ISSN 0429-3088

0242-6765

* Année 1981 . — N' 27 A . N . (C . R .)

Vendredi 18 Septembre 1981 *

JOURNAL OFFICIEL
DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

DÉBATS PARLEMENTAIRES
ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
7' Législature

SECONDE SESSION EXTRAORDINAIRE DE 1980-1981
(14• SEANC E)

COMPTE RENDU INTEGRAL

1'r

Séance du Jeudi 17 Septembre 1981.

SOMMAIRE
PRÉSIDENCE DE M . CIIRISTIAN NUCCI
1. — Abolition de la peine de mort . — Discussion d ' un projet
de loi (p. 1135).
M . Forni, président de la commission des lois, rapporteur.
M . Badinter, garde des scea .Ix, ministre de la justice.
Question préalable de M . Clément : MM . Clément, Séguin.
Suspension et reprise de la séance ,p . 1147).
MM . Joxe, le président.
M . le président de la commission, rapporteur . — Rejet de la
question préalable.
Discussion générale:
Demande de rappel au règlement ip . 1148).
MM . Nungesser, le président.
M . Marchand.
Rappels au règlement 1p . 1151).
MM . Nungesser, le président . Joxe, Ducoloné.
Renvoi de la suite de la discussion à la prochaine séance.
2. — Ordre du jour (p . 1153) .

PRESIDENCE DE M . CHRISTIAN NUCCI,
vice-président.
_La séance est ouverte à quinze heures.
M. le président. La séance est ouverte.

— I—
ABOLITION DE LA PEINE DE MORT
Discussion d'un projet de loi.
M. le président. L'ordre du jour appelle la discussion du
projet de loi portant abolition de la peine de mort (n"' 310, 316).
La parole est à M . Forni, président et rapporteur de la
commission des lois constitutionnelles, de la législation et de
l'administration générale de la République.
M. Raymond Forni, président de la commission, rapporteur.
Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, mesdames,
messieurs, c'est un moment historique que nous vivons.
C'est une page que nous allons tourner . Avec nous, la France
va sortir de cette période qui l'avait mise au ban des grandes
nations civilisées .
36

» (Protestations sur de nombreux bancs du rassemblement pour la République et de l'union pour la démocratie française . non sanctionné par un vote. je suis contre la peine de mort . par une manoeuvre. discussion des propositions tendant à abolir la peine de mort ? Le Gouvernement prend cet engagement. Grâce à vous. Parce que ce débat. aux reculades. des crédits du bourreau — avaient tenté de relancer. nous avons toutes raisons de croire à l'issue heureuse du projet de loi en discussion. une longue lutte trouver son terme. M . c'est parce que nos initiatives se sont heurtées aux hésitations du gouvernement précédent. rapporteur. de leurs souhaits . disaient-ils dès 1977. Très bien! M. Aujourd'hui. de désavouer le chef de l'Etat. (Murmures sur quelques bancs du rassemblement pour !a République et de l'union pour la démocratie française . . rapporteur. tant de grandes voix se sont élevées ici. la cause de l'humanité . 1136 M . venait à intervenir. un biais de procédure — la demande de la disparition dans le budget. président de la commission . Comme si insécurité et peine de mort allaient de pair. affirmait-il : une fois de plus. mes chers collègues. la religion juive et la totalité des grandes associations humanitaires internationales et nationales . forts de cet engagement. même! ASSEMBLEE NATIONALE — 1" SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 Il ne faut pas exagérer. Parce que aujourd'hui nous écrivons l'histoire. mes chers collègues. Bernard Stasi . laissons à chacun l'occasion d'ouvrir son cœur. mais qui permit à chacun des participants et à l'opinion publique à l'écoute de cerner ce qu'était à cette époque-là l'état de la question . de l'absurde et de la logique. à l'occasion de la campagne électorale. l'abominable projet n sécurité-liberté ». l'insérité avait grandi lorsque avait été décidée la suppression de la peine capitale. A la volonté majoritaire. Très bien ! M .abolissent les frontières de la doctrine. Séguin . dans les pays abolitionnistes. parce qu'il s'agit de la vie ou de la mort. Chacun se souviendra aussi qu'en 1978 M . Peyrefitte lorsqu'il écrivait en 1949 Le Mythe de Pénélope . On nous promit alors le dépôt d'un projet de loi sur la revision de l'échelle des peines avant la fin de la session. leur marche. à une large majorité. gomment les rivages sur lesquels d'habitude campent opposition et majorité. du Parlement. et ce sera l'honneur de notre assemblée . Beaucoup comprirent alors que c'en était fini de l'aversion profonde de M . et sur quoi se fonde-t'il ? Quelque chose aurait donc changé dans le gouvernement des hommes? Souvenons-nous que l'élection de François Mitterrand le 10 mai dernier. avons fait des promesses. . avec vous. philosophique. La question de l'abolition de la peine de mort. président de la commission. . En 1979 encore. comme le souhaitait Beccaria. avons pris des engagements . le mépris de la représentation nationale devient plus insupportable encor e . n'est pas une question d'actualité . de l'ensemble de ceux qui.. Raymond Forni. il le tiendra. un sentiment grave et croissant d'insécurité . Raymond Forni. me direz-vous. lorsqu'il s'agit de faire un choix déchirant . écriront un nouveau chapitre dans le grand livre des mémoires de notre temps. Oh ! M . déclarait : « Dans ma conscience profonde. président de la commission . Jamais. de leurs convictions. tant de cris admirables nous sont parvenus! Nous avons la certitude. Nous qui nous retrouvons en ce mois de septembre 1981. Et les assassinés M. Jean-Paul Charié . scrutent le choix de chacun et de chacune d'entre nous. religieux. un. les espoirs furent marqués par l'échec. président de la commission. . Chirac qui. Ce débat. ne pas saluer le courage de M . Jean Brocard . tracent de nouveaux contours aux visages politiques qu ' ils rencontr ent généralement. tout de M. nous l'avions réclamé depuis longtemps . Pierre-Charles Krieg . selon eux. se déterminer un peu plus ou mettre fin à ses hésitations . Il ne faut pas tout mêler ! M . qui nous permettrait d'aborder le problème de fond. faire écrouler l'édifice répressif que d'aller dans cette voie. l'église catholique. Justement ! M . la dignité est plus que jamais nécessaire . une seule. rapporteur. Et pourtant. qu'à présent tout a été dit et qu'il nous appartient de conclu re. ce crime légal. Raymond Forni. Nous qui sommes ici rassemblés. Bernard Stasi . débat relatif à l'échelle des peines criminelles. Certes. (Appluudissements sur dirers bancs . dans la dignité que je souhaite. rapporteur. . président de la commission. jamais nous n'aurons senti d'aussi près le frisson de l'histoire . Rarement nous aurons tant mesuré le poids de notre responsabilité. Pierre-Charles Krieg . Et s'il n'a pas eu lieu. des hommes et des femmes. Ra rnond Forni. Séguin . M .) M . malmener la conscience de chacun. parce qu'aujourd'hui. Laissez la liberté de vote aux membres de votre groupe! M . lui-même. le président . mais ils estimaient inopportun un débat sur la peine capitale dans une période où le peuple éprouvait. Lorsqu'il s'agit de la vie ou de la mort. . c'est afficher l'irrespect. Albert Brochard . douloureux. alors que la représentation nationale risquait quelques jours. Raymond F'irni. Chacun le pourra. dans un schéma simpliste. dans le for de ma conscience. Chacun pourra. la position du ministre de la justice d'alors et du chef de l'Etat n'était pas une opposition de principe à l'abolition. aux refus. jamais nos discussions n'auront revêtu un tel caractère exceptionnel. Ecarter d ' un artifice ce qui est pour chacun d'entre nous un choix personnel. rapporteur. c'était protéger le peuple français que de maintenir dans l'article 12 du code pénal . à M . Jean-Paul Charié.la peine de suppression de la vie. Je termine ma citation de François Mitterrand : « . Pierre Bas et le groupe socialiste. parce que nous sommes aux limites du conscient et de l'inconscient. Bel optimisme. On cerna mieux les intentions réelles lorsqu'en ) y aî. réfléchir à haute voix pour. le Gouvernement laisserait venir er. et parce que dans celles-ci figurait l'abolition de la peine de mort. président de la commission. Messieurs. à cette volonté affirmée de tous ceux qui voulaient enfin qu'il soit tenu compte de leurs voeux.dans ma conscience. que l'avènement d'une nouvelle majorité présidentielle venant renforcer les rangs aes abolitionnistes sont les raisons essentielles sur lesquelles s'appuie l'espérance . désavouer celui qui. ent re laisser vivre ou laisser mourir. depuis soixante-douze ans. Raymond Forni. comme si la diminution de la criminalité était liée à la mort de quelques hommes! C'était. rapporteur. Jamais. Pourrions-nous. répondit le scandaleux.) M .» Pourrions-nous . un long combat va s'achever. l'espace d'un instant. s'il en était besoin. le garde des sceaux répondit . et un débat. de laisser parler sa conscience. dans le pays. Mais parce que nous savions une échéance électorale proche. quelques semaines ou quelques mois plus tard. le Parlement dut se ( ontenter. Raymond Forni. comme si. d'un débat de réflexion et d'orientation sur la déclaration du Gouvernement.. éthique ou politique. rapporteur. qui rejoint celle des églises. Malgré cette volonté affirmée. parce que deux conceptions s'affrontent. sanctionné par un vote.) M. en novem- bre 1979. malgré des trésors d'ingéniosité déployés. aux arguties du Gouvernement s'ajoutait une volonté politique de refuser d'aller jusqu'au bout. l'admirable rapport de M . nous n'avions tant senti cette communion dans laquelle se retrouvent abolitionnistes convaincus. Parce qu'ils sentaient qu'aux réticences. de remettre sur le chantier le problème de principe. Peyrefitte. .) M. celui de la peine capitale . à une interrogation de M . . M ._ la peine de mort était un problème complexa auquel il ne pouvait être apporté de réponse simpliste et qu'aux yeux du Gouvernement de récents crimes en séries qui avaient profondément ému l'esprit public rendaient inopportun dans l'immédiat le dépôt de ce texte . ce projet transcendent les clivages politiques traditionnels . nous pouvons et nous devons faire triompher. monsieur le garde des sceaux. reprenant. et notamment à celles de son garde des sceaux. les églises réformées. l'ensemble de ceux qui forment aujourd'hui la famille abolitionniste déposèrent de nouveau des amendements supprimant les crédits du bourreau . hommes cle générosité et de responsabilité. c'est mettre en cause l'indépendance du pouvoir législatif. président de la commission. Gisca r d d'Estaing et de l'horreur que suscitait la peine de mort . de la passion et de la sérénité. d'ailleurs. M .dernier sursaut des abolitionnistes permit de mehre en garde le Gouvernement et le Président de la République sur la responsabilité qui serait la leur si une exécution. Nous avions le sentiment d'avoir gagné : nous avions été trompés. le garde des sceaux n'annonçait-il pas qu'en 1979. tâchez de conserver à ce débat la dignité qui lui sied ! (Applaudissements sur les bancs des socialistes et des communistes . les députés adoptèrent en commission. le 26 juin de cette même année. A cette occasion. s'opposait avec la même vigueur à la peine de mort ? .

Il .substitut.le .. parce que la décision finale appartenait à l ' autre. la responsabili t é dont nuits sonnes invertis. à cette même tribune. c ' est à présent notre devoir que de rayer de autre ide cette disposition et d ' abolir la peine de mo rt .. du parallèle mie en avant par certains. Souvenons-nous que la France est de plus en plus marginalisée au sein da la Communauté européenne . S ' il test Vrai qu'une réflexion d'ensemble s'impose.t put . la hiérarchie des peines et notamment des peines privatives de liberté? Faut-il créer tune peine d'emprisonnement rdellement perpétuelle ? East-il fixer des garde-fous. . qu'il s'est rarement posé au cours de ces dernières années et que cette rareté tendait nécessairement à conférer à chaque décision une dimension de principe. ce principe généreux de la Déclaration universelle des droits de l 'il Sonie qui affirme : 2 Tout individu a droit à la vie. Il lui incombe l'horrible décision de laisser. Mais ma disposition est celle d'un homme qui ne ferait pas procéder à des exécutions capitales. . .cul susceptible de mettre un terme à l ' insunpert :a . résister a notre conviction :' Devons-nous cosser de croire que nous at'en9 raison? Devons-nous a p rès avoir promis. nous. Atln p s-nnus jouer les Ponce Pilate. dan . Aujourd'hui une majorité de celui-ci c•et opposée à l ' abolition etc la peine de mort . que cette majorité panc•tuclle.ge en importe la démonstration . TION :ILF. elle a tour à tour revécu ces pacti s es sans sortir ce pendant du domaine de l'irrationnel.ez . t . pr•ésoh'et de la ce i ne nis. rassurés qu ' ils étaient. Depuis Robespierre. Le choix ainsi opéré par le Gouvernement a valeur de symbole. C ' est aussi parce que des promesses avaient été prodiguées depuis des années déjà .? S'il n y a pas de place pour le doute. Cc ries. Devonsnous pour autant . d .x prises avec des fats divers dora l 'àurrihi'' s ' ajoute à l ' odieux. Quant à François Mitterrand. après avoir affirmé que nous abolirions la peine capitale . ce que d'autres avant lui avaient pu affirmer. tout a été dit . Pouvons-nous Iongtelaps encore rester insensibles aux suppliques. Ils cherchent cette lucidité qu'affichent d'autres. La loi en :r evanche .u_'s .divent nous conduire. la plus horrible. reculer. ici ou là . elle est rempiac'ee par la deteniion ou la réehut nn criminelle à peruéluité . vous est celle du remplacement de la peine de mort. en transférant l'exécution d'une peine. c ' est parce que nous irons le sentiment que la volonté du Parlement a été trop longtemps et volontairement iunorie . . Comment imaginer que cette majorité nouvelle. clair . cils mn de ses présidents a exprimé son aven :ion profonde pou r la peine de mort. la peine de mort est devenue un mythe.nue . mes chers enilé_ . — 1 " L ' honnéteté. fixons-nous en le délai. c ' est-à-dire régalienne. une solidarité de points de vue. Depuis que des phrases merveilleuses ont été prononcées pour la postérité par Koestler. Aussi loin que nous remontions dans l'histoire de la V" République. à l'exercice d'un pouvoir régalien ? Il faut que soit mis un terme à cette ambiguïté. sauf si . Il a tenu également à le présenter avec rigueu r et sans reprendre. à tut princ•tpe : la peine de mort est abolie d ' une marnière définitive et _éni'rale . SE . . c'est un sentiment que je comprends. c ' est parce que l ' on ne peut plus se contenter naïvement d ' associer la garantie de la sécurité au maintien de la peine de mort. nuire pc_ . . Châtiment expiatoire. Ce qui m'est le phis pénible. au moindre courant. de notre crédibilité . des hommes avaient condamné à l'exécution. entre l'abolition et la nécessité de créer son . il ne peut y avoir de place pour le compromis . Dans tous les cas où elle pouvait s ' appliquer..1\CI: DU 17 SEPTE?. aux demandes qui. la troisième interrogation que je souhaiterais aborder devant. ce n'est pas afficher du mépris à l'égard de l ' opinion publique . du domaine mythique . d'un pouvoir excessif donné à un seul homme : disposer de la vie d'un autre . M . ne suit point soucieuse cFatigner le droit aime la tr . ou d ' arréicr le in-es. Le dilemme est d'autant plus douloureux. que personne ne mit c :• d enté .i3ItE 1931 11 37 Il est clone nécessaire que. est sensible à la moindre brise .0 a . et c ' est le symbole qui est . quelque temps. :dition humaniste de notre pays ? Et puis souvenons-nous enfui de l'immense re :punaa''ilité. avancer . Lamartine. Ce débat. au degré: d'information que nous pessétluns. . c'est aujourd'hui qu'il doit avoir lieu. Nous n ' aurions pas pu et nous ne devons pas nous réfugier derrière ce moyen c•onfot ble qui consiste à laisser l ' opinion publique décider seule . s la justtee suivie son cour. Enfin. une communauté de référence . aurions-nous dis. .sio. c ' est au contraire observer . qat de plus on plus des pressions s ' exercent sttr elle pour que s ' affirment. bien qu'il existe déjà dans notre droit des ga . de lier le sentiment d'insécurité à la suppression de la peine capitale : c ' est pa -ci' que nous ne p ouvons plis tolérer que soient bafoués les granas principes de notre démocratie.t unie démarche que j ' apprécie car ceux-là ne refusent pas en bloc . . de retenir la main et d^ gracier celui que . vsrier. c'est le problème des grâces déclarait Georges Pompidou . Que certains cherchent aujourd'hui à être rassurés. qui tentent de rassurer leur conscience en imaginant le substitut indolore à la guillotine . Ii y . commode parfois• sur laquelle trop souvent certains se reposaient. vous le ea . Un récent sondu. selon l ' hvpoerile formule.uchc aux réactions (les Francaises et des Français. parlementaires . D ' abord. dans le même temps. qu'ils prennent garde qu'au désordre criminel ne corresponde le muchiavélisnte des hommes. aurions-nous pi e utiliser une autre procédure que la voie législative :' En la n'. Proclamer cela . l'honnêteté politique . difficile .. Camus ou Naud.scrupuleusement les régies de notre cté'io ratio . . à chaque fois. Celui-c ri prcvoit en effet que peut Pin' seul soumis au référendum « tout projet de loi portant sur l ' or anisation des peuinirs oublies.. reculer sous cette ultime pression? L' o p inion publique. Albert Brochard . un ex p osé des motifs se limite à quelques consilératiens l' ndatnerimles. Il appartiendra à ceux qui nous re gardent de décider. .(tière il convient simplement de renvoyer ceux qui s ' interrn-.Bose nnraie. de très loin. là plus qu'ailleurs. Raymond Forni. du damne qui.col ainsi à l ' article 11 de notre Consiiintiun. mais . la plus lourde. avouait le général de Gaulle .eor se doit de répondre. elle revêt les caractères de la chose sacrée . il affirmait le 18 mies dcinier : « Je ferai ce que j'aurai à haire dans le cadre d'une loi que j'estime excessive. Le Gon-ornement a voulu soumettre à l'Assemblée nationale un projet dépouillé . L'ol'icion perd i t:uc doit savoir pourquoi nous sommes là .anties pour la société face à la dangerosité des hommes. Faut-il aujourd'hui . quelques mois plu : tint. chaque fois. ajoutait-il. U • dia -un le sait. Vous les avez assez combattus! M . cherchent aussi le courage d'aller plus loin . un dispositif concis..mlaissenent de noie mandat. à la liber té et à la sfn•eté de sa personne. assure la pérennité.te nrèférerais. difficile. la plus pénible. Chacun comprend bien que tourte démarche visant à utiliser cette procédure et dune à réformer la réale constitutionnelle nous aurait cngaalés dans un processus long. si nous avons eu tort on si nous avons eu raison. offrande à l'opinion publique. . c ' est un drame de conscience . Elle doit co :n. examiner l'échelle.. acte politique destiné à rassurer. 'e . refusons qu'elle soit une condition. a f ' a.'c . au risque de la sser. ASSEMI>LEF. à la moindre snIlieitalion. envisager une nouvelle incompressibilité de la détention ? Faut-il embrasser l'ensemble des aspects de cette grave question aussi complexe . Use une ligne dont seul le législateur peut permettre de s'écarter. . rapporteur. aussi diverse que représente l'homme ? Faut-il chercher à rassurer ceux qui seraient abolit i onnistes. coupnria nt approbation d'un accord de conununauté ou tendant à autoriser la ratifleatinn d'un traité . Pour moi. de notre respensabilité . que ce débat doit se tenir aujourd'hui. au travers d 'un cheminement difficile à l ' aboutissement de ce jour. inadéquat. sont lancées sur la scène internationale pour que notre pays alinne 1 droit et raison? Souvenuns-nnus que noi r e Constitution elirrnènie reprend en exergue cette idée maîtresse. Hugo ou Jaurès. :Mons nous laisser subsister l'intrusion du pouvoir politique dans ce qui relève du pouvoir judiciaire ou :ilions-nous en débarrasser et mettre fin à son empiétement '. Elle petit d'un jour à Faut le changer . est celui de l'homme qui se retrouve face à lui-mime . nu rythme des sondages eu des consulialions : elle ost ar. aux réactions d. C ' est aujnur(l'hui notre hnnnenr . au none dut peuple français. jur é siégeant en cours d'assises out chef de l'Etat titulaire du droit de gràce. au paroxysme d ' une p rucc lure. sans ambiguïté. c'e-.?. N . Ensuite la deuxifnle question à laquelle beaucou p d'entre nous ont dit répondre t. nous assurer rote rclstive iraneui l ii'é de conscience. . Mais. nies chers collègues. face au chois de la vie ou de la mort . au terme uc notre long chemin . Il y va du fimotiunncment m<'elc du Parlentcnt.. à propre de tous les c•rhucs où elle pouvait foc prononcée. .m poser auxquelles votre rappor '. Ils se cherchent et tentent d'y voir clair. un symbole n ' a de force que s ' il traduit une idde simple.lraulre les raisons qui nous ont conduit . ceux qui sont contre la peine de mort .

) M . dans un débat dont l'histoire de l'élogocnce conserve pieusement le souvenir vivant. . c' est de cette eueeitlte . Silence les Chouans ! M . à quelques instants de leur vie. Ils ne sont rien. il est vrai. ail connue la Franc•.E — 1" St' 1NUE DU 17 SEPTEMIiltE 1981 A creux-lit . La Femme a été parmi les premiers pa} . La Révolution de 1830 a engendré.. souhaitera comme moi que soit abolie la peine capitale . dont elle a été si souvent le foyer et le poile. niai seulement par sa puissance . dont chacun d'entre vous mesure la portée qu'il revêt pour notre justice et pour nous.faces et jur és français savent étire aussi généreux que les. Et la peine de mort s'inscrivit dans le code pénal qui est encor e le nôtre. à abolir la peine de ntort. l :l :o'suns et seraient cernés l ' homme .et je baisse la voix pour le dire — en Europe occidentale . rapporteur. mesdames. rupporte'ar. Robert Badinter. le 4 brumaire an 1V de la République. des résnitals que l ' un obtient. messieu rs les députés . j'entends forces de changement . M. depuis deux . en 'ont que telle. Pourquoi ce retard ? Voilà la première question qui se pore à 11ous. 111.a Commission u souhaité qu ' il en soit ainsi et \mi re rapporteur se joint à ces cuis. des sanctions que l ' an inflige. Vous en avez fini. La France est granite parc. Vous avez. La France est grande . Mais si l'on considère l'histoire de notre pays. en 1832. elle n'a pas aboli.a premiiv'a assemblée républicaine que la France ait connue. au cou rs des années passées . à Clemenceau et surtout au grand Jaurès' : 'fous se sont levés . barbarie du châtiment. Alors pourquoi le silence a-t-il persisté et pourquoi n'avons-nous pas aboli . doit apper t.. avant même que n'intervienne le changement politique majeur que nous connaissens . 'fous ont soutenu la cause de l'abolition .de deux siècles sont (coules depuis que dans la pr'trière assemblée pa! letnraiairu' q1. Monsieur le président. j'ai l'honneur. naîtra un malaise dans le peuple de France qui. c ' est laisser croire à l'efficacité de l a sanction que nous voul„ns abolit' : i d e s ( lai-ser inca inlr qu 'tule fois disparue la peine de mort .siècles . . dans celle enceinte.'• uuurreil conduire qu ' à l ' échec. abolitionnistes.11 seulement parce qu ' il est un homme de coeur et de talent mais parce qu'il a lutté dans les années écoulées pour l'abolition. selon laquelle nous aurions plus de considération pou r eux que pour ceux qui ont été frappés. non ambiguë . niais au-delà de sa puissance . la grande Constituante . laissera panier la vengeance . Elle a réduit le champ de la peine (le mort. nous connaissons l'horreur.le regarde la m :u'clu' de la Femme. où le procès d'intention était la règle. Ils sont peu oie chose à côté de l'image que nous voulons donner de la France . le garde des sceaux. j'y vois une explication qui est d ' ordre politique.tiwt pour lu déutocralie française . j ' indique que n ette précipilalimn. Nous souhaitons simplement que nous suit accordé un délai. qu ' elle a été la première en Europe à abolir la iorlure malgré les esprits précautionneux qui. c'est un acte (le foi . eu raison de souligner qu ' une longue marelle s ' aché•cc aujourd hni . . sauf peut-être pour ceux qui ont. je veux d'abo rd remercier la commission des lois parce qu ' elle a compris l ' esprit du projet qui lui était présenté et.11 . Mais c 'est précisément parce que nous mesurons l horreur. M . celles qui ont soutenu. au fond de nous-méanes. fort justement. le garde des sceaux . tenté par les démau'c•Ites suscitées par quelques uns eu par quelques associat i ons.. la justice fratncai . parfois forces de révolution. ont également œuvré pour que l ' abolition soit décidée. Cette image nous obsède . 11 faut la chercher ailleurs. ministre de la justice. précise . s ' apprécient au rythme du temps qui passe . laissera libre cours à la lui du talion.ste. pal' Utes .j ' accréditais . font avancer l'histoire. 1 . Ra .. Comment. presque le dernier -. sur ces bancs ont réfléchi avec moi. la cause de l ' abolition . La parole est à M . Très bien ! M . plus que partout ailleurs on Europe. pour que suit à nouveau soumise aux représentants du peuple la question de l'abolition . Raymond Forni . l'image de ces hommes et (le ces femmes est présente en nos mémoires. oit les (luises et le : hennin . en tout cas. Mesdames. Mais suivons les élans.a réponse n'est donc pas là . président de la rmrnalissiot . C 'était en 179.s et sur quelques bancs du rassemblement pour ln République et de l'union pour la démocratie francaist_' . de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mor t en France. Poser le problème de l e t peine de remplacement ou de substitution aujourd ' hui . que la mort frappe et. se urécra ut_ doute sur l ' efficacité de notre jusl !ce . l 'un tics derniers pays. Ah ça ' .. que. le président. égaiement une réponse claire . et vous n avez point parlé des victi111es. moins humains que les aut res peuples . rappelé Hugo. sir quelques battes de l ' . notamment au sein des commissions des lois précédentes. Prés. 'nt :n'éernti. cons'titcurait une déamrtbe qui t . audace prodigieuse en Europe à cette époque . Il faudra attendre ensuite qu'une majorité de gauche soit établie au t'entre de la vie politique française.'I l cet!en'. . que le souffle s'arrête. le ch'ume . Albert Brochard . sans la tontu re . Raymond Forni.. Notre souci essentiel est d'assurer la sécurité des victimes : nitre préoccupation première est d'accorder à tous le droit à la vie et. 'r-. par l ' éclat des idées. Nous savons que des vies sont gachées. (Applaudissements sur les bancs des socialistes. un acte de foi en l'homme et je suis persuadé que l'immense majorité de ceux qui. du respect que nous souhaitons pour elle . messieurs. sur de nombreux bancs tics communistes el. Au-delà de sa personne et.s du monde à abolir l 'esclavage.le ne pense pas non plus que ce soi t à cause chi tempérament naaiunal . au nom du Gouvernement de la République. Cants . cotte communauté de pensée à travers les clivages politiques montrent bien que 1'• débat qui est ouvert ae iuurd ' ilui dev:utt anus cet d ' abord un dam de conscience et le chois auquel chacun den're lues urocédere l 'engagera . côtoyé ces hommes ou ces femmes partant à l'échafaud. ses limites et ses cunlrainte s .unn . je tiens à remercier tous ceux. mensieur Forai . Le Pelletier de Saint-Fargeau demandait l'abolition de le peine capitale . de la g énérosité qui l ' ont emporté aux mumeals privilégiés de son histoire. plus pour longtemps . Certes.n et ri'preseiun . clans les années qui suivent 1900 . protection de la soc.. Or nous arums tr op souvent ressenti cal écime dans le domaine pénal pour prendre quelque risque que ce soit clans un domaine où l ' on touche à l ' intinii.mund l'und . je l'ai dit . de toutes les couches cle la nation.se serait désarmée . forces de progrès. a toujours été une des grandes causes de la gauche française . ne pas penser aussi à Gambetta. Les Francais ne sont cortes pas plus répressifs. M. la généralisation des circonstances atténuantes le nombre des condamnations à mort diminue aussiltit tic moitié. On sait ce que cela a coûté en Vendée 1 Plusieurs députés socialistes .nu'lle s h :u'ui :niser . dans le pays. c'est entre vos mains que re p ose aujourd ' hui le sort de quelques-uns . parmi les é'erirains.) Examinez simplement ce qui est la vérité . par l'acte froid. La Révolution de 1848 entrains l'abolition de la peine de mor t en matière politique. Regardes-1m J'ai rappelé 1791. à chaque instant . pour nous . avec le plus d ' éloquence . garde des sceaux. sans lai torture. Quand je dis gauche. Je le sais pas expérience . mais elle a posé la question. A la barbarie du crime ne doit pas répondre la .ét e et dat e . l'incompréhension a dominé un dialogue souvent stérile où l'Intolérance triomphail.antres. l . à dater de l'instant où la paix générale serait rétablie . quelle que soit leur appartenance politique qui. • M . ce crime qui déshonore mu•ure l ' humanité. C'est alors qu'ici même s'affrontèrent.. . Raymond Forni. s ' exclamaient à l 'époque que.cité de q. des causes . que se sont levées les plus granites voix.ilences . Ce n'est pas un ao r te de courage qui vous est demandé.1. toute adoption d ' un dispesiiif qui M ' entrerait pas dans le ce :Ire dune conception gi•nirale clans la. Il se trouve que la France aura été. son rapporteur. ministr e de la justice. que la France ne remettra plus en cause jusqu'à la guerre de 1939. I . en dépit de tant d ' efforts courageux. La paix fut rétablie mais avec elle Bonaparte arriva . des femmes et des hommes de toutes les classes politiques et. connue si . voulu simple ol sobre. (Applaudissements sur les boucs ales socialistes et des comniuei. Pourquoi L ' abolition . comme lui. . En ce domaine également. celles qui out résonné le plus hait et le plus loin dans la conscience humaine. En cet instant . Cotte c'omnm ninn d ' esprit . plus particulièrement. Albert Brochard . bien au-delà. me direz-vous. et Barrès et Jaurès . le garde des sceaux . la thèse trop souvent entendue sel un laquelle tutti abolitioeaiste se moque du sang versé par les criminels. président de ln ronnidee i on . la grande Convention. Co n ' est pas la faute du génie national . la première Constituante. parce que nous mesurons l'absurde que nous ne voulons pas répondre à la folie par l'acte conscient. a proclamé que la peine de mort était abolie en Franc. C ' est de France . souvent. M. la tra g édie qui frappent ici ou là au rythme de la folie des hommes. celles qui . Ce projet de loi. toute initie .t. M . comprenezmoi. . regroupe. Pour tus vert . I . les bons sujets seraient livrés aux scélérats. laissent se développer la vindicte. on remarquera que l'abolition. j ' y ajouterai. 1138 ASSl' lbLEE NATION .

celui qui fait que son premier devoir d'élu est le respect de l'engagement pris avec ceux qui l 'ont choisi. M .sur les bancs des socialistes et sur p!rrsfc+ns bancs (les enm iii il sl es . . Falliéi abhorraient la peine de mort el .enbre l•abolitinn . . prétendre s ' en rapporter à un référendtun. On petit s'interroger : pourquoi n ' y art-il rien eu en 1930 •' La raison est que le temps de la gauche fut compté . le plus noblement l'éloquence 1 du cran' et l 'éloquene•e d : la raison. celui qui lie l'élu au pays . Je me réfère non pas seulement à celte conception selon laquelle le Parlement est. D ' autre. jiïliu •(lise et du rassemblement mute lu Rrpuhli•pur .pislature. prés de la moitié.mais en vérité ai-je besoin de le faire" -. de l ' claiancuue nt d.s'étaient cléela'-bs. Pro.(Ie fécule positiviste --. ( :tpi.que le général de Gaulle. aux termes de la Constitutiun. il n ' est pas Ln des partis de gauche qui n'ait fait figurer publiquement dans san programme .) M .n'es terribles de i ' n. Or. au cruo r . le respect du suffrage universel. un phare qui unvrc la voie de l 'ombre pour le pays. continuer. la question mériterait sans doute examen . la phrase que pronunt'a (laure . de tous les orateurs d' la gauche. (Interruptions sur 1(1 balles de l ' ru+ior. partisans de (ion niais oui avait l sentiment à entendre ceux qui avaient la responsabilité de la proposer. puisque. . 1139 La Libération . suivant l ' image emplo)be par tut grand . Veuilles . il savait qu ' il approuvait un programme législatif clans lequel se t r ouvait inscrite. la question a été directement -. fondateur de la V' République . les crimes de la gnct't-e. \ ' oas n'étais pas à la cour . le plus loin .j'y insiste --. le président . Cette anal}se vaut aussi pute' les temps do la décolonisation. lias conséquent . En 1908 . qu ' en volant l ' abolition vous nté•c•annaitries les (cales de la dénmeeatie parce que vous ignoreriez l ' opinion publique . le garde des sceaux . s ' il était élit . qui se sont succédé à cet!. mesdames. vous le savez aussi bien que moi et Raymond Forai l ' a rappelé. oesteur M . clans ce tluntaine. que l ' expérience recenle . Le Président de la République a fait connuitee à lotis. Puu' conséquent. ' Attendre? Nous savons bien en vérité que la cause était la crainte de l 'opinion publique . . iapplaucü :ai' a+r+rts . vous diront due l 'abolition. à l 'histoire de notre pays. cette voie est constitutiunncllcment fermée. n'a pas voulu que les questions de société ou.liss . l ' abolition de la peine de mort.m. Nul plus que vous. les temps de guerre ne sont pas propices à poser la question de l'abolition . époque de grande stabilité social^ et économique.posée devant l 'opinion pahlietue. au mime titre que (I ' autres Minimes politiques. parce qu'elle pose question à toute conscience humaine . je vous en prie. Roter Corrèze..cupatiun faisaient (lite les s e nsibilités n ' éiaicnl pis à cet égard prêles . C ' est ainsi que la peine de mort demeura en 1908 dans not re droit et dans notre pratique. Je suis convaincu. vous . à l ' instant du vote sur l ' ahelitiun. peur met part. refuser de se prononcer publiquement par peur de l'opinion publique. 11 s'effore . Je n'ai pas besoin non plus de vous rappeler.a (le convainc( e en reprc . paix nies dettes. messieurs les députées.' Aumont. Albert Brochard . tint demander à la Chambre d ' abolir la peine de mort qui . par tic fausse habileté . à l' h idenc•e. de tous lis socialistes. Le pays lui a répondu : oui.s. Attendre. après deux cents ans! Attendre. une aseemlilée parlementaire n ' a été saisie d ' une demande de suppression de la peine de mort.. salai' Barrès en dépit M .. d' lu drurocrali. n'était pas dissuasive. son aversion pour la peine de mort. est que la guerre pesait déjà sur les esprits. le eouialisnle . avec courage. relèvent de votre seul pouvoir. à deux reprises. Les temps passi'renl. la pratique de la peine de mort avait singulicrement évolué pendant deux fois dix ans : 1388-1897. pour les élus. Il y a eu ensuite des Meulions législatives . celui qui a nunc le plus haut. Je suis convaincue — cela voue fera plaisir — d ' avoir certes moins d'éloquence que Briand mais je suis sûr que . Depuis lot es — soixante-quinze ans -. Les données étaient cla i re. les Présidents -. . c'est méconnaitre délibérément à la fois l'esprit et la lett re de la Constitution et c'est. Elle est contraire à la fuis à l 'esprit du christianisme et ii l ' esprit (le la Révoluti . entrct'•ril de demander à la Ch. Jean Brocard.) M . ntr .Loubet . D'ailleurs. L ' autre raison. mais à l'Assemblée! M . le garde des sceaux. Je rappelle à l'Assemblée -.venait (te mettre en lumière. Je n ' irai pas plus loin dans l ' interrogation -. Lorsque eues la volerez. les questions de morale soient t ranchées par la procédure référendaire.) Il y a des noms qui genent encor. certains d'entre vous :' tApplaa. à titre personnel .tiis(es et des (aourr•i' nisles. c ' est parce que les temps lrnub! . ne vouloir répondre que par un réferencju!II. ratais 1ratai I . ne respectera la lui fondamentale de la déniucratie.jamais. arme. Mai . pas Badinter! M. à son tour.s appartient . les épre. Rot'ert Wagner . .) . 11 fallait que rcviennc nt non seu t enicvit la paix dc. messieurs les députés. niais simplement à la lui fondamentale de la démocratie qui est la volonté du suffrage universel et.a été . que.) Jaurès. le garde des sceaux .M . Il est vrai que la guerre et l'abolition ne cheminent pas ensemble . cantine personne . il ne le fit pas en usant de son éloquence . Le pays a élu une nlajorilé de gauche : ce faisant . plats simple.teins sur les harles des suci.+rs btntt-s . dans la preutiere période oit l ' un pratique 1'exéeution : 3 Oti(i hnntici tes . trie clairement . Il veau manque des muni-lue s . le président . c'est t ee pacte solennel. Forai l ' a fait — mais pourquoi . au premier rang des obligations murales. il était. la France venait ainsi de le mesurer. vous aurez plus de cou r age et c'est cela qui compte. cuucrptiuns sur ce point : je n ' ai pas bc•s rio d ' insister. Roger Corrèze . que. \lais. C'est saintem •nt après ces épreuves historiques qu ' en verite pouvait id es. au-delà mime des principes. de la dernière lé. la liberté et l' abolition . ASSE\IBLEE NATIONALE — SI :ANCE ItU 17 SEPTEMBRE 1981 s e__ Jaurès — que je selue en votre nom à tous -. Calai qui a S'rvi. Michel Noir . Celte interruption est malvenue ! M . les Présidents faisaient exéoulcr : 189E-1907. non seulement sali sentiment personnel. i Ipplturdisseurcuts sen' les barres des socialistes et sin' quelques bancs des c'onmtataistes . Mes-Mmes. réclamaient ce débat ° Certains niemhres du gouvernem e nt — et non Lies moindres . dans la seconde période. Il se trouva qu'une partie de la Chambre n'eut point le courage d ' aller vers les sommets que lui mont r ait Briand . que I nurnanité depuis ciels mille ans a pensé de plus haut et rivé de plus noble .tlais je dois rappeler. a parole n ' est pas éteinte en vous . Albert Brochard. : La peine de tout est contraire à et. Jaut'é . Briand . en connais:anc•e de cause . urgent d ' attendre. mais aussi . comme si lui peine de mort au la guillotine était un fruit qu ' un devrait laisser mûrir ar :ull cle le cueillit . Il y a eu aussi des gouvernements de gauche pendant tout ce temps! M. Curicusenient. les gouvernements n'ont-ils pas voulu que votre assemblée soit saisie de l ' abolition :. ne devrait être décidée que par la voie de réfercndtun . là encore. Il fit observer en effet que• par suite du tempé rament divers des Présidents de la République . Robert Si c ' est cela le courage . Il se trouva qu ' une partie de la presse entreprit aussitôt une campagne t r ès violente contre les abolitionnistes . soumise à voire assemblée la grande question de l ' ahulilinn. Or. oit la douceur dos hommes fuit qu ' ils y répugnent et que la peine de mort disposait de la pratique répressive : 1 008 homicides. si le gouvernement de Libération na pas pus' la question de l ' abolition. Il n'en est rien. 'Pelle est la raison pour laquelle Briand.l ' abolition du' la peine tic mort. 1lessieues de l ' opposition. M.\nulais. mesdames. sa volonté de demander au Gouvernement de saisir le I'arlcmnent d'une demande d'abolition. que la sanction pénale de l'avortement aussi bien que de la peine de mort se trot :vent inscrites clans les luis pénales qui.lors que la commission des lois et tant d ' entre vous. M . nurnsieur le garde des sceaux! M .entant à la Chambre une donnée très simple.. celle démarche de respect du suffrage universel et de la démocratie qui sera la virure. si l'on préfère. Si l'alternative existait. Au cours de la campagne élccturale.buufrssrrnrntx sur les der. accordaient systématiquement la gràc•e . Quel programme? M .. certains vous diront. monsieur le garde des Sru'aux.

Et pour vous qui êtes hommes d'Etet. on ne s'est jamais interrogé sur le fait essentiel que les grandes démocraties occidentales. on ne les coactamne pas a mort . et auquel il faudra faire face. exécuté. Je suis sûr qu'il appréciera l'épithète! Il suffit. prudente recherche menée à travers tous les pays abolitionnistes avant que les Anglais ne se décident à abolir la peine de mor t et ne refusent depuis lors. sont nobles. les Nations unies elles-mémos dans le cadre du comité d'études contr e le crime . Djandoubi. croyez-vous que ces hommes responsables auraient voté l'abolition ou n'auraient pas rétabli la peine capitale s'ils avaient pensé que celle-ci pouvait être de quelque utilité par sa valeur dissuasive cent r e la criminalité sanglante ? Cc serait leur faire injure que de le penser. (Applaudissem e nts sur les buttes des socialistes et sur quelques bancs des conuntuistes . Elle ne se pose pas en ternies de dissuasion. Peut-on prétendre que si ces trois hommes se trou les prisons françaises la sécurité (le nos concito' —ouverait de quelque façon compromise? M . s'accordent sur le fait qu'en France la criminalité . j 'ai compris ce que pouvais signifier. On a. enfin. Jérôme Carrein : débile. qu'elle soit de mort ou qu'elle soit perpétuelle. ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. Ce sont les autr es. puisqu'on vient de p rononcer le nom de deux condamnés à mort qui ont été exécutés. stimulé la peur. n'a jamais relevé de la peine de mu e t .) Enfin. quand je l'ai a pp ris. on a attisé sant de l'opinion l'angoisse collective et on a relusé à l'opinion publique les défenses de la raison . en tout cas. Nous lui transmettrons le propos. le garde des sceaux . ivrogne. Jamais! (Applaudissements sur les bancs des socialistes et des communistes . mais ils n'hésiteet pas devant la mort . qui dirigent le sort et qui ont la responsabilité des grandes démocraties occidentales. pas croyable ! Note e . Albert Brochard . trafiquants. qui se seraient ajoutés au 333 qui se trouvent actuellement dans nos établissements pénitentiaires . (Murmures sur plusieurs bancs du rassemblement pour la République et de l'anion pour la démocratie française .) M . C'est simplement cela .N . Jean Brocard . tels le Conseil de l'Europe. l'évocation de la peine. de toute façon. II n'a jamais. au nom de l'Europe qu'elle représente . criminels organisés. à ma stupéfaction. Je quitte les assises ! . entretenu l'angoisse. et j'y reviendrai dais un instant . celle qui. ceux-là . L'abolition votée e n 1974. mais généralement en privé. Truands raisonnables. En un mot. auxquels j'associe nitr amie Mme Roudy. M . et ces seules interrogations suffisent. quand le précédent Président de la République confessait volontiers. Si vous y réfléchissez simplement. ceux qui méditent le profit et la peine. au lieu le révéler et de souligner ces évidences. emportés par d'autres passions. mais qui avait pris par la main devant tout le village la petite fille qu'il allait tuer quelques instants plus tard. ni méme de technique répressive. Et. jamais vous ne les trouverez dans ces situations-là . son aversion personnelle pour la peine de mort. je vous dirai pou rquoi. mais ayez simplement présent à votre esprit que l'on s'interroge encore à propos de l'innocence du premier. pouvaient vivre sans la peine de mort . Au contr aire ! On a refusé l'expérience des pays abolitionnistes . maffiosi. Croyez-moi. La passion criminelle n'est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d'autres passions ne le sont qui. Lesquels ? Je vous les rappelle . jamais vous ne les retrouverez dans des situations où ils risquent l'échafaud . présentait tous les signes d'un déséquilibre et qu'on a empor té sur l'échafaud après lui avoir enlevé sa prothèse. Ce n'est. Et si la peur de la mort arrêtait les hommes. le garde des sceaux. En fait . qui a commis un crime atroce. celles-là. Olivier. n'hésitent pas non plus . le garde des sceaux . Loin de moi l'idée d'en appeler à une pitié posthume : ce n'est ni le lieu ni le moment. nos siurs. que le deuxième était un débile et le trois' un unijambiste. parce qu'on pensait au . pour toute conscience éprise de justice. mais qui est lié à des conjonctures économiques et sociales.. criait au passage de Buffet et de Bontems : i A mort Buffet ! A mort Bontems ! s. qui a procédé selon la méme méchoui les travaux conduits par le comité pour la prévention cru crime créé par l'O . jamais eV' établi une cor rélation q uelconque entre la présence ou l'absence de la peine de mort Cians une législation pénale et la courbe de la criminalité sanglante . se trouvait un jeune homme qui s'appelait Patrick Henry. à condamner la peine de mort. ce jour-là. montrant par là même qu'il ignorait la force qui allait l'emporter. le Parlement européen.U . tous se rejoignent sur la conclusion que j'évoquais. Et Buffet ? Et Bouleras? M .npot tés par une pulsion de violence et de mort qui abolit jusqu'aux défenses de la raison. Je rappelle encore à cet égard les travaux du Conseil de l'Europe de 1962 : le Livre blanc anglais. On a bloque le phare sur l'accroissement indiscutable . M. de l'Europe occidentale bien sûr. car c'est là ou s'inscrit dans sa réalité la peine de mort. je puis affirmer qu'il n'y a pas & uns la peine de mort de valeur dissuasive : sachez bien que. dans la foule qui. C'est seulement pour la peine (le mort qu ' on invente l 'idée que la peur de la mort retient l 'homme dans ses passions extrêmes . mais en ternies de choix politique ou de choix moral. autour du palais de justice de Troyes. rave . et qui ont abouti à ce vote essentiel par lequel cette assemblée . aussi exigeante que soit en eux la passion des valctn's morales qui sont celles des pays de liberté. proxénètes. Trois de plus. Ce n'est pas exact. Albert Brochard . Tous. les travaux conduits par le Parlement européen. Pas un seul a ennemi public n'y a jamais figuré. les crimes les plus terribles. la valeur dissuasive de la peine de mort (Applaurlisseuccul . ceux qui pèsent les risques. ceux que j'évoquais précédemment qui peuplent ces annales. Allez l'expliquer à Troyes ! M . et Rousseau . 1140 ASSEMBLEE NATIONALE me — Rien n'a été fait pendant les années éco . de la rétablir : le Livre blanc canadien. Quant aux autres. Mais taus les esprits loyaux. douloureux. tend plutôt à sta g ner : on s'c•t tu .lées pour éclairer celle opinion publique . le garde des sceaux .: suffrages. dont l'autopsie a révélé que son cerveau présentait des anomalies frontales . dont les derniers textes ont été élaborés l'année dernière à Caracas . ni grands sportifs . On a occulté leurs constantes conclusions . par cieux fois.. (Applaudisseutet'ls p rolongés sur les bancs des socialistes et des communistes . quelle que soit l'horreur — et le terme n'est pas trop fort — de ses crimes. pour le septennat qui s'est achevé en 1981. qui était unijambiste et qui. isé la confusion . On a négligé les élude• conduites par toutes les grandes organisations internationales. les criminels dits de sang-froid.) M . croyez-vous que les hommes d'El t. Pierre Micaux. D'autres. s'est prononcée à une écrasante majorité pour que la peine (le mort disparaisse de l'Europe . Et Carrcin. nos voisines. savent que dans les trente dernières années vous n'y trouvez pas le nom d'un « grand n ganster.s sur les bains des socialistes et des communistes . profiteurs du crime. vous n'auriez ni grands soldats. qu'aurait-elle signifé pour la sûreté et la sécurité des Français? Simplement ceci : trois condamnés à mort. Nous les admirons. s'agis. Il suffirait de reprendre les annales des dernières années pour se convaincre du contraire . à cet instant de passion meurt rière. Et en Califor nie ? Reagan est sans doute un rigolo! M . Il n'est pas difficile d'ailleurs. et Garceau. conscients de vos responsabilités. Hyacinthe Santoni . nos proches. de la petite et moyenne délinquance de violence. la question de la peine de mort est simple pour qui vent l'analyser avec lucidité . Je l'ai déjà dit. A cet instant de folie. ceux-là. Jean Brocard .) En vérité.tomes pas au prétoire ! M . Et Mesrine? SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 me_ M . il y a trop d'interrogations qui se lèvent à son su j et .) Ceux qui interrogent les annales judiciaires. nos amis. de vous interroger tr ès concrètement et de prendre la mesure de ce qu'aurait signifié exactement l'abolition si elle avait été votée en France en 1974. de comprendre pourquoi il n ' y a pas entre la peine de mort et l'évolution de la criminalité sanglante ce rapport dissuasif que l'on s'est si souvent appliqué à chercher sans trouvait sa source ailleurs. par contre. ne trouve pas sa place chez l'homme qui tue. Qu'on ne me dise pas que. si l'on peut utiliser cet adjectif en parlant de ce type d ' hommes . . C'est cela la vérité et la mesure exacie de la peine de mor t . pour qui veut s'interroger loyalement. plus qu'aucun auto. c i mpte tenu du nombre sanglante n'a jamais varié — al méme d'habitants. mais je le répète volontiers au regard du grand silence antérieur : le seul résultut auquel ont conduit toutes les recherches menées par les criminologues est la constatation de l'absence de lien entre la peine de mort et l'évolution de la criminalité sanglante . Christian Ranucci : je n'aurais garde d'insister. ceux qui saisissent le plus la sensibilité publique — et on le comprend — ceux qu'on appelle les crimes atroces sont commis le plus souvent pas des hommes e.

le garde des sceaux . une autre mort et une autre souffrance . Rager Corrèze . dont les abolitionnistes et moi-même avons toujours respecté le choix en notant à regret que la réciproque n'a pas toujours été vraie. le garde des sceaux . Pierre-Charles Krieg . parfois quelques minutes . se sont prononcés hautement contre la peine de mort. Dès lors. C'esi raz là que la peine de mort s'inscrit dans l'as systèmes totalitaires. la Ligue des droits de l'homme --. aucun pouvoir ne saurait disputer d un tel droit sur quiconque en temps de paix. l'Association inte nationale des droits de l'homme. plus spécifiquement. dans la réalité judiciaire .) M . en définitive. sans jamais. la haine répondant souvent à ce qui n'était que l'expression d'une conviction profonde. impérative. car ce serait malvenu au Parlement. le terrible cri des fascistes de la guerre d'Espagne : . Roger Corrèze . clans les démocraties voisines. la peine de mort nourrirait le terrorisme . . Claude Marcus . Je ne ferai pas usage de l'argument d'autorité. la peine de mort a disparu. Si. et trop facile dans cette enceinte . pour une démocratie. Et. les terroristes . le visage sanglant qui est le leur. il faut la refuser. te garde des sceaux . M. quelle que r oit sa conscience. mais exprime une corrélation . M.scend''. faire siennes les valeurs vie ces derniers. Dans une civilisation. c'est le crime politique . il convient. de décider de la vie ou de 11 mort d'un autre être . Que la peine de mort ait une signification politique . Voici la première évidence : clans les . Les communistes en ont pris acte! Cette tentation. pour une société et pour chacun d'entre nous. s'il est un ty e de femme ou d'homme que la menace de la mort ne saurait faire reculer. uApploralissemerts sur les bancs des socialistes et sur quelques bancs des conni iiu ist es . dans tous les pays où la liberté est inscrite dans les institutions e1 respeetée dans la pratique . la peine de mort est partout pratiquée. Je regrette qu un ne puisse pas présenter une telle carte à l'Assemblée comme cela fut fait au Parl ment européen . l'Histoire montre que s'il est un type de crime ui n'a jamais reculé devant la menace de mort. est significative. . et nous le savons tous . qui. Votre réalité! e ' r ' ' r ' ' ' ' M. qui ont le droit de dire : celui-là doit vivre . bien sûr . de voir se lever clans l ombre. cciui d'une violence meurtrière qui. apparait le risque considérable. mais aussi celle qu'on reçoit . C'est par là mémo que vous retrouvez . 0 y verrait les pays abolitionnistes et les aut e. un choix moral. exigeraient comme contrepartie nécessaire. dans une démocratie . il suairait de regarder la carte du mancie pour le cansla'cr . loin de le combattre. M . s'étant engagé au service ('une cause. Pas dans les pays socialistes. quelle que soit l idéologie qui l anime .fine. c est. ou le devoir. J ai élit en Europe occidentale. mais ils tendent à la démocratie le piège le plus insidieux. Le calque est presque complet . Et cette réalité . c est la peine de mort qui est l'exception. et jusque dans celle qu évoquait Raymond Forni. la vraie signification de la peine de mort . au ternie d'une parodie dégradantz de justice. Cette conjonction de tant de consciences religieuses ou laïques. le conseil de l'église réformée et le rabbinat . celle qu'on donne. le peine de mort. . Sauf les familles des victimes ! (Jhirm+un'es prolongés sur les battes des socialistes . dans le monde. le garde des sceaux . Ainsi. précisément pour ce qu'elle comporte de signification totalitaire. mais il est significatif que vous ajoutiez les Etats-Unis .s. que précisément les hommes d Etat des démocraties amies ont pesé . pour moi. parce qu'il l affronte au cours de l'action violente . le garde des sceaux . A défaut. de s'interroger à son sujet . c est illusion.. . quels que soient ses mérites. est un crime majeur contre la démocratie. par une sorte d'inversion des valeurs. qu aux yeux de certains et surtout des jeunes. le président. l aurait servie jusqu à la mort . Ce sont douze hommes et femmes. comme Raymond Forni l'a rap elé. où triomphent la dictature et le mépris (les droits de l'homme . M . pensent-ils. et sans aucune exception. Li . non seulement ils commettent un crime odieux. 100 des Français! ' M . Dans la réalité judiciaire. Ci artes Miossec . la mort du coupable est une exigence de justice . ' 1141 3nit tr 1 . croire qu'on l'arrêtera avec la mort. pour autant. Et 33 p . aucun homme. Jean Fe tala . celle que je respecterai toujours chez les hommes de liberté. exécutent celui qu'ils ont enlevé. La question ne se pose pas. La mort et la souffrance des victimes. s'il devait se lever dans ce pays. il est en effet des crimes trop atroces pour que leu s auteurs puissent les expier autrement qu'au prix de leur vie.' de gràce avait un fondement légitime . ' ' ' M. c'est bien qu'elle procède de l'idée que l'Etat a ie droit de disposer du citoyen jusqu'à lui retirer la vie. je r M . pas d'une simple coïncidence. serait réprimé et poursuivi avec toute h fe meté requise. Je sais qu'aujourd'hui — et c'est là un problème t najear — certains voient dans la peine de mort une sorte de r 'cours ultime. le problème si difficile de la culpabilité. l'église catholique de France.l ira la non°rte ! Vive la mort! . r r M. et qui. Je ne vous le fais pas élire. Dans la majorité écrasante des démocraties occidentales. ce terrible malheur. Les choses sont claires . Comment ne pas souligner que toutes les grandes associations internationales qui militent de par le monde pour la défense des libertés et des droits de l'homme -.ont fait campagne pour que vienne l'abolition de la peine de mort. les pays de liberté et les mares. ensuite parce qu'au fond de lui. Gérard Chasseguet . Mais on ne peut pas ne pas relever qu'en clans les dernières années. te garde des sceaux . Lo sque le roi représe ta :t Dieu sur la terre. en fo çant cette démocratie à recourir à la peine de mort .Amnesty international. le dru. en fait une sorte de héros qui aurait été jusqu au bout de sa couse. p r Allons plus loin . c'est. Partout. composer avec celte forme ultime de la violence. Pour les partisans de la peine de mort. Roger Corrèze. on comprend aisément que le représentant de Dieu ait pi disposer du droit de vie ou de mort . Albert 3rochard . partout vous y trouvez inscrite. mais en ternies politiques et surtout de choix mural. on se refuse à rétablit' la peine dc' mort. Pour eux. pour un terroriste exécuté. dans une démocratie. Albert Brochai-d . (Applcradisscnu'nts sur les bancs des socialistes . le garde des sceaux . l'angoisse et la passion suscitées clans la société par le crime ne seraient pas apaisées . Mais lorsqu'on a dépouillé le problème de son aspect passionnel et qu'on veut aller jusqu'au bout de la lucidité. a pour cri de rallieraient . l'impossibilité d'aller jusqu'au fond des choses et le droit.. ' ' r ' M. Dans les pays de liberté . pourtant en proie au terrorisme . deux jours d'audience. Quint au droit de gràce. Sauf les assassins! M . au-delà. p ' ' ' M . après lui avoir extorqué des correspondances terribles. Alors.) M . aussi odieuse suit-elle. par exigence morale. le garde des sceaux. en Europe particulièrement. semble faire fuir. terrible. La vraie signification politique de la peine de mort . pour les partisans de la peine de mort. qu'il était oint par la volonté divine. intolérable dans une démocratie. En effet. après l'avoir arrêté. vingt jeunes gens égarés . ' ' M . celui-là doit mourir! Je le dis : celte conception de la justice ne peut être celle des pays de liberté. Quel amalgame ! ' p r M . en termes de dissuasion ou de technique répressive. Mais clans une république. la lui commune est l abolitien. en quelques quarts d heure. cl. qu'est le terrorisme. l exécution du terroriste le t an . tape de liberté l'abolition est presque partout la règle : dans les pays oit règne la dictature. en caractères sanglants. on constate que le choix entre le maintien et l'abolition de la peine de mort. Ce partage du monde ne résulte. ' A cette considération de fait. c'est bien le terroriste . D'abord . Les communistes ont apprécié. ASSEMBLEE NATIONALE SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 r Cet argument procède d'une méconnaissance complète de la réalité . déclarait un minise de la justice récent. c est. Vois savez en effet.) r M. Cela s'appelle. il faut ajouter une donnée murale : utiliser contre les terroristes la peine de mort. protégerait éventuellement la démocratie au ' ieu de la déshonorer . le garde des sceaux . Le terrorisme qui. de trancher. M. Vous êtes garde des sceaux et non avocat ! M. hommes d-e Dieu et hommes de libe tés. Quand. C'est vot e droit ! q M. disais-je. Douze personn' . a'ns une société dont le institutions sont imprégnées par la foi religieuse. à une époque où !'on parle sans cesse de crise des valeurs morales. une forme de défense extrême de la démocratie contre la menace grave que constitue le terrorisme . mais aussi par raison politique . pourrait leur permettre de lui donner. il éprouve cette trouble fascination de la violence et de la mo t. Pas aux Etats-Unis. qu est-ce que la peine de mort'. le dépouille de ce qu a été na réalité criminelle de ses actions.

100. à tr avers les millénaires . faire disparaitre le crime avec le criminel.) Quant aux propositions d'exclusion de l'abolition au regard de la qualité des victimes. Ceux qui veulent une justice qui tue. elle n'en est pas moins douloureuse. et il sera exécuté . la mort du coupable. Et tout parait si simple. au nom de la justice. la mort de l'enfant ou du vieillard suscite plus aisément l'emotion que la mort d'une femme de trente ans ou d'un homme mûr chargé de responsabilités. L ' assassin doit mou r ir toute simplement parce que. il ne récidivera pas . sinon d'abord en refusant la loi du talion ? La vérité est que . au-delà . la plus incertaine de toutes. au cour même de la justice d'élimination. il est impossible de reconnaître à la justice des hommes ce pouvoir de mort parce qu'ils savent qu'elle est faillible. on trouve . la tentation de l ' élimination . d'une certaine conception de l'homme et de la justice. Malheur aussi des parents élu criminel. au profond (le soi-même . Enfoui. c'est essentiellement parce qu'elle avait constaté que 60 p . quand. 100 de la population . dont t r ois Maghrébins . c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes. la Cour supéme des EtatsUnis a penché vers l'abolition. au nom de ses valeurs fondamentales -. Pour ceux d'entr e nous qui croient en Dieu. en 1972. Depuis 1965. Cette sorte de loterie judiciaire. nais le Gouvernement vous demandera de les rejeter. Dans la réalité judiciaire. déments ou criminels ou les deux à la fois. et toute discrimination à cet égard serait porteuse d'injustice ! S'agissant des policiers ou du personnel pénitentiaire. unique de la justice humaine.celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes — la vie de ceux qui font horreur. on compte neuf étrangers soit 25 p . personne n'encourt la peine de mort hors des crimes odieux . qu^ . ainsi. Cette justice d'élimination. dont les organisations représentatives requièrent le maintien de la peine de mort à l'encontre de ceux qui attenteraient à la vie . terré . pour la plupart de son activité. échappent. et il n ' y a pas un homme pas une femme (le coeur. ' a que soit la peine qu 'on éprouve à prononcer ce mot quanti il y va de la vie d'une femme ou d'un homme. Au-delà de la justice d ' expiation. devient ainsi collectivement coupable puisque sa justice rend possible l ' injustice suprême . faisaient secrètement horreur ? C'est une interrogation. parmi les neuf condamnés à mort exécutés. sauveront leur tête à la fa 'eue de la passion de l'audience. dont la condamnation est cassée pour vice de forme. J'en ai fini avec l'essentiel. cette justice d'angoisse et de mort. Sans doute . Mais ressentir. Quand on accepte la justice d'élimination. 100 des condamnés à mort étaient des noirs. Sans doute. comme cela peut encore arriver. dans la réalité humaine. ceux-là sont animés par une double conviction : qu'il existe des hommes totalement coupables. Leurs crimes étaient-ils plus odieux que les autres ou bien paraissaient-ils plus graves parce que lems auteurs. Elles sont simples et précises. plus coupables. dans cette conception. il faut bien savoir dans quelle voie on s'engage . M . je le sais mieux que personne. derrière la balance. de raison. que. D abord parce que la i'o•nmle <. Mais que le verdict psychiatrique lui soit défavorable . Parce que l'abolition est un choix moral. au terme d'une longue carrière tout entière consacrée a la justice et. je le comprends. et c'est son honneur. Et je ne parle pas seulement de l'erreur judiciaire absolue. l ' une et l ' autre affirmations me paraissent également erronées . c ' est moins la vie du criminel emprisonné que la peur qu ' il récidive un jour . en chacun de nous. d'un choix fondamente l. beaucoup plus que ceux qui s ' en réclament. Malheur de la victime elle-même et. Ainsi . on va s'en remettre . je m ' en tiens à la justice des pays qui vivent en démocratie. ce n'est qu'une interrogation. Le choix qui s'offre i( vus consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d ' assumer. Le Gouvernement vous demande donc de voter l'abolition de la peine de mort sans l'assortir d'aucune restriction ni d'aucune réserve . sont de nouveau jugés et. Or tout le progrès historique cle la justice a été de dépasser la vengeance privée . Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort par réaction naturelle de l'être humain blesse. mais. Pour tous les abolitionnistes. Raymond Forni. du climat ou de l'emportement di tel ou tel. lof seul a le pouvoir de choisir l'heure cté notre mort . que le condamné à mort était innocent et qu 'une société entière — c ' est-à-dire nous tous — au nom de laquelle le verdict a été rendu. à lui magistrat. Le plus haut magistrat de France . en dépit de l'expérience des siècles. un sacrifice expiatoire . je dis bien tourtes. ou cette société croit. veille le racisme secret . parce qu'aucune justice ne peut être absolument infaillible. dans ce cas-là. il faut que les responsables politiques mesurent dans quelle logique de l ' histoire on s'inscrit. de responsabilité. à cet instant. alors qu'ils ne représentent que 8 p . notamment au regard de leur faiblesse particulière ou des risques plus grands qu'elles encourent. la lui nécessaire. Notre justice. ne tue pas les cléments. nous la refusons . le Gouvernement vous demandera également de les refuser. Et pour un homme de justice. alors qu'ils ne représentaient que 12 p . en définitive. alors qu'ils ne représentent que 2 p . Que le crime soit le point de rencontre. à cet égard . inavouée le plus souvent. Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait. la vie d ' un homme se jouait au hasard d'une erreur de plume d ' un greffier. il n'est point d'hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille peur toujours désespérer totalement . même pour ses partisans. quel vertige! Je baisse la voix et je me tourne vers vous tous pour rappeler qu ' en France mime. au plus profond des motivations de l ' attachement à la peine de mort. mais elle est si pressante et si lancinante que seule l'abolition peut mettre fin à une interrogation qui nous interpelle avec tant de cruauté.abolir hors les crimes odieux » ne ecouvre en réalité qu'une déclaration en faveur de la peine de mor t . Je ne parle pas de sociétés où l'on élimine aussi bien les criminels que les déments. Aussi terribles. malheur de ses parents et de ses proches . en a dégagé les lignes directrices . bien sou vent. Ces exclusions méconnaissent une évidence : toutes. Pour être acceptable. au parquet disait qu 'à la mesure (le sa hasardeuse application . la peine de mort est moralement inacceptable . cette luis-ci. Mieux vaut donc. cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable . La société acceptera d ' assumer le risque qu ' il représente sans que quiconque s ' en indigne . aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent. Nous la refusons parce qu ' elle est pour nous l ' anti-justice. seront exécutéalors que d ' autres . ('c qui parait insupportable à beaucoup. apparait donc la justice d'élimination. Si. condamnés à mort une première fois. des amendements seront déposés tendant à limiter le champ de l'abolition et à en exclure diverses catégories de crimes . Et justice. 100 de la population . Mais c'est une réaction humaine. je le conçois . de l ' assassin . Oui. mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société. il se révèle. Et comment la dépasser. Aydalot . Que le verdict psychiatrique soit favorable à l'assassin. et tout parait si juste! Mais quand on accepte ou quand on prône la justice d ' élimination . éviter les commodités de style et se déclarer partisan de la peine de mort . sur trente-six condamnations à mort définitives prononcées depuis 1945. en dépit de la générosité qui les inspire. avec l'esprit et l'inspiration de cette grande lui . en justice. et c'est à l'expertise psychiatr ique la plus aléatoire. dans l'abolition. les opposants politiques que ceux dont on pense qu ' ils se raient de nature à a polluer le corps social . tout à l'heure. pour les partisans de la peina de mort. la justice tuerait moins par vengeance que pan prudence . qui ne souhaite d'abord le combattre. Malheur enfin. ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas. et il sera épargné. et qu'il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir . Aus :i prudente que suit la justice . bien qu'il s'agisse des mêmes faits. (Apuiandissements sur les bancs des socialistes . aussi odieux que soient leurs actes. on compte quatre étrangers. en écho. Je parle aussi de l ' incertitude et de la contradiction des décisions rendues qui font que les mêmes accusés. u en tels condamnés. la guillotine . décidée avec sa marge de hasard. dans la réalité judiciaire. clone faillible. li s'agit bien. est intolérable . insupportable . parce qu' elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité. comme si. j'ai . 1142 ASSEMBLEE NATIONALE — l'° crois. il faut se prononcer en toute clarté . après une exécution . 0. la peine de mort lui était devenue . la justice demeure humaine. 100 de la population . SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 A cet àge de nia vie. pour des crimes moindres . à la mort. les victimes sont pitoyables et toutes appellent la même compassion . souvent mesur é dans ma vie l'étendue . Non. Du malheur et de la souffrance des victimes . Parce qu'aucun homme n'est totalement responsable. le crime est malheur. est que le criminel soit mis à mort par précaution. Je comprends l'inspiration (le ces amendements. et c'est le choix de l'abolition . et c'est l'élimination. Soyons clairs . Et ils pensent que la seule garantie. Mais elle ne sait pas les identifier à coup sûr . le malheur et la douleur clos victimes . parmi eux cinq Maghrébins. naturelle . le lieu géométrique du malheur humain . la justice qui tue le criminel doit tuer en connaissance de cause.

cette constatation est essentielle . Par conséquent. sous le dais unir. J'en ai terminé . c 'est-à-dire tut délai inscrit dans la loi pendant lequel le cendal .rieitec .•utussion serait à la fois inopportune et inutile.ais que tiens nos lois .à l'aube. on n' c•onlie pas à la guillotine le sein u assurer la s'cirilé des policier .:.ut dr.Le Gouvernement sait bien que. 'il était m .alors le fondement même de l'abolition s'efface de la conscience coileatire pour la durée du conflit. en même temps qu' aux nombreuses dispositions particulières qu'appelle une législation de guerre. M. de sa seule initietive. rince à vous.QC limeur et app!aittlessettt louy'teotcut . cistre ct. Ce sera au Gouvernement et au légit . . :cul atteindre dix-huit années. e Inopportune parce que.. le Gnuternemcnt a décidé [l 'abolir la peine de mort et nous sommes réunis aujourd'hui pour en débattre. et non à ia faveur d'un débat qui. l'uppo iii tn .soit sir art prujct du G. t'ouatant. Soy ris clairs : il ne peul exieter clans la justice franc.iecic . note à vous. le système des peines doit être pensé et défini en son entier.. plus . Conf'n'ruément à votre projet. la justiee française ne sera plus une justice qui Me . l 'on vise communément une prriode tic stu•eté. En effet. bien entendu. Pour des raison.1' :. Que ceux d'entre vous qui souhaitent quitter l'hémicycle le fassent le plus rapidement possible. monsieur le garde des sceaux. .sion sur la peine de remplacement. elle met en évidence qu'un vote qui devrait être l'expression de la conviction morale de chacun d'entre nous — cela fait la grandeur de l'institution parlementaire — et. rrc que rio') heureusement n'annonce .ais stuc b:'aucunp d ' en t re i-ut's.1e suis sur crise' les personnels do police et les personnels pénitentiaires le comprendront. Gabriel Kaspereit . Clément. dors la Pr : nce de la fin du xx . La sécurité (les personnels de police et du personnel pénitentiaire doit être a-sor e . de débattre du domaine éventuel t' la pci"e de mort en temps de guerre. (De nombreux députés se léeeui et gvittent l ' lrt s niirt/!lest Mes chers collègues. Soyez un peu tolérant .sseuteurs sur les boucs <tes ner•ialistes et des cott'ui'ntirtcs. c'est parce quo. ASSEMBLEE NATIONALE — 1"' de leu rs membres .'.sen•nce ruas le ts aveicut déjà dictés aussi bien qu ' à moi . Des députés de l'opposition vont voler l'abolition .Jr lreais simplement. alinéa 4. que. C'est pourquoi je vous demande de ne pas mêler au débat de principe sur l ' abolition tue disc•u . d .. j ' ai le sentiment d ' assumer mon ministère.. heu casernent la notre. Les enfants de l'école primaire ne sortent liés pendant la classe' M .tan crnentcnl.tus êtes savent bien que ia définition inscrite dans le nouveau code s 'appliquera à eux. le président . de l'horizon du Xxi' siècle . Demain. Je fais en sorte que ceux-ci se déroulent dots la dignité afin de contribuer à la qualité rlcs différentes interventions . morales d'abord : la peine de mort est ton supplice. . A cet instant plus qu 'à aucun autre. après cent quatre-vingt-dix ans de débat. :ut sens noble. avant le commencement de ce débat qui marquera l'histoire de notre justiee et de notre pays.'licité .lot•cet . établi. je le crains. foutes le . Matis les députés de la ntajnrité socialiste et communiste vont tous. plaidaient l'abolition. M .•t•naet une quelconque peine de remplacement.' qui lits atteindrait.tien conditionnelle_ ou d ' une quelconque suspension de sa peine . ni. du rè'. Clément . . ont lutté peut Uabiilitmn.délai relativement (mu e t au retard du processus d'édification de la loi pénale — le Gouvernement au r a l 'honneur de lui soumettre le projet d'un nouveau code pénal. Guy Ducoloné . mesures n(rr saines pour tissuver !eue prutection doivent !'Ire prises . en application de l ' ertic'ie 91. d ' ex. et tie rs s . et des personnalités illustres sont montées à relie tribune pour ju.atifier le maintien ou l'abolition de la peine capitale. Pour des raisons de politique et de clarté lC' tslatives aussi: par peine (le remplacement. qu'un vote de parti. à cet égard. vous allez enfin prononcer et décider (le l 'abolition.sise de privilège pénal au prulit de quelque proies .. d'un) seul bloc . cotre cu!: .Ipp ' -. c ' est-à dire au sens de . soutenir votre projet de loi.se ' tueil!a sur les bene. Laiscet-m'oi vous en reuu'reser. dans ter prion.st. je ne vous renverrai pas aux propos tenus par certains membres de l'opposition qui ont rendu hommage à la manière dont je préside les débats. raisons que j ' ai avancées. monsieur le président . la violence mortelle deviennent ls toi commune.t M Gabriel Kaspereit.. Législateur français . une g. Mais aujourd ' hui. discussion. Dans le mime dessein de clarté. pour la première fois.nru. la question de leur libération ne saurait en aucune façon se poser.t ir:cnnimieo( que soit suumete à cos votes l ' abelit .'s et des rotrtut :montes et sur quelques bancs titi rassemblement pour ln République et de l ' rtttioit pour la d nioirutie frurc rüxc — Les dé'pe' 's so<'irtliste . de tout MOU cuti r .avenu . arsccient ainsi le Gouvernement et muim. au sens aneictu. I . Jean Jaurès ou Aristide Briand. à les rappeler . Je sais que le f'ar!entzat acrait pu aisément. t)iscussion inutile parce que la mesure de sûreté existante frappera à l'évidence tous ceux qui vont êt re condamnés à lu peine de r('elusion criminelle à perpétuité clans les deux ou rois années a't plus qui s'écouleront avant que voies n ' irez.) M . par son objet nième. dans ni's luis. et. tAppin-tdi . le. se révèle nécessairenient passionné et aboutirait à des solutions partielles. Anus avez accepté que ce . soit — si elle est plus sévère — parce qu ' on ne saurait faire de discrimination et que le régime de libération conditionnelle sera le lité se pour tous les condamnés à perpétuité . C'lénunt oppose la question préalable. aucun n'a jamais réussi à entraine :• l'adhésion d'une majorité. it cc nsnnu'nt es-ce :del de nette jurtit•i :sir_ . dise surfal . . riais il dentandtra que ces antcndeelents en soient rcjetes. Et quant à la sanction du crins. (i nfini notre système de peines et. Ileurcusemont qu'ils ne sont pas traités commue nous le sommes aujou :I'hui M. par notre intermédiaire. :ris la majorité cannen t dan.. . lui aussi élu etc la Loire. françaises . l'abolition est alors entre parenthèse t Il est apparu au Gouvernement t. il n ' y aura plis.le sens . du peuple français.ut et quelques députes cmelin i ui(et(S . d'aujourd'hui et de demain . Deroain.t'ur . li es législateurs que v . quels rtu'oient été le talent et la force de conviction de ceux qui . suit par l'effet imwédiat de la loi pénale plus douce. Je . un code pénal adapté à ta société française de la fin du xx. quand certaines valeurs essentielles du tempe . Pour les mémos raisons de . Mais arrêter les modalités d'une législation de guerre à rie` instant où nous abolissons la peine de mort n'aurait point . veuillez vous asseoir et écouter M . Clément opposer la question prés table . je demande à Mutes et MM . Gabriel Kaspereit. et l'on ne remplace pas un supplice par ton autre. le Gouvernement cnntprcnit partait ernent les pré teeupations qui ]es animent.n'vciliante . ou plutôt sur la mesure de siu'eté. pou r être harmonieux. Une telle peine c r oisse déjà dans notre droit et sa amide . . La parole est à M . le projet n'offre aucune disposition cen. les députés de bien vouloir s 'asseoir penne écouter M .. Demain.tuas! légitime quel!_' soit.siècle et. peso pan• yens ce que doit étre le système des peines Pour la societ françai. Mime à l'école primaire. Ce débat. dans un délai de doux ans -.utions furtives. je l ' espère. il conviendra que soit défini. Si je demande à l'Assemblée de ne pas ouvrir. pour nuis'( honte commuait . C'est leur droit et leur devoir si leur conviction intime le leur commande. SEANL'E DU 17 SEI"l'EMBIRE 1981 1143 Les propos que j ' ai tenus.e prix sont rempiacces par d ' autos qui ex p riment la primauté (le la défense de la pat rie. Mut dé p end de volte volonté et de cotre Cen . Au nom de la démocratie et de la liberté. Qu ' ils sac-lent que Itou nous nwntrecons altentils à leur sécurité sans. au moment ois vous décidiez enfin de l'abolitit ' u dans le France en paix qui est. un débat tendant à modifier cotte mesure de sûreté. vous voterez l ' abolition de la peine de mort . le président . . a eu lieu plu<ieurs fois dans notre assemblée depuis un peu plus de deux siicies. M . A l'orée d'un débat de cette importance. aleis. ne sera. qui doit s'adresser à l' intelligence et non à la sensibilité .) M .sclaines . nous n'avons pas inséré dans le projet les dispositions'' •i al ives au temps de guerre.leuent .farté et (le sil .. On vous demande seulement de le faire gentiment M . Victor Hugo. tels Con. le président. que la peine de mort sera abolie.nr n'est pas susceplibie de bénefieter d ' une mesure de s il . Ce serait hors de pro p os au moment où. ' es paves sanglantes (le notre justice seront tournées.fun oit corps quo ce suit .trace que celle qui frapperait les lutteurs de crimes co tinta à l'encontre d ' autres victimes .service Demain.made mesure .•nte à cette . . messieurs les députées. parce que cette di . A celte occasion. latcur du temps de l'épreuve — si elle doit survenir — qu ' or appartiendra d ' y pourvoir. par conséquent. Pascal Clément . libérer nos lois du la peine tic merl . l ' ouvrez pas maintenant cette . on ne tance pas les élèves comme vous rems tancer depuis le début de la séance! (Protestations s'tr les bancs lies sorvalistes et des coan'uiuistes. celte peine ne peut f'li'c . jamais pour autant en faire un corps à piet dans la lti•pabible .. le plus noble qui suit . un symbole politique. e tnci le mépris de la vie. au Hunt du G . je VOUS en remet'eit• . noas savons. Mon cher collègue.

Le pro•iet de loi qu'on demande de voter aujourd'hui prévoit l'abolition de la peine de mort et. Pour quoi tant de précipitation à déposer ce.%ppin. Aujourd 'hui . le fait de criminels qui avaient été antérieurement passibles de la peine de mort . entpccher le criminel de récidiver. mesdames .. M.) ' Cous vos électeurs .un^r la mort pour se défendre. en l'état actuel de la Constitution ..t sur l ' abolition à un débat sur le principe . Mais nous savons aussi que tous les criminels ne s'amendent pas . Antoine Gissinger . en les restituant vivants. niesdames . elle ne peut être supprimée que si autre chose joue le rifle qu'elle tenait : eutpécher l'homme de devenir criminel.re. dans tous les cas où elle était prévue.ler la vie. La récidive existe. S'il est vrai. Cette question cet trop essentielle pour que nous . Mais lequel d'enIre nous peut être sûr que la mort ne possède aucun caractère dissuasif Que penser de cette sorte de cade qui fait hésiter certains malfaiteurs au moment de tirer sur un policier ? S ' agit-il du respect de la vie d'autrui ou de la peur d'encourir la peine de mort ? Que penser des preneurs d'otages. évoqué ric ecuuncnt le devoir judiciaire des Français . Cette conviction ouvre les portes à toutes les espérances et justifie le refus d ' une sanction irréversible qui dcscspére cic• l ' homme. qui m'intéresse bien avant celle du criminel. La peine de meur t n'e : t suppo r table que si elle est nécessaire.:.sicars les conuntutiste. et elle est. Quelle meilleure application pour un référendum qu'ut débat national sur la peine de mort ! M.vous écrives. Pascal Clément . dans un amalgame plutôt étonnant. Dans ces condition .à l'abolition de la peine de mort . son remplacement par la détention à perpétuité. je veux parler de la guerre . Il est normal et gt'néreux d ' avoir la volume de res.ents sur les bancs de l ' union pose la dcu. Vous-même. Et les vôtres? M . cet aspect élu prubUmu• est c• s sentrcl . Il est vrai aussi — j ' adhère profondément à cet argument — que l ' Inemne change• : celui qui commet le crime (dl autre que celui que l ' on juge. de rendre un verdict. Une autre raison me pousse à exprimer ma conviction que nous ne pouvons délibérer valablement : la certitude que l'abolition de la peine de mort ne peut être envisagée que dans le cadre d'une refonte du code pénal et d'un réexamen de l'échelle des peines. car vous ne les consultez pas ! Je crois que personne ici ne contestera la responsabilité des Francais dans le domaine de la justice . Par le jeu des réductions de peine. en allant nténte. car la détention à perpétuité prise à la lettre ne serait pas :p oins inhumaine. M . inc majorité de Français. contribuions ià l'aggraver en acceptant d'abolir la peine de mor t sans avoir résolu le problème de la peine de remplacement. En outr e. J ' évoquerai d'abord la question de l'exemplarité . que les possibilil. législateur. On vous l'a déjà expliqué! Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ! M . juger en leur finie et conscience de la nécessité de maintenir ou d'abolir la peine de mort.projet de loi puisque le candidat François Mitterrand avait courageusement annoncé lors de la campagne électorale qu'il exercerait systématiquement son droit de grâce s'il était élu ? M . rapporteur. Vous avez vousmème. Très bien! M. Albert Brochard. de ceux qui enlèvent des enfants? Pourquoi prennent-ils le risque. C'est l ' une des raisons qui me poussent à opposer ta question préalable. notre responsabilité.) Au-delà du problème de l'exemplarité.de d . c ' est de répondre à la légitime exigence de la société qui entend être défendue et ê t re prémunie contre la violence. ("est le changement! M .sen. Très bien ! M . Mais il y a la réalité et notre responsabilité à l ' égard du peuple français .? Qui peut dire avec ceclitucle que ce n'est pas la peur de la mort qui assure la vie sauve à l'enfant retrouvé? ( . quinze ans après . ils ont été condamnés à la réclusion perpétuelle . Je n'hésite pas à parler de la victime . 1144 ASSi MBLEE NATIONALE — l'• SE . Un problème dont la gravité et les implications sociologiques et psychologiques n ' échappent à personne . Yves Dollo . alors qu ' if présidait voire groupe à l'-\ssemblée• la peine de mort pour les trafiquants de drogue et témoignait de la défiance à l ' égard de la prison à casse des réductions de peine? Ai Defferre déposa du reste une proposition de loi le 12 avril 1973 pour défendre cette idée qui est cosignée aujourd ' hui par un Président cle la République et _suite ministres. en votant pour la gauche socialiste et communiste lors des deux dernières consultations électorales. Bénéficiaires de la clémence des . Les Francais sont seuls lorsqu'ils sont au banc des jurés . monsieur le garde des sceaux.ocrotte franu-uise. conformément aux déclarations du Pr ésident de la République qui prévoyait d'us son pi-ogranun e électoral . Pascal Clément. monsieur le gar de des sceaux . s'il le faut . du uusur et de la intitule . le ministre de l ' intérieur qui réclamait .sur lrlssienrs hunes de l ' anion pour ln démocratie française . même si on considère cela — je l'ai lu ce matin dans un quotidien — eomute un poncif encombrant. Une majorité d'entre nous. sont conduits à siéger aux assises :mec la charge éerasaute. que seul le pouvoir législatif est en mesure de débattre et de légiférer sur le maintien ou l'abolition de !a peine rte mort• nous au r ions souhaité peur les raisons que j'ai développées — et il ne s'agit pas d'un abandon de nos responsabilités — qu'un sujet de cet ordre soit sounijs au verdict populaire. t :1l. seuls devant l'urne. les vielintes. me . aucun n'avait résolu de manière salis• faisante le problème de la peine de substitution . ne peut être débattu dans les conditions actuelles et ramené au rang d'uni' promesse électorale. Protestations sur les ! :sues tics socinlides . Pascal Clément . Ce droit n'e. Aucun n'avait voulu ou n'avait pu envisager de période vie transition. institutions. La justice est un droit pour eux mais aussi un devoir qui peut être difficile à assumer . A la vérité . Et vous-mémos ? Est cm votre conviction intime ou votre sens de la discipline politique qui l'emportera au manient du vote? Qtt ' en est il des convictions de M . avec: la conviction que leur vote exprime sa volonté. un autre se pose que personne n'a le droit de gommer . et elle est d'autant plus révoltante qu'elle aurait pu être évitée. J'évoquais le talent. contre le criminel. au chapitre de : . c'est le meur tre. On ne peut réduire le déb :. Or. ils sont so rtis de prison et ils ont récidivé . c'est celle des innocents et des futures victime.rdis . La justice rendue au nom du peuple français n ' est donc pas un vain mot . Or nous savons que la détention à perpétuité est non appliquée et inapplicable pour des raisons éthiques d'abord. celui que l 'on juge est autre que celui qui sortira de prison dix ou vingt ans plus tard .\NCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 un acte de soumission au Gouvernement . des grands abolitionnistes qui nous ont précédés à cette tr ibune pour débattre de la peine de mort . Raymond Forni. voilent ils abolir la peine de mort Y M. bien souvent. récidive ..s de recoures au référendum seraient • é l argies* .nent . niais aussi l'échec. ont tacitement admis • et s intplicitentent consenti . La loi autorise l'individu à se défendre lorsque sa vie est en douter : c'est la légitime défense . (st certainement contre la pente de mort . Tout a été dit ou presque in' Ce sujet . insssieurs les socialistes. que vous souhaitez qu'aucune peine ne soit irréversible . Ils peuvent aussi. au non des idées. d'être arrêté:. Il fallait pour cela modifier la Constitution afin qu'un référendum puisse avoir lieu.p t uuc!isscutents . par le biais du tir :_e au sor t . que les Français . de sc' reluscr à prononcer une peine irréversible qui dépasse l'hu :nnte . Notre devoir.t légitimé que per la nécessité. le criminel qui . Nous avons de même le devoir de nous défendre par les armes contre les agressions venues de l'extérieur. avez établi récemment un parallèle entre le devoir judiciaire des Français et leur devoir militaire. nous savons torts. Pascal Clément . clans un article du l'rorcttrol. au non: de tous leurs concitoyens . loin d ' être touché par la gru g e et de s'amender. La réalité. monsieur le darde des sceaux . Alors quelle peine choisir? Quelle solution adopter ? . Quand on sait en outre que. La société a donc le droit — ou alors soyons pacifistes et refusons d'armer les bras de nos soldats -. Les statistiques ne sont guère probantes et il est difficile de prouver que le spect r e de la guillotine a ou n'a pas freiné le bras du criminel . Robert-André Vivien .jurés . jusqu'à lui ôter la vie? S'il y a respect de la vie. président vie In commission. Leur vote est individuel . nous ne savons pas ce que les Français pensent. il y a quelques années. à un débat unis :uéialeme•nt moral. La récidive n'est pas rare. Ils le savent bien ceux qui . . il ore semble que le débat est fausse . Pascal Clé. dégradante et cruelle que la peine de mort. monsieur le garde des sceaux. Au nom de quelle logique et de quel principe n ' aurions-nous pas le droit de défendre la société contr e l'indiv i du qui l'agresse. une majorité de députés va voter l'abolition de la peine de mort au nom du peuple français .

piclquees buires de l'union pour la dénia .csentb!eulent pour lu li -pethligt. de voter celte question préalable afin de donner la parole au peuple français .nts tauolirmt s pas la peine de mort sans elre surs que nous p s surl . et. je chercherai moine à enlpu. . le président . donc sans nécessité évidente. Ou nue pardonnera de t rouver. les adversaires de l i abulilion. Ne surestimions pas notre rôle car nous n'avons en vérité qu'à donner une dernière chiquenaude qui suffira à l'abatt re à un trop viens nt. par re:pecl pour eux et pour leurs convictions. Ce n'est point parce qu'un exemple est fréquent qu'il est bon . dès 1978. Ce seront donc lus crimes les plus graves qui seront. les univet'sités..nlurr( . Mus chers colléuues. par leur talent et leur cour age des hommes et des femmes qui s'illustr èrent dans les prétoires. Alain Hautecceur . à l ' cl?rutner et yens dclCZ ci-eimlie que. ( . convaincus de la démission du pouvoir judiciaire.. pour ne pas nous f . les seul . notre vole. C 'est pourquoi je vous demande .scsfi„re Yin . dans l ' intention n'élue du le gieialeur. L'idéal. En abolissant la peine de Mort vous supprimez le dernier échelon dans la hiérarchie de.-rru. ébranlé . M .ilieiler qu'il nous soit enfin reconnu.'Icr un rejet qui est acquis (Pavenec qu'a convaincre les uns que la peine de substitution ne duit pas rien' une condition de notre . Très bien! M .. Cu vide politique. récid i ves. nu>nsienr le !sarde des sceaux. qui était aussi un combat pour le Parlement.seri(el i stes et s. Philippe Séguin . La mort. Oui. Philippe Séguin . réguliers. il vous fallait aussi. plus Oigne de notre démocratie . Jean-Paul Charié . Clément que sa proposition tendant à l'ornanis etion d'un référendum n'a sans cloute plus de réelle actualité . conclu à l'abolition. Etait anormale et illogique. mes chers cnlléeucs.. fait tir signe de (liénal10(1 . (lue levez-vous :durs si. que ce soit celle de l'assassin ou celle de la victime. peines str ictement et évidemment nécessaires Or ce n'est plus le cas dès lors que les peines sont aggravées incidemment. auraient été passibles (le la penne capitale? C ' est je le repu-te . poussés par un sentiment d ' insécurité. la sanction encodrlle tluns certains cas per le blues sera la mc'me que celle qui frappera l ' assassin .' . Très bien ! M . ceux qui sent intervenus sans relâche lors des précédentes législatures pour que nous puissions statuer. n'est ni de droite ni de gauche. eux.ir gin ' 1s u bu„•-s del rcussr. l'attitude de ceux qui n'ont pas voulu d'un débat dent nous sommes nombreux à power qu'il aurait. les associations . les i'uiises. nies chers collègues. N . Vote estes en réalité partisan de l'abaissement . vous en féliciter quand il vous porc au pouvoir.nt>l ql ' 1 M. nous ne sommes pst .outre Imbue qui prennent soudain unseienue de l ' incapec•itr du sisténle ciaie a punir et à prévenir le crime..sistereil en la création d'une peine nouvelle. a été plus souvent prophétique pou r les autres qu'il la remorque des modes. je nl 'J emploierai ncanmoins. inscrit contre la question préalable . Clément nmus minitel en effet de poser la seule . laisse entier le problème social . Philippe Séguin . si la peine de mort est abuüi. les assemblées. vote et à persuader les autres quelle pourrait être une garantie de la pérennité de notre choix.. Tant de grandes voix se. en limite' qu ' après de tris binait. d ' enlpé•cher le. de lotis les argnnu'nts donné s . Volts commettez par là tncme une faute sur le plan du droit et vous vota opposez à l'article 8 de lac Déclaration des droite de l'homme qui dispose en effet que r la lui ne doit établir que de . ne la risqueront plus . Voue ne pouvez vous réclamer etc suffrage universel quand il vous arrange.nbic~urn( 1. te garde (les sceaux fait en S. Antoine Gissinger . notre police épreuve de pins en plus souvent la tentation d ' en finir elle-nlérne :nec les plus dangereux Avant d'abolir la peine de mort. Clivnt'nt opposé eu projet de lui portant abolition de la peine de rnuri. à des plagiats ou a des redites . Oui . veux semblez vous méfier d ' un référendum qui avait .est l'homme qui fait l'Histoire. La parole est à M . ins les nu. évertuant le cas de erintiuels particulièrement dangereux . hommes et femmes auxgnets revient tout le mérite . Tel est mon propos et mime s ' il serait outrecuidant de ma part de prétendre rallier à mes rues. La controverse sur la peine de mort dure depuis des siècles et assurément elle si' poursuivra après notre verdict .^ails. de vouloir arbitrer ter soir. n ' exprinlf. reste l'abolition. Le débat p : . ce suit lent le peuple français et ceux qui nul mission de le protéger .gitc cfa. \tunrsieur te président . la dertiére vraie quest Mn à laquelle nous avons à repoudre puisqmi. demain. en e t fet.}rus de dec•ouracer le crime . conditionner notre décision à une aut r e qui con . prmpurtiunnellenu'nt les moins punis.jusqu ' à présent la peiuc de mort. eau . Très mien ! M. (M. Séiiuin.nl à titre ri. L ' initiative de M . le .) Mais par votre projet ores aggravez.r :enteutaire est luu-mibne entamé depuis près de deux siècles. peines .cenienl . M . écu-urée tic' revoir.. c'eid été mieux. Pascal Clément . ratiné ..rrrrli15 CUts site r1P nu. et c'est mue question de justice .1. sur un tel sujet. Philippe Marchand .s s•ar ct' (lowoLren . avec une aut r e majorité.le l ' échelle des peine . mmnsicur le garde dus sveaux. le grand mérite de la question préalable et en la combattant. toutes les peines frappant les crimes dont let lutteurs n'encouraient pas . (App'mtdisse illI t. surtout après le vote sans équivoque intervenu le 14 juin 1979 devant notre commission des lois. ASSEMB1 . sont exprimées ici nlème que nous minimes. Merci. celui-là comme le plus faible . Or. à intervalle.. dans ses eséa l lors et parfo i s dans ses solitudes. Mais comment oublier ce que fut aussi l'action d'Eugène Claudius-Petit. de donner la parole au peuple. Alain Hauteceeur et M . ne serait-ce qui. Ne surestimons dune pas le ride qui nous resvicut : sachons. Le rapporteur et le . disiez-vous en an it 1979 .: Innées de déu-nlion avec une prudence et dei garanties e'lréna. de mente éviter dans cette grande et a :nricnne conirontaliun de désigner des vainqueurs et des vaincus. l 'abolition s ers volée : devons-nous subordonner .lrl .>u0. Très bien! M . La France le -sait miens qu'un autre pay-s.. C . probablement condamnés à cime comparaisons peu ftat1ense .In. I .. (Applatidi. le (farde des sc•earu . président du groupe parlementaire polo' l'abolition . si elle règle le problème moral.en•nsc.sseneents sur eertuiies bancs de l ' uni. dans ses sursauts . (M . écoeurée (le risquer sa cout re (les criminels qui.) L'abolition. Enfin . sans le vouloir.nne de l'lnuion pour lu (té . Tris bien ! M . je recnunaitrai veloutiers un immense mente. chacun sait que telle n'est pas votre conception de finfléchisseu>ent qu'il convient d'introduire dans l ' échelle des peines. (Applaudissements sur dit-ers bancs des socialistes . quis nr sal. revoir l ' échelle des peines. com pte mon ami Pierre Bas. Jean-Paul Charié. Antoine Gissinger .r baetrs dr. devant l'Histoire.r i.:oureusemenL persunnel. M . . en plus nombreux de se déiendre tout seuls': (lue direz-tutu Si. On ne m'en voudra pas de penser en particulier à ceux qui appartenaient à l ' ancienne majorité. F'nule•ais derident de' plu.

the initiativ«n nu nsieur le garde des sceaux.e et .>nuntenl qu'ont déjà affaibli. Nous nous sommes assez battus pour obtenir ce choit. nous devons noue garder de la prétenliun qui serait probablement démesurée et clanl. MM . renie française et die ras .0111• la lirl.EE NATIONALE — < Il n 'y a aucune rai s on de prévoir une peine de renlld :. les mentes maliaitcus. monsieur le ministre (le la justice.) Nombre d'ent re eux sont ici présents. Le débat ne doit pas être un débat politisé. Philippe Séguin .) Je ne veux certes pas lilllii liscr notre débat et nier que la possibilité enfin reconnue au Parlement de se pronnnccr constitue un événement trop ton-:temps différé . chemin lais utt . M . Nous uc vous signerons p as un chèque en banc . Francis Geng et Albert Brochard . à condition de garantir à la société sa protection et sa sécurité . ce vide juridique qui fait qu ' à nies yeux ro c débat n ' a pas lieu d ' être aujourd ' hui..s . Et je souhaiterais qu'on reconnaisse la part qu'ont prise à ce combat . Pascal Clément . Ce n'est point parce qu ' une évolution se dessine qu'elle est irrésist'hle .! . n'est que normale et logique . ' foutes les peines seront donc iu(lirecieincn1 aggravées.reient rire rend . elle qui. -\vee votre projet. sur (livr er'' buires dru ro . celle d'Arthur Paecht et celle aussi du regretté Jacques Plot? C'est en pensant d'abord à eux que Je répondrai à m . M .rne poil)• la démocratie française et chu rassemblement pou>' la République . sur le fond d'un débat aussi ancien . applicable aux erinenels qui . voua :demie. celle de Michel Aurillac. à la question préalable que tuent :oui M .. usus le savons tous.11. Notre mission de législateur c'est de distinguer le bien commun du bien partieulier. de regarder au-dlà vie l'échafaud les responsabilités sociales qui sont les nôtres.:uns aurions \oulu débattre aujourd ' hui de ces uar :ttie. évidemment . on évoque l'évolution historique et l'exemple des autres pays . embleutcet pour la Républitithb) SE 1NC'E DU 17 SEPTEMBRE 1J81 1 145 M . tonte sa justification. vous en méfier quand vous craignez se décision.

puisque . J ' ai dit que nous ne devions pas sure .e. M . quelles quéc qu ' épisodiquenent .nps que l ' accès à la séance publia : :e était refusé aux propositi .nune une dérobade du Parlement devait une respons :. cle t x63 à 1977.i litions out le plus d adepte.es tiennent plus aux principes . la Qui pourrait le prétendre. à l' objection Les chiffres cola criants. je ne crois pas que nous M . Nous risquions.1opteteps Très bien! dont on nous arcab :ait ici même et dans une presse désormais bien-r. a l ' hostilité à l'interruption volontaire de grosl ' on comptait trente et tune exécutions en 1947. Pourtant . ou même ait satisfait l'esprit de vengeance et la soif d'enpiatiou de surcro :t . c'est parce qu'elle du sentiment ne sont pas . C'est vrai . J'utilise Une nouvelle exécution. de nouveau infléchi car. Q t`1 que soit le talent des uns et de . soit — et co se :mit eiu•ore plus grave — c•. sur le terrain plus pi tique des (on. Je ne l'éluderai pas . La peine de mort le point est capital.nés une durée moyenne En revanche . préoccupations dont on peut bien admettre sans déchoir qu'elles Nous devons l ' expliquer à l'opinion. niais. être supprimée car non seulement elle ne sert vénient d'atténuer l'efficacité éventuelle des fonctions de la a rien. qu'il s ' agit — c croit-il ainsi induite tout à la foi. sin. M . J'entends dire qu'il pose un problème moral ou un problème de conscience .:: : des convielio!s exprimées . de perdre un temps inutile. à plus contraire à un état de droit..ti\les chers collègues. comme dans l'ensemble des pays avancés.ii lems addcrsairn ne . la responsabilité du législateur est d'une tout autre nature . tale ait pu raisonnablement avoir le moindre effet dis iat io f Et puisque nous en sommes sur le terrain des faits.duisrnl. Le. il coin. C'est vrai! s :gons là simplement pour transcrire clans la loi les principes philosophiques et moraux auxquels nota .•aüon conditionnelle ai. à la foi . qu elle exige. que celle qui verrait l'aholientendre certains. Hautec ur . en on a assisté en France à un dépérissement progressif de la tout élut de cause. . dès lors que le choix s înn . les asti-abolitionnistes ont souvent p :uu c'est vrai.ts :I uns ic devoir.nn autre constat non moins évident : les e . aucune depuis quatre ans' Et je veux épargne toute comparaison avec l'avortement. vingt-cinq en 1ii49. à l'évidence. contradiction enire jurys se trouvent renforcés .rr: .bililé yüi. P u évoluer : d'Indue . la plus choquante. M . c'est-à-dire le fait dcs références enc q re plus :anciennes . des jurys qui condamneraient à mort et un présiempêcher que l ' on supprime la peine de mort. que l'abolition nous apperait. Philippe Séguin . A 1 ' 110 ..i.ciie. Et c ' est prérisénient clans cette situ : . répondaient . niais dans des .tion de fait que nous devons trouver les fondements de notre décision et non dans la confrontation de nos passions ou cl2 nus sensibilités._ue.at que de le ramener au niveau de nos émotions .ont pas -. garantie . en vérité.rt „i :<:iuu.irs . En tant M . doit-il pour autant forcément négliger les implications du rejet d'un texte sur l'I . et je le dis au risque les seuls vrais . c•ooun :utation de condamnation à mort uun exécutée Mirifique et il est vrai que s :t ce l .doit se situer sur le terrain nratique devions éviter de chercher i! tout pris à désigner des vainqueurs de la politique pénale ou bien elle ne sera qu'un faux débat. arguments dis . le pri viic^e de l ' un ou l'autre camp. par exemple.. la noblesse rnajoritaircmeni favorable à la peine de mort. nous en tenir son prononce n'ont plus de réelle fiabilité .. et vous les avez rappelé.ctu( . : certains ont le.V . penser. précis. en effet. ces derniers mois. la décision que nous avons à prendre. Alair. Je sais. lorsque précisément. Philippe Saguia . vingt et une cesse et à l'abolition vie la peine de mort ? en 19. sous réserve d ' une modification constitutionnelle qui avait ses incunvénients. le seul débat est bien de savoir comme une nécessité inéluctable. au principe de condamnai ions à mort et sept exécutions . tout en prenant acte. Au surplus. que C ' est bien pourquoi je crois . au sens a vu ! Quand on a démocratisé le recrutement des jurys. à p”' 'moi et à un certain nombre d'autres membres de 1 opposition.ens ::nue à ne négliger aucun inu en qui frit de nature à prulungir la période d ' interruption vies exécutions ouverte au lendemain de la n :url de D . nous avons été quelques-uns.e s :u crrtn~rts hnnc :: r!. que notre débat est un débat politique. nus et les autres ont moda!ités actuelles d'exécution des peines ne peuvent lui donner fuit des choix qui n'ont pas Corcinuat été f:. à l'inverse. au r ait pu entretenir l'expression pour plus de clarté . peuvent mime sr . sont parlants . conditions d ' exécution des peines. avec effroi.ç e. sincérité et le série . comment. La fréquence des tond . de la peine de mort n 'est pas protectrice et de tirer les contéles mieux armés . monsieur le garde des l'illusion et reporter l'échéance de quelques années . malgré les sarcasmes que .idéra!ions de détention iafé :icure à dix-hait ans? relatives à la peine de mort en tant que moyen de protéger •. on de surprendre. lui apparlicni exclusivement . la justement.)ns d 'abolition : aujourd ' hui. oui ou non.d'après les chiffres de la clancelierie. en l ' état de notre droit. et Et les faits. Clément -. qui plus est. d'expliquer que l ' existence la société.'i :. S'il est hostile. aussi longle. Et c'est sceaux. autres . (Anplaud sse(_uniment lui répondre quand elle prétend que moins de n. la tendance irait Le respect du caraetére sacré de la vie — puisque c'est de cela déjà depu i s longtemps irréversible. il n'y a eu que trente-huit En vérité. Hais nul n :a ic dru t de m_ttre en cause la inadmissible. . Sept en dix ans .+onaliotis.unduges étaient ceux des jurys . que plusieurs centaines de milliers de femmes pratiqueront. dune en dix ans. justifie toutes les réticences devant les perspectives de revision Peul-on ainsi prétendre que d e puis quinze ans la peine capides. et sur quelques draine 7 Lares ries so•rir. uses chers coilè . sur le long terme. Eh bien. monsieur le garde des sceaux.. Les abolitionnistes ne sont pas îles irree ponsnbles et leurs Car l 'opinion a raison . . quand on leur opposait les soulages d'opinion. c'est aussi aux implications pratiques de nos mouvement n ' aurait pas étc runïirnn•`r . su : tout. Il su serait loiccii+ett choix que nous devon . Qui pourrait nier d'ail'•e!irs que ce sont eux qui quenccs du . rra1 . En vérité.. attend que le d'aliment suprême joue un ride qu ' il ne peut pas u la vie et le souci de la paix sociale sont des que le respect ce ou ne peut c plus jouer. l'interruption de grossesse. nuit de ne pins l ' éluder. les critères pris en considération pour soient les interpellations de notre conscience. peine de mort conrlitiens mm1 . du moins quand elle estime que les adversaires ne sont pas des monstres . nue nous sur ce point M . et doit. le résultat grand et noble du terme . président de la co.) Comment lui répondre quand elle relève . de désuétude. j ' in bien la conviction que ce que législateurs . dans l'opinion :' d'exécution de la réclusion criminelle à perpétuité ne le sont pas J'ai moi-nncme été de cents . Alors que de codnscienc•e .G . la querelle sur l'abolition — je rejoins Hure note :! ru?e niais.ait. même si ne s'est pas fait attendre . bien sural partagées . d'aggraver ses effets pervers . ce sero!t bloquer le dél.3. sur 12514 col :damnations poli.u :.gr•ut po++r lu N~%pci. monsieur le garde des toujours à leur aise .émeut. si.jandou hi . nous référons . il faut une peine de remplacement .r ur de l'échafaud répondra toujours celle des crimes qui cur. depuis des années . elle parait désormais un alibi qui peine et. moi aussi.crime.ligr :e mensuétude initia!n pour Buifet aurait peut-être évité un nauteau et de l'union pute lu démocratie fan . qui davantage. on a l'impression qu'ils veulent non point lion rejetée. ne que recèlerait nitre inconscient collectif ? pas tenir compte de l'intention du Président de la République I'eut-on prétendre que la survivance dans notre droit de la peine d'user systématiquement de son droit de grâce ? de mort ait permis d'éliminer tous les individus dangereux et de prévenir les risques de récidive? Ne serait-ce pas la pire des situations. Mais . . je le crois . qui je comprends et s. si nous siégeons sur les bancs de l'opposition. je ressens moi-même le vertige qui s'attache à se ralentissait. s ' est brusquement accroc. et des vaincus .t ra s p 'e~ : lr' . elle risque effectivement d'appaI t tïe soit colonie un moyen de reporter indéfiniment la décision aitendue . lorsqu'une peine aussi grave n'est plus appliS'agissant de le peine capitale. Raymond Forni. nous devons constater que si l ' opinion demeure Ayons le courage de reeunnaitre que la générosité. de sa volonté de sécurité. Pourquoi C'est parce qu'on ne peut pas échapper à ces constats de dépérissement. C'est dire que. :ns déshonneur ne s'être Continent nier qu ' il est des exemples de récidive qui sont pas déterminé : :. une telle situation présente le double inconpeut. Philippe Séguin .holitionnis . il faut de même. .énnement dangereuse? Or. (prune ] . seimus — une liné. que je risque d'être engagé dans une querelle sémantibien pour quoi. Et les risques de aux faits. 1146 ASSEMBLEE NATIONALE — 1" SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 ministre l'ont fort bien dit et je n'insisterai pas sur ce point : l ' idée Pou \ait sembler séduisante. niais qu ' on la dent qui gracierait en tout état de cause ? rétablisse alors qu'elle existe encore? Un député du rassemblement pour la République .

de caractitre d'urgence.tterrrand de dire leur hostilité à la peine de mort en pleine min-magne présidentielle. demain matin ou après-midi . du moins. vous pourrez sûrement on risque de commettre une erreur qui peut avoir pour corsévous dire que la peine rie mort . le garde des sceaux . un bien regrettable retour en arrière . que tel fut le cas du cas passibles . vous reconnaissez qu'il faudra procéder à une risision du système. Je crois qu'il sera par notre collègue Emmanuel Aubert. d'accepter de paraitre céder sur les M . ce fut Mais puisque . et de serait plus logique. comme moi .je demande une susl. quand les auteurs de certains d ' entre eux cherNe nous dissimulons pas les réalités . je repnusscrai la en comprenant.) revision des conditions d'exécution des peines. tuelle réadaptahilité du condamné . pour rejeter la notion capitale• certain qu ' il serait de rencontrer les faveurs de l 'opide peine de reniptaceinent. je voterai l ' . dans un grand effort M . munie. Car . vous amendements . avec beaucoup moins de talent que Suspension et reprise de la séance. alors même qu'il n'y à l'abolition" Et pou r quoi renvoyer à plus tard — deux ou t r ois ans. de l'Union soviétique . . je vous en conjure.) l'opinion publique. après tout. les initiatives que nous et dans le but de garantir la sécurité des prisons . le président . Pierre Joxe . je n ' en suis que mieux placé pour M .tion irréversible. j'ai la conv iction qu ' en s ' en tenant au texte actuel alors . plaidé déjà pour qu ' on ne se soumette pas en la matière aux oukases de l 'opinion. qui iront dans ce sens . monsieur le garde des sceaux .. . Plusieurs amendements seront donc déposés .l'ai moi-même rédigé. pour sa part. on commet. recevra rial notre vote. suspendue rr di . et en particulier c'était un g rand honneur qui vous revenait . je l ' ai dit. Au de -. vous dit — sans autre précision. . et qui pourrait être tenté. vingt . Et . sans doute . en tant qu ' on le lie à celui de l ' abolition puisque. avec les resultats que vous savez . Car. le président.ubli la peine de mort après l ' avoir ter a l ' ar ticle 2 du texte qui . ne pensez-vous pas qu ' il le mérite du candidat François M. vous pourrez probablement. vous le saves une erreur. En cérite. le droit d 'apprécier de l' écennement qui vous succédera un jour . seulement des crimes justiciables actuellement de la peine de Si . d'autant plus Grand que vous aurez su contribuer à créer une aitu . réaffirmée . je crains fort. des conditions litron. a été abolie à qucnce . ce que vous niez . monsieur le garde des sceaux. . pour un condamne de demeurer 'nette . d'expluiter le mécontentement. . et. pur les attraits des lois symboles . à reprise à dix-huit heures qua rante . ils ne répondent pas forcément au proLa tentation sera grande. Vol urne vous le faites .. dans un niais . objections. combattent votre gouvernement. une contradiction et apporter ulster militants que compte l 'opposition. qui nous e s t soumis son caractère symbolique . nie semble-t-il. que tel fut notre la voilà . en abolissant. remplace la peine abolie . signé ou simplement lu certains de ces satisfaction d'avoir tenu fermement sur les principes. de proclanier que l ' abolition est irréversible pour qu ' elle le soit vraiment. se répondre à l ' objectif recherché . jamais. Cela fait deux cents ans qu'on lui explique les choses. pourrions prendre . Sinon . gràce à vous. dans ces condition . comme on l ' a prétendu en commission. vous-même.a presse rapporte qu'un de vos collègues du Gouvernement pension de séance d'une demi-heure environ. Vous conviendrez que l'argument nue j ' ai lu et qui tient je vous cite — aux commodités ii s istatives '. La séance est suspendue. monsieur le garde des sceaux . pour proposer l 'aboM . un jour . et je vous en remercie. oui . a tomiours finalement taurné au désavanlase des abolitionni s tes. en particulier.a parole est à M . pour réunir mon a dit en conseil des ministres qu'il faudrait être d'une grande droupc. au demeurant apparemment contradictoires . Et qu ' elle ne pour ra se satisfaire de quelques paroles . a entrainé dans son sillage plusieurs Etats de tique nouvelle qui viendrait se substituer à la peine de mort. Cet effort risque d'être voué à l'échec si vous vous en tenez (La séance. que le (louverau terme d 'une période à fixer . un problème dont vous ne niez pas l'existence et dont nul ne peut soutenir qu'il est sans Et j'en regretterai toujours d'autant plus les hésitations du précédent gouvernement qui n 'avait pas. vous. pourquoi reculer? i Vous nous avez dit tout à l ' heure. pèse peu Alors. il en fallait.curant . monsieur le garde des sceaux. J ' ai cru comprend re que vous ne les accepteriez peut-être pas . actuellement. . surtout une innovation .la Rrpnhl que et de l ' union pour la démocratie française dans la loi le principe de l ' intervention rapide d ' une loi por tant et sur les brunes des socialistes. en cas d ' un vote défavorable du Sénat — qui serait d ' autant La contradiction. même de prison après quinze . d ' exécution de la réclusion ou de la détention criminelle à On l'a rappelé tout à l'heure. est là . .» tel fut aussi le cas de la Californie qui. et en acceptant rien tirer des conséquences. le problème de la sortie éventuelle des hormones que ce texte aura sauvés ne se posera pas avant plusieurs années . Voilà ! principes et de laisser amender votre texte. Visas allez nous dire d 'abord que nous n ' avons qu ' il nous reporqu ' aucun Etat n ' avait ri•t. selon qu'il sortira La tentation sera grande . chent à prolonger la période de détention sans exciu•e une libération à son terme . Et sans doute Décidez donc . c 'est parce qu ' ils n ' avaient pas su apporter aussi bien . bleuie posé : si un individu est dangereux . I. Pérou. prudence et se lancer.. dès lors que nous aurions semblé nous refuser à offrir être exclue systématiquement dans un souci évident d ' humanité les garanties que l 'opinion attend . question préalable . pour les anti-abolitionnistes. sur le fond . qui doit être plus probable — que notre décision ne soit frappée d ' une terrible précarité.l'entends bien . pour les abolitionnistes qui. je ne suis pas perruade qu'il le sera forcément moins . nies chers collccues . ne vaut pas d ' être pris. et vous aviez raison. ce fut le mérite du candidat Jacques Chirac. vingt-huit ou trente ans . Io texte étant inchangé . . N'oubliez pas . du chàtinieut suprême . lorsqu ' )n dit . précisément . . que ce risque une utilité. serait reconnaitre implicitement que la peine de mort a encore Il nous semble. . pour le moins. Je vous concède qu 'ils sont souvent imparfaits . Du courage. L ' opinion. à redouter lien avec antre débat ? des conséquence s analogues. s ' agissant d 'ailleurs d ' une partie refusaient à créer un ride total. et ce sera toute la difficulté de de l'exercice faire . M . I . ou plus . .uhulition en tout état de cause . ASSEMBLEE NATIONALE — SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 1147 En réalité . le La peine de remplacement. trez que vous avez été sensible aux objections . d ' arguments convnrnc :nits sur les conséquences à es :omptcv de l'abolition. consisterait sans doute et justement à donner au jury populaire . pour tous les Il faut savoir. monsieur le garde des sceaux. pou r valoir qu ' eux du moins . si j'ai moi-même . Philippe Séguin. on le rappelait tout Vous nie direz aussi. Forni .'-sept heures cinquante-cinq. Monsieur le président..ré à vie -s'il est dangereux — et l ' éventualité d 'une libération qui ne peut Et. ' un souci de réelle efficacité et pour créer les conditions dit consensus le plus large. que si le débat . courrez un risque. lui aussi . avezavait que vies inconvénients à escompter de la proclamation d ' un tel choix. Jo: :e.e risque serait grand . Pourtant . vous ne réussirez à convaincre que si vous démon Car les objections techniques que vous pourrez formuler ne sont cerfs pas l ' essentiel . d'explication. (Applaudissements sur (lieurs bancs du rassemblement Et nous vous proposerons. dans un an ou dans deux. rie l ' Argentine. L ' innovation — qui permettrait de lever la cont r adiction — risqueraient de voir leur portée singulièrement atténuée. vingt-cinq .. ne mort — ce qui pose aussi le problème de 1'ichelle des peines se réunissaient pour le voter que la majorité et les abolitioncous devrez régler. d ' inscrire d'ores et déjà por. nous direz-vous (M cas — puisque nous avons déjà aboli la peine de mort — que garde des sceaux fuit rut signe rte dénégation . plus efficace d'y procéder concomitamment ne pas se réfugier dans les faux-fuyants. pour la . depuis 1789 . vous nous direz que le problème n'a pa .t ' ose dire ayez le courage de décider. mes chers collègues. rétablisse la peine Mais . J'imagine que cela tient à votre volonté de conserver au projet Car il ne vous suffira pas . La suspension est de droit.mais vous le savez — que cette opinion existe . vous allez surtout faire valoir deux nion en marquant une apparente volonté de fermeté. Vous avez probablement raison. que prévoir tme peine spéc•ià l ' heure. si ('mis cotez contre la question préalable cette façon de voir . ce l ' Union. dans vaut-il mieux parler d ' exécution des peines . et j'admets Ales chers celleenes . vous dire -. . que dais un pareil débat . monsieur perpétuité . entamé Et puis. dans quelques instants. elle est entre la possibilité . de mort loir la réclusion criminelle à perpétuité. en adnieltant que l 'opinion épouse certains de ses motifs.

Pierre-Charles Krieg . M . le président. à la méditation. le président . Pascal Clément. selon la belle formule déjà ancienne d'André Siegfried. Monsieur Marchand. va disparaître cette forme suprême du mépris de la vie. je ne m'en tiendrai pas au comportement de la commission des lois et à mes responsabilités de rapporteur et de président de cette commission et je m 'exprimerai en ma qualité de membre du groupe majoritaire au sein de cette assemblée .s'il en est qui se félicitent de voir enfin s'instaurer après tant et tant d'années ce grand débat qui nous conduira à une décision de principe. .Je souhaite que chacun d ' entre vous respecte scrupuleusement son temps de parole. qui a présenté cette question préalable à titre personnel. M . (La quee tioat préalable n'est pas adoptée . C ' est exact. Philippe Marchand .) M . Enfin. . en effet . qui fut le premier à payer de sa vie son attachement aux idées nouvelles : z La peine de mort sera-t-elle ou non abolie'? La plupart d'entre vous pensent certainement que les magnifiques réponses apportées par les grandes voix de notre histoire devraient nous conduire au silence.) M . Roland Nungesser . Pourtant. rapporteur. Raymond Forni. la raison d'abord. le président . le président. cette loi du talion. nous serons nombreux à nous succéder à cette trihune : nombreux. Pierre-Charles Krieg . Nous sommes fiers pour le socialisme. de déposer sur le bur eau de l ' Assemblée nationale une proposition de loi portant réforme du code pénal dans un délai qui ne saur ait aller au-delà de la session d'automne de 1982.Je consulte l'Assemblée sur la question préalable opposée par M . Clément a souhaité. l ' article 122 de notre règlement prévoit en son paragraphe 1 : = Lors des débats sur les projets de loi visés à l'article 11 de la Constitutiun. Je lui ferai simplement observer que s'il avait désiré véritablement que soit organisé un référendum sur cette grave question . Antoine Gissinger . La commission des luis n'a pas eu l'occa . (Protestations sur les bancs du rassemblement pour la République . mais un bref débat s'est engagé en son sein et elle l ' a repoussée . 1148 ASSEMBLEE NATIONALE — 1" SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 es_ M. a Elle était chaque fois accompagnée d'une crainte de . et le droit ensuite vont l ' emporter sur la peur ! Enfin. je vous prie de bien vouloir commencer. si l'on s'en tient aux assemblées parlementaires . M . sans cette respiration politique et sociale d'un air nouveau. le président. Demande de rappel au règlement. Marchand . Cette annonce a entrainé la suspension de séance que nous avons demandée et la réunion impromptue de notre groupe. Marchand. Philippe Marchand . Nungesser de s ' exprimer. soit. Monsieur Marchand vous avez la parole. qui a décidé. bien entendu . Non ! M . mieux de fierté . . parce que nous avons conscience de vivre les uns et les autres. Robert-André Vivien . c'est-à-dire au groupe socialiste . monsieur le garde des sceaux. M. La présidence apprécie seule le temps qu ' elle doit ac•-order à l'intervention des députés . vous ave : répondu. ou. avant de prendre en conscience notre grave décision. n'en finissait pas d'agoniser clans notre pays! Que nous intervenions. Marchand. mais il n'en est pas question dans ce climat d'insécurité .. ils ne . Clément. le président de la commission. M . monsieur le garde des sceaux . Ne demandez pas (le la courtoisie à ces gens-là. je vous l' aurais donnée. à titre personnel ou — ce qui est pour moi un redoutable honneur — au nom d'un groupe parlementaire. il ne peut étre présenté qu ' une seule motion tendant à proposer de soumettre au référendum le projet en discussion . Celui-ci a. La séance est reprise. Je lui ai déjà donné la parole . Monsieur le président. à une décision déjà qualifiée d'h t steriquc. l'émotion est telle que nous avons peine à définir les sentiments qui nous assaillent . Il a paru au groupe majoritaire de cette assemblée. La parole est à M . Pierre-Charles Krieg . en tout cas. J'ai donné la parole à M . Il m'appartient. président de la commission et rapporteur. Pierre-Charles Krieg . (Applaudissetments sur legs bancs des socialistes . C ' est ahurissant ! M . Marchand n'a pas encore commencé son intervention ! M . monsieur le président de la commission des lois M . Monsieur le président . j'avais demandé à intervenir avant que vous ne donniez la parole à M . parce que notre conscience nous dicte d'y participer. Je vous remercie. quarante-sept orateurs sont inscrits dans cette discussion pour une durée globale de sept heures trente minute . Ales chers collègues. Bigre! M . M . à notre attente. M . grâce au changement qui est intervenu dans notre pays. M . Au nom de la commission. M . voire de plagiat . Roland Nungesser . un moment de grande dignité qui va marquer l'Histoire : nombreux. nies chers collègues . aux termes de notre règlement. Pierre-Charles Krieg . monsieur le prési dent. (l'entendre les a . de la proposer. M . encore. Le Pelletier de Saint-Fargeae. Pierre-Charles Krieg . malgré le risque de répétition. Pour l'instant. exprimer son point de vue . (Applaudissentetts sur les bancs <les socialistes . le président . Clément . tenons-nous-en au vole sur cette question préalable . Cela dit. sans sa victoire. Marchand pourrait permettre à M . M . ô combien . L'attente dure depuis pres de deux siècles. . M . Quand on demande au président de la commission des lois d ' accomplir son travail. le garde des sceaux . M. En effet . Philippe Marchand .savent pas ce que c'est. . le président . qui s'y est opposée. je demande à l'Assemblée tout entière de la repousser .ion. nous aurions subi cette année. précision dans l'analyse. que ce délai était trop long . président de la couuis :non. si un orateur a la parole. pour la première fois dans une enceinte parlementaire. qui s'a à l'encontre du projet de loi. chacun l'a bien compris. Mes chers collègues. elle a été encore beaucoup plus longue si l'on en croit les criminologues puisqu'il y a deux siècles et dixsept années qu'avec courage. cette forme de la vengeance. il avait. à la fin de son intervention .) M . Absolument pas ! M . rapporte r . Raymond Forni. Je n'hésiterai pas à souligner que celui qui l'emporte en moi est le sentiment de satisfaction. premier orateur inscrit. z M . en effet . Telle est l'information qu'il m'a été donné mandat de vous rapporter. convaincus que. Clément n ' a pas utilisé cette possibilité car ii sait bien que l'article 11 de la Constitution ne permet pas la consu!tation populaire sur ce point. C'est une interprétation erronée du règlement.. Nous aurions entendu cette sempiternelle affirmation : e Notre pays s'honorera le jour où il sera capable de renoncer à la peine capitale. indiqué à l'Assemblée nationale que la réforme d'ensemble du :„ie pénal sciait examinée clans un délai de cieux ou trois ans.) M. son droit et il n 'appartient ni au rapporteur ni à la commission des lois de s ' y opposer .) M . à l'unanimité. ce sont bien les socialistes . il pourrait répondre ! M . Je vous rappelle que le pragraphe 1 de l'article 58 du règlement de l'Assemblée nationale précise itt fine : La parole est accordée à tout député qui la demande à cet effet soit sur-le-champ. C'est. Vous aurez la parole à la fin de l'intervention de M . (Nouvelles protestations sur les mêmes bancs . Marchand petit faire preuve de courtoisie. M . monsieur le président. lucidité. M . Nous abordons maintenant la discussion générale.. le triomphe du faux-fuyant et de -l'hypocrisie au détour d'un amendement budgétaire. n'est-ce pas. M . Claude-Gérard Marcus . Mais M . ainsi que vous l'avez précisé. Cesare Beccaria répondait par avance à la terrible question que devait poser. Mais je l'avais demandée avant. le président . M . Roland Nungesser . malgré nos faiblesses. mes chers collègues. d ' autant que cet après-midi . la possibilité de demander à l'Assemblée nationale de bien vouloir adopter cette procédure. de souligner que nous ne saurions davantage étre d'accord avec les informations qui nous on été fournies il y a quelques instants par M . après avoir traversé les siècles. qui. en utilisant la procédure de la question préalable. k président . monsieur le garde des sceaux.guments de M . M . La parole est à M . La majorité des commissaires s souhaité que nous nous bornions aux propositions (lu Gouvernement et à la discussion des amendements déposés par les uns et les autres. Robert-André Vivien . Si vous me l 'aviez demandée quelques instants auparavant . je demande la parole pour un rappel au règlement. Monsieur le président. Marchand ainsi que le prévoit le règlement .

je me pose. Ptusic :a's d 'entre nous s ' attacheront à le démontrer. rap p elée par notre rapportera' . Nous souhaitons que la peine de court soit abolie dans notre pays. car I -e•xécutieen t'ait partie de la sentence et les jurés le savent . Philippe Marchand. Philippe Marchand . l'Histoire en témoigne : en 1886. continent ne pas souligner également que 80 p . Fille a été préparée pan' la dde!aration de François Mitterrand dut 16 mars 1981. Mais nous pou r ons logiquement ciftirmet' que notre hostilité connue. Tout sera résuuuué dans la juste formule du professeur Bockelnnann : Le principal :motif rationnel contre la peine de mort est qu ' un ne peut invoquer aucun motif rationnel en sa faveur . il ne se divise pas . vous étoufferez le sursaut public de révolte étui s'est . . l'exemplarité.'ite. ri ocreuses et si souvent répétées . comme si la peine e . Philippe Séguin et Bernard Stasi . not :sniincnt. une majorité existait dans la précédente assemblée l'année dernière! Mais l'opportunité politique Iui a alors interdit de concrétiser cette option. mandants . qui. glorifiée par Jaurès. I1 s ' agit d ' abord de respecter les engagements pris vis-à-vis de no :. leu' opposition au châtiment suprémc. c'est bien celui du terrorisme . M . tel le Péee Camus. mets chers collègues . Bien entendu les socialistes ne sont pas les seuls — et c'est heureux — à 'ouloir reprendre l'affirmation révolutionnaire de le confiance en la nature humaine. elle a peul-étre méone choisi.. je vous pose cette question : en somme nous désormais si certains ? Pensezvous véritablement qu ' une peine cattilale serait maintenant prononcée e' exécutée. Il est impossible et impensable pour nous et pour de nombreux députés de cette assemblée de proclamer une autre conception pour tics hommes qui. Nous ne sommes pas les scuis à penser ainsi et nous n'entendons pas monopoliser le bénéfice de la décision qui interviendra demain . affirmait . le truand se défend ju . Nous avons toujeurs salué. Peyrefitte. abolitionnistes. sérieu-emcul prétendre quo ce débat est prémat ti ré. avec les procès du stalinisme . Certes. s Bannissons clone l'idée d'un néféc-enduin . Renaudet et qu : .ne manquait ni dans les rangs du groupe des socialistes unifiés ni dans celui des soriatiites parlementaires .. ces dernières années . Hélas. a été d ' un autre avis autrefois . comme la !igue des droits du l't i onttne. En 1927.M . après l ' exécution de Sacco et Vanzetti . (Applaadissen .ition. pas une voix -. je le répèt e . aussi longtemps que les socialistes n'ont pas été majoritaires dans cette assemblée. ASSEMI3LEE NATIONALE — l ' écroulement de l ' édifice répressif . nous ne sommes pas les seuls ! Oui. monsieur le garde des sceaux. seule la France était visée. si l'un en croit les sondages . le li décembre 1903 .•eur du spectacle. publiques. nul ré la violence des atteques de certains de leurs allia cuire de certains de leurs amis. 100 des membres de l'Assemblée parlementaires européenne — parmi lesquels tous les socialistes — ont récemment lancé un appel aux Etats 'nombres pour qu ' ils suppriment l'aboi minable supplice ? La formule s Etats iuembres était d'ailleurs très diplomatique puisque. à ceux qui pensent . Mais l 'opinion publique que vous in'. Pour nous. la peine de minet doit éti r e vue comme ce qu'elle es' : un homicide . l'expérience professionnelle le confirment : tous les criminels s'acquittent avant le jugement s — pote' reprendre les termes de Camus — mais surtout la crainte de la longue privation de liberté est beaucoup plus forte que celle de la mort . et l'exécution des Rosenberg.ents sur les bancs des socialistes . 'oyez été réélus dans une siivation politique souvent plus difficile due ln nôtre? Bien sûr. telle Amnesty Imernational -. l'inefficacité..) MM . en raison méfie du changement politique . Louis Bianc dépos . Aucun d'entre SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1931 1149 nous. années plus tard. une vague de solidarité déferle sur le Inonde. François Mitterrand et le groupe des socia l istes et radicaux de gauche ont déposé des propositions de loi abolition. re p rise ?ail et trop de fois dans cette enceinte . Fiers pour le socialisme. . Plus récemment. gaasic des sceaux . politiques qui nous rejoignent dans ce combat. sans ambiguïté et avec force. Quand j 'entends proclamer qu' il faut du courage politique pour aho!ir. l'luor . ou inte'nati+males. nous soimnce lucides c'l nous savon : que nous n 'avons pas été élus parce que nous sunnites abolitionnistes . F!Ie a été préparée pan' le renouce!iemeit de l ' eng : gecoent de chacun des candidats socialistes . affirmation de Barlhe. vous non plus. „ Si vous supprimer. Nous avons la légitime satisfaction de constater que. non seulement parce que la Constitution s'y oppose. Mais. Tel l'automobiliste craignant plus la paralysie que l'issue fatale. mir nous. Vaillant. L'un d'entre vous aifirmait l'an passé : s L'honneur de l'élu tient dans une cuntrainte et clans un devoir : tenir ut nipte de l'opinion mais la guider et l'éclairer . cent soixante et un avaient déjà assisté à une exécution. En 1953. mais surtout paire que nous renoncerions ainsi — et nous n'avons pas été élus pour cela — au p lein exercice de notre mandat. en réalité.a'à la mort. au nom du peuple français ? Peut-étre serait-ce le cas en ce cooptent. le mois dernier. sans succès. ont mis au centre de leur foi la bouleversante victime d'une erreur jud i ci aire La !tulle clos socialistes. maintes fois répétée. le débat est resté au même point qu'il y a un siècle et demi. ne peut. ils n'étaient pas majoritaires. Elle sera également d ' un autre avis — ce n ' est pas un pari . tout est clair . gràce à la victoire de la gauche du 10 mai et du 21 juin. le 31 août 1331 . monsieur le gou rde des sceaux -. supprimer l'espoir du cteur de l'homme. l'hypocr isie.. Dejeante et soixante seize socialistes reprenaient le flambeau . nous sommes aussi fiers pour la France qui va vaincre l'ambig . per votre prédécesseur . i l v a un siècle et demi déjà. Et co pinent qualifier votre position. . Philippe Marchand . ils n ' étaient pas majurit aire . au courage ci il l ' effica ité des démarches individuelles — par son car. vomi la guillotine. . Oui. ..nsieutr le garde des sceaux — il y a une sorte de fascination de la mort et s'il est un domaine où l'exemplarité est affectée d'un signe négatif. . :Mis vos mandants connaissaient ves positions cnurageuuses. le mè'nui temps la fédération protestante de France . . l'absurdité . avons-nous accueilli — ainsi que volis l'indiquiez. se suicide parfois plutôt que d'aller en prison. mais tout aux .tue l'opinion publique est maioritairement défavorable à l'aba. .ucptu'. écrit Cantus. Les Français ont ensuite chef-i. pour ce r tains d'entre nous. tant en 1973 qu'en 1973. je ne forai pas l'injure de rappeler que la noblesse de notre fonction est aussi de savoir aller parfois à l'enc'ontr'e de ce que nous croyons étre l'opinion publique . car il n'a jamais été prouvé que de couper un homme en deux — et c ' est cela la guillotine — ait fait reculer un futur meurtrier. le droit à la vie est inaltérable . c'est une atti re façon de le tuer dé'''larait de son côté l'épiscopat français .. Avec quelle immense satisfaction. messieurs de l ' opposition. été réélus parce que vous étiez abolitionnistes.si fiers pour la France qui va pouvoir enfin se débarrasser une indigne et abominable tare qui lui interdisait de figuier d' eut tète des nations civilisées. n . Comment ne pas rappeler à notre tour qu 'au terme d'un combat mené derrière Rcinac•h par Guesde. vous n'avez pas. Ainsi que Raymond Forni le rappelle dans son rapport écrit. à vouloir mettre fin à cette barbarie .. applaudi méme — tout à l ' heure encore — les positions ruui'ageuecs pnees pat' ceux de nos adversaire . le grand rabbin tille est incompatible avec l'Evangile proclamait clans Sirai ..tir un progrsnune zonnu qui prévoyait l'abolition de la peine de mort.la rencontre. . réponse à Saint-Augustin qui demandait la . Absurde.race d ' un criminel . à la peine capita t c n'a pas été un obstacle à la détermination de nos concitoyens . Cément doit n'entendis. Il est vrai que si 1a pub l icité des exécut i ons avait été maintenue. sur cent soixante-sept condamnés fi mort qui avaient été assistés par le pasteur Roberts à Bristol . Et 1944 et 1945 7 Vous oubliez les lendemains de la Libération ! M . des élus somali-tes se valorise — ce t'ai n'enlève rien. tout comme Patrick Henry. Jules Mach et les socialistes reprennent la démarche.) Parallèlement. les 'titis hautes autorités religieuses de notre pays. Très bien! M .it avec Vietor Schœlcher une ucopositiun de lui abolitionniste . Mieux et vous l'avez magnifiquement rappelé.pitalo ne pouvait étre abolie que le joui' où il n'y aurait plus de grave criminalité! Nous sommes donc fiers pour le socialisme. le dégoût l'emportant sur la malsaine fascination . la g rande majorité de nos concitoyens pa rtisans de la peine capitale aurait. M . nistes . °e détruit aussi parfois lorsqu'il y est .'. . (Applaudiacntents sur /ce bancs des socialistes et des couiiu i iiistes . Absurde l'exemplarité . certes . les Français l'ont ensuite choisi . C'est bien la hantise de perdre la liberté qui est la plus forte . A ceux qui doutent. loisque. Pour nous. absurde parce que la société honteuse se c•ae!ue pour exécuter . de l'esprit du christianisme et de l'esprit de la révolution. Huais une certitude — quand elle constatera que nous avons eu raison d'abolir. à l'instar cfes pins hautes autorités morales — nationales..r'tére historique d'initiative collective.manifesté ces dernières années et vous allez consolider la peine de mort disait Gambetta. M .ont rappelé. Jean Foyer . mesdames. l'irréparable . L ' opinion publique est préparée . monsieur le garde des sceaux. La criminologue et. Jaurès. notre espoir va devenir réalité dans de bonnes conditions.tre-vingt-onze de ses collègues dont Léon Blum et Vineent Auriol engagent l'action.

à la session d'automne de 1982. Car. Notre objectif. s Qui. maintenant.d ité progresse . beaucoup apporter. d'entrer clans le détail . parmi nous. Quoi de plus délicat parfois . Merci. quelques propos qui. psychiatres .ai-ce que la sentence dépend souvent des avis des expert . pourrait permettre à l 'auteur. avaient été respectés.) Notre devoir de législateurs. est clair : se débarrasser de cc vieux code désuet pour construire un nouvel édifice qui devra permettre aux hommes et aux femmes de notre pays de vivre libres. sur la sécurité des Français . Qu'il nie soit simplement permis de résumer la conception qu ' ont les socialistes vie la lutte contre la criminalité. Saintes . que de fixer la frontière entre la folie et la normalité. première à avoir aboli la torture. Malgré leur compétence. à ces questions qui nous ont été à tous posées. sans doute .tc uc peut plus longtemps être différé. nous soyons en mesure de soumettre à l'Assemblée une proposition de loi portant réforme du code pénal et comportant. l'abolition serait surabondamment justifiée. Je suis élu d'une petite ville. l'aménagement d'un quartier exigeait la disparition de quelques immeubles . Les travaux accomplis au cours de ces dernières années. pour ne pas dire de mensonge 7 Absurde. mais notre préoccupation prioritaire est l'échelle des peines. (Applaudissements sur les bancs des socialistes et sur divers Lames de l'union pou r la démocratie fraeçaise et du rassemblement pour lu République . parfois. ce faisant. monsieur le ministre. Elle s'articule autour de trois objectifs simples : prévenir la criminalité contenir la criminalité et éviter la récidive. bien élaboré. urbanisme -. L'abrogation — nous seruas certainement nombreux à le répéter — ce n ' est pas le laxisme . une réforme de l'application des peines . dont d'ailleurs la loi s sécur ité et liberté ne . s'attaquer aux causes de la criminalité. . au moment des diverses campagnes électorales.. d'aléatoire.) Les socialistes voteront l'abolition de la peine de mort . y compris l'exercice du redoutable pouvoir régalien. Nous allons passer du constat à l'action . ceux notamment du comité d'étude sur la violence. socialistes. quelles que soient nos origines et nos options politiques. trais les causes sont d ' abord notre préoccupation. c'est. 1150 ASSEMBLEE NATIONALE — Je vous en supplie. qui tiennent compte de la réalité sociale. devaient nous éloigner du coeur du début niais qui. oserait affirmer que Lesurques était le dernier " Combien sont-ils à avoir subi son sort " Peu. par la refonte de certaines conditions pénitentiaires.ce te'. i Sois inébranlable dans tes convictions . le débat sur la peine de muet -. C'est donc un problème politique . peut devenir une surie . mes chers collègues. Plus de 87 p. C'est pour eux l'aboutissement d'une longue réflexion. en vertu de leur pragmatisme légendaire. c 'est un engagement . Ce sont les progrès sociaux dans tous les domaines — éducation. mais n' invoquez pas le terrorisme. accusé d'un crime abominable. d'élus. 'Toutes les réponses ont démontré qu ' encore une fois Camus disait vrai : t La guillotine existe. dès l'an prochain. Oui. su nom du Gouvernement. qui habitait cette ville : Joseph Guillotin. comme le prévoit l'article 64 du code pénal ? Insupportable la peine de mort. N'y en aurait-il qu'un de plus. sur leur exécution. invoquez. songe que tu es assis sur ce banc où s'est assis Lesurques . où s'affrontent les champions des deux conceptions opposées de la justice et de l'homme. par le développement et l'accroissement de certaines peines accessoires et par une politique ale réinsertion. nous aurions la conscience tranquille.oui. Il est tout aussi faux de prétendre qu'en maintenant la peine de mort nous aurions la conscience tranquille que d'affirmer qu'en se bornant pour des années à supprimer purement et simplement la peine capitale. pour leur éviter ale prononcer une peine capitale. les intimes bancs . l'indispensable abolition n'est pas un aboutissement. je le pensais ce matin . pourrait surprendre mais qui a le mérite de la sincérité. vie vivre plus libres . (Applciicdis. il n'y en a pas. notamment.seiueunts sur les bancs des socialistes. partiellement bien sûr. Nous sommes lucides. Il y a quelques années. Dans ces conditions. Injuste. monsieur garde ales sceaux — que récemment un jeune de vingt-deux ans. monsieur le garde des seeauix. c ' est vrai. à plusieurs reprises affirmé. il n'y a pas d'autre lien apparent que celui de la loi . oblige les jurés à appitquer les circonstances atténuantes alors que. Vous me pardonnerez de terminer mon intervention sur une note personnelle. invoquez.j'en viens à l'essentiel de mon modeste propos — ne doit pas se résumer en une polémique. Tant que les illégalités se creusent. formation professinnneae. Nous l'avons souvent affirmé . tic toute évidence . par son ira vail quotidien. les socialistes sont décidés à tout mettre en œuvre afin que. 1 SEANCE I)U 17 SEPTEMBRE 1981 demain. sont au coeur de ce débat. vol. alors qu ' un statut du . Séguin l'a rappelé tout à l'heure — tout a été dit sur la peine de mort mais il reste encore beaucoup à dire sur l'échelle des peines. mais vous savez aussi que les députés — j'allais dire torts les députés — peuvent et devront . Peyrefitte dans son dernier ouvrage. La nouvelle loi pénale devra enfin tendre à éviter la récidive psi' le développement du contrôle judiciaire. Il faudra tout revoir . la prévention doit l'emporter sur la répression .et sur cc point nous sommes tous d'accord --.-t ' était guère préoccupée. santé. au terme de sa vie. par sa mort. (Applmidissemenls sut. Dans ton horreur ales peines irrévocables et irréparables. Nous avons vu alors s'écrouler sous les coups du bulldozer la maison d'un ancien. seule la réduction est possible : aussi faut-il contenir la criminalité en aménageant des pe. Nous attendons beaucoup de volts. toute cette t course de haies a dont parle M . les vieuines. sans engager une autre démarche. demandé que nous adoptions un projet loi qui enverra la guillotine rejoindre le pilori et le brodequin . ils ne sont pas à l'abri d'une grave erreur d'analyse. Une (mitre considérable nous attend : l ' échelle (les peines. L'absence de lien entre peine ale mort et criminalité est évidente . sur plusieurs lianes communistes et sur (lisiers bancs du groupe du rassemblement pour In République et du groupe de l ' union pour la démocratie française . C'est aussi transformer une sociêtti dans laquelle le profit est la fin et le moyen de toute action. sorte de champ clos. qui va enfin se mettre à l'unisson des nations civilisées. parce que l 'irréparable -. Parce que. Les Anglais. Il ne saurait i Ire question maintenant. c'est aussi un point de départ. Pour nous. y compris dans son propre système répressif. vous contribuez a sanctifier le terroriste qui. Plus forte sera sa voix dans la lutte contre toutes les atteintes aux droits de l'homme. qui. le caractère prétendu expiatoire et réparateur du supplice. d'avoir tout à l'heure. nous inquiètent. nies chers collègues qui vous opposez à ce projet . Est-il supportable de penser — mais nous y pensons tous et vous l'avez vous-même rappelé. première à avoir aboli l'esclavage. mes chers collègues. Selon la juste formule de Serge Luhert. mal interprétée. le crime aussi. la condition pénitentiaire.iriconnier.) .. elle concerne des milliers ale nos concitoyens.qui réduiront la criminalité . la peine de mort sera abolie -. C'est vrai — notre collègue M .Iation qui.te héros.) Ils sont au centre de nos préoccupations et cela justifie les explications que nous a tout à l'heure données le président de la commission des lois . l'aboutissement d'une très longue miarche. Les effet . eux aussi.. plus forte parce que désormais notre législation pénale observera la Déclaration universelle des droits de l'Homme. à ces questions que nous entendons quotidienneme it dans nos permanences. notre egi . d ' indemniser. La délinquance concerne aussi et d'abord les victimes. nous y aideront considérablement. iues privatives de liberté. Prévenir. la peine de mort. une répression mieux adaptée devra être envisagée. au none du groupe socialiste. Absurde. la crimin . les Français éprouvent un sentiment d'insécurité même si ce sentiment est beaucoup plus fort que celui que devrait susciter l'insécurité réelle.n'est pas à écarter . Dans certains domaines. précisait une enquête du précédent ministre ale l'intérieur. clamait Victor Hugo au terme de la défense de son fils Charles. Comment une bonne justice peut-elle se fonder sur cette sorte de mancruvre. Voilà. d'un très ancien député. a été exécuté alors que maintenant qu'il est mort se pose la question de savoir s'il était coupable . 100 des crimes et d :dits sont Ir tivés par la recherche du profit. avant de proposer l'abolition. ne pouvait plus supporter que son nom soit attaché à l'abominable invention. homme méconnu qui. mais vie vivre dans une société plus suie. culture. est tout simplement d'apporter les réponses aux questions que les Français se posent. avaient questionné tous les pays abolitionnistes . l'exécution des peines. emploi. C'est le combat qui nous attend et qui nous attend tous. que nous n'oublions pas! (Très bien Très bien ! sur plusieurs bancs ries socialistes .: Nous sommes enfin satisfaits pour la France. tant que certaines valeurs morales sont au second pl : n. Et pourtant tous les stades de la procédure. l'irréparable -. plus forte sera sa voix contre tourtes les formes de mutilation et de barbarie.

Mais vous devez vous fonder sur cm article du réglenu'nl. une vigoureuse protestation contre certaines méthodes qui tendent à s 'instaurer clans cet hémicycle. QuaIriénmment . car cela va (durer qucli. nais je l'ai toujours admis quand j ' occupais votre fauteuil — (le présenter un rappel au règlement sur l'organisation tu es déb :. C 'est peu! M . dans un débat qui touche la conscience de chaque française et de chaque Français.groupe communiste : une heure : noninse'rils : quinze minutes. Monsieur Nungesser. est M . le président . Nous avons demandé une suspension de séanc•c. Lors de ses travaux. je vous remercie de cette précision qui nous aura retardés de deux minutes. comme tous venez de le rappeler. . lequel n'a pas été ciel' du groupe II . M . (Applaudissements ser les lianes des 5Oeiillis1C8 CI des re1N. réduites à quelques jou rs . il y a un instant. vous avez sauvent exigé le respect des droit :: de la défense . le président . le président. nous avons toujours fait en sorte — c'était tete tradition : c'était devenu une règle sous les précédentes législatures — qu ' un orateur de chaque croupe puisse s exprimer au cour . . Pierre Joxe . ait une vie démocratique. Je demande la parole pour un rappel au ré'glemcnt. Monteur Nungesser vous semblez surpris que le groupe majoritaire à l'Assemblée.ili niste' s . monsieur Nungesser . monsieur le garde des sceaux. ont acc'or :lé au groupe (tut rassemblement pote' la République un temps de parole bien supérieur à celui (lui aurait résulté (le la simple application (le la propo°tionnelle. Un simple c'alc'ul m :uhi'mal idue vous aurait mon11'é à idence que la part revenant au groupe socialiste attrait pu être beaucoup plus large ou que celle revenant aux groupes de l 'opposition aurait pu étre moindre.P . si nous avons demandé tore suspensions de séance.j'observe que toutes les prévisions de temps de parole ont été' évidcnunent boutlevenées psi . Il s'ensuit que beaucoup renonceront à la parole . er royeselloi. vous permettrez peut-étre à un ancien de rappeler à ceux qui arrivent ici certaines règles que nous avons toujours respectées . Roland Nungesser. J'ai parfaitement le droit.4ppinudisseulelll . Roland Nungesser . Roland Nungesser .'' quel article se fonde votre rappel au règlement Y Vous étes trop instruit des choses (le la présidence pour ignorer l ' obligation qu 'a tout député qui demande la pa role poco' un rappel au règlement de se référer à un de ses articles précis. . la légitime ioclignation de l'avocat devant la briéveté di'• certaines audiences de cour d'assises. à ma connaissance M .que.ls. Il est indécent — et je ne suis pas le seul à l'affirmer -..e ses les bines de ressentbleuleut poli In République et sut' quelques bancs de l i man pour la dcntocrutle française . nous convient sur bien des points puisqu'il est abolitionniste. j ' interviens en vertu de l ' arti :le 47 dut règlement. monsieur Nungesser. sans man U ' tt vre. Guy Ducoloné . comme tant d'autres l 'ont fait clans celte enceinte -. M . Votre rappel au rè g lement se fonde sur l 'article 49 du règlement.qu'un orateur de l'union pour la démocratie français:(' a le premier pris la parole. suivi pa un orateur de votre groupe . excusez-moi de vous interrompre. Mes chers collègues . U'te suspension de séance a été demandée tout à l'heur e par un gemme de la majorité. . M . Premièrement. Roland Nungesser . M . s'il l'avait souhaité. La parole est à M .. Alors qu'un aurait pu imaginer duc le groupe majoritaire s'exprime en premier . le président . La parole est à M . D'abord. je suis surpris que soient mises en cause les décisions qui ont été arrétées d'un commun sceau'd à la conférence des présidents sur 1' )r'4uutisation du débat et qui. . Je n ' ai jamais prétendu (lue c ' était une nuiatetl"l'e. M. ainsi d'ailleurs qu'à de nombreux collègues et amis . le garde des sceaux laissait réapparaiire. S. S'il y a aujourd ' hui une majorité de députés socialistes à l ' Assemblée nationale. j ' ai droit à cinq minutes . Monsieur le président.anisation des débats.) 1151 M. menislcs .l'CI0IIlntiens sur plesl(' Urs bancs des socialistes et des coi. Nous formons. Pierre Joxe . . deus heures . qui devait sans doute se prononcer sur la euestion préalable . M . Emmanuel Hemel et M.P . que venez-vous nues raconter 7 Troisié'nu'ment. Je vais vous aider.et nous ne nIIIS v sommes pas opposés --. Roland Nungesser . .le trouve.ues années! (Pires et applaudissements sur les lentes des socialistes . Robert-André Vivien . qui s'est exprimé avec beattc'nup cl ' élodutence. Nous avons examiné le problème au fond et sommes revenus avec des décisiens . Clément a opposé la queetiun préalable et que M . années clans cette enceinte. Séguin . :)ans les grands débats organisés. quatrevingt-cinq députés élu groupe R . P . M. M. ASSEMHLi?E NATIONALE — l" SEANCE 1)1I 17 SEPTEMBRE 1981 Rappels au règlement. d'ailleurs. de la séance de l'après-midi . un crou p e qui délibère souvent longtemps et parfois à plusieurs reprises sur toutes les questions essentielles. M . M . ayant eu l'honneur de présider de nombreuses si'anees au fauteuil que vous occupez aujourd ' hui . Gabriel Kaspereit . doivent se partage' deux heures . M . sur quoi le ferons-nous? M. Dueoloné. et dams un sens qui. d ' une maçon qui attrait montré ce qu ' est la proportionnelle. Pour présenter on rappel au règlement. Je demande la parole pour un rappel au règlement. Ii'' fait que M . M . pour des raisons de fond. je n'ai pas l'habitude (le soulever (les problèmes de procédure . nous avons estimé que l'intervention du Gouvernement posait un problème clans la qusine où il annonçait une réforme d« code pénal clans lui délai de deux ou trois ans. M . groupe Union pour la di•muc•ralic française : taie heure irente. si je me réfère à un règlement one nous n'avons pas voté et qui a été élaboré à l 'époque où le ermtpe du rassemblement pote' la République était majoritaire clans l'Assemblée. C ' était sur la question préalable ! M . Roland Nungesser. Vous avez la parole. le président . Si nous n'avons plus le droit (le faire un rappel au règlement stil' ce point . Pierre !axe. Pierre .) M .ete : trois heures : pruupe du rassemblement pour la République . par ce rappel au règlement. il me parait . le résultat a été --.. Roland Nungesser . Très bien! M .) M . La parole est à M . il se fonde sur l'article qui traite de la conférence des présidents . Le croupe socialiste est suffisamment représenté' dans cette Assemblée pour organiser le débat . mon cher collègue . . le président . "ime' avant la séance de nuit. que certains seront contraints de traiter un sujet de cette gravité en cinq petites minutes .teul's.R . Mun rappel au régleneul porte sur l'or'. le premier orateur du croupi' R . M . monsieur Nungesser . mais il faudra vous y habituer. mais (le tous les efimincls présents et fui urs dans ce pats . Pierre Joxe . Ainsi que l'ont indiqué les deux orateurs socialistes précédents. Nungesser. Aidez-nous ut obtenir dans cet hémicycle celui des droits de l'opposition . monsieur Nungeser. Monsieur le président . le président . . monsieur Nungesser. cc n ' était nullement une manu'uvrc pour modifier l'ordre d'intervention des n' :. je ne peux pas ne pas élever.R . Alor s. la conférence des présidents a clone tenu ( simple de l ' observation opte vous émettez In : intcna'nl et elle a répondu par avance à votre l'appel ait règlement qui ne me semble pas tr'i's fondé . c ' est parce que les Françaises et les Français l'ont voulu.e résultat — je ne dis pas que celle demanda . ( . on enferme la discussion parlementaire dans quelques heures alors que chaque député aurait dù trouver le temps de pouvoir s ' exprimer en son lion(' et conscience si elle avais été organisée sur plusieurs jours. Séguin lui a répondu . Je reprends clone mon propos. nous. Mon s ieur le garde de : sceaux. un ait enserré les temps de parole dans des limites aussi étroites. . clans ce débat qui concerne la vie non pas d'un homme. le groupe socialiste. pour un rappel au règlement .luxe. siégeant depuis (le nombreuse .est que le prou er orale u' (le mon groupe ne pourra pas s ' es . Je demande la parole pour un rappel au règlement.t ré. indécent qu 'un débat qui pose tant (le problèmes à la conscience de chaque Française et de chaque Français . (Ji. Deuxièmement.l ' ajoute due selon cette répartition des temps de parole. Roland Nungesser. les députés socialistes. que c ' est indigne élu i'arlenent . I .. M. M . le président. quant à moi. a été présentée clans cette intention -. R . Monsieur le pr é sident. . Si vous le permettez. je vous rappellerai les temps de parole attribués par la conférence des pri'sid vus aux différents groupes de l'Assemblée : groupe suciali . Mais.et vus camarades no s'en 501)1 pas privés pendant des années. Or.

comptent aussi bien des partisans que des adversaires de la peine de mort. (Aoptamlisseniruts s' r les bancs ries cnnrr. le président . M . avait eunl sibué à faire adopter. au nom de la commission des lois constitutionnelles. Au demeurant. le président . Ce n'est pas vrai ! M . Vous n'en avez pas donné l ' exemple aujour d ' hui . Raoul Bayou . Ils le savent! M. Moi ? M . La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance. Guy Ducoloné . M .P . monsieur Ducoloné. et même de la législature. L'incident est clos. on ne peut s ' inscrire pour moins de cinq minutes. avait demandé trois heures et demie de temps de parole. Il énonce des contrevérités ! M . de la législation et de l'administration générale de la République). le groupe U . 222-1 du code du travail (rapport n" 313 de M . Très bien ! M . Alain Ilautecour. ainsi que vos amis. les groupes R . adoptée par le Sénat.D. le groupe R . n'a jamais fait un rapp e l au règlement du genre de celui de M .' . M . l'orateur qui s'est exprimé contre la question préalable appartenant à ce groupe.a séance est levée. Guy Ducoloné .repose sur l'e':i fonce des croupes . Guy Ducoloné .F.) Le Directeur du service du compte rendu sténographique de l'Assemblée nationale. chacun s étant exprimé. Attendez! M . et celui du R . monsieur Nungesser. à laquelle vous vous référez sans arrêt . C 'est la vérité ! M . deuxième séance publique: Suite de la discussion du projet de loi n" 310 portant abolition de la peine de mort (rapport n" 316 de M . — 2— (Rires et M . Il s'agit d'une règle que le groupe R . C'est vrai ! M . Seul. celui-ci 'aura eu au total deux heures et demie. Guy Ducoloné . par ailleurs. au nom de la commission des lois constitutionnelles.F. Je vous ferai une confidence mon cher collègue . cr qui risquait de faire se prolonger la séance très avent dans la nuit de vendredi à samedi . Robert-André Vivien . le président. Jacques Toubon . de la législation et de l'administration générale de la République) : Discussion de la proposition de loi. C ' est un fait ! M . dans un débat de celle nature. M . le président . R. et U . Gabriel Kaspereit . La conférence des présidents lui a accordé deux heures . Je suis certain — et je demanderai aux services de ia présidence de faire le décompte -. uetrie. Robert-André Vivien . bien sûr. à vingt et une heures trente. Robert-André Vivien . Jacques Toubon . Vous n'avez aucune raison de vous plaindre. il convient que le débat soit marqué par la sérénité . Guy Ducoloné . Dueoloné. Qu'il continue et ce sera la deuxième fois qu'il se fera rappeler à l'ordre devant les caméras de la télévision! M. Ce soir.que depuis le début de cette session . tout le monde sait que vous êtes un provocateur patenté! M . Le groupe communiste a délibéré sur ce sujet : à l'unanimité.R . Alain Hautecceur. II appartenait aux groupes en question de répartir les temps de parole entre partisans et adversaires de la peine capitale. Jacques Toubon . M. Jacques Toubon . Mais je regrette la tectique que les groupes de l ' opposition semblent vouloir adopter et qui tendrait à faire croire qu'ils sont les brimés de l'Assemblée nationale . Robert-André Vivien . C'est la même chose chez vous ! M.D . M . . Guy Ducoloné . Jacques Toubon .) M . Nungesser ! M . Monsieur Ducoloné. P . n" 142. M . Guy Ducoloné. . — Interventions sur les lianes du rasseinblernent poti n la République et de l'union pour la dé nioeratic française . Robert-André Vivien.R . Monsieur Toubon. Bien entendu.) SEANCE DU 17 SEPTEJ113RE 1331 ORDRE DU JOUR M. 11 fallait les dire avant! M. I. car vous avez dit la même chose pendant des années! M . Guy Ducoloné . je vous en prie! M .P. pour le moment. (La séance est levée à dix-neuf heures vingt-cinq . ont parlé beaucoup plus que les groupes socialiste et communiste! M. Sur quel article ? M . Il est vrai que. Raoul Bayou .) M . En outre. il s ' est prononcé en faveur de l'abolition de la peine de mort . 1152 ASSEMBLES NATIONALE M . C'est qu'ils ont plus à dire! exclamations sur de nombreux boucs . Ducoloné l'a. Monsieur Robert-André Vivien. Et en Union soviétique ? M.s et des socialistes . Raymond Forni.. lorsque la conférence des présidents s'est réunie pour organiser le débat . tendant à compléter les dispssitions de l'article L . Nungesser avait parfaitement le droit de présenter ses observations . le président . bénéficiant ainsi d'une application très favor able de la règle proportionnelle. (Applaudissements sur les bancs (les communistes et des socialistes. Guy Ducoloné . LOUIS JEAN. La meilleure preuve en est que les non-inscrits ne disposent que de quinze minutes au total bien qu'ils soient une dizaine . R. Pour la dignité de l'Assemblée nationale. vous n'avez pas la parole . l'organisation du travail de l'Assemblée — on nous l'a assez répété lors des précédentes législatures --.

Centres d'intérêt liés

the initiativ«n nu nsieur le garde des sceaux.e et .>nuntenl qu'ont déjà affaibli. Nous nous sommes assez battus pour obtenir ce choit. nous devons noue garder de la prétenliun qui serait probablement démesurée et clanl. MM . renie française et die ras .0111• la lirl.EE NATIONALE — < Il n 'y a aucune rai s on de prévoir une peine de renlld :. les mentes maliaitcus. monsieur le ministre (le la justice.) Nombre d'ent re eux sont ici présents. Le débat ne doit pas être un débat politisé. Philippe Séguin .) Je ne veux certes pas lilllii liscr notre débat et nier que la possibilité enfin reconnue au Parlement de se pronnnccr constitue un événement trop ton-:temps différé . chemin lais utt . M . Nous uc vous signerons p as un chèque en banc . Francis Geng et Albert Brochard . à condition de garantir à la société sa protection et sa sécurité . ce vide juridique qui fait qu ' à nies yeux ro c débat n ' a pas lieu d ' être aujourd ' hui..s . Et je souhaiterais qu'on reconnaisse la part qu'ont prise à ce combat . Pascal Clément . Ce n'est point parce qu ' une évolution se dessine qu'elle est irrésist'hle .! . n'est que normale et logique . ' foutes les peines seront donc iu(lirecieincn1 aggravées.reient rire rend . elle qui. -\vee votre projet. sur (livr er'' buires dru ro . celle d'Arthur Paecht et celle aussi du regretté Jacques Plot? C'est en pensant d'abord à eux que Je répondrai à m . M .rne poil)• la démocratie française et chu rassemblement pou>' la République . sur le fond d'un débat aussi ancien . applicable aux erinenels qui . voua :demie. celle de Michel Aurillac. à la question préalable que tuent :oui M .. usus le savons tous.11. Notre mission de législateur c'est de distinguer le bien commun du bien partieulier. de regarder au-dlà vie l'échafaud les responsabilités sociales qui sont les nôtres.:uns aurions \oulu débattre aujourd ' hui de ces uar :ttie. évidemment . on évoque l'évolution historique et l'exemple des autres pays . embleutcet pour la Républitithb) SE 1NC'E DU 17 SEPTEMBRE 1J81 1 145 M . tonte sa justification. vous en méfier quand vous craignez se décision.

puisque . J ' ai dit que nous ne devions pas sure .e. M . quelles quéc qu ' épisodiquenent .nps que l ' accès à la séance publia : :e était refusé aux propositi .nune une dérobade du Parlement devait une respons :. cle t x63 à 1977.i litions out le plus d adepte.es tiennent plus aux principes . la Qui pourrait le prétendre. à l' objection Les chiffres cola criants. je ne crois pas que nous M . Nous risquions.1opteteps Très bien! dont on nous arcab :ait ici même et dans une presse désormais bien-r. a l ' hostilité à l'interruption volontaire de grosl ' on comptait trente et tune exécutions en 1947. Pourtant . ou même ait satisfait l'esprit de vengeance et la soif d'enpiatiou de surcro :t . c'est parce qu'elle du sentiment ne sont pas . C'est vrai . J'utilise Une nouvelle exécution. de nouveau infléchi car. Q t`1 que soit le talent des uns et de . soit — et co se :mit eiu•ore plus grave — c•. sur le terrain plus pi tique des (on. Je ne l'éluderai pas . La peine de mort le point est capital.nés une durée moyenne En revanche . préoccupations dont on peut bien admettre sans déchoir qu'elles Nous devons l ' expliquer à l'opinion. niais. être supprimée car non seulement elle ne sert vénient d'atténuer l'efficacité éventuelle des fonctions de la a rien. qu'il s ' agit — c croit-il ainsi induite tout à la foi. sin. M . J'entends dire qu'il pose un problème moral ou un problème de conscience .:: : des convielio!s exprimées . de perdre un temps inutile. à plus contraire à un état de droit..ti\les chers collègues. comme dans l'ensemble des pays avancés.ii lems addcrsairn ne . la responsabilité du législateur est d'une tout autre nature . tale ait pu raisonnablement avoir le moindre effet dis iat io f Et puisque nous en sommes sur le terrain des faits.duisrnl. Le. il coin. C'est vrai! s :gons là simplement pour transcrire clans la loi les principes philosophiques et moraux auxquels nota .•aüon conditionnelle ai. à la foi . qu elle exige. que celle qui verrait l'aholientendre certains. Hautec ur . en on a assisté en France à un dépérissement progressif de la tout élut de cause. . dès lors que le choix s înn . les asti-abolitionnistes ont souvent p :uu c'est vrai.ts :I uns ic devoir.nn autre constat non moins évident : les e . aucune depuis quatre ans' Et je veux épargne toute comparaison avec l'avortement. vingt-cinq en 1ii49. à l'évidence. contradiction enire jurys se trouvent renforcés .rr: .bililé yüi. P u évoluer : d'Indue . la plus choquante. M . c'est-à-dire le fait dcs références enc q re plus :anciennes . des jurys qui condamneraient à mort et un présiempêcher que l ' on supprime la peine de mort. que l'abolition nous apperait. Philippe Séguin . A 1 ' 110 ..i.ciie. Et c ' est prérisénient clans cette situ : . répondaient . niais dans des .tion de fait que nous devons trouver les fondements de notre décision et non dans la confrontation de nos passions ou cl2 nus sensibilités._ue.at que de le ramener au niveau de nos émotions .ont pas -. garantie . en vérité.rt „i :<:iuu.irs . En tant M . doit-il pour autant forcément négliger les implications du rejet d'un texte sur l'I . et je le dis au risque les seuls vrais . c•ooun :utation de condamnation à mort uun exécutée Mirifique et il est vrai que s :t ce l .doit se situer sur le terrain nratique devions éviter de chercher i! tout pris à désigner des vainqueurs de la politique pénale ou bien elle ne sera qu'un faux débat. arguments dis . le pri viic^e de l ' un ou l'autre camp. par exemple.. la noblesse rnajoritaircmeni favorable à la peine de mort. nous en tenir son prononce n'ont plus de réelle fiabilité .. et vous les avez rappelé.ctu( . : certains ont le.V . penser. précis. en effet. ces derniers mois. la décision que nous avons à prendre. Alair. Je sais. lorsque précisément. Philippe Saguia . vingt et une cesse et à l'abolition vie la peine de mort ? en 19. sous réserve d ' une modification constitutionnelle qui avait ses incunvénients. le seul débat est bien de savoir comme une nécessité inéluctable. au principe de condamnai ions à mort et sept exécutions . tout en prenant acte. Au surplus. que C ' est bien pourquoi je crois . au sens a vu ! Quand on a démocratisé le recrutement des jurys. à p”' 'moi et à un certain nombre d'autres membres de 1 opposition.ens ::nue à ne négliger aucun inu en qui frit de nature à prulungir la période d ' interruption vies exécutions ouverte au lendemain de la n :url de D . nous avons été quelques-uns.e s :u crrtn~rts hnnc :: r!. que notre débat est un débat politique. nus et les autres ont moda!ités actuelles d'exécution des peines ne peuvent lui donner fuit des choix qui n'ont pas Corcinuat été f:. à l'inverse. au r ait pu entretenir l'expression pour plus de clarté . peuvent mime sr . sont parlants . conditions d ' exécution des peines. avec effroi.ç e. sincérité et le série . comment. La fréquence des tond . de la peine de mort n 'est pas protectrice et de tirer les contéles mieux armés . monsieur le garde des l'illusion et reporter l'échéance de quelques années . malgré les sarcasmes que .idéra!ions de détention iafé :icure à dix-hait ans? relatives à la peine de mort en tant que moyen de protéger •. on de surprendre. lui apparlicni exclusivement . la justement.)ns d 'abolition : aujourd ' hui. oui ou non.d'après les chiffres de la clancelierie. en l ' état de notre droit. et Et les faits. Clément -. qui plus est. d'expliquer que l ' existence la société.'i :. S'il est hostile. aussi longle. Et c'est sceaux. autres . (Anplaud sse(_uniment lui répondre quand elle prétend que moins de n. la tendance irait Le respect du caraetére sacré de la vie — puisque c'est de cela déjà depu i s longtemps irréversible. il n'y a eu que trente-huit En vérité. Hais nul n :a ic dru t de m_ttre en cause la inadmissible. . Sept en dix ans .+onaliotis.unduges étaient ceux des jurys . que plusieurs centaines de milliers de femmes pratiqueront. dune en dix ans. justifie toutes les réticences devant les perspectives de revision Peul-on ainsi prétendre que d e puis quinze ans la peine capides. et sur quelques draine 7 Lares ries so•rir. uses chers coilè . sur le long terme. Eh bien. monsieur le garde des sceaux.. Les abolitionnistes ne sont pas îles irree ponsnbles et leurs Car l 'opinion a raison . . quand on leur opposait les soulages d'opinion. c'est aussi aux implications pratiques de nos mouvement n ' aurait pas étc runïirnn•`r . su : tout. Il su serait loiccii+ett choix que nous devon . Qui pourrait nier d'ail'•e!irs que ce sont eux qui quenccs du . rra1 . En vérité.. attend que le d'aliment suprême joue un ride qu ' il ne peut pas u la vie et le souci de la paix sociale sont des que le respect ce ou ne peut c plus jouer. l'interruption de grossesse. nuit de ne pins l ' éluder. les critères pris en considération pour soient les interpellations de notre conscience. peine de mort conrlitiens mm1 . du moins quand elle estime que les adversaires ne sont pas des monstres . nue nous sur ce point M . et doit. le résultat grand et noble du terme . président de la co.) Comment lui répondre quand elle relève . de désuétude. j ' in bien la conviction que ce que législateurs . dans l'opinion :' d'exécution de la réclusion criminelle à perpétuité ne le sont pas J'ai moi-nncme été de cents . Alors que de codnscienc•e .G . la querelle sur l'abolition — je rejoins Hure note :! ru?e niais.ait. même si ne s'est pas fait attendre . bien sural partagées . d'aggraver ses effets pervers . ce sero!t bloquer le dél.3. sur 12514 col :damnations poli.u :.gr•ut po++r lu N~%pci. monsieur le garde des toujours à leur aise .émeut. si.jandou hi . nous référons . il faut une peine de remplacement .r ur de l'échafaud répondra toujours celle des crimes qui cur. depuis des années . elle parait désormais un alibi qui peine et. moi aussi.crime.ligr :e mensuétude initia!n pour Buifet aurait peut-être évité un nauteau et de l'union pute lu démocratie fan . qui davantage. on a l'impression qu'ils veulent non point lion rejetée. ne que recèlerait nitre inconscient collectif ? pas tenir compte de l'intention du Président de la République I'eut-on prétendre que la survivance dans notre droit de la peine d'user systématiquement de son droit de grâce ? de mort ait permis d'éliminer tous les individus dangereux et de prévenir les risques de récidive? Ne serait-ce pas la pire des situations. Mais . . je le crois . qui je comprends et s. si nous siégeons sur les bancs de l'opposition. je ressens moi-même le vertige qui s'attache à se ralentissait. s ' est brusquement accroc. et des vaincus .t ra s p 'e~ : lr' . elle risque effectivement d'appaI t tïe soit colonie un moyen de reporter indéfiniment la décision aitendue . lorsqu'une peine aussi grave n'est plus appliS'agissant de le peine capitale. Raymond Forni. nous devons constater que si l ' opinion demeure Ayons le courage de reeunnaitre que la générosité. de sa volonté de sécurité. Pourquoi C'est parce qu'on ne peut pas échapper à ces constats de dépérissement. C'est dire que. :ns déshonneur ne s'être Continent nier qu ' il est des exemples de récidive qui sont pas déterminé : :. une telle situation présente le double inconpeut. Philippe Séguin .holitionnis . il faut de même. .énnement dangereuse? Or. (prune ] . seimus — une liné. que je risque d'être engagé dans une querelle sémantibien pour quoi. Et les risques de aux faits. 1146 ASSEMBLEE NATIONALE — 1" SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 ministre l'ont fort bien dit et je n'insisterai pas sur ce point : l ' idée Pou \ait sembler séduisante. niais qu ' on la dent qui gracierait en tout état de cause ? rétablisse alors qu'elle existe encore? Un député du rassemblement pour la République .

de caractitre d'urgence.tterrrand de dire leur hostilité à la peine de mort en pleine min-magne présidentielle. demain matin ou après-midi . du moins. vous pourrez sûrement on risque de commettre une erreur qui peut avoir pour corsévous dire que la peine rie mort . le garde des sceaux . un bien regrettable retour en arrière . que tel fut le cas du cas passibles . vous reconnaissez qu'il faudra procéder à une risision du système. Je crois qu'il sera par notre collègue Emmanuel Aubert. d'accepter de paraitre céder sur les M . ce fut Mais puisque . et de serait plus logique. comme moi .je demande une susl. quand les auteurs de certains d ' entre eux cherNe nous dissimulons pas les réalités . je repnusscrai la en comprenant.) revision des conditions d'exécution des peines. tuelle réadaptahilité du condamné . pour rejeter la notion capitale• certain qu ' il serait de rencontrer les faveurs de l 'opide peine de reniptaceinent. je voterai l ' . dans un grand effort M . munie. Car . vous amendements . avec beaucoup moins de talent que Suspension et reprise de la séance. alors même qu'il n'y à l'abolition" Et pou r quoi renvoyer à plus tard — deux ou t r ois ans. de l'Union soviétique . . je vous en conjure.) l'opinion publique. après tout. les initiatives que nous et dans le but de garantir la sécurité des prisons . le président . Pierre Joxe . je n ' en suis que mieux placé pour M .tion irréversible. j'ai la conv iction qu ' en s ' en tenant au texte actuel alors . plaidé déjà pour qu ' on ne se soumette pas en la matière aux oukases de l 'opinion. qui iront dans ce sens . monsieur le garde des sceaux .. . Plusieurs amendements seront donc déposés .l'ai moi-même rédigé. pour sa part. on commet. recevra rial notre vote. suspendue rr di . et en particulier c'était un g rand honneur qui vous revenait . je l ' ai dit. Au de -. vous dit — sans autre précision. . et qui pourrait être tenté. vingt . Et . sans doute . en tant qu ' on le lie à celui de l ' abolition puisque. avec les resultats que vous savez . Car. le président.ubli la peine de mort après l ' avoir ter a l ' ar ticle 2 du texte qui . ne pensez-vous pas qu ' il le mérite du candidat François M. vous pourrez probablement. vous le saves une erreur. En cérite. le droit d 'apprécier de l' écennement qui vous succédera un jour . seulement des crimes justiciables actuellement de la peine de Si . d'autant plus Grand que vous aurez su contribuer à créer une aitu . réaffirmée . je crains fort. des conditions litron. a été abolie à qucnce . ce que vous niez . monsieur le garde des sceaux. . pour un condamne de demeurer 'nette . d'expluiter le mécontentement. . et. pur les attraits des lois symboles . à reprise à dix-huit heures qua rante . ils ne répondent pas forcément au proLa tentation sera grande. Vol urne vous le faites .. dans un niais . objections. combattent votre gouvernement. une contradiction et apporter ulster militants que compte l 'opposition. qui nous e s t soumis son caractère symbolique . nie semble-t-il. que tel fut notre la voilà . en abolissant. remplace la peine abolie . signé ou simplement lu certains de ces satisfaction d'avoir tenu fermement sur les principes. de proclanier que l ' abolition est irréversible pour qu ' elle le soit vraiment. se répondre à l ' objectif recherché . jamais. Cela fait deux cents ans qu'on lui explique les choses. pourrions prendre . Sinon . gràce à vous. dans ces condition . comme on l ' a prétendu en commission. vous-même.a presse rapporte qu'un de vos collègues du Gouvernement pension de séance d'une demi-heure environ. Vous conviendrez que l'argument nue j ' ai lu et qui tient je vous cite — aux commodités ii s istatives '. La séance est suspendue. monsieur le garde des sceaux . pour proposer l 'aboM . un jour . et je vous en remercie. oui . a tomiours finalement taurné au désavanlase des abolitionni s tes. en particulier.a parole est à M . pour réunir mon a dit en conseil des ministres qu'il faudrait être d'une grande droupc. au demeurant apparemment contradictoires . Et qu ' elle ne pour ra se satisfaire de quelques paroles . a entrainé dans son sillage plusieurs Etats de tique nouvelle qui viendrait se substituer à la peine de mort. Cet effort risque d'être voué à l'échec si vous vous en tenez (La séance. que le (louverau terme d 'une période à fixer . un problème dont vous ne niez pas l'existence et dont nul ne peut soutenir qu'il est sans Et j'en regretterai toujours d'autant plus les hésitations du précédent gouvernement qui n 'avait pas. vous. pourquoi reculer? i Vous nous avez dit tout à l ' heure. pèse peu Alors. il en fallait.curant . monsieur le garde des sceaux. J ' ai cru comprend re que vous ne les accepteriez peut-être pas . actuellement. . surtout une innovation .la Rrpnhl que et de l ' union pour la démocratie française dans la loi le principe de l ' intervention rapide d ' une loi por tant et sur les brunes des socialistes. en cas d ' un vote défavorable du Sénat — qui serait d ' autant La contradiction. même de prison après quinze . d ' exécution de la réclusion ou de la détention criminelle à On l'a rappelé tout à l'heure. est là . .» tel fut aussi le cas de la Californie qui. et en acceptant rien tirer des conséquences. le problème de la sortie éventuelle des hormones que ce texte aura sauvés ne se posera pas avant plusieurs années . Voilà ! principes et de laisser amender votre texte. Visas allez nous dire d 'abord que nous n ' avons qu ' il nous reporqu ' aucun Etat n ' avait ri•t. selon qu'il sortira La tentation sera grande . chent à prolonger la période de détention sans exciu•e une libération à son terme . Et sans doute Décidez donc . c 'est parce qu ' ils n ' avaient pas su apporter aussi bien . bleuie posé : si un individu est dangereux . I. Pérou. prudence et se lancer.. dès lors que nous aurions semblé nous refuser à offrir être exclue systématiquement dans un souci évident d ' humanité les garanties que l 'opinion attend . question préalable . pour les anti-abolitionnistes. sur le fond . qui doit être plus probable — que notre décision ne soit frappée d ' une terrible précarité.l'entends bien . pour les abolitionnistes qui. je ne suis pas perruade qu'il le sera forcément moins . nies chers collccues . ne vaut pas d ' être pris. et vous aviez raison. ce fut le mérite du candidat Jacques Chirac. vingt-huit ou trente ans . Io texte étant inchangé . . N'oubliez pas . du chàtinieut suprême . lorsqu ' )n dit . précisément . . que ce risque une utilité. serait reconnaitre implicitement que la peine de mort a encore Il nous semble. . pour le moins. Je vous concède qu 'ils sont souvent imparfaits . Du courage. L ' opinion. à redouter lien avec antre débat ? des conséquence s analogues. s ' agissant d 'ailleurs d ' une partie refusaient à créer un ride total. et ce sera toute la difficulté de de l'exercice faire . M . I . ou plus . .uhulition en tout état de cause . ASSEMBLEE NATIONALE — SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 1147 En réalité . le La peine de remplacement. trez que vous avez été sensible aux objections . d ' arguments convnrnc :nits sur les conséquences à es :omptcv de l'abolition. consisterait sans doute et justement à donner au jury populaire . pour tous les Il faut savoir. monsieur le garde des sceaux. pou r valoir qu ' eux du moins . si j'ai moi-même . Philippe Séguin. on le rappelait tout Vous nie direz aussi. Forni .'-sept heures cinquante-cinq. Monsieur le président..ré à vie -s'il est dangereux — et l ' éventualité d 'une libération qui ne peut Et. ' un souci de réelle efficacité et pour créer les conditions dit consensus le plus large. que si le débat . courrez un risque. lui aussi . avezavait que vies inconvénients à escompter de la proclamation d ' un tel choix. Jo: :e.e risque serait grand . Pourtant . vous ne réussirez à convaincre que si vous démon Car les objections techniques que vous pourrez formuler ne sont cerfs pas l ' essentiel . d'explication. (Applaudissements sur (lieurs bancs du rassemblement Et nous vous proposerons. dans un an ou dans deux. rie l ' Argentine. L ' innovation — qui permettrait de lever la cont r adiction — risqueraient de voir leur portée singulièrement atténuée. vingt-cinq .. ne mort — ce qui pose aussi le problème de 1'ichelle des peines se réunissaient pour le voter que la majorité et les abolitioncous devrez régler. d ' inscrire d'ores et déjà por. nous direz-vous (M cas — puisque nous avons déjà aboli la peine de mort — que garde des sceaux fuit rut signe rte dénégation . plus efficace d'y procéder concomitamment ne pas se réfugier dans les faux-fuyants. pour la . depuis 1789 . vous nous direz que le problème n'a pa .t ' ose dire ayez le courage de décider. mes chers collègues. rétablisse la peine Mais . J'imagine que cela tient à votre volonté de conserver au projet Car il ne vous suffira pas . La suspension est de droit.mais vous le savez — que cette opinion existe . vous allez surtout faire valoir deux nion en marquant une apparente volonté de fermeté. Vous avez probablement raison. que prévoir tme peine spéc•ià l ' heure. si ('mis cotez contre la question préalable cette façon de voir . ce l ' Union. dans vaut-il mieux parler d ' exécution des peines . et j'admets Ales chers celleenes . vous dire -. . que dais un pareil débat . monsieur perpétuité . entamé Et puis. dans quelques instants. elle est entre la possibilité . de mort loir la réclusion criminelle à perpétuité. en adnieltant que l 'opinion épouse certains de ses motifs.

Pierre-Charles Krieg . M . le président. à la méditation. le président . Pascal Clément. selon la belle formule déjà ancienne d'André Siegfried. Monsieur Marchand. va disparaître cette forme suprême du mépris de la vie. je ne m'en tiendrai pas au comportement de la commission des lois et à mes responsabilités de rapporteur et de président de cette commission et je m 'exprimerai en ma qualité de membre du groupe majoritaire au sein de cette assemblée .s'il en est qui se félicitent de voir enfin s'instaurer après tant et tant d'années ce grand débat qui nous conduira à une décision de principe. .Je souhaite que chacun d ' entre vous respecte scrupuleusement son temps de parole. qui a présenté cette question préalable à titre personnel. M . (La quee tioat préalable n'est pas adoptée . C ' est exact. Philippe Marchand .) M . Enfin. . en effet . qui fut le premier à payer de sa vie son attachement aux idées nouvelles : z La peine de mort sera-t-elle ou non abolie'? La plupart d'entre vous pensent certainement que les magnifiques réponses apportées par les grandes voix de notre histoire devraient nous conduire au silence.) M . Roland Nungesser . Pourtant. rapporteur. Raymond Forni. la raison d'abord. le président . le président. cette loi du talion. nous serons nombreux à nous succéder à cette trihune : nombreux. Pierre-Charles Krieg . Nous sommes fiers pour le socialisme. de déposer sur le bur eau de l ' Assemblée nationale une proposition de loi portant réforme du code pénal dans un délai qui ne saur ait aller au-delà de la session d'automne de 1982.Je consulte l'Assemblée sur la question préalable opposée par M . Clément a souhaité. l ' article 122 de notre règlement prévoit en son paragraphe 1 : = Lors des débats sur les projets de loi visés à l'article 11 de la Constitutiun. Je lui ferai simplement observer que s'il avait désiré véritablement que soit organisé un référendum sur cette grave question . Antoine Gissinger . La commission des luis n'a pas eu l'occa . (Protestations sur les bancs du rassemblement pour la République . mais un bref débat s'est engagé en son sein et elle l ' a repoussée . 1148 ASSEMBLEE NATIONALE — 1" SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1981 es_ M. a Elle était chaque fois accompagnée d'une crainte de . et le droit ensuite vont l ' emporter sur la peur ! Enfin. je vous prie de bien vouloir commencer. si l'on s'en tient aux assemblées parlementaires . M . sans cette respiration politique et sociale d'un air nouveau. le président. Demande de rappel au règlement. Marchand . Cette annonce a entrainé la suspension de séance que nous avons demandée et la réunion impromptue de notre groupe. Marchand. Philippe Marchand . Nungesser de s ' exprimer. soit. Monsieur Marchand vous avez la parole. qui a décidé. bien entendu . Non ! M . mieux de fierté . . parce que nous avons conscience de vivre les uns et les autres. Robert-André Vivien . c'est-à-dire au groupe socialiste . monsieur le garde des sceaux. M. La présidence apprécie seule le temps qu ' elle doit ac•-order à l'intervention des députés . vous ave : répondu. ou. avant de prendre en conscience notre grave décision. n'en finissait pas d'agoniser clans notre pays! Que nous intervenions. Marchand. mais il n'en est pas question dans ce climat d'insécurité .. ils ne . Clément. le président de la commission. M . monsieur le garde des sceaux . Ne demandez pas (le la courtoisie à ces gens-là. je vous l' aurais donnée. à titre personnel ou — ce qui est pour moi un redoutable honneur — au nom d'un groupe parlementaire. il ne peut étre présenté qu ' une seule motion tendant à proposer de soumettre au référendum le projet en discussion . Celui-ci a. La séance est reprise. Je lui ai déjà donné la parole . Monsieur le président. à une décision déjà qualifiée d'h t steriquc. l'émotion est telle que nous avons peine à définir les sentiments qui nous assaillent . Il a paru au groupe majoritaire de cette assemblée. La parole est à M . Pierre-Charles Krieg . en tout cas. J'ai donné la parole à M . Il m'appartient. président de la commission et rapporteur. Pierre-Charles Krieg . (Applaudissetments sur legs bancs des socialistes . C ' est ahurissant ! M . Marchand n'a pas encore commencé son intervention ! M . monsieur le président de la commission des lois M . Monsieur le président . j'avais demandé à intervenir avant que vous ne donniez la parole à M . parce que notre conscience nous dicte d'y participer. Je vous remercie. quarante-sept orateurs sont inscrits dans cette discussion pour une durée globale de sept heures trente minute . Ales chers collègues. Bigre! M . M . à notre attente. M . grâce au changement qui est intervenu dans notre pays. M . Au nom de la commission. M . voire de plagiat . Roland Nungesser . un moment de grande dignité qui va marquer l'Histoire : nombreux. nies chers collègues . aux termes de notre règlement. Pierre-Charles Krieg . monsieur le prési dent. (l'entendre les a . de la proposer. M . encore. Le Pelletier de Saint-Fargeae. Pierre-Charles Krieg . malgré le risque de répétition. Pour l'instant. exprimer son point de vue . (Applaudissentetts sur les bancs <les socialistes . le président . Clément . tenons-nous-en au vole sur cette question préalable . Cela dit. sans sa victoire. Marchand pourrait permettre à M . M . ô combien . L'attente dure depuis pres de deux siècles. . M . Quand on demande au président de la commission des lois d ' accomplir son travail. le garde des sceaux . M. En effet . Philippe Marchand .savent pas ce que c'est. . le président . qui s'y est opposée. je demande à l'Assemblée tout entière de la repousser .ion. nous aurions subi cette année. précision dans l'analyse. que ce délai était trop long . président de la couuis :non. si un orateur a la parole. pour la première fois dans une enceinte parlementaire. qui s'a à l'encontre du projet de loi. chacun l'a bien compris. Mes chers collègues. elle a été encore beaucoup plus longue si l'on en croit les criminologues puisqu'il y a deux siècles et dixsept années qu'avec courage. cette forme de la vengeance. il avait. à la fin de son intervention .) M . Absolument pas ! M . rapporte r . Raymond Forni. Je n'hésiterai pas à souligner que celui qui l'emporte en moi est le sentiment de satisfaction. premier orateur inscrit. z M . en effet . Telle est l'information qu'il m'a été donné mandat de vous rapporter. convaincus que. Clément n ' a pas utilisé cette possibilité car ii sait bien que l'article 11 de la Constitution ne permet pas la consu!tation populaire sur ce point. C'est une interprétation erronée du règlement.. Nous aurions entendu cette sempiternelle affirmation : e Notre pays s'honorera le jour où il sera capable de renoncer à la peine capitale. indiqué à l'Assemblée nationale que la réforme d'ensemble du :„ie pénal sciait examinée clans un délai de cieux ou trois ans.) M. son droit et il n 'appartient ni au rapporteur ni à la commission des lois de s ' y opposer .) M . à l'unanimité. ce sont bien les socialistes . il pourrait répondre ! M . Je vous rappelle que le pragraphe 1 de l'article 58 du règlement de l'Assemblée nationale précise itt fine : La parole est accordée à tout député qui la demande à cet effet soit sur-le-champ. C'est. Vous aurez la parole à la fin de l'intervention de M . (Nouvelles protestations sur les mêmes bancs . Marchand petit faire preuve de courtoisie. M . monsieur le président. lucidité. M . Nous abordons maintenant la discussion générale.. le triomphe du faux-fuyant et de -l'hypocrisie au détour d'un amendement budgétaire. n'est-ce pas. M . Claude-Gérard Marcus . Mais M . ainsi que vous l'avez précisé. Cesare Beccaria répondait par avance à la terrible question que devait poser. Mais je l'avais demandée avant. le président . M . Roland Nungesser . malgré nos faiblesses. mes chers collègues. d ' autant que cet après-midi . la possibilité de demander à l'Assemblée nationale de bien vouloir adopter cette procédure. de souligner que nous ne saurions davantage étre d'accord avec les informations qui nous on été fournies il y a quelques instants par M . après avoir traversé les siècles. qui. en utilisant la procédure de la question préalable. k président . monsieur le garde des sceaux.guments de M . M . La parole est à M . La majorité des commissaires s souhaité que nous nous bornions aux propositions (lu Gouvernement et à la discussion des amendements déposés par les uns et les autres. Robert-André Vivien . Si vous me l 'aviez demandée quelques instants auparavant . je demande la parole pour un rappel au règlement. Monsieur le président. Marchand ainsi que le prévoit le règlement .

je me pose. Ptusic :a's d 'entre nous s ' attacheront à le démontrer. rap p elée par notre rapportera' . Nous souhaitons que la peine de court soit abolie dans notre pays. car I -e•xécutieen t'ait partie de la sentence et les jurés le savent . Philippe Marchand. Philippe Marchand . l'Histoire en témoigne : en 1886. continent ne pas souligner également que 80 p . Fille a été préparée pan' la dde!aration de François Mitterrand dut 16 mars 1981. Mais nous pou r ons logiquement ciftirmet' que notre hostilité connue. Tout sera résuuuué dans la juste formule du professeur Bockelnnann : Le principal :motif rationnel contre la peine de mort est qu ' un ne peut invoquer aucun motif rationnel en sa faveur . il ne se divise pas . vous étoufferez le sursaut public de révolte étui s'est . . l'exemplarité.'ite. ri ocreuses et si souvent répétées . comme si la peine e . Philippe Séguin et Bernard Stasi . not :sniincnt. une majorité existait dans la précédente assemblée l'année dernière! Mais l'opportunité politique Iui a alors interdit de concrétiser cette option. mandants . qui. glorifiée par Jaurès. I1 s ' agit d ' abord de respecter les engagements pris vis-à-vis de no :. leu' opposition au châtiment suprémc. c'est bien celui du terrorisme . M . tel le Péee Camus. mets chers collègues . Bien entendu les socialistes ne sont pas les seuls — et c'est heureux — à 'ouloir reprendre l'affirmation révolutionnaire de le confiance en la nature humaine. elle a peul-étre méone choisi.. je vous pose cette question : en somme nous désormais si certains ? Pensezvous véritablement qu ' une peine cattilale serait maintenant prononcée e' exécutée. Il est impossible et impensable pour nous et pour de nombreux députés de cette assemblée de proclamer une autre conception pour tics hommes qui. Nous ne sommes pas les scuis à penser ainsi et nous n'entendons pas monopoliser le bénéfice de la décision qui interviendra demain . affirmait . le truand se défend ju . Nous avons toujeurs salué. Peyrefitte. abolitionnistes. sérieu-emcul prétendre quo ce débat est prémat ti ré. avec les procès du stalinisme . Certes. s Bannissons clone l'idée d'un néféc-enduin . Renaudet et qu : .ne manquait ni dans les rangs du groupe des socialistes unifiés ni dans celui des soriatiites parlementaires .. ces dernières années . Hélas. a été d ' un autre avis autrefois . comme la !igue des droits du l't i onttne. En 1927.M . après l ' exécution de Sacco et Vanzetti . (Applaadissen .ition. pas une voix -. je le répèt e . aussi longtemps que les socialistes n'ont pas été majoritaires dans cette assemblée. ASSEMI3LEE NATIONALE — l ' écroulement de l ' édifice répressif . nous ne sommes pas les seuls ! Oui. monsieur le garde des sceaux. seule la France était visée. si l'un en croit les sondages . le li décembre 1903 .•eur du spectacle. publiques. nul ré la violence des atteques de certains de leurs allia cuire de certains de leurs amis. 100 des membres de l'Assemblée parlementaires européenne — parmi lesquels tous les socialistes — ont récemment lancé un appel aux Etats 'nombres pour qu ' ils suppriment l'aboi minable supplice ? La formule s Etats iuembres était d'ailleurs très diplomatique puisque. à ceux qui pensent . Mais l 'opinion publique que vous in'. Pour nous. la peine de minet doit éti r e vue comme ce qu'elle es' : un homicide . l'expérience professionnelle le confirment : tous les criminels s'acquittent avant le jugement s — pote' reprendre les termes de Camus — mais surtout la crainte de la longue privation de liberté est beaucoup plus forte que celle de la mort . et l'exécution des Rosenberg.ents sur les bancs des socialistes . 'oyez été réélus dans une siivation politique souvent plus difficile due ln nôtre? Bien sûr. telle Amnesty Imernational -. l'inefficacité..) MM . en raison méfie du changement politique . Louis Bianc dépos . Aucun d'entre SEANCE DU 17 SEPTEMBRE 1931 1149 nous. années plus tard. une vague de solidarité déferle sur le Inonde. François Mitterrand et le groupe des socia l istes et radicaux de gauche ont déposé des propositions de loi abolition. re p rise ?ail et trop de fois dans cette enceinte . Fiers pour le socialisme. . Plus récemment. gaasic des sceaux . politiques qui nous rejoignent dans ce combat. sans ambiguïté et avec force. Quand j 'entends proclamer qu' il faut du courage politique pour aho!ir. l'luor . ou inte'nati+males. nous soimnce lucides c'l nous savon : que nous n 'avons pas été élus parce que nous sunnites abolitionnistes . F!Ie a été préparée pan' le renouce!iemeit de l ' eng : gecoent de chacun des candidats socialistes . affirmation de Barlhe. vous non plus. „ Si vous supprimer. Nous avons la légitime satisfaction de constater que. non seulement parce que la Constitution s'y oppose. Mais. Tel l'automobiliste craignant plus la paralysie que l'issue fatale. mir nous. Vaillant. L'un d'entre vous aifirmait l'an passé : s L'honneur de l'élu tient dans une cuntrainte et clans un devoir : tenir ut nipte de l'opinion mais la guider et l'éclairer . cent soixante et un avaient déjà assisté à une exécution. En 1953. mais surtout paire que nous renoncerions ainsi — et nous n'avons pas été élus pour cela — au p lein exercice de notre mandat. en réalité.a'à la mort. au nom du peuple français ? Peut-étre serait-ce le cas en ce cooptent. le mois dernier. sans succès. ont mis au centre de leur foi la bouleversante victime d'une erreur jud i ci aire La !tulle clos socialistes. maintes fois répétée. le débat est resté au même point qu'il y a un siècle et demi. ne peut. ils n'étaient pas majoritaires. Elle sera également d ' un autre avis — ce n ' est pas un pari . tout est clair . gràce à la victoire de la gauche du 10 mai et du 21 juin. le 31 août 1331 . monsieur le gou rde des sceaux -. supprimer l'espoir du cteur de l'homme. l'hypocr isie.. Dejeante et soixante seize socialistes reprenaient le flambeau . nous sommes aussi fiers pour la France qui va vaincre l'ambig . per votre prédécesseur . i l v a un siècle et demi déjà. Et co pinent qualifier votre position. . Philippe Marchand . ils n ' étaient pas majurit aire . au courage ci il l ' effica ité des démarches individuelles — par son car. vomi la guillotine. . Oui. ..nsieutr le garde des sceaux — il y a une sorte de fascination de la mort et s'il est un domaine où l'exemplarité est affectée d'un signe négatif. . :Mis vos mandants connaissaient ves positions cnurageuuses. le mè'nui temps la fédération protestante de France . . l'absurdité . avons-nous accueilli — ainsi que volis l'indiquiez. se suicide parfois plutôt que d'aller en prison. mais tout aux .tue l'opinion publique est maioritairement défavorable à l'aba. .ucptu'. écrit Cantus. Les Français ont ensuite chef-i. pour ce r tains d'entre nous. tant en 1973 qu'en 1973. je ne forai pas l'injure de rappeler que la noblesse de notre fonction est aussi de savoir aller parfois à l'enc'ontr'e de ce que nous croyons étre l'opinion publique . car il n'a jamais été prouvé que de couper un homme en deux — et c ' est cela la guillotine — ait fait reculer un futur meurtrier. le droit à la vie est inaltérable . c'est une atti re façon de le tuer dé'''larait de son côté l'épiscopat français .. Avec quelle immense satisfaction. messieurs de l ' opposition. été réélus parce que vous étiez abolitionnistes.si fiers pour la France qui va pouvoir enfin se débarrasser une indigne et abominable tare qui lui interdisait de figuier d' eut tète des nations civilisées. n . Comment ne pas rappeler à notre tour qu 'au terme d'un combat mené derrière Rcinac•h par Guesde. vous n'avez pas. Ainsi que Raymond Forni le rappelle dans son rapport écrit. à vouloir mettre fin à cette barbarie .. applaudi méme — tout à l ' heure encore — les positions ruui'ageuecs pnees pat' ceux de nos adversaire . le grand rabbin tille est incompatible avec l'Evangile proclamait clans Sirai ..tir un progrsnune zonnu qui prévoyait l'abolition de la peine de mort.la rencontre. . réponse à Saint-Augustin qui demandait la . Absurde.race d ' un criminel . à la peine capita t c n'a pas été un obstacle à la détermination de nos concitoyens . Cément doit n'entendis. Il est vrai que si 1a pub l icité des exécut i ons avait été maintenue. sur cent soixante-sept condamnés fi mort qui avaient été assistés par le pasteur Roberts à Bristol . Et 1944 et 1945 7 Vous oubliez les lendemains de la Libération ! M . des élus somali-tes se valorise — ce t'ai n'enlève rien. tout comme Patrick Henry. Jules Mach et les socialistes reprennent la démarche.) Parallèlement. les 'titis hautes autorités religieuses de notre pays. Très bien! M .it avec Vietor Schœlcher une ucopositiun de lui abolitionniste . Mieux et vous l'avez magnifiquement rappelé.pitalo ne pouvait étre abolie que le joui' où il n'y aurait plus de grave criminalité! Nous sommes donc fiers pour le socialisme. le dégoût l'emportant sur la malsaine fascination . la g rande majorité de nos concitoyens pa rtisans de la peine capitale aurait. M . nistes . °e détruit aussi parfois lorsqu'il y est .'. . (Applaudiacntents sur /ce bancs des socialistes et des couiiu i iiistes . Absurde l'exemplarité . certes . les Français l'ont ensuite choisi . C'est bien la hantise de perdre la liberté qui est la plus forte . A ceux qui doutent. loisque. Pour nous. absurde parce que la société honteuse se c•ae!ue pour exécuter . de l'esprit du christianisme et de l'esprit de la révolution. Huais une certitude — quand elle constatera que nous avons eu raison d'abolir. à l'instar cfes pins hautes autorités morales — nationales..r'tére historique d'initiative collective.manifesté ces dernières années et vous allez consolider la peine de mort disait Gambetta. M .ont rappelé. Jean Foyer . mesdames. l'irréparable . L ' opinion publique est préparée . monsieur le garde des sceaux. La criminologue et. Jaurès. notre espoir va devenir réalité dans de bonnes conditions.tre-vingt-onze de ses collègues dont Léon Blum et Vineent Auriol engagent l'action.

à la session d'automne de 1982. Car. Notre objectif. s Qui. maintenant.d ité progresse . beaucoup apporter. d'entrer clans le détail . parmi nous. Quoi de plus délicat parfois . Merci. quelques propos qui. psychiatres .ai-ce que la sentence dépend souvent des avis des expert . pourrait permettre à l 'auteur. avaient été respectés.) Notre devoir de législateurs. est clair : se débarrasser de cc vieux code désuet pour construire un nouvel édifice qui devra permettre aux hommes et aux femmes de notre pays de vivre libres. sur la sécurité des Français . Qu'il nie soit simplement permis de résumer la conception qu ' ont les socialistes vie la lutte contre la criminalité. Saintes . que de fixer la frontière entre la folie et la normalité. première à avoir aboli la torture. Malgré leur compétence. à ces questions qui nous ont été à tous posées. sans doute .tc uc peut plus longtemps être différé. nous soyons en mesure de soumettre à l'Assemblée une proposition de loi portant réforme du code pénal et comportant. l'abolition serait surabondamment justifiée. Je suis élu d'une petite ville. l'aménagement d'un quartier exigeait la disparition de quelques immeubles . Les travaux accomplis au cours de ces dernières années. pour ne pas dire de mensonge 7 Absurde. mais notre préoccupation prioritaire est l'échelle des peines. (Applaudissements sur les bancs des socialistes et sur divers Lames de l'union pou r la démocratie fraeçaise et du rassemblement pour lu République . parfois. ce faisant. monsieur le ministre. Elle s'articule autour de trois objectifs simples : prévenir la criminalité contenir la criminalité et éviter la récidive. bien élaboré. urbanisme -. L'abrogation — nous seruas certainement nombreux à le répéter — ce n ' est pas le laxisme . une réforme de l'application des peines . dont d'ailleurs la loi s sécur ité et liberté ne . s'attaquer aux causes de la criminalité. . au moment des diverses campagnes électorales.. d'aléatoire.) Les socialistes voteront l'abolition de la peine de mort . y compris l'exercice du redoutable pouvoir régalien. Nous allons passer du constat à l'action . ceux notamment du comité d'étude sur la violence. socialistes. quelles que soient nos origines et nos options politiques. trais les causes sont d ' abord notre préoccupation. c'est. 1150 ASSEMBLEE NATIONALE — Je vous en supplie. qui tiennent compte de la réalité sociale. devaient nous éloigner du coeur du début niais qui. oserait affirmer que Lesurques était le dernier " Combien sont-ils à avoir subi son sort " Peu. par la refonte de certaines conditions pénitentiaires.ce te'. i Sois inébranlable dans tes convictions . le débat sur la peine de muet -. C'est donc un problème politique . peut devenir une surie . mes chers collègues. Plus de 87 p. C'est pour eux l'aboutissement d'une longue réflexion. en vertu de leur pragmatisme légendaire. c 'est un engagement . Ce sont les progrès sociaux dans tous les domaines — éducation. mais n' invoquez pas le terrorisme. accusé d'un crime abominable. d'élus. 'Toutes les réponses ont démontré qu ' encore une fois Camus disait vrai : t La guillotine existe. dès l'an prochain. Oui. su nom du Gouvernement. qui habitait cette ville : Joseph Guillotin. comme le prévoit l'article 64 du code pénal ? Insupportable la peine de mort. N'y en aurait-il qu'un de plus. sur leur exécution. invoquez. songe que tu es assis sur ce banc où s'est assis Lesurques . où s'affrontent les champions des deux conceptions opposées de la justice et de l'homme. par le développement et l'accroissement de certaines peines accessoires et par une politique ale réinsertion. nous aurions la conscience tranquille.oui. Il est tout aussi faux de prétendre qu'en maintenant la peine de mort nous aurions la conscience tranquille que d'affirmer qu'en se bornant pour des années à supprimer purement et simplement la peine capitale. pour leur éviter ale prononcer une peine capitale. les intimes bancs . l'indispensable abolition n'est pas un aboutissement. je le pensais ce matin . pourrait surprendre mais qui a le mérite de la sincérité. vie vivre plus libres . (Applciicdis. il n'y en a pas. notamment.seiueunts sur les bancs des socialistes. partiellement bien sûr. Nous sommes lucides. Il y a quelques années. Dans ces conditions. Injuste. monsieur garde ales sceaux — que récemment un jeune de vingt-deux ans. monsieur le garde des seeauix. c ' est vrai. à plusieurs reprises affirmé. il n'y a pas d'autre lien apparent que celui de la loi . oblige les jurés à appitquer les circonstances atténuantes alors que. Vous me pardonnerez de terminer mon intervention sur une note personnelle. invoquez.j'en viens à l'essentiel de mon modeste propos — ne doit pas se résumer en une polémique. Tant que les illégalités se creusent. formation professinnneae. Nous l'avons souvent affirmé . tic toute évidence . par son ira vail quotidien. les socialistes sont décidés à tout mettre en œuvre afin que. 1 SEANCE I)U 17 SEPTEMBRE 1981 demain. sont au coeur de ce débat. vol. alors qu ' un statut du . Séguin l'a rappelé tout à l'heure — tout a été dit sur la peine de mort mais il reste encore beaucoup à dire sur l'échelle des peines. mais vous savez aussi que les députés — j'allais dire torts les députés — peuvent et devront . Peyrefitte dans son dernier ouvrage. La nouvelle loi pénale devra enfin tendre à éviter la récidive psi' le développement du contrôle judiciaire. Il faudra tout revoir . la prévention doit l'emporter sur la répression .et sur cc point nous sommes tous d'accord --.-t ' était guère préoccupée. santé. au terme de sa vie. par sa mort. (Applmidissemenls sut. Dans ton horreur ales peines irrévocables et irréparables. Nous avons vu alors s'écrouler sous les coups du bulldozer la maison d'un ancien. seule la réduction est possible : aussi faut-il contenir la criminalité en aménageant des pe. Nous attendons beaucoup de volts. toute cette t course de haies a dont parle M . les vieuines. sans engager une autre démarche. demandé que nous adoptions un projet loi qui enverra la guillotine rejoindre le pilori et le brodequin . ils ne sont pas à l'abri d'une grave erreur d'analyse. Une (mitre considérable nous attend : l ' échelle (les peines. L'absence de lien entre peine ale mort et criminalité est évidente . sur plusieurs lianes communistes et sur (lisiers bancs du groupe du rassemblement pour In République et du groupe de l ' union pour la démocratie française . C'est aussi transformer une sociêtti dans laquelle le profit est la fin et le moyen de toute action. sorte de champ clos. qui va enfin se mettre à l'unisson des nations civilisées. parce que l 'irréparable -. Parce que. Les Anglais. Il ne saurait i Ire question maintenant. c'est aussi un point de départ. Pour nous. y compris dans son propre système répressif. vous contribuez a sanctifier le terroriste qui. Plus forte sera sa voix dans la lutte contre toutes les atteintes aux droits de l'homme. qui. le caractère prétendu expiatoire et réparateur du supplice. d'avoir tout à l'heure. nous inquiètent. nies chers collègues qui vous opposez à ce projet . Est-il supportable de penser — mais nous y pensons tous et vous l'avez vous-même rappelé. première à avoir aboli l'esclavage. mes chers collègues. Selon la juste formule de Serge Luhert. mal interprétée. le crime aussi. la condition pénitentiaire.iriconnier.) .. elle concerne des milliers ale nos concitoyens.qui réduiront la criminalité . la peine de mort sera abolie -. C'est vrai — notre collègue M .Iation qui.te héros.) Ils sont au centre de nos préoccupations et cela justifie les explications que nous a tout à l'heure données le président de la commission des lois . l'aboutissement d'une très longue miarche. Les effet . eux aussi.. plus forte parce que désormais notre législation pénale observera la Déclaration universelle des droits de l'Homme. à ces questions que nous entendons quotidienneme it dans nos permanences. notre egi . d ' indemniser. La délinquance concerne aussi et d'abord les victimes. nous y aideront considérablement. iues privatives de liberté. Prévenir. la peine de mort. une répression mieux adaptée devra être envisagée. au none du groupe socialiste. Absurde. la crimin . les Français éprouvent un sentiment d'insécurité même si ce sentiment est beaucoup plus fort que celui que devrait susciter l'insécurité réelle.n'est pas à écarter . Dans certains domaines. précisait une enquête du précédent ministre ale l'intérieur. clamait Victor Hugo au terme de la défense de son fils Charles. Comment une bonne justice peut-elle se fonder sur cette sorte de mancruvre. Voilà. d'un très ancien député. a été exécuté alors que maintenant qu'il est mort se pose la question de savoir s'il était coupable . 100 des crimes et d :dits sont Ir tivés par la recherche du profit. avant de proposer l'abolition. ne pouvait plus supporter que son nom soit attaché à l'abominable invention. homme méconnu qui. mais vie vivre dans une société plus suie. culture. est tout simplement d'apporter les réponses aux questions que les Français se posent. avaient questionné tous les pays abolitionnistes . l'exécution des peines. emploi. C'est le combat qui nous attend et qui nous attend tous. que nous n'oublions pas! (Très bien Très bien ! sur plusieurs bancs ries socialistes .: Nous sommes enfin satisfaits pour la France. tant que certaines valeurs morales sont au second pl : n. Et pourtant tous les stades de la procédure. l'irréparable -. plus forte sera sa voix contre tourtes les formes de mutilation et de barbarie.

Mais vous devez vous fonder sur cm article du réglenu'nl. une vigoureuse protestation contre certaines méthodes qui tendent à s 'instaurer clans cet hémicycle. QuaIriénmment . car cela va (durer qucli. nais je l'ai toujours admis quand j ' occupais votre fauteuil — (le présenter un rappel au règlement sur l'organisation tu es déb :. C 'est peu! M . dans un débat qui touche la conscience de chaque française et de chaque Français.groupe communiste : une heure : noninse'rils : quinze minutes. Monsieur Nungesser. est M . le président . Nous avons demandé une suspension de séanc•c. Lors de ses travaux. je vous remercie de cette précision qui nous aura retardés de deux minutes. comme tous venez de le rappeler. . lequel n'a pas été ciel' du groupe II . M . (Applaudissements ser les lianes des 5Oeiillis1C8 CI des re1N. réduites à quelques jou rs . il y a un instant. vous avez sauvent exigé le respect des droit :: de la défense . le président . le président. nous avons toujours fait en sorte — c'était tete tradition : c'était devenu une règle sous les précédentes législatures — qu ' un orateur de chaque croupe puisse s exprimer au cour . . Pierre Joxe . ait une vie démocratique. Je demande la parole pour un rappel au ré'glemcnt. Monteur Nungesser vous semblez surpris que le groupe majoritaire à l'Assemblée.ili niste' s . monsieur Nungesser . monsieur le garde des sceaux. ont acc'or :lé au groupe (tut rassemblement pote' la République un temps de parole bien supérieur à celui (lui aurait résulté (le la simple application (le la propo°tionnelle. Un simple c'alc'ul m :uhi'mal idue vous aurait mon11'é à idence que la part revenant au groupe socialiste attrait pu être beaucoup plus large ou que celle revenant aux groupes de l 'opposition aurait pu étre moindre.P . si nous avons demandé tore suspensions de séance.j'observe que toutes les prévisions de temps de parole ont été' évidcnunent boutlevenées psi . Il s'ensuit que beaucoup renonceront à la parole . er royeselloi. vous permettrez peut-étre à un ancien de rappeler à ceux qui arrivent ici certaines règles que nous avons toujours respectées . Roland Nungesser. J'ai parfaitement le droit.4ppinudisseulelll . Roland Nungesser . Roland Nungesser .'' quel article se fonde votre rappel au règlement Y Vous étes trop instruit des choses (le la présidence pour ignorer l ' obligation qu 'a tout député qui demande la pa role poco' un rappel au règlement de se référer à un de ses articles précis. . la légitime ioclignation de l'avocat devant la briéveté di'• certaines audiences de cour d'assises. à ma connaissance M .que.ls. Il est indécent — et je ne suis pas le seul à l'affirmer -..e ses les bines de ressentbleuleut poli In République et sut' quelques bancs de l i man pour la dcntocrutle française . nous convient sur bien des points puisqu'il est abolitionniste. j ' interviens en vertu de l ' arti :le 47 dut règlement. monsieur Nungesser. sans man U ' tt vre. Guy Ducoloné . comme tant d'autres l 'ont fait clans celte enceinte -. M . Votre rappel au rè g lement se fonde sur l 'article 49 du règlement.qu'un orateur de l'union pour la démocratie français:(' a le premier pris la parole. suivi pa un orateur de votre groupe . excusez-moi de vous interrompre. Mes chers collègues . U'te suspension de séance a été demandée tout à l'heur e par un gemme de la majorité. . M . Premièrement. Roland Nungesser . M . s'il l'avait souhaité. La parole est à M .. Alors qu'un aurait pu imaginer duc le groupe majoritaire s'exprime en premier . le président . La parole est à M . D'abord. je suis surpris que soient mises en cause les décisions qui ont été arrétées d'un commun sceau'd à la conférence des présidents sur 1' )r'4uutisation du débat et qui. . Je n ' ai jamais prétendu (lue c ' était une nuiatetl"l'e. M. ainsi d'ailleurs qu'à de nombreux collègues et amis . le garde des sceaux laissait réapparaiire. S. S'il y a aujourd ' hui une majorité de députés socialistes à l ' Assemblée nationale. j ' ai droit à cinq minutes . Monsieur le président.anisation des débats.) 1151 M. menislcs .l'CI0IIlntiens sur plesl(' Urs bancs des socialistes et des coi. Nous formons. Pierre Joxe . . deus heures . qui devait sans doute se prononcer sur la euestion préalable . M . Emmanuel Hemel et M.P . que venez-vous nues raconter 7 Troisié'nu'ment. Je vais vous aider.et nous ne nIIIS v sommes pas opposés --. Roland Nungesser . .le trouve.ues années! (Pires et applaudissements sur les lentes des socialistes . Robert-André Vivien . qui s'est exprimé avec beattc'nup cl ' élodutence. Nous avons examiné le problème au fond et sommes revenus avec des décisiens . Clément a opposé la queetiun préalable et que M . années clans cette enceinte. Séguin . :)ans les grands débats organisés. quatrevingt-cinq députés élu groupe R . P . M. M. ASSEMHLi?E NATIONALE — l" SEANCE 1)1I 17 SEPTEMBRE 1981 Rappels au règlement. d'ailleurs. de la séance de l'après-midi . un crou p e qui délibère souvent longtemps et parfois à plusieurs reprises sur toutes les questions essentielles. M . M . ayant eu l'honneur de présider de nombreuses si'anees au fauteuil que vous occupez aujourd ' hui . Gabriel Kaspereit . doivent se partage' deux heures . M . sur quoi le ferons-nous? M. Dueoloné. et dams un sens qui. d ' une maçon qui attrait montré ce qu ' est la proportionnelle. Pour présenter on rappel au règlement. Je demande la parole pour un rappel au règlement. Ii'' fait que M . M . pour des raisons de fond. je n'ai pas l'habitude (le soulever (les problèmes de procédure . nous avons estimé que l'intervention du Gouvernement posait un problème clans la qusine où il annonçait une réforme d« code pénal clans lui délai de deux ou trois ans. M . groupe Union pour la di•muc•ralic française : taie heure irente. si je me réfère à un règlement one nous n'avons pas voté et qui a été élaboré à l 'époque où le ermtpe du rassemblement pote' la République était majoritaire clans l'Assemblée. C ' était sur la question préalable ! M . Roland Nungesser. Vous avez la parole. le président . Si nous n'avons plus le droit (le faire un rappel au règlement stil' ce point . Pierre !axe. Pierre .) M .ete : trois heures : pruupe du rassemblement pour la République . par ce rappel au règlement. il me parait . le résultat a été --.. Roland Nungesser . Très bien! M .) M . La parole est à M . il se fonde sur l'article qui traite de la conférence des présidents . Le croupe socialiste est suffisamment représenté' dans cette Assemblée pour organiser le débat . mon cher collègue . . le président . "ime' avant la séance de nuit. que certains seront contraints de traiter un sujet de cette gravité en cinq petites minutes .teul's.R . Mun rappel au régleneul porte sur l'or'. le premier orateur du croupi' R . M . monsieur Nungesser . mais il faudra vous y habituer. mais (le tous les efimincls présents et fui urs dans ce pats . Pierre Joxe . Ainsi que l'ont indiqué les deux orateurs socialistes précédents. Nungesser. Aidez-nous ut obtenir dans cet hémicycle celui des droits de l'opposition . monsieur Nungeser. Monsieur le président . le président . . monsieur Nungesser. cc n ' était nullement une manu'uvrc pour modifier l'ordre d'intervention des n' :. je ne peux pas ne pas élever.R . Alor s. la conférence des présidents a clone tenu ( simple de l ' observation opte vous émettez In : intcna'nl et elle a répondu par avance à votre l'appel ait règlement qui ne me semble pas tr'i's fondé . c ' est parce que les Françaises et les Français l'ont voulu.e résultat — je ne dis pas que celle demanda . ( . on enferme la discussion parlementaire dans quelques heures alors que chaque député aurait dù trouver le temps de pouvoir s ' exprimer en son lion(' et conscience si elle avais été organisée sur plusieurs jours. Séguin lui a répondu . Je reprends clone mon propos. nous. Mon s ieur le garde de : sceaux. un ait enserré les temps de parole dans des limites aussi étroites. . clans ce débat qui concerne la vie non pas d'un homme. le groupe socialiste. pour un rappel au règlement .luxe. siégeant depuis (le nombreuse .est que le prou er orale u' (le mon groupe ne pourra pas s ' es . Je demande la parole pour un rappel au règlement.t ré. indécent qu 'un débat qui pose tant (le problèmes à la conscience de chaque Française et de chaque Français . (Ji. Deuxièmement.l ' ajoute due selon cette répartition des temps de parole. Roland Nungesser. les députés socialistes. que c ' est indigne élu i'arlenent . I .. M. M . le président. quant à moi. a été présentée clans cette intention -. R . Monsieur le pr é sident. . Si vous le permettez. je vous rappellerai les temps de parole attribués par la conférence des pri'sid vus aux différents groupes de l'Assemblée : groupe suciali . Mais.et vus camarades no s'en 501)1 pas privés pendant des années. Or.

comptent aussi bien des partisans que des adversaires de la peine de mort. (Aoptamlisseniruts s' r les bancs ries cnnrr. le président . M . avait eunl sibué à faire adopter. au nom de la commission des lois constitutionnelles. Au demeurant. le président . Ce n'est pas vrai ! M . Vous n'en avez pas donné l ' exemple aujour d ' hui . Raoul Bayou . Ils le savent! M. Moi ? M . La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance. Guy Ducoloné . M .P . monsieur Ducoloné. et même de la législature. L'incident est clos. on ne peut s ' inscrire pour moins de cinq minutes. avait demandé trois heures et demie de temps de parole. Il énonce des contrevérités ! M . de la législation et de l'administration générale de la République). le groupe U . 222-1 du code du travail (rapport n" 313 de M . Très bien ! M . Alain Ilautecour. ainsi que vos amis. les groupes R . adoptée par le Sénat.D. le groupe R . n'a jamais fait un rapp e l au règlement du genre de celui de M .' . M . l'orateur qui s'est exprimé contre la question préalable appartenant à ce groupe.a séance est levée. Guy Ducoloné .repose sur l'e':i fonce des croupes . Guy Ducoloné .F.) Le Directeur du service du compte rendu sténographique de l'Assemblée nationale. chacun s étant exprimé. Attendez! M . et celui du R . monsieur Nungesser. à laquelle vous vous référez sans arrêt . C 'est la vérité ! M . deuxième séance publique: Suite de la discussion du projet de loi n" 310 portant abolition de la peine de mort (rapport n" 316 de M . — 2— (Rires et M . Il s'agit d'une règle que le groupe R . C'est vrai ! M . Seul. celui-ci 'aura eu au total deux heures et demie. Guy Ducoloné . par ailleurs. au nom de la commission des lois constitutionnelles.F. Je vous ferai une confidence mon cher collègue . cr qui risquait de faire se prolonger la séance très avent dans la nuit de vendredi à samedi . Robert-André Vivien . le président. Jacques Toubon . de la législation et de l'administration générale de la République) : Discussion de la proposition de loi. C ' est un fait ! M . dans un débat de celle nature. M . le président . R. et U . Gabriel Kaspereit . La conférence des présidents lui a accordé deux heures . Je suis certain — et je demanderai aux services de ia présidence de faire le décompte -. uetrie. Robert-André Vivien . bien sûr. à vingt et une heures trente. Robert-André Vivien . Jacques Toubon . Vous n'avez aucune raison de vous plaindre. il convient que le débat soit marqué par la sérénité . Guy Ducoloné . Dueoloné. Qu'il continue et ce sera la deuxième fois qu'il se fera rappeler à l'ordre devant les caméras de la télévision! M. Ce soir.que depuis le début de cette session . tout le monde sait que vous êtes un provocateur patenté! M . Le groupe communiste a délibéré sur ce sujet : à l'unanimité.R . Alain Hautecceur. II appartenait aux groupes en question de répartir les temps de parole entre partisans et adversaires de la peine capitale. Jacques Toubon . M. Jacques Toubon . Mais je regrette la tectique que les groupes de l ' opposition semblent vouloir adopter et qui tendrait à faire croire qu'ils sont les brimés de l'Assemblée nationale . Robert-André Vivien . C'est la même chose chez vous ! M.D . M . . Guy Ducoloné . Jacques Toubon .) M . Nungesser ! M . Monsieur Ducoloné. P . n" 142. M . Guy Ducoloné. . — Interventions sur les lianes du rasseinblernent poti n la République et de l'union pour la dé nioeratic française . Robert-André Vivien.R . Monsieur Toubon. Bien entendu.) SEANCE DU 17 SEPTEJ113RE 1331 ORDRE DU JOUR M. 11 fallait les dire avant! M. I. car vous avez dit la même chose pendant des années! M . Guy Ducoloné . je vous en prie! M .P. pour le moment. (La séance est levée à dix-neuf heures vingt-cinq . ont parlé beaucoup plus que les groupes socialiste et communiste! M. Sur quel article ? M . Il est vrai que. Raoul Bayou .) M . En outre. il s ' est prononcé en faveur de l'abolition de la peine de mort . 1152 ASSEMBLES NATIONALE M . C'est qu'ils ont plus à dire! exclamations sur de nombreux boucs . Ducoloné l'a. Monsieur Robert-André Vivien. Et en Union soviétique ? M.s et des socialistes . Raymond Forni.. lorsque la conférence des présidents s'est réunie pour organiser le débat . tendant à compléter les dispssitions de l'article L . Nungesser avait parfaitement le droit de présenter ses observations . le président . bénéficiant ainsi d'une application très favor able de la règle proportionnelle. (Applaudissements sur les bancs (les communistes et des socialistes. Guy Ducoloné . LOUIS JEAN. La meilleure preuve en est que les non-inscrits ne disposent que de quinze minutes au total bien qu'ils soient une dizaine . R. Pour la dignité de l'Assemblée nationale. vous n'avez pas la parole . l'organisation du travail de l'Assemblée — on nous l'a assez répété lors des précédentes législatures --.

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