dès lors qu’il


s’agit de faire face à des situations nouvelles, qu’elle ambitionne de se
développer, qu’elle cherche à être plus productive ou à mieux satisfaire les
services rendus à ses usagers ou à ses clients. Sa position de force, dans un

126
Pour cela, l’individu doit connaître, parfaitement. et à tout moment,
l’environnement dans lequel le domaine de son entreprise évolue. Pour arriver à
cette vigilance, cet individu doit acquérir la maîtrise précise des informations
industrielles, qui permettra à l’entreprise d’agir, de gagner, d’innover innover
pour être plus productive, pour mieux satisfaire les services rendus à ses clients
et donc, pour continuer d’exister.

D’un autre coté, avec la même intensité croissante, le concurrent suit la


même démarche, sur les marchés nationaux et internationaux car en plus
d’innover, et, pour continuer à exister, il faut que l’entreprise protège ses
inventions, adoptant une politique de propriété industrielle.

Maîtriser parfaitement les informations industrielles, signifie faire appel au


marché de l’information, qui croît de façon quasi exponnentielle, (voir systèmes
d’information industrielle, page 76) soit au niveau de l’offre, soit au niveau des
supports, soit sur la manière d’y accéder; l’avènement des banques de données
ayant permis l’accès à l’information globale, sans déplacement physique et en
temps réel.

Cette information globale, nécessaire à la prise de décision et au


processus d’innovation, est faite de relations d’ensembles de données Dans
ce principe, ce qui compte, pour l’exploitation de la source “banque de
données”, ce sont les actions de communications, d’expertise et de traduction,
visant à assurer la meilleure adéquation possible entre la demande verbalisée et
les ressources les plus susceptibles de répondre à l’utilisateur.

II est juste que nous proposions de formaliser cette démarche, pour


favoriser le développement de l’innovation dans l’entreprise et pour permettre sa
permanence sur le marché. Cette démarche n’aura donc de sens, que si elle est
associée à une politique active de propriété industrielle, qui valide et assure le
processus de l’innovation. Devant la concurrence économique internationale, la

127
visant à assurer la meilleure adéquation possible entre la demande verbalisée et
les ressources les plus susceptibles de répondre à l’utilisateur.

II est juste que nous proposions de formaliser cette démarche, pour


favoriser le développement de l’innovation dans l’entreprise et pour permettre sa
permanence sur le marché. Cette démarche n’aura donc de sens, que si elle est
associée à une politique active de propriété industrielle, qui valide et assure le
processus de l’innovation. Devant la concurrence économique internationale, la
protection technologique est la contrepartie de l’enjeu économique considérable
que représente la rentabilisation de l’innovation la propriété industrielle
procure donc un monopole d’exploitation des innovations qu’elle protège, et qui
sont décrites dans les documents

Vu l’importance juridique du brevet, conséquence de l’intérêt de la


promotion du processus d’innovation, mais aussi à cause des enjeux
économiques qu’il représente, notre démarche de formalisation d’une stratégie

Brevet :C’est un titre de propriété délivré à un inventeur ou son ayant droit, en


contrepartie de la divulgation de son invention. Le brevet son titulaire une protection
dune durée déterminée, sous réserve de paiement des redevances de maintien en vigueur.
La protection conférée consiste dans le droit exclusif d’exploiter l’invention, dont les
atteintes sont sanctionnées par l’action en contrefaçon (SOMNIER, J-L. Tout ce
que vous devez savoir sur la propriété industrielle et les brevets. Op.cit., (CAVALCANTI, A.R.;
OLIVEIRA, L.G.; CARDOZO, A.C.. S.R. Propriedade Industrial de
Tecnologia e Aplicabilidade. Rio de Janeiro, 1993.
p.71.)
Pour l’invention est d’un inventeur qui permet dans la pratique la
solution d’un particulier dans le domaine de la technique. En les
législations précisent que, pour brevetable, une invention doit nouvelle, imoliauer
une activité inventive (c’est-à-dire, ne pas évidente) et susceptible
industrielle Manuel sur l’information et la documentation en de
industrielle. 1990. 110.)
Le problème technique auquel une invention se rapporte, peut ancien ou nouveau,
mais la solution, pour mériter le nom d’invention, doit nouvelle, c’est-a-dire, qu’elle ne
doit pas avoir ni rendue accessible aux tiers dans le passé. En outre, la solution,
toute en étant nouvelle, doit impliquer une activité inventive, c’est-à-dire, qu’elle ne doit pas
constituer une solution évidente pour une personne dans le domaine technique
d’invention.

128
pour améliorer l’interface utilisateur-intermediaire sera essentiellement
développée sur l’information brevet.

LES SOURCES D’INFORMATION BREVET

L’information brevet l’ampleur et la richesse

Le brevet, titre juridique qui confère à son détenteur un droit exclusif sur
une invention, doit être publié pour que le public soit avisé de l’existence de ce
monopole, et de son

Résultat du processus de recherche et de développement, les dépôts de


brevets sont un indicateur de la créativité technologique des différentes
économies, mais aussi des choix opérés en matière de protection de la
propriété intellectuelle

Selon les estimations, le nombre de documents de brevets au monde


s’élève à 30 millions, et, le taux d’accroissement annuel est de ï million de
nouveaux brevets

Sur les trente dernières années, voir Tableau 18, page 131, les demandes
nationales- de brevets ont tout d’abord stagné jusqu’en 1978. A partir de

Toute demande de brevet, non retirée, est automatiquement publiée. A de rares


exceptions près, la publication de la demande intervient 18 mois à compter de la date de
ou de priorité la plus ancienne.

Brevets nationaux II s’agit des demandes dans les formes légales


des instituts spécialisés de propriété industrielle des pays. Au c’est
l’Institut national de la propriété industrielle (CAVALCANTI, A.R.; OLIVEIRA, L.G.;
CARDOZO, A.C.. S.R. Propriedade Indsutrial e Transferhcia de Tecnologia
e Aplicabilidade.

ïîç
1978, nous assistons à une progression régulière, plus particulièrement
...
entraînée par les demandes à l’occasion de la mise en place
de nouvelles procédures internationales de

Le Japon se distingue des autres pays par la vigueur de la progression de


ses dépôts qui quadruplent de 1965 à 1985. Sous cette impulsion, les positions
relatives des pays sont profondément modifiées. De premier marché en 1965,
avec 17% des demandes nationales, les Etats-Unis passent en deuxième
position dès le début des années 70 et se situent à 13% en 1985, contre 34%
pour le Japon.

Entre la période 85-90, sous l’effet d’une reprise des dépôts aux Etats-Unis
et en Europe, la position relative du Japon se stabilise et s’érode ensuite,
puisqu’elle baisse légèrement, à moins de 30%.

Au Brésil, nous assistons, sur la période 80-90, à une forte régression, de


plus de 50% des demandes de brevets. Ce phénomène survient juste après une
phase de forte croissance entre 1979 et 80, les demandes de brevets ont
quadruplé. Les demandes de dépôts dans ce pays représentent 40% du total de
l’Amérique Latine

Brevets indigènes et allochtones Les demandes de brevets nationaux se


décomposent en demandes indigènes, déposées par des nationaux du pays de et en
demandes allochtones émanant de personnes physiques ou morales hors du pays où
s’effectue la demande Comment obtenir un brevet européen, Guide du déposant.
Européen des brevets, 9 édition, 1992.)

Les nouvelles procédures internationales En 1973 a été institué le


européen en vertu de la convention de Munich (EPC) et en 1970, le système international de
l’International Patent CO. Opération Treaty (PCT) qui rendent plus économiques et plus
efficaces les protections. Ils ont entraîné, à partir de 1978, une augmentation des demandes
totales à l’étranger et donc corrélativement des demandes allochtones mais, inversement, une
diminution des demandes déposées dans les instituts nationaux CAVALCANTI, A.R.;
OLIVEIRA, L.G.; CARDOZO, AC.. S.R. Propriedade Indsutrial e de
Tecnologia e cit.

ïíð
Tableau 18 Brevets nationaux demandés (y compris EPC et PCT)
Pays 1965 1970 1975 ïçèð 1990
Etats-Unis 94629 101014 1610741 1645581
Japon 81923 130829 159821 193779 305645 357208 376371
Allemagne 66470 66132 60095 66765 75681 89256 94801
France 477931 722661 789191
Royaume-Uni 55507 53400 59643 67409 84506
Italie 29308 24151
126991

541330 614460 590742 685523 904987 1145182 1282679

Les brevets constituent une source essentielle de recherche; l’information


légale, car il s’agit là d’une mesure de publicité dictée par des raisons juridiques,
la fonction juridique de protection de cette publication ne doit pas occulter son
intérêt en tant qu’information technique et stratégique.

Le fond documentaire de brevets représente une richesse indubitable,


avec une structure particulièrement favorable au traitement informatique,
à-dire, aux recherches bibliographiques. En profitant à plein des progrès
informatiques, l’information brevet est désormais une pièce maîtresse de
l’information industrielle.

Selon une estimation américaine”-, 70% de l’information contenue dans


les brevets ne se trouve publiée dans aucun autre type de document, ce qui

Source : Instituto de Propriedade Industriai, Rio de Janeiro,

Banques de données OCDE (Organisation de Coopération et de Développement


Economique).

131
reflète bien la richesse de l’information technique par la littérature de
brevets.

Cette richesse résulte du principe, selon lequel, un monopole temporaire


n’est consenti à un inventeur, qu’en échange d’une divulgation de l’invention,
afin de favoriser la diffusion des connaissances. Pour que ce contrat entre
l’inventeur et la société soit équitable, il est nécessaire que la divulgation soit
suffisamment détaillée, de sorte que, une fois l’invention tombée dans le
domaine public, tout spécialiste de la technique concernée soit en mesure de
refaire et d’utiliser l’invention sur la base des informations fournies par le
brevet

Les lois de brevet ont donc institué une condition de suffisance de


description à laquelle doit satisfaire un brevet pour être Cette
exigence se traduit concrètement par l’obligation d’inclure des dessins, si cela
apparaît nécessaire pour la compréhension, et de décrire alors les éléments de
l’invention en se référant de façon systématique à des repères numériques sur
les dessins. Dans le cas d’un appareil, par exemple, nous trouvons,
habituellement une description de la structure des différents éléments, suivie
d’un exposé du fonctionnement.

Au total, les brevets livrent une information écrite et graphique détaillée,


présentée conformément à des règles légales qui sont destinées à faciliter la
compréhension par le lecteur. En outre, un principe très généralement respecté
par les rédacteurs de brevets est celui d’une information auto-suffisante

loi française du 13 juillet 1978 stipule en son article 14 bis


que l’invention doit dans la demande de brevet de façon suffisamment claire et
complète pour qu’un homme de métier puisse l’exécuter (BOPI Brevets d’invention. Bulletin
officiel de la industriel, référence juin 1987). La loi
ajoute à cette exigence que le brevet doit ce que l’inventeur comme le
meilleur mode de de l’invention.

132
c’est-à-dire, qu’un brevet contient généralement toutes; les informations et
explications, permettant de comprendre l’invention sans avoirs recours des
références.

Les brevets sont identifies par le pays dépôt, qui s’exprime par un code
deux lettres, et par un numéro, généralement sept chiffres, ce qui
représente évidemment un avantage considérable pour l’exploitation
informatique.

La richesse de la documentation brevet, et son ambivalence juridique et


technique en une source qu’aucune recherche bibliographique ne saurait
Une étude de la littérature de brevets sera particulièrement précieuse
au début d’un projet de recherche, ou même à l’appui d‘une proposition pour un
nouveau projet, à l’inventaire des des solutions de
leurs avantages et inconvénients, en fournissant des explications utiles sur
les brevets antérieurs. Ce type d’étude fournit aussi les pour les
études de type juridique d’exploitation, brevetabilité des innovations
venir, etc.).

La décision de déposer un brevet coûte de l’argent. s’agit d’un


investissement à long terme pour l’entreprise La décision de
donne donc une indication sur la stratégie de recherche et développement. La
surveillance des publications de brevets dans les domaines techniques
intéressant l’entreprise est ainsi une composante de la fonction de “Veille
Technologique”, et apporte une information précieuse, fiable et sur les
projets des concurrents ou organismes de recherche actifs dans le domaine

Les textes des brevets sont faciles à obtenir auprès des offices de brevets,
au moins en ce qui concerne les brevets des pays qui sont les principaux
Au Brésil, l’Institut national de la propriété industrielle
en plus de la collection complète des brevets brésiliens, celles des brevets de

133
nombreux pays (Autriche, Canada, Espagne, Etats-Unis, France, Allemagne..
La collection des des brevets (textes et dessins) américains est
disponible sous la forme de CD-ROM, depuis 1969, et aussi, sous cette même
forme, celle de européen”” depuis 1978

11.3.2.2. L’information brevet : les banques de données

Les moyens informatiques spécialisés dans l’accès à la littérature de


brevets, englobent une variété de banques de données, qui ont en commun de
pouvoir couvrir tous les domaines techniques, mais qui différent par leur
couverture géographique, leur couverture dans le temps, et le type
d’informations qu’elles contiennent.

Une méthode développée par P. HASSANALY sur le serveur


et la base qui permet de visualiser le panorama des bases de
données traitant de l’information brevet, a dénombré 169 bases (et CD-ROM)
pluridisciplinaires qui répertorient (de façon non exclusive) des informations
provenant de brevets.

Les textes de brevets sont appelés fascicules.

La base de brevets sous forme de CD-ROM de européen est


ESPACE et comprend un logiciel qui permet de l’interroger sur un grand nombre de champs
différents nom de date de dépôt, classification internationale des brevets.
Cuadra of Databases.
Producteur Cuadra, Elsevier. USA
Domaines Sciences de l’Information
Annuaire des banques de accessibles en ligne dans le monde. Description du
contenu, de la nature, des mises à jour, langue, conditions de 3000 banques
de données. Les disponibles sont description, noms et adresses des producteurs et
serveurs, couvertures, conditions La langue de la base est l’anglais et la mise jour
est trimestrielle. Elle est disponible sous les serveurs DATASTAR, (CUAD); QUESTEL
(CUADRA); (CUAD) .

134
L’éventail va, d’une banque limitée aux brevets américains délivrés
depuis 1975, (mais qui contient le texte complet de ces brevets) à une banque
INPADOC comprenant les brevets de tous les pays depuis 1970, (mais ne
contenant que le titre et les codes CIB pour toute information technique), en
passant par des situations intermédiaires, tel la banque (voir WPIL, page
qui couvre la plupart des pays depuis 1970 et contient un résumé en
anglais.

Les principaux serveurs (QUESTEL, DIALOG, ESA,


et STN) donnent accès à des banques de brevets de différents types,
permettant à l’utilisateur de faire son choix en fonction de ses besoins. La Figure
II, par exemple, d’après donne un témoignage du panorama des choix
possibles pour un utilisateur, en fonction de ses besoins, sur le
QUESTEL.

Figure 11 Le cluster brevets de QUESTEL


RECHERCHE RECHERCHE RECHERCHE

QUESTEL DARC GENERIQUE MARKUSHDARC

Bases de (graphiques)

BASES DE DONNEES BIBLIOGRAPHIQUES

PM ou PM

135
Les bases comme et classées bases de brevets
génériques, ont de plus l’avantage de donner immédiatement une vue
d’ensemble sur la famille (voir note xxxii, page 110) de brevets déposés
dans différents pays pour couvrir une même invention.

Ce qui est à souligner, en matière de recherche dans la littérature de


brevets, c’est la diversité des stratégies possibles il est possible de faire porter
l’interrogation sur le nom du déposant (société ou organisme de recherche), sur
un nom d’inventeur, sur un groupe de la CIB, sur les mots-clés dans le titre ou
dans un abrégé.

Certaines banques (USPM pour les brevets américains, pour les


brevets européens) incluent même, en tant que champs, les brevets antérieurs
cités comme références dans la procédure d’examen. Cela permet d’accéder,
par la recherche croisé@, à l’ensemble des brevets dans lesquels une
référence donnée a été citée.

Chacun des brevets de cet ensemble possède lui-même d’autres


références. En répétant cette démarche, il est possible de balayer
rapidement les brevets d’un secteur technique. Une recherche de ce type est
souvent fructueuse pour compléter les recherches thématiques fondées sur des
mots-clés et ou sur la CIB.

INPADOC (international Patent Documentation Center) Banque de données de


brevets, multidisciplinaire. Environ 20 millions de références bibliographiques de brevets
provenant de plus de 55 Offices Nationaux et Internationaux, plus d’un million de nouvelles
références par an. Un document par brevet; recherche par famille. Informations disponibles:
Nom de l’inventeur, du déposant, classification internationale du brevet, et situation
Produite par I’OEB, elle couvre les brevets, depuis 1969, et sa mise jour est
hebdomadaire.

La recherche croisée nous permet de créer une liste de termes que


nous pouvons rappeler à tout instant, pendant la session d’interrogation. Elle est disponible sur
les principaux serveurs.

136
Les banques de données spécialisées dans un secteur technique et qui
englobent les documents de types articles, communications de congrès,
brevets, (comme Tulsa, pour le pétrole, Weldasearch pour le soudage) sont un
peu moins efficaces sur le plan de la seule recherche de brevets, mais cela est
compensé par leur couverture plus étendue en information pertinente.

Source d’information d’ampleur considérable, à l’échelle du monde, et


irremplaçable, les banques de données de brevets doivent être considérées
comme l’un des éléments indispensables de l’information si nécessaire à
l’entreprise.

Bien entendu, comme nous l’avons déjà signalé, la plus performante base
de données au monde ne peut donner que ce qu’elle a Tout particulièrement,
et il est bien de le préciser à nouveau, que les recherches dans la littérature de
brevets nécessitent à la fois une grande compréhension des mécanismes des
systèmes de brevets, et un bon savoir-faire dans l’utilisation des banques de
données disponibles.

La méthode que nous proposons afin de favoriser le développement de


l’innovation dans l’entreprise et de permettre sa permanence sur le marché est
fondée sur la compréhension et l’exploitation performante du système de la
Classification Internationale des Brevets.

137
P A R TI E
LA METHODE : LE FOND ET LA CONCEPTION

ïïïòïò

UN SYSTEME DE LANGAGE DOCUMENTAIRE

Dans ces énormes gisements de documents que sont les banques de


données, l’intermédiaire, pour trouver toutes les informations relatives au sujet
qui intéresse l’utilisateur final, doit, en général, faire appel aux systèmes de
langage documentaires.

Nous définissons les systèmes de langages documentaires comme un


système de langage artificiel constitué de notions, mais aussi, de relations de
notions, destinées, dans un système documentaire, à formaliser les données
contenues dans les documents et dans les demandes.

En fait, tous les systèmes de recherche documentaire (des plus simples


aux plus perfectionnés) se ramènent, au schéma suivant, constitué de trois
étapes

i. le sujet de chaque document dans une formule d’indexation


et stocker cette formule dans un index des sujets (c’est-à-dire une liste
ordonnée, suivie des références

ii. exorimer le sujet de la demande dans une formule d’interrogation

rapidement, grâce à l’index des sujets, les


pertinentes.

138
Cette approche peut être résumée dans le schéma’ ci-dessous, proposé
par H. Crosnier

Décrire

du des
document besoins documentaires
(communication)

II existe deux types principaux de langages documentaires : les langages


d‘indexation et les langages classificatoires.

Les langages d’indexation, appelés aussi langages combinatoires,


permettent de représenter le contenu des documents et des questions de
manière analytique (représentation du contenu par mots-clés ou descripteurs).
Les index et les thésaurus se rangent dans cette catégorie.

Les langages classificatoires sont utilisés pour représenter le contenu


de manière synthétique, moyennant l’utilisation d’indices de classification. Les
classifications ou tes plans de classement permettent de situer un document
dans la partie de la connaissance traitée par le système documentaire; ils
constituent souvent le seul repère contextuel.

Parmi ce type de système, nous trouvons des plans de classement


hiérarchique (CDU, Classification Décimal Dewey, Classification Internationale
des Brevets, Classification soviétique BBK.. des classifications obtenues par
juxtaposition d’indices (Library of Congress Classification) et une classification
par facettes (Colon Classification).

ïíç
Chaque classification permet de définir des “indices”, qui sont un
agencement de signes reliés par une syntaxe précise En ce qui concerne
l’indexation par classification du document dans un cadre pré-défini, la
classification essaie de représenter le point de vue sous lequel est abordé
le défini par sa description littérale. Le point de vue est donné par
la catégorie hiérarchique dans laquelle a été choisi l’indice de classification.

Pour que ce système d’indexation ait des chances de fonctionner


(indexation cohérente, du même document, à plusieurs endroits), il faudrait que
les indexeurs connaissent et appliquent eux-mêmes les mêmes règles
d’indexation sur le document à classer.

Pour le développement de notre méthodologie, nous nous sommes


intéressés au langage classificatoire, et, plus précisément, à la Classification
Internationale des Brevets, (seul système, à notre connaissance, où l’application
des indices, mais aussi la représentation du point de vue sous lequel est
évoqué le «sujet», sont normalisées et, conditionnées par accord international,
entre les pays membres de la Convention de Paris-).

Convention de Paris, accord international pour la protection industrielle, signé le


20 mars 1883, dans lequel, les pays participants acceptent d’établir dans leurs constitutions,
certains principes de conduite. Parmi ces principes nous relevons a) le traitement national (un
brevet étranger a le même droit l’exploitation comme s’il était national); b) le droit de
d’un an (le droit à c) l’interdépendance du Cette convention comptait, en
1991, 103 pays membres (CAVALCANTI, A.R.; OLIVEIRA, L.G.; CARDOZO, A.C.. S.R.
Propriedade Indsutrial e de Tecnologia e Aplicabilidade.
Rio de Janeiro, 1993. p.71.)

140
BESOIN EXPRIME PAR UN ACCORD INTERNATIONAL

La Classification Internationale des Brevets, est un système conçu pour


permettre un classement uniforme des documents de BREVETS, à
international.

Résultat d’un accord international, de Strasbourg


concernant la Classification Internationale des Brevets”, adopté à Strasbourg, le
24 mars 1971, par une conférence diplomatique qui réunissait les Etats
membres de l’Union de Paris pour la protection de la propriété industrielle, est
entré en vigueur, le 7 octobre 1975, et prévoit une classification commune pour
les brevets, certificats d’auteur d’invention!, modèles et certificats
d’utilité?

Cette classification, dans son objectif le plus général, se ramène au


même évoqué auparavant, c’est-à-dire, constituer un instrument
permettant de ranaer méthodiauement les documents de brevets afin de
rendre aisément accessible l’information technologique et juridique qu’ils
contiennent. Mais, vu l’importance de son rôle, elle se fixe, en outre, comme
objectif de se donner les moyens permettant

Le certificat d’auteur Particulièrement pratiqué dans l’ancienne URRS, ce certificat est


délivré au nom de l’inventeur et reconnaît le droit moral de l’auteur de l’invention.

Modèle s’agit d’un petit brevet délivré sans examen pour une durée de 8
ans, mais il peut être un rapport de recherche pendant toute sa de vie. II ne peut
protéger que des articles, dispositifs, outils presentant un pratique.

Certificats d’utilité Titre juridique de protection l’exploitation d’une invention dans


une période plus courte que celle du brevet d’invention, II n’a d’effet que sur le territoire
français, et il n’est pas certain qu’il permette de revendiquer la dans les autres pays,
puisqu’il n’est pas reconnu par la Convention de Paris (SOMNIER, J-L. Tout ce que vous devez
savoir sur la industrielle et les brevets. La veille Technologique L’information
scientifique, technique et industrielle. Dunod, Paris 1992. pp. 139-l 62).

141
i. la diffusion sélective de l’information à tous les utilisateurs qui la
en matière de brevets

ii. de rechercher de la technique dans des domaines déterminés

des statistiques de propriété industrielle qui permettent, à leur


tour, d’analyser l’évolution des techniques dans divers secteurs.

L’Organisation Mondiale de la Propriété Industrielle (OMPI), à Genève, est


l’organisme qui gère, depuis 1971, système de Classification qui fait l’objet
d’une révision périodique destinée à améliorer le système et à tenir compte de
l’évolution des techniques. La sixième édition cette classification, modifié tous
les cinq ans, a été adoptée le 1 janvier 1995, et restera en vigueur jusqu’au
íï de décembre 1999.

Tous les pays de la Convention de Paris ont le droit de proposer des


modifications au système de Classification et I’obliaation de l’appliquer. Le
monopole d’exploitation commerciale de l’invention, délimité pour chaque entrée
du système de Classification attribuée à l’invention, est accordé par les Offices
de Brevets à juridiction nationale, régionale ou mondiale, ce qui donne à ce
système, un poids économique sans pareil.

Etabli en Anglais et en Français comme versions authentiques, le texte de


la Classification, conformément aux Arrangements de Strasbourg, peut
également être rédigé en différentes autres langues. La quatrième édition
(période outre l’Anglais et le Français, est déjà parue dans les 12
langues suivantes

l Allemand l Espagnol Polonais l Russe

l Chinois l Hongrois Portugais Serbo-croate

l Coréen l Japonais l Roumain l

Ce qui, à notre avis, augmente encore, le poids économique et la


puissance, de ce système de classification. Un brevet, pour être exploité

142
commercialement dans un pays, doit être établi, dans la langue de ce pays. Le
fait d’avoir un système de classification disponible dans toutes ces langues,
nous permet d’exploiter le contenu synthétique de tout le fond documentaire des
brevets existants (environ 20 millions de documents de brevets), sans que
la langue, dans laquelle le brevet a été établi, soit un obstacle à l’exploitation.

Chaque édition de la Classification comporte le guide d’utilisation et le


répertoire des groupes principaux, les 8 sections qui composent le système
avec leurs élaborations respectives (environ 64.000 entrées ou 900 pages
l’index des mots clés et la table de concordance. L’accès au système est
différent suivant le support. Le Tableau 19 suivant donne les différents types de
consultations possibles.

Tableau 19 Les d’édition de la Classification Internationale


des Brevets.
Type de support Producteur Contenu
Papier Distribué par La Classification, guide compris
L’index officiel des mots clés
La table de concordance
Bande Magnétique Distribué par I’OMPI La Classification, guide compris
Les symboles valables
CDROM Distribué par La Classification, guide compris
depuis 1992
L’index officiel des mots clés
La table de concordance
La liste des symboles valables
Banque de Produite par La CIB édition). Tous les termes et
données en ligne (France) et distribuée codes inclus dans les groupes et
sur le serveur groupes. Termes en français
Questel

Le système est donc, par ses objectifs majeurs, un outil riche et


puissant, car il est le seul à l’échelle mondiale disponible en plusieurs langues.
Soutenu par un accord international, il permet surtout d’étudier l’état de la
technique dans des domaines déterminés et d’établir des statistiques de

143
propriété industrielle qui, à leur tour, offrent la possibilité’d’analyser l’évolution
des techniques dans divers secteurs.

Ce type d’exploitation, jusque là très difficile à réaliser (la dans son


ensemble comporte plus de 1.000 pages et 34.000 entrées, sans compter
quelques milliers de renvois, de notes, de terminologies, etc.), est devenu
faisable, à partir de 1993, grâce à la parution sur le marché, de l’édition de ce
système sous forme de CD-ROM.

lll.l.3. EXPLOITATION DE LA BASE DE LA CIB SUR

Ce forme de présentation est, en fait, constituée de quatre bases de


données

une base avec le guide d’utilisation

une base avec les trois dernières éditions de la CIB (3,


où nous trouvons toutes les élaboration@ et aussi Officiel des
mots

une base avec les tables de concordance entre les différentes


éditions comparées une à une (1 et 2 2 et 3 3 et 4 et enfin 4 et 5)

une base appelée validité, qui dispose de la liste des codes et de leur
période d’existence.

Les trois premières bases sont présentées en 5 langues Français,


Anglais, Allemand, Espagnol et Hongrois. La base en Anglais offre, en outre,
l’index des mots de l’office Allemand des Brevets, qui ne se trouvent pas
traduits dans les autres langues.

Elaboration terminologie de la Classification qui définit l’ensemble des sous-classes,


des groupes principaux et sous-groupes d’une classe

144
Ces bases permettent la recherche en mode “texte” et en mode
“hiérarchique”. Dans ces deux modes et, à l’exception de la base qui offre le
guide, nous pouvons accéder à l’information soit par la façon hyper-texte soit en
interrogeant avec la logique de boole.

Pour interroger les bases (élaborations de la CIB) et (tables de


concordance), nous pouvons nous servir du mode “guidé” ou du mode “expert”.
Sur ces modes nous formulons nos requêtes en utilisant des opérateurs
booléens avec des mots des titres et aussi de l’index avec des codes et
avec des mots et codes. II y a également la possibilité d’utiliser les commandes
de troncature et aussi celles L’aide d’un dictionnaire des mots, et
d’une liste des codes est en outre disponible.

Le résultat de chaque requête se présente sur une fenêtre avec les


données suivantes

Nombre total d’occurrences dans la base


Nombre d’occurrences dans l’index officiel de mots
Nombre d’occurrences dans l’index de l’Office Allemand des brevets
(disponible seulement sur la base de la en langue anglaise et
allemande)
Nombre d’occurrences par section de la

En validant les résultats de la requête, nous nous déplaçons dans la base


pour chaque occurrence de réponse. Positionnés sur chaque réponse, nous
pouvons alors accéder au texte dans l’une des langues disponibles, ainsi qu’à
l’édition que nous voulons, parmi les trois présentes sur la base

Les données capturées, nous pouvons les transférer sur des fichiers en
formats ASCII. Cette opération est faite par unité d’occurrence de réponse et
donc, avec très peu d’ergonomie. La taille des éditions n’est pas limitée et sur
un seul fichier, nous pouvons disposer de toute la CIB ou d’une section
complète.

145
Seule la base “validité” sur CD-ROM ne permet pas des éditions
transférabies sur fichier. Sur cette base, en saisissant le code, nous n’accédons
qu’aux données affichées sur l’écran. Ces données, exprimées par les éditions
de la CIB dans lesquelles le code est valable, associent chaque code saisi à la
période’ de son existence. Bien que nous ne puissions pas extraire cette
réponse, son contenu peut devenir important.

Une requête sur cette base peut tout de suite indiquer si une technique à
subi des modifications, au cours de son existence ou si un code (ou l’ensemble
de codes) qui forment une élaboration sont valables, par exemple, dans les 3
dernières éditions (soit, depuis 15 ans Cela voudrait donc dire que la
technologie ou le métier, que couvre cette élaboration, est stationnaire, ou
même, est une technologie de base. Une entreprise possédant ces technologies
de base devra donc adopter une stratégie de surveillance, pour détecter
rapidement les innovations incrémentales

En comparant des éditions successives de la CIB, il apparaît que


l’identification des éléments découlant d’une modification du système, apporte
des informations sur l’état évolutif de l’application d’une technique et d’un
métier (voir évolution et Etat de l’art, page 205)

Dans le système CIB, l’un des deux événements, ci-dessous, peuvent


susciter une modification du code

le besoin de préciser l’énoncé du titre d’un sujet énonce (par


exemple, le titre d’une entrée qui était Matières premières fibreuses
ET leur traitement mécanique sur la édition, passait à
Matières premières fibreuses OU leur traitement mécanique dans
la édition)

146
un changement motivé par une modification de l’état de la technique
énoncée dans le système, tels que obsolescence, fusions des
techniques, arrivée de nouvelles techniques sur le marché.

Voulant, dans ce bref exposé, présenter que quelques car,


cette forme de présentation de la sur offre un manuel
L’exploitation intelligente de cet outil permet à tous de profiter davantage que
l’offre système CIB.

UN OUTIL PUISSANT D’ANALYSE ET D’OBSERVATION

Quotidiennement, nous traitons des questions techniques dont la fonction


est de rechercher des informations techniques permettant de résoudre des
problèmes réels dans les domaines les plus divers

Dans ce cas précis, nous éprouvons souvent de grosses difficultés à


explorer à fond le domaine ciblé, de façon à être assuré de réaliser sa
couverture contextuelle et son profil synthétique, autrement dit, de créer la
micro-culture, susceptible de nous permettre de formuler les questions d’une
manière pertinente et de réagir immédiatement sciemment aux réponses des
sources (formelles ou informelles) consultées.

Pour notre recherche, nous avons voulu utiliser la base de données


de la Classification Internationale des Brevets, disponible sous la forme de
CD-ROM dans le but de

déceler, hiérarchiser, mettre en évidence et la poussée


de l’ensemble des symboles classificatoires dans le secteur papier

analyser l’évolution et chercher les pôles de développement de ce


secteur

147
chercher les nouvelles branches technologiques, les technologies
voisines, les remplacements de produits, à partir de l’analyse des
renvois de la dans le domaine papier

valider ces études auprès des spécialistes et en fonction des


contraintes propriété industrielle, normalisation technologique,
politique de protection de l’environnement, politique du commerce
extérieur...,etc

concevoir et mettre en oeuvre un système de traitement et


d’exploitation sectorielle systématique d’information concernant les
brevets.

En plus d’utiliser le domaine papier comme un support au développement


de nos idées, ce secteur, surtout en ce qui concerne le Brésil, nous a permis de
rassembler les principaux éléments locaux susceptibles de pouvoir faire face à
la concurrence du marché international. Outre les avantages comparatifs des
apports du pays matières premières à prix de revient compétitif (grâce à un
développement technologique soutenu, au prix du terrain, au climat tropical) et
énergie gérée à partir de sources renouvelables, le parc technologique
concerné est moderne. D’autre part, les installations industrielles sont récentes
et conformes aux normes de protection de l’environnement

Le Tableau 20, sous-classe D 21 C (matière technique production de la


pâte papier est une représentation spatiale de la hiérarchie de système CIB
édition), où les textes de “Note” et de “Renvoi” ont été rajoutés. Cette
représentation a été construite, de façon automatisée Voir annexe

148
Nos expériences pratiques sur le terrain (contacts avec les experts du
domaine, consultations des bases de brevets et d’articles dans le domaine
“papier”) ont montré que ce type de représentation constitue un bon outil d’aide
pour acquérir la micro-culture des matières techniques concernées dans le
fonds documentaire sur les brevets.

L’arrangement de *‘production du papier” (7 sous-classes qui composent la


Classe D 21, Section D de la CIB) à été développé dans le même format de
représentation et suggéré aux experts du domaine.

D’après leurs analyses et les discussions entamées, nous constatons que


l’arrangement des matières techniques dans le système CIB, se présente d’une
façon homogène par rapport aux opérations industrielles. Les actualisations
périodiques des énonces de l’étendue d’une matière technique, dans la
Classification Internationale des Brevets, reflètent très précisément l’évolution
technique vérifié sur le terrain, à l’échelle industrielle@ Voir annexe 2.

Concernant les techniques industrielles de blanchiment du papier


(D 21 par exemple, nous remarquons l’arrivée sur le marché, depuis
les années 1980 (lancement de la 4 édition de la des techniques à
base d’oxygène (D 21 et d’ozone, qui concurrencent celles à base
d’halogènes avec ou de Chlorites (D 21 En outre, sur
l’évolution des techniques industrielles, dans le domaine de la production de la
pâte à papier, c’est une “Note”, rajoutée à la sous-classe D 21 C, à partir de la
édition, qui nous informe de l’existence, sur le marché, d’une autre
technique industrielle pour la production de la pâte, celle par voie enzymatique.

A ce sujet, nous avons préparé et présente un article scientifique au XVIII


de da qui a eu lieu Paulo, Brésil, du 24 au 26 Octobre
1994, annexo 2.

154
L’avènement, sur le marché, à partir des années 89, de processus de
production de la pâte à papier par voie enzymatique (ancrer dans le système
CIB par l’énoncé d’une nouvelle sous-classe C 12 S), est une innovation
importante, qui permet d’établir les nouveaux Facteurs Critiques de Succès,
pour l’industrie papetière, soit

réduction des taux de rejets industriels

élimination du processus de production de la pâte à papier par voie


chimique, à base de C102.

Ce sont les problèmes d’environnement et donc de réglementation qui vont


privilégier ce mode de production.

Ce type de constat démontre d’abord que le système CIB remplit son rôle,
à savoir constituer un instrument permettant de ranger méthodiquement les
documents de brevets (une hiérarchie de rangement des matières techniques
proche de celle de leurs applications sur le terrain). Ensuite et surtout, le
système CIB reflète l’évolution- technique d’un secteur économique avec un
minimum de décalage une révision prescrite du système, tous les cinq ans.
Ceci associé aux pressions de poids économique représentées par l’étendue de
la protection à l’exploitation commerciale de chaque titre, font de ce système, un
outil important d’observation et d’analyse

‘Partie essentielle des objectifs majeurs que veut atteindre la l’analyse de


l’évolution des techniques peut se manifester de plusieurs manières telles que i) par la base
validité sur le de I’OMPI; ii) par l’utilisation des tables de conversion; iii) par voie du
texte des élaborations qui explicite la validité.
Dans la conclusion de ce chapitre (voir et Etat de page 205) nous
présentons un résultat dune analyse de l’évolution de la technique de production de la
papier par comparaison des énonces au niveau de sous-classe des trois dernières de
la CIB.

ïëë
×××òï LA CONCEPTION GENERALE DU SYSTEME CIB

Le Tableau 21 fournit l’ensemble des entrées de matières techniques


prévues par le système dans le domaine papier. Elle a été extraite de
des mots de la CIB, base de données disponible sur le
de I’OMPI, en formulant l’équation de recherche avec le mot papier.

Apportant des informations plus générales sur les techniques concernant


le domaine du papier que celles contenues dans le Tableau 20, page 149,
(informations plus minutieuses et ciblées sur le processus de la production de la
pâte par voie chimique), le Tableau 21, présente de manière exhaustive tous les
thèmes techniques concernés, prévus par la CIB dans son plan de classement
et donc, d’application industrielle.

Ce résultat nous donne une information qui semble infirmer l’objectif


majeur du système CIB qui est de constituer un outil efficace de recherche en
ce qui concerne les matières techniques. En réalité, les matières techniques
constitutives d’un domaine sont rangées dans des endroits distincts, et, non pas
comme le système l’ambitionne savoir qu’un objet technique quelconque
auquel une invention se rapporte essentiellement puisse être classé autant que
possible dans son ensemble Le rangement qui prévaut le plus souvent dans
ce système, sont des plans de thèmes techniques du domaine concerné
organisés collectivement comme un spectre continu de l’information, conforme à
celui montré dans le Tableau 21.

En effet, ce type de rangement reproduit exactement le plan conceptuel du


système CIB un plan de classement basé sur deux principes
LE PREMIER PRINCIPE : à LES’ SOUS
rubrique ‘des BRANCHES de l’industrie, des «SPECIALITES~ ou des
ACTIVITES humaines CIBLEES PAR CES INVENTIONS Autrement dit, le cas
échéant, l’objet d’invention cible une «spécialité», qui est rangée, par
l’examinateur du brevet, sous la rubrique de sa cible. Cette manière de
rangement de l’invention est appelée classement axé selon le principe de
l’application. Nous trouvons cette dénomination inadéquate, et, dans cette
étude elle sera désignée par “classement sur la rubrique de domaine”.

LE DEUXIEME PRINCIPE : consiste à classer LES INVENTIONS dans la


rubrique de la A LAQUELLE CES INVENTIONS SE RAPPORTENT. Pour
établir la cohérence, nous appellerons ce principe ‘*classement axé sur la
rubrique de fonction”.

L’Organisation Mondiale de la Propriété Industrielle reconnaît qu’il est


difficile d’appliquer, de façon rigoureuse, l’une ou l’autre méthode, pour le
rangement d’une invention dans le système CIB.

Certains objets techniques d’inventions (processus, produits, appareils) se


rapportent si étroitement, sinon exclusivement, à des branches déterminées de

Pour réaliser l’extension de cette question il faut partir de la notion d’invention perçue
par le système une invention, sur une matière technique quelconque, peut avoir comme
objet, soit un processus (fabrication de la papier par voie chimique, par exemple), soit un
produit une application (boîtes, enveloppes ou sacs en papier étiquetage sur papier) soit des
appareils (lessiveurs). En plus, il faut ajouter, faisant aussi objet d’invention, la façon selon
lesquelles ces choses peuvent être utilisées ou appliquées

En fait, toute invention, quelle qu’elle soit, est une idée nouvelle (une action,
autrement dit une fonction) qui a été accomplie pour remplir un besoin ou pour exercer une
action sur quelque chose (résoudre un problème). De compréhension nous pouvons
affirmer que la couverture d’une invention dans le systéme CIB se réalise essentiellement par
une FONCTION Sensu,). Ce qui varie c’est l’arrangement physique de l’invention dans
le système, conditionné au degré d’affinité que garde la fonction accomplir et la matière
technique sur laquelle la fonction se manifeste.

158
l’industrie, qu’il est naturel de les classer d’après ces branches. Dans ce cas,
qui est l’origine de l’invention et donc du brevet, va être selon le
dit “classement sur la rubrique de domaine”.

Des inventions comme, par exemple, celles ayant des caractéristiques


liées à la production chimique de la pâte à papier (sauf les processus par voie
enzymatique) sont tout naturellement considérées comme se rapportant surtout
à la fabrication de la pâte à papier et donc, axées sur la rubrique de domaine
et rangées cette spécificité (sous-classe D 21 C).

En revanche, les inventions à des thèmes techniques sur la


manutention, l’emballage, l’emmagasinage, le hissage, le levage et le halage
sont des matières techniques qui concernent presque n’importe quelle branche
de l’industrie. Ces types d’inventions sont essentiellement rangés dans la
Section B Techniques industrielles diverses; transport selon le principe de
classement de la qui est de ranger ces objets techniques dans la rubrique
de fonction.

De même, les objets d’invention faisant appel au thème Fabrication


d’articles en travail du sont rangés dans la classe 31 et
se rapportent, en fait, à des actions de façonnage qui concernent presque
n’importe quelle branche industrielle. Selon la logique du principe de classement
du système CIB, ces objets d’inventions, qui correspondent à une fonction non
liée au domaine sur lequel elle se manifeste, sont rangés aussi dans la rubrique
de fonction.

Devant tant de difficultés, la solution adoptée, le plus souvent, pour ranger


uniformément les inventions, est le de l’expérience acquise par des
personnes dont le travail quotidien consiste à comparer les inventions (pour
lesquelles la protection par un brevet est demandée) aux inventions similaires
déjà divulguées dans les documents de brevets publiés

Ces dernières années, les organismes concernés par la gestion du fonds


documentaire de brevets, (universités, laboratoires de recherches) proposent et
développent des projets susceptibles d’apporter des solutions plus concrètes
que les pratiques plutôt subjectives de classification et de recherche des
documents de brevets. Persuadés de l’importance de l’utilisation des
informations concernant les brevets, ils cherchent tous des solutions pour
faciliter la recherche de ces informations, en utilisant essentiellement des
techniques d’intelligence artificielle

En dépit de ces efforts, il n’a pas encore éte trouvé une solution
satisfaisante et complètement achevée, qui propose soit le classement, soit la
recherche du document de brevet de façon plus ou moins uniformisée. La seule
application connue, basée sur un système expert, est une solution partielle,
développée et utilisée par l’office Européen de Brevets.

Connu comme EPOS (“European Patent Office ce système


consiste en une base de données, en langage naturel, qui propose une aide,
aux examinateurs des brevets de I’OEB, pour formuler des équations de
recherche sur les brevets Si l‘intéressé connaît une expression
(terminologie) dans le domaine de son intérêt, le système lui délivre toutes les
entrées du système sur lesquelles le terme recherché est le plus

ECLA, Classification interne de Européen des brevets. Dérivée de la


structure hiérarchique de la CIB, où ses 64.500 indices ont été enrichis de 35.000 entrées de
I’OEB, ce système est, en fait, une mise à jour permanente de la CIB (QUESTEL. Cours bases
brevets. Questel S.A. Paris, 1990. 271 p.)

160
pertinent. Dans les titres de ces entrées, il choisit les termes alors qu’il juge les
plus porteurs pour la formulation de son équation de recherche de brevets.

La CIB constitue un outil de recherche mais vite limité, car tous


les offices de propriété industrielle n’utilisent pas les mêmes règles d’indexation.
De plus, certains offices de propriété industrielle ont aussi tendance à indexer
les documents de brevets par rapport à la valeur de l’invention dans leurs
pays

Selon notre expérience personnelle, chaque fois que nous avons réussi à
faire des recherches pertinentes de documents de brevets, celles-ci ont résulté
de la formulation de nos équations de recherche, constituées par des mots ou
des codes sortis de l’index officiel des mots du système CIB, minutieusement
choisis par utilisation de la méthode de l’analyse

Cette démarche est similaire, mais à une échelle différente, la solution


qu’adoptent les examinateurs de I’OEB en se servant de I’EPOS. A partir des
termes qui nous connaissons dans le domaine, nous les cherchons dans l’index
officiel des mots du de I’OMPI et la pertinence est donnée par la
méthode de l’analyse fonctionnelle.

En regardant plus attentivement la liste de l’ensemble des thèmes


techniques du “domaine papier” présentée dans le Tableau 21, il devient évident
qu’à partir du système de classement de la CIB existant, nous ne pouvons

L’analyse fonctionnelle est une méthode de compétitivité et créatrice,


visant la satisfaction du besoin de l’utilisateur par une démarche spécifique de conception, la
fois fonctionnelle, économique et pluridisciplinaire (PETITDEMANGE, C. La maîtrise de la
valeur. Conception, développement, qualité et compétitivité d’un produit. Paris, Afnor, 1985.
535 p.)

161
traiter les informations techniques d’un domaine, que, par ‘des thèmes cherchés
souvent individuellement.

Le thème fabrication de papier (D par exemple, est restreint à


l’ensemble des actions qui mène la production du papier ou de la pâte à
papier, appareils compris.

Le thème, fabrication d’articles en papier; travail du papier est


restreint à l’ensemble des actions utilisées pour façonner du papier et du carton
(B 31).

Ces deux thèmes n’ont en commun que le domaine sur lequel les actions
se manifestent. Or, le système CIB ne classe que les actions, pas le domaine;
Autrement dit, les seuls éléments classés par le système CIB sont des
formulations, des procédés, des appareils distincts (soit une action exercée sur
quelque chose ou un besoin rempli). En clair, le classement est fait, au niveau
du processus et non au niveau du produit.

Notons, qu’au niveau du produit, défini selon un concept “stricto sensu”, il


s’agit d’activités complémentaires, qui ne sont pas prises en compte par le
système CIB (vu son principe de classement), voir le plan conceptuel du
système CIB, page 156.

162
et, c’est sur cette action, si elle est jugée nouvelle, que se porte le titre de
propriété de l’invention. Et pourtant, dans le plan de classement du système
utilisé, cette action est rangée selon deux principes différents.

L’origine du problème est historique; Le système CIB a été constitué à


partir de deux autres classifications l’ancienne classification allemande qui
classait ses documents de brevets, dans la rubrique de domaine d’application
de l’invention et, l’autre classification en usage aux Etats-Unis et au
Uni, dans laquelle les documents de brevets sont classés dans la rubrique
fonction, à laquelle se rattache l’invention

Le système CIB, établi depuis 1971, en est déjà à sa sixième édition.


Depuis toujours, sa structure et son principe sont restés intacts. Les
changements se sont passés souvent au niveau, soit du contenu, soit de
l’aménagement des entrées

En janvier 1993, 52 pays et quatre organisations internationales,


appliquaient à leurs documents de brevets publiés, la classification
internationale des brevets en entier, c’est-à-dire jusqu’à sa plus petite
subdivision

Selon les estimations, le nombre de documents de brevets ainsi classés


s’élevait, fin 1989, à plus de millions. cette estimation, à ce
nombre, il faut ajouter 2 millions des brevets de 14 pays, parmi ces 52, qui ont
classé leurs anciennes collections de brevets poussés à 4 digits, et en plus,
millions de brevets de 24 autres pays, qui publient leurs brevets poussés
seulement jusqu’au niveau des sous-classes de la CIB.

163
En d’autres termes, il y a donc eu, à la fin de 1989, à peu près 18 millions
de documents de brevets publiés portant les symboles de la CIB. Sur les
1.000.000 de documents de brevets publiés chaque année, plus de 900.000
portent le symbole de la CIB; pour moins de 60.000 d’entre eux, le classement
est poussé seulement jusqu’au niveau de sous-classe. Le Graphique 6,
présente la distribution, par langue de publication, de la collection des 18
millions de documents de brevets, disponibles fin 1989.

Graph 6 Distribution par langue des brevets publiés.


Total de 18 millions de brevets avec le code CIB (Dec.891

A ce stade, envisager un changement sur la structure et sur le principe du


système CIB constituerait certainement un énorme défi. II s’agirait de faire
disparaître ses antagonismes et d’en faire un outil performant de recherche des
documents de brevets, qui serait alors susceptible de permettre le
développement de systèmes automatisés de manière moins sophistiquée. En
plus des questions d’ordre politique, ce changement demanderait de gros
investissements, ainsi qu’un effort important de mobilisation et de formation du
personnel

164
En dépit de ces empêchements concrets, nous avons trouvé des articles
proposant à la réorganisation du système CIB (par exemple, une
proposition de l’office soviétique de la propriété industrielle, [référence pour
la révision de la édition). Des experts, ont proposé que le plan de
classement du système, soit organisé en où les entrées seraient
réparties entre les trois matrices (facettes) distinctes, suivantes

i. Matrice des besoins, comprenant le plan de classement des besoins,


qui doivent être satisfaits par les inventions proposées. Dans la vie
courante, ces besoins sont liées aux êtres vivants, ce qui leur est
nécessaire socialement et démographiquement, et concernent un
groupe ou l’humanité toute entière

ii. Matrice des fonctions, comprenant le plan de classement des


fonctions susceptibles de permettre la satisfaction de ces besoins

iii.Matrice des méthodes, comprenant le plan de classement des


méthodes (projets technologiques ou programmes des projets) dans
tous les domaines de la connaissance.

Le modèle facette,, est un modèle de classification qui postule que tout


sujet peut et doit décomposé en une suite ordonnée de catégories sémantiques
fondamentales telles qu’objet, processus, attribut, instrument, lieu, temps.
Cette formulation permet d’exprimer un sujet, soit partir de l’analyse conceptuelle
(aspect analytique) soit dans une expression globale, composée par la suite de
catégories qui composent le sujet (aspect synthétique).
Théoriquement, ce modéle, développe par Ranganathan, est le plus achevé des
langages documentaires puisqu’il cumule les avantages du thesaurus (expressions analytiques
du sujet, relations et ceux des classifications hiérarchiques (expressions
synthétiques du sujet, possibilités de classements).
L’utilisation de ce modèle de classement n’est pas un consensus. La complexité de sa
structure rend l’indexation longue et coûteuse et il impossible de trouver une base
empirique solide au postulat des facettes MAKAROV, M.A.;
Some problems in use of the International Patent Classification. World Patent Information, vol.
6, 2, 1984.

165
Chaque matrice aurait donc, son plan de classement indépendant (une
structure particulière, la mieux adaptée, et une méthode de classement
spécifique hiérarchique ou par facette). Par exemple, pour la recherche de
documents sur un produit dépendant d’une facette ciblée, nous pourrions
n’utiliser que le plan de classement de la cible. Par contre, ce même produit
pourrait être exprimé sous la forme d’une entrée globale, constituée de la suite
ordonnée des entrées individuelles.

La sixième édition est parue depuis le 1 Janvier 1995 et, comme


toujours, sans aucun changement concernant au fonds du système CIB
existant.

L’ORGANISATION DU SYSTEME CIB

L’organisation de l’ensemble de tous les domaines techniques disposant


d’une protection à l’exploitation commerciale par la loi internationale de la
politique de propriété industrielle, est divisée en 8 grandes sections.

Symbole Titre
A NECESSITES COURANTES DE LA VIE
B TECHNIQUES INDUSTRIELLES DIVERSES;
TRANSPORTS
c CHIMIE;
METALLURGIE
D TEXTILES;
PAPIER
E CONSTRUCTIONS FIXES
F MECANIQUE;
ECLAIRAGE;
CHAUFFAGE;
ARMEMENT;

G PHYSIQUE
H ELECTRICITE

A l’intérieur des sections, nous trouvons des titres indicatifs qui définissent
des sous-sections et auxquels n’est affecté aucun symbole de classement. C’est

166
le cas, par exemple, de la sous-section trouvée dans la
Section A.

Chaque section est structurée en classes et celles-ci en sous-classes. Le


système CIB dispose de 118 classes, auxquelles sont alloués des symboles et
des titres. Le symbole d’une classe est par la lettre de la section à
laquelle elle appartient, suivie d’un nombre à deux chiffres.

Les titres de la section, de la sous-section et de la classe, n’indiquent que


de façon assez vague le contenu de ces entrées, et ne définissent
généralement pas avec précision, la matière que recouvre l’indication générale
qu’ils donnent. En général, le titre d’une section ou d’une sous-section indique
de façon très vague l’étendue approximative du domaine qu’il couvre dans cette
section ou sous-section et, le titre d’une classe donne une indication globale de
la matière qui entre dans ses sous-classes. Par contre, l’établissement de la
Classification veut que le titre des sous-classes définisse aussi précisément que
possible, l’étendue de la matière technique qui y est rangée. Par exemple

Matiéres premières fibreuses ou

Le mot papier, dans les titres de ces trois divisions,


n’éclaircit pas le sens de ce qu‘elles contiennent par
rapport au sujet papier s’il s’agit d’une application, d’un
processus, d’un produit..

Le symbole de la sous-classe est composé de celui de la classe, suivi


d’une lettre. L’ensemble des connaissances répertoriées par la CIB est divisé en
616 sous-classes.

Chaque sous-classe se décompose en plusieurs subdivisions dénommées


groupes qui sont, soit des groupes principaux, soit des sous-groupes. Le

167
symbole d’un groupe est formé du symbole de la sous-classe, suivi de deux
nombres séparés par une barre oblique.

Le symbole d’un groupe principal se construit à l’aide du symbole de la


sous-classe suivi d’un nombre d’un à trois chiffres, de la barre oblique et du
nombre 00 (zéro zéro). Pour les sous-groupes, sous-divisions des groupes
principaux, le symbole se compose de celui de la sous-classe, suivi d’un nombre
(d’un à trois chiffres), de son groupe principal, de la barre oblique et d’un
nombre d’au moins deux chiffres, autres que 00. Le dernier chiffre, placé dans
ce nombre, à compter de la troisième position, doit être lu comme une décimale
du chiffre qui le précède. Ainsi, le code C 08 G se trouve entre les
codes C 08 G et C 08 G

Le titre d’un groupe principal définit un domaine jugé utile pour la


recherche concernant les inventions

îï ½ óððçïðð
Post-traitement de la de
cellulose, p.ex. de la de
bois ou des linters de coton.

Le titre du sous-groupe définit, lui aussi, mais à l’intérieur du croupe


principal, un domaine jugé utile pour la recherche concernant les inventions.
Dans tous les cas, il faut lire le titre du sous-groupe en tenant compte du fait,
qu’il est subordonné au titre du groupe, en retrait duquel il est place, et donc
déterminé par ce titre lui-même. Dans la 5 édition, il y avait environ 64.000
groupes, dont 10% étaient des groupes principaux. La Figure 12 ci
présente un symbole complet de classement.

168
La Structure Hiérarchique de la CIB

De la Section jusqu’au Groupe

La structure de la hiérarchie de Classification est basée sur la répartition


de l’ensemble des techniques en plusieurs niveaux, à savoir la Section, la
Classe, la Sous-Classe, le Groupe (Principal Sous-Groupe), le tout en ordre
hiérarchique décroissant.

Ainsi, si nous prenons, par exemple, l’ensemble des sous-classes que


constitue la classe D 21 (Papier), selon la liste, ci-après, nous trouvons la
répartition de l’ensemble des techniques qui décrit la filière “production du
papier” (depuis la production de la pâte jusqu’à la fabrication de semi-produits
papiers). Cette hiérarchie de production du papier englobe les matières
premières spécifiques, les équipements, les processus de toute la chaîne, en
incluant le traitement des rejets provoqués par cette industrie.

Symboles Titres
D21 B MATIERES PREMIERES FIBREUSES OU LEUR
TRAITEMENT MECANIQUE.
D21 C PRODUCTION DE LA CELLULOSE PAR ELIMINATION DES
SUBSTANCES NON CELLULOSIQUES DES MATIERES
CONTENANT DE LA CELLULOSE; REGENERATION DES
LIQUEURS NOIRES; APPAREILS A CET EFFET.
D TRAITEMENT DES MATIERES AVANT LEUR PASSAGE
DANS LA MACHINE A PAPIER.
321 F MACHINES A FABRIQUER DU PAPIER; PROCEDES DE
PRODUCTION DU PAPIER SUR CES MACHINES.
D21 G CALANDRES; ACCESSOIRES POUR MACHINES A
FABRIQUER LE PAPIER (bobineuses ou rebobineuses pour
produits finis, moyens pour ajuster les plis ou extensions en
largeur B 65 H).
H COMPOSITIONS DE PATE; LEUR PREPARATION NON
COUVERTE PAR LES SOUS-CLASSES D 21 C, D 21 D;
IMPREGNATION OU COUCHAGE DU PAPIER;
TRAITEMENT DU PAPIER FINI NON COUVERT PAR LA
CLASSE B 31 OU LA SOUS-CLASSE D 21 G; PAPIER NON
PREVU AILLEURS
D21 J CELLODERME; FABRICATION D’ARTICLES A PARTIR DE
SUSPENSIONS DE FIBRES CELLULOSIQUES OU A
PARTIR DE PAPIER MACHE (fabrication d’objets par des
procédés sec B 27 N).

Les sous-classes D 21 B et D 21 C décrivent, respectivement, deux


processus de production de la pâte papier: la première, un processus par voie

170
³7½¿²·¯«» et la deuxième, °¿® ª±·» ½¸·³·¯«»ò Les ensembles techniques
sont regroupés par la cohérence gardée entre eux pour préciser l’arrangement
de l’étendue de la matière technique.

Nous retrouvons cette logique de l’organisation de l’ensemble technique au


niveau des classes dans une même section et, plus ou moins claire, au niveau
des groupes principaux.

La hiérarchie du système CIB entre les sous-groupes, ne se propage pas


dans le sens vertical, par ordre de numérotation des sous-groupes, mais dans le
sens horizontal. Elle est déterminée, uniquement, par le nombre de points qui
précède le titre des sous-groupes. Ainsi, selon le principe hiérarchique, le
domaine couvert par un sous-groupe est déterminé par la combinaison des
sous-groupes hiérarchiquement supérieurs qui le précèdent directement. Ce
principe hiérarchique peut être représenté par le qui suit, où, dans un
ensemble technique T, (T titre de groupe principal), le domaine couvert
par le est déterminé par les groupes hiérarchiquement
supérieurs T, et qui le précèdent. Celui du
est déterminé par les groupes T et

T
ððïïðî .
..
...
.
.
Ces points remplacent les titres de groupes immédiatement supérieurs
dans la hiérarchie et évitent de les répéter. Les sous-groupes dont les titres
commencent par une lettre majuscule, se suffisent à eux-mêmes, mais ce qu’ils
décrivent n’a de sens que dans un contexte précis.

Ci-après, nous présentons la séquence de cinq entrées de la CIB, sur le


blanchiment de la pâte à papier. Les entrées D 21 C D 21 C et
D 21 C à un point, ont les mêmes poids hiérarchiques; Elles se placent
ici dans un contexte spécifique (nous avons déjà trouvé blanchiment dans le
domaine de la photographie) et se rangent au même endroit; à cause de la
connexité que ces processus gardent avec le domaine. Les titres des entrées
D 21 C et D 21 C à deux points, commencent par des lettres
minuscules. Ceci signifie que la représentation du sens donné par leurs titres ne
suffit pas; il va donc falloir se repérer au moyen du titre du groupe de niveau
hiérarchique immédiatement supérieur.

Symbole Groupe principal Sous-groupes


1 point 2 points
Post-traitement de la
de cellulose
l Lavage
dans des diffuseurs
dans des filtres
D21 C Elimination des
résines, poix
ou cires
l Blanchiment

Les Renvois et /es Notes

Précédemment, nous avons signalé que l’organisation hiérarchique entre


chaque ensemble technique de même niveau est donnée par la connexité que
ces processus gardent avec le domaine. Citons, par exemple, le cas où plus
d’une représentation d’un ensemble technique couvrirait la même matiére
technique (D 21 B et D C soit, deux représentations de la matière technique

172
production de la pâte papier mais, utilisant des procédés différents, l’un
par voie mécanique et l’autre par voie chimique, (il n’y a donc, aucune ambiguïté
sur te point de vue du rangement méthodique des documents de brevets relatifs
à ces deux objets techniques).

Neanmoins, la question se pose dans le cas où, la matière technique qui


doit être couverte, se fractionne en ensembles techniques différents. Par
exemple, la matière technique production de la pâte à papier par voie
chimique se décompose nouveau et, outre son rangement dans la
classe D 21 C, nous trouvons une partie de ce sujet dans D 21 H.

Dans ces cas, le système de Classification de CIB, utilise des


indications (le renvoi), placées entre parenthèses dans les titres de classe, de
sous-classe ou de groupe, qui signifient que la matiére technique, objet d’un
renvoi, est classée à l’endroit désigné. Avec ce moyen, le système supprime
toute possibilité d’ambiguïté (quelle que soit la matière technique, elle se trouve
dans un endroit unique), et classe les objets dans un contexte plus large et, à
notre avis, ptus riche

Ce contexte est encore enrichi par l’utilisation de notes, rajoutées aux


sections, dasses, sous-classes ou même certains groupes de la
Classification. Pour une certaine partie, ces notes, des
expressions particulières et des formules, précisent l’étendue du domaine
technique couvert, ou indiquent comment la matière considérée est classée.

173
A l’introduction de la sous-classe D 21 C PRODUCTION DE LA
CELLULOSE PAR ELIMINATION DES SUBSTANCES NON CELLULOSIQUES
DES MATIERES CONTENANT DE LA CELLULOSE; REGENERATION DES
LIQUEURS NOIRES; APPAREILS A CET EFFET nous trouvons la note
suivante

Note : Les inventions relatives des utilisant des enzymes ou


des afin de (i) libérer, ou purifier un
ou une composition ou de (ii) traiter des
textiles ou nettoyer des surfaces solides de sont en outre
classées dans la sousclasse 12 S

Le Système CIB dispose aussi d’un glossaire, comportant un nombre limité


de termes. Le cas échéant, pour affiner l’interprétation d’un énonce du titre
d’une entrée, d’une note ou d’un renvoi, il est souvent utile de s’y reporter.

L’expression «non prévu ailleurs», par exemple, qui se trouve dans la


sous-classe D 21 H, signifie “non prévu dans une autre sous-classe de la même
classe D 21 ou de l’autre classe dans le

Certes, pour définir, aussi précisément que possible, l’étendue d’un


domaine technique dans le système de Classification Internationale des Brevets
on s’utilise du titre de sous-groupe, du principe de la hiérarchie entre groupes
associés aux renvois, des notes et des terminologies.

L’application de la

Pour faciliter la recherche d’un document de brevet, chaque objet


technique distinct, représenté dans document, doit être classé.

La détermination de l’endroit approprié, pour classer ce document selon


les règles du système CIB, doit procéder d’une démarche systématique, en
s’attachant à cerner, d’abord et successivement la section, la classe, la
classe, puis le groupe principal ou sous-groupe.

174
Ensuite, en s’attachant la sous-classe,
prendre, pour ranger le concept de l’invention du brevet, est de choisir comme
endroit, la sous-classe sur la rubrique de fonction.

Si, aucune sous-classe de fonction ne convient. il faut alors choisir la


classe. ta appropriée, se rapportant la rubrique d’application de
l’invention

Le classement dans d’autres sous-classes appartenant à des rubriques


d’applications, peut, aussi, être envisagé, s’il présente un intérêt pour la
recherche (sauf si l’invention est très précisément axée sur un seul domaine
d’utilisation).

Cette démarche de classement doit envisager essentiellement de rendre


accessible deux types d’informations disponibles dans un document de brevet

i. L’information @invention concept inventif essentiel qui fait l’objet de


ta revendication du brevet. Elle doit toujours être explicitée et indiquée
en premier; elle peut requérir l’utilisation d’un ou plusiuers symboles de
la CIB.

ii. L’information additionnelle toutes informations techniques utiles


eventuellement présentes dans le document de brevet, Pour les
expliciter, les classificateurs utilisent les symboles appropriés du
système CIB. Ces informations sont aussi dénommées informations
supplémentaires et répertoriées en seconde place (leur énoncé est
facultatif).

Depuis la édition, le système de classification a introduit le concept


d’information hybride, à préciser dans la notice bibliographique du brevet.
Pour ceci, le classificateur se sert d’autres codes du systéme CIB et ce concept
d’information doit couvrir, essentiellement, des informations
aux deux types d’informations cités.

Comme pour les informations supplémentaires, l’explicitation du


concept “information complémentaire” n’est obligatoire. Les codes utilisés
ont la même construction que ceux adoptés par le système CIB pour indiquer
les deux autres concepts, à la différence près que la barre oblique est
remplacée par deux points. Ces éléments d’information complètent ceux
couverts par la CIB, en indiquant les notions des éléments constitutifs essentiels
d’une composition ou d’un mélange, ou les groupes constitutifs d’un composé.
Cela peut même parfois, donner des compléments d’information sur les
éléments ou les composants d’un processus ou d’une structure, mais aussi, en
identifier les utilisations ou les applications des sujets techniques
classés.

LE PRINCIPE DE L’ANALYSE FONCTIONNELLE

Lorsque le principe d’application du système CIB s’avère ambigu, le


classificateur doit avoir toujours présent à l’esprit l’existence possible d’une
sous-classe de fonction appropriée, (voir le titre L’application de la CIB), dans
laquelle il doit classer le document de brevet, autrement dit, les concepts des

176
deux éléments d’informations à cerner pour la notice bibliographique d’un
brevet l’information d’invention et les informations additionnelles

D’un autre coté, l’invention, concept essentiel cerné pour la notice


bibliographique du brevet, est définie par I’OMPI comme d’un inventeur
qui permet, dans la pratique, la solution d’un problème particulier dans le
domaine de la technique.

La loi japonaise sur les brevets est l’une des rares lois qui comporte une
définition pour l’invention. Cette loi précise, que l’invention, est une création
hautement perfectionnée d’idées techniques, grâce auxquelles nous
259
utilisons une loi de la nature

En plus de toujours définir l’invention comme une idée, les législations sur
la propriété industrielle précisent que, pour être brevetable, une invention
doit être nouvelle, impliquer une activité inventive et être susceptible
d’application industrielle!

Au cours de la deuxième guerre mondiale, les entreprises américaines ont


été confrontées aux contraintes résultant de la pénurie de matériaux de qualité.
Ce fait obligea les ingénieurs à trouver des solutions de remplacement, en
particulier en modifiant les spécifications des produits. Ils constatèrent que
ceux-ci conservaient néanmoins, dans la majorité des cas leur principe
d’utilisation d’origine service tout en générant d’importantes
économies

Le technique auquel une invention sa rapporte peut ancien ou


nouveau, mais la solution, pour mériter le nom d’invention, doit être nouvelle.
S’appuyant sur ce constat, Laurence Mile, qui travaillait au département
des approvisionnements de la Général jeta alors les bases de
de la Valeur

Une conception large du concept d’invention, que celle donnait par la


loi de Propriété Industrielle, dans le milieu de production était née les concepts
et définitions qui précisent l’invention, et les questions qui jettent les bases pour
le développement de la méthode de Fonctionnelle, ont, sur le fond, les
mêmes principes que ceux de la loi de Propriété Industrielle générer une
application industrielle, et donc, générer des économies.

Fonction “service rendu” et brevet

Le concept d’invention défini par la loi de Propriété Industrielle (voir note


35, page présenté comme une idée, apporte le même de la fonction,
considéré comme “service rendu auquel doit répondre un produit”, la
différence près, que le concept du service rendu dans la méthodologie de
l’analyse fonctionnelle est plus large et souvent, ne donne pas naissance à un
brevet.

Prenons un exemple

Une augmentation du taux d’absorption de l’eau, dans la


technique de la tuile de terre cuite utilisée dans un pays de climat chaud-,
par rapport au taux établi dans des pays de climat froid (où le taux
d’absorption de l’eau, établi pour le même produit, est le plus proche

En les pays situés dans l’hémisphère sud, adoptent, pour leurs produits de
consommation interne, des spécifications techniques similaires à celles des pays
dont ils subissent l’influence.

178
possible de zéro), représente des économies significatives dans la
consommation de l’énergie nécessaire à la fabrication de la tuile.

L’adoption d’une “telle solution”, représente, certainement une baisse sur


le coût de production de la tuile, et génère d’importantes économies, tout en
préservant l’intégralité de la fonction “service rendu” du produit final.

Ce phénomène, comme idée, découle de la reconnaissance d’une loi de la


nature l’eau maintenue dans une tuile de terre cuite, fabriquée et utilisée dans
des pays de climat froid, va, en gelant, augmenter de volume et ainsi faire
éclater la tuile. II faut donc, dans ces pays, établir des taux d’absorption de l’eau
le plus proche possible de zéro.

Bien qu’apportant des économies considérables et une application


industrielle, ce phénomène inventif ne donne pas lieu un brevet, parce qu’il
consiste en une simple reconnaissance d’une loi de la nature, et non pas en une
invention technique.

La démarche de Fonctionnelle

Dans ce cas réel, le phénomène inventif qui permet de fabriquer des tuiles
en terre cuite, dans un pays au climat chaud, avec une technique
particulière, résulte de l’application intentionnelle d’une démarche spécifique de
conception, organisée et créatrice, visant la satisfaction du besoin de
l’utilisateur

Cette démarche nous invite plus particulièrement, face aux problèmes qui
nous sont posées, à rester continuellement dans un état d’esprit susceptible de
raisonner par rapport au dans lesquels la question se
place. La réponse sera représentée par le “service rendu” en conformité avec

Evoquons par ailleurs le cas d’un fabricant de cendriers qui cherche de


nouvelles opportunités pour son produit. S’il a un raisonnement axé produit, il
pensera peut-être, qu’il ne pas rentable de fabriquer des cendriers destinés au
marché des lieu publics, en raison des lois interdisant de fumer dans ces
endroits. Par contre, s’il a un raisonnement axé fonction, il réalisera que le
cendrier doit surtout assumer un rôle d’isolant thermique, et donc, il aura plus de
flexibilité dans son processus de réflexion. Ainsi, dans un cas extrême, s’il
réalise que son produit se trouve menacé, il pourra exploiter d’autres branches
du marché en utilisant son savoir-faire dans la fabrication des produits isolants
thermiques.

Ce raisonnement, par rapport à un produit axé fonction peut être modélisé


selon la Figure 13.

Les entités représentées (demandeur, produit, environnement) sont des


zones limitrophes par rapport aux relations (0, et liées et
interdépendantes. Elles doivent être mutuellement et strictement satisfaites, ce
qui délimit leurs relations.

180
La démarche de l’analyse fonctionnelle, envisagée selon une méthodologie
susceptible de s’appliquer indistinctement, précise, par norme, tous ces

Selon la norme X de le demandeur (d’un produit) est


l’entité, aui recherche un produit. ou émet le cahier des en vue de son
ou de son utilisation par lui-même ou par d’autres. Ce demandeur,
qui peut être un organisme, un service ou une personne, est, d’abord, la
matérialisation de l’existence d’un problème. Ensuite, en étant satisfait dans son
besoin par un “service rendu”, il sera le garant de l’utilisation. Ainsi, le fond de
la démarche serait l’aboutissement d’un raisonnement basé sur la

La même norme définit le “produit” comme ce qui sera fourni à un


utilisateur ou à un demandeur, pour répondre à un besoin une chose faite,
sur mesure, selon une demande (une nécessité ou un désir) par
un utilisateur du produit.

Par rapport à ce “produit”, mais aussi au “demandeur”, se place


l’environnement, qui se définit, dans la même norme, comme l’ensemble des
entités qui peuvent être en relation avec le produit et qui peuvent interagir avec
lui. Le “demandeur” du produit est généralement comme l’une
de ces entités faisant partie de cet environnement.

L’élaboration de documents normatifs dans ce secteur répond un besoin de


faire diffuser la méthode dans le tissu industriel, eu égard aux retombées positives de son
utilisation dans l’environnement économique maîtrise des coûts, adequation du produit au
besoin, incitation à la recherche et l’innovation, optimisation des techniques, utilisation
rationnelle des ressources, meilleure définition des objectifs. Des normatives, telles que
l’Association Française de Normalisation (AFNOR) ont développé des normes dans des
thèmes comme le vocabulaire de l’analyse de la valeur, ies caractéristiques fondamentales, les
recommandations pour la mise en oeuvre de la méthode.

181
La démarche de classement du brevet, évoquée auparavant, peut se
modéliser selon le principe schématisé Figure 13 Développement d’un produit
axé fonction

d’abord, sont classées les informations représentant le concept


inventif du document de brevet, dites d
c’est-à-dire, les actions du produit (relations 0), exprimées
exclusivement en termes de finalité, et, contribuant à la réalisation du
service rendu

ensuite, sont classées des informations additionnelles, dites


informations techniques. A ce stade, nous trouvons des informations
sur les relations que le produit doit avoir avec son environnement,
telles que les technologies utilisées et les matières premières,
(relations tvee 9).

Enfin, les informations complémentaires, classées par le système


hybride (codes d’indexation de concepts liés), associées aux deux
types d’informations citées précédemment, identifient des éléments
relatifs aux sujets techniques. Ces éléments d’information peuvent,
par exemple, compléter l’information couverte par les concepts
techniques du classement, en indiquant, soit les éléments constitutifs
essentiels d’une composition ou d’un mélange, soit, les groupes
constitutifs d’un composé (relation tvoe Etant donné que ces
éléments peuvent aussi identifier les utilisations ou les applications
concernant les sujets techniques classés, ils se trouvent, ainsi, dans
la position d’expliciter les relations entre l’environnement et le
demandeur, en passant par le produit (relations 8).

182
Par exemple, un document de brevet classer, décrit

paf revendication par description technique

Travail des plastiques par La est un


assemblage au contenant du silicium et l’article
moyen d’ultra-sons; est un tuyau

sera, en classe principale (selon l’énonce de revendication), dans le code


B 29 (F A C O N N A G E ou A S S E M B L A G E D ES M AT I E R E S P L A S T I Q U E S;
FACONNAGE DES SUBSTANCES A L’ETAT PLASTIQUE EN GENERAL:
TRAITEMENT DES PRODUITS FAÇONNES. ex. REPARATION qui
concept d’information d’invention.

Pour couvrir le concept de l’information complémentaire (selon l’énoncé de


la description technique), lui seront accordés les codes d’indexation hybride
29 (SYSTEME D ’ IN DEXA T ION ASSOCIE AUX SOUS- C L A SSES B c
D. RELATIF AUX MATIERES A MOULER 141. dans la chaîne
principale uniauement du silicium avec ou sans soufre. azote. ou
carbone et B 29 (SYSTEME D’INDEXATION ASSOCIE A IA
SOUS-CLASSE B 29 RELATIF AUX OBJETS PARTICULIERS
tubulaires 29 a

La représentation de cette démarche, selon le schéma de fonction produit,


peut être modélisée par la Figure 14 :
Figure 14 d’un selon la fonction
TRAVAIL DES MATIERES
PLASTIQUES; T RA VA I L D E S
SUBSTANCES A L’ETAT
PLASTIQUE EN GENERAL

SYSTEME D’INDEXATION
ASSOCIE A LA B
2 9 C . RE L AT I F AU X
PARTICULIERS
environnement 023: produit
Objets tubulaires (B 29 L 24:00 a

Tuyaux

B 29 C

B29
TRAVAIL DES MATIERES FAÇONNAGE OU ASSEMBLAGE
PLASTIQUES; TRAVAIL DES DES MATIERES PLASTIQUES;
SUBSTANCES A L’ETAT PLASTIQUE FAÇONNAGE DES SUBSTANCES A L’ETAT
EN GENERAL PLASTIQ UE EN GENERAL;
DES PRODUITS FAÇONNES,
SYSTEME D’INDEXATION ASSOCIE p. ex. REPARATION
AUX SOUS-CLASSES B 29 B. C OU
RELATIF AUX MATIERES A MOULER
Assem
Appareils cet effet (4,
83:00
contenant dans la par avec ou sans
chaîne uniquement du
avec ou sans soufre, azote, . . avec des vibrations ultrasonores
oxygène ou carbone

Dans la de l’analyse fonctionnelle, les fonctions d’un (ou de parties


de ce sont les actions ou opérations de ce procédé, exprimées en termes
de et contribuant à la réalisation (sous forme de transformations successives) du
produit.

184
Par exemple, un autre brevet classer, décrit

par revendication par description technique

Dispositif pour la culture de le but du dispositif est de fournir un


micro-organismes diagnostic sans de
recours à un laboratoire.

. . sera, en classe principale (selon l’énoncé de la revendication) dans le code


C ïî (APPAREILLAGE POUR OU
MICROBIOLOGIE. Inoculateur ou échantillonneur. au
qui couvrira le concept d’information d’invention.

Pour le concept d’information supplémentaire (selon l’énoncé de la


descripiton technique), lui sera affecté le code 12 (Procédés de
mesure, de recherche ou faisant intervenir des ou des
micro-orqanismes: à cet effet: préparer ces
compositions, faisant intervenir des viables. Méthodes
d’inoculation ou de d’un échantillon;
Méthodes pour isoler Dhvsiauement un micro-organisme intact

La représentation de cette démarche, selon le schéma de fonction produit,


peut être modélisée par la Figure 15

185
environnement
demandeur

c
PROCEDES DE M ESURE, D E R EC H E RC H E O U APPAREILLAGE POUR
D’ANALYSE FAISANT INTERVENIR DES ENZYMES OU DES CENZYMOLOGIE OU LA
MICRO-ORGANISMES; COMPOSITIONS OU PAPIERS MICROBIOLOGIE
REACTIFS A CET EFFET; PROCEDES POUR PREPARER 1100
CES COMPOSITIONS; PROCEDES DE COMMANDE Appareillage pour
SENSIBLES AUX CONDITIONS DU MILIEU DANS LES ou la
PROCEDES MICROBIOLOGIQUES OU ENZYMOLOGIQUES microbiologie
ïíï 001126
Inoculateur ou
Procédés de mesure, de recherche ou d’analyse faisant
intervenir des enz ymes o u des micro-organismes; 001128
Compositions cet effet; Procédés pour ces au
compositions
001102
faisant intervenir des micro-organismes viables

Méthodes d’échantillonnage, d’inoculation ou de


développement d’un échantillon; Méthodes pour isoler
physiquement un micro-organisme intact

L’OUTIL DE MEDIATION ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE


D’INFORMATION

La production de l’information solvable

Tout échange, quel que soit son objet, nécessite que puissent être mis en
correspondance deux espaces de valeurs. D’abord, celui de la valeur
d’échange, souvent associée au coût du service rendu, qui doit assurer la
viabilité économique de l’offre et la possibilité d’une demande solvable.

186
Ensuite, celui de la valeur d’usage, souvent associée la qualité du
service rendu, qui doit ancrer l’intérêt de la demande sur un ensemble d’effets
utiles et de conditions adéquates d’utilisation,. Le moment même de l’échange
est celui où s’opère, une traduction réciproque entre ces deux ordres de
valeur

Toute production d’information doit permettre une circulation entre une


représentation proposée, une signification identifiée et l’élaboration d’un sens
pertinent pour les utilisateurs concernés

Les deux exemples présentés précédemment, qui modélisent l’affectation


de l’ensemble des concepts du classement des documents de brevets,
démontrent que la méthode de Fonctionnelle est un outil systématique,
susceptible de créer cette approche de médiation.

Le classificateur d’un brevet, par exemple, à partir des énonces de la


revendication et de son environnement, en se basant sur les éléments du
passé, identifie une signification, propose une représentation et élabore un sens
de pertinence pour les utilisateurs concernés, ce qui permet la circulation du
produit brevet.

Le obstacle à généralisée de la méthode de


Fonctionnelle, et donc sa limite, est qu’il s’avère de trouver
266
une base solide au de toutes les fonctions
A l’image des lois universelles@, les fonctions, existantes ou “cachées”,
sont tributaires de nombreuses variables (le temps, le le le
marche, etc.), mais en dernier ressort, elles dépendent du besoin exprimé
par la volonté humaine, qui se place la plupart du temps, dans l’avenir.

Philosophiquement, on pourrait dire que c’est seulement quand la volonté


s’exprime, qu’en terme de réponse, la fonction se révèle.

Ceci étant, s’agissant de la classification d’un brevet partir des énoncés


de la revendication et de son environnement, le classificateur, (outre, son
expérience acquise par une pratique soutenue et un vaste fond documentaire
spécifique) utilise surtout la CIB pour y “révéler” ta fonction la plus adéquate au
classement de la

Concernant les actions de médiation entre l’offre et la demande


d’information, bien qu’il s’avère impossible de franchir l’obstacle complètement,
la démarche de Fonctionnelle offre, cependant, le grand avantage de
placer la question par rapport à un ensemble d’éléments environnants.

La loi de la gravité existe depuis toujours, mais la pour les marins de


s’orienter au cours des voyages a le besoin de la formulation
mathématique du mouvement de la terre par rapport au soleil.

La fonction originelle de la cravate qui de maintenir le col de la chemise ferme,


se vers un esthétique et social après l’avènement du bouton.

La crise des années 70 amena le gouvernement un


programme et donc, l’étude de la fabrication et des
techniques de la tuile en terre cuite. D’où l’adequation aux besoins du marche
spécifiquement Brésilien.

Dans le cas, où la revendication a trait à une invention touchant une technique


nouvelle, qui n’est couverte en aucun endroit de la Classification (et, comme il est nécessaire
de la classer !), il a pour des cas semblables, d’accorder au concept d’invention la
notation X.
Par rapport cas actions, la problématique résoudre est, d’abord, de
préciser le besoin et le contexte dans lesquels la question se trouve (la
représentation proposée), pour, ensuite, la réponse parmi les fonctions
existantes (la signification identifiée). La frontière de résolution se situerait donc
parmi les fonctions qui ne sont pas encore révélées.

Cet apport nous permet d’introduire, dans la conception d’une question,


telle que précédemment formulée (selon le principe d’une phrase comportant un
sujet et un verbe), le maillon manquant pour l’action de médiation les éléments
appartenant à l’espace de la valeur d’usage. (Contribution représentée par le
complément dans une phrase dont il est assez souvent nécessaire de bien
préciser les éléments fondamentaux).

Nous avons déjà précisé que, pour assurer une prestation d’information à
l’échelon professionnel, il faut d’abord poser la bonne question, définie par une
relation de service à forte composante d’interaction entre l’offre et la demande
(espace de la valeur d’échange).

Pour nous, désormais, la production d’information solvable doit s’articuler,


à l’image classique d’une phrase (comportant sujet, verbe et complément), de la
façon suivante produit procédé fonction environnement
contrainte qui représente la mise en relation des deux ordres de valeur (celui
de la valeur d’échange et celui de la valeur d’usage).

Présentation de cas

Nous nous proposons d’abord, de formaliser une méthodologie


d’élaboration de la micro-culture d’un sujet, instrument essentiel à l’interaction
entre l’offre et la demande d’information. Viendra, ensuite la formulation des
questions qui représente la mise en correspondance de deux espaces de

ïèç
valeurs valeur d’échange et valeur d’usage, (voir chapitre page 147; et,
chapitre page 186).

Cette démarche, que nous proposons, simule celle d’un classificateur de


documents de brevets, qui, dans un premier temps, à partir des concepts
d’informations qui lui sont présentés, (il s’agit toujours de concepts de
revendications ayant trait à de nouvelles techniques) doit les cerner afin de
créer la micro-culture. Dans un second temps, il doit les situer dans la partie de
la connaissance traitée par le système documentaire, qui n’est lui-même pas
figé, et qui admet des interprétations par rapport aux éléments environnants du
sujet défini par la description littérale.

C’est en partant de ces considérations, que nous avons des


expériences, dans le but d’expérimenter la cohérence de la pratique de la
classification du brevet et d’identifier les éléments que les classificateurs mettent
en valeur.

En ce sens, nous avons effectué des études partant sur l’affectation de


codes aux documents de brevets étendus. Un brevet, étendu d’autres pays
que celui de priorité doit, pour se faire valider, être traduit dans la langue de
chaque pays où le demandeur veut étendre le et, en principe, se
soumettre la locale en matière de Propriété Industrielle de chaque

Une demande dextension de protection d’un brevet à peut se faire suivant


trois types de (SOMNIER, J-L. Tout ce que vous devez savoir sur la
industrielle et les brevets. La veille Technologique Cinformation scientifique, technique et
industrielle. Dunod, Paris 1992. pp. 139-l 62) :
La voie nationale dans chaque pays où existent des titres de
Industrielle;
La voie européenne : elle permet pour 14 pays ayant la Convention sur le brevet
européen de déposer une seule demande auprès de des Brevets;
La voie internationale ou PCT (Patent Community Treaty) elle permet de 47
pays (au dans le monde par une seule avec un examen
possible pour l’ensemble de ces pays.

ï ç ð
pays. Ce brevet sera donc classé par de Propriété Industrielle de chacun
des pays conœmés.

Afin, que démarche de classement des éléments relatifs aux concepts


d’informations d’un “document de brevet” soit cohérente, nous nous attendons,
à œ que œs concepts (suite à une procédure d’extension de privilège
l’étranger), soient situés, dans chacun des pays, sous la même rubrique de
connaissance du système de classification, Pour vérifier cette question nous
avons développé deux cas distincts.

Cas Le classement du brevet

Sur la base de données INPADOC nous avons examiné des notices de


familles de brevets (pour la définition de famille de brevet, voir la note
page 110). Dans cette base, les notices de brevets sont répertoriées par pays
d’origine ou d’extensions du brevet. Les codes, dans le champ “International
Classification”, sont disposés selon l’ordre d’affectation (d’abord, le ou les codes
qui portent le concept d’invention et ensuite les autres).

Examinos la famille de brevets US A priorité américaine, (pour


types de procédures, voir note Ixix, page 190) a suivi les procédures par voie
nationale, par voie régionale et par voie internationale (dans le cas spécifique,
s’appelle, la voie La revendication principale de cette famille
de brevets, est l’utilisation des enzymes ligninolytiques dans la

Dans l’annexe 4 se trouve la notice bibliographique de cette famille de brevets, extrait


de la base de données INPADOC.

Un demandeur de brevet, qui s’oriente vers une et dans la


mesure où il désire obtenir une protection dans des Etats contractants de la Convention sur le
brevet européen qui font également parties du PCT (Patent Cooparation peut suivre
une procédure Euro-PCT.
fabrication de la papier. La notice bibliographique, extraite de la base
format est présenté dans le Tableau 22, suivant

Tableau 22 Notice bibliographique de la famille de brevets US-755242.


New protease free lignin degrading enzymes from new Phanerochaete
chrysosporium mutant, in pulping processes

PA (REPK ) REPLIGEN CORP; (USDA ) US SEC OF AGRIC; (REPK ) REPLIGEN


CORP; (USDA ) US SEC OF AGRIC; (REPL-) REPLIGEN CORP; (USDA ) US SEC
OF AGRICULTURE
FARRELL R KIRK T TIEN M FARRELL RL KIRK TK
87.0; (8765) 29p E PT-82979A 87.01.26 (8709) AU86613856
87.02.10 (8717) E 87.01.19 (8717) E 87.06.01 (8727)
EP-229171-A 87.07.22 (8729) E US46877416 87.08.18 (8735) E
87.10.13 (8746) 87.03.12 (8748) 87.03.13 (8809)
(8816) 88.03.15 (8817) E ES200051 O-A
88.03.01 (8917) 90.04.24 (9022) E 90.10.17 (9203)
229171-81 92.05.27 (9222) E 92.07.02 (9228)
93.04.15 (9320)
PR 86.03.28 85.07.15
86.07.11 86.07.15 86.07.11 86.03.28
86US-845655 86.07.11 85.07.15 86.07.15
86.07.11 87.03.12
*AU l BR l DK *FI *JP l KR *NO AT BE CF CG CH CM DE FR GA GB IT LU ML MR NL
SE SN TD TG LI
Six new lignin-degrading enzymes designated +LDM adn
substantially free of proteases, are described. They catalyse oxidn. of
to veratrylaldehyde; a single protoheme 1X moiety, and are
glycosylated, and show the following activities on lignin = oxidative cleavage of C
alpha-C beta; hydroxylate benzylic mehtylene gps.; oxidise benzyl to
aldehydes; cause oxidn. of phenois and oxidative cleavage of new are
biologically pure cultures of Phanerochaete chrysosporium mutant SC26 (NRRI
15978) which produce USE/ADVANTAGES are used in pulping processto
lignin, reduce the amt. of lignin in kraft pulps improve strength of
thermochemical pulp and decolouration of kraft lignin. They are immediately active
without metabolic induction; do not attack (hemi) cellulose and the absence of
protease improves enzyme stability. The new mutant produces in large amts., to
isolation and purifcn. are simple. (29pp

Cette demande a été validée pour dix-sept pays. Le Tableau 23 (page


suivante), présente la distnbution des codes affectés en classe principale et en
classe supplémentaire par pays. Considérant que, les pays adhérant à des
Conventions régionales ou internationales (européennes PCT) suivent, assez
souvent, la classification adoptée par l’office qui se charge de la procédure,
nous n’avons pris en considération, dans cet exemple, que les pays où le
demandeur à suivi la procédure nationale et les pays, contractant des
conventions régionales ou internationales, n’ont pas accordé les mêmes codes
que celle-ci.

ïçî
Tableau 23: Codes accordés la famille de US 755242 par

Analysant les résultats, nous constatons que tous les pays ont classe
l’invention selon le principe axé sur la rubrique application (C 12 N
ou exception des Philippines qui l’ont classe
selon le principe axé sur la rubrique fonction (D 21 C-003100 Réduction en
des matières contenant de la cellulose

Les pays qui ont accordé les code C 12 N ont pousse la classification de
manière cohérente, dans la hiérarchie, jusqu’au niveau du “groupe principal”
(C 12 et, ils ne sont distingués qu’au niveau du
groupe”. Trois offices ont arrêté la classification à la hiérarchie de “groupe
principal”, six ont poussé jusqu’au celle de “sous-groupe” (4 ont choisi C 12 N
Oxvdoreductases et les 2 restant, ont poussé la classification dans
des hiérarchies plus basses de ce groupe).

En ce qui concerne l’information additionnelle, nous trouvons l’unanimité


au niveau hiérarchique de groupe principal C 12 a
en soi. D. ex. Compositions les contenant: de culture ou
de conservation de micro-organismes. ou de
Procédés de oréparation ou d’isolement d’une contenant un

ïçí
Leurs milieux de culture Les Philippines ont poussé leur
classification, dans un groupe hiérarchique plus bas : C 12 N-001/02
des de leurs milieux de culture Cinq
autres pays ont choisi C 12 4 Fonai Leurs milieux de culture Le
Portugal à accordé C 12 N-001120 *Bactéries Leurs milieux de culture et
les Etats-Unis, pays qui posséde la “priorité”, ont C 12
de mutation ou aénie ADN ou ARN concernant le
aénétiaue. vecteurs. ex. Dlasmides. ou leur isolement. leur
ou leur Utilisation d’hôtes ceux-ci 13,

La logique fonctionnelle admet tous ces choix, aux vues des spécificités ou
de l’exposé des intérêts liés à chaque réalité. A notre avis, cette information
essentielle, incorporée la flexibilité que le système offre, en fait la richesse. II
est donc important de trouver les moyens de les exploiter, car ces différentes
interprétations permettent de cerner l’information dans toutes ces différentes
acceptations.

Suivant la même démarche de l’investigation la famille de


brevets US (voir notice bibliographique, Tableau 24, page suivante,
extrait WPIL, format division de la famille de brevets US 755242,
présente, comme principale revendication, le processus de traitement de
blanchiment de la pâte à papier. La demande de brevet a étendue à 17 pays
dans ce Ont UN CLASSEMENT SELON LE PRINCIPE AXE SUR
LA RUBRIQUE FONCTION; autrement dit, un procédé utilisant des enzymes ou des
micro-organismes afin de libérer, séparer ou purifier un composé ou une
composition.

Dans l’annexe 4 se trouve la bibliographique de cette famille de brevets,


extrait de la basa de données INPADOC.

ïçì
Tableau 24 Notice bibliographique de la famille de brevets US 755243.
Treating kraft or mechanical pulp or El affluent ligninolytic enzyme or mixt.,
chrysosporium

D21
PA (REPK ) REPLIGEN CORP; (REPL-) REPLIGEN CORP
FARRELL R
87.01.29 (8705) E 87.0126 (8709)
87.01.19 (8717) AU88614124 87.02.10 (8717) (8727)
231275-A 87.08.12 (8732) E US4687745-A 87.08.18 (8735)
(8737) US469241 3-A 87.09.08 (8738) 87.10.13 (8746)
(8748) 87.03.13 (8802)
88.03.03 (8815) 89.02.07 (8908) 87.10.01 (8911)
92.09.02 (9236) E DE3686647-G (9242)
D21
PR 86.03.28 86US-845657 8507.15 85.07.15
86.03.28 86US-845654 86.03.28 86US-845656
AP 86.07.11 86.07.11 86.03.28
86US-845656 86.03.28 86US-845654 86.03.28 86US-845657 86.07.11
503994 86.07.15 86.07.11
QS *AU l BR l DK *FI l JP AT BE CF CG CH CM DE FR GA GB IT LU ML MR NL
SE SN TD TG LI
Kraft is bleached; strength and brightness of
mechanical increased or El effluent is decolourised by treatment with lignin-
degrading enzymes (TM) or Ligninalytic Mixture (TM). enzymes (used
individually or as a mixt.) are by fermenting chrysosporium, esp.
new mutant SC26 (NRRL 15978). They are claimed as new is
Culture of the new mutant and isolation of the enzymes are described in
Ligninoiytic mixture is culture medium which has been by
It or more of enzymes and be into individual
enzymes (designated 1 6) by liq. chromatography. The enzymes
are pref. used in a form of degradative proteases. These
enzymes residual lignin without damaging components; are
immediately active, and are non-corrosive and non-polluting. (29pp

Le Tableau 25, suivant, présente, comme dans le cas précédant, la


distribution des codes Cl5 affectés en classe principale et en
supplémentaire par les Offices de Propriété Industrielle de chaque pays où une
demande de privilège à été revendiquée et accordée.

ïçë
Tableau 25 Codes CIB accordés la famille de US 755243 par

Les conclusions sont toujours les mêmes que celles qui concernent la
famille de brevets US 755242, mais nous remarquons, le code accordé, en
classe principale, par l’Australie : C 02 Cette utilisation est
parfaitement envisageable et correctement associée, si nous ne raisonnons pas
par produit (voir Le thème fabrication de papier page 156) mais en
substituant un raisonnement “fonction (éléments environnants) un
procédé, utilisant des enzymes ou des micro-organismes, qui exerce une action
pour purifier ou séparer, soit une composition fibreuse (D 21 C), soit une

02 F TRAITEMENT DE L’EAU, DES EAUX DES EAUX OU BOUES


DEGOUT (séparation en B 01 D; aménagements relatifs aux installations pour le
traitement de l’eau, des eaux usées ou des eaux d’égout sur les navires, p. ex. pour produire
de l’eau douce, B 63 J; addition l’eau de substances pour la corrosion C 23 F;
traitement des liquides contaminés par la radioactivité G 21 F de réactifs
pour recyclage dans des voir les concernes)
Traitement biologique de l’eau, des eaux ou des eaux
caractérisé par les micro-organismes
Fonction produit En analogie avec la terminologie objet technique utilisée par la
CIB pour définir une invention, nous décidons d’appliquer la terminologie “fonction produit”
pour que notre raisonnement appliqué un produit est exclusivement axé sur le
service qu’il rend, (voir Chapitre page 179)

ïçê
composition liquide (C 02 F). Comme information additionnelle, nous pourrions
même en déduire, que, dans ce domaine, l’expression d’un besoin en Australie
est le traitement des eaux usées. L’information est ainsi, a priori intéressante, et
pourrait mériter un questionnement ultérieur. Cela a été mentionné comme étant
l’un des avantages de flexibilité offert par le système de classification de la

Comme troisième exemple, nous présentons le brevet JP


(voir Tableau 26, notice extrait format de priorité japonaise.
Cette demande a été validée dans 3 pays. Pour cela, un brevet a suivi une
procédure d’extension par voie régionale, et deux autres, par voie nationale. Le
code, accordé au concept d’invention du brevet qui a suivi la procédure
régionale, l’a été suivant la méthode du classement axée sur la rubrique fonction
(D 21 Pour ce même concept, tous les autres pays, y compris celui
de priorité, lui ont accordé des codes selon le principe de classement axé sur la
rubrique application. Nous constatons, toutefois, que deux pays ont choisi la
même fonction application (C 12-019114) alors que le troisième pays, le Brésil, a
accordé le code C

Les titres des codes D 21 C se trouvent au Tableau 20, la page 149. Les titres des
codes C 12 N et C 12 P se trouvent dans l’annexes 3.

Dans l’annexe 4 se trouve la notice bibliographique de famille de brevets,


extrait de la base de INPADOC.

ïçé
Tableau 26 Notice bibliographique de la famille de JP
Treatment of by wetting with soln. followed by
to ozone, increases to

PA HITACHI KK
IN M,ODAWARA Y
PN 82.02.10 (8207) 557029293-A (8213) {JP)
82.04.13 (8217) 84.02.18 (8411) (JP} 84.05.29 (8424)
85.10.23 (8543) DE3172721 85.11.28 (8549)
PR 80.07.31
80.07.31 81.07.30 81 US-288487 81.07.31
DE GB SE DE GB SE
Lignocellulose are pretreated before or enzymatic
decomposn. by wetting the cellulose with an aq. of an or
earth metal cpd., then to ozone by contact. The substrate is
straw, or waste paper. It is sprayed with metal salt to
water content to 1080, esp. and to 0.01-l d.s.b. of metal
The metal salt is NaHC03, or esp. The is then
treated at O-100 with gas m. of ozone. Appts. is
described in the cellulose is sprayed with treatment and mixed and
moved by a stirring to a moving bed reactor it contacts the ozone
on a gas stream passing up through it. The process breaks down lignin, making the
cellulose, more accessible to hydroytic enzymes in the prodn. of glucose, for use
in fermentation to has requirements of ozone and than
when either of these treatments are used and needs as the
cellulose is dampened, not immersed in treatment soln..

Par ailleurs, le Tableau 27 présente les codes CIB et leurs titres (extraits
de la édition), accordés par pays au brevet japonais. Comme nous l’avons
constaté précédemment, selon le principe de classement du système CIB
utilisé, le code défini par chaque pays est envisageable et justifiable. Cet
exemple est très caractéristique d’un système qui offre les possibilités d’un
classement distinct, propre aux éléments environnants.

ïçè
Tableau 27 : Codes CIB accordés la famille de JP

l’obtention de

Nous considérons ce cas comme particulier. En effet, selon le principe de


classement axé sur la rubrique application, le raisonnement doit être guidé par
un produit destiné à satisfaire un besoin. Dans cette situation, toutefois, nous ne
pouvons pas trouver deux entrées communes à une même fonction. Cela
pourrait être dû au fait que cette famille de brevets a été classée selon le
principe de la 3 édition de la et expliquerait la création du renvoi, (en
gras, souligné), dans la “sous-classe” C 08 B, à partir de la édition.

A l’exception de cas très rares tels que celui-ci, les expériences


entreprises ont toujours apporté des résultats concordants. Selon nous, la façon
la plus logique d’interpréter les données s’appuie sur le principe de
Fonctionnelle, où prévaut l’expression d’un besoin éprouvé par l’utilisateur,
considérée, lui-même, comme un élément faisant partie de l’environnement.

ïçç
Cas 2 Les brevets Notation X

Dans la base de données nous avons étudié tous les brevets


accordés ayant des codes portant la notation X (voir note Ixviii, page 188).
L’étude a porté sur 157 brevets, délivrés dans 12 pays (38% avec priorité de
l’Allemagne, 19% des Etats-Unis, 17% du Japon, 13% de Français et 13% de
divers autres pays).

En général, les codes affectés ont été notés X au niveau de la


classe, en indiquant que l’invention revendiquée, n’était, à l’époque, couverte de
manière exhaustive par aucun code de la Classification.

Le Tableau 28, présente la liste des codes notés X, distribués par année
de priorité. Le code G 03 X PHOTOGRAPHIE: CINEMATOGRAPHIE;
TECHNIQUES ANALOGUES UTILISANT D’AUTRES ONDES QUE DES
ONDES OPTIQUES: ELECTROGRAPHIE: HOLOGRAPHIE représente
environ 75% des occurrences par rapport à toutes les autres.

Tableau 28: Les revendications de brevets accordées Notation X

200
La représentation graphique de ces résultats, nous indique que le
problème, dû à une lacune du système CIB, à été à partir des années
date de la mise en application de la édition.

Ce résultat démontre qu’il existe une certaine cohérence sur le mode de


choix ou la méthode d’affectation des codes entre les classificateurs des
différents de Propriété Industrielle. Un problème de manque de
couverture par le système, localisé sur une classe, G 03 a été constaté. A partir
du moment où ce problème a été réglé, par suite de la révision du système, tous
les offices de brevets ont répercuté, à l’unanimité, la correction.

Cette cohérence relative à l’affectation des codes CIB, par les différents
de Propriété Industrielle est, dans ce cas, logique, car, l’absence
d’entrée appropriée, dans le système de classification, couvrant le sujet
revendiqué, se situe au niveau de la sous-classe : (G 03 X).

Selon la démarche systématique à suivre, prescrite par le Manuel


d’application de la Classification Internationale des Brevets le
classificateur, une fois déterminées les caractéristiques essentielles du sujet
technique de l’invention à classer, doit cerner d’abord la section, la classe et la
sous-classe, puis le groupe principal ou le sous-groupe.

201
Le cas échéant, s’il existe la fois des sous-classes de fonction et des
sous-classes d’application, la préférence est donnée à la sous-classe de
fonction. Les classificateurs doivent avoir présent à l’esprit, l’existence possible
d’une sous-classe de fonction appropriée dans une autre partie de la
classification, en dehors du ou des domaines dans lesquels ils classent. En cas
de doute, il est recommandé de consulter l’index des mots-clés et de demander
conseil à des collègues ayant l’expérience de domaines techniques différents.

Par contre, au-dessous de la sous-classe, la consistance à 100% du


système CIB, tel que démontré dans l’exposé sur la notation X, n’existe pas. A
ce niveau, (qui suit pour chaque code, dans tout son déroulement, le même
raisonnement appliqué au niveau hiérarchique supérieur l’énonce d’une
“fonction produit” ou d’une “fonction procédé”), des analyses statistiques
réalisées par I’OMPI démontrent que la probabilité, pour que deux
examinateurs du brevet classent, sous le même code, au niveau du
groupe, deux brevets d’une même famille, est de 57%. Cette probabilité s’élève
à au niveau du groupe principal et atteint 97% au niveau de la
classe.

Bien que ces statistiques datent de 1977, une étude, réalisée en 1984,
dans les mêmes conditions, par des brevets de Moscou, confirme les
résultats obtenus par l’Organisation Mondiale de la Propriété Industrielle

Selon ces études, les mêmes causes seraient à l’origine du manque de


consistance constaté, dans l’application du système CIB

erreurs de classement;

ambiguïté dans le principe de classement du système;

divergences entre les revendications ou mêmes entre les


descriptions des brevets dans une famille.

202
Ces raisons ont toutes trait la subjectivité, et par conséquent, une
solution à 100% de cohérence, au niveau hiérarchique de sous-groupe, n’est
pas envisageable. Le système, par contre, s’améliore grâce à l’échange
d’expériences entre les offices de brevets, et surtout la poursuite des
améliorations apportées, au fur et à mesure par les révisions quinquennales.

Dans notre troisième exemple (Cas 1 Le classement du brevet étendu),


le code C 08 B accordé par des brevets du Brésil, au brevet de
la famille JP (voir Tableau 27, page en 1980, était justifiable à
l’époque. Seulement, à partir de la 4 édition, un renvoi a été ajouté à cette
entrée de la CIB, et indique que “la production de la cellulose doit être classée
dans D 21”.

Ces questions, renforcent les idées du départ d’abord, parce que, dans
notre méthode, nous ne recherchons pas obligatoirement la consistance du
système CIB, mais la cohérence du raisonnement par “finalité”, développé,
partir d’un répertoire de fonctions fondé sur des éléments existants. Dans ce
raisonnement, nous utilisons le système CIB, au niveau hiérarchique de la
classe, comme outil d’aide à la formulation de la question.

203
Fonctionnelle est, en effet, une méthode (ou plutôt un ensemble
de méthodes et de dispositions propres à la mise en oeuvre de ces méthodes)
dont l’objectif consiste à remettre en question des produits ou des procédés
existants (ou à en créer de nouveaux) afin qu’ils répondent mieux et notamment
de manière plus économique aux besoins et aux exigences des clients ou
utilisateurs.

II s’agit, par Fonctionnelle, de “fignoler” en permanence la


conception et la réalisation des produits pour qu’ils soient vraiment adaptés aux
besoins pour lesquels ils sont créés.

En réussissant, au moyen de ces méthodes, à “fignoler” la conception et


la réalisation de produits plus performants, plus adaptés aux besoins, nous
engendrons de nouvelles idées qui à leur tour sont à l’origine de brevets.

Grâce à un système de classification officielle, reconnu et utilise par plus


de 100 pays, y compris les plus industrialisés, la CIB gère et accorde des
entrées à toutes les demandes de privilège d’invention au monde. Les
estimations évaluent à plus de 30 millions le nombre de documents de brevets
existants, et les derniers registres disponibles rendent compte de plus de 20
millions de ces documents classés par le système CIB.

Notre travail de thèse a poursuivi trois objectifs

204
Le repérage de la micro-culture (évolution et Etat de l’art) d’un
sujet technique quelconque

Dès que chaque sujet technique est pris comme un objet technique
à-dire, une idée qui rempli «² besoin ou exerce une action sur quelque chose),
cet objet, et son évolution technique, sont précisément décrits par le système

Pour le repérage de la micro-culture, nous avons présenté l’exemple de la


production de la pâte à papier (voir un outil puissant d’analyse et d’observation,
à page en rappelant que ce que décrit la -±«-ó½´¿--» D îï Ý »-¬
l’ensemble des actions susceptibles de permettre la production de la pâte à
papier y compris son contexte les matières premiéres, les procédés et leurs
composants chimiques, les équipements, l’élimination des déchets.

Pour étudier l’évolution et l’état de l’art dans un domaine, nous avons


choisi de comparer les trois dernières éditions de la CIB.

Le Tableau 29 présente la synthèse de l’étude réalise. En outre, le


repérage des changements dans la description syntaxique du titre des entrées
(par exemple, le titre D 21 change entre la et la édition),
nous trouvons l’apparition d’une nouvelle entrée (code D 21 qui
signale l’existence, à partir de la édition, d’un nouveau de
blanchiment de la pâte à papier avec de l’oxygène ou ses modifications
allotropiques.

Dans l’annexe 1 nous la utilisée pour développer cette


étude.

205
Tableau 29 Etude de l’évolution technique de de production de

organismes afin de (i) libérer, séparer ou


purifier un composé ou une composition
préexistants ou de (ii) traiter des textiles ou
nettoyer des surfaces solides de matériaux
outre classées dans la sous-classe C

Dans le cadre d’une exploitation systématique, selon notre méthodologie,


de la Classification Internationale des Brevets, nous avons créé sous
une base de données contenant 616 notices bibliographiques

INFOBANK est un système de stockage et de recherche d’informations textuelles


ou graphiques, qui à l’aide de menus, permet mise en place d’une structure de gestion de
bibliographies. Ce a été conçu par la firme France, Information et Communication.

206
(l’ensemble des sous-classes du système CIB). En plus de’créer deux nouveaux
champs contenant des mots significatifs du titre de chaque classe et chaque
sous-classe et un troisième pour les renvois trouvés fréquemment dans le titre
de la sous-classe, nous avons créé deux autres champs dans lesquels nous
signalons le rôle concerné par la fonction que la sous-classe décrit.

La fonction, concernant un objet technique, décrite par chaque entrée de


la CIB, peut, comme nous avons déjà évoqué, soit remplir un besoin, soit
exercer une fonction sur quelque chose. En lisant une à une l’ensemble des
sous-classes, nous avons signalé, dans ces deux champs crées, le rôle
concerné par chaque fonction. Illustrant ce qui précède, le Tableau 30 présente
deux notices de la base créée.

207
Tableau 30 Extrait de la base créée sous INFOBANK
Champ Description du champ
AGRICULTURE
A01
AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING
FISHING
AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING
FISHING

0
0
SOIL WORKING IN AGRICULTURE OR FORESTRY PARTS. DETAILS, OF
ACCESSORIES OF AGRICULTURAL MACHINES OR IMPLEMENTS.
GENERAL
OIL WORKING AGRICULTURE FORESTRY PARTS DETAILS ACCESSORIES
AGRICULTURAL MACHINES IMPLEMENTS
making or covering furrows or for sowing, planting or A 01 C
working for engineering put-poses E ðïô E 02, E 21
Tisouss AGRICULTURE
A01
AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING TRAPPING
FISHING
Moclesc AGRICULTURE FORESTRY; ANIMAL HUSBANDRY HUNTING TRAPPING
FISHING

Besoin
0
PLANTING ; FERTILISING
Mocless PLANTING SOWING FERTILISING
Renvois with general working of A 01 B parts, details or
accessories of agricultural machines or implements, in general A 01 B to A
01 B

Considérant la dimension du rôle joué par le système CIB, son principe


d’application mais aussi les études que nous avons développé, qui
démontrent la reproductibilité du raisonnement à un objet technique quelconque,
nous pouvons estimer que ce premier objectif est atteint.

208
objectif

La formulation du besoin pour une question


technique

Une idée ou une action qui se traduit par un brevet est née d’un besoin
révélé par un marché et formalisée dans un environnement.

A l’image d’une phrase (constituée du sujet, du verbe et du complément),


la formulation correcte d’un besoin pour répondre à une question technique doit
contenir un produit un procédé, une action, et un environnement une
contrainte. Le premier joue le rôle du sujet de la phrase, le second celui du
verbe et le troisième du complément. Tous les éléments sur lesquels l’action se
manifeste, y compris le marché, expression du besoin, font Partie de
l’environnement de la contrainte.

Schématiquement, cette formulation prend la forme de la Figure 16,

Fiaure 16 Formalisation du besoin

Dans ce schéma, (vu selon la le classificateur du brevet est obligé


d’accorder une entrée à l’action 0. Les actions et dites supplémentaires
complémentaires, le cas échéant, sont accordées pour faciliter la localisation
d’une invention revendiquée, dont l’affectation est facultative.
Reprenons notre exemple, partie II, (La recherche pour information
pertinente) sur le blanchiment.

Appliqué dans notre raisonnement, le blanchiment (procédé pour blanchir)


est le sujet de l’action qui peut blanchir de la pâte à papier, du textile, de la
photographie. A chaque domaine sur lequel ce procédé exerce son action,
correspond un code spécifique de la CIB et ainsi, nous aurons le schéma
suivant

Action principale Contraintes

Sur notre corpus de de 200 références, nous avons construit,


automatiquement ces 3 groupes, pour expliciter aussi les éléments environnant,
selon ce que présente le Tableau 31.

210
Tableau 31 Les 3 domaines d’action du
Liste des Formes Liste des entre les Formes
Groupe Formes dans Fréq. Paires dans le Fréq. Correlat.
Blanchiment le Groupe Groupe
pâte à papier D21 C 69 3 0,647
c 12s 13 4 0,391
C 7 0 , 0 9 3
D21 H 0,367
3 4 0,155
textile 67 3 0,125
D 06 L 37 0,200
c 07 c 11 0,167
A01 N 4 Cl1 0,480
Photographie. G 03 C 22 3 0,292
C 09 K 4
En n’analysant que le premier groupe formé, (blanchiment de la pâte à
papier), nous obtiendrons, schématiquement, la représentation suivante

U
C 12 R
C
D21 H

Nous avons appliqué la méthodologie dans d’autres domaines comme


celui de la métrologie. Par exemple, la requête formulée avec le mot

211
“weighing”, concernant la sous-classe G 01 pour les 100 premiers
brevets trouvés dans la base nous a permis de partager le résultat de
cette requête en trois thèmes, selon le Tableau 32.

Tableau 32 significatifs trouvés dans le corpus, de la


avec le mot “weighing”.
Les applications Les les systèmes de
“bed-device” “balance-pan”
“bed-patient”
“bed-weighing”
“container-weighing” “display-weighing” “differential-system”
“housing-weighing” “electrical-weighing”
“liquid-weighing” “forces-sensor”
“vehicle-weighing” “gauges-weighing”
“sensor-strain”
“sensor-unit” “load-strain”
“sensor-weight” “mecanism-weighing”
“pressure-weight”
“signal-weight”
Sur la base de brevets INPADOC, nous avons formulé une autre requête
sur ce sujet, mais cette fois, en interrogeant le code G 01 G, sur le champ IC. A
partir du résultat de cette requête, d’autres équations ont été formulées, en
ajoutant les pays de dépôt du brevet (Brésil, France et Etats-Unis). Pour le
Brésil, concernant le thème “application”, nous trouvons, parmi d’autres, “le
pesage du gaz” qui n’a pas été trouvé ailleurs. Ce résultat est justifiable allors
qu’il s’agit du Brésil dans ce pays, le gaz destiné à la consommation
domestique est, dans la plus grande majorité des cas, distribué en bouteille,
souvent de 13 kilos.

Tous ces résultats, (les uns répondant à des questions formulées au


hasard, les autres à des questions concrètes, comme celui exposé
précédemment ou celui relaté en annexe 5) démontrent que la méthodologie
proposée répond bien à tout le type de question.

SECTION G PHYSIQUE
G 01 METROLOGIE (comptage GO6 M); ESSAIS
G 01 G PESEE (tri par pesée 07 C

212
L’analyse du résultat et la des signaux faibles.

La base du raisonnement que nous avons formulé est la détection précise


de l’action principale. Aujourd’hui, avec les facilités offertes par les commandes
statistiques sur les principaux serveurs, cette tache est simplifiée. Tout consiste
à:

i. avec l’aide de la Classification Internationale des Brevets, préciser le


sujet de l’action (objet technique, procédé)

ii. sur le identifier, alors, à l’aide des commandes statistiques, les


mots qui, par rapport à la base interrogée, représentent le mieux, le
sujet de l’action

iii.encore sur le serveur interroger avec ce(s) mot(s) et, à partir du


résultat, appliquer, sur le champ des codes de la Classification, la
commande statistique par ordre de fréquence décroissante et 4
caractères. Le(s) code(s) à plus haute(s) fréquence(s) doit(vent) être
le(s) même(s) que trouvé(s) en

L’application précise de ce procédé, sur les bases de données de brevets,


nous permettra de présenter les résultats selon le schéma introduit
précédemment. C’est précisement, parmi les éléments places dans la zone de
l‘environnement que, le cas échéant, les signaux faibles seront

213
CONCLUSION GENERALE
IV. CONCLUSION GENERALE

Après avoir positionné l’espace de la valeur d’échange, traduit comme la


conception de l’information stratégique dans la gestion de l’entreprise et, celui
de la valeur d’usage, caractérisé par le Système de l’Information Industrielle, la
méthodologie proposée est de rationaliser l’usage de la Classification
Internationale des Brevets par Fonctionnelle, afin de répondre à un
besoin éprouvé par l’industrie.

Cette méthodologie est ainsi l’outil susceptible de systématiser la mise en


relation de ces deux espaces de valeurs.

Depuis toujours, nous entendons dire que, en matière d’information, le


monde de l’entreprise, constitué pour une large part de PMI souffre
d’un paradoxe à deux niveaux

d’information, puisque d’un coté, on assiste à une multiplication


exponentielle des publications techniques, économiques, commerciales et
juridiques. Or, plus l’information s’accumule, plus il devient de s’y
repérer
Pénurie d’information spécialisée, puisque les industriels reconnaissent
un manque d’information adaptée à leurs besoins et utiles à leurs projets.

Les responsables ont conscience des problèmes, mais force nous est
donnée de constater que les besoins sont rarement parfaitement clairs,
nettement définis et bien exprimés par les responsables et d’une façon
plus générale par les différents collaborateurs de l’entreprise. (Difficulté de
la formulation des problèmes, méconnaissance des sources d’information).

PMI PME Petite et moyenne industrie entreprise.

214
Développer un outil pour faire face à ce paradoxe est devenu le leitmotiv
de notre recherche. Ce qui nous a demandé le plus d’effort et d’attention dans
cette thèse était de systématiser méthodiquement les arguments susceptibles
de mettre, dans le même niveau d’échange, tous les acteurs concernés dans
l’action de médiation entre l’offre et la demande d’information courtiers
intermédiaires, spécialistes du sujet, utilisateurs finaux.

En systématisant la formulation des arguments susceptibles de mettre


dans le même niveau d’échange tous les acteurs concernés et celle pour
développer un dialogue avec l’espace d’usage, nous avons démontré que ces
méthodes comprennent une sorte d’ordination logique d’idées, appelée
dorénavant de la en juxtaposition, mais aussi en
complément à la formulation de la réponse à valeur ajoutée.

Pour nous, la bonne réponse à valeur ajoutée découle toujours d’une


bonne question. Ceci est en fait la formulation d’un ensemble de questions
logiques pour connaître, au préalable, les deux espaces de valeurs mis en
relation; autrement dit, de préciser le plus possible le besoin, l’environnement
concerné, les limites et la manière de dialogue de l’espace d’usage.

En gérant de façon systématique et toujours au préalable cette ordination


d’idées selon la méthode préconisée par nos recherches, la pratique démontre
que nous sommes prêts à trouver la réponse pertinente
sur un sujet technique quelconque, et, dans tous les cas, matière à information
intéressante.

215
Pour la méthodologie présentée et illustrée par des’ ce qui
compte est le raisonnement qui peut être à partir des programmes de
formation.

C’est dans ce cadre que nous pensons agir au Brésil, où nous serons
engagés dans une Université publique.

Concernant la recherche, nous sommes persuadés que cette


méthodologie ouvre plusieurs axes d’études, tel le développement d’une sorte
de passerelle entre les codes CIB et les mots du titre des notices de brevets
disponibles dans différentes bases de données comme WPIL.

L’autre axe envisageable est celui d’une l’étude pour appliquer le même
raisonnement à d’autres systèmes de classification comme ceux de la base
Chemical System, ou de la base INSPEC dans le domaine de la
physique.

Nous précisons également que nou avons procédé à des essais de cette
méthodologie sur des bases spécialisées par sujet, comme dans le

En annexe 5 nous présentons un poster sous le titre L’information sur les


Surfactants et Non-Toxiques une approche par Analyse Fonctionnelle,
préparé pour les Chevreul et Colloque Gerli 1994, Acides Gras et Ces
journées ont organisees par l’Association Française pour des Corps Gras et par le
Groupement et des Recherches sur les Lipides et les Lipoproteines. Elles ont eu lieu
la des Sciences Saint Charles Marseille, les 19 et 20 octobre 1994.
PIRA Paper, Printing and Publishing, Packaging
Producteur Pira International
Couvre l’ensemble de la mondiale concernant tous les aspects du papier, du
carton, de l’emballage depuis les matériaux de départ, la fabrication, l’outillage, I’equipement,
les laminoirs, le travail de la à papier, l’impression, les produits spéciaux, les contrôles de
qualité, les tests, le recyclage, le transport, les risques, aussi bien que les aspects
économiques et financiers.
Mise à jour bimensuel
Serveurs

216
domaine “papier”. Les requêtes º±®³«´7»- avec le mot ont donné de
bons résultats.

Pour les bases dites “généralistes”, nous pensons qu’il est judicieux
d’exploiter le champ “résumé”. C’est dans ce champ que les idées principales du
sujet, concernant chaque notice bibliographique, doivent se

Elargissant encore les possibilités d’utilisation de la méthode que nous


préconisons, de nombreux autres axes de recherche sont envisageables
comme ceux du développement et de l’application des indicateurs logiques; ceci
afin d’assurer encore plus adéquatement la formulation de la bonne question.

En proposant cette méthode et toutes les réflexions qu’elle suscite, notre


aspiration est de contribuer à mettre à la disposition des utilisateurs finaux un
moyen efficace permettant de combler leurs besoins tout en diminuant les coûts
finaux.

217
BIBLIOGRAPHIE
V. BIBLIOGRAPHIE

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Paris:


1988,

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. La Documentation Française, Paris, 1994.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op. cit.

BIENAYME, A., Entreprise, marchés, Etat. PUF, 1983

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op. cit.

Grandeur et décadence de la planification stratégique. DUNOD, Paris, 1994.


pp.455

CHAMBERLAIN, N. W. Entreprise and environment. New York, 1968.

GILMORE, F.F. Formulation and advocacy of business Ithaca. University, NY


1970,

FAYOL, H., L’administration industrielle et générale. DUNOD, Paris 1976. pp.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

Stratégie du développement de l’entreprise, Hommes et Techniques, 1968.

PAUL, Adapter la planification d’entreprise. Editions d’Organisation. Paris,


1976.

BCG Les mécanismes fondamentaux de la compétitivité. Hommes et Techniques, 1980

WRIGHT, R. Planning a Chemical Company’s Document Royal


Dutch 1972.
Arthur Stratégie et Technologie, document ADL, communication au
Management Forum, Davos, 1981.

L’excellence Technologie. Publi Union Paris. pp.253

MORIN., J., L’excellence Technologie. Op. cit.

BETIS, R.A.et The business portfolio approach: Where it down in practice.


Long Range Plannig, avril 1983.

HASPESLAGH, P. L’analyse de portefeuille utilisation et limites. été


1982.

J.C. Faut-il croire encore la recherche opérationnelle ? Interfaces (Revue


de I’AFCET), 44, juin 1986,

SCHARLIG, A. Décider sur plusieurs critères. (aide à la décision multicritère). Presses


polytechniques romandes, 1985.

ROY,Bernard. Critique et dépassement de la problematique de l’optimisation. Cahier


SEMA, 1977.

ROY,Bernard. Critique et dépassement de la problematique de l’optimisation. Op. cit.

BIENAYME, A., Entreprise, marchés, Etat. Op. cit.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

JAKOBIAK, F. Maîtriser l’Information Critique Paris: les Editions 1989.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique d’entreprise. Op.


cit.

MOCKLER, J.R. Strategic intelligence systems: Competitive intelligence systems to support


strategic management making. Sam Advanced Manangement Journal, Texas US,
Winter 1992,

et BOYER,R. L’Europe est-elle en retard d’un modèle technologique ?


Economie Internationale, 4”. Trimestre, 1993. 22-29p.

îïç
STRATEGOR. structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.
cit.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

H. Intelligence Sociale et Veille Technologique. Humanisme Entreprise. Neuilly Sur


Seine, 310, 1993, Septembre.

CPE: Rapport sur I’etat de la technique (CPE Centre de Prospective et du


Ministère de la Recherche et des Affaires Etrangères): La Revolution de L’Intelligence.
Paris: CPE.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et des


entreprises. Op. cit.

M. Aide à la décision, les neuf commandements. Paris, 1989. pp.293.

La Tribune de page1

OURY, J.M. Economie politique de la vigilance, Calmann-Levy, 1983

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

SALMON, R. Les veilles de l’Oréal. Technologies Internationales. 2, Strasbourg, mars


1994,

MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale.


Pans: Les Editions d’Organisation, 1988,
MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale. Op.
cit.

PORTER, M.E. Choix stratégiques et concurrence. Paris: Economique, 1982, 429p.

MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale. Op.


cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

J.E. et SMITH, D.C. The largest survey of leading-edge competitor intelligence


Managers. Planning Review, 1989,

J.E. et SMITH, D.C. The largest survey of leading-edge competitor intelligence


Managers. Op. cit.

KEISER, B.E., Practical competitor Intelligence. Planning Review, 1987,

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

85. Systèmes d’aide à la décision. Compte rendu du congrès Paris


Agence de I’lnformatique, 231 pages, 1985.

LA A. Système interative d’aide à la décision. pour obtenir le titre de Docteur


d’Université-sciences. Université de Droit, Economie et des Sciences d’Aix -Marseille. 1987,
Marseille,

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et des


entreprises. Op. Cit.

COMMISSION PLAN, L’Europe technologique, industrielle et commerciale (Commission


Antoine Riboud), Documentation Française, 1989.

JAKOBIAK, F. Pratique de la veille technologique. Les Editions d’Organisation, Paris 1991.


pp. 232.

îîï
Rapport du Commissariat Générai du Plan. Intelligence économique et strategie des
entreprises. Op. cit.

ROSTAING, H. Veille technologique et Concepts, Outils, Applications.


Centre Scientifique de Aix-Marseille III, Janvier 1993. 352 p.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

JAKOBIAK, F. Maîtriser l’Information Critique. Op. cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence et strategie des


entreprises. Op. cit.

DOS SANTOS, R. et DOU, H. Modelo de de estratégica de apoio à


CAESURE, n.3, 1993.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et strategie des


entreprises. Op. cit.

JAKOBIAK, F. Pratique de la veille technologique. Op. cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et strategie des


entreprises. Op. cit.

JAKOBIAK, F.De la Technique au marché De la veille technologique l’intelligence


économique. Existrat, notes de 1993-1994.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

CHESNAIS, F. e intemacional. Panorama Intemacional. 1,


3, Paulo, 1993,

C. L’Europe industrielle Horizon 93, tome La Documentaiton Française, 1991.


OLIVEIRA, A.P. A das grandes firmas. Industrial : Panorama
3, Paulo, 1993,

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Economique, 1992, Paris.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

CHESNAIS, F. Globalisition, world oligopoly and some of their implications. Panorama


1992.

ARRUDA, M. F. A industria e o desenvolvimento tecnologico national. in e


Tecnologia Alicerces do Desenvolvimento. Brasilia, outubro de 1994.

HAGEL, F. Les brevets source d’information irremplaçable. Revue des ingénieurs des
Ecoles Nationales de Mines, Septembre 1990, 328, pp. 22-24

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

ARRUDA, M. F. A industria e o desenvolvimento tecnologico national. Op. cit.

OLIVEIRA, A.P. A das grandes firmas. Op. cit.

a4
L’excellence Technologie. Op. cit.

REYNE, M. Le développement de l’entreprise par la veille technico-économique


technologies de pointe. HERMES, Editions scientifiques et techniques; Paris, 1990.

G.R. et GRAHAM, M.H. Gagner vos paris technologiques. été


1978.

FOSTER, R.N. La prévision de l’évolution technologique dans la stratégie de l’entreprise.


Problémes économiques, N”. 1784, 28 juillet 1982.
et RAMANANTSOA, B. Technologie et stratégie des entreprises.
1987.

MORIN., J., L’excellence Technologie. Op.cit.

MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale. Op.


cit.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

Exemple développé par Ader, E., consultant chez Arthur D. Little, à l’occasion d’une
conférence au Centre HEC-ISA le 2 mai 1985.

STRATEGOR. Stratégie, structure, décision, identité politique générale d’entreprise. Op.


cit.

L’excellence Technologie. Op. cit.

P. et RAMANANTSOA, B. Technologie et stratégie des entreprises. Op. cit.

HAGEDORN, J. Catching-up or falling behind: patterns in international inter-firm technology


partnering.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

ARRUDA, M. F. A industria e o desenvolvimento tecnologico national. Op. cit.

BCG Les mécanismes fondamentaux de la compétitivité. Op. cit.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

Y. Raccorder en 20 ans les français aux autoroutes de l’information. Le Monde,


23 octobre 1994, p 12.

Le Monde Informatique. Autoroutes de l’information Pour aller où, quand et à quel prix.
597, 8 juillet 1994. pp

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.


LEVET, J-L, et TOURRET J-C La des pouvoirs. Op. cit.

Progess report -September 1993-l 994. of Commerce, Information


Infrastructure Task Force. Ronald H. Brown, Chairman. September 28, 1994.

ANDRIEU, 0. Internet guide de connexion. Eyrolles, Paris, 1994. pp.239.

Progess report -September 1993-1994. Op. cit.

Progess report 1993-I 994.

Le Monde Informatique. Autoroutes de l’information Pour aller où, quand et à quel prix.
Op. cit.

Livre Blanc de la Commission européenne sur la croissance, la competitivite et l’emploi.


Decembre 1993.

Le Monde Informatique. Autoroutes de Pour aller où, quand et à quel prix.


Op. cit.

Livre Blanc de la Commission européenne sur la croissance, la competitivité et l’emploi.


Decembre 1993.

Europe and the global information society to the Europe Council. 24-25
june, 48 p.

Livre Blanc de la Commission européenne sur la croissance, la competitivite et l’emploi.


Op. cit

Le Monde Informatique. Autoroutes de l’information Pour aller où, quand et à quel prix.
Op. cit.

Le Monde Informatique. Autoroutes de l’information Pour aller où, quand et à quel prix.
Op. cit.

HAGEDORN, J. Catching-up or falling behind: pattems in international inter-firm


technology partnering. Op. cit.

L’usine Nouvelle, 2479, 17 novembre 1994, pp


LEVET, J-L, et TOURRET J-C La des pouvoirs. Op. cit.

L’usine Nouvelle, Op. cit.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

LEVET, J-L, et TOURRET J-C La Révolution des pouvoirs. Op. cit.

SERIEYX H. Le big bang des organisations. Paris, Calmann-Lévy, 1994,

SERIEYX , H. Le big bang des organisations. Op.cit.

La Tribune de op. cit.

SERIEYX H. Le big bang des organisations. Op.cit.

L’organisation de la production dans l’industrie. Des changements profonds.


Ministère de l’Industrie, des Postes et Télécommunication et du Commerce Extérieur.
Direction Générale des Stratégies Industrielles. Les 4 pages des statistiques industrielles,
Janvier 95, Paris.

La Tribune de op. cit.

KAMI, M. Aide à la décision, les neuf commandements. Op. cit.

JAKOBIAK, F. Pratique de la veille technologique. Op. cit.

M. Aide à la décision, les neuf commandements. Op. cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et des


entreprises. Op. cit.

Rapport du Commissariat Général du Plan. Intelligence économique et stratégie des


entreprises. Op. cit.

JAKOBIAK, F. Maîtriser l’Information Critique. Op. cit.

CHAUMIER, J. Systèmes d’information marché et technologies. Entreprise Moderne


Paris, 1986.

M. Aide à la décision, les neuf commandements. Op. cit.


et Valeur et de l’information documentaire. ADBS,
Paris, 1988. pp. 136.

JAKOBIAK, F. Maîtriser l’Information Critique. Op. cit.

M. Aide à la décision, les neuf commandements. Op. cit.

M. L’Europe des sources d’information. ADBS, Paris, 1993. pp.239.

CHAUMIER, J. Systèmes d’information marché et technologies. Op. cit.

JAKOBIAK, F. Maîtriser l’Information Critique. Op. cit.

J.F. Chief executives their own data needs. Harvard Business Review,
1979

A primer on critical success factors. Center of Information


Systems Research School of Management, Institute of Technology,
June 1981.

J.F. Chief executives their own data needs. Op. cit.

DERTOUZOS, M.L.; LESTER, R.K.; SOLOW,R.M. Made in The MIT Press, 1989,
Cambridge Massachuster.

Tehnologie Stratégie Bulletin de 62 -7ème Année. Mars-Avril-Mai 1993.

SANTOS,R.; DOU,H.; et Formation de Rh e pesquisa para


a gestao da inovaçao na empresa.

La Lettre OST Observatoire des sciences et des techniques. Minist&re de l’Industrie, des
postes et Télécommunications et du Commerce Direction des
Stratégies Paris, 1994.

DOU, H. Intelligence Sociale et Veille Technologique. Op. cit.

et BOYER,R. L’Europe est-elle en retard d’un modèle technologique ? Op.


cit.
Sciences et Technologies Indicateurs 1994. Editions Rapport, Rapport I’OST,
Novembre 1993

La Lettre OST Observatoire des sciences et des techniques. Op. cit.

Sciences et Technologies Indicateurs 1992. Op. cit.

BURTON, D.F. Setting new sights Technology and US competitiviness, texte


(polycopié) préparé pour la conférence de I’OCDE sur Technologie and Competitivité
Paris 25-27 juin 1990.

ZYSMAN, J. et COHEN, S. Manufacturing Matters. The myth of the post industrial


economy, Basic Books, New York, 1990.

DERTOUZOS, M.L.; LESTER, R.K.; SOLOW,R.M. Made in Op. cit.

D. et FREEMAN,Ch. Technology and the wealth of nations. Pinter, Londres


1993.

LUNDSTEDT, B.S. COLGLAZIER, W. Jr. The innovative milieu. Ed. Managing Innovation
The social Dimensions of Creativity, Invention and Technology ( New York, Pergamon
Press 1982)

SCHMIDT-TIEDEMANN, K.J. A new of the innovation process Reserch


Management 25, 1991. pp.

AMABLE,B. et BOYER,R. L’Europe est-elle en retard d’un modèle technologique ? Op.


cit.

HASSANALY,P. ROUX,M. de recherche et Veille scientifique


et technique. et outils, application la programmation de la recherche.
Sixième Colloque International de la Revue “Politiques et Management Public”.
de Genève mars 1993. pp.22.

HUNT et ZARTARIAN V., Les renseignements stratégiques au service de votre


entreprise. Paris: First, 1990,181 p.

RIBAULT, T. Les banques de données dans le dispositif japonais de veille technologique.


Documentaliste Science de l’Information, 1994.
La production et l’utilisation de l’information par les ingénieurs et scientifiques
de l’industrie américaine. Documentaliste, mai-juin 1990.

DOU, H. Intelligence Sociale et Veille Technologique. Op. cit.

MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale.


Op. cit.

MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale.


Op. cit.

DOU, H. Information Stratégique Veille Technologique Methodogie de la Veille


Technologique. Support de cours année scolaire 1993-1994 Tome

DOU, H. Infonation Stratégique Veille Technologique Methodogie de la Veille


Technologique. Op. cit.

HASSANALY,P. Les bases de données sur les brevets en veille technologique. La veille
Technologique L’information scientifique, technique et industrielle. Dunod, Paris 1992.
163-l

Rapport(93) 651 de la Commission des Communautés Programme IMPACT


(programme communautaire pour la création d’un marché des services d’information).
Bruxelles, le 14.12.93.

JAKOBIAK, F. Pratique de la veille technologique. Op. cit.

CHAUMIER, J. d’information marché et technologies. Op. cit.

L’avenir des systèmes en ligne. Archimag, 75, juin 1994.

CHAUMIER, J. Systèmes d’information marché et technologies. Op. cit.

MARTINET, B.. RIBAULT J.M. La veille technologique, concurrentielle et commerciale.


Op. cit.

BAILLY, S. Comment interroger les bases et les banques de Archimag,


avril, 1994,
LESCA, H. Veille stratégique pour le management Etat de la question et axes
de recherche. In Economies et Série Sciences de Gestion, SG 20,

DUTHEUIL, C. Bibiiométrie et scientométrie en France Etat de Documentaliste


Sciences de l’Information. vol. 29. 1992. pp. 251-261.

ROSTAING, H. Veille technologique et bibliométrie Concepts, Outils, Applications. Op. cit.

LESCA, H. Veille stratégique pour le management Etat de la question et axes


de recherche. Op. cit.

Bibliométrie sur des références bibliographiques La veille


Technologique L’information scientifique, technique et industrielle. Dunod, Paris 1992.

BROOKERS, B.C. Bradford’s lois and the bibliography of science. Nature, 6 dec. 1969,
vol. 224, 9536

TAGUE, J. Rank and sizes,: some compementarities and Journal pf Information


Science 1990, vol. 16, 29-35.

HAITUM, S.D. Stationary scientometric distribution. Scientometrics 1982, 4, part


25; part II, 89-104; part Ill,

W. Systèmes de surveillance systématique pour le management stratégique de


l’entreprise Le traitement de l’information brevet de l’information documentaire
l’information stratégique. Centre Scientifique de Université Aix-Marseille III, Mai
1993. 333 p.

CHAUMIER, J. Systèmes d’information marché et technologies. Op. cit.

MAYERE, A. La dimension oubliée du service. Archimag, juin 1994. pp. 18-19.

Ministère de la Recherche et de Supérieur. Des banques données pour les


étudiants, les enseignants, les chercheurs. Dgesr-Dbmist. Direction des des
Musées et de l’Information Scientifique et Technique. Edition, 1994. 48 p.

îíð
TERRAGNO, P.J. The GET command A new patent searching tool from
Pergamon Infolince. World Patent Information, vol. 6, 1984. pp. 69-73.

CARPENTER, M.P. and Validation Study Patent citations as indicateurs of


science and foreign dependence. Patent Information. 1983. pp. 180-l 85.

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. Estratégias de


da para a tomada de XVIII de da
24 a 26 de Outubro de 1994, Paulo

DOU, H,; HASSANALY, P.; QUONIAM, L.; A. Competitive technology


assessment. Strategic patent clusters obtained with non-boolean New applications of
the GET command. World Patent Information, 4, 1990.

DERWENT. Patentee Codes Use manual 5, Edition 7. Scientific and Patent


Information. Publications Ltd. London, 1992. 259 p.

CPI and EPI Manual Code User Manuals 6 CPI; 7 EPI). Scientific and
Patent Information. Publications Ltd. London, 1992. 389 p.

QUESTEL. Cours bases brevets. 1990. 271 p. Op.

SOMNIER, J-L. Tout ce que vous devez savoir sur la propriété industrielle et les brevets.
La veille Technologique L’information scientifique, technique et industrielle. Dunod, Paris
1992. pp. 139-162

CHAUMIER, J. Systèmes d’information marché et technologies. Op. cit.

BASES 1993, 81 Le prix, élément de concurrence entre les serveurs ?

JUNGHANS, P. Les entreprises encore sur le marché de l’information. Les Echos


Management, le 1 juin 1993.

JUNGHANS, P. Les entreprises tatonnent encore sur le marche de l’information. Op. cit.

COLLAS, D. et CHARTRON, G. Logique conceptuelle et recherche d’information.


Documentaliste Sciences d’information, 1994.

DUTHEUIL, C. Bibliométrie et scientométrie en France Etat de Op. cit.


Minist&re de la Recherche et de Des banques pour les
les enseignants, les chercheurs. Op. Cit.

Ministère de la Recherche et de Supérieur. Des banques données pour les


étudiants, les enseignants, les chercheurs. Op. cit.

CHAUMIER, J. Systèmes d’information marche et technologies. Op. cit.

Distribution of citations in databases in a Multidisciplinary field.


Review, vol. 6, 5, 1982,

ANDRIEU, 0. Internet guide de connexion. Op. cit.

ANDRIEU, 0. Internet guide de connexion. Op. cit.

ANDRIEU, 0. Internet guide de connexion. Op. cit.

DUTHEUIL, C. Bibliometrie et scientométrie en France Etat de Op. cit.

La protection technologique dans l’industrie. Entre brevet et secret un choix


stratégique. Minist&re de l’Industrie, des Postes et et du Commerce
Extérieur. Direction Générale des Stratégies Industrielles. Les 4 pages des statistiques
industrielles, Mai 94, Paris.

SOMNIER, J-L. La propriété industrielle, outil de management pour la stratégie de


l’entreprise. La veille Technologique L’information scientifique, technique et industrielle.
Dunod, Paris 1992. pp.

L’industrie les chiffres clés. Ministère de l’Industrie, des Postes et


et du Commerce Extérieur. DUNOD, Paris,

Mantenha sua empresa ou permanentemente sobre as mais


modernas tendencias da no mundo. Centro de e
Janeiro, 1993.

L’industrie les chiffres clés. Op. cit.


CAVALCANTI, A.R.; OLIVEIRA, L.G.; CARDOZO, A.C.. S.R. Propriedade
e Transferência de Tecnologia e Aplicabilidade.
Rio de Janeiro, 1993. p.71.

Indicadores quantitativos de e tecnologia no de


de Empresa de Paulo, Paulo, Outubro de 1994.

HAGEL, F. Les brevets source d’information irremplaçable. Revue des ingénieurs des
écoles nationales de mines, septembre 1990, 328. pp. 22-24.

La protection technologique dans Entre brevet et secret un choix


stratégique. Op. cit.

La contrefaçon dans l’industrie 30000 emplois détruits. Ministère de l’Industrie,


des Postes et Télécommunication et du Commerce Direction des
Stratégies Industrielles. Les 4 pages des statistiques industrielles, Octobre 94, Paris.

JAKOBIAK, F.; DOU, H. De l’information documentaire à la veille technologique pour


l’entreprise. La veille Technologique L’information scientifique, technique et industrielle.
Dunod, Paris 1992. pp. l-46.

HASSANALY,P. Les bases de données sur les brevets en veille technologique. Op. cit.

MANIEZ, J. L’évolution des langages documentaires. Documentaliste Sciences de


l’Information, 1993.

CROSNIER, H. Systèmes d’accès à des ressources documentaires vers des


serveurs intelligents. Thèse Centre Scientifique de Université Aix-Marseille Ill,
Décembre 1990. 355

CROSNIER, H. Systèmes d’accès à des ressources documentaires : vers des


serveurs intelligents. Op. cit.

Classification Internationale des Brevets, Cinquième Edition vol. Guide


d’utilisation, aperçu des classes et répertoire des groupes principaux. Organisation
Mondiale de la Propriété Industrielle.

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. Estrategias de


da para a tomada de Op. cit.
SANTOS,R.N. Desenvolvimento de metodologias de de tendências de
tecnologias a partir da de sistemas de estrtatégicas.
do Marseille, periodo 17 p.

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. Estratégias de


da para a tomada de decisao. Op. cit.

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. Estratégias de


da para a tomada de Op. cit.

International Patent Classification. Classification and Linguistic Advanced Support System


Guide de l’utilisateur. Organisation Mondiale de la Propriété Industrielle. ARCANUM,
Budapest, Hongrie, 1993.

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. Estratégias de


da para a tomada de Op. cit.

VELLOSO, R.J.P. Idéias para a estratégie industrial e e


Desenvolvimento Econômico. Conferência PLANEF OCDE, Paulo

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. Estratégias de


da para a tomada de Op. cit.

SANTOS, R.N.; GREGOLIN, J.A.; VARGAS, L.; QUONIAM, L.. de


da para a tomada de Op. cit.

GREIF S. Patents and of economy. between the International Patent


Classification and the systematics of the of economy. World Patent Information, vol.
14, 4, 1992.

JENKINS, G. and application there a ? World Patent Information,


vol. 11, 3, 1989.

ROZOV, B. and TIMOFEEVA, N. patent classification. World Patent Information, vol.


15, 4, 1993.

OMPI Manuel sur l’information et la documentation en matiêre de propriété industrielle.


1990.
OMPI Manuel sur l’information et la documentation en de industrielle.
Op. cit.

VERMEIR, D.; LAENENS, E. and DIERICK, J. Appllying Al techniques for patent


information retrieval. World Patent Information, vol. 10, 1, 1988.

TURNER, W.A. LEXITRAN for an easier public access to patent database. World Patent
Information, vol. 13, 2, 1991.

VALKONEN, P. An expert system for patent classification. World Patent Information, vol.
13, 3, 1991.

LEPEE, W. EPOS, a linguistic tool for full text search. World Patent Information, vol. 11,
4, 1989.

OMPI Manuel sur l’information et la documentation en matière de industrielle.


Op. cit.

JENKINS, G. and application there a ? Op. cit.

ROZOV, B. and TIMOFEEVA, N. patent classification. Op. cit.

OMPI Manuel sur l’information et la documentation en matière de industrielle.


Op. cit.

ROZOV, B. and TIMOFEEVA, N. patent classification. Op. cit.

OMPI Manuel sur l’information et la documentation en matiére de industrielle.


Op. cit.

ROZOV, B. and TIMOFEEVA, N. patent classification. Op. cit.

ROZOV, B. and TIMOFEEVA, N. patent classification. Op. cit.

CAVALCANTI, A.R.; OLIVEIRA, L.G.; CARDOZO, A.C.. S.R. Propriedade Industrial


e de Tecnologia e Aplicabilidade. Op.cit.

Classification Internationale des Brevets, Cinquième Edition 9e. vol. Guide


d’utilisation, aperçu des classes et des groupes principaux. Op. cit..
Manuel sur l’information et la documentation en matière de propriété industrielle.
Op. cit.

OMPI Manuel sur l’information et la documentation en matière de propriété industrielle.


Op. cit.

et SUTTER,E. Valeur et compétitivité de l’information documentaire. ADBS,


Paris, 1988. pp. 136.

PETITDEMANGE, C. La maîtrise de la valeur. Conception, et


compétitivité d’un produit. Paris, Afnor, 1985. 535 p

PETITDEMANGE, C. La maîtrise de la valeur. Conception, développement, et


compétitivité d’un produit. Op. cit.

MICHEL, J. et Valeur et compétitivité de l’information documentaire. Op. cit.

PETITDEMANGE, C. La maîtrise de la valeur. Conception, développement, qualité et


compétitivité d’un produit. Op. cit.

MAYERE, A. La dimension oubliée du service. Archimag, juin 1994. pp. 18-19.

MANIEZ, J. L’évolution des langages documentaires. Op. cit.

OMPI Manuel sur l’information et la documentation en matière de industrielle.


Op. cit.

MAKAROV, M.A.; Some problems in use of the International


Patent Classification. World Patent Information, vol. 6, 2, 1984. pp.63-68.

BELOV,V.V.; MAKAROV, M.A.; Some problems in use of the International


Op. cit.
ANNEXES
DEMARCHE EXPERIMENTALE

ð
Face une question posée, l’action de médiation entre l’offre et la demande
d’information, afin d’apporter aux usagers de banques de données brevets un
facilité aux informations techniques, qui assure la pertinence des occurrences de la
réponse, doit systématiser méthodiquement les arguments susceptibles de mettre, au
même niveau d’échange tous les acteurs concernés.

Pour cela, le médiateur doit utiliser la Classification Internationale des brevets.

Cette étape est désormais viable pour trois raisons:

a. Dans le système CIB, l’ensemble de tous les domaines techniques disposant


d’une protection à l’exploitation commerciale au monde est divisé en 616
sous-classes signalées par fonction

b. Le système CIB peut se comparer à un arbre technologique, tel que ce sur le


sujet fabrication de papier, présenté dans le Tableau 1

La disponibilité de ce système sous forme de CD-ROM, avec une logique


d’interrogation booleenne.

Tableau 1 CIB Comparer à un arbre technologique


Symboles Titres
D21 B MATIERES PREMIERES FI BREUSES OU LEUR
TRAITEMENT MECANIQUE.
D21 C PRODUCTION DE LA CELLULOSE PAR ELIMINATION DES
SUBSTANCES NON CELLULOSIQUES DES MATIERES
CONTENANT DE LA CELLULOSE; REGENERATION DES
LIQUEURS NOIRES; APPAREILS A CET EFFET.
D21 D TRAITEMENT DES MATIERES AVANT LEUR PASSAGE
DANS LA MACHINE A PAPIER.
F MACHINES A FABRIQUER DU PAPIER; PROCEDES DE
PRODUCTION DU PAPIER SUR CES MACHINES.
D21 G CALANDRES; ACCESSOIRES POUR MACHINES A
FABRIQUER LE PAPIER (bobineuses ou rebobineuses pour
produits finis, moyens pour ajuster les plis ou extensions en
largeur B 65 H).
D21 H COMPOSITIONS DE PATE; LEUR PREPARATION NON
COUVERTE PAR LES SOUS-CLASSES D 21 C, D 21 D;
IMPREGNATION OU COUCHAGE DU PAPIER;
TRAITEMENT DU PAPIER FINI NON COUVERT PAR LA
CLASSE B 31 OU LA SOUS-CLASSE D 21 G; PAPIER NON
PREVU AILLEURS
D21 J CELLODERME; FABRICATION D’ARTICLES A PARTIR DE
SUSPENSIONS DE FIBRES CELLULOSIQUES OU A
PARTIR DE PAPIER MACHE (fabrication d’objets par des
procédés sec B 27 N).

2 3 7
A.L’EXPLOITATION RATIONNELLE DU CD-ROM DU

SYSTEME CIB :

Cette forme de présentation est, en fait, constituée de quatre bases de


données

[1] une base avec le guide d’utilisation

une base avec les trois dernières éditions de la CIB (3, où nous
trouvons toutes les élaborations’ et aussi Officiel des mots

une base avec les tables de concordance entre les différentes éditions
comparées une à une (1 et 2 2 et 3 3 et 4 et enfin 4 et 5)

une base appelée validité, qui dispose de la liste des codes et de leur période
d’existence.

Les trois premières bases sont présentées en 5 langues Français, Anglais,


Allemand, Espagnol et Hongrois. La base en Anglais offre, en outre, l’index des mots
de Allemand des Brevets, qui ne se trouvent pas traduits dans les autres
langues.

Ces bases permettent la recherche en mode “texte” et en mode “hiérarchique”.


Dans ces deux modes et, à l’exception de la base qui offre le guide, nous pouvons
accéder à l’information soit par la façon hyper-texte soit en interrogeant avec la
logique de boole.

Pour interroger les bases (élaborations de la CIB) et (tables de


concordance), nous pouvons nous servir du mode “guidé” ou du mode “expert”. Sur
ces modes nous formulons nos requêtes en utilisant des opérateurs booléens avec
des mots des titres et aussi de l’index officiel, avec des codes et avec des mots et

Elaboration terminologie de la Classification qui définit l’ensemble des sous-classes, des


groupes principaux et sous-groupes d’une classe

238
codes. II y a également la possibilité d’utiliser les commandes de troncature et aussi
celles d’adjacente. L’aide d’un dictionnaire des mots, et d’une liste des codes est en
outre disponible.

Le résultat de chaque requête se présente à l’écran sur une fenêtre avec les
données suivantes

Nombre total d’occurrences dans la base


Nombre d’occurrences dans l’index officiel de mots
Nombre d’occurrences dans l’index de l’office Allemand des brevets
(disponible seulement sur la base de la CIB en langue anglaise et allemande)
Nombre d’occurrences par section de la CIB

En validant les résultats de la requête, nous nous déplaçons dans la base pour
chaque occurrence de réponse. Positionnés sur chaque réponse, nous pouvons alors
accéder au texte dans l’une des langues disponibles, ainsi qu’à l’édition que nous
voulons, parmi les trois présentes sur la base

Les données capturées, nous pouvons les transférer en format ASCII. Cette
opération est faite par unité d’occurrence de réponse et donc, avec très peu
d’ergonomie. La taille des éditions n’est pas limitée et sur un seul fichier, nous
pouvons disposer de toute la CIB ou d’une section complète.

Seule la base “validité” sur CD-ROM ne permet pas des éditions


transférables sur fichier. Sur cette base, en questionnant sur le code, nous
n’accédons qu’aux données affichées sur l’écran. Bien que nous ne puissions pas
extraire cette réponse, son contenu peut devenir important.
LA CONSTRUCTION DE LA QUESTION A TRAVERS LE
ROM

A. CERNER D’ABORD LA FONCTION PRINCIPALE DE LA QUESTION POSEE

Pour trouver la fonction décrite dans la sous-classe la plus adéquate pour


représenter une question posée il faut toujours la chercher selon le principe axé sur la
fonction.

Une question s’agissant, par exemple, d’un procédé, d’un produit ou d’un
appareil quelconque, pour la production de la pâte à papier, doit signaler comme
fonction principale “La production de la pâte à papier”, identifiée dans le système
CIB par le code

Dans un autre exemple, une question s’agissant d’une application, un produit,


un procédé en rapport avec un agent de propriétés tensioactives doit signaler comme
fonction principale “Les compositions détergentes”, identifiée dans le système CIB
par le code Cl 1 D.

Opérationnellement, pour bien réussir cette étape, on doit accéder la


du CD-ROM en mode hiérarchique, mais en plus il faut déjà avoir dans l’esprit le
raisonnement et l’organisation du système CIB.

Pour accéder à la bonne sous-classe, on doit descendre dans la hiérarchie du


système d’abord la section, la classe, la sous-classe qui décrit toujours, par son titre,
la fonction principale de chaque objet technique concerné.

Cette étape doit toujours être arrêtée au niveau hiérarchique de la sous-classe.


Pour cette raison, je propose la construction d’une base de données de la CIB
contenant ce niveau hiérarchique en langue anglaise, où plus de 250 titres des
classes sont décrits chacun pour un seul verbe qui représente donc, l’action
principale décrite par le titre de la sous-classe, tel que “planting”, “weighing”,
“making-paper”, etc.

240
A. 1. 1. 1 Les défauts du CD-ROM

La construction de cette base se justifie pour plusieurs raisons

a. La base de données de la CIB disponible en CD-ROM, ne permet pas une


requête par niveau hiérarchique, comme, par exemple, une recherche par
titre de sous-classe;

b. La visualisation d’une réponse, en mode hiérarchique, demande une


opération d’au moins 5 touches pour accéder à chaque occurrence de
réponse, dans une hiérarchie voulue;

c. La visualisation d’une réponse en mode texte demande une opération de 2


touches pour accéder à chaque occurrence de réponse, et non
nécessairement dans le niveau hiérarchique voulu. Le déplacement dans
l’ensemble des occurrences de réponse permet soit l’option d’atteindre
l’occurrence de réponse suivante, soit d’atteindre la dernière occurrence de
réponse, ou soit, de revenir à la première occurrence de réponse. Ceci est
trop restrictif.

A. 1.1. 2 La base de données des sous-classes sous INFOBANK

La construction d’une base de données sous INFOBANK contenant 616 notices


bibliographiques (l’ensemble de sous-classes du système CIB), nous a permis de
combler tous ces problèmes.

Pour cette construction, nous avons réalisé une extraction de l’ensemble des
notices bibliographiques, en mode texte (présentation de notice bibliographique
contenant les notes et les renvois), soit un total de 616 opérations d’au moins 8
touches, sous le CD-ROM. Ce fait démontre que le CD-ROM de la CIB manque
d’ergonomie.

Après cette opération, en utilisant les macros commandes de WORD6 sur DOS,
nous avons construit le format de présentation du libellé des champs et, par
l’utilisation le format de présentation du contenu des champs. En

2 4 1
plus, et encore utilisant INFOTRANS4, nous avons créé les nouveaux champs
suivants:

champ contenant les mots clés existants dans le titre décrit par la
Classe

champ indicatif du type de manifestation exercé par la fonction


principale de chaque objet technique décrit dans la

champ indicatif du type de manifestation exercé par la fonction


principale de chaque objet technique décrit dans la sous-classe.

champ contenant les mots clés existants dans le titre décrit par la
Sous-classe;

champ contenant le(s) renvoi(s) apparu(s) dans le titre de la


classe.

Le Tableau 2 présente deux notices de cette base.

Chaque titre de sous-classe décrit la fonction principale de l’objet technique qui doit toujours
soit remplir un besoin ou soit exercer une action sur quelque chose. Un produit ou appareil décrit par le
titre d’une sous-classe remplit toujours un besoin. Par contre, un procédé exerce toujours une action
sur quelque chose.

242
Tableau 2 Extrait de la base CIB créée sous INFOBANK
Champ Description du champ
AGRICULTURE
A01
Tlclass AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING
FISHING
AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING
FISHING

0
0
Tlsousc SOIL WORKING IN AGRICULTURE OR FORESTRY ; PARTS. DFTAILS. OF
ACCESSORIES OF AGRICULTURAL MACHINES OR IMPLEMFNTS.
GENERAL
OIL WORKING AGRICULTURE FORESTRY PARTS DETAILS
AGRICULTURAL MACHINES IMPLEMENTS
making or covering furrows or for sowing, planting or A 01 C
working for engineering E OI, E 02, E 21
AGRICULTURE
A01
Tlclass AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING
FISHING
AGRICULTURE FORESTRY ANIMAL HUSBANDRY HUNTING
FISHING

0
Tlsousc PLANTING SOWING FERTILISING
PLANTING SOWING FERTILISING
with general working of A 01 B parts, details or accessorie!
of agricultural machines or implements, in general A 01 B to A 01 B

A. 2. CERNER ENSUITE L’ENVIRONNEMENT DE LA QUESTION POSEE

Une question posée se place toujours dans un environnement, représenté par


l’ensemble des éléments qui concrétise l’objet technique (les produits, les procédés,
les matières premières, les appareils) toujours étroitement liés aux caractéristiques
spécifiques de l’environnement de la question posée.

Ces éléments environnants sont précisés dans le système CIB par les groupes
principaux, les sous-groupes, notes et renvois.

Pour composer l’environnement de la question il suffit, d’abord, de descendre


dans la hiérarchie de la sous-classe qui décrit la fonction principale la plus adéquate
pour la question posée et, ensuite, chercher, dans les titres des groupes principaux,

243
de sous-groupes et principalement dans ceux des notes et des renvois, les éléments
environnants qui représentent le plus adéquatement le contexte de la question.

Cette étape est pleinement satisfaite par le CD-ROM du système CIB. Pour
ceci, il faut utiliser la base des en “mode hiérarchique”, cerner, d’abord
la bonne Section, la Classe, la Sous-classe et, ensuite, descendre dans le groupe
principal concerné. Dans ce groupe il faut basculer la base des données en “mode
texte” et capturer les données dans un fichier.

Pour une analyse propre des données capturées il vaut mieux les reformater
avant l’édition et l’impression finale, par moyen des commandes macros disponibles
dans des logiciels comme WORD6 pour DOS. 3 est un extrait du résultat
de cette tâche.

Tableau 3 représentation spatiale d’une sous-classe de la CIB après le


reformatage

ou cires
l Blanchiment
Note: Les inventions relatives des procédés utilisant des enzymes ou des
organismes afin de (i) libérer, séparer ou purifier un composé ou une composition
ou de (ii) traiter des textiles ou nettoyer des surfaces solides de
matériaux sont en outre classées dans la sous-classe C 12 S.

Pour cerner l’environnement de la question en s’appuyant sur ces données,


l’aide d’un spécialiste de domaine est indispensable. Ces données doivent être
utilisées comme des éléments d’incitation à l’échange des informations.

244
CERNER ENFIN LES ARGUMENTS PERIPHERIQUES DE LA QUESTION POSEE.

En remplissant l’expression du besoin et l’environnement de l’objet technique de


la question, pour achever sa formulation, il ne manque que déceler l’ensemble des
thèmes techniques qui pourrait être en rapport avec le domaine technique, tel que les
applications nouvelles, les techniques et les procédés qui seraient en corrélation avec
le sujet de la question.

Pour ceci, il est prévu réaliser des recherches dans l’index des mots du système
CIB de manière à ramasser tous les thèmes techniques qui sont probablement en
rapport avec l’objet technique de la question.

La recherche dans la base des données est faite à partir des mots du titre de la
sous-classe concernée par la question posée et en “mode texte”. L’aide de
dictionnaire des mots disponible dans la base est indispensable.

Une recherche bien ciblée sur le thème de la question posée permet souvent de
trouver, dans une seule occurrence de réponse, un résultat qui rassemble tous les
éléments en corrélation avec le sujet de la question tel que le sujet papier présenté
par le tableau 4.

Comme dans le cas précédant, l’aide du spécialiste est indispensable.

245
En franchissant les trois étapes présentées précédemment, nous
possédons les éléments techniques nécessaires pour entamer un dialogue et
aussi pour réagir immédiatement et sciemment aux réponses proposées par les
sources d’informations formelles ou informelles consultées.

A .2 . G E NE R A L I S AT I O N D E L A DEMARCHE PAR
CONSTRUCTION D’UNE PHRASE

Ce principe de formulation de la question permet de concevoir une


question selon l’image classique d’une phrase où le produit le procédé joue le
rôle du sujet, l’action exercée ou le besoin remplit joue le rôle du verbe et, enfin,
les éléments environnants et périphériques jouent le rôle du complément de la
phrase. Ce association est fondamentale au sens de la dialectique de cette
démarche.

247
B.METHODOLOGIE DE L ’ANALYSE DE S RESULT ATS

DE LA QUESTION POSEE

Formuler au préalable l’expression du besoin d’une question et ensuite


ajuster cette expression du besoin aux éléments de la recherche de la base des
données à consulter permet d’assurer le degré de pertinence des éléments de la
réponse avec le sujet principal.

Pour mesurer le degré de pertinence de ces éléments de réponse avec le


sujet principal, nous proposons la démarche suivante.

Constituer un corpus des références bibliographiques à partir d’un


serveur, interrogé avec les éléments de la ‘question développés selon la
démarche décrite dans la première partie et bien ajuster aux
caractéristiques de la base de données;

Vérifier, à l’aide des commandes statistiques appliquées toujours au


champ titre en langage naturel et au champ code CIB de la base de
données consultée, si les éléments trouvés de la réponse représentent
le mieux le sujet principal de l’action

Une recherche dans une base de données pour être réussite devra
présenter tous les éléments principaux de la question (les verbes qui
représentent l’action principale, les produits ou les procédés qui représentent le
sujet de l’action principal), dans les fréquences d’occurrence les plus hautes.

iii. Faire, au cas échéant, une édition et capture des cent premiers champs
du titre et du code CIB à 4 caractères des références du corpus
bibliographique constitué

248
iv. Traiter ces notices, en élevant les mots vides, à l’aide des logiciels du
traitement de texte type WORD ou du traitement des données type
INFOTRANS

Constituer fichier liste des paires des mots, des codes et des mots
avec les codes, à l’aide des logiciels type DATAVIEW, développé par
l’équipe du Centre des Recherches rétrospectives de Marseille
(CRRM)

vi. Analyser le contenu de ces données, par la mesure et l’édition des

coefficients de similitudes type Coefficient de Corrélation” de


l’ensemble des paires antérieurement constituées

Nous disons que les éléments de réponse à une question posée sont
pertinents ou bien ajustés si les paires (les plus représentatives des éléments
de la question) placées dans les plus hautes fréquences se trouvent également
parmi les coefficients de corrélation plafonnés.

Cette condition, en respect à des lois statistiques, telle que celles qui
régissent les comportements des courbes de distribution de données originaires
des corpus bibliographiques, assure aux thèmes porteurs du domaine,
constitués par des paires trouvées à moyenne, faible et très faible fréquence,

Ce type de mesure et d’édition des coefficients des paires est réalisé automatiquement
l’aide du logiciel DATAVIEW qui dispose d’une vaste bibliothèque des coefficients de mesure.
des coefficients de corrélation significatifs (au-dessus de et toujours

250
ANNEXE 1

Méthodologie de construction automatisée d’une


représentation spatiale de la sous-classe et d’un fichier sous
format “liste” de la Classification Internationale des Brevets
pour étudier un domaine technique et son évolution temporelle.

Cette annexe a
été citée dans la
page 147 et dans la
note 77, page 204
a) L’ensemble de commandes macros développées sous logiciel WORD6 sur
DOS pour construire le fichier d’une sous-classe de la CIB en format tableau. Le
fichier d’origine, extrait de la base de données sous format CD-ROM, qui a subi
ce traitement se trouve après.

«set
origine>

«COMMENT enlever des sauts de pages»

«COMMENT efface trait continu»

«COMMENT effacer cib mot

«COMMENT traitement du texte Note (parte


origine>
non(marquedefin)»

«IF trouvé»

«COMMENT traitement du texte Note (parte

«SET
origine>
non(marquedefin)»

«IF trouvé»
FI
«IF

origine>

252
«COMMENT efface quatre marques de paragraphes e remplace para une»

«COMMENT effacer trois marques de paragraphe et remplace par une»

«COMMENT effacer deux marques de paragraphe et remplace par une»

«COMMENT rendre les chaînes avec vingt-quatre blancs dans les codes
continues»

«COMMENT rendre les chaînes avec vingt-et-un blancs dans les codes
continues»

21

«COMMENT rendre les chaînes avec dix-huis blancs dans les codes continues»

«COMMENT rendre les chaînes avec quinze blancs dans les codes continues»

«COMMENT rendre les chaînes avec douze blancs dans les codes continues»

253
«COMMENT rendre les chaînes avec neuf blancs dans les codes continues»

«COMMENT rendre les chaînes avec sept blancs dans les codes continues»

«COMMENT rendre les chaînes avec quatre blancs dans les codes continues»

«COMMENT effacer des blancs dans la 1

.....

«COMMENT effacer des blancs dans la 1 Oeme

«COMMENT effacer des blancs dans la

«COMMENT effacer des blancs dans la 8eme

«COMMENT effacer des blancs dans la 8eme

«COMMENT effacer des blancs dans la 7eme hiérarchie»

«COMMENT effacer des blancs dans la 7eme hiérarchie»

254
«COMMENT effacer des blancs dans la hiérarchie»

«COMMENT effacer des blancs dans la hiérarchie»

«COMMENT effacer des blancs dans la 4eme hiérarchie niveau a»

21 21

«COMMENT effacer des blancs dans la 4eme hiérarchie»


21 E>D 21

«COMMENT enléver le mot

origine>
non(marquedefin)»

«IF trouvé»
<origine>
<droite
Note:$

«COMMENT initialisation de la mise en format BASEDONNEES»

«COMMENT mettre les codes au format normalisé CIB:

255
«COMMENT mettre les codes au format normalisé CIB: à

«COMMENT finalisation de la mise en format BASEDONNES cinq marques de


paragraphes e remplacer par

21

«COMMENT effacer cinq marques de paragraphes e remplacer par rien»

21

a) Fichier d’oriaine sorti de la base de de la CIB sous format


ROM.

FRE D 21 C

D 21 C PRODUCTION DE LA CELLULOSE PAR ELIMINATION DES


SUBSTANCES NON
CELLULOSIQUES DES MATIERES CONTENANT DE CELLULOSE;
REGENERATION
DES LIQUEURS NOIRES; APPAREILS A CET EFFET

Note
Les inventions relatives à des procédés utilisant des enzymes ou des
micro-organismes afin de (i) libérer, séparer ou purifier un composé ou une
composition préexistants ou de (ii) traiter des textiles ou nettoyer des
surfaces solides de matériaux sont en outre classées dans la sous-classe
c 12 s.

Traitement préalable des matériaux finement divisés avant la


cuisson (de vieux papiers D 21 C
avec l’eau ou la vapeur
avec des composés à réaction acide
avec des composés à réaction alcaline

256
. avec des composés générateurs d’oxygène
. Méthodes physiques pour faciliter l’imprégnation

Réduction en pâte des matières contenant de la cellulose


(lessiveurs D 21 C
avec des bases minérales ou des composés à réaction alcaline,
p. ex. procédés au sulfate
avec des acides, des sels acides ou des anhydrides d’acide
anhydride sulfureux; acide sulfureux; bisulfites
bisulfite de calcium
bisulfite de magnésium
bisulfite de sodium
bisulfite d’ammonium
oxydes d’azote; acide nitrique
avec des halogènes ou des composés générateurs d’halogènes
(blanchiment de la pâte de cellulose D 21 C
avec des solvants organiques
Autres caractéristiques des procédés de réduction en pâte
Procédés continus
Procédés à plusieurs stades
Prévention de la mousse

Autres procédés pour obtenir de la cellulose, p. ex. cuisson des


linters de coton (obtention de fibres à filer D 01 C)
Préparation à partir de vieux papiers (partie mécanique
D 21 B D 21 B

Lessiveurs
Lessiveurs rotatifs
Revêtements
Dispositifs d’approvisionnement
Dispositifs d’évacuation
Dispositifs de chauffage
Dispositifs de régulation ou de commande
Moyens pour faire circuler la lessive
Dispositifs de sécurité

Post-traitement de la pâte de cellulose, p. ex. de la pâte de


bois, ou des linters de coton
Lavage
dans des diffuseurs
dans des filtres

257
Elimination des graisses, résines, poix ou cires
Blanchiment
avec des halogènes ou des composés contenant des halogènes
(D 21 C a priorité)
avec ou des chlorites
avec de l’oxygène ou ses modifications allotropiques
(D 21 C a priorité)
avec de l’ozone
avec des per-composés
Elimination de l’eau (élimination de l’eau en général F 26 B)

11 Régénération des liqueurs noires


de lessive de sulfite
de lessive alcaline
Traitement des gaz de la pâte; Récupération de la chaleur des
gaz
Désodorisation
Concentration de lessive résiduaire par évaporation
(évaporateurs B 01 D)
Combustion des liqueurs noires
Combustion humide

258
c) Construction de fichiers sous format liste

Pour la construction des fichiers listes, nous avons utilisé les mêmes
commandes macros présentées précédemment pour traiter les trois dernières
éditions de la de chaque sous-classe à analyser.

Ces fichiers listes ont été comparés par le logiciel Dataliste, développé au
CRRM.
ANNEXE 2

L’article scientifique

Estratégie de da para a tomdade de

Cette annexe a
été citée dans la
page 153
ESTRATÉGIA DE DA
PARA A TOMADA DE

RaimundoNonatoMacedodosSantos(*) 1.
José Gregolin
Lilia Vargas (***) Toda empresa, como outros
Luc Quoniam mos, obrigados a mobilizar
têm de enfrentar
cstranhas seu “status quo” ou
prctendem se desenvolver,
rcm-se mais produtivas, melhorarem a
qualidade dos serviços prestados a
nantes ou necessidade de
de conhecimentos, por
2. Apresentaçào da e é encaminhada àquelas
estudo de soas que dirigem ou trabalham na
sa E m pessoas podem
3. mobilizar os conhecimentos que
4. Referências pelas seguintes vias:

apoiar-se nos conhecimentos da


da de experiências
na convivência com pessoas
mais especializadas;
pesquisar por si (auto-estudo) os
elementos de resposta, criando
sim o conhecimento por meios

apoiar-se nos mecanismos e meios


que permitem e obter
para o problema a
resolver. Trata-se, graças a estes
meios, de saber, por exemplo, se

(*) Engenheiro Pesquisador Paulo), bolsista do desenvolvendo programa de


doutorado na Aix-Marseille III Centre Scientifique de St. 13397
Marseille Cedex 13 França. Tel. (33) 92 28 87 47, Fax: (33) 91 28 87 12.
(**) Prof. Dr. Universidade Federal de Carlos Centro de Ciências Exatas e de Tecnologia
Departamento de Engenharia de Materiais Via Washington Km 235, CP. 676,
Carlos SP
(***) Prof. Dr. Universidade do Grande do de em
Porto R. Grande do
(****)Prof. Dr. “Maître de Conférence l’Université Aix-Marseille III Centre Scientifique de St.
Marseille Cedex França. Tel. (33) 92 28 86 77, Fax: (33) 9 28 87
uma outra por um problema idêntico ou similar ou mesmo de
transpor problema em

0 crescimento exponencial das fontes de associado dos


meios de estocagem, com ênfase nos magnéticos, favorecem, dia mais,
a busca de No para a sua faz-se
uma especffica e, em consequência, um conjunto de equipamentos
e técnicas.

Somam-se, ainda, os investimentos no informaçao: de


50% das atividades produtivas dos de avançada
das para a o tratamento ou a da Os métodos
nos de trabalho e a importância do econômico das atividades
ferência de informaçao tomam a da cadeia
de atividades a de se competitivo dentro do sistema
econômico vigente.

Os no dominio da informaçao da de tecnologias


modernas têm dado margem a severas de bases de dados
das e deficitarias, baixa tecnologias utilizadores potenciais,
mas técnicos de compatibilidade ou de etc. A ordem de grandeza dos
consagrados tratamento e transferência da informaçao aparece, em geral, com ampli-
tude distorcida olhos dos econômicos(2). Assiste-se assim, paradoxalmente,
de pessoal ou dos orçamentos destinados serviços de e
to da demanda por serviços e produtos especializados dentro do As atividades de
como todas as outras submetidas a de ordem econômica que
implicam na necessidade urgente de profissionalizar e valorizar os produtos e serviços de
informaçao e de

Este artigo apresenta da de metodologias e


aptas a agregar informaçao estratégica demandada tomadores de
Em termos a partir de um dado industrial e utilizando-se da estrutura
hierarquica da de Patentes (CIP), disponivel no mercado, em
CD-ROM, obter os seguintes resultados:

identificar e mapear da evoluçâo de um


processo, produto ou de uma dentro de um dado eixo
principal, eixos e contomos (tecnologias vizinhas, de de

identificar as de causa existentes entre eo Polftica


de Propriedade Meio Ambiente, de
senvolvimento etc;
fazer validar de imediato os resultados e junto a fontes informais
giadas.
DA METODOLOGIA E ESTUDO DE

2.1 da micro de sobre solicitada


a serviço de

No dia-a-dia de um serviço de informaçao a dificuldade que se


frenta é a de garantir a correta de uma no em que
colocada. Em a dificuldade da amplamente conhecida como o
doxo da informaçâo a dois niveis (4, 5):

. oferta de informaçâo abundante e baixa pcrtinência com o assunto solicitado;


. demanda que mal suas necessidades por informaçâo.

Com constataçao, a idéia que tivemos foi de os sistemas de


dexaçâo de documentos, principalmente no que concerne pape1 que eles devem
sempenhar de ferramenta de acesso estocada, para estabelecer e validar,
em conjunto com o demandador de as linhas gerais do assunto que
interessa.

No da Lei de Propriedade a para


explorar comercialmente uma inovaçâo obriga aquele que a detém a divulgar o
técnico inovaçâo por meio da publicaçâo do documento de patente.
sistema de indexaçâo de patente, conhecido como Sistema de
cional de Patentes (CIF), que deve servir como instrumento para organizar o
vo de patentes, mas também para o conhecimento disponivel na
de de 20 de documentos e a uma taxa de crescimento de milhâo de
cumentos por ano(6). sistema CIP foi estabelecido pelo tratado de Strasbourg de
1971, cabendo à Organizaçâo Mundial da Propriedade (OMPI) sua
traçâo. Os signatarios acordo e integrantes da Convençâo de
Paris, de 95 (incluem-se todos os industrializados entre os quais o
têm a de e o direito de propor e
ma (CIP) a 5 (cinco)

sistema de indexaçâo pela OMPI em mais de 20 linguas (inglês e


cês sâo as lfnguas e venda em tipos de ediçâo
em e mais recentemente foi lançada uma édiçâo em CD-ROM. A
em CD-ROM compreende na verdade 4 (quatro) bases de dados em 5 (cinco)
mas inglês, alemâo, espanhol e

. Base de dados com o manual de utilizaçâo do sistema de classificaçâo;


. Base de dados com as três da CIP (3”. 4”. Ediçâo: 84-
89 e 5’.
. Base de dados com as três de correspondéncia entre as
. Base de dados com uma com o de de de entrada
do sistema.

499
A banco de dados, de softwares de tratamentos ¼» texto
(Word macros), de planilhas eletrônicas, de tratamentos de arquivos
e do conhecimento da estrutura do sistema CIP
maticamentc(7):

planilhas com espaciais do estado da técnica de um processo, pro-


ou de uma técnica, obedecendo estrutura hierarquica da CIP (vide
Planilha A)
. arquivos sequenciais das da CIP que, comparados entre
si, por podem, além de refletir o aprimoramento do sistema de
qualquer temporal nesse estado da técnica
(v. Planilha B).

A estrutura hierarquica da CIP organiza-se, do mais mais genérico mais


respectivamente, em: Classe, Sub-Classe, (Princi-
pal e A Planilha A representa uma da 5’ da CIP
ou a Sub-Classe D C da Celulose por de
contidas nas primas que contêm celulose;
do negro; aparelhos utilizados para da D Textil e da
Classe D 2

A da Planilha A Diretor Geral de uma de de


X permitiu, durante uma hora de entrevista, transpor a estrutura
da CIP esquema do de do Diretor. Com isto ele pôde
de forma sintética todas as etapas do processo (transferir a micro
a do processo o equivalente da CIP. Na forma como
foi apresentada e pcrmitiu ainda que ele como o
sistema de repcrcute a historica de processo, ou seja, ele
constatou que o ptocesso do dos 80 e o encontravam-se
expressos.

No estudo porém, um chamou a o sistema de


também de nota de dentro da
do sistema de em faz referência de
zimas e micro-organismos para de de Do de
do Diretor, o registro de uma tecnologica
entre o do processo quimico e o novo standard que vigorar
dentro de dez Nessa época, o mercado consumidor para a entrada do
produto na o atendimento, pela industria do dos 3 requisitos
que seguem:

produzir do novo processo standard;


. reduzir as taxas de industriais gerados;
. eliminar os quimicos que utilizem de (standard do dos
80).
Em via de como um sistema de tem como objetivo
de um conhecimento
existente, pode, em termos efetivos,
traços de stricto-sensu(9). Estudos sobre a da
CIP em de estratégias de busca, principalmente se procura
sôbre aconselham a sistema, com fim, somente
em segmentos técnicos de ciclo de vida como é o da de
de ( 10).

2.2 do do ambiente onde o se

A Planilha B, da da D 21 C presente nas três


a da técnica do processo dentro do
del 5 do aprimoramento do sistema de evidenciados:
uma por exemplo, que na 3” na sentença de do
técnico, a booleana evolui para a booleana “or” na
seguintc.

Todas as feitos Diretor que analisou a Planilha A


constatados na Planilha B, tais como:

Planilha entre arquivos de uma D 21 C das três


da CIP
C P D 21 C: Production de la cellulose par élimination des substances non 3 4 5
des matières contenant de la cellulose; régénération des liqueurs a a a
noires; appareils a cet effet

d d

D 21 C Dispositifs de régulation et de commande X


D 21 C Dispositifs de régulation ou de commande x x
D 21 C Post-traitement de la de cellulose et des linters de coton X
D 21 C Post-traitement de la pâte de cellulose ou des de coton X
D 21 C Post-traitement de la pâte de cellulose, p. ex. de la de bois,
ou des linters de coton X
D 21 C . . avec des halogènes ou des composés contenant des halogènes x
D 21 C . . avec des halogènes ou des composés contenant des
logènes (D 21 C a priorité) X
D 21 C . . avec des halogènes ou des composés contenant des
logénes (D 21 C a priorité) X
D 21 C . . avec de l’oxygène ou ses modifications allotropiques (D 21 C
a priorité) X
D 21 C 0091147 . . avec de l’oxygène ou ses modifications allotropiques (D 21 C
a priorité) X
D 21 C 0091153 avec de l’ozone X
D 21 C . . . avec de l’ozone X
Note: Les inventions relatives à des procédés utilisant des enzymes ou des mi-
cro-organismes afin de (i) libérer, séparer ou purifier un composé ou une X
composition préexistants ou de (ii) traiter des textiles ou nettoyer des surfaces
solides de matériaux sont en outre classées dans la sous-classe C 12 S. X

502
patente é-que mostra a particular do sistema CIP de
ver o técnico dentro do dos estados da técnica que em entre
si. Identificada a existência da a base de dados CIP, que é em
texto, permite se deslocar entre os estados da técnica, construindo com este artificio a
borescência do processo.

îòí º±²¬»- ¼» »-¬®¿¬7¹·½¿-

Conhecida a micro e delimitado o contorno do assunto, pode-se iniciar a


ca de em bases de dados que, em dependendo das suas fontes
sobre um mesmo assunto podem ser buscadas em fontes mesmo tem-
po), da forma como se apresentam e das a que destinadas, ser
tratadas: processo de de à e, sintetizadas, para serem
midas no processo de tomada de material pode também, noutra via, ser
lizado para as bases de dados estratégicas.

No do trabalho estudo, num primeiro concentrou-se


forços no de validar as constataçoes do Diretor sobre a de enzimas para
a de de

Como fonte de foi utilizada a base de dados de “Derwent World Patents


Index” (WPIL) disponivel sobre o Sistema Service”. base indexa,
de 1963, documentos de patente provenientes dos 29 principais
dos. 6 de documentos, um registro por de patente{ 11).

A de busca, com 46 utilizando palavras


do produtor da base de dados e do sistema gerou, em linha, no
Control sobre um sistema
Unix IBM 6000, um arquivo com 620 notfcias que foram transferidas, em rede interna,
tipo sobre uma de trabalho PC 4Mb de RAM( 12).

As no do produtor (vide Quadro 1) foram tratadas


automaticamente e colocadas num novo dito bibliométrico, que permite
contagens, de listas, medidas de correlaçâo inter e intra-campos.

0 utilizado para o nosso estudo foi o PR “Priority Application Number” que


registra: o pafs de origem, o e a data do da patente. Na base de dados
registro representa na realidade uma de patentes, ou seja, a patente de

503
‘AN
XRAM
Mannanase enzyme and corresp. DNA are produced in recombinant or fungi;
used for hydrolysis of esp. in bleaching lignocellulose pulps
DC Dl6
PA (VALW VALTION TEKNILLINEN TUTKIMUSKESKUS
IN BUCHERT J, RANUA SALOHEIMO A, SIIKA-AH0 L
NP 1
NC 41
PN 93.12.09 (9350)
LA E
DS ‘AT ‘AU ‘BB l BG l BR ‘CA ‘CH l CZ ‘DE ‘DK ‘ES ‘FI ‘GB ‘JP ‘KP l KR l LK ‘LU
*MG *MN ‘MW ‘NL ‘NO l NZ *PL ‘PT l RO ‘RU *SD ‘SE ‘SK ‘US AT BE CH DE
DK ES FR GB GR LU MC NL PT SE
CT
9205.22 93.03.17 193
AP

AB
DNA encoding a Trichoderma enzyme having mannanase (MN) activity is new,
which when transferred into a or fungus strain that strain to produce
MN. new are (a) a vector contg. (1), (b) a recombinant or fungus strain
contg. (c) a process for producing a MN or enzyme mixt. by (i) treating a T. reesei
culture medium with bentonite, (ii) subjecting the medium to first exchange
then to exchange at pH 7-7.5, (iii) collecüng the eluates and purifying by
interaction chromatography, and (iv) opt. subjecting prod. to additional
rificn., and (d) an enzyme prepn. contg. 1 MN produced by with
MN activity and an isoeiectric point (pl) of 3.8, 4.1, 4.5, 5.4 or 6.5, as
mined by isoelectric focusing.
Pref. hybridises to the of (in specification), and the
pref. Saccharomyces cerevisiae or Trichoderma species. In hydrolysis, the
nans of cellulose are hydrolysed by MN and pref. of at least The MN
treatment (pref. with xylanase) is before bleaching (chlorine-free or
ide) of sulphite
The MN is used for the hydrolysation of mannopolymers esp. in
with the bleaching of lignocellulose pulps. The MN prepn. is more
in hydrolysis than MN from and the brightness produced by
chlorine-free bleaching processes is increased using the new MN.
MC
MANNANASE ENZYME CORRESPOND DNA PRODUCE RECOMBINATION
FUNGUS HYDROLYSIS MANN0 POLYMER BLEACH LIGNOCELLULOSE

Quadro 1 Referéncia de uma patente neste estudo, no do produtor da base

base e a(s) patente(s) equivalente(s)( 13). Uma patente equivalente corresponde a patente
estendida a pais que a patente do pais que detém a prioridade.

como Estados e adotam procedimentos de de patente


diferentes dos outros, principalmente no que concerne tempo decorrido entre o
da patente e a sua 5e respectivamente, enquanto os
em média, 18 diferença com que o produtor da base a
de uma patente como sendo de uma patente de base o

504
que na realidadc é uma Assim, as de de patente da
que produtor da base WPIL, sejam elas seja a
patente de base, a o index da informaçao de sua aditado PR
da Este uma informaçao de multiprioridades para uma
patente o que existe de

é fundamental em de scr a data do primeiro deposito da patente,


conhecida como data de prioridade, aquela conta para efcito de registro de
to da inovaçâo: a patente é um oficial, concedido por a um serviço
de pais, de uma ou num prazo limitado, que descreve uma
c que cria uma segundo a uma patenteada
sem do

0 da data de prioridade de uma aceito como dado para levantar a


de vida (Curva S) dc uma tecnologia para foi adotado em nosso
estudo sohrc a de enzimas ou na de de
(15). dado de registro foi tomado no PR1 do arquivo
(vide Quadro 2). 0 PR dentro novo arquivo, registra somente a data
mais antiga, entre as datas de prioridade indexadas no PR pelo produto da
base WPIL.

AN
(VALW ) VALTION TEKNILLINEN TUTKIMUSKESKUS
VALW
PN wo
DS ‘AT ‘AU l BB l BG ‘BR *CA *CH l CZ ‘DE ‘DK *ES ‘FI *GB l HU ‘JP ‘KP l KR l LK ‘LU
‘MG *MN ‘MW l NL ‘NO ‘NZ ‘PL *PT ‘RU ‘SD ‘SE ‘SK ‘UA *US AT BE CH DE
DK ES FR GB GR LU MC NL PT SE
PR7 92

DC
MC
MANNANASE ENZYME CORRESPOND DNA PRODUCE RECOMBINATION
FUNGUS HYDROLYSIS MANN0 POLYMER BLEACH LIGNOCELLULOSE PULP

Quadro 2 Referéncia da patente do Quadro 1 no bibliométrico

Através de um software Dataview (@CRRM)( que prepara os dados para o


estatistico: de arquivos de listas e de matrizes de frequência, de
e com interfaces com softwares de tratamento de texto e de eletrônica,
vantou-se a

que representa a da demanda de privilégio de patentes,


mada no perfodo da existência da base de dados WPIL (1963, evidencia que, somente a
partir de 1985, a taxa de demanda de privilégio para com de
enzimas e microorganismos para a de de assume de forma
S de demanda de de a de
enzimas no de de
0.17
2 0.34
éí 4
éì 5 0.85 90 .
75 6 1.02
76 7 1.19 .
77 a 1.36 70
13 2.2 .
60
79 33 5.59
56 9.49 .
ai a9 .
40
113 .
a3 146 .
a4 30.85 .
20 .
a5 210 ò
êê 253 ïð ò
295 50 ¬ ò
ò
367 62.2
443 67 71 73 74 75 76 77 79 a0 ai a2 a3 a4 a5 66 a7 a0 a9
525

Figura Curva da demanda de prioridades de patentes sobre a de enzimas no


processo de de de

crcsccntc, o caractcriza um estado de ruptura Abandonamos os dados


dos dois ou 1992-1993 porque os registros disponiveis na base
scmpre defasados de no minimo dois É que, mesmo sobre patentes
de 199 estejam ainda entrando na base 0 correto neste mas que
destc cstudo, levantar estes 3 em recorrendo-se técnica
dc para

Uma mais utilizando-se os meios disponiveis no


mercado. partir do arquivo bibliométrico, construido para este estudo, em
dc tempo estabelecer um dossiê
0 assunto com tais como:

das cmpresas que tecnologia; indicando como se


SC o mercado;
. dos que estabelecem; os mais
suas para
l
dc de conjuntos de documentos que tratam
dc Jcntro do
. os disponiveis, de quais os que potencialmente
podcrn novidades os interesse;

Todas ser organizadas em de pais, um


ncntc, ou dc scndo dctcrminantc para a escolha da base a ser
ainda conscguiu dcsenvolver sua base de dados de

506
0 acesso em linha. sobre as patentes de prioridade brasilcira ou
mo dc pntcntcs cstcndidus dc
nais, como WPIL.

3.

0 aspccto mais para a dcssc dc cstudo


do accsso A sua muito mais dc SC dc mcios dc
para SC industrial c sim.
do conhccimento
dos produtorcs dc
dc a

No de
Icvar em cm dc
ros ou que para

ainda considcrar a bases dc dados


atraso de no minimo dois c a no informal. ou
nos conpressos, intcrnacionais. dc cspccialistas, contatos
clientes, fornecedores, em resumo: as fontes informais insuhstituiveis.

A busca de cm qualqucr das formas SC aprcsentar.


um custo que valcu ou o No cstudo que foi o
Iho em produziu o bom rcsultado, principalmente conivência. cm todas as
com o utilizador final produto

A estudadu obtcr os scguintcs rcsultados:

. proccdimcntos que permitam identificar a micro um ou


cstudo no da sua de forma a na
de em bases de dados de patentes on-line, CD-ROM,
bases internas e espccialistas, com o objetivo de minimizar c otimizar custos
de da Em sintese: dcsenvolvcr mcios que
qualidade da
. bases de dados com estratégicas sobre identificados
como os mais criticos dentro de um ou de atividadc. dc
mos de
. realizar tratamentos do conjunto de disponiveis
de forma a produzir relatorios de tais matrizcs dc
parativas, de de vida de produtos tecnologias. de rcservn
dc redes de cspecialistas, rupturas de de
ou de alto um tcma, dentro dc
um industrial ou de uma do conhecimcnro. a
sicionamentos e pareccrcs de produzidos os tomadorcs

507
ìò

(1) QUONIAM. L. sur références bibliographiques: methodologie. Veille


Paris: DUNOD.
E.; MICHEL, Valeur et de
ADBS; Paris, 1988.
(3) DOU. HASSANALY. P.; QUONIAM, L.; LA A. Veille Technologique et
Documentaire: de l’usage de la dans les services de documentation.
vol. 27, 3, mai-juin pp. 1.
(4) CHAUMIER, J. et Paris: Entreprise Moderne

(5) SANTOS. R.. Descnvolvimento de Metodologias de de Tendências de Tecnologias a


de Sistemas de Estratégicas.
scillc, 1993.
(6) des Brevets: informations sur la Edition. Organi-
sation Mondiale de la Propriété Industriele. Genéve: 1990.
SANTOS, R.: Dou. H. Modelo de de estratégia de
CAESURA. Canoas, n.3, 1993.
des Guide Edition, de l’organisation
de la Propriété Industriele. Carl Heymanns Verlar KG, München 1989.
(9) LE CROSNIER, Il. Ressources vers des
Centre Scientifique de St. Université Aix-Marseille
ccmbrc
VIJVERS. W.G. Thc International Parent Classification as a Search Tool.
vol. 1990. pp.
User Patent Edition November 1992
BARTHELEMY. P. Les la Recherche: outils de de
Centre de St. Université Aix-Marseille
Avril 1993.
de le Stratégique de
Le de docume ntaire à
Tcse Centre dc St. Jérôme, Université Aix-Marseille
III, 333p. Mai 1993.
J-L. La Industrielle: outil dc pour la stratégie de
p. Paris: DUNOD.
B. J.M. Concurrentielle et
Editions d’Organisation, 1988,
Tcse
St. Aix-hlarscillc III, Janvier 1993.

ëðè
ANNEXE 3

Les sous-classe C 12 N et C 12 P de la Classification Internationale des Brevets.

Cette annexe a
été citée note 75,
page 196
FRE C 12 N
C 12 N MICRO-ORGANISMES OU ENZYMES; COMPOSITIONS LES CONTENANT
(biocides, produits repoussant ou attirant les animaux nuisibles, ou régulateurs de croissance
des végétaux, contenant des micro-organismes, des virus, des champignons microscopiques,
des enzymes, des produits de fermentation ou des substances obtenues par ou extraites de
micro-organismes ou de substances animales A 01 N compositions pour l’alimentation A
21, A 23; préparations usage médical A 61 K; aspects chimiques des bandages, des
pansements, des garnitures absorbantes ou des articles chirurgicaux, ou utilisation de materiaux
pour leur réalisation A 61 L; engrais C 05); CULTURE OU CONSERVATION DE
ORGANISMES (conservation de parties vivantes des corps humains ou animaux A 01 N
TECHNIQUES DE MUTATION OU DE GENETIQUE; MILIEUX DE CULTURE (milieux pour
essais microbiologiques C 12 Q)

Notes
(1) II est important de tenir compte de la note (1) qui suit le titre de classe C 12.
(2) II est important de tenir compte des notes (2) (3) qui suivent le titre de la classe C 12, qui
définit l’expression “micro-organismes”.

1100 Micro-organismes en soi, p. ex. protozoaires; Compositions les contenant (préparations


usage médical contenant des substances provenant de micro-organismes A 61 K
préparation de compositions usage médical contenant des antigénes ou des anticorps
bactériens, p. ex. de vaccins bactériens, A 61 K de culture ou de conservation
de micro-organismes, ou de compositions les contenant; Procédés de préparation ou
d’isolement d’une composition contenant un micro-organisme; Leurs milieux de culture (produits
alimentaires contenant des micro-organismes ou procédés pour les préparer A 21, A 23)
1102 Séparation des micro-organismes de leurs milieux de culture
Conservation des micro-organismes l’état viable (micro-organismes immobilisés C
12 N 1
Lyse des micro-organismes
Réduction de la teneur en acide nucléique
1110 Protozoaires; Leurs milieux de culture
modifies par l’introduction de matériel génétique étranger
Algues unicellulaires; Leurs milieux de culture (culture des végétaux multicellulaires A
G; en tant que nouveautés végétales en soi A 01 H
1113 modifies par l’introduction de matériel génétique étranger
Fongi (culture des champignons A 01 G en tant que nouveautés végétales en soi
A 01 H Leurs milieux de culture
5 modifies par l’introduction de matériel génétique étranger
Levures; Leurs milieux de culture
Levure de boulangerie; Levure de biére
modifiés par l’introduction de matériel génétique étranger
Bactéries; Leurs milieux de culture
modifies par l’introduction de matériel génétique étranger
Procédés utilisant de la cellulose ou ses hydrolysats ou milieux de culture en contenant

utilisant des liqueurs sulfitiques résiduaires ou milieux de culture en


contenant
Procédés utilisant des hydrocarbures ou milieux de culture en contenant (raffinage des
huiles d’hydrocarbures par utilisation de micro-organismes C 10 G
aliphatiques
ayant au plus cinq atomes de carbone
Procédés utilisant des alcools satures inférieurs, c. d. de Cl C6, ou milieux de
culture en contenant
Procédés utilisant la culture en mousse

262
1136 . Adaptation ou de cellules
Stimulation chimique de la croissance ou de l’activité par addition de composes
chimiques qui ne sont pas des facteurs essentiels de croissance; Stimulation de la croissance
par élimination d’un compose chimique (C 12 N a priorite)
Procédés pour former ou isoler des spores
Cellules non différenciées humaines, animales ou végétales, p. ex. lignées cellulaires;
Tissus; Leur culture ou conservation; Milieux de culture cet effet (reproduction de plantes par
des techniques de culture de tissus A 01 H
Propagation de cellules individuelles ou de cellules en suspension; Leur conservation;
Milieux de culture 8 cet effet
Cellules ou tissus végétaux
Cellules ou tissus animaux
Cellules ou tissus humains
Cellules modifiées par l’introduction de matériel génétique étranger, p. ex. cellules
transformées par des virus
Cellules fusionnées, p. ex. hybridomes
Cellules végétales
Cellules animales
Cellules murines, p. ex. cellules de souris
un des partenaires de la fusion étant un lymphocyte B
Cellules humaines
un des partenaires de la fusion étant un lymphocyte B
Cellules résultant d’une fusion inter-espèces
un des partenaires de la fusion étant une cellule humaine
Virus, p. ex. bactériophages; Compositions les contenant; Leur préparation ou
purification (préparations usage médical contenant des virus A 61 K préparation de
compositions usage médical contenant des antigènes ou des anticorps viraux, ex. de
vaccins viraux, A 61 K
Virus, ex. bactériophages, modifiés par l’introduction de matériel étranger
(vecteurs C 12 N
Isolement ou purification
Inactivation ou atténuation; Production de parties Alémentaires de virus
par traitement chimique
par passages successifs de virus
Enzymes, ex. ligases (6.); Proenzymes; Compositions les contenant (préparations
pour le nettoyage des dents contenant des enzymes A 61 K préparations usage médical
contenant des enzymes A 61 K compositions détergentes contenant des enzymes C 11
D); Procédés pour préparer, activer, inhiber, séparer ou purifier des enzymes (préparation du
malt C 12 C

Note
Dans le groupe:
--- les proenzymes sont classes avec les enzymes correspondants;
___ le classement ci-dessous pour les enzymes suit en principe celui de la
et classification des enzymes” de la Commission internationale pour les enzymes. Lorsque c’est
le cas, cette désignation figure entre parenthéses dans les groupes ci-dessous.

Oxydoreductases ex.
agissant sur des groupes CHOH comme donneurs, ex. oxydase de glucose,
lactique (1.1)
agissant sur des composes contenant de l’azote comme donneurs (1.4, 1.5, 1.7)
agissant sur le peroxyde d’hydrogéne comme accepteur (1.11)
Transférases (2.) (ribonucléases C 12 N
transferant des groupes contenant du phosphore, ex. kinases (2.7)
. Hydrolases (3.)
agissant sur les liaisons esters (3.1)
Hydrolases agissant sur les esters d’acides carboxyliques
Scission des triglycérides, ex. au moyen de lipase
Ribonucléases
agissant sur les composes glycosyliques (3.2)
agissant sur les liaisons 4, p. ex. hyaluronidase, invertase,
amylase
_-amylase d’origine microbienne, p. ex. amylase
d’origine fongique
d’origine végétale
Glucoamylase
agissant sur les liaisons 4 de l’acide N-acétylmuramique avec I’acétylamino-2
déoxy-2-D-glucose, p. ex. lysozyme
agissant sur les liaisons p. ex.
agissant sur les liaisons p. ex. _-galactosidase
agissant sur les liaisons 4, p. ex.
agissant sur les liaisons 6, p. ex. iso-amylase, pullulanase
Dextranase
agissant sur les liaisons peptidiques, p. ex. thromboplastine, aminopeptidase de la
leucine (3.4)
Protéinases
provenant de
les bactéries étant du genre Bacillus
Bacillus subtilis ou Bacillus licheniformis
provenant de fongi
de levure

provenant de tissu animal, p. ex. rennine


Elastase
Plasmine, c. d. fibronolysine
Streptokinase
Urokinase
Thrombine
Trypsine; Chymotrypsine
agissant sur les liaisons carbone-azote autres que les liaisons peptidiques (3.5)
agissant sur les liaisons amides des amides aliphatiques
Asparaginase
Penicillinamidase
agissant sur les liaisons amides des amides cycliques, p. ex. penicillinase
Lyases (4.)
Isomérases (5.)
Isomérase de glucose
Pancréatine
Stabilisation d’une enzyme par formation d’un adduct ou d’une composition; Formation
de conjugaisons d’enzymes
Préparation de compositions contenant des enzymes sous forme de granulés ou de
matériaux solides fluides (C 12 N a priorité)
Inactivation des enzymes par traitement chimique
Enzymes fixées sur un support ou immobilisées; Cellules microbiennes fixées sur un
support ou immobilisées; Leur préparation
Enzymes, ou cellules microbiennes, immobilisées sur ou dans un support organique

piégées l’intérieur du support, p. ex. dans un gel, dans une fibre creuse
11106 au support au moyen d’un agent de pontage
. . le support un polymére
. . le support étant un hydrate de carbone
Cellulose ou ses
Enzymes, ou cellules microbiennes, immobilisées sur ou dans un support minéral
Enzymes, ou cellules microbiennes, immobilisées sur ou dans une cellule biologique

Systémes multi-enzymatiques
Traitement de micro-organismes ou d’enzymes par énergie électrique ou ondulatoire, p.
ex. par par des ondes sonores
Techniques de mutation ou génie génétique; ADN ou ARN concernant le génie
génétique, vecteurs, p. ex. plasmides, ou leur isolement, leur préparation ou leur purification;
Utilisation d’hôtes pour ceux-ci (mutants ou micro-organismes modifies par génie génétique en
soi C 12 N C 12 N C 12 N nouveautés végétales en soi A H; reproduction de
plantes par des techniques de culture de tissus A 01 H nouvelles races d’animaux en soi A
01 K utilisation de préparations médicinales contenant du matériel génétique qui est
introduit dans des cellules du corps vivant pour traiter des maladies thérapie
génique A 61 K

Note
Le présent groupe couvre les procédés dans lesquels il y a une modification
du stock génétique qui n’interviendrait pas normalement dans la nature sans
l’intervention de l’homme, ce qui produit un changement dans la structure
des génes lequel est transmis aux générations suivantes.

ò Préparation de mutants sans introduction de matériel génétique étranger; Procédés de


criblage cet effet
Préparation de cellules hybrides par fusion de plusieurs cellules, p. ex. fusion de
protoplastes

Note
Les anticorps monoclonaux
--- dont la seule caractéristique réside dans le choix des partenaires de fusion pour préparer
I’hybridome cet effet sont classés uniquement dans le groupe C 12 N
--- dont la seule caractéristique réside dans la spécificité des anticorps obtenus sont classes
uniquement dans le groupe C 12 P s’ils sont produits par des procédés de fermentation
ou des procédés utilisant des enzymes;
--- ou leurs dérivés sont classes dans le groupe C 07 K s’ils ne sont pas produits par des
procédés de fermentation ou des procédés utilisant des enzymes.

Note
Les anticorps monoclonaux
--- dont la seule caractéristique dans le choix des partenaires de fusion pour préparer
I’hybridome cet effet sont classes uniquement dans le groupe C 12 N
dont la seule caractéristique réside dans la spécificité des anticorps obtenus sont classés
uniquement dans le groupe C 12 P s’ils sont produits par des procédés de fermentation
ou des utilisant des enzymes;
--- ou leurs dérivés sont classes dans le groupe C 07 K s’ils ne sont pas produits par des
procédés de fermentation ou des procédés utilisant des enzymes.

Bacteries
Fongi
Cellules végétales
Cellules animales
. . Cellules humaines
15108 Cellules d’une fusion
15109 Technologie recombinant
Procédés pour l’isolement, la preparation ou la purification ou
(préparation chimique ou C 07 H 21100; preparation de polynucléotides non
structuraux partir de micro-organismes ou l’aide d’enzymes C 12 P
Fragments ou Leurs formes modifiées (ADN ou ARN non utilisés en
technologie de recombinaison C 07 H
Génes codant pour des protéines animales
Immunoglobulines
Sérum albumines humaines
Inhibiteurs de protéases, p. ex. antithrombine, antitrypsine, hirudine
H orm ones
Insulines
Hormones de croissance
Interférons; Lymphokines; Cytokines
Interférons

fi-interférons
_-interférons
Interleukines
Interleukine-1
Interleukine-2
Facteurs stimulant de colonies
Facteurs de nécroses de tumeurs
Gènes codant pour des protéines végétales, p. ex. thaumatine
Génes codant pour des protéines protozoaires, p. ex. Plasmodium, Trypanosoma,
Eiméria
Génes codant pour des protéines microbiennes, ex. entérotoxines
Protéines de de
Gènes codant pour des protéines virales
de virus ADN
Parvoviridae, ex. virus de l’aleucémie féline, parvovirus humain
Hepadnaviridae
Papovaviridae, p. ex. virus du papillome, virus du polyome, SV 40
Herpétoviridae, p. ex. virus de simplex, herpesvirus virus
Epstein-Barr, cytomégalovirus, virus de la pseudorage
Poxviridae, p. ex. virus de la vaccine, virus de la variole
Protéines de virus ARN, p. ex. flavivirus
Picomaviridae, p. ex. rhinovirus, virus coxsackie, échovirus, entérovirus
Virus de la fiévre aphteuse
Virus de la poliomyélite
Orthomyxoviridae, p. ex. virus de I’influenza
Paramyxoviridae, p. ex. virus de la rougeole, virus des oreillons, virus de la
maladie de Newcastle, virus de la maladie de Carré, virus de la peste bovine, virus respiratoires
syncytiaux
Réoviridae, p. ex. rotavirus, virus de la langue bleue du mouton, virus de la
fièvre tiques du Colorado
Rhabdoviridae, p. ex. virus de la rage, virus de la stomatite vésiculaire
Rétroviridae, ex. virus de la leucémie bovine, virus de la leucémie féline,
HIV
Lentiviridae, p. ex. virus du déficit immunitaire, virus virus de
l’anémie infectieuse équine
Coronaviridae, ex. virus de la bronchite infeetieuse, virus de la
transmissible
. . . . . Virus de I’hépatite
Génes codant pour des enzymes ou des proenzymes

Note
Dans le présent groupe:
-- les génes codant pour des proenzymes sont classes avec les gènes correspondants codant
pour des enzymes;
le classement prévu ci-dessous pour les enzymes suit en principe celui de la “Nomenclature
et classification des enzymes” de la Commission internationale pour les enzymes. Lorsque c’est
le cas, cette désignation figure entre parenthéses dans les groupes ci-dessous.
Oxydoreductases (1)
Transférases (2)
Hydrolases (3)
agissant sur les composes glycosyliques p. ex. amylase, galactosidase,
lysozyme
agissant sur les liaisons peptidiques (3.4)
Activateurs du plasminogéne, p. ex. urokinase, ATP
Chymosine
Lyases (4)
Isomérases (5)
Séquences codant pour des protéines de fusion

Note
Dans le groupe, l’expression suivante a la signification ci-dessous
indiquée:
--- “fusion” signifie la fusion de deux protéines différentes.

Introduction de matériel génétique utilisant des vecteurs; Vecteurs:


Utilisation d’hôtes pour ceux-ci; Régulation de l’expression
Méthodes pour la préparation du vecteur, pour son introduction dans la
cellule ou pour la sélection de l’hôte contenant le vecteur
utilisant des marqueurs (enzymes utilises comme marqueurs C 12 N
Méthodes générales pour insérer un gène dans un vecteur pour former un vecteur
recombinant, utilisant le clivage et la ligature; Utilisation de linkers non fonctionnels ou
d’adaptateurs, p. ex. linkers contenant la séquence pour une endonucléase de restriction

Note
Dans le présent groupe, l’expression suivante a la signification ci-dessous
indiquée: -- “linkers non fonctionnels” signifie des séquences qui
sont utilisées pour lier des séquences et qui n’ont pas de fonction
connue de gène de structure ou de fonction de régulation.

Méthodes générales pour favoriser l’expression


Stabilisation du vecteur
Augmentation du nombre de copies du vecteur
Vecteurs ou systémes d’expression spécialement adaptes E.

Notes
(1) Le présent groupe couvre l’utilisation de E. comme hôte.
(2) Les vecteurs navettes se répliquant également dans E. sont classés selon l’autre
ò ò ò ò Systémes d’expression utilisant des séquences de
trp
Systémes d’expression utilisant des séquences regulatrices dérivées de
lac
Systémes d’expression utilisant des séquences régulatrices du phage
Vecteurs ou systémes d’expression spécialement adaptés aux hôtes procaryotes
autres que E. p. ex. Lactobacillus, Micromonospora

Note
Le présent groupe couvre l’utilisation de comme hôtes.

pour
pour Actinomyces; pour Streptomyces
pour Corynebacterium; pour Brevibacterium
pour Pseudomonas
Vecteurs ou systèmes d’expression spécialement adaptés aux hôtes eucaryotes

Note
Le présent groupe couvre l’utilisation d’eucaryotes comme hôtes.

pour fongi
. . . . pour levures
pour cellules végétales
Vecteurs viraux, p. ex. virus de la mosaïque du chou-fleur
Plasmides Ti
pour cellules animales
Vecteurs viraux, ex. virus de la vaccine
Introduction de matériel génétique étranger utilisant des procédés non prévus
ailleurs, p. ex. co-transformation
utilisant la micro-encapsulation, p. ex. utilisant des liposomiques
utilisant la micro-injection
Introduction stable étranger dans le chromosome
C 12 P PROCEDES DE FERMENTATION OU PROCEDES UTILISANT DES ENZYMES
POUR LA SYNTHESE D’UN COMPOSE CHIMIQUE DONNE OU D’UNE COMPOSITION
DONNEE, OU POUR LA SEPARATION D’ISOMERES OPTIQUES A PARTIR D’UN MELANGE
RACEMIQUE (procédés de fermentation pour obtenir des compositions alimentaires A 21, A 23;
composes en soi, voir les classes de composés appropriees, p. ex. C 01, C 07; brassage de la
bière C 12 C; production du vinaigre C 12 J; de production d’enzymes en soi C 12 N
ADN ou ARN concernant le génie vecteurs, p. ex. plasmides, ou leur isolement,
leur preparation ou leur purification C 12 N

Notes
(1) La présente sous-classe couvre toutes les modifications chimiques qu’elles soient
importantes ou non.
(2) Le groupe C 12 P couvre les procédés de production de composes organiques
insuffisamment identifies pour être classes dans les groupes C 12 P C 12 P Les
composes identifiés uniquement par leur formule empirique ne sont pas considérés comme
suffisamment identifies.
(3) II est important de tenir compte des notes (1) (3) qui suivent le titre de la classe C 12.
(4) Si une réaction particulière est comme présentant un intérêt, elle est également
classée dans la classe prévue pour le compose chimique, p. ex. C 07, C 08.
(5) Dans la présente sous-classe:
--- les sels de métaux ou d’ammonium d’un compose sont classes comme les composes.
--- les compositions sont classées dans les groupes prévus pour les composes.

Préparation de composes ou de compositions, non prévue dans les groupes C 12 P


C 12 P utilisant des micro-organismes ou des enzymes; Procédés de
préparation de composes ou de compositions utilisant des micro-organismes ou des enzymes
utilisant des fongi
utilisant des bactéries
utilisant des actinomycètes
Préparation d’éléments ou de composes minéraux l’exception du dioxyde de carbone

Préparation des hydrocarbures


acycliques (production de méthane par traitement anaérobie des boues d’égout C 02 F

Préparation de composes organiques contenant de


contenant un groupe hydroxyle
acycliques
Ethanol en tant que produit chimique et non en tant que boisson alcoolique
prépare comme sous-produit, ou prépare partir d’un substrat constitue par des
déchets ou par des matiéres cellulosiques
d’un substrat constitue par des matiéres cellulosiques
d’un substrat constitue par des liqueurs sulfitiques residuaires ou par des
déchets d’agrumes
Fermentation en plusieurs étapes; Fermentation avec différents types de
organismes ou avec réemploi de micro-organismes
Butanols
Polyols
Glycérol
aromatiques
contenant un groupe carbonyle
Cétones
Produits contenant de l’acétone
prépares partir de substrat constitue par des composes autres que
l’eau
partir de substrat constitué par une source d’azote
prépares partir de substrat constitué par une protéine comme source d’azote
préparés partir de substrat constitué par des ou des produits

Produits contenant de la cyclopentanone ou de la cyclopentadione


contenant un groupe carboxyle
Acides hydroxycarboxyliques
Acides polycarboxyliques
Acides dicarboxyliques ayant au plus quatre atomes de carbone, p. ex. acide
fumarique, acide maléique
Acides tricarboxyliques, p. ex. acide citrique
avec des groupes cétone, p. ex. acide céto-2 glutarique
Acide propionique; Acides butyriques
Acide (vinaigre C 12 J)
Acide lactique
Acides aldoniques, céto-aldoniques ou sacchariques (acides uroniques C 12 P

ò ò ò Acide gulonique
Esters des acides carboxyliques
Graisses; Huiles; Cires du type ester; Acides gras supérieurs, c. d. ayant une chaîne
droite d’au moins sept atomes de carbone liée un groupe carboxyle; Huiles ou graisses
oxydées
contenant la structure quinoïde
Préparation de composés organiques contenant un métal ou un atome autre que H, N,
C, 0, S ou un halogéne
11 ÖÑð Préparation de composés organiques contenant du soufre
Préparation de composes organiques contenant de l’azote
ò Amides, ex.

Alanine; Leucine; Isoleucine; Serine; Homosérine


Lysine; Acide diaminopimelique; Thréonine;
Citrulline; Arginine; Ornithine
Methionine; Cysteine; Cystine
Acide glutamique; Glutamine
utilisant des agents tensioactifs, des acides gras ou des esters d’acides gras, c.
d. ayant une chaîne droite d’au moins sept atomes de carbone un groupe carboxyle ou
un groupe ester carboxylique
utilisant la biotine ou ses dérivés
Acide aspartique; Asparagine
Tryptophane; Tyrosine; Phénylalanine; Dihydroxy-3, 4 phénylalanine
Hydroxyproline; Histidine
Préparation de composes contenant au moins trois carbocycles condensés
Préparation de composes comportant 0, N, S, Se ou Te comme
uniques hétero-atomes du cycle (C 12 P C 12 P ont priorité)
I’oxygéne comme unique hétéro-atome du cycle
contenant un cinq chaînons, p. ex. griseofulvine
contenant un héterocycle six chaînons, ex. fluorescéine
contenant un héterocycle d’au moins sept chaînons, p. ex. aglycones de
macrolides
l’azote comme unique hétero-atome du cycle
contenant un six chaînons
l’azote ou l’oxygène comme hétéro-atome du cycle et dans le même cycle au moins un
autre hetéro-atome différent
contenant plusieurs hétérocycles

îéð
17118 . contenant plusieurs condensés entre eux ou avec un
carbocyclique commun, p. ex. rifamycine
19100 de composés contenant des radicaux saccharide (acides C
12 P

Note
Il est important de tenir compte de la note (3) qui suit le titre de la
sous-classe C 07 H, qui définit l’expression “radical saccharide”.

Monosaccharides (acide céto-2 gulonique C 12 P


Polysaccharides, c. d. composés contenant plus de cinq radicaux saccharide reliés
entre eux par des liaisons glucosidiques
Xanthane, c. d. héteropolysaccharides de Xanthomonas
Dextrane
Pullulane
Disaccharides
préparés par action d’une carbohydrase, p. ex. par action de
prépares par action d’une 1, 6 glucosidase, p. ex. amylose, amylopectine
(hydrolyse non biologique de l’amidon C 08 B
prépares par action d’une transférase glycosylique, p. ex. _-, ou _-cyclodextrines
. prépares par action d’une exo-1, 4 _-glucosidase, p. ex. dextrose
. préparés par action d’une p. ex.
. prépares par action d’une isomerase, p. ex. fructose
. Préparation d’hydrates de carbone contenant de l’azote
. N-glucosides
. Nucléotides
avec un systéme cyclique condensé, contenant un cycle six chaînons,
comportant deux atomes d’azote dans le même cycle, p. ex. nucléotides puriques, dinucléotide
de la nicotinamide-adénine
Polynucléotides, p. ex. acides nucléiques, oligoribonucléotides
19136 Dinucléotides, p. ex. phosphate du dinucléotide de la nicotinamide-adénine
Nucléosides
avec un systéme cyclique condensé, contenant un cycle six chaînons,
comportant deux atomes d’azote dans le même cycle, p. ex. nucléosides puriques
Cobalamines, c. d. vitamines facteur LLD
Préparation p. ex. glucosides
avec un atome d’oxygéne du radical saccharide lié un radical cyclohexyle, p. ex.
kasugamycine
le radical cyclohexyle étant substitué par plusieurs atomes d’azote, p. ex.

avec deux radicaux saccharide liés uniquement par un oxygéne des atomes de
carbone adjacents du cycle cyclohexyle, p. ex. ambutyrosine, ribostamycine
contenant au moins trois radicaux saccharide, p. ex. néomycine, lividomycine

ò ò ò le radical cyclohexyl étant lié directement un atome d’azote de plusieurs radicaux


FIG.79, p. ex. streptomycine
avec un atome d’oxygéne du radical saccharide lié directement un systéme
cyclique condensé d’au moins trois carbocycles, p. ex. daunomycine, adriamycine
avec un atome d’oxygène du radical saccharide lié directement, uniquement par des
atomes de carbone acycliques, un hétérocycle autre que saccharide, ex. bléomycine,
phléomycine
avec un atome d’oxygéne du radical saccharide lié directement un
autre que saccharide ou un systéme cyclique condensé contenant un hétérocycle autre que
saccharide, p. ex. coumermycine, novobiocine
ïçïêî ò ò ò comportant au moins huit chaînons et uniquement I’oxygéne comme
du cycle, p. ex. érythromycine, spiramycine, nystatine
Préparation de S-glucosides, p. ex. lincomycine
Préparation de peptides ou de protéines (protéine monocellulaire C 12 N
comportant une séquence connue de plusieurs amino-acides, p. ex. glutathion
Peptides ou polypeptides cycliques ou pontés, p. ex. bacitracine
uniquement par des liaisons ---S--S-- C 12 P
préparés par hydrolyse d’une liaison peptidique, p. ex. hydrolysats (préparation de
produits alimentaires par hydrolyse de protéines A 23 J
Anticorps monoclonaux
Préparation de composés contenant un cycle cyclohexéne comportant une chaîne
non saturée d’au moins dix atomes de carbone par des doubles liaisons conjuguées,
p. ex. (contenant des hétérocycles C 12 P
Préparation de composés contenant des noyaux alloxazine ou iso-alloxazine, p. ex.
riboflavine
Préparation de composés contenant un systéme cyclique gibbane, p. ex. gibberelline
Préparation de composés contenant un systéme cyclique naphtacéne, p. ex. tétracycline
(C 12 P a priorité)
Préparation de contenant un cycle cinq chaînons comportant deux chaînes
latérales en position ortho l’une par rapport l’autre, et comportant au moins un atome
d’oxygéne lié directement au cycle en position ortho de l’une des chaînes latérales, une des
chaînes latérales contenant, non lié directement au cycle, un atome de carbone comportant trois
liaisons des hétéro-atomes, avec au plus une liaison un halogéne, et l’autre chaîne latérale
comportant au moins un oxygéne lié en position _ du cycle, p. ex. prostaglandines
Préparation de stéroïdes

Notes
(1) Dans les groupes C 12 P C 12 P les expressions suivantes ont la signification
ci-dessous indiquée:
___ “action”, “formation”, “hydroxylation”, “déshydroxylation” et “déshydrogenation” indiquent
l’action d’un micro-organisme ou d’une enzyme plutôt qu’une autre réaction chimique.
(2) II est important de tenir compte de la note qui suit le titre de la sous-classe C 07 J, qui
explique ce qui est couvert par l’expression

Déshydrogénation; Déshydroxylation
Formation d’un cycle aryle partir d’un cycle A
Hydroxylation
en position 11
en position
Action sur le cycle D
Hydroxylation en position 16
Action en position 17
Hydroxylation en position 17
contenant des
Préparation de composés comportant un systéme cyclique thia-5 aza-1 bicyclo
octane, p. ex. cephalosporine
par desacylation du substituant en position 7
par acylation du substituant en position 7
Céphalosporine C; Ses dérivés
disubstitués en position 7
Préparation de composés comportant un système cyclique thia-4 aza-1 bicyclo
heptane, p. ex. pénicilline
en présence d’acide phénylacetique, de phénylacétamide ou de leurs dérivés
par acylation du substituant en position 6
37106 . par désacylation du substituant en position 6
Procédés faisant intervenir des micro-organismes de différents genres
dans le procédé
41100 Procédés utilisant des enzymes ou des micro-organismes pour la séparation d’isoméres
optiques partir d’un mélange racémique
ANNEXE 4

Les familles de brevets extraits de la base de données INPADOC

Cette annexe a
été citée dans les
notes 70, 72 et 76,
respectivement
pages
a) brevet US

SS
US 755242185
FAMILY SEARCH FOR ‘US THE SURCHARGE $20. DO
WISH TO CONTINUE?
-Y
SS 6 RESULT (28) lNPADOC(28)
SS
FAMSTAT

FAMILY PATENT INFORMATION


US 755242185
(INPADOC)
PN AT 76660-E 92.06.15
TI ENZYME FUER DEN ABBAU VON LIGNIN.
LA -EN
IN FARRELL KIRK THOMAS; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 86.07.11
PR 86.07.11 EP 86904671/86-A 85.07.15 US 755242185-A
7552421 86.03.28 US 845655/86-A 86.07.11 WO

IC
(INPADOC)
PN AU [AU8661 87.02.10
TI NOVEL ENZYMES FOR DEGRADATION OF LIGNIN
IN FARRELL KIRK THOMAS; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP; US AGRICULTURE
AP 86.07.11 61385/86-A
PR 86.07.11 WO 85.07.15 US 755242/85-A
US 845655/86-A
IC
ND -AR
(INPADOC)
PN AU 602869-82 90.11
TI NOVEL ENZYMES FOR DEGRADATION OF LIGNIN
IN FARRELL KIRK THOMAS; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.11 61385186-A
PR 86.07.11 WO 8507.15 US 755242/85-A
US 845655186-A
IC
ND -AR
(INPADOC)
PN BR 8606809-A 87.10.13
TI RLDM TM E 6 SUBSTANCIALMENTE ISENTAS DE PROTEASES E
CULTURA MUTANTE BIOLOGICAMENTE
IN FARRELL [US]; KIRK THOMAS [US]; TIEN MING [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US OF REPRESENTADO POR [US]
AP 86.07.11 8606809186-A
PR 85.07.15 US 755242185-A 86.03.28 US 845655/86-A
WO
IC
(INPADOC)
PN CA (CA12681321 90.04.24
TI ENZYMES WHICH CATALYZE THE DEGRADATION AND MODIFICATION OF
LIGNIN
LA -ENG
IN FARRELL KIRK THOMAS K; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP; US AGRICULTURE
AP 86.07.15 513786/86-A
PR 85.07.15 US 755242185-A US 845655186-A
8456551

ND -AR
(INPADOC)
PN DE 92.07.02
ENZYME FUER DEN ABBAU VON LIGNIN.
IN FARRELL [US]; KIRK THOMAS [US]; TIEN MING [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 86.07.11
PR 86.07.11 WO 85.07.15 US 755242185-A
US 845655186-A
sn vd
NI
v-l
Il
d3 Nd
sa
ÑÓ ï
1
sn vd
NI
Il
d3 Nd
ÑÓ
Sn Sn
sn vd
NI
Il
Nd
OM 1
Sn Sn
sn vd
NI
Il
Nd
PR 86.07.11 WO 8507.15 US 755242/85-A
US 845655/86-A

DS *AT *BE *CH *DE *FR *GB l lT l Ll *LU l NL *SE


-1 (INPADOC)
PN ES 88.03.01
PROCEDI MI ENTO PARA OBTENCION DEL ENZIMA RLDM TM
DEGRADANTES DE LIGNINA.
IN FARRELL KIRK THOMAS K; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.07.15 8600310/86-A
PR 85.07.15 US 755242/85-A 86.03.28 US 845655186-A
8456551
IC
(INPADOC)
PN FI 871088-A 87.03.12
TI NYA ENZYMER FOER UPPSPJAELKNING AV LIGNIN.
IN FARRELL [US]; KIRK THOMAS [US]; TIEN MING [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 87.03.12 871088187-A
PR 85.07.15 US 755242/85-A 86.03.28 US 845655/86-A
WO
IC
(INPADOC)
PN FI 87.03.12
TI NYA ENZYMER FOER UPPSPJAELKNING AV LIGNIN.
IN FARRELL [US]; KIRK THOMAS [US]; TIEN MING [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 87.03.12 871088/87-A
PR 85.07.15 US 755242/85-A 86.03.28 US 845655186-A
845655) 86.07.11 WO
IC
(INPADOC)
PN FI 88931-B 93.04.15
TI NYA ENZYMER FOER UPPSPJAELKNING AV LIGNIN
IN FARRELL L [US]; KIRK THOMAS KENT [US]; TIEN MING [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]

278
6LZ
1
0 Nd
-8
QN
13
ÑÓ
è î Ž è ð Žç è ͬó´
1
Vd
NI
ÍÊ V V Il
NI Nd
V-98/828 198
Vd
NI
13AON Il
Êóèîèïçè Nd
ÑÓ ï
sn vd
NI
AV VAN Il
Nd
OM
S n .
Z
PR 86.07.11 WO 85.07.15 US 755242185-A
US 845655/86-A

ND IN IV PA AS AR
(INPADOC)
PN KR 90.10.17
TI NOVEL ENZYMES FOR DEGRATATION OF LIGNIN
IN FARRELL [US]; THOMAS KIRK [US]; MING TIEN [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 87.03.14 8770219/87-A
PR 85.07.15 US 755242/85-A 86.03.28 US 845655/86-A
WO
IC
(INPADOC)
PN NO 8710606 87.03.13
NYE ENZYMER FOR NEDBRYTNING AV LIGNIN.
IN FARRELL KIRK THOMAS; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 87.03.13 871060/87-A
PR 85.07.15 US 755242/85-A 86.03.28 US 845655/86-A
WO
IC Cl
(INPADOC)
PN NO 87.03.13
TI NYE ENZYMER FOR NEDBRYTNING AV LIGNIN.
IN FARRELL KIRK THOMAS; TIEN MING
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 87.03.13 871060/87-A
PR 85.07.15 US 755242185-A 86.03.28 US 845655/86-A
WO

(INPADOC)
PN NZ 230982-A 92.08.26
LIGNIN DEGRADING ENZYMES AND THEIR MICROBIOLOGICAL PRODUCTION
IN FARRELL L; KIRK THOMAS KENT; MING TIEN
PA REPLIGEN CORP; US GOVERNMENT
AP 86.07.02 230982/86-A

îèð
Nd
va soa vd
NI
va 3
V S VAON 3a V Il
Nd
va vd
NI
Il
10’80’98 Nd
31
82’60’98
1
Vd
NI
V-98ZZZ Hd Nd
ZN
NOVEL ENZYMES WHICH CATALYZE THE DEGRADATION AND MODIFICATION
OF LIGNIN
IN FARRELL L [US]; KIRK THOMAS K [US]; TIEN MING [US]
PA REPLIGEN CORP [US]; US AGRICULTURE [US]
AP 86.03.28 845655/86-A
PR 85.07.15 US

0011645
(INPADOC)
PN WO 13000 87.01.29
TI NOVEL ENZYMES FOR DEGRADATION OF LIGNIN
LA -ENG
IN FARRELL [US]; KIRK THOMAS [US]; TIEN MING [US] ,
PA REPLIGEN CORP [US]; US [US]
AP 86.07.11
PR 85.07.15 US 755242/85-A US 845655/86-A
8456551
IC
DS *AU *FI *JP ‘KR *NO AT BE CF CG CH CM DE FR GA GB IT LU ML MR
NL SE SN TD TG
CXR
WXR 87-037262 (C)
(INPADOC)
PN ZA 8605254-A 87.03.25
TI NOVEL ENZYMES WHICH CATALYZE THE DEGRADATION AND MODIFICATION
OF LIGNIN
IN FARRELL FARRELL; KIRK THOMAS K; THOMAS K KIRK;
TIEN MING TIEN
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.15 5254/86-A
PR 85.07.15 US 755242/85-A
IC C-000/00;
ND -AR
LEGAL STATUS INFORMATION l **

PN AT 76660
DT -AT-R
021068
38
N I
N V N I
d-d3 la
¼í Nd
dn
1
8
la
Nd
dn
3NH0
O N
ïêÆÆ
ð ï
d-3a la
3a Nd
-z
dn
ïêÆÆ
0 1
ACT 92.0527 DESIGNATED CONTRACTING STATES MENTIONED IN
A PATENT SPECIFICATION IN EINER PATENTSCHRIFT ANGEFUEHRTE BENANNTE
VERTRAGSSTAATEN AT BE CH DE FR GB IT LI LU NL SE
ACT 92.05.27 [+] PATENT SPECIFICATION PATENTSCHRIFT
ACT 92.0527 EP/REF-R IN REGISTERED AS: IN AT EINGETRAGEN
ALS: (AT 76660 92.06.15)
ACT 92.07.02 CORRESPONDS TO: ENTSPRICHT (DE 3685487
92.07.02)
ACT 92.10.09 [+] FR: TRANSLATION FILED FR: TRADUCTION A ETE
REMISE
ACT 93.05.19 NO OPPOSITION FILED KEIN EINSPRUCH EINGELEGT
ACT 94.03.31 CH: PATENT CEASED CH:

UP -9414

PN US 4687741
DT -US-P
ACT 86.03.28 APPLICATION DATA (PATENT) {US 845655186
8456551 86.03.28)
ACT 87.08.18 US/A PATENT
ACT 88.04.05 CERTIFICATE OF CORRECTION
UP -8942
-LS
PN WO 8700550
DT WO-P
ACT 86.07.11 APPLICATION DATA
86.07.11)
ACT 87.01.29 WOIAK-Al [+] DESIGNATED STATES CITED IN A PUBLISHED
APPLICATION SEARCH REPORT AU BR DK FI JP KR NO
ACT 87.01.29 [+] DESIGNATED COUNTRIES FOR REGIONAL PATENTS
CITED IN A PUBLISHED APPLICATION WITH SEARCH REPORT AT BE CF CG CH CM
DE FR GA GB IT LU ML MR NL SE SN TD TG
ACT 87.01.29 [+] PUBLICATION OF THE INTERNATIONAL APPLICATION
WITH THE INTERNATIONAL SEARCH REPORT
UP 8942
31
82’60’98
O M
ï
Vd
NI
9-i
Nd
ï
OM
-St7981
ï
1
NI
Il
3-68 108 Nd
SS
SS
HS IM
SI
S V H
ND -AR
(INPADOC)
PN AU 89.10.19
PROCESS FOR THE USE OF LIGNINOLYTIC ENZYMES
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.11 61412/86-A
PR 86.07.11 WO 8507.15 US 755243/85-A
85.07.15 US 755244/85-A 85.07.15 US 755245/85-A
86.03.28 US 845654/86-A 86.03.28 US 845656/86-A
US 845657186-A

D21 C-01
ND -AR
(INPADOC)
PN BR 8606775-A 87.10.13
PROCESSO DE TRATAMENTO E PARA ALVEJAR POLPA KRAFT
IN FARRELL [US]
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.07.11 8606775186-A
PR 85.07.15 US 755243/85-A 85.07.15 US 755244185-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654/86-A
8456541 86.03.28 US 845656/86-A 86.03.28 US 845657/86-A
WO

(INPADOC)
PN CA 89.02.07
USE OF LIGNINOLYTIC ENZYMES
LA -ENG
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.15 513787/86-A
PR US 755243/85-A 85.07.15 US 755244185-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654186-A
8456541 86.03.28 US 845656/86-A 86.03.28 US 845657186-A
8456571
IC
31
OM
Sll
Vd
NI
9-l 111 ×´
Nd
Ñ Ó
1
Vd
NI
Il
1 3a Nd
Sll 82’60’98
O M
1
Vd
NI
Il
80’01’26 3a Nd
PN DK 87.03.13
FREMGANGSMAADE TIL ANVENDELSE AF RLDMTM 1-6 OG ANDRE
LIGNINOLYTISKE ENZYMER
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 87.03.13 1296/87-A
PR 85.07.15 US 755243185-A 85.07.15 US 755244/85-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.07.11 WO

0;
-10- (INPADOC)
PN EP [EP-2312751 87.08.12
USE OF RLDM?TM l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES
LA -E
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.07.11 86904676/86-A
PR 85.07.15 US 755243185-A 85.07.15 US 755244185-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654186-A
86.03.28 US 845656/86-A 86.03.28 US 845657/86-A
WO
IC C-009/00;
DS *AT *BE *CH *DE *FR *GB l Ll *LU l NL *SE
-1 (INPADOC)
PN EP [EP-2312751 92.09.02
TI USE OF LIGNINOLYTIC ENZYMES IN PAPER PULP PRODUCTION
LA -E
IN FARRELL [US]
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.07.11 86904676/86-A
PR 86.07.11 WO US)-W 85.07.15 US 755243/85-A
85.07.15 US 755244/85-A 85.07.15 US 755245185-A
86.03.28 US 845654/86-A 86.03.28 US 845656186-A
86.03.28 US 845657/86-A
IC C-009/00;
DS *AT *BE *CH *DE *FR *GB l lT *LU *SE
(INPADOC)
682
NI
AV
06 ’60’26 Nd
za 31
OM
St-l 82’80’98 8 2’60’ 98
Z
Vd
NI
AV Il
Nd
za 31
OM
82’60’98
St-l
Z
Vd
NI
AV Il
Nd
82’60’98
Vd
NI
3 a 1 3 I l
Nd
PA REPLIGEN CORP [US]
ßÐ èéïðèçñèéóß
PR 8507.15 US 755243/85-A 85.07.15 US 755244/85-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654/86-A
8456541 US 845656/86-A 86.03.28 US 845657/86-A
WO
D21 C-009/00; Cl
(INPADOC)
PN FI 87473-C 93.01.11
ANVAENDNING AV OCH ANDRA LIGNINOLYTISKA ENZYMER
IN FARRELL [US]
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 87.03.12 871089/87-A
PR 85.07.15 US 755243/85-A 85.07.15 US 755244/85-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654/86-A [SSUS-
8456541 86.03.28 US 845656/86-A 86.03.28 US 845657/86-A [SSUS-
WO
IC
(INPADOC)
PN GR 861829-A [GR-8618291 87.08.26
USE OF (T LDM)TM l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.14 861829/86-A
PR 85.07.15 US 755243/85-A 85.07.15 US 755244185-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654/86-A
845654) 86.03.28 US 845656/86-A 86.03.28 US 845657/86-A [SSUS-
8456571
ND ICAR
(INPADOC)
PN IN 167741-A 90.12.15
TI -A PROCESS FOR PREPARING IMPROVED WOOD PULP
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.11
PR 8507.15 US 755243/85-A 85.07.15 US 755244185-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654186-A
ON Nd
ÑÓ ï
ͬó´
NI
AV Il
ÑÒ Nd
OM 1
-SI7981 81 ’60’9 8
Ni
Il
Nd
Al NI Il-
82’80’98
O M
Nd
0
ÑÓ ï
èîŽèðŽçè
ANVENDELSE AV RLDM-TM-l-6 OG ANDRE LIGNINOLYTISKE
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 87.03.13 871061187-A
PR 8507.15 US 755243185-A 85.07.15 US 755244/85-A
7552441 85.07.15 US 755245185-A 86.03.28 US 845654/86-A
US 845656186-A 86.03.28 US 845657/86-A
WO
IC
(INPADOC)
PN NZ 216726-A [NZ-2167261 90.08.28
TI USE OF LIGNIN-DEGRADING ENZYMES FROM PHANEROCHAETE
CHRYSOSPORIUM FOR TREATMENT OF WOOD PULP AND El EFFLUENT
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.02 216726186-A
PR 85.07.15 US 755243185-A 85.07.15 US 755244185-A
85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654/86-A
86.03.28 US 845656186-A 86.03.28 US 845657/86-A [SSUS-
8456571
IC C-009/00; 0; C-OI
ND -AR
(INPADOC)
PN PH 22750-A 88.11.28
USE OF RLDMTM l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES
IN FARRELL
PA REPLIGEN CORP
AP 86.07.11 34008186-A
PR 86.03.28 US 845656186-A 86.03.28 US 845657186-A
86.03.28 US 845654186-A 85.07.15 US 755244185-A
7552441 85.07.15 US 755245185-A 85.07.15 US 755243185-A

IC D-003/00; 0; C-003/00;
ND -AR
(INPADOC)
PN PH 24238-A 90.05.04
TI USE OF RLDMTM l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES
NI
n o n 0
3a 0 Il
Nd
Sn Sn
Sn Sn
Sn Sn
V-98108628
Vd
NI
9-1
d l n d Il
10’80’98 Nd
Sn Sn
Sn Sn
Sn Sn
Vd
NI
9-i do
Hd Nd
1 za
Sn Sn
Sn Sn
Sn Sn
Vd
NI
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.07.14 82980186-A
PR 8507.15 US 755243185-A 85.07.15 US 755244/85-A
7552441 85.07.15 US 755245/85-A 86.03.28 US 845654/86-A
8456541 86.03.28 US 845656186-A 86.03.28 US 845657186-A
8456571

(INPADOC)
PN US 4687745-A 87.08.18
USE OF RLDM(TRADEMARK) l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES IN THE
TREATMENT OF MECHANICAL PULPS
IN FARRELL L [US]
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.03.28 845656/86-A
PR 85.07.15 US
IC
(INPADOC)
PN US 4690895-A 87.09.01
TI USE OF RLDM(TRADEMARK) ´óê AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES IN THE
BLEACHING OF KRAFT PULP
IN FARRELL L [US]
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.03.28 845654/86-A
PR 85.07.15 US

(INPADOC)
PN US 4692413-A
TI USE OF RLDM(TRADEMARK) l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES FOR
THE DECOLORIZATION OF El EFFLUENT
IN FARRELL L [US]
PA REPLIGEN CORP [US]
AP 86.03.28 845657/86-A
PR 85.07.15 US

(INPADOC)
PN WO 87.01.29
TI USE OF RLDMTM l-6 AND OTHER LIGNINOLYTIC ENZYMES
68 108 Nd
Vd
NI
9-L Il
Nd
- P L-
za
82’60’98
Vd
NI
I l
82 ’10’6 8 Nd
-CE-
(3)
NS
38 Sa
82’60’98
Vd
NI
ACT 92.09.15 CORRESPONDS TO EP-PATENT ENTSPRICHT
PATENT (EP 231275 [EP-2312751 92.09.02)
ACT 93.04.15 PUBLI CATI ON OF TRANSLATION OF EUROPEEN
PATENT UEBERSETZUNG DER EUROPAEISCHEN
PATENTSCHRIFT AUSGEGEBEN
UP -9316
-LS
PN DE 3686647
DT -DE-P
ACT 92.10.08 CORRESPONDS TO ENTSPRICHT (EP 231275
2312751 92.10.08)
ACT 93.02.11 DE/8373 TRANSLATION OF PATENT DOCUMENT OF
PATENT WAS RECEIVED AND HAS BEEN PUBLISHED UEBERSETZUNG DER
PATENTSCHRIFT DES EUROPAEISCHEN PATENTES IST EINGEGANGEN UND
WORDEN
ACT 93.09.30 DE/8364 [+] NO OPPOSITION TERM OF OPPOSITION
EINSPRUCHSFRIST ABGELAUFEN DASS EINSPRUCH ERHOBEN WURDE
UP 9339

PN DK 1296187
DT DK-A
ACT 87.03.13 [+] PUBLISHED APPLICATION
ACT 87.03.13 DATA OF DOMESTIC APPLICATION (DK 1296187
0012961 87.03.13)
ACT 92.03.30 APPLICATION SHELVED DUE TO NON-PAYMENT
UP -9214

PN EP 231275 [EP-2312751
DT EP-P
ACT 86.07.11 EP/AE-A EP-APPLICATION EUROPAEISCHE ANMELDUNG {EP
86.07.11)
ACT 87.08.12 EP/AK-Al [+] DESIGNATED CONTRACTING STATES IN AN
APPLICATION SEARCH REPORT IN EINER ANMELDUNG BENANNTE
VERTRAGSSTAATEN AT BE CH DE FR GB IT LI LU NL SE
ACT 87.08.12 [+] PUBLICATION OF APPLICATION WITH SEARCH REPORT
VEROEFFENTLICHUNG DER ANMELDUNG MIT RECHERCHENBERICHT
d-sn
Sn Nd
d-sn la
Sn Nd
-9
8
d-sn la
Sn Nd
dn
ON
3 1 3
(80’01’26
80 ’ 01 ’ 26
68 108
NI NI
10’60’26
nl Il 38
NI
NI
DL
ACT APPLICATION DATA (PATENT) {US
8456571 86.03.28)
ACT 87.09.08 US/A PATENT
ACT 88.02.16 CERTIFICATE OF CORRECTION
UP -8942
-LS
PN WO 8700564
DT WO-P
ACT 86.07.11 APPLICATION DATA
86.07.11)
ACT 87.01.29 [+] DESIGNATED STATES CITED IN A PUBLISHED
APPLICATION WITH SEARCH REPORT AU BR DK FI JP KR NO
ACT 87.01.29 DESIGNATED COUNTRIES FOR REGIONAL PATENTS
CITED IN A PUBLISHED APPLICATION WITH SEARCH REPORT AT BE CF CG CH CM
DE FR GA GB IT LU ML MR NL SE SN TD TG
ACT 87.01.29 [+] PUBLICATION OF THE INTERNATIONAL APPLICATION
WITH THE INTERNATIONAL SEARCH REPORT
UP 8942
dr
dv
NI
v-l
Il
01’10’28 d3 Nd
Vd
NI
3801~1133 Il
Ò¼
an
NI
3a d Il
Nd
dr
SS
ïï ÍÍ
SI
dr
SS
DS *DE *GB *SE
CXR 18)
WXR 82-12089E (C)
(INPADOC)
PN EP 85.10.23
METHOD FOR PRETREATMENT OF CELLULOSE MATERIALS
-E
IN ISHIBASHI TADASHI; ISHIDA MASAHIKO ODAWARA YOJI
PA HITACHI LTD [JP]
AP 81.07.31 81106038181-A
PR 80.07.31 JP 104285/80-A

DS *DE *GB *SE


(INPADOC)
PN JP 82.02.17
TI PRETREATING METHOD OF CELLULOSIC MATERIAL
IN ISHIBASHI HITOSHI; ISHIDA MASAHIKO; OTAHARA YOUJI
PA HITACHI LTD
AP 80.07.31 104285/80-A
PR 80.07.31 JP 104285/80-A

ND -AR
JXR C; Vol. 6, No. 98, Pg. 86 See JAPIO for
(INPADOC)
PN JP 59007439-84 84.02.18
IN ISHIBASHI HITOSHI; ISHIDA MASAHIKO; OTAHARA YOJI
PA HITACHI LTD
AP 80.07.31 104285180-A
PR 80.07.31 JP 104285180-A
IC
ND
(INPADOC)
PN US 4451567-A 84.05.29
METHOD FOR PRETREATMENT OF CELLULOSIC MATERIALS
IN ISHIBASHI TADASHI [JP]; ISHIDA MASAHIKO [JP]; ODAWARA YOJI [JP]
PA HITACHI LTD [JP]
dn
18
d-sn
sn Nd
NOIlISOddO ON 80’01’98
3s 3a
10118
0
01’20’28
3s 3a
01’10’18
181
d-d3 la
d3 Nd
-z
3NH0
NOIlISOddO NOIlISOddO ON
OOÇÇP 01
d-3a la
‘Nd
-1
ïèï Êó
s u e p
n p
un as
snos
sap
xne
un
saseq suep
apuewap
u n e
A )
un J no d un
sap
sap Jnod sap
sauuo) Jnod
un Jed
uou sap
xne xne
sap
as anb
Jns
uou )a
sap
sap sap
sodord
(e