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Cavallini : Apôtres trônant autour du Christ du Jugement

Cavallini : un peintre prestigieux


appelé à la cour des Angevins à
Naples en 1308

Giotto, détail du Jugement dernier, chapelle


Scrovegni, Padoue, vers 1303-1305
Jacopo Torriti, Couronnement de la Vierge. Peintre

Influence de l’Antiquité tardive : motif de la vigne aux feuilles d’acanthe, oiseaux


Mosaïque absidiale, Santa Maria Maggiore, Rome, vers 1295, commandée par le pape
franciscain Nicolas IV. Cette commande montre la renommée de cet artiste méconnu
aujourd’hui. Il certainement été influencé par Arnolfo di Cambio qui y travaillait également.
Un espace pictural mieux structuré mais une perspective encore empirique

Il peint des fresques à Santa


Maria Maggiore, à Rome vers
1290, c’est à dire à peu près au
même moment que Giotto les
fresques de la basilique
supérieure à Saint François
d’Assise,

Fresques très proches de


l’art paléochrétien du Ve siècle
: fraicheur, harmonies pâles
des couleurs, gestuelle naturelle,
effets de « perspective »

Son travail a influencé Giotto à la


Chapelle de l’Arena (Scrovegni)

Les noces de Cana


Cimabue, le « maître de Giotto » selon les auteurs des « Vies » (Villani à
la fin du XIVe, ghiberti au XVe et surtout Vasari au XVIe

Peintre aussi important que Cavallini,


moins proche de l’Antiquité mais avec
une tendance plus dramatique.

Crucifix, San Domenico,


Arezzo 1260-65
Cimabue à la basilique Saint François à Assise.
Geste de désespoir de Marie-Madeleine

Crucifixion, vers 1280-83, Fresque,


Vierge en majesté entourée d’anges, 350 x 690 cm
avec Saint François église inférieure Basilique supérieure, San Francesco, Assise
vers 1280-1290
Saint François, le « Poverello »
http://www.wga.hu/frames-e.html?/bio/c/cimabue/biograph.html portant les stigmates. Figure d’une
grande humanité, loin de l’hiératisme de
Berlinghieri
Vierge en majesté (Maestà), 1285-86, tempera
sur bois, 385x223 cm, Galerie des Offices,
Florence.
Initialement pour l'église de Santa Trinità à
Florence

A rapprocher de la Madonne RuccellaÏ de Duccio


et de celle du musée du Louvre

Vierge : reine du paradis entourée d’anges.


Des prophètes : Jérémie Abraam et le roi
David,puis Isaïe, quatre figures bibliques,
symbolisant des bases du royaume du Christ

Observer la structure du tableau et les figures (notamment


Les deux anges au premier plan.

En réalité presqu’aucune oeuvre de Cimabue


ne peut lui être attribuée avec certitude.
La seule œuvre
véritablement attribuée
à Cimabue

En 1301 il reçut dix "livres" de la part


de l'Opera del Duomo de Pise pour la
mosaïque de "San Giovanni" qui
accompagne le "Christ" dans la
cathédrale.

Saint Jean, mosaïque


Mais Giotto va impressionner beaucoup plus les contemporains
avec la Navicella (vers 1303-1310) aujourd’hui disparue.

Navicella. 1513. Plume


sur papier, 274 x 388
mm. New York,
Metropolitan Museum of
Art

Œuvre attribuée à Giotto

• Dans l’atrium de l’ancienne basilique Saint Pierre, mosaïque de plus de 13m de


largeur sur 9m montre l’épisode du lac de Tibériade où Saint-Pierre marche sur les
eaux à la rencontre de Jésus. Elle a impressionné les contemporains en particulier
par le réalisme du navire (surdimensionné), et par ses qualités narratives
(animation des corps, expression de l’ émotion.
Synthèse XIIIe
• La fin du XIIIe siècle est donc un tournant décisif dans l’a peinture italienne qui
« abandonne » la « maniera greca » (byzantine). Giotto marque cette rupture mais seule
sa vision novatrice de l’espace pictural persiste.

• Les successeurs de Pisano et de Giotto, les peintres siennois entrent au XIVe siècle
dans un pur style gothique et contribuent avec les Français , les Allemands et les
Flamands à l’émergence du « gothique international » qui se développe surtout à la fin
du XIVe et au début du XVe.

• La vision humaniste classique (i primi lumi) qui voit en Pisano celui qui remet les
« Anciens » au goût du jour, avant qu’à Florence, mère de la Renaissance, Giotto le
précurseur de la maniera moderna du XVIe, lui même précurseur de la maniera moderna
de Michel-Ange ne résiste pas à l’analyse.

• La Renaissance du Quattrocento naît donc à Florence, non pas du « style antiquisant »


de Nicola Pisano mais plutôt d’un retour aux figures imposantes et expressives de Giotto
en rupture avec la précision minutieuse et raffinée du « style gothique international» de
Simone Martini, des frères Lorenzetti, de Pisanello, de Gentile da Fabriano. Cette nouvelle
révolution picturale doit beaucoup aux leçons de la sculpture florentine en particulier de
Donatello.
• Elle établira un nouveau rapport à l’Antiquité et sera définitive.