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Notre-Dame d'Afrique est la basilique d'Alger en Algérie.

Elle fut achevée en 1872, après quatorze ans de travaux. L'architecte Jean Eugène
FromageauHYPERLINK \l "cite_note-0"[1], la construisit sur un plan byzantin, la
surmontant d'une coupole.
Son plan offre la particularité d'être orientée avec le chœur au sud-ouest (au lieu de l'est
habituellement).
Construite sur un promontoire dominant la mer de 124 m, au nord d'Alger, elle est
accessible par un téléphérique depuis Bologhine (ex-Saint Eugène).
La basilique est considérée comme le miroir et le pendant, de l'autre coté de la
Méditerranée, de Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille.
Son importance symbolique et religieuse se trouve résumée dans cette maxime inscrite en
français, en arabe et en kabyle sur le mur de l'abside derrière l'autel :
« Notre Dame d'Afrique priez pour nous et pour les Musulmans. »
Sommaire
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• 1 Histoire[2]

• 2 Λα ρ ε σ τ α υ ρ α τ ι ο ν δε λα
βασ ι λ ι θ υ ε

• 3 Νο τ ε σ

4 Λιε ν σ εξτ ε ρ ν ε σ

Histoire[2] [modifier]

Statue de Mgr Lavigerie à Notre-Dame d'Afrique


Cette statuette en bronze de La Vierge fut offerte à Mgr Dupuch, premier évêque d'Alger,
de passage à Lyon en mai 1840. C'est la copie d'une œuvre originale créée par
Bouchardon en 1750. Elle fut placée provisoirement dans un monastère à Bouchaoui
(anciennement La Trappe) dont elle ornait le frontispice avec la devise suivante "Ils m'ont
établie leur gardienne".
Sur l'insistance de deux ouvrières lyonnaises qui l'accompagnaient , Marguerite Berger et
Anna Cinquin, Mgr Pavy, le nouvel évêque, fit construire en 1857 une chapelle
provisoire sur une colline et alla récupérer la statue de Marie. Il avait dit aux moines à
cette occasion :"Vous en avez fait la gardienne de votre monastère, je veux en faire la
Reine d'Afrique".
La pose de la première pierre eut lieu le 14 octobre 1855, mais l'édification de la
basilique, dont les plans avaient été confiés à un architecte de renom Mr Fromageau, ne
commença que le 2 février 1858. L'édifice fut consacré quatorze ans plus tard, le 2 juillet
1872, par Monseigneur Lavigerie.
C'est en mai 1873 que Mgr Lavigerie entreprit le transfert de la statue de Marie tout en
demandant au Pape Pie IX la faveur de pouvoir la couronner "Reine d'Afrique". La
requête fut agréée et la cérémonie fixée au 30 avril 1876, date retenue pour célébrer Notre
Dame d'Afrique sur tout le continent.
Monseigneur Pavy, décédé en 1866 fut inhumé dans le chœur de la basilique.

• L'Orgue de la basilique provient de la Villa Georges dans laquelle il avait été


installé en 1912 en présence du compositeur, pianiste et organiste français
Camille Saint-Saëns.[3]
A la mort des propriétaires, en 1930, l'Orgue de la Villa Georges fut transféré à Notre-
Dame d'Afrique. Mis en réfection en 2001 à Vaison-la-Romaine, il a été remonté dans la
basilique et béni le 31 mai 2002.[4]

La restauration de la basilique [modifier]

Intérieur de la basilique (mars 2007)


Après une longue période d'abandon, la basilique très dégradée par les vents marins et les
tremblements de terre, surtout celui de 2003, va prochainement être restaurée. Cette
restauration sera supervisée par Xavier David, architecte marseillais qui a mené celle de
Notre-Dame de la Garde.
Le projet de restauration est entré dans une phase active en novembre 2006 avec le
bouclage de son financement. Il est d'autant plus intéressant qu'il fait intervenir plusieurs
acteurs : 3 collectivités locales françaises, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le
département des Bouches-du-Rhône et la ville de Marseille (440 000 € chacune)
abondées à parités par l'État français, l'Union européenne (1 million d'euros), la wilaya
d'Alger, (600 000 €). L'État algérien ainsi que des entreprise nationales algériennes et des
filiales d'entreprises françaises en Algérie ont aussi participé à ce montage.[5]. Les
travaux de restauration sont confiés à une entreprise française qui s'est associée des
compétences algériennes. Un chantier école, en participant activement au chantier,
permet à de jeunes professionnels issus de la Casbah de se former aux métiers de la taille
de pierre et de la maçonnerie sur patrimoine ancien. La première tranche des travaux s'est
terminée en septembre 2008 et la seconde est engagée depuis cette date pour s'achever au
cours de l'été 2010