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Numéro 3 - avril 2016

La lettre de Catherine

Beaubatie

Madame,
Monsieur,

Députée - troisième circonscription - Haute-Vienne

Lors de sa campagne électorale pour la présidentielle de 2012, François Hollande ne se faisait sans aucun doute pas trop d’illusions
sur la possibilité de résoudre en peu de temps l’ensemble des problèmes économiques, sociaux et environnementaux laissés en
héritage par ses deux prédécesseurs, et surtout par le dernier d’entre eux.
À cette époque, l’embellie économique américaine ainsi que la bonne tenue des pays émergents l’ont conduit à abandonner sa
prudence habituelle et à parier sur un redressement rapide de notre pays. Mais la reprise s’est fait attendre et donc ses effets positifs
sur l’emploi et les comptes sociaux ont tardé. L’économie ne se dirige certainement pas administrativement et très difficilement
politiquement.
Le Président, son gouvernement et dans une certaine mesure les parlementaires de sa majorité sont accusés de tous les maux ; mais
souvent beaucoup oublient que la santé économique de la France dépend d’abord de ses grands entrepreneurs – qui d’ailleurs sont
plus prompts à quémander des avantages qu’à bien gérer –, des choix stratégiques européens et surtout de l’économie mondiale.
Aujourd’hui, la croissance est en légère accélération ; cela doit mécaniquement s’accompagner d’une baisse du chômage. Ainsi,
nous devons poursuivre la mise en œuvre de toutes les mesures appropriées, même si elles ne paraissent pas toujours les meilleures
aux plus orthodoxes. Durant ces quatre dernières années, le gouvernement et sa majorité ont engagé des réformes, certes quelques
fois incomprises, contreversées et même récusées par certains, mais aucune n’a sacrifié notre modèle social ; elles l’ont sauvegardé,
voire renforcé.
Pour juger une politique, il faut comparer ce qui a été accompli et ce qui aurait été fait par d’autres, c’est-à-dire un Président, un
gouvernement et une majorité de droite.
Mais, c’est vous qui en conscience serez les juges.

Sommaire
Page 2

tPrime d’activité
tMesures en faveur de la sécurité

LETTRE 8.10 copie 3

Page 3
tComplémentaire santé
tPersonnes agées dépendantes
tDémarchage téléphonique
tQuestion au gouvernement

Page 4 et 5
tRéforme territoriale
tLes communes nouvelles
t Les communautés urbaines
t Crise agricole
tParmi vous

Page 6
tQuestion au gouvernement
tSecrétariat parlementaire
tActivités au jour le jour sur le site web

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Prime d’activité
Depuis le 1er janvier 2016, le RSA et la prime pour l’emploi ont
fusionné pour créer la Prime d’activité. Ce dispositif, que j’ai
soutenu à l’Assemblée dans le cadre du vote du budget 2016,
vise à rendre les droits sociaux plus simples et plus accessibles
notamment aux jeunes.

Les allocataires actuels du RSA exerçant une activité basculent
automatiquement dans le «dispositif prime d’activité»: il n’y a
aucune démarche particulière à réaliser; les non-bénéficiaires
doivent, eux, en faire la demande. La prime d’activité n’est pas
soumise à l’impôt sur le revenu et contrairement au RSA, elle
est ouverte aux jeunes entre 18 et 25 ans.

La prime d’activité vient compléter les ressources des
personnes qui exercent ou reprennent une activité
professionnelle. Les étudiants et les apprentis peuvent
également y avoir droit s’ils justifient, dans le trimestre concerné,
de revenus d’activité suffisants. Versée chaque mois par la Caisse
d’Allocations Familiales, son montant est variable et calculé
en fonction de la composition et des ressources du foyer. Le
bénéficiaire doit déclarer tous les trois mois les revenus perçus
au cours du trimestre précédent.

Plus de 5,6 millions d’actifs, dont 4 millions de foyers et 1
million de jeunes, sont éligibles à la prime d’activité. Rien
qu’ un mois après l’entrée en vigueur du dispositif, les
bénéficiaires (anciennement du RSA activité) ont déjà doublé!
En Haute-Vienne, 11 382 personnes en ont déjà bénéficié
dont 13,8% de jeunes de 18 à 25 ans.
Les premiers versements ont été émis le 5 février 2016. Des
relances par e-mail vont être faites à tous les bénéficiaires de
la PPE.

Un célbataire sans enfant dont le salaire mensuel
est de 1 300 euros net par mois, sans aucune
autre ressource, percevra une une prime d’activité
de 97 euros par mois.

Un couple dont l’un est au smic, l’autre à mi-temps au
SMIC percevra, en plus de ses allocations logement,
80 euros par mois

Un couple avec deux enfants dont les revenus
mensuels sont au SMIC percevra une prime d’activité
d’environ 240 euros par mois.

Renforcement de la sécurité et de la protection des citoyens
Lutter contre le terrorisme. Suite aux terribles attentats du
mois de novembre 2015, de nouveaux moyens techniques sont
dédiés à la lutte contre le terrorisme grâce à un effort budgétaire
supplémentaire de 600 millions d’euros. En deux ans, seront créés
8500 postes supplémentaires : 5000 postes supplémentaires
dans la police et la gendarmerie, 2500 dans la justice, 1000 dans
les douanes. Ces créations de postes complètent le plan global
de lutte annoncé par le Gouvernement à la suite des attentats
de janvier 2015 qui comporte notamment de nouveaux achats
d’équipements et d’armes pour les forces de l’ordre. La police, la
justice et Tracfin bénéficieront également de nouveaux moyens
d’investigation et de perquisition pour s’adapter aux nouveaux
modes opératoires du crime organisé : blanchiment d’argent,
cyberterrorisme…
Mettre fin à la casse de la police menée entre 2007 et 2012
où près de 13.700 emplois de policiers et de gendarmes
ont été supprimés, véritable hémorragie des effectifs et
affaiblissement de la puissance publique. La création de 5000
postes supplémentaires, en plus de ceux déjà créés depuis trois
ans, permettra de restaurer le potentiel des forces de sécurité
intérieure au niveau qu’elles connaissaient en 2007.
Conforter les capacités de renseignement de la France pour
lutter contre le risque d’attentat. Grâce à la nouvelle loi sur
le renseignement, les Français seront mieux protégés car les
services sont dotés des moyens nécessaires pour faire face

LETTRE 8.10 copie 4

aux défis auxquels notre pays est confronté. Ces nouvelles
dispositions s’accompagnent de garde-fous pour protéger les
libertés individuelles et empêcher les dérives.
Renforcer la sécurité nationale, la Défense. La loi de
programmation militaire renforce la dimension de protection
du territoire dans les missions conduites par les armées. La
capacité de mobilisation des armées suite aux attentats illustre
la pertinence de cette orientation. Le budget de l’armée est non
seulement sanctuarisé mais également augmenté de plus de
3,8 milliards d’euros. Le Président de la République a annoncé
le 16 novembre que la réduction des effectifs militaires sera
suspendue jusqu’en 2019.
Mieux combattre la délinquance. 80 zones de sécurité
prioritaires ont été créées pour mieux coordonner les moyens
des acteurs de la sécurité. La République s’organise pour faire
reculer la délinquance là où elle est la plus forte.
Lutter contre la récidive. La nouvelle politique pénale permet
de doter le système judiciaire de nouveaux moyens et d’un
meilleur suivi des personnes condamnées grâce à la contrainte
pénale : plus d’efficacité des peines pour moins de récidives.
C’est pourquoi, j’ai voté tous les textes se rapportant
à ce sujet. Les sanglantes tueries de Bruxelles exigent que
nous intensifions encore nos efforts.
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Complémentaire santé pour tous

Depuis le 1er janvier 2016, tous les salariés peuvent bénéficier de la prise en charge obligatoire par l’employeur de 50% minimum
des frais de complémentaire santé . Les contrats courts y sont également éligibles grâce à une aide de l’Etat à l’employeur (chèque
santé partronal).
Pour les retraités, l’accès à une offre spécifique est mis en place pour limiter le renchérissement du coût de la complémentaire avec
l’âge. Pour les plus modestes, ils peuvent bénéficier dès aujourd’hui du tiers-payant généralisé, de la suppréssion des franchises
médicales et de l’aide à la complémentaire santé (entre 100 et 550 euros d’exonération sociale).

Personnes agées dépendantes

La loi d’adaptation de la société au vieillissement est entrée en vigueur début 2016. Elle est financée de façon pérenne grâce
notamment à la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) dont le produit est évalué aujourd’hui à
700 millions d’euros et augmentera régulièrement au cours des prochaines années.
Cette loi renforce la solidarité pour les ainés, avec l’amélioration de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour financer
davantage d’heures d’aide à domicile et diminuer le reste à charge des personnes âgées et de leurs familles : plus de 375 millions
d’euros pour l’APA ce qui représente de 400 à 1 000 euros de plus selon le taux de dépendance.
Pour la première fois, le soutien aux 4 millions de proches aidants est reconnu. Ils bénéficieront d’un droit au répit, avec une
aide pouvant atteindre 500 euros par an pour financer un accueil temporaire en établissement ou des heures d’aide à domicile
complémentaires.

Démarchage téléphonique

Pour remédier à la prolifération des démarchages téléphoniques non désirés, la loi relative à la consommation du 17 mars 2014 a
créé dans le code de la consommation une liste d’opposition au démarchage téléphonique. Dès le 1er juin prochain, vous pourrez
vous inscrire gratuitement sur cette liste. Les professionnels auront l’interdiction de vous démarcher si vous êtes sur cette liste.
Les professionnels devront donc la consulter et expurger de leurs fichiers de prospections les coordonnées des personnes inscrites
sur la liste.

Question au gouvernement relative au financement des infrastructures de

transports et la RN 147

M. le président: La parole est à Mme Catherine Beaubatie.
Mme Catherine Beaubatie: Monsieur le secrétaire d’État, la route
constitue pour la majorité de nos concitoyens l’infrastructure
de transport la plus utilisée. L’activité économique est elle aussi
encore très largement tributaire de la route, non seulement pour
les échanges de biens et de marchandises, mais aussi pour la
bonne santé du secteur des travaux publics dont les difficultés sont
connues de nous tous – les entreprises de ce secteur dépendent aux
deux tiers de la commande publique, et aujourd’hui, l’enjeu est le
maintien de nombreux emplois.
Sans remettre en cause, bien évidemment, les orientations d’une
politique de transport durable intégrant pleinement des modes
de déplacements plus économes en ressources, l’entretien, la
modernisation, la sécurisation et l’aménagement du réseau routier
restent indispensables.
Or, de fortes inquiétudes s’expriment sur le devenir d’un grand
nombre de nos axes routiers nationaux. Dans mon département,
la Haute-Vienne, les nationales sont des axes autant utilisés par
les poids lourds nationaux, et surtout internationaux, que par les
voitures. Je pense particulièrement à la RN147 reliant Limoges à
Poitiers via Bellac, très congestionnée, peu voire pas sécurisée sur
QMVTJFVSTLJMPNÒUSFT FUEPOUMBNJTFËEFVYGPJTEFVYWPJFTUBSEFË
se concrétiser. Je pourrais aussi évoquer la RN145.
En 2013, j’étais rapporteure du projet de loi portant diverses
dispositions en matière d’infrastructures et de services de transports.
Je reste persuadée que, malgré les contraintes budgétaires que nous
connaissons, le financement du réseau routier et, plus largement,
des infrastructures doit rester une priorité du Gouvernement.
Monsieur le secrétaire d’État, comment l’État entend-il trouver
des recettes nouvelles et pérennes pour l’AFIFT ? Ici, nous sommes
encore un certain nombre à regretter l’abandon de l’écotaxe.
Florent Boudié: Eh oui, monsieur le président Le Fur ! (Sourires et
exclamations sur les bancs du groupe Les Républicains.)
Mme Catherine Beaubatie: Je ne savais pas que vous présideriez
cette séance, monsieur Le Fur, mais j’en suis ravie !
Le president: Je n’interviens pas dans ce débat… (Sourires.)
Mme Catherine Beaubatie: Ceci dit, je salue la décision d’abonder de
120 millions d’euros, cette année encore, le budget national dédié
à l’entretien des routes dans le cadre d’un plan d’investissement
exceptionnel.
Monsieur le secrétaire d’État: pouvez-vous nous préciser comment
l’État va œuvrer pour que son réseau routier national réponde aux
attentes fortes et légitimes de nos concitoyens ? Comment l’État
peut-il accélérer la mise en chantier des projets mûris de longue
date comme celui de la RN147 ?
François Rochebloine: Cela fait quarante ans qu’on en parle !

LETTRE 8.10 copie 5

Mme Catherine Beaubatie: Cinquante ans, monsieur Rochebloine.
Le president: Sans commentaire aucun, je donne la parole à
M. le secrétaire d’État.
Alain Vidalies, secrétaire d’État: Je ne peux malheureusement
pas vous céder une partie de mon temps de parole, monsieur
le président. Madame la députée, je partage totalement votre
appréciation. Je vous confirme que l’État entend exercer pleinement
ses responsabilités en matière d’entretien du patrimoine commun
que constituent notamment nos routes et nos canaux.
Trop longtemps, en effet, nous avons vécu sur un déni. Les
infrastructures essentielles, celles qui font notre quotidien,
vieillissent. Elles arrivent toutes à saturation, et l’entretien périodique
ne suffit plus à maintenir un niveau de service acceptable.
C’est pourquoi le Gouvernement a lancé, le 8 février, un plan
d’investissement exceptionnel pour l’entretien du réseau routier
national et des voies navigables en 2016. Les moyens sont portés
cette année à un niveau sans précédent, notamment grâce à la
mobilisation d’une enveloppe supplémentaire de 150 millions
d’euros. Concrètement, ce seront près de 300 millions d’euros qui
seront investis en 2016 dans plus de 400 opérations de régénération
des routes nationales. Cela représente une hausse de 5,45 % en un
an des moyens consacrés à l’entretien de ces équipements, et un
triplement depuis 2012. Le niveau d’investissement dans les routes
sera cette année le plus élevé depuis dix ans.
Une enveloppe de 70 millions d’euros sera également consacrée à
une centaine d’opérations d’entretien des équipements fluviaux,
soit une hausse moyenne de 40 % en un an et un doublement des
crédits depuis 2012.
Madame la députée, les infrastructures routières et fluviales sont
des artères vitales des territoires et de notre économie. Mais
je veux également souligner que leur entretien est aussi une activité
fortement génératrice d’emplois pour les entreprises de travaux
publics sur tous les territoires, notamment ruraux.
Vous avez cité la RN147, qui relie Poitiers à Limoges. Vous le savez,
ce sont 167 millions d’euros qui sont prévus pour l’aménagement
de cette route, dont plus de 80 millions apportés par l’État. Mais audelà, je veux vous dire, madame la députée, que cet axe doit être
modernisé parce qu’il relie deux pôles majeurs de la nouvelle grande
région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Les conditions
de circulation ne sont aujourd’hui pas à la hauteur des enjeux
d’aménagement du territoire. Je veux donc vous assurer à nouveau
de toute l’attention du Gouvernement, de toute mon attention à
ce que les procédures d’aménagement de la RN147 avancent à un
rythme soutenu.

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La réforme territoriale
Ce qui a changé
Depuis plus de 30 ans, la France est engagée dans un mouvement de décentralisation qui a modernisé notre pays.
Depuis 2013, trois lois ont été adoptées : la loi portant sur la modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des
métropoles (loi MAPTAM, décembre 2013), la loi sur la délimitation des régions (décembre 2014) et la loi sur la nouvelle organisation
territoriale de la République (Loi NOTRe - juillet 2015). Il conviendrait d’ajouter la loi sur les communes nouvelles (2010).
La carte des régions de France a été redessinée afin d’en réduire le nombre et de renforcer clairement leurs compétences. Nous
appartenons désormais à la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente. C’est la 2ème région de France avec une population de
5,8 millions d’habitants. Cette collectivité est responsable du développement économique, de l’aménagement du territoire, des
transports, de la gestion des programmes européens, de la formation professionnelle, de l’apprentissage et des lycées.
Notre département, la Haute-Vienne compte désormais 21 cantons représentés chacun par 2 conseillers départementaux
(1 femme et 1 homme). Le Conseil départemental reste compétent en matière de voirie, de prévention et de prise en charge dans
le domaine social et des collèges. Il définit les politiques de solidarité.

Ce qui va changer

La taille minimale des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre (communautés de
communes) est portée de 5 000 à 15 000 habitants. Le gouvernement souhaitait un seuil à 20 000 habitants ce qui ne correspondait
pas à la réalité de notre département et aux intercommunalités de notre circonscription, c’est pourquoi j’ai défendu un amendement
pour le seuil des 15 000. De plus, le nombre de compétences obligatoires est augmenté pour les communautés de communes et
les intercommunalités par les sujets suivants : promotion du tourisme, collecte et traitements des déchets ménagers et à partir de
2020, l’eau et l’assainissement.
Le périmètre des nouveaux EPCI sera définitivement arrêté au 1er janvier 2017.

Ici, une commune nouvelle : Val d’Issoire
La première commune nouvelle de la Haute-Vienne : Val d’Issoire est née de la
fusion de Mézières sur Issoire (800 habitants) et de Bussière Boffy (330 habitants).
Elle est le fruit d’un travail collaboratif entre les équipes municipales bien sûr mais
surtout de régulières concertations avec nos concitoyens. Nous avons eu le soucis
de les tenir informés du projet par des réunion publiques afin de recueillir la plus
large adhésion possible.
Face aux difficultés que rencontrent les plus petites de nos communes, tant en terme
de vie démocratique qu’en terme de gestion financière toujours plus contrainte, la
loi relative à l’amélioration du régime de la commune nouvelle invite à encourager
et à rendre plus attractif le regroupement de nos communes.
Ainsi, toute commune nouvelle créée avant le 1er janvier 2016, regroupant une
population inférieure ou égale à 10 000 habitants, bénéficie d’une stabilité du
montant de sa dotation globale de fonctionnement pendant 3 ans. Les communes
nouvelles regroupant entre 1 000 et 10 000 habitants, ce qui est notre cas, ont un
supplément de dotation forfaitaire de 5%. Ces moyens financiers complémentaires
nous permettent d’envisager des travaux en plus, sans augmentation de la fiscalité
et une mutualisation des personnels, des matériels et de nos finances respectives.
Jusqu’au renouvellement municipal de 2020, l’ensemble des 26 membres des
anciens conseils municipaux sont présents dans le conseil municipal de la commune
nouvelle. Les maires des anciennes communes deviennent maires délégués de
droit jusqu’à son renouvellement, ainsi que maire adjoint de la commune nouvelle.
Val d’Issoire a donc un maire, un maire délégué (ancien maire du Bussière Boffy)
p, 7 adjoints représentant chacune des anciennes communes et des conseillers
municipaux.

Pascal GODRIE,
Maire délégué de Mézière sur Issoire,
Maire de Val d’Issoire,
Député suppléant.

LETTRE 8.10 copie 6

Demain, une
communauté
urbaine

La loi Notre permet aux anciennes
capitales régionales de devenir
des communautés urbaines
même si leur population est
inférieure à 250 000 habitants. Ce
«passage» doit se faire avant le 1er
janvier 2020.
L’enjeu
est
majeur
pour
l’Agglomération de Limoges car
elle la positionnera durablement
comme la 2ème métropole (après
celle de Bordeaux) dans le grand
ensemble régional.
Les compétences seront élargies
et mises en cohérence avec
celles déjà exercées par Limoges
Métropole. La gestion sera ainsi
optimisée.
De plus, les dotations de
l’État seront de plus de 3
millions d’euros par an (soit
18 millions en 6 ans). Ces
recettes
supplémentaires
s’ajouteront donc aux 36
millions d’investissements par
an et contribueront pleinement
au lancement de nouveaux
équipements
indispensables
pour tous et surtout porteurs
d’emplois pour nos entreprises et
les Haut-Viennois.
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Crise agricole: les producteurs doivent être pris en compte

dans les négociations commerciales

La crise que connaît le secteur agricole aujourd’hui remonte à
de nombreuses années. En 10 ans, le nombre d’exploitations
agricoles a diminué de 25%. Le revenu des agriculteurs a
baissé depuis 2007 et le secteur bovin a été précarisé. De
manière générale, c’est l’élevage qui a pâti d’une politique
privilégiant les grandes cultures. La logique libérale dans
laquelle s’est inscrite la Politique agricole commune (PAC) lors
de cette dernière décennie a conduit à fragiliser une partie de
l’agriculture européenne et française. La fin des quotas laitiers
décidée en 2008 fut une erreur majeure.
Actuellement, la crise dure en raison de la persistance d’une
offre trop abondante par rapport à la demande, à laquelle
s’ajoutent deux problèmes sanitaires (FCO et grippe aviaire) et
une sécheresse en 2015. Dès juillet 2015, un plan de soutien à
l’élevage a été lancé, qui contient deux types de mesures pour
réagir face à la crise que subissent nos éleveurs : des mesures
conjoncturelles et des mesures structurelles.
L’urgence a été le déblocage de 500 millions d’euros afin
d’alléger les dépenses de trésorerie comme le report des
échéances de cotisations de la MSA, des paiements du dernier
acompte d’impôts sur le revenu, le remboursement anticipé de
la TVA. Ce plan vient en plus des allégements de cotisations
sociales et des exonérations individuelles sur le foncier non
bâti.
Mais au delà des aides, ce que veulent avant tous les
agriculteurs éleveurs, c’est vivre correctement de leur travail
grâce à des prix rémunérateurs, ce qui n’est actuellement pas
le cas.

Il faut que les producteurs soient pris en compte dans les
négociations commerciales. Une guerre des prix toujours
remportée par le moins disant détruit inexorablement la
valeur ajoutée de nos filières bovines et ovines et compromet
irrémédiablement l’avenir de l’élevage français.
Je veillerai à ce que la loi Sapin 2, qui sera présentée le 23
mars en Conseil des ministres, comporte des dispositions
visant à réguler la guerre des prix.
Ainsi, chacun doit prendre la responsabilité qui lui
incombe, l’Etat, les clients, prestataires et fournisseurs des
agriculteurs, mais aussi et peut-être surtout les industriels
de l’agro-alimentaire d’une part et les enseignes de grande
distribution d’autre part.
Ici, nos agriculteurs Haut-Viennois et leurs organisations
syndicales ont initié une action innovante : le 87 dans l’assiette.
Les éleveurs proposent ainsi de la viande bovine issue
d’animaux nés, élevés et abattus dans notre région, à la vente
dans la grande distribution.
Cette nouvelle forme de commercialisation par la
contractualisation avec les distributeurs est certainement
un des moyens pour négocier les prix, assurer ainsi un
meilleur revenu aux producteurs et une réelle qualité pour les
consommateurs.

Parmi vous
77 communes, 8 cantons, des centaines d’associations : chaque semaine, voire chaque jour, des manifestations se
déroulent dans notre circonscription. Chacune est importante car elle représente un vrai engagement bénévole.
Le plus souvent possible, j’essaie de répondre aux invitations ; elles sont un moment de rencontres et d’échanges essentiels pour
l’élue de terrain que je suis.
De plus, j’ai déjà rencontré un grand nombre d’entre vous lors de mes permanences. Celles-ci se sont tenues dans les mairies des
chefs-lieux et ex chefs-lieux de canton. Les horaires sont annoncés dans la presse locale, dans les mairies de toutes les communes
de votre canton et sur mon site internet. http://catherinebeaubatie.parti-socialiste.fr

Inauguration de la voie de
contournement de Mézières-surIssoire - Février 2016

Hommage aux héros de la
Résistance
Razés - Février 2016

Visite des lycéens de Martin
Inauguration
de-à
lal’Assemblée
voie de
Nadaud
- Bellac
contournement de Mézières-surnationale
Issoire -2016
Février 2016
Janvier

Inauguration de la voie de
9ème
édition dude
Salon
Tech-Ovin
contournement
Mézières-surBellac
2015
Issoire--Septembre
Février 2016

Compte rendu de mandat
Le Dorat -Juin 2015

Inauguration d’un multiple rural
Fromental - Juillet 2015

Visite d’un espace forestier
Blond - Juillet 2015

Déplacement du Ministre de la
Ville, de la Jeunesse et des Sports
Limoges - Val de l’Aurence
Mars 2016

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LETTRE 8.10 copie 1

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de finances 2016: mission « Écologie,
développement et mobilités durables »

Séance du mardi 10 novembre 2015

Mme Catherine Beaubatie. Madame la
présidente, monsieur le secrétaire d’État,
messieurs les rapporteurs, chers collègues,
nous abordons cet après-midi l’examen en
première lecture de la mission « Écologie,
développement et mobilités durables » du
projet de loi de finances pour 2016. Cette
mission regroupe tous les programmes
mobilisés en faveur de la transition
écologique pour un montant total de
7,17 milliards d’euros en autorisations
d’engagement. Elle comporte des enjeux
importants pour la vie quotidienne de nos
concitoyens, la relance de l’économie et
la lutte contre le changement climatique.
À quelques semaines de l’ouverture de
la COP 21, ici à Paris, nous devons être
exemplaires.
Le Gouvernement propose là un budget
cohérent, responsable et tenable. Le
ministère de l’écologie, du développement
durable et de l’énergie est lui aussi engagé
dans la baisse des dépenses publiques et
le pacte de responsabilité. Nous savons
tous, chers collègues, que l’efficacité des
politiques publiques ne se mesure pas
uniquement aux montants des crédits
engagés. Jeudi dernier, en commission
élargie, nos collègues de droite nous ont
reproché ces efforts budgétaires.
M. Jean-Marie Sermier. Parce qu’ils sont mal
placés !
Mme Catherine Beaubatie.
Paradoxalement, depuis trois ans, lorsque
nous abordons l’équilibre général des
finances publiques, les mêmes proposent
une cure d’austérité de 80 à 130 milliards
d’euros…
M. Bertrand Pancher. C’est différent !
Mme Catherine Beaubatie. …sans jamais
dire où ils comptent trouver ces économies !
M. Julien Aubert et M. Jean-Marie Sermier.
Pas dans l’écologie !
M. Éric Straumann. La maison brûle !
Mme Catherine Beaubatie. Vous faites
même semblant, chers collègues de
l’opposition, de ne pas avoir compris que
les politiques de transition écologique et de
transport appellent une nouvelle ingénierie
financière. Citons par exemple la création
du fonds de transition énergétique, les prêts
de la Banque publique d’investissement,
le renforcement du crédit d’impôt pour
la transition énergétique ou encore la
reconduction de l’aide à l’acquisition
de véhicules propres. Bref, la politique
écologique que nous proposons ne
correspond pas à un empilement de
normes. Elle est incitative, innovante et
dotée de nouveaux moyens, comme le
prouve l’évaluation de l’effort écologique
global de la France par Mme la rapporteure
générale du budget à 75,8 milliards d’euros
en 2015, soit une augmentation de plus de
4 milliards en un an.

Mme Catherine Beaubatie. En 2016, nous
poursuivrons encore cette progression afin
de financer nos réformes. L’année 2016
sera aussi celle de la création de l’Agence
française pour la biodiversité dont la
préfiguration est sur le point d’aboutir.
Le budget du programme 113 dédié aux
paysages, à l’eau et à la biodiversité est
même en légère augmentation. Nous
continuons également la mise en
application de la loi relative à la transition
énergétique pour la croissance verte par
l’accélération de la rénovation des
bâtiments, le renforcement de la sûreté
nucléaire et le lancement des appels à
projet « Territoire à énergie positive pour la
croissance verte » et « Territoires zéro déchet
zéro gaspillage ». Surtout, nous renforçons
le soutien aux énergies renouvelables par la
création du complément de rémunération
et la réforme à venir de la contribution au
service public de l’électricité.
En matière de politique des transports, nous
maintenons les crédits à hauteur de 3,2
milliards d’euros. Les priorités sont claires :
excellence environnementale, rénovation et
sécurisation des infrastructures existantes,
lancement des grands projets tels que le
canal Seine-Nord Europe, la section
transfrontalière de la ligne Lyon-Turin et les
nouvelles lignes à grande vitesse,
amorçage, enfin, des contrats de plan
État-région. Cette mission doit également
répondre aux attentes et aux besoins de nos
concitoyens en matière de mobilité. Nos
prédécesseurs leur ont beaucoup promis
lors du Grenelle de l’Environnement mais
aucun financement de projet n’a réellement
été envisagé.
Le groupe que je représente se félicite que
le Gouvernement abonde le budget de
l’AFITF en 2016. Nous devons néanmoins
trouver
pour
cet
indispensable
établissement public des ressources plus
abondantes et pérennes, comme vous
l’avez déclaré en commission élargie,
monsieur le secrétaire d’État. Parmi les pistes
de réflexion que nous pourrions envisager,
citons une affectation plus importante de
la taxe intérieure de consommation sur les
produits énergétiques, le report de l’excédent
du bonus-malus à l’achat de véhicules
propres et, oserai-je le dire, la taxation des
poids lourds, étrangers en particulier.

Les amendements

signés et
les questions écrites

Depuis le début de la législature,
j’ai cosigné 916 amendements
dans le but d’améliorer les projets
et les propositions de loi. Aussi,
j’ai posé 121 questions écrites aux
ministres et 106 ont obtenu une
réponse.

Secrétariat

parlementaire
Ouvert du lundi au vendredi
de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30.
3, rue Haute de la Comédie,
à Limoges.
Téléphone :
05.55.14.97.66
Fax :
05.55.14.52.05
Courriel :
cbeaubatie@assemblee-nationale.fr
Adresse postal :
3 rue Haute de la Comédie - BP 15
87 001 LIMOGES cedex

Activités au jour le
jour sur le web

M. Éric Straumann. Ah ! Très bien !
Mme
Catherine
Beaubatie.Nous
nous félicitons également que le
Gouvernement se propose de créer des
postes supplémentaires à l’Autorité de
régulation des activités ferroviaires et
routières. L’année 2016 sera aussi celle des
océans et des affaires maritimes grâce à
l’examen de la proposition de loi pour une
économie bleue, l’agrandissement des
aires marines protégées et le renforcement
du soutien à l’éolien en mer et au pavillon
français. La pêche et l’aquaculture française,
engagées dans une réforme ambitieuse
depuis 2013, devront aussi devenir plus
durables afin de préserver les ressources
halieutiques.
Ainsi, par ce budget, le Gouvernement est
au rendez-vous de ses engagements en
matière d’environnement et de transport. La
France peut être fière de son rôle de leader
dans la Conférence mondiale sur le climat.
Le groupe socialiste, républicain et citoyen
votera donc en faveur des crédits de cette
mission budgétaire. (Applaudissements sur
les bancs du groupe socialiste, républicain
et citoyen.)

- Ce document est distribué par La Poste

Intervention lors du débat sur le projet

t"DUVBMJUÏT
t*OUFSWFOUJPOTFOTÏBODFFU
en commission,
t2VFTUJPOTÏDSJUFTFUPSBMFTBVY
Ministres,
t5SBWBVYQBSMFNFOUBJSFT
t$BMFOESJFSEFNFTQFSNBOFODFT
en circonscription,
t-JFOWFSTNBQBHFGBDFCPPL

http://catherinebeaubatie.parti-socialiste.fr

M. Gérald Darmanin. Pour quel résultat ?

Page 6

LETTRE 8.10 copie 2

http://ww.assemblee-nationale.fr

09/05/2016 15:52

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