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ESDEP GROUPE DE TRAVAIL 8 PLAQUES ET COQUES Leçon 8.5.2 Méthodes particulières au calcul des

ESDEP

GROUPE DE TRAVAIL 8

PLAQUES ET COQUES

Leçon 8.5.2

Méthodes particulières au calcul des ponts caissons métalliques

8 PLAQUES ET COQUES Leçon 8.5.2 Méthodes particulières au calcul des ponts caissons métalliques Fichier :

Fichier : L8-5-2.doc

OBJECTIF

Introduire les méthodes d'analyse globale, les façons de calculer la distorsion des sections en caissons et de calculer les traînées de cisaillements (shear lag) dans les ponts en caissons.

PREREQUIS

Aucun

LEÇON CONNEXE

Conception des caissons métalliques

RESUME

L'analyse globale peut être menée par un grillage, la théorie des plaques orthotropes ou bien encore les méthodes des voiles plissés ou des éléments finis.

Il arrive que la distorsion des caissons doive être contrôlée par des diaphragmes ou bien seulement par des cadres. Différentes méthodes, simples ou générales, sont utilisables pour évaluer les efforts dans les diaphragmes ou dans les cadres.

Dans le cas particulier de très larges membrures, les effets de traînée de cisaillements (shear lag) doivent être pris en compte.

de très larges membrures, les effets de traînée de cisaillements (shear lag) doivent être pris en

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de très larges membrures, les effets de traînée de cisaillements (shear lag) doivent être pris en

1.

INTRODUCTION

Pour les ponts en acier ou en ossature mixte acier-béton, une ossature en poutres est en général meilleure marché qu'une ossature en caissons. Le caisson requiert en effet plus d'heures de fabrication. Le transport des éléments peut être coûteux si le concepteur ne l'a pas pris en compte dans la conception générale.

Cependant, les caissons présentent de nombreux avantages sur les poutres en I qui rendent leur emploi intéressant :

une grande rigidité en torsion : dans les caissons, les couples de torsion sont repris pour l'essentiel par les flux uniformes de la torsion dite de Saint-Venant. En effet, la rigidité de Saint-Venant est le plus souvent très supérieure à la rigidité dite de torsion gênée, due au gauchissement. En d'autres termes, une faible part des couples de torsion est reprise par les bimoments de contraintes normales, dont on utilise le seul effet dans le cas des ponts à poutres lorsqu'on met en œuvre utilise le seul effet dans le cas des ponts à poutres lorsqu'on met en œuvre la méthode de Courbon.

Pour des ouvrages très courbes, la rigidité de Saint-Venant des caissons est essentielle pour les phases de construction, aussi bien que sous l'action des charges d'exploitation. En particulier, les caissons métalliques fermés par une membrure supérieure semblable à la membrure inférieure offrent une rigidité de torsion élevée au montage, sans nécessiter de contreventements provisoires qui gênent le coulage de la dalle.

la largeur des membrures des caissons permet des élancements élevés pour franchir les gabarits imposés ;provisoires qui gênent le coulage de la dalle. l'aspect esthétique extérieur est plus simple puisque

l'aspect esthétique extérieur est plus simple puisque tous les raidisseurs demeurent invisibles dans le caisson ;élancements élevés pour franchir les gabarits imposés ; l'intérieur du caisson est facilement visitable. On y

l'intérieur du caisson est facilement visitable. On y met en œuvre des peintures de couleurs très claires, mais la corrosion n'y est pas à craindre en raison du faible couleurs très claires, mais la corrosion n'y est pas à craindre en raison du faible renouvellement de l'oxygène ;

pour les structures sensibles à la fatigue, l'utilisation de caissons en lieu et place de poutres en I est en général plus favorable ;en raison du faible renouvellement de l'oxygène ; les caractéristiques aérodynamiques sont améliorées, ce

les caractéristiques aérodynamiques sont améliorées, ce qui peut être aussi important que la rigidité de torsion pour les ponts suspendus ou les ponts à haubans ;et place de poutres en I est en général plus favorable ; enfin, les caissons peuvent

enfin, les caissons peuvent s'adapter aux contraintes des sites les plus difficiles. Les ponts caissons et en particulier les ponts caissons courbes, peuvent franchirce qui peut être aussi important que la rigidité de torsion pour les ponts suspendus ou

des sites les plus difficiles. Les ponts caissons et en particulier les ponts caissons courbes, peuvent

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des sites les plus difficiles. Les ponts caissons et en particulier les ponts caissons courbes, peuvent

des portées de torsion plus grandes que les portées de flexion, en utilisant un appui central unique comme le montrent les figures 1 et 2.

que les portées de flexion, en utilisant un appui central unique comme le montrent les figures

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que les portées de flexion, en utilisant un appui central unique comme le montrent les figures

2. METHODES D'ANALYSE GLOBALE

Les principales méthodes qui sont utilisées pour l'analyse globale des ponts en caisson et leur condition d'application aux différents types de ponts métalliques ou en ossature mixte acier-béton sont passées en revue dans les pages qui suivent.

Les tabliers de pont peuvent pour la plupart être classés dans l'un des deux groupes suivants :

D'une part, il y a ceux pour le calcul desquels la théorie des poutres peut être utilisée. Ils peuvent être modélisés par un grillage ou par une plaque orthotrope. Dans ce premier groupe, il y a les poutres avec dalles participantes ou les ponts constitués de multiples caissons séparés. Ce groupe est le plus facile à analyser. Les ponts en caisson dont il s'agit alors sont supposés suffisamment bien raidis pour que leur section reste indéformable. Pour des cas de charge uniformes, la théorie des poutres donne alors des résultats utiles. En revanche, pour distribuer correctement entre les poutres des distributions de charges plus complexes, on aura recours à un grillage plan ou bien à la théorie des dalles orthotropes.être classés dans l'un des deux groupes suivants : D'autre part, on trouvera les ponts dont

D'autre part, on trouvera les ponts dont l'ossature longitudinale consiste en un caisson fermé avec plusieurs âmes internes. Ces âmes internes résistent essentiellement aux cisaillements verticaux d'effort tranchant. Pour rendre compte de l'effet d'un chargement sur une telle structure, on sépare la charge en différentes composantes. Une composante provoque la flexion, une autre la torsion uniforme, une autre la torsion résistée par le gauchissement des sections ; une dernière composante provoque les effets locaux. Une part du gauchissement survient même si les sections restent indéformables, tandis que l'autre part est due à la distorsion des sections. La théorie de Bredt- Leduc appliquée aux sections creuses à parois minces donne les contraintes de cisaillement principalement engendrées par la torsion. Timoshenko et Vlassov ont démontré dans leurs théories des sections indéformables la validité de cette hypothèse : c'est ainsi que la rigidité uniforme de torsion, dite de Saint-Venant est pour les caissons bien plus importante que la rigidité due aux contraintes normales des bimoments liés au gauchissement des sections.grillage plan ou bien à la théorie des dalles orthotropes. Les contraintes de cisaillement sont ainsi

Les contraintes de cisaillement sont ainsi accompagnées néanmoins de contraintes normales longitudinales correspondant aux bimoments liés au gauchissement des sections. Ces contraintes normales sont dues en partie à la torsion et en partie aussi à la distorsion des sections déformables. Les contraintes normales longitudinales dues à la distorsion sont la conséquence des déformations de flexion dans les coques constituant les parois de la section en coupe transversale. Ces contraintes atteignent leurs valeurs maximales au droit des appuis, au droit des sections où sont appliquées des charges excentrées ou encore au droit des diaphragmes qui empêchent les déformations de la section du caisson.

charges excentrées ou encore au droit des diaphragmes qui empêchent les déformations de la section du

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charges excentrées ou encore au droit des diaphragmes qui empêchent les déformations de la section du

3.

GRILLAGE

Dans l'analyse du type grillage, la structure est représentée par une discrétisation sous forme d'un quadrillage plan de poutres interconnectées. Il est possible de représenter ainsi presque tous les arrangements en vue en plan. On analysera de cette façon les ponts biais, courbes, de largeur variable ou bien présentant une géométrie en plan irrégulière. On rencontre le plus souvent un quadrillage engendré par deux familles de poutres parallèles orientées selon deux directions. C'est ce type de modélisation qui est détaillée par la suite en supposant que l'ensemble du grillage est dans un même plan horizontal.

La méthode du grillage ne permet pas d'étudier les contraintes normales longitudinales dues au gauchissement des sections en caisson. Elle ne permet pas d'étudier l'effet du traînage de cisaillement (shear lag). Les effets locaux dans les dalles peuvent être étudiés par la méthode du grillage seulement si l'on met en œuvre dans la modélisation un réseau serré de barres.

Dans une version simple de l'analyse par grillage, on associe à chaque poutre une rigidité de torsion ainsi qu'une rigidité de flexion dans un plan vertical. Les charges verticales sont appliquées seulement à l'intersection des poutres. Les logiciels utilisent alors sur ordinateur la méthode des déplacements pour traiter la matrice de rigidité et trouver les déformations du grillage. Ils en déduisent les moments de flexion, de torsion et les efforts tranchants dans toutes les poutres.

3.1 Choix du grillage

Il faut s'appliquer à créer une idéalisation suffisamment fine de la structure continue réelle à modéliser. Il peut également s'avérer délicat de déduire les contraintes dans la structure à partir des résultats de l'analyse par la méthode de la structure équivalente en grillage. Les principales conclusions utiles pour les ouvrages en ossature mixte comportant des caissons sont les suivantes :

Pour de simples poutres rectilignes surmontées d'une dalle participante droite, le recours à la méthode du grillage n'est pas nécessaire ;ossature mixte comportant des caissons sont les suivantes : Chaque âme longitudinale doit être représentée par

Chaque âme longitudinale doit être représentée par une poutre dans le grillage. De cette façon un simple caisson est représenté par deux barres longitudinales de grillage au moins. L'alternative serait de n'utiliser qu'une seule barre longitudinale dans l'axe du caisson pour le représenter et de disposer de chaque côté de cette barre longitudinale de très rigides extensions au droit de chaque élément transversal d'une longueur correspondant à la demi-largeur du caisson. Les effets globaux dans la structure, notamment la torsion, sont plus faciles à obtenir avec cette méthode alternative ;à la méthode du grillage n'est pas nécessaire ; Chaque diaphragme et chaque cadre intermédiaire doit

Chaque diaphragme et chaque cadre intermédiaire doit être représenté par une barre transversale. S'il n'y a pas de cadre intermédiaire dans une travée ou si l'espacement des cadres intermédiaires dépasse l'espacement moyenglobaux dans la structure, notamment la torsion, sont plus faciles à obtenir avec cette méthode alternative

intermédiaire dans une travée ou si l'espacement des cadres intermédiaires dépasse l'espacement moyen Page 5

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intermédiaire dans une travée ou si l'espacement des cadres intermédiaires dépasse l'espacement moyen Page 5
des barres longitudinales de plus de 50 %, on ajoutera alors des barres transversales additionnelles

des barres longitudinales de plus de 50 %, on ajoutera alors des barres transversales additionnelles pour représenter la dalle seule. Dans ce cas, on disposera au moins de neuf barres transversales en tout dans chaque travée ;

Les éléments transversaux de grillage doivent se prolonger jusqu'aux extrémités de la dalle réelle et leurs extrémités doivent être attachées à une barre longitudinale du grillage représentant la dalle, même si cette dalle n'est pas bordée par un longeron de raideur significative.

3.2 Le cas des ponts biais

Lors du processus de tracé routier, les ponts biais doivent être évités dès que cela est possible, particulièrement quand le choix de la coupe transversale s'est porté sur un ouvrage à forte raideur de torsion du fait de la présence d'un caisson.

Pour les tabliers ou les platelages biais, les barres transversales du grillage doivent avoir l'orientation des poutres réelles lorsqu'il en existe. La raideur et la position des supports réels doivent être précisément reproduits pour la déclaration des appuis du modèle grillage équivalent. Les pièces transversales réelles peuvent être avantageusement biaises pour les biais faibles (angle de biais inférieur à 20°) mais pour des biais plus importants, elles sont perpendiculaires aux poutres longitudinales pour la simplicité des assemblages. Dans le cas de tabliers ne présentant pas de pièces transversales, le grillage équivalent biais du modèle est en revanche préférable pour des angles de biais inférieurs à 30° environ car la préparation des données d'un grillage orthogonal est en fait plus complexe. Pour les tabliers très biais, les éléments transversaux s'il en existe, risquent d'être le siège de moments de torsion dus aux appuis biais et aux différences de flèches à leurs extrémités sous l'effet de la flexion générale. Les aciers transversaux de béton armé d'une dalle biaise sont souvent parallèles aux pièces transversales réelles et donc aussi aux barres du grillage.

3.3 Effets locaux dans les dalles

Si l'on se propose également d'obtenir des résultats sur les flexions et les effets des cisaillements dans les dalles de couverture, alors la dalle de béton d'un pont en ossature mixte acier-béton doit être représentée par un réseau suffisamment dense de barres. La distance entre deux barres parallèles du grillage doit ainsi être par exemple de l'ordre de 0,50 m. Dans le cas d'une analyse par un grillage plan chargé perpendiculairement à son plan, la raideur en torsion d'une telle bande de béton n'est pas b t 3 /3 mais doit être réduite à seulement b t 3 /6, formule dans laquelle b la largeur de la bande de 0,50 m et t est l'épaisseur de la dalle de béton armé. Cette réduction est due au fait que dans la réalité, il n'y a pas de flux de cisaillements de Saint-Venant qui tourne en suivant le périmètre de la coupe transversale de la bande de béton de 0,50 m.

Pour modéliser les charges verticales appliquées sur le grillage, il est préférable de ne les appliquer qu'au droit des points d'intersection des barres. Environ la moitié d'une charge relative à un nœud peut être répartie sur les huit points du voisinage dans le but d'obtenir des résultats qui restent corrects même dans la zone proche du point chargé.

dans le but d'obtenir des résultats qui restent corrects même dans la zone proche du point

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dans le but d'obtenir des résultats qui restent corrects même dans la zone proche du point

3.4

Rigidités de torsion et de flexion des barres d'un grillage

Dans le cas des ponts en ossature mixte acier-béton, la surface de béton participant est réduite à une surface d'acier équivalente par l'application d'un coefficient qui n'est autre que le rapport des modules d'élasticité des deux matériaux. Le module d'élasticité E, dit module de Young, est utilisé pour la rigidité de flexion et le module de glissement G est utilisé pour la torsion. Le rapport G acier / G béton = 5 est utilisé pour les charges vives du trafic pour lesquelles le fluage du béton n'intervient pas.

Ainsi dans le cas d'un pont en ossature mixte monocaisson, avec une dalle de béton participante, le rigidité de torsion notée K sera par exemple :

K

4A 2

ds

de torsion notée K sera par exemple : où K 4A 2 ds G i G

G i

G

t

n = G acier / G béton = 5

 

h

2

2 b b b t
2
b
b
b
t
 
 

s

  s b b n b t

b

b

n
n

b

t

2

 

t

w

 

t

b

t

t

b t 2   t w   t b t t Le traînage de cisaillement (shear

Le traînage de cisaillement (shear lag) est négligé en général dans l'analyse globale.

Dans les zones où la dalle de béton est en compression, la rigidité de flexion est strictement celle de la section de béton non fissurée. Cette rigidité demeure expérimentalement inchangée lorsque les fissures n'apparaissent que sous les charges de trafic. Pour l'estimation des raideurs nécessaires au calcul global, on considère usuellement que le béton n'est pas fissuré. Les armatures nécessaires pour le contrôle de la fissuration éventuelle réelle ne sont en revanche pas prises en compte pour le calcul de la raideur du modèle.

3.5 Barres longitudinales du modèle

Les raideurs de flexion longitudinale des barres dépendent de la largeur de dalle de béton qui est associée avec chacune des âmes métalliques. Pour le tablier représenté dans la figure 4, une division arbitraire de la dalle à mi-distance entre les âmes, conduirait à des axes neutres à des hauteurs différentes. L'axe neutre de l'élément modélisant EH serait plus haut que celui de l'élément modélisant FG. Une analyse plus fine des tabliers à dalle de béton participante montre que les axes neutres de tous les éléments longitudinaux sont à peu près au même niveau le long de la largeur totale d'un même tablier. Ceci nous suggère donc que la partition de la largeur de dalle entre les âmes EH et FG doit être plus équitable, que ne l'indiquent les lignes A, B et C. Par ailleurs, ce problème suggère bien sûr que la position des caissons métalliques sous la dalle dans la coupe transversale pourrait être si possible améliorée dans la figure 4.

métalliques sous la dalle dans la coupe transversale pourrait être si possible améliorée dans la figure

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métalliques sous la dalle dans la coupe transversale pourrait être si possible améliorée dans la figure

3.6

Interprétation des résultats d'une analyse par grillage

Les logiciels de calcul donnent toujours d'abord les réactions d'appui au droit de tous les supports : ces réactions d'appuis sont en effet les résultats que l'utilisateur contrôle en premier. Les logiciels donnent aussi les valeurs des efforts tranchants, des moments fléchissants et des moments de torsion pour chaque barre du grillage de chaque côté de chaque nœud du grillage. Un soin particulier doit être apporté pour déduire le dimensionnement des éléments réels d'ouvrage à partir de ces résultats. Les valeurs obtenues à mi-longueur entre deux nœuds successifs sont en général les plus représentatives de l'état réel des efforts.

Les efforts de flexion et de torsion vont présenter, en général, une discontinuité au droit de chaque nœud (figure 5). Pour un grillage orthogonal, les discontinuités de ce type dans les moments fléchissants d'une barre correspondent aux discontinuités de torsion dans les barres perpendiculaires à cette barre qui aboutissent sur ce nœud. De la même façon, la discontinuité du moment de torsion dans la barre considérée correspond aux discontinuités de la flexion dans la barre perpendiculaire.

Dans le cas ou les valeurs à mi-distance entre deux nœuds successifs ne seraient pas directement disponibles, on pourra retenir, pour dimensionner la poutre, les valeurs moyennes des deux valeurs obtenues aux extrémités de la barre, aussi bien pour les efforts de flexion et de torsion.

des deux valeurs obtenues aux extrémités de la barre, aussi bien pour les efforts de flexion

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des deux valeurs obtenues aux extrémités de la barre, aussi bien pour les efforts de flexion

4. THEORIE DE LA DALLE ORTHOTROPE

Dans la théorie des dalles orthotropes, la structure du platelage est idéalisée par une plaque avec deux raideurs régulièrement réparties et une valeur pour chacun des deux sens, le longitudinal et le transversal.

Les propriétés élastiques d'une dalle orthotrope sont donc définies par les deux rigidités de flexion D x et D y et par une rigidité de torsion de plaque H. L'équation qui gouverne le fonctionnement relie la flèche w aux charges P perpendiculaires au plan de la plaque. Elle est la suivante :

D

x

4 w 4 w 2 H x 4 x 2 y 2
4
w
4
w
2 H
x
4
x
2
y
2

D

y

4 w p x, y y 4
4
w
p x, y
y
4

Des abaques ont été établis pour résoudre les problèmes de platelages susceptibles d'être modélisés par la méthode des dalles orthotropes. Ils fournissent les déformations, les moments dans les deux directions longitudinale et transversale dus à un cas de charge ponctuel et constituent ainsi une méthode rapide d'analyse. Leur application est limitée à des tabliers sur appuis simples, avec des angles de biais inférieurs à 20° dont les caractéristiques mécaniques peuvent être ramenées à trois quantités : D x , D y and H pour les deux raideurs de flexion et de torsion.

Une structure en ossature mixte acier-béton comportant au moins cinq poutres longitudinales et des pièces de pont régulièrement réparties pourrait aussi être calculée en utilisant ces abaques.

Dans la pratique, cette méthode a été supplantée par l'analyse au moyen d'un grillage.

ces abaques. Dans la pratique, cette méthode a été supplantée par l'analyse au moyen d'un grillage.

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ces abaques. Dans la pratique, cette méthode a été supplantée par l'analyse au moyen d'un grillage.

5. THEORIE DES VOILES PLISSES

L'analyse par la méthode des plaques en voiles plissés est en principe limitée à des assemblages rectangulaires de plaques ou épousant éventuellement la forme trapézoïdale d'une section transversale. Elle n'est pas applicable aux ponts biais. Ces plaques peuvent s'étendre sur plusieurs travées mais sont supportées par des appuis simples aux abouts du pont, avec des diaphragmes rigides au droit des appuis d'about. Lorsque des diaphragmes en voiles plissés sont utilisés pour représenter les cadres transversaux, la méthode peut avantageusement être utilisée pour obtenir une solution complète et pertinente avec un temps de calcul sur ordinateur, de loin bien moindre que la méthode des éléments finis. Elle permet de traiter une grande variété de type de charges et de conditions d'appui.

5.1 Théorie des voiles plissées : analogie de la poutre sur appuis élastiques

Si nous supposons que les déformations de la section transversale d'un pont en caisson sont concentrées aux quatre angles du caisson, nous découvrons une analogie mathématique entre la théorie des voiles plissés et l'analyse d'une poutre sur appuis élastiques. Les cadres transversaux ou diaphragmes intermédiaires, transforment l'effet des charges excentrées en flux uniformes de torsion de Saint-Venant, en résistant aux forces de distorsion. Ils correspondent à des appuis élastiques pour la poutre représentant le caisson. Cette simplification offre une voie économique de calcul des forces internes s'appliquant sur le cadre intermédiaire d'un caisson, permettant aussi d'obtenir les contraintes longitudinales dans le caisson dues au gauchissement lié à la distorsion.

Pour appliquer la même méthode à un caisson à deux cellules avec une âme interne unique, la distorsion devra être décomposée en déformations symétriques et antisymétriques. Pour les caissons avec plusieurs âmes internes, il est possible en généralisant de décomposer ainsi les déformations de la section transversale selon une base de vecteurs propres de déformation.

décomposer ainsi les déformations de la section transversale selon une base de vecteurs propres de déformation.

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décomposer ainsi les déformations de la section transversale selon une base de vecteurs propres de déformation.

6. METHODE DES ELEMENTS FINIS

La méthode des éléments finis trouve de plus en plus d'applications dans le génie civil. Parmi les méthodes reposant sur le calcul d'une matrice de rigidité, c'est la méthode qui s'adapte aux problèmes les plus variés. Elle peut en principe approcher des solutions pour n'importe quel problème d'analyse globale d'un tablier de pont. La méthode des éléments finis n'est pas seulement utilisée pour les problèmes statiques, mais aussi pour les problèmes dynamiques sur des matériaux élastiques et/ou plastiques. La méthode des éléments finis permet d'aborder l'étude de la traînée de cisaillements (shear lag) et le calcul des largeurs efficaces des membrures. Elle est enfin précieuse pour étudier les effets locaux dans les dalles.

Le moindre de ses inconvénients est son coût, particulièrement du fait que le temps d'un expert de haut niveau est nécessaire pour la modélisation de la structure. Le savoir faire de l'expert est utile pour le choix du bon type d'élément, pour déterminer les conditions aux limites pertinentes pour les noeuds et mailles d'extrémité le long des supports ou des axes de symétrie. Il est enfin requis pour interpréter les résultats. Le choix de mauvais types d'éléments peut conduire à des erreurs dans des régions comportant d'importants gradients de contraintes, du fait que les conditions d'équilibre statique ne sont pas nécessairement satisfaites. Dans certains de ces cas, le choix du niveau de la densité de discrétisation ou de la loi de comportement du matériau peut avoir des répercussions importantes sur la validité des résultats.

La méthode des éléments finis n'est pas adaptée au calcul des déformations et des contreflèches de fabrication.

La préparation manuelle des données pour l'ordinateur et l'interprétation des résultats prend tant de temps que des procédures ont été développées dans les logiciels pour générer automatiquement des modèles ou pour dessiner par exemple les trajectoires des moments principaux ou les états de contraintes. Cependant les procédures de dessins des résultats peut conduire à sous-estimer dangereusement les valeurs maximales de certains effets recherchés du fait que le programme dessine en fait des valeurs moyennes non représentatives.

Comme le jugement et l'expérience d'experts de haut niveau est requis pour assurer la qualité de ces méthodes de calcul, elles ne devraient en fait avoir que peu d'applications dans le travail quotidien et elles ne seront pas développées plus en détail ici.

que peu d'applications dans le travail quotidien et elles ne seront pas développées plus en détail

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que peu d'applications dans le travail quotidien et elles ne seront pas développées plus en détail

7. ETUDE DE LA DISTORSION DES SECTIONS

Qu'est ce que la distorsion des caissons ?

Les efforts de distorsion provoquent des moments fléchissants dans les parois du caisson, d'où des déformations de la section transversale dans son plan. Dans le cas des caissons en béton correctement dimensionnés avec des goussets, les âmes sont suffisamment épaisses pour que les effets de la déformation des sections puissent être négligés. En l'absence de cadres raidisseurs intermédiaires, les caissons métalliques se comporteraient en revanche à peu près comme s'il y avait des charnières aux quatre angles de la section. Une section carrée se distord ainsi en losange. Les théories de la torsion - uniforme selon Saint-Venant ou non uniforme selon Timoshenko - qui supposent toutes les sections indéformables, seraient alors inapplicables.

Le rôle des cadres intermédiaires ou des diaphragmes à disposer sur appuis, est de maintenir la forme de la section transversale. Ils transforment alors en flux uniforme de Saint-Venant les moments de torsion locaux appliqués par exemple sous forme de couples par les charges d'exploitation. Entre les cadres, la structure fonctionne à peu près selon la théorie des voiles plissés.

Dans le cas des caissons métalliques, les cadres intermédiaires ne sont pas infiniment rigides. De ce fait, les contraintes normales développées par les bi-moments sont le plus souvent dues pour l'essentiel aux gauchissements de distorsion plutôt qu'aux gauchissements de torsion gênée classique. Leur importance dépend donc de l'espacement des cadres intermédiaires.

7.1 Calcul des efforts dans les cadres courants

Les forces de distorsion restent faibles dans les cadres courants. Bien entendu, les effets de la distorsion doivent être cumulés avec les autres effets de flexion locale de la dalle sous les essieux.

Méthode simplifiée

On utilise souvent pour dimensionner les cadres courants la méthode qui consiste à isoler par la pensée un tronçon de caisson dont la longueur correspond à l'espacement de deux cadres consécutifs. Ce tronçon se trouve centré de part et d'autre d'un cadre courant. Toutes les charges extérieures appliquées sur ce tronçon sont projetées et appliquées sur le cadre central. Enfin, on suppose que le tronçon échange à ces extrémités des flux de cisaillements uniformes de torsion de Saint-Venant avec le reste de la structure du pont, de même que des cisaillements d'effort tranchant. Tous ces cisaillements sont donc projetés sur le cadre raidisseur central.

cisaillements d'effort tranchant. Tous ces cisaillements sont donc projetés sur le cadre raidisseur central. Page 12

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cisaillements d'effort tranchant. Tous ces cisaillements sont donc projetés sur le cadre raidisseur central. Page 12

Le cadre raidisseur central est alors lui-même calculé sous l'action de l'ensemble de ces efforts équilibrés qui viennent d'être décrits. On utilise pour ce calcul d'un cadre, un programme à barres. Les dimensions qui en résultent demeurent en général économiques et acceptables.

Méthode générale

Les forces de distorsion dues aux charges appliquées au tronçon décrit ci-dessus ne sont pas en fait seulement reprises par un seul cadre ou diaphragme. La méthode de la poutre sur appuis élastiques est une des façons de répartir la force de distorsion entre les cadres considérés comme des supports élastiques. Afin d'isoler le seul phénomène de distorsion, on suppose que la section est sollicitée par des couples de forces opposées appliquées aux coins supérieurs du caisson.

La figure 6 montre les mêmes forces de distorsion qui sont évaluées de façon plus fine par la méthode générale utilisant la théorie des voiles plissés. Il est convenu d'appeler force de distorsion l'ensemble des flux figurés au diagramme de droite de la figure 6 qui s'appliquent sur un cadre.

La figure 7 montre l'étude paramétrique de l'influence des cadres intermédiaires dans le cas d'un simple caisson rectangulaire.

La figure 8 montre la distribution des forces de distorsion dans les différents cadres transversaux d'un pont à quatre travées avec deux travées centrales de 80 mètres. Seule une des travées de 80 mètres est représentée. La figure montre le résultat d'une analyse menée au moyen d'un programme mettant en œuvre la méthode des voiles plissés. Les cadres intermédiaires sont représentés par des diaphragmes d'épaisseur fictive équivalente. On note l'importance relative des efforts de distorsion dans les diaphragmes sur appuis qui doivent de ce fait être beaucoup plus rigides que les cadres courants.

La figure 9 montre les contraintes normales dues au gauchissement le long du pont de Cheviré sous un cas de charge de torsion. Cette travée isostatique a une portée de 162 mètres et franchit la Loire. On a étudié l'influence de deux contreventements rigides en supplément éventuel des cadres courants et démontré qu'ils n'étaient pas nécessaires.

7.2 Cas particulier des diaphragmes sur appuis

L'effet local des réactions d'appui provoque un état de contraintes complexe dans les diaphragmes sur appuis et des concentrations de contraintes dans les âmes adjacentes.

Sur appuis, on doit prévoir un diaphragme complet afin d'obtenir la rigidité suffisante pour résister aux distorsions.

Avec une mauvaise conception utilisant de simples cadres sur appui - plutôt que des diaphragmes - le plan de connexion acier-béton traverserait chacun des angles supérieurs du cadre et se trouverait de ce fait fortement sollicité. En l'absence de connecteurs en quantité suffisante au point d'application de l'effort, on risque d'observer

de connecteurs en quantité suffisante au point d'application de l'effort, on risque d'observer Page 13

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de connecteurs en quantité suffisante au point d'application de l'effort, on risque d'observer Page 13

une fissure de décollement dans le plan horizontal de connexion acier-béton, puis le report de l'effort sur une grande longueur de pont pour intéresser suffisamment de connecteurs et de cadres courants, avec d'autres décollements entre ossature et dalle principalement localisés au droit des cadres courants.

Enfin, si les appareils d'appui sont situés loin d'une âme longitudinale sous le diaphragme sur appui, on doit attacher un soin particulier à résoudre le problème des excentrements longitudinaux des charges dus aux dilatations dans le cas où on ne peut éviter d'avoir la face glissante de l'appui sur la face supérieure. Ce problème très particulier des diaphragmes métalliques suggère que le béton pourrait être employé dans le fond de caisson sur pile pour y constituer une pièce en ossature mixte. Une surcharge pondérale y est en effet facilement supportable. Cependant le point de vue du mécanicien n'est pas le seul à prendre en compte pour la conception de cette zone qui doit résister à la corrosion durant toute la vie du pont et dont les assemblages soudés doivent pouvoir être inspectés.

à la corrosion durant toute la vie du pont et dont les assemblages soudés doivent pouvoir

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à la corrosion durant toute la vie du pont et dont les assemblages soudés doivent pouvoir

8. TRAINEES DE CISAILLEMENT

Dans les très larges membrures, les effets des traînées de cisaillement qui sont négligés dans l'analyse globale de la structure, doivent être pris en compte pour le calcul des contraintes en particulier quand les portées sont courtes.

L'effet des traînées de cisaillement doit être pris en compte lorsque l'on vérifie les contraintes dans une section. Les contraintes longitudinales à l'intersection de l'âme et de la membrure peuvent fréquemment dépasser de 20 % la valeur moyenne des contraintes longitudinales de la membrure.

Il est permis de mener un calcul fondé sur la théorie élémentaire des poutres en flexion en ayant recours à une largeur effective de tôle évidemment plus réduite que la largeur totale. Cette réduction de largeur pour atteindre la largeur effective dépend du rapport entre la largeur de la membrure et la portée du pont.

Pour une poutre sur appuis simples, la largeur effective F e.b de la zone entre deux âmes est donnée par exemple par la table suivante où les variables sont :

b

:

distance entre les âmes.

L

:

portée de la travée.

entre les âmes. L : portée de la travée. Aire totale de raidisseurs de la membrure

Aire totale de raidisseurs de la membrure sur la largeur b

Aire de la membrure sur la largeur b

:sur la largeur b Aire de la membrure sur la largeur b rapport de réduction pour

rapport de réduction pour obtenir la largeur effective propre au calcul élastique

la membrure sur la largeur b : rapport de réduction pour obtenir la largeur effective propre

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la membrure sur la largeur b : rapport de réduction pour obtenir la largeur effective propre

Tableau 1 : Rapport de réduction pour obtenir la largeur effective propre au calcul élastique table donnée pour une poutre sur appuis simples.

b/L

Mi-portée

Au quart de la portée

Appui

= 0

= 0

= 1

= 1

= 0

= 0

= 1

= 1

= 0

= 0

= 1

= 1

0,0

1,00

1,00

1,00

1,00

1,00

1,00

0,05

0,98

0,97

0,98

0,96

0,84

0,77

0,10

0,95

0,89

0,93

0,86

0,70

0,60

0,20

0,81

0,67

0,77

0,62

0,52

0,38

0,30

0,66

0,47

0,61

0,44

0,40

0,28

0,40

0,50

0,35

0,46

0,32

0,32

0,22

0,50

0,38

0,28

0,36

0,25

0,27

0,18

0,75

0,22

0,17

0,20

0,16

0,17

0,12

1,00

0,16

0,12

0,15

0,11

0,12

0,09

0,75 0,22 0,17 0,20 0,16 0,17 0,12 1,00 0,16 0,12 0,15 0,11 0,12 0,09 Page 16

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0,75 0,22 0,17 0,20 0,16 0,17 0,12 1,00 0,16 0,12 0,15 0,11 0,12 0,09 Page 16

9.

CONCLUSION

Plusieurs méthodes d'analyse globale sont disponibles :

L'analyse par la méthode du grillage est celle qui est le plus fréquemment utilisée. Elle permet une idéalisation simple de la structure et une interprétation simple des résultats.Plusieurs méthodes d'analyse globale sont disponibles : Une attention particulière est demandée pour la conception

Une attention particulière est demandée pour la conception du grillage de modélisation. Sont passés en revue les ponts biais, les effets locaux dans les dalles, les rigidités de flexion et de torsion des barres du grillage, la modélisation des poutres principales de flexion longitudinale et l'interprétation des résultats.

La méthode de calcul des dalles orthotropes n'a qu'une application limitée.longitudinale et l'interprétation des résultats. La méthode des âmes plissées est utilisée pour étudier

La méthode des âmes plissées est utilisée pour étudier l'effet des déformations des sections en caisson.dalles orthotropes n'a qu'une application limitée. La méthode des éléments finis est de plus en plus

La méthode des éléments finis est de plus en plus utilisée. Cette méthode d'analyse par matrice de rigidité permet de s'adapter à toutes sortes de cas.l'effet des déformations des sections en caisson. Les charges d'exploitation créent des distorsions des

Les charges d'exploitation créent des distorsions des caissons qui peuvent être contrôlées dans le cas des caissons métalliques et des caissons en ossature mixte acier-béton par l'utilisation de diaphragmes ou de cadres intermédiaires.

Les efforts dans les diaphragmes ou les cadres intermédiaires peuvent être calculés par :

une méthode simpleou les cadres intermédiaires peuvent être calculés par : une méthode plus générale. Dans le cas

une méthode plus générale.peuvent être calculés par : une méthode simple Dans le cas de membrures très larges, les

Dans le cas de membrures très larges, les effets du traînage de cisaillement (shear lag) doivent être pris en compte.ou les cadres intermédiaires peuvent être calculés par : une méthode simple une méthode plus générale.

cas de membrures très larges, les effets du traînage de cisaillement (shear lag) doivent être pris

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cas de membrures très larges, les effets du traînage de cisaillement (shear lag) doivent être pris

10. BIBLIOGRAPHIE

1 Eurocode 3 : Règles pour les constructions en acier. ENV 1993-1-1 : Partie 1.1, Règles générales et règles pour le bâtiment (CEN,1992).

2 P. Dubas and E. Gehri : Behaviour and Design of Steel Plated Structures. Technical Commitee 8 Group 8.3ECCS - CECM - EKS (n°44 1986).

3 RP. Johnson and RJ. Buckby : Composite structures of steel and concrete. Volume 2 : Bridges. COLLINS (1986 London).

4 British Standard 5400 : Part 3 : Steel, concrete and composite bridges. Part 3 :

Code of practice for design of steel bridges. BS Institution (1982).

5 CF. Kollbrunner et K. Basler : TORSION SPES / BORDAS (1955 Lausanne / Paris).

6 Stahlbau Handbuch : Stahlbau Handbuch für Studium und Praxis. Band 1. STAHLBAU VERLAG (1982 Köln).

7 DC. Dalton and B. Richmond : Twisting of thin walled box girders. Proceedings of the institution of civil engineers. (January 1968).

Richmond : Twisting of thin walled box girders. Proceedings of the institution of civil engineers. (January

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Richmond : Twisting of thin walled box girders. Proceedings of the institution of civil engineers. (January

TRADUCTION DES FIGURES

Figure 1 : La solution avec des poutres en I.

Figure 2: La solution caisson évite l'alignement biais des appuis, source de problèmes mécaniques. Le gain est économique et esthétique.

l'alignement biais des appuis, source de problèmes mécaniques. Le gain est économique et esthétique. Page 19

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l'alignement biais des appuis, source de problèmes mécaniques. Le gain est économique et esthétique. Page 19