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La formation

La formation professionnelle constitue un levier fondamental pour la GRH. Si les


entreprises s’en préoccupent de plus en plus c’est qu’elle leur permet un
véritable développement ainsi qu’aux différentes compétences des salariés. La
formation apporte aux salariés une satisfaction professionnelle et améliore la
performance économique de l’entreprise. Elle permet une meilleure adaptation
des salariés aux différentes modifications de l’organisation du travail et aux
changements structurels qu’impose toute évolution technologique. Elle favorise
ainsi une meilleure évolution professionnelle.
Le plan de formation est un document qui rappelle les objectifs tracés par la
direction et qui va permettre la valorisation des compétences et le
développement de l’entreprise ; il offre aux salariés la possibilité d’accroitre leur
efficacité et d’acquérir de nouvelles connaissances pour pouvoir accéder à de
nouvelles fonctions.
Ce document précise :
 Les objectifs généraux ou stratégiques (améliorer la compétitivité par la
qualité, dynamiser la force de vente par ex…).
 Les objectifs spécifiques tels que l’informatisation de la gestion des stocks
par exemple ou le développement des outils bureautiques.
 Les catégories, les effectifs, les métiers concernés.
 Les actions programmées, les contenus, les modalités et le calendrier.
 Le budget alloué.
 Les modalités d’évaluation.
La réalisation d’un plan de formation suppose trois étapes.
1- L’identification des décalages ou des besoins
Les décalages constatés sont le résultat de l’ajustement entre
compétences disponibles et exigences des emplois.
Le responsable de la formation ou le directeur de ressources humaines
va répertorier tous les besoins recensés. Cet inventaire va constituer la
matière première à partir de laquelle il va élaborer son plan de
formation.
2- Le plan de formation
Le responsable de formation doit traduire les objectifs en actions et
mobiliser les moyens appropriés pour satisfaire ces objectifs.
Il a la possibilité de recourir soit à la formation interne soit à la
formation externe.
 La formation interne
Soit l’entreprise dispose d’un centre de formation intégré (avec
animateurs- formateurs permanents). Soit elle va mobilier, lorsque le
besoin se fait sentir, ses propres cadres et techniciens pour assurer cette
formation. C’est la formule préférée (formation interne).
 La formation externe
Le responsable de la formation doit sélectionner ou choisir un prestataire
capable de lui fournir les programmes pédagogiques les mieux adaptés aux
objectifs et au personnel de l’entreprise.

2 L’exécution et l’évaluation du plan de formation

Le responsable- formation doit mettre en place un dispositif pour


pouvoir évaluer l’effet formation et mesurer le retour sur
investissement. Ce processus d’évaluation requiert (suppose)
généralement trois étapes ou niveaux d’évaluation.
-L’évaluation à chaud
.Vérifier si les bénéficiaires ont bien profité de la formation et possèdent
bien les acquis que la formation est sensée leur apporter.
. Recueillir le sentiment des stagiaires sur le contenu et le déroulement
de la formation et apprécier leur degré de satisfaction.

-Vérifier si les bénéficiaires de la formation sont en mesure d’appliquer


ce qu’ils ont appris, dans leurs situations de travail et par conséquent
s’ils possèdent bien les compétences professionnelles pour lesquelles ils
ont été formés.

-La mesure de l’utilité et de l’efficacité de la formation.


Car les gestionnaires de la formation sont comptables des budgets
engagés au titre de la formation professionnelle dans l’entreprise.
Deux indicateurs permettent d’apprécier l’efficacité de la formation :
des indicateurs de performances (valeur ajoutée, gain de productivité,
chiffre d’affaire…..) et des indicateurs de progrès (amélioration de la
qualité et baisse de l’absentéisme.)

LA RÉMUNÉRATION
La rémunération est une source de revenu pour les salariés mais pour
bon nombre d’entreprises, elle constitue un élément majeur de leur
coût de production.
Pour les organisations (syndicats) qui représentent les premiers
(salariés) la rémunération (rétribution ou émoluments) a toujours
représenté la principale revendication alors que pour les responsables
de personnel elle a toujours représenté une préoccupation de premier
ordre.
Une entreprise doit toujours chercher à minimiser les effets de la
rémunération sur les coûts de production et paradoxalement à
amplifier son impact sur le comportement des salariés (facteurs de
motivation)…
Pour ce faire elle doit surveiller son équilibre financier, prêter attention
à ce qui se fait à l’extérieur de l’entreprise (cohérence avec l’extérieur
de l’entreprise) et veiller à l’équité interne.
I/ Les déterminants de la rémunération
La rémunération n’est pas seulement le prix du travail, c’est aussi un
mode de régulation des ressources (elle permet l’émulation donc la
performance mais elle peut aussi éviter les conflits).
On distingue la masse salariale totale (de)( égale) à la masse salariale
fiscale et de la masse salariale versée aux salariés.
Plus l’entreprise dégage de la valeur ajoutée et plus elle est en mesure
de payer des salaires (capacité à payer des salaires.) Autrement dit la
capacité à payer qui est une donnée économique doit être supérieure
ou égale à la masse salariale qui est une donnée budgétaire. Donc
l’entreprise doit préserver son équilibre financier.
L’entreprise doit prêter attention à son environnement externe ; elle
doit s’aligner ou du moins ne pas trop s’écarter des niveaux de salaire
observés à l’extérieur. Question de respect des législations et
d’harmonie dans le secteur ou la branche .C’est aussi une question de
loi du marché (cohérence externe).
La rémunération est généralement déterminée par rapport à la
qualification mais aussi en fonction de la performance. Si les deux
éléments sont respectés, l’équité est assurée au sein de l’entreprise.
Les variations quantitatives et qualitatives de la main d’œuvre ont une
incidence sur l’évolution de la masse salariale.
Il s’agit de*l’évolution des effectifs par catégorie
*des changements de qualification
*et des variations dans la durée du travail.
De même (incidence sur l’évolution de la masse salariale) que les
Augmentation de salaires
Les versements de primes liés à l’activité
Les changements des taux de cotisations sociales.
II/ Structures de la rémunération
1) Le rôle de la qualification
Dans la grille de classification des qualifications, on attribue à chaque
qualification un coefficient hiérarchique qui garantit au salarié un
minimum de salaire dans son poste.
2) Le rôle de la performance
Un salaire équitable est un salaire qui tient compte non seulement
de la qualification mais aussi de l’effort de chaque salarié.