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Yahia Archives/Liberté
Yahia Archives/Liberté

ALI YAHIA ABDENOUR À “LIBERTÉ”

“Notre ambition est d’impulser le débat démocratique”P.2

ambition est d’impulser le débat démocratique” P.2 F.183 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE

F.183

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

P.2 F.183 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE F.183 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE

F.183

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7163 MARDI 23 FÉVRIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LES THÉSAURISEURS NE SE BOUSCULENT PAS DEVANT LES GUICHETS DES BANQUES Bancarisation : les raisons
LES THÉSAURISEURS NE SE BOUSCULENT
PAS DEVANT LES GUICHETS DES BANQUES
Bancarisation :
les raisons d’un
échec annoncé
P.3
LIES KERRAR, CONSULTANT FINANCIER, À “LIBERTÉ”
“Il n’est pas trop tard pour agir adéquatement”
Archives/Liberté
pas trop tard pour agir adéquatement” Archives/Liberté CONTRÔLE DOUANIER ET LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE

CONTRÔLE DOUANIER ET LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE FINANCIÈRE

Une centrale des risques pour les douanes P.7

Une centrale des risques pour les douanes P . 7 SON DIRECTEUR A INAUGURÉ HIER UNE

SON DIRECTEUR

A INAUGURÉ HIER

UNE NOUVELLE AGENCE

À ORAN

Tassili Airlines à la recherche d’autres cieux P.6

ORAN Tassili Airlines à la recherche d’autres cieux P.6 LA SOUSCRIPTION AUX ACTIONS DU GROUPE FIXÉE

LA SOUSCRIPTION AUX ACTIONS DU GROUPE FIXÉE DU 13 AU 23 MARS

Biopharm entre en Bourse le 6 avril prochain P.7

SÉTIF

Plus de 140 kg de kif traité saisis

P.24

LES LÈVRES COUSUES, ILS OBSERVENT UNE GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS DIMANCHE

L’insupportable condition des chômeurs d’Ouargla P.4

DANS UN CEM À OULED YAÏCHE (BLIDA)

Une enseignante et deux agents agressés P.8

chômeurs d’Ouargla P . 4 DANS UN CEM À OULED YAÏCHE (BLIDA) Une enseignante et deux

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Entretien

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

ALI YAHIA ABDENOUR À “LIBERTÉ”

“Notre ambition est d’impulser le débat démocratique”

Début février, alors que le pouvoir s’apprêtait à faire voter sans débats le projet de révision de la Constitution par les deux Chambres du Parlement réunies, 23 anciens militants, impliqués dans toutes les luttes démocratiques, culturelles et identitaires, signent une déclaration commune. Doyen des signataires, M e Ali Yahia Abdenour s’est aimablement prêté à notre jeu de questions-réponses pour faire le point sur l’initiative mais aussi apporter plus d’éclairage sur ses objectifs.

Liberté : Vous avez signé un texte avec plu- sieurs autres militants, qu’en est-il des échos ? Ali Yahia Abdenour : Les échos enregistrés au pays comme auprès de l’émigration sont très largement

favorables. La

déclaration

était attendue tant du point de la conjoncture que des éclai- rages qu’elle a apportés. De plus, le fait que des noms appartenant à des parcours ou des sensibilités différentes aient pu se retrouver sur un texte consensuel a probablement contribué à donner une dimension concrè- te à une tolérance qui est ardemment sou- haitée dans notre société. Par ailleurs, d’autres personnalités acquises à cette initiative ont apporté leur soutien mais eu égard aux contraintes de délais, leurs noms n’ont pas été publiés. Cependant, la dy- namique est en cours car comme le dit notre déclaration : “Au-delà de notre posi- tionnement actuel sur les échéances consti- tutionnelles, notre ambition est de créer une dynamique de débat et de propositions pour aider à la construction d’une Algérie démo- cratique et sociale ressourcée à ses valeurs plu- sieurs fois millénaires…” En ce sens, la liste des signataires reste ouverte à toutes celles et ceux qui adhèrent à la nécessité d’impulser le débat démocratique.

Réalisé par :

MOHAMED MOULOUDJ

Vous avez, entre autres, évoqué la Consti- tution qui devait être, selon les termes uti- lisés dans le texte, “l’aboutissement d’un compromis élaboré autour de valeurs in- tangibles”. Celle que le régime vient de va- lider via les deux Chambres du Parlement répond-elle, selon vous, aux attentes des Al- gériens ? Il convient d’abord de savoir si une Consti- tution doit être l’aboutissement ou le préa- lable d’un processus. La Constitution régit le destin d’une collectivité, c’est-à-dire qu’elle est le socle et la source qui inspire tout dis- positif institutionnel. Or l’Algérie vit une cri- se de légitimité des pouvoirs depuis l’Indé- pendance. Aucun régime, a fortiori quand il est illégitime, ne peut dans ce cas s’arroger le droit de dicter une Constitution au peuple. Mais ce qu’il faut toujours rappeler, c’est qu’avant d’aller vers l’adoption d’une Consti- tution, il est impératif que les fondamentaux démocratiques soient compris, partagés et garantis. Les principes de liberté de conscien-

Zehani Bilel/Archives Liberté
Zehani Bilel/Archives Liberté

ce, d’expression, d’association, l’égalité des sexes, le respect de la parole de la minorité et le principe de l’alternance doivent s’im- poser à tout un chacun. Il est facile de constater que le texte produit par le système ne répond pas aux procédures et aux objectifs d’une Constitution démo- cratique à même de donner une chance au pays pour sortir de l’impasse.

Vous avez écrit que “la question amazighe est consubstantielle de tout projet démo- cratique national”. Tamazight est promue langue officielle mais elle n’a pas bénéfi- cié des avantages que cette officialité doit au préalable lui assurer ? Quelle lecture faites-vous de cette décision ? Aucun système politique ne peut convaincre de sa bonne foi en éliminant ou en réduisant une donnée aussi fondamentale de son identité. L’Algérie et plus généralement l’Afrique du Nord ne seront stables, harmo- nieuses et assurées de parvenir à de vrais dé- veloppements que si le substrat amazigh est assumé dans toutes ses dimensions. Or, le texte du système apporte la preuve que cette concession n’est destinée qu’à faire di- version sur les vrais problèmes politiques, cul- turels et institutionnels pour maintenir ta- mazight dans un statut ubuesque qui en fait une langue officielle exclue des institu- tions de l’État ! Ce qui signifie que la re- vendication reste entière et qu’elle demeu- re liée à la démocratisation du pays dont l’amazighité est l’un des fondements ma- jeurs. En réalité, toute cette opération est de nature à occulter le vrai débat qui est celui de l’illégitimité du pouvoir en place.

Le texte décortique une situation délétère marquée, notamment, par un risque im- minent de l’effondrement de l’État si rien n’est entrepris à temps. Peut-on savoir quelles en sont les raisons et quelle est la solution à cette urgence ? Tout observateur sérieux constate que le pays s’installe dans la contestation généralisée, voire même un climat pré-insurrectionnel. Chaque jour qui passe apporte son lot de vio- lences. Avant-hier, les urgences du CHU de Tizi Ouzou ont été saccagées après le décès d’une jeune fille de 14 ans. On peut com- prendre la douleur des parents surtout s’ils ont l’impression qu’il y a insuffisance ou né-

gligence dans la pri- se en charge de leur patiente. Mais dé- truire des installa- tions hospitalières de premier recours traduit une exas- pération incontrô- lée des populations qui, malheureuse- ment, aggravera leur condition. Dans ce cas, d’autres ma- lades peuvent perdre la vie après la disparition de ces infrastructures. Les responsables ne semblent pas vou- loir prendre la me- sure d’une colère qui échappe à tou- te logique. Le sys- tème politique a épuisé l’exploita- tion du capital sym-

bolique de la guer- re comme il a épuisé les ressources en hy- drocarbures. Il n’a plus les moyens de faire face aux besoins élémentaires des Algériens. L’économie de rente a vécu et le pays est li- vré à tous les risques. Autour de nous, notre environnement géostratégique, déjà in- stable, risque de dégénérer à tout moment et les dirigeants continuent de faire la poli- tique de l’autruche : nier la réalité et cacher les vérités. La solution est connue et unique. En finir avec le système qui nous a conduits dans cette im- passe. Il est donc du devoir de chacun d’al- ler au plus vite vers la sortie ordonnée d’une situation qui, si elle devait durer, en- gendrera une catastrophe irrémédiable.

Vous avez revendiqué des autonomies ré- gionales bâties “sur les régions naturelles les plus homogènes qui ont porté la guer- re de Libération”. On pense d’emblée à la Kabylie ou aux Aurès. Quel est le schéma pour y aboutir et quelles sont les assurances de la réussite de cette revendication por- tée aussi par d’autres mouvements poli- tiques ? Pendant la guerre de Libération nationale, les dirigeants ont compris tout l’intérêt qu’il y avait à organiser la lutte selon des en- tités géographiques naturelles, ce qui a per- mis une optimisation de la mobilisation po-

litique et militaire. Hélas, cette vision, confir- mée par le Congrès de la Soummam, a été violemment combattue dès 1962 pour des questions de concentration du pouvoir dic- tée par une conception autoritaire de la vie publique. Aujourd’hui, le contrôle concen- trationnaire administratif a montré ses li- mites. L’augmentation de la population, les mutations des demandes sociales, l’évolution mondiale appellent de nouvelles formes d’organisation qui permettront au citoyen de participer et de contrôler l’action des res- ponsables. Cette demande connaît une acuité particulière en Kabylie mais elle s’exprime de plus en plus dans plusieurs ré- gions comme les Aurès, le M’zab ou d’autres provinces du Sud. La régionalisation s’impose en tant que mécanisme assurant un retour

à la légitimité populaire par une implication

active du citoyen qui peut s’adosser sur des pratiques égalitaires ayant fait leur preuve dans notre passé. Quant aux schémas précis qui seront retenus, ils ne peuvent être que l’aboutissement des débats qui consti- tuent la raison de notre appel.

Vous avez mis en garde contre toute velléité de répression en Kabylie en cette période de guerre des clans. Y a-t-il des signes qui annoncent une escalade de violence dans cette région ? La guerre des clans s’est toujours manifes- tée par la violence sanglante. 1962, 1965, 1967, 1988… Avec ce qui s’est passé en Kabylie en

2001, on sait ce qu’ont coûté les rivalités cla- niques à l’Algérie. En Kabylie maritime, on

a vu récemment des appels anonymes à

l’émeute écrits de nuit. Le moindre incident,

la moindre revendication donne lieu à des

scènes de vandalisme infiltrées par des in- connus qui poussent au pire… Nous avons malheureusement vu, par le pas- sé, que pour solder leurs comptes, les clans n’ont pas hésité à faire diversion par des ma- nipulations criminelles en Kabylie. Ces tentations existent aujourd’hui. Les luttes de clans actuelles peuvent être à l’origine de nouveaux drames dans cette ré- gion. C’est pour cela qu’il faut rester très vi-

gilant, éviter les polémiques stériles et les pro- vocations qui sont les armes favorites des clans et travailler inlassablement au ras- semblement le plus large possible par une dynamique de débat ouvert et fraternel. C’est

le but de notre appel qui est un début et non

une finalité. C’est, en tout cas, à cela que je consacre mes ultimes énergies.

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qui est un début et non une finalité. C’est, en tout cas, à cela que je

AF

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

L’actualité en question

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LES THÉSAURISEURS NE SE BOUSCULENT PAS DEVANT LES GUICHETS DES BANQUES

Bancarisation : les raisons d’un échec annoncé

Le dispositif mis en place par les autorités financières pour la bancarisation de l’argent du secteur informel n’est ni suffisamment incitatif pour convaincre les détenteurs de cet argent ni suffisamment coercitif pour les contraindre à se conformer à la réglementation.

Capture d’écran
Capture d’écran

Le directeur général des impôts, M. Abderrahmane Raouya, était hier l’invité de la Chaîne III.

lontaire” qui permet aux acteurs économiques du secteur informel de déclarer leurs avoirs cachés. Cette amnistie fiscale décrétée par l’État au profit de ces “entrepreneurs” désireux

perçoivent soit un avantage à le dé- poser, soit une menace à ne pas le faire, soit une combinaison des deux. Si l’on n’a pas de résultat, c’est que la combinaison des raisons ou motivations n’est pas là ou n’est pas assez forte. Aujourd’hui, notre sys- tème bancaire n’est pas attractif en termes de services à la clientèle et de moyens de paiement électro- niques. Alors qu’en général, il est plus commode d’utiliser des moyens de paiement électroniques ou de payer par chèque, l’Algérien “bancarisé” a plus de difficultés à faire ses achats ou ses affaires que l’Algérien disposant de billets de banque. Les chèques sont sys- tématiquement refusés par les commerçants, et parfois par les ad- ministrations et entreprises pu- bliques. Par ailleurs, les acteurs économiques de l’informel n’ont pas de voie pour se formaliser. Quelqu’un qui est grossiste en électroménager, par exemple, n’a pas d’avenir s’il se formalise et paie ses impôts. Il ne peut mener cette activité, car il devra s’ac- quitter, entre autres, d’une TAP de 2% sur le chiffre d’affaires alors que sa marge est de cet ordre de gran- deur. La TAP n’est pas le seul frein à la formalisation. Mais il n’est pas possible d’escompter la moindre formalisation si cette taxe n’est pas supprimée. Il n’est pas trop tard pour agir adéquate- ment. Pour avoir du succès, cette mesure de “bancarisation” doit être accompagnée par un chemin praticable pour la formalisation de l’économie incluant une réforme fiscale, par une combinaison d’avantages tangibles/menaces crédibles qui incitent à l’action positive ainsi qu’une vision par-

d’intégrer l’économie formelle, moyennant le paiement d’une taxe forfaitaire libératoire (7% sur le chiffre d’affaires déclaré au mo- ment de l’identification), c’est-à-

tagée de ce que l’on voudrait viser comme objectif de formalisation de l’économie.

Ne pensez-vous pas qu’il s’agit d’un problème de confiance ? Les Algériens ne font pas confian- ce aux banques algériennes… Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de confiance ou de non-confiance

dire une taxe simple et non rétro- active qui va éviter à ces entrepre- neurs les pénalités et les redresse- ments conséquents à d’éventuelles

découvertes de leurs activités par les administrations compétentes, se fixe pour date limite le 31 décembre

2016.

Elle vise à faire entrer dans le circuit officiel les sommes thésaurisées par ces entrepreneurs, ainsi que de ban- cariser leurs transactions qui échap- pent jusque-là au fisc. Or, si le gouvernement a tracé un ob- jectif réaliste, 1 000 milliards de di- nars au bout de 18 mois, soit le quart des sommes supposées constituer le volume de l’argent thésaurisé et cir- culant dans la sphère informelle de l’économie (3 700 milliards de di- nars), les officiels évitent de com- muniquer des bilans chiffrés, sept mois après l’entrée en vigueur du dispositif, qui semble être un fiasco. Et pour cause. Le dispositif mis en

dans le système bancaire algé- rien. Les gens ont besoin de per- cevoir des avantages tangibles et concrets à bancariser leur argent. Les critères concrets sont la disponibilité des fonds, la rému- nération et/ou le rendement des fonds bancarisés, la capacité d’em- prunter pour développer ses af- faires, etc

À peine 250 déten- teurs d’argent li- quide ont répondu à l’appel amnis- tiant du gouver- nement pour ban-

cariser leurs avoirs. Cette statis- tique, fournie hier sur le plateau de la Chaîne III de la Radio algérienne par le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouya, fait froid dans le dos. M. Raouya a évité d’in- diquer le montant des dépôts effec- tués jusqu’ici. Il ne saurait, en tout cas, soutenir l’optimisme qu’affiche le ministre des Finances à chaque fois qu’il est appelé à s’exprimer sur l’opération, annonçant des “chiffres encoura- geants”, mais sans jamais préciser les montants bancarisés. En effet, au titre de la loi de fi- nances complémentaires pour 2015, le gouvernement a instauré “un pro- gramme de conformité fiscale vo-

Liberté : Pensez-vous que le mar- ché informel est estimé à sa jus- te valeur et que les objectifs tra-

cés par les autorités financières du pays sont réalistes (1 000 sur près de 4 000 milliards de dinars sup- posés être le volume de l’argent thésaurisé ou circulant dans la sphère informelle) ? Lies Kerrar : Ce que nous avons comme données, c’est la part de la monnaie

fiduciaire

en circula-

tion qui est importante. D’après les données de la Banque d’Algérie, la monnaie fiduciaire en circulation est d’un peu moins de 4 000 mil- liards de dinars. Elle est impor- tante en comparaison avec celle d’autres pays. En outre, elle ne di- minue pas, comme c’est la ten- dance dans presque tous les pays du monde, avec l’utilisation crois- sante des moyens de paiement électroniques. Cette part augmente chez nous plus vite que les dépôts à vue dans les banques. Or, l’argent circulant dans l’informel ne peut pas être bancarisé si l’on n’a pas mis en place les conditions pour que les activités informelles de- viennent formelles. L’argent thé- saurisé peut l’être éventuellement. Mais, ce n’est pas évident de connaître la part des fonds thé- saurisés et ceux circulants.

Interview réalisée par : L. HALLAS

D’après vous, pourquoi les dé- tenteurs de l’argent informel ne se bousculent pas aux guichets des banques pour bénéficier de l’amnistie fiscale décrétée par l’État afin de se formaliser ? Pour que les personnes déposent de l’argent de façon massive, si c’est cela l’objectif visé, il faut qu’elles

place pour drainer ces fonds n’est ni suffisamment incitatif ni assez coer- citif. C’est qu’au bout du délai du 31 dé- cembre 2016, ceux éligibles à ce programme de régularisation et n’y ayant pas souscrit pour légaliser leur argent seront redressés dans les conditions de droit commun appli- cables en la matière. C’est-à-dire dans des conditions qui ne sont pas assez contraignantes. Et pour preu- ve, le marché informel a proliféré dans ces mêmes conditions de droit commun applicables en la matière, favorisant la thésaurisation de l’ar- gent et sa circulation en dehors des circuits officiels. Par ailleurs, le nouveau dispositif n’accompagne pas une véritable ré- forme du système bancaire avanta- geant les entrepreneurs. Tel qu’il fonctionne, le système bancaire al- gérien ne permet pas aux opérateurs de disposer librement de leurs li- quidités lesquelles, par ailleurs, ne sont pas correctement rémunérées. Quant à contacter un crédit pour fi- nancer ses projets, c’est un chemin truffé d’écueils bureaucratiques qui décourage les plus téméraires. À moins d’être pistonné. C’est qu’il ne suffit pas d’amnistier des fraudeurs qui s’accommodent avec le confort que leur procure l’évasion fiscale. Mais il faut les in- téresser à emprunter les circuits officiels à défaut de pouvoir les contraindre à se conformer au ré- gime fiscal.

LYAS HALLAS

LIES KERRAR, CONSULTANT FINANCIER, À “LIBERTÉ”

“Il n’est pas trop tard pour agir adéquatement”

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Limites de gestion hors hydrocarbures

L’ opération menée par les pouvoirs publics de ramener l’argent informel vers les banques est, six mois après, un échec cuisant. Ce qui était appe- lé, par euphémisme, bancarisation, se traduit dans les faits comme une

Ces

véritables

plateformes

de commerce, à ciel et sachets ouverts, brassent des quantités de liquide qui passent entre les mailles du filet du fisc. Il n’y a pas lieu de s’étonner, outre mesure, de l’échec annoncé de l’opération.”

simple poudre aux yeux, au lendemain de la chute brutale du cours du baril. Une des raisons est que la prise de décision de faire rentrer dans un circuit for- mel, qui obéit au principe élémentaire de la traçabilité, a obéi à un impératif d’urgence pour renflouer les caisses de l’État, d’autant que ce dernier n’a, à au- cun moment, fait preuve ni de fermeté ni d’autorité. Les espaces où se dérou- lent toutes les transactions sont pourtant connus et identifiés, et ces véritables plateformes de commerce, à ciel et sachets ouverts, brassent des quantités de liquide qui passent entre les mailles du filet du fisc. Il n’y a pas lieu de s’éton- ner, outre mesure, de l’échec annoncé de l’opération. Les textes réglementaires régissant cette activité sont pourtant clairs et s’appliquent à certains détenteurs du premier code d’accès, à savoir le registre du commerce. Certes, une décision timide impose les transactions de plus de 500 000 DA à se faire par chèque (aujourd’hui, mode de payement moyenâgeux, dans la plupart des économies), mais uniquement pour l’immobilier et les vé- hicules, alors que le ventre plein se trouve dans les conteneurs qui inondent les ports du pays. Sur un autre plan, le marché de la devise, obéissant à la loi de l’offre et de la de- mande, caracole à près de 20 pour 1, s’agissant de l’euro sur un marché infor- mel des plus florissants. Force est donc de relever que les initiateurs de cette opération doivent revoir leur copie rapidement. Sauf si les lobbies de ce mar- ché juteux demeurent encore maîtres du jeu et des décisions. Auquel cas, au- tant leur céder les rênes de l’économie et des finances. Finalement, la chute du prix du baril a cet avantage, celui de mettre à nu les limites d’une gestion, hors hydrocarbures. n

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L’actualité en question

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

LES LÈVRES COUSUES, ILS OBSERVENT UNE GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS DIMANCHE

L’insupportable condition des chômeurs d’Ouargla

La cinquantaine de chômeurs d’Ouargla poursuit sa protestation devant la wilaya pour le deuxième jour consécutif. Les autorités restent toujours impassibles.

L es chômeurs d’Ouargla, dont une quinzaine s’était cousue les lèvres, observaient, hier, pour la seconde journée de suite leur sit-in de protestation devant l’entrée prin- cipale du siège de la wilaya. Une

protestation qui dure depuis deux mois et qui,

à leurs dires, laisse toujours les autorités locales de marbre, y compris lorsque l’exaspération a poussé certains d’entre eux à la mutilation. C’est que ballottés de bureau en bureau, reje- tés comme des êtres de malheur par les em- ployeurs, ils ont fini par désespérer. Leurs té- moignages sont poignants. Ils se sentent tel- lement humiliés que chacun d’eux est un Bouazizi potentiel, ce jeune Tunisien dont l’im- molation par le feu en 2011 a soulevé la bourrasque qui a fait fuir le président Ben Ali, et fait s’écrouler son régime autoritaire. N’mer Salah, célibataire, 37 ans, est de la protesta. Il s’est cousu les lèvres, observe une grève de la faim et envisage le pire. Diplômé en plomberie, il est inscrit à l’Agen- ce nationale de l'emploi (Anem) depuis 2001. Une longue attente. La seule fois où il a pu tra- vailler entre-temps, c’est à l’Entreprise natio- nale des grands travaux pétroliers (ENGTP)

à Hassi-Messaoud… comme manœuvre. L’ex-

périence a été courte. Depuis, c’est la galère pour lui. La situation de son camarade de pro- testation, Benzine Salah, 24 ans, qui s’est

Chahinez/Liberté
Chahinez/Liberté

Les chômeurs poursuivent le mouvement de protestation devant le siège de la wilaya d’Ouargla.

cousu, lui aussi, les lèvres et observe une grè- ve de la faim, n’est guère meilleure. Ils sont tous les deux logés à l’enseigne de la précarité et de la misère. Ce jeune chômeur a passé en tout 26 jours dans la rue, nuit et jour, à braver le froid et à ruminer la faim qui tord les boyaux. En se cousant les lèvres, avant-hier, il s’est re-

trouvé aux urgences médicales. Il a souffert d’un accès de fièvre et de douleur. Mais il ne compte pas abdiquer. Dababi Abdallah, également âgé de 24 ans, visage déjà sillonné de rides, dit ne pas de- mander la lune. “Tout ce que je demande, c’est un emploi, rien que cela, pas plus”, lâche-t-il.

Une complainte à vous arra- cher un sanglot ! Lui a, aussi, fait plusieurs fois le tour des agences de l’emploi, en vain. C’est toujours le vigile qui vous barre l’accès et vous balance la même rengaine : “Il n’y a per- sonne.” De leur côté, les responsables locaux qui ont accepté de s’ex- primer sur le problème parlent de “matraquage médiatique” autour d’une action de protes- tation banale. C’est le cas du di- recteur exécutif de l’emploi de la wilaya qui soutient qu’“il n’existe pas de problème d’em- ploi à Ouargla et les statistiques chez les compagnies d’assuran- ce et les sociétés le prouvent”. Un autre responsable souligne, lui, que les offres d’emploi sont affichées au niveau des 12

agences locales, mais, indique- t-il, les jeunes veulent tous travailler dans les sociétés pétrolières. Ce que les protestataires réfutent. Selon eux, les offres d’emploi peuvent exister, mais elles ne bénéficient que rarement, voire jamais, aux chômeurs de la région. Un autre problème de soulevé.

G. CHAHINEZ

L’APW D’ALGER À L’ÉCOUTE DE LA SOCIÉTÉ

Une commission pour prévenir contre la violence

L a commission de wilaya chargée de la prévention contre les fléaux sociaux au niveau de la capitale a été installée hier, à l’occasion de la tenue d’une conférence traitant de

la thématique en question à la bibliothèque nationale El-Ham- ma. Elle a vu le jour à l’initiative de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger et de la sûreté de wilaya d’Alger. Selon ses ini- tiateurs, cette structure, qui constitue une première au niveau national, traitera de la prévention de la violence en milieu sco-

laire, des accidents de la route, des stupéfiants et de la cyber- criminalité. De caractère permanent, la commission activera dans l’action de sensibilisation et de protection des jeunes, no- tamment des collégiens et autres lycéens contre les fléaux so- ciaux au niveau des établissements scolaires. Les partici- pants, qui se sont succédé au pupitre, ont tous tiré la sonnet- te d’alarme. Du fait qu’elle soit douce ou dure, la drogue a conquis beaucoup d’espaces éducatifs, lycées et collèges. D’où la gravité de la situation due à ces fléaux auxquels se sont ajou- tées la cybercriminalité ainsi que la violence en milieu scolai- re qui s’est propagée d’une manière fulgurante. “Nos enfants sont menacés”, s'alarment-ils. Dans l’intervention inaugurale, le P/APW, M. Karim Bennour, a relevé l’impor- tance et les missions assignées à cette nouvelle structure de pré- vention. “Cette structure vient, à point nommé, renforcer le tra-

vail de sensibilisation déjà mené sur le terrain par l’APW. De la sorte, entreprendre un tel travail d’une façon continue équi- vaut à promouvoir le sens civique au plan national. Cette com- mission permanente contribuera sans aucun doute à atténuer ces fléaux sociaux ravageurs. Notre souhait est d’être, à travers cette commission, un appui aux services de sécurité qui mènent inlassablement une lutte sur le terrain.” Pour sa part, le chef de la sûreté de wilaya, M. Berrachdi Nourreddine, a tenu à sou- ligner que les fléaux sociaux ont pris, ces dernières années, des proportions alarmantes. “Il est temps de coordonner les efforts des uns et des autres. Tous les acteurs de la société sont interpellés pour endiguer ces phé- nomènes. Il s’agit de la protection de nos enfants. Outre la drogue, la violence, sous tous ses aspects, a pris de l’ampleur au quoti- dien”, lancera M. Berrachdi. Pour étayer ses propos, le patron de la police à Alger a rappelé à l’assistance le bilan inhérent aux affaires de drogue et de cybercriminalité traitées par ses ser- vices durant ces deux dernières années. Les services de poli- ce de la capitale ont traité, au titre de l’année 2014, pas moins de 4 359 affaires de stupéfiants. Par ailleurs, la police a saisi la même année 213,8 kg de cannabis, 600 g d’héroïne, 87 g de co- caïne et plus de 90 000 comprimés de psychotropes. L’année d’après, soit en 2015, la situation s’est aggravée. Les chiffres pré-

ORAN

Sexagénaires et trafiquants de drogue

tion. Par ailleurs, l’enquête a déter- miné que les deux individus étaient connus dans le milieu du trafic de drogue et avaient des antécédents ju- diciaires. Deux autres personnes, des cou- sins, sont également inculpés pour les mêmes charges et tous compa- raissent devant le tribunal criminel d’Oran en 2010. Ke. Abdelkader et Kh. Ahmed seront condamnés à 20 ans de réclusion criminelle alors que les deux cousins seront acquit- tés. Un pourvoi en cassation intro- duit par le parquet et la cour suprê-

sentés sont en nette hausse. Pour l’exemple, les services de sû- reté ont élucidé 8 454 affaires liées à la drogue. Les brigades an-

tistupéfiants ont réussi à saisir, en 2015, plus de 1000 kg de can- nabis, soit cinq fois la saisie de 2014.

Ils ont récupéré, également, la même année, 2,5 kg d’héroïne,

600 g de cocaïne et plus de 70 000 comprimés de psychotropes.

En termes de sensibilisation et d’information, les cellules d’écou-

te et de communication des 13 sûretés de daïra de la capitale ont organisé durant les années 2014 et 2015 plus de 1100 jour- nées d’information et autant de manifestations portes ouvertes. Les mêmes services ont accueilli durant la même période, 430

jeunes drogués, transférés vers des centres de traitement et de prise en charge psychologique.

Le commandant des Scouts musulmans algériens a annoncé

que 7 500 scouts sont prêts et formés pour ce genre d’opéra-

tion de sensibilisation. Le modérateur de cette conférence, Dil-

mi Mohamed Tahar, vice-président de l’APW, a indiqué que

la commission de prévention en question est à pied d’œuvre

depuis hier. L’objectif assigné à cette structure est d’occuper le terrain d’une manière permanente avec les différents acteurs

de la société, dans les établissements scolaires et autres espaces

publics. C’est rassurant !

H. H.

L undi 22 février, le tribunal cri- minel d’Oran a condamné deux sexagénaires à 15 années

de réclusion criminelle pour des faits liés au trafic de drogue dans le cadre d’un réseau criminel organisé. Ke. Abdelkader, 60 ans, et Kh. Ah- med, 65 ans, ont été arrêtés de ma- nière “fortuite” en février 2009 alors qu’ils roulaient à Méchria, wilaya de Naâma, à bord d’un camion sans plaque d’immatriculation. Une fouille permet aux douaniers et gen- darmes de trouver 100 g de kif trai- té dissimulé dans les vêtements de

Kh. Ahmed. L’enquête diligentée, par la suite, conduit à la découverte d’un quintal de résine de cannabis, enfouis sous terre dans quatre pa- quets de 25 kg chacun, à 200 mètres environ de la tente de Ke. Abdelka- der. Lors des différents interroga- toires, les deux suspects font des dé- clarations contradictoires sur la pro- venance de la drogue, sa destination, les éventuels complices, etc. Le par- quet décide qu’il dispose de suffi- samment d’éléments pour les incul- per sous les charges d’importation de stupéfiants, recel et commercialisa-

me qui estiment que l’affaire doit être rejugée. Lundi, donc, seuls les déte- nus comparaissent alors que les cousins acquittés ne répondent pas à la convocation. Là aussi, les incul- pés auront des propos contradic- toires mais chacun tente de faire por- ter à son complice la responsabilité du trafic. “Nous avons affaire à des trafiquants au long cours. Ils sont sexagénaires et ont dû passer leur jeu- nesse dans le milieu du trafic de drogue (…) Le dossier d’accusation est conforté par des preuves tangibles de leur culpabilité”, affirme le ministè-

re public en requérant 15 de réclu- sion. Très gênée, la défense tente de plaider les circonstances atténuantes pour ses “hommes aux conditions so- ciales difficiles, manipulés par plus ru- sés qu’eux” et réclame la clémence. Après délibération, le tribunal condamnera Ke. Abdelkader et Kh. Ahmed à 15 ans de prison et 1 million de dinars d’amende. Le tribunal décidera éga- lement de condamner les deux cou- sins, désormais considérés en fuite, à la peine à perpétuité.

S. OULD ALI

LIBERTE Mardi 23 février 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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LE PÈRE D’EBOSSÉ REVIENT À LA CHARGE

“La JSK n’a encore versé aucun sou pour mon fils”

“La JSK n’a encore versé aucun sou pour mon fils” n “Depuis le décès de mon

n “Depuis le décès de mon fils, il y a bientôt deux ans, tout est resté dans le silence. J’ai par- couru les différents bureaux des institutions de la République, mais rien n’a été fait. J’ai écrit à la Fifa, à la CAF, au président de la Ré- publique, au ministère de la Jeunesse et de l’É- ducation physique, au ministère des Relations internationales, personne n’a bougé le petit doigt. Tout est resté lettre morte”, a asséné, dans un acte d’insurrection, André Bojon- go, père d’Albert Ebossé, joueur camerou- nais, décédé à l’issue d’un match avec son équipe, la JSK, après avoir reçu un projecti- le sur la tête. Il peine à trouver un revenu pour prendre en charge les enfants du dé-

funt. De son aveu, la famille Ebossé n’a rien reçu de plus que ce que lui a donné la Fé- dération algérienne de football (FAF), le jour de l’enterrement de son fils au Cameroun. “La Fédération algérienne nous a été d’un bon secours avec 100 000 dollars américains of- ferts. Le club, la Jeunesse sportive de Kabylie, n’a, par contre, jamais réagi”, a-t-il témoi- gné à un site africain spécialisé. À rappeler que la direction de la JSK s’est engagée a en- voyer 15 000 euros comme aide aux frais des obsèques de son joueur mort dans des cir- constances troubles et verser ensuite l’équi- valent de 11 mois de salaire et primes du contrat d’engagement d’Albert Ebossé.

DANS DES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES DIFFICILES

Livraison des 2 e et 3 e rames d'Oran

DIFFICILES Livraison des 2 e et 3 e rames d'Oran n Le 14 février 2016, Cital,

n Le 14 février 2016, Cital, une joint-ven- ture entre le fabriquant français Alstom et l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), a ex- pédié les deuxième et troisième rames du projet d’extension du tramway d’Oran. La livraison s’est déroulée dans des conditions plutôt difficiles, marquées par des chutes

de neige qui ont contraint le convoi à s’ar- rêter quelques heures sur l’autoroute du côté de la ville de Bordj Bou-Arréridj. Quelques jours auparavant, la première rame a été livrée. Les wagons sont assemblés et testés à l’usine de Cital Annaba.

CENTRES ALGÉRIEN ET FRANÇAIS DU LIVRE

Entame d’un cycle de formation de jeunes traducteurs

n Le Centre national du livre algérien et son équiva- lent français organisent un cycle de formation de jeunes traducteurs (arabe/français, français/arabe) en partena- riat avec l’Institut français d’Algérie. Ce programme s’inscrit dans le cadre de

l’accord de coopération qui

a été signé entre les deux or- ganismes en décembre 2014.

Lors d’un point de presse prévu pour le 24 février à 10h

à l’ex-Bibliothèque nationa-

le, un appel à candidatures sera lancé dans le but de sé-

lectionner les traducteurs

algériens bénéficiaires de la

formation. Le directeur du CNL algérien et Alexis An- drès, Conseiller de coopéra- tion et d’action culturelle de

l’ambassade de France en Algérie et directeur de l’Ins- titut français d’Algérie, pré- sideront cet événement.

SURPRIS PAR DES CARTES BANCAIRES BLOQUÉES AU MOMENT DE RÉGLER DES FACTURES

Des clients d’AGB ont vécu un sale moment à l’étranger

n De nombreux clients de la banque koweïtienne AGB ont saisi la rédaction de Liberté pour rapporter des mésaventures qu’ils ont vécues lors de séjours récents à l’étranger. Chacun d’eux a été surpris de constater que sa carte visa ou mastercard ne fonctionnait pas au moment de régler des additions et des factures. “Un ressortissant algérien a été contraint de signer un PV chez la police espagnole suite à une réservation d’hôtel et des consommations qui n’ont pas été payées en raison du blocage de sa carte bancaire visa et parce qu’il ne disposait pas d’argent liquide”, raconte l’un d’eux. “Contact pris avec sa banque, il a eu l’explication suivante :

blocage de réseau pendant tout le week-end dernier. Pendant ce temps, des Algériens sont vus comme des escrocs et subissent tout genre d'humiliations”, poursuit-il.

REPORT POTENTIEL DE LA VISITE DE VALLS À ALGER AU MOIS D’AVRIL Des accords dans
REPORT POTENTIEL DE LA VISITE DE VALLS
À ALGER AU MOIS D’AVRIL
Des accords dans les
domaines de la santé
et de l’industrie
automobile en attente

n La visite du Premier mi- nistre français Manuel Valls à Alger, initialement pro- grammée pour ce mois de fé- vrier, serait reportée au mois d’avril prochain. Les raisons de ce changement potentiel n’ont pas été vraiment don- nées. Quoi qu’il en soit, la te- nue du 3 e Comité intergou- vernemental de haut niveau Algérie-France, qu’il devait présider conjointement avec le Premier ministre Abdel-

malek Sellal, est décalée sys- tématiquement à une date ul- térieure. Les différents ac- cords que les deux parties de- vaient signer en février au nom des deux États sont ain- si en attente. Il s’agit essen- tiellement de partenariat dans le domaine de la santé et de l’industrie automobile, dont la concrétisation de l’usine Peugeot à Oran qui passe par la signature du pacte des associés.

EL-KARIMIA (CHLEF)

Des infrastructures sportives à l’abandon !

n À El-Karimia, dans la wilaya de Chlef, de nombreux centres sportifs sont à l’abandon depuis des années. Ces infrastructures, qui ont coûté à l’État des budgets fara- mineux, ne servent plus aujourd’hui. Selon des témoi- gnages recueillis auprès des habitants des quartiers de la commune, les terrains de football et les aires de jeux font continuellement objet d’actes de vandalisme “de la part de personnes qui ne font aucune preuve de civisme et qui profitent du laxisme des responsables locaux. Ces infrastructures, qui devraient être mises à la disposition de nos enfants pour des activités sportives, sont devenues le point de chute des alcooliques, des drogués et des voyous !” Les mêmes regrets sont exprimés par les ani- mateurs d’associations sportives et de quartier, qui in- terpellent, ensemble, le chef de l’exécutif de la wilaya afin qu’il prenne des mesures pour remédier à la situation.

ARRÊT SUR IMAGE

Photo Ryad Kramdi
Photo Ryad Kramdi

Quand on voit ces jeunes cambistes bosser même un vendredi, on se dit qu’en Algérie l’argent ne dort pas.

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L’actualité en question

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

SON DIRECTEUR A INAUGURÉ HIER UNE NOUVELLE AGENCE À ORAN

Tassili Airlines à la recherche d’autres cieux

Le développement d’un réseau vers l’Afrique est en phase de réflexion avancée pour permettre à cette compagnie d’élargir son “plan de vol”.

L a compagnie aérienne Tassili Airlines, filiale à 100% de Sonatrach, a inauguré, hier, en pré- sence du P-DG, une nouvelle agence au

centre-ville d’Oran, la deuxième après celle se trouvant à l’aéroport Ahmed-Ben Bella. À cette occasion, une rencontre avec la presse a permis au directeur commercial de Tassili Airlines d’aborder certains sujets liés au dé- veloppement de la compagnie aé- rienne, que ce soit sur le marché lo- cal ou à l’international. Et l’une des réflexions qui semble aujourd’hui

particulièrement engagée, comme confirmé par le P-DG, est le déve- loppement d’un réseau vers l’Afrique compte tenu de la saturation du marché et du ciel européens. Une dé- marche qui devrait faire date dans la stratégie de cette compagnie. Tassili Airlines doit, en effet, assurer son développement en tenant comp- te de la spécificité de la compagnie qui a toujours été dédiée exclusive- ment aux vols professionnels, com- me appuis au groupe Sonatrach. Ce n’est qu’en mars 2013 que le premier vol domestique a eu lieu. Le directeur commercial a également indiqué que des possibilités de rap-

prochement sont envisageables pour permettre aux passagers d’Air Al- gérie d’être transportés par Tassili Airlines. Sur le plan commercial, la compa- gnie aérienne a aujourd’hui quelque 25 à 27 lignes, que ce soit des vols do- mestiques ou à l’international. “L’au- torisation des vols internationaux nous a été donnée en 2014, et de- puis, nous n’avons pas une pénétra- tion agressive, mais nous assurons deux dessertes par semaine vers les villes françaises de Strasbourg et Marseille et, depuis décembre, vers Lyon”, indique l’intervenant. Ces dessertes qui se font à partir d’Alger

vont s’enrichir par de nouveaux vols vers et à partir de Nantes, avons-nous encore appris, alors que la compagnie détient 8 appareils dont 4 Boeing 737-800. Compte tenu de son programme de développement, la compagnie aé- rienne va devoir investir dans l’ac- quisition d’appareils supplémen- taires : “À ce stade de notre dévelop- pement, nous sommes, en effet, à la limite de la flotte, nos services sont sur une étude devant déterminer les be- soins pour nous permettre de ren- forcer la flotte. Une nouvelle straté- gie va s’inscrire dans ce cadre”, dira le directeur commercial.

La présence de Tassili Airlines dans le ciel français répond aussi au souci des Algériens résidant dans ce pays. Sur un autre volet de la stratégie de développement figurent les vols charters qui ne sont pas encore suffisamment pris en compte. D’ailleurs, la compagnie réitère ses appels vers les agences de voyages pour favoriser ce type de vols, d’au- tant qu’au point de vue des tarifs, notre interlocuteur dira que Tassili Airlines est alignée sur la concur- rence concernant les différentes dessertes.

D. LOUKIL

RASSEMBLEMENT DU FFS À SOUK EL-TENINE

“Nous ne sommes pas contre l’investissement”

tion de déracinement des arbres. Les différents intervenants ont tenu à préciser qu’ils ne sont pas contre “les projets de développement économique et durable respectueux de l’envi- ronnement”, mais contre “la prédation et la des- truction de la nature”. “Au lieu de doter les com- munes de stations d’épuration, on les dote de pseudo-investissement”, estime Sadek Amara de la commission environnement à l’APW. Se- lon lui, “un vrai problème d’environnement se pose et il faut réconcilier l’homme avec la na- ture”. “Nous sommes pour un tourisme res- ponsable et durable et il n’y a pas de dévelop- pement sans respect de l’environnement”, ajoute-t-il.

Lui emboîtant le pas, Ali Rabhi, P/APW et an- cien P/APC de Souk El-Tenine, a tenu à pré- ciser que cette protestation ne vise pas les in- vestisseurs, avant de mettre l’accent sur les conséquences néfastes qui peuvent découler de cette opération d’abattage des arbres. “Il faut maîtriser le microclimat”, souligne-t-il. Et de plaider pour sa part pour un “tourisme posi- tif pour l’être humain”. Il rappellera au passage que dans le plan in- tercommunal, 12 hectares de terrain sont disponibles au sud de la RN9. M. Rabhi conclura en rappelant que des assises sur le tourisme sont prévues prochainement où les associations seront impliquées, avant de

À l’initiative de la section du FFS de la commune de Souk El-Tenine, un ras- semblement a été organisé, hier, à la

placette du village pour dénoncer l’opération d’abattage des arbres de la bande boisée du lit- toral entamée dans le cadre de l’implantation des ZET. Élus locaux, parlementaires, sénateurs, mili- tants du FFS et une foule de citoyens ont pris part à cette action de protestation. Devant l’as- sistance, des élus et des représentants d’asso- ciation se sont relayés pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié “d’atteinte à l’environnement” et appelé dans la foulée à maintenir la mobili- sation citoyenne pour faire barrage à l’opéra-

plaider pour un cahier des charges pour l’in- vestissement sur le littoral. “La plage doit être publique”, a-t-il conclu. De son côté, le sénateur Brahim Meziani a rap- pelé le combat de son parti pour éviter le bra- dage du foncier au temps de l’ex-wali, Ahmed Hamou Touhami, avant d’appeler à la mobi- lisation des citoyens pour faire barrage à “la destruction de la bande boisée”. À noter, par ailleurs, que, selon des sources au fait du dossier, aucun écrit portant annulation des attributions des parcelles de terrain dans le cadre des ZET n’a émané des autorités de la wilaya comme cela a été rapporté çà et là.

H. KABIR

L’AIE RÉVISE SES PRÉVISIONS

“Le pétrole sera plus cher à partir de 2017”

L’ Agence internationale de l’énergie (AIE) révise ses pré- visions sur l’évolution des prix du pétrole : le scénario haussier commence à prendre le pas sur ses estimations

antérieures foncièrement baissières. En effet, l’AIE prévoit une

stabilisation du marché à partir de 2017.

“L’AIE prévoit un

rééquilibrage du marché pétrolier plombé par une offre excé- dentaire à partir de 2017 avec une remontée progressive des prix qui pourraient s’envoler à moyen terme à cause d’un manque

d’investissements pour renouveler la production. Ce n’est qu’en

2017 que nous observerons un alignement de l’offre et de la de-

mande, mais les stocks accumulés freineront le rythme de re- dressement des prix”, rapporte l’APS. Traduire : en raison des volumes élevés des stocks de pétro- le, actuellement, les prix du pétrole ne vont pas augmenter au cours des prochains mois, du moins pas de façon sensible. En 2017, toujours avec l’effet de ses stocks, les prix du pétrole vont augmenter, mais pas de façon très importante, soutient l’AIE.

“Au risque de tenter le sort, nous devons souligner que les condi- tions actuelles du marché n’indiquent pas que les prix vont se redresser fortement dans un avenir immédiat, sauf évènement géopolitique majeur.” Pour l’Agence internationale, cette inversion de la tendance, qui sera perceptible à partir de l’an prochain, est due aux effets de la baisse des investissements des compagnies internationales. “Les investissements dans l’exploration production devraient chu- ter pour la seconde année consécutive, du jamais vu depuis le contre-choc pétrolier de 1986 : après un recul de 24% l’an pas- sé, ils devraient diminuer de 17% cette année selon l’AIE. Pa- rallèlement, la consommation augmentera en moyenne de 1,2 mbj chaque année, passant de 95,6 mbj en 2016 à 101,6 MBJ en 2021. Le principal moteur de cette croissance sera la trans- formation de la Chine vers une économie de services et des vé- hicules moins gourmands freineront la hausse par rapport à la période 2009-2016.” Dans ces prévisions, l’agence ne fait pas

IL A PRÉSIDÉ HIER UN CONSEIL RESTREINT

Gaz : les orientations de Bouteflika

nales en gaz naturel conventionnel, les perspectives de consommation locale de cette ressource et celles liées aux exportations futures de gaz, ain- si que le programme national de dé- veloppement des énergies renouve- lables.” À l’issue du débat, le prési- dent de la République “a ordonné la poursuite et l’intensification de la prospection des ressources en gaz naturel, insistant également sur le res- pect des plannings d’amélioration des capacités de production des gise- ments déjà en cours d’exploitation”.

état de deux facteurs majeurs qui peuvent influer sur les prix de l’année en cours. Elle n’inclut pas l’hypothèse d’un accord sur une réduction de la production Opep et non-Opep et cel- le d’une diminution de l’offre en 2016 en raison de la ferme- ture de nombreux puits aux États-Unis. En effet, avec des cours du brut autour de 30 dollars actuellement, une bonne partie de la production US de pétrole de schiste n’est pas rentable. En ce sens, Francis Perrin, expert international, n’exclut pas une augmentation légère des prix du pétrole à partir de 2017. D’autres experts, plus optimistes, prévoient une hausse des prix du pétrole à partir du troisième ou quatrième trimestre 2016. Il estime qu’à partir de 2019-2020, les prix du pétrole tourneront autour de 70-90 dollars le baril, sous l’effet d’une diminution de l’offre consécutive à une baisse des investissements des com- pagnies pétrolières internationales dans l’exploration-pro- duction entamée depuis 2015.

K. REMOUCHE

L e président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a prési- dé, hier à Alger, un Conseil res-

treint consacré à la politique natio- nale dans le domaine du gaz. Voici le texte intégral du communiqué de la présidence de la République. “Le président de la République, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bou- teflika, a présidé ce jour lundi 22 fé- vrier 2016 un Conseil restreint consa- cré à la politique nationale dans le do- maine du gaz. Ont pris part à cette ré- union, le Premier ministre, Abdel-

malek Sellal, le ministre d’État, di- recteur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, le conseiller spécial auprès du président de la République, Youcef Yousfi, le vice-ministre de la Défense nationa- le, chef d’état-major de l’Armée na- tionale populaire, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, ainsi que plusieurs membres du gouver- nement. Le Conseil restreint a en- tendu une communication de M. le ministre de l’Énergie qui a notam- ment porté sur les capacités natio-

En outre, le président Bouteflika a donné des directives pour la pour- suite et la dynamisation du pro- gramme de développement des éner- gies renouvelables adopté en Conseil des ministres en mai 2015, souli- gnant que ce programme doit être considéré comme une priorité na- tionale. Le chef de l’État a rappelé que le développement des énergies renouvelables est à même de pro- longer durablement l’indépendance énergétique de notre pays et de gé- nérer aussi une dynamique de dé-

veloppement économique dans son sillage. Le président de la Répu- blique a également chargé le gou- vernement d’accorder une impor- tance particulière au développe- ment de la pétrochimie. Enfin, le président Bouteflika a ordonné la poursuite des efforts de rationalisa- tion de la consommation nationale d’énergie en général, dont le gaz na- turel, y compris à travers la consom- mation de l’électricité.

R. N./APS

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

L’actualité en question

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CONTRÔLE DOUANIER ET LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE FINANCIÈRE

Une centrale des risques pour les douanes

Cette structure sera une sorte de banque où seront centralisées toutes les informations nécessaires pour améliorer la qualité du contrôle douanier et renforcer la lutte contre la délinquance financière.

L es infractions de change constatées par la direction générale des douanes (DGD) en 2015 ont en- gendré un transfert illicite de de- vises équivalent à près de 14 mil- liards de dinars soit environ

140 millions d’euros. L’administration des douanes a transmis à ce propos, 550 dossiers à la justice. Le contrôle a posteriori effectué par les agents a révélé une hausse de 134% du nombre des dossiers relatifs à ces infractions par rapport à 2014. Ce qui dénote de l’amé- lioration de l’efficacité du dispositif mis en pla- ce par la DGD. Les pénalités encourues par ces importateurs fraudeurs sont estimées à 68 mil- liards de dinars. Le directeur général des douanes, M. Kaddour Bentahar, qui a avancé toutes ces statistiques hier au Forum d’El Moudjahid, avoue que des efforts supplémentaires doivent être consen- tis par son institution. D’où la décision de do- ter l'administration douanière d’une centra- le des risques où seront centralisées toutes les informations nécessaires pour améliorer la qualité du contrôle douanier et renforcer la lut- te contre la délinquance financière, a affirmé M. Bentahar. Cette centrale, dont la création sera accom- pagnée d'une expertise étrangère, devra per- mettre à l’administration douanière de “mieux

cibler les opérations de contrôle au niveau na- tional et régional du fait que les douaniers y trouveront toutes les informations en lien avec

Newpress
Newpress

l’origine des marchandises, la (destination) des transferts, la nature des fournisseurs, les anté- cédents des importateurs vis-à-vis des admi- nistrations douanière et fiscale”, a-t-il précisé. Avec une telle structure, l’agent douanier “pourra voir plus clair” lors du contrôle. Les

Le directeur général des douanes, M. Kaddour Bentahar.

nouveaux “pôles douaniers de renseignement et d’enquêtes”, qui seront créés dans le cadre du nouvel organigramme de la DGD en rem- placement des services de contrôle a posteriori, pourront donc, a-t-il expliqué, avoir cette cen- trale comme nouvel instrument de gestion. “À

travers nos saisies, nous avons constaté une pro- gression de la contrebande aux frontières no- tamment pour les boissons non alcoolisées, qui sortent frauduleusement du pays, ainsi que pour la résine de cannabis, la cocaïne, les psycho- tropes qui, en revanche, entrent au pays”, a sou- ligné le DGD pour montrer l’ampleur du phé- nomène de la contrebande. En 2015, les agents douaniers ont, selon lui, saisi plus de 30 000 unités de psychotropes, plus d’un million de litres de carburant (+38% par rap- port à 2014) alors que les saisies des produits pyrotechniques ont nettement baissé.

Contrefaçon : un avant-projet de loi-cadre sera présenté au gouvernement

Concernant les monnaies étrangères, trois mil- lions d’euros ont été saisis en 2015 sur des pas- sagers, ce qui représente une progression de 227% par rapport au montant global saisi en 2014. À cela, il y a lieu d’ajouter, les 10 kilo- grammes d’or que des contrebandiers vou- laient introduire au pays, saisis l’année der- nière. Sur un autre registre, les services doua- niers ont saisi plus de 1,3 million d’articles contrefaits en 2015, constitués notamment d’appareils électroménagers, de produits ali- mentaires, d’articles de sport et de pièces dé- tachées. Les pays originaires de ces produits contrefaits sont l’Espagne, qui occupe le pre- mier rang, suivie de la Chine, de la Roumanie, de la Turquie et de l’Inde.

B. K.

LA SOUSCRIPTION AUX ACTIONS DU GROUPE FIXÉE DU 13 AU 23 MARS

Biopharm entre en Bourse le 6 avril prochain

L groupe pharmaceutique al-

gérien Biopharm a annoncé, hier, que les souscriptions à

l’offre publique de vente (OPV) à prix fixe de ses actions, c’est-à-dire la mise en vente de ses titres de ca-

pital préalable à son introduction à la Bourse d’Alger, seront ouvertes “pour une période limitée” du 13 au 23 mars prochain. Le groupe a organisé une visite de son usine à Oued Smar, à Alger, marquant ainsi le début de sa cam- pagne de communication. “Les in- vestisseurs intéressés peuvent sous- crire auprès de l’un des neuf inter- médiaires en opérations de Bourse (IOB) constituant le syndicat de pla- cement dont le chef de file est la Banque extérieure d’Algérie (BEA). Ces IOB sont : la Banque extérieure d’Algérie, la Banque de l’agriculture

e

et du développement rural, la Banque de développement local, la Banque nationale d’Algérie, BNP Paribas El Djazaïr, la Cnep-banque, Société Générale Algérie et Tell Markets”, précise Biopharm dans un com- muniqué. Au total, 5 104 375 actions, représentant une part de 20% de son capital social, seront offertes au prix de 1 225 DA par action pour le pu- blic et de 1 102,5 DA par action pour les salariés du groupe, pour une valeur totale de 6,25 milliards de di- nars. La cotation des actions de la so- ciété devrait intervenir le 6 avril prochain. Le directeur général ad- joint support indique que le but de l’opération est de poursuivre l’action de restructuration de la gouver- nance du groupe entamé en 2013. Biopharm s’est engagé dans un pro- cessus de diversification de son ac-

tionnariat. La première étape a été de réorganiser ses activités autour de pôles d’activités et d’ouvrir son ca- pital à des investisseurs institu- tionnels internationaux. Le groupe poursuit ainsi son évolu- tion en ouvrant son capital en Bour- se et en offrant la possibilité à l’épargne nationale algérienne de participer aux opportunités de crois- sance du secteur pharmaceutique al- gérien en investissant dans une en- treprise qui est, aujourd’hui, bien po- sitionnée pour poursuivre son dé- veloppement de façon performante. Biopharm est un groupe intégré qui active sur toute la chaîne de va- leur du médicament en développe- ment, production, distribution, ré- partition aux officines, information médicale et services logistiques. Bio- pharm SPA a réalisé, en 2014, un

chiffre d’affaires consolidé de 49 milliards de dinars représentant 13% du volume du marché du mé- dicament tel qu’estimé par BMI, du groupe Fitch. Le résultat net consolidé est estimé à 3,8 milliards de dinars durant la même année, soit un bénéfice net de 151 DA par ac- tion. Plus d’un médicament sur 10 dis- ponibles en pharmacie est fabriqué ou distribué par Biopharm. Au pre- mier semestre 2015, la société à réalisé 27 milliards de dinars (ré- sultat non audité) et un résultat net de près de 2 milliards de dinars. Un rapport, publié en juillet 2015 par BMI, du groupe Fish, prévoit que le marché pharmaceutique algérien, es- timé à 374 milliards de dinars en 2014, croîtra pour atteindre 587 milliards de dinars en 2019. Évo-

quant une étude du ministère de l’Industrie, Abdelouaheb Kerrar, directeur général adjoint, indique que le secteur du médicament a réalisé une croissance annuelle de 17% sur les 8 dernières années. Bio- pharm a de grandes ambitions sur le marché national dont les besoins sont couverts à 40% par la produc- tion locale, mais également à l’ex- portation. L’agrément en 2015 de l’unité de production par l’Agence nationale française de sécurité du médica- ment ouvre des possibilités d’ex- portation vers le marché européen. Par ailleurs, le D r Abdelouaheb Ker- rar a évoqué des discussions pour mettre à la disposition, comme site alternatif, l’unité de Biopharm pour la production européenne.

MEZIANE RABHI

LA COUR SUPRÊME REJETTE L’APPEL EN RÉFÉRÉ DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Vers la fermeture de 63 officines à Sétif

L Cour suprême a rejeté, lors de sa ses-

sion du 18 février dernier, l’appel en ré- féré, du ministère de la Santé, de la Po-

pulation et de la Réforme hospitalière dans l'af- faire des autorisations d'ouverture de 63 offi- cines, à Sétif. En effet, l'affaire continue de dé- frayer la chronique, malgré les décisions de jus- tice, d'autant plus que la commission qui a été installée avec la bénédiction de l'ancien wali, Abdelkader Zoukh, sous la pression des phar- maciens diplômés, est illégitime. Selon un membre du syndicat des pharmaciens de Sé-

a

tif, le directeur de la santé et de la population de Sétif a indiqué, dans une correspondance adressée au syndicat le 3 septembre 2013, que l'actuel wali d'Alger est intervenu dans cette affaire. La liste des bénéficiaires, qui ont été choisis selon des critères autres que ceux ar- rêtés par la tutelle, a été établie sur instruction d’Abdelkader Zoukh. Pis, ladite commission, seule habilitée à délivrer les agréments d'ou- verture d'officines, devait être composée d'un représentant de la Direction de la santé, d'un membre de l'Ordre de pharmaciens et d’un

autre du syndicat des professionnels. Or, cel- le-ci était composée de représentants de la DSP, de médecins et de quatre représentants des protestataires diplômés en pharmacie. Plu- sieurs autres anomalies ont été dénoncées, l’on citera entre autres, fausses résidences, cumul de fonctions, non-respect de l’ordre chrono- logique d'inscription des diplômés sur le re- gistre coté et paraphé et une pléthore de cas litigieux. Il est à souligner que depuis plusieurs mois, la décision de justice n'est pas appliquée et les di-

plômés bénéficiaires d'agréments qui n'ont toujours pas adhéré à l'Ordre des pharmaciens qui ne les reconnaît pas, activent normalement. “Le malade n’est pas couvert, car les nouveaux bénéficiaires n’ont pas encore adhéré au conseil de déontologie”. Pourtant, “aucun médecin, dentiste ou pharmacien ne peut exercer sans être inscrit auprès du conseil de l’Ordre de la pro- fession, et tout contrevenant est passible de poursuites judiciaires”, stipule l'article 204 du décret exécutif.

F. SENOUSSAOUI

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L’actualité en question

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

CONSTANTINE

“Femmes résistantes”, thème d’un colloque international

Cette rencontre a vu la présence de professeurs d’université, de docteurs, de cinéastes, d’écrivains, de romanciers et de réalisateurs.

D ans le cadre de l’évé- nement “Constantine, capitale de la culture arabe 2015”, un col- loque international portant sur les

“femmes résistantes” a été organisé, hier, et se poursuivra, aujourd’hui, à Constantine. Cette rencontre a vu la présence de professeurs d’université, de docteurs, de cinéastes, d’écrivains, de romanciers et de réalisateurs. Plusieurs commu- nications ont été présentées, l’on cite- ra, entre autres, “Mouvement national et questions féminines”, “Luttes des femmes pendant la guerre de Libéra- tion : mutations et contraintes” ou en- core “La prison de femmes de Tifelfel” créée en 1955 par la France coloniale et qui est restée, jusque-là, méconnue dans l’histoire de l’Algérie. “Ce colloque est une suite à la rencontre que nous avons organisée, en novembre dernier, portant sur le thème ‘Constan- tine et sa région dans le mouvement national et la guerre de Libération’. Il est question de mettre en avant l’accès à la citoyenneté pleine et entière de la femme à travers sa participation à la guerre de Libération nationale”, nous a déclaré Slimane Hachi, directeur du CNRPAH et directeur du département

APS
APS

Le colloque international “Femmes résistantes” se tient à Constantine du 22 au 24 février.

colloques au niveau du commissariat de la manifestation “Constantine, ca- pitale culturelle arabe 2015”. Notre in- terlocuteur ajoutera, dans ce sens,

de pays d’Afrique. Il sera plus particu- lièrement question, durant ces deux journées de débats, de mettre en évi- dence la participation de la femme al-

gérienne et son rôle prépondérant dans la guerre de Libération. Cette femme qui a répondu à l’appel du 1 er Novembre et prouvé son courage, son engagement, la libération de l’Al- gérie ne pouvait, en effet, aboutir sans elle. Aussi, durant ces conférences, les intervenants ont évoqué le rôle capi- tal qu’à joué la femme dans la lutte contre l’occupation française, et cela, sous plusieurs appellations, à titre d’exemple : fidaiyate, moussebilate, mourchidate, infirmières, et dont cer- taines ont même dirigé des réseaux d’évasion. Les conférenciers ont éga- lement évoqué la solidarité et l’immen- se soutien manifesté par des milliers de femmes de par le monde. D’autres thèmes seront aussi débattus, aujourd’hui, à savoir le rôle des mass media dans le combat libérateur, la mobilisation politique au féminin en Afrique de l’Ouest, les femmes dans l’espace public, les luttes féminines pour la pleine citoyenneté, le combat d’une femme palestinienne, littératu- re des femmes en Algérie : résistance du corps et corps de résistance, etc. Enfin, un documentaire d’images de Nassima Guessoum de femmes dans la guerre de Libération nationale sera projeté et suivi d’un débat.

INES BOUKHALFA

que la rencontre sera axée sur les femmes résistantes dans le monde arabe, notamment en Palestine, en Sy- rie, en Irak et dans un certain nombre

ANNABA

Atelier régional de la CNCPPDH sur l’application de l’ordonnance n°15-02

L e représentant de Protect Reform Interna- tional salue les réformes de la justice algé- rienne.

Entamé dimanche, l’atelier régional de forma- tion sur l’application de l’ordonnance n°15/02 du 23 juillet 2015 qu’organise la Commission na- tionale consultative pour la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH) s’est poursui- vi, hier, en présence d’un grand nombre de re- présentants des corps de sécurité, des présidents d’APC, d’avocats et de fonctionnaires de justi- ce venus de pratiquement toutes les wilayas de l’est du pays. L’ordonnance n°15-02 du 23

juillet 2015, modifiant et complétant l’ordonnan- ce n°66-155 du 8 juin 1966 portant code de pro- cédure pénale, telle qu’adoptée dans le cadre du processus de réforme de la justice, se veut un gage de la volonté politique des autorités algé- riennes de “préserver et d’améliorer la protection des droits de l’Homme”, comme souligné à maintes reprises par les différents intervenants. Cette volonté politique a été particulièrement saluée par le D r Mohamed Chabana, représen- tant jordanien de l’ONG Protect Reform Inter- national pour la région Mena, lors de son allo- cution d’ouverture, dimanche, rappelons-le.

Cet intervenant n’a pas caché son admiration pour l’initiative algérienne qui s’est “exprimée par les faits et non par les paroles, contrairement à ce qui se fait dans d’autres régions du monde, malheureusement”. “L’Algérie a franchi d'impor- tants pas en matière de réforme judiciaire”, de- vait-il ajouter. Au nombre des thèmes se rapportant à la garan- tie des droits aux justiciables contenue dans le code de procédure pénale, on retiendra tout spé- cialement celui qui a été abordé par le représen- tant de la Gendarmerie nationale, lequel a dé- fini clairement les prérogatives de l’autorité ju-

diciaire durant la période de détention des prévenus. Une attention particulière a été accor- dée par les participants à cette deuxième jour- née à la conférence consacrée à “la problématique de la situation à laquelle sont confrontés les pré- venus durant leur détention au regard des lois en vigueur”. D’autres thèmes non moins intéressants de- vraient être abordés, aujourd’hui, par les respon- sables de l’atelier, avant l’élaboration des réso- lutions et autres recommandations des partici- pants.

A. ALLIA

DANS UN CEM À OULED YAÏCHE (BLIDA)

Une enseignante et deux agents agressés

U ne enseignante et deux agents d’un CEM à Ouled Yaïche, à Blida, ont été agressés hier par quatre jeunes après avoir accédé de force dans l’établissement. C’est une scène d’hor-

reur qu’ont vécue les enseignants de cet établissement devant deux

jeunes qui venaient venger un élève qui aurait été giflé par l’en-

seignante agressée. Munis d’armes blanches, les agresseurs ont d’abord frappé les deux agents qui assurent la sécurité du CEM pour accéder ensuite à l’enseignante pour la tabasser. Le respon- sable de l’établissement a tout de suite appelé la gendarmerie, mais c’était trop tard, les agresseurs avaient déjà pris la fuite. Devant

ROUIBA

Les travailleurs de Tameg en grève

cette agression caractérisée, les enseignants ont décidé de protes- ter en arrêtant le travail pour que les agresseurs soient punis pour leur acte. Les éléments de la gendarmerie ont ouvert une enquê- te et l’élève doit donner l’identité des deux agresseurs.

K. FAWZI

L es travailleurs de l’entreprise Tameg - spécialisée dans la fabrication du cuir et sise à la Zone industrielle de Rouiba -

ont observé, hier, une journée de protestation pour exiger l’application de l’article 87bis et

la revalorisation de certaines indemnités. Les protestataires demandent également l’ap-

provisionnement de leur unité en matières premières. Dans un procès-verbal de l’assem- blée générale, daté du 18/02/2016, les tra- vailleurs affirment avoir saisi la direction des difficultés que traverse l’entreprise en raison du manque d’activités des ateliers à cause du non-approvisionnement en matières pre-

mières qui entrent dans la fabrication des pro- duits de l’unité. Les ouvriers ont évoqué dans le document la non-application de la dis- position de l’article 87bis pour une dizaine de travailleurs et exigent la signature d’une nouvelle grille de salaires basée sur le décret 53/15 du 8/02/2015 relatif au SNMG. Par

ailleurs on a appris qu’une réunion a été convoquée par la fédération de l’UGTA pour dimanche prochain afin d’examiner les do- léances des travailleurs. Nos tentatives pour avoir le point de vue de la direction sont res- tées vaines.

M. T.

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

L’Algérie profonde

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LUTTE CONTRE LES MALADIES À TRANSMISSION HYDRIQUES À MÉDÉA

Mise en place des mesures de prévention

Dans le cadre du dispositif de lutte contre les maladies à transmission hydrique (MTH) et en prévision de la saison estivale, des mesures de renforcement des moyens d’intervention et de prévention sont d’ores et déjà mises en place par les services concernés de la wilaya.

A fin de circonscrire tout risque lié aux MTH, les services des directions de la santé et de la popu- lation, du logement,

des ressources en eau, de la pro- grammation et du suivi budgétai- re, de l’industrie, les élus et les chefs de daïra ont été réunis au siège de la wilaya. Un exposé a été présenté au cours de la réunion par le secrétaire général de la wilaya sur la gestion du dispositif sous la présidence du wali, Mostafa Layadi, sur l’évolution de la situa- tion en matière de lutte contre les MTH. Selon les éléments présen- tés, rien n'est laissé au hasard en vue d'une meilleure maitrise des différents canaux intervenant dans les actions d’hygiène et de salubri- té publiques dans la préparation de la campagne de démoustication. Les actions coordonnées des diffé- rents services devront anticiper les dangers des eaux usées se déver-

sant des caves inondées dégageant des odeurs nauséabondes dans la rue. Le traitement des caves et des oueds par épandage de produits de démoustication ne sera efficace que si les actions prévues dans le cadre de la campagne de lutte contre les MTH sont lancées pen- dant la période larvaire des mous- tiques. L'existence de plus de 1500 puits dans la seule ville de Médéa est aussi une raison pour observer l'application des mesures de traite- ment de leurs eaux et de contrôler leur exploitation à des fins com- merciales. La surveillance des réservoirs et canalisations doit être de rigueur si l'on sait que les eaux alimentant plusieurs agglomérations de la wilaya proviennent des barrages Ghrib dans la wilaya de Aïn Defla, de Koudiet Acerdoune (w. Bouira) et des nappes de Birine (w. Djelfa). L'accent a aussi été mis sur la qua- lité et la disponibilité de la ressour- ce à mettre à la disposition du

D. R.
D. R.

Des actions sont mises en place par les services sanitaires pour une efficacité optimale de la campagne de lutte contre les MTH.

citoyen, en faisant participer la société civile à travers des cam- pagnes d’information et de sensi- bilisation aux maladies à transmis-

sion hydrique en ciblant plus par- ticulièrement les populations des zones isolées.

M. EL BEY

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE MÉDÉA

Rencontre d’information sur le Salon international des équipements pour le commerce

L a chambre de commerce et d’industrie Titteri de Médéa organise, en collabora- tion avec la Caci (Chambre algérienne de

commerce et d’industrie), une rencontre d’in- formation sur la 2 e édition du Salon internatio- nal des équipements pour le commerce. La

journée qui se déroulera mercredi au siège de l’Odej (Office des établissements de jeunes) sera animée par le directeur de service et de promo- tion de l’entreprise et par le chef de service des foires et salons à la Caci. La rencontre d’information aura pour thème le

prochain Salon international des équipements pour le commerce dédié aux matériels et équi- pements nécessaires à l’aménagement, l’agen- cement et à la décoration des commerces, des magasins et des grandes surfaces commerciales.

M. EL BEY

Un mort et 11 blessés dans 2 accidents de la route

n Un accident survenu entre 2 véhicules légers, sur la RN1 au lieudit Benhoua (commune de M’fatha, 70 km au sud du chef-lieu

de wilaya), a causé la mort sur le lieu de l’accident d’une personne âgée de 47 ans et fait 9 blessés. Un second accident entre un bus de transport de voyageurs et un véhicule léger a eu lieu à la fraction Kiad (commune d’El-Azizia, 100 km à l’est du chef-lieu), faisant 2

blessés graves parmi les occupants du véhicule léger.

M. EL BEY

Le CO2 fait un mort

n L’oxyde de carbone a fait une victime âgée de 38 ans au centre de la localité de Mihoub, 120 km à l’est

du chef-lieu, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la Protection civile. Selon la même source, le CO se dégageant d’une cuisinière a provoqué l’asphyxie de la victime dont la dépouille a été transportée au centre de santé de la localité.

M. EL BEY

transportée au centre de santé de la localité. M. EL BEY BRÈVES du Centre AOMAR (BOUIRA)

BRÈVES du Centre

AOMAR (BOUIRA)

Chaâbet Yekhlef enclavée

n Les habitants de la localité de

Chaâbet Yekhlef, relevant de la commune d’Aomar, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, souffrent le martyre du fait de l’impraticabilité de bon nombre de routes qui mènent à leur bourg. Ce dernier est situé dans une zone très difficile d’accès, notamment du fait des reliefs qui l’entourent. D’après plusieurs avis recueillis “les services municipaux de la commune d’Aomar ont été à maintes reprises saisis, afin de procéder à la réfection des routes, mais en vain’’. Il est vrai que l’état des routes au niveau de cette bourgade laisse vraiment à désirer. Nids-de- poule, crevasses et autres trous béants, sont le lot quotidien des usagers. De plus, par mauvais temps, comme c’était le cas récemment, ces pistes constituent un réel danger. Pour rappel, au mois de novembre dernier, une centaine de villageois de cette localité a fermé la RN5 et le siège de l’APC d’Aomar, dans le but de dénoncer la misère et le sous-développement, dont ils font l’objet. Parmi leurs doléances : la réhabilitation des routes.

R. B.

M’SILA

Un garçon

de 12 ans se suicide à Ben S’rour

n Un garçon de 12 ans est décédé,

dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Aïn Ben Aïssa, commune de Ben S’rour, 117 kilomètres au sud de M’sila, après avoir mis fin à ses jours par pendaison. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte. Selon les premiers éléments, il s'agit d'un suicide. L'enfant a été retrouvé par ses parents pendu dans leur domicile. Les parents, sous le choc, n'ont pas

encore pu être entendus par les enquêteurs. “On ne connaît pas pour l'instant les raisons de son geste”, a précisé une source locale. Notons que ces derniers jours, la wilaya de M’sila a enregistré pas moins de 4 suicides.

C. B.

BÉJAÏA

Les souscripteurs AADL 2001/2002 ne lâchent pas prise

n En l’espace d’une semaine, 2400 souscripteurs AADL 2001/2002 à l’échelle de la wilaya de Béjaïa, constitué en association Amal, ont organisé quatre rassemblements devant le siège de la wilaya pour exiger du wali de trouver “une solution alternative à leur problème”. Bien qu’ils se soient acquittés du paiement de la deuxième tranche, le projet n’est qu’au stade de terrassement, selon les souscripteurs. L’organisation propose comme solution alternative l’affectation des logements réceptionnés pour mettre un terme “aux attentes des souscripteurs qui n’ont que trop duré”. Selon les membres de l’association, lors du rassemblement, le 13 février dernier, le SG de la wilaya, le chef de cabinet du wali et le directeur du logement les ont reçus. Il a été convenu, précise-t-on, qu’ils soient reçus deux jours après par le wali et en présence du directeur général de l’AADL. On explique que, depuis, aucun responsable n’a daigné les recevoir. D’où leur quatrième mouvement de protestation devant le siège de la wilaya, y compris le week- end, vendredi et samedi derniers. Par ailleurs, l’association des résidents de la cité Douanière de la ville de Béjaïa a organisé, hier, un rassemblement devant le siège de la daïra pour exiger “l’amélioration du cadre de vie dans leur cité”. Le bitumage des axes routiers de la cité, le rétablissement de la ligne de transport urbain… sont autant de doléances soulevées par l’association des résidents de ladite cité.

L. OUBIRA

1917 comprimés psychotropes saisis et deux individus écroués

n Deux personnes ont été arrêtées et 1917 comprimés psychotropes ont été saisis, en fin de semaine dernière, par les éléments de la police judiciaire de Béjaïa, a-t-on appris de la cellule de communication de la sûreté de wilaya. Agissant sur renseignements, les policiers ont réussi, au début, à appréhender Ch.N., âgé de 32 ans et résident à Béjaïa, lequel a été pris en flagrant délit à proximité du stade de l’Unité maghrébine alors qu’il était à bord d’une voiture en compagnie d’un mineur âgé de 8 ans et en possession de 1040 comprimés psychotropes. La perquisition effectuée dans son domicile a permis de récupérer 564 autres comprimés de type Rivotril. La suite de l’enquête a permis d’arrêter son complice. Il s’agit de F.H., âgé de 40 ans, résident à Souk El-Tenine. Ce dernier était en possession de 313 comprimés psychotropes. Les deux mis en cause ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Béjaïa pour “détention et revente de psychotropes, exploitation d’un mineur dans le but de commettre des crimes et usurpation d’identité”. L’affaire a été transférée au juge d’instruction qui a écroué les deux dealers, conclut le communiqué de la police. Par ailleurs, les éléments de la police judiciaire de Guendouza, dans la daïra d’Akbou, ont mis fin aux agissements d’un dealer de 26 ans résidant dans la même localité, a-t-on appris de la sûreté de wilaya. L’individu, répondant aux initiales de A.A., a été pris en flagrant délit de vente de drogue près des

entrées des établissements scolaires de la localité, précise la même source. Présenté devant le procureur de la République près le tribunal d’Akbou, il a été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire par le juge d’instruction pour “détention et vente illégale de psychotrope”, note le communiqué de la police.

H. KABIR

Les travailleurs de Sentex de Kherrata protestent

n L’usine du textile Sentex (Société d’ennoblissement des textiles) de Kherrata a été paralysée, avant-hier, par un mouvement de protestation des travailleurs. Ces derniers, environs 150, exigent le départ du directeur de l’usine qu’ils accusent de faire pression sur les employés et d’abus de pouvoir. Même l’intervention de la section syndicale de l’usine pour dénouer la situation n’a pas eu l’effet escompté, indique une source locale. Les travailleurs de l’usine reprochent, notamment, au DG de l’usine d’avoir licencié un travailleur sans passer par le conseil de discipline et d’avoir “injustement” procédé à la suspension d’un chauffeur. Les travailleurs, qui ont décidé de surseoir à leur mouvement en attendant qu’une solution soit trouvée à leurs doléances, promettent de revenir à la charge les prochains jours si rien n’a été fait, ont-ils affirmé.

H. KABIR

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L’Algérie profonde

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Mardi 23 février 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est UNIVERSITÉ DE SKIKDA Mouvement de

BRÈVES de l’Est

UNIVERSITÉ DE SKIKDA

Mouvement de protestation des agents de sécurité

n Des dizaines d’agents de sécurité

exerçant à l’université et dans les résidences universitaires ont observé dimanche matin un sit-in devant le rectorat de l’université du 20-Août 1955. Ils revendiquaient de meilleures conditions de travail et la sécurité suite aux agressions physiques dont ils font l’objet, notamment de la part des extras à l’université qui déambulent devant les entrées principales et à l’intérieur de l’enceinte universitaire. Ils considèrent qu’ils sont soumis à de fortes pressions quotidiennes sachant que des familles habitent dans l’enceinte universitaire, ce qui ne facilite guère leur tâche. Selon des protestataires, même les revendeurs clandestins les harcèlent quotidiennement. Ils ont présenté leurs doléances au rectorat pour une prise de charge de cette situation qui n’honore guère la famille universitaire et attendent qu’on daigne leur répondre pour que l’université retrouve sa quiétude.

A. BOUKARINE

OUM EL-BOUAGHI

Augmentation illégale du prix de transport

n Tout le monde a constaté la

décision unilatérale des transporteurs (taxis et bus), d'augmenter leurs prix, juste après l'annonce de l'augmentation des prix des carburants par les pouvoirs publics. L'initiative qui a été dénoncée même par le syndicat des taxieurs et transporteurs et qualifiée d'illégale par les services du transport, se poursuit malheureusement. On citera, entre autres, le prix de ticket de transport sur la ligne Aïn Beida-Oum El-Bouaghi qui est passé de 40 à 50 DA. Cette situation dénote de l'anarchie qui règne dans ce secteur névralgique et témoigne de l'absence de contrôle rigoureux de l'activité par les services concernés.

K. MESSAD

TÉBESSA

Un homme fauché mortellement par un chauffard

n Un homme âgé de 30 ans a trouvé la

mort, dimanche, au lieudit El Merja suite à un accident de la route, apprend-on de source sûre. L’accident s’est produit à l’intersection de la rocade d’El Merja. La victime traversait la route, quand une voiture de marque Peugeot 505, qui roulait à grande vitesse, le faucha. Aussitôt alertés, les éléments de la sûreté du 7 e

arrondissement se sont immédiatement déplacés sur les lieux. La victime a été transférée vers l’hôpital où son décès a, malheureusement, été constaté. Une enquête a été déclenchée.

RACHID G.

JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LES GLISSEMENTS DE TERRAIN À MILA

Tout le Nord algérien est instable

L’intervenant affirme que de toutes les villes algériennes, Béjaïa est celle qui présente le plus de sites instables, suivie de Constantine, de Jijel et d’Alger.

L es spécialistes en géolo- gie et géophysique qui ont participé, samedi, à une journée d’étude sur les glissements de ter- rain, sont unanimes

quant à la question relative à l’in- stabilité qui affecte le sol dans les ré- gions du Nord algérien, un phéno- mène qui prend de l’ampleur à cau- se de la déforestation intensive et du développement de l’urbanisme anar- chique. Selon Naâmane Boutouatou, ancien PDG de l’UNHC, qui a pré- senté une communication sur l’in- stabilité des sites, “le phénomène des glissements de terrain est un phé- nomène naturel connu dans le mon- de entier. Toutefois, de nombreux fac- teurs, notamment humains, partici- pent à sa recrudescence, comme l’ex- tension urbanistique au détriment des

reliefs et la déforestation”. L’interve-

nant affirme que de toutes les villes algériennes, Béjaïa est celle qui pré- sente le plus de sites instables, suivie de Constantine, de Jijel et d’Alger. 25 sites instables sont confirmés à Bé- jaïa. Constantine en compte 20 mal- gré le caractère rocheux de son sol.

À Jijel, on a recensé 12 sites et 10 à Alger, Bouira et Lakhdaria. Mettant à l’index les activités humaines im- pertinentes ou non contrôlées, le conférencier soutient que les coulées de boue dans les régions de la Kabylie sont la conséquence directe de l’abat- tage du couvert forestier dans ces ré- gions. Pour sa part, D r Ahmed

Liberté
Liberté

Boughrara de l’université de Constantine a mis en avant la né- cessité d’effectuer des sondages à des profondeurs importantes afin d’éta- blir une carte efficiente des creux et nappes hydriques souterraines : “La collecte d’informations réelles sur les caractéristiques physiques et hydro- logiques du sol nous permet de consti- tuer une banque de données efficace

Les glissements de terrain causent des dégâts considérables et irriversibles.

et facilement consultable et de ré- pertorier les zones à risques, ce qui nous évitera d’effectuer, à chaque fois, des recherches sur des sites plusieurs fois sondés par le passé.” Les partici- pants ont par ailleurs mis en évidence la relation directe qui existe entre les conditions climatiques (fortes pré- cipitations et stress hydrique), l’ur- banisation anarchique et l’activité sis-

mique et les glissements de terrain. “Tous ces facteurs accentuent le phé- nomène des glissements de terrain, d’où l’impératif de s’abstenir de construire sur les reliefs et de mettre en place des systèmes de drainage d’eau pluviale efficace afin de pré- server l’équilibre des sols”, a-t-on expliqué.

KAMEL B.

ÉDUCATION ET FORMATION PROFESSIONNELLE À SOUK AHRAS

Le wali relance de nombreux projets

L e secteur de la formation professionnelle dans la wilaya de Souk-Ahras se renforce par la réception et le lancement de nou-

veaux projets. C’est à Zaârouria, une commu- ne distance de 10 km du chef-lieu que le premier coup de pelle du chantier de construction d'un centre de formation professionnelle a été don- né, avant-hier par M. Abdelghani Filali, le wali de Souk-Ahras. Ce dernier vient ainsi relancer une opération ins- crite en 2012 et qui tardait à se concrétiser. Quant au centre qui s'étend sur 2 ha d'une capacité de 250 places pédagogiques et d'un internat de 60 lits, il sera réceptionné en septembre 2017, a-t- on affirmé. La réalisation de ces centres vise sur- tout la résorption de la déperdition scolaire tout en formant des travailleurs qualifiés. Dans cet-

te même optique, plusieurs infrastructures et les équipements accompagnant celles-ci figurent au- dit programme. Dans la même journée, le chef de l’exécutif a ef- fectué une visite d'inspection dans la partie nord- est de la ville chef-lieu de wilaya, plus exactement à haï Ghaloussi, une cité qui s'agrandit de plus en plus au fil des ans, pour relancer une opéra- tion qui date de 2014 et qui consiste en la réa- lisation d'un institut national spécialisé d'une ca- pacité de 300 places pédagogiques et d'un in- ternat de 120 lits et sera doté de toutes les com- modités, comme l’a recommandé le wali. Le lieu d'implantation de cet institut a été judicieuse- ment choisi car il se trouve au centre de plusieurs infrastructures éducatives (une école primaire, un CEM et un lycée qui ouvrira ses portes en sep-

tembre prochain). Le délai de réalisation ini- tialement prévu en 27 mois a été revu à la bais- se après intervention pressante du wali. En plus de ces opérations lancées, le secteur s’apprête à réceptionner un centre d'une capacité de 200 places pédagogiques et un internat de 60 lits au niveau de la commune frontalière de Heddada et celui de Oued Kéberit prochainement, lors de l'ouverture de l'année professionnelle le 28 fé- vrier 2016. Ces infrastructures qui viennent ren- foncer le secteur de la formation professionnelle entre dans le cadre de la diversification et la spé- cialisation de certaines activités, notamment celles spécifiques à la région et répondre aux exi- gences de l'heure en matière de demande de main-d'œuvre.

HOCINE FARROUKI

GUELMA

Démantèlement d’un réseau de prostitution

n Les éléments de la police judiciaire relevant de la Sûreté de daïra d'Héliopolis

sont parvenus, cette semaine, à neutraliser un réseau de prostitution qui activait dans cette localité située à cinq kilomètres du chef-lieu de wilaya. Selon le dernier bulletin de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, les policiers avaient appréhendé sept individus, âgés entre 26 et 29 ans, et présentés au magistrat instructeur près le tribunal de Guelma qui les a placés sous mandat de dépôt sous les chefs d'inculpation de “délit d'organisation de prostitution et création d'un lieu de débauche”. Les éléments de la PJ sont parvenus, à la faveur d'investigations, à localiser le lieu de débauche, un appartement implanté dans la cité Guerroui-Brahim à Héliopolis, que fréquentaient régulièrement des clients que rabattaient les deux proxénètes. Les enquêteurs avaient effectué une descente dans cet appartement et avaient confondu les prévenus surpris en flagrant délit. Une importante somme d’argent a été récupérée par les éléments de la PJ.

HAMID BAALI

Distribution de 390 logements sociaux

n Le directeur-général de l'OPGI de la wilaya de Guelma a annoncé à Liberté la distribution de 390 logements sociaux à caractère locatif à des bénéficiaires en possession de pré-affectations délivrées par l'administration l'année dernière. Conformément aux instructions de M me la wali de Guelma, ces appartements sont désormais dotés de toutes les commodités et du VRD (voie des réseaux divers) et offrent toutes les commodités aux familles concernées. Tahar Ziani nous confirme que la remise des clés des 390 appartements neufs interviendra début mars 2016 au profit de 200 familles à Guelma, 20 à Héliopolis, 50 à Aïn Makhlouf, 70 à Oued Zenati

et 50 à Hammam N'baïls. Notre interlocuteur nous souligne qu'avec la première tranche de remise des clés (583 logements sociaux), la deuxième (268 logements) intervenue début du mois courant, les services de wilaya ont déjà ciblé 1241 familles. Les engagements du chef de l'exécutif de wilaya seront tenus puisque tous les titulaires de pré-affectations de logements sociaux seront relogés avant le Ramadhan prochain. En effet, les promoteurs immobiliers travaillent d'arrache-pied pour livrer leurs quotas de logements, et ce, pour échapper aux sanctions prévues en cas de défaillances.

HAMID BAALI

LIBERTE Mardi 23 février 2016 L’Algérie profonde 11 EL-BAYADH Chronique des tempêtes de sable Quand

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

L’Algérie profonde

11

EL-BAYADH

Chronique des tempêtes de sable

Quand souffle la tempête de sable, voleurs de cheptel et autres voyous passent à l’action.

B ien que d'habitude les tempêtes de sable surviennent en mai et octobre, cette fois-ci, il ne se

passe pas une semaine sans que cela n’arrive à travers la région d'El-Bayadh. Ce phénomène, qu'aggravent les vents forts, rend toutes les acti- vités quotidiennes difficiles à accomplir, notamment dans les domaines de la construction et de l'élevage. Pour la population locale, il est quasiment impos- sible de fonctionner normale- ment lorsque le vent se met à ébranler tout ce qui se trouve sur son passage, particulière- ment quand il s'agit du soulève- ment du sable, venant du sud de la wilaya. Aucun rempart solide soit-il ne peut résister à ce phé- nomène surtout pour les popu- lations nomades ou éparses, qui se trouvent souvent sous des tentes ou abris de fortune. “Dans des situations pareilles, aucune richesse ne peut couvrir l'autre facette de notre misère”,

nous dira un éleveur de Rogassa, une région très sensible du fait de sa proximité avec le chott où les dunes de sable se confondent avec les habitations. D'ailleurs, nombreux sont les éleveurs qui se voient subtiliser leurs chep- tels par des cambrioleurs spécia- lisés qui n'attendent que les nouvelles de la météo. Même

D. R.
D. R.

Les tempêtes de sable paralysent toute la région rendant impossible toutes les activités quotidiennes.

topo dans les agglomérations où d'autres escrocs “activent”, après avoir tout noté auparavant. Il faut souligner que lors des tem- pêtes de sable, il est quasiment impossible d'avoir une visibilité à même de se protéger vis-à-vis des risques éventuels. Sur un autre plan, plusieurs accidents surviennent un peu partout du fait de projectiles ou autres objets emportés par la vitesse

des vents, le tout camouflé par le déplacement des sables. Même les coupures d’électricité se met- tent de la partie pour ne laisser place qu'à des situations apoca- lyptiques. Toutes les activités économiques observent un frein, ce qui se répercute ainsi sur les prix des produits alimen- taires pratiqués par des com- merçants à la recherche du moindre indice pour élever leur

prix de vente. Cependant, il faut reconnaître qu'une bonne partie de la population locale impute ces situations insupportables aux différentes agressions infli- gées aux parcours de la région, par des défrichements irréflé- chis et des exploitations irra- tionnelles du couvert végétal, très sensible en période de sécheresse.

A. MOUSSA

ORAN

L’UGTA veut “s’installer” à Renault Algérie

A lors que le siège de l’UGTA à Oran

connaissait dimanche une animation

particulière en vue des préparatifs de

la célébration du 24 février, la question de l’installation d’une section syndicale au sein de Renault Algérie Production (RAP) a été abordée avec l’organique qui dénonce “des entraves qui n’ont pas lieu d’être” et d’expli- quer que “certes, c’est un investissement étranger important mais la loi est là pour les travailleurs”. La question de l’installation d’un conseil syndical traine depuis 2014, avec des difficultés rencontrées par les tra- vailleurs pour y tenir leur AG élective puis la remise en cause de deux délégués issus des

élections. Ainsi dans un courrier transmis par le service du DRH de la RAP, il est men- tionné que les deux délégués en question, dont le SG de la section, “ne remplissent pas les conditions d’éligibilité prévus par l’article 44 de la loi 90-14 relative aux modalités d’exercice du droit syndical”, selon un cour- rier daté du 2 février. Cette condition est le fait qu’ils n’ont pas encore une année d’ancienneté dans l’entre- prise, mais pour l’UGTA la question ne se pose pas, renvoyant la DRH à un autre article de la loi 90-14, insistant sur le carac- tère légitime dudit conseil de sécurité. Depuis, le différend pèse au sein de l’entre-

prise, même si de part et d’autre on évite de parler de conflit et qu’on se dit “disposé à discuter”. Pour l’un des délégués en ques- tion, ainsi que l’UGTA, la situation s’appa- rente à une entrave à l’exercice syndical, d’autant que ce dernier évoque des revendi- cations salariales urgentes et des primes de risque pour certains postes comme le travail de nuit. Dans un courrier de l’UGTA, il est demandé à la RAP de “collaborer avec le conseil syndical” et de conclure en précisant que si les entraves se poursuivent, “nous serons obligés de recourir à d’autres démarches”.

D. LOUKIL

ORAN

Panique sur le Front de mer

n Dimanche vers 16h40, la Protection civile est informée d’une tentative de suicide d’un homme qui a menacé de se jeter du haut du Front de mer, à proximité du théâtre de verdure. L.A., 34 ans, avait enjambé la rambarde, voulant mettre fin à ses jours. L’intervention des secouristes accompagnés de policiers a fini par le dissuader de passer à l’acte.

AYOUB A.

Du blé sur le macadam

n Vers 13h30 dimanche, un semi- remorque de type Shacman, immatriculé à Mostaganem, s’est renversé sur la RN 11, plus précisément dans la région de Chaïria, daïra de Bethioua. Le camion a perdu sa cargaison, 30 t de blé, qui s’est répandue sur le bitume bloquant ainsi la circulation pendant plus d’une heure. Le chauffeur, M.A., 34 ans, souffre de sérieuses blessures au ventre et à la tête et ou une enquête a été ouverte.

A. A.

Deux blessés d’un accident de la route décèdent

n Évacués dans un état critique vers le service des urgences de l’hôpital d’Oran, deux des blessés, âgés de 50 et 70 ans, de l’accident qui s’est produit vendredi dernier, ont succombé à leurs blessures. Rappelons que le renversement d’une Renault Kangoo à Misserghine avait fait, dans un premier temps, cinq blessés graves issus d’une même famille. Les victimes, âgées entre 10 et 88 ans, souffrent de multiples traumatismes.

A. A.

Incendie dans un appartement

n Un incendie s’est produit dimanche dans un appartement sis au rez-de- chaussée d’un immeuble à Hay El-Othmania, occasionnant de sérieux dégâts matériels. Le feu, dont l’origine n’est pas encore déterminée, a détruit du mobilier et des éléments de literie.

A. A.

a détruit du mobilier et des éléments de literie. A. A. BRÈVES de l’Ouest CHLEF :

BRÈVES de l’Ouest

CHLEF : PORTÉ DISPARU DEPUIS LE MOIS DE RAMADHAN

Le cadavre d’un septuagénaire découvert à Dhahra

n Le corps de Abderrahmane K., 70 ans,

porté disparu le mois de Ramadhan dernier, a été retrouvé cette semaine au lieudit Zeriba Essafra dans la commune de Dhahra au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Chlef. Selon nos sources, ce sont des bergers de la région qui ont fait la découverte et reconnu les vêtements, la paire de chaussures et la canne du septuagénaire. Ils ont fait savoir que le cadavre du cheikh Abderrahmane, bien connu dans la localité de Ouled Cheikh dans la commune de Dhahra d’où il est originaire, était dans un état de décomposition très avancé. Le cadavre a été transporté à la morgue de l’hôpital de Sobha après avoir été autopsié par le médecin légiste et une enquête a été ouverte.

AHMED CHENAOUI

Trois arrestations en relation avec une entreprise de terrorisme

n Les éléments de police judiciaire de la

Sûreté de wilaya de Chlef ont saisi, cette semaine, un pistolet automatique et arrêté, au cours de la même opération, trois individus qui font partie d’un réseau de soutien aux groupes terroristes à haï Sonelgaz dans la commune de Oued Sly, à l’ouest de Chlef. Ces arrestations ont été possibles grâce au témoignage d’une jeune pharmacienne enlevée, quelques mois auparavant, par le même groupe qui l’avait obligée à porter secours à un des leurs, blessé à Aïn Defla lors d’une opération de ratissage des services de sécurité. L’arme automatique a été découverte dans le domicile familial de l’un des éléments du groupe.

A. C.

SAÏDA

Deux malfaiteurs arrêtés

n Les policiers de la 5e Sûreté urbaine de

Saïda ont mené une descente dans le quartier de Boukhors, arrêtant deux personnes, âgées de 17 et 19 ans, en possession d'une quantité de kif traité et d'une arme blanche. Les mis en cause ont été présentés devant la justice.

F. ZAAF

MOSTAGANEM

15 blessés dans différents accidents de la route

n Dimanche, la Protection civile de

Mostaganem a indiqué que 15 personnes ont été blessées dans plusieurs accidents de la circulation survenus ces dernières 72 heures sur les routes de la wilaya. Pour la seule journée de vendredi, huit personnes ont été blessées sur la RN 90 et la route d’Oran. Les autres interventions des équipes de secours ont concerné des accidents sur différentes routes reliant les communes de Stidia, Mostaganem et Hassi Mamèche.

M. SALAH

NAÂMA

Une 404 abandonnée par des narcotrafiquants à Aïn Sefra

n Agissant sur renseignements, les

gendarmes de la brigade de Aïn Sefra ont récupéré à hauteur de la localité, un véhicule de marque Peugeot 404, avec à son bord sept kg de kif traité, abandonné par des narcotrafiquants. Une enquête a été ouverte.

A. A.

12 Publicité Mardi 23 février 2016 LIBERTE AF ANEP n°406 896 Liberté du 23/02/2016

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Mardi 23 février 2016

LIBERTE

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AF

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ANEP n°406 896 Liberté du 23/02/2016

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

Culture

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“HIZIYA” DE MAÏSSA BEY AUX ÉDITIONS BARZAKH

Entre hymne à la poésie et rappel de la réalité

Cette dernière œuvre de l’écrivaine est un roman palpitant qui mêle la belle poésie d’antan à la rude vie d’aujourd’hui.

A près Au commencement était la mer, Cette fille-là, Entendez-vous dans les montagnes, Pierre, Sang, Papier ou Cendre et d’autres œuvres aussi marquantes les unes que les autres entre roman, nouvelle, essai et poé- sie, voilà que la plume de Maïssa Bey nous

donne à lire un autre chef-d’œuvre en Hiziya. Un roman palpitant qui mêle la belle poésie d’antan à la rude vie d’au- jourd’hui. Un écrit à deux voix : celle du personnage prin- cipal, Hiziya, une femme de notre époque, habitant la Casbah d’Alger, diplômée, qui tarde à se marier, qui nous parle, nous raconte sa vie, nous interpelle parfois, tente de se révolter, qui refuse d’obéir, ne veut pas ressembler aux autres. Puis, nous retrouvons la voix intérieure d’une autre Hiziya, passive, plus résignée, qui tente de la raisonner, de la calmer, lui donnant mille et un prétextes pour ne pas se rebeller, pour rester dans le rang et faire comme les autres car les parents, la famille et la société ne veulent pas de ça. Pourquoi tenter le diable et risquer le qu’en dira-t-on ?! D’autres femmes sont présentes dans ce roman : cette autre

Hiziya du XIX e siècle où on pouvait vivre et mourir d’amour ; une époque bien révolue qui connut Sayyad, l’amoureux transi d’un amour qui inspira la poésie popu- laire à travers le poète Ben Guittoun qui en fit un magni- fique hymne à l’amour repris et chanté jusqu’à nos jours. La Hiziya d’hier a de tout temps fasciné notre Hiziya d’au- jourd’hui qui rêve elle aussi de connaître le grand amour avec un poète qui lui écrirait de la belle poésie. Il y a aussi Sonia, sa collègue du salon de coiffure où elle a dû travailler faute de poste de traductrice, qui cherche elle aussi le prince charmant à travers les réseaux sociaux qui viendrait la sortir du pays vers un avenir meilleur. Sa sœur

Kahina, belle et insouciante, sa complice parfois et parfois non, quand elle ne partage pas sa vision des choses de la vie. Il y a sa maman et les voisines qui se partagent en chu- chotant sur leur terrasse leurs souvenirs de jeunesse enfouis au fond des traditions qui imposent à la femme le silence, lui interdisant toute joie ou sensation. Les hommes y sont aussi présents, mais leur présence est inutile, voire futile, entre un père qui se cache derrière une guerre qu’il n’a pas faite mais qu’il glorifie malgré tout et des frères pétris dans les problèmes du quotidien, victimes de leur mal-vie. Mais notre Hiziya est une révoltée qui ne veut pas ressem- bler aux autres ; une Hiziya qui refuse de se laisser faire ; une Hiziya qui n’a pas peur et rêve tout de même d’un prince poète enchanteur. Mais il s’avère que l’histoire qu’elle vit est semblable à celle des autres femmes de son entourage. Elle se croyait diffé- rente, mais il n’en est rien. Comme toutes les autres femmes de son entourage, elle se complaint dans ce mal-être et continue de subir cette société, préférant se cacher derrière de faux prétextes qui lui donneraient raison de se défiler ; sinon pourquoi refu- serait-elle cet amoureux transi qui surgit un jour et lui écrit continuellement de la poésie ? N’était-ce pas son rêve ? Mais au rêve, elle n’y croit plus… À ce pseudo amoureux transi, elle lui préfère un homme plus “terre à terre” qui lui donnera une vie simplement ordinaire de laquelle l’amour est banni.

SAMIRA BENDRIS

Roman Hiziya de Maïssa Bey, Barzakh Éditions, 2015, 297 pages, 900 DA.

de Maïssa Bey, Barzakh Éditions, 2015, 297 pages, 900 DA. SORTIE DE “TERRE D'ADIEUX” DE RACHID

SORTIE DE “TERRE D'ADIEUX” DE RACHID CHIBANE

Voyage à travers la décennie noire

L e roman Terre d’adieux est la première

expérience littéraire de Rachid

Chibane, enseignant au centre univer-

sitaire de Tindouf. Sorti récemment aux édi-

tions Muse, le livre, 64 pages, revient sur les années 1990, une période douloureuse mar- quée par des assassinats et des attentats per- pétrés par les islamistes intégristes. Dans Terre d’adieux, l’auteur raconte l'histoire d'une journaliste, Yasmine Elhara, à la fois “têtue et courageuse”, qui est menacée de mort par les terroristes si elle n’abandonne pas son métier. Mais Yasmine n’est pas prête

à céder, encore moins à renoncer à ce travail

qu’elle a toujours aimé exercer et ce, depuis son enfance. Elle a du mal à accepter la fuite et le reniement, alors que sa meilleure amie Kenza a été assassinée par ces mêmes terro- ristes. Bien au contraire, elle compte hono- rer la mémoire de la victime. Et, pour mettre

à l’épreuve cette jeune journaliste, Rachid

pour mettre à l’épreuve cette jeune journaliste, Rachid Chibane, s’inspirant peut-être de certaines tranches de

Chibane, s’inspirant peut-être de certaines tranches de vie, a créé le personnage de Moufak, un homme dont Yasmine est amoureuse, mais qui a rejoint le camp des semeurs de la mort. Faisant face aux menaces terroristes, la journaliste devra choisir entre la poursuite de “son combat” avec la plume ou l’exil, c’est-à-dire quitter la “terre d’adieux”. Interpellé sur le choix du titre, l’auteur a révélé à Liberté que celui-ci lui a été dicté par “le contexte et l’actualité” :

“Quand on est déçu, on est envahi par un sen- timent d’adieu, on veut juste s’éclipser pour un moment, dans l’espoir que d’autres rééva- luent la situation, reconsidèrent leurs actions et reviennent à la raison”. Pour Rachid Chibane, l’adieu est en fait “un sentiment humain, un message, voire un appel de détresse”, qui peut cependant contribuer à l’“éveil” de l’humain. Plus loin, l’auteur a reconnu que sa première expérience littérai-

re a été pénible, car “écrire en langue fran- çaise est un exercice difficile pour moi”. Le jeune écrivain s’est, d’ailleurs, présenté comme un citoyen appartenant à “cette nou- velle génération qui est vite taclée par l’an- cienne, lorsqu’il s’agit du niveau de maîtrise du français”. Aussi, confessera-t-il que son roman a été écrit sous un double contrôle :

“ne pas décevoir sur le plan linguistique et essayer d’atténuer les critiques des puristes” et “la peur de se laisser dévoiler facilement par le lecteur”. Un nouveau livre au programme ? Oui, Chibane prépare un nouveau roman qui s’inspirera, cette fois-ci, du désert : “J’explore une autre vision du monde que, peut-être, nous autres nordistes ne connaissons pas encore”.

HAFIDA AMEYAR

Roman Terre d’adieux de Rachid Chibane, Éditions Muse, 2016, 64 pages.

“AU TEMPS DES GRANDS EMPIRES MAGHRÉBINS” DE FATMA-ZOHRA OUFRIHA

Une vision dépoussiérée de l’Histoire

N ous avons organisé la

trame de ce livre autour

des deux grands empires

(almoravide et almohade, ndlr) qui ont signé l’ascension et l’apogée d’un Maghreb, sûr de lui-même, unifié et conquérant, qui de surcroît

sut et put porter aide et secours à un El-Andalus émietté, en pleine décomposition morale et politique, en butte aux attaques des royaumes chrétiens devenus offensifs”. C’est ainsi que Fatma-Zohra Oufriha résume d’emblée son ouvrage de 278 pages intitulé Au temps des grands empires maghrébins-La décolonisation de l’histoire de l’Algérie, paru en 2015 aux Édi- tions Chihab. C’est un livre qui plonge le lecteur dans l’âge d’or de l’Occident musulman du XI e au XIII e siècle qui englobait le Maghreb et l’Andalousie. On y découvrira l’ascension des Almoravides (1056-1147), l’apogée du Maghreb sous les Almohades

(1130-1269) et encore des noms prestigieux comme Moussa Ibn Noussayr et Tariq Ibn Ziad qui avaient enlevé la péninsule Ibérique aux Visigoths en deux ans, ainsi qu’Al Mansour qui fit d’El-Andalus une puissance mili- taire. Selon l’auteure “Almoravides et Almohades ont élevé du XI e au XIII e siècles deux empires maghré- bo-andaloussiens qui se sont heur- tés tous deux à affronter la Reconquista chrétienne dont le suc- cès final met fin à cette ère d’unité et d’affirmation plénière de l’Occident musulman…”. L’auteure consacre la seconde partie de son œuvre à “Sidi Boumediene le Sévillan, père du mysticisme magh- rébin” et à “Ibn Rochd, le Cordouan, croyant musulman rationaliste”. Le premier, Sidi Boumediene, qui a enseigné à Béjaïa et est enterré à Tlemcen qui en a fait son saint patron, est, selon l’auteure, “le principal représentant

de la forme populaire du mouve- ment soufi en Afrique du Nord”. Le second, Ibn Rochd, né en 1126 à Cordoue a laissé une immense œuvre juridico-religieuse, philoso- phique, de médecine, d’écono- mie…Cet ouvrage nous apprend que Sidi Boumediene, en plus de sa qualité de représentant du soufis- me maghrébin, était également auteur de plusieurs œuvres, comme les Wassiyats (Recommandations), les Aquidats (articles de foi), des poèmes, des qacidas, des mouwachchahs qui constituent un genre littéraire andalou. Quant à Averroès, la por- tée de son œuvre est considérable, explique l’auteure : “C’est par son intermédiaire que le mouvement de transfert des études, de la lente et longue appropriation de la philoso- phie gréco-arabe par l’Europe s’est accomplie…”. Fatma-Zohra Oufriha nous plonge dans les péri- péties des différents empires et

plonge dans les péri- péties des différents empires et royaumes qui ont marqué l’histoi- re du

royaumes qui ont marqué l’histoi- re du Maghreb et de l’Espagne. Nous y découvrirons l’héroïsme des conquérants berbères et arabes dont la grandeur de l’Islam avait uni les cœurs et les épées. Mais une triste image surgit aussi de la nuit des temps : les rivalités, les luttes

intestines, les guerres entre frères- ennemis…tout ce qui contribuait à désunir pour enfin affaiblir. Et on comprend la suite des évène- ments dont le plus spectaculaire est la perte de l’Andalousie. L’approche de l’auteure comporte une constante qui mérite d’être soulignée : elle revisite l’Histoire avec un regard “décolonisé”, tou- jours à l’affût des stéréotypes des historiens occidentalo-centristes. Elle remet également les pendules à l’heure en situant la période his- torique étudiée dans un contexte “où l’espace géographique de ce qui deviendra, à la période moderne l’Algérie, joue un rôle clef”.

ALI BEDRICI

Au temps des grands empires maghrébins, la décolonisation de l’histoire de l’Algérie de Fatma- Zohra Oufriha, Chihab Éditions, 2015, 278 pages.

14

L’internationale

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

AU MOINS DEUX PERSONNES TUÉES À BUJUMBURA

Burundi :nouvelles attaques à la grenade

n Au moins deux personnes ont été

tuées et une dizaine blessées hier matin dans deux nouvelles explosions de grenades à Bujumbura. “Après la grenade lancée au marché Kwa Siyoni dans le quartier de Ngagara (nord de la capitale) et qui a fait un mort et sept blessés, une deuxième grenade a explosé plus tard au marché de Kamenge (nord-est) faisant là aussi un mort et deux blessés”, a annoncé à l'AFP Freddy Mbonimpa, le maire de Bujumbura. Les assaillants se déplacent à moto et enveloppent les grenades dans des sachets en plastique au moment de les lancer. Ces attaques interviennent à quelques heures de la venue à Bujumbura du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui doit rencontrer le président burundais Pierre Nkurunziza ce matin.

IL ÉTAIT À LA TÊTE DU COMMANDO QUI A MENÉ LE PUTSCH AVORTÉ

Un putschiste burkinabè arrêté en Côte d'Ivoire

n L'adjudant-chef Moussa Nébié alias

“Rambo”, de l'ex-Régiment de la sécurité présidentielle (RSP) du Burkina Faso, présenté comme l'un des exécutants d'un putsch raté en septembre 2015, a été arrêté vendredi à Abidjan et extradé le lendemain à Ouagadougou, a annoncé hier le gouvernement burkinabé. Selon le rapport de la commission d'enquête sur ce putsch, Moussa Nébié avait conduit le commando durant la prise en otages du président de la transition Michel Kafando et des membres du gouvernement, marquant le début du putsch. Fort de quelque 1300 hommes, l'ex-RSP, unité d'élite de l'armée burkinabè, a été dissous pour avoir mené le 17 septembre 2015 un coup d'État contre le gouvernement de transition formé après la chute du président Blaise Compaoré.

R. I./AGENCES

SIT-IN DES CHÔMEURS ET GRÈVES À RÉPÉTITION DANS LES SECTEURS PUBLIC ET PRIVÉ

Tunisie : le gouvernement désarmé face à la grogne sociale

Habib Essid a affirmé récemment ne pas posséder de baguette magique pour régler les problèmes socioéconomiques des Tunisiens. Il n’a pas aussi les moyens nécessaires pour contenir une colère sociale qui peut entraîner la Tunisie dans un nouveau cycle d’insta- bilité politique et sécuritaire.

L e gouvernement tuni- sien doit faire face pro- chainement à un sé- rieux mouvement de protestation des poli- ciers qui ont décidé,

dimanche soir, de passer la vitesse supérieure, après avoir vainement tenté d’arracher une nouvelle re- valorisation de leurs salaires, alors que la compagnie pétrolière Petro- fac a mis 80% de son personnel au chômage technique à cause des grèves à répétition. Le Syndicat

national des forces de la sécurité in- térieure a annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, avoir “décidé d’observer, à partir de la semaine prochaine, de nouvelles formes de protestation”, allant du change- ment du régime de travail au refus de sécuriser les rencontres sportives, lit-on sur les sites d’information tu- nisiens. Outre une “journée de co- lère” prévue ce jeudi à la place Al- Kasbah à Tunis, le comité directeur du Syndicat national des forces de sécurité intérieure (SNFSI) a opté pour “le refus du régime de travail

12/12 et 24/24”, a indiqué son por- te-parole, Chokri Hamada, aux médias locaux, à l’issue d’une longue réunion d’évaluation qui s’est tenue dans la soirée de di- manche à Sfax. Pour rappel, le syn-

D. R.
D. R.

Les policiers menacent de passer à de nouvelles formes de protestation.

dicat des policiers avait eu plu- sieurs réunions avec les respon- sables du gouvernement de Habib Essid, le Premier ministre, ainsi qu’une rencontre fin janvier avec le président tunisien Béji Caïd Essebsi qui avait promis une prise en char- ge urgente des revendications so- cioprofessionnelles de ces derniers. Parmi les revendications du SNF- SI figurent l’augmentation de la prime de risque ou “son rappro- chement de celle attribuée aux agents

de l’institution militaire”, ainsi qu’une majoration de la prime de pénibilité du métier, du Sahara et des frontières terrestres avancées, lit-on encore sur le site de la radio locale Shems FM. À noter aussi qu’un sit-in ouvert est observé depuis le 10 janvier dernier par les policiers qui constituent une des cibles des mouvements terroristes islamistes. Leur mouve- ment de protestation va déstabili- ser, plus que tout, le gouverne-

ment de Habib Essid, qui doit aus- si faire face à la crise qui secoue la compagnie pétrolière Petrofac de- puis des semaines. En effet, cette société pétrolière vient d’annoncer qu’elle a mis 80% de son personnel au chômage tech- nique après avoir décidé d’un arrêt technique de toutes ses activités sur le site de Kerkennah, relevant du gouvernorat de Sfax. Installée en Tunisie depuis 2007 et employant 150 personnes, Petrofac avait mis en garde les autorités locales à plu- sieurs reprises, à cause du sit-in ob- servé par des dizaines de diplômés chômeurs devant son siège et dans les champs pétroliers qu’elle ex- ploite. Ces mouvements de contestation, que ce soit ceux des chômeurs ou des salariés, ne sont pas près de s’es- tomper dans les jours et semaines à venir. Incapables d’apporter des réponses adéquates dans l’immé- diat, le président et son gouverne- ment devront faire face à une in- évitable montée des tensions à tra- vers toute la Tunisie, plus particu- lièrement dans les régions de l’in- térieur tunisien où le taux de chô- mage reste très élevé et les chances de développement sont loin d’être équitables avec les villes côtières.

LYÈS MENACER

LE GOUVERNEMENT D’UNION DEVANT LE PARLEMENT DE TOBROUK

Crise libyenne : la réunion de la dernière chance

P révu mardi dernier, le vote du Parlement de Tobrouk, reconnu par la commu- nauté internationale, se déroulera au-

jourd’hui pour connaître le sort du gouver- nement d’union nationale remodelé par Faïz Sarraj après un premier rejet, il y a de cela un mois maintenant. Cette séance s’annonce cruciale pour l’avenir de la Libye, qui a un be- soin pressant du soutien de la communauté in- ternationale, laquelle le conditionne à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, qui sera son principal interlocuteur. D’ailleurs, les informations en provenance de ce pays font état de pressions accrues, notamment de la part de pays occidentaux et de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler, sur les députés du Parlement de Tobrouk afin qu’il donnent leur feu vert à l’installation du cabinet de Faïz Sarraj dans les meilleurs délais. Le diplomate allemand a re- lativisé l’importance de sa présence à Tobrouk en affirmant sur son compte Twitter : “Je suis à Tobrouk aujourd'hui pour aider et non pas

pour interférer”, tout en soulignant toutefois que “les yeux des Libyens sont braqués sur To- brouk, et le peuple libyen attend un gouverne- ment d'union nationale”. Selon le portail d’in- formation Libyaakhbar, des contacts directs auraient été établis avec des députés par les pays occidentaux pour les convaincre d’ac- corder leur confiance à ce gouvernement. Ils ont été mis en garde contre un éventuel rejet de ce cabinet, car cela pourrait avoir comme

conséquence le retrait de la reconnaissance in- ternationale dont jouit jusque-là le Parle- ment de Tobrouk. C’est dire que tous les moyens sont bons pour leur forcer la main. D’un autre côté, Abdelhakim Belhadj, un des principaux acteurs de la guerre civile libyen- ne et homme fort de la formation politique is- lamiste Fajr Libya, a affirmé, dans un entretien accordé samedi au quotidien italien La Re- publica, qu’il n’est guère favorable à la présence

du controversé général Khalifa Haftar au sein d’un gouvernement d’union nationale et qu’il souhaitait la levée de l’embargo sur les armes imposé à la Libye pour se charger de combattre l’organisation terroriste Daech, présente en for- ce dans ce pays. Il ne fait aucun doute que les forces d’opposition à l’accord de Skhirat n’ont pas encore abdiqué, bien au contraire, d’où la difficulté de la tâche qui attend Faïz Sarraj.

MERZAK TIGRINE

Benghazi : guerre sans merci entre l’armée et les islamistes

n Deuxième ville de Libye, Benghazi fait l’objet d’une importante bataille entre l’armée régulière libyenne dirigée par le général Khalifa Haftar sous le contrôle du Parlement de Tobrouk, et les milices armées, notamment celles affiliés au Congrès général national (CGN). Ces deux autorités principales se disputent le pouvoir en Libye. Dans des combats qui se sont déroulés dimanche dans cette ville, cinq membres des forces loyales aux autorités libyennes reconnues par la communauté internationale et huit combattants de groupes rivaux ont été tués, selon l’agence de presse proche de ces autorités. Ces pertes humaines surviennent au lendemain de la mort de 14 membres des

autorités reconnues au cours d'une tentative de reprise de contrôle d'une localité aux mains de groupes rivaux. En dépit de ces pertes les forces loyales avaient réussi, malgré la perte de 19 hommes en deux jours, à s'emparer d'un port dans l'ouest de la ville et d'un hôpital dans le sud. Depuis un an et demi, Benghazi est le théâtre de combats sanglants entre d'une part des formations armées, dont certaines sont extrémistes comme le groupe terroriste autoproclamé “État islamique” et Ansar Asharia, proche d'Al-Qaïda, et d'autres part les forces loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale.

M. T./AGENCES

LEUR PROCÈS RISQUE D’AGGRAVER LE CONFLIT DIPLOMATIQUE AVEC L’IRAN

Arabie Saoudite : 32 personnes jugées pour “espionnage”

L ’Arabie Saoudite a engagé un nouveau procès contre 32 personnes, dont 30 issues de la minorité chiite, tous ac- cusés d’“espionnage” au profit de l’Iran voisin, ont rap-

porté hier matin les médias saoudiens. Un Iranien et un Af- ghan figurent parmi les accusés, ont ajouté les mêmes sources. Ce procès s'est ouvert sur fond de tensions entre l'Arabie Saou- dite et l'Iran. Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran début janvier après des attaques contre des repré- sentations saoudiennes en Iran par des manifestants en colè-

re après l'exécution du leader chiite saoudien, Cheikh Nimr al-Nimr, qui avait été condamné à mort pour terrorisme. Le procès se tient devant la Cour criminelle spéciale de Ryad, ont indiqué le quotidien Saudi Gazette et la télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya. Ces personnes sont accusées de trahi- son et de collaboration avec les services d'espionnage de l'Iran, selon la presse. Elles sont également accusées d'avoir divulgué des secrets de défense, planifié des actes de sabotage, tenté de recruter des

agents au sein de l'administration et d'avoir encouragé des “vio- lences” à Qatif, ville de l'est de l'Arabie Saoudite où se concentre la minorité chiite. Selon l'acte d'accusation, certains des prévenus ont rencontré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Nimr al- Nimr avait été le principal moteur des protestations de 2011 de la communauté chiite qui affirme être discriminée dans un royaume à majorité sunnite.

R. I./AGENCES

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

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Filiale du groupe 30 bis, Rue OASIS Hydra Alger AVIS D’APPEL À CANDIDATURE NATIONAL ET

Filiale du groupe 30 bis, Rue OASIS Hydra Alger

Filiale du groupe 30 bis, Rue OASIS Hydra Alger AVIS D’APPEL À CANDIDATURE NATIONAL ET INTERNATIONAL

AVIS D’APPEL À CANDIDATURE NATIONAL ET INTERNATIONAL

IMMOBIS, SPA filiale du groupe CEVITAL, lance un appel à candidature

national et international pour la présélection de bureaux d’études ou grou- pements de bureaux d’études spécialisés en architecture et urbanisme ayant déjà accompli au moins une étude similaire et plus, manifestant un intérêt à soumissionner pour la réalisation de l’étude suivante :

ELABORATION d’un MASTER PLAN COMPLEXE TOURISTIQUE ET IMMOBILIER DE BEJAIA L’étude porte sur une assiette de terrain d’une surface de 182 Hectares située au lieu-dit Maghra Route nationale n°09 commune de Boukhelifa Daira de Tichy Bejaia et devant recevoir le programme suivant :

• Une zone touristique (ZET), Les habitations collectives de vacances ; les

hôtels ; les appart-hôtels, leurs annexes et dépendances ; les locaux pour

les activités économiques et commerciales ; les chalets regroupés ; villages de vacances ; auberges ; motels, etc.

• Les zones d’urbanisation à vocation économique.

Les zones d’urbanisation à dominante habitat collectif et individuel. Les zones d’urbanisation pour les constructions et installations néces- saires au service public ou d’intérêt collectif

Les bureaux d’études intéressés sont invités à se rapprocher, dans les 20 jours suivant la première parution du présent avis, du siège d’IMMOBIS, sis à 30 Bis, Rue OASIS Hydra Alger, pour le dépôt de leur candidature accompagnée obligatoirement de :

• Le dossier administratif du Bureau d’études mis à jour.

• Une note explicative sur la méthodologie d’approche.

• La liste des moyens humains et matériels dont dispose le bureau

d’études.

• Liste des projets similaires réalisés par le bureau d’études appuyée par des attestations de bonne exécution et des photos.

Une note sur la situation financière du bureau d’études.

Pour toute information, merci de nous contacter par mail à l’adresse suivante :

immobis.promotionnel@gmail.com

F.181

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Mardi 23 février 2016

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société nationale. Tél. : 0555 33 04 70 —————————————

JF dynamique et sérieuse cherche emploi comme nourrisse ou garde malade. Tél. : 0541 53 50 70

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en tant que commercial cherche emploi.

Tél. : 0553 96.10.53 - BR4494 —————————————

JH sérieux, dynamique, pré-

sentable avec exp. cherche emploi comme agent de sécu-

rité, étudie toute proposition. Tél. : 0550 88.03.41 —————————————

H cadre comptable plus de 30

ans d’exp. PC Compta, décl. fiscale, parafiscale CNAS,

bilans, cherche emploi à plein temps ou mi-temps. Tél. : 0771 02 45 83 —————————————

H chef comptable 30 ans

d’exp. CAP, CMTC, CED tenue comptabilité, bilans

décl. fiscale, parafiscale, adm. cherche emploi. Tél. : 0551 11 66 32 ————————————— Conducteur de travaux de bâtiment TCE génie civil VRD, niveau ingénieur, 40

ans d’exp. cherche emploi ou

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km ouest d’Alger.

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H sérieux, présentable, poly-

valent, dynamique, long. exp. dans le domaine agent de sécurité, libre de suite, cherche emploi. Tél. : 0658 51 00 70 —————————————

H retraité ex-secrétaire admi-

nistration plus de 35 ans

d’exp. en particulier domaine

de la santé désire poste en

rapport dans clinique, centre médical, privé, entreprise ou

autre, étudie toute proposition Tél. : 0790 85 06 82 ————————————— Ingénieur génie civil plus de 20 ans d’exp. dans le domaine

du

BTP désire poste stable et

en

rapport, libre de suite et

disponible, étudie toute pro-

position. Tél. : 0665 53 06 89 —————————————

JF cherche emploi comme

agent de saisie. Tél. : 0782 02 24 85 —————————————

JH 34 ans cherche emploi comme chauffeur. Tél. : 0540 89 15 63 —————————————

JH 25 ans licence en sciences

économiques de gestion et commerciales filière sciences de gestion formation en bureautique cherche emploi

dans la wilaya d’Alger. Tél. :

0698 51 51 90 —————————————

JH 31 ans, bac + 3 en génie

électrique ayant plus de deux

ans d’exp. dans une multina-

tionale (maintenance) + des bricoles dans le domaine

dégagé de toutes obligations de SN, cherche emploi. Tél. : 0549 97 01 72 —————————————

H ancien comptable avec

long. exp. bilan G50 CNAS

cherche emploi disponible de suite. Tél. : 0559 01 80 45 —————————————

H comptable retraité exp.

SCF droit social, fiscalité bilan G50 CNAS cherche emploi libre. Tél. : 0558 08.64.01 —————————————

JH ingénieur en génie civil

cherche emploi dans le domaine sur le territoire

national exp. de 19 mois dans bureau d’études. Tél. : 0795 93.33.65 email :

nourdine241@yahoo.fr

————————————— JH 30 ans ingénieur en génie civil cherche emploi dans le domaine sur le territoire national exp. presque 2 ans dans bureau d’études. Tél. : 0794 61 12 92 —————————————

JH 30 ans cherche emploi

comme chauffeur léger. Tél. : 0662 05 64 02 ————————————— Retraité 59 ans hab. Bouzaréah long. exp. dans la gestion du personnel paie et

moyens généraux cherche emploi. Tél. : 0793 04 93 96 —————————————

JH licence en génie électrique à l’USTHB maîtrise Autocad cherche emploi dans le

domaine. Tél. : 0550 49.77.42 —————————————

JH métreur-vérificateur exp.

3 ans cherche emploi. Tél. : 0542 14 12 66 ————————————— JH 30 ans chauffeur avec exp. présentable sérieux, respon-

sable connaît très bien le sec- teur d’Alger, cherche emploi dans une société avec/sans- voiture à Alger et environs. Tél. : 0796 74 21 59 —————————————

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attaché administratif sérieux, dynamique cherche une nou- velle opportunité à Alger et environs dans l’administra-

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Pensée

Il y a quatre ans, le 23 février 2012, nous quittait à jamais notre bien-aimé

SEMAOUNE BACHIR

La famille Semaoune, sa femme, sa fille, ses petits-enfants et ses neveux demandent à tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pensée à sa mémoire et de prier Dieu Tout-Puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis.

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HAMZA BENKRAOUACHE

qui a fêté son 34e anniversaire le 21 février 2016. Ses ami(es) et ses proches lui souhaitent une longue vie et la réussite

dans sa carrière.

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nomie gestion d’entreprise exp. 4 ans assistante de direc- tion commerciale cherche emploi. Tél. : 0542 38.69.15 ————————————— Superviseur avec permis de conduire cheche emploi en marketing représentation industrielle. Tél. : 0793 47.10.35 ————————————— Gestionnaire administratif personnel, social, moyens sûreté cherche emploi société privée à Biskra. Tél. : 0791 40 13 05 —————————————

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de suite habite Alger-Centre.

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Décès

——————————— La famille Ben Bessi et ses proches ont l’immense dou- leur de faire part du décès de leur cher et regretté Ben Bessi Hocine (ancien chauf- feur de la commune des Ouacifs), survenu à l’âge de 65 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, mardi 23 février 2016, en son village natal Tikichourt, commune des Ouacifs. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

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ANEP N°406 543 Liberté du 23/02/2016
ANEP N°406 543 Liberté du 23/02/2016
Direction de la distribution Blida Division technique électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division technique électricité

Pour améliorer sa qualité de service et conso- lider son réseau, la Direction de la distribu- tion de Blida entreprend des travaux d’entre- tien qui nécessiteront l’interruption de four- niture d’électricité la journée du 24/02/2016 entre 09h00 et 16h00, au niveau de la com- mune de Oued El Djer. Localités concernées :

w APC DE OUED EL DJER

w OUED EL DJER EN PARTIE

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 41 02 62 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°406 644 Liberté du 23/02/2016

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Pensée Triste, pénible et douloureux fut le 23 février 2015, il y a un an,
Pensée
Triste, pénible et
douloureux fut le
23 février 2015, il y a
un an, quand nous a
quittés à jamais notre
très chère et
exceptionnelle mère
et grand-mère
BEDJA REZKIA NÉE HAROUN
à l’âge de 87 ans, laissant derrière elle un vide
immense que rien ne pourra combler et une
douleur toujours présente dans nos cœurs.
En ce douloureux souvenir, tes filles, tes
petits-enfants et tes beaux-fils demandent à tous
ceux qui t’ont connue de près ou de loin d’avoir
une pieuse pensée à ta mémoire. Repose en
paix. Que Dieu t’accorde Sa Sainte Miséricorde
et t’accueille en Son Vaste Paradis.
Allah yarahmek, Mani.
Ton fils Adel
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Direction de la distribution Blida Division technique électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division technique électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consoli- der son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du 24/02/2016 entre 09h00 et 16h00, au niveau de la commune de Bougara. Localités concernées :

w RUE D’ALGER w CITÉ GHABET ZAOUCHE w VILLE DE BOUGARA w DOMAINE BOUGHLEF w EAC BOUGHLEF w UNITÉ LAÏCHE LOUINESSE w SARL ALFIEX Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

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Tél./Fax : 021 87 77 50

Condoléances

Le gérant de la Sarl TIFRA Lait et l’ensemble du person- nel de l’entreprise présentent à la famille Cherfioui leurs condoléances les plus attristées pour le décès de leur collègue

CHERFIOUI LYNDA

survenu à la suite d’une longue maladie. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

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ANEP n°406 236 Liberté du 23/02/2016
ANEP n°406 236 Liberté du 23/02/2016
18 Sport Mardi 23 février 2016 LIBERTE MOB Amrani reprend du service n Abdelkader Amrani

18

Sport

Mardi 23 février 2016

LIBERTE

MOB

Amrani reprend du service

n Abdelkader Amrani poursuivra sa mission à la la barre technique du MOB, après que ce dernier a été convaincu avant-hier par ses dirigeants lors du conclave tenu avec lui. Le porte-parole du club, Farid Zizi, dira à propos de Amrani et de la situation qu’a vécue son team : “Notre entraîneur a été touché par les insultes de la part de certains supporters. Il a pris une décision sous l’effet de la colère, car cela l’a affecté et je le comprends. Nous, nous avons fait de notre mieux pour le raisonner dans l’intérêt de l’équipe, car ce n’est pas le moment de partir. Il a encore du travail qu’il doit accomplir au sein de cette équipe, surtout que deux matches importants nous attendent mardi face à l’USMA et dimanche prochain contre l’Ashanti Gold.” Une nouvelle qui vient apaiser, pour l’instant, la situation au sein du MOB. Même si les fans sont venus, encore, au stade de l'Unité maghrébine avant-hier à l'occasion de la séance de reprise pour demander des explications au groupe et à son entraîneur sur les dernières contre-performances enregistrées, notamment l’élimination en coupe. Tous ces “couacs” surviennent à la veille d'un match très important face à l’USMA, qui tient en haleine toute la ville des Hammadites. En effet, le match avancé devant opposer le MOB à l’USMA pour le compte de la 21 e journée du championnat de Ligue 1 Mobilis est programmé pour mardi 23 février afin de permettre au MOB de recevoir dimanche prochain l’Ashanti Gold pour le match retour des 1/32 de finale de la Ligue des champions. Le coup d’envoi sera donné à 16h. Une rencontre qui s’annonce d’ores et déjà difficile pour les camarades de Zerdab qui devront faire de leur mieux pour engranger les trois points de la victoire et se racheter de leur défaite en Coupe. La reprise s'est faite d’ailleurs avec un effectif au grand complet. Cela prouve les intentions du staff technique de vouloir rester mobilisé. Sur le plan technique, Hamzaoui et Athmani se soignent et sont donc incertains pour cette joute. Cela dit, ce match sera plus difficile pour les Crabes face aux Usmistes qui veulent surtout profiter de la situation que traverse le club béjaoui ces derniers jours pour engranger les trois points.

A. HAMMOUCHE

MOB–USMA à huis clos

n Le MO Béjaïa accueillera à huis clos l'USM Alger, aujourd’hui au stade de l'Unité maghrébine de Béjaia (16h), en match avancé de la 21 e journée du championnat de Ligue 1 algérienne de football, indiqué hier la LFP. Cette décision fait suite aux incidents ayant émaillé la fin de la rencontre du MOB face au NA Hussein-Dey, dans le même stade de l'Unité maghrébine samedi passé et soldée par la défaite des locaux (2-1 ap), en huitièmes de finale de la Coupe d'Algérie.

LOTFI AMROUCHE À “LIBERTÉ”

“Objectif : gagner le maximum de matches”

Liberté : Vous avez arraché une bel- le qualification en dominant l’équi- pe du RCR chez elle, on imagine que

vous êtes un homme heureux… Lotfi Amrouche : Il y a de quoi. Il ne faut pas oublier que l’équipe de Re- lizane

était

sur une courbe ascendante, notamment après la venue de Henkouche. Le RCR avait enchaîné ensuite trois vic- toires de rang. C’est dire que notre mission n’a pas été du tout facile face à cette formation de Relizane. Je pense que nos attaquants étaient très efficaces devant. Nous avons ins- crit le premier but, le RCR voulait ré- agir, ils ont obtenu un penalty qui a été stoppé par Chaouchi, ce qui a boosté mes joueurs qui avaient as- sommé ensuite l’adversaire avec une seconde réalisation. En fin de ren- contre, nous avions joué avec le feu, car Relizane a réduit le score et a jeté ensuite toutes ses forces pour re- mettre les pendules à l’heure mais nous avons tenu bon, elhamdoullah.

Interview réaliser par :

SOFIANE MEHENNI

Ne pensez-vous pas que votre équi- pe s’est bien conduite à Relizane ? On sent que les joueurs se sont en- fin libérés

L’avantage est que j’ai un groupe composé de joueurs expérimentés. Ils ont senti qu’il était temps qu’ils ré- agissent après le long passage à vide qu’ils ont traversé. Dieu merci, je pense que ces dernières semaines, le jeu de l’équipe s’améliore, on pro- duit du beau football, même s’il res- te de petits détails à perfectionner mais dans l’ensemble les résultats suivent, ce qui est le plus important, notamment dans l’épreuve de la Coupe d’Algérie où les matchs sont à élimination directe. Pour ce qui est du match de Relizane, mes joueurs étaient très avides de passer ce tour. Ils en étaient très conscients, pour eux il n’était pas question de quitter la coupe prématurément. La suite tout le monde la connaît, mes joueurs ont arraché avec brio la qualification pour les quarts de finale de cette com- pétition.

Vous allez affronter l’ARB Ghriss en quart de finale, c’est un bon tirage pour le Mouloudia, n’est-ce pas ? Oui et non ! D’un côté, le fait de jouer l’ARBG est une bonne chose pour nous, puisque nous avons évité les équipes de l’élite, mais il faut re- connaître d’un autre côté qu’en Cou- pe d’Algérie, les différences de paliers

D.R.
D.R.

n’entrent pas en considération. Tout le monde a vu comment l’USMH s’est fait éliminer par l’équipe de Té- bessa. À mon avis, il faudra se méfier de cet- te équipe de Ghriss. Nous n’avons au- cune idée sur cet adversaire, nous al- lons prendre très au sérieux cette équipe pour arracher la qualification et poursuivre notre chemin dans cet- te compétition.

Il existe une grande polémique concernant la domiciliation de ce

match, qui se jouera à Mascara ou au stade Zabana d’Oran. Avez- vous une préférence ? Pour tout vous dire, cette historie de domiciliation nous importe peu. Nous au Mouloudia on cherche à se qualifier en demi-finale. Que ce soit au stade de Mascara ou

à Zabana, l’objectif est le même, à sa-

voir une qualification au prochain tour. Mais je pense qu’il est trop tôt pour parler de ce match de coupe, nous avons le championnat à pré-

parer face à l’USMH.

Justement, en parlant de ce derby,

comment appréhendez-vous cette rencontre qui se jouera à huis clos ? L’objectif du Mouloudia en ce qui res- te du championnat est de gagner le maximum de matchs. C’est vrai que nous n’avons aucune chance de finir champion, mais on fera le maximum pour terminer cet- te saison en beauté, à savoir une pla- ce sur le podium, afin de disputer une compétition africaine la saison pro- chaine, et cela passera inéluctable- ment par un bon résultat face

à El-Harrach.

S. M.

ALORS QU’ELLE DOIT DISPUTER UN MATCH AMICAL, CE MATIN, À BOUMERDÈS

La JSK pense déjà à Tadjenanet !

P our tenter de compenser quelque peu son manque de compétition du fait qu’elle n’était pas concernée par le dernier week-end de

Coupe d’Algérie, la JS Kabylie a programmé un match amical, ce matin, au stade de Boumerdès contre le RCB local qui évolue en division inter-ré- gions. Après avoir trimé dur durant tout le week- end et bénéficié d’une journée de repos, avant-hier dimanche, les Canaris devaient reprendre le che- min de l’entraînement, hier soir, au stade du 1 er -No- vembre, où le coach français, Dominique Bijotat, tenait à avoir tout son effectif sous la main pour pré- parer tel qu’il se doit le match important de samedi face à la fougueuse formation du DRB Tadjenanet. Hormis l’attaquant burkinabé, Banou Diawara, qui n’est pas concerné par le match JSK-DRBT pour cause de suspension et qui devait rentrer norma- lement, hier soir, de Ouagadougou, et Ferhani ac- tuellement en regroupement avec l’équipe natio- nale olympique, Bijotat devait donc regrouper tous ses poulains, hier soir, pour mettre en place un dis- positif tactique très rigoureux, et ce, en prévision de cette rencontre de samedi laquelle revêt certai- nement une importance capitale pour les Kabyles qui n’ont pas droit à l’erreur. Et c’est pour affûter

au maximum leurs armes que les camarades d’Ali Rial fouleront, ce matin, le tartan du stade com- munal de Boumerdès, surtout que Bijotat comp- te aligner l’équipe type qui sera appelée à jouer son va-tout, samedi, face aux poulains de Liamine Bou- gherara, et ce, avec la ferme détermination de gla- ner trois précieux points pour s’éloigner coûte que coûte de la zone dangereuse et caresser, une fois de plus, la folle envie de tirer davantage vers le haut et aspirer ainsi à une place d’honneur dans les hautes cimes de la hiérarchie. Et si le gardien in- ternational Azzedine Doukha a passé toute la se- maine dernière à effectuer des soins intensifs à Al- ger, il devait rejoindre ses coéquipiers depuis hier soir à Tizi Ouzou encore que son digne remplaçant, Abderrahmane Boultif, brûle d’impatience pour re- trouver sa place dans la cage kabyle. “Je suis de tout cœur avec Doukha qui, j’espère, va se rétablir com- me il se doit, mais dans ma tête, je suis prêt à le sup- pléer à tout moment et le coach pourrait compter sur moi pour parer à toute éventualité”, dira le sym- pathique ancien gardien du CRB Aïn Fakroun. Et si Bijotat n’a pas de souci à se faire en défense surtout qu’il compte récupérer l’autre Burkinabé, Patrick Malo, de retour de suspension, sa préoc-

cupation majeure se situe plutôt sur le front de l’at- taque dans la mesure où les attaquants kabyles mar- quent le pas depuis le début de la phase retour avec trois buts inscrits seulement en l’espace de cinq matchs, ce qui est une moyenne très insuffisante ! Et lorsqu’on sait que le buteur burkinabé Diawa- ra — qui collectionne les suspensions — sera en- core absent face à Tadjenanet, il faut s’attendre à ce que Bijotat titularise, cette fois, sa nouvelle re- crue, Hocine Harrouche, qui brûle d’envie d’éta- ler tout son punch et son talent au service de la for- mation kabyle. “C’est quand même regrettable que l’attaque n’est pas efficace alors que l’équipe a énormément amélioré son fond de jeu et parvient, à chaque match, à se créer un grand nombre d’oc- casions de buts. J’espère que nos attaquants seront percutants et plus réalistes ce samedi pour aspirer aux trois points de la victoire contre Tadjenanet qui est une équipe coriace et donc pas du tout facile à manier même en dehors de son fief”, dira Dominique Bijotat, qui compte certainement aligner Rahal aux avant-postes avec Boualouidet alors que Har- rouche sera appelé à épauler Mebarki comme at- taquant de soutien pour animer au maximum le jeu offensif de la JSK.

MOHAMED HAOUCHINE

USMA : ALORS QUE DARFALOU EST DU VOYAGE À BÉJAÏA

Retour de Meftah et probable titularisation de Chatal

A près un repos d’une semaine, la formation de Soustara re- nouera cet après-midi avec la

compétition nationale. Les Rouge et Noir effectueront un périlleux dé- placement du côté de Béjaïa où ils ren- dront visite au MOB dans une ren- contre avancée comptant pour la 21 e

journée du championnat profession- nel de Ligue 1. Une mission difficile pour les Algérois devant un adversaire “blessé” suite à son élimination de l’épreuve populaire face au NAHD et qui aura à cœur joie de retrouver le sourire lors de la réception du leader. C’est dire la délicate tâche qui attend les Usmistes au stade de l’Unité

maghrébine. D’ailleurs le coach Ham-

di sait pertinemment que son équipe

est attendue de pied ferme, elle qui a

vu sa belle série d’invincibilité prendre

fin à Oran. Il sait aussi que son grou-

pe traverse un passage à vide qu’il fau-

dra absolument surmonter au risque de donner de l’espoir aux poursui-

vants immédiats pour la course au sacre. C’est pour cela que Hamdi a choisi de composer avec un effectif le plus compétitif possible. Il a décidé d’emblée d’écarter Aoudia de la liste des convoqués ainsi que le défenseur Benayada. Hamdi pourra compter sur

le retour de Meftah sur le flanc droit

de la défense alors que Boudebouda

devrait être reconduit au poste de la-

téral gauche tandis que le duo Khoua- led-Chafaï composera la charnière centrale. Au milieu de terrain, Kou- dri et Bouchema ou Baïtèche tente- ront de récupérer le maximum de bal- lons alors que Seguer sera chargé de distiller des ballons à Andréa et éven- tuellement Chatal qui aura ses repères sur le terrain, lui qui avait déjà évo- lué sous les couleurs du MOB. C’est une variante parmi tant d’autres que pourra utiliser Hamdi. Un autre at- taquant sera du voyage du côté de Bougie. Il s’agit du centre-avant, Dar-

falou. Ce dernier a été retenu pour cet-

te rencontre, mais ne sera pas titula-

risé en raison de sa forme physique. Longtemps éloigné des terrains en rai- son de blessure, l’ex-attaquant du RCA a eu droit à un travail spécifique durant trois semaines. Il pourra néan- moins faire une apparition de quelques minutes même si l’objectif de sa présence à Béjaïa est de le mettre dans le bain de compétition. “L’important est de revenir avec un bon résultats de Béjaïa. Je ne vais pas dire que je vais gagner à Béjaïa, mais nous allons faire notre possible pour re- partir avec au moins le point du nul”, nous déclaré le coach algérois, la veille du départ à Béjaïa.

N. T.

LIBERTE

Mardi 23 février 2016

Sport

19

ÉLECTIONS DE LA FIFA

Raouraoua, Bouznad et Sadi représenteront l’Algérie

A ccompagné du se- crétaire général de la fédération, Nadir Bouznad, et du co- ordinateur sportif des équipes natio-

nales, Walid Sadi, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, s’en- volera ce jeudi matin pour la capitale suisse, Zurich, afin de représenter l’Algérie aux élections de la Fifa, pré- vues vendredi. Rien n’a filtré jusque-là sur le choix de l’Algérie dans la mesure où la FAF, contrairement à d’autres fé- dérations mondiales, a décidé de ne pas rendre public son vote ; il reste- ra donc secret. En revanche, il a été discuté en haut lieu de l’État, puisque le ministre des Affaires étrangères, Ramtane La- mamra, a rencontré, jeudi dernier, le président de la Fédération algé- rienne de football, Mohamed Raou- raoua, pour convenir du vote de l’Al- gérie, via la FAF, lors des prochaines élections à la présidence de la Fifa. Chaque fédération est censée se ré- férer à l’autorité politique de son

pays, dans ce cas-là incarnée par le département des Affaires étrangères, avant de s’engager dans des joutes électorales à l’international. Mais la question que les observateurs se posent, c’est de savoir si la FAF va suivre le mot d’ordre de la CAF. La Confédération africaine avait, en effet, demandé aux confédérations qui lui sont affiliées de réserver le

APS
APS

vote des fédérations continentales au Cheikh Salman ben Ibrahim Ben Khalifa (Bahreïn), qui part légère- ment favori à cette élection aux cô- tés du secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino. Certes les États ne sont nullement te-

nus de respecter les consignes de la CAF, mais il faut savoir aussi que Raouraoua, en tant que membre du bureau exécutif de la CAF, a lui- même voté la motion de soutien au Cheikh Salman ben Ibrahim Ben Khalifa (Bahreïn). En effet, lors de sa

dernière réunion tenue à Kigali, en marge de la phase finale de la Cou-

pe d’Afrique des locaux, le comité exécutif de la CAF avait décidé d’ap- porter à l’unanimité son soutien au candidat Cheikh Salman Ben Ibra- him Ben Khalifa, actuel président de la Confédération asiatique de foot- ball et vice-président de la Fifa, pour les élections de la Fifa, le 26 fé- vrier. “Tout en respectant le princi- pe démocratique, la souveraineté et la latitude de chaque association membre de voter pour le candidat de son choix, le comité exécutif invite toutes les 54 associations, membres de la Confédération africaine de football,

à réserver leurs suffrages au Cheikh

Salman Ben Ibrahim Ben Khalifa lors de l’élection à la présidence de la Fifa du 26 février 2016 à Zurich”, note le communiqué de la CAF. Raouraoua peut-il donc voter pour un autre candidat que celui pour le- quel il a déjà “voté” au sein du bureau exécutif de la CAF ? Peut-on avoir deux positions en fonction de la cas- quette que l’on porte ? Là est toute la question. Outre le Bahreïni Salman et le Suis- se Infantino, le prince jordanien Ali, ancien vice-président de la Fifa, ainsi que le Français Jérôme Cham- pagne, ancien secrétaire général ad- joint de la Fifa, sont en lice pour la présidence de la Fifa.

SAMIR LAMARI

USMH

Lounici soutient Boualem Charef

F inalement, le passage de Khaled Lounici au sein du club relégable, le RC Arba, a été de très courte durée puisque l’ex-international

harrachi qui a, faut-il le dire, maintes fois mena- cé de partir, a rendu son tablier officiellement hier. Sa démission du club Ezzerga a été décidé après l’élimination du RCA en Coupe d’Algérie. Contac- té, hier, par nos soins pour plus d’éclaircissements sur sa décision de quitter le navire du RCA, Lou- nici nous dira à ce sujet : “Oui j’ai pris la décision de démissionner de l’Arba. Le club avait mis les pieds en D2 professionnelle il y a bien longtemps et il ne lui restait qu’un seul challenge, à savoir poursuivre son aventure en Coupe d’Algérie, mal- heureusement, il a été éliminé, de cette compétition par l’ESS. Donc ma présence au sein de cette équi-

pe n’est pas utile maintenant et il fallait que je par- te. Certes je voulais continuer et préparer l’équi- pe pour la saison prochaine mais j’ai vu qu’aucun dirigeant de l’Arba ne s’est manifesté en ce sens, c’est pour cela que j’ai décidé de démissionner.” À la question de savoir s’il compte rejoindre son an- cienne équipe, l’USMH, dont le président Mana lui a proposé, avant même qu’il aille au RCA, le poste de manager général, l’ex-coqueluche des Harrachis répondra : “Oui normalement je suis à El-Harrach comme manager général. Comme vous le savez l’USMH traverse une période très diffi- cile surtout après son élimination le week-end pas- sé en Coupe d’Algérie. Le club n’a pas encore as- suré son maintien et il lui faut au moins 10 points pour se maintenir. Il ne lui reste que des

matches difficiles comme celui à venir contre le MCA. Comme je suis un ancien joueur de cette équipe je ne peux pas refuser l’appel du cœur. C’est mon devoir de l’aider. J’ai accepté le poste de ma- nager général mais jusqu'à la fin de la saison car ma place est sur le terrain.” Lounici nous a, en outre, révélé qu’il est contre le départ de l’en- traîneur Charef de la barre technique de l’USMH. “L’entraîneur Charef doit rester à la barre technique de l’USMH car l’équipe a besoin de lui surtout dans cette situation critique. Ce serait une grande erreur de le laisser partir car le club a besoin de stabilité et de soutien, surtout moral, pour atteindre son ob- jectif qui est en premier lieu le maintien”, a-t-il ex- pliqué.

NASSER ZERROUKI

ENCORE DU BRICOLAGE AU MCO

Affaire Zaâbiya : Bouali n’a pas apprécié

L’ attaquant Mohamed Zaâ- biya est revenu à de meilleurs sentiments, comme en at-

teste sa présence à l’entraînement de dimanche après-midi où il s’est contenté de quelques tours de piste avec les convalescents Seddik Ber- radja et Abdou Bourzama. Mais si ce retour à l’entraînement s’est déroulé sans fracas, dans la mesure où l’international libyen a re- trouvé le groupe et a trottiné le plus normalement du monde, ses res- ponsables hiérarchiques, aussi bien technique qu’administratif, ont énor- mément perdu au change. À commencer par le président Bel- hadj Mohamed, qui a confirmé son manque d’autorité naturelle. Inca-

pable, ne serait-ce que de sermonner son joueur ou de le réprimander pour en faire un exemple à ne pas suivre, Baba a “fui” en France d’où il s’est contenté du rôle de spectateur sans pouvoir, allant même jusqu’à applaudir ces rumeurs rabaissantes, selon lesquelles Zaâbiya a repris l’entraînement car sollicité par ses proches et quelques supporters. Déjà qu’elle a été souillée par l’in- compétence avérée de la majorité de ceux qui en assurent la responsabi- lité, l’institution MCO et tout ce qu’elle représente en terme d’image a, une nouvelle fois, été piétinée. Tout comme le président Baba, de cette affaire Zaâbiya, l’entraîneur Fouad Bouali n’en est pas moins sor-

ti vainqueur. Bien au contraire ! Informé du retour du caractériel li- byen à l’entraînement, sans pour au- tant que sa direction ne le traduise devant la pompeusement dénom- mée commission de discipline, l’en- traîneur du MCO a très mal pris ce coup de poignard dans le dos. D’autant plus qu’il a eu vent que même la notification de sa direction attestant d’une audition du joueur est… fausse et mensongère, Zaâbiya n’ayant été questionné par person- ne ! “Bouali n’a pas aimé la forme qu’a prise ce retour quasi normal après une semaine d’absence. Il a alors af- firmé à certains dirigeants que, do- rénavant, il ne bougerait pas le petit

doigt si d’autres joueurs agissaient de la sorte. Cette lettre a, ainsi, été ré- digée juste pour calmer Bouali et ten-

ter de lui faire croire que la direction

a joué son rôle alors qu’il n’en est

rien”, assurera, à Liberté, une voix au- torisée. Plus que son président, l’entraîneur du MCO a, ainsi, perdu “la bataille de la discipline” qu’il a voulue im- poser au groupe professionnel car lâ- ché par une administration dont il commence, à peine, à découvrir l’incomparable incompétence. Tout comme s’en était persuadé, un peu tardivement, son prédécesseur, Jean-Michel Cavalli.

RACHID BELARBI

UNE FOULE IMMENSE

A ACCOMPAGNÉ LE DÉFUNT

À SA DERNIÈRE DEMEURE

Adieu Djouad !

Ryad Kramdi/Liberté
Ryad Kramdi/Liberté

L e président emblématique du Mouloudia d’Alger, Mohamed Djouad, a été enterré hier. Le

monde du sport et de la politique lui a rendu un dernier hommage en se déplaçant en masse au cimetière d’Oued Romane. Outre le Premier ministre, Abdelmalek

Sellal, Saïd Bouteflika, Faïçal Badji, Ameur Benali, Tarek Lazizi, Nouredine Morceli, Aziz Derouaz, Amar Brahmia, Khalef Mahiedine, de simples dirigeants de l’ancien et du nouveau Mouloudia et bien

d’autres personnes de la famille sportive ont accompagné le défunt

à sa dernière demeure. “C’est une

grande personnalité du sport algérien qui vient de nous quitter. Mohamed Djouad était un homme généreux qui en imposait. Il aimait ce qu’il faisait et a beaucoup sacrifié pour le Mouloudia d’Alger. Il a pris les commandes du Mouloudia à la période la plus difficile, il n’a pas gagné beaucoup

de titres avec la section football, mais le Mouloudia de son époque forçait le respect. Allah Yerahmou”,

a affirmé l’ex-capitaine du MCA,

Zenir. Les présidents de clubs qui l’ont côtoyé étaient aussi présents. Mana de l’USMH ou alors Mohand- Cherif Hannachi ont regretté Mohamed Djouad. “Mohamed n’était pas seulement un collègue de travail, mais plutôt un ami. Nos

relations ne se limitaient pas au statut de président de club. C’est un homme correct, il a toujours était fidèle à ses engagements, sa porte était ouverte à tous”, dira le président de la JSK,

Hannachi.

enfance — il a été champion d’Algérie du 400 m — puis cadre à Sonatrach où il a intégré le département sport, Mohamed Djouad a ensuite présidé le Mouloudia club d’Alger avec toutes les sections sportives, avant de le quitter en 2008 pour s’occuper du Groupe Sportif Pétrolier (GSP) lorsque la section football El- Mouloudia a choisi l’autonomie. Le Mouloudia de Djouad a collectionné les titres nationaux et internationaux dans différentes

disciplines telles que le basket, le handball, la boxe, l’athlétisme, le

cyclisme, la natation

Athlète dès son

Il n’y avait

qu’une seule équipe en Algérie, le Mouloudia d’Alger de Djouad qui raflait tout. “Mohamed Djouad était presque un père pour moi, je l’ai connu pendant 35 ans, alors que j’étais joueur, puis en tant qu’entraîneur avant de me retrouver dirigeant à ses côtés. Il savait se montrer très sévère quand il s’agissait du travail, mais une personne d’une gentillesse et d’une bonté extrême en dehors du boulot.

Il aidait tout le monde sans exception, je dirai simplement que c’est une grande perte pour le sport algérien”, dira de lui l’ex- handballeur international, Djafar Belhocine. “Le titre de champion d’Algérie de 1999 que nous avons gagné à son époque face à la JS Kabylie avait un goût particulier. C’est un beau souvenir que je garde de Mohamed Djouad qui nous a beaucoup soutenus et encouragés pour remporter ce titre”, précise l’ex- joueur du Mouloudia, Tarek Lazizi.

AHMED IFTICEN

Mardi 23 février 2016 LIBERTE 20 Jeux Par : Rétributions s Sens de Pieu enterré
Mardi
23 février 2016
LIBERTE
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Jeux
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LIBERTE

Mardi 23 février 2016

Jeux

21

Sudoku

N°2208 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle-

3

9

   

5

 

8

   

même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu

     

7

       

9

est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

 

7

   

3

2

     

6

3

       

9

   

chaque ligne contienne tous les chiffres

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