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LIBERTE

Mardi 16 décembre 2014

L’Algérie profonde

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GHARDAÏA

Touzouz : des quartiers à l’abandon

On embellit les façades du centre de la ville et on oublie carrément ces quartiers retirés où aucun responsable ne se rend.

L a vue générale des rues et artères du quartier Kebaïli, sis à Touzouz, donne une image peu flatteuse de ce pauvre quartier. Le visiteur qui

se hasarderait à parcourir les rues et ruelles de ce quartier totalement délaissé remarquera l’état de déla- brement humiliant dans lequel se trouve ce quartier. Les rues n’ont déjà pas de nom qui les mettrait en valeur, parce que dans la vie de tous les jours, c’est un décor navrant qu’elles offrent à la vue. La chaussée est complètement dégradée, avec d’énormes crevasses qui se transforment en flaques d’eau à la moindre pluie ou de fuite d’eau. Et les opérations de bitumage enta- mées ces derniers temps, pour re- hausser l’image de certains tron- çons, n’ont touché que quelques communes à travers la wilaya, et non ceux des plus anciens quartiers tels que Touzouz, Lachbours, Elkor- ti, Chouahines, Oghba, etc. Ces derniers ont été complètement ignorés par les responsables lo- caux. Les habitants se demandent pourquoi ces quartiers sont négli- gés par tous les élus qui se sont suc- cédé. En effet, en sillonnant les ar- tères principales de ces quartiers, on ne remarque que l'absence du bitu- me, des routes très poussiéreuses, défoncées ou en constante dégrada- tion. On embellit les façades du centre de la ville et on oublie carrément ces quartiers retirés où aucun respon- sable ne se rend. Pis encore, quand les habitants de ces quartiers se plai- gnent, en interpellant l’un des élus, les services communaux envoient des agents pour colmater ces cre- vasses et autres trous avec du sable et un peu de gravier, ce qui, en réa- lité, n’est que du bricolage, alors qu’il faudrait effectuer des travaux de bi- tumage plus soutenus que ce colma- tage qui ne tient pas longtemps et s’abîme dès que le vent se lève. A quelques endroits de ces ruelles et rues, l’éclairage public fait également défaut, le peu de lampadaires n’ar- rive pas à éclairer toutes les rues. A

Archives Yahia/Liberté
Archives Yahia/Liberté

Les habitants réclament l’assainissement et le bitumage des routes et ruelles de leurs quartiers.

tel point qu’il n’est pas recomman- dé de s’y hasarder à la tombée de la nuit en raison des chiens errants. D’autre part, les résidents de ces quartiers interpellent les autorités locales et les services communaux, directement concernés par le pro- blème, pour penser à remédier à cette carence. Ils se sont plaints à plusieurs re- prises que les canalisations du ré- seau d’assainissement sont inexis- tantes au quartier Kebaïli, sis à Touzouz, où les citoyens sont contraints à creuser des fosses sep-

tiques à l'intérieur de leurs foyers, avec les déplorables conséquences qui en résultent dès que l'on veut nettoyer ces dernières, notamment les mauvaises odeurs qui en éma- nent et les risques d'asphyxie. Cette situation appelle donc une vé- ritable prise en charge de ces voies urbaines et remet sur le tapis la sem- piternelle question relative à la maintenance préventive du réseau routier urbain, particulièrement dans ces cités oubliées et à forte densité populaire. De plus, si on ajoute l’incivisme et les lacunes en

matière d’enlèvement des ordures, la situation devient totalement in- supportable pour les habitants de ces quartiers. Le constat est sans appel et fait l’unanimité : le cadre de vie ne cesse de se dégrader, et ce, de ma- nière continue ces derniers mois. En somme, ces quartiers livrés à eux- mêmes, dont les rues et ruelles se croisent de manière hybride, requiè- rent un réexamen du plan urbain en matière de viabilisation.

AISSA HADJ DAOUD

CHAIBA (TIPASA)

Découverte de trois voitures volées dans la forêt du Carroubier

Trois voitures volées par un réseau de malfaiteurs composé de 9 personnes ont été découvertes le week-end dernier dans la forêt du Carroubier, dépendant de la commune de Chaïba, dans la wilaya de Tipasa, apprend-on auprès de la Gendarmerie nationale. En effet, après une enquête minutieuse menée par la gendarmerie locale suite à des plaintes déposées par des victimes, un groupe de 8 malfaiteurs, dont l'âge varie entre 19 et 24 ans, a été démantelé au niveau de la localité de Berbessa, relevant de la commune de Chaïba. Ces derniers ont avoué les lieux où étaient cachées les voitures. Les 8 malfaiteurs ont été écroués par le procureur du tribunal de Koléa.

B. BOUZAR

MALADIE DU SPINA-BIFIDA

Vers la création d'un centre multidisciplinaire à Béjaïa

L e spina-bifida, cette pathologie congénitale qui se caractérise par la malformation de la colon- ne vertébrale chez les nouveaux nés, a fait l’ob-

jet, samedi dernier, d’une journée de sensibilisation

à la Maison de culture de Béjaïa. Organisée par le

service neurochirurgie du CHU de Béjaïa, la facul- té de médecine de l'université de Béjaïa et l'Asso-

ciation des parents et malades du spina-bifida, cet- te journée a eu pour objectif la prévention et la sen- sibilisation sur cette maladie ainsi que sa prise en charge. Les intervenants ont mis l’accent sur la né- cessité d’un travail multidisciplinaire en associant tous les spécialistes nécessaires pour une meilleu- re prise en charge de cette pathologie. Laquelle pa- thologie se caractérise par une malformation congé- nitale liée à un défaut de fermeture du tube neural chez les nouveau-nés. Presque méconnu, le spina- bifida enregistre des dizaines de cas chaque année

à Béjaïa où plus d’une soixantaine de cas ont été opé-

rés depuis 2012. Même si sa prise en charge est de- venue effective depuis quelques années, des efforts restent à consentir dans ce domaine afin de réussir

une bonne prévention. Aussi, selon les spécia- listes, les moyens doivent être mis à leur disposition, notamment les équipements et les infrastructures et que la neurochirurgie soit généralisée dans toutes les structures de santé. Des nécessités seules

à même d’éviter les prises en charge à l’étranger. Dans ce sillage, un projet proposé par le Pr Tliba, doyen de la faculté de médecine de l’université de Béjaïa,

a reçu l’agrément du ministère de la Santé et l'As-

sociation des parents et malades du spina-bifida Bé- jaïa, a vu le jour. Aussi, une proposition d’un avant-projet de réalisation d’un centre multidisci- plinaire pour la prise en charge des personnes at- teinte par cette pathologie a été formulée par les dif- férents intervenants.

H. KABIR

formulée par les dif- férents intervenants. H. KABIR BRÈVES du Centre LA SARL EL-WAÂD ESSADEQ FAIT

BRÈVES du Centre

LA SARL EL-WAÂD ESSADEQ FAIT ENCORE PARLER D’ELLE

Trois véhicules saisis par la police à El-Hachimia

El-Waâd Essadeq, cette Sarl dont le gérant est toujours activement recherché par les autorités, a refait parler d’elle ces derniers jours à El-Hachimia, 20 km au sud de la ville de Bouira. En effet, selon des sources autorisées, cette Sarl serait à l’origine d’un marché de véhicules installé devant le siège de l’APC de la localité. Ainsi, avant-hier matin et pour la troisième journée consécutive, plusieurs véhicules étaient garés et des clients venaient pour prospecter et acquérir ces véhicules à des prix défiant toute concurrence, comme cela se faisait du temps où cette Sarl était en activité à Sour El- Ghozlane. Cependant, vers 9h, les éléments de la BMPJ de la sûreté de la daïra d’El- Hachimia ont fait irruption sur les lieux en embarquant, en premier lieux, 3 jeunes “gardiens” qui arboraient des badges, avant de saisir trois véhicules, une 207 blanche année 2010 immatriculée à Alger, une Hyundai grise I10 de 2013 immatriculée à Médéa et une Dacia Logan de 2012 immatriculée à Bouira. Selon l’une des personnes rencontrées à bord de la Dacia Logan avant l’arrivée de la police, Moulay Salah, gérant de la Sarl El-Waâd Essadeq, aurait repris ses activités commerciales dans ce petit marché pour régler ses dettes. “Vous savez que Moulay s’acquitte au fur et à mesure auprès de ses créanciers et qu’ici les méthodes sont les mêmes que celles appliquées auparavant à Sour El-Ghozlane…” C’est à ce moment précis que les policiers sont arrivés en interpellant les personnes au volant des véhicules saisis qui seront emmenés sous escorte au siège de la BMPJ d’El-Hachimia. On apprendra par ailleurs qu’au cours du week- end, plus de 50 véhicules ont été vendus sur le trottoir, et que suite à un reportage diffusé sur une chaîne privée, samedi soir, les autorités auraient décidé de mettre un terme à ce souk illégal géré par une personne faisant l’objet de plusieurs mandats d’amener.

HAFIDH BESSAOUDI

GRAVE ACCIDENT DE LA CIRCULATION À HASSI LEFHAL

11 personnes, dont 8 Nigériens et deux Algériens, décédés

Onze personnes, dont huit Nigériens et deux Algériens – le chauffeur et un représentant du Croissant-Rouge algérien –, ont trouvé la mort dans un grave accident de la circulation avant hier matin à Ghardaïa. Selon la Protection civile, les onze personnes sont mortes sur le coup. L’accident, qui a aussi fait 16 blessés dont plusieurs se trouvent dans un état critique, est survenu avant-hier vers 5h20 sur la RN 1, sur le tronçon reliant la daïra d'El-Ménéa à Ghardaïa, plus précisément à 15 km de la commune de Hassi Lefhal (daïra d'El-Mansoura). Huit enfants, trois femmes et cinq hommes, souffrant de divers traumatismes, notamment crânien, et d’hémorragie interne et dont l’état est jugé “grave”, sont pris en charge à l’hôpital de Métlili. Le bus de marque Toyota Coaster, venant de Mila, est violemment entré en collision frontale avec un camion transportant des légumes, immatriculé dans la wilaya de Sétif. Il transportait des réfugiés nigériens vers le camp de regroupement de Hassi Lefhal, dans le cadre du rapatriement des réfugiés vers leur pays. Les corps des personnes décédées dans l’accident ont été transférés vers la morgue de l'hôpital de Métlili. Une délégation conduite par le wali de Ghardaïa s'est aussitôt rendue sur le lieu du sinistre avant de se rendre au chevet des blessés à l’hôpital de Métlili. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances exactes de ce tragique accident. Le ministre d'Etat, Tayeb Belaïz, a, de son côté dépêché une délégation composée de plusieurs responsables sur les lieux de l'accident afin, dit-on, de prendre toutes les mesures en direction des victimes et des blessés. La délégation est composée du secrétaire général du ministère de l'Intérieur, du directeur général de la protection civile accompagné des secrétaires généraux des ministères de la Santé et de la Solidarité nationale.

CHAHINEZ G.

18 L’Algérie profonde

Mardi 16 décembre 2014

LIBERTE

18 L’Algérie profonde Mardi 16 décembre 2014 LIBERTE BRÈVES de l’Est SKIKDA L’ancien P-DG d’Altro

BRÈVES de l’Est

SKIKDA

L’ancien P-DG d’Altro acquitté

n La cour de Skikda a prononcé, en début

de semaine, l’acquittement pour l’ancien P-DG d’Altro (Entreprise algérienne des travaux routiers). Ce dernier était accusé de détournement et dilapidation de fonds publics et de négligence dans la gestion des affaires de l’entreprise. L’ancien P-DG d’Altro a, pour rappel, purgé une peine ferme de 18 mois de prison dans cette affaire qui concerne l’achat de pneus qui n’ont pas été déposés au magasin de l’entreprise et la deuxième affaire concerne l’entretien “de mauvaise qualité” des moteurs de camions, un préjudice total estimé alors à 249 millions de centimes, selon les conclusions de l’enquête déclenchée au moment des faits. Le fournisseur des pneus qui a, lui, bénéficié du contrat de l’entretien des moteurs a écopé de 4 ans de prison ferme pour usurpation d’identité et faux et usage de faux.

A. BOUKARINE

CONTREBANDE DE CARBURANT

Sept personnes arrêtées à Tébessa

n Les éléments de police judiciaire de la

sûreté de daïra de Bir El Ater ont réussi, avant-hier, lors d'une descente opérée à la sortie est de la ville, non loin de la frontière algéro-tunisienne, à arrêter sept personnes à bord de quatre véhicules de type 4x4 dont l’une était dotée d'un double réservoir modifié. Les trois autres circulaient avec de fausses plaques d'immatriculation, a-t-on appris de source policière. La même source a indiqué que les policiers ont agi à la suite d'une information faisant état d'un grand trafic de carburant (du gasoil). Les 7 mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt, alors que les véhicules ont été saisis.

M. H.

OUM EL-BOUAGHI

Deux trafiquants de faux billets arrêtés

n Deux personnes ont été écrouées en

début de semaine par le tribunal d’Oum El- Bouaghi, pour trafic de faux billets. Les deux mis en cause ont été arrêtés à la suite d’une plainte déposée par une jeune fille qui a déclaré avoir reçu par un receveur de bus, assurant la ligne régulière Aïn Fakroun - Oum El-Bouaghi, un faux billet de 1000 DA. L’enquête déclenchée par les services de sécurité permettra l’identification du receveur en question, à savoir H. A., âgé de 20 ans. Celui-ci déclarera, dans un premier temps, avoir été contraint par un voyageur, un certain J. K., d’échanger un faux billet de 1000 DA par un vrai, avant de reconnaître qu’il a eu le faux billet lors d’une transaction d’achat d’un téléphone portable. Un troisième complice dans cette affaire est toujours recherché.

K. M.

KHENCHELA

Cinq blessés graves dans un accident de la route

n Un accident de la circulation est survenu

à Remila (daïra de Kaïs), selon la protection civile de Khenchela. Le drame s’est produit lorsque deux véhicules sont entrés en collision, faisant cinq blessés graves. Ces derniers ont été évacués par les éléments de la protection civile vers l’hôpital de Kaïs, puis transférés vers le CHU de Batna vu la gravité de leurs blessures. La brigade locale de la Gendarmerie nationale a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

M. Z.

Un jeune homme se donne la mort

n Un homme âgé de 22 ans a mis fin à ses

jours par pendaison, dans l’après-midi de dimanche, à El-Mahmel, commune située à 7 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Khenchela, a-t-on appris de source sûre. En effet, le défunt a été retrouvé pendu à son domicile à une corde, précise notre source. Les raisons qui ont poussé la victime à passer à l’acte demeurent toujours inconnues. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité territorialement compétents.

M. Z.

GUELMA

Un énorme potentiel touristique ignoré

Pour des raisons indéterminées, l'atout touristique est négligé par les responsables locaux qui se cantonnent dans l'immobilisme au lieu de mettre en valeur les richesses naturelles qui sont revalorisées et médiatisées sous d'autres cieux.

D. R.
D. R.

L a wilaya de Guelma possède une vo- cation agricole et touristique, car elle recèle d'indéniables potentialités à même de la hisser sur le podium des régions les plus riches et les plus at- tractives du territoire national. Pour

des raisons indéterminées, l'atout touristique est négligé par les responsables locaux qui se can- tonnent dans l'immobilisme au lieu de mettre en valeur les richesses naturelles qui sont revalori- sées et médiatisées sous d'autres cieux. Réputée pour ses eaux thermales curatives recommandées pour le traitement de diverses pathologies, la wi- laya de Guelma a le privilège d'abriter la célèbre station thermale de Hammam Debagh (ex-Ham- mam Meskhoutine) où des générations ont pas- sé des vacances mémorables et visité la majes- tueuse cascade, l'éruption de l'eau des entrailles de la terre à une température de 97 ° C, les dolmens

et le fameux cortège nuptial pétrifié suite à un in- ceste, selon la légende qui affirme que le couple, un frère et une sœur, le cadi, les proches et les in- vités ont été statufiés par le Tout-Puissant. Il exis- te les stations thermales de Hammam Ouled Ali, nichées en contrebas de la RN 80 reliant Guelma à Skikda, abritant deux stations thermales et deux

Réputée pour ses paysages féeriques, Guelma possède tous les atouts d’une région touristique.

complexes touristiques qui ne désemplissent pas à longueur d'année. Les curistes sont pris en charge par des équipes médicales spécialisées dans le traitement thermal, et qui enregistrent une gué- rison totale. Les communes de Aïn Larbi et Hammam n’Baïls possèdent des stations ther- males qui nécessitent une remise à niveau. Notre wilaya peut se targuer d'abriter un théâtre romain intra-muros de 4500 places, qui a bénéficié ré- cemment d'une importante opération de res- tauration initiée par le ministère de la Culture, et également un jardin archéologique où sont ex- posés des vestiges de l'époque romaine. L'ancienne Thibilis, commune de Sellaoua Announa, abri- te des ruines romaines inestimables, puisqu'une opération de rénovation a été inscrite par le sec- teur concerné. Les visiteurs seront enchantés de visiter les dolmens de Roknia, le gouffre de Bir Be- nosmane, la piscine romaine de Hammam Bra- daâ, etc. D'autre part, il est utile de mentionner la réserve classée de Djebel Béni Salah (commu- ne de Medjez Sfa), les forêts luxuriantes des monts de La Maouna, de Debagh, Mermoura et Houa- ra qui méritent des aménagements pour ac- cueillir des familles et des touristes. La station de Aïn Sefra, perchée à plus de 1200 m d'altitude,

offre un panorama paradisiaque qui incite au far- niente et aux loisirs, et ce site exceptionnel ga- gnerait à bénéficier d'investissements touris- tiques. Tous ces trésors ne sont pas identifiés par des plaques, panneaux ou écriteaux pour guider et orienter les visiteurs nationaux et étrangers qui sont contraints de vadrouiller pour repérer l'un des sites recherchés. Dans ce contexte, les direc- tions du tourisme, de la culture, de l'environne- ment, les collectivités locales, les syndicats d'ini- tiative du tourisme et tous les secteurs concernés doivent établir la carte touristique de la wilaya avec des indications utiles pour visiter tous les lieux intéressants. Il est aussi urgent d'installer des pan- neaux de signalisation sur les routes nationales, de wilaya et les chemins communaux pour mé- diatiser et situer ces sites touristiques et archéo- logiques, et la confection de prospectus et de guides touristiques s'avère indispensable. Aussi, un appel pressant est lancé aux autorités locales et aux élus pour prendre en charge ce volet tou- ristique de la wilaya, car c'est un créneau porteur qu'il suffit de lancer pour que Guelma reprenne ses lettres de noblesse et entreprenne son déve- loppement économique.

HAMID BAALI

JIJEL

La pénurie du lait en sachet pénalise les consommateurs

A u moment où la direction des services agricoles parle de la hausse de la production de

lait, les habitants de la wilaya de Ji-

jel vivent depuis quelques semaines une grave pénurie avons-nous constaté par nous-mêmes. En effet, la crise est si profonde que beaucoup de consommateurs peinent à se procurer ce produit de première nécessité. Ces derniers jours, des files interminables se for- ment quotidiennement devant les magasins d’alimentation générale.

Un déséquilibre flagrant entre l’offre

et la demande notamment au chef- lieu de wilaya où on assiste parfois à des échauffourées à cause d’un sa- chet de lait. Interrogé à ce propos, un commerçant nous a fait savoir que le problème réside dans l’in- disponibilité de poudre au niveau des laiteries locales. “Nous ne ra- menons pas une grande quantité de lait, pour cela on est obligé de servir nos fidèles clients en priorité”, dira notre interlocuteur. Certains com- merçants profitent de cette crise en imposant aux consommateurs d’acheter du yaourt ou du jus pour

leur vendre deux sachets de lait. Considéré comme l’un des pro- duits essentiels dans le régime ali- mentaire national, des pères de fa- mille essayent malgré toutes les contraintes de se procurer du lait pour leur progéniture en achetant du lait en poudre, même si celui-ci est chèrement acquis notamment par les petites bourses. “J’ai des en- fants en bas âge et je suis obligé de leur acheter du lait quel que soit le prix”, nous dira un père de famille que nous avons rencontré à la sor- tie d’un magasin. Et d’ajouter :

“J’achète du lait en sachet quand je le trouve, mais avec cette crise je suis obligé d’acheter du lait en poudre même s’il me revient plus cher”. Certains diront que cette situation qui a lourdement pénalisé les ci- toyens doit inciter les pouvoirs pu- blics à réagir et trouver une solution à ce problème qui n’a que trop duré. Le tableau désolant de ci- toyens se battant dès les premières heures de l’aube, pour un sachet de lait suffira pour décrire à quel point la situation est critique, voir grave.

MOULOUD SAOU

LIBERTE

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L’Algérie profonde

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CONTREBANDE À LA FRONTIÈRE OUEST DU PAYS

Carburant contre drogue

En 2013, environ 10 millions de litres ont été saisis sur la bande frontalière ouest, mais la quantité réelle qui est passée à travers les mailles des services de contrôle et de surveillance est estimée à au moins dix fois plus.

D. R.
D. R.

C haque jour, des cen- taines de litres de car- burant sont transférées illégalement à partir du territoire national vers la frontière algéro-ma-

rocaine par des trafiquants véreux, les “hallabas”, accaparés uniquement par la réalisation de gains importants au détriment d’un pan entier de l’écono- mie nationale. Ce précieux liquide est troqué contre des quantités importantes de drogue livrées en plaquettes sous cellophane, qui inondent le marché national et dont une partie est exportée vers l’Eu- rope à partir des pays subsahariens. Li- vrés dans des jerricans transportés à dos d’ânes trouvant leur chemin tels

des automates, l’essence, le super et le gas-oil et également les produits de première nécessités soutenus par l’Etat, transitent par Maghnia pour être ré- ceptionnés de l’autre côté de la fron- tière par un réseau mafieux qui comp- te des centaines d’intermédiaires. En 2013, environ 10 millions de litres ont été saisis sur la bande frontalière ouest, mais la quantité réelle qui est passée à travers les mailles des services de contrôle et de surveillance est esti- mée à au moins dix fois plus. Malgré tous les mécanismes de lutte contre ce trafic transnational mis en place par les différents services de sé- curité (gendarmerie, police, douanes, gardes-frontières), les contrebandiers, qui se plaisent à utiliser des véhicules

Malgré tous les dispositifs mis en place, les contrebandiers ne baissent pas les bras.

de tourisme neufs avec un double ré- servoir aménagé et des camions semi- remorques, ne baissent pas les bras et innovent chaque fois d’ingéniosité pour contourner les obstacles pourtant nombreux sur leur chemin, poussant l’outrecuidance jusqu’à opérer de jour. Certes, les saisies à l’actif des services de sécurité sont quasi quotidiennes et défraient souvent la chronique par les quantités exceptionnelles réalisées, mais la frontière n’est pas hermé- tique. Elle s’étend de Marsa Ben M’hidi jus- qu’aux confins du Sahara, sur une longueur de 1 559 km, ce qui rend dif- ficile sa surveillance totale. Les éléments de l’Armée nationale populaire ont engagé une vaste opé-

ration de creusement de fossés pro- fonds pour empêcher la traversée illé- gale de la frontière, et le directeur gé- néral des Douanes nationales a an- noncé dernièrement que des caméras infra-rouges et autres équipements sophistiqués de surveillance allaient être installés sur une grande partie de la frontière ouest. Le Maroc, de son côté, sous le prétex- te de lutter contre la menace terroris- te et l’incursion d’immigrants clan- destins, a dressé une muraille électro- nique de 2,5 m qui devrait couvrir, dans une première phase, une lon- gueur linéaire de 110 km, allant de la localité balnéaire de Saïdia jusqu’aux environs de Jerada (Maroc)

B. ABDELMADJID

ZEMMORA (RELIZANE)

32 familles “relogées” dans le parc communal

L ’opération de recasement de quelque 150 oc- cupants du bidonville d’Oued-Djanti à Zem- mora, effectuée au cours de la semaine der-

nière, n’a pas fait que des heureux. Loin s’en faut. En effet, 32 familles écartées des listes de reloge- ment, survivent dans des conditions inhumaines dans le parc communal de Zemmora, à en croire une correspondance du bureau local de la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’hom- me) adressée au wali de Relizane et dont une co- pie a été transmise à notre journal. Le document de la LADDH dénonce les conditions de vie éprouvantes qu’endurent ces malheureux, notamment les femmes et les enfants, particuliè- rement en ce mois de décembre. Le représentant

de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme sollicite également l’ouverture d’une en- quête afin de vérifier la véracité des dires des “ré- fugiés de Oued-Djanti”, qui affirment avoir été ex- clus au profit d’indus-bénéficiaires qui se sont ins- tallés dans le bidonville, quelques jours avant l’opération de recasement. Ils s’appuient dans leur argumentaire sur la liste des occupants du bi- donville d’Oued-Djanti, établie par les autorités dès 1994, date d’arrivée des premiers déplacés, fuyant les exactions des groupes terroristes. La LADDH dénonce, en outre, les intimidations et les procé- dés inhumains utilisés par les responsables com- munaux à l’égard des “réfugiés” afin de les empê- cher de faire valoir leurs droits. “Outre les multiples

vexations, les services communaux ont procédé au déplacement de 2 autobus et d’un Karsan, servant de gîte aux femmes et aux enfants, qui se trouvaient dans le parc, ainsi qu’à l’enlèvement des tôles qui pro- tégeaient les véhicules des intempéries. Cette puni- tion collective faisant suite à notre déplacement sur les lieux”, dénonce le représentant de la LADDH. Aux dernières nouvelles, les chefs des 32 familles ont saisi, dimanche dernier, le procureur général près la cour de Relizane afin de demander l’ou- verture d’une information judiciaire quant aux conditions d’attribution de logements lors de la der- nière opération de recasement, précise notre sour- ce.

M. SEGHIER

de recasement, précise notre sour- ce. M. SEGHIER BRÈVES de l’Ouest EL-MALAH (AÏN TÉMOUCHENT) Deux

BRÈVES de l’Ouest

EL-MALAH (AÏN TÉMOUCHENT)

Deux cambrioleurs sous les verrous

n Face à la multiplication des

agressions et des cambriolages des appartements qui se déroulent au milieu de la nuit et dont ont été victimes plusieurs citoyens suite aux différentes plaintes déposées par ces derniers, les éléments de la sûreté de la daïra d’El-Malah ont lancé une vaste opération d’investigation qui a permis d’identifier un groupe de trois malfaiteurs qui ont semé la terreur dans cette paisible localité. Les services de sécurité ont réussi à neutraliser deux d’entre eux, alors que le troisième demeure toujours en fuite. Les deux mis en cause, A. J., 28 ans, et Z. N., 25 ans, ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Aïn Témouchent qui les a placés sous mandat de dépôt, tandis que les recherches se poursuivent pour arrêter le troisième malfrat et identifier le reste du groupe de malfaiteurs.

M. LARADJ

TIARET

Les agents de l'agence Mobilis en grève

n À l’appel de leur section

syndicale, des dizaines d’agents de l’agence de l’opérateur Mobilis de Tiaret observent, depuis dimanche, et pour une durée indéterminée, une grève pour protester contre leurs conditions socioprofessionnelles auxquelles ils font face depuis plusieurs mois. Selon un communiqué, dont Liberté est destinataire d’une copie, cette action intervient en dernier recours devant le silence manifeste des responsables concernés. “La direction de Mobilis n’a pas tenu ses promesses de l’année dernière, à l’issue d’une première grève, de régulariser la situation et conforter notre cadre de travail”, est-il mentionné dans ce document où les protestataires précisent que “ce mouvement durera jusqu’à satisfaction de l’ensemble de nos revendications”.

R. SALEM

MAGHNIA (TLEMCEN)

À quand la trémie ?

n La réalisation de la trémie verra-t-

elle le bout du tunnel ? Prévue pour être opérationnelle pour juillet dernier, cette réalisation continue d’importuner les automobilistes qui ont subi déjà un été des plus pénibles à cause des travaux qui semblent s’éterniser. Annoncée en grande pompe pour sa réception le 1 er novembre dernier, l’inauguration n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu de sitôt. Selon le maître d’œuvre, la réalisation de la trémie sera achevée dans “un petit mois”, mais au vu des travaux réels qui se font carrément au ralenti, il n’est pas sûr que ce délai soit respecté, à l’image des autres déclarations quant à la réception finale de cet ouvrage d’art.

M. AMMAMI

ORAN ET ARZEW

Arrestation de 9 malfaiteurs

L es policiers relevant de la 21 e sûreté urbai- ne d’Oran ont réussi à neutraliser 2 dan- gereux malfaiteurs impliqués dans une af-

faire de coups et blessures volontaires à l’aide d’armes blanches, avons-nous appris auprès de la cellule de communication. Une enquête diligentée par les inspecteurs de re- cherche a permis d’arrêter les deux mis en cau- se qui ont été déférés devant le parquet du tri- bunal. Dans le même contexte, les mêmes forces de l’ordre ont réussi à arrêter un repris de justi-

ce notoire âgé de 23 ans, pour son implication dans le vol par effraction d’une résidence à Oran. Il a été mis sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur. Par ailleurs, les forces de sécurité de la 1 re sûre- té de daïra d’Arzew ont procédé à l’arrestation d’une bande de voleurs spécialisés dans le vol des véhicules. Deux membres du gang ont été arrêtés alors que les autres comparses demeurent activement re- cherchés par les enquêteurs. Agés de 24 et 33 ans,

les deux mis en cause ont été incarcérés en at- tendant leur comparution devant le tribunal. Les mêmes services ont réussi à mettre hors d’état de nuire un autre repris de justice dans plusieurs af- faires de coups et blessures volontaires sur de pai- sibles citoyens. Une perquisition effectuée par les policiers à son domicile a permis de mettre la main sur un véritable arsenal d’armes blanches constitué de 3 couteaux de boucher, une barre de fer forgée comme une lance, 3 paires de ciseaux de chirurgie et une bombe lacrymogène. Le

mis en cause, qui est âgé de 33 ans, a été présenté au tribunal qui l’a placé en détention préventi- ve. Les policiers de la 1 re sûreté de daïra d’Arzew ont mis la main sur 3 repris de justice notoires, impliqués dans des affaires liées à l’attroupement illégal, trouble à l’ordre public, désobéissance et outrage à corps constitué. Les 3 individus appréhendés, qui sont âgés entre 29 et 33 ans, ont été incarcérés par le pro- cureur de la République près le tribunal d’Arzew.

K. R. I.