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LE OUI DE MARIE

Saint Jean EUDES

(1601-1680)

LE OUI DE MARIE Saint Jean EUDES (1601-1680) Agossou Yves GBEGAN Temps Spécial International 2012- 2013

Agossou Yves GBEGAN

Temps Spécial

International 2012- 2013

Table des matières

I-Ecouter c'est s'humilier

5

II- Le ''Oui'' de Marie

22

III- Marie, figure exemple de la vie chrétienne

29

ANNEXE

33

L e concept cœur est d'abord anthropologique. Le

Cœur peut s'entendre comme l'affection, amour, souhait, volonté, intelligence, mémoire. Les valeurs du cœur peuvent se lier à la lumière du mode de vie de tout chrétien. L’existence modeste de la vierge Marie a suscité depuis longtemps réflexions et grâces chez de nombreux fidèles et croyants. Le coutumier du XV° siècle y mentionne que "La fête du vénérable et noble Cœur de notre bon Seigneur doit être célébrée le premier vendredi après l'Exaltation de la sainte Croix". La prière suivante devait être trois fois répétée au cours de la solennité : "O Cœur très saint et brûlant d'amour, ô Cœur très doux de Jésus-Christ, ô source de la douceur, source de toute bonté, daigne éclairer mon cœur coupable et le fortifier dans ton service éternel et dans toutes les vertus qu'aime ton Cœur très doux et débordant de grâces". Le monastère sera fermé à la Révolution, et transformé en 1849 en musée. On y admire aujourd'hui le célèbre retable des Antonites d'Issenheim de Matthias Grünewald. En 1648, nous avons la publication à Autun d'un petit

volume, La Dévotion au très saint Cœur et au très sacré

Nom de la Bienheureuse Vierge Marie de Jean Eudes (mais

sans mention de son nom), qui contient la présentation et le

texte liturgique de la Messe et de l'Office, ainsi que les deux prières: Nous te saluons, Cœur très Saint et Nous te saluons Marie, Fille de Dieu le Père (Benedictum sit),

composées en 1641-1643. L'ouvrage est réédité à Caen en 1650, précédé d'un traité sur la nouvelle dévotion. Le nom de l'auteur n'apparaîtra qu'à partir de l'édition de l'ouvrage réédité à Caen, précédé d'un traité sur la nouvelle dévotion. Le nom de l'auteur n'apparaîtra qu'à partir de l'édition de

1663.

A partir de ces assertions, nous allons approfondir notre recherche pour connaître qui est vraiment la Vierge Marie dans les écrits de St Jean Eudes en particulier et dans l'Eglise en générale. Le ''Oui'' de la vierge Marie et son modèle de vie communautaire nous intéresse.

I- Ecouter c'est s'humilier

1- L'Humilité

L'humilité est un sentiment, état d'esprit de quelqu'un qui a conscience de ses insuffisances, de ses faiblesses et est porté à rabaisser ses propres mérites. L'humilité s'oppose à toutes les visions déformées qui peut être perçue de soi- même orgueil, égocentrisme, narcissisme, dégoût de soi, visions qui peuvent relever de la pathologie à partir d'une certaine intensité. Ainsi, nous grandissons dans la vie à la mesure de l'écoute et du dialogue que nous avons vécus dans notre enfance. L'être humain est relation, il est communication, il est parole. Mais la parole s'exprime par tout l'être humain. Ce n'est pas sans raison que Dieu s'est fait parole, verbe incarné, le logos. Mais c'est l'être tout entier de Jésus qui par Marie nous révèle le Père. Il n'y a de vraie parole que pour une oreille qui écoute et un regard qui contemple, un cœur qui s'ouvre à l'attention. Aimer c'est écouter, écouter c'est s'humilier, l'humilité invite à un

anéantissement de soi à l'intérêt de l'autre. «Humiliez-vous en toutes choses, et vous trouverez grâce devant Dieu, d'autant que la grande et souveraine puissance n'appartient qu'à lui seul, et il est honoré par les humbles» 1 . Nous avons deux formes d'humilité: l'humilité d'esprit qui est humaine et l'humilité de cœur. . L’humilité de cœur 2 . L'humilité d'esprit sans l'humilité de cœur est une humilité diabolique: car les diables qui n'ont point l'humilité de cœur, ont l'humilité d'esprit, parce qu'ils connaissent fort bien leur indignité et malédiction. C'est pourquoi il nous faut apprendre de notre divin Docteur, qui est Jésus, à être humbles non seulement d'esprit, mais de cœur. Or l'humilité de cœur consiste à aimer notre bassesse et abjection, à être bien aises d'être petits, abjects et méprisables; nous traiter en notre particulier comme tels; nous réjouir d'êtres estimés et traités comme tels par les autres; ne nous excuser ou justifier que par nécessité

1 O.C. VIII, p.13

2 O.C. I, p. 221-223

grande; et ne nous plaindre jamais de personne, nous souvenant qu'ayant en nous la source de tout mal, nous sommes dignes de toutes sortes de blâmes et de mauvais traitements; aimer et embrasser de tout notre cœur les mépris, humiliations, opprobres, et tout ce qui est capable de nous abaisser, et ce pour deux raisons:

1. Parce qu'à nous est due toute sorte de mépris et d'avilissement, et que toutes les créatures auraient droit de nous persécuter et nous fouler aux pieds; encore même ne valons-nous pas qu'elles en prennent la peine. 2. Parce que nous devons aimer ce que le Fils de Dieu a tant aimé, et mettre notre centre d’intérêt et notre paradis, durant cette vie, dans les choses qu'il a choisies. C’est afin de glorifier son Père, à savoir dans les mépris et humiliations dont toute sa vie a été remplie. L'humilité de cœur consiste non seulement à aimer les humiliations, mais aussi à haïr et avoir en abomination toute grandeur et vanité, suivant ce divin oracle sorti de la bouche sacrée du Fils de Dieu, que je vous prie de bien considérer et de graver fortement dans votre esprit: Ce qui

est grand devant les hommes est abominable devant Dieu 3 . J'ai dit toute grandeur, car il ne suffit pas de mépriser les grandeurs temporelles, et d'avoir en horreur la vanité de l'estime et des louanges humaines; mais nous devons avoir encore plus en horreur la vanité qui peut procéder des choses spirituelles, et nous devons craindre et fuir tout ce qui éclate et tout ce qui paraît extraordinaire aux yeux des hommes dans l'exercices de la piété, comme les visions, les extases, les révélations, le don de faire des miracles et autres choses semblables. Et non seulement nous ne devons point désirer ni demander à Dieu ces grâces extraordinaires; mais même, si l'âme reconnaissait que Dieu lui offrît quelques-unes de ces choses extraordinaires, elle devrait se retirer dans le fond de son néant, s'estimant trop indigne de ces faveurs, et le prier qu'il lui donnât quelque autre grâce au lieu de celles-là, qui fût moins éclatante aux yeux des hommes et qui la rendît plus conforme à la vie cachée et méprisée qu'il a menée en la terre.

3 Luc 16, 15

Demandons à Dieu, la grâce d'humilité de cœur à l'image

la Vierge Marie, qui est la manifestation de l'Amour de

Dieu à travers nos actes pour la gloire de Dieu.

2- L'Ecoute Ecouter c'est aimer. Nous retrouvons cette signification

dans la dimension chrétienne. Prendre du temps pour

l'autre, être disponible, savoir se taire, être là pour lui tout

seul c'est une autre manière de lui dire: « Tu es important

pour moi». Cela demande de l'humilité, de la patience, de

s'incliner devant une liberté. Cela suppose une présence

affective et effective. Mais c'est celui qui écoute qui reçoit

le plus. Ecouter finalement c'est accepter que l'autre entre

chez nous et bouscule ce qui est bien ordonné en nous.

Voici tant de vertus humaines que Marie dispose et elle

veut que nous fassions comme elle pour la gloire de Dieu.

Marie, tout au long de sa vie, a connu bien des souffrances,

mais aussi de grandes joies que Jean Eudes se plaît à

rappeler: « Qui pourrait comprendre les saintes délices dont

son Cœur maternel a été rempli au moment de sa

Conception immaculée; au moment de l'Incarnation de son

Fils; pendant qu'elle le portait dans ses bénites entrailles; lorsqu'elle l'a enfanté dans l'étable de Bethléem; quand elle l'a offert à Dieu dans le Temple; quand elle le trouva au milieu des Docteurs, après l'avoir égaré durant trois jours; pendant qu'elle demeura et conversa familièrement avec lui, comme une très bonne mère avec son très bon enfant; lorsqu'elle entendait ses divines prédications; lorsqu'étant ressuscité, il la visita toute la première; quand elle le vit monter au ciel, glorieux et triomphant; quand elle reçut le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte; quand elle fut transportée en corps et en âme dans le ciel, et qu'elle fut établie à la droite de son Fils, et couronnée Reine des hommes et des Anges, souveraine de l'univers.» 4 L'écoute de Marie nous apprend à accepter de s'avancer sur le chemin où Dieu nous appelle et nous propose de le rencontrer en toute humilité. Le cœur de Marie était comblé de joie de ce que Dieu l'a regardée des yeux de sa bénignité, c'est-à-dire a aimé et approuvé l'humilité de sa servante, dans laquelle il a pris un contentement et une

4 O.C. VII, p. 186

complaisance très singulière Marie, parce qu'il a regardé l'humilité de sa servante; comme si elle disait: Je me réjouis de la grâce que Dieu m'a faite, parce que c'est de lui que j'ai reçu le sujet de cette joie; et je me réjouis en lui, parce que j'aime ses dons pour l'amour de lui. Cette humilité est nécessaire car elle est l'échelle du ciel par laquelle Dieu est descendu en la terre. La grande intuition de Saint Jean Eudes pour nous faire entrer dans la mystère de Marie, fut le langage du cœur. Le cœur parce que c'est le symbole de l'intériorité et de l'Amour. Cet Amour unit Jésus et Dieu en UN «Jésus est tellement vivant et régnant en Marie qu'il est l'âme de son âme, l'esprit de son esprit, le cœur de son cœur; de sorte que l'on peut bien dire que le cœur de Marie, c'est Jésus» 5 . C'est ainsi que Saint Jean Eudes nous présente Marie, «pure capacité de Jésus». Il ne se perd pas dans des descriptions de pure imagination; il va droit au but en dirigeant notre regard de foi vers le mystère de Marie, le secret de sa vie intérieure: «Marie gardait toutes ces choses dans son

5 O.C. VIII, p. 130

cœur». Pour mieux comprendre cette grâce particulière de

la vacation de Marie, il nous semble important de remonter

dans les textes de l'Eglise.

L'Ancien Testament a- «Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton

lignage et le sien. Il t'écrasera la tête et tu l'atteindras au

talon» 6

b- «C'est pourquoi il les abandonnera jusqu'au temps où

aura enfanté celle qui doit enfanter. Alors le reste de ses

frères reviendra aux enfants d'Israël. Il se dressera, il fera

paître son troupeau par la puissance de Yahvê, par la

majesté du nom de son Dieu. Ils s'établiront, car alors il

sera grand jusqu'aux extrémités du pays» 7

c- «C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un

signe : Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter

un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel» 8

6 Génèse 3,15

7 Michée 5, 2-3

8 Isaïe 7,14

Le Nouveau Testament a- « Etant sorti de là, il se rend dans sa patrie, et ses disciples le suivent. Le sabbat venu, il se mit à enseigner dans la synagogue, et le grand nombre en l'entendant étaient frappés et disaient : "D'où cela lui vient-il ? Et qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se font par ses mains ? Celui-là n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?" Et il étaient choqués à son sujet» 9 . b- «Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :

Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naasson, Naasson engendra Salmon, Salmon engendra Booz, de Rahab, Booz engendra Jobed, de Ruth, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David

9 Marc 6,1-3

engendra Salomon, de la femme d'Urie, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Achaz, Achaz engendra Ezéchias, Ezéchias engendra Manassé, Manassé engendra Amon, Amon engendra Josias, Josias engendra Jéchonias et ses frères ; ce fut alors la déportation à Babylone. Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Eliakim, Eliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akhim, Akhim engendra Elioud, Elioud engendra Eléazar, Eléazar engendra Matthan, Matthan engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, que l'on appelle Christ» 10 . c- « Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de

10 Matthieu 1,16

David ; et le nom de la vierge était Marie. Il entra et lui dit :

"Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi." A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l'ange lui dit : "Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin." Mais Marie dit à l'ange : "Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ?" L'ange lui répondit : "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ; car rien n'est impossible à Dieu"» 11 .

11 Luc 1. 26-36

Lumen Gentium VIII: La Sainte Vierge et l'enfance de Jésus. Cette union de la Mère avec son Fils dans l'œuvre du salut est manifeste dès l'heure de la conception virginale du Christ jusqu'à sa mort ; et d'abord quand Marie, partant en hâte pour visiter Elisabeth, est saluée par celle-ci du nom de bienheureuse pour avoir cru au salut promis, tandis que le Précurseur tressaillait au sein de sa mère 12 ; lors de la Nativité ensuite, quand la Mère de Dieu présenta dans la joie aux pasteurs et aux mages son Fils premier-né, dont la naissance était non la perte mais la consécration de son intégrité virginale. Puis lorsque, dans le Temple, après avoir fait l'offrande des pauvres, elle présenta son Fils au Seigneur, elle entendit Siméon prophétiser en même temps que le Fils serait un signe de contradiction, et que l'âme de la mère serait transpercée d'un glaive: ainsi se révéleraient les pensées intimes d'un grand nombre 13 . Ayant perdu l'enfant Jésus et l'ayant cherché avec angoisse, ses parents

12 Lc 1,41-45

13 Luc 2,34-35

le trouvèrent au Temple occupé aux affaires de son Père, et la parole du Fils ne fut pas comprise par eux. Sa mère cependant gardait tout cela dans son coeur et le méditait 14 .

La Mère du Messie dans l'ancien Testament Les Saintes Ecritures de l'ancien et du Nouveau Testament et la tradition vénérable mettent dans une lumière de plus en plus grande le rôle de la Mère du sauveur dans l'économie du salut et le proposent pour ainsi dire à notre contemplation. Les livres de l'Ancien Testament décrivent l'histoire du salut et la lente préparation de la venue du Christ au monde. Ces documents primitifs, tels qu'ils sont lus dans l'Eglise et compris à la lumière de la révélation postérieure et complète, font apparaître progressivement dans une plus parfaite clarté la figure de la femme, Mère du Rédempteur. Dans cette clarté, celle-ci se trouve prophétiquement esquissée dans la promesse d'une victoire sur le serpent faite à nos premiers parents tombés dans le

14 Luc 2,41-51

péché 15 . De même, c'est elle, la Vierge, qui concevra et enfantera un fils auquel sera donné le nom d'Emmanuel 16 . Elle occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance. Enfin, avec elles, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s’accomplissent les temps et s'instaure l'économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu prit d'elle la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair 17 .

Lecture méditée: La «Mère admirable.» 18

Mère admirable, c'est bien avec raison que l'on vous appelle ainsi ! Car véritablement vous êtes admirable en toutes choses et en toutes manières. Admirable en la beauté angélique et en la pureté séraphique de votre corps virginal.

15 Genèse 3,15

16 Isaïe 7,14;Mi 5,2-3; Mt 1,22-23

17 LG ch VIII n°55

18 O. C. VI p 20-25

Admirable en la sainteté très éminente de votre âme bienheureuse. Admirable en toutes les facultés de l'un et de l'autre, dont vous avez toujours fait un très saint usage pour la gloire du Saint des saints. Admirable en toutes vos pensées, en toutes vos paroles, en toutes vos actions : En vos pensées, qui n'ont jamais eu d'autre but que de plaire à Dieu seul. En vos paroles, qui ont toujours été comme les paroles de Dieu, conformément à ce divin précepte: Si quelqu'un parle, que ses paroles soient comme les paroles de Dieu (I P 4, 11). En vos actions, qui ont toutes été consacrées à sa divine Majesté. Admirable en vos souffrances, qui vous ont rendue digne d'être associée avec le Sauveur en l'œuvre de la Rédemption du monde. Admirable en tous les états et en tous les mystères de votre vie, qui sont tous autant d'abîmes de merveilles. Admirable en votre Conception immaculée, qui est pleine de merveilles.

19

sont tous autant d'abîmes de merveilles. Admirable en votre Conception immaculée, qui est pleine de merveilles.

Admirable en votre sainte Naissance, qui a été le sujet d'une joie indicible et éternelle à tous l'univers. Admirable en votre saint Nom de Marie. Admirable en votre entretien avec l'Archange saint Gabriel, quand il vous a annoncé le mystère ineffable de l'Incarnation. Admirable dans toutes les choses grandes qui se sont passées en vous, au moment heureux où ce mystère incomparable y a été accompli. Admirable en tous les moments des neuf mois que le Verbe incarné a résidé en qualité de Fils unique de Marie dans vos bénites entrailles. Admirable en toutes les paroles contenues dans le divin Cantique que vous avez prononcé après avoir salué votre cousine Élisabeth. Admirable en tous les pas que vous avez faits allant à Bethléem pour y enfanter le Sauveur du monde. Admirable dans le mystère de son Épiphanie, c'est-à-dire de sa manifestation aux saints Rois qui ont trouvé l'Enfant de Bethléem avec Marie sa Mère, et l'ont adoré avec elle.

Admirable dans la sainte conversation que vous avez eue avec ce Fils bien-aimé, spécialement durant les trente premières années de sa vie. Admirable dans la part que votre charité vous a donnée dans le premier miracle qu'il a fait aux noces de Cana. Admirable en la communication qu'il vous a faite de sa croix et de ses souffrances, et dans le sacrifice que vous avez fait de lui-même au pied de sa croix. Admirable dans les choses qui se sont passées, lorsqu’étant ressuscité il vous a visitée. Admirable dans les dispositions avec lesquelles vous avez reçu le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte. Admirable en votre sainte mort, en votre glorieuse Assomption, en la vie bienheureuse que vous avez dans le ciel. Admirable en toutes les qualités dont Dieu vous a ornée, de Fille aînée du Père, de Mère du Fils de Dieu, d'Épouse du Saint-Esprit, de sanctuaire de la très sainte Trinité, de Reine des hommes et des Anges, de Mère des chrétiens, de

Consolatrice des affligés, d'Avocate des pécheurs, de Refuge de tous les misérables.

II- Le ''Oui'' de Marie

Quand l'ange porta le message à Marie il la salua de ces mots: «Réjouis-toi, aimée de Dieu!» Et Marie accueillit cette Bonne Nouvelle: Dieu l'aimait. Elle savait que la sainteté n'est pas le fruit de nos actes, mais de l'amour gratuit et prévenant de Dieu, amour auquel il est parfois si difficile de croire. Animée de l'Esprit Saint, Marie a eu conscience d'être aimée du Père:

«Il l'aime comme sa fille unique:

Fille unique en qui le péché originel n'a jamais eu aucune part, Fille unique qui est venue dans ce monde toute belle, toute immuable, Fille unique qui n'a jamais été un moment sans l'aimer plus ardemment que tous les anges et tous les saints ne l'ont jamais aimé,

Fille unique que le Père divin a trouvée digne entre toutes les filles d'êtres la mère de son Fils unique et bien aimé, Fille unique, Vierge et Mère tout ensemble. Il l'aime tant qu'il lui donne son divin cœur qui est son Fils unique pour être son fils, son cœur, son amour, son trésor, sa gloire, ses délices et son tout.» 19 Le Oui de la Vierge Marie est la Source de toutes grâces par le saint Esprit.

1- La conception du Saint Esprit

«Marie devient mère par son «Oui». Les Pères de l’Eglise ont parfois exprimé tout cela en disant que Marie aurait conçu par l’oreille – c’est-à-dire ; par son écoute. A travers son obéissance, la Parole est entrée en elle et en elle, elle est devenue féconde. Dans ce contexte, les Pères ont développé l’idée de la naissance de Dieu en nous à travers la foi et le Baptême, par lesquels le Logos vient toujours à nous de nouveau, en nous rendant enfants de Dieu ; Pensons par exemple aux paroles de saint Irénée :

«Comment l’homme ira-t-il à Dieu, si Dieu n’est pas venu

19 O.C. VII, p.598

à l’homme? Comment les hommes déposeront-ils la

naissance de mort, s’ils ne sont pas régénérés par le moyen

de la foi, dans la naissance nouvelle qui fut donnée de

façon merveilleuse et inattendue par Dieu en signe de

salut, celle qui a eu lieu du sein de la Vierge» 20 . Je pense

qu’il est important d’écouter également la dernière phrase

du récit Lucanien de l’Annonciation: «Et l’ange la quitta »

La grande heure de la rencontre avec le messager de Dieu,

dans laquelle toute la vie change, passe, et Marie reste

seule avec la tâche qui, en vérité dépasse toute capacité

humaine. Il n’y a pas d’anges autour d’elle. Elle doit

continuer le chemin qui passera à travers de nombreuses

obscurités, à commencer par le désarroi de Joseph face à sa

grossesse jusqu’au moment où Jésus sera déclaré « hors de

sens » et même jusqu’à la nuit de la Croix 21 .

20 Adv. Haer. IV, 33.4 21 Benoit XVI, « L’enfance de Jésus» p. 58

Lecture méditée: Le oui de Marie: L’ave Maria de Saint Jean Eudes 22 . Je vous salue, Marie, Fille de Dieu le Père. Je vous salue,

Marie, Mère de Dieu le Fils; Je vous salue, Marie, Epouse

du Saint-Esprit; Je vous salue, Marie, Temple de toute la

divinité; Je vous salue, Marie, lis blanc de la

resplendissante et toujours immuable Trinité; Je vous salue,

Marie, Rose d’un éclat merveilleux qui répandez un parfum

tout céleste; Je vous salue, Marie, Vierge des vierges,

Vierge fidèle, de laquelle le roi des cieux a voulu naître, et

du lait de laquelle il a daigné être nourri; Je vous salue,

Marie, Reine des martyrs, dont un glaive de douleur a

transpercé l’âme; Je vous salue, Marie, Souveraine de

l’univers, à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur

la terre; Je vous salue, Marie, Reine de mon cœur, ma

Mère, ma vie, ma consolation, mon espérance la plus

douce; Je vous salue, Marie, Mère tout aimable; Je vous

salue, Marie, Mère admirable; Je vous salue, Marie, Mère

de miséricorde; Vous êtes pleine de grâce, le Seigneur est

22 O. C. II, p. 264

avec vous; Vous êtes bénie entre toutes les femmes; et béni est le fruit de vos entrailles, Jésus; et béni soit votre époux, Saint Joseph; et béni soit votre père, saint Joachim; et bénie soit votre mère, Sainte Anne; et béni soit votre fils adoptif, Saint Jean; et béni soit votre ange Saint Gabriel; et béni soit le Père éternel, qui vous a choisie; et béni soit le Fils qui vous a aimée; et béni soit le Saint-Esprit qui vous a épousée; et bénis soient à jamais tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent. Ainsi soit-il.

2- Baptême et l'annonciation

soient à jamais tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent. Ainsi soit-il. 2- Baptême

Saint Jean Eudes lie baptême à la naissance de la foi: notre propre annonciation. 23 Contrat de l’homme avec Dieu par le saint baptême. La liturgie du baptême nouvelle annonciation. En quatrième lieu, le prêtre ayant mis de la salive de sa bouche dans sa main, et y ayant trempé le bout de son doigt, il vous l'a appliqué sur l'organe de l'ouïe, en disant ces paroles : Ephpheta, quod est adaperire. Ce qui signifie :

1- Le don inestimable de la Foi, qui a été infusé dans votre âme par le saint Baptême. Foi qui vous a été méritée et acquise par le Verbe incarné, lequel est sorti de la bouche adorable de son Père, ainsi qu'il l'atteste lui- même en ces paroles : Ego ex ore Altissimi prodivi; Foi qui vous est donnée par le Père éternel représenté

par la personne du prêtre ; Foi qui vous est appliquée par le Saint-Esprit, lequel est le doigt de Dieu ; Foi enfin qui, selon l'Apôtre, est infusé dans l'âme du chrétien par le moyen de l'ouïe, lorsque Dieu l'ouvre à sa

23 O.C. II, p. 228

sainte parole : Fidex ex auditu, auditus autem per verbum Christi. Mais cette divine princesse, qui est la Foi, n'était pas seule lorsqu'elle a fait son entrée dans votre âme. Elle était accompagnée de l'Humilité, d'Ecoute et de toutes les autres vertus ; comme aussi de toutes les Béatitudes évangéliques et de tous les dons et fruits du Saint-Esprit, et de la source même primitive de toutes ces grâces, qui est la très sainte Trinité, laquelle est venue dans votre cœur et y a établi sa demeure, comme dans sa maison et dans son temple, lorsque la Foi en a pris possession. 2 - C'est pour nous donner à connaître que, depuis que la miséricorde du Père, la bonté du Fils et la charité du Saint- Esprit ont ouvert nos oreilles à la divine parole, par le moyen de laquelle la foi et l'auteur même de la foi sont entrés dans notre cœur, au lieu qu'auparavant elles étaient fermées à la voix de Dieu et ouvertes à celle du diable. Elles doivent être désormais entièrement fermées à la voix de Satan, du monde, de la chair et du péché, et ne s'ouvrir plus qu'à celle de notre Dieu et de notre Rédempteur.

La foi nait de la prédication et de la prédication la Parole

du christ est l’instrument.

III- Marie, figure exemple de la vie chrétienne

A la suite de son maître Bérulle, saint Jean Eudes nous

invite à regarder, avec les yeux de la foi, la vierge Marie comme le modèle parfait de la vie chrétienne, qu'il définit comme la continuation de la vie du christ: « former Jésus

en nous». Il s'agit moins de tendre nos efforts pour imiter

Jésus Christ que de nous laisser transformer par son Esprit. Pour Saint Jean Eudes, en contemplant Marie, nous avons sous les yeux et dans le cœur l'exemple vivant du disciple du Christ. Toute sa vie n'a été qu'un «Oui» d'amour, à l'école de son Fils qui vit et règne parfaitement en elle 24 .

1-Marie, modèle de l'Eglise 25

24 O.C. I. p.432

25 LG 8/63

«La bienheureuse Vierge, de par le don et la charge de sa maternité qui l'unissent à son fils, le Rédempteur, et de par les grâces et les fonctions singulières qui sont les siennes, se trouve également en intime union avec l'Eglise: de l'Eglise, selon l'enseignement de saint Ambroise, la Mère de Dieu est le modèle dans l'Ordre de la foi, de la charité et de la parfaite union au Christ. En effet, dans le mystère de l'Eglise, qui reçoit elle aussi à juste titre le nom de Mère et de Vierge, la bienheureuse Vierge Marie occupe la première place, offrant, à un titre éminent et singulier, le modèle de la vierge et de la mère: c'est dans sa foi et dans son obéissance qu'elle a engendré sur la terre le Fils du Père, sans connaître d'homme, enveloppée par l'Esprit- Saint, comme une nouvelle Eve qui donne, non à l'antique serpent, mais au messager de Dieu, une foi que nul doute n'altère. Elle engendra son Fils, dont Dieu a fait le premier- né parmi beaucoup de frères 26 , c'est-à-dire parmi les croyants, à la naissance et à l'éducation desquels elle apporte la coopération de son amour maternel.»

26 Romain 8,29

2- L'approche de St Bernard et St Bonaventure Saint Bernard expliquant ces paroles de l'Apocalypse ; «sur sa tête une couronne de douze étoiles.» dit que ces douze étoiles représentent douze excellences et prérogatives de la bienheureuse Vierge, dont la première est contenue en la sainte et admirable génération de cette divine Marie : In Maria generatione ; la seconde en la visitation et salutation de l'Ange; la troisième en la venue du Saint-Esprit en elle, pour y accomplir le mystère ineffable de l'Incarnation; la quatrième en la conception inénarrable du Fils de Dieu; la cinquième en sa très pure virginité; la sixième en sa divine fécondité: la septième en ce qu'elle a porté le Fils de Dieu dans ses entrailles, sans aucune incommodité; la huitième en ce qu'elle l'a enfanté sans aucune douleur; la neuvième en sa très douce mansuétude; la dixième en sa très profonde humilité; la onzième en la grandeur de sa foi; la douzième dans le martyre de son Cœur. »

Saint Bonaventure nous met devant les yeux sept privilèges principaux de la Mère de Dieu : « Le premier consiste en ce qu'elle est seule après son Fils, entre tous les enfants d'Adam, qui n'a jamais été souillée d'aucun péché. Le second, en ce qu'elle a été plus remplie de grâces que tous les hommes. Le troisième, en ce qu'elle est Mère et Vierge toute ensemble. Le quatrième, en ce qu'elle est seule Mère de Dieu, et seule Mère d'un Fils qui n'a point d'autre Père que Dieu. Le cinquième, en ce qu'elle a une société et une alliance avec Dieu plus étroite et plus intime que toutes les pures créatures. Le sixième, en ce qu'elle a eu plus de pouvoir auprès de Dieu, que tous les hommes et tous les Anges ensemble. Le septième, en ce qu'elle surpasse incomparablement en gloire et en grandeur tous les habitants du paradis. » Pour honorer le cœur de la Vierge Marie, Saint Jean Eudes nous invite à la célébration du cœur Immaculé de Marie le 8 Février. Il nous propose les dispositions que nous devons avoir afin que cette fête soit célébrée en toute solennité.

ANNEXE

MESSE FÉVRIER 8 février LE COEUR IMMACULÉ

DE MARIE Titulaire Solennité

ANTIENNE D'OUVERTURE Réjouissons-nous dans le Seigneur. Célébrons ce jour de fête en l'honneur du Coeur Immaculé de la Vierge Marie. Les anges se réjouissent avec nous et glorifient le Fils de Dieu.

PRIÈRE Seigneur notre Dieu, tu as voulu que ton Fils unique vive et règne dans le Coeur de la Vierge Mère ; donne-nous d'accomplir fidèlement ta volonté à l'exemple de Jésus et de Marie, et de n'avoir ainsi qu'un seul coeur entre nous et avec eux. Par Jésus Christ, ton Fils

PREMIÈRE LECTURE Lecture du livre d'Isaïe 61,10 - 62,

4

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en

mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une

mariée met ses bijoux. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations. Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice ne se lève comme l'aurore et que son salut ne flamboie comme une torche. Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t'appellera d'un nom nouveau donné par le Seigneur lui-même. Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. On ne t'appellera plus: « La délaissée », on n'appellera plus ta contrée: « Terre déserte », mais on te nommera- « Ma volonté en elle»,on nommera ta contrée« Mon épouse », car le Seigneur met en toi sa préférence. Ici le texte s'écarte de la traduction officielle (« On te nommera: " Ma préférée " ») pour suivre la Vulgate (« On le nommera: " Ma volonté en elle " ») avec saint Jean

Eudes, qui a vu dans le Coeur de Marie « l'empire de la Volonté de Dieu » 27 .

PSAUME 44, 11-16 Toute la terre chante ta gloire, Vierge Marie. Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le roi sera séduit par ta beauté. R. Il est ton Seigneur: prosterne-toi devant lui. Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple, chargés de présents, quêteront ton sourire. Toute la gloire de la fille du roi est intérieure. Vêtue d'étoffes d'or, on la conduit, toute parée, vers le roi. ». Des jeunes filles, ses

compagnes, lui font cortège; on les conduit parmi les

chants de fête : elles entrent au palais du roi. ». Ici encore le texte s'écarte de la traduction officielle (« Fille de roi, elle est là, dans sa gloire ») pour suivre la Vulgate (« Toute la gloire de la fille du roi est intérieure »), dont le

27 O. C.VII, p. 526

texte, mettant l'accent sur la beauté intérieure de Marie, a spécialement frappé saint Jean Eudes 28 .

DEUXIÈME LECTURE Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens 3, 16-19 Frères, que Dieu, si riche en gloire, vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme

intérieur. Que le Christ habite en vos coeurs par la foi; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la

Vous connaîtrez l'amour du Christ qui

surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez

comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.

profondeur

ACCLAMATION Ps 56, 8. 9 a Alléluia, alléluia. Mon coeur est prêt, Seigneur, mon coeur est prêt. Je veux chanter, je veux jouer pour toi. Alléluia.

28 O. C VI, p. 37

ÉVANGILE Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,

15-19

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux: « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître ». Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur.

PRIÈRE SUR LES OFFRANDES Nous t'en prions, Seigneur, purifie nos coeurs par cette offrande. Qu'à l'exemple du Coeur de la bienheureuse Vierge Marie, ils deviennent une hostie vivante consumée par le feu de l'amour éternel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

ANTIENNE DE COMMUNION Lc 2, 19 Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur.

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION Tu as voulu, Seigneur, que la Vierge Marie garde et médite en son Coeur l'admirable mystère de ton Fils Jésus. Puisque nous avons reçu le Christ, pain vivant, à ton autel, accorde-nous de porter toujours son image en notre coeur. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Documentation

1- Œuvres

-O.C.: Œuvres complètes de Saint Jean Eudes:

Tome I ''La vie et le royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes''

de

Tome

II

''Méditations

sur

l'humilité''

et

''Contrat

l'homme avec Dieu par le saint baptême''

''Le Cœur admirable de la très sacrée

Mère de Dieu ou la dévotion au très saint Cœur de la

bienheureuse Vierge Marie'' -Bible -Lumen Gentium (Chapitre VIII) 2- Notes de cours Père Alvaro DUARTE, cjm. TSI , 2013 Père Pascal FREY, cjm. TSI ,2013

Tome VI à VIII

AVE COR

Nous te saluons, Cœur très saint, Nous te saluons, Cœur très doux,

Nous te saluons, Cœur très humble, Nous te saluons, Cœur très pur, Nous te saluons, Cœur donné sans réserve, Nous te saluons, Cœur très sage, Nous te saluons, Cœur très patient, Nous te saluons, Cœur très obéissant, Nous te saluons, Cœur très vigilant, Nous te saluons, Cœur très fidèle, Nous te saluons, Cœur bienheureux, Nous te saluons, Cœur plein de miséricorde, Nous te saluons, Cœur très aimant de Jésus et de Marie, Nous t'adorons, Nous te louons, Nous te glorifions, Nous te rendons grâce, Nous t'aimons, De tout notre cœur, De toute notre âme, Et de toutes nos forces. Nous t'offrons notre cœur, Nous te le donnons, Nous te le consacrons, Nous te le sacrifions, Reçois-le, possède-le tout entier, Purifie-le, Éclaire-le, Sanctifie-le, En lui, vis et règne, maintenant, toujours et à jamais. Amen.

Merci maman Marie pour ton ''Oui'' à la volonté de Dieu

Merci maman Marie pour ton ''Oui'' à la volonté de Dieu 42