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INTRODUCTION

I. Problématique
Aujourd’hui dans le monde, de nombreuses personnes ne sont pas en sécurité et
doivent faire face à des menaces provenant de fronts multiples. Les crises prolongées, les
conflits violents, les catastrophes naturelles, la pauvreté persistante, les épidémies et les
récessions économiques sont autant d’épreuves qui compromettent les perspectives de paix, de
stabilité et de développement durable. Ces crises sont complexes et entraînent diverses formes
d’insécurité humaine. Lorsque plusieurs de ces crises se produisent en même temps, leurs effets
peuvent se multiplier de manière exponentielle et envahir tous les aspects de la vie des
personnes touchées, détruisant des communautés entières, dépassant les frontières nationales.
Ainsi, garantir la sécurité des citoyens (police, gendarmerie, armée) est depuis
reconnu comme l’une des missions régaliennes de l’Etat qui sur le plan juridique peut être
considéré comme l'ensemble des pouvoirs d'autorité et de contrainte collective que la nation
possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu'on appelle l'intérêt
général, et avec une nuance éthique le bien public ou le bien commun.
En République Démocratique du Congo (RDC), les exclusions multiples et l’accès
inégal aux ressources, aux services et au pouvoir sont au centre des violents conflits politiques
et sociaux récurrents. Ces conflits ont contribué à la destruction du tissu économique du pays
notamment avec les pillages de l’outil de production à Kinshasa. La paupérisation massive dans
cette ville et une croissance de la criminalité urbaine en sont les conséquences majeures. Les
moteurs de production de la violence à Kinshasa relèvent de facteurs politiques, économiques,
culturels, religieux et démographiques combinés. Les conséquences de cette violence sur les
populations sont dramatiques. Face à cette situation, il ressort une ultime urgence pour l’État de
renforcer la police en effectifs et moyens.
En effet, les infrastructures que dispose actuellement la police congolaise se
trouve incapable de répondre de manière adéquate au besoin d’avoir un bâtiment disposant
plusieurs services spécialisés de la police nationale et jouant les fonctions d'un commissariat
central de sorte à servir comme siège aux forces de police nationale et de direction de sécurité
urbaine afin de palier à cette situation.

II. Intérêt du sujet


Le présent travail porte un intérêt capital de répondre au besoin ultime de l’Etat
congolais d’avoir un cadre infrastructurel moderne pouvant servir, en plus de siège central aux
forces de police nationale et de direction de sécurité urbaine, de centre de formation et
logistique afin de palier à ces situations du sous-effectif et de renforcement de niveau de
formation au sein de la police congolaise.