Module Construction de Puits-1
Module Construction de Puits-1
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Module 2 :
PRINCIPES ET TECHNIQUES DE
CONSTRUCTION DE PUITS D’EAU
POTABLE
2017
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INTRODUCTION
Aujourd’hui près de 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Il est injuste
que des hommes soient privés de cette ressource vitale alors que notre planète terre en
contient en abondance mais non exploitée ou mal exploitée.
En effet, la plupart des points d’eau qui sont construits dans le but de répondre aux besoins en
eau de la population ne durent pas longtemps. Cette non durabilité est due par :
- la non maitrise des techniques d’aménagement et/ou construction de ces ouvrages ;
- la non implication des bénéficiaires des ouvrages à tous les stades de leur mise en
œuvre.
Ce module permettra aux futurs techniciens de connaître les principes et techniques de
construction des puits et cela leur permettra d’être capables de les pérenniser.
OBJECTIF DU MODULE
L’objectif de ce module est de former les techniciens capables de construire les puits d’eau
potable selon les normes techniques et en mesure de se défendre sur le terrain.
A la fin de la formation, les candidats seront capables :
- De connaître les différentes techniques de construction des puits d’eau potable;
- De connaître les principes à suivre pour construire des puits d’eau potable;
- D’assurer la maintenance des puits d’eau potable;
- De calculer et doser les différents matériaux de construction des puits d’eau potable;
- D’assurer la protection des puits d’eau potable.
METHODOLOGIE UTILISEE
Pour une bonne assimilation de ce module, les techniques suivantes seront utilisées :
- Question-réponse ;
- Exposée ;
- Démonstration ;
- Echange.
CYCLE DE L’EAU
Le cycle de l’eau(ou cycle hydrologique) est un modèle représentant les parcours entre les
grands réservoirs d’eau liquide, solide ou de vapeur d’eau sur terre : océans, atmosphère, lacs,
cours d’eau, nappes d’eau souterraine et glaciers.
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Présentation du cycle de l’eau.
NB : A travers l’infiltration et la percolation dans les sols, l’eau alimente les nappes
phréatiques. Quand ces nappes sont chargées, elles nous donnent les sources d’eau.
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LES METHODES DE RECHERCHE DES EAUX SOUTERRAINES
Il s’agit ici de chercher des eaux contenues dans le sous-sol, appelées nappes
phréatiques ou aquifères, afin de les pomper, grâce à des techniques appropriées, avec autant
de soin et de précision que possible afin de réaliser les puits ou les forages au meilleur endroit
et d’éviter des échecs coûteux et décourageants.
La recherche des eaux souterraines a commencée de puis la plus haute Antiquité vers l’an
1250 avant J.-C. (Moïse cherchait déjà de l’eau dans le désert du Sinaï à l’aide de son bâton
augural de sourcier, pratiquant un art connu depuis la plus haute Antiquité). Cependant, les
techniques modernes datent du XXe siècle.
a) L’enquête préalable : la prospection des nappes faites par les techniciens non
originaires ;
b) La méthode du sourcier : cette méthode consiste à :
- Choisir une baguette, par exemple formée par les bâtons d’un arbre, souvent un
manguier ou des baguettes métalliques ;
- Positionner la (ou les) baguette(s) entre ses doigts de façon à amplifier les sensations
ressenties et voir si elle(s) bouge(nt) et se retourne (ou se croisent) à l’endroit
présumé ;
- Réaliser des profils qui se recroisent afin de déterminer les zones les plus
intéressantes.
NB : Les « sourciers », ce sont des personnes qui ont des dons particuliers et qui ont été
initiées par un de leurs prédécesseurs ou un sage du village pour chercher les eaux
souterraines.
c) Les méthodes modernes : Celles-ci permettent de mieux localiser les nappes et surtout
de mieux en évaluer les dimensions, le volume et même la qualité et la pérennité. Ces
méthodes sont :
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- L’hydrogéophysique : Les méthodes géophysiques représentent aujourd’hui
les principales méthodes de prospection et de détection des aquifères souterrains
avec précision.
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CHAPITRE I.
LE PUITS CREUSE
0.1. DEFINITION
Un puits est un ouvrage de captage vertical permettant l’exploitation de l’eau d’une nappe,
contenue dans les interstices ou dans les fissures d’une roche du sous-sol qu’on nomme
aquifère.
Creuser sur le terrain avec une pelle et une pioche est la technique la plus simple et la plus
ancienne mais aussi la moins couteuse et fatigante. Elle nécessite que le sol soit relativement
meuble et la nappe phréatique peu profonde.
Les puits creusés ne sont pas très profonds (entre 10 et 20 m le plus souvent,
exceptionnellement 30 à 40m). Etant peu profonds, ils risquent d’être contaminés et ils
peuvent s’assécher plus facilement que les autres types de puits.
Dans ce chapitre l’accent sera mis sur les puits modernes. Ce type de puits est facilement
réalisé à la main avec les outils trouvables facilement sur les marchés locaux : pioche, pelle
(bêche), seau corde, …
Ce type de puits est réalisé à la main. En générale, son diamètre intérieur varie entre 1 et
1,80m.
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0.3.1. ETAPES DE CONSTRUCTION D’UN PUITS MODERNE
a. Terrain tendre (sable consolidé, argile…) : le creusage est effectué avec des outils
simples comme la pioche, barre à mine,… Suivant la nature du terrain, le cuvelage est
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réalisé au fur et à mesure de l’avancement du creusage ou après la réalisation de la
totalité du trou ;
b. Terrain dure : le fonçage nécessite l’emploi d’un marteau piqueur et les parois du
puits peuvent rester à nu sans aucun cuvelage ;
c. Terrain trop dur : pour cette qualité du sol, on utilise souvent les explosifs. Une
technique qui coûte cher et moins employée. Dans ces cas, on utilise le plus souvent le
forage ;
d. Terrain instable : pour ce terrain, on utilise la technique de cuvelage par havage sur
trousse coupante. Le cuvelage est réalisé au sol. La colonne du cuvelage s’enfonce
dans le terrain sous l’effet de son propre poids au fur et à mesure que les déblais sont
extraits de l’intérieur.
a. Cuvelage en béton armé avec encrage : la paroi du trou est recouverte de béton
armé. Pour ce type de cuvelage, on utilise surtout deux techniques :
- Si le terrain est instable, on met le cuvelage au fur et à mesure que l’on creuse par
passe de 0,5 à 1m ;
- Si le terrain est stable, on creuse la totalité du trou puis on fait le cuvelage après.
NB : dans tous les cas, on réalise un encrage (en béton armé) robuste à la surface du sol qui
supporte le cuvelage en dessous.
b. Cuvelage continu descendu par havage : ce type de cuvelage est mise en place
lorsque le terrain est instable. Les buses sont dans ce cas réalisées au niveau du sol et
sont descendues par havage sur une trousse coupante. L’extrémité inferieur est
munie d’une trousse coupante en béton armé dont le diamètre extérieur est supérieur à
celui du cuvelage. Elle permet de descendre la colonne du cuvelage et facilite leur
pénétration dans le sol suite à son poid. Les buses couramment utilisées ont 1 m de
hauteur et 1 m de diamètre intérieur.
c. Cuvelage métallique : ce sont des plaques en tôle galvanisées ondulées qui sont
assemblées à l’aide de boulons. Ce type de cuvelage est employé uniquement dans des
zones difficiles d’accès ou qui n’ont pas de matériaux de confection du béton.
Le captage est la partie du puits située au niveau de l’eau. Le captage est constitué de :
a. Les buses crépinées : peuvent être métalliques mais elles sont, en général, en béton
armé et préfabriquées. Elles sont empilées les unes sur les autres. La liaison est
assurée par des encoches à angle droit par des étriers boulonnés de manière à former
une colonne monolithique.
L’eau peut passer à travers les buses grâce à des trous de 1cmde diamètre inclinés à
45o vers l’extérieur. La première buse est attachée à une trousse coupante qui facilite
la descente de la colonne.
b. Le massif filtrant : est un massif de gravier placé entre le terrain et la paroi extérieur
des buses de captage mais aussi au fond du trou du puits pour éviter la montée des
éléments fins.
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Le rôle de ce massif est de filtrer l’eau tout en arrêtant les éléments fins comme du
sable. Il constitué de graviers d’un diamètre 10mm. Ces graviers doivent être arrondis.
Un bon filtre a une dizaine de centimètres d’épaisseur.
c. Dalle de fond : c’est une dalle perforée placée au-dessus du massif filtrant mis au
fond du puits. son diamètre est petit que le diamètre intérieur de buses de captage.
Cette dalle a une épaisseur de 10 cm et est percée des trous qui laissent passer l’eau.
Quand le puits est réalisé par une machine, le cuvelage et le captage sont faits avec
des buses préfabriquées empilées les unes sur les autres.
Ces équipements sont essentiels pour conserver le puits dans un bon état et pour assurer une
bonne qualité de l’eau.
Les équipements de surfaces sont :
La margelle ;
Le trottoir ;
Une aire assaini anti-bourbier ;
Le système d’exhaure (la pompe) ;
La rigole qui permet de recueillir les eaux de ruissellement ;
Le puits perdu ;
La clôture.
CHAPITRE II.
LE PUITS FONCE
2.1. DEFINITION
Un puits foncé est un puits creusé verticalement par enfoncement direct d'un tubage.
Les puits foncés sont réalisés par enfoncement, par un mouvement de va et vient vertical,
d’un tube perforé à bout pointu et de petit diamètre (sauf pour la technique particulière du
havage) dans une terre friable, comme le sable ou le gravier.
Un filtre, ou crépine, est très souvent fixé à la partie inférieure de la conduite pour filtrer le
sable et les autres particules et les empêcher de pénétrer dans le puits.
Ils ne peuvent puiser l’eau qu’à des profondeurs moyennes comprises entre 15 et 40 m
suivant la technique utilisée. Ils sont, comme les puits creusés, exposés aussi, mais moins, à la
contamination et à l’assèchement.
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2.2. TECHNIQUES DE FONÇAGE
Pour enfoncer le tube dans le sol, la technique consiste à utiliser un outil très lourd (le trépan)
fixé à une corde ou un câble. Le trépan est alternativement soulevé et relâché pour le laisser
retomber sur le tube à l’extrémité duquel se trouve un embout conique pour fragmenter le
terrain.
La hauteur et la fréquence de chute varient suivant la dureté du terrain. Il faut aussi que ce
terrain soit dépourvu de pierres ou de roches.
Ce procédé permet de creuser des puits de petit diamètre (25 à 100 mm) à des profondeurs
inférieures à 15 m ou 20 m en fonction de la dureté du sol.
Le procédé consiste à injecter de l’eau sous pression à l’intérieur d’un tube. On utilise une
moto pompe pour avoir une pression suffisante. L’eau ressort au fond du trou à l’extérieur des
parois du tube et remonte à la surface du sol sous forme d’une boue contenant les déblais du
terrain. Le tube descend et on peut enfoncer les tronçons successifs du tube jusqu’à la
profondeur souhaitée.
Ce procédé permet de creuser des puits jusqu’à une profondeur de l’ordre de 30 à 40 m.
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2.2.3. LE FONÇAGE PAR HAVAGE
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2.5. AVANTAGES ET INCOVENIENTS
Avantages :
- Permet de creuser des sols assez durs ou des terrains fissurés
- Investissement matériel peu coûteux
Inconvénients :
- Vitesse faible de creusement
- Non adapté à des terrains instables
Avantages :
- Procédé rapide si le terrain est approprié (sols alluvionnaires, sables peu compacts, argile
tendre)
Inconvénients :
- Une grande quantité d’eau est nécessaire
- Motopompe indispensable
Avantages :
- Permet le creusement de puits de grands diamètres
- Procédé rapide dans des sols meubles
- Adapté aux terrains instables et en présence d’eau
Inconvénients :
- Inadapté aux terrains durs ou comportant des roches ou grosses pierres
- Profondeur limitée des puits creusés
CHAPITRE III.
LE FORAGE
3.1. DEFINITION
Un puits foré est un trou cylindrique creusé verticalement par percussion ou par l’action
rotative d’un outil coupant (tarière, foreuse, trépan) tournant autour d’un axe vertical.
Le diamètre d’un puits foré peut varier de 5cm à 1,5 m.
Presque tous ces puits sont généralement équipés d’une pompe à eau.
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Le forage est une technique permettant de creuser le puits plus facilement, plus rapidement et
à plus grande profondeur que les puits creusés à la main ou foncés. Le forage désigne aussi
l’ouvrage.
- le forage manuel : réalisé avec des outils manuels pour des puits peu profonds
jusqu’à 40 m de profondeur ;
- le forage mécanisé avec l’aide d’équipements légers ou de plateforme de forage et
d’équipements lourds grâce auxquels il est possible d’atteindre de grandes
profondeurs. Dans certains cas, ces forages mécanisés sont montés sur desplateformes
mobiles autotractées, beaucoup plus rapides, faciles à utiliser et permettant de forer
dans des sols durs à grande profondeur, mais ils sont beaucoup plus onéreux.
Ils sont réalisés en utilisant des outils manuels bon marché (par exemple des vrilles appelées
tarières que l’on fait tourner à la force des bras). Il existe différentes techniques. Les plus
utilisées sont les suivantes :
NB : On confond souvent un puits foncé(ou puits instantané) et puits foré car ils utilisent des
procédés relativement similaires. La différence est que pour le puits foncé on enfonce
directement un tube équipé à son extrémité d’une crépine, alors que celle-ci n’est mise en
place qu’à la fin des opérations pour un puits foré.
Soit en utilisant des moyens motorisés légers (pompes, compresseurs) pour creuser le
terrain
- Forage mft dit « au marteau fond de trou » (rotary-percussion drilling en anglais)
- Forage rotatif ou la technique rotary (rotary drilling en anglais) ;
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Soit en utilisant des moyens mécanisés lourds de percement qui permettent d’atteindre
de grandes profondeurs forage réalisé à partir d’une plateforme de forage mobile.
CHAPITRE IV
La réhabilitation consiste à restaurer un puits ou un forage hors d’usage ou à trop faible débit
pour le remettre dans son état initial et parfois l’améliorer en utilisant divers traitements ou
méthodes de reconstruction.
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Différents types de travaux peuvent contribuer à la réhabilitation d’un puits creusé et se
compléter :
Couverture du puits :
- La couverture permet d’éviter des chutes accidentelles, notamment d’enfants ou
d’animaux à l’intérieur du puits ainsi que la pénétration de végétaux, de terre friable ou
de poussières ;
- Une couverture en dur ou un couvercle mobile sont des solutions alternatives ou
complémentaires.
Construction d’un revêtement cimenté des abords d’un puits (document WEDC)
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- Il est recommandé de laisser propres les abords du puits dans un rayon de 30 m au
minimum autour de celui-ci ;
- Un mur ou une barrière de protection pourra faciliter cette protection du puits en tenant
les animaux éloignés et en évitant la pollution de l’eau par des excréments.
La réhabilitation des puits foncés ou forés nécessite certains types de travaux similaires aux
précédents (puits creusé).
Avant d’être remis en service et après une réhabilitation, tout puits ou forage doit être
désinfecté de manière à éliminer la contamination bactérienne éventuellement introduite
par les intervenants, les matériels voire l’eau de surface lors des travaux.
Pour la désinfection, le chlore peut être employé comme désinfectant en respectant les
étapes suivantes :
- verser dans le puits la quantité requise d’une solution de chlore et mélanger avec l’eau
du puits ;
- pomper suffisamment d’eau afin de désinfecter la pompe et les tuyaux ;
- laisser agir le chlore dans le puits et les tuyaux durant au moins 24 h puis laisser couler
l’eau jusqu’à disparition complète de l’odeur de chlore ;
- faire un prélèvement d’eau pour analyses bactériologiques (coliformes totaux,
coliformes fécaux).
La quantité de chlore nécessaire dépend du volume d’eau contenu dans le puits. Il faut
incorporer 1 litre de solution chlorée à 0,2% par 100 litres d’eau du puits.
L’eau du puits doit être mélangée soigneusement avec la solution chlorée et reposer au moins
30 minutes.
Le volume de solution chlorée doit être calculé en fonction des paramètres dimensionnels
du puits selon la méthode présentée dans l’encart ci-dessous.
Equipement :
Seau de 20 litres
Poudre ou grain d’hypochlorite de calcium
Méthode :
Calculer le volume de l’eau dans le puits en utilisant
la formule :
V = (πD2 /4) x h
Une semaine après la désinfection, un autre prélèvement pour analyses bactériologiques doit
être réalisé. Si l’analyse bactériologique indique une contamination de l’eau provenant du
puits, il est nécessaire de répéter les étapes de désinfection sur ce puits.
Les pompes à mains sont un dispositif d’exhaure manuel installé sur un puits pour faciliter le
puisage de l’eau. Il existe deux types de pompes à mains :
a. Les pompes aspirantes : ces pompes sont utilisées à de faibles hauteurs d’aspiration.
Exemple : pompe VN6 (ou Shallowell).Ces types de pompes sont moins chères.
b. Les pompes réfoulantes : parmi les pompes réfoulantes, nous y distinguons trois
sortes :
Les pompes à hauteur d’élévation moyenne (8 à 20m) : Exemple : Pompe Tara ;
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Les pompes à hauteur d’élévation intermédiaire (45 à 60) : Exemple : India
mark II, AFRIDEV, Hydro india, Afripump,… ;
Les pompes à grande hauteur d’élévation (80 à 120m) : Exemple : ¨Pompe
monolift, Pompe volanta, india mark III).
- Critère technique : la pompe peut-elle être installée et entretenue par les bénéficiaires ?
- Critère de prix : le prix est-il abordable à la communauté ?
- Environnement économique : les pièces de rechange sont-elles trouvées facilement dans
milieu ?
- Le type d’usage : le puits est-il familial ? communautaire ?
- Profondeur du puits : la profondeur permet-elle à la pompe de puiser facilement l’eau ?
- Hauteur de refoulement : la pompe est-elle capable de refouler l’eau de la nappe à une
grande hauteur ?
- Débit souhaité : la pompe fournit-elle le débit souhaité ?
- La qualité de l’eau de la nappe : l’eau ne contient-elle pas des éléments capables de
prématurer l’usure de la pompe ?
- Environnement social : la pompe est-elle acceptable dans la communauté ?
NB : il est préférable d’acheter une pompe un peu plus cher mais durable et facilement
maintenue par la communauté qu’une pompe moins chère non maintenable par celle-ci.
Comme nous l’avons précédemment dit, le choix d’une pompe doit être porté sur la
maintenance de celle-ci par la communauté bénéficiaire. Pour ce faire UNICEF recommande
les pompes le label VLOM (village level operation and management of maintenance). Le
label VLOM veut insister sur le choix de pompes durables qui peuvent être entretenue
localement par la communauté ou soit par un technicien qui peut être trouvé facilement. Ces
pompes sont choisies, gérées et entretenues par la communauté.
Pour ce faire, la maintenance d’une pompe sera faite par le comité qui est choisi par la
communauté. Elle porte sur :
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Etapes de la maintenance de pompe Afridev
A) Les contrôles hebdomadaires
• Il est très important de serrer étroitement
les écrous spéciaux de l’arbre de pivot.
• Contrôler également les boulons de bride pour
assurer l'étanchéité et garder la plateforme de
la pompe et le puits de drainage propres.
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10) Remplacer la tige de
7) Retirer la tige 9) Enlever toutes piston avec l’outil-pêcheur
supérieure et insérer 8) Défaire tous les joints les tiges de et réintégrer toutes les tiges
l’outil d’arrêt en dessous crochet-œillet situés au- pompe et la tige de pompe pour repêcher le
de la connexion des tiges. dessus de l’outil d’arrêt. de piston. clapet de pied.
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1) Insérer l’ensemble constituant
2) installer le piston et toutes les tiges de 3) Si la tige supérieure est raccordée, abaisser
le clapet de pieds dans le tuyau
pompe à l’aide de l’outil d’arrêt l’ensemble des tiges jusqu’à ce qu’elles reposent sur le
d’exhaure et laisser tomber.
clapet de pied. Pousser doucement le clapet de pied
dans sa position finale (une tige de pompe additionnelle
est requise).
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5) Insérer l’arbre de transmission et 6) Insérer l’arbre de pivot et les 7) Insérer doucement le bras dans la tête de pompe
ses paliers dans la chaise de paliers du bras de la pompe. (position horizontale) et s’assurer que les crampons
transmission. de blocage et les tocs d’entraînement soient bien
insérés dans les encoches prévues.
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Les parties d’une pompe AFRIDEV
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