Vous êtes sur la page 1sur 444

PHILOSOPHIE RURALE

,
17

ÉCONOMIE
GÉNÉRALE ET POLITIQUE

DE L'AGRICULTURE.

PHILOSOPHIE RURALE
U

É C

ONO

GÉNÉRALE ET POLITIQUE

DE L'AGRICULTURE,
RÉDUITE

à l'ordre immuable des Loix

phyjiques

&

morales , qui ajjiirent la profpérité des
Empires.

(2

A
Chez

AMSTERDAM,

LES LIBRAIRES ASSOCIÉS.
M.

DCC. LXIII.

)

PRÉFACE.
Hoc opus y hoc Jludium parvi properemus
Si patria volumus , fi nobis vivere cari.

Horace,

&

ampli

Epît. 3, Liv. 1.

-

&

homme

a imaginé
expliqué le Tableau qui peint
aux yeux la fource , la marche
les effets de la cir-

UN &
culation

&

en a

,

&

nomique,

fait le

précis

&

la baie

de

Ce

Science éco-

du Gouvernement des

la bouffole

autre a développé le fruit de l'arbre de vie

aux humains.

la

&

Etats.

Un

l'a

préfenté
dernier les a invités en ces termes à le fé-

conder dans fon travail

,

qu ils faffent une épreuve , qu'ils tentent
de faire une explication à leur manière, C'eft en effet ce
qu'un
troifiéme ofe tenter 3 il s'eft échafaudé du travail de fes

Devanciers

,

approprié leurs Ouvrages , il y a joint fes
du
tout enfemble il a fait une nouvelle
,
non par un effort de l'amour propre qui tireroit
il s'eft

propres études
explication

&

armes de bien loin

mais par refpe6t pour cet immortel
recommandable Ouvrage ,
par devoir pour fes Contem-

ici {es

&

,

:

,

&

porains.

n'y a certainement rien à ajouter à la première explication du côté de l'étendue des réfultats ,
du lumineux des
Il

&

&

vues qui embraffent tout le
toute la
Régime économique
Science politique. Mais on peut, je crois, développer les uns

&

propres à embraffer en un même
notices qui no-us font furvenues depuis. La

corroborer les autres

faifceau toutes les
vérité

une

,

fois faifie a cela

fi

d'avantageux , que chaque nouveau
a

PRÉFACE.

ij

&

plus de luftre. Chadéveloppement lui prête plus de clarté
qui
que rejet eft une nouvelle branche qui décore la tige

&

facilite la récolte

Dirai-je plus

fément à

,

de

fes fruits.

un

trait

mon ame

de lumière préfenté d'abord conru-

nourri enfuite

&

&

développé par l'étude
l'application à ne point perdre de vue ce fanal univerfel , m'a
fait concevoir la
de réfoudre, par le moyen de
pofîibilité
,

cette règle confiante

humain

l'efprit

eft

,

toutes les incertitudes des opinions dont

combattu

,

d'arriver au port de la Vérité

développement des Vérités Phyfiques , de découvrir enfin l'excellence entière
démontrée des loix de

morale par

le

&

l'Eternel, par l'infpeélion feule

matérielles. Et pourquoi

que

le

terme en

un

tel

du cannevas de

fes

œuvres

efpoir feroit-il téméraire ; puif-

eft d'être plus fournis

Cette idée feule m'a donné des

& plus

ailes

reconnoilTant ?

la fidélité

,

à cette

impulfion première m'a valu , je Fofe dire , la vue du Sphinx.
J'ai vérifié
que notre bon Maître , notre InfKtuteur ne nous

ordonnoit que

la fidélité

loix phyfiques

de

renaiffance
auffi

vine

nature

,

,

confentement

aux loix de

& de la profpérité.

parlant de la fageffe

&

,

de

Ainfî le
la

& l'acceffion aux

jouhTance , de la
grain de bled , miroir
la

grandeur

& de

la

bonté di-

mondes à l'infini , peut ouvrir
confidére humblement , avec fagacité & confiance ,

que

à qui le
la

la

le

,

les

aftres

les

carrière des merveilles de la nature

&

de fon auteur,

&

que l'efprit humain , livré à fes propres forces
perdant de vue fon feul
digne guide, la nature, n'enfante
tandis

que des

&
idées abftraites & générales & fe perd dans la foule
,

des phantômes de fon imagination.

Tel

fut le

principe des erreurs de

l'efprit

humain

,

fource

PREFACE.
féconde de tous

les

malheurs de l'humanité.

•(

Uj

Au

milieu d'une

nuée de preftiges fans ceffe renaiflans-, l'homme toujours avide
de bonheur , s'en écarte d'autant plus qu'il prend un efîor plus
imaginaire ; il croit chercher la vérité , il n'enfante , il ne fuit
que des menfonges ; incertain 6k vacillant dans fa route , il
s'épuife

fe lafTe

il

,

,

6k

quand

le

découragement

l'arrête

,

fon

orgueil le flatte encore d'avoir préfidé au choix de fon enfer.
Il
s'enveloppe 6k fe noyé dans la mer ténébreufe ck inconftante du Pirrhonifme

renonce à l'ufage de fes fens , il veut
recherches de détail , 6k fon imagination l'en,

il

s'épargner les
traîne dans le vuide immenfe des vifions métaphyfiques.

Au

milieu de cet océan de preftiges qui ont plus défiguré
le culte fpirituel , que tous les
menfonges duPaganifme ne déa paru de grands 6k lumineux météores extraits de la lumière naturelle 6k inextinguible
figurèrent autrefois le culte pofîtif ,

que

Suprême verfa ck

l'Etre

il

entretient dans nos cœurs.

Les

hommes

ont toujours fenti par leurs vertus ck par leurs crimes , par leurs affections
par leurs remors , que le bien ck
le mal moral exiftoient 6k étoient étroitement liés avec le

&

mal phyfique. De grands ck forts génies ont analyfé ce fentiment , en ont développé les principes ck les
régies ; mais en inftruifant les hommes , ils n'ont guidé qu'un

bien ck

le

nombre de Sénateurs. Pourquoi cela? C'eft qu'ils ont
peu étudié eux-mêmes d'après nature , ils ont raifonné à parte

petit

mentis

& non

félon la
ils

&

à parte rei

marche de

; ils

n'ont cave

leur efprit

,

6k

,

conçu

non félon

n'ont parlé qu'à l'âme 6k à fes defirs , ck
à fes befoins réels. Non-feulement ils ne

à demeure
l'apathie

,

les

hommes

mais encore

à la ficlion

ils

,

inftruit

que

les objets réels

non

à

j

l'homme

pouvoient attacher
du défintéreffement 6k de

ne pouvoient être

alfurés

a

ij

de tenir

la

PREFACE.

iv

bafe inébranlable de leurs fpéculations
l'expérience leur prouvent fans ceffe

tachement

&

de

l'infenfibilité

,

ear le

$

bon

fens

le fanatifme

que

mal conçus

eft

&

du dé-

très-répréhen-

fible.

&

Vous penfez

vous fentez

que vous dites , peut-on
à Socrate lui-même j mais je

ainfî

répliquer à un Philofophe moral ,
fens
je penfe autrement la force

&

:

,

la

prudence

,

la

généro-

&

moi , je ne vois
gratitude , vous femblent des vertus j
dans la force qu'une exubérance des efprits vitaux , qui doit

fité

,

la

échouer d'autant plus fûrement contre ce qu'elle ne connoît
pas

,

habiqu'elle fe croit plus fupérieure à toute oppofïtion

tuelle

;

dans

la

d'inconvéniens

,

prudence , qu'un contrepoids tiffu d'afpe£ts
un empêchement à la décifion , qui eft ce

&

&

dans

bravade
générofité, qu'enflure
intérêt préfent
la
gratitude faftueufe, que duperie qui oublie fon
pour fe fouvenir de fon intérêt paffé. Ainfi tout homme peu
qui agit

ici

bas

;

dans

la

délicat au mentir à foi

&

réfultat d'un

,

&

peut embrouiller
d'un
plus décidées au fentiment

aux autres

obfcurcir les matières les

cœur pur au

-,

,

entendement

fain.

Quel parti pren-

dre donc avec l'humanité pour l'enrôler

&

étendarts de la raifon

par des liens puirTans

à

la

ou

découverte de

c'eft-là le

:

c'eft

la vérité

de

l'arrêter

phyfique.

moyen de l'empêcher de

Ou

la retenir fous les

je

me trompe

fort ?

s'échaper.

L'ordre a été long-tems confideré par tous les vrais Philode ralliement de la vraye fafophes comme le point central

&
Je n'ai pu lire fans émotion & admiration
gelTe.

plus beaux génies

cette matière

-,

comparaifon de

&
la

,

le P.

Malebranche

,

,

ce qu'un de nos

a penfé

&

écrit

fin-

quelque défavantageufe que puirTe être la
beauté de fon ftyle avec la négligence du

PRÉFACE.
mien

,

le

motif qui

tes affections

me

v

agir eft trop au-defïus de ces petije me refufe à l'opportunité de mettre

fait

pour que
de
mes Lecteurs , Pexpofition des connoiffances
yeux
fublimes de ce grand homme. Ecoutons-le parler lui-même.
,

fous les

Traité de Morale
«

,

» Vertus Morales
,

» les habitudes,

,

Chapitre

IL

l'ordre n'eft pas feulement la principale des

L'amour de

» fondamentale

première Partie

,

Vertu

c'eft l'unique

univerfelie.

ou les

:

c'eft la

Vertu mère

,

Vertu qui feule rend vertueufes

difpofitions des efprits. Celui qui

donne

» fon bien aux pauvres , ou par vanité , ou par une compaf» (ion naturelle , n'eft point libéral , parce que ce n'eft point
» la raifon qui le conduit

,

ni l'ordre
qui le régie

ce n'eft

j

» qu'orgueil , ou que difpofition de machine. Les Officiers
» qui s'expofent volontairement aux dangers , ne font point
»
généreux , fi c'eft l'ambition qui les anime ; ni les foldats ,

l'abondance des efprits
» Cette prétendue noble ardeur

»

fi

c'eft

machine

:

ne faut

il

&

fermentation du fang.

la

que vanité ou jeu de
fouvent qu'un peu de vin pour en pron'eft

» duire beaucoup. Celui qui fouffre les outrages qu'on lui fait ,
» n'eft fouvent ni modéré ni patient. C'eft fa parefTe qui le rend

& fa fierté

»

immobile

»

& qui le met en idée

,

ridicule

& ftoïcienne qui le confole

au-deftus de fes ennemis

» core que difpofition de machine
» de fang , mélancolie. Il en eft de

,

& vaines

» nable

,

même de

froideur

,

toutes les Vertus.
,

elles font fauffes

indignes en toutes manières d'une nature raifonqui par la Raiqui porte l'image de Dieu même ,
,

&

» fon a fociété

avec

» fition du corps
»

ce n'eft en-

difette d'efprits

» Si l'amour de l'ordre n'en eft le principe
»

:

,

conque en

-

y

lui.

Elies tirent leur origine de la difpo-

l'Eiprit Saint

fait l'objet

de

ne

les

fes defirs

&

&

forme point
quile fujet de fa"
gloire
:

PREFACE.

vj
» a l'ame baffe

le

l'efprit petit,

,

cœur corrompu. Maïs quoï-

une imagination révoltée , ce n'eft ni bafTefîe ,
fervitude que de fe foumettre à la Loi de Dieu même.

» qu'en penfe
» ni
»

Rien

»

n'eft.

n'eft.

plus jufte que de fe conformer à l'ordre.
que d'obéir à Dieu. Rien n'eft. plus

Rien

plus grand

généconftamment
de
fidèlement
fuivre
inviolable,
,
que
» ment le parti de la raifon ; non-feulement lorfqu'on le peut
» reux

avec honneur

» fuivre

,

mais principalement lorfque

& des lieux font telles

les cir-

qu'on ne le peut
de honte. Car celui qui
» fuivre que couvert de confufion
»
pour foû , en fuivant la raifon , l'aime véritablement.

tems

» confiances des

,

&

pafTe

ne

»

Mais

»

monde, ne cherche que

celui qui

fuit l'ordre

la

que

gloire

lorfqu'il brille
;

& quoiqu'alors

lui-même tout éclatant aux yeux des hommes,
» mination devant Dieu.

»

»

IL Je ne

fçai

fi

je

me trompe

,

aux yeux du

mais

il

me

il

il

paroiffe

eft

en abo*

femble

qu'il

y

» a bien des gens qui ne connoiffent gueres la véritable Vertu \
»
ceux - mêmes qui ont écrit fur la Morale , n'ont pas

&

que

» toujours parlé fort clairement
» tous ces
grands

» Se

que

Certainement

noms qu'on donne aux Vertus & aux Vices ,
,

» reveillent plutôt
» idées claires.

& fort jufte.

dans

des fentimens confus que des
ces fentimens touchent l'ame ,

l'efprit

Mais comme

les idées abftraites

,

quoique

claires

en elles-mêmes,

»

ne répandent la lumière que dans les efprits attentifs les
hommes demeurent prefque toujours très-contens de ces

»

mots qui

^

-,

flattent les fens

& les parlions &
,

qui biffent

l'ef-

» prit dans les ténèbres. Ils s'imaginent qu'un difeours efl
» d'autant plus folide , qu'il frappe plus vivement l'imagination ;
»

&

»

fonnemens exacts

ils

regardent

comme
,

des fpe£tres

&

des illufions ces rai-

qui difparoiffent dès que l'attention nous

il faut déjà principes de cette Science » connoifTance de l'homme. amour propre. par « exemple . D'ailleurs tout ce qui efî. . charité . On croit . plus obfcurs » là principalement qu'on regarde comme les plus clairs . quelque équivoque qu'il & & » foit. manque femblables aux vij qui jugeant des objets par >y Fimpreffion qu'ils font fur leurs fens . ou ce qu'on a oui » dire plufieurs fois. pourvu que un terme qui ne renl'ufageraut orife j » ferme aucune équivoque } paroît obfcur dangereux . on prendroit afTu» rément la voie la la plus embarraffée de plus confufe & » traiter la Morale. Et » attacher des idées claires à ces n-qu'on donne aux Vertus termes . s'imagine entendre bien la fignification de ces » termes . » toujours bien concevoir ce qu'on a dit. humilité . & mp & les » ronne fans métaux pefans fe faire & durs prefque que dans . les orgueil^ envie. Aufli un » mot obfcur confus paroît clair. lorf» qu'on ne l'a pas oui dire à des perfonnes pour lefquelies on & » a de l'amitié » de ou de Morale font l'eflime. à m caufe qu'ils font les plus communs. craindre . Tout le monde . » : enfans . l'air qui les envi- fentir. on ne l'examine point. outre que cela fup» pofe plus de connoifTance qu'on ne croit . quoiqu'on ne l'ait jamais examiné. la fuite que pour bien comprendre clairement & même -être les Sçavant dans la . honorer . » III.PREFACE. &" ceux- efr. aimer . Car on verra dans » définir ces termes h . fi on vouloit même & à tous les noms & aux Vices. Cela & caufe que les termes les plus confus . géné» rojité . s'imaginent qu'il y a dans l'or » plus de matière dans la glace que dans l'eau . Mais » on ne s'en défie point » les vérités les plus folides & les plus claires donnent tou- » jours de la défiance lorfqu'elles font nouvelles. familier ne furprend point .

. l'amour de l'ordre . Un des plus grands défauts qui fe remarque dans les » Livres de Morale de certains Philofophes . fans l'amour de Tordre. quoi» qu'il n'y ait proprement qu'une Vertu . on pa» roît libéral mais on n'efl j toujours tel : & généreux » paroît . qui feul eft notre loi inviolable quoiqu'il parohTe quelquefois ami infidèle . » ils en produifent une infinité. qu'il eft affez difficile » de bien comprendre ce qu'il faut faire pour être parfaitement » V. quoiqu'ils ne fuivent que le penchant naturel qu'ils ont à remplir certains devoirs $ . Il eft vifible que la Vertu doit rendre vertueux celui & pofTede . ne faut pas confondre la vertu avec les devoirs . Cela trompe les hommes. Cela metla confufion par-tout. de » » » qui la générofité . faire avec facilité des actions d'humilité . n'eft donc » pas proprement Vertu . cependant un homme peut s'acquitter de » fes devoirs . ou du moins il eft plus véritable » plus vertueux Se plus aimable que ces amis emportés qui » facrifient aux de leurs amis ? leurs parens ? leur vie. fans avoir aucune de ces Vertus. ou qu'ils donnent des de forte que . pafïions » leur falut éternel. que . Lorsqu'on » s'acquitte de fes devoirs . pas qu'on aux devoirs extérieurs manque jamais l'ordre .PREFACE. fimples devoirs : embarafle tellement cette Science. » il efl: » » » *> VI. La difpofition à s'acquitter de tel de fes devoirs . & plus fidèle ami . de bien. de libéralité . c'eft qu'ils con» » fondent les devoirs avec les Vertus » noms des Vertus aux » & » homme . Il y Il par la en a qui s'imaginent fuivre la vertu . Se celui qui ne >* de » ne l'empêche l'amitié . on eft vertueux aux yeux des » hommes lorfqu'on fait part de fon bien à fon ami . viij IV. conformité des noms.

ils penfent plupart trompés par cette & par la magnificence des en eux-mêmes. C'efl vertu chez les change félon les pays » Allemans que de fçavoir boire on ne peut avoir de com» merce avec eux fi l'on ne s'enyvre. charitable aux yeux des hommes . -. n'efl téméraire on ne paffe guères pour Se celui qui n'efl point fuperflitieux . & toujours la la cependant morale & » félon les tems. » même Certainement : la raifon univerfelle efl l'Ordre efl immuable -.. félon apparences à quelque devoir effentiel. » comme fi la raifon n'étoit pas digne de régler nos difféle » & » rens . ou . : » c'efl le vin qui lie les Sociétés . qui fait les contrats. lorfqu'ils . elle étoit prefque générale Et $ ne faut pas il & fi b les Ecclé* . Car enfin pour » être prudent . C'efl générofité parmi la » Nobleffe que de répandre fang de celui qui leur a fait quelqu'injure. fe confient . il faut être il faut prodigue. Si l'on » vaillant homme m crédule . ou . fans manquer. ou trop crédules. » & comme ce n'efl nullement la raifon qui les conduit » font effectivement vicieux dans l'excès » être des héros en vertu. honnête . s'efliment fans fujet . on les terminoit par la force la loi des brutes .PREFACE. : on préféroit à la loi de » Dieu même « s'imaginer que cette coutume ne fût en ufage que parmi des le fort. quelque piété qu'il ait . qui termine les accommo» démens . » VII. h gens de guerre. Ce n'efl point la raifon. paffera fans doute pour » un libertin dans les efprits fuperflitieux. Mais » » même confufion de termes noms. » les » » » . Le Duel a été long-tems une aclion permife . Pour être eflimé libéral . & » jugent fouvent très-mal des perfonnes les plus vertueufes : » parce qu'il ne fe peut pas faire que les gens de bien fuivent » long-tems ce que l'ordre leur prefcrit . ou prefque toujours fe taire lorfqu'on l'entend louer. quelquefois louer le vice . h la .

ion ennemie . ne donnât gain de caufe à celui qui avoit raifon. & bon droit en verfant le fang des Parties. qu'il favorife l'injuitice . ou que fa Providence ne s'étende pas à toute chofe. on fe forme des » idées de vertu conformes du moins en quelque chofe à fes » inclinations. Car il y a des vertus . des coutumes qui s'obfervent maintenant parmi nous . & . des vertus baffes propres à des efprits timides & craintifs . x » fîafliques ne fe battoient pas par refpeft pour leur cara&ere » ils avoient de braves champions qui les repréfentoient . » qui foutenoient leur » » » ils » & ne doutoient point que Dieu ne préfidât au Jugement . même Que la raifon de fans doute qu'on cefTe conduire à l'imaginaimmua» tion .• prohu- & . fans aller chercher des » dans les Siècles parlés . ou plutôt des devoirs » qui ont rapport à nos humeurs » près aux âmes fieres » miliantes . » Mais » VIII. fuppofé que Dieu aghTe par des volontés particulières . ou par fort. ? c'eft : tel tel fi ne n'efHme & la que l'étude cette diveriité. » ou plutôt qu'on fafle feulement attention à la conduite de mêmes Sans qui font établis pour conduire les autres. coutumes damnables que chacun juge à lumière de la la » raifon . des . ce que croit le commun du monde . & » prière. >> de mortification tel autre enfin Mais d'où peut venir Fhomme de : eft toujours la vertu favorite. des vertus éclatantes hautaines . qu'il Car . fa . .PRÉFACE. c'efi qu'au lieu de regarder l'Ordre » » ble la confulter comme . même que Dieu approuvoit leur conduite \ Ils s'imaginoient & foit qu'on terminât les différens par le duel. c'efi qu'on fe fa loi inviolable & laiffe naturelle. quelle impiété que de » » » craindre ou . » doute on trouvera fouvent que chacun a fa morale particu» ceux dévotion propre » parle que de pénitence » que les devoirs de chanté » liere fa .

fon ima- & fes pafîions . des fimples devoirs . J'avoue néanmoins que l'Ordre immuable n'eft pas de facile accès il habite en nous . découvrir que de monter dans » les enfers . Qu'on lui donne qu'on le rende fenfible . s'il ef- & quoiqu'elle & qu'il ne faille que » foit gravée dans le cceur de l'homme . » rentrer en foi-même pour s'en inftruire » les Juifs y* groffiers & charnels . X. » vertus molles . comme . vrai qu'on demeure » eft la loi inviolable des efprits afTez d'accord que l'Ordre & que rien n'eft réglé conforme. C'eft une forme trop abftraite pour fervir de » » modèle aux efprits groffiers : Je le veux. qu'on le revête en » plufieurs manières pour le rende aimable à des hommes » charnels : qu'on l'incarne . on penfe comme de qu'il eft auffi difficile les la cieux. ne pas s'imaginer qu'on puifte gination » être raifonnable fans confulter la raifon de l'Ordre . mais qu'il foit » donc du corps . & plus de réalité » teftable. & xj qui s'accommodent bien & l'inaction. des vertus apparentes . de confulter cette Loi -. dont on peut fouvent s'acquitter fans » toujours reconnoiffable. » » b ij . jours répandus Nos fens répandent notre ame & » dans toutes les notre imagination parties de notre corps » nos parlions la répandent dans tous les objets qui nous ^ environnent 5 Se fouvent même dans un monde n'a -. qui doit » nous réformer. mais nous fommes tou» » : au-dehors. » avec la parefTe » IX.PREFACE. Mais on foutient un peu trop que les > n'y eft » prits font incapables . Qu'on accoutume les hommes à difeerner la vraye vertu du vice . pour ainfi dire . ou defcendre dans parle l'Ecriture. Il eft ainfi dire pour . Mais » que il les pas qui cela eft incon- efpaces imaginaires faut tâcher de faire taire fes fens & : .

» » XI. Car la foi parlera . fon ennemie. La raifon dont immuable » la maîtreffe » fermer les : Dieu yeux à . La Religion . Elle doit toujours être même la . lumière » difcerner des ténèbres » confus je parle eft in- . dis-j e ? fans aucune » la foi fans l'intelligence » La véritablement un grand qu'elle conduit à l'intelligence de certaines » fubfiftera éternellement. c. on ne peut éternelle. » leur ait parlé à » faillible . û l'amour de l'Ordre ne nous aime pas . mais c'eft » vérités néceffaires . En un mot il ne faut jamais faut s'accoutumer à la . mais l'intelligence » bien . ici des Myfteres. 1 2 . •rb. La Phi- » lofophie n'eft que la fervante .dcLib. Mais .PREFACE. des fentimens qui paroiffent lumières vives & ne font pas accoutumés à difcerner le » vrai du vraifemblable . qui difent ce qu'ils ne » conçoivent pas qui parlent aux autres avant que la vérité » : philofophie . ni celle des difcoureurs . . il faut fe défier de fes lu» mieres. & vraye ce n'eft pas je l'avoue philofophie des » Payens . la foi . Néanmoins fans lefquelles ni la félicité ne parle pas. quelque fidèles que nous foyons dans nos » devoirs . » fi ne nous conduit pas la raifon . foi eft eftentielles » acquérir ni la folide vertu . la raifon de » éclatantes à ceux qui *Au«. . la fuit. * » l'imagination. dont on ne peut avoir d'idée claire . L'évidence. 2. fa raifon fa lumière. il : la raifon eft . xij & qu'on ne leur propofe pas des phantômes & des » idoles qui attirent leur admiration & leurs refpefts par » l'éclat fenfible & majeftueux qui les environne. la -. incorruptible. fauffes lueurs il . je . l'intelligence eft ^ préférable à la foi. eux-mêmes. l'évidence de l'inftincl: . des idées fenfibles . . Car enfin y> vertu 5 . nous ne ferons jamais vertueux. Perpétuelles équivoques l'homme n'eft point à lui» même . » jette à l'erreur dit-on corrompue . mais ou des . c'eft la -. elle eft fu- faut qu'elle foit foumife à la Foi.

PRÉFACE. » lumière cela eft poffible fi . parce que la . & » tement attachés à leur devoir. & ne & qui régie le conduifoit & à la connonTance de » à quelqu'intelligence de la vérité . Car. que toutes chofes égales . C'eft la la foi n'éclairoit fi xiij l'homme l'efprit . Qi . » tierement inutile. . je foutiens que celui qui ne rentreroit jamais » » en lui-même . attribue. peuvent acquérir la » XII. Se amour que » vrai bien plus méritoire . bien de l'efprit devroit s'aimer par raifon . je veux dire . eft plus folide . qui écoute la vérité intérieure dans un plus & & de fes paf» grand filence de fes fens . Enfin. La raifon ne jUg. le nous a réduits .ou la déle£tales tenir for» tion prévenante peut fuppléer à la lumière » de l'ordre . » vifible Car * que pour rendre le fa foi prétendue lui feroit enVerbe ne s'eft rendu fenfible Se je dis jamais . lumière qui perfectionne » tueux. premiere- » ment . grâce de Mais la l'état où le péché délectation nécelîaire pour contrebalancer l'effort continuel de notre concupif» cence. . la vérité intelligible. » vertu aufîi-bien que ceux qui fçavent le mieux rentrer en » eux-mêmes pour confulter la raifon contempler la beauté & grâce de fentiment. de fon imagination » fions y eft le plus folidement vertueux. je » foutiens que l'amour de l'Ordre qui a pour principe plus de » raifon que de foi . * *» 1 1 « Ç«»j Conf. rend du la plaifir. le fuppofe égal. je lui » nullement par l'inftincl: » plus eftimable qu'un dans le fond. Je demeure donc d'accord que ceux qui n'ont point » affez de lumière pour fe conduire . celui qui rentre le plus en » lui-même . » fes devoirs . de philofophie 3 de fcience humaine. En fécond lieu . Mais je foutiens . plus de lumière que de fen» timent » autre . » le cœur & : ne peut rendre folidement ver- . afîurément elle n'auroit pas les effets qu'on lui j> » Mais la foi eft un terme auffi équivoque que celui de raifon.

un droit . iiv » s'eft incarnée que pour conduire par les fens les » à la raifon . . cela paroît fe contredire . Ainfi les . Mais cela n'eit nullement à craindre car c'eft ne le faifoit : une chofe abfolument impoilible . voye de quelquefois la la vérité malgré le bruit continuel & de leurs parlions. fans & travail fort défolant les fens. Mais » tendent ordinairement par raifon. il n'eft pas pofîible qu'ils n'y rentrent . . & celui qui » fouffert Jefus-Chrift » s'il » & » » » » » » . le fe : ù part à la raifon . ce que » de leurs fens Il ne peuvent avoir que de celui qui habite » en eux. » certainement ils & & m ni l'efprit qui Finfpire . à caufe qu'il n'y a rien hommes voulant invinciblement lahTent là le travail de l'attention . n'eft pas pofîible qu'ils » n'ayent quelque idée. qu'il ne rentre jamais en lui-même Car . & recevoir d'elle » une efpèce de » qui flatte » être c'eft monde y renonce » tout le » raifon . & quelque amour de l'Ordre. ou qu'ils n'écoutent pour la confulter. Efprit d'ordre de raifon. feroit ne & fouffriroit ce hommes qu'a fait & feroit ni raifonnable ni chrétien .PREFACE. quoique bien des gens ne fçachent peut-être point ce que c'eft que de rentrer en eux-mêmes . qui l'anime monde & qui le conduit. dans Fefprit de Jefus-Chrift. Tout le monde fe pique de raifon . raifonnables. Le voluptueux actuels à une vue féche que c'eft » croit devoir préférer les plaifirs s'ils le laifTent . que d'avoir Tout » XIII. ils Mais parce qu'on ne peut s'unir à la la lumière l'intelligence . mais rien n'eft plus » y renonce » vrai. Car qui les rend en cela juftes » nul homme n'eft à lui-même ni le principe de fon amour . parce que tout » homme porte écrit dans le fond de fon être . heureux effentiel à notre nature. ils pré- & . & tout le monde pique de raifon . qui les » rend actuellement malheureux. que l'homme foit tellement féparé de la raifon .

De forte » tiens. il vaut infiniment » rieure » . de l'élever au-defTus » de toutes les puiffances . à caufe que je prens & & » fon parti . » prenant dans l'erreur un air de confiance pareil à celui que . » révolte contre les autorités & qui s'imagineront que je me légitimes . mieux obéir aux » der paflions de ou de conduire » fuivre fes propres . & l'orgueil de ceux qui commandent en eft toujours très-content. que ce n'efr. Car il vaut beaucoup mieux. » que Pobéiffance aveugle eft la principale vertu des chré» & La parefîe des inférieurs Se leur efprit flatteur s'accommodent fouvent de cette vertu prétendue. » que je faife cet honneur à la raifon . xv qui coûte néanmoins beaucoup de L'ambitieux prétend que l'objet de fa pafîion eu » que les biens intelligibles ne font quelque chofe de réel . Pour nous . » » . car d'ordinaire on juge de la » folidité des biens par l'imprefîion qu'ils font fur l'imagination. confultons la vérité inté- mais prenons bien garde à ne pas confondre fes ré» ponfes avec les infpeclions fecretes de notre imagination » corrompue. » qu'il fe trouvera peut-être des gens qui feront feandalifés .PREFACE. tâchons de faire » ceffer ce bruit confus qu'excitent en nous les objets fenfï» » blés. à elle à décider w régner. Il des a de } même y perfonnes piété qui proufaut renoncer à la raifon . ou fe lahTe aller où fa propre imagination le conduit. » abftraite de la vérité . Mais que les voluptueux fuivent leurs fens que les » ambitieux fe laifîent emporter à leurs pallions : que le corn: » mun des hommes vive d'opinion . » fur les fens. s'aveugler volontairement en d'être paflions . vent par raifon qu'il » point la lumière . Rentrons en nous-mêmes . à que je foutiens que c'eft. & » qu'illufions & que phantômes . » peine. mais la foi feule qui doit nous conduire . que ceux qui ont droit de comman- uniquement fon maître .

efprit gauche . donc une bêche avec des ailes de papillon. à la fincerité.. mais j'en parlerai encore dans la fuite . . le voilà donc affujetti à la réalité . & une autre ailleurs . J'ai expliqué ailleurs » les règles qu'il faut obferver pour ne pas tomber dans ce » défaut . néanmoins qu'un de ces hommes infidieux . Chacun raifon eft la croit . fais il ne la connoît héfite . raifon & avoir fa . que tête d'ê'toupe Mais il & trop . moi . & la fuprématie de l'ordre & une alfurance de fentiment fe refufer de bonne Je fuppofe ou feulement un foi. c'en la je cherche un guide fur la carte des région des virions . entreprît de lui échapper. de répondre à cet homme la bêche à la main. car fans cela » on ne peut L'excellent a fenti homme dont nous venons de & préfenté les avantages fuprême avec une force de génie à laquelle eft difficile il & par raifon être vertueux folidement de tirer «. S'il me la nie . & réalités. Vous placez . & noir à Tarquin. J'entreprends . & & nous donnez cherche dit comme . L'Auteur . comme infaillible guide la boufTole cette raifon dit ici blanc à nément le dans la re- & la découverte du point où réfide cet ordre conféquent Mais la raifon Numa fuivre la une chofe dans . elle commu- pour agir dans raifon univerfelle ? 1 N'allez pas m'égarer dans le pays des intelligences . Je lui demande d'abord s'il croit l'exiftence d'un ordre naturel.PREFACE. à la vérité ? à la raifon . la . ce fragment. xvj » la vue feule de la vérité doit donner. Où donc Se par route des devoirs. comme on l'a vu . je n'ai plus qu'à lui répondre. Un grain de bled jette dans le fein de la terre 8c . il connoît la matière . a prévenu cette ob- jection. la vraie l'unique \ ertu dans l'ordre . toutes fes démarches. vous lui diroit-il .

répétés . mefurés & . ne foient au fond que mouvement ordonné à . fi refufoit d'admettre parlante comme . les Rites néceffaires & expreffifs du portion de matière . il ne peut fe refufer à faire fa partie dans le concert univerfel . comme digne de mériter devant fon Auteur. ces Loix de émerveillé & & de lui arrivera-t-il . Que rétif dé. redoutable . Je le guide ainfî pas à pas de & & vérités palpables en vérités conféquentes faits vifibles en faits étant une fois bien ainfî qu'à moi . fans entraîner fon individu & fon efpece . Peutfa & être fe trouvera-t-il plus difpofé à reconnoître cette intelli- gence fuprême . me fuffit qu'il fe rende à ce qu'il touche pour range de lui-même à l'obéhTance . Peut-être engagé dans cette route d'être ufuelles . : c'efl . furpris . mouvement l'intelligence qui de . Non-feulement je eft le lui mouvement accorde qu'il en une portion . ces préceptes d'obligation qui lui furent donnés à une créature libre . autant qu'il eft en lui . mais c'efl mon frère . xvij & toujours renahTant & fe multipliant au même période le force à reconnoître & à avouer mouvement. la mifere . à l'ordre naturel . il . à la coopération de l'accompliffement de fes Loix. Il ne peut nier fans qu'il & réglé donne . calculés. afin qu'elle concoure avec le tout à l'exiftence à la perpétuité. que culte. dans la révolte . matière de telles propriétés multiplié à la méconnohTe . . peu un aveuglé . fi vifible gênante . . je tâtonner. & périodique fructueux. que fon front armé ordonnatrice . C'eft un fourd je dois lui permettre alors dois le lahTer ce refufe d'aller plus loin.PREFACE. le formais dans le & fe bornant à convenir de lui-même fe nier m'importe crier. Je lui montre qu'il fe fon bonheur phyfïque dans règles confiantes du les imprimé à la matière. mais je lui prouve qu'embraffé lui-même dans cercle de cette grande loi . la mort le cahos. .

il eft vrai mais l'ordre . à l'ordre naturel. dence fon . les hommes ne ni rien retrancher à cette Théocratie. cœur moins indigne du culte d'amour éclairer les vrais adorateurs. -. le rendront-ils fes bienfaits. Mais dans un Gouver- bas ici . ne verra déformais que comme moréchauffant tout dans le fein de la nature f qu'il . bienfaifante . -. prin- cipe & bafe de l'ordre moral Droit naturel & nement nous dira-t-on . ou . à concourir au bien univerfel . xviij &: vangereffe trice & . & défavantage. cet la conduite des hommes eft fixée . à leur fubfiftance par l'obfervation de l'ordre naturel des Loix l'ordre éconophyfiques qui conftituent le droit naturel & mique par lefquels l'exiftence & la fubfiftance doivent être & à chaque homme en particulier . font des & Ceux qui s'écartent de membres malades ou corrompus la règle faut guérir qu'il . eft-il pofîible Les mauvais Gouvernemens . Le défordre io-norans ou pervers fuprême & le vrai .PREFACE.conduire les n'eft pas. àe fuivre l'ordre . rigoureufement ne pervertiffent point l'ordre l'ordre eft immuable j les Sujets ne peuvent s'en écarter qu'à leur Souverains parlant les ? & bafe du principe de la Loi naturelle. homme fe conduit lui-même. . hommes la fageffe Le gouver- pas d'inftitution humaine . & ne réprouvant que ce qui veut s'écarter de la voye immenfe de Peut-être enfin fon efprit vaincu par l'éviréchauffé par la gratitude . peuvent rien ajouter leur bonheur confifte à s'y conformer. il mais nous c'eft à fuffit Dieu même à de conduire les & hommes la confédération de leur propre par la connoiffance intérêt. l'ordre eft perverti . où . Le Gouvernement nement parfait du Prince comme on le croit vulgairement . chaque afTurées aux Nations objet rempli . gouvernement . eft eft l'œuvre des l'œuvre de des Sociétés. l'art de hommes c'eft l'art de pourvoir à leur fureté Se n'eft .

en effet . avantage réfultant aussi de la nature de fon travail . car une telle chofe . elle efl bien grande pour nous . Le Tableau économique première régie d'Arithmétique que l'on ait inventée pour réduire au calcul exacl. hors duquel il ne chofes créées. qu'il phyfique donc entreprendre 6k démontrer. Or cette constitution n'eft pas l'ouvrage du Médecin . Mais le corps fain aftujetti au régime prefcrit par la nature ck conduit par le Médecin . xlx amputer. a ouvert la fÉfnneur qui ne fut accordé qu'à lui comme au plus digne bienfaiteur de l'humanité . Nous ofons mal particulier eft incompatible avec l'ordre. 6k l'a franchie jufqu'au bout . trop d'adeptes à l'instruclion . c'eft une ôrgadoit étudier pour en maintenir la rénifation . c'eft être parvenu aux imaginer ck exécuter colonnes d'Hercule par la vivacité ck l'entendement > c'eft carrière . utile . La politique économique eft donc déforpar les forces mais assujettie au calcul . avoir ouvert aux humains les portes du jardin des Hefperides du cœur. latisfait par fa constitution même . car on ne fçauroit appeller trop de témoins à l'épreuve de la vérité . Providence toujours fufceptible de démonstra- tion. aux fciences de démonstrations. aux fondions néceffaires à Ta confervation. précis. lumineufe. peut exister de bien pour aucune parcelle des Cette tâche eft grande. que le gularité.PREFACE. Les calculs font à la fcience économique ce que c les os font ij . mais je ne défefpere pas de la remplir fous la fauve-garde 6k les drapeaux de l'éternelle ck de l'immuable Vérité . la fcience élémentaire 6k l'exécution perpétuelle de ce décret de l'Eternel L'homme : eft la vous mangere^ votre pain à la fueur de votre front» fraternel . à qui nous en devons l'idée .

elle économique & ne pourroit il une fcience indéterminée . Sans les os des jambes fes pieds ni . & . Tout Calculateur peut fe tromper mais il faut qu'un autre le redrefle. que bruits de trompettes. Les os le défendent fient & & foutiennent. & eft développée par approfondie raifonnement . comme les Jugemens ne peuvent attaqués que par être réformés ou confirmés que par les Jugemens tk quoique -. xx au corps humain. Les fages s'arrêtent en attendant que la queftion foit jugée . que les calculs plus enclin à répéter qu'à ap- devient l'écho de cette imputation eft que nous appel- . .PREFACE. fe & croyent du plus grand nombre des Lec- fur l'inapplication comptant teurs à pénétrer ces hyérogliphes invincibles . ions chiffres . marcher lever de fardeaux la fcience l'examen . fans les os de fes bras . confufe & livrée & au préjugé. dans lin bloc de grandes . & jufques-îà ils préfument toujours que celui qui a calculé eft plus inftruit que celui qui a prononcé fans calculer. Les hommes de génie enfin contens d'envahir d'un coup d'ceil ce qui leur eft propre . Pour fça- fixer à la on a toujours calculé & on calculera tou- toujours le calcul décidera fouverainement. Les nerfs . mais fans les calculs . leur ferie intéreffés à empêcher fexplofion de la lumière . méprifable fitôt dénuée de preuves. Les calculs ne peuvent être des calculs. ni travailler le par feroit toujours pour fe lever fur ne pourroit il fatisfaire à fes befoins -. prendre qu'elle . les mufcles le vivile lui donnent le mouvement. Plus les calculs font inébranpartout à l'erreur leur terme . les vaiffeaux . fe hâtent d'affirmer hautement Le grand nombre font faux. fans cela toute imputation de faux contre des calculs ne font -. plus ceux qui lables dans leur bafe . il n'y a qu'eux cependant qui certitude. les méprifes y foiem fréquentes nous conduire puiffent nous & voir ion compte jours .

le commerce & l'induftrie font l'objet particulier de plufieurs Sociétés établies dans le Royaume .PREFACE. griculture . négligent de s'appéfantir fur qui effrayent leur rapidité lontiers la folidité. ne daignera rompre ennemis . vérités gardes . voici la route que j'ai fuivie. l'objet de mon travail . devienne enfin familier à la vue & Le&eurs . . Mon plan de fuivre pour cela les douze articles d'objets à font à la tête du Tableau lui-même. . qu'aux yeux des races futures L'Egide de le voile & pé- & impartiales. . ou prefque rien à ajouter au développement mais j'ai cru devoir en raifonner la fubffance. leur devons. Notre devoir efl donc de porains que nous les hâter de toutes nos forces les progrès de cette régénération. . objets que je pouvois ladéfignation Mon plan général eft de raifonner le Tableau bien plus & que de comme le préfenter . qui a effrayé bien des à l'entendement. Tableaux en Précis . la & xx) bafe hériffée de contre- dont ils fuppofent vo- ne retirent d'autre avantage de cette Ils lecture que celui d'être plus affermis dans leurs principes plus dédaigneux la contradiction hommes perd Minerve trifier Tes & & obfcurcie eft. & de la vérité. où toutes ces branches de la fcience économique doivent être examinées . Nous devons aux hommes tous les foins d'un véritable amour & c'eft fur-tout comme enfans chéris de nos contem-. nière que ce hyérogliphe . Le Tableau dans fon frontifpice m'a tout naturellement prédes fenté la table traiter. 6c de voguer dans les mers de l'ignorance de le tout enfemble livré à la \ difpute des ainfi l'éclat invincible . Tel eft. . Ce dévelopconsidérer qui pement exigera un peu d'étendue mais aujourd'hui que Fade détail eft -. & Je n'ai rien des calculs . aufîi quand de les décompofer par de petits matières l'exigeront de male .

qui n'erl décider qu'une formule de calculs inventée pour combiner & tous les cas les plus compliqués de la fcience économique. J'y ai trouvé tous les principes & toutes les notions & pour former une théorie exaéle complette . plus on intéreffant. Je change feulement les quotités du Tableau que je préfente fur le pied de deux milliards. que je n'ai pas eu befoin d'une grande érudition pour compofer cet Ouvrage. comme de mon bien propre .• trine. je transporte dans mes douze chapitres toutes celles de leurs idées que j'ai pu m'approprier ferions de l'explication. j'ai un dans tâché de les placer ordre qui pût faciliter la liaifon nécefTaires & le de développement des connoiffances la fcience économique. d'ailleurs . des vues fî importantes ont excité mon zèle à concourir avec mes compatriotes à l'étude d'une fcience qui décide de la du bonheur des Peuples. Des Ouvrages modernes ont fixé à ce point & revenu poffible Se naturel d'un grand Etat . Le dans les différentes Plagiat n'eft tel . au contraire . On verra. plus on fe fent de courage 6k de force pour le travail. dans une rapprocher d'un principe connu le peut fe démonftration & comme celle-ci . au fond . évidentes mais û jç . Je ne efTentielles fuis & pas Auteur . Je ne rifquerai pas de m'égarer dans de nouvelles routes. Le vol n'étoit honteux à Lacédemone que quand il étoit découvert. qu'une rédaction des Traités économiques de Y Ami des Hommes mais ces Traités qui ont paru fuccefTivement . que quand il efl caché.PREFACE. qui n'eit . Je confefîe que je dois à mes devanciers tout cet enlemble expofé dans l'ordre fur lequel il eft préfenté dans le Tableau. xxij dans tous leurs rapports & eflentiels & réciproques . n'ont point été afîujettis à un plan général de Doc_. profpérité des Etats fages fi & Ufant des matériaux que m'ont fourni les dignes Auteurs.

dans la mon matière qui en connue. Que entreprife eft l'objet eft d'autres falTent . f IwJf <%> . Que chacun faffe entendre à fa clarTe le Tableau prits qui les & aura coopéré à l'œuvre la plus fainte la plus indifpenfable ici bas 9 qui efl d'attirer fans ceffe le foyer de économique la fabuleufe . car très-importante 6k très-peu comme moi . puis réuffir. il n'eli point d'ef- ne puiffent être rangés dans une forte de claife . mon xxiij travail fera utile .PREFACE. & de la charité toujours préfente hommes par la lumière divine. il Vefta infpirée aux . comme âges. toujours .

mette\ virgule. Zig. lig. Idem. . 43 lig. clafTe ftérile } productive. & Idem i. feps . lig. Zi/q entretien. lifei par l'éclat. Zi/q ne fe change. Z/g. confeqbuent Zi/q conféquent. qu'il peut éviter corrigeant ces fautes. . 2y lig. ftérile. Pag. ne change . fa lefine. 30 . 47. opéra- Pag. réunion. lis. 112. lig. 19. lig. qui la . 39 femle. 39. ligne première nul. cela. preffton des être en garde & Page Idem . Idem . 70 . Idem. Hfe\ diminuent. 96 life^ reflet. & remettez-la après étude. 120. //£. Idem . équivalent. Pag.m. K/èj 7. Zi/q établie. Pag. life^ renaifîantes. . Idem lifel agrèts. le cercle . . Zi/q cultiver. lig. . Pag-. de ce Pag. 60. jouir réellement de l'or l'or. 4 . Pag. iSt. lig. . Pag. 0» Zi/q ma langue 5 tenoit . 6 . Pag. /i/q fécond. /Z^. ligne 23 qui furcharge . Le&eur P*z£. 6tê\ de. 41 . 85 . Ide. dernière lig. 88. lig. Pag. 13 . Idem l'exemple. reflect 24. fécond . Pag. Zi/q on lui pro- ma langue ne . & virgule & . Z/g-. . 122. Pag. Pag. . Pag. . a/>rès tion. lig. life[ de Foix. Pag. lifei ci-deiîous. . lig. Z/|-. 42. . 16. s'y. 30 arpens. 12 fenéans . 36. traités. de dérèglement . Idem . Pag. . Z/£. Idem . contre lefquels le facilement en . approfodis 15 lig. lieux . . lig-. /i/q de ce qui. 105 Z/£. ajoute^ par charPag-. Se à qui procurer. Zi/q prélipréliminaire . life\ & menace. qui. life^ lieues. 185 . réduit. //g. lig. liÇe\ quelque lig. 8. ftérilee life^ lig. cutliver. Pag. Idem. minaires. Zi. rue. la virgule qui entre politi- efl . 39 .20 . 3 %. la lefine . Pag. Zi/q fera. 28 . hg. y concourent. après gouvernement . deuxième fommaire . foit . o«£ . . ET ^ do it Ouvrage a été fur la copie d'un Manufcrit. efface^ ces deux ne. . Idem. . 31 en ce que . . Zi/q qui le. 40 . 6 ces révolutions . 76 . . Pag. lig. 13 £• 14. cours. 8. 21 16. . lig. Z/jqen raifon que. life^ les révo- lutions. . Zi/q con- tradiction. Idem lig. 36. Zi/q tourne Pi. j Pag.XXIV AVERTISSEMENT. 3 . ques dérivées. ce l'homme. Il s'eft gliiTé dans l'im- imprimé fautes qui caufent quelques contre-fens. 39. Pag. 41 . life{ verfez dans l'ame lig. lig. . on charge. 21 . 87 . /</£/« 35 lig. fi verfés . iS Pag. 131 lig. entretient . Zi/q y courent» . 1 lig. Ug. . 149. 12. lig. 10. 55 . lig. 23 35 21 . 38 n'auroit life^ n'auroient. . 1S9. Commerçans continuellement f Zi/q Commerçans font continuellement. lijer d'échange. JieOT . JoVra 22 cure. Pag. 28. de change. plutôt que de . 61 . lift{ l'une //£. lig. mette\ une virgule . confommacommunication /^j/7z . Idem. 23 P<jg. 179. Zi/q qui . Pag. 10 lig. //£. tourne &. lig. 26 . Z/g. g. Z/'g-. . de l'homme £• au /ieu lig. un calcul en cela . //g. Pa?. lig. 99 P»i£. 73 . 102. méandre. 1 . ne gagne du terrein qu'il ne . 27 . Zi/q plutôt de. après domine. /z/I*^ nulle. Qui . life-r Méandre. . 9 . l'enfemble . 26 /</*/?? . Pag. . 42. 3 . menace. Ptf£. 92. 6. 27. 3 contaire . . altération. 14. ligne 31 . procurer. 19. première lig. Pag. Z%. faciliter. . Fermiers. dominent. cilite. Pag. P^. lifei & lifei en calcul. . Z*g. life{ riches . Zrg-. Pag. 17 » la route. du . Pag. reniflantes . 17. mette\ point ûte\ le point virgule après bou-i . efface^ verfez dans fon ame . 28 point un propriétaire qui puifle . premier fommaire marginal . lifei 30 millions d'arpens. lifa approfondis. Ug. lifei court. 6 . 29 . quelqu'atération . lig. P aS % 9 î » ''£• 4 n en impofe. . . 6 . 63 . lifii fa fortune.ZJ'gf. 105. Idem auprès l'une de l'autre . court . Pag. life-z pofe. 20. lifeç 34. 33 . lig. Zi/q réduits. . ligne 30. . //pç contraire. 20. auprès de l'autre. . Pag. . 14. celle là n'eft Zi/q celle-là qui n'eft. » richefles fermières . enfeigner. life[ tournoit. Pag. 28 tife\ . lig. 9. Pag. les grands. Zi/q ceps.'. efface^ grands. $0 de S. 152 ment. Z//ej la roue. de I'Aix . établi. . 153. V'g. lifei femble. . lif. & mttte\ une virgule. 3J . li[e\ point propriétaire . 3 . Idem . lui (bit. P"g'9> %: 43 Pag. & leverfées. 21 . life-r de règleZzg-. 74 . Itfe-t n'en im- & ' > l'g. ci-deffus . Pag. . . 53 Pag. 43 . 168. & de de s'y. lig. décidés Z//q déicides. Zi/*q engeigner. fuite. 58. lifeices. . 161 fes . première colonne. <fe 16 par l'état . 25 d'Iris li[e\ d'îfis. contradiftoirement. fans altération de. //g-. . Zi/q fi di- & vers. 30 lig. 13 . ote{ la virgule. court. de 600 livres . Page 4. Pag. Pag. . Pag. lig. veut procurer. feront. Pag. lijci traités. lui Pag. Z/g. 32 . . lifei fainéans. de ce qu'il. 140. Ug. tion. . a g r ais > 3S lig. la fortune . . Pag. Pag. 14. 1 lig. 3 . 7 genre lifc\ génie. lig. 94 life\ l'équivalent. 7 . Zi/q fur ce qu'elle fa- lig. life\ fuite. iie/Tz . Pag. life\ prend la place cercle. life{ clafle Pag. prend . la fur- Pag. . 34 . iie/rc . .

lig. 241. . Idem. 1 fol . 21 . 28. défoncer. 236. 29. 440j . Pag. 233. mauvaife qualité de la terre en italique. Pag. «y'owrej ou l'art de guérir en général. Idem . lifei de règle- les. 23. 198 . 9 deniers. ment. 40 . /i/qn'ofe. s'ils rece voient. . 16 f. Pag. lig. 16. malheurs. de même profit . fe porte . Médecine. à la recette . 4 f. à cote de la féconde accolade./q défoncer. ///q privilégier lig. Idem. 299. Ufe\ ces avances. fi!/eç 9 fols pour I« propriétaire. Zi/q à 30 liv. 1 Pag. 234 . P<zg. dans cet étar* . 17. à 27 livres . Pag. 35. efface^ aux dépenfes. 23 1 Pag. 29 . lig. de dérèglement.XXV Pagéïçs. lig. Zi/q %• Pag. 247 . malheureux. lig. îl}t\ fouffriroïent. 237 . lig. 232 . 32. 15 . Pag. Z. n'oferoit en faire. 229. //£. lig. ces avantages . Ufe^ dans fon état. lig. life\ à la moitié de 211. profit. /(fewz . 1 y . Pag.' 44 . 2 . fouffro'ent . P<i£. lig. 8 livres . lig. ligne pénultième . Ufe\ de menu Pag. lig. 30 . 3 . 242 . Prfg. %. lig. lig. 16 liv. /</q. la & le défaut d'amélioration roit faire. /i/q qui doit. Pag. 20 y . qui doivent. I d. Pag. HCe[ le porte. Pag. life\ S f. & que le Zi/q & où le. /<?<!« . . life[ s'ils ne recevoient. privilégier d'entre ces enchérùTeurs les. 21. 207. /i/q 240. la recette. //£. 3. 246. lig. % 59 .

» la reproduction des Dépenfes. Rapports des Dépenfes CHAPITRE XI. 386 Fin de la Table des Chapitres. CHAPITRE VII. Des CHAPITRE IV. Rapports des Dépenfes avec Ulnduflrie. avec le 295 Commerce. I. CHAPITRE VIII. 187 CHAPITRE X. CHAPITRE I 153 IX. Rapports des Dépenfes avec Us Richeffes d'une Nation. 36 des Dépenfes. Rapports des Dépenfes avec l'Agriculture.mraumuu TABLE DES CHAPITRES. Les rapports des Dépenfes entr elles. Trois fortes de dépenfes dans CHAPITRE mique indiquées dans La CHAPITRE II. CHAPITRE III. La le fOdre Econo* Tableau. CHAPITRE V. Rapports des Dépenfes avec 72 la 118 Popula- tion. 46 CHAPITRE VI. dijlribution effets 23 des Dépenfes. ÉCONOMIE . 338 CHAPITRE XII. Page fource des Dépenfes. Les De 7 avances des Dépenfes.

JIl &'-. aoee la 89'leur.. iS..::::. r u-ultur^o^>ec populahonjp* ne/ O 2 0- o 1 3.. ' ::.rèvrJJuiSL'né net j 3...ee lL4.:. !z#....TABLEAU ECONOMIQUE. rf. . feprJc'uisent net 3 ! jç 1.....02 IO..8cc..fnnue/ v//'/"v. 220. eil es Av ail c e s annuJefDo- Revenu Avances annu elles peur .. .. . r- ne/ /net &??£. . Je .^p? o' leur repro3ucàarv..0 dotal 2COO*.. Sec masse Je. *7 '7 $ %tul 2." /u?2 ps<yp<i rëï'foefiiure/i/ /£. 6.. . ..fy>/y />a 2 L JJurent net net a.. X 10 c J j\énrJJÏus-t?n/ nef e> lLy w a Ç-J^/Jy^tt^ren/ ne/ o - .. .US :::.... . tt :::::::.™%...'... Ke/aiives a? l'In Jus trie .:: e a „ .000*:.> ** ll jp... t- 1- Z..-atta^r à fik*®~* //< . * 4 leur ^riAu/M . avec . 0.. ._•••. 1.. y„ ./: / „^. <? 3 S.. l5. W&&...^^J^^'^u^er^neé: 5 jfy 1Q tf. j'èiJunhusen/ nef / 6..f.:ty/ïrJJiiisc'/i£ 2 2j... 2^ .r.-..e^aoee DEPENSES DKPKNSKS cz ? l^iarieuàure .. 3.///«v un revàn u Je zeeO-Pse/lt 3000. . .pfyr'3Jutsen/ jiy.. y.p//.::.'.. /. ••.. .„. ... <? ^.. rapports enlr'elles i le l'unh^r. ne/ 2 pëffjJuu>en/ 3./ ItJ J.„ J a la part* Ju Talleau au...rx 2....-.. z? trois sortes 3e tye. se fiir/a^enâ a /a Classe prcJucâi'e el PRODUCTIFS ILJllll^es la eommerec..... Jfy. a.. ^eproPiiisent nef.*'/**>» e//els.•. a $.am^Jrer.Ô00 ::: S „ //• 26a // //• ±a£.. i> //• noo.*? 1Q & 9 9- ^... stAwles /'f/niipl compris. J0Û. r^prc'Jnisen/ /.'...."... i&- . . ïë/'rJc'uiSc'/i ' .f:..tt Je wooFproduiserUneâ "t Ouvra cres y &c * ^. n /' . . •*? /. . 12 rr jtj.. n .. ï ^ TM^ "f'f^ "7£* m .' 3.. .. ...7?£eurs rappartdJ.'. J)EPENSES a /a tYasse Stérile .rs Uapitr^UsuP^e/^ue cAapùreJefiure Mtr„t. 3l -.'.% f . 3:..î '£:•. t . à2 01 \rëpràdias&U net $! . „ . DIT REVENU rn-Ae/Ses d'une zA/atum. leur source} 3° leur* avances Ûlaels. /'( Produ-ctioxis fcnj • • ^ l>uvriM&r séné lOOû tt 7 <' /es z>ensap S/enles ..SÇÇ. ^JoLll 2000*.....'..j 3 .. 500ne/'.

Il faut donc que les dépenfes précédent par-tout la reproduceft . Le befoin eft l'ame de tout notre travail . décerné par id jiuulc lufules ont dû les befoins chercher ceux. Trois fortes de Dépenfes dans l'Ordre Economique dans le Tableau. ANS . fiftance. la Société n'eft fon qu'un moyen . nomique . qui n'eft autre chofe que de nouveaux befoins. qui s'y y productions fpontanées qu'ils y trouvent. moyens prévenoient les bela Juftice foins. & avant L'enfant commence par dépenfer aufti-tôt qu'il procurer lui-même fa fub. moyens prême de fa l'ordre primitif inftitué par le créature chérie les procurer la fubfiftance . Tel eft l'ordre fur lequel a roulé d'abord la vie humaine. ci l'attente & objet né eft la fubfiftance. . qui arrivent dans un defert . qu'il puifle travailler à fe Des hommes dénués de tout A Les Dépenfes * out » § j récé en nomique.ÉCON GÉNÉRALE ET POLITIQUE DE L'AGRICULTURE. CHAPITRE PREMIER. indiquées Créateur en faveur . Dans l'ordre fucceffif. fixent vivent d'abord des . avant qu'ils puiffent eux-mêmes en faire naître par leurs travaux.

en un mot. que par le coup d'oeil &c l'enfeignement . Pour réduire au fimple nos proportions par des exemples . de cette ébauche de Société . Mais fa fubfiftance s'étend à plufieurs befoins enfemble . ordonnatrice ou dépofitaire de la récolte. perfectionne la Société. claffe a befoin d'une fubfiflance libre &c indévoir. L'autre . ce qui efl le premier & puifqu'elle fournit l'aliment à toutes le plus preffant befoin . L'une . Elle coopère aux travaux de premier befoin . C'eft donc la faim le befoin continuel de la fubfiftance. façonne approprie les biens aux befoins de la Société commune. induftrieufe. 2 tion des dépenfes que les hommes font renaître & perpétuent par îe Car préalablement à tout . il efl aifé de primitif la i°. examinons la Société dans fa naiffance . Tout rouie fur les enfans. elle feule même pourroit en quelque forte fe des autres en réduifant au fe néceffaire abfolu. des So» & & & & & la direction des objets auxquels ils s'employèrent autrefois. en fuivant le fil . veille. foit à la garde. perpétuer fa fubfiftance. leur foibleffe . Que la féconde claffe a befoin d'une Dans le détail la . leur induftrie ou leur choix . D'entre ceux-ci . &: en tirent les provifions néla fubfiftance de toute la famille. Les autres déterminés pour par leur fexe foins dont . à filer la laine . &c. La troifieme efl paffer très-utile encore en procurant les commodités . parce que la fubfiflance de l'homme toujours efl une dépenfe ou confommation continuelle indifpenfable. on retrouve loppement de l'ordre économique . vaquent aux agens du gros travail ont attention à con. fuite de la même dépenfe. en épargnant aux Ouvriers de la claffe productive le tems qu'ils enflent employé à pourvoir aux nécefïïtés de fécond befoin. 2°. mais conferve . Ainfi la dépenfe efl le premier objet à confidérer dans le déve. il ne peut vaquer qu'à un feul travail à la fois. tel efl fon ébranlement fa marche. & vie humaine. confidérons une famille ifolée. il faut que l'homme dépenfe jourtravailler à accroître nellement pour fubfrfler. la & première l'union. pmfqu'elle fans contribuer en rien à la fubfiflance ni aux commodités . à coules la chaufliire aux cuirs deflinés à vêtemens &c. & & & & Origbe «étés. les ils & & & & De ces trois claiTes tenir entr'eux l'ordre . efl néceffaire aux autres pour main- La féconde efl la plus indifpenfable.DÉPENSES. en les & apprêtant biens pour les divers ufages de la vie. 11 s'eft uni avec d'autres hommes . per Voilà donc déjà trois claffes dans cette famille. &c pendante. Tel efl l'objet de la Société . qui réduit l'homme au travail par lequel il obtient la reproduction de fa fubfiftance. dont le travail fécond ne produit rien . Le n'ont la de travaux mère ufés déformais que la furveillance f père travail. puifque c'elt par fon travail que tous les biens ufueîs naiflent fur le domaine de la Société. foit au bon ordre à l'économie de la dépenfe des productions obtenues par le travail . première que efl deflinée à confommer fans rien produire. La troifieme . pour que la communauté de travaux pourvût à la multiplicité de befoins. . les trois . fouîagent ferver les provifions . productive. les uns travaillent à le travail la terre ceffaires & à la garde des troupeaux. Elle complette. à préparer les alimens .

que par le moyen du travail &: des facultés de ceux qui la cultivent. L'une occupe. d'arranfabrication. 3 d'une aide continuelle &c d'une grande attention à la conservation des facultés des moyens néceflaires pour l'exécution de la culture du patrimoine . qu'elle a fait négliger 6c opprimer même la ainfi buée . Dans ce rouage û bien afTemblé . décide le même arrangement' entre les deux le & premières familles. La même loi de penchant . &c qui plus le fecours mutuel entre les eft. l'une par l'autre . . il Nous Une -autre famille vient fe placer à côté de cette première .la plaine. plus le travail eft continu . Tune les les verpofTede les champs pâturages. On voit enfin que plus la troigement. le fuperflu confolant contre les cas fortuits qui pourroient nuire à la production courante . Nous n'en fommes encore ici qu'à la diftin&ion des clafles . i°. de néceflité. On voit clairement encore que toutes ces parties roijlent l'une dans l'autre . & clafle cultivatrice importe principalement de redrefler les faux calla nommons donc Clafle JlêriU . Les limites refpecnves font circonferites 6c convenues. l'autre les vignobles vient s'offrir de lui-même comme le truchement des gers. mais elle ne produit au gré de nos befoins . dans le vrai fens qu'on doit donner ici à ce mot. . 6c c'eft celle qui fournit aux dépenfes . plus les deux autres ont en ce genre d'utiles ferviteurs. Société par une fubfiftance aifée . Mais tout ceci s'expliquera mieux encore dans la fuite. plus la fubfiftance eft abondante . On voit que plus la féconde clalTe a de moyens 6c de forces tendues au labeur. de fervice . 2 parce qu'il ici de diftinguer la propriété foncière des chofes . La terre eft la fource de la production . On a beau dire qu'elle produit la forme . & . & & . . qui établit la paix deux premiers hommes . 6c dans la réalité de la chofe. puif"qu'elle eft deftinée à fournir à e la fubfiftance de toutes les trois :3 Que la troifieme clafTe qui pourvoit à tous les foins ci-deflus .CHAPITRE!. . culs à cqï égard. parce qu'effectivement elle l'eft. Les productions font enfuite ouvrées ck appropriées à nos befoins par la clafTe indufmais néceffaire foit nous ne trieufe . l'autre les coteaux. & & & & & & & mer & & parce que l'induftrie ne lui eft point exclufivement attripuifqu'il faut de l'induftrie aum* aux Cultivateurs . c'eft produire rien . 6c trace plan de fa fubfiftance fur le territoire voifin. Clafle productive. quelque qu'elle pouvons la nomfubfiftance forte . reprenons en bref la formation de la Société. que nous devons confidérer. L'échange befoins 6c le fceau de la confraternité. eft très-utile doit pareillement être attachée à la par cela même . bien ordonné fructueux. produire la forme . de préparation fieme clafTe eft laborieufe pleine d'induftrie . par toutes fortes d'encouragemens dans fon travail économique 6c précieux. que plus la première clafTe a de vigilance d'attention . C'eft à bon droit que nous appelions la clafTe des Cultivateurs . jouiffent des commodités de la vie . on découvre néanmoins clairement d'où part le mouvement. à la réferve de ceux de la fubfiftance . plus auffl la troifieme clafTe trouve d'objets de travail . s'agit que l'état des ouvrages de l'induftrie manufacturière ayant tellement fafeiné les yeux dans ces tems modernes . Pour en revenir-là .

relativement à fes voiiins .peuvent . il fe livre avec ardeur au travail que fon terrein demande. ou par leurs productions leur induftrie . que l'échange rend le fuperflu néceifaire. . jufqu'au point du moins que les bornes de la nature permettent. 4 du Origine ommerce. voifms . dans les parties de l'Univers qui font peuplées . félon leur état atluel . afpe£t favorable . en échange de fa denrée naturelle . de ceps qui ne rapportent que des raifins de peu de valeur. fans le fçavoir . effet il De même le Vigneron placé fous un . Les nécefïïtés des rapports ont rapproché les familles. de ceci . la provifion la plus néceifaire. qui lui eût donné d'abondantes. Tout ce qui facilite les échanges . ont un jeu continuel par le moyen fe formé les Etats. mais elle ne fe foutient régulièrement que de gré. mon néceifaire de bled. donner fon bled au Vigneron fon voiiin . tout eit Etat . Or n'avoir qu'une feule chofe au milieu de tant de befoins . que nous coniidérons le bon ordre du gouvernement économique d'une Nation agricole. c'eft-à-dire . Les Etats ne font autre chofe qu'une multitude de familles liées par les mêmes Loix politiques . s'enfuit Il je n'ai que Car û & fi je n'échange je manquerai de tout le refte. pourvu qu'il recueille aiTez pour pouvoir lui faire part de la fienne . tant membres d'un même corps peuvent que les différentes toire de l'Etat. ou par fa propre force . Cette réunion peut être opérée de force . C'eft ainii que la claife productive a tout naturellement auiîi les avantages de l'autre claife. Le figne efî lui-même une richeffe qui vaut la . .DES DÉPENSES. ou par fes rapports avec & leurs différentes combinaifons politiques entr'eux. d'obéiifance dans le droit public. tant que les diiférens s'entre-aider mutuellement . ou par leurs débouchés . récoltes . donner aux autres portions. En effet . La fociété reçoit de nouveaux avantages politiques 6\c économiques en s'étendant . facilite les rapports remplit l'objet de la fociété. de . lié les fociétés. Ainii le commerce des dépenfes devient néceifaire entre les hommes même d'une même claife.• /•!•• 1 des échanges. mais leur racine mife à découvert de vue véritable ne perde point qu'on Nous allons traiter des chofes dans l'enfemble ci-deffus èc d'une fimple famille. . Formation des Etats ou Nations. les Etats. que de couvrir ion champ . verroit brûler moiifons par les mêmes rayons qui mûriffent fes raifins mais certain déformais qu'il aura fa part à la récolte de fon voiiin . En convient bien mieux au poffeffeur d'un champ fertile. du Corn- „ £ •. . & & l'exprime donc en équivalent. rendre des fecours en tout genre & & fous la forme d'Etat . je n'en fçaurois échanger . D'un certain nombre de familles adjacentes les unes aux autres . i / i & la chofe . car le Laboureur aide au Vigneron en lui {es : préparant . d'un nombre de fociétés . fe forment les fociétés . c*eil prefque manquer de tout. qui ont un point commun de réunion . Les hommes font convenus de regarder certains métaux comme une matière commune qui rend cette facilité prompte rapide. Ces rapports r fes Adoption des monnoyespouria facilite merce. C'eft dans cet état de grande fociété refpectifs portions du terri- ou par . .

Car on ne fçauroit trop tôt prévenir ici. Dans la Société formée . &c dont y a des chofes dont on ufe fans les confommer & & par conféquent l'ufage ne fe rapporte pas exactement au mot confommation. Après confondra pas ici les v i î î î • / p . Mais ce mot pris dans un fens plus générique . ou de leur échange actuel en argent. en effet l'excédent du produit de la terre Y par-delà ce M qui doit en être r r /•*• j» î conlomme en irais d'exploitation pour procurer la récolte luivante. ni cet argent même . . c'eft-à-dire fur la eonfoftimatioti. par nom de dépenfe. Tout ici roule fur la dcpenfe . qui fert à racheter les biens ufucls . qui opère la circulation . à l'enchère. mais l'emmême dés biens ufuels que les hommes confbrnment & dont ils le . C'eft le prix de cette enchère qu'on appelle revenu. rigoureufement parlant. parce qu'il les détruire . ploi uient pour leurs befoins ôc leur fatisfaclion. ce que nous appelions femailk . mais encore pour rendre a la terre de quoi reproduire 1 année d'après. vaudroit en échange avec & & cette explication . Il faut que le Cultivateur recueille non feulement r pour fa fubfif1 î» tance . Celui-ci a trouvé la terre féconde en des travaux qu'il lui a attribués. ou fi l'on veut. Ainfi dépenfe confommation font ici à peu-près fynonymes : je dis à peu-près . que nous avons dit ci-defïïis. la recherche . les Propriétaires . l'emploi de l'argent pour les achats. il efl à préiiimer qu'on ne dénominations de cet argent.dire . oiiive . que celle du iang l'eft à la vie de l'homme. Le revenu eu. pour écarter l'idée dominante de l'argent m omioyé. que nous n'entendons pas.' f | . qui défigne les prix des biens ufuels . Nous verrons de plus que ce reverfement a des règles fixes dont le moindre dérangement ébranle la machine . de Ia oduit ^ récolte. pour faire vivre toutes les claffes de la Société qui ne cultivent pas. fur-tout quand il ne s'agira point de leur achat. la peuplade . 6c le droit de la cultiver. Les befoins fe font tellement multipliés par l'émulation . La porTeffion même raifon des foins du champ a été mile à prix . & & A ::: Trois fortes de dépenfes relati— . empêche la reproduction. . après cette courte expofition des notions l'argent ' monnoyé. font toujours l'objet des depenfes. peut fervir à à écarter l'idée déterminer ce qu'on doit entendre par dépenfes. lefquels. & & & . ces biens n'ont pas moins une valeur vénale qui en aprécie la dépenie . . Maintenant il fuffit de dire. altère le revenu . &c. dominante de l'emploi de l'argent même . <5c ne dépenfent pas moins en jour/Tance des biens ufuels . n'en font pas moins opulentes . Les Colonies Angloifes &: Françoifes de l'Amérique. par le prix que les biens ufuels qu'ils dépenfent . aiiiÏÏ néceffaire au maintien d'un Etat . Cependant qui fon reverfement qui fait aller toute la machine économique . ues biens-fonds. avec les dépendes mêmes de ces biens . comme le vulgaire. qui ne commercent pas avec de l'argent . c'eft-à. qu'ils ont étendu perfectionné l'art de la Cultivation.CHAPITRE î. • • î > t • v érma s e Poffeflïon " aIlt e . Ce revenu eft en apparence libre difponible dans les mains de celui le nous tout-à-l'heure que ce n'eft que verrons reçoit. les maîtres du champ repréfentent la partie furveillante . ordonnatrice .

cheffes . & & : & & eft : égale . . paroifïent les trois fortes de dépenfes. la rétribution des hommes employés à cette exploitation .&udaffe ftérile. les Marchands qui les trafw quent . Aux dépenfes annuelles du revenu . le Domeftique qui le fert . A la droite font les dépenfes productives relatives à FAgriculture. qui produit feule tous les biens de notre ufage. &: dont l'explication fommaire eft l'objet de notre travail. qui eux-mêmes c'eft-à-dire . qui non-feulement ne produifent pas de revenu. qui fournirent elles-mêmes la rétribution lement . les biens & & & & par les hommes occupés aux feraux travaux . & qui produifent de plus un revenu aux propriétaires à qui fonds appartiennent. Qu'on remonte à la fource de ce payement . fçavolrfia^cMe la i °. en fuivant la marche de la circulation des efpèces repréfentatives de la richeffe dans les différentes mains par où elles ont paffé . Aux dépenfes flériles faites & . annuelle à des biens-fonds .DESDÊPENSES. l'on trouvera qu'il provient uniquement de la terre . 6 préliminaire d'après lefquelles nous partons. à la gauche enfin. les Voituriers qui les tranfportent les Tailleurs qui en forment des habits . qui néanmoins femble avoir fouvent échapà doit être remife fous les yeux par tous les l'entendement humain. Voilà donc les trois fortes de dépenfes énoncées appliquons maintenant au tableau qu'on vient de repréfenter . un Avocat qui plaide une caufe. pé détails . les dépenfes du revenu. vices mais qui ne produifent pas même la rétribution qui eft due aux hommes qui s'y emploient. Cette vérité fi fimple. A la rétribution des hommes productive employés aux travaux productifs . à apprêter ces riles travaux des hommes employés à faire naître le revenu. elle-même une dépenfe pour ceux qui la payent. Sur la première ligne à la tête de tout. qui eft. au centre. produifent &: reftituent toutes les autres fortes de dépenfes qu'elle exige annuelves aux trois ciaf- . par lefquelles les Propriétaires jouiflent de ce revenu . les dépenfes flériles relatives à Vlnduftrie. Car leurs travaux leurs ouvrages ne leur procurent rien au-delà de cette rétribution .en effet. Leur rétribution. en achetant les denrées les marchanen payant par ces achats les fervices ôc difes dont ils ont befoin . c'eft-à-dire comment il fe fait priétaire puifTe dépenfer annuellement être fous . 2°. pour que deux mille livres . nepeut être payée que par les richefTes que les travaux des hommes de la clafTe productive font naître annuellement du fein de la terre. que les dépendes d'une nation fe réduifent à trois claffes. Les Artifans qui fabriquent les étoffes . ) que. le réfultat de ce commencement de déblai. il faut que la claffe prodoivent ( qui la claffe productive. On verra dans la fuite le partage on verra comment leur quotité l'emploi de ces diverfes dépenfes 3°. pour en démontrer l'évidence.entendues deux milliards . tous ces hommes ne peuvent dépenfer qu'à raifon de la rétribution qui leur eft payée par ceux qui les emploient ou qui achètent leurs ouvrages. l'exploitation taîres.

avant que d'être en état de s'en procurer d'autres par de nouveaux moyens.^ ^P^ dépeafesf 5 . ils peuvent en accroître le nombre &c la production. précède ainfi la récolte future . font les outils par lesquels leur industrie. force de ck de labeur portée temps Ç'eft ainfi que la dépenfe a précédé le revenu . Leurs befoins augmentent avec leur nombre. &c. La confommation de la récolte. ce que c'eft que les trois fortes de dépenfes nous avons expliqué comment elles fe rapportent toutes unique fource. de récolte en récolte. la ferrent pour les befoins courans &c pour la réferve . Examinons maintenant quelle eft cette Nous venons d'énoncer d'une Nation à une feule . la féchent . &c tout prend le branle dé la circulation à à fon point de profpérité.' Un Triptoleme ? pour attraper le pohTon leur apprennent qu'en fillonnant la terre. Ils dépenfent ce revenu primordial .CHAPITRE fomme dépenfe pareille doit point prématurer ici marchons pied à pied douze il . ck que la claffe flérile la dépenfe aufïï. Tinduiproduction . Les pierres tranchantes . Il faut une plus grande fubfiflance . avant tout : il faut qu'ils vivent avant d'agir : &£ lorfqu'ils aghTent. la la s'étend fociété fe forme . des poiffons . 7 I. qui feule peut établir la pofîibilité du travail . il faut ufer d'adreffe & d'engins & le gibier . les bafes préliminaires . en infi- un Mango-Capac nuant dans fon fein les grains des plantes propres à leur nourriture . la terre leur offre quelques fruits fauvages . & femblables à l'enfant qui fort du ventre de la mère . Les fecours font plus fructueux en raifon de ce que plus de mains . le bois dur affilé par le moyen du feu. trie profpere à fon niveau . l'excédent du fruit De s . l'abondance s'établit . on Ta déjà obfervé . & fburce. eft la & IL fource des dépenfes : ce font les nous Talions voir. en fon enfance. du gibier. fixé i'attention fur rentrons dans Tordre de notre explication des objets expofés à la tête du tableau. . de dépenfe en dépenfe . CHAPITRE La fource cherchons quelle dépenfes elles mêmes . La fource de la dépenfe vail. féconde leur néceiîité &c leur tra- voyent renaître la fubfiftance . ne perdent pas un inftant pour recommencer leurs utiles travaux. y ont coopéré. toujours inséparable de la dépenfe. plus expérimentées . arrivent dans un defert. Ils & & & actuelle eft la dépenfe précédente. &c. des racines. qui demande à tetter . nous fuffit d'avoir . en panant . comme des Dépenfes. On ne l'explication &£ la preuve de ces vérités . qui devient leul néanmoins le cannevas l'objet de la dépenfe. à des befoins de fubfif tance dès' leur réveil . c'efl-à-dire la dépenfe. s NOu Des hommes afïiijettis .

puifque tout en vient. reproduction en facilitant Dépenfes mitives des En prife- cours d'exploitation. des mélan- ne peut ouvrir l'aide & & & &c. & les mêmes & & d'étendre . pour ne jamais tarir ni s'engorger. cependant la terre eft nulle . La portion conventuelle d'un Chartreux eft fon revenu . comme la rente du plus grand propriétaire eft le fien .SOURCE DES DÉPENSES. ouvrir plus rapidement la terre. Cet homme travaillant à bras . de fomenter. Il a d'abord fallu qu'il d'un outil tranchant. <k. qu'elle eft la vail . autres richeiles à amaffer. ce dernier . renaiffent continuellement les richeffes naifTent & &c ne puifTent naître que de là . coadjutrices de mon travail . Comment doit couler cette fource. comme du plus grand Souverain eft aufti le fien. fans les travaux des hommes. avecfes facultés naturelles . celui-ci la fource des richeffes . ces richeffes d'accroît n'ont de véritable objet d'emploi. qui fait amas des chofes néceffaires. & Il a fallu les voiturer. Iliiifïit d'étabiir dans celle-ci. de perpétuer la dépenfe. en ce que l'un n'eft que confomdiftributeurs. que les autres font ordonnateurs en traiterons dans les Seclionsfuivantes. Ces engrais font du fumier en maffe qu'on a eu foin de ramaffer. a certainement une différence. pour cela fecours que procurer pour le labour. des richeffes d'accroît ou des provifions qui doivent fournir à la fubfiftance journalière. parce que tout ell périffable ici bas. celui des richeffes veller . C'eft ce que nous avons défigné dans ce pende mots. de la terre fe procurât le fein de la terre. à qui elles doivent leur exiftence. de la marne qu'on a tirée des entrailles de la terre . Mais nous mateur . peut à peine fe procurer fa fubfifcelle de fa famille . avec fon outil . de fels dans continuellement en engrais ce qu'elle a verfé de grahTe le fein de la production. qui fournit à la continuation des dépenfes. Que la dépenfe commence tout ici bas . i°. Les le fîfc Il y & & & différens . les richeffes . fe Revenu. Le travail eft donc la fource des richeffes . fource du trai°. au-delà du premier befoin eft provenu la richeffe première . des cendres . Toutes ces richeffes font le fruit du travail opiniâtre de l'homme . de mélanger. le retour annuel .à-dire un produit qui n'eft pas indifpenfablement néceffaire à la confommation prochaine. de réduire. comment elle doit être dirigée. 8 du travail . Il faut donc que tout foit remplacé. c'eft-à-dire ma coopération . . La terre s'épuife . &: celles ci l'attente de à la mon travail. Le befoin journalier de ma fubfiftance m'annonce le befoin des provifions . Je dis . L'acquifition de cet outil eft d'abord une première richeffe fans laquelle la terre ne produit rien. Toutes ces chofes font richeffes réelles extraites de la terre . que celui de fe renou- ges . quoique le travail . c'eft. le voilà privé de tous les befoins acceftance foires. ck de l'accroît des dépenfes qui les ont fait naître. Un homme . Ces richeffes peuvent feules accroître la . pour traîner fon outil tranchant il lui faut rendre autre richeffe que ces animaux. celle du revenu. -dire de de ç'eftrécompense C'eft de là que vient le mot de Revenu . de fe renouveller . Il a trouvé le moyen de s'aider d'animaux plus forts que lui. effet .

Mais montré que il ne pouvoit être retiré de la terre que par coopération du travail. aux valets . ce dont elle contribue en faveur de la Commune. La propriété du fonds de la terre eft. C'eft ici la partie la plus importante . Il faut donc considérer la fertilité comme une étoffe précieufe dont la terre fournit la dont le Cultitrame . plus de fociété . il faut définir ce Nous appelions que nous entendons par ainfi le fonds d'avances & & Richejfes d'exploita- d'agrais de cultivation la terre à l'aide du travail remuer qui viennent folliciter. Voilà la trame. Les Spartiates . En ce fens chaque famille jouit ainfî & les fruits en font communs aux pères partagés. plus de de fon patrimoine . amèneront de cette dernière propo- pleine &c entière démonftration faut en tracer ici les principes préliminaires. qui font inféparables de fa dépenfe de fubfiftançe. aux richeiTes d'exploitation. &. venons au tiffu. fans propriété du fonds . dont on a le moins connu l'immunité facrée. Vainement obje&eroit-on que quelques Sociétés vivent en commun . aux maîtres . qui font indifpenfablement liées les unes aux autres . & aux enfans . Spartiates. La fouveraineté n'eft phyfiquement fondée que fur cela . des trois parties que nous avons déduites ci-defiiis . Traitons d'abord du premier de ces deux points . Nous avons par degrés la rtion. une Communauté de vivants fur le Religieux . vateur eft le Fabricant indifpenfable. des moyens nécefTaires pour empêcher la fource des dépenfes de tarir. eft: une branche néceffaire de cette tige. En un mot . elle jouit du bénéfice de celles qui maintiennent la fociété dont elle fait partie. à tout ce qui compofe la famille. qui vivent encore dans l'état de mifère où nous avons peint les premiers hommes arrivés dans undéfert. qui fubfiftoient en commun des fruits d'un territoire qu'ils faifoient cultiver par des efclaves . eft le rachat de fa propre fureté. . jouiffans de toute immunité chez eux . . irrévocablement affinée par les Loix aux différentes familles . Si elle ne jouit pas d'une pleine immunité . ne peuvent en ce fens être regardés dans la Grèce . dont les richeftes d'exploitation font le tiffu . la feule immuable. Si elle ne fe fait pas fes loix générales . 6c celle qui doit répondre à l'état de tout le & refte. B Propriété.CHAPITRE diiférens IL 9 développemens que nous nous fommes prefcrits . fans le territoire de Lacédémone . celle néanmoins des trois . fomenter. Nous avons dit que le revenu étoit l'excédent difponible des biens provenans de la production par-delà ce que la cultivation en confommoit. On fçait que la propriété du fonds de la terre eft la bafe de toute fociété. c'eft -à-dire. fçavoir . ou des Nations fauvages. que comme le feroit dans un Royaume. la fubdivifion du territoire de l'Etat en propriété . cet excédent & la l'emploi des richeftes & Autorité tuté- & & patrimoine commun de l'Abbaye. ce ne font que des brigands qui n'ont ni territoire ni patrie . nous détaillons tout ici dans & & Comme le fimple tion. à laquelle on a fait le moins d'attention jufqu'à préfent. du Cultivateur .

. ils conviennent enfemqui feules peuvent le féconder. voilà ce que c'eff que les richeffes d'exta * re -ne ! ploitation. ne foit chargé que des dépenfes d'entretien du fonds . qui prend à entreprife l'exploitation du fonds . par les voies légales ou habituelles . ftérile à notre égard . pour ainfi dire . tant pour leur confervation que pour leur & fes par richeffes d'exploitation . Les richeffes de l'exploitation périffables. ne font point annexées à la propriété du fonds. Ces richeffes . faute de richeffes fermières . l'un fournit fon champ.la production au fermier. égal au Propriétaire du fonds. que les loix mêmes de la guerre préviennent autant qu'il eft pofîible mais la fpoliation ou la diminution de ces richeffes privilégiées . fi l'on en çonnoiffoit la conféquençe.je . pour un revenu fixe &C dfpofer de fa perfonne *> V nV J f T la totalité de preicnt. a les niques ^ortunes > ^ es hafards. mais autorifés . qui éloigne le Citoyen riche de l'état de Laboureur . 6c qui demandent un foin Se une attention continuelle . où le Fermier aborde poliment le Proprié- & & & • i . ou fur la perfonne de ceux qui en ont la propriété ou le maniement . qui mériteroient l'interdiftion du feu & de l'eau. que nous Fermier. . x ^ re §^ e ^ e compte . faites apporter à déjeuner pour que nous buvions je enfemble Quoi qu'il en foit . fans lefquelies la terre eft. cède . foit en bien foit en mal. telles que l'afîiette des impôts fur ces objets . m "î«ni'té { des richeflesd'exploiv cation. . font autant d'attentats non-feulement tolérés . d'une portion de fon revenu. la fauffe politique qui détourne les Propriétaires de la réfidence avec ces Entrepreneurs refpettables . . économique. '*. ble des articles de l'affociation . a eft re d* coprore " de yeiuu' momentané . l'ordre précieux qui s'occupe de cet emploi . dont l'importance première n'eft que trop fouvent mé- connue. l'exploitation de leurs terres à de fimples Payfans . dans lefquels le propriétaire. 6c & : tant d'autres qu'il n'eft pas temps d'énumérer ici . les loix qui limitent les termes des conditions . Heureufe &folidement puiffante la Nation. doivent appartenir au Cultivateur emploi journalier lui-même. maintenant ' vous dois plus rien . ou du brigandage . qui flatuent la fureté de leur emploi . Au contraire . du foin de & & & fervir le public . L'e'tat de Fer- miern'eftpasmer- cenaireoudependant du commania rltdbutio^ trui . qui prend. regarder même avec mépris les créateurs des richeffes de la Nation .ck la quittance reçue . dit: Monfieur. Ils font enfemble un traité mutuel d'affociation aux produits de la cultivation . de fa perfonne . avecie poffefleur du bien-fond. à abandonner . qui veut de fon temps. dis. dénués des facultés & à néceiTaires pour obtenir de riches récoltes &:de gros revenus. les oblige . • • . l'aviliffement de 1 • 1 • 1 ' la & . Il fufHt maintenant de les défigner.SOURCE DES DÉPENSES. parce qu'on fe méprend fur le choix des agens à qui doit être confié un emploi fi fupérieur fi important tous ces défordres. Tordre compliqué d'une fociété formée demande que le propriétaire jouiffant d'un revenu fixe ck difponible . peut avoir ete regarde comme un fléau une injuftice . En effet l'enlèvement 11 de forcé des richeffes d'exploitation par les rava- . io Nous en détaillerons la nature & l'évaluation dans le Chapitre fui. &c qui forçant le verfement de leurs dépenfes vers des objets flériles . vant. Le l'ordre Fermier alors dans appelions eft.' j ges guerre. l'autre fes richeffes .

B ij / ' 7 0Utétablie ? . Car l'extinction de cette propriété mobiliaire atlive . foit rien & des terres défertes . caule un grand ^ 1 JJ dépériffee p ro le s fv e^s r d'une nation. Ainfi l'affûrance de la propriété des biens fonds .. . Tant la force reçoit .. eft pris fur une parcelle de richeffes foncières d'exploitation . aller chercher leur véritable emploi. eft precifement ce qui rend fon immunité plus indiipenfable . en faifant rapporter à un feul. que . Auffi r Cette qualité qu'elles ont . qui paroiffent.uné dévaftation du territoire. prend fur fon fonds au lieu de prendre fur (es fruits. cependant fertiles par nature . épargnent les hommes auffi. La propriété productive . appelles revenu . les maîtres . ii la poffeffion de ja terre . Cependant fi ce paiement . 2°. • . tout paroît en règle. Ceux-ci rte doivent donc jamais perdre de vue l'affûrance de la propriété des richeffes d'exploiles eS ^ v Jain^doS s vent être pris fur e pr° dm netdes ' <- biens-fonds.\™ p0/'" lui" r lition genre quelque «'expioitationque ce foit . . Les richeffes d'exploitation. les hommes fans terre fans richeffes ne foient rien . oc que lanecellite que folde. ri j» n r d exploitation . . c'eft une jugulation des hommes . F & i-ii . car entre la force dominante la néceflité dominée . quand on le leur refufe aux lieux de & . ne lî. . devient même un titre valable pour en dépofféder les Propriétaires. qui a fixé le plus l'attention des Citoyens . eft donc la propriété du fonds de richeffes d'exploitation. & • i i i & & & & tation à ceux qui cultivent leurs biens. ifolée des deux autres cîaffes c'eft chofe affez démontrée par l'étendue immenfe . comme tranfportables . èc de mifère s'il s'y trouvoit tout à coup tranfporté Que d'autre part . • fait o 1\ r» Farce charges doivent -elles toutes porter fur cette partie -la. Parce que tout ce qui porte fur les autres. Cette liberté de déplacement dans la partie fi effentielle des richeffes . au premier coupd'œil. où le plus pauvre où il mourroit de frayeur ck le plus dénué des humains feroit Roi . La propriété du terrein devient nulle pour le Poffeffeur èc pour le Souverain. de la propriété des richeffes qui fertilifent les terres. deviendra infruclueufe à l'Etat aux Poffeffeurs . i ne fçauroit s'y fouftraire. au lieu de provenir d'une portion de cette partie difponible des fruits . qu'elle i** i • • \. puifque quatre chevaux labourent plus de terrain en une femaii\e. non-feulement épargnent la terre . arpent plus que ne rapporteroient des milliers de lieues fans elles . les r . la propriété qui doit être le plus inviolablement affûrée par les Loix dans un Royaume agricole . avec ïa même fureté . font vraiment les plus affujettis. . que quatre hommes n'en laboureroient en un mois avec beaucoup plus de dépenfes mais encore elles peuvent. L'état inculte des terres tombées en friche. eft l'anéantiffement de toute propriété foncière paftive. lorfque les Exploitons ne jouiront pas . ne l'ont que trop prouvé. une opération tendante à diffoudre la Société réduire le Pays en defert.CHAPITRE En effet ci-defïlis . commune avec hommes que de ces trois claffes d'Habitans la terre fon propriétaire. Mais cet objet fera conlidéré ailleurs. leur deftination naturelle. en vertu de la faculté qu'elles ont d'être féparées amovibles . il ne fçaunn i r o rr roit y avoir de truchement. tant de malheu- & : & reux dévorés par la famine dans des Villes afïïégées. au contraire .

procurer aux riches Entrepreneurs d'Agriculture la confidération due à l'état de riche Cirecommandable. comme un crime contre la Société. de la & & & L'air eff le premier des biens . duction. foi-même la raifon. Toutes les vail. elles font auffi celle qu'il eff & & : & & . de l'immunité. Il s'enfuit de cette fimple vérité . partie du fonds . l'ignorance de la bonne exécution de l'Afaire fentir de manière à n'en plus douter déguifer à . Les beftiaux dominent en nombre . fantômes aufquels ont veut appliquer des remèdes suffi fructueux. le plus aifé d'altérer par parable qu'on le fait.•& le fubffitut intermédiaire de ces richeffes . de leur tradifparoiffent . pour la cultivation la plus profitable.& conferver. qui efl la mefure . à Paffûrance de la propriété. Parce qu'elles n'ont qu'un feul immunes unique emà rien 2°. diarrhée opiniâtre Les richeffes de l'exploitation de tous genres doivent donc être facrées . ÔC dans le plus airifi le haut prix poffible de ces productions. cependant il n'eff point richeffe . &c à leur emploi libre n'ont la qualité de richeffes. & fans qu'on foit averti du tort irré- Il ne flinit pas d'éviter. il L'enlèvement de ces richeffes eff d'autant plus à craindre . égal là la fource de foute l'opulence . l'eau ne Peff qu'aux lieux où il faut l'acheter. les revenus des Propriétaires & & de l'Etat. qu'il inienfiblement d'abord pour celui qui donne . qui confiftent à la fois dans l'abondance des productions. eff d'empêcher leur Propriétaire de diriger tout l'ufage qu'il en fait vers l'acquifition de l'argent . perpétuité leur emploi. richeffes leurs de vue ne perdre que de la valeur vénale des du fe la débit. qui périffoit d'une griculture les & invétérée. . que. & autres effets imaginés par fpéculations bourgeoifes . la pareffe . ck quand le dommage vient à fe & on en ignore . qui paye les achats du fermier. en croît auffi pour en qualité. &c. fa ruine: 3 Parce de l'inftant calculer qu'en même temps qu'elles peut font la partie la plus précieufe du fonds . &: le foutien de la population d'un Etat . il faut encore avoir une attention toute particulière à les attirer de toutes parts vers le foyer de la repro- & & à concourir. productions qu'elles font naître . hors duquel elles ne font bonnes nullement du revenu. qui s'obtient par les y^gt^s des productions. i°. C'eftbranle facile . Le célibat. 11 faut enfin ne jamais toyen . décroiffent & richeffes réfultantes de leur léjour. que le fut un emplâtre de poix à un malheureux . d'envahir les richeffes de l'exploitation . que s'opère prefque celui qui reçoit. & & les falairesde fes & donne Ouvriers. on veut s'en . méprife . confiant à la circulation. que le premier attentat grande contre les richeffes d'exploitation . il fur -tout affûrer la liberté de faut richeffes ces de . On interpole des êtres fictifs à la place du principe réel . félon l'ordre naturel des chofes . on tranfporte les eifets & on les préfente comme Gaule. font . qui vit de fon fonds. qu'au moyen peuvent qui les réparent annuellement. Parce qu'elles font ploi .SOURCE DES DÉPENSES. au propriétaire de ces richeffes .

comprife dans cet état d'opulence. avant tout par-deffus l ^ » iv 1? -rr 01 rr tout.ci . trouverons dans ces deux objets le véritable moyen d'empêcher la nature & fource des dépenfes de tarir ce qui remplit notre tâche achielle. Se celle . La terre efl d'elle-même immobile L'Exploitant ns inactive. que de l'abondance du travail . es travail . L'homme ce n'efî. que trouvera fe . par elles-mêmes . celle du . que de la valeur vénale des productions. Il en efl de même de ce d'un travail plein nous que appelions richeifes d'exploitation. Sa fertilité volontaire eft relative à un ordre des chofes aux. qu'autant qu'elles font fous la main Nature.' Le peuple man- C'eft a ces rr & 01 .itbon ïmpiôuS & <ie fes quelles il ne nous efl: permis de prendre part . multipliera les hommes c'eft en leur donnant de l'emploi èc bon fa- lité & : qui ne leur peut être donné que par la richeffe. Elles font . elles attendent l'intervention de l'exploitant. dit l'Ecriture . Il efl deftrueuf d'afTujettir à des vues dignes des pauvres la mifere . que le premier des foins d'un Gouvernement face profpere . &c nous c'efl travail. . le s u e ^7e°ridbefles rkhef. 15 deux avantages réunis. que de la richeffe . la terre. ne doit r peuples pas être réduite à ne donner que du pain : . pas ainfi qu'on ne vit pas feulement de pain . le commerce oc le revenu de la Nation . 1 accroifiement Cv la perpétuité des richeifes d exploide maintenir avec la plus févere attention . eft d'établir. la conduite &c le commerce villageois ifolés &: abrutis par laire . du moins quant à nos befoins. productions éparfes de la ne deviennent richeffes. La fureté du pain qui paroît tant occuper la les Anglois appellent Miniftre Jackpuddin ou police Vivandière. & fes f s " les P roc uc * ? .dire du Cultivateur le doit être encore . C'eft anéantir les richeffes . leur va offrir leur emploi. Or ces productions ne peuvent produire leur quade richeifes en perdant leur valeur vénale. l'inbien-tôt la Nation dufl rie . travail . elle-même. la liberté pleine tation . il efl abfurde d'attendre l'abondance du pain d'autre de l'emploi des hommes . Qu'on ne perde donc point de vue . qu'au moyen de notre travail ncbel. &c le miférable manque de pain au s'effraye peu de milieu de l'abondance. Celui qui a de l'argent la cherté du pain .CHAPITRE II. dis-je. eft la confervation & desHchdîbs dW pioitation. . La viande 6c le couteau feroient touqui : & & & & ' ' .à . afîidu. 1 immunité . La terre Jean-farine toutes les richeffes néceffaires pour fatisfaire aux befoins des qui produit de l'Etat . ridicule de n'envifager que le régime du pain dans la conftiîution des Sociétés . tions du pays font ' en non-vaieuu & qui naiffent d'elle. pourvoir à toutes les dépenfes du Gouvernement fatisfaire à tous les differens befoins des hommes par les richeffes & S e JSe^d e nTn- ce du blet! dans . La population Il efl & de l'agriculture d'un Etat. Leur dénomination dérivée démontre que pour être richeffes . le part . dans les pays où les richeifes manquent. L'immunité abfolue des richeffes d'exploitation cohérente à leur à l'objet de leur deftination une fois démontrée . le travail . delà Nation. que doivent tendre toutes les vues d'un fage gouvernement. iîtable à leurs Propriétaires. entière de l'emploi de ces richeffes pour la cultivation la plus pro- quent îesrkheffes * & & • & & ' 1 • ' 1 • 1 1 • & le plus m L'objet P°^^^^' vernement . doit enfanter des forces militaires de terre oc de mer.

noît trop peu la caufe. d'obtenir du Cultivateur ce qu'il ne peut donner . & d'excédant au-delà de ce qui eft néceflaire à fa propre confommation . c'eft la réunion des contradictoires qui détruit tout. que la corruption de la Société l'oiliveté fuleurs élevés. dont nous jouiffons fans en connoître le prix aujourd'hui ni la fource . mais je veux un moment qu'il le puiffe. on fçait cela. (i fruâueules ôcimmenfes. tant que la crainte naturelle de l'expatriation aura quelque pouvoir fur lui . au moral &: au phyfique . En effet. &c que nous croyons fans doute s'être fait tout feul. fans attaquer la production dans fa racine. aux mêmes fouffrances . qu'il eft ruineux pour vous . Il eft donc non-feulement injufte de lui demander . Je fuppofe qu'il retienne une part confidérable de fes profits. Mais ce qu'on femble ignorer . à l'impoffibilité du rétabliffement. c'eft qu'on ne peut lui demander d'autre tribut. Ce dernier point paroît contradictoire au précédent. &c à tout cet aflemblage merveilleux qui dote la Société . ruineux pour vous & d'obtenir. Il n'eft pas impoffible au d'arrêter la fource des dépenfes. qu'il cache au Propriétaire. d'autre fervice . par elle à la multitude de nos befoins réels factices . Car s'il lui eft impoffible d'accorder. ne provient que de l'ignorance mur de féparation . Il faut périr ou revenir aux mêmes travaux . & & : & & . Helas ce tiffu d'opi- & ! & nions fondées fur l'erreur la défiance . fûrement vous n'obtiendrez pas. à toutes les branches de l'induftrie . il ne produit rien tout ce que par fon travail il ajoute à la production par lui-même . qui fournit l'heure . que nous venons de démontrer fi néçeftaires. que vous ne pouvez par conféquent aller chercher qu'où ils font. Mais en tout. véritable fléau dérivé de celui de la du des difperfion langues . mais encore impoffible à lui d'accorder . En effet il lui eft fans contredit impofîible d'accorder félon les règles d'une balance jufte profitable. Il n'eft pas impoffible au Propriétaire de forcer la main au Cultivateur . avant d'avoir amaffié ce fond indifpenfable pefant d'avances dont nous parlerons tout-àdont réfulte la ramification immenfe de biens. avec la même difette qu'éprouvèrent les premiers fondateurs de la cultivation . qui fe propofe d'épuifer on en cond'effruiter la terre dans fix ans on ne le voit que trop .SOURCE DES DÉPENSES. en enlevant pouvoir d'intervertir à fon attelier celui qui doit y fournir. de le remplacer enfuite par un autre ordre d'exploitation . que l'emploi auquel il eft lié. & & & & & : & & & Ce que je viens de dire fuffit pour prouver. On arrive enfin à la ruine totale . Mais en fuppoperbe ont élevé entre les nourriciers îant la chofe vraie que font-ils de leurs profits ? Quel eft l'emploi qui à leur fe préfente à leurs defirs portée ? Que peuvent -ils amafler enfin ? Rien autre chofe que ces mêmes richeffes d'exploitation . qui fait de l'un de l'autre. &t ufage Le Cultivateur eft donc indifpenfablement néceftaireà la production. 14 jours vainement en préfence fans l'intervention de la main . il le rend au Propriétaire.

CHAPITRE IL 15 Qui de nous peut leur prefcrire le point par-delà lequel cet amas deviendroit fuperflu . accroître en richeffes . fi les richeffes de l'exploitation ont pu fe dépayfer . Tout eft en gain au contraire pour celui-ci . Il périt hélas nous non-feulement comme frères. Mais fi-tôt qu'on a naturel qui . L'intérêt du Propriétaire englobe l'autre vont contre leurs plus chers intécelui de l'Etat . qu'il eft difficile à rompre. L'homme s'attache à la terre qu'il a cultivée . a rendu l'homme vagabond par penchant . que ne feroit un Fer- & cela fans augmenter fes richeffes aux dépens du mier moins aifé . de lui rien demander autrement que par le truchement des Propriétaires. le font renoncer à fa patrie . fuir du territoire &c échapper même à la Nation. attire pour lui puifque l'amélioration de la terre en eft une fuite . bieni-tôt un plus grand revenu. l'horreur du défefpoir . eft d'autant plus impoféclairé de la maladie rompu ce lien fible à renouer. l'un repouffe . de maîtres . qui du pays pour le vulgaire. . qui peuvent l'inftruire &C la guider vraiment dans fes tentatives. qui l'attachent aux lieux de fon refuge . femblable au cerf. néceffité. Mais cette mère bienfaifante ne nous impofa & La providence par fiable aucune nécéfîité qui n'ait fon attrait à côté. devons être vraiment feniibîes. jamais L'expérience plus grand du pouvoir des facultés de la liberté expéditive. d'une moindre entreprife à une plus grande. foit manœuvre de la cultivation. L'homme ingénieux & & mécontent a plus encore cette facilité. leur propre expérience la terre eft bien. & l'homme aime à raifonner fon propre fenti. Cette raifon & & & embraffe tout Cultivateur quelconque . améliore la terre par les & : & & & paffe dépenfes qu'il peut faire pour en tirer un plus grand produit . foit entrepreneur . l'un rêts . Il eft donc ruineux d'envier au Cultivateur fon fuperflu . il revient toujours à fon fort. mais comme êtres qui ne peuvent fe paffer du fecours de leurs femblables. revenu du Propriétaire. il a befoin que la population fe multiplie pour la production Se la çonfornmation. Il a encore Fappas de l'efpérance . le Fermier qui s'enrichit. que la terre au loin d'avoir déployé tous les tréibrs qu'elle réferve au travail toute l'étendue eu encore n'a travail. qui ne lui préfente que l'image des malheurs qui l'ont forcé à l'abandonner. par fon territoire. en vertu de fon amovibilité . En un mot. s'il n'eft pouffé avec trop de vivacité. l'autre l'attire : il court ce n'eft qu'à cette perte périt en chemin. Et qui peut ignorer d'ailleurs que le concours des hommes eft effentiel à la profpérité générale car tant & & ! & : qu'un Etat peut. en enviant ou détournant les profits du Fermier. fe dérober à la culture. D'ailleurs un riche Fermier peut tirer de fon entreprife plus de profit . Se feulement embarrafTant ? Ils n'ont en ce genre . mille reffources d'emploi . Mais il eft plus défaftreux encore. l'homme a mille moyens de fubfiftance . femblable au nerf. C'eft-là le principe du didcis amor & patriœ pour ment . que comme humains .

qu'il faut conlidérer l'émigration des Cultivateurs. Ce n'eft pas feulement dans l'expatriation abfolue . Mais ces objets qui prefentent tant de branches ruineufes . il eft inutile que chacun de ces trois Propriétaires excite la production de fa denrée au-delà de ce qu'il lui en faut pour ià propre confommation. en efquiffe. Il fuffit d'avoir démontré ici. la troifieme les vergers. de vêtemens . dans Papoftafie forcée de tous liens nationaux . quoi il manqueroit de reffource dans le tems des déde la vendange de fa vigne . la troilieme des fruits . Se bornant la confommation de fon penfes vin à lui-même . voilà néceffité de fecours . de viande . doit trouver fa fubfiftance dans la por. Arrêtons-nous un inftant . Il faut pour cela reprendre l'hypothèfe des familles ifolées . Se de leur fecours pour la culture. qui m'ont fervi de programe dans la précédente feftion. Voilà trois familles dont l'une poffede les champs . C'eff ici ce qui va démontrer que la fource des dépenfes . Royaume en & nous meneroient trop loin. Se voyons li ce n'eft pas la dépenfe qui devient ici lafource de la dépenfe. Se des lumières ou de l'impéritie de fon Gouvernement. Ainfi la dépopulation eft le fymptôme le plus décifif de la décadence d'une nation . fi le Vigneron ne mange du pain . néceffité de communauté de tion des récoltes qui biens. l'une ne confomme que des grains . lui fert de rétribution pour l'aide qu'il donne à fans moiffon la . 6e toutes les trois manquent de prefque toutes les néceftités de la vie. on peut juger de fon état relatif de dégradation ou de profpérité dans les différens tems . des vins Se des fruits . La vente du P fu- Urnit é«ffa!re ac! croît la richeffe . la féconde des laitages . & Qu'en feroit-il? il auroit perdu fes frais Se fa peine. de la viande Se des fromages .SOURCE DES DÉPENSES. il faut fur-tout établir folidement Se inviolablement la fureté Se l'immunité des richeffes d'exploitation. û le pâtre ne confomme du bled îbns. Comme néanmoins c'eff . Le Vigneron fes -ouvrages faits . Se en comparant l'état de la population d'un différens fiéclës . eff la déP en ^e elle-même. tion& hde^enfe' & augmente là popuiation. Je dis plus . l'autre les pâturages. que pour maintenir la fource des dépenfes . Cet article eïl d'en empêcher : l'engorgement. Ce font ici les prémais il eft un autre article auffi effentiel à liminaires indifpenfables l'entretien de la fource des dépenfes. court à cet emploi . Sec. Si chacune d'elles s'en tient à fes propres productions . Se y tranfporte fon petit avoir. l'homme abandonne la cultivation . Les beftiaux ont befoin pendant l'hiver de fourages fecs que la culture peut feule leur offrir. Si-tôt que dans un Etat on offre un emploi moins pénien apparence auffi rapportant aux richeffes d'un Etat particuble 3 lier . établies Se protégées même dans les Sociétés caduques . Si le Laboureur ne confomme des laitades boifges. Les champs ont beioin de l'engrais des beftiaux. il manqueroit de pain . de laitage . leur travail ne fçauroit être fructueux que par un concours mutuel. îô & de la puifqui forment enfemble le cercle concentrique de l'opulence fance.

mais le & & & & & & & & & & & & ta /bwree Jes pen es font .. c'efl le choix d'une matière commune qu'une rareté meiurée d'autres qualités propres à faciliter l'échange . ce qui efl dire. c'efl non . autrement dit le commerce . la jouiffance même de ce fuperflu. Voici comment. Cet échange efl proprement le commerce dont nous anal /ferons ailleurs la nature &t les propriétés. efl ce qui fournit aux befoins mutuels . celui qui engraiffe des poulets efl ordinairement celui de vendre à fon voifin .CHAPITRE IL 17 étendre fa jouiffon fuperflu qui doit fournir à fon nécefTaire fance . par conféd'accroître les quent dépenfes . L'échange . par la facilité de letranfporter fa valeur circuler de le faire . de goûts Toute la . nous entendons par ce nom générique l'argent. oc que nous avons prouve que cette fource étoit la dépenfe elle-même qui excite la production deflinée à fournir à de nouvelles dépenfes . c'efl-à-dire . économique Société coniifle en un feul point C'efl-là le néceffaire. Cette matière divifibie . celui par contre-coup de toute la Société. en traitant' des moyens d'éviter l'engorgement de cette fource . & vivifiante. on qui en mange le moins. L'intérêt de ces agens.feulement principe de toute aclion humaine.il de lui vendre ? C'efl mais cela pour fçait pourquoi importe ne pas acheter. : la le U tranfmutation du fuperflu en Société . qui épargne aux vendeurs la aux acheteurs le déplacement perte de teins. de grofîir la fource ÔC C de la diriger. tout le nœud phynçue de de fyflêmes l'attion . vous n'aurez plus d'emploi de votre fuperflu: ne lui vendrez & c'efl : & & & plus. l'effet . d'opinions .1 . il a la propriété de multiplier les befoins . ce mot tant ufité & grand nœud peu défini fi de . il faut que ce foit là dépenfe. Les agens du commerce font les ouvriers pénibles qui fe font chargés de ce rapprochement continuel au moyen d'une rétribution qui les fait fubfifler. c'efl la définition de commerce . Il importe donc .n vous ne vouliez que vendre chez lui la fource des dépenfes . qui pour cela même a été appuyé vention la plus générale. L'argent donc efl devenu par le confentement univerfel . Tout voilà la fource dés dépenfes tarie par-tout . à la communauté forcément ramené dans la nature économique nous les font nous abfolue de biens avec ceux qui plus étrangers de climat. & voilà l'indigence. pouvoir acheter . ont revêtu du confentement univerfel . qui prefque toujours efl le qui follicite la production vrai néceffaire . fitôt qu'il ne dé^enfera plus. ck le Courtier de toutes les demandes .'fe . par le repréfentatifde tous les befoins de la Société . . car vous arrêteriez chez vous dès que vous il ne vous achètera plus .es J^ f fon* les t'épenfes ^Inf^lT cheffes» * . Le mperflu de Pierre en vin devient par le moyen de l'échange fon néceffaire en bled . Mais comme nous traitons ici de la fource des dépenfes . Le plus frucde la contueux de ces moyens. il eft indifpenfable . d'un prix à-peu-près convenu. efl ce que qui comprend plufieurs métaux. les dépenfes &c la production. &c. de préjugés & même de fympatie. efl de faciliter d'accélérer par tous moyens leur opération. requ. de dire un mot de ce qui facilite fon écoulement.

il eft vrai . mille aifances qui complettent la vie ornent la Société . plus de entre les Nations féparées . Je ne fçaurois échanger des matières pérhTables que dans mon voifinage . des & dépenfe ma propre production bornée. d'ouvrages &C l'échange réciproques de fervices . quant au befoin. préparer leurs denrées de manière qu'elles arrivent jufqu'à moi . de informes débris l'efpece que quelques donc dans les Etats une fuite nécefîaire de l'interception du Comextérieur merce donc toute prohibition de commerce intérieur des productions d'un Pays. quant au liiperflu. à vivre comme les Rouliers d'Orléans. fi j'ai du plus j'aurai de ce fuperilu . fion de confommation . dès . mes voifins n'ont que du lait. ne tirer leur rétribution que fur la denrée. la jouifîance de toutes fortes de à Me voilà donc initié j'aurai d'argent. & ces hommes . DÉPENSES. des boifîbns Se fruits. plus mperflu de productions à vendre . pourvu que j'aie de l'argent. Mais dequoi l'indigo . refus abfolu aux befoins .SOURCES DES. la fuperfluité . Par convention Les denles achats. puifqu'ils feroient obligés de donner de leur pacotille pour payer leur écot en chemin. fans communication argent plus de change en tout genre . premier il en Voyons comment cultivation . par conféquent de productions l'homme fe fixeroit au néceïïaire rigoureux uniquement pour luila étendent même . toute impofition grave fur les denrées ou marchandifes . les folde toutes il eft tout .& des Indes les rées . qui boivent à même le tonneau qu'ils font chargés de voiturer? Cela ne fe peut. de cette forte de bien. confentirontils à. dans la circulation continuellement rentre par toutes les Occidentales Orientales . dès-lors tous les travaux qui population par la comdes 6c munication productions . J'ai befoin d'hommes pour m'aider à la . multipliés facilite l'exploitation. par ventes . à ce qu'il m'en faut pour fournir au nécefîaire de mes voifîns. des parfums . & & & & & & & : & & & biens. ouvrages l'autre hémifphère . quant à l'ufage. où il n'eft pas befoin d'un grand déplacement. &c.les Colporteurs de mille autres choies . elles peuvent m'apporter de du caffé . de befoin abfolu . Voilà ma dépenfe groflie . tandis qu'il mon bled leur dût -il fufEre. les hommes feroient réduits à un û petit ne refîeroit plus fur la terre fi brute. J'en aurai . 18 Je n'ai que du bled. à un état fi ifolé nombre qu'il La dépopulation cil humaine. & leur faut payerai -je leurs denrées? Je n'ai que du bled. du fucre . aiguillon que l'argent a donné à voilà mon mes befoins travail. fe pré&C de l'un utiles ou agréables productions sentent à ma portée . du Cacao. feroient anéantis . plus néceflaires dans les échanges lointains qu'entre voiiins. L'argent qui n'eft rien ou prefque rien. Voilà donc ma bornée aux matières de premier befoin . Ce feroit bien pis û ces échanges fe foldoient en matières ouvrées . fuprefde travaux. attaquent mortellement la Population. Les Nations plus éloignées . les contrées fertiles en productions qui ajouteroient à ma confommation la commodité . peuvent . En un mot .là . fa nature. les autres fe gâteroient en chemin.

en ce qu'il repréfente . l'avare . ou befoins . plexe également en perfectionnant leur objet C'efl la découverte du Tableau économique . de voir la plus haute politique devenir fimple. mais plus on l'approfondira. qui doivent entrer dans tous les calculs généraux de l'ordre économique. laproduction dont les aux nouvelles dépenfes. qui en Société. qui efl le feul qui» lui c'efl-là l'objet capital du Tableau le fuit . devenu le & & nier emploi . indépendamment de tant les a&es de comfondé ont principales 0B de u décorées. fes pactes . qui efl due à notre âge. 19 la feule mon étoit chofe de leur befoin n'avoient pas bled. Voilà fon fes remplie. 2 dont Sociétés policées. plus l'on fera furpris de trouver des certitudes où l'on a craint des paradoxes . fans altération de fes loix . qui efl le bonheur de l'humanité. Il s'en l'on peut dire que empare . l'éclairé. qui devenant déformais le truchement univeraccorde toutes les portions ou quotités corrélafel . frappe du grand jour de la le ravir à vérité tous ceux qui veulent l'intercepter dans fa courfe la circulation . de la Morale . Que n'ai -je affez de génie pour déduire . conforme toucher fans effort à fon aux règles de l'Evangile . facilite efl le véritable lien. fourniffent fruits C'efl donc à bon droit que le Tableau économique ne confidère rapidement vers & Princîpaux ex* que par l'argent. devient dans les pufle offrir. qui croient profiter en le détournant. il la fait couler & & & & fa direction néceflaire. L'Argent . qui lie tous les rapports entre les vertes. fes annales Celle de la Monnoie . un dérivé des deux autres efl les comneveux nos . Il groffit la fource des dépenfes . dérivées de cette étude qui s'offre à moi La fuite de ceci en préfentera quelques-unes . les dépenfes mêmes l'emploi des dépenfes il met. il évalue tous les objets de dépenfes . Ces trois font. il éclaircit toutes fes & convienne économique. profiteront .CHAPITRE II. Un des plus utiles effets de cette admirable invention . en m'en évitant le fardeau tout autre figne tranfportable &c convenu . en un mot. il efl l'ame de la Société ck l'auteur de tous les biens. embraffe tives . il efl de tous les crimes de tous les maux . infaillible . que dismettre en ordre toutes les véripour défigner feulement je tés politiques. voilà fa tâche & dignement routes . Trois grandes inventions Utem" ^règ^ent flablement les fociétés . Le fuivre . Il efl donc de la plus grande importance de le fixer à ce der- l'argent à fes véritables propriétés. les enfans en état de crier haro fur le voleur . véritable but . comme agent principe le mobile de la circulation . efl donc néceflaire dans la accélère l'échange. l'aider dans objet . & . l'aveugle . i°. il & : C ij . c'efl-à-dire à la Société . L'argent mains de mes coopérateurs la caution de ce qu'ils ont befoin qu'ils me procure aufïi en petit volume mes ne trouvent pas chez moi . le fycophante . le cupide . efl de fixer ne repréfente la circulation Jg & & . qui feule donne à l'humanité le pouvoir de tranffes découmettre . L'ind'autres qui les ont enfuite dotées ventionde l'Ecriture. à fçavoir. qui que je dénoue notre embarras mutuel . La troifième enfin . le tranfport. & & : & & ! ! & & Comme Idole des Nations.

dans l'exemple donné . la & & Dieu donne gratuitement. des poifîbns . nous l'avons dit. développer leur importance notre devoir mon- L'argent noyé n'eft qu'une ncnelie permutabie équivalente à tout dans la . Tel efl le rouage qui fait de notre fource un méandre. Plus le foyer a d'a&ivité. la troifième Angleterre. par-là même .à -coup Société entre ces différentes familles . . ils fe parleront tout l'excédent de mes provisions . L'échange efl le foyer . des vergers .- i ' ' i . De fon côté . la féconde Allemagne. du que renouvellement des dépenfes. impie même.J o 1 « 1» 1 ara P as beioin . notre unique * de leur être néceffaire. la place . fe repliant fans ceffe fur lui-même. communication des réciproque biens ufuels.\zsl\chtl fes & tion. Néceflîté P !? emre de ermutat ' on leTdifféren- tes Nations.SOURCES DES DÉPENSES. Je explique. ne marche que par la communauté de biens. Paul reçoit comme néceffaire cet argent. Paul n'en » . l'argent efl l'amalgame qui lie les matières premières . &c qui eu la feule chofe dont il puiffe fe défaire. continuons. la popuia- des Je fuppofe maintenant que cinq premières familles qui s'établit fent auprès l'une de l'autre . des épices . foit au phyfique. car s'enfuit & demande qui doit pourvoir à la dépenfe. D'après cette vérité . Mais quand Paul le donnera . un autre en voudra oc le paiera . rapprocher leur étendue voila . efl la tranfmutation du fuperflu en néceffaire . des métaux. qui repréfente le vin dont il a befoin. L'argent fuit donc choies qu'il reprélente. . J'appelle dévorer le fuperflu. il eiï certain qu'il eu fuperflu dans la rr j J il i t » 1main qui le donne . car fi je me paffe de mes voifins . L'argent de même commence par être fuperflu . plus le grand œuvre s'accélère. Pierre a du bled à vendre . doit être fupprimé. qui le lui procurera en échange. poffédée tout-à-coup d'un démon cxclufif. Nous avons prouvé que la dépenfe étoit la fource de la production . & portion du bled qui eft fuperflue à fa confommation. tend à devenir néceffaire . Il ne fçauroit être attifé que par la fuperflu Il . ncceiiaire dans celle qui le reçoit. Cet objet doit être de nous pafTer d'eux impoiTible en foi. foit au moral . de ceci que tout l'art &C le grand œuvre de la Société . . Tout . mifes en fufion dans le creufet de la fociété. la féconde des bois des minéraux . eût dit à par foi: ceux-là font étrangers. ne à Paul à Pierre donnera une moins repréfente pas gent que ' ' • • • m ' • . des huiles . Pierre a befoin du travail de Paul . fi chacune d'elles . l'une fe fût appellée France . il le donnera comme fuperflu . pour ven^s. empêcher de naître . n importe . la quatrième des vitmes troifième des befliaux de : & & & cinquième des fruits . auroit tout. car s'il avoit un befoin plus prenant que celui & garderoit pour ce befoin. la des laines . dévoré quatre feul dans la nature qui intercepté la & cinquième du fuperflu de chacune d'elles. cet argent . -ù vues . la qua- trième Efpagne la cinquième Italie que la première eût eu des grains y des vins . pour redevenir promptement auquel la cbnfacre. puifqu'il n'y a que objet abfurde la foie . L'argent donc ne doit jamais être dépouillé des propriétés de ce qu'il repréfente. le il môme marche il le les & 1 il ne vaut qu'autant qu'il rend richeffe pour richeffe. des lins Se des fils. auquel leur demande eût & donné un prix. de moi .

liberté rn erce bit « fubfirtei- r aifon du & de Ia Comdu dé- . n'ont pu recouvrer leurs frais . Au milieu de. eft beaula confommation dont d'une forte traite en Europe d'épicerie. pardonnez-leur qu'ils font . eft parvenue . Nous ne fçaurions produire beaucoup des lors. &ont reçu un échec ruineux. & prononcés ces mots divins. il faut qu'il arrache les productions chez les voifms .' J .à éteint la Population principe & fin . l'on n'y le fecret i • / . au-denous de ce que le Pays où elle croît en produiroit natu- coup rellement. arrête le débit s'appauvrit . «exploitation ne . qui eft plus particulièrement à fa difpofition. fit arracher cette plante dans toutes les contrées voifines d'une feule . ce monopole que des démarches vers voifms achèteront nos alors peu . ax Il efl une nation marchande . car ils feront pauvres. Il a fallu . comme on a diminué des quatre cinquièmes le nombre des accuereurs . ont vu tout à coup tomber la valeur vénale de leurs productions . nous ferions nousmêmes obligés de brûler nos moiflons . - Seigneur. de crainte que le reftant ne pénétrât par ailleurs . cela fe fait de foi -même.. la famine. peuvent ff' à . gnerons en leur poiées. dire . a / ji reurs non avertis des précautions de la politique enchevêtrée qui leur coupe les vivres . autres Des . mais nos Guerres ne font autre chofe encore tous nos Tarifs . chaque Ville s'appro- fe Le * dépenfes . qui leur fait une leçon d'autant plus aifée à fuivre qu'ils n'ont pas la force de tenter de nouveau la même infortune. qui . dit-on de tous les lieu. que la Compagnie qui fait ce commerce . nos Traités Mais je veux qu'on y ruineux. & & prend garde.. ou comme il faut néceflairement une valeur vénale à nos produits . autant qu'elle peut .CHAPITRE II. de l'ordre de celle fur laquelle furent fans quoi ils fe d'elle. parvienne. non-feulede nos Manufactures . i r ffis f-> rieur de la famille devient chaque jour moins aliuree. pour arrêter cette fertilité . Moins de productions . le privilège exclufifde la navigation à faire feule la mercantille. par des travaux difpendieux. attentive par tous moyens à fe conferver . eft la conduite d'un gouvernement qui veut vendre à fes voifms . révolte contre les acheteurs . ou équivalent . ainfi le cercle de mifère prend le cercle de profpérité. . quand la confommation y devient moindre qu'elle h'avoit prévu. / i & • . voir à la fubfiftance . Alors . elle brûle elle-même en Europe le tçfte de {qs magafins . i 1 • . . rétablir leurs avances . Telle . une police .. p< rte fur tout à la fois. & comme elle eft dénaturée. la provifion alimentaire de l'inté*. moins de dépenfes . qui ne leur veut rien acheter . on & Ce défaftre . paieront fi ment nos précautions pour cacher .ce cercle de mifère . les Laboui. . Car. payer les revenus . fous prétexte de pournée en année . chaque province fe cantonae. : ce on la difette que nous dési- lors les barrières font en temps de peft?. obligée Malgré cette précaution cruelle de faire l'enlèvement de toute la production qu'elle permet en ce genre . borne ils les ne fçavent échanges pour éviter. de peur qu'elles ne vinflent à trop bas prix . n'ayant point diminué leurs dépenfes d'exploitation au prorata. . comme chaque Canton . . c'eft . La Cultivation &c la Population déchoient ainfi d'anenfin la difette vient.

Que Gouvernemens . : & & que l'ordre même des dépenfes entre les claffes. confervation de la Société . en traitant des avances des dépenfes \ nous tâcherons de percer la totalité dans la fuite de cette Explication. defféche . immunité des richeffes d'exploitation . Nous n'avons fait jufqu'ici qu'ouvrir la voie à l'intelligence de ce Tableau. plus celles-ci fourniffent aux dépenfes. Il réfulte de là que gêner. & . plus les befoins s'étendent: 3 Q Que plus les befoins fe multiplient. plus les dépenfes . que tout commence par la dépenfe la même quotité de revenu reproduite par la dépenfe . font trois conditions indifpenfables non . qui attaque les ventes attaque les achats . attendu que. & . languit. les richeffes &c la population s'accroiffent 4 Qu'extenfion de dépenfes eiî multiplication d'achats 5 Que plus il y a d'acheteurs. qui charge les confommations étrangères . fans laquelle il n'y auroit ni reproduction de revenu pour les Propriétaires . c'eft fe couper la gorge à foi -même. les confommations étrangères propres confommations de denrée ou de matières étrangères . : . Mais avant que d'en donner la démonftration parle Tableau même . immunité enfin de la perfonne Se de l'état des Cultivateurs . . qui charge les fiennes propres . les ne le . Nations .il SOURCES DES DÉPENSES. parce que la nature aiTujettit tous les hommes aux mêmes befoins : 2°. On voit que le revenu y eu mis à la tête de tout le branle delà circulation ce qui peint à l'œil on retrouve au bas cette vérité. d'où fuit celle des achats des ventes . : : & nos quelque forte que ce puhTe être . entraîne avec elle le dépériffement prôgrefïif proporla ruine de la Nation. Telles font à peu près les principales voies par lefquelles l'engorgement peut tarir la fource des dépenfes Immunité des dépenfes . C'en eft affez maintenant pour & & & & : inférer de ceci. Le revenu qu'on y expofe eft de deux mille livres. fe perce le cœur. fe coupe les quatre veines . périt . . ni reproduction de fubfiftance pour les hommes. en & les i°. plus on fait renaître de productions 6°. Que plus les hommes entrent en communauté de befoins. tionnel d^ toutes les claffes . tendue de fubdiv liions. il faut en développer entièrement la marche. Que plus il y a de productions . Le tableau ne nous préfente d'autre défignation marquée des fources. & & & la cultivation recevant la loi d'autorité . Nous allons commencer à entrer dans les détails de fa compofition .feulement de la profpérité . étrangères entr'elles par les Loix fçauroient être par les confommations . repréfentant deux milliards pour éviter la multiplication de chiffres & trop d'é. Tous ces maux font une fuite inévitable de l'erreur de chercher à prévaloir par un avantage des ventes fur les voifins nous développerons mieux encore cette vérité en fon temps. vifionne de force l'anathême de ceux qui lui dévoient déférence fupport. mais de la des revenus du Souverain.

fallu fe fixer à un ordre fictif qui réduife cette distribution à une marche plus fimple . & & & & & & par l'accélération qu'elle donne à la circulation. i Q Celle de la clalfe productive . j'ai repréfenter le foin de l'aller chercher. Il fuffit feulement ici d'apercevoir le fil de la première diftribution de la dépenfe de l'argent du revenu .ce qui détourne l'attention. que la feulement reflect de féconde main. qui par fon reverfement donne la vie à la main d'oeuvre. qu'on fuit idéalement toute la marche effective de la & Mais nous ne commencerons à entrer dans le détail de cette marche que dans le chapitre fuivant. revenu qui a été payé aux Propriétaires par & qui efl remis ici dans AfP e& la circulation par les Pro- <fa ta économi- le que. & continue par fubdivifions particulières jufqu'au dernier denier . Celle du revenu provenant de la production . cru devoir des douze Chapitres indiqués. ou claffe productive: toute l'opération économique de la Société. •. par par le reflux mutuel. en ce que cette tive. Cette diftribution s'y fait d'abord en malle . fe & & & & . ainfi que la claffe précédente. . qui par -là paroît faire un effet pareil dans la Société à celui de la claffe producfe voit à l'œil . Ainfi outre l'argent du la claffe productive . Il préfente ici trois colomnes. qui'paffe par reverfemens d'une claffe à l'autre . quoique dans la réalité elle foit beaucoup plus détaillée &c diverfifiée . qui repréfente les fommes des quotités de toutes les pulfations du balancier économique contre les parois de la cela jufques dans les dernières fubdivifions qui pareproduction. 3 Celle de la claffe Itérile qui confomme une partie repoiuTe l'autre partie. qui fe porte en parties égales à la claffe productive Se à la claffe Itérile . le commerce des ventes entre ces deux par réciproque des achats circulation. & & roiffent ici graduelles fuccefïives . i°. fait en foi ce qui . Elle eft aufîi repréfentée fuivie jufques dans {es moindres fubdifivions dans fes moin- & & dres vaiffeaux Capillaires. de repréfenter cette divermais il eft impoffible inutile de fuivre fité innombrable de détails.alité ici à l'œil ou pour épargner & le branle à la reproduction . C'efl ainfi qu'on repréfente l'anatomie entière de la Société .CHAPITRE CHAPITRE Des III. claffe ftérile. Mais la différence efl grande . Il a . plus courte plus facile à repréfenter. avances des Dépenfes. l'autre ne fert à la reproduction que dernière reproduit tout . 13 III. & & claffes. mais qui ne forment enfemble que la diftribution d'une année. qu'i l ne foit pas encore ici queftion de la véritable explication du Tableau qui ne fera pleinement développée que dans QUoi .

double de la totalité de l'argent qui circule . y enfond des avances annuelles toujours employées à cet amas de matières premières prifes dans la maffe des productions de la nation ou de celles de l'Etranger . on n'auroit pas d'idée de la maffe totale des richeffes comprifes dans le jeu du tableau . ou renouvellement des avances annuelles des autres reprifes du Cultivateur. ïl faut donc ici que l'entendement fupplée à l'organe . cette même moitié qui paroit retenue. y fuppofe un achat de denrées ou de marchandifes égal à la fomme d'argent qui y efl apporpriétaires dans les . la moitié qui paroît y refter pour fa dépenfe de confommation fur foimême . &£ pour le payement fuccefîif du revenu. Il ne faut donc point calculer les préfentées . &£ fuppofe le retour de cette portion qui femble abforbée. la totalité de ces fommes efr. par cette circulation. & la circulation fait palier 6c reparler que on voit que. Des fommes qui frappent à chaque dation des deux clafTes actives . elle s'écoule dans l'exploitation de la culture même. par des canaux qu'on n'auroit pu repréfenter fans compliquer à l'œil le tableau de manière à embrouiller le Lecteur./ DES AVANCES DES DÉPENSES. Il faut bien obferver ici qu'il en eft de cette circulation de l'argent du revenu . il deux faut clafTes tée. Ainfi la totalité des achats efl égale à la totalité des fommes par les deux clafTes actives . en confommaîion fur foi-même . quant à la clafTe productive. 14 de plus fuppofer les richefîes ufuelles qui s'achètent avec l'argent qui va y circuler. pleine profpérité. &i déligner ainfi la place des maté- le riaux . aui cÛ la fource de toutes les richefTes. 6c pour y renouveller continuellement les achats des matières fommes ici qui nous les & & & & & & & premières des ouvrages qui s'y fabriquent . par les achats continuels de ces matières . où chaque revirement de l'argent vers Tune ou l'autre clafTe . cour le payement de leur revenu . la moitié paffe. elle eft. tretient le & & Tel eiî s'en faire premier coup d'œil qu'il faut jetter fur le tableau pour une idée fommaire . ne cefTe point non plus de circuler de re gaffer à la claffe productive. Sur cette partie . comme de celle du fang. comme étant en ftation dans les différens points repréfentent .ici repréfentée dans l'état d'activité de du jeu libre confiant de toute la machine. De même . cette moitié. que par conféquent la totalité des achats eft double auffi de la totalité de cet argent . lequel par tous les reviremens . Car fi on ne penfoit qu'à l'argent &c à fa marche . mais cette portion de réierve apparente ne doit pas féjourner davantage que l'autre . celles-ci paroiffent en repoufTer la moitié feulement réferver l'autre . Il faut que tout circule fans relâche : le moindre arrêt feroit dépôt. eft enfin recueilli en entier par la clafTe productive qui le rapporte de nouveau aux Propriétaires . ce font de limplcs pulfations d'où le frappement doit être également rapide réglé . quant à la clafTe ftérile . pour recommencer de nouveau par fa circulation les achats des nouvelles productions que la clafTe productive a fait & renaître. dis-je . fans quoi la machine fe démonteroit .

le travail confifle donc non à chercher . Se qui leur font fçait . travail des hommes. pourvu qu'ils aient. compagne û rare des fciences humaines . fï avec elle par cette expofition artificielle . il s'agit à préfent de confidérer les premiers refTorts de la machine . mais à choifir . dépourvus de richefTes. il faut analyfer leur nature. cela étoît cellesnéceffaire pour montrer que les dépenfes procurent lés ventes. eux-mêmes. des richefTes pour fubfifler. en attendant celles qu'ils font renaître par leurs travaux. Tout dente. fi préalable. là les caufes & & . ils les multila culture de la terre . qui n'efl pas indiqué dans le tableau . Se pour perpétuer ces dépenfes . tout a une liaifon évicorps lumineux. que tout fe change en principes pour qui fe trouve une fois fur fa route. leur quotité efl marquée dans le tableau à la tête de chacune des clafïes aclives . Les richefTes font donc elles-mêmes la fource des richefTes qui renaiflent des richefTes ne hommes fuffit pas au befoin des fe multiplient . Tel efl l'objet de mon travail actuel. d'avance. Se que ces productions ne peuvent plus fuffire à leurs beloins . ou à l'aide du hommes dans les pays où les peuvent par leurs travaux multiplier aufîi les richefTes . ils vivent d'abord . des productions qui y néceffaires pour fubfifler . Nous & tance . ci la reproduction . indiquent les avances annuelles . porte l'explication. préfentent tour à tour les mêmes attributs . comme on le P^P* naiffeiit naturellement . d'exploitations de le revenu de l'année précédente dépenfé dans l'année tous genres . pour dépenfer il faut avoir avoir qu'elles dévoient des richefTes à dépenfer . parce qu'il efl hors de l'ordre de la circulation qui efl tracée . Tout efl fimple . Les premières portions de richefTes que nous avons remarquées à la tête du tableau. Lorfque quelques hommes. objet fi efTentiel . 25 qui fe préfentent à mefure qu'on avance dans La vérité . & courante. là les réfultats &: les conféquences deviennent des décifions Se des principes. Nous en fommes au les effets alternent entr'eux fe & développement des avances des dépenfes. dans la proportion : : & avec les produits. tout fait corps . mais . perpétuellement. par 1 de .piSatfon. tout marche de front . Elles renaifTcnt ou fpontané. tout efl frappant. ils parviennent aufîi à plient. un caractère û lumineux matériaux fans nombre . qui leur font restituées par la vente de leurs produits c'efl par ces ventes que nous avons commencé à envifager le jeu du tableau . à ranger les matériaux. &. arrivent dans des Trcîs fortes ^6 *' terres défertes Se qu'ils s'y fixent . La reproduction fpontanée les richefTes renaiflent ment . à mefure qu'ils fe multiplient . Là les figures font des tableaux animés .CHAPITRE III. il faut que ' Ceqaec'eft<îue avances des es . L'exploitation précède les ventes des produits ainfi il faut que les exploitans fournifTent eux-mêmes les avances annuelles . mais ils par le travail des hommes. Le travail efl infépafable des dépenfes . Mais il y a encore un autre genre d'avances dont nous parlerons . & abondant . les avances annuelles . Se qu'il fuffit de le faire connoître pour en voir l'ufage Se la nécefîité. avons dit un mot de leur imporjufqu'à préfent ii méconnu.

de droit naturel & & que les autres de convention fe fixent à néceffaire. D'autre fon état fes reffources fon étendue . aucun n'a eu à beaucoup près tous les avantages d'en- Nous partons d'après femble . Nous venons de voir en quoi confiftent ces trois propriétés . qui . part lierement développés dans un ouvrage moderne . ou de la part qu'il repartition propriétaire de la terre ret/re de la. hommes de ces fe livrent à l'mduftrie . les . les poffe fleurs les & & Les hommes peuvent encore la propriété des richeffes vant & fe partager d'exploitation de la propriété de la culture . Ces avances font de deux fortes .primitives . de proportion . C'eft fur le rapport le produit que cet ouvrage a démontré pofîible dans ce beau Royaume . nous avons à traiter des avances qui leur font néceffaires pour entrer en jouiffance . paffagere . les autres primitives. De-là s'établiffent les trois fortes de propriétés. trop vrai pour avoir paffé fans contradiction . leur droit fur la reproduction. Ceux-ci font. & maîtres des terres qu'ils ont défrichées . font les richeffes que le Fermier ou Cultivateur déperife pour exécuter les travaux néceffaires pour faire renaître les richeffes. La propriété de la terre . les unes annuelles . l'une après l'autre. De tous les arrangemens de fociétés & d'états que la fortune a combinés depuis le monde connu . comme celuici. trop peu démenti pour ne pas fixer tous les doutes . ou des ouvrages de l'induftrie. enfin de tous les dons phyfiques moraux . De-là s'eft fait la en du revenu. que nous faifons porter nos calculs. de fertilité . fe répéter qu'en fe reproduifant. manières de les préparer pour en jouir plus utilement plus commodément & plus agréablement alors une partie i6 s'inftruire des différentes . en la fe terre & confef- de part d'autre. Peu importe au fond le plus ou le moins d'une telle hypothèfe . qu'ils ont continué de cultiver. de la part qu'il a fur la reproduction. ainfi que tout doit l'être ici bas . avec aïfurance ae ne voir jamais tarir la fource de cette jouiffance . & & & & & autres annuelles. de débouchés 9 de réunion . de température . ne peut durer qu'en le répétant. Les avances néceiTaires pour la culture de la terre .DES AVANCES DES DÉPENSES. Les avances annuelles font les frais annuels du travail. la propriété des richeffes d'exploitation de reproduction . C'en1 la valeur pofîible &C naturelle de la France que nous prenons pour exemple. les réferves deftinées à remplacer ce que le tems détruit rongeur chaque année du fond des avances primitives . tandis l'agriculture. qui fera à jamais un fingulier monument de vérité. la propriété des richeffes de rétribution . mais on trouve tou- & & & & . examinons détaillons fous ces deux faces . reproduction. ont été fingu. les avances des trois claffes ci- & & deffus . en fermier propriétaire des avances ou des richeffes d'exploitation. Cette reproduction tient à des avances de deux efpeces . . Avances primitivesôc annuelle Les avances primitives font le premier fond de richeffes amaffées pour mettre en branle le travail. un point donné. les unes .

qui n'elt au fond qu'une expofition fommaire de la communication &C de la régénération & & renferme l'ame entière de la plus profonde . 6c n'entrent point dans notre objet. celle de la terre ne préfuppofe pas nécefÏÏté de fortes avances primitives 9. . Tous ces objets . la perfpeclive de la profpérité d'une nation. Il raux . naturel . Dans l'hypothèfe reçue . qui entretenir fon territoire en bonne valeur. plus agréable. Il . aux lieux des richelTes de . ne fervent productive pour leur entretien . les la en deltru&ion . dans le cours ordinaire des choies . des lieux des Propriétaires des magafins publics . afin que dans tout Etat eiî établie fur l'ordre & peut & & en connoître le point les vices . .. . pour qu'on puiffe peuvent opérer Des trois propriétés ci-defTus . ni même des habitations attribuées à toute & & Pimmenfe partie de la clalfe ltérile. gueres mode. tous à fon attacher l'homme féjour. dis -je. . des logemens des Grands . même bien plus coûteux que le fond même . de la diltribuc'elt pour cela tion de la confommation perpétuelle des richelTes. qui dénoncer &C de de découvrir . Mais de ces deux objets . plus fur. Leur entretien peut aulîi dans cette claffe . on & les moyens puiffe afpirer au rétabliiTement comme aulîi .CHAPITRE III. 27 ce genre. jufqu'ici de la plus e.ft comme avances primitives de la vrai pourtant qu'on peut regarder annexe nécelfaire du font une terres les bâtimens des . 0:1 a regardé le premier comme de l'économie de nos pères . forterelTes militaires . fur lefquels on ne peut rien établir de régulier faut donc s'appuyer fur une bafe inconteifable pour offrir aux yeux à l'entendement fixés. à le lui rendre plus comqu'à .„r annuelles . à la réferve de la portion qu'elles demandent chaque année à la clalfe ces objets. manière permad'une à de nuire l'ont l'agriculture capables qui feuls nente. Je ne parle point ici des temples. propriété qui fond productif. qu'on n'en a fait mention aucune dans le tableau . parce qu il iuffit qu elles loient une fois connues oc partout fous-entendues dans les détails de la régénération .. des avances annuelles pour ceux qui en font chargés. ne reçoivent quelqu'atérationqui dérange la marche du tableau . on a fuppofé un Royaume qui pourroit . poiîible que .. éviter. qui forment enfemble un amas prodigieux d^ richelTes accumulées mais ina&ives . abftraclion faite des défordres moqui de certain. 6c le féle fruit accumulé des travaux cond comme un ojjet trop immobile pour être repréfenté dans le fur-tout où tenir lieu & tableau C'efl: mouvant de Forganifation économique. à partir d'un point connu jours une forte de fatisfaftion en 6c avoue. néanmoins un objet de la plus grande conféquence dans un Etat que les bâtimens.. moins encore celles d'avances qui décline . en hype les principes moraux. quoiqu'il la plus nécelfaire & l'on en a laiile dépérir la culture. inconnue des Sciences. qui fe D ij Avances de la copropriétaire des biens fonds.

de menue donc fur un plient d'utilité Avances prïmitive * la claffe ^e quincaillerie . les Cafeniates de fimples Cultivateurs refîerrés . .DES AVANCES DES DÉPENSES. en ne calculant que la charrue qui eft l'outil créateur du produit net . Je parle donc feulement des logemens né- cefTaires à l'exploitation des fonds de terre. ainfi territoire & & richeffe des nations agricoles» . de fa main les genres de culture diverfes & & main. entretenir une forte exploitation. ou un plus grand nombre d'habitations qui ferve d'abri à une plus forte population . du revenu . Se de prefque toute Il eft . de deviendroient dépendans de peuplades attirées de fort loin. les Filatures de tout genre &: d'autres fortes d'ouvrages de tricot. comme une mais . attendu que c'eft l'ame d'abord par les avances primitives . les Fermiers ne pourroient mohTonner dans le tems faute de fecours.en à faire. outre cela . Ce font les avances de la claffe produdive qu'il faut attentivement la racine de tout. gens du pays de l'Aix . le plus ci-deffus. les afpects pour ainfi deftinés à s'entredire . ainfî qu'on le voit en plufieurs régions . Commençons conlidérer . où le Cultivateur à bras . que les maifons fe multicela vient de foi -même . &: rétrécis dans leurs moyens. attribuer à chaque bâtiment une aifez grande portion de terre . Heureux le pays où la nature variant les le genre des befoins . Cependant fi les pays fufceptibles de ce genre de culture. le fol . d'où fuite de la profpérité fuit qu'il eft inutile de traiter en détail de cet objet. de grofle tout la & & & & dentelle. la nécefîité de la réunion de culture fe montre aifément à l'œil forts atteliers de labourage font la bafe d'une forte agriculture &C de la profpérité d'un Etat . culture grande la & tel que En le Vigneron n'a r. multitude d'habitations champêtres démontre un peuple un Etat prolpere. Sans contredit les grands donnant & grand produit net. font par leur travail fédenPayfans tant foit peu ailés taire dans les mauvaiies faifons &: les longues nuits d'hiver. bien au-delà de leur petite propriété . attendu que plus le Vigneron embrafferoit de culture . Il faut n'ont à leurportée des cantons. climats . une partie des ouvrages les plus nombreux préparatoires des fécondes façons de la clalle ftérile . &c. pour occuper . moins la vigne rapporteroit . Auvergnacs . répand . comme ceci . qui par conféquentabiorbent tout produit net 6c difponible dans la portion à laquelle ils ont coopéré. qui ne peuvent être culprêter tivés qu'à bras. ainfi que nous le démontrerons pour en établir de tels. demandent un plus grand nombre d'habitations . à étendre leur entreprife de culture . cet excédent de peuple prête une main peu difpendieufe à la dans les tems de la récolte . de l'alliage des différens objets attentif. Les vignobles. que d'humanité. par exemple . En & comme dans tout autre point . trouvent par le moyen de leurs tranfmigrations lucratives . 28 borne à calculer le produit. Il ne faut pas même les regarder comme heureux. dis-je . Car outre que les Savoyards. &c. Limouii ns . les leurs femmes. de la libre circulation en tout genre .

font ici évaluées 1 0000 liv.) premiers (ces de l'ameublement . par exemple . mations & & autres amas indifpenfables . font de 5000 liv. où le trop bas prix des denrées permet de faire à bon marché de mauvais établiffemens d'une culture languilfante . qu'on a donné au marc d'argent . pour entreprendre &: exécuter la première cultivation antérieure aux produits . non dans les Provinces où le débit entretient le bon prix des denrées. à-peu-près prix qui a cours entre les Nations comla liberté du commerce droit comme de . les dépenfes d'entretien de fubiiftance du Fermier &: de fa famille . confiitant en beftiaux. nourriture des gages de fa famille . fuppofe merçantes . détruit alors fur-tout qu'elle porte fur les denrées de premier befoin . prix des denrées que ou fe foutienne à l'on taux de proportion . qui affurent la confervation des richeffes . Ce n'eft. avant d'en tirer aucun rapport . nourriture ÔC fourrages fecs de domefîiques &: d'ouvriers . ou de tranfporter l'atelier fur une autre. toutes ces dépen- & & & & & . C'eft fur les différens rapports de ce prix que nous calculons le montant des avances. pour la valeur du feptier de Paris pefant 240 livres . Les avances primitives de l'établhTement d'une charrue attelée de quatre forts chevaux ckfes dépendances. dans notre hypothèfe . de la nourriture dant dix -huit mois. tantôt une autre . les font naître elles-mêmes. falaires anticipés & & & mations . Il faut encore remarquer que lorfque l'on fait de femblables efU- engrais . 5 f taux de numéraire. ou environ . d'un troupeau beftiaux . ce n'eft. Se ont prétendu que dans les pays même les mieux montés à cet égard. de la nourriture des animaux . le tiers du marc d'argent . Bien des gens entendus ont trouvé cette évaluation trop forte . les achats de autres quatre forts chevaux . on avoit pour environ 5000 liv. des harnois . tout cela elî égal. nous fuppofons dans le début de travail . dont une partie doit être nécenairement échangée avec l'étranger pour d'autres richeffes qui complettent celles de la nation. fent . des femences . qu'on a évalué le produit d'une charrue en grande culture opulente. puifque . Sous Louis XIII 23 liv. qui allure une valeur vénale à ces productions . i9 il a fallu prendre un que cette valeur n'eft. tantôt une valeur . donnent les revenus . &c inftrumens de labourages de chadomeitirois . 8 f. jamais que de proportion convenue . & & desmarchandifes fe rapporte à cette valeur. outils. penentretient du maître ques . &: où une forte culture fe foutient à plus grands frais &c à plus grands profits. puifque fous Louis XII il valoit fous Louis XV 54 liv. le que l'intermittence des prix qui tout qui qui fait la perte & l'ufure & qui .CHAPITRE Pour arrêter les calculs fur On IIÏ. tout l'attirail néceffaire à l'exploitation d'une charrue. pas quand il s'agit de continuer le labourage d'une ferme que Ton occupe déjà . ce qui peut avoir lieu dans des pays malheureux . & On s'eft donc rapporté quant aux eftiau actuel . un point donné . pourvu 1 1 liv. qui extérieur des productions du crû . C'eft au moyen de cette condition qui donne au bled un prix conftant de 16 à 20 liv. achats feuls.

De plus . Pailons aux avances annuelles . rapporter. Ces quatre fommes jointes enfemble . la reititution de ces mêmes avances . pour le revenu. dont nous allons traiter tout à l'heure . étant bien calcutrouveroit on . Tout cela ne doit s'entendre que de la culture avec les chevaux. ainfi qu'on va le voir . par le moyen d'une bonne culture. c'eil-à-dire de la cultivation . au Souverain de la production . En pays fes faites lées les tout. pour c'eil-à-dire. que nous ne nous écartons pas de la vérité dans où la culture eft en vigueur par le bon prix . attendu qu'indépendamment du profit du rouage . d'intérêts ou cent doivent io continuel. par elle de tous les biens de fubfiftance de commodité dont l'humanité peut jouir. dont il y a 2200 environ 3300 liv. par un entrepreneur aifé . des avances primitives . ques. parce que c'eft l'état où elles doivent êire . 30 complètement . avec le fond des avances primitives. en fupIl l'eft en effet . points grande le . un produit net de 2100 liv. mais non fans nous bien fouvenir de l'importance des avances primitives . pour les reprifes du Cultivaliv. qui préfuppofe toujours une circulation faciles . leur intérêt à 9 ou 10 pour 1 00 . à reprendre fur la production annuelle qu'elles font naître. -devant aux 10000 liv. doit être dans Phypothèfe donnée . le produit pofant manà venoit &: fi le ces ck bonne culture de moindre . pour les reprifes du Cultivateur. curremment . qui font la bafe des avances annuelles . d'environ 5 500 liv. tout le montant du revenu payé le reitant entier au Décimateur . Plus . font évaluées relativement aux eftimations ci-delius a 2100 livres. plus les avances primitives iont fortes . de nécelîité Les avances annuelles d'une charrue confiitant dans les fonds employés chaque année à fe préparer un produit . que le produit annuel d'une charrue . car l'épargne iur ces avances retombe en perte lur Fentrepriié. d'ufage . Ce troifiéme article comporte attribués ci & & de la prix des grains fur le pied qu'il elt établi . Ces tonds d emploi bc de reftauration . Propriétaires dont nous avons parlé . conjointement avec les avances annuelles . font . 1 affe ! j?i & & & & & 210 . rapporter 9 pour dépériiTement de leur fond . ainfi que nous l'avons attribué aux avances primitives . Cette économie forcée n'a lieu effectivement. au Propriétaire . plus :Mies rapportent. ceci n'eft point un calcul idéal. d'avances primitives. en retire un revenant-bon .les denrées. à un Ces avances primitives fujettes à bien des accidens ruineux. c'ell-à-dire . C'eft-là . ajoutez-y les 1000 d'intérêts. Elles rapportent eniuite . il faut que celui qui avance fon argent . teur. un revenu net d'environ cent des débouchés libres égale aux trois distribué cent . qui doivent recommencer indifpenfablement chaque année .DES AVANCES DES DÉPENSES. 6c qui difficilement il pourra y parvenir complètement. même proportionné aux rif- & & & Avances annuel- '"/V produit. que parce que l'Entrepreneur n'a pss allez ct'diiance pour fubvenir aux dépenles d'une riche culture . c'ert dans cet état que nous les çonfidérons ici . d'autres 2100 liv. ainfi que des frais de travail emdoivent conployés à l'exécution des travaux annuels d'une charrue .

oc les derniers ne pourroient pas luivre leurs trales premiers ne les difpenfoient pas de s'occuper à d'autres à d'autres fervices néceffaires pour fatisfaire à leurs befoins. & Nous avons énoncé ci .• me fait la rétripayer la matière première de fon ouvrage . comme purement difpendieux & flérile . que de plus . hommes compris dans la claffe flérile . J'acquière l'étoffe . Itenle. lequel me rapporte plus de 20 autres livres de produit net . Un homme à qui je paye 20 livres . il feroit inutile & peut-être nuifible d'anticiper les détails lumineux &£ circonftanciés qui paroîtront dans leur ordre . • duchve. un revenu de 20 livres . la Nation y ce eIle il". il me produit auffi un revenu mais un Artifan qui me fabrique une étoffe pour me vêtir . afin de reconnoître dans l'ordre économique. eft donc difpendieux ploi de ce même homme . fa ruine irrémédiable . ni un produit net pour moi. on ne pourroit prefque pas jouir des biens . Il efl néceffaire de revenir ici fur la démonflration des principes qui nous ont fait appeller cette claffe . & l'ufage abufif qu'on peut & de l'emploi des hommes . & l'emploi de ceux-là. il efl vrai .*je dis qu'il eft néceffaire.CHAPITRE III. mais je lui en paye toute la valeur. de tout . puifqu'il produit lui-même fa rétribution . Pafîbns au détail des avances de la claffe flérile. dont je tire 40 livres.. tk. objet que nous traiterons dans le Chapitre fuivant. ce qui efl le pis nonce la décadence d'un Etat . par la bonne ou la mauvaife diflribution qui fe fait de la dépenfe des revenus . mais . 31 ou le Fermier fe ruineroit certainement . Il m'a donc enlevé autant de richeffes . L'emnéceffaire . ainfi que les vafles réfultats 6c les conféquences qui en dérivent. vaux fi Pourquoi cette claffe • 1 & Cependant il ne faut pas moins envifager l'emploi de ceux-ci . l'ufage utile faire & & : & & quoique flérile . les friches . les Métayers. Cet homme n'a donc ni fait naître pour lui fa rétribution . Avances d e c a e la e* s'agit de traiter des avances néceffaires à ce genre de propriété. ne m'enlève point les 20 livres de rétribution que je lui ai avancées . 6k qui andifparoîtroit de deffus la terre . cet homme ne m'efl: donc pas difpendieux . qui me lont rendues par le produit de fon travail . qu'il me fait naître en pur profit . . bution due à fon travail. fon emploi feroit préjudiciable à la profpérité de que aous démontrerons ailleurs. enfin l'invaiion des peuples quer & le .deffus . il efl donc productif. quand fon travail efl borné à nos beloins. Ceci ne peut être qu'abrégé . s'il s'étendoit à la fabrication d'étoffes de fafle à un degré défor- donné . ce que c'efl que la claffe flérile . t 1 r font naître. qu'il m'en a livré. que les hommes de la claffe proSans jr>- le fecours des . toujours inféparable de la dépenfe. comme non dispendieux & productif. la défertion . nommée f ^ */ a. &C fa marche graduelle vers la petite culture. puifque le fruit de fon travail me décharge du payement de fa rétribution. pour la culture d'un champ de fraifes. travaux e . revenu déchoiroit & voifins ou le défert. la réduire à la propriété des Il & jlérik richefTes de rétribution. les productions ufuelles de vil prix . nous venons de lui attribuer la propriété des richefTes de rétribution.

DES AVANCES DES DÉPENSES. comme ne pouvant être utile qu'aux Manufactures de grand prix . car fi l'ufage de telles dépenfes Royaume . 6c qu'il va contre fon objet. mais c'efl un très-petit objet dans un Etat . n'y efl & & & & qu'en reflitution. des bâtimens . car l'une 6c l'autre naiffent en entier de fon travail. fi fa dépenfe même n'étoit pas payée par d'autres . car il me fait naître de plus un revenu . trèsnuifibles fouvent à une Nation . qui font les moins rapportantes . n'efl payée par perfbnne . j'apperçois que l'ouvrier ne fait que employées rendre ce qui lui a été payé pour fa marchandife pour fa rétribution. diminuoit par la diminution des achats à cette elaffe même. fçavent s'en dédommager dans les ventes de ces & & ouvrages . que la dépenfe de celui-là . 6c les engins coûteux pratiqués à demeure pour faciliter leur exploitation. au lieu que le Fabriquant ne pourroit pas dépenfer . de part &C d'autre. Il n efl point queflion pour elle . ainfi que la fienne . qu'on veut fe parler d'elles leur devenir néceflàire . Parlons maintenant des avances de cette clafle. efl utile en tant qu'il épargne de plus grands frais annuels . On peut même avouer au Jardinier. ne c'efl véritablement de devenoit général dans un que s'anéantiroient. qui l'obtiennent par la produclion. C'efl alors . C'efl ce qu'il faudra démontrer dans la fuite. comme acheteurs . Il ne faut donc aucunement calculer ici fur les avances primitives des dépenfes flériles . qu'elles précipitent vers le luxe de décoration. Le premier porte plus loin encore l'avantage de la dépenfe . que celle que j'ai payée au Jardinier qui ratifTe les allées de mon parterre. qui les rend utiles l'un &c l'autre . la rétribution que j'ai payée me feroit pas plus rendue . que la dépenfe de celui-ci efl en augmentation ou régénétion actuelle dans la circulation . c'efl-à-dire . A l'égard du premier point . il en réfulteroit un déchet de richeffes. 32 Si je confidere encore ces deux hommes . en ce que cet éclat vifible avertit les autres Nations . par lequel je fuis acheteur aufîi . parce que les Entrepreneurs des ouvrages de cette clafle . que. a ce a fait le Cultivateur naître lui-même pour fa apporté que qu'il rétribution . ce que le vulgaire appelle de l'argent perdu . Les . c'efl à dire . qu'une augmentation de rétribution . en remettant dans la circulation les richefles de leur celle du prix des matières premières que l'un d'eux a rétribution dans fes ouvrages . de l'argent qui n'a pas été employé à profit. payée à la elaffe flérile . toutes les richelTes de la Nation s'enfuit néceffairement . d'avances primitives . 6ç que ces ventes font calculées dans le tableau. à moins qu'ofi ne veuille confidérer ici les maifons bâties pour le fond de fétabliffement des grandes manufactures . Le dernier de ces deux points . il efl prefque toujours infructueux. Il l'argent perdu . fi le produit des rétribu- tions des Agens de la clafle productive . ne pourroit réparer. Si la récolte de mon champ de fraifes manque. lorfqu'il ne fe borne pas au nécefTaire. èc ma dépenfe. 6c qu'on y tend par un point que chacun peut s'approprier au moyen d\m peu d'attention. relativement à leurs dé- penfes pour leur confommation .

Cette différence n'eft pas fufceptible d'un calcul de fait: quant à l'objet dont nous traitons il entre dans le calcul des prodigieux avantages de la bonne cultivation. ne . puifqu'elle conftate une difproportion très-forte encore entre les avances d'exploitation ck celles de rétribution. une force motrice qui les fait aller &£ qui décuple notre iml'influence n'eft jamais ina&ive . Le Fabriquant a dans fon magafin des des foyes & des matières d'or pour fournir à fa fabrication. peu mis en ufage néanmoins. û néceflaire pour fi apprécier les chofes . Le . Les avances annuelles de la claffe de rétribution . & Les ouvrages de l'art au contraire font morts . ck dès-lors elles fortent du bloc des avances . Les beftiaux de travail ont en eux indépendamment de la direction que leur donne la main qui les emploie. ce que nous devons confidérer ainfi . il eft convenu que l'activité eft tout ce qui fait aller la machine économique.CHAPITRE III. à mefure qu'elles font employées dans la fabrication 6c enlevées par le débit. Cet amas doit étoffes en pièces fe renouveller fans ceffe pour ne point dépérir parce que la demande laines & . mais bien compenfée par le dépériffement de la plupart des autres pendant leur féjour . En effet . fi ce n'eft peut-être . Tanneur a des peaux dans fes foffes . Ces avances proportionnées au revenu aux avances annuelles de la claffe productive . que provient la qualité exclufive de productive. elle ne l'eft pas cependant . Elles font ina&ives ne gagnent rien . n'ont d'autre aclion celle que nous leur prêtons. font égales au quart desjommes des avances productives & du revenu prifes enfemble. fait le montant des avances annuelles. quand attribuée de durée que propriété on les deftine à certains emplois . font ces amas de denrées de toute efpece prêtes à être fabriquées ou réduites en marchandifes pour fournir à la demande continuelle de la Nation &c de l'humanité entière. Cette remarque femble d'abord inutile . C'eft de cette alliance de ce traité fait avec la nature . En un mot. & ce renouvellement complété dans le courant fe préfente toujours . des beftiaux dont quant au fond & confomment . mais il ne doit pas échapper au calcul de réflexion . pulfion. pour la plus grande partie. puifqu'elles à la garde de certaines denrées. le travail dirige c'eft la nature qui produit. de l'année. Tel eft le fond d'avances annuelles pour les achats des matières premières des ouvrages ou marchandifes de main d'eeuvre qui fe fabriquent dans cette claffe. 53 Les avances annuelles pour les dépenfes des ouvrages de ta claffe ftérile.'ont pas dans le même cas que ces avances annuelles dépenfées à la çlaflè productive. tant au courant que pour les avances . quel. qui ne peut être dit d'un balot de foye ou de laine dans les magafins. Or les avances d'exploitation font tirées . ou pour mieux dire . & & & E . dans la partie productive. puifqu'ils engraifient du ce autems même chaque jour repos . elles ne reçoivent d'aftivité que par la forme . de même que le Marchand a des le Cordonnier des cuirs tous coupés. qui renaiflent per- que & .

exigent beaucoup moins d'avances annuelles. qu'il féparer . par avec elles-mêmes font la leurs corrélations font eil bafe des autres. eft le réfervée pour verrons tout a l'heure dans l'article de la diftribution. Elles l'intelligence par n'ont d'effet que les unes toutes enfemble. Celles-ci au contaire . qui contribuent auiïi au produit du revenu total d'un Royaume. attendu que les vignes. Les avances annuelles de la claffe fiérile ou de rétribution . Royaume ou d'une Province provenoit de la charrue . fur le pied de celles de la grande culture. vent dépenfer que la rétribution qui eft payée pour la main-d'œuvre. //• AT Keiumons celui-ci en dilant que les avances primitives . par conféquent de la quantité de marchandifes qui y font fabriquées. En un mot . &c. les prés . car nous ne confidérons que celles-là. productives dans un Etat . Ce feroiî une vérité de calcul . même claffe du fond des avances & l'autre moitié . Il y a fur cela des variétés. 6c même de les ranger dans un ordre fucceflif qui facilite un arrangement exactement méthodique. Cette rétribution eft. à-peu-près . environ la moitié des fommes qui reviennent à cette la reftitution Observations . peuvent être évaluées en général à cinq fois la -r> t • • . elles n'exiftent jouent & & & & & & & fi variées ii confondues de les . reprifes à mefure s'écoulent . Paffons maintenant à confidérer la marche la route de toutes ces valeurs ufuelles. . ou grande culture . comme nous . 6c les avances annuelles productives . les autres .. elles peuvent enfemble être eftimées du fort au foible pour ces différentes parties prifes enfemble. les étangs .. &c. du fort au foible . Ainii en les englobant les unes dans les autres . attendu qu'elles font reftituées tous les ans par la terre. coup plus d'avances annuelles que la grande culture . parce qu'elle ne les fait point renaître par (es travaux. peuvent 1 être dans la proportion marquée ci-defïus . hommes employés par les à la reproduction . exigent beaucoup moins d'avances primitives . le beaujardinage . doivent être confervées . qui fe font à la claffe fiérile dans un Royaume agricole . Il eft. Ainfi à mefure qu'elle vend fes ouvrages . cette claffe doit toujours conferver en maffe fes avances annuelles . elle doit réferver la valeur du prix des matières premières pour remplacer celles qui ont été dans Les ces hommes de cette claffe ne doiemployées ouvrages. & qui doivent être confommées tous les ans pétuelïement 34 . fur le qu'elles prix des marchandifes de main-d'œuvre qui fe vendent à la claiTe fférile. parce que c'en la dépenfe du revenu.DES AVANCES DES DÉPENSES. Or-tout édifice doit être commencé par les fon- . à une fomme à-peu-près égale à la valeur du même revenu. û le prix des grains foutenoit cette profi tout le revenu d'un portion . Les plus les dans un diftinctement ordre pouvoir ranger abrtraites . fort difficile d'ifoler entièrement les différentes matières que nous traitons . de manière à impoffible fuccefïif. ou pour mieux dire . mais les bois . générales fur les avances. i valeur du revenu des Propriétaires . ou du moins celles qui font le plus hériffées de calculs . 6c des avances productives qui décide des achats.

feront . montant à une fomme égale au quart des fommes des avances productives du revenu prifes enfemble. ce qui auroit compliqué fans néceffité y la qu'on a voulu rendre le plus fimple qu'il étoit pofEble. cherchons- & place de nos avances. &C des circuits de détail. l'inébranlable folidité. la voûte au contraire en a de relatives à l'effort . débitées 6c mais leur amas s'eft remplacées. Cette règle eft générale . que qui produifent parce que des avances annuelles complètes. On avances annuelles productives à droite fur la même ligne revenu . appliquées à une bonne forte culture . Ainfi elles tiennent nature des avances primitives . parce qu'elles doivent annuellement être employées . pour ainfi dire . dont la dernière pierre faffe. dans Ion vrai complette point de pleine profpérité. ni avec le revenu . primitif peu -à-peu formé &c comà railbn de ce que la Société s'eft vivifiée. d'où dépend l'exiftençe <k la mefure de la claffe ftérile. pour ne pas partager furcharger l'attention du Lecteur. pour les retrouver plus facilement dans le befoin. montrent qui partent ce font elles Elles font égales au revenu. 35 démens. par la démonfengager par la déduction tration &c les calculs de détail . outre leur propre reftitution . Qu'on toujours que ceci peint la Société formée. quant à leur aftemblage de celles des avances annuelles . c'eft ce que j'ai entrepris pour chaque Chapitre . Je dois en conféquence m'y afîùjettir pour parvenir au & & & & & & détail de toutes les parties à l'entier plein Repofons-nous fur le tableau où tout eft fixé développement. D'autre part . il faudroit finir le raifonnement . &t aux diverfes tendances de toutes fes parties. c'eft-à-dire . quoique fur le même niveau . le revenu. nous l'avons déjà dit. qui tient le centre . Les avances primitives de la claffe productive n'y font point détaillées. que le tableau n'a pas dû comprendre . parce eft fondée fur les dépenfes annuelles des avances productives qu'elle plété de . doivent rendre cent pour cent de produit net eu de revenu . expoiés à part . Les dimeniions de cette dernière peuvent être feulement conformes à fa direction . Mais ce dernier objet fe fait par des doubles reflets. par le moyen de l'eniemble. parce qu'il eût fallu une colonne à part pour cette partie . De l'autre part les avances annuelles ftériles . l'intérêt des avances du Fer* mier. au lieu d'une colonne finalement affujettie à la ligne de pondération. cependant on doit les appeller annuelles . de leur au courant &C . il fuffit de pofer fes avances en vue fur le pied d'efHmation que nous avons démontré véritable dans l'ordre actuel du tableau . n'ont aucun trait apparent de liaifon avec les avances & fe rappelle & & & & productives . en ordre . où les calculs qui y ont rapport . & la & & du revenu. emploi quant de leur remplacement. Je me trouve ainfi engagé à faire une voûte. .CHAPITRE- III. Des points tracés des avances annuelles vont aboutir au revenu . pour le faire entendre plus facilement. On la trouve au-defïbus de la ligjxe qui repréfente les dépenfes. les avances annuelles ftériles à le tableau y trouve que le les & gauche.

& que imite tout vol de perfection. Le Tableau vertu d'imprimer le doit être encore répété mouvement eft une ici. vicaires temporels ici bas du Dieu moteur provident . ces règles fi importantes . faculté divine l'Etre créateur s'eft exclurivement réfervé. des règles exaûes de flux de reflux. & & &: leur engorgement. &: le fuccès de leur adminiftration. mais pour éviter ce qui néanpeut leur nuire ce font . pour parts. l'homme ne peut fe dérober à la loi univerfelle . il ne lui manque que le prétendu défaire mouvoir fes ouvrages pour accomplir la Promethée . la Cette circulation a. mouvement dans la qui con- & qui perpétue fa durée. vaux . non pour porter l'intervention d'une main téméraire dans des conduits dont le jeu naturel dépend uniquement de l'impulfion qui leur eft propre. c'eft aux Gouverneurs aiiis au-defTus des fociétés particulières . il doit fe conformer.tout aux re&eurs d'humains . fes. à fe conformer aux règles invariables chercher. confommation & denfe la Société. Placé comme un point au milieu de ce cercle continu. moins fi peu connues . machine de la Nature fon Auteur feul renferme en fon l'ein la permala ceftation de l'action eft à fon gré le terme de l'éternité . dans î'accomplifTement de cette Loi. C'eft dans l'emploi &c la régénération . 6c pendant le cours efpace qui lui fut donné .LA DISTRIBUTION DES DÉPENSES. Telle eft toute la . C'eft par-là que les dépenfes la production & que production répare les dépen.à confifte le à . à qui lui marque la route qu'il quant les doit fuivre pour marcher ici bas . donnent la vie à la reproduction . 56 CHAPITRE La ( toîx phyfiques les auxquelles fe°œnforme°rd5ns l'ordre de Sodé- Y j A . ordres de fon Créateur. nence l'exiftance pour les portioncules de (es ouvrages. à la règle générale qui l'envelope de toutes contre lui. &c qui ne fouifrent aucuns fecours étrangers . prefque jufqu'à L'homme . dis -je. : & . ) le talent Démon . Ce font ces règles fi importantes à connoître. dans fon petit empire. pour égaler en puiffance celui qui eft par fa L'a&e du mouvement porte fur deux balanciers égaux en force & en & la régénération. que nous allons anatomifer. de leurs tra- a établies -dire . comme le grand Eftre l'eft au-defTus de la Naà fçavoir actions la deftruftion : & & & & & & ture entière . où elle l'a trouvé . qui empêchent également l'épuifement des canaux. qui s'exécute au-dedaas de la matière . comme toutes les autres. que qu'il le fruit réel c'eft. . propre eftence. IV. Dijlribution des Dépenfes. C'eft fur. que munïïrwn teT les fouhaits du biens. qui le replacera. félon les règles de la nature . lui .

-? o.oPtitrent net. n _. a /a 0Ze »rj ^v' .vvv.j..ï'y>roJ'ù'tsen£ â..û.-...J. » ./yproJi/is-ent net '.:.000. ./ ..6? ùurs etfêitjoyieur reproJncû^n.. „::::r^/'roJzii^^/ià net.rilMJHU EL ONOMIQUE.ara/re net 16.... .. ^ jç...3. c> o S ^Okll 1000*.-. 2 j 0. ^ ...2... o 2 L? y.f J'iï&pas ôo° J 9 2 y/. iz° avec k> Ifywultare.r:Kfy/../^v ^iW 7/ ne2 J. ç./.J:.•. /a „„«."' net *& 1 miers .. /' 62 .. «vW....60.'. .... •.W. 8ce... .."ë. pre- july à-raporâ. tycnjes. « :::::::v::: " ....c/'roPiiîsent net.-. &&>«™ 2.Z'""'.<7xvv.. S.:..oJitLr >/U . .. 3 z# _i . *?>.7iiisent net ... / Pùi3us/rie^'avec DEPEN SES commerce.•<> Soàlt 2OO0*. 200. o /o o o o S.3? leur source^ leurs avances tfteur c7vtrtèu2um. '". rr. o. tx.^ £\a#T rtcncfier d'une l( Avances annuelles ^ ..-.. ..<. .....:.?? leur* rapparèdD. t ....-../v.y^v^..: .t./.. tl . j2 a .:/*J>'.. z^yéçç.. . „ : **<fVÏV>..„ TfJULES t'fsT'- />... *... DÉPENSES DU REVENU... 10.û z $ - j..:rëpreJ/iisent net •* *° 7<J <> o 2 :??/yroJiitrent net ..'.•:•. """ / ' proàzasené iteâ J2a S Revenu de aoooPa-oné aooa* » REPENSÉS a /„ 0*rse JVer/t- /'-v/... 'roâùïs&tf &::?&& ' . o ir. i&Z.t . t. . ( . (U/..' Je ^'^tt/e/ier ù /i//te//iuenee .." s-?/? ^f -a JO ./\y>r 1 3. ..... û 0.... Productions /un & à &* i t .£ Je ee Tu/Jeun-uinmt A? leeàwe e/inf/treoyi/s/i/Z/Yu e/iayi/e e/ia^itre Je /Cure attention à /apurée Ju TaS/eau </es j./: / ^âï/zeoo»\..rtpreJ/lisent net oc?utsent net o/. » f/rur fer Ouvn&res dtstD*- """' '"' ps-sr/l —— T 11:2 ?^i'1 °i A n Avances annuelles ^àço ? . neee..t'tyrei iiisent net 7 Jty ^:. ^'"'.

ce fut -là la production gratuite ou le revenu primordial. fuit la même rotation que la grande machine. ainii fait la claffe productive. eft &C notés dans le tableau que doublé quant aux effets . claffe ftérile. dans cet ordre de dépenfe de deux milliards de <. reverfe la moitié du revenu fur la claffe productive . les dépenfes des avances c'eft & & & par elles que tout eft reproduit par le travail des hommes. La claffe propriétaire diftribue la moitié du revenu à la claffe productive. 6c de progrès en progrès . Tout a commencé par les biens que la nature a accordés d'abord gratuitement aux hommes. dans Tétat complet des Sociétés . L'examen de l'influence de ces dépenfes. précède dans l'ordre de régénération . Nous avons On commence ici par l'emploi du revenu . nous démontrera le reverfement réel ci-deffus. quoique provenant de la reproduction . 37 difcerné les divers genres de dépenfes . on y verra que les A gens de ces claffes fuivent . Ainfi. On y voit que la claffe propriétaire . pour y acheter les ouvrages ou marchandliès de main . par le qu'un rejetton revenu . le battement du balancier économique. & revenu . Mais ce n'eft qu'au revenu. Le Chapitre fuivant renfermera le développement de {es effets.CHAPITRE IV. l'autre moitié fur la claffe ftérile. &£ à avoir plus de biens confbmmables par la récolte mivante. Elle diftribue d'une main la moitié de fon milliard à la clafle ftérile . on a obtenu une production gratuite ou defurcroît . l'autre milliard à la Voilà la fource. un produit net . Tandis que les hommes confommoient ce foible revenu . Ainfi d'année en année. Or c'eft par du revenu que tout commence à agir. car tout achat ou échange fuppofe double richejje. On a fuppofé une Nation dont les biens fonds produiroient annuellement deux milliards de revenu . Laiffons cette colomne . par le moyen du reflet &c des verfemens réciproques . & . le nombre des hommes s'accrut en raifon delà fubfiftance. nous avons reconnu leurs fources . dans la répartition de leurs dépenfes . Voilà d'où part la circulation. 6t déiignera dans quel ordre il importe que le revenu foit dépenfé. affilé au centre de la circulation ck en un gradin plus élevé . un moment & & . cette reproduction. Elle diftribue aufîî des deux mains le milliard qu'elle reçoit. pour acheter pour fa confommation les productions qui fe tirent de cette claffe . ils travailloient à l'accroître . quoiqu'il ne (bit en effet la de production. nous avons établi leurs avances . . le même ordre que les Propriétaires. Ainii donc le revenu. pour en obtenir les marchandifes qu'elle fournit . aux propriétaires &: à l'impôt. que commence . qui forme un revenu difponible. Ce furplus facilita un furcroît de travail. partagés à la dixme . dont la direction l'emploi font vifibles . paffons à chacune des autres claffes . Le Tableau. moitié à la claffe ftérile . comme nous l'avons déjà dit ci-deffus repréfente le point fixe de la pleine profpérité. un & milliard paffe à la claffe productive . confidérons maintenant leur diftribution. obtenu par le travail des hommes . La claffe productive confidérée maintenant comme un nouveau centre . C'eft la diftribution de ces dépenfes que nous confidérons ici.

. à rétablir continuellement leurs avances.] e } a v iande jn [e ies a confomment vm? ^ journellement. les fouliers . commerce entre les Agens mêmes de chacune de ces deux dernières ciaffes. d'appercevoir que chacune des deux clajfes reçoit réellement la totalité des deux milliards. bution due à leur travail . parce que j'ai apperçu que c'eft la partie du Tableau que l'on a trouvé la plus difficile à entendre. les productions particulières que chacun d'eux tait naître. foit dit fans me défier de l'intelligence d'autrui. Cet apperçu me paroît. pénible à l'œil . commerce mutuel entre celles-ci. fictif dans le fait. que toute la dépenfe des deux milliards tour à tour d'une claffe à l'autre . pour leur fubfiftance . p que Agens L'autre moitié eft employée. confidérée maintenant comme un nouTrois ordres de commerce de diftribution . Toute la différence confifte en ce que la première reproduit tout ce qu'elle reçoit . le Tableau fût ridiculement devenu un hyérogliphe indéchiffrable . les marchandées de main-d'œuvre. paffe en détail la claffe en forte que productive reçoit réellement les deux milliards . 8t que la claffe ftérile les reçoit aufti. &. il eft facile . n'auroit néanmoins rien eu de Ce tiffu de lignes entrelailees &[répétées. ciaffes trois productive pour quées dans le ta. le linge. compofée de l'ordre économique. avoir befoin encore d'être développé pour être bien nettement préfenté à l'entendement de tous. à s'entr'acheter réciproquement. c'eft-à-dire . par les hommes de cette claffe. En effet. ck: que l'autre ne reprola démonftration de cet article font réfervés duit rien. à s'entr'a- & & cheter réciproquement aiifîi .c. Mais c'eft à bon droit que & s'eft abftenu de compliquer de la forte fon tableau . gence de la marche . On y voit que c'eft par le reverfement réciproque d'une claffe à l'autre. lorfqu'on s'eft feulement formé une idée générale de ces trois ordres de commerce . Cependant . l'inventeur s'eft & . D'autre part . d'argent de revenu . paries Agens mêmes. les branches de la circulation. pour leur ufage . la direction contenté de préfenter uniquement la fource du fleuve . les proportions de ces trois fortes de commerce lont tracées Tordre 1 c'en de-là que dépend toute l'intelli&: évaluées dans le Tableau . abforbées par la confomma- & & .3& LA DISTRIBUTION DES DÉPENSES. que chacun d'eux par conféquent à s'entre -payer mutuellement la rétrifabrique. Il ne s'agit dans celui-ci que des pour nous avert'iffons que fortes de commerce dont on vient de parler . de ces trois ordres de Tableau du dépend principalement l'explication tion journalière & & & & & commerce. d'oeuvre qu'elle tire de cette claffe. Mais l'examen la de le chapitre reproduction. qui doit fournir à leurs befoins comme aufli à remplacer les matières premières . commerce de la claffe propriétaire avec les deux autres ciaffes . reçoit fon milliard . centre de reflet eau en reverfe V qu^la la moitié fur claffe l'inftant acheter les marà denrées . préfenté dans ce tableau. La circulation . toutes faire entrer à fi Ton eût voulu l'entendement y hypothétique & . au iimple afpecl: du Tableau . J'en avertis . Les autres 500 millions font em- ployés. Voilà donc trois ordres de commerce par lefquels s'explique toute l'énigme du Tableau . la claffe ftérile . le drap.

Suivons maintenant le refte par la continuation de leur commerce réciproque . En conféquence . Voilà donc. productive que la claffe llérile. Mais fi la vue a fur renonciation. chacune d'elles en rend la moitié à V autre . Celle-ci porte d'abord moitié à la claffe ftérile. En Je veux même la défendre fur la partie la plus défavan- répondre en fe rangeant du tout dont mais comment prouver vient . dépendante pour la matière première. comme on le voit dès le fécond échelon du tableau . qui efl en circulation dans la nation . me dit -on par exemple ici. mais que fait. 39 Se l'entrelacement de Tes grandes branches. l'argent pour la riche/Te. tout le bled qui fert aux Propriétaires aux Cultivateurs. a paffé également dans les mains des trois claffes ci-deflus. par conféquent dans celles de la claffe ftérile. l'avantage de fixer &: de convaincre avec moins de réfiltance. ne provient que d'une feule erreur bien groffe .. fe fera de il aile défaltérer dans fon courant . félon la direction & fa portée. & reçoit d'elle pareillement une moitié de ce qu''elle reçoit . à en tirer les différens canaux propres à fertilifer leur canton particulier. je ne comprends pas comment il réfuite de là qu'au bout du. Tout l'embarras qu'on fe fait fur cet article . le raifonnement a de fon coté. Les cataracles de ce grand fleuve une fois connues . il faut entrer ici dans les détails que le tableau ne pouvoit repréfenter. cela s''appelle vulgairement pour troc . mais fi habituelle . c'eft. parce tageufe. c'elt-à -dire la totalité du revenu. choie convenue.CHAPITRE M. pour tous {qs befoins de la claffe productive . voijîne . il en pane encore un quart de chaque côté. vous vene^deverfer un milliard fur chacune des deux clajfes . certainement on ne m'en croiroit pas . qui viendront de détail . Cette erreur confifle à prendre le figne pour la chofe . fi cela ne s 'appelle pas faire un double emploi . mais vous additionne-^ également . & troc compte chacune des deux clajfes a reçu le double de ce qui lui fut donné d'abordy je vois bien que vos chiffres me Vattribuent en addition au bas de la page . plus haut ou plus bas . Si je difois que la claffe ftérile reçoit tout le foin que doivent confommer les beftiaux. dont l'emploi le plus preffant ôc le plus indifpenfable eft en productions qu'elle ne recueille point. de détailler &c de développer. à les peindre . qu'elle fait maintenant comme portion innée de nos idées. qui n'a rien à prendre fur tout ce qui fe confomme de la première main . Je ne vous entends pas . & les fommes que chaque claffe donne à fa & celles qu'elle reçoit . C'eft à ceux. le retour de fes eaux au réfervoir commun une fois faifis. fi ce Tableau leur après. celui d'approfondir . touche néanmoins les deux milliards . déjà les trois quarts de la fomme totale que la claffe ftérile a touchés. côté de la effet . car elle m'a été faite. elle paroît plus aifée à clafle & & & & : .elle de l'autre moitié ? Elle la verfe à la claffe productive. Il efl: vrai que la claffe propriétaire ne lui attribue d'abord que la moitié de cette fomme . à fuivre les rameaux en eft néceffaire. mais je dis que tout l'argent qui repréfente la valeur commerçable de ces chofes . Examinons cette objection. je ne fçais ou l'on en trouvera déformais.

une parcelle à George qui a vendu du vin . Jacques a acheté un cheval . du bled. du vin . n'eil pas uninyllère incompréhenfible. il ne perd pas l'idée des marchandifes qui le compofe . entre les Agens de chacune de ces deux clafies . de la toile . y qui mement divifée. a acheté du bois . par laquelle on comprend allez que l'emploi de extrêmement multiplié . dont le revenu ell toujours payé en argent . dis-je. Laurent qui a vendu le bois. malle dans le tableau la . doubles ou triples delà quantité de l'argent qui circule dans le tableau. il s'en exerce . ces ouvriers achètent du pain . qu'il calcule .LA DISTRIBUTION DES DÉPENSES. comme le tréfor de l'Etat l'a été ci . par exemple. moitié fert à acheter du pain. que l'imaginan'en peut pas fuivre le détail . quand un Marchand évalue fon fond de boutique en argent. forme. & 6c la fomme tion même totale d'argent circulant . a payé fes Bûcherons . des outils à la claffe llérile . des bas . ainfi ce quart de l'argent parle en effet par double emploi dans fuccelîif . des fommes qui ne font pas des fommes d'argent . du lucre . du vin. un autre avec le même argent . comme cela fe voit dans le tableau .divifions graduelles . ceux qui les ont vendus payent leurs ouvriers . qui fe terminent au dernier denier . des chapeaux . &C*palTe &c reparle dans les deux claffes par fous . quoi qu'effectivement ordres de différens circule dans ces commerce foit toujours extrê. forme des fommes avec l'argent . 4o & d'autre .rgent . mais la valeur des marchandifes comptée exprimée en argent . alors on trouvera que les fommes dirtribuées à chaque claffe . &C qu'il ne s'agitpas feulement de la dillributout ell ventes tion de l'argent . Mais pendant ce la totalité de l'argent palTe donc de part commerce réciproque entre les deux dalles . ceux-ci partagent pour différens achats leur petit pécule. & : & & que entre les deux clalTes . mais un propriétaire . toute chacune des deux clalfes Par ce commerce mutuel d'autre. des épices . par conféquent le double pafde l'argent dans la claffe productive dans la claffe flérile. Quand un Laboureur en livres tournois. mais toujours peut -on s'en former une idée générale . fe trouvent tellement entremêlées . ne furpalTe pas la réalité des richelîes qui fatisfont au commerce repréfenté dans le l'argent fage de y ell la totalité & & & & tableau. Pierre qui a vendu le cheval . des fouliers . fi on n'oublie pas qu'ici achats .delTus. que claffe . mais aufîi de la diflribution des richelles achetées dont le prix indiqué en argent . tellement divifée . comme nous l'avons déjà remarqué . oii il fe multiplie jufques dans le au fond il en ell de même du commerce réciproplus menu détail . pour ainfi dire . il en a acheté du bled à Jacques . les Marchands qui ont vendu achètent du drap . n'ell repréfenté que par fomme totale d'argent . peut bien perdre de vue les productions de fa terre : éc n'être attentif qu'à l'argent qu'il débourie dans évalue pas que ce font des grains fa récolte & non fes . qui . l'argent y qu'à chaque achat qui fe fait de part change de maître . l'autre à acheter des vêtemens. il n'oublie de f\. Ainfi les différens ordres de commerce de chades clafies entr'elles . Il en échoit.

Mais fi les grands propriétaires. comme le l'Etat Ce feroit à bon droit qu'on fe plaindroit de de l'argent. ce défordre . la circulation efl: ralentie d'autant. Si ce dérangement ne provient que de l'avarice de quelque petit propriétaire . fur les marchandises oupéces vrées . en quelque forte imperceptible . Elle clafle propriétaire l'argent qui efl: enfin revenu dans fes mains. efl: le fymptôme d'une diminution réelle de richefles . en payement de fon fermage . Si les confommations dimil'on s'en prendra à la rareté de nuent . ce n'eft pas ck calculer la dépenfe des richefles annuelles Se" comprendre pourra reniflantes d'une Nation. gent pour fournir à des befoins politiques . la rareté mort. & qui ne provient que de fa rapidité. en tribut. les fi qu'elle mômes travaux & de nouvelles richefles. 6c qui exigent des autres clafles au-delà de ce que lui doit rapporter naturellement la marche de la circulation . verroit que la même rareté s'étend fur toutes les efrichefles de fur les matières . dans l'attente que l'orage fut pafle. l'argent fêroit enlevé 6c cefleroit de contribuer comme richefle intermédiaire à la vivir égalité . qui prend le fymptôme pour la maladie. qui multiplie à l'infini l'effet vifible de la monnoie &C fa quotité trompeufe . ne fe plaint que de la langueur de la circulation . qu'on court à grands pas à l'extinction du mouvement. a dlftr ' butl0n dé <fe* de . Telle efl: la marche de la circulation .CHAPITRE Tes IV. efl: fans cefle continué. dis -je. car dans ce cas la diminution quelque l'argent . ex. . &. que l'épuilement efl au niveau de la léthargie. 6c . qui n'a pas la force en main . elle continue fans relâche née . fans raifon doute avec . &c. qui fe contente de guetter l'argent au paflage pour en cacher quelques portions que la léfine refufe de remettre en circulation par la depenfe . Tandis que la clafle productive reçoit le prix des denrées a tirées de la terre par fon travail . 4i avec cette idée dominante de l'argent qu'il dépenfes . 6c qu'on attribue à fa quanoù il y a des befoins . mais le vulgaire . elle le reporte. ralentiroit les dépenfes de l'exploitation . en un mot . alors l'argent difparoîtroit de fait par le dépérifîement de la reproduction des revenus . croit que le remède ne confifle qu'à rétablir fon activité. Mais qui voudroit examiner l'effet de cette rareté fur les richefles réeiles . pour mieux dire . ne dureroient qu'une an- biens confommables n'étoient reproduits pendant le cours de l'année. en repréfentation du revenu ou portion difponible du proles rapporte à duit . alors l'argent efl: intercepté dans fa courfe . fur tout enfin. La vie ck par conféquent la circulation . dans la même tité ce & & & & des achats. en ce qu'elle paroît par -tout de quoi y pourvoir. dans toutes les mains . Si d'entre les difFérens part-prenans de l'une des trois clafles. premières . ou . il s'en trouve cuelques-uns qui forcent les rentrées. cours des ventes fondoient fur la circulation 6c en enlevoient l'ar&c. qui . l'argent deviendra plus rare . 6c par la méfiance . F Perpétuité . fe répare par le commerce extérieur qui entretient par -tout . fe prépare ainfi la le branle recommence . qui eft la fîcation de toutes les Parties. de l'apparition de l'argent .

fes dépenfes . que le tableau représente l'ordre des chofes .nous dire que les dépenfes &£ les revenus d'un grand Etat doivent fe calculer comme ceux d'une la langue des quotités. liiivre leur diïtribution pour développer le Il a fait ainfi fur le cercle de leur marche jufou'à leur & reproduction. Chaque Maifon a fon livre de compte. s'aSTerviffe à la la pour un million comme pour un milliard A . il a voulu calculer le fond d'un Etat . de peine qu'on gêne n'ont rien de Rien n'eft bien qui hypothétique dans fes évaSimple. Qui dit ménage . chaque RégifTeur parle à fon maître par calculs. Je l'ai dit. les règles de distriplus d'effort qu'un foible ruiffeau. mais pour en démontrer la folidité dans tous les points . en conféquence . Les uns ont prétendu que cet amas d'eau monde économique le monde phyfiaue. Mais cette fcience toute afTujettie aux principes .fouvent . Les chiffres en un mot font les noms arrêtent le raisonLe raifonnement les développe. des dépenfes. des revenus dans ion point de profpérité. Tel eft Tordre qui doit & & & s'y maintenir ne fouffre aucun dépériffement. C'eft ce qu'a fenti l'Auteur du Tableau . eft entraîne . que les plus grands Souverains ne peuvent néanmoins s'afféoir que comme les autres hommes. Sans eux on ne peut dans les fciences de fait fe retrouver quelquefois foi même au bout de fix mois fur les points qu'on a le plus apdont la trace "nous échappe faute d'avoir calculés. que luations que la fomme première mife en fait. C'ell ce que nous tâcherons de démontrer par les fuites de cet examen. mais la règle eSt la même parles calculs.defïiis donc eft tracée la balance que doit avoir obfervé la distribution des dépenfes pour porter l'Etat à ce point de fertilité . l'on ne fçauroit les rendre trop folides trop inébranlables . il eft impofTible de parler économie fans calculs. demande à être fixée & Le moindre dérangement y Tout & l'importance de la chofe l'étude de ces calculs . pronfondis en main les calculs tous faits . par une liaiion dangereux . pofer les bafes de ces dépenfes . pour que cet Etat dure . les vérités les plus inconteftables font expofées à être embrouillées par un raifonnement d'un efprit fal: & & & : & & & & & & lacieux. ce que les Phyficiens ont en vain tenté défaire fur Ils ont voulu fouiller les entrailles de la terre pour découvrir la marche des eaux qui fortent fans cefle de fon fein pour fe rendre dans le vafte océan. il faudroit entrer difcutés que dans d'autres détails . . 42 Nous avons dit. inévitable . retrouver leur fource . la Ibciété à ce point d'abondance. fi ce n'eft qu'un grand fleuve cela près . mais feuls ils fixent nement. Montagne dit en la langue naïve de fon temps . qui fupputation feuls décident de fa force de fa fiabilité. butions font également fixes confiantes : le tableau les peint à l'œil fait & dans leurs premières Subdivisions il s'agit uniquement ici de jetter des bafes . les plus fatales conféquences. dit calculs. A bon droit pouvons .DISTRIBUTION DES DÉPENSES. famille. &c nous ne fçaurions trop répéter. vaut bien eft ici démonstration. qui ne peuvent être approfondis la la fcience os de les calculs font les par économique . Ci .

même impulfion ? dans les canaux innombrables de la circulation. toute fublime qu'elle eft . Chacune de ces deux claiTes fait paffer & iooo livres fur la clafîe iîérile. n'ell ordre qu'elle a reçu. diminueroit chaque tié ce qui ne feroit pas notre compte. On ne doit pas oublier . : met un calcul comprend fur le Table. & & . qui venoit reparoître fur la terre . nous l'ayons déjà dit plusieurs fois . Toutes les parties du numéraire . J'ai répète cet avertiiTement. Ce développement fe trouvera enrichi par l'infpeétion des effets des dépenfes. en travail que par ce moyen cet la tâche de piufieurs & & hommes & e. les régies utiles de cette diftribution.tre. . j'ai . vu des Lecleurs & même parce que ficlif . tout nous ëft néce que qui lui a été accefiaire a été promis au travail'. Ce. ftudieux. ainfi dire par une & distribuées . d'autres ont attribué la régénération continuelle des fontaines aux eaux condenfées & les après l'évaporation . . & homme a pu réunir en prolaborieux de piufieurs générations de ces hommes . On voit à yeux la tête la claffe propriétaire jouiffant d'un revenu de 1000 livres .CHAPITRE IV. libre & conflis. eue ce qui paroît ici graduel marcher par échelons . Mais il paroît utile de réfumer ce Chapitre de la diftribution ? par les réfultats expofés fous un & Fij Rëfuitat d ce cha P. On n'a pu préfenîer ces fubdivifions que dans un ordre uniforme. & 1000 livres fur la claffe productive . C'eft ce que nous considérerons quand nous penferons à cet article. donnent la vie &: l'action à la multitude des cocette multitude de travaux réuopérations animent cette partie. de l'aveu du Tableau .te claue verfe L'article de la diftribution facile fous les . eu: ce qui fait renaître le total de la rep réduction pour l'année pour & & d'après. elï par-tout fufceptible de démonf. en cela fondé fur ce que chacune d'elles porte la rep roduclion. Pc qui nous eft indifpenfablement nécelfaire. En ce cas la année de moireproduction . Maintenant il fuffit d'avoir vu la marche de la diilrihution des dépenfes. Cette incertitude cil i'appanage de la foibleffe humaine 1 dans tout ce qui n'en point néceftaire à la conduite morale Phyfique ici bas . dans ce qui ne peut être ni compté ni mefuré. apperçue &c a } C'en que cette iciQncQ démontrée par un feul homme. tout le labyrinthe de la circulation. qu'un & de débrouillement qui étoit néce -Taire pour préfénter fous un afpecT: régulier & fixe les réfultats décififs de l'ordre réel. . a été1 cherchée . qui figurent ici pour les deux milliards convenus . opiniâtre de l'homme . qui fimple frappent à la ciaîTe productive. C'eft ici la Table de fubdivifion des fommes reverfées . & reflituées les par pluyes rofées. Mais la phyfi- & & que économique . 43 repouflcit par d'autres canaux fan fupêrflu . nis. trations décifives & fondeur . la trop grande étendue du Tableau. à i'infiant à l'autre la moitié de ce & cet ordre de fubdivifions fe continue de la forte jufqu'au dernier denier où fe termine la dépenfe annuelle. afin d'éviter la multitude des chiffres . qui avoient fuppofé que chaque ligne formoit une année .

de la claire de produftive.. 2 OOO I . * ? la claffe ftéri- OOO I C ry ) . Masse totale La reproduction totale L'argent du revenu Les avances de la claffe . Agens de cette >ooo « —— 1 Total. I . . feul point de PRÉCIS DES RÉSULTATS DE LA DISTRIBUTION REPRÉSENTÉE DANS LE TABLEAU..EFFETS DES DEPENSES 44 vue plus ftmple &c plus réuni dans un Tableau ..8000 OBSERVATIONS. . . • . 3000 2000 000 .2000 proà la claffe ftérile. abrégé . . * OOO^ „— _. » Total. \ Moitié de OOO * * d . -V • » . Ainfi la reproduction totale eft çooo . .. 1 mmmmêmm . C'eit ce qu'on productive égal alors cent rendre appelle pour cent.«' la Total des ÎOOO 2000 2000 Moitié la claffe ftérile. renaît annuellement des dépenfes de la claffe aux avances de cette même claffe. . Total.. >v tle f . • • .. dont le Cultivateur retire pour (es annuelles les intérêts de fes avances primitives Keftepour le revenu avances & & Total...2000 fe réunifient Se fe SçAVOIR. Se fommairement expliqué. . < ladépenfe /du revenu. AVANCES AVANCES REVENU. OOO I I OOO t Total des reverfemens de la claffe _' / duftive ^^ A- V . verfemens de ? ie à la claffe « V i J productive. $000 . . . » °d n - " .L— re * • ' ' ' * • • • ' * • " V . 000?Urepr * dépenfe > I du revenu. 1000 Total des reverfemens de la claile ftérile à la claffe productive i©co Les avances de la claffe ftérile employées pour les achats des matières pre1000 mières à la claffe productive la claffe . * '* Total.. Total La reproduction totale eft égale à toutes les fommes qui dépenfent à la claiTe productive > . * re-V . y • yooo zooo des richejfes comprifes dans le Tableau» ftérile > toujours confervées par les claffe . net I . . Les avances de la claffe productive La portion du revenu qui paiTe immédiatement à 2000 productive . . Le produit net qui eft ici .

qui fe paye pour la fait à dixme ce enau Souverain au qui propriétaire . eft égal à la moitié de la recette de la claffe ftérile. i°. partage & & & : semble l'emploi des 5000 liv. . 35 des avances de la claffe ftérile . La claffe productive dépenfe toutes fes avances de 2000 liv. n'eft pas en achats partie de la dépenfe qui fe porte de production. La claffe ftérile reçoit 2000 liv. . La fomme & moitié des avances de la claffe productive. de la reproduction totale annuelle. dont la dépenfe eft 2000 liv. Les matières des ouvrages que l'on paye à la claffe ftérile. ment de falaire pour le travail des agens de cette claffe. Le total des reverfemens de la claffe productive à la claffe ftérile. reverfemens de la claffe ftérile à la claffe productive. prîtes enfemble. c'eft un paye. parce qu'une à la claffe ftérile .CHAPITRE IV. la reproduction totale n'eft que de 5000 liv. eft égale au quart du du prototal des deux fommes des avances de la claffe productive duit net ou revenu . quelles lui font reftituées de revenu elle 2000 liv. de la claffe ftérile font environ moitié moins en nombre Les eft égal à la Le total des & Agens que ceux de la claffe productive . La dépenfe annuelle eft de 6000 liv. lesde plus en entier par la reproduction . C'eft pourquoi les dépenfes annuelles furpaffent la totalité de 3 la reproduction annuelle . claffe ftérile . ainfi la dépenfe furpaffe la reproduction . ne font que des rachats des lui a vendues. dont 1000 rerient pour remplacer fes avances. 1000 font employées pour la fubfiftance des fes agens. mais cet excédent de dépenfes n'eft au fond qu'un double emploi fucceftif de l'argent qui circule dans la nation» 2 . mêmes productions que la claffe productive Les dépenfes de rétribution pour la main d'œuvre payée à la ne font pas des achats de production . intérêts fes 1 000 liv.

. point étonné de voir ibuvent les mômes principes les différentes parties de cette analyfe. celle des biens fonds. il efl fondé fur le droit natur :1 . . la reproduction ont des effets différens dans l'ordre économique félon Les & dépenfes même de ces dépenfes . en expliquant ce principe. mais ce ne ia font que les dépenfes qui leur donnent une valeur vénale. tant dans l'emploi du revenu. A mefure qu'Un édifice s'élève . d'abord. La propriété du bien fond vient originairement au travail &: de la dépenfe de ceux qui mettent des terres délaiffées 61 inutiles en valeur. Pafïbns à la preuve phyfique de cette vérité &C à l'analyfe de la manière dont Nous avons reconnu elles s'exécutent. de la conceflion fes dépenfes. de trouver fon aliment. Les chofes à notre ufage font des biens par leur nature. ni préparées par le travail des hommes. travail vail. de propriétés . qualité fans car beibin { Q [t es fcit alimentaires . Les hommes doivent s'entr'aider réciproquement aux befoins de mutuellement . politif. Le terreia n'atrois fortes celle des richeffes d'exploitation . DES DÉPENSES.par le Souverain ou la communauté. Ia des hommts aï delà bien général Société. ni achetées . La propriété acquife médiatement ou immédiatement par le doit être affûrée pour afTurer . foit QU'oN c e ^ P ar es même a beibin ' ilT des Dépenfes. C'eil dans raccompliflement la & journalier de ces deux. avant d'entrer dans dans les trois clàlTes .EFFETS. il faut revenir à en meflirer l'aplomb. 46 CHAPITRE Les C L qûi fe tirent des prind1 Ko'arcTtrr fous dif. exciter & perpétuer le tra. Les effets généraux des dépenfes font donc la la préparation des reproductions. ni reproduites . prendre pour Paie le droit naturel lurdroit j e Ue l e ft fondée la fociéié* 6z qui renferme toutes les mefures du q l'ordre & ~ . principes férens points de Ordre naturel at. cha^ Coîonifte efl aiïuré. Le corps dès fa naiffance. ce droit naturel. . pour bien afieoir fes principes. Il faut d'abord. relatile détail de l'examen de l'ordre des dépenfes l r i /• vement aux effets de ces aepemes.efl fondé fur l'ordre phyfique même. ne déSions effets V. valeur vénale . ils font la dans reparoître Da * e de toute cette fcience. devoirs que fe rencontrent l'avantage public l'avantage particulier. Urcre economique de la dépenfe du reveau. celle 1 - & & - . établi pourquoi tout le jeu du & avons ? Tableau commence par les dépeniés. ' ^ ous humain dépenfes que tout commence à agir. de rétribution. C'eft l'ordre de ces différens effets que nous devons maintenant confidérer. elles ne & ' & feroient ni recherchées . Voilà du terrein . c'eft ce qu'on remarque en tout tems dans les eolonies dé'ertes . que dans la claiTe prod^ftive que dans la claffe itérile. fans l'emploi déliré des chofes dont les hommes font ufage . j e Y lc hçff ? d'ufage extérieur. & contribuer Société. avant que de lui confacrer fon travail le droit primordial d'acquifition .

Il eft donc évident que tout membre de la Société . l'amélioration Faccroiffement de fon bien. Par le revenu .Le revenu les ventes fuppofe la Société formée . La propriété peut aufti être cédée par donation dans ce cas . nul valeur de celui qui Ta défriché : en a acquis par il & V. a des motifs fuffifans pour le déterminer à donner. que dépend tout le branle delà Société. fa famille . La dédompropriété peut être cédée par aliénation magement . tout le refte eft communication feulement 6c non dépenfe. les travaux Nous commençons par l'emploi du revenu .CHAPITRE voit nul prix . Or le travail la & & dépenfe font les lources de la richefle &de la profpérité des nations. difpofe. & Un plus grand revenu fuppofe de les rivières navigables . numéraire convenu. les chemins ouverts . lui que fes chevaux confomment fes fourrages. foit dépenfe. ics depenfes .ee en non valeur pour lui vail pour la Société. point de vue . ou de vivre cette de de fruits portion pauvrement réfervée dans chaque famille aux caduques aux impotens. ces motifs fatisfaits lui tiennent lieu de déla Enfin propriété pafle par héritage aux parens du dommagement. &c la terre ferti- par une bonne ck forte culture. Le revenu eft la feule c'eft de la manière dont on en portion difponible de la production . desàent . les mers les arts perfectionnés . car le droit d'héritage eft lui-même avan- de : le la & & & & : & & tageux à la Société. celui qui donne . le revenu eft le thermomètre moral oz phyftque de la fanté . qu'il fe vêtiffe de la peau de fes moutons fe nourrifie de leur chair . eft excité par cette prérogative au travail &C à la dépenfe . la . pofîefleur patrimoniale . alors celui qui acquiert . fait par l'achat . attendu que la marche du tableau commence par-là. Je dis d'un plus grand avantage . Sans la fureté Cultivateur n'auroit pas facriné à la terre fon trapolîeïlion . '47 le travail & les depenfes cultivé voilà l'ordre naturel. l'on la folidité des princonnoître peut juger lilée & cipes conititutifs d'un Etat 3 & l'honnêteté des moeurs d'une nation . Je m'explique. . tout cela le peut fans donner aucune valeur vénale à fes denrées. En un mot. & le grands Etats libres . car fans cela il n'y auroit d'excédent de chacun feroit travailler de point commerçable . obligé fes maim pour vivre. Voilà quife le droit naturel. s'il n'y a quelques loix qui s'y raifon d'un oppofent par plus grand avantage pour la Société. en un {ens. fans l'obliger à aucuns rapports avec le refte de la Société. Il faut d'abord que le revenu foit dépenfe . comme on l'a déjà dit. Que Pierre confomme . car il n'y a que cela qui. tout cela eft confommation . coopère au bien général. la dépenfe de la valeur du bien fond qui lui eft vendu. occupé équitablement de fon intérêt particulier. les achats & & & & & & en uiage. les befoins multipliés . le bled qu'il a recueilli . La fureté morale de la propriété eft donc une condition renéceftaire à l'établifïement de la valeur des biens fonds. elle feroit reft. Le revenu au contraire fuppofe la valeur vénale du produit . parce que le poftefteur attaché à fa famille. puiftance profpérité d'un Etat. les rapports' établis . pour l'entretien . Examinonsdoncfousce les depenfes des hommes réunis en Société.

de manière qu'ils foient difpenfés de trouver la fourniture de leurs befoins dans un travail méchanique qui les détourneroit de leur tâche publique . bien diffé- rente de la fage économie qui prévoit les accidens qui l'obligeroient à des dépenfes forcées . diminution de dépenfe . Il importe que le revenu foit dépenfé . eil de faire fubfifter les différens Agens de toutes ces parties néceifaires à la Société . le & &c de revenu. autant que fon vice peut s'étendre. mais il faut qu'il le foit dans la direction marquée par le tableau . eil ici conndéré . proprement dite. On . Celui qui épargne fur fa confommation. comme nous le prouverons par les changemens mêmes du tableau . c'eft-àen trois parts. tort au public Il importe donc que le revenu foit dépenfé. Le revenu. Nous ne confondons pas ici avec l'épargne iordide . qui excède les reprifes annuelles du Cultivateur. ruineufes û elles n'étoient prévenues. félon l'ufage des Nations modernes . dont le dérangement . qui ne doit foufFrir aucune interruption. car toute épargne fur le revenu eu. i°. mais fon épargne efl autant de pris fur la rentrée générale. qui ont auiïi leurs devoirs d'aftion de furveillance ou de de leur gouvernement des biens fonds . ordre fimple qui va de lui-même dans (d direction naturelle . Le revenu des Propriétaires. la quotité du numéraire circuà peu de chofe près la valeur de fes tréfors. par une fuite directe . peut bien augmenter fes propres fonds aux dépens d'autrui . l'étendue de fa population .EFFETS DES DÉPENSES. . car alors celui-là même qui ne croiroit agir que pour lui. Mais l'avare fait nécessairement à la Société . donné en emplois dans l'état.eiï donc le cannevas de la dépenfe. le floriffant de fon agriculture . qu'elle rens fecours néceifaires à leur état qui implique leurs devoirs. les ufages locaux c'eft-à-dire . comme divifé & La dixme portion du produit total prélevé félon pour être employée au culte ou fervice des Autels . Le produit net ou portion difponible du produit total. que s'il s'en occupoit expreifément. La diuribution phyfique de leur dépenfe doit fe conformer à fon objet moral . 48 force Se l'intégrité de fes loix . ne contribue pas moins au bien général. Ce lant chez elle . de production j'avance ici à cet égard . 6c fur la constitution fondamentale de la Société. mais l'ordre de contrainte qui raifon porte invinciblement fur çaufe un dérangement contre nature dire & & le moral . la maiTe de fes richelTes . général par coopération L'impôt ou portion du produit net. De-là la malédiction qu'on voit fuivre d'ordinaire les biens amaifés pas l'avarice fordide . de la dépenfe des revenus leurs au fervices félon leurs bien diiférens . confommation de leurs deifervans. l'utilité de ion commerce . l'aifance des particuliers qui s'accroît par l'emploi de fes richelTes . & & leur procurer les diifédoit pourvoir à leur fubfiitance . 3 de la défenfe de contribution pour fournir aux frais de la police l'Etat. entraîne les plus fatales conféquences. 2°. L'objet moral de l'application du revenu . Tel eil l'ordre naturel preferit à la dépenfe . & que démontrera dans la fuite de cet eflai. & . à la . la fageife de fon gouvernement .

la mitous ont beibin. les mœurs deviennent frivoles. or font un e e s ™? . mais regarde à bon droit les mœurs les mœurs. z°. ce font des Médecins qui n'ap. la multitude de précautions atroces. leurs fpécu. on trouvera toujours que les défordres moraux font en pro- les mœurs. là font les voleurs . i°. des grandes exploitations périence a montré l'invalidité pour le fucces d'un La les fur grand territoire cultivé perte produits d'agriculture. même dans des petites peuplades privilégiées pour des denrées de choix . & & au travail. l'âla rapine s'emparent des mœurs . fe rétablirent & font allures . expédient dénaturé . la rétribution due animoiité . Si les Moraliftes relle s **™fur l'ordre économique . les aux hommes de recourir plus défordonnés . pourquoi ? C'eff qu'où preté où peu travaillent. que les loix uneper^erhond» vr e na ure * anciennes établiffoient pour la fauve-garde des maîtres . parti. La barbarie antique avoit pour cela imaginé les efclaves . querelle. Les mœurs font eux-mêmes pente . Ceux qui ™tmeîï™épné~ perçoivent que les fymptômes.[J£s leurs feiences pas Jj lations feront vaines &C chimériques . Si les produits de la propriété & Les dé-angea. mais de l'engager à travailler pour celle d'autrui. Il eft G en effet . dérèglement. hommes les fe replacent d'eux- mêmes dans l'ordre moral. au phylique félon l'ordre de proipériîé preferit dans le 3°. portion des dérangemens politiques . dis-je.CHAPITRE V. En confidérant . Alors tout eft artifice . fur la charrue . 49 comme l'Egide d'une nation .qui gouverne nation la les fpéculation's politiques d'une dérangent . i/efdavage *ft par le travail des bras. Quelles font donc les conditions annexées au revenu ? c'elt. des naturels effets des & & & & les font dégénérer en ignorance. toutes ces choies. Confidérons maintenant les effets des dépendes dans chacune' des deux claffes actives en commençant par la claffe productive. Les Réformateurs ^turéi & écgn» font crue des Spéculateurs s les Censeurs qui veulent oppoler a un courant lans en changer la à la dérilion publique. qui ne donnent néanmoins prefqifaucune fortune lolide pour trois générations. s'expofent Les caufes delïructives du fond détruifent caufes. leur affujetiffement Cv i'intercadence de leur bien-être aux lieux où cet ufage tient encore . le dernier boiffeau de bled fera confommé par le dernier Cultivateur. Quand c'eft la culture. qu'il le foit félon Tordre naturel quant au moral . ne ment de l'ordr* non des Philofophes. iniquité . cette corne d'abondance. avec des yeux instruits. elles altèrent ion befoins forcent alors les les fond . malgré les plus grands Rois de la terre . qu'il le foit tableau. & & & fuivent la même progrelfion. La pauvreté fuccede .nent aux régies la maladie. fuite des dérangee e & °é c ^ p h y f' qiie nomique. dont l'ex- Ordre ™*% écono- Ta ST productive. Il ne s'agit donc pas de lui ravir fa lubliflance .& qui ignorent nous peignent les mœurs de leur fiécle lans remonter aux caufes . en intérêts particuliers s à leur tour la fauve-garde deviennent l'appui des déranpemens qui de la perverfion. l'état des Nations . {&re enfin. qu'il foit dépenfé . car le dé- On expédiens fordre politique déconcerte les hommes. Voilà les vrais fendernens de la loi natuVames fr écuïales Politiques ne fondent de l'ordre civil. Cette claffe travaille d'abord pour elle-même . démontrent combien & vains font les efforts humains quand la nature réfiffe.

fi ce plus grand produit efl confommé par de plus grands frais de culture. 6c rapporte leur effet aux lieux où il doit fructifier . P^ïfons aux dépenfes fon être 6c fon influence dans la Société doit ne La claffe ftèrile donc d'examiner les effets des dépenfes de Avant commerce. Cette Magie. avec ports Société & & vouée à toutes les privations qui réfuîtent d'une à tous les périls affociation imparfaite 6c infrudhieufe. 6c chacun efl entraîné par la vue de fon propre bien à concourir au bien imiverfel. nulles dépenfes. On trouvera ci-deffous un Chapitre exprès " tra j tera du rapport des dépenfes avec le commerce. Car le plus grand produit total n'eft. . pour examiner lumineufement j^^ fait exifler • i ^ • / i • • • ' . C'eft un ordre d'agriculture pervers forcé. quelque feroit expofée fes voifins . qui ne peut nibfifter dans un grand de la Nation à la ruine de l'Etat. à qui leur fecours mutuel 6c réciproque eft néceffaire. cefferoit . 6c leur effet . je crois néceffaire de traiter ici fommairement de ce qui la 6c mouvoir. par l'effet volonté. ces hommes ne feroient aucunement difponibles. a trouvé le feul moyen facile 6c profIl dirige 6c excite les travaux par l'appas du profit . pas l'objet le plus avantageux à la Société. Ordre économique des dépentes de la par- ne commerçante deiadafieftênie. des principes économiques &C de concorde . en croyant travailler pour foi. 6c ces moyens ne peuvent s'obtenir que par les richeffes. Or une telle fertile que fut fon territoire . L'objet des dépenfes de la claffe productive doit donc être le plus grand produit net . en père . conféquemmentle produit qui en réfulte pour fa fubfifïance . 50 contre nature de pofer 6c de constituer en ennemis deux êtres Semblables. Mais ce grand / o /1 \ r mobile doit être aehni oc itatue relativement a fes principaux attna fes COIKlitions primordiales. 6c l'Etat Dvivé du revenu ne pourroit lui affurer fa rétribution. Toute la Magie de la Société bien ordonnée eft que chacun travaille pour autrui. le plus grand revenu ou la plus grande richeffe annuelle de la claffe ftérile. Cultivateur tire par fon travail de quoi nourrir toutes que les claffes de la Société. Ordre e'cono- des penfes de la dé- mfqtië claf- fe ftérile. Il faut en outre qu'il foit aidé à la cultiver avec le moins de frais poffibles d'exploitation. 6c jamais cette grande population ne formeroit une Nation riche 6c piaffante car la puiffance d'une Nation exige d'autres moyens que la iimple force des hommes . A la vérité il pourroit y avoir plus d'hommes fur les campagnes . Chacun eft. dont l'enfemble 6c les effets fe développent par l'étude dont nous traitons . mais il y auroit Il faut le & moins de revenu. n'auroit nul jeu de rap. Pour cela il faut qu'il foit porté à tirer de fa terre le plus de produit poffible. nous démon* tre que le grand Etre nous donna . comme loix religieufes. de la crire en Dieu . les frais prélevés. nul fuperflu .ou fe croit libre dans fa fphere. Si-tôt qu'on en dépla- & cerok une partie . Le tems 6c la fueur de ce grand nombre d'hommes : feroient dévolus & néceffaires à leur travail. qu'au cette claffe . défavantage qu'au Royaume & & Le commerce libre qui favorife les dépenfes .EFFETS DES DÉPENSES. quand il daigna nous les annoncer 6c nous les pref- pere. difponible. fa portion de travail manqueroit .

c'eft. qui conjîjle à ou marchandifes aux lieux de leur production. eft. qui ne font que chandises . Si le commerce fe ranime. comme moyen d'accroiffement de richeffes par le produit des ventes des denrées du pays . perdent leur revenu . fans être réputés Marchands. La police . quoiqu'occupé à un fervice fi utile & d'étendre Le Commerçant ou Marchand . autres de ces derniers les Ton Les uns &c qu'acheteur pour ufage. L'Etranger même peut être plus profitable . n'eft. qui n'eff. G ij Idée précifedu Commerce « . ce qui le diflingue du colon du confommateur. Les product ions en non-valeur ne font plus des richeffes pour la Nation. que ne le feroit le Commerçant Regnicole. jette la Nation dans la décadence dans la mifere. l'Ouvrier de falaire . &c dont elle ne tire aucun produit net en accroît de biens . pour affluer la fubfiftance de la Nation . vendeurs de leurs denrées ou ouvrages . avant l'on traite que proprement V. le néceffaire même tombe en non-valeur par la non-valeur du fuperflu. en pro- portion des richeffes d'exploitation avec lefquelles elle y pourra contribuer . pas moins fertile que la terre. s'il fait payer fon fervice moins cher . Mais préalablement à toute jouifTance procurée par le commerce. fans les productions de la terre . qui peut même n'être pas Citoyen . au préjudice des frais &C des charges du Cultivateur . n'eft. Sans le commerce . l'Etat Les Colons abandonnent la culture. C'eft par nos ventes que le commerce peut accroître nos richeffes . diftingué du fervice mercenaire ou de la rétribution du Commerçant confidéré comme échange ou permutation de richeffes . vendre 011 aller acheter . les productions ne feroient que des non des richeffes . tout fe régénère fucceffivement dans une Nation . puisqu'elle qu'elle lui paye au Commerçant les marchandifes qu'elle lui acheté . Cette rétribution eft. par nos achats qu'il nous en procure la jouifTance. eft. oc à proportion des denrées qu'elle pourra vendre. peuvent porter. le combiens merce ne procureroit ni biens ni richeffes. Sans la liberté du commerce . dit. ce que le & commerce dépenfe . à les tranfporter & les vendre aux lieux de leur confommation. fans être moins profitable à la Nation. toute la Nation tombe dans l'indimanque d'emploi la &c la confommation s'anéantiffent . les richeffes gence population ck fi nécefTaire . Cependant le Commerce . la jouifTance & donc qu'un Agent mercenaire fïérile. vénale des productions l'effet . 5 de celui-là dans i les détails. qui s'oppofe à la vente des productions de premier befoin . &C le territoire refte inculte. .CHAPITRE d'autres objets. & & & & & & & & . les Propriétaires des terres. dont elle paye la rétribution à ceux qui l'exécutent . d'exploitation périfTent . il faut vendre pour pouvoir acheter. Le Commerçant vendeur de chaque main des mêmes marou Marchand eft acheteur de l'artifte . de cette dépenfe de foutenir la valeur des richeffes. un fervice public . acheter des denrées & Ainfi & & une Nation ne doit regarder l'exercice me un du commerce que com- fervice public . Le commerce . les profeffions lucratives languiffent . ôc paye de plus fa rétribution.

plus comme la . plus vues de la providence . qui peut être enlevée à chaque inftant à une Nation . mais cette reffource précaire. que par la vente des denrées que la fabrication de leurs ouvrages. confommation leur pour pays. dans le deffein d'apon s'éloigne des pauvrir l'Etranger . tres avantages . & cmand ce commerce y eft libre Se facile. quand les débouchés font difficiles . plus Se s'enrichit elle-même. l'exportation des marchandifes de main-d'œuvre fabriquées dans le pays . n'afTure à la Nation . plus elles s'oppofent à la concurrence des acheteurs. Ce commerce réunit alors. Se la Nation ne profite de ce commerce mercances Ouvriers achètent dans le tile. Il eft vrai que. dans la vente à l'Etranger. pour Ce profit pourroit . être remplacé par la vente de première main des productions du crû. plus aufîi leurs dépenfes augmentent . plus il l'abondance . au prix de la matière première . en conféquence. plus il relevé la valeur vénale des productions. Plus les Nations fe difputent l'exercice du commerce . par l'induftrie ou par les loix fomptuaires de fes voifins . quand elle eit animée par ne d'exploitation de marchandifes de main d'œuvre . qui voulut établir la profpérité générale des Nations par le commerce loyal Se réciproque des Nations. plus on fe détruit foi-même . de l'Entrepreneur Se du Commerçant . Se ne profite pas plus le limple commerce d'exportation des producf ions naturelles du pays. provoque Se plus il augmente la richeffe Se multiplie la jouhTance des richeffes.fubordonné à l'avantage d'un prompt & facile débouché. qui procure tout-à-coup un prix avantageux à la vente des productions y Se ce feroit une politique aveugle Se ab- .EFFETS DES DÉPENSES. le prix de la rétribution du travail du Fabriquant . Ainfi le commerce d'exploitation de marchandife de main-d'œuvre. à leur défaut . peut être préférable par la confommation des fubfiftances . Ce font différentes portions d'un même tout . Plus la politique d'une Nation favorife le commerce de fes voifins . ne doit être confédérée que comme un acceffoire très . qui les rend plus faciles à tranfporter. fi prix rapporte rien Le commerce ce n'eft le payement de la rétribution de l'Ouvrier . que les Fabriquans y achètent . elles elles préjudicient culture eft celui des productions la fureté Se par le fuccès de la vente. Se à la vente qui eftle principe actif des riche/les . Se par l'emploi des matières qu'ils réduifent à un moindre volume . qui s'entrevivifient par les fucs diiTérens qu'elles produifent Se qu'elles s'entrecomrnuniquent. achetées Se exportées par tous les Marchands qui font le commerce de ces mêmes productions. 52 & s'enrichiffent par la Plus les Nations limitrophes fe peuplent confommation Se le commerce . plus le commerce s'étend . Se confondent la ritributio/i du Commerçaîit avec le profit national du commerce . les acheteurs fe multiplient. Se diminuent le commerce & les au- gênent plus. Plus au leurs richeffes de elle Se plus profite contraire on fe refufe à ce concours d'opulence . des matières du au-delà la Nation à premières . que pas plus le débit des denrées .

où les dépenfes onéagens. où l'interqu'il eft toujours ébranlé cadence du prix des denrées dérange fans cefte l'état &C l'ordre des dépenfes de ce frêle commerce d'exploitation. qui eft faciles libres & pas môme s'attacher à ce commerce . il perles foutient toujours dans une pétue les richeffes de l'agriculture . variable de préférence chez les & & & . qui peut Nations qui manquent de territoire . tandis incertain dans un Royaume . que I T R E celle qui tiendroit à bas prix les faciliter la fubfiftance des L'avantage Fabriquans & des n V. la première eft un avantage. ne peut être à des leurs. procurée par le commerce extérieur réciproque . car il provoque le luxe de débientôt il la rendroit elle-même tributaire de (es propres coration. La dilcumon de l'analyfe s'en augmente les même trouveront ci-deflous. trouvent à vendre leur fuperflu à celles qui manquent. productions du cru. montre dans le commerce merpeu intérenant pour une Nation qui a les débouchés pour l'exportation de fes productions. pour Ouvriers. parce que ce prix étant celui qui a cours entre Iqs Nations . une Nation ne peut que profiter de l'augmentation du prix de fes denrées . Les unes ou les autres profitent tour à tour des mêmes avantages . qui peut feul leur aifurer conftamment régulièrement le prix courant entre les Nations commerçantes. la dépenfe que nous faifons . tous les effets de ce commerce. parce que ce commerce diminue la vente des productions naturelles . En effet . tournent alors contre la Nation fabriquante . C'eft-là tout l'avantage auquel il faille tendre pour fes denrées. ne peut fuppléer par le débit qu'il procure dans l'intérieur . par exemple .C H A P furde. Le commerce mercantile enfin. L'augmentation du prix des denrées procurée par la liberté du commerce extérieur . On ne fçauroit plus haut prix que celle que font les Anglois cher alors Paris à le qu'à Lyon. Elle ne doit ci-deiîùs eft le feul qui fe cantile. éblouies dans ces tems modernes par l'état des manufactures. n'a rien de femblable à la cherté caufée par la difette inopinée des productions. comme on le prouvera dans la fuite . à Nantes . caries Nations. qui font actuellement dans l'abon» dance. aux avantages du libre commerce d'exportation des pro- & ductions naturelles . qui n'eft qu'un petit com- & & doit même s'établir fugitif. en le confidérant fimplement comme commerce extérieur . Seul. Cette dernière eft une calamité . Tous ces effets fe montrent viiiblement chez les Nations agricoles . Il préjudicie à l'agriculture . reufes éteignent les dépenfes reproductives . lorsl'accroître par la 'multitude d'Ouvriers qu'il occupe qu'il paroît aux dépens des autres claftes des Citoyens. les de*i- merce précaire . en valeur vénale de nos propres denrées que nous confommons nous-mêmes.. D'ailleurs. C'eft-là ce qu'on ne peut obtenir par d'exportation de marchandifes de main-d'œuvre . lorfqu'il & dépenfes onéreufes. & proportion réglée avec celles que ce même commerce procure à l'Ele commerce tranger. à Lonplus jamais payer pain dres à Amfterdam .

le prix de fes denrées . On & Par la liberté du commerce extérieur réciproque . la liberté du commerce extérieur efl. une richeffe réelle au Cultivateur. fure trouvent abandonnées aux fantaifies du petit gafpillent le peu de richelîes. Chaque Cultivateur ne compte pareillement que fur le prix de ce qu'il vend. dans tous les cas . toujours favorable aux acheteurs. tions .EFFETS DES DÉPENSES. fur-tout des denrées rées fe & de première nécefïité. n'ont point de fuperflu affuré. qu'en ne faifant pas tomber chez elle . efl afîïïrée dans les achats. font vendeurs de leurs fervices . en vendeurs 6c en acheteurs. fur lequel il n'y a ni perte ni profit puifqu'elle les conformée elle-même . ni fur le prix de celles qu'elle achette. efl même en touttems. dans le détail. bornée au befoin. l'égalité confiante du prix des denrées . Ces effets réciproques alternatifs du commerce général . & & & parce que dans une bonne culture . dont la confommation . des intérêts particuliers. Se c'efl ce prix. Il en efl de même. &c qu'elle ne compte que fur le prix de celles qu'elle vend. pour la vente de fon fuperflu aux Nations qui en auront befoin. ainfi que le fait le démontre . quoique celles qu'elle conlouime vaillent le même prix. La confommation en eft fans règle ni mela ce fuperflu n'efl pas néceffaire. Les marchandifes de fécond befoin perfluités . comme pour l'autre. des objections qu'il efl pofîible. & & . de vendre conflamment fes denrées le plus cher efl ridicule de former . enforte que l'abondance de productions allure toujours dans tous les pays où elle fe trouve . la totalité des productions furpafTe de beaucoup les frais de l'exploitation. Les acheteurs . à cet égard . reliquat de l'ancienne richeile des Nations ruinées. Il efl donc de l'intérêt de la Nation . que pour ce dernier point . mais fouvent elles fe nombre d'hommes de fortune qui voit cependant. fur-tout celle des denrées de premier befoin . Le furcroît des productions au-delà des frais & la cherté confiante de ces produc. de manière que chaque compenfée dans les ventes Nation ne perd ni fur le prix des denrées qu'elle vend . affùrent donc toujours à une Nation agricole . parce que ces dépenfes à la prodigalité des Nations opulentes qui les achètent . qui ne font ni Cultivateurs ni propriétaires . amirent . par les entraves des Douanes ck des prohibitions . une amplitude de . elle en tire toute la valeur pour les achats qu'elle fait chez l'Etranger . qui forme le prix des productions de la Nation. qu'ils ces achats de différente nature . 54 tiennent toujours ainfi à leur niveau. La providence a livré . à l'avantage des vendeurs . efl infaillible. car jamais une Nation ne fouffre de la cherté du fuperflu de fes denrées qu'elle vend . la valeur vénale des denrées . à raifon du prix des productions de leur travail de la conformité du prix confiant de ces ventes achettent . Il fondées fur la divifion de la Nation. que la cherté confiante des & & foutient productions provoque toujours la bonne culture. c'efl-à-dire . Ainfi la richeffe générale d'une Nation confifle toujours dans le plus haut prix de (es productions. C'efl une afîurance que ne fçauroit donner la dépenfe en fucar elle efl fans mefure.

nulle clef des premiers befoins . Il s'enfuit de -là que l'induftrie décoration . fon intérêt eft .nîler dans l'accroît de la valeur vénale. $ index de & des effets du commerce. qui entretient par ces achats un fonds d'avances annuelles . Tout eft ainii embrouillé dans la têre des hommes . les Farceurs.1a valeur de la fubfiftance l'Ouvrière pendant fon travail . puifqu'elle n'a nul droit primitif à la production. la matière première de fes ouvrages . & induffrieufe 6c laborieufe qui eft la portion confila fabrication des marchandifes . quife diftribuent à tous les fujets . Son intérêt plus prochain encore.d'oeuvre . 55 revenu. ce fil m vn? eft devenu une richeffe de cent écus. C/eft ce qui a fait croire que. & & La claffe fférile dérée dans le . qui ajoute par fon travail à la valeur de la matière première . 6c la claffe ftérile û foudoyée. 6c les a entraînés dans les plus grandes erreurs fur l'intérêt commun dans l'adminiftration de l'économe politique. de fournir au nécef- faire plutôt qu'au fuperflu. 6c vous verrez. 6c la plus précaire. qui fe confondent l'une 6c l'autre dans le prix des marchandifes de main . les Joueurs. égal en valeur à la moitié du revenu . le prix que le befoin ou la fantaifie donnent à fes ouvrages . effet de la dépenfê c'eft la valeur foncière de la chofe . méritoient droit d'exiftence 6c de n'étoient regardés comme excrécité dans l'ordre naturel des chofes . les employés à charge inutiles 6c ruineux. s'il eft poftîble. le le plus co. doit être divifée en deux genres . les Filles de joie 6c les Mendians fénéans . cette forte envifagée dans un ordre général . la vie 6c le mouvement. alors ce qu'il y a de . la claffe ftérile induftrieufe . Il eft un point important qu'on néglige de di. ou de richeffes difponibles.que celui des autres claffes . confidérés comme oififs . 6c qui vit de cet excédent de prix . &: qui font la force de l'Etat. de la claffe productive. parce qu'avec i 5 fols de fil une femme fait une dentelle de cent écus . La claffe ftérile .nmerce vif 6c le le plus néceffaire . On pourroit même y ajouter la claffe oifive . eft celle communément qui devroit l'être le moins la plus . extravafée. eftimée pour la étant la plus comme dépendante du fuperflu . fçavoir . parlons à l'exa. qui lui fert de rétribution pour fon travail Cette claffe ne vit n'exifte que par le commerce . Confidérons les effets des mens d'une fociété dégénérée dépenfes dans les deux portions de cette claffe. aufquelles le commerce fj induftrUufe" d « la claffe fté donne l'être . 6c comme tant .6c qu'on a confon lues pareillement dans l'opinion. eft certainement le plus confplus affûré . eft donc la vivification d'une branche de commerce . enfans du commerce & & la jouiffance.m >q»e n men fommaire des effets des dépenfes ftériles .CHAPITRE V. que la nature ordre œconaAprès des dénous détaillerons 6c prouverons au onzième Chapitre . les rentiers ou faux propriétaires inutiles à l'Etat. c'eft celle tableau pour qui acheté. 6c de qu'elle ne pourvoit qu'aux befoins féconds. Ajoutez à ces de l'entretien de 15 fols de fîl . d'avec la valeur de la rétribution du travail deux valeurs très-diftin&es . : & .

un accroît de qualité en valeur vénale . & & & & . Il eft certain que. qui qui auroit pour objet de prévaloir par la mêm^ feroit opération que le particulier. re- du revenu que le curieux çoit. Mais . hauffe la valeur vénale de nos productions . convenue . au lieu que l'Ouvrier ci-deffus tire de fon travail fa rétribution aux dépens de celui elle aflure ainfi fa dépenfe les bons porte fa dentelle.EFFETS DES DÉPENSES. une portion lui cède en rétribution de fon travail . qui fe confomdent à l'Etranger . qui eft le fonds qui pourvoit à fa dépenfe. faute de rétribution il ne fera point en état de faire de la dépenfe . du le que gain un accroît de biens . qui font. s'il n'étoit pas auflî clairvoyant que nous . qui . Auiïi n'ai -je jamais prétendu nier la nécefiîté de l'intervention de la claffe ilérile dans la Société . qui quant confommions Cela pourroit être . de l'ouvrier accroît la valeur vénale de vos Il eft vrai que la dépenfe chofes des l'achat qu'il confomme . en mettant fon bien à fonds perdu . je le répéterai ians ceffe. Que tait autre chofe l'Ouvrier ci-deffus? Il travaille. Car l'hom- produit réel pour la Nation . comme ni gages foudoyé . un accroît de fubftance . qui dépenfe fans travailler . caufe mant chez nous. direz-vous . à cet égard . mais ils en ventirent ainfi de lui leur rétribution. effets déduits les bons tous Faudra-t-il fans ceffe fur revenir fur de nous l'Etranger. puisqu'elle eft un des bras du Commerce . il périt. finon. Ainfi . à le bien prendre . il ne fçauroit fubfifter que par le vol ou la mendicité . il n'y a de difle mendiant . c'eft cependant un effet de génération de richeffes . qui achette effets qui en réfiilteiit. li l'homme oifif n'a ni revenu comme propriétaire. avantager plan le principe inconteflable. dans cette hypothefe chimérique . & : me oiiif . nous néceffiterions par & & & & & & & & & & ! & & fubféquente. que la difle voleur férence entre lui de l'acheteur . précifément y parvieniroit . que la maffe des achats de l'Etranger chez nous doit être balancée avec égalité par celle de nos achats chez lui . s'il ne travaille pas il n'aura pas de rétribution . accroît de valeur vénale eft l'effet par qui tout fe tient cependant cet non &C de l'ouvrier de la dépenfe . il ne peut faire de dépenfe . qu'ainfi . Mais tout c'eft un. direz-vous . 56 dans l'échange de ce fil contre cent écus. nous au Oh voilà donc revenus ci-deffus. je voudrois pouvoir le graver en lettres d'or pour le livrer à la difpute des faux des hommes éclairés &: verdu commerce. trouve le moyen de doubler fon & fafte &C fa dépenfe. 6c à la monnoyeurs pratique tueux. quoiproductions par travail ne foit pas un produit. Le Gouvernement contrecoup notre ruine réciproque le commerce fur l'Etranger. ceiîion volontaire l'efcroquerie. qui fe trouve entre la la fatisfaclion morale férence la rapine . en échange de fon ouvrage . Entendons nous. . un accroît de jouiffance enrin. fi nous achetions toute la dentelle que peuvent faire vos ouvriers . Je l'ai trop dit. de de calcul à eft ce produit. fans quoi nous ruinerions l'Etranger. des portions de revenu ou de rétributions ravies ou efcroquées . produit à cet égard le même effet. il confomme enfin cette rétribution . pas celui de fon travail.

malgré les avantages que j'accorde à leurs dépenfes . mais ce n'eft qu'autant que leur nombre efl de mefure avec le revenu même. commerce . Il eft donc jufte . ne peut s'établir le commerce loyal & Voilà donc notre Ouvrière rentrée dans l'ordre commun de la claffe d'une portion du fférile-en général. il faut revenir fur tout. Il faut enfuite la ramener à fa fubdivifion particulière dans cette claffe. fe fait fervir . mange qui cependant moins attabille . de matières de foye employés que de fil de lin & & & & & nous rapporteront plus de profit à nourrir des beffiaux qu'on en retirera de " '•"'• ^s toiles de coton. vivant fur le public. Les Artifans contribuent. 6c des étoffes de foye H . faire des différens genres d'induffrie manufacturière. c'eft-à-dire . que de poignets qui ayent befoin . Mais étant au ché férieufement à cette conduite . que de dentelles de riches étoffes d'un grand travail. la profpirki générale . d'effimer chaque Artifan en raifon de ce qu'il fournit plus aux achats oc aux ventes . qui eff la partie induftrieufe. retomber dans Si l'on me nièce principe . V. à l'augmentation du revenu. . hauffe la ck excite de plus en plus les pro- en rangeant chaque tribut particulier du travail dans la claffe induftrieufe . revenu public. j'entends un véritable befoin. En effet . La partie induftrieufe . qu'elle multiplie les befoins accroît les jouiffances . & valeur vénale . il trouvera tout natul'eftime qu'on doit rellement que l'idée que nous devons avoir. boit . Il y aura plus d'achats de ventes de fouliers.CHAPITRE tueux . je ne m'y tromperai pas jufqu'à croire que ces avantages puif> fent par eux-mêmes étendre leur fubfiftance au-delà du revenu. ou fi l'on veut avec fon commerce . qui eff fa confommation fa follicite ainfi la production.fait étrangers? S'il ne les accorde . Il y aura pareillement plus de cuirs nos terres d'or .à. c'eft-à-dire . Il s'agit maintenant devoir èv de ftatuer quel eff le rang qu'elle y tient. a cependant que par & • & & : un privilège naturel correfpondant à une utilité décidée. de fon de le pirrhonifme de de l'exiffence doute corps l'égoiffe . qui s'hacelle de toutes les autres créatures . 6c de furfaces de corps cou- vertes de laine. eff diamétralement ductions. il y a plus de pieds qui ayent befoin de porter des fouliers . Il eff pourtant vrai auffi qu'il ne peut y avoir d'artifan dans un Etat agricole qu'à raiibn du revenu de la Nation ainfi . qu'il n'y en a qui ayent befoin d'être couvertes de drap d'or. de porter des dentelles. ck de ce qu'il emploie plus de matière première. qui procure la valeur vénale . feul principe d'accroiffement de richefle publique. nos réfultats encore ne lui feront-ils pas tout. &c. & les dépenfes . & & & & contraire à l'opinion vulgaire. compte fon argent . Nous avons prouvé que toute la claffe ftérile en général profite également à la fociété en un fens principal . dépenfe . contenue dans l'état de proportion qu'elle doit avoir avec le revenu . 57 & particulière des Nations réciproque des Nations. de lui donner le rang en raiibn de ce qu'elle s'approche d'avantage de l'objet conftitutif du privilège général de la claffe entière . qui lui eft parCette utilité confifte en ce qu'elle fournit des matériaux au ticulière. il eft vrai.

les glaces ^ les gobelins. Tel efl auffi le point vers lequel il importe que la dépenfe du revenu foit déterminée par les mœurs . A l'égard de la rétribution . matière première . vers le principes de les ruiner. qu'ils je veux qu'ils nous nos grains . Nous avons prouvé qu'il n'y a que de Mais. finon . & & hommes en & & général n'ont regardé les difeours de & fes Apologifles . parce qu'il feroit contre mes les fabriques & & enrichirent . . c'efl-à-dire . commerce au & l'inhabilité des de Lyon. &c je le leur accorderois . les porcelaines .d'oeuvre efl de 300 pour un de cent pour cent fur les fouliers. attendu l'immenfe différence de demandes entre ces deux marchandifes. la dépenfe grande pour les achats. De les tout tems l'auflérité la vertu ont déclamé contre le luxe . Mais c'eit chofe de befoins . ne fe trompe point. toutes les manufactures de farte . Le fens droit de l'homme qui fait portion de cette lumière verfée dans fon ame par le Créateur . reprend-on fur la dentelle . différence la valeur vénale.EFFETS DES DÉPENSES. la plus pontluelle égale rétribula plus complète tion . la plus forte demande des matières premières . l'Europe marché étoit obfervé de bonne foi . que . entière. ces chofes de toutes nous chevaux . 58 de la main. il faut que le Cordonnier confomme au moins autant Il vit il n'exifleroit vive fans & & & & pas. la faifeufe & & qu'il futur traité. à cet égard tout feroit égal s'il y avoit de dentelle. qui compofe la loi naturelle . fi l'on veut que cette dépenfe tourne utilement vers fon véritable objet . que autant d'Ouvrières en dentelle que de Cordonniers. C'efl à ce point continuellement médité. . n'en entre que pour 15 fols dans les 300 livres de dentelle. Je ne voudrois aution tre chofe pour faire tomber en rifée toutes les fubtiles inventions &: dérober réciproquement leur précautions des peuples pour fe cacher me fut permis de faire à tous une propofition de induflrie . la plus nombreufe dépenfe . toute la fine quinquaillerie fin en modes de Paris . Toujours du profit en frais ? Et fur qui prenez-vous cette forte de profit ? Nous venons de tout réduire invinciblement à une maffe commune généde démontrer que nous fommes indifpenfablement de moitié rale . en abondance. de confommaimpofiible . Si le de bottes . qu'il faut ramecontre la rener la décifion de tout ce qui fut dit vaguement pour naturel cherche dans les dépenfes appellées le Luxe. il entre dans 100 écus de fouliers pour 50 écus de matière première . la production. qui efl de reproduire le revenu. Je leur céderois volontiers toute l'induflrie toutes fomptueufe françoife . piaffent acheter nos vins que & commun befoin qui néceffite le plus prompt débit . ayons que Tel efl donc le plan vers lequel il faut diriger le travail de la partie induflrieufe dans la claffe flérile d'une Nation . le profit & n'efl pas & & & perte rétribution. pourvu qu'ils me cédaffent en échange le privilège exclufif de fournir de fouliers . quoi Ainfi . ils m'en demanderoient bien-tôt le réfiliement . la confommation . Il deux chofes dans le prix des ouvrages . &c. de felles gros harnois de chevaux. par conféquent plus & & production. nos nos fel huiles notre . de gain avec l'étranger. .

à l'exclufion de toute vente Se de tout achat de fa part . m'explique. fourniffoit à (qs befoins lui feul . Ceci nous conduit tout naturellement à la partie foudoiée de la claffe ftérile. en rappellant le principe fondamental . 20 ne quoiqu'il foit en dit ailleurs qu'un n'a pas cet avantage livres Nous avons pour . vers le moindre befoin . vers la demande la plus incertaine. mais une production ifolée qui n'auroit aucune influence communicative dans la Société. ni de production . la producpoint un accroît de richeffes . Le flambeau du tableau économique la démêle . l'effet utile d'accroît des valeurs vénales . Il eft impofîible de parler ici à l'inapplication . en ce qu'il achetée n'efl pas en fur la valeur vénale. mais ce branle . Le luxe eif la dépenfe tournée du côté du travail le plus recherché . cette action provient de fa dépenfe &C non de fon travail. vers la confommation la plus rare. Les élémens néanmoins en font d'autant plus épineux. Il dépenfe de gauche le fond de fa rétribution pour le procurer {qs befoins divers. ce feroit à la vérité un homme de plus une production .d'œuvre . fon ordre la maines. que ce fut H ij . vers le moindre d'ouvriers agens de matières coadjuteurs . foumet au calcul. la fauffe fcience enveloppée Mais rompu. c'eft-à-dire . Il donne ainfi dans fa fphere le branle à la machine . qui ne doit même être attribué qu'à la dépenfe des ouvriers. C'eft la dépenfe . n'eft confommation qui & enfuite autant accroît de biens confomme de . a tellement embrouillé la matière de l'intérêt commun . je le fens quelquefois avec chagrin . dont l'exiftence n'a aucun objet . Je homme à qui je payois champ d'artichaux qui me rendoit 40 liv. Cela dit . n'influe total de cet aucunement homme & qui fait verfe de droit en génération de valeur vénale. certainement un en produit net. Le effet le travail productif père de tout. fçavoir . rétribution de moi mais du champ dont le produit la culture d'un retiroit point la rendoit d'abord la rétribution total . ni de main . Car fi la à production qui naît de fon travail . &c emploi premières . la production la la moindre dépenfe réelle vers conféquemment plus retrecie. Cette rétribution eft fruit du travail de cet homme . me du travailleur . mais ce tion même que cette qu'il fait naître . c'eft fans doute au démonftrateur de cette fcience fi importante pour tous. que cette opinion abfurde étoit rede- comme le & & inhula fource même de guerres défaftreufes venue queftion . ou les vapeurs d'un cœur cordans ces derniers tems .CHAPITRE V. dans les halliers de ces fallacieufes inductions . qu'il ne faut pas attribuer au travail ftérile . Finirions l'article de la partie induftrieufe dans la claffe ftérile . la dépenfe a néanmoins la dont le fervice fon effet & & & & même influence fur l'ordre des chofes & & fur la reproduction. car fi jamais il fut nécenaire de fe faire tout à tous . 59 jeu d'un efprit voluptueux . le débat eft jugé pour ceux qui ne font pas aveuglés par les préjugés vulgaires que nous avons encore à com- & & & & & battre. la rétribution la plus inégale qui eft l'unique fruit de ce travail .

. fans quoi tout finiroit. le Cultivateur tout le refle fur le produit net. €o & féune terre en friche . économiquement parlant profitent . de leur rage ne font qu'augmenter leur foif Confidérons maintenant l'effet des dépenfes dans la partie foudoyée de la claffe flérile. quotité prélevée. que comme . qu'on impofîible de m'échaper. que la valeur vénale efl la bafe de toute richeffe . de changer en defert le Paradis terreflre mais leurs tourmens. il en réfultcra néceffairement que plus les font en état de confommer . que fon accroiffement efl accroiffement de richeffes. &c tout cela fe retrouve dans la reproduction qui rend de plus forts re- hommes venus & même plus de rétributions que Finduflrie . plus ils font en état de confommer . vent l'effet contraire qu'il réfulte cela que l'effet de l'accroît de la richeffe par la dépenfe . que plus la rétribution du travail efl forte . aux différences de fertilité. certainement la dixme prife fur la récolte en nature . fi me relife on verra Qu'on . à une Tricoteufe . c'efl-à-dire que les hommes . aucun égard à la différence des frais de culture . aux chardes terres . La terre nourrit toute la fociété . que ce dernier point efl un effet de la concurrence des acheteurs des productions . attendu qu'elle n'a. & dédont penfer peu font de l'ordre de ces avares maudits delà Providence . Pofons mainteencore un peu d'attention nant en principe . Une fois réduit à con- vin . leur aveugle cupidité attaque les plus immuables arrangemens.Dieu leur fance la joie la . l'affiflance des . dans l'établiffement premier en chaque canton . : & les effets & & & . ni par conféqbuentà la rentrée des avances. Qui prendroit une paire de bas fur douze . la vertu . félon l'ordre de la qui procure . lesufages locaux ont eu égard . de leurs Déffervans . & providence divine? N'efl-ce pas tout en politique? N'efl-ce pas l'ai- bonne foi . ce qui efi également néceffaire dans la pauvreté. à la autres efpeces de productions. A la vérité . venir de ces principes . quant ce femle . me il efl life. Et n'eii-ce rien que d'augmenter le nombre des homures . il faut que ces revenus fe dépenfent . La dixme fur le produit total. j'hypothèfe rien en ceci. Cependant . Mais quand on reçoit gros dépenfe gros . fur . efl encore deitinée à l'entretien des Autels à la le produit total. non de celle des vendeurs de denrées ou de travail .EFFETS DES DÉPENSES. ou qu'elle confondue plus en frais. viande. . fi recommandée dans la pauvres Religion chrétienne où ces préceptes de charité peuvent s'accomplir dignement par les fecours de la grâce de ion divin Iniiituteur ? Ceux qui cherchent à recevoir beaucoup . ne doit être cnvifagé que comme provenant de la part de l'acheteur des productions . folide tout s'applanira. pain . le bonheur . & de toutes Société . plus ils font utiles . A meges foncières iure que la culture tombe. qui les paye elle-même. qui même a foude tout fait baiffer les prix . lui en permet. comme à Satan. devient plus onéreufe. ne jufqu'à ce jour conde & : & & & . mais elle efl forte . î'accroit des richeffes . relativement à acheteurs de fubfiftance . quelqu'induflrie qu'ils aient . Je le répète . tout va bien.

Général d'armée . ne doit en rien attendre . ainfi que dans l'ordre moral . tout va bien. depuis le porteur d'eau . prenant qui prèndroit plus qu'en Le produit net ou gratuit . &c. Pour expliquer cette vérité . par l'effet de fa dépenfe . l'autre dépendante.CHAPITRE V. & prouvé iimplement . J'appelle portion dépendante tout ce qui vit à gages . diflinctes dans leur deflination en apparence . l'une libre . dans la partie induflrieufe. qui efl des fonds de terre l'Etat. Ces premiers articles font ce qui compofe la partie foudoyée. honoraires . comme aufîi tout ce qui efl employé aux travaux publics ék particuliers hors de la claffe & & productive. Expliquons la partie En & maintenant ce que nous entendons par cette fubdivifion . En raifon de ce que la portion dépendante s'accroît . Nous que celui . entretient tout le refte de la fociété. dans l'ordre économique. nous démontrerons après ce que nous venons d'avancer touchant la marche de ce thermomètre. jufqu'aux tamappointemens . Tout ce qui efl payé par l'Etat ou par les propriétaires efl en folde. Le Tableau économique nous démontre que . jufqu'à la plus haute place du commerce . d'unir. qui conflitue le revenu . il efl nécefTaire de fubdivifer encore qu'il le fût & foudoyée en deux portions . qu'un feul même but . en confidérant les effets des dépenfes dans la claffe propriétaire. n'ont néanmoins. tout va de mal en pis. qui efl de lier. gages . foit journalière ou d'entreprife. ce que la portion libre gagne . & Nous avons démontré & ci-deffus de quelle utilité éîoient les agens du . volonté fans réJ'appelle portion libre tout ce qui travaille à choix tribution fixe . Ces deux parties du revenu . Voilà leur définition. qu'il falloit que le revenu fut dans l'ordre préfenté dans le Tableau. s'orne démêler . La partie foudoyée doit néceffairement grofîir dans la Société en raifon de ce que la Société fe complique. dans le cercle économique. qui ne rend rien à la fociété . 61 en deux à les fait au celui métier. mais ce n'efl en effet que la partie foudoyée de la claffe flérile que nous allons examiner. Venons maintenant à la bours preuve de ce que nous avons avancé. puifque nous embrasons prefque tout ce qui paroît. Nous avons traité d'abord de la dépenfe du revenu en général . au premier coup d'œil. avons influe dit alors & . appointemens . en ce qu'il peut nous fervir de règle pour juger de l'état de fanté ou de maladie de la Société. dépenfe. depuis le Miniflre aux valets. Mais c'efl ici un objet très-délicat à s'étend. &C & & & & même indéqui croit fon exiilence la plus indifférente de tout fon néanmoins fur la rotation pendante poids phyfique politique. Il efl remis d'abord aux propriétaires particuliers au propriétaire univerfel du territoire . de défendre de fervir la fociété. fk. ce qu'eft la rétribution ou récompenfe du travail . Cette portion comprend tout ce qui travaille au commerce intérieur extérieur. Nous dépenfe . femblons à préfent revenir fur la dépenfe du revenu .

Se de même qu'un feul vaifleau porteroit de la dentelle pour un fiecle de confommation de l'Europe entière. Expar la forme publique forme nous trouici par fond ce nous entendons . En raifon donc de principes . de même un feul commettant en fourniroit les quatre parties du monde. & . pour y fa peau à celui lubrifier. la Société foufTre. forme J'appelle en ceci fond . moteurs des dépenfes. l'objet du travail du 'manœuvre. importe à la profpérité On & & & & qu'en raifon de ce que cette portion décroît. parce que reftent. & conféquem- les objets d'utilité . les le colifichet ce que la dépenfe tourne plus vers en nombre en moins . le voilà tiques . Confidérons le premier de ces objets . eft la direction de leur travail . dis -je. moins forte. faire fentir la vérité de ce que j'ai avanvoit dans les tems de décadence des Nations agricoles . la preuve de ce que nous avons avan- irtent de leur diftribution vers les objets de fantaifie. Chacun cherche des prades varient leurs grimaces d'honnêtes mariages ces miférables Mais combien mot. combien de fructueux dans la Société ? C'eft ce que l'efprit inftruit des pons remplacent-ils aifement. Si l'objet du travail eft d'améliorer le fond cé . agens du commerce feront influence leur diminueront. de ck tous les avantages provenant La féconde fubdivifion de la portion libre dans la partie foudoyée de la claffe ftérile . non ceux qui continuel de leur travail voué à la générofité des befoins car ceux-là font dans la claffe induftrieufe . en qualités . combien cela par le fond. il nous l'efpece de fon travail. Voilà d'où viennent tant de boutiques oii l'on varie les aux promenamodes &c les deffeins . que quand les camdévaftées . plutôt que vers ne fçauroit croire . le nombre des Marchands de détail grofîir dans les Villes princices Marchands n'être que des étaleurs de fantaifies . On ne fçauroit croire de quelle importance . n'a plus d'autre relTource . cé à cet égard. que de vendre fon tems qui fut plus heureux que lui. produit particuliers . pliquons que verons dans cette énonciation. s'il n'y porte fa provifion . genre . puifque . comme devant l'ennemi & & & leurs afféteries. comme les filles au fpectacle Villes . mais pales . Ci commerce. héraults de la valeur vénale. tout le monde s'enfuit dans les font opprimées que le doit être celui-ci. Je crois cette fimple lueur ajoutée à tout ce qui a été dit ci-deffus fuffifante en un précis aufïi fommaire la demande eft . démêle &£ calculeroit même les fuperfluités . l'œil de l'entendement devroit voir en même-tems. mettra fur la voie de l'autre. comme truchemens des befoins . L'homme réfugié fur un ftérile du de qui provifions peu gafin pavé . blics : ou prennent à la toife les ouvrages à l'entreprife. Si la confommation fans contrefe jettent vers les fuperfluités & le luxe hicules des ventes par conféquent 6c les dépenfes dit le nombre déchoit. abondans commerces . font les ouvriers &£ entrepreneurs des travaux pu- & & & vendent leurs ouvrages . vé- & des achats.EFFETS DES DÉPENSES. & auteurs de la production & des revenus. ce font ceux qui fe louent à la journée. ces pomfont avorter . pour On & & pagnes & le mac'en le feul abri .

d'être inftruit chacun. intéreffans coration . mais argent perdu pour le fond. chevaux de les bien monter . En effet. c'eft propriétaire emploie des pionniers à des remuemens un emploi utile de fon fuperflu . tou- & & fructueux . J'appelle forme. ces mille écus nourriffent environ quatre-vingt Saltinbanques ou Manœuvres employés au jeu de cette machine. plus elle tend directement à fon objet véritable & J'entrois fructueux. dis-je . au lieu de cela ils feroient vivre 6000 hommes dont la rétribution va fur le champ.corps & . & l'état de j'en aurois été profpérité où nous envifageons les chofes . quand on tourne les goûts des propriétaires en . qu'ils creufent la terre pour faire une pièce d'eau . les jardins d'arbuftes . la poudre & & les gands de ce tripot . au fel.CHAPITRE III. Quand au lieu ce genre de dépenfe vers l'oftentation de promouvoir les travaux d'améiioriffement d'agriculture . je fongeai que j'avois actuellement des hommes mique ansles ^ e P enfes » auroient eu travailloient dix fols Ils en à dans qui vingt par jour. quel tort on fait par les mœurs au fond productif . à la viande. la bougie. mais le fond manque : Qu'un de terre. au lieu de trois lieux que je pourrois faire faire à mon argent pour arriver à fon but . il fuit des règles inconteftablement établies ci-deffus . les fontaines . & la frivolité. de belles armes de s'en fervir avec & & & & & & adreffe . Si j'avois pouffé mon calcul fur l'objet qui m'occupe aujourd'hui . confidérons-le maintenant par la forme. comme dirigé vers la plus prochaine confommation ainfi que nous le verrons ci-deffous. Mais il eft bien différent néanmoins pour le fond . Si au contraire c'efl: productif. Voilà . ou un foffé de deffechement. qui eft la reproduction . Donc toutes chofes étant égales pour l'utilité de ce qu'il réfulte de leur rétribution . droit au pain. que ces Pionniers conftruifent une terrafTe d'embeliffement ou une chauffée d'étang . un jour à l'Opéra avec un de mes amis . on multiplie défordonnément les fpectacles. les parcs . On voit tout d'un coup à cette efquiffe . . j'aurois dit . ai-je dit . d'exceller dans les exercices du. je lui en fais parcourir 300 d'un pays qu'il dévafte fur la route. que plus la dépenfe tourne èc court vers la confommation . la forme fert . le rouge. dont le luxe les agrémens le ou que l'on fe pique d'avoir de beaux gagne-pain . Z$ concourt à la profpérité publique. Qu'on juge d'après cette induction fimple . &c. Voilà ce que nous avions à dire pour le fond dans l'objet du travail du manœuvre . fi les mœurs n'importent pas autant au phyfique qu'au moral . de quoi faire travailler trente hommes pendant une journée. bien plus riche. on excite les goûts de déjours continus . s'il eft égal que pour l'amufement de notre jeuneffe de notre radotage. il faut ici mille écus pour faire une bonne chambrée . puis font confommer le fuif. & payant les deux Q [ère econoi des mœurs places à l'amphitéatre. l'efpece de fon travail. il un objet de pure fantaifie . dépenfe employée à profit par la forme . les Acteurs les dépenfes de recherche font Actrices . à la boiffon à la laine la plus groiïiere pour leurs vêtemens.

j'ai eu foif à vous m'avez donné » boire. En parlant ici des mœurs relativement aux principes . Je vous dis » Pavez fait ( ces œuvres de miféricorde ) à l'égard de l'un des plus » petits de mes frères .EFFETS DES DÉPENSES. à boire à ceux qui ont foif. ne put durer 200 ans . je crois . pof- Pvoyaume qui vous a été préparé dès le commencement du car j'ai eu faim vous m'avez donné à manger . que plus la dépenfe tourne vers la la vanité . que qu'on les traite fimplement . où tout eft inititué pour notre bonheur . de vêtir ceux qui font nuds . qu'en raifon de ce que la portion libre dans la partie foudoyée de la clafie flérile décroît . &c. qui a attaché notre bonheur éternel à cette loi fuprême. qu'on touche au doigt. & importance. leur a&ivité.. j'ai eu befoin de logement » vous m'avez logé . que nous le traitons . de donner à manger à ceux qui ont faim . fes murs de trois ors . qui ordonne. abondamment la nourriture des hommes aux travaux du doemployés au fervice difoient. animer leur affection . qu'on charge (es plafonds de fculpture. pourquoi le luxe eft fi promptement fuivi de la mifere^ pourquoi celui de Rome qui avoit à épuifer toute la terre . leurs foins leurs travaux . & & . la Société & fouffre. & & mais quant aux befoins auxquels les hommes font afïïijettis fur la terre. vous qui avez été bénis par mon Père . fous peine d'anathême. cm'on découvre . dit » notre Sauveur. ce qui revient recherche à la démonftration que j'ai promife . en Calculateurs. Il eft prouvé. fes amis. c'eft à moi-même que vous l'avez fait.. ou d'habiles agriculteurs . parce que cette morale eft la loi même de la providence divine qui fe manifefte partout dans l'ordre immuable des décrets de l'auteur de la nature . & & . quant aux effets extérieurs . La foi fe réunit donc efTentiellement dans la morale à l'évidence de l'ordre naturel . s'il eft égal qu'on faffe peindre fes voitures comme des mignatures. & d'humanité . ou que dans de vaftes ék de folides maifons placées félon le dogme des anciens qui m alfort fans terre. fes planchers de tapis . qui laiffent aux Moralises le digne portant emploi d'appuyer fur les conféquences falutaires de la loi. avec joie réciproque. leur vigilance . fes parens . moins elle occupe d'ouvriers . venez. ou des fçavans célèbres . 64 en Ton genre. mais aufïi affujetti que tout autre quant au for intérieur . meublées d'une manière durable. notre morale eft. qu'on décide enfin fi la forme dans l'objet du travail de l'ouvrier n'eft pas de la plus grande & . fes cheminées de magots . j'ai été nud &l vous m'avez revêtu j'ai été mavous m'êtes venu > lade vous m'avez vifité j'ai été prifonnier vous affure qu'autant de fois que vous » voir . d'entretenir dans fa compagnie de braves foldats. point de & & maine . le plus important de tous .. point de terre fans rnaifon. foit bonne & ample pour entretenir leur vigueur. qui offrent imfeulement les principes. où tout a&e 9> féder le » monde & . » Venez. faits pour meubler les chambres des Rois . on fentira aifément que nous traitons ce chapitre . on reçoive fes voiiins. dis-je. la même que celle de l'Evangile.

fe rappelle combien étoit nécefTaire ci-defms la diftin&ion de la forme : le fond eft l'objet du travail . Il nous donne afïez de lumières pour en découvrir la liaifon indiftoluble avec les loix phyfiques de l'Univers. pinion eft la maîtrefte des Souverains pend la & & & & On fe croyent les arbitres fçait que ceux qui penfent gouverner . les hommes équitables conduits par leurs intérêts mêmes trouveront dans le tableau économique de quoi fixer les incertitudes &C redrefTer les fauxfuyans . J'ofe le dire . plus on reconnoîtra que l'on ne peut profiter au préjudice de l'autre . que de-là déla fpéculation des aurions cru fortir . Il ne nous appartient pas de nous ériger ici en Commentateurs de fes loix. alliance & 65 récompenfe. où l'efprit d'opinion de difpute les a fouvent égarés de la vérité fur l'intérêt général de la Société du Souverain car plus on approfondira cette vérité . à la tête d'une colomne qui les poufle plus qu'elle n'en eft guidée . concours mutuel . le bras droit de la puifTance ojlenfoire . ils connoîtront alors ce que c'eft que leur puiffance. le lieront à l'inftant comme infenfé. que ck ces mêmes efclaves qui tendent le col fous le fer extravagant . Le Sultan peut dans fon férail faire tomber devant lui toutes les têtes de (es efclaves qu'il ordonne déceffeurs parles leurs propres. Ç'eft à eux à verfer la fageffe . du fort des foibles humains . fur l'utilité de cette : & & & & & & : & profpérité ou la ruine des Etats. Eh bien ! la Qu'on du fond fon & mœurs & même forme mais nous de notre fujet en traitant de l'importance dont elles font à la Société quant au fond. décififs. chacun en peu de mots concis . dont l'exécution eft forcée fous peine de mort d'extinction de la Société de l'efpece humaine. Dieu lui-même a daigné di&er le réfumé de cet article.un habit à l'Européenne. Il a bien voulu nous prefcrire comme culte volontaire . dis-je. la forme eft diftin&ion fubfifte dans . les garans de la fiabilité du bonheur public. efpece difons-nous. Que & les dcpoiitaires : d'aller la mofquée. Tel eft l'empire des opinions. Les fciences qui expofent démontrent cette fuprême importante Loi . de l'opinion. Mais les accoucheurs des penfées . ne tiennent qu'un pofte .CHAPITRE d'humanité &: de juftice eft V. les confervateurs de (es faftes . des détails deconduite qu'il fçavoit être une dépendance de ces loix phyfiques . difoit Socrate . les précurfeurs indifpenfables de la vérité. & prier à l'Eglife des Grecs. qui les entraîne dans la voie défignée par ceux qui les ont précédés . tout-à-coup profaner qu'il tente de prendre une Epoufe. On fçait que l'odes Tyrans mêmes du monde. font les véritables pafteurs des humains . plus afiujettiffant encore que tout autre . n'attendent pas de notre fuffrage un apothéofe que les efprits faux ou barbares peuvent feuis leur refiifer. Toutes les conféquences du tableau aboutiffent à des réfultats compris . nous demander comme obéifTance méritoire . dévoyée par les erreurs de leurs pré- & & bouleverfée par le torrent rapide du plein pouvoir de toutfçavoir tentent un inftant de vouloir faire refluer le torrent .

Qu'ai-je à dans le & la & ? Qu'y a-t-il au-deffus des paroles de la fagefle fiiblime que nous venons d'entendre ? Mais les fciences réelles moins fujettes à tout embrouiller que dire l'opinion. La bienfaifance de Dieu eft. fans bornes comme fes autres attributs . c'eft du calcul . participent à fon immenfité. Les plus illuflres fçavans avouent qu'elles font encore à leur aurore. on verra que les mœurs en tout genre font forcées entraînées par le malheureux concours de l'indolence . de l'indécence . ne . ou de la fauffe feience ^ es travaux particuliers . eft non-feulement un axiome d'expéceux rience . &C & les fruits qu'elle a promis à notre fueur La fueur du fçavant Le . fruit . Ce n'eft point de la morale fpéculative qu'on peut attendre le redreffement de ces erreurs deftruclives . eft mais fon avantage particulier . & & Ordre écono- Ses du rabïftere public.'EFFETS DES DÉPENSES 66 cœur des Princes . c'eft de la renaiffance des richeffes &t des befoins. L'imle repos dans les lumière efprits des réfignation. que chacun fe cantonne mal le contre fait du dédain de ce un n'entend pas . fe & & & . eftimera l'homme utile. la rétribution qui ne peut lui être refufée fans injuftice . fi tous les travaux d'amélioration étoient interdits. Après ce peu de mots fur un point fi important. Que produiront mes efforts de mes voifins pour -faire venir du bled . au moyen de la précaution de changer fans ceffe le bien public eft fon étude. finon une accélération de ruine pour nous . Chacun retournant à fou affaire. que les particuliers ne peuvent rien que fur la même trace. û le miniftere public ne nous ouvre les débouchés . plus forts plus réunis que d'auditeurs & & avec rapportent aux mêmes règles . Or en prenant l'efpece pour 4e tout. eii un texte au-defïiis de mes talens. qui peuvent feuls donner une valeur à ma denrée ? Ce feroit donc par la faute du miniftere public . &C dédaignera l'agréable balladin. rentrent dans mon fujet .Les travaux publics. au ordre &c confiante bon au de leur coopération digne portance bien de la Société. plus confidérables. c'eft du rétabliffement de l'ordre général . donné Se donneront chaque ^our des ailes à l'induftrie . d'autant plus d'influence fur le tout . palliatif qu'il le Chanpoignant dufentiment de fa propre indignité. La l'Hiflrion teur auront des fuccès éphémères qui lui affureront une vie tiffue d'applaudiffemens . Ce n'eft que dans les Sociétés corrompues 6c fe devenues infenfibles à l'intérêt public . c'eft. en ce qu'elles prêtent à l'inles dufirie un fecours favorable qui peut être calculé. mais encore de néceilité. parties Phyfique . fuivons la marche de nos induftions. &c. général qu'il en retire . félon la direction du Public. la modération dans l'ame des Puiffans . & le fçavant utile étranger à la Société dominante . même parmi les morts. Le proverbe Régis ad exemplum . tandis que l'indurlrie prête fans ceffe des fecours au progrès des fciences. la foibles. voit rien qui lui fafle efpérer de vivre. de la celles des toutes Mathématiques . de l'honorer comme le bienfaiteur de l'humanité. Toutes ont &c.

de voiture &c. l'avoine . foit que le bois vienne de près ou de loin . Une corde de bois à Paris . C'efl cette néceflité qui rend le tableau économique bien conçu . on applanira les pérera chemins . comme la petite pofle des Commiffionnaires. Ces travaux qui appellent le commerce qui diminuent les frais. mais. qui certainement font des & des dépenfes de confommation dépenfes en forme effets déduits dans cette induclion. que l'effet ce plus voifines de la confommation étoient les plus fruclueufes. la revenu. Si au contraire il en coûte 30 liv. ainfi ceux de la & & que cultivation indifpenfablement prélevés fur le produit total . on rendra navigables les petites qui conduifent aux grandes . avant en puhTe tirer un produit net. Cependant s'il 2 liv. confomment le foin. avec facilité ou à grands frais. ! & & & & & queftion qui fe préfente qui n'efl pas aifée à débrouiller fens les principes Nous avons production & & les fi l'on n'a pré- conféquences des dépenfes étoit la valeur vénale . ce qui fait le même pour . la plus digne offrande qu'on ait pu faire à l'humanité. &c qui ménagent le territoire en évitant la multiplication des grands chemins. &c font portion du revenu de ces propriétaires . fur-tout des tran£ ports par eau . . fi le canal d'Orléans n'étoit pas nuifible en ce qu'il fupprimoit des Rouliers. des propriétaires fur la route . tout prosà la fois . ci-deffus. de frais de voiture Ce bois donne 28 livres de revenu au propriétaire. parce que les moulins à bras &C le tricot faifoient vivre plus de gens. leur effet direct efl d'accroître le produit net &: le revenu. En fens les frais de commerce . & Oh nous voilà à l'embroglio qui fit qu'on s'oppofa jadis aux moulins à eau aux métiers de bas . canaux qui formeront des communications entre les rivières . ces 30 livres qui fe mangent par les chemins . &c. L'effe replie fans cefTe dans toute recherche . on ouvrira par-tout des débouchés. ont les bons auîfi ôc établi. n'y a que 4 liv. le fil des conféquences la fureté des calculs ne Féclairent . qui font peu difpendieux. par qu'on exemple . Mais nous avons dit . de frais d'exploitation. font les plus utiles de tous à la production .CHAPITRE V. coûtera également 3 4 livres à l'acheteur . Si au contraire le gouvernement tourne Tes vues dans l'emde fa dépenfe à entretenir le plus grand nomploi de fa puiffance bre d'ouvriers de la portion libre dans la partie foudoyée de laclaffe & à diriger l'objet de leur travail vers l'utilité du fond . pour le faire venir . ne le guident ne le foutiennent. il ne donnera plus que 2 livres de revenu . fi le prit humain s'égare flambeau des principes . Suivons donc le tableau à la main . 67 publique. & la population s'accroîtra à raifon de l'accroiffe- & ment des revenus par la facilité des tranfports . dit-on . on doublera triplera le revenu des bois fans les vendre plus chers aux confommateurs . on percera les montagnes . on rigolera le territoire d'utiles ftérile . Nous avons dit aufîi que les dépenfes les dit le . la l'Etat. on diminuera les dépenfes du commerce qui pefent fur la & clalTe produ&ive . qui a depuis fait mettre en queftion . En effet . les frais du commerce font.

«iis-je . de la demande . dès-lors accroît de confommation de dépenfes . & perfonne ne demandes achats il d'achats . les & & . parce que de celui-là dérivent tous les autres. Ce n'eft donc point le Propriétaire ni l'Etat d'abord qui emploie l'argent. regarder premièrement . &c. Quand le monde entier feroit peuplé en ne s'aviferoit pas policé & uni d'intérêts d'aller chercher en Afie du thé de mulets de chedos à la France pour vaux & de chameaux parle Danemarck. Pour ne pas s'égarer d'abord dans notre grande fpéculation .de fon premier achat. C'eft donc l'intérêt du confommateur qu'il faut ufage . derait pourquoi. de valeur vénale ùq production . loi la & & & & C'eft lui qui fait agir le Commerçant . les frais prélevabîes fur leur rétribution. C'eft ce que que efl le revenu. dont l'Etat cmi efl le propriétaire univerfel. Plus donc on peut les diminuer. il groffira fa confommation &c fa demande : il les grofïïra. qui donne du bois au confommateur . de tout ce dont il aura profité fur le prix. quoi coopération prouvé payer avec épargne . que tout ne marchoit librement grande &c à l'avantage de l'Etat . &c. leur étok qu'ils épargnoient le plus qu'il pofTible . ces denrées . chacun coupe du bois pour fon tout eft dit. félon les règles du tableau. car ces frais ne font qu'une rétribution forcée en iuppreflion de revenu. plus on rapproche les profits commerce fait le . En un mot . les denrées que les Rouliers confommoient en chemin à vil prix . . plus y a & de ventes. car on n'eft Propriétaire que de ce dont on peut difpofer . penfe difponible . Eh bien ! la même règle exifle de Paris à Orléans. Cependant cette caravane feroit en chemin bien des des vivifications . deviendroient d'autant plus voifines de la confommation . qui emploie l'argent rien propriétaire en échange d'une matière comhuftible. ce qui eft la vraie profpérité. moitié en faveur du confommateur. ceft-a-dire . parce qu'elles n'avoient d'autre débouché . la provifions . On iroit certainement toujours avec des vaifTeaux. Si l'on peut abréger les frais en ouvrant les partages les communications . Comme ce dernier ne veut que charge fût-elle & & & & confommer. laPerfe. économique . n'ira. en dégât de productions. dis-je . mais au bout . que par conféquent produit tout devoit tendre au plus grand produit net ou revenu . La valeur vénale hauffera d'abord de la moitié du moiv tant des frais baiffera de l'autre fuppnmés en faveur du Propriétaire. que par la dé6c net du ou revenu . Sans cela . il faut le propriétaire marquer les rangs entre le confommateur . . des confommations & de diamans . l'argent . de fa force de fa puuTance. Toute l'œuvre de rapprocher le confom- & c'eft en il faut la nous l'avons fi Mais cette néceffaire. Là où le commerce ne va pas. elle ne vaudroit pas la voiture. . & des ventes. & plus on augmente ces profits. profpérité population. tire une part proportionnelle à la totalité. Ils font en perte de tems . & il n'y a de difponible dans la production économique de la profpérité politique mateur & la production. la Rufîie. c'eft lui qui conftitue le Propriétaire . c'eft le confommateur c'eft lui qui va l'offrir au .EFFETS DES C% comme DÉPENSES.

mais voici d'autres frais de Société & & & & . plus s'accroît la détérioration de la Société. L'homme. l'objet des travaux publics n'a jamais peut-être tenté On en Egypte autrefois donner de faveur à dirigés & en Hollande circulation & . eft un effet indifpenlable de l'annelure de la Société. autant de pris fur le produit net . En ceci nous ne confidérons que l'efTence des chofes. en un mot.CHAPITRE V. Plus cette portion dépendante grofîit ou excède en nombre en émolumens . 6c rend l'efclavage préférable à la générofité ou à la répugnance d'un travail commandé. veut grandes parence d'abord la liberté . Il peut naturellement fe la procurer par fon travail. En effet . carrière que la bienfaifance du Père univerfel voulut accorder à l'homme pour lui laiffer le mérite de faire fon propre bonheur . dont la nation agricole . Il fe fent fent par la réflexion par la réflexion. c'eft une fuite de fon libre arbitre . au lieu de vivre bc impofer fur la rétribution des fujets. à ce que l'ordre naturel dans les mœurs rendroit d'une exécution volontaire 6c de choix . que ne feroit pas une grande fertile territoire . c'eft Feflence phyiique des chofes que nous confidérons uniquement. mais il eft contraint par la néceffité de fa fubfiftance. J'ai dit que j'appellois portion dépendante tout ce qui vit à gages . telle eft l'importance de dans l'Univers . il fuffit pour cela de dire. 6c liir le revenu . fur d'agens libres de la partie des richeffes annuelles distribuée à la la claffe ftérile étoit néceffaire. les dignités . lî ce n'eft de nos jours . Mais encore un coup . Cette déduclion un peu lon- gue . folde fixe 6c appointement. qui vivroit 6c impoferoit fur le produit gratuit ou revenu des biens . à qui rien n'eft rétribution due à fon travail impoffible. celui qui eft foudoyé ne peut l'être que pour fatisfaire à ce qui eft en foi du devoir de chaque Citoyen . 6$ de commerce font comme ceux de cultivation . en même tems qu'il invinciblement dans la chaîne flottante en apl'enveloppa en effet de fes immuables loix. quelque chofe force la nature . l'infériorité n'y font rien. quoiqu'abrégée. Quand il préfère à ce fecours naturel le lien de la dépendance . la nature de l'homme le porte vers la liberté . tend directement à la profpérité frais & Nation. jouhTant d'un vafte animé par la & & puiflance feroit auffi folide que celle-là eft précaire . feule richefle difponible qui fait aller d'elle-même toute la machine. Si cette étape a trouvé le moyen de fe faire un territoire arraché au domaine des élémens contraires . ce qui fuppofe un peuple & actif. Les perfonnes . Tel doit être leur direction. à fes effets les . Le mélange des qualités qui conftituent les différentes claffes économiques du tableau ramenées à des idées génériques . Ce principe fe fe prouve par la démonftration. Partant tout ce qui tend à dimià la force de la nuer ces frais. ce que pourroient travaux publics par un fage gouvernement. PafTons main- portion tenant à ce que nous avons appelle la portion dépendante. Le principe ci-deffus fe prouve encore par la démonftration. la fupériorité . la .

voilà ce qu'on peut comparer aux débouchés ouverts . Quelle eft aufli la tournure à laquelle nous avons dit tout -à -l'heure que la détérioration du fonds dégradoit le commerce ? C'eft. les rangs les droits refpeclifs . fe jetter vers la recherche des objets futiles . Eh bien! mêmes dans le commerce poliles viciations entraîne le même cercle fe complique d'une multitude d'Ordonnances arbitraiPolice La tique. quand les richeffes nous croyons que nous pouvons y i />d'exploitation font anéanties les . les produit la culture des denrcei du preun ou en & la Garance. foit dit en peu de mots . ck faffe périr régime d'abandon général. un rien fait aller la machine . font livrés à la rapine l'ailuce chacun cherche à vivre dans la molleffe. des immunités. Pays Turnipes mier befoin fera toujours privilégiée par la nature du fol du climat des débouchés parce que chacun cherche à fe fauver par quelque fpéculation. produit net 6c difponible . de défenle . Si les mœurs font îîmples . multiplier les & & colifichets. des millions d'hommes. Si au contraire établies . Les Charges 6c les Emplois . fe fait en ceci entre les confommateurs par le bon la propriété. de juftice . néceffaires comme eux . de marais . : & . ce font autant de halliers. ces rangs 6c ce fafle . c'efl-à-diré. La Juftice fé confond perd dans un dédale de formalités. i'orgueil efpéce s'établiffent dans la Société. & & le propriétaire . 6c à rejetter le travail fur autrui . quand le fonds manque . autant de prifes fur le . alors le principe les connoître l'enchaînement égare dans les recherches & même mémoires fur les Reigrats. jufqu'à ce que le cercle rapide de mifére . des furvivances. des grâces veulent tous des rangs 6c des émolumens. qu'il La même opération qui le failoit tout -à -l'heure par le commerce. prefcrits 6c pofés fur de bons fondemens . de montagnes L'Empire ne fe foutient alors que par de grands frais de commerce de police politique .7o fujets à la EFFETS DES DÉPENSES. des privilèges . abforbent du fafte. Le à fervice de l'Etat 6c celui des Particuliers . Cette détérioration chaffe néceffairernent les hommes de la portion celle de la dépendance. l'avarice . . déjà 6c fe & & & : propriétaires. qui prédomine. la rapine . corrompre les mœurs. Voilà donc l'intéproductive . des fur les offemens ufufruitiers d'infectes nuée cette . enveloppe le tout defféchés . douces . Il fouveraineté la entre ordre s'agit qu'elle fe faffe à moins de frais. 6c la pouffe vers rêt particulier de la partie gagifle fférilee. & le prélevables comme eux fur le produit eft de la plus grande importance de reflreindre. . exciter les fantailies . Ces hommes multipliés fans bornes . & & & & de précipices qui interceptent les communications. les Propriétaires réclament l'Agriculture fans en la dépendance. même règle que les frais de cultivation & de commerce. l'indécence '& les prétentions de toute . provenant de ce enfemble . res '&C de Réglemens. Arrivés à ce point . aux communications la maintient. revenu. fages . tpécieux dans les détails. autant de corrofion 6c de détérioration du fonds.

pour les biens . ce font autant de gradins qui s'offrent à fa foibleffe. dépenfes avec toutes les différentes pour en connoître les rapports avec l'Etat clafîés d'hommes d'une Nation en un mot . toutes les fpéculations de ces génies fertiles ne comme des Romans propres à font regardées par les Experts . Sans la connoiffance des qualités des terres. ne feroit que des inventions puériles. & & les confommations . dans le travail conti. mais il eft fi effentiel . Mais quand il aime fon voifin . couvrir les fecrets noître en que dans la nature même lui-même. Croyez -vous. vis-à-vis lefquels tout ce qu'on imagineroit dans le cabinet . qu'il s'agit de l'inventer pour la réparer dans les Pays où elle eft dégradée? Non. L'Être fnprême . travail toujours inféparable de comme nous devons la dépenfe . qui caufent la difette de fubfiftance . la dépopulation. pléer par quelques expédiens fur des bâton j. réglemens . fon père . & de. exciterez le travail. 7t refîburce des enfans . reçoit Thommage du bon ordre . les les frivolités. de ces gens qui croient encore qu'il ne faut que des bras pour cultiver . d'exploitation . Mais il eft temps de parler à d'autres objets celui des effets des déc'eft la loi dictée le & & la & & : penfes m'a mené un peu loin . modes & & & commerce. . dont on ne peut dé. dans nos Villes. Facilitez le lérerez les achats ductions & . C'eft la puiffance . que ce foit pour nous délivrer des préjugés qui nous ont aveuglés. Les richeffes la population fe tiennent dans la marche politique. les & que ce foit & pour le con* les profits. tout eft. des Brevets . Mais qui font ceux qui nous à mettent cheval fe qui propofent des expédiens ou nouvelles pratiques d'agriculture ? Des habitans des Villes.CHAPITRE V. de prévoyances richeffes . que je n'ai cru .là les mœurs : nature ÔC . fon Magiffrat . par car la l'Auteur de tous reconnoiflance l'amour par l'Evangile . L'homme foible jouiffance &preffé par rigoureux . à découvrir les caufes de cette dégradation. nécefîité forcé par la rotation de la machine économique. de revenus . dont i'immenfité embraffe tout . vous accédépenfes ventes . que amufer d'autres Bourgeois . plénitude de ces des befoins biens. des prohibitions . prife la tranquillité nuel. eft l'objet la Loi une fuite de la la de . a difficilement la force d'élever d'un plein vol les élans de pur amour jufqu'aux pieds du Trône du Père de l'Eternité. Ne font-ce pas ces mêmes préju: gés qui ont produit d'ailleurs les pompons . qui ne fçavent pas quel eft le produit des terres cultivées fçavamment dans les Pays peuplés de riches Laboureurs . qui ne c'eft la induftriei-'x & qu'on ne peut point étus'acquiert que par une longue expérience. parce que vous ignorez l'Agriculture . tout me dit qu'il recevra celui de mon travail pour le bonheur de rhumanité. accroîtrez les pro- les & les affluerez les revenus. de falaire . la contre difette. les jolies quincailleries . Mais tâchez de parvenir par vos recherches. pour en connoître . c'eft le bonheur dans fon vrai principe . Si vous vous occupez de la pratique de cet Art . rappeller . dier dans des Livres . fon Roi . qui produifent de même les multitudes d'Arrêts de de de privilèges exclufifs .

Pafïbns maintenant à l'article de reproduction. Elle efl feulement le partage du grand Auteur de tout . &x. privilégié de ce don. abandonnant fon domaine naturel . la nourriture des troupeaux. pour mieux dire . la de leurs biens . Reprenons mainl'expérience complette. pece entre lesVhofes créées.à. rendre le thermomètre certain. il ne s'agira plus que de revenir fur les détails principaux pour polir l'ouvrage . encore relativement mais . Nous avons vu tout nous avons difcerné ce que c'étoit . les faifir. Continuer & recommencer fans cefTe le cercle feroit l'Eternité. le Tableau économique a entrepris de nous ouvrir les yeux . c'efl. croyant tout ravir . la pour dépenfes des arbres. impie fur lequel proprier. s'en nourrir . ou. le réfultat de fa défobéifTance efl de de tout s'aptout ravager tk de tout détruire . fervir à fes befoins. frères Nous touchons aux bornes de fon explication. défordre c'efl ce barbare Cefl cette ilkifion. en convenir. Tout & produit . l'obéif- Toutes paffageres . mais enen faire fa habituels . 7x faire la encore qu'en prendre la fleur. de combattre les préjugés . nous allons trouver &c reconnoître leur reproduction. Premier principe. CHAPITRE De . us voici parvenus à traiter de la reproduction des dépenfes . confidéré leurs effets . &. L'homme. par Us dépenfes. dans Uordrer économique . fuivi leur diftribution . repréfendécrite gouvernée dans le Tableau. elles apprécié leurs avances . core fe les rendre propres fance <k la & & & & & & & propre chair. l'amour pour leur Auteur pour nos jou'fTance nos coadjuteurs. de rétablir le règne d'Aflrée. Nous avons découvert leur fource . elles efïence de perpétuité. le grand accord fera complet . du raifin . Cet objet nous mené au bout du Tableau . quant àl à la plus grande partie de ce qui peut . dont le flambeau doit nous conduire jufqu'à la fin. créature favofa propre ef-feulement non fut rite. le culte aclif de l'Être fuprême . & ont toutes une portion de ce fouffle . 11 faut. de cette germe de régénération. NO tée VI. de détruire la barbarie étudiée . 6vC ne fourniffent plantation & efl les des ^ . qui modifie perpétue à fon gré les parcelles de l'es ouvrages.dire . établi étoient. non -feulement les parcourir. la Reproduction des Dépenfes. du complément de l'œuvre économique . Loin d'ufer de ce don félon les vues de fon bienfaiteur . tenant nos principes. La culture du grain .REPRODUCTION DES DÉPENSES. & coopération aux loix immuables qu'il donna à la nature. quelles partir des dépenfes . pour ufurper un domaine factice . Tout & n'efl qu'un cercle ici bas.

ck à quelques frais d'éducation. d'établiffement . plus on rétrécira la production . ce qui implique contradictoirement dans la marche économique . La reproduction & & & & & & & & & prendre fur & la circulation . Les biens font ce que la terre produit. provenante de la cukivation . celles du revenu. pour objet l'épargne. des biens s'obtient par Us dépenfes % & les dépenfes doivent être refhuées avec furabondance par la reproduction* C'eft-à-dire . Il de payement faut que je retrouve tout cela. mais ils ne deviennent richeffes . on rétrécira notre demande en fermant la porte du grenier . Il a été démontré . il faut que la récolte que je fais fur mon bien de la moiffon-. Le cours continuel des dépenfes efî ce qu'on appelle circulation. plus nos terres produiront du bled . dis -je.je . épargner fur la dépenfe . à fuperflu des autres . tout cela a été prouvé. pa£ exemple . claffes d'hommes de la Nation Troifieme principe. On fçait cela. qu'il faut que la reproduction totale annuelle . ou par notre travail . les hommes les . raifon de cette valeur de compenfation réciproque des richeffes. au contraire . qu'on feme du bled. que plus il y aura de gens qui demandent du pain à nos Cultivateurs . par le moyen de l'échange .CHAPITRE VI. ap-» peilée argent ou monnoye. tous les ouvriers qui fournirent à nos befoins à tous. reftitue le fonds des trois fortes de dépenfes . Deuxième principe. vouloir l'amènera à néant. même avec furabondance. ôc fans fçavoir ni la K . celles de la cukivation . dis. que quand le fuperflu peut . Je vis. Mais pour que tout le monde trouve fon compte ou fon avantage dans l'échange . celles de l'induftrie. Cet échange eiî facilité par l'entremife d'une richeffe intermédiaire . &c. que plus . que ce n'eft pas parce qu'on feme 6c recueille du bled . que nous mangeons du pain . dans un Etat agricole . car toute épargne fur la dépenfe eft diminution fur la circulation. C'eft par la dépenfe pour de leurs richeffes qu'ils font renaître de nouvelles richeffes . pour conferver du pain aux gens de la maifon . c'eft deffécher fource du ruiffeau qui doit arrofer le terrein. n'envifage dans la circulation que l'argent . pour pou» voir fournir aux cas fortuits &c imprévus . Ainfi . l'entretien de mes valets . que parce qu'ils dépenfent. fur laquelle les richeffes fuperflues des uns leur procurent en retour le vice verfa . L'avare croit que la circulation a pour effet de favorifer la théfaurifation de l'argent. oufpontanément. de fon côté . devenu richeffes pour leur ufage . Les biens produits par les dépenfes . deviennent richeffes par les dépenfes facilitées par le commerce par Vindiifrie. a. Le vulgaire . fur ma ferme . faffe rentrer dans mes greniers les frais de la culture le ceux de ma propre confommation . Il faut de plus que ma cukivation produife un revenu qui affure la fubfiftance des autres la défenfe de nos poffeffions. il faut que les productions on les marchandifes aient entr'elles une valeur de compenfation régulière. mais parce que nous mangeons &C deman dons tous du pain. pour ma famille. ce qui enfin On invinciblement prouvé cela. nous procurer nos autres befoins. 75 & ces richeffes ne font des richeffes des richeffes que par les dépenfes . qui fert à notre ufage .

74 REPRODUCTION examiner fi la DES DÉPENSES. il faut appeller à fon fecours les dépenfes de l'Etranger par toutes les facilités du commerce. transformer leur fuperflu en richefTes . Comme le corps épuifé ne peut fournir à ce rétablifîement . Quand l'argent de1 1 vient rare. elleatoujours les mêmes fur tout ce qui en réfulte effets fur les dépenfes productives . mais l'efprit eft fujet à à s'égarer dans fes définitions. bien . c'en que la fève ne change pas en or. le luxe revienne fouvent dans nos difcufîions. les fourds J e répondrai donc que quand les Nations paroiffent s'épuifer par les dépenfes . accoutumés à prendre pour vraie lumière toutes les faufTes lueurs. étrange- aux Lecteurs attentifs & instruits & & & Ceft toujours a desdépenfe S . ou par les exactions. ce qui contredit par le & & fait mes : principes. De-là vient l'erreur dans fesfentimens. je réponds. Par la diminution des dépenfes les richefTes s'anéantiffent . parler muets. il efpére toujours que la circulation fe ranimera par le retour de l'argent dans le tems même où la Nation eft fera forcée à l'épargne par l'indigence. c'eft au contraire par la ceffation des dépenfes qu'elles s'épuifent . Quand il y a peu d'achats de ventes . pour faire raifonner les imbéciles . ce & & & fixe pour rappeller l'argent. qui paroîtra indigne de trouver place dans un Ouvrage aufîi fommaire que celui-ci. il faut au contraire pour multiplier les productions en rétablir la confommation. ou lui procurer le grand air. Pour ranimer le tout . que . c'en qu'on n'a pas de denrées à vendre.que les nations fe & Ce que c'efi (fue & . rétablir les achats les ventes . terre produit des richefTes . je veux dire . peut feule faire difparoître tant de fi fatales erreurs. Sans entrer dans des fpéculations morales . que le revenu s'anéantit par la non. Les Nations ne s'épuifent en dépenfes que par la guerre ou par l'excès du luxe . pour faire reproduire les biens. puifque c'eft. on pourroit m'oppofer ici que c'efi: préfentement dans le temps où les Nations font les plus grandes dépenfes qu'elles tombent dans l'épuifement . parce qu'il de patience pour ramener au faut infiniment plus de ménagement vrai les efprits gâtés par les préjugés . Ces vérités ont befoin d'une prompte précife analyfe pour éviter qu'elles ne papillotent aux yeux de nos adeptes . Si nous étions encore à l'alphabet. ou qui eu la marche graduelle pour y fuppléer . il feroit inutile de compter fur l'épargne volontaire . divulguée reçue dans toutes les têtes . l'épargne forcée qui a tout perdu . dis-je . Je réponds à cette frivole objection . L a nature ne fe trompe point dans fes voies . que le luxe a toujours été l'objet de l'anathême public jufqu'à ce qu'on ait voulu le définir.valeur ou & & & & la diminution des productions de la terre. c'eft qu'il y a peu de dépenfes fructueufes.tôt tous les biens. établie . La notice des vrais principes . de quelque genre que foit l'épargne fur les dépenfes des productions. qu'il n'en faudroit pour ne pas effaroucher les limpies . On ne doit pas être furpris que dans un ouvrage de la nature de celui-ci . On ne s'avife pas de refTerrer quelqu'un qu'on veut faire refpirer . par la ceffation des dépenfes fructueufes.

mais il n'efl que pour des Particuliers . que l'on conres & fond fouvent avec le Luxe . J'ai démontré au contraire. pour la diflinguer généralement des dépenfes de fubfiflance . dis -je. un fuperjlu de dépcnfe pré* judiciable à la reproduction des richeffes d'une Nation. excitent la reproduction de l'Etranger. pour la diflin- pour & & de la profiilion des grands. qui cependant n'efl pas nuifible à une Nation . Mais c'efl dans l'hypothèfe d'un Royaume agricole. l'excès du luxe pourroit s'appeller luxe étranger. Ainfi. quoiqu'elle le foit fouvent au prodigue. ck non pour une Nation . qui peuvent être nécelTaires ck indifpenfables . où toute dépenfe & & & fuperflue déréglée . fuperûu . le Tableau nous préfentera clairement les élémens de ce calcul. que le Tableau partage également les dépenfes du revenu entre la claffe prola claffe flérile . vent n'être pas des dépeniés infructueufes . par exemple . qui au contraire la favorifent. l'efprit appercevant dans fes recherches fur cette matière le pour Se le contre . 7j mon à objet préfent . qu'il ne peut étendre plus loin (es richeffes travaux de la claffe productive. Je dis . il y auroit excès de luxe aufli dans cette diflribution égale de dépenfe. Car dans ce cas . je n'admets ici qu'un luxe . On dira peut être encore qu'il faut diflinguer le luxe relatif. grofîiifent accroiffent les dépenfes de l'Etranger . efl luxe . préjudiciable à la reproduction . Nous donnerons dans la fuite la démonflration de ce principe d'économie . le diflinguer des autres dépeniés infructueufes . il faudroit . qu'au moyen de la liberté qui établit le commerce loyal réciproque entre les Nations . qui font la balance de nos dépenfes. C'efl dans cet Etat. il efl excès de luxe. qui fait la balance confiante fiable de notre reproduction. Je dis . c'efl celui qui en: nuiiible à la reproduction . qui ne nuifent pas à la reproduction. dans un Royaume où la culture efl fi complète dans toute & l'étendue de fon territoire . terme de tout temps trop équivoque. qui efl un défordre de ménage particulier . porter la dépenfe plus du côté de la claffe productive que du côté de la claffe flérile . faute de richeffes d'exploitation . pour le diflinguer de la prodigalité . Les mauvais effets du luxe d'une Nation s'étendent jufqu'à fes voifins. qui peuguer de ia prodigalité des petits . les revenus de l'Etranger.CHAPITRE VI. parce ductive que cet ordre économique de dépenfe affure perpétuellement le même revenu. quand il paffe l'équilibre du tableau . En conséquence ? plus nous achetons par les & & & & & Km . mais cette dénomination le confondroit peut-être avec la confommation des denrées ou des marchandifes étrangères. nos achats chez l'Etranger font la balance de nos ventes. jufqu'à ce que la Nation fût parvenue à ion plus haut point de profpérité. pour réparer l'Agriculture . Je définis donc le luxe. la guerre les dépenfes flériles de befoin. ck je le définis . Cette explication peut avoir fa ici place pour déterminer une bonne fois ce que c'efl que le luxe. Mais dans un Royaume où la culture efl dégradée . qui nuit à la reproduction de fes richeffes . qui efl au faîte de la profpérité . ne peut fe décider exactement qu'après avoir mefuré calculé . qui font la balance de nos revenus .

peuple . de l'économique . Tout eft donc dit fur ce le que nos faux Monnoyeurs du commerce entendroient d'abord par foit ne il Mais eft ma mot de luxe étranger. par la facilité des ordres de correfpondance . que le luxe national ruinoit un les dépenfes vers la moindre confommation . que mes idées me force à entrer dans bien des détails. Puifque les bons effets font communs entr'elles . Eh bien aufquels le Maître fi habideux hommes û conftans dans leurs deffeins contradictoires . qu'ils fon de ce côtémaître ceffe à entraîner fans <k. les mauvais le doivent être auffi. invention les à les faire fuccéder . contradictoirement fans le vouloir marche . donne à fes préparatifs l'excefîive explofion qu'elle par très-pafTagere les prohibitions. entre l'un l'Etat étoit chargé de fans ceffe fe poignardoient deux.£es dépenfes l'autre éternels à fon Maître. du commerce . parce qu'il tenoit la moindre dépenfe reproductive. Loin de voir qu'à cet la propenfion d'une des branches nécefîite celle des autres. là . fit des ennemis les Marchands étrangers.REPRODUCTION DES DÉPENSES. &c. Ainfi tournent nécefAinfi l'un fairement chaque jour contre nous-mêmes nos propres précautions. Pour parvenir donc impoffibilité à me fuivre . égard que fitôt que nous tournons vers la recherche dans les dépenfes &c la moindre confommation . de ces étoit fenfible en grand Prince. le premier établit les Poftes de paix s'il en fut jamais . plus le fait devenant moins riches . il faut ne point perdre exprelfions . relais . plus nous lui vendons . l'autre alla contre fon propre objet. nous déterminons nos voifins à fe conformer à nos goûts . Cet effet devient fenfible chez l'Enous venons de démontranger par le contre-coup indifpenfable que au gré de notre goût de chofes belles lui demandons Nous trer. proque que ce luxe entraîne . &C qui même . Un fon travail vers l'établiffegouvernement qui tourne fon étude la perfection des manufactures de luxe . J'ai précédent Chapitre . il faut s'attacher & beaucoup plus à mes principes qu'à mes pour m'entendre maintenant . de vue la communauté d'intérêts que j'ai démontré établie par la nature entre les différentes branches de la famille d'Adam. impoffible que langue auffi. travailloit la guerre . en ce dont elle aide la guerre . nous lui demandons dans mais gâté . des arts de la paix . eft tout furpris de ment voir {es voifms fuivre le même plan y réuffir. Deux habiles Minières du fiécle pafTé . 76 & de l'Etranger . ou à renoncer à faire déformais aucun commerce avec s'établiffent auffi & & & ! & & : & & & & & & & . fe difpul'on difoit d'eux toient avec acharnement la faveur d'un grand Roi . . : & & dans toute la famille. l'autre . de manières fhipides la fauffe polien combien de voir Il eft fingulier ni le fçavoir . le dépériffement le luxe . opère tique à fes propres calculs. vexa tarifs mit les en vogue h. fuivant la marche proportionnelle du commerce réci. nous demande moins au#i alors il . & cette le font de leurs idées . chaque branche de la famille d'Adam ne peut conftamment profiter qu'en raifon de ce que les autres branches de la famille entière profitent. éloignée de la leur . la rend de nécefïïté . prouvé dans le & moins .

De loin en loin néanmoins. plus elle a de vogue ck de prix auprès des goûts gâtés. Elle concentre chaque branche chez elle . repouffé jufqu'à la Chine. on charge l'induftrie étran* gère pour apprendre à l'étranger à charger la nôtre . Cependant plus une marchandife vient de loin . Il eft. &le revenu. c'eft par la ceffation des dépenfes que la guerre efl ruineufe. va chercher au loin le moyen de faire fon métier . des & . femblable à guiffante . de recherches en recherches . en fuivant la route tracée par la Nature. Le commerce repomTé des pays voifins devenus fçavans dans l'art de fe détruire par le plus court chemin . il eft en cela fécondé par le cours du petit nombre de fantaifies qui compofent déformais tous les achats. aux Indes . réduit doublement à l'épargne fur l'Etranger les dépenfes cui font renaître les richeffes . Plus on étendra Fern- tableau dit Comment ta E^parVcS. l'on induit de -là dépenfes enfin qui épuifent le gouvernement. c'eft. dis-je . yf nous . loin de voir. La guerre nécefîke des préparatifs des achats. un travail double relâche àfe procurer la mifere avec un foin cenles & haut degré d'abondance de profpérité . tandis que le cœur les artères n'ont plus de vie ni de mouvement. Tous ces moyens diminuent encore hauffent les frais du commerce des rapports . &c. comme le propre des fantaifies eft de varier fans cefTe . qui préfident aux demandes. que la profpérité générale eft afîreinte aux loix que celle d'une nation particulière. rejettée aux extrémités . voilà comment il ruine les Nations. plus elle coûte de frais . Faccroiffement des eft. la chaîne indifpenfable de ces rapports % on ne cherche qu'à en arrêter le concours . Venons maintenant à la guerre que nous avons dit être le fécond principe de ruine. la forte de vie qui fubfifte dans les cadavres à qui la barbe les cheveux pouffent encore pendant quelques jours . de tranfport de commerce . 5/loins une marchandife eft connue. démontre affez . Mais un par dépenfes qu'elle que inilant de retour fur les principes diffipera cette erreur. & & Ce que nous avons que rope le & mêmes & & & & répété ci-defîus . fation p de * * #? . je crois économique embraffe dans fes infaillibles règles . La guerre. l'Eul'humanité entière . on tend en un mot par tous moyens à fe priver de la feule reffource qu'on fe foit réfervée. on emprifonne le fecret de nos manufactures . fur-tout celle que l'on fait à fes frais chez qui épuiie les richeffes . moins elle offre de profit aux vendeurs de bon marché aux acheteurs. i°. ruineufe. car la guerre prive la Nation de la jouiffance de fes richeffes au préjudice de la reproduction. Ce n'en1 point par les dépenfes . le commerce eft. &C voilà la circulation lannulle au centre . intercepte les rapports avec les Etrangers.CHAPITRE VI. C'eft -là ce que j'appelle luxe étranger . aifé de comprendre que c'eft par la ceffation des vraies dépenfes qu'il opère ce tuple de celui qu'il faudroit & pour atteindre le plus & & & & & & & défaftre. & & & & l'on travaille ainfi fans confommations des denrées. la valeur vénale reproduction. Elle détourne cV interrompt le commerce par conséquent les la ventes les achats .

dis-je . le déplacement des» hommes difponibles &c de ceux qui ne le font pas. faire enforte que les dépenfes gardaffent au moins un continuel équilibre entre les deux clafles . de les voir déchoir du moins avec quelque régularité. les confeils . que les demandes étrangères apportoient aux productions . Il faut donc que les apprêts . Les difpofitions requifes dans les pays du hazard . Tout s'y confomme en frais de cette portion 2°. Mais on voit qu'ordi- & & nairement le pays qui eft le théâtre de la guerre . Heureufe . où l'on voit que tout eft calculé. & donc le tableau économique refferré . où le droit des Nations n'eft pas violé. civil je différencie ici L'attaque & & la déienfe la dèfenfe . de toute l'augmentation de valeur vénale . de craindre de prévoir de même. Dès-lors il faut donner beaucoup au hazard . après avoir épuifé fes forces hors de fes Etats . . non dans l'efpoir de voir renaître les revenus dégradés. tableau depeut fubfifter le s'il état. ont cru d'après l'opinion des & tems où leurs opérations les guerres n'étoient que des invafions . fans doute. û en retranchant de fon exercice . influence profpere vient domeftique en cet de les . la Nation réduite à vivre fur (es propres chairs . Peu de mots fuffiront pour cette démonftration. qu'il que pillages .refpondance avec {es voifins lui rendra la fubfiftance la vie. font d'efpérer beaucoup . tageux porter guerre pays éloignés .dont le développement démontrera la faufleté des opinions du vulgaire fur les objets mêmes qui FintérefTent de plus près. la conduite participent de la nature de la chofe. s'aftreindre dans l'intérieur à la plus précife obfervation des règles du tableau . Mais cette précaution fi néceffaire eft par la nature même de la guerre une chofe impoiîible. à fubfifter dans la diette. profite plus de la dépenfe de la guerre du Conquérant a£fuel . 7& pire du tableau . mais afin d'en conferver une partie avec certitude . La guerre force l'emploi des revenus . elle peut foutenir ce régime jufqu'au tems où le rétabliffement du bon ordre de la cor.REPRODUCTION DES DÉPENSES. une exatle modération. La guerre que le peuple croit la moins défaftreufe . Il faudroit pour cela ferrer la voile tenir le vent au plus près . j'entends la guerre entre les Souverains . Voilà & & & & & & du commerce tourne vers Comment défenfe eft qUS taque? Quand 1 la" moins a1 " la qui conftitue l'attaque reproduction. La guerre eft le pays des hazards. plus la profpérité fera générale rité particulière aura de force & & refpecfive & particulier. ont appelle cela vivre aux dépens d'autrui. . des de fon dans chez ennemi la . obferver . comme je l'ai dit . Les hommes accoutumés à penfer par écho . fiabilité. que celui-ci. rien ne re- ce n'eft pas fans une grande raifon. ne retire à la paix de dédommagement de fes conquêtes palfageres ? quand il ne veut . eft celle qui en effet l'eft le plus. tout eft aftreint à des règles fixes de profpérité ou de dépériffement. pratique entièrement oppofée aux loix du tableau économique . étoit avandes cru brûlemens des ont . plus au/ïi la profpéravit à cette La guerre Nations ennemies Voyons maintenant .

où fes alliances lui livrèrent l'Italie. Cependant le montant des frais néceffaires pour fournir encore aux autres befoins de ces efclaves ou valets pour leur chauffure . &c le hazard les reflources . vêtement . puifque faute de fourniture . ces ouvriers fouffriroient . la capacité 6k: la fortune des héros . pourquoi les armées formidables de Xercès tranfportées dans la Grèce n'eurent d'autres fuccès que d'épuifer la vafte &c plantureufe Aile. car. par dépenfes . à faire dégénérer des guerres politiques en guerres barbares. pourquoi au commencement de ce fiécle un guerrier redoutable qui ébloui de fes victoires . qui pourtravail même des efclaves ou des valets à avoir gages. tout le refte paroîtroit être le revenu fi la culture rait être exécutée par le & du Maître. Cela ferait ainâ" en apparence. toutes chofes que nous avons défignées fous la dénomination d'avances annuelles de la culture du commerce des denrées . voulut étendre fes conquêtes jufques dans les deferts de la Tartarie . à de funeftes r epréfailles . conféquemment que la défenfe eft préférable à Il leur apprend ce que l'expérience eut dû. . reproduit chez foi . &c. périroient ne travailleraient plus. gloire par un défaftre irréparable. non l'accrohTement de ces la ruine les Nations. fans lui. les revers de ceux-ci ont inftruit tous les autres des funeftes fuccès de la témérité de ces entreprifes. l'entretien & : . ÔC de laifler leurs richefïes &: la force en tout genre i fur les ftériles rocs de la Grèce . fucpas s'expofer . 7$ & en fortant des règles . après prélevé le grain que ces efclaves ou valets doivent confommer effectivement pendant le cours de l'année . montrer . Le tableau économique leur apprend que la guerre qui confomme chez foi . pourquoi un grand Roi du fiécle paffé fe foutint avec éclat contre les attaques de l'Europe entière. Si les prodiges de quelques conquérans ont fourni des exemples à l'imprudence d'une multitude de Souverains qui ont voulu les imiter . jufqu'à la récolte future . fa tout . la valeur .CHAPITRE Vï. rentrons dans l'ordre de nos preuves . car le revenu n'eft pas ce eft ce quon doivent confommer les Il de la reproduction au-delà des faut bien entendre ceci dans les dé- que donne la récolte par-delà ce qu'en Cultivateurs. eft fournis aux règles du Tableau ©économique. ruina fon comba dans fa & & Royaume. & & dernière guerre . dis-je. Tout . reprenons l'analoix des de la lyfe reproduction. comme auiîi l'entretien du fond èc des avances primitives ce n'eft donc qu'après les reprifes de toutes ports. leur dél'attaque. Il faudrait encore prélever la nourriture des chevaux de charrois pour les tranf- & & & réparation des outils . qui ne font autres que celles de la nature. ne feroit aucunement difponible . des terres étoit bornée à la petite exploitation . La furabondance frais tails . appelle revenu. C'eft donc aufti par la ceftation des dépenfes productives . ékc. termina même . n'entreroit pas moins dans les frais prélevables . & & & Quatrième principe. que guerre confirmer nos Après ces éclairchTemens néceflaires pour développer inductions . l'Allemagne l'Efpagne .

&c. fuperflu point revenu . Il entre de droit dans les reprifes du cultivateur . r j a^ rj etats dans la iociete doivent être connderes .. i°. de fon travail toujours inféparable de la dépenfe. qui conftitue le tout defliné ce n'efl donc. lui-même quand il efl malade . celle de fes richeffes d'exploitation . qu'on peut fixer le montant du produit gratuit ou revenu. Il en efl de même chacun conferve fa propriété . leurs travaux fur le même taux. l'artifan . $e & les intérêts de ces avances pour les réparations cafuelles efl en produit net ou revenu. pour iatisfaire aux mêmes ces avances. que l'état des revenus d'une nation ne être le conflaté peut prix du fermage . comme enfans . leur pour difes pour leur entretien. lui feul efl juge de tous vieillards . Le propriétaire vend vendeurs de fon fond à tel prix annuel qui conflaté le revenu. frais . vendent leur tems leur indiiitrie au prorata du tarif où fe trouvent les denrées les marchanfubfiiïance . En cet état.& n'efl aucunement difdans l'ordre de la fociété fraternelle . car tous les des l'avantage revenus. Vigneron . L'intérêt du propriétaire y balance avec befoins. le propriétaire celle du fond . l'on peut s'en fier à la concurrence du grand nombre befoins ces . mais encore le montant de ies précautions contre les cas fortuits . Que les productions foient . le Cultivale fabricant . Cette enquête. feroit entièrement fautive Se infuffifante. que le à la vente. où ponible. &c. il faut que les Fermiers retirent annuellement leurs c'ell à ces rel'intérêt de leurs avances . efl dévolu à lui procurer fon néceffaire indifpenfable . déiavantaçe ° /. cette règle ne peut fe trouver que dans les baux ou acfes qui confiaient les conditions du fermage. puisqu'une partie de ce que vend le Propriétaire. que le haut prix des que par denrées haufïe nécessairement les baux . Plus les denrées font à haut le Fermier peut haufier le bail. point d'après l'ellimation des frais de la cultivation duit total de la récolte. leurs talens . Pâtre . Ainfi les avantages ou les défavantages du haut ou du bas prix des denrées décident du prix du fermage font entièrement pour le compte des propriétaires. variable à l'infini . dans le point cie vue ac- & . i°. avances du proce n'eft. Ainfi qu'elles exigent. Tout le monde efl vendeur j c'efl dans ce fens tous les individus qu'il faut confidérer tuel ^a . leur rétribution prifes déterminées &: convenables à leur état qu'ils bornent dans tous prix & & les cas leurs prétentions. comme fertilité & & & qui . plus à bon prix ou non . celle de fes teur . &c. 3 que ce haut prix qui efl à n'efl au de perionne. & connoiffance de caufe l'intérêt du Fermier. non-feulement tous les articles indéfinis que nous avons déduits ci-defTus . Le fabridéduction priétaire paye par cant . qui fait partie de fa confommation.REPRODUCTION DES DÉPENSES. de fes femblables qui cherchent de l'emploi . le refiant & & & & & Il faut donc une règle pour flatuer fur le montant des revenus. Il réfulte de tout ceci. Le Cultivateur vend fon travail l'emploi de fon atttdier que le prolui du refiant de la production. Tous les états dans la fociété doivent être conûàérés comme n comme îeur *« ache-° i • / / i • ' ' * i 1 1 & non comme acheteurs. Les à ck gages vendent leur gens foudoyés liberté . celui de l'entretien de la portion de fa famille qui efl invalide . Laboureur.

mais qui les multiplie auffi. que tout ce cercle prétendu de haut prix . attendu que perfonne ne s'avife défaire litière de ce dont on lui propofe tout à l'heure de l'argent . qui non-feulement rehauffe les falaires. il acheté d'im Hollandois 20 liv. puifqu'ayant leurs revenus fondes en un pays de non valeur relative . de chandifes. à une fimple permutation de marchandifes pour d'autres marchandifes que l'on veut acheter. l'indiiflrieux à chercher la perfection de fa profefîïon. les Cultivateurs des atteliers plus étendus . fait que perfonne ne fe tient plus à fa tâche confiante . . 4 que l'abondance des métaux donnant une valeur vénale à toutes chofes . préfentons ici de noufe . à l'avantage de tous les vendeurs . & L . Il feroit aile "de d'emploi de montrer que la plupart d'elles répondre à toutes ces objections . ce qui eft un ralentiffement de fon travail 6c de fon influence . qu'il faut également fe défaire de l'arla fociété. 5 que l'argent étant une richeife mobile . & & gent qu'on reçoit pour procurer fes nécefîités . où tout renchérit à proportion de l'état confiant d'un plus grand revenu . le le foudoyé gagifle à changer de maître . tout cet aecroifTement de richeiîes ne confifte qu'en furcharge de poids de métaux. fe donner au plus offrant. fans s'épuifer par une dépenfe fort ordinaire quant au fond. que les propriétaires cherchent les Villes . il s'enfuit que le haut prix des denrées eft l'intérêt général particulier de la fociété. en ce que . que cette furcharge a piulieurs inconvéniens . c'eft fe procurer plus de richeffes plus de jouiffance. Les ventes les achats ne font que des échanges de marchandifes qui fe font par l'entremife de l'argent. Mais avant de defeendre à la que de déroger portée de telles objeclionsqui fe contredifent . Le vendeur ne fait l'échange de marchandifes en argent que pour échanger cet argent en d'autres mar- & Ce double échange revient au fond à un fimple échange . Or comme les vendeurs C H Si ont tous un intérêt qui compofent commun au bon prix des productions . Si avec un feptier de bled qu'un François vend 20 liv. elle met une nation hors de méfure quant au commerce réciproque avec fes voifins moins opulens. Or fe procurer ainfi plus de marchandifes . la facilité d'en avoir . circulante tranfportable . l'abondance des confommations réciproques autres vertus fociales d'ufage dans les cantons de non-valeur . le prix des ventes de toutes efpeces . l'hofpitalité . 2°. i°. puifqu'aufïï-tôt qu'il faut dans un pays un louis d'or pour avoir ce qu'on avoit ci-devant pour un écu . J'efpere qu'on ne m'oppofera pas ici. 8z que les autres dérivent de l'erreur d'attribuer à la richefTe des défordres réfultans de la pauvreté. viennent de la rechute dans la confufion des valeurs avec l'argent. 3 qu'elle écarte les étrangers quant à l'habitation Se aux voyages . la charité de fait . ils ne peuvent vivre dans le pays de haute valeur. & & & & & & & & veau les principes pour épagner du moins aux efprits fevrés les détails dans lefquels la charité fraternelle pour les autres nous engage.AP I T R E V ï. ne confifïe au fond qu'en dénominations . le Commerçant à étendre fon état à en fortir . font bannies promptement.

ni l'Etat n'auraient fubfiff er . que les diverfes productions des différentes Provinces ayent entr'elles une valeur de compenfation proportionnelle à tous ces befoins. Rentrons dans l'intérieur du Royaume. Se l'intérêt de fes avances. s'il n'acquiert cette qualité de richeffe de à l'Etranger ? Comment l'état relatif de fon revenu & vente proportion qu'il peut avoir avec l'état du revenu de la puiffance de fes voifins .' s'il richeffe par la & fe perpétuera-t-il . Il faut donc. &c. Dira-t-on qu'une Nation qui tire de fon fol toutes lçs production» qui lui font néceffaires pour fa fubfiftance . Il faut encore qu'elle fourniffe le contingent de l'impôt néceffaire pour les de la défenfe du Royaume. les autres les autres des bœufs . les autres du vin. ces productions doivent avoir une valeur de compenfation proportionnelle aux dépenfes de la culture au revenu que doivent rapporter les terres qui les produifent. Il faut donc que cette vente refîitue au Cultivateur fes frais . finon par la jouiffance même des richeffes. qui ne peut fe défendre fubjijîance contre les entreprifes de fes voifins qu'à l'aide de fes richeffes ? Comment une Nation peut-elle parvenir à ce point de puiffance . les autres les autres des & & répète pour fubvenir à tout cela . Mais alors rez-vous fi vous n'êtes pas Cultivateur vous-même . Réduifez-en le prix au niveau des reprifes du Cultivateur . car je vous avertis que vous ne pouvez pas les avoir à plus bas prix . Toutes du bled. fi elle tient le prix de fes productions au-deffous du prix courant entre les Nations commerçantes? Et comment entretiendroit-elle cette puiffance. Si il a une fois plus de poivre pour un feptier de fon bled ne ce vendoit que feptier de bled que 10 liv. finon par la vente de fon fuperflu à l'Etranger? Comment ce fuperflufera-t-il poivre . fa rétribution . par la vente du fuperflu de celle qu'elle produit.REPRODUCTION DES DÉPENSES. comme commercent entre eux.1- il dans la & Provinces qui commercent entr'elles . par cette jouiffance. Or il faut que chacune de ces Provinces fe procure les productions qui lui manquent. dont la dépenfe affure la rétribution aux autres claffes d'hommes qui ne font ni Cultivateurs. Il faut donc auffi qu'elle fourniffe des revenus aux propriétaires. Il eft compofé de plufieurs fa puiffance fera. Les unes produifent des différens Royaumes du chevaux . qui fait renaître les richeffes ? Toutes ces bévues font trop groffieres 6c trop abfurdes pour occuper ici nos Lecteurs de difcufîions ridicules. comment pourdans un Royaume. Cet exemple fuffit démontrer pour qu'une nation qui tiendroit volontairement les marchandifes à bas prix. parce qu'autrement le Cultivateur ne pourrait pas foutenir les dépenfes de leur production» je le . dis-je. où la Nation. puifque vous croyez trouver votre avantage dans le bas prix des productions de la terre. huiles . . qu'elle peut fe procurer en vendant fon fuperflu aux autres Nations.fe ruineroit par fon commerce réciproque avec J'Etranger. dépenfes du gouvernement bois. n'a pas befoin de commercer avec les Etrangers ? Entend-on bien ce qu'on veut dire par le nécejfaire pour la d'uni Nation . ni propriétaires.

8$ dans un Royaume . que les terres ne peuvent donner de revenu . Bornons-nous ici à difîi- per des erreurs. qui fournit le plus de rétribution aux autres claffes d'hommes qui ne tivateurs . je me rabattrois à les combattre par des raifonnemens aufîi & ridicules & comme elles & qu'il y en a d'un genre vulgaires que ces objections font triviales ne font pas toutes dictées par l'ignorance. Nous les expoferons en plein jour avec tout leur appareil féduifant dans la fuite de cet ouvrage. qu'autant que le prix des productions s'étend au . On croit qu'unplus grand feroit abforbé par le renchériffement des dépenfes . plus fpécieux. payer plus cher ce que l'on acheté? Si vous fçavez calculer. . Ce qu'il y a de plus furprenant dans la thefe du bas prix des productions . &. ni marine . qu'en renonçant à vivre : ou fi vous voulez vivre. où le prix des productions ne fourniroit rien au-delà des reprifes du Cultivateur. Je répondrois à ce raifonnement fuperficiel . qu'ainfi il eft égal d'avoir un moindre revenu la diminution des qui par dépenfes afïïire la même jouifTance . mais ils n'apperçoivent donc pas que dans leur fyflême. que vous ne pouvez pas exister fans revenu. & cultivent pas la terre . c'eft. Vous ne pouvez donc prétendre au bon marché que vous fonhaitez . Je pourrois me difpenfer de répondre à des objections qui ne font qu'une fuite de l'erreur dont on vient de reconnoître l'abfurdité. ni rentiers. revenu & pour effet l'épargne. qu'il eft tiré des regiflres des avares dont nous parlions ci deffus . Apprenez donc. vous pénétrerez facilement ce myftere . il n'y auroit ni citadins. qui voulez tant abaifTer le colon . renoncez à ce bon marché qui vous féduit fi grofîierement. ni foldats. plus que des Cultivateurs qu'il n'y étoit à fuppofer qu'on pût cultiver les terres avec fureté . qui croyent que la circulation a pour objet de favorifer la théfaurifation de l'argent . ni agioteurs & & Royaume qui feroit fans défenfe. . livrez-vous à la foi. le prix enfin qui règle les richeffes relatives des Empires. imaginées par des intérêts particuliers . . Mais pour éviter au moins les répétitions. n'attaquez pas des vé- & & rités qui vous intéreffent û efTentiellement.delà des reprifes des Culqu'il doit être le plus haut prix qui a cours entre les Nations commerçantes . ou le même fond de richefTes ufuelles. ni propriétaires. auroit leurs agens . ce prix qui donne le plus de revenu . Direz -vous encore. Meffieurs les Citadins . dans un militaire s'il . bien décidés à ne pas entendre raifon. dis-je . ni fçavans . que vous ne comprenez pas comment il y a à gagner à avoir plus de revenu ou plus de rétribution. point de revenus ni gagift. vivre dans l'ahance . Certainement leur efpérance fera déçue Lij en un . c'eft qu'il n'y auroit que des citadins qui puffent tenir à des opinions aufîi abfurdes que celles que nous avons raffemblées dans les objections que nous venons d'expofer .es ni artiftes . que les Renards de Samfon ne le furent aux moiiïbns des Philiftins. afin qu'on foit en garde contre un brigandage plus funefle à une Nation .CHAPITRE VI. fi votre fcience ne s'étend pas jufques-là. ou à éclaircir des difficultés.

s'appelle 27 liv. Dès que les rentrées font incertaines . qui eft l'humanité la fraternité . afïûrément cela eft parfaitement égal . plus encore . tout ce qui fait aller la circulation. c'eft l'effet utile de toutes les l'argent . C'eit cette afïurance que donne la circulation . faites-en des vafes pour le fervice du Temple du Dieu vivant . ne font autre chofe que l'avaqui & & celle-ci . pafTe au befoin dans toutes les mains . & pays riche . L'économie populaire n'eft point privation. même pour l'accroître pour affurer journellement ma jouifTance eue la . opère deftruction. ou que l'on fupplée par des & & & & & A y que ce marc conditions foncières de leur pourvu que distribution foient obfervées félon les règles du Tableau. fitôt que je fçaurai que l'argent reviendra toujours en raifon de mon revenu on de mes émolumens que je n'ai befoin que d'ordre Se non de réferve. par circulation . les magafms font de droit de prudence. qui d'ordinaire eft une plate rufe de la difette. l'argent. ne féjourne ne manque dans aucune . Je ne réponds pas ici directement à l'objection du rençhénfTement des dépenfes qui annulle. Ce n'efl pas que je fois attache à la plus forte quantité de la marTe moins encore à la plus haute dénomination de d'argent circulante . tout eft ordre . autant qu'en un pays pauvre . tout le travail . reproductions . & elle fera dès-lors fort utile. s'il eft dans l'incertitude du retour. pourvu que la balance des dépenfes foit tournée de manière que l'argent défigne régulièrement par-tout les valeurs dans l'échange. L'avarice détruit tout par l'emploi actuel certainement Mais ce font les mauvais arrangëmens anti-économiques : qui font les avares. attendu que peu m'importe d'avoir dans ma garderobe cent paires de fouliers pour 1 2 ans . & laiffez aller le refte. arrangëmens par écrit. Tenez feulevateur. & & Le bon prix confiant des denrées tait le bon travail confiant du Cultila bonne confiante production des revenus. Fondez l'idole. . ou 54 plus forte raifon eft-il indiffèrent les liv. mais j'ai démontré que cette efpérance implique contradiction . Vous m'entendrez alors me promettrez . quoiqu'il fçache où en rice & avoir de neufs . Quand au contraire on eft allure du retour perpétuel de fes revenus ou émolumens en raifon du bon continuel emploi des dépenfes . & & fructueux de mon argent.REPRODUCTION §4 DES DÉPENSES. eft défolé d'ufer de cette reffource . . mais . que la . car toutes les ventes partent de-là . Tous les maux d'une Société décadente fe montrent à nous fous tant de faces . & & ment la main à cela. On ne m'entendra jamais bien tant qu'on en voudra revenir à cette malheureufe idole de Molok. Tel qui porte par goût fes fouliers refîemelés . dit-on. prévoyance dictée par le tems qui court. ou qu'il ny en ait que cinquante millions de marcs. communication des biens ufuels que l'argent eft nécefTaire à cette communication. vous de ne plus oublier que je n'entends . fa valeur . vous fçaurez . Qu'il y ait dans un canton deux cens millions de marcs d'argent monnoyé . . tout eft repos. puifque je fçais fort bien que les Cordonniers ne manqueront pas . de même je ne me fonderai point d'avoir en réferve l'argent qui les repréfente .

& Le haut des prix denrée ? en . elle a été anéantie dans d'autres ouvrages par des démonf- l'accroît la & trations décifives . je ne fuis fait de diftinction entre les racines pas plus apprentif qu'un autre. D'ailleurs . que je ne fuis afïïïrera par-tout . On me dira . Au lieu de cela tous y concourent comme moi. le propriétaire d'un Pays reculé vendra toujours moins cher (es denrées que celui qui efl & & à la porte . je vis à Paris où tout eft cher . La nchefle aug"*"** m J°7ê ^ bannir. Or qu'une livre fignifîe un louis en Angleterre 6c vingt fols en France . peutêtre.là . L'envie d'avoir les Etrangers . félon l'idiome de cette fineffe . ce font les affaires . la nature a déterminé à cet jamais les montagnes ne feront égard des difparités . inféré dans la cinquième partie du livre de F ami des hommes . &c. de plaifirs dans les Pays riches . il y aura plus d'affaires . En conféquence. particulièrement dans un Mémoire fur l'agricultnre adreffé à la Société d'Agriculture de Berne . vendent elles productions temps . par compte mefure la certitude de ces rapports. Oh j'avoue que l'argent d'autrui ne m'a jamais fait envie. Dès -lors il n'y aura plus de difparité qu'en dénominations. & & & & & & & pas homme plus . des plaines des ports de mer. attire les tran £ ers » E- . peu importe puifque l'on s'entend. la fociété . étoit celle de fouiller dans leur poche pour en tirer la rognure des ongles du Dieu Molok. Eh bien . qu'en les branches . que je fais porter fur la balance loyale réciproque entre les Nations . puifqu'elles font riches leurs à haut prix. qu'il n'eft pas vrai que la richeffe mette une Nation hors de mefure . quand dans mon plan de profpérité confiante réelle . Je pourrois démontrer. 6c par conféquent plus de concours. . caractères favoris des paraiogifmes de la fauffe fcience. Quelque liberté qu'on donne fuis : au commerce . le Tableau l'ordre des dépenfes & & & dans tous les cas . d'Etat par ce bout . il deviendra commun par le commerce réciproque. mais à mefure que nous fuivrons de leurs rapports avec le revenu .CHAPITRE du revenu qui refaite de VI. La preuve en eft que ce font les Nations les plus riches qui font les plus commerçantes. Mais raifonnons fur le défavantage ci-deffus il eft pareillement de Regnicole à Regnicole. quant au commerce réciproque avec fes voifins moins opulens. La troilieme objection fe jette dans les infmimens petits. &: fi je veux les aller confommer fur les lieux. En accordant cet article . que d'un jamais fenti moins parent d'un Allemand François à moi inconnu. les plaifirs . cette idée s'effacera d'elle-même par la fuite des détails que nous avons encore h parcourir . fe . que je ne & & me d'un Anglois. Mais . que n'étant pas Antropophage non la diftindtion phyfique des Nations m'échappe. il fuit même les" richeffes . je profiterai de tout ce qu'auroient emporté les frais de commerce. Je répondrois à la féconde objedlion . l'argent eft compris dans cette balance. cherté des produ&ions . dira-t-on . quelque facilité qu'on procure aux débouchés . que je tranfporte l'effet ck la caufe que c'eft parce qu'elles font commerçantes qu'elles font riches. Mais ce n'eft pas ici le lieu d'entrer dans cette difcufïion. cela revient toujours au même commerçantes en même quant au point actuel. de fociété .

mais feulement [à ^une dépenfe frivole . elle eft richeffe au contraire . La loi intérieure nous pouffe au bien même la réflexion. quand la pauvreté ^ e toute à a" la une frappe maifon . de nos jours mêmes. on feroit effrayé de notre mifère. &c. nous dira. font tombés . n'eft que trop porte n'eft jufte . ma *s e ** e e ^ & & & L'homme n'eft d'honneur & point une engeance perverfe. butions. Nous nous intéreffons au fort des autres nous fommes tranquilles fur notre propre fort. hofpitaliers. Ce n'eft point ici le lieu de démontrer que ce n'eft que depuis deux fiéavec elles celles de toutes les rétricles que les valeurs des denrées. des moyens de leur fortune . chofe prouvée par les anciens tarifs rapportés au taux des monnoyes d'aujourd'hui . 86 L'abondance «T'h mfflrTles «haffe. de Vauban écrit l'effence des chofes.on . gages . dans un pays dont les habitans ne font' plus que des fquelettes décharnés . peaux. comme aufîi la dureté de nos anciens Germains riches actuels. peuvent bien ne nous montrer que les temples du gain fordide ou de l'idole de l'avarice fuggéréc & l'inquiétude . La quatrième obje&ion feroit très - ^ importante fi elle étoit réelle. c'eft qu'il n'y en a point d'affurées chez les nations agricoles . quelque riches qu'ils piaffent paroître. à la charité vigilante en même temps. mais c'eftune foldes .REPRODUCTION DES DÉPENSES. Il eft aujourd'hui à «54 livres. Le marc d'argent étoit cependant de fon temps à 37 livres. car & les afiles la générofité n'ont d'afile que des fortunes des gagne. Laréponfe à cela eftaifée. pour que le Laboureur fe fauve dans nos Provinces méridionales . Nous fommes une race de fentiment. Hélas que. enflé les dénominations. je dis plus . celle duFantaîïin du temps de François Premier. leurs armes ils étoient Ils avoient abondamment de tout cela .petits . Nos pères participoient de ces de l'autre aufîi de ceux de la valeur vénale. mais. il faut feulement faire une remarque effentielle relativement aux richeffes . en reprenant cette mefure. Qu'on ne m'oppofe pas le retranchement des fecours dûs à la pauvreté réelle . la nobleffe Nations opulentes . de leurs principes . &. On pourra nous oppofer encore les mœurs généreufes des celles de nos pères . La charité 6c que fans le fecours de fitôt l'hofpitalité chez les . puifqu'elle ne fçauroit être renoncement au néceffaire. u ^et ^' Le proverbe qui dit . par la prévoyance ne font que des monumens de la follicitude ce Se vous verrez que de la pénurie.1. qu'on leur rapporte ce que & & & & & & & ! . appointemens. A l'égard de la dureté de nos Riches . M. mais fi cela eft . Nous diminué d'autant avons. qu'on prennegar de que c'eft de Pinconftance dans leur revenu . à un fuperflu d'opinion en échange d'une plus grande richeffe d'opinion de defirs fufeités dominans. vertu s'en va par la fenêtre . où la valeur vénale des productions eft en défordre. confidérez le fond . il faut que le bled vaille 20 livres la charge. on le dit encore. oc que pour que tout le monde foit bien . que trop vrai. parce qu'ils étoient folidement riches. pour vérifier ce qu'étoit la paye de l'homme d'armes du temps de Saint Louis . La pauvreté volontaire n'eft point pauvreté . avantages d'une part. Les anciens Germains ne conleurs trounoiffoient d'autres richeffes que leurs tentes .

C'eft par le bien être actuel.valeur dans la plupart des Provinces . Boulangerie. en croyant vivre &. . rans à leur tâche. ce qui efl: précifément la voie de n'en avoir bientôt plus . artillerie & . autres princifoit affujetti à la corvée pour le rendre obéiffant. s'il paroît quelque phénomène de générofité. inquiétude par -tout dans l'incertitude des redevances 6c des émolumens. qui punis pes n'efr.*" leur fond. doit germer en munitions de en vaiffeaux . qu'on nous laifl'e devenir riches . leurs plailirs . d'où fortiront . excelîif dans d'autres vive. diverfes clajfes d'hommes. &c. C'eft alors que les homd'un accroifîement de profit mes trouveront dans leur devoir. dont la recherche les faufTes notions avoient tout écarté. mais riches de vraies richeffes . affûrés . La morale ne peut fubfifter que dans l'ordre. leur fociété. pas même pour la fubfiftance. Que peut -on tirer de-là? Et puis encore . de richeffes permanentes . dans l'avantage de bien dans la réunion avec les coopéfaire leurs affaires . guerre ces chofes. Je leur deman1 y . 87 de dire des afiles des gagne-petits . Que fera l'Etat .vous tenir îrreguherement le bled en non. & répondroient Dem* Voulez -vous donc en : c'eft pour que le Peuple dirférens lieux le nourrir dans l'oifi- Lej précaution* "' 10 co " tr e le Jï . à un prix que ce froment . je viens rien d'honnête dans la forme. C'eft ainfi que tout rentre dans lordre naturel . qu'il de la û fa vendécidés feroient foudre Dieu ne difFéroit . leu '** iSJjJlSï. Meilleurs pourquoi voulez ." P^le des bleds. gros forte &c exafte folde . . derois volontiers . leurs affaires . manquer de pain. ? Ils me . à la crainte de Municipaux la feignent de ne penfer qu'au bled . le verrez -vous de-là? En un mot. Cinquième Principe. à leur emploi. en . F Le moyen <?« objeclion n'eft qu'un preftige barbare politique de ceux qui veulent que le Peuple foit ie^hom- La cinquième qui revient à la ne plaide pas . Ils femblent ignorer ils femé dans mon champ . pure eft l'ordre . du fruit de leur travail . quand les Magiftrats s'en occupent . i • 1 • il . fans toutes . & & & C'eft ainfi que chacun travaille vit pour le public . 1 . ainfi que nous le dirons les vertus naîtront ci-deffous. par l'efpérance par la fureté de leur propriété & & de bien être. &c. manque expédiens irréguliers. fournit les richeffes les de l'Etat.. qu'il abruti pour qu'il & ^imfer mes c'eft de . toutes les autres conditions de la diftribution des revenus par les dépenfes étant d'ailleurs obfervées félon les règles du Tableau. à leur tâche. Le revenu fait les & fubfijler & hommes difponibles d'une Nation. parmi nous .elles û mon champ ne les produit? Au lieu de cela l'on ne s'occupe que du bled nommément Se qu'à en diriger le prix félon leurs vues particulières . ce qui eft le vrai point de la profpérité : tout & & confiant prix des productions qui forrevenus les fortes & affîïrées rétributions la cela fe rencontre dans le haut me & . quand particulièrement les les à s'en inquiètent . s'avife le Gouvernement Quand dépenfes nlceffaires pour de penfer aux productions . . car par -tout où l'ordre les hommes font réduits aux . rien de folide dans le fond . la mifere faut retenir Ce les hommes fur point par geance.CHAPITRE VI. . fortir & & & un fauxraifonnement. font précifément ce ^ établit» . travailler pour foi . qu'il foit furchargé pour qu'il travaille .

paroîtroit-il bien édifiant ? Voilà un des Contes une nuits qui pourroit avoir fon application à la police des mille des vivres. De leur revenu . chacun ceffe de cutliver. les faux témoins. car vous appréciez le pain au taux de votre police infidieufe . D. Et d'où vient l'argent à ceux qui le font le R. le prix du bled . par les fingulieres précautions de & la police . parce que toutes les terres cultravailler revenus ? ? tivables (ont propres à porter du bled. SS veté ? Rép. mais encore les plus funeftes . D. Je vous obferve ici.par comparaifon du prix du bled . fon prix qu'il n'aiile chercher ailleurs. les boureaux. Et d'où viennent les R. car les grains font de premier befoin. par impuiffance . afin de faire baifTer le falaire que l'on fe & paye au manouvrkr? Mais elle anéantiroit les revenus de la Nation ceux de l'Etat . Les grains deviennent donc rares. qui confommeroit près de cent mille muids de & bled. par prudence. . fans doute. orme foutiendrez-vous encore.REPRODUCTIONS DES DÉPENSES. De-là s'enfuivroit le monopole & & l'ufure . toujours la même. de crainte où le peuple eft dans la difette . qu'on du prix du pain dans cette trouvât. par vos aveugles en procurant la rareté . Mais . en proportion de l'abondance de la demande. on n'ignore pas que le bled n'eft pas fimplement du pain. Ainfi. en ne paroiffant envifager que le pain le bas prix du bled. peut-on fuppofer que la borne à faire baiflèr dans la plupart des Provinces . Perfonne ne peut travailler à perte . mais ce qu'il gagne ne fuffiroit pas pour le nourrir fi De pain étoit plus cher. ce monopole. vous l'établifîez. Au contraire. une erreur de 6 ou 7 millions le zèle de cette régie fi occupée du bien public. la demande eft. les rétributions qui mettent le Peuple en état d'acheter le pain le prix néceffaire pour faire renaître annuellement les revenus par leur retour dans les mains du Laboureur. en arrêtant le tranfport du bled . les ufuriers . D'ailleurs . D. propres au tranfport ck à faire du pain . Eh bien donc . ceux-ci. par mécontentement. ou 1 3 liv. Du prix des denrées. mais une marchandife dont on peut appercevoir qu'il y en a qui con- & & : & & noiffent très-bien le commerce. même Ville . naturel. ne peut venir que de la rareté de la chofe demandée . fe font payer cher en raiion de leur rareté. L'ufure ne vient . au préjupolice dice des autres . Cette rareté ne fçauroit exifter avec le bon prix. le feptier pour l'approvifionnement de cette Ville . qui feroit acheté dans ces Provinces fi bien policées 12 liv.fi la population ne diminuoit pas avec les moifïbns avec les revenus car non-feulement les bonnes chofes. criantes mefures. que vos menées ont pour objet d'affiner au peuple fa fubfirtance à bas prix ? Si on faifoit bailler le prix du bled dans les Provinces qui avoifinent une grande Ville . &c les befoins indifpenfables de l'Etat achèvent de dépouiller la Nation. Ne craignez pas que ce dernier faffe Pufure fur fa marchandée. Et d'où vient l'argent qu'il gagne ? R. que tous les bleds du monde font & que le concours univerfel des Laboureurs garantit du monopole les confommateurs. laifTez hauffer le prix des denrées pour qu'ils accroiffent les revenus . ceux qui le font travailler. Non .

puifqu'elles feules ont un produit. les Cultivateurs eux-mêmes 6c leurs enfin le gouvernement 6c les Rois. les revenus enfin deviendront à rien. c'efl cette maladie langoureufe de l'Etat qui le fait d'extinttion. la Magiflrature .grand concours d'hommes dans ces étapes . les rétributions fuivront cette dégradation . ou avouez que vous vouliez démolir l'Etat . car la cherté ranimeroit la culture c'efl le dépérifîement total des biens &: des hommes . Si dans un ouvrage férieux & il étoit permis de jouer fur le mot . on pourroit appeller cela des furcharges 6c non pas des revenus . leur confommationfoutient. efl le revenu. Adieu les Villes . qui ne peut provenir que du plus haut prix confiant des denrées . De déchéance en déchéance . Mais alors les revenus. 89 cherté que nous avons à craindre . palier par tous les degrés de marafme Livrons-nous volontiers à votre faux coloris . Au refle. ont néanmoins des revenus publics annuels plus forts que ne le feroit la valeur foncière des terres . comme vous avez été forcé de convenir tout à l'heure que vous affamiez le Peuple lui liiez les mains . les exemples des Pays qui . ces revenus publics. c'efl que le principal objet de . on détruï9" ^ll^vvlJ . Tout manquera d'ailleurs de l'Etat . Tendez donc uniquement au plus grand revenu. fous prétexte de le nourrir du & & & fon travail. ne doit point fuppofer que tout foit fçu fur cet article . On oppofe à cette vérité . il n'y pour le fervice de la Nation aura plus ni Nation ni Etat. que tout foit démontré. avec règle. les fauffes idées à cet égard font tellement établies de fait 6c d'habitude . Ces revenus publics fe lèvent fur les confommations . car ce ne font que des revenus précaires . qui ne font appuyés que fur une baf e fautive 6c M Parvïent-on par en "uirVi^moît pote . oc vous ferez oblige de faire bailler encore le prix du pain. Alors la population fera nécessairement bornée aux hommes occupés à la reproduction 6c aux artifans employés à la fabrication des ouvrages dont les Cultivateurs ont befoin. Quoique ce foit nous remettre à l'alphabet que de difeuter la nature des revenus. & cependant à avoir. Tout cela ne fubfifleAgens .C H A Mais même P I T R E V I. dont la valeur vénale forme le revenu. quoique tout foit dit . les armées de terre 6c de mer . Sixième Principe fruit de réfulte de ceci . tel que l'efl celui ci . qui peut douter qu'il efl de la plus fimple vérité que le revenu n'a d'autre fource que les terres . des revenus pofliches . en confondant des comptoirs avec des Empires . Le gouvernement économique ne doit donc pas tendre fimplement à la plus grande reproduction . qu'un la ouvrage rigoureux en ce genre . ou pour mieux dire . 6c fuppofons donc ici ce n'efl pas la : & que vousparveniez à tenir les denrées à bas prix. en les eflimant au plus haut prix. fous prétexte de le policer . qui Nation dans une reproduction agricole . déchoiront en proportion du bâillement des prix des denrées . je le répète encore. 6c comme les affaires du commerce &c d'autres avantages de refuge 6c de liberté attirent un très. que fur les revenus. mais au plus grand revenu pofîible. n'ayant qu'un très-petit territoire .

n'eft de vrai revenu des terres . un Etat républicain . ainfi que celui des revenus particuliers . que fon accroifîement defféche le fond qui la produit. pour que il n'y a que ceux-là qui aient une bafe fixe . De -là font venus les & & & cet abus contre nature ( puifqu'emprunter n'efl autre emprunts . La nature même de fon revenu efl telle. fans haufTer les épaules . a établi le règne de l'argent . devenu principal . . ou petit Commerçans . dis-je. comme ils en ont eux mêmes un autre preffant à ménager cette refTource forcée . d'effet qu'il étoit de fa nature . nés . chofe que répondre du futur fi incertain pour nous ) a engendré l'ordre rongeur des rentiers. qui furconcurrens avec vis-à-vis les ils disdoivent charge d'autant. une faite de l'accroifTement des productions . tageux . l'accroifTement des revenus publics des Empires . & & impôt ou revenu prodigieux dans un comptoir . lefquels le la de au des Nations dont ils courfe commercent les . Ainfi qui feuls connoiffent leurs facultés plus une Monarchie néglige l'exploitation de fes terres . l'état de leur commerce. autant de pris fur le commerce . efl . Cet ordre. L'impôt régulier ne peut y être qu'une efpéce de don gratuit accordé par les contribuables . comme les entrées de Paris . par fa nature. provenant de la produclion des terres . qui rongent le fond. L'impôt fur les confommations eu. qui fe détruifent eux-mêmes à proportion qu'on voudroit les accroître au contraire . & : des moyens d'empêcher l'argent de fortir des d'attirer l'argent &: autres pufillaniinités qu'on Royaumes. en diminuant le profit . qui peut à chaque infiant être ébranlée par l'a&ivité vigilance des autres Nations négociantes . cet ordre. s'affoiblit & Origine S «rd e rs & ries de$ & L'exiflence précaire deflructive des revenus fictifs a tout dénaturé ^ ans l' orcH"e économique. On entend traiter . on verra que les impôts de ce Pays-là font pris fur le produit des terres . L'oubli le renverfement des principes ont forcé les dépenfes des Etats des particuliers.REPRODUCTION DES DÉPENSES. 9o & la paffagere . En rejoignant la Hollande au refiant de la famille entière de l'Europe . où elles font indépendantes de l'autorité qui le gouverne. fondé fur l'argent devenu caufe. plus elle corrompt fa conflitution . Royaume bien plus affûrés que ces revenus borbien moins préjudiciables . Le commerce précaire efl . qui engloutit les profits de leur induflrie . d'acceffoire qu'il étoit . qui a {es richeffes difperfées chez les Nations étrangères . plus elle fe & & livre au commerce précaire . puter prix profit cet fi Etat maritime de & & : & & & & & & & & productions. que l'impôt dégénère Se fe perd en importions confufes. affûré par conféquent en profit confiant tout En un mot il le monde. plus elle àmefure que ce genre de commerce s'étend au préjudice de l'Agriculture . dit des moyens Ôc répète fans fçavoir- . en accablant leur commerce qui nous efl avanpublics . feroit imperceptible dans un grand où il faut à l'État des revenus bien plus confidérables . car le fiége de ce commerce efl ambulatoire. jette toutes les vues troubles du côté de l'argent. qui foient vif blés affûrés à FEtat. que nous avons le plus réel intérêt à ne pas forcer ces Commerçans à grofîir leurs revenus à fe ruiner . . fugitif.

C H A

P

î

T R E

V

I.

91
étudie
fans fe douter
pratique
qu'on
qu'on
que
que chaque pas qu'on fait en faveur de ce fyftême de délire , va précifément contre fon objet. On a été , à cet égard , jufqu'à voir des
main-d'œuvre ,& qui avoient
production
pays 011 tout manquoit ,
des mines en leur poftefïion , établir les Loix les plus féveres pour empêcher la fortie de l'or de chez eux, enceindre à cet effet leurs ports de
gardes , &c. Qu'on juge quelle pouvoit être l'obéiffance à telles Loix.
L'avidité du file convoitant toujours l'argent de la Nation , n'a pas
même fait attention , dans l'établiftement de ces Loix ridicules , que
facile à cacher , par conféquent immune ou
l'argent eft une richefte
en
elle-même,
qu'elle ne fe donne pas à l'Etranger
exempte d'impôt

un vain Ton

c'eft

&

,

&

la

&

plus
qu'on l'échange pour d'autres richeffes plus ufuelles
à la rançon des douanes ,
expofées à la vifite
faifie dans la perception de l'impôt qui ne feroit pas payé ponc-

pour rien
vifibles

&

,

,

&

& par-là plus

tuellement.

Le

culte de l'argent

une

fois

reçu

,

la

police d'état a

mêmes bévues que nous avons démontrées

fait

fur cela les

ci-deffus

,
pratiquées par
le
monopole fur les bleds , en les
police civile fur les bleds. On établit
emprifonnant fous le prétexte de les garder pour foi. Il en eft de même
de l'argent. En arrêtant l'argent , vous arrêtez les dépenfes qu'il repréfente , le commerce qu'il facilite ,
par conféquent les feuls vrais
de permud'attirer l'argent , par les retours de circulation

la

&

&

moyens

tation réciproques dans le commerce extérieur. L'attachement que la
détention forcée infpire pour ce métail dans les Nations , le fait paroître plus pécieux que fa valeur de compenfation avec les autres richefles ,
provoque le goût de l'avarice , l'ennemie fecrete du fife.

&

&

dès-lors , au lieu de l'avoir en échandevient rare en conféquence ,
ce
même
de
donner
le
,
qui eft fa vraie fonction , il faut
ge , pour
l'acheter pour s'en procurer l'ufage. Cet achat ne peut être qu'onéreux , puifqu'il apprécie
paye dans cette marchandife une qualité
droit de repréfenter par convena
feulement
n'a
qu'elle
pas ,
qu'elle
de marché , où le
tion dès-lors il s'établit un genre de commerce
eft fondé fur le détriment de
contractantes
des
d'une
parties
profit
de l'échange ,
l'autre , monftruoiité contre la nature du commère
ou
Dès-lors fonmutuel.
dont la bafe eft le profit refpedif , réciproque
dont nous
fordide
l'avarice
la
Société
de
dans
établuTement ,
dation
,
,
en
accroître
la
circulation
étoit
dit
avons
pour
d'intercepter
l'objet

Il

&

&

&

:

&

&

que

la théfaurifation

,

& les

prêts à intérêt.

Voilà donc toute la partie riche de la Société , ou qui veut le deà l'épargne. L'autre , il eft vrai,
venir , tendant à la théfaurifation
à remettre en circulation. En conféquence l'intérêt
tend à la dépenfe
de la Société déformais divifée
mi-partie , feroit que le fécond de ces
deux partis , c'eft-à-dire , celui qui tend à remettre en circulation ,
l'emportât fur l'autre. Voyons maintenant fi la chofe eft poftible.

&

&

L'on n'emprunte l'argent

&

cuie

pour l'employer. Pour que l'emprunt

n«n

impofflbie

REPRODUCTION DES DÉPENSES,

92
frumeur
ne

fe

ne garein ur

3

rêteur

&

qu'il ne parvienne
<t fe paiTer de lui.

fût favorable à celui qui veut l'employer , il faudroit qu'il y eût plus
d'argent ue d'emploi à lui donner , auquel cas l'argent fe préfenteroit

q
de lui-même à l'emploi , loin de fe faire acheter. En fuppofant que la
ma ffe d u numéraire , exiflant dans l'Etat, fût telle que cette condition pût
être remplie , les avares mettroient bon ordre à l'empêcher; car fitôt
que l'argent efl devenu non -feulement marchandife de prédilection,
mais encore principe de revenu , ceux qui ont occafion
moyen de
affinés
de
s'établir
des
revenus
fans
autres
dans
fa
fource,
l'intercepter
frais , fans autre foin, fans autre travail que celui de vendre l'argent , &£
de charger la Société de dettes tributaires , qui- mettent tous les travaux d'autrui à contribution , n'ont déformais plus d'autre objet que ce

&

perfide

commerce

retombe

& rapide

Il
<*e

eftïmpoflîMe
maintenir ré-

deux genres

T

veriss en propriétes

;

cette contribution pefe fur le prix des marchandifes,
cet abus devient une gangrené active

fur toute la Nation ,

&

dont rien ne peut déformais empêcher

les progrès.
les
entre
l'ordre
rentier
jufte équilibre
éclairé
autres cîafTes d'hommes dans un Etat, égara jadis un grand
Miniflre du fiécle pafTé. Il croyoit l'ordre rentier néceffaire , jufqu'à un

La

,

fauffe fpéculation

&

du

&

&

le luflre de la Capitale, qu'il regarcertain point , pour le maintien
doit comme l'aliment de fes chères quincailleries. Il appeiloit les rentes

fur l'Hôtel de Ville , le pot au feu ch Paris. Il n'ignoroit pas le ravage que
FaccrohTement de cet ordre devoit faire dans l'Etat. Il ne pouvoit pas
ignorer non plus que le payement de ces rentes fe levé fur les revenus

&

des biens fonds
fur l'exploitation de ces biens qui payent tout ; que
l'attrait de ces mêmes rentes devoit prévaloir fur la propriété même des
biens
fur la culture chargées de les payer ,
expofées à des pertes ,
l'ordre
ilboulverfoit
économique ; mais il croyoit
que par conféquent
ce défordre utile, en le contenant, félon Ton hypothéfe chimérique, dans
de juftes bornes ,
ii
imaginoit l'affujettir à une balance pofTibîe à maintenir. La faite a fait voir le péril de fa fpéculation. Nous en allons démontrer la fauffeté
les défordres , en montrant que cet équilibre eu

&

&

&

&

&

impoiîible

,

&

abfurde.

Pour établir un jufle équilibre entre l'achat de l'argent, appelle emfon emploi , il faudroit partir d'après une jufle meprunt à intérêt ,
litre du
profit que peut procurer cet emploi. Tout emploi d'argent doit
porter fur quelqu'objet d'indultrie , de commerce ou de cultivation,
"En ramenant chacune de ces chofes à fon principe, félon les règles in»
eonteflables que nous avons mifes fous les yeux de nos lecleurs, il
fe trouve
que c'efl fur la production que tout profit doit être pré-

&

levé.

je dis fur le produit ,
mais fur le produit net, non celui
faifant le revenu
mais le

Quand

fimple,

de rétribution

1

ce n'eu point fur le produit total ,
que nous avons confidéré comme

produit net

commun

à tout

genre

confommation première du Cultivateur prélevée.
Pour établir donc le julte équilibre que nous cherchons il faudroit non,

la

,

feulement fçavoir quels font les frais cle la cultivation , quel eft fon
produit , quels font les arrangemens du gouvernement en faveur de la

CHAPITRE

VI.

93

du commerce , de la fureté de l'emploi , de l'immunité des
avances ; quelle eft la tournure des mœurs , la célérité des dépenfes
plus ou moins aftraintes aux régies du tableau. Il faudroit , dis-je , nonfeulement connoître parfaitement tout cela au préfent , mais le deviner*
liberté

le calculer

,

le

prédire au futur

,

avoir

le fecret

de

la

guerre

& de la

cœur des favoris , des Miniftres & des Princes dans fa main ,
paix ,
avoir en un mot le don de Prophétie, ou, pour mieux dire, la prefle

cience de Dieu. A moins de cela , la balance d'aujourd'hui ne pouvant être celle de demain, une pluie, un orage , une grêle , une mor-

tableau des calculs par hypothèfe, la balance indu côté de celui qui eft à l'abri des cas fortuits ,
tout le détriment demeure à l'autre. Vainement ailégueroit-on que le
futur peut amener des avantages ainfi que des défavantages. Cette fuppofition eft contraire à la nature des cas fortuits. Qu'on demande au
plus borné des contraclans , fi jamais on a entendu , par ce mot , les protalité

changeant

le

&

cline de nécefïité

Il n'en eil
point , de profits fortuits , fi ce n'eft à
dans
tout
;
l'agriculture eft à peu près tout préprofit poffible
vu &C entre en prix commun dans le bail convenu entre le propriétaire
le fermier. Or tout vient ici bas de la cuitivation dont les
profits
font amenés par des caufes préparatoires , laborieufes , difpendieufes

fits

,

au lieu des pertes.

la loterie

&

ck calculées. Mais les dérangemens ou les pertes inopinées dépendent
d'une infinité de caufes qui furpaffent la prévoyance humaine. Il eft. donc
impoffible de trouver l'équilibre ci-defïiis ; il eu impoffible d'en faire la
bafe du marché d'argent à intérêt , qui efl entièrement étranger à celui
du propriétaire
du fermier ,
qui dévore le revenu du propriétaire ; ainfi toute l'incertitude qui demeure dans ce marché , ne
peut
être qu'au détriment de l'acheteur d'argent. En un mot, il eft impoffible
qu'il y ait équilibre entre les chofes qui n'admettent point de contrela fouftraction du revenu.
poids , tels font le revenu
Si l'on veut maintenant réunir toutes les caufes 6c toutes les inductions que nous venons de préfenter, on verra que fitôt que le marché
ci-deffus eft en pleine liberté dans une nation , il eft impoffible d'empêcher que la partie avare
oifive n'empiète à chaque inftant fur la
partie laborieufe ,
que toute l'aclivité d'une Nation, tous les arrangemens &les foins du gouvernement, pour exciter fon induftrie, ne
tournent au profit du rentier ftérile. On m'oppofera l'exemple de Nations , où l'abondance du travail
des profits opère le bas prix de
l'intérêt de

le
d'autres
baiftement de cet intérêt a été
l'argent ,

&

&

&

&

&

&

&

loi économique. Je ré, comme
ces
de
exemples nefignifiepas que le bas
que premier
de
l'intérêt
foit
le
fruit
de
l'abondance, mais feulement qu'un petit
prix
intérêt de l'argent prêté eft moins nuifible à l'abondance qu'un gros intérêt,
que ce pays qu'on veut appeller Nation, eft un comptoir libre,
où les engagemens de l'argent ne font que momentanés ck pour un
emploi paflager ? dont la marche eft connue, où tous les habitans font

ordonné par

les rentiers

pondrai à cela,

&

le

eux-mêmes

REPRODUCTION DES DÉPENSES,

94
voués au

&

&

travail
éloignés par goût
par habitude , des revenus
ne
font
marchands
les
Nulle
oififs.
grands faifeurs de contrats ; ils
part
de
leur
commerce
de fon extenfion , l'argent qui
tous
font
occupés
entre par emprunt dans leur commerce , n'eft qu'un trafic rapide
commun avec celui des marchandifes trafic facile à évaluer par les
métier. Ces commerçans continuellement vendeurs
achegens du
teurs , il leur arrive fouvent que leurs achats précèdent leurs ventes ,
c'eft-à-dire , la rentrée de l'argent pour les achats ,
qu'ils ont besoin de fuppléer , par des emprunts momentanés , à cet ordre renverfé ,
&c qui n'eft pas moins un ordre d'arrangement dans leur commerce ;
ces mêmes circonstances fe trouvent fouvent, encore, par rapport aux
autres entermes de l'échéance des payemens des lettres de change
de
faut
exactement.
Ce
trafic
l'argent eft donc
remplir
gagemens qu'il
inévitable dans ces comptoirs de commerce , où il fe fait en lieu public,
la concurrence des
comme celui des marchandifes dans une foire ,
des vendeurs y décide du prix mais cela ne conclut rien
acheteurs
pour les Nations agricoles. Les commerçans empruntent , pour leurs
achats , de l'argent qui leur revient peu de tems après par leurs ventes,
rendre. Il n'en eft pas de même des emprunts à intéqu'ils peuvent

&

&

:

&

&

&

&

&

:

&

des emplois où le capital eft abforbé. Un Labou, pour
reur qui emprunteroit de l'argent à intérêt pour former fon établiffement, ne retireroit de cet argent que le profit annuel de fa culture
qui lui feroit enlevé par le rentier. Il ne peut gagner pour acquitter le
du fruit de fon travail ainfi il refteroit charcapital , l'intérêt le privant
redevance
perpétuelle. Il n'y a donc pas de comparaifon à
gé d'une
faire entre les emprunts à intérêt des Nations agricoles , &: ceux des
comptoirs marchands. Cependant l'intérêt , dit-on , eft établi dans ces
à un taux qui ne paroît bas qu'en raifon de celui
pays commerçans
leurs voifms ruinés. Les riches placent leur argent chez
offre
chez
qu'on
le canton où ces riches établiffent le luxe , voit déchoir
ces voifins ,
fon commerce. Je réponds encore , que le fécond de ces
{es mœurs
exemples , où l'intérêt diminue , eft le fruit de la réflexion des rentiers
dans un pays où fouvent la maffe d'argent excède l'emploi profitable de
un pays où tout le monde réfléchit , qui fe voyant expofé
l'argent, dans
au rembourfement du capital , a confenti à diminuer l'intérêt pour le
conferver ; que cette opération eft celle de fe couper un bras pour
fauyer le corps ; elle eft une fuite de l'irrégularité naturelle de la marche
du commerce de revendeur, où l'accumulation de l'argent eft embarraffante pour les pofTefTeurs de l'argent oifif.
S'il eft un
pays encore, mais qui n'eft pas fimplement marchand,
où l'agriculture fleurit , quoique l'ordre rentier y foit aufîi riche 6c
abondant au moins que par-tout ailleurs , il faut confidérer ce pays
comme un commerçant qui foutient fon état /ur fon crédit par les
revenus réels de fon territoire. Sa table eft univerfellement bien fervie,
{es maifons de ville Se de campagne font bien tenues , tout roule dans
rêt perpétuel

:

&

&
&

CHAPITRE

VI.

&

95

l'abondance , tant que les revenus réels ne déchoiront pas
pourront foutenir la dette nationale. Ainfi ce
pays renommé qui remue &c
engraiffe û bien les terres , les vivifie par fon commerce de débouché 9
n'en impofe donc aux autres Nations
qu'en empruntant fur lui-même à
toutes mains pour exercer fa puiflance. Mais fi la dette
publique étoit
portée à un excès , où l'état de rentier fut l'état de choix 6c de préférence , adieu la dépenfe , les rentiers , le commerce , les terres tout
,
fera aliéné , tout fera dérouté , tout tombera en ruine.
Quelle eft l'honnête maiibr , où l'on ne regarde comme le premier
objet , en fait d'affaires , celui de rembourfer les contrats dont la maifon
eft
chargée. Quel eft le père de famille , defireux d'une fortune indépendante quant à la dépenfe,
d'une vie oifive quant au
féjour, à qui
l'on n'ait oui dire , depuis l'extenfion de ce malheureux
ufage , que pour
être à fon aife , il faut avoir au moins le tiers de fon bien en contrats.
Preuve donc que chacun voudroit avoir des rentes ,
que perfonne
n'en voudroit payer , preuve
que les rentes font au profit de qui les reçoit 6c au détriment de qui les paye ; preuve donc que l'argent prêté
à intérêt eft
défavantageux à ceux qui l'empruntent. Ce qui choque
l'intérêt d'une famille,
choque l'intérêt de toutes les familles. Un état
n'eft autre chofe
qu'une grande famille , compofée de plufieurs familles
ruinées. Ce qui ruine les familles , ruine l'Etat 6c la Nation. L'Univers
n'eft qu'un Etat
compofé de plufieurs de ces grandes familles qu'on appelle Nations. Ce qui ruine une Nation , ruine l'Univers 6c l'humanité

&

? rêuve

»

P af

ï<!

fS'ÏÏ^SS
les re

<i

ui

Ç° k

jS!?^

&

&

entière.

C'eft d'après ce
principe fimple que le père univerfel des humains
profcrit comme ufure, dans fa loi révélée, tout intérêt du prêt d'argent.
Nous fommes tous liés les uns aux autres par le devoir de la charité
,
c'eft-à-dire , du fecours
gratuit. Il ne le peut être long-tems. Dieu feul,
l'effence 6c la fource de tous biens ,
donner
à

peut

&

gratuitement.

Quant

nous , foibles mortels ,
placés de niveau des mains de la nature , nous
avons tous befoin de fecours ,
la charité
qui peut être épurée par
une volonté défintéreffée , n'eft autre chofe,
quant au fait, entre nous,
ce
fecours
mutuel.
Toute
communication
entre nous fe fait à titre
que

&

ou à titre de reftitution. Ce qui eft à titre
d'échange ,
d'échange , eft
cenfé foldé du moment de la conclufion du marché ,
ne laiffe point
de queue après foi. Ce qui fe prête à titre de reftitution,
fuppofe n'être
prêté que jufqu'au tems où nous pourrons nous en paffer ; 6c ce n'en:
plus prêter, c'eft louer, que de tirer , parle reflet de l'utilité générale du
prêt , qui devroit être gratuit, un produit de ce qu'on prête".
Voyons donc maintenant quels font les titres légitimes qui autorifent la location, pour
juger s'ils font applicables au prêt de l'argent. Les
titres de la location font ,
l'on
ait un
je crois , i°. Que ce

&

que
prête
ufage dejouiffance réelle ou de produit; 2°. Lanécefîité de vivre du produit de la chofe que l'on
la nécefîité de l'entretien de cette
prête ; 3
s'ufe
le
tems
propriété qui
par
par l'ufage. Examinons fi ces conditions font applicables à
l'argent,.
.

&

'

Tl tres ^glùmea

ES!"**"

*

REPRODUCTION DES DÉPENSES,

96

L'argent peut-il être une propriété ?

L'argent ne peut
Etre propriété.

^ es cno fes# £ a propriété ne peut
efl bien ufuel

,

c'efl-à-dire

Il

s'affeoir

faut ici s'attacher à la nature

au phyfique que fur ce qui
aux befoins naturels de la

propre à fournir

,

Souverains , les Communes , les Seigneurs , &c.
prétendent la propriété d'une rivière , c'efl , ou la navigation , ou la pêche ,
ou l'eau pour la dériver , ou le lit pour le defTécher , qu'ils entendent
la
par-là. Perfonne n'en prétend les brouillards , l'écume, l'humidité
perfpective. Quand je pofîede une maifon , elle couvre des injures de
l'air; un cheval, il tire ou porte ; un châlit, il fert de meuble; une
montre , elle règle mon tems. Mais l'argent monnoyé n'a aucunes propriétés. Il les a toutes par repréfentation ; mais la propriété efl fondée
non fur une condition putative qui n'a été adoptée que
fut la nature
vie.

Quand

les

&

&

pour l'ufage public , comme celui des poteaux placés pour marquer les
routes ; chaque parlant a droit à l'ufage , 6c perfonne n'en a la propriété
exclufive. Par leur nature , l'or
abfolue
l'argent font des métaux

&

&

comme

les autres. Si

vous

les réduifez

en meubles

&

outils , ils font à
tous
autres.
Nous traiterons
,
pouvez prêter
îout-à-1'heure de la rétribution permife à ces fortes de prêts. Mais tirer
rétribution de leur eflence de repréfentation , c'efl chercher dans un
1
miroir la figure qu'il repréfente. Ce n'en point ainfi que fe fonde la
propriété. Vous avez emprifonné un certain nombre de ces pièces qui
ont toutes leur valeur dans la circulation , qui n'en ont aucune dans
votre cafTette. Portez cette cafTette chez des peuples où la convention
fur la repréfentation de la monnoye n'ait point parle ,
vous verrez

vous

& vous

comme

les

&

vous êtes vraiment propriétaire. Portez-y quelqu'autre chofe ufuelle
que ce puiffe être, elle aura fon prix fitôt que l'ufage fera reconnu ;
au lieu qu'elle ne dit rien fur l'ufage de
la nature indique cet ufage
l'or. On n'eft donc point un propriétaire qui puiffe jouir réellement de
l'or confîdéré comme monnoie , on n'en fçauroit donc être vraiment
li

&

:

pofTefTeur à ce titre
La

vïvre n'autorife
ret

Seïargent.

*

:

première condition refufée.
efl la nécefïité de vivre
, qui

La féconde condition

néce/Tité de

plus rapprochée de la prétention des prêteurs
P as davantage. Je reçois , me direz-vous , une

parens

,

c'efl

tout

mon bien

:

je n'ai ni talens

,

;

elle

,

paroîtra d'abord

ne

i'efl

cependant

fomme d'argent de mes
ni induflrie

ni fanté

,

,

que je vive , &c je vis de la rente que me fait de mon arcelui
qui a de toutes ces chofes , qu'il fera profiter parle moyen
gent,
de mes fonds. A l'égard des deux premières privations dont vous vous
douez ici , cette étrange prétention eit une fuite de l'introduclion du
défordre que je combats dans la Société. Je n'ai, quant à cet article,
qu'à vous demander ce que vous auriez fait dans le monde avant que
cet abus fut introduit. Comme vous n'êtes pas feul né de votre efpece,
il doit
y avoir bien plus de malheureux dans les pays où l'intérêt efl
bas , que dans ceux où il efl haut , car leur unique reffource y efl des
il

faut bien

deux cinquièmes moins
contraire

,

forte. L'expérience

démontre néanmoins

Ôc les miférables n'y font point femés fous les pas
-

le

pour

effrayer

CHAPITRE

VI.

9?

&

endurcir les cœurs comme dans les pays empruneffrayer les yeux
teurs , ce qui répond à l'article de votre fanté. Mais tandis que vous
vous aheurtez ici à me démontrer que vous n'avez d'autre refiburce que
celle de nuire à vos frères , en nourriffant votre oifiveté du fruit de
il me femble
,
que je vous en trouve une toute fimple ,
votre argent devenu monnoie , repréfente tous les biens ufuels. La
location de ces biens entraîne une rétribution permife.Réalifez , devenez propriétaire,
vous vivrez du produit de vos locations.
La troifiéme condition qui efl celle de l'entretien des chofes propres
qui s'ufent Apar le tems
l'ufage , efl celle qui va fixer le vrai point
l
f ., r
r
/T*
v
rjî
de 1 ulure , oc le trouve tout aufii contraire a ce malheureux commerce
que les deux autres. Le droit naturel parle à cet égard dans nos cœurs,
ii la
corruption des mœurs 6v de l'ufage ne le fait taire. Le mot ufagc
femble déterminer fa fignifîcation. Mon cheval s'ufe par le tems
le
travail ; ma maifon par le tems
les fervices. Je tire une rétribu-

leur travail

&

&

&

&

tion par ce prêt
tives d'achat

rifTement

ou

,

correfpondante au prix foncier des avances primiSe aux avances annuelles de
,
dépé-

ou de conftruclion
d'entretien

;

mon

droit efl évident. Mais

bu

ma tafTe que

je

,
pafTe dans dix mains où elle rend fon utile
fervice fans s'ufer ni décroître. Je lui fuppofe néanmoins un déchet fi
j'en tire rétibution , je crée l'ufure , je fuis ufurier.
les fubQu'on ramené à ce peu de principes toutes les queflions
terfliges fans nombre dont je fuppofe que l'efprit d'intérêt a embrouillé
cette matière. Je n'ai jamais étudié fur les bans de l'école , ni nulle autre part,
peut-être n'en fuis-je que plus fenfible aux lumières de la
droite raifon qui eût été. offufquée de fubtilités dès mon enfance. Mais

prête après avoir

&

&

que les Théologiens euffent rendu un grand fervice à l'humaen tenant ferme au fens précis des paroles de leur divin maître.
On eût également emprunté? Aufîi va-t-on chez les filles de joie ; mais
on s'en cache fi l'on n'efl abfolument effronté , Se l'on ne s'en cacheroit pas fi le concubinage étoit toléré par la loi du Prince, Se avoitfes
effets civils. Les Théologiens ont cru devoir obtempérer aux emprunts
à titre d'engagement abfolu de l'argent , fans terme pour le rembourfement de cet argent qu'à la volonté du débiteur, Se tolérer à ce prix les
intérêts au taux marqué par la loi du Prince. Il efl certain qu'un titre
connu , avoué Se configné dans les regiflres publics , perd au moins le

j'ofe dire

nité

carattere de fraude faite à la Société ; que quoique les mariages d'intérêt foient un défordre qui prive la Société des fruits réels de la plus
fruûueufe des unions , quand elle efl formée félon les loix de la nature ,

néanmoins ces mariages en détériorant l'efpece humaine,fournifTentpourtant une forte de contingent à la Société au lieu que les Haifons clandeflines lui nuifent fans rien produire. Mais il n'en efl pas moins vrai
:

qu'il efl indifpenfable
aufîi clairement di£lé.

à

la loi

du Prince

?

de s'en tenir au principe des chofes quand il efl
Les Théologiens ont cru leur accefîion nécefîaire

tandis

que

la loi

du Prince n'eût jamais

exiflé fans

N

:

L'întérêtne peut

a voil
,

lieu
i

,

titre

de

deperiliement

de

la choie.

9$

REPRODUCTION DES DÉPENSES,
&

Tant
tant d'exemples de révolutions arrivées dans
tous les tems
chez toutes les Nations , par la nécelîité fourde ou
manifefte de fecouer l'infupportable fardeau des dettes , ou pour mieux
dire, le dérangement des débiteurs , aifé à démontrer comme le principe
le plus réel de toutes les révolutions
cet objet , préfenté à l'appui
des principes , &c du texte précis de la loi de l'Évangile , eût fauve les
Nations qui ont eu le bonheur de le recevoir. De cette première condefcendance il a fallu paffer à un autre relâchement bien plus voifin de
Fufure fordide
prefcrite par le droit naturel. C'eft. de fe prêter à la
fureté des dettes à jour d'échéance , qu'on a regardé comme aufli indifpenfable que celui des dettes contractées dans le commerce. Le plus
iimple examen d'après les principes eût démontré combien cet arrangement paffager de commerce fi peu analogue aux prêts à intérêt perpétuel, méritoit peu d'être mis en parallèle ; mais c'a été toujours à
l'ombre du commerce. que l'ufure a fait tant de progrès.
^ e ^ certain qu'il faut de l'argent au commerce , ne fût-ce que pour
L'înt&êt de l'aracheter à tems , fans être forcé de vendre à contre-tems. Mais
pntàconftitution pouvoir
cet
ar
e ^ ce qui conftitue les avances du commerçant , qui fait lui*
eat
faire a^commTrg
ee^iuiefl-nuiûbJe. même partie de la clafle induftrieufe à laquelle le tableau a accordé
des avances. Ces avances doivent porter un intérêt ,
le tableau l'a
n'eft
Mais
cet
intérêt
l'intérêt
de
pas
précompté.
l'argent, car l'argent
matières
marchandées
en
inftrumens
en
en
,
,
premières d'ouéchangé
n'eft plus de l'argent. Tout genre d'exploide
main-d'œuvre
,
vrages
tation fait fortir continuellement l'argent de l'attelier de l'exploitant.
Cet intérêt fe trouve dans la rétribution due au travail , au rifque ,
à l'utilité du commerce
comme le commerçant eft promptement
averti par la concurrence , qu'il ne peut profiter dans fa profefïion ,
qu'en mettant fon travail au rabais le plus qu'il peut , il fe contente de
profiter peu pour vendre fouvent car plus la vente eft prompte , plus
plus le profit que lui rapporte l'eml'emploi de l'argent fe répète ,
aufîi. Le
fon
fe
de
ploi
répète
profit que rapporte l'emploi de
argent
donc
ici comme dans
n'eft
,
pas
l'argent
l'agriculture , réglé en produit
continuel à raifon de la rapidité fucceiîîve
annuel ; il eft confécutif
«lu débit, Ainfi il y aura plus de profit dans un même efpace de tems r
fi les ventes
les achats ont été plus prompts
plus multipliés. Leprofit que rapporte l'emploi de l'argent dans le commerce , ne fuit donc
point l'ordre du loyer annuel de l'argent prêté à intérêt c'eft pourquoi on n'attribue pas dans le tableau d'intérêt annuel aux avances delà clafte ftérile ; le
gain fur l'emploi de l'argent des agens de cette
continuelle ,
çlaffe fe réunit à leur rétribution confécutive
quand
le dis l'argent, il ne faut pas oublier cependant que le commerce roule
plus fur le pur crédit , fur les lettres de change , que fur l'argent ,
qu'au fond il ne s'agit que de rétribution dans ie commerce de débit.
En effet ce n'eft qu'une rétribution obtenue à l'aide de leurs avances
leur accefîion.

&

:

&

&

:

&

:

&

&

&

&

:

&

&

&

&

du fimple crédit

,

&

par leur travail dans l'exercice

ftérile

de

leur,

impofé &£ prélevable avant tout . compte entreprendre pour l'impofubilité pouvoir fe procurer des fonds. qui ne lui profite que de la tranquillité d'efprit .' fe & trouvera pour jamais bannie de toutes les voies du profit . il eft dépendant de ce tribut fixe . caria diftance celle du plus au moins. Mais je des ventes réfultent de la Société qui ges des & & & & & commerce. de 3 à zéro eft de quelque chofe à rien . en ce qu'il eft moins en peine du retardement des échéances de fon revenu.CHAPITRE même leur profefïïon profeflion . il a quelques fiécles à zéro à préfent . térêt s'établit. il n'eft plus libre . En un mot.on . Mais cent . fî l'on eût voulu fuppofer le tems où on l'auroit eu à 3. doit d'abord 5 pour cent à l'oifif qui le lui a prêté . & l'induftrie qui fictive naît . Mais . reprend-on. & . les ventes par conféquent fur tous les avantatous des achats. vous l'argent je & ! certainement il térêt d'argent. chez les où l'intérêt eft dans les lieux il eft par cette énorme ufure. étoit à 1 2 pour pourquoi donc lorfque l'abus en vrai que le taux de l'intérêt a beaucoup baillé . A l'égard de l'impofïibilité . mais les prêts Le profit ce défordre eft à fon rem P loi de fe font infiniment plus multipliés . comme la fource de leur gain . Ah C'eft où quelque grande qu'elle au commerce. en ce cas la fituation du commerçant ne confidere le ici & fera dans fon état naturel . fi l'intérêt pour . que quand il eft à 3 Coniidérez mainteannales de l'humanité . n'eft-il pas vrai qu'il eft que plus utile pour le commerçant de trouver l'argent à 3 pour cent qu'à 5? Il le fera donc par conféquent plus de le trouver à un qu'à 3 . Voyez quel le tombé. tomble aujourd'hui. y ainfi dire vous plaignez-vous aujourd'hui du prêt à intérêt eft diminué au degré où il eft a&uellement ? Il eft . à intérêt & fur . ainli que fera chez un particulier indépendance. fon commerce eft furchargé d'autant . dans fon faute rien de de . dit . c'eft une hypothèfe on ne prêtera point. fur fur les achats . voyez où en étoit le commerce en quand les . eft de néceflaire Si l'intérêt attendois. lui être ne foit . . fur-tout relativement à la privation de l'in- térêt de l'emprunt à conftitution de rente annuelle. L'emprunteur redoutoit autrefois une redevance N ij îjar-^ 1er à fà târita . commerce quand il n'y aura plus commerce renaît à mefure que le l'intérêt accroît accroît & fe trouve d'inl'in- des \ plus quand 18. chofe impofïïble c'eft communément dénuée. . . l'intérêt eft à . tran- moyens de l'exercer . . Nations accablées fuppofant établi fur l'emprunt à intérêt . peut comparée. que l'intérêt foit nul tout-à-fait . il y a plus loin de 12 à 3 que de 3 à zéro. quelque pequillité tite fomme qu'il a devant lui pour la dépenfe courante. car dans l'ordre des calculs . 9g dire&ement regardent qu'ils & le crédit n'envifagent Pargent de s'y foutenir avec fureté . Ils auroient traité la chofe d'hypothèfe fictive . Si au contraire cet argent que le commerçant emploie . c'eft & que comme ils VI. autant en auroient dit les raifonneurs des fiécles où l'intérêt étoit à 1 2 pour cent . dira t-on & qu'il foit . . fort nant n'y aura plus de En conféquence Il . Point du tout.

tient y lieu d'argent Voilà l'expédient le plus naturel de le plus ordinaire de ce fervice public. de-. La république de Platon n'eft point du tout la bafe de ne pas de nos fpéculations. qui alors habitoient les campagnes . les revenus font dégénérés en intérêts ou rentes pécuniaires. eft la reffource naturelle du commerce. mais les événemens changent les maximes. Par là même ces derniers aux du commerce en raifon de leur induftrie . parce que l'ordre naturel économique n'étoit pas boidverfé comme aujourd'hui. y vienne déshonorer le commerce par mille frau-* & . participent profits les riches en raifon de leurs fonds. qui cache fes -haillons naturels. La propriété du fond . ils n'afpiroient qu'à l'acquifition des biens -fonds qui étoient précieux alors. & le commerce ne s'exerçoit pas par l'entremife de à 12 pour cent . de l'expédient dont ufoient les Souverains pour faire tomber les rentes pécuniaires par l'augmentation <lu numéraire de l'argent. le pur crédit entre Marchands . jours fi incertain : Aujourd'hui les campagnes font dévaluées . En un mot . Où donc eft la néceftité qu'en aux yeux à quelques dupes . & & & & & & & : & & anime îa circulation. c'eft pourquoi on L'ambition étoit d'être propriétaire prêtoit frpeu ou fi chèrement à intérêt. Un intérêtexcefllf d'argent fuppofe des prêts ufuraires dont l'exiftence ne fçauroit durer. paroître dans la puiffe moyen d'engagemens fourds carrière revêtu d'un manteau d'opulence empruntée .REPRODUCTION DES DÉPENSES. ouàiaproduflion. foudoyent les a&ifs Se industrieux en raifon de leur vigilance de leurs talens. jettoit une grande défiance fur les rentes pécude ce que le numéraire hauflbit. comme nous la fuite . & du revenu étoit afTurée. s'étend. Tout intérêt licite de l'argent fût -il anéanti par les loix . Par ce moyen convenable aux vendeurs aux revendeurs. Ainfi chacun tire une rétribujufte tion de fa mife dans le commerce. La conduite des fujets eft toujours conféquente à l'ordre ou au défordre de l'adminiftration économique. le commerce marche. ce à raifon tomboient niaires. Il fuffit de bannir les maux autorifés tomber dans l'erreur groftiere de prendre pour marque de fanté les fimptômes les plus certains d'une dangereufe maladie. l'exploitation non ufurier . comment va le commerce dans ces cantons où l'on emprunte fi peu } Les riches agiftent de concert . ioo tion. Les extrêmes fe touchent. de revenu d'intérêt d'argent. le refte des richefles eft: abforbé par la capitale . le pur crédit entre les achats les reventes s'établit fur la marchandife même qui elt en débit . Etre propriétaire du domaine & du revenu . Le numéraire de l'argent tou- & . chaque avanturier au couverts . femblables emprunts . s'éveille. l'expliquerons dans Autrefois les prêteurs eux-mêmes fe portaient vers des biens plus folides que ce genre. étoit la maxime de nos pères . il y auroit toujours des prêts fur gages pour les des emprunts à la petite femaine par les bas entreprediffipateurs . neurs du menu troc. jettant de la poudre & vivifie la fociété. qui les en fruits de la terre à celles faifoit redevances même préférer qui «n argent l'expérience du paffé avoit inftruit les Citoyens riches . redouble de forces.

nous les jugeons au tribunal . nous rant gentibus . là ce flifier l'intérêt c'eft qui fait rouler les fpe&acles & les tavernes. où l'honneur pices de la confiance qui règne cès de la fortune exigent l'exactitude . ni induftrieux . les revenus dans les mains de gens qui ne font ni propriétaires . Le rentier ruine l'indufïrie en l'affujettifTant à (es fantaifies . ner à fa fuite. des entreprifes . de l'argent ruine la Société . (es dupes . fimples . faciliter la diffipation des jeunes gens juftifier la plus criante ufure. attendu que n'ayant pas de biens-fonds vifibles. des trois claflés comprifes dans le tableau économique qui compdfent vraiment la Société . Nos ut fcitis redimemus fratr&s nojïros Judœos qui venditi reux 6c confiant fur les profits légers fes voies d'avanturiers & & & & [ité- fecundum pojjibilitaum nojlram : & vos igitur vendais ut redimamus eos > Quel eft l'homme de bien . Il déplace enqui reluit le plus . à fa confommation moindre &C en l'éloignant des matières premières pour l'entraîplus recherchée . c'eft ce monftre appelle Crédit ( j'entends le crédit d'emà intérêt ou le crédit politique ) qui a tout perdu dans l'humanité . pouvant dépenfer . lor & & finiffe par des réfultantes de la fauffeté de fon état primitif. qui ne peut dons nos frères dans les armées . Ce font enfin . la fureté des engagemens. en tranfportant Somme totale . il eft tout fimple qu'il cherche à acheter ce ce qu'il y a de plus rare. il l'intérêt & & & & & & & tout fimple qu'il choififfe le féjour le plus commode . attendu que fa rente allant le chercher par-tout . le Ci. en impofant un tribut onéeft le plus & & fortuits . les mis mœurs Citoyens dans l'état d'opprefîion entr'eux-mêmes. il eft impofîible que le taux n'excède la meles rentes engloutiffent ainfi les fonds fure des vrais revenus . ce qu'on doit appeller le commerce ? Vouloir jufpar la néceïîité du partage de ces feux follets trompeurs . en infeftant toutes la bonne foi il qui détruifent la confiance . Eft-ce & & qu'on appelle . ni producteurs . ne peuvent être tenus que pour frelons qui vivent du pillage de la ruche politique. enlevé les fecours de toutes les bourfes au concours des affociations . car attendu que la partie prêteufe force les conditions du prêt en raifon de ce que la partie emprunteufe devient plus néceffiteufe . qui . fratres vejiros faire le même reproche au crédit ? Nous défentoyen . des reffources du commerce même. mais encore les fonds . le féjour commode des abus eft toujours la foule. Il ruine enfin le commerce . que fon Néhémias peine ouvrage fut interrompu par les juftes clameurs des débiteurs au défefpoir. Les rentiers engloutiffent non-feulement les revenus . On ne ks reproches aux riches qu'il avoit amenés peut lire fans attendriffement de Suze . qui a banni les notions qui a inventé de la fcience économique . le fucdans un Etat . prunt établi les faïuTes richeffes . noyer cela fous les aufébranler les fortunes les mieux affiles . qui a corrompu les calcul de .CHAPITRE VI. Le rentier jette les moeurs vers le luxe ruineux de décoration .les emprunts . A relevoit les murs de Jerufalem. les les avances de tous genres. L'intérêt de S™'" W 6 ** f°' . bannis par leur efTence . taffe les dépenfes .

fi fameux en défaftres de ruine dès fes commencemens . vous tendez . vous parvenez à les ruiner à les obliger à fe vendre de nouveau. Le rentier ne peut pas même fe diiîimuler vaudroit mieux éviter cernai général. celle d'accroître fes Cette voie rieures Cas où que l'Intérêt l'on retire de l'argent eft jufte de droit nam- & aS ânjufte. A peine Rome ait folidement établie. Mais quels font les moyens légitimes d'éteindre ces rentes qui absorbent les revenus de l'Etat? Car les prêteurs doivent être cenfés ne connoître d'autres règles morales fur la légitimité du prêt à intérêt &c à rente de constitution . autant que nous pouvons . que les dettes alors fuflent biffées annullées . les moyens légitimes par lesquels cet Etat peut s'acquitter ? le rentier croira-t-il que pour être du moins payé de fon revenu annuel . de tendre par tous moyens permis à fon extinction. qui cantonnant chaque individu dans fon intérêt particulier . fuprema Ux Par quelle voie l'Etat peut . efl elle par la loi invariable de l'intelligence fuprême. dans fes champs. . Quelqu'étendu qu'ait pu paroître x L \ /r a„. C'efî cet abus principalement qui détruit tout . que la loi du Prince. de attendu bien connoijfançc ? qu'il je • < • . c'est celui qu'une Nation éclairée doit réprouver avec le plus d'attention de connoiffance de caufe : efl dis des nuances de participa-. elle n'exige pas même des vues supéeu toute tracée §C manifestement indiquée par la nature. & donc parvenir à fe libérer légitimement ? Il n'en efl: aucune autre que revenus par l'accroiffement de ceux de la Nation. \.il ejio. depuis les époques reculées jufqu'au dix-huitiéme fiécle. celle de l'Etat de (es créanciers. fi propre à tourner la cupidité de vigilans en fecours gratuits &: de charité . prouvent dès . Salas populi . on trouvera toujours le même principe au moyen des redevances. lui fait non-feulement renier la patrie . Le crédit enfin efl ce qui a fait perdre la mefure des vrais les aidons & & & & & & & & revenus rendu le fifc onéreux à l'Etat . vous cherchez . nous les foignôns en maladie . étranger au commerce tel qu'il est . Dieu connoifîbit bien le penchant de la cupidité humaine vers cet écueil deflruclif de la fociété . . nous les rachetons . dis-je . Il ne peut qu'accélérer la ruine de la Nation.REPRODUCTION DES DÉPENSES loi en fanté . que le poids des dettes obligea le peuple à fe retirer à la montagne facrée.r „• r " ne /•içauroit être allez clncute relativement a 1 importance de Ion objet dans l'ordre efTentiel de nos études économiques.lors l'insuffisance des revenus de cet Etat. du moins faut-il tendre au même but par tous les moyens le plus inftant est de voir l'ordre rentier fi économiques . quand il ordonna dans la loi de Moyfe le Jubilé tout les 50 ans . ne pouvant avoir lieu parmi nous . i i ^ • & i i . de toutes les entraves étrangères . le Souverain peut augmenter les impôts ou les emprunts ? Mais ce défordre n'est pas le moyen légitime que je cherche. Quels font . Qu'on fuive la marche de toutes ces révolutions . par un mal particulier inéqu'il vitable. mais encore l'attaquer de tout fon pouvoir. Or les emprunts qui fe font pour les befoins d'un Etat . cet article fur l'intérêt de l'argent. ' e : bien connue . que chacun rentrât dans fes droits Cette loi fi digne d'une fociété fraternelle.

Il faut d'abord distinguer les rentes de conftitution . Alors le prêteur doit être regardé comme coacquéreur de ce revenu . ou plus ou moins conau droit naturel. Cette redevance alors eft très-conforme au droit naturel. ni rembourfement du capital. S'ils fe font pour fubvenir Mais . Auiïi pour figniher qu'un homme eft bien malade . Les eft employé par le prêteur à privilégiées font celles où l'argent prêté traires à l'ordre & & un revenu qui fournit le payeî'acquintion d'un bien-fond. ainft nulle égalité de conditions récirien ne tout l'autre . Les rentes à conftitution font ou privilégiées ou hypothéquées. Elles font ufuraires . je crois devoir entrer dans le détail des différentes efpeces de prêts relativement aux ufages de la fociété . qui charge un bien libre d'une rente dont la garantie engage le fond. Elles font ruineufes. i°. exifter dans la fociété fraternelle qu'à titre de préfent ou de charité. il eft des cas où ce genre de rentes eft abfolument injufte. Pour éviter l'imputation de n'avoir pas à cet égard aftez approfondi d'hui moi-même ma matière. &: enchevêtrer les notions . l'amélioration. parce qu'elles privent le propriétaire du revenu que la rente lui retranche . & particulièrement de la marche du commerce qui . 6c dont il étoit fon- & cièrement propriétaire. du loyer . que rifque proques dans ces engagemens néceftités par les befoins de l'emprunteur . que le prêt eft préfumé un fecours accordé aux befoins de l'emprunteur. fe fert-on de cette expreftion .CHAPITRE VI. La rente améliore celui du prêteur . 2°. telle qu'elle eft publiquement avouée aujour- & le prêt gratuit qui ne peut jamais parmi les Nations policées . l'aliénation. menace le poftefTeur d'un déguerpiffement prefque inévitable. c'eft-à-dire &c. rembourfement à échéance ou à volonté. & & : & il ejl bien hypothéqué. ioj tîon Se d'induftrîe qui peuvent embrouiller les cas en ce genre". ou dont le prêteur peut exiger le intérêt paflager de l'argent prêté . parce que le prêteur a une fureté dans l'hyothéque qui le préferve de tout rifque . pouvoir exiger dans aucun de ces cas ni accroiffement de rente . en cédant d'ailleurs à l'emprunteur tous les autres droits de du bien à fon gré . où le prêteur avide viole les droits de l'humanité. terminer cette difeuflion par une analyfe des différens cas de prêts ou fert de voile à l'iifure & d'emprunts à intérêt plus ou moins conformes. le Citoyen qui prête fans encourir ni cauièr de dommage . de manière qu'on n'imagineroit pas de milieu entre l'ufure deftru£tive . remplit un devoir. Les rentes hypothéquées des biens-fonds font réellement ufuraires propriété . après avoir préfenté les points généraux de la morale naturelle. l'un rifdétériore l'état de l'emprunteur . la jouiffance fans ou ruineufes. Dans ce cas le payement n'eft point aux dépens de l'emprunteur qui n'a pas payé de fon argent cette portion ment annuel de de revenu. Telles font certaines rentes établies fur l'impôt : Si les emprunts fe font pour des befoins évidens de l'Etat. . lequel produit la rente.

celui qui prête favorife non-feulement un abus . qui furabondent toujours dans dont le nombre exceflif eft très à charge en toutes males Villes . qui limite par les effets de la concurrence du moment le loyer de l'argent . Car cet emploi d'hommes & & fuperflus . mais elles font toujours monter l'intérêt de l'argent à un taux qui n'exifteroit pas fans de pareils emprunts. ce font d'intérêt d'argent . que non-feulement elles la furchargent de dettes . dans tout emploi de l'argent . d'avec le gain ou la rétribution que l'on retire de l'emploi que Ton fait de l'argent . enforte que les intérêts du Cultivateur ne font que la portion qui lui appartient dans l'ordre de la répartition du don gratuit de la terre . enforte que toutes exploitations de commerce . commerce qui a introduit . fans autre objet que l'ufure même tirée fur le prêt ou l'emprunt .104 à une REPRODUCTION DES DÉPENSES. mais le loyer même de l'argent en agio ou commerce général public . c'eft-à-dire . qui détourne merce rural &à la reproduction annuelle ciables à la profpérité d'un Etat . Ce n'eft pas à leur égard que l'on peut dire que le prêt à intérêt eft avantageux pour animer le commerce l'induftrie . Il faut même diftinguer les emprunts à intérêt des commerçans . où l'on fe préalablement des trafics d'argent fait payer par la Nation une contribution fur l'argent même . que fon travail étant dans l'ordre école plus fructueux le plus nomique indifpenfable. où les prêts fe bornent à un ordre de Citoyens admis par leur état à ce trafic . ne peut être toléré que dans la portion du commerce où l'argent lui-même fe trafique dans un ordre de concurrence publique qui en détermine le taux. ce qu'il faut bien diftinguer de l'intérêt de l'argent ou des avances de l'exploitation reproductive qui eft payée par la terre même . par le bénéfice de la reproduction . L'intérêt ou le loyer paflager de l'argent prêté à échéance . d'entreprife . Tel eft dans les Villes commerçantes le trafic de l'argent dans les marchés que l'on appelle bourfes . de ceux des Marchands débitans en détail . d'induftrie . &C provoquer la circulation de l'argent. à ceux qui font les agens de ce furfait fubfifter toutes les clafles d'hommes croît annuel de reproduftion. ou la dépenfe l'argent de fon ufage utile au com- font d'autant plus préjudices prêts contribuent davantage que . mais en tirant un revenu fur la Nation. à augmenter ce défordre. nières à la Nation. ne font & & plus Amplement des occupations ou des & profefîions lucratives . avidité Se à une difïipation manifefte . il feroit coupable du crime de péculat. Ces rentes abufives font d'autant plus préjudiciables à la Nation . la fatale diftinclion de l'intérêt de l'argent même. èc qui exclut toutes les autres clafTes de Citoyens. & qui ne cultivent pas la terre . Les prêts illicites fur l'impôt ont quelquefois été défendus fous peine de mort. & Les prêts à intérêt paflager faits fur billets d'état autres papiers un fait non-feulement caufent dérangement qui pafler l'argent . il doit être foutenu & & par . publics . & cette circulation qui augmentent les frais ftérile du commerce.

des importions qui le détruifent 6c qui anéanthTent les revenus des biens fonds. 6c n'en admet point pour les avances de la claffe ftérile . que ceux de l'agriculture 6c de fon commerce. commerce le com- effentiel à la reproduclion. comme l'exploitation de l'agriculture . parce qu'ils fe trouvent naturellement dans l'ordre économique . défalcation faite des dépenfes 6c des reprifes . des entraves . dans une Nation agricole . par le produit même de la terre. en déduction du produit net qui forme le revenu de la Nation. dofi le commerce rural . comme nous l'avons expofé ci-dentis. C'eil pourquoi le tableau économique retire de la maffe de la reproduction les intérêts des avances de la claiTe productive . Tout autre droit mercenaire ne peut être que falaire. opprimé par des prohibitions . ainfi que les autres richeffes qui fe partagent annuellement aux autres claiTes d'hommes de la Nation. Les prêts à intérêt paffager ne font guéres en ufage dans merce rural. Les intérêts de leurs avances leur lont mine même donc 6c prélevés par les exploitans fur le . c'eft la Nation elle-même qui en paye les frais rétribution fans diftindtion . comme nous le verrons dans le chapitre fuivant . de manufactures de luxe. dédaigné. ioç par le profit pour la fureté de la reproduction annuelle des richefTes de la Nation. parce que celleci ne produit point d'intérêts . pris l'argent. . Or distincdes de convention être . fi ces intérêts ne font ils ne pas même de convention . efl prefque inconnu. de forte que le revenu ne peut être évalué que . 6c fans entrer en compte fur des intérêts . ce commerce primitif. C'eft lui-même qui les fait naître . Il n'y a donc que le don gratuit annuel de la terre qui . au lieu que la Nation ne paye ni la rétribution du travail du Cultivateur . ni les intérêts de fes avances . être établis ne par un pur arrangement de conven- qui pourroient que tion étranger à l'ordre naturel 6c économique. de traités d'agio. Cet arrangement . 6c que ion gain ne peut être qu'en rétribution entièrement payée par ia Nation. de ces deux genres d'exploitation. fe fait de lui-même dans l'ordre économique . Mais dans les pays où le commerce de Juiverie . de la rétribution 6c des intérêts de fes avances . C'eft produit que pourquoi nous ne reconnoiflbns d'intérêt d'avances d'exploitation . 6c il n'y a . dans l'ordre 6c dans le droit naturel . puifquelle ne produit rien . compte fur le produit net. ils font illicites en toutes manières. rigoureufement parlant . parce qu'ils exigeroient peuvent pas tions de détails qu'aucune loi ne peut démêler ni déterminer. L'exploitation de ce commerce ejft payée . Alnfi l'inefl une invention captieufe 6c inique» fur térêt de l'argent. afîignés par la nature total avant d'entrer en .puifle payer des intérêts. lefquels rentrent dans les pro' grès de la reproduclion. il efl empêché . coadjuteur immédiat de l'agriculture .C H A P ï T R E V î. négligé du gouvernement dans quelques Nations boulverlëes . qu'il mérite toute indulgence 6c toute protection . 6c que dans tout autre genre & la d'exploitation . que ce genre de commerce qui puiffe légitimement avoir droit à l'intérêt de l'argent de l'emploi accordé au commerce.

rare chez les Nations agricoles livrées à l'ufure & DesvraïsSc des faux revenus. qui ont befoin de leurs fecours. perdu profit nombre d'oififs qui en jouiffent. Il eft vrai que fi la conftitution de l'Etat tient encore . on fe tromperoit du blanc au noir. excepté portent ftérile . font des charges fur les revenus. à intérêt ne dominent pas dans un Etat . Les gages . Ils fourniffent à ceux-ci des beftiaux . loin d'en faire partie. Ce fecours ne doit donc pas être confondu avec le prêt à intérêt. ne peuvent pas être juftifîés par leurufage du commerce rural où ils font très-rares. Ainfi les emprunts à in- & pour ou perpétuel. quand elle eft un peu en vigueur . les émolumens. de en faveur l'agriculture les rentes foncières . ft je dis pour être celui des revenus qui font dans l'Etat. Il y a. fa conftitution peut conferver tenir encore alTez de forces pour fecouer le fardeau des dettes ne fe peut. plus la durée de l'Etat eft courte. En un mot . ne font pas une reflburce pour l'agriculture. penfions. mais malheureufement il eft trop à l'agio. les rentes détruire les mœurs font la perte des revenus. le refpeft pour l'autorité. où ils font ruineux pour la Nation. jufqu'à un tems limité le rembourfement de la fomme prêtée. boutiques . le revenu réellement lenaiffant gratuit ne peut fe tirer que des terres qui changent la & & . expofée à des rifques ils n'en laiiTent pas de fureté pour le capital d'une rente . loin de rentrer dans l'état des revenus . trouve une autre refTource dans les richeiTes de ceux qui veulent l'aider avec profit pour eux pour les Cultivateurs . font des étapes des places. les rentes ticuliers à emprunter . cVc. Le vrai revenu. Les rentes annuelles provenantes de la location . ne qui trouvent guéres plus pour les prêts à intérêt . précifément dans les & & & & Dilîn&ion des faux revenus. que fur la claife donc Ils ne . profits. Ainfi le profit eft térêt partager & & & fourni par une richeffe productive. énerver les loix . lorfque les prêts L'agriculture . fans préjudice du fond qui eft réfervé à ceux qui en font les avances. Quand on pourroit faire un relevé du montant de toutes les rentes établies dans un Etat. je fuppofe qu'on fe garde bien de confondre les faux revenus avec les vrais revenus. un dépérifîement de revenu. on prendroit un furcroît dedépenfes ftériles . puifque c'eft l'on prenoit ce tableau & les partems malheureux qui forcent le public accroiflent l'Etat fe ruine. de même que les rentes perpétuelles . ports. mobilier d'une exploitation. étaux . empirer de beaucoup l'état général de la Société . fans changer la conftitution Mais cela peut-être après. quais . que que au même à fond d'un mis certain l'Etat rentes font Les .106 REPRODUCTION DES DÉPENSES. quand il eft au bout de fon fond . fçauroient portion auberges dans la mafîe des revenus réels. plus les rentes groftifTent . ck partagent avec eux le profit. de mais ne de revenus circulans entrer . peu de prêteurs qui fe déterminent à constituer des rentes fur le & à des événemens . loyers de maifons. comme maifons. pour le revenu même . Les prêts d'argent à intérêt paflager . heureufement . donc . &c. que le gouvernement économique doit tendre Quand au plus grand revenu pofTible .

& particulier n'a point de fureté fans . brife avec Laboureur à En conun avec autre .foin un petit terrein & d'hommes . & convenu qu'avant de efl Il ftatuer le revenu qui eft le produit net. &zc. vos manufactures votre induftrie . mais nous ne confidérons ici que les règles du calcul qui démontrent que le plus grand profit en produit net . . terrein labouré . vivroit très-miférablement . faut prélever les frais de la cultivation : d'où il rcfulte eue plus cet attelier conlomme . Lorfque les taxes fur les denrées furchargent & abforbent la. Mais . rapportera davantage. que ne cultive . efl en pure perte pour le revenu . moins il refte de produit net pour former le reil venu.CHAPITRE VI. lions en non-valeur & d'où s'enfuit prompte/nent difette cefjation totale de revenus. fi la diminution de ces frais paroît diminuer la population dans la partie productive cultivatrice . les manufactures l'induflrie font des fources de richeifes . loin que ce lurplus fe trouve pour le tout . . j°. vos rentes . Se n'auroit pas de quoi faire fubfifler fa famille. l'augmentation du nombre tous les moyens le plus fur pour opérer un accroiffement de reproduction d'où il arrive que par le moyen d'un plus grand nombre de Cultivateurs . car les Antropophages ne dévorent pas leurs propres Concitoyens mais il en efl tout autrement. Ces deux points de vue doivent entrer en compte dans le calcul. . vos loyers . affure en fus le furcroît des revenus. . qui nourrit le furcroît des Cultivateurs . Une grande reproduction peut s'obtenir au préjudice du revenu . que deviendroit le genre humain? & Septième principe. De-là vient que les friches refient incultes dans les Provinces . des Cultivateurs efl de . lorjquelle emploie trop d'hommes & exige trop de dépenfes . de pareille étendue . un homme qui n'auroit pour fubfiftance que ce qu'il tireroit de la terre par le travail de fes bras . nous l'Etat . efl à l'avantage des hommes cette . Toute la confommation qui entre dans les frais de la cultivation . l'Etat ne fubfifte que par les hommes. dit-on : & en étoit ainfi faudroit être pire qu'Antropophage pour fe refufer à la plus grande population cultivatrice . 6c de l'intérêt public. Il paroît impie au premier coup d'œil. le fçauroit défonce faire le ik. L'homme en . Examinons chacun de ces points féparément. 2 lorjque faute de commerce extérieur V abondance fait tomber les produc. & & retrouverons de refle des hommes le remplacement de ce décroît dans le furcroît des des autres claffes procuré par l'accroifîément des revenus. où les hommes n'ont pas les facultés de cultiver à l'aide de la charrue de* l'aide des beftiaux des outils de labourage à la charrue. Vous qui croyez que le commerce. valeur vénale des denrées augmentent en pure perte les dépenfes de la reproduction. que deviendroient votre commerce . 107 pluye en richeffes. vous avez une plus grande reproduction . ou l'ordre public . comparé féquence . ce petit terrein parlé à la bêche & & O ij . il : En général le travail à bras plus d. de dire qu'il efl égal que conlommation foit faite par des hommes ou par des beftiaux. ni même pour partie en furcroît de produit net revenu . S'il Mais . fuppofez donc que la pluye manquât pendant deux années entières fur la iùrface de la terre . i°.

campagne y vit heureux . & arïurer (es reprifes 6c le fermage . il eft clair non fur le produit de leurs que c'eft fur leur rétribution terres . fans confidérer fi leurs productions forment des revenus ou feulement une fimple fubfiftance. cette forme d'Etat qui n'eft qu'une affociation franche paifible . vaux. &c. qui ne peuvent provenir que de l'abondance 6c de la circulation des revenus. Au retour. Les Montagnards viennent chercher de l'ouvrage dans ces cantons. Ce genre d'avances feroit plus honorable plus utile . ils ont à peine de quoi payer leurs charges 6c les avances que quelques notables ont faites k leur famille pour fubfifter pendant leur abfence. Si au contraire ces montagnes forment des cantons libres . de fe tranfplanter pendant une partie de l'année dans des pays abondans en revenus fournis par le labourage . Au moyen de qnoi . Comme quelque remède eft toujours à côté du mal . ces Etats ont toujours quelques can- s'ils & tons où les revenus fe dépenfent avec plus d'abondance. attendu que l'homme eft propre à tous ufages. afturent des falaires. font partie d'un Etat dont le fifc étend fes rameaux fur toutes les portions du territoire . Ils économifent fur leurs rétributions pour en rapporter le plus qu'ils peuvent à leur domicile. 6c qui payent une rétribution à leurs fervices. en confiant un débouché eft fuppofant qu'il pour le fuperflu de fa population chez l'Etranger . Mais ces hommes après avoir vaqué à leur culture . fon travail eft trop difpendieux . par Il eft des cantons efcarpés où les animaux ne peuvent aider à la culture. quand la culture employé trop d'hommes . en ce cas une plus grande reproduction s'obtient au préjudice du revenu 6c de la profpérité de l'Etat agricole . mais chauffé vêtu fecouru . . . Cette reffource leur eft fur-tout néceffaire . car chez lui il ne fçauroit jamais former des Villes . H n'a pas la même force que les chevaux les bœufs pour traîner un le Fermier. peuvent s'exécuter que de la main & le jardinage. ne fe foutient que par les arrangemens politiques de fes voifins 6c par fa le peuple de la propre modération. 6c exige de trop fortes dépenfes . où le fifc ne demande rien . pour & & & . dont les terres peuvent fupporter une culture plus écono- & & & & mique 6c plus propre à donner des revenus. 6c dont les hommes tirent par adreffe 6c par labeur des portions de fubfiftance de peu de frais 6c de vil prix. . L'intérêt auroit appris à un gros fermier vient ri- en prendre qui à entreprife l'exploitation d'une groffe ferme .iro8 REPRODUCTION DES DÉPENSES. En un mot . hommes. ou pour les travaux d'intelligence 6c de foin qui ne la culture des vignes exemple. que ces Montagnards vivent 6c payent l'impôt. fe procurer les moyens multipliés de fubfiftance. & les & non beftiaux. II eft donc confiant que . C'eft là ce qui fait que les avances de l'agriculture cheffes d'exploitation font en beftiaux ck autres agrais . font obligés . a befoin de n'en employer que ce cfu'il en faut pour diriger le travail des animaux . qu'il lui fuffit d'amener non tant de chebeaucoup de manœuvres pour cultiver à bras. foc. Mais l'homme a befoin nonfeulement d'être mieux nourri . pour pourvoir à d'autres befoins .

crucifié à cette travaille fur fes chairs fur les emprunts qu'il a pu faire depuis trois ans. dupe de l'emploi journalier. on mettroit en queftion dans des aflemblées nouvelles .CHAPITRE Le fécond point . Si jamais on poud'où s'enfuit promptement difette cefjation voit faire l'application de la malédiction portée dans le Pieaume. nous ne pouvons atteindre . Doctes arbitres du fort des humains . de tels ? il le & & le commerce forain . une cherté inaccefTible à ceux que ce bas prix réduit à la mifere. Se le peuple ne pourra plus payer (a) . rien ne s'offre qu'à peine . dis-je . tout féjourne. aures non audient . bien confolante. qui ne produit ni revenu ni rétribution . le pourroit-il ? II fur le peu d'avances qui lui reftoient . il confentiroit à demeufez-vous . le cas ou faute produits en non-valeur . où l'on argumenteroit pour où l'on fîniroit par le réfultat d'Arlequin date mi un mémorial. nulle route permife pour venir chercher nos denrées de tout tems excommuniées par nos arran•. un appui bien folide pour nos revenus ? Et ne voyezvous pas que ce font les malheureufes digues dont vous avez comblé les débouchés de la denrée . les bleds fe pourrifïent dans les greniers. pour la plupart . parce que la rétribution nous manque . où l'on fe diroit par écho . Or. . fuite des mêmes caufes. & & & en beaucoup à jetter les années fuivantes dupe trois. oculos habent habent non videbunt. faute de pouvoir faire mieux . qui l'ont réduite au feul débouché de votre propre confommation . . L'abondance fait tomber les de revenus. les vins vont être jettes dans la rue . . inventées pour fe verroit & relever l'agriculture . ce appuis être un ne petit nombre . fi-tôt que notre confommation fe trouve dérangée par des déplacemens politiques . étrangers . qui n'a nulle habitude . • • « • metuenda colonis ClaudUn* . s'il faut ouvrir aux denrées du pays les débouchés contre fur cette queftion . que nous avons VL examiner à ici ï©£ eu. ce feroit à un pays & & & où on forcé à redouter une récolte abondante . penfée . qu'alors le plus bas prix des denrées eu par contre-coup . quel eft l'efpoir qui peut foutenir fon exiitence ? Ce ne fçauroit être qu'une mauvaife année future . que la pauvreté des fujets . une gelée dont il fera feul excepté comme la peau de Gedeon. abfolument parlant . à laquelle . où tout en difant cela . au milieu de cette abondance . rer cloué vit . une grêle . fait baifTer forcément la valeur dans les achats . il & ait ! être & malheureufe condition . Ne voilà-t-il pas une efpérance bien fondée . parce que les deux précédentes ont été favorables . en comparaifon de ce qui peut que pour qui aura déjà fuccombé fous le poids des non-valeurs . Peut-il continuer fur Quand pourroit encore . pénible quand dis-je . . leur dirois-je . penfez-vous que fi le Vigneron jette fes vins cette année . les ayant vendus à perte l'année pafn'en ayant pas retiré la valeur des façons la précédente . &c continu de fon année entière. de commerce extérieur . ou quatre fois de fuite . qu'il Quand l'homme voudroit . ( a ) Dominoque parabat Exitium foecundus ager Fertilitas.

de faire contribuer le riche en raifon de confommation : fa quelconque qu'aujourd'hui en fuppri- mant ces parties . prend fur les dépenfes 6c fur les achats 6c les ventes . : n'auroient pas foufFert patiemment qu'on donnât atteinte à l'immunité de leurs terres . vous réClergé 6c la Nobleffe remplacerez-vous ce que le pond-t-on fur cette partie ? Il réfulte de cette confiance hTcale . ce commerce . pour établir denus un impôt direft . C'elt donc fur le commerce ! : que tout ce qui prend fur le commerce. qui fuppofe que des taxes fur Us denrées furchargent & abforbent la valeur vénale des denrées . qui procure à fes denrées une valeur vénale plus forte 6c plus affurée. l'unique remède à nos maux. &c une vie privilégiée à nos vignobles. & augmentent les dépenfes de la reproduction. de nos offcnfives armes cé des prohibitions . ni dans la cuifine du Confommateur . fur la production . O profondeur ténébreufe des réfultats 6c des refïburces de l'efprit de recherche 6c de difcufîion Ceci nous conduit à examiner le troifiéme point. qui rendroit la vie uni- verfelle à celles de nos productions que les autres Nations poïfedent ainfi nous. gemens de police 6c de fîfcalité . ce commerce . 6c par conféquent fur les revenus. fur la valeur vénale . 6c par-là de vos entreprifes .no REPRODUCTION DES DÉPENSES. J'ai d'autant plus de foi aux embarras 6c difficultés de Fadminiitration . pour toute refTource. que nous poffé- que dons exclufivement . c'eft pour le foulagement du peuple 6c du peuple producteur fur-tout . que je n'ai & . ilfaudroit recommencer aies rétablir pour étendre la contribution fur ceux qui jouiflent de revenus exempts d'impôt. J'admire les refTorts d'une auffi nobb fublime politique. vous propofez redoublées 6c ruineufes établies fur les vins . la & fupprefîion des taxes comment . dis-je. car on ne vient point chercher les denrées fur le champ du Cultivateur . 6c un profit plus certain de fon travail Si. qu'il faut 7 difent-ils les . rit de notre chuie inévinous nous en tenons . dit-on . Toutes les taxes levées fur les denrées font prifes fur le commerce . que à prier le Ciel de nous refufer fa rofée 6c la graiffe de la terre. c'eit. on a trouvé moyen de les faire contribuer par & leur propre confommation : que perfonne n'étant directement perfonnellement en droit de s'oppofer à cette loi commune . A entendre cependant les protecteurs de ces fortes de taxes . Comme peuple mercenaire avoit d'autre intérêt que l'accroifTement des revenus qui peuvent feuls lui procurer accroiflement de falaire Comme fi le peuple producteur avoit d'autre intérêt que la plus forte dépenfe 6c confommation . que ces payent bien ou mal intentionnés ( car il en eft d'uns 6c du peuple protecteurs d'autres ) s'applaudiiTent d'une furprife qu'ils ont fait aux privilégiés félon les loix 6c les ufages conftitutifs que bien inftruits que ceux ci auiïi-tôt . menal'unique ibutien de nos revenus . trouvé par ce détour le moyen & de rétablir la balance jufte 6c naturelle . ona. fi le ! ! d'après ces principes iimples . fur leur paffage de l'un à l'autre qu'on enlevé 6c nous avons affez démontré le droit. conlerver. 6c tandis calculée table .

que je fufle defliné jamais gouverné à le faire à la fuite d'une longue habitude de régime iniidieux. fur tout ce qui lui vient rétabliffant les caufes . ne tendroit point à lui procurer l'aifance . une guerre civile. Dieu ne plaife. l'appauvrir. efl du genre convenable à un gouvernement légitime . & & le maintenir . de la notice des principes de la nature abfolue des chofes . ainfi qu'il en arrive de toutes les fauffes marches qui aboutiffent toujours à s'égarer. par conféquent de réprimer l'ambition exclufive des Magnats. puifqu'une opération dictée par la loi naturelle . ou perfonnels. Examinons tous ces objets en les réfumant en deux points voyons d'abord û les privilèges font dignes de l'animadverfion du Souverain comme contraires au bien public. détourné & fouterrein. enfuite û le moyen ci-deffus dont on s'efl fervi pour le rendre vain . térêt public & . Mais dans les deux cas un moyen infidieux . fera cerdu concours univerfel. Or comme l'homme n'efl point la fève qui produit les revenus . mais au contraire à le divitendroit pas à le réunir fer l'envahir . comme dans tout le refle . tout impôt perfonnel ne peut être confidéré que comme une taxe pafhors de règle. L'ambition des Magnats une fois prédominante . mais comme allant contre fon propre objet . que l'impôt n'étant qu'une fimples . fage 8c éclairé fur le bien public.CHAPITRE les humains. ne part du peuple . Si au containement appuyée de l'accefïion ne détruit rien quant traire le privilège n'efi que de pure notabilité. Nous trouverons peut-être dans cet examen les raifons de l'oppofition opiniâtre dont fe plaignent nos modernes reflaurateurs . & à m VI. que l'intérêt public. buahk». dont l'effet immanquable doit être une méfiance confiante de la du gouvernement. Si le privilège choque l'in- de l'attaquer . non-feulement comme deshonorant . l'attaquer efl une invafion domeflique . il efl jufle & & à l'effence des chofes . . ils n'entrent point dans la claffe de nos inductions . Mais pourquoi cet intérêt? C'eil que c'efl l'intérêt de fon peuple. partie du revenu . mais par des voies légales patentes . ôc faifant un effet contraire à celui qu'il s'en étoit promis . il efl ruineux pour l'aggreffeur . mais au contraire à le dépouiller <k. mais encore l'utilité de cette oppofition. autre chofe que & l'intérêt du peuple . S'ils font perfonnels . non-feulement la juflification . efl indigne d'un gouvernement légitime & fage . Mais en ne pourroif-on pas efpérer de rétablir les effets } Il efl certain que l'intérêt du Prince efl de ramener toute l'autorité à fon gouvernement . ou comme un défordre fagere dans des cas preffans ^intérim reçu dans une Société malgré fes inconvéniens notables . Les privilèges du Clergé de la NoblefTe font . dont la baie fut la féparation des intérêts du Prince d'avec ceux de fon peuple . ou territoriaux. ne peut provenir que d'où proviennent les revenus. car il refulte de tout ce que nous avons dit jufqu ici de toute l'explication du tableau économique . L'intérêt de l'autorité fouveraine n'eu: donc en ceci . en attendant qu'on ait eu le loifir de donner à uiiq partie aufîi effen: & & & & Ce que Jl c'eftqug P rivlIe g e &*.

qu'en même tems qu'il ne pouvoit rien fur la religion du pays . parmi que la portion princiau attribuée revenus dixmes c'eft-à-dire e en conflit . Quand Jofeph rendit aux Egyptiens la propriété de leurs terres . au moyen d'une redevance du quint fur le revenu de leurs terres. Si ce privilège fignifîe le droit de participer aux avantages de la Société. toujours frappé par les objets extérieurs . &c. quoique le premier de ces à fon objet. mais il fentit. régulière nature des chofes donc . l'eft le Dans la : & bafe-là. car c'eft un être contre nature que celui qui reçoit fans rien donner mais je doute qu'il y ait reçu qui foit fondé fur cette jamais eu de privilège authentique tielle que aflûrée. en pale . c'eft un tribut fourni le eft le fervice public . féparé de l'intérêt du Prince de s'ouvrir. il l'on enlevoit un quint aux terres deftinées à l'entretien de ce culte . pour les Miniftres de la religion . deux points foit plus analogue à la nature de la chofe cette alternative peut néanmoins être confédérée de même œil. fans contribuer à fes charges . Clergé . agens du Prince en cette partie. qui eft la baie fur laquelle toute inftitution doit être poiée pour être durable . Si l'on veut enfuite revenir fur nous-mêmes confidérer quel eft i'état de cette partie on nous trouvera . a trouvé moyen £fc. in & revenu public . puifque charge de au bon ordre public . Que cette portion attribuée au culte . de la minable par erreur . tout privilège d'exemption d'impôt ne peut être que territorial. Il comprit que cet entretien étoit de fa nature à la de l'autorité l'autorité n'a d'autre objet ou d'autre . double emploi . & quelques attribués . ne regardoit certainement pas comme facrées les terres vouées au culte d'Iris de Serapis . ck à tout détruire. il faudrait le remplacer par ailleurs . qu'au fond il ne réfultoit de cette exemption qu'un plus grand refpeft méchanique du peuple .REPRODUCTION DES DÉPENSES. dans le & & & & & & & & & fur le produit total des terres . Les revenus attribués à l'entretien du culte extérieur. ainfi que nous le démontrerons dans la fuite. car donner & retenir ne vaut. eft une opération qui fe fait au moyen des routes détournées . dont il réprouvoit fans doute l'aveuglement abo&C Pabfurdité . mais c'eft été regardés dans toute Société : & une fupercherie & un défordre qui tend à tout jetter dans le mécompte. ont toujours comme une charge publique néceffaire c'eft donc un impôt fur le public. de leurs beftiaux . une forme confritutive . par qui peuple pour qui étant affermé . Jofeph infpiré par le Dieu vivant qu'il adoroit feul . il en exempta les terres facerdotales. qu'en conféquence . Or tirer l'impôt fur l'impôt. en grand digne Miniftre. A l'égard des terreins des terres que le à la réferve de petits Clergé pofTede. principal que cela pofé . étoit un lien nécefTaire Société. eft afïujeti à l'impôt dont on charge le fermier. foit en revenus ou en fonds . que le de celui du peuple . fa confervation fon culte faint par efience . fans contredit il le faut détruire . que ce privilège étoit emploi que vaquer donc au profit du Prince .

félon l'ancien ufage . de foulager le peuple. tinguées . font les plus engagées de toutes par le fond par les fruits. Il eft vrai que c'efl en partie par voie d'emprunts . elle ne confiée qu'en ce que la levée des deniers qui fe perçoivent fur leurs revenus . vous prenez précifément fur ce qui le touche le plus . fait précifément l'effet contraire à fon objet. de manière que l'impôt fut directement levé tout entier fur le revenu des terres . -. P . il dérive du dévouement au Public de ces mêmes terres tenues pour franches aujourd'hui. dont les intérêts feuls joints aux taxes dont on a chargé leurs fermiers . Pour y parvenir . auquel la Nation tient comme au renfeignement à la elle y tiendra trace prefque unique de fon ancienne conftitution . fi la conftitution étoit folidement établie quant au régime fifcal . charge . eft. jufqu'à ce qu'on lui en préfente lui en faffe agréer par les voies de droit une meilleure. Les terres nobles . jamais qui n'èfl un ordre particulier d'impofitions disfond on les fait autant contribuer que les autres. fe chargea de continuer . qui entre fa famille a bouches à nourrir doit confommer tout autant garçons quinze voifin. &C continua en effet de confommer les revenus de fes terres au fervice de la patrie. De-là le privilège de ces terres . car un homme . fait . à des dépenfes pour le fervice du Public . s'il s'étendoit fur une forte quantité qualité de terrein . de manière que ces terres prétendues franches . Ce privilège . moyen terre étoit fa franche de toute autre redevance. Leur franchife n'efl donc qu'une charge plus forte quant au fond Se quant à la forme . eft confiée au Corps même la de ceux qui en ont l'iifiifruit régie. fon fervice en guerre à fon à lui Au l'Etat. propre Quand . comme territorial . ce Suferain de devoir qui étoit une par . Le privilège de la NoblefTe regardé comme perfonneî . enlèvent une grande portion de leurs revenus . il faudroit prendre fur ce qui l'intérerTe le moins . à ce titre . mais la manière dont on s'y prend pour en éluder l'effet par le moyen des droits fur les denrées . en fuppofant qu'il n'obligeât pas ceux qui en jouiroient . avec raifon . on fît confentir les communes à fe racheter de l'entretien des gens de guerre par des tailles . VI.CHAPITRE attribués au fervice plus particulier des été regardées comme terres facerdotales nullement de . eft réduite à par lequel dans le & & & & & par un autre arrangement. qu'il ait un million de revenu ou qu'il n'ait rien. la NoblefTe ne voulut point de ce foulagement . au moins équivalentes à fa valeur. En effet l'objet prétendu eft. feroit vraiment abufif. iin abus . qui metdu partage troient le Souverain en état de foudoyer les troupes pour la défenfe . & . Le pofTeffeur devoit . furent donc exceptées alors du recenfement des terres qu'on voulut eftimer pour affeoir l'impofition deffus avec quelque règle. a néanmoins à-peu-près les mêmes befoins phyfiques que fon & & & & & & & & fes & Ce Cordonnier qui n'a eue fes bras . 113 elles n'ont Eglifes leur franchife . La NoblefTe avoit la Jules droits utiles fur les terres accordées au fervice mirifdicTion litaire.

ils fe feront justice. par avouer les principes . ceux de licence . réful- . pour raifon confervatoire des droits fur les denrées . & les : c'efl & & qu'on fe bouche les oreilles contre les propofitions les plus apparentes en utilités ? Commencez par traiter avec les peuples comme avec des hommes . qui eu. Tous les hommes ci-devant faifis à la fois de l'épidémie . Notables & faut féparer de votre intention la feule raifon qui la puiffe juflifier. prouver que l'équipage a raifon de tenir fortement à la de refufer d'obéir à la manœuvre. La raifon efl mauvaife . fans autre étude que celle de pallier le mal . car fes valets ne font rien. ïï4 & boiffon que fon voifin qui a un grand revenu . ceux enfin de déception . infidieufenient établis pour leur foulagement . mais languir dans une fauffe route. & & mêmes à vous demander l'abolition de ces impôts deflru&ifs . Quand donc vous me donnez. c'efl abandonner le timon . au droit . fon tournant pour amener à lui les grands navires . cape . à fes flateurs à foi. Vous montrez à découvert que c'efl en vain qu'on efpereroit de combler le gouffre de Carybde . Tous vous aideront à furmonter les premiers abus . fans autre efpoir que de pouffer le tems avec l'épaule. mais tous font fournis à la lumière à la droiture naturelle en tout ce qui leur efl le moins préjudiciable . & & . par proscrire à jamais tout ce que les tems de barbarie . c'efl ainfi qu'il efl beau d'échouer . c'efl répugnance qu'on & & en impofer aux fimples . dans la fauffe idée d'augmenter les revenus du fifc aux dépens des privilégiés . ont introduit dans le régime économique . Mais perfévérer . vous les vaincrez les uns par les autres. fe juflifier par la prétendue des hommes à fouffrir faffe -leur propre bien . cet écueil à découvert . Vous trouverez alors de la facilité pour les remplacemens nécef- & & faires. à la nature des chofes . ils fe chargeront d'affûrer fans déprédation la durée la totalité de ces revenus . Vous montrez. dis-je . s'il efl: dit qu'il faille échouer nécessairement fur la mer dangéreufe de Padminiflration . les prole peuple s'emprefferont euxpriétaires des biens contribuables nir de-la . j'en conviens. c'eil dans une telle entreprife qu'il efl permis de fuccomber. corrompus en ce comme leur intérêt qu'ils regardent particulier. qu'il a fon reflux pour engloutir les petits toubateaux . &c d'en procurer l'accroiffement par l'augmentation des produits de leurs biens.REPRODUCTION DES DÉPENSES. Or voyez la prole voifin portion entre ces deux hommes pour les droits que vous prenez fur les boiffons &fur les autres denrées. Ainfi un feul homme armé de la vérité peut ramener un monde tante des temps qui vous ont précédés font & & entier qui fe refufoit à la connoître.même . les . vous affamez il pauvres que les riches feuls font vivre Mais elle efl ce fpécieux même que vous abandonnez en ceci. en épuifant les riches . par les établir . celle de foulager le peuple de tout ce dont vous furchargez les autres. vous ne voulez pas qu'on réfifle même au bon vent qui paroît vefpécieufe . de contraire aux principes . que c'efl pour grever <le & ils travaillent. èc quand enfuite le tour particulier de chacun d'eux viendra . plus même . jours la même voracité.

irç queftions qui importent à la On en trouve l'effet au bas du tableau. de l'ordre . Nous nous allons avons établi tous les principes dans les fix premiers maintenant en faire l'application aux différentes parties qui entrent dans la compoiition de l'édifice économique de la fociété.nos mains dans les divers développemens qui font la matière des fix chapitres fuivans. C'eft là feulement qu'on richeifes. . monde. qu'il eft affujetti à cette continuelle âes mêmes condition fixe de la reproduction fuccefïïve & On y voit que les' 2000 livres de revenus circulans repréfentent 6000 liv. ce qui égal prouve que cet ordre & les principales économique eft effentiel à la reproduction conf- & d'une Nation agricole .On ne fçauroit trop accoutumer l'œil circulant dans Ces vérités fe : & & ftudieux à fe familiarifer avec ces diverfes effigies des principes mentaires. Tout y fera compté . . une le commerce ne peut être excité que par les dépenvaleur vénale . Ce Chapitre fera la contre-preuve arithmétique de la certitude des principes que nous avons . que quand le befoin des chofes que ufuelles l'appellera. La quotité de la reproduction établit la quotité de cette fomme. les confommations font l'ame de la reproduction fes. qui eft trouveront encore fous. cela eft de d'Amfterdam ou parfaitement égal pour l'Etat Hambourg . bonne adminiftration économique. les unes du fuccès de la relativement aux autres . tel que nous l'avons placé à la fin du Chapitre de la diftribution.expofés expliqués. Les dépenfes . Terminons celui-ci en mettant encore fous les yeux du lecteur le précis figuré des réfultàts de la diftribution repréfentée dans le Tableau . Il ne fortira d'aucune de ces caves. à la dernière ligne par le double reflet de la fomme des revenus fur les claffes productives &: ftériles. de la fureté . leur diftribution . iante que cet perpétuelle des richeffes ordre même du tableau n'eft point arbitraire . c'eft la quotité des revenus qui fixe celle du numéraire le refte eft aufîi peu important qu'impolîible & & & & & un Etat le feul numéraire réel. Les dépenfes des revenus . tout le pas plus de pour la mienne de celle des autres. Il eft donc uniquement queftion d'avoir de ces chofes ufuelles .CHAPITRE Nous venons de déduire VI. leurs effets . de l'année au revenu retrouve Vannée courante fe précédente . On des dépenfes. Que dans ma ou dans celle de cave des millions en barre 6c lingots réfident de les l'Hôtel de Ville dans caves de voifin en voifin mon voifin. leur emploi . reproduction Le revenu de y voit que dans l'ordre qui y eft fuivi dans les dépenfes . Tout à connoître. ali? . pourra trouver avec certitude la maffe du numéraire circulant dans un Etat. qu'elles ayent par le moyen du commerce libre . leur régénération y font comptables réciproquement . mefuré . vérifié. Commençons cette tâche en confidérant les rapports des dépenfes entr'elles.

. . .200O fe réunifient & fe SçAVOIR.. OOO 1COO ^ Moitié de dépenfe du revenu. . à la claffe productive . * ... Les avances de la claffe productive La portion: du revenu qui pailé immédiatement .•. . .. I ..2000 ^*< Total. OOO .. . . . . La reproduction totale L'argent du revenu Les avances de la clafle 000 zoo0 jooo zooo ftérile toujours confervées par les i\gens de cette »••«. I— g^ * 1000 ' • mm ""V^ produ&ive.«. . . Les avances de la clalle flérile employées pour les achats des matières premières à la clafle productive iooo . condition eflentielle à l'ordre . productive . 2003 1000 i©oo Total des Severfemens de la clalle ftérile à la clafle ...„.„. ïooo 8000 OBSERVATIONS... des re- \ verfemens de la claffe proi &&ive a la ^claffe ftériie. I ..... nen [ .. Total. . .»•..«• ... La reproduction totale eft égale à toutes les fommes qui dépenfent à la clailé productive . ... I . iooo quireprod. . 2COO Total. 2000 2000 la de .. Total. dont le Cultivateur retire pour fes~ avances les intérêts de fes avances primitives annuelles & Reflepour & le 3 revenu Total Masse totale . • .. ciaiie y 000 des richejfcs comprifes dans le Tableau. . Le revenu de tannée courante fe retrouve égal au revenu de Vannée prééconomique représenté dans ce Tableau.. Total . cédente. jooo Ainfi la reproduction totale eft f 000 . Moitié de <( la dépenfe du revenu.. V Total " OOO -. productive. .. • * ' d. * IOOO .REPRODUCTION DES DÉPENSES ti6 PRÉCIS DES RÉSULTATS DE LA DISTRIBUTION REPRÉSENTÉE DANS LE TABLEAU AVANCES AVANCES de la claffe REVENU. < . .-' la claffe ftérile..net Total des re-*\ verfemens de f J la claffe ftéri- V ie i à la claffe .

liv. C'efl ce qu'on rendre cent pour cent. dans tous les autres cas où les avances de la clafTe productive rendent plus ou moins que cent pour iqq de produit net*ou de revenu. flérile. Les Agens de la clafTe flérile font environ moitié moins en nombre que ceux de la clafTe productive . La dépenfe annuelle efl de 6000 liv. Car : . . mais cet excédent de dépenfes n'efl au fond qu'un double emploi fuccefîif de l'argent qui circule dans la nation. parce qu'une & {es & & & partie des dépenfes qui fe portent à la clafTe flérile de production annuelle. dont la dépenfe efl 2000 liv. C'efl pourquoi les dépenfes annuelles furpafTent la totalité de 3 la reproduction annuelle . Ces obfervations feront communes à tous les Tableaux dont l'ordre fera afTujetti à la reproduction permanente du même revenu ." efl égal à la La clafTe flérile reçoit 2000 liv. La clafTe productive dépenfe toutes Tes avances de 2000 liv. semble Temploi des 5000 liv. ainfi la dépenfe furpafTe la reproduction. de la reproduction totale annuelle. efl égal à la moitié de la recette de la clafTe flérile. revenu intérêts fes . Le total des reverfemens de la claffe flérile à la clafTe productive. c'efl un payement de falaire pour le travail des agens de cette clafTe. avances. . lesde plus quelles lui font reflituées en entier par la reproduction. dont 1000 refient pour remplacer 1000 font employées pour la fubfiflance des Tes agens. i°. paye qui fe pour à la dixme ce fait enau Souverain au qui partage propriétaire . elle 2000 de 1 000 liv. moitié de Le la recette de la clafTe flérile. prifes enfemble fe doit retrouver &t égale à la & total des . reverfemens de la clafTe productive à la clafTe flérile moitié des avances de la clafTe productive. la reproduction totale n'efl que de 5000 liv. total des . n'efl pas en achats Les matières premières des ouvrages que l'on paye à la clafTe ne font que des rachats des mêmes productions que la clafTe productive lui a vendues.CHAPITRE Le produit VI. uf net qui renaît annuellement des dépenfes de la clafTe efl ici égal aux avances de cette même clafTe. . ne font pas des achats de production . 2 Les dépenfes de rétribution pour la main d'œuvre payée à la clafTe flérile . alors appelle productive La fomme des avances de la clafTe flérile efl égale au quart du du prodeux fommes des avances de la clafTe productive duit net ou revenu .

La tendance de chaque principe vers la prédomination eft ce qui fournit à fon contraire les forces de la réfiftance de la réaftion vivifiante. L'ordre la de cette machine font marche admirable grands fixés décifivement par fon auteur. en fuivant des effets . Ëc du concours de leur action mutuelle. par l'expoiition élémentaire de toutes les pièces de rapport qui entrent dans la conffrucliion de la machine économique. Il s'ade la difféquer . de leur connexion . . ils s'entretiennent réciproquement. nous n'arriverons que par les routes de la fimplicité . d'en découvrir l'organifation par la démonffragit ici tion anatomique de toutes fes parties &c par le développement de leurs entrelacemens . fix premières parties ont établi l'effence des chofes c'efl leur jeu de rapports que les fix derniers vont développer. avec toutes les parties économiques &c mobiliaires & charpente èc le maffif de l'édifice de la fociété. On a dit que les élémens fe combattent . *i* CHAPITRE VIL Les Rapports des Dépenfes entre § avons NOUS avec I. Le condenfement l'action font les effets du combat de l'oppofition . Les leur jeu naturel. C'en réciproques économique. La établie le tout grande règle pour qui compofent la & & & & & & & & & & & s'étend fur les fubdivifions . avec le revenu des propriétaires . &c. examinons maintenant leurs rapports les produits . nous analyfé leurs effets . & l'effence des dépenfes . Idéefommaire de avons confidéré la nature elles. de leur emploi de leurs propriétés patibles 1 dans la conftitution un objet profond. abstracl'ordre phyfique . avec la rétribution des Agensde la claffe prode la claffe fférile . parce que nous ne tendons qu'au but de la plus fimple vérité . Commençons par les rapports des dépenfes entre elles confidérées en détail. l'ordre réciproque des caufes tion faite de toute marche irréguliere d'adminiftrations politiques . 6c gouverne & & les différentes parties. Tout n'agit dans la nature que par les rapports.RAPPORTS DES DÉPENSES. la durée des la renaiffance de la nature réfultent de l'action du condenfement de fes ouvrages effets. relativement à leurs différens genres . à leurs proportions avec les différens genres de reproductions . à leur emploi . ce Chapitre. à leurs quantités . Il a fallu d'abord prendre connoiffance de tout le jeu de cette machine régénératrice. toutes parties correfpondantes &: comductive les unes avec les autres . ils fe maintiennent au contraire .

. >.. 123 ff 2 ..:.rèproi' uisent net 1. net bx iy.-"---^ 9 9- :.„„ tt S ... o 3 „ 2 0.x-3.. mï 3... /.. 1. //.ï..Teproc^itisent 7iet 3 10 2.. .yS'leurs rapport&D.TJ1BLEAU EL ONOMIQUK. net 1001 ??. : t :{'ep roihiisent net J2&... 2. i3 jz 3':... - 3 3 .'.. ... produisent net ..2 O Jolal 2000*. •• <* <J ç..000*. revenir i l'fmpcl wnprij..21? avec DEPENSES /o repro9uctùm. "v " ::::::: „ . I'.. 16.:::..••. Il- «af^fe'^.. 2.i:ei'?'oi'uwent net r . '. >./r . „ . t/l/luet /f 2.... :'::.S? leurs rapports a vec la t industrie. net ly^oiroi htisen t net- :: 'eproi'ii iront 2: /iet 6 „ o 2 o ...1000 „.?. 3 i3.û O ' 3. ( '/ye/s a conjirfereç if trois sortes Je Jeperiôes. „. . *ur &st i il 1 VR/d Jss /)? /'rVirrfc Sfe/'i'ttW ci v// Je Si'/l/ 2. 260 iôo... . ^. i%? avec /a masse Jo.'. S - .. .l'ep/'Oi^//irent 7 26 3./... isolai 2.' " 'Jïïzxzi 000 . PRODUCTIVE. J<7 1.^.' revenu... ni •^H- df& Productions s*>< Ouvratres Su: «**. 3.^ee STIMULES Revenu Avances annuelles un DEPENSES.... j. IO.ï..*? leur sourcej 3Û leurs avariées. : ...::..000. 3i reproduisent net.„.:: rr. jo 3i o . " : «v 00O.. "". r ::: :: 000.{'... o ii? o.• 12.^?aoec IL agriculture^ io°iavec commerce../: / /' 02 0.o i 3.v.t richefies d'une QSVa&. ./.... j\> narAi</e/tf a.ï.:' .:::vo/yr0Jitiso/it'/iot . "toute. Avances annuelles 1 c v /'.'{* a> Ht'/ii/fi't's llmtiurlrie f Bec .'. l3 . 200. .. n .:..f Tal/eiiit avant // lecture Jes rtetpas wvûsrœre Je s'attacAer à /'mto/tiaenee Je oe miers e/jaiut/Wsi/j-u/fito o/iiunte attention 3 /a parue au Taèteau oui chapitre Je/3zire t7 j.'. HettZtzV&r cZ ? ti (/cisse S/ert/<- i/..ï.'.. „. 3/ 3... 3.. „ . *9 / \\\:::::. 02. population . IO 1.'... Il . j'eproi hnsent net repro Juvenl net Votai 2O00*..f â. // / "' 12a... pre?/ a raport. 2.:.- 1000?. „ .'. lg< •-*> "'--^v« . peproJtiùent net o io.:.. fi leur c?istriâuàonySP teurs^ e/fetsj à? leur entr'elles.. r/r . /a Ceadire prvd\teéivc et il zrour pr'ûcuiê'r'e m dépenses ./. . 10 oy/térroPitèsent /iet 1 0..000? 1000'.:*«-o ip o.: o o S.eproJiasent . i3 2.. 'I O '..'.. P r^ . .:i%#r0chiisent ..:. :.reproJuirenf net . ....12 7 l6.

.

fans reconnoître démonftrativement tous les effets que ce changement doit produire dans le fyftême général de l'ordre économique.il j '*. Ces rapports fons taxés pourainfi dire expofés aux yeux dans le r\ . de manière qu on y apperçoit h exactement leur liaifon effentielle 6c réciproque. dans le total de la reproduction annuelle évaluée par le prix qui a cours entre les Nations commerçantes . ou de la valeur vénale en argent. mais délicat &C indifpenfable . En effet le réfultat de ce changement fe trouvera tout-àcoup décidé par la certitude du calcul au bas du tableau . ou la totalité des revenus. On voit dans le tableau que les dépenfes productives font l'origine des richeffes. On voit à la tète du Tableau les richefîes préexiftantes .. dont la la claffe ftérile dépenfe 2000 fait la renaître annuellement les mêmes richeffes . félon que le chagement furvenu fera profitable ou nuifible.. de revenu . 2000 liv. Toute la fcience économique confuse à diriger leur marche vers la plus grande reproduction poffible par la connoiffance des réfultats phyfila durée des ques qui affurent à l'action de la fociété la renaiffance & dépenfes. la Nation perd fur le produit qu'elle pourroit retirer de fon ^^P? *& tIes des tlepenfes produits expofés dans le tableau. Changez un chiffre de cet ordre proportionnel . Car fi ces avances ne font pas fiiffifantes pour reproduire avec cette furabondance qui donne le plus grand revenu poffible. ôc fur-tout leurs rapports entre elles. qu'on ne peut fuppofer aucun chan- & • • ' gement dans la quantité ou dans ? l'ordre de la difïribution d'aucune de ces dépenfes ..* . ces dépenfes reproduifent cent pour cent de revenu . l'influence de ce changement s'étendra fur toutes les parties du tableau . II. On y fuppofe 1000 livres d'avances ou dépenfes annuelles productives .1 tableau économique . renaiffent 5000 livres par l'emploi productif des avances mêmes de cette claffe. dépenfe annuelle à la claffe productive fait naître les intérêts du capital des avances primitives du Cultivateur. il eft donc néceffaire de démêler la nature des dépenfes . . C'eft donc de la confervation ou de la croiffance des avances qui font renaître annuellement les richeffes . qu'on trouvera augmenté ou diminué . qui toutes tendent à attirer de leur côté la plus forte portion . la par dépenfe de ces 5000 livres qui reviennent en totalité à la claffe productive. \^ §.[ENTRÉ ELLES. qui ont rendu iooo livres d'avances à la claffe ftérile . que dépend la profpérité des voir & livres & Nations agricoles. exigera une nouvelle fupputation générale qui conduira de & toutes parts à d'autres réfultats. Pour pouvoir parvenir à cet objet fimple . CHAPITRE VIT. la reflitution de ces mêmes dépenfes celles des de la culture & avances de & dont . fça- d'avances à la claffe productive qui ont produit . que toutes les conditions pofées pour les fuccès & du territoire fubfiflant. Notions préliminaires» Les dépenfes fe fubdivifent en différentes parties .

Mais la Nation a befoin que la terre produife le plus qu'il eli poffible. ii fes produclions ne leur procuraient que l'aliment . qui doit fixer 1 attention de la Nation. qui dès-lors ne pourroit plus fe foutenir qu'autant qu'elle feroit ifolée de manière à ne pouvoir être expofée aux enbornée par les treprifes des autres Nations. & & abandonnant défenfe de les exercices gymnaftiques les tables . civil. que qui gouvernement & les propriétaires nés . car là & . En effet . Ce n'efl donc point l'état du Cultivateur. ou un pays de fauvages . les Spartiates auraient péri ou été forcés de chaffer leurs efclaves . inté. la réprimer. & Les propriétaires les gouvernemens. que fût la fubfiftance que les Iflotes fournifïbient aux Spartiates . L'état du ncheffes apptrCultivateur fera aflïïré lorfque la Nation s'attachera avec connoifiance à afïurer le fien. au moyen de quoi ils feroient eux-mêmes devenus Iflotes . alors le revenu manquera . que les produclions deviennent des richefies par la plus grande valeur vénale poiîible . . ni gouvernement Une . Tous les hommes feroient égaux indépendans les uns des autres. car c'efl de cette valeur que réfultent fon revenu fes richefies. Quelque foible . l'envifagent avec indife fans férencé confidérer ce font eux feront les premiers mi. . fouvent trop peu clair-voyans.ufement à la fubfiftance du Cultivateur de fes ouvriers. force militaire. engagement . & & & & : travail jufqu'à la produclion d'un fuperflu qui lui feroit inutile. dure Loix . . car ou tout fera anéanti . fi elles font il foibles qu'elles ne puiffent quefe repro* duire elles-mêmes . Car les réfultats de l'intérêt commun n'auroit alors d'autre objet de fureté que celui de la . Elle n'auroit aucun moyen d'affociation pour s'affûrer la fuoù les produclions les fervices ne feroient pas là .ment même des facultés du Cultivateur ils . p . il eft certain que li les terres de Sparte n'enflent rapporté que ce qu'il falloit pour nourrir leurs Cultivateurs ." qu'on envifage r A que les exploitans Ç> mêmes à qui ces d un œil li tranquille. où il aurait de il . dis-ie . périorité.RAPPORTS DES DÉPENSES fttà Mais. les avances de la claffe ftérile s'anéantiront . que fe bornera la Nation . à l'exclufion de tout échange de toute valeur de compenfation pour d'autres jouiiTances car aucun n'étendroit fon La conférael & . ou de pâtres. Le Cultivateur borné à lui-même . toute la production fera bornée rigoure. quelfoient abondantes les tous les hommes feque que produclions . n'y . Un tel état de fociété ne feroit qu'un état paflager auffi-tôt envahi par fes voifms . ou le dernier fera au moins pour épi des biens -fonds | e Cultivateur. n'auroit befoin que de fimples productions pour vivre. abandonné à la difperfion de fes habitans. de cultiver eux-mêmes leurs terres . fi la valeur vénale ne foutient pas le prix des produclions au-defTus de celui des dépenfes de la culture . il n'y aura ni revenu ni richefies . & ordre d'hommes réduits au fimple aliment néceffaire pour exifter. communes & la la patrie. payés pas n'y prix de compenfation ni aurait commerce ni ni maîtres ni valets ni . que le dépérïffede n'envifagent dépériffement d'exp1oltaSn la culture.' dans le de l'agriculture . Ce fera aufîi à cet territoire. La force & même force phyfique ne dominerait pas. roient forcés de travailler à la terre .

Dohc les opérations du gouvernement ne peuvent préjudicier à la valeur vénale en argent . abftra&ion de cette valeur en argent. vous n'avez plus de mefure pour évaluer vos richenes .A * l l en argent. les deux premières décident de la troifiéme de -leur prix en la quantité des productions. que produclions en tait naître le plus qu'il elt poiïïble. parvepar la facilité de fon commerce nir au plus haut de profpérité. 3 & & R. qu'au dépériflement du Souverain Ô£ des propriétaires . convenue dans tous les pays. c'eft elle . il -faut encore que la mefuie comces productions aient une valeur vénale qui excède le prix des frais S^ad^té*"^' de l'exploitation de la culture. 2°. &C de l'ordre qu'à la fubverfion de l'ordre économique de la Nation .G Igs richçfîês. dis-je. & productions. à la à l'état du qualité des biens -fonds. argent. Donc toutes les tous produits doivent dépenfes être évalués en eft la bafe en Donc la valeur vénale argent argent. 3c l'adminiitra^ . Ainfi plus cet excédent iurpaflera les frais . degré de puiflançe vaIeur v Ce ne font donc pas les productions du territoire d'un nale fimplement n . ni celles des autres Etats . il faut. Ces deux conditions font relatives à trois autres. commerce des productions. tandis que celles qui n'ont pont de territoire. examiner tout enfemble . ignorent des vérités fi eflentielles qui fe fource ridans la vraie des des fur raiionnemens fallacieux perdent chenes . de (es richefles relatives à celles des autres Nations. de toute eftimation de toute fupputation dans l'économie politique. au plus * la la cherté attendu valeur vénale de fes prix poffibîe. plus la Nation aura de revenu.. 2°. &: qui font diminuer à leur dam ruine la valeur de leurs propres productions. car le revendeur (ce qui comprend toute une Nation) ne peut jamais en ce cas fouffrir lui-môme de la cherté de Tes m doit agricole C/ . CHAPITRE Une Nation VIL m haut donc s'attacher àfoutenir. Les revenus l'impôt fe tirent en argent. de tous rapports de richefles entre les Nations. qui établit les réglemens contre la cherté de cette prétendue denrée . ck pour connoître leurs rapports entre elles avec celles des autres Nations dans le commerce dans la puiflançe. On ne peut donc déterminer le revenu effectif d'une Nation agricole. i°. C'eft cette crainte fi abfurde chez une Nation dont le territoire eft fertile en bled . &c le mot de richenes n'a plus de lignification déterminée. leur prix en argent. ne prennent aucune précaution relative à cette crainte. îl faut donc pour évaluer les richenes annuelles d'une Nation. la quantité des produclions. dis-je . eit r -xt m r oyaume qui forment les revenus de la Nation. & que par la connoiflançe exa&e de ces cinq conditions . ik. c'efl cette crainte qui cauie l'inquiétude des efprits bornés la décadence des Nations agricoles . que de-là réfulte la plus grande opulence poffible . Si vous faites. îl n'y a que cet excédent qui puifle les Nations. elle pourroit l'étendue de fon territoire . De ces trois dernières conditions .ENTRE ELLES. & i i i • & & & & & & . qui & & fi faciles à démontrer. fournir le revenu ou le produit net. La nslo valeur véconititLi. C'eft-là cependant . tandis qu'en favorifant le haut prix . à l'état de la culture. i°.

des produits .000 . 000 000 d'arpens . des rétribud'exploitation . indépendamment des revenus tems de guerre. Il n'y a donc rien d'imaginaire dans le fond de ces évalutions. du dixième du revenu a&uel . du métier de commerce de trafic. eft actuellement d'environ qui n'étoit en 1678 que 800 millions .000 . que nous expoferons ci -après. 160 fourniroit millions. fans aucun des terres contribuables pour le revenu Royal. le doublement . des profits des Colonies. Si par un nouveau & & & & & & & £ Royaume dans l'inflitution . La bonne culture fuppofe donc des avances fuffifantes pour l'exploid'ailleurs diverlès détation. les deux feptiémes du produit net fuppofoit . chargeoit le revenu net de 2 fols pour livre d'impôt hv. 000. L'acre de terre acres font eft les ° de l'arpent royal de France. ie en tems de paix. des revenus . un profit affiiré pour l'exploitant.000 me d'Angleterre . que l'Europe ? Il eft. par la liberté du commerce cadaftre Le arbitraire. le jeu éconotions fournies par les dépenfes. Ainfi les 50. en elles raporteroient au fifc environ 80 millions . En 1698 on s'occupa efficacement en Angleterre des grains. on en détail plus autre impôt . des Mais aufîï ces cinq conditions ont elles-mêmes des liaiions efConditions annecette de L'examen à la conditions. cet ouvrage . du rétabhflenistrés. L'état de profpérité que nous fiipfe trouve donc encore beaucoup au-deffous de la réalité de chargées. Mais d'autres exemples des richeMe^ lation en France même en difFérens tems rappelles dans la fuite de & & & . in ce retion de l'économie politique ne peut conferver ou augmenter venu . Mais fi à ce degré de profpérité en France. 000. ce qui étoient terres les cadaftre . de France. défectueufes de: qualités défedueufes penfes pourr l'amélioration des qualités & . par l'abolition de l'impofition perfonnelle le feul d'acres Royaupour des terres dont le continent eft 50. comme & & & & pofons . extérieur ment de l'agriculture. feront encore plus décilifs.000 du du territoire tiers le forme à peu-près 45 . dans une analyfe des richeffes de lure rapports entraîne tions agricoles. Cette taxe qui fournit au fifc 19. liaifon cheffes annuelles de la Nation. qu'à la faveur de ces mêmes conditions .RAPPORTS DES DÉPENSAS. ces opération mique de tous le tableau. d'EcorTe des Royaumes d'Irlande.elle pas celle des autres Potentats de un fait très-voifin de nous. 000 la culture . l'emploi des revenus calculée être va Cette d'après refforts. des terres 3 dé-. combien la puiffance du Souverain ne furpaileroit . parce qu'elles ont une avec toutes les rides rapports effentiels avec le revenu . Ainfi ce revenu y fept deniers pour de 190. celui de la Nation dont on vient de parler . donc démontré par calculé dans de revenu préfenté l'état dans rien nous n'exagérons en de l'état de la popule Tableau. fentielles proeïTentiels avec d'autres ries Na. abltradion faite des autres impofitions.000 liv. à environ de les réduit trouve aujourd'hui .rapports priété nécefTairement . Cet état de dans de d'étendue l'état profpérité préfenté il exifte dans les Empires bien admiprofpérité n'eit point imaginaire . progrès par livre du revenu net des propriétaires. des hommes.

doit être examiné relativement à fes dépenfes ou . en foufd'une traclion partie du produit net . III. qui circule annuellement leurs ne fondent a des Marchands efpérancçs pour qui pourquoi il v le fuccès de leur commerce . CHAPITRE VII. 123 le propriétaire. où la vente de la première main des productions du cru rend peu de revenu . du revenu . Ces deux cas font à envilager . qui pour le fuccès de ces dépenfes exige des connohTances que n'ont pas les Cultivateurs . Commerce & relativement au revenu.ENTRE ELLES. Du Commerce conjidérl relativement à fes dépenfes 4 aux revenus des biens -fonds. à des effais. On doit démêler relativement à fes frais . C'eft fucceflivement res. que fur la confommation des denrées . . des diverfes Ce font ces connohTances & tions qui peuvent en aflïirer la profpérité au moins cent pour cent de produit net. i°. le dis-je . &c celles qui fe payent par le ourevenu produit net qui revient aux propriétaires. à des expériences fuffifantes . celles à fes dépenfes qui fe font aux dépens des biens-fonds. d'autres plus cia r-voyans ne dirigent leurs vues. & nous en parlerons fouvent . & & . Les Cultivateurs n'ont pas oublié leur métier dans les pays où une riche agriculture eft foutenue par toutes les condifite. à une &C contraires pratique fi avantageufe dans toutes & §. ni les propriétaires qui ne font pas livrés à des recherches . «5* relativement Le Commerce . avant que d'en chercher d'extraordinaires connus aux fi afiurée. que la fagefle du gouvernement vient d'établir dans les Provinces du Royaume. ou bien en procurant des débouchés faciles . 2 pour difcerner les Confommateurs . & les objets géné- car raux fe préfentent fans cefle dans les détails fous différentes faces . & Il où la culture rapporte à parvenir faut penfer les Provinces du Royaume à ce point par les moyens maîtres de l'art . dans leurs entrepriïur l'abondance . qui doivent occuper les académies d'agriculture . Ô£ porte iùr les bons fonds en diminution des propriétaieffedif ceux dont la dépenfe eft payée par le revenu la dans Nation. car elles peuvent fe difpenfer d'étendre leurs études fur le technique de la culture même des terres. pour aflïirer la réufla dépenfes qu'exigent les différentes qualités des terres* celles de la fcience économique . ou la difette actuelle fes . dont la dépenfe . nous en avons parlé . Mais faites être doivent par plupart penfes . ici tout eft commerce . Quelle eft donc alors la véritable valeur de cette production dans le Royaume ? Une corde de bois apportée 3 uff d . que fur la circulation de l'argent . pour rechercher les moyens de diminuer les frais de ce commerce . & des denrées. dans le commerce intérieur .^ "f|[°"j r-veLîTIbrorbée P ar Ies dépends - . Une production Royaume ou d'une fe vend à différens prix en différens lieux d'un Province. en augmentant la confommation dans les Provinces. par la repartition des canaux qui diminuent les frais de traniport . revenus &C dépenfes .

fans la confondre cependant avec celles de cette même claffe qui font employées à l'exploitation même de la culture . fur taire peut la vendre 34 pied 34 fonds frais d'exploitation . le propriétaire en retire . ck au payement tranfport. de frais de tranfport . reproduction Cultivateur. puifqu'elle eft auffi réelle fatisfait que à la rétribution du prix du Voiturier ne dois pas celle Mais je dépenfe de la nourriture de (es chevaux. fouftraite par le Marchand pour la restitution de fes frais. de livres 0u commerce ru. parce qu'il n'y a point pour celles-ci de bien-fond fur lecuel elles puiffent porter directement immédiatement . car la rétribution de celui qui vend de la première main une marchandife de main-d'œuvre . puifqu'ilne l'a pas achetée plus chère que fi elle n'avoit coûté que 3 livres de frais de tranfport. fe vend également'40 liv. comme on le voit dans le revenu l'expoiition de l'ordre de la diftribution des dépenfes de ce revenu. mais étant au contraire prife immédiatement fur le produit même des biens-fonds . Cependant la corde de bois n'efl dans le dernier cas que dans le premier . ï2 4 de loin ou de près . s'il n'en venoit pas de loin. Ce genre de livres les 3 dépenfe payée pour le compte des dépenfes d&s reentrer dans donc ne doit pas dépenfe venus effectifs des propriétaires. qui font renfermées dans le où leur doit réftituer annuellement les reprifes du tableau. Si elle ne coûte que le proprié3 liv. pour s'en rendre compte dans les dépenfes d'ex^ . Or ce la . puifque pas d'un moindre prix fa valeur à Paris .3 liv. elle fournit à la dépenfe de 34 livres de frais de par à celle de 3 livres de frais d'exploitation . mais elle coûte liv. Elle ne fait pas non plus partie de leur revenu . Il payeroit même le bois plus cher à Paris . le propriétaire ne peut la de livres 3 tranfport vendre fur pied tout au plus que 3 liv. elle doit fe rapporter aux dépenfes de la claffe productive. "alffeTp".Paris & & & que 3 La valeur de la dépenfe du tranfport payé au propriétaire &à . Ces dépenfes du commerce rural doivent donc aufîî être diftinguées de celles du commerce des marchandifes de main-d'œuvre . fi elle étoit comprife dans l'ordre de la distribution de la dépenfe même du revenu qui paffe à cette claife . mais non pas une du revenu retranchées de livres 34 de fon revenu effectif. C'eït . à l'exclufion du revenu ou du produit net . puifqu'elle en eft. C'eil pourquoi cette forte de dépenfe pourroit fe rapporter à la claffe ftérile . & & payement effectif efl même fourni médiatement ou immédiatement par des propriétaires . Cette explication étoit nécef :dre pour connoître la totalité du produit des biens fonds. ce qui fait en total 40 livres. duît <ies biensfi de frais de liv.RAPPORTS DES DÉPENSES. On ne peut pas non plus la faire entrer dans le compte des dépenfes du revenu de celui qui acheté à Paris cette corde de bois. efl payée immédiatement par celui qui acheté cette marchandiie. de frais d'exploitation .- . livres de produit net. confondre avec le revenu du propriétaire cette valeur de 34 livres . û l'on veut qui n'eft pas prife fur les 3 du propriétaire. C'eft donc le fond du proau préjudice du produit net priétaire du bois qui fournit cette dépenfe ou revenu du propriétaire.

mais elles ne peuvent pas remplacer . c'eft en effet au moyen de l'argent circu- 6000 de dépenfes mais non pas 6000 liv. Ainfi les avances de la claiTe fté- une double dépenfe . 1000 Ce 3°. la diftribution des dépenfes de différens diftinguer d'avec les du des propriétaires. fuppofe un grand Royaume .2°. comme celles dont on vient de parler ci-devant . . qui font toutes mutuellement alTujetties à l'ordre de leur diftribution réciproque . facile pour affuqui a un commerce libre rer aux productions la plus grande valeur vénale polîible. comme on . Il faut toujours fe rappeller qu'il y a trois fortes de richelTes qui fe Q Les richelTes des avances annuelles delà dépenfent annuellement . & dans toutes les & & & & les richelTes d'exploitation . CHAPITRE VIL & 12.JC claiTe productive de zooo 1. à celles qui lui font annexées . celles-ci peuvent être remplacées . car ce rachat eft ce qui eft confommé . liv.ENTRE ELLES. Cette quantité de confommation nuelles que nous expofons ici . . telle qu'elle eft tracée dans le Tableau . revenu genres d'exploitation dépenfes &c des dépenfes de la rétribution des Agens de la claiTe productive . 6c où l'adminiftration éclairée fîdelle de l'œconomie politique . de dépenfes . & qui par cette raifon n'ont pas pu entrer dans l'arrangement du Tableau. claiTe avances delà ftérile celles des annuell. l'a dit n'exifte plus. réunit les & Conditions eftentielles à la profpérité d'un Etat. & les dépenfes iè h par laquelle on fous-entend une malTe de dépenfes annuelles de cinq ïenTodSn.5 opérations du gouvernement économique. parce qu'elles productions rapports fi effentiels avec la reproduction annuelle du revenu . i La rep f0fi. qui avec les 5 000 liv. puifque lant tion . où l'on s'eft borné aux dépenfes du revenu d'une Nation .. que l'augmentation ou le dépérifTement de ces différentes richelTes influent réciproquement fur les unes &c fur les autres. font paroître dans le Tableau 6000 liv. qui alTure la confervation de Tes ri- & chelTes d'exploitation . dont nous venons de parler . leurs dépenfes leurs reêtre connues ont doivent des ." milliards . revenu effectif. ploitation de la culture . celle des Agens de la clafTe ftérile . celles du produit net ou revenu de 2000 1. de confommaun . Il fembie les achats que Ton que les ventes & fait chez l'Etranger. P .es de 1. Nous ne comptons pas non plus les dépenfes de rachat des matières premières des avances de la clalîe ftérile . non compris quelques autres genres de dépenfes annuelles particulières . parce qu'il n'y a en effet que le revenu qui foit une richeffe difponible. Tout le refte a fon emploi dont on ne peut rien détourner fans caufer un dépérillement dans les richelTes annuellement renahTantes d'une Nation agricole. celle des matières qui s'y confomment annuellement celles du rachat de pareilles matières qui le de reproduction anremplacent. &c non en matières confommées . qui n'ont pas un rapport immédiat avec la production &c la dépenfe du Cependant . qui p° "ie^ dépeEt iMique ici une confommation annuelle de productions de 5000 liv. remplacement en matières confommables . dont le rile préfentent : & & territoire eft richement cultivé & .

Ainli ce fond primitif qui fait partie des 5000 liv. des iooohv. Mais on ne retrouve avances annuelles cette reproduction totale . voit point dans le tableau fuivre l'ordre des reverfemens récipreoues d'une clafTe à l'autre. Mais la dépenfe de ce fond portée à la claffe productive n'y eft pas ftérile . la reproduction du revenu y eft égale au revenu dépenfé. les achats fuppofant les ventes . Explication des rapports des dépenfes expojés dans le Tableau. de dépenfe de confommation . il pafle annuellement à la claile productive pour les achats des matières premières qui fe tirent de cette elaffe. de richefles qui renailTent annuellement . qui ne font au fond qu'un échange. de revenu. celle des avances annuelles de la dans point clafle ftérile . on peut faire abftradtion du commerce extérieur réciproque dans la fupputation des dépenfes calculées pour le produit annuel des richefîes de la Nation. en totalité. Elle en . Cependant ce fond n'eft pas anéanti par fa dépenfe . on voit eue 5060 la clafle liv. Il y eft retenu. &C penfe qui fe fait à la claffe font rendues annuellement à cette clafle par la diftribution qu'elles même des dépenfes annuelles du revenu. d'avances annuelles. la confufion qu'à raifon des ventes que l'on voit que dans l'ordre des dépenfes régulières d'une . car c'efi de ce fend de dépenfe même que naiftent annuellement les intérêts des avances de la claffe productive. C'eft pourquoi on ne le y paffe . que la terre reftitue de plus les avances annuelles de la culture qui ont été dépenfées auffi . contribue proportionnellement à la reproduction des 5000 liv. Il fuffit donc d'expofer en détail le produit annuel de ces richefles . De-là vient que l'on dit que confommation & revenu font jy nommes. de reproduction paye 2cqq Uv» productive. d'avances de la clafle ftérile. de r'chefes qui & & & & confomment annuellement. mais lorfque l'on fait attention qu'on ne peut faire d'achats l'on fait de fes productions . parce que ces avances ne Tenaillent point de leur déftérile qui en fournit le fond primitif. I V. des 2000 liv. c'eftà-dire. détaillée & des produits On voit au bas du Tableau crue . difparoît Nation . fuivant l'ordre de la diftribution de la dépenfe du revenu qui y eft tracée. parles achats par les retours récife & & clafle àl'autre proquesd'une reviennent annuellement à . des 2000 liv. Par la diilribution du revenu. §. car annuelles d'une Nation & tout doit être dépenfé pour pouvoir être reproduit. qui tontes enfenlle ferment les 5000 liv. qu'elle grat^'â encore le Cultivateur des intérêts au 10 pour cent du capital de fes de fes avances primitives. dis-jc. d'où renaifent les 5000 livres de reproduction. chefles .t RAPPORTS DES DÉPENSES *6 doivent jetter beaucoup de confufion dans la Supputation des dépenfes calculées fur la production annuelle de fes ri. pour pouvoir entrer enfuite dans le détail des dépenfes annuelles .

que confiffent les frais qui font renaître le revenu.000 liv. ce qui compofe le fond des 8000 liv. de productions que la claffe productive a fait naître . ainiî précédent. ce qui forme . Sec. ce revenu qui fe déen totapenfe dans l'année . de richeffes pécuniaires qui ont payé le revenu . Celles des propriétaires font de 2000 livres . qui eft deftinée à la réparation des avances primitives . qui fe reproduifent annuellement . qui font fa rétribution . retournent annuellement à la claffe & & née . claffe productive font naître cent pour cent de revenu . dont & & & & il s'agit. remplacées par 1 000 livres qu'elle emploie au raqu'elle fe reftitue par épargne . qu'il eff repréfenté dans le Tableau qui termine le chapitre . de dépenfes annuelles en confommations effectives . chat des matières premières qu'elle remplace fucceâivement ainli la maffe des richeffes qui circulent entre les deux claffes eff de 8000 1. de rétribution qui font dépenfées par les Agens de cette claffe . qui rentrent constamment dans la circulation pour les ventes les achats âes 5000 liv. C'efl dans cette dépenfe même de 2000 liv. de richeffes pécuniaires. au dédommagement des accidens auxquels les récoltes font expofées .ENTRE ELLES. Il d'avances de la claffe fférile. 1000 liv. de productions. fçavoir. Dans l'hypothèfe du tableau actuel où les avances de la. de richeffes pécuniaires ne fe confomment les pas & la circulation qu'elles reftent toujours dans payemens des achats & pour en eft de même des 1000 1. ce revenu renaît auffi en totalité par la reproduction de l'an- naiffent qui . à la différence de la claffe productive qui reçoit auffi 2000 liv. réferve . d'une claffe à l'aulité à la claffe fférile reviremens les réciproques par tre . paffe en totalité à la claiiè productive . 1000 liv. font doubles de celles des agens de la claffe fférile. d'avances dépenfées fur le propre fond de cette même claffe . pour ainli dire . qui fe reprennent &: qui reproductive. qui & & qui renaiffent .5000 liv. font rendues par la circulation des lui qui 2000 liv. qu'elle reçoit. par lefquelles elle entretient toujours le fond de ces avances annuelles . il n'y en a que . . CHAPITRE aux propriétaires VIL \i 7 & en dépenfe deux mille liv. reprenant chaque repayer dont elle ne dépenfe pour elle-même les 2000 liv. Ainfi les dépenfes des agens de la claffe productive . qui les dépenfe Ôc qui les fait renaître pour elle-même . en tout . en conferve 1000 liv. qu'elle dépenfe &c qu'elle fait renaître annuellement. continuellement . que fe le prêter fe le année annuellement à en le fur elle-même . pour l'intérêt de fes avances annuelles . 2. On voit auffi que 3000 liv. elle ne fait . circulent dans la claffe ftérile . fçavoir 5000 liv. parce que les 2000 liv. Mais de ces 8000 liv. s'achètent . d'avances qui font fournies par la claffe ftérile . dont 1000 livres font employées au rachat des matières premières qui remplacent celies qui s'y consomment annuellement . C'eft un fond que cette claffe remplace des ventes. 1000 liv. que 1000 liv. les 5000 liv. elle & & : .

Eftîmatîon . de §. quand il y a un dépériffement. les chemins . l'eroit égal au dépériffement des avances de la claffe fférile. qui rend ces avances infumTantes pour fatisfaire aux intérêts du fond des avances du Cultivateur. à porter la récolte du bled l'année fuivante. ou i % livres de notre monnoie actuelle. au point que le dépériffement de la reproduction de ces intérêts . il ait . l'une en bled . pour être préparée pendant l'année par les. une autre en grains de Mars . Ainfi. Ainfi le produit annuel de l'emploi d'une charrue feroit environ 6490 liv. &c. qui fucceffrvement font enfemencées . e'eft 120 arpens pour l'emploi de chaque charrue . en argent. c'eit-à-dire . la valeur vénale des ° grains _ i» t> r elt dans toutes les Provinces du Royaume iur le pied du prix courant en t r e les Nations commerçantes . Or. le produit total de l'arpent eft de 1 1 7 liv. 45 liv. en argent le produit de la récolte du bled par arpent. lefquels fe partagent en trois parties égales chacune de 40 arpens . ces intérêts font refournis aux dépens du revenu. font renaître à qui cette claiTe les intérêts des avances du Cultivateur enforte que fi . ou d'exploitation des biens-fonds. Pour effimer . chaque arpent de terre. &C engrais . r (\ ma. les étangs . Rapports des dépenjïs La plus grande partie le travail de la & des produits de la culture des grains. comme celui du Royaume de France. on fous-entend que. les vignes . V. les bois . comme il elt d ordinaire en pareil cas. & rivières . Sur ce pied. payés par les liv. eu produit de la culture des grains .RAPPORTS DES DÉPENSES nS Il iooo faut toujours le rappeller que ce font les achats. Ainfi. environ . les terres les habitations. Dans un territoire de 120 ou 130 millions d'arpens de cent perches quarrées . d'avances ftériles à la claffe productive . les labours. Nous avons obfervé que 60 millions d'arpens de terre peuvent être exploités par 500 mille charrues de grande culture. ce dépériffement influeroit fur la reproduction des intérêts des avances la claffe productive . il y a environ 60 millions d'arle reffe comprend pens qui peuvent être cultivés par la charrue . par d'autres genres de culture charrue. ' i • i 1 1 i • du marc d'argent . la perche de 22 pieds . Mais nous avons eftimé tout le bled fur le pied du prix du froment. la troifiéme reffe en jachère ou en repos . abftraction faite de celui des beftiaux an- nexés à cette culture » & térieur d'exportation d'importation . dans la conduite de l'adminiftration économiquelque dérangement que caufoit du dépériffement dans les avances de la claffe ftérile . is im 240 livres pelant elt .' du fort au foible. eue le prix du feptier de bled de . par la liberté du commerce exl'autre . rapportant du fort au foible fix feptiers demi de bled . & & année d'anrès la récolte des crains de Mars. La récolte des grains de Mars peut être effimée environ aux | de celle du bled . les prés. dixme comprife . les ingrates . du produit annuel du territoire s'obtient par & l'autre partie. en fuppofant que le tiers & dans l'état Horiffant oii nous fuppofons l'agriculture du Royaume y ..

il faut encore défalquer la femence pour l'enfemencement des grains de Mars. au moins auffi confidérable que celui des beftiaux de profit de la partie aratoire. Ainfi . autres chevaux . prochain du bled le produit annuel total de l'emploi d'une charrue eft environ 5500 1. outre les troupeaux animaux de pâture que l'on élevé . la en mines. 000 . 000. & de a pas autant d'hommes paroît auffi qu'il n'y à gouverner ces beftiaux de pâturage pés à garder landes^ & & lieux deferts autres un peu vaftes . Se former tous enfemble un produit total d'environ 6 . porcs . Cet acceflbire à la charrue . vaches Ainfi le produit des befla boucherie. 000. car les dépenfes duit au profit de l'exploitation des animaux de labour ck les gages la nourriture font l'abforbent . t • • 1 iera rapporte ici • que pour mémoire . les moutons . du fort au foible. ci. r • I o 11 volailles 1'' £> &c. qui & & fervantes qui gouvernent les troupeaux &c nourritures des bergers la baffe cour. Elle fournit le pâturage des profit . &c. exigent parce que les un moindre beftiaux. vaches . feavoir . La partie champêtre en grande partie livrée aux beftiaux de les vaches. les étangs . en compartie les mêmes frais qui abforbent totalement ces produits penfation avec à te décharge des autres genres de pro^ d'autre 4e part . des animaux de travail de cette la de ck dépenfe pour la" nourriture de ceux de la le afin produit de ces beftiaux que partie champêtre . le produit total des mille charrues 000. parce qu'il fera abforbé par des dépenfes qui le dérobent entièrement au produit net ou revenu. bœufs . c'eft celui des beftiaux de profit . Les produits de l'autre partie qu'on peut appeller champêtre . Cependant garde de ces ce produit en compenfation avec les frais des gages des perfonnes qui y font employées . 3 . Ce produit ne . qu'à la réferve des vignes . Mais il femble qu'il n'y a pas autant d'animaux de travail dans celle . coureurs. 000. . fe trouvent. pêche Ces différens produits peuvent égaler à-peu-près celui de la partie aratoire . toute déduction faite . les 000.ENTRE ELLES. parce diverfifîée . fe de ceux qui vendent pour tiaux doit être dans cette partie champêtre . il y a peu de qu'elle eft fort culture de labourage. 750. CHAPITRE n VII. les & autres pâturages de. les landes carrières. 000. mais ç'eii nombre de pâtres nous mettrons de de la nourriture pour la même & & & R Produit des beftiaux des La. bœufs . aratoire pris enfemble . les herbages . "un qui ne vaut y cependant quart que les deux tiers du prix du froment. 9 de la récolte du bled en feigle. Cependant il ne laiïîe pas d'être un prode la population . feront réduites à 6120 liv. 2. les 6490 liv. les montagnes les rivières. peut être eftimé 3450. les prés . Ce produit de 450 millions joint à celui de 2 milliards 750 millions & forment le produit total de la partie aratoire. confidéré féparément . r . mêmes femmes occu. 000. 000 . . 200. 500 ait & & Il y a un autre produit annexé à cette partie aratoire .là que eft & & & dans II celle-ci. mer. Tels font les bois . tk. fer ts les vergers .

avant que de faire l'application des calculs a&uels au tableau économique. elle fe trouve à-peu-près. font pour le propriétaire .RAPPORTS DES DÉPENSES. Les 5 milliards de produit qui figurent dans le Tableau . C'eft par» chaque pourquoi ties qui fournillent le revenu. pour l'impôt . pour le propriétaire. une valeur & vénale qui les fait entrer . produit envifagée au général du fort au foible . des rapports de productions avec les frais net ou revenu . ck 27 liv. pour la dixme . dans la & & & & proportion où nous l'avons évaluée. pour environ 900 millions. dont il y a 10 liv. pour la dixme . 10 f. &: parce qu'elle fe levé à raifon du produit total. n'y font pas bornés aux fimples rapports de compenfation entre les productions &C les frais . des rapports avec les dépenfes des productions . dont I e Fermier retire pour la rétribution de fes avances annuelles 2142 liv. quoiqu'ils pas compte pour ne font pas moins des productions qui fervent à la nourriture des hommes &C à d'autres ufages pour leurs befoins . qu'elle eft au double au triple dans les terres. fur ce pied chaque arpent de terre eft réputé produire annuellement l'un dans l'autre 45 liv. dans la maffe des fix milliards de richefîes annuelles de la Nation . . &: frais du revenu . 2 liv. dans le détail . La dixme eft déterminée ici dans un point de vue général. fes & des produits de la culture de« Prainc grains. des rapports avec les avances la production des avances 6c du revenu . par la part de la rétribution retirent de ces frais pour leur fubfiftance. L e produit annuel de l'emploi d'une charrue a été efKmé à 5500 liv. eu égard aux genres de biens qui en font exempts . car ils y préfentent un ordre de rapports beaucoup plus le produit compofés . dont le produit des récoltes ne rend guéres plus que les frais de la culture . qui n'eft pas toujours à beaucoup près dans une même proportion avec le produit net . à l'égard du produit net . parce qu'elle n'eft pas fixée par-tout au même taux. Il eft certain hommes que que ces produits ne peuvent d'ailleurs fournir aucun produit net ou de la popurevenu qui ne fût pris au détriment de ces productions n'entrent ce mais en le revenu lation . 5 liv. pour les intérêts de fes avances annuelles primitives 1 1216 liv. des les revenus . pour l'impôt. des rapports avec la diftribution annuelle de ces richeffes . enforte qu'elle excède de beaucoup le feptiéme du produit net dans les terres de médiocre qualité . &c à l'irrégularité du taux auquel elle fe levé fur les terres qui en font chargées . Dans le détail des reprifes du Fermier . nous n'avons parlé que de . ce qui donne au produit que l'on retire de ces animaux compris tous enfemble . la rétribution des hommes de il faut voir le total des différentes claffe. ' & 1*11 & feptiémes ou 1224 liv. Car. cette redevance eft très-irréguliere . dont les 4 & & & & Détails desrap. i 3o duits & les à l'avantage de la population . en total 3358 liv. 10 f. les deux feptiémes ou 612 liv. refte pour le revenu 2142 liv. un feptiéme ou 306 liv. . pour les reprifes du Fermier. où cette redevance fe levé au treizième du étant Mais total.

000 fermes de 2 charrues chacune. Bourlier . 000 Fermiers ou Laboureurs dans un Royaume de l'étendue dans le degré de profpérité oîi nous le la On évaluer fuppofons. Valets de cour . fçavoir . parce que cette rétribution fe trouve confondue dans le produit des befdans les dépenfes de fes avances annuelles tiaux de profit . à la claffe productive. Batteurs en grange . aux travaux aux rifques de fon entreprife . 792 . un Maître . par 500 liv. 000 chefs de famille partagés à 250. 771 . 000. en avoine . 000 de chefs & de famille employés à la culture de la charrue. fait 1 . 792.ENTRE ELLES. à la moitié de leur rétribution qui eft de 1 200 liv. 000 Fermiers. divifés 000 771 . 1 8 1 6 liv le de 3 9 5 8 liv. 000 refte . . payent la rétribution de 1 . rétribution des Chartiers ôc autres Ouvriers occupés aux travaux de cette culture . Il ne doit pas dépenfer annuellement toute cette fomme de 18 16 liv. Moiffonneurs . CHAPITRE VII. 000. 000 perfonnes. 131 annuelles fes avances des intérêts de . c'eft: 7. 000 liv. qui. Chartiers . 3 00. dont il y a . 000 . n'y feront point compris. la dépenfe des avances annuelles pour la cette moitié fténle. qui pris les uns avec les autres . 792 . 000 1. Les fermes exploitées par les Laboureurs Propriétaires ou Fermiers . gagnées fur le total des avances annuelles de 1 . 300 . des 250 . à la claffe productive 000 liv. joints avec les 250. &: pour pourvoir à l'établiffement de (es enfans. 000 chefs de famille. 500 . parce qu'il a bcfoin de & la & & & & : & fe ménager une réferve pour les accidens auxquels fes récoltes fes beftiaux font expofés. 168. ï . mais il peut faire valoir ck accroître cette réferve . ce dédommagement de la rétribution à fon emploi perfonnel. Charron. Maréchal . à quatre perfonnespar famille . c'eft. 000 liv. 000. 000 liv. fans avoir rien reproduction dit encore de la rétribution due aux foins . 1. 071 . font fa rétribution . fur le pied de 600 liv. dont ils dépenfent moitié à la claffe productive. de fes chevaux de labour . 000. l'autre moitié à la claffe ftérile. lui due alloué fera pour dépenfe enforte que fes reprifes en total pour l'emploi d'une charrue . équivalent fix Ouvriers continuels. lefquels dépenfent la moitié du total de leur & & : rétribution de eft Il 150. pour (es intérêts refte eft reftitution de fes avances annuelles. à 600 livres chacun . pour l'entreprife de l'exploitation de deux charrues C'eft en total . peuvent être eftimées du fort au foible à deux charrues. qui entreroient en compte dans la dépenfe de fes avances annuelles . 000 chefs de famille. Ainfielle revient au profit du Laboureur fur la dépenfe de {qs avances . 000 . Sur ce pied il n'y auroit qu'environ 250. qui lui rend les frais de la nourriture . en la faifant profiter dans fon entreprife d'agriculture. c'eftà-dire . 000 Fermiers. c'eft 7 chefs de famille par ferme . dépenfe qu'ils font pour leur fubfiftancç peut celle de leur famille . 385 . fix Ouvriers . de . pour la rétribution de chaque homme chef de famille . 542 . Journalier . l'autre moitié fe dépenfe à la claffe . Cette déduftion de frais d'exploitation .

12 16 liv. L'autre moitié des vignes . Domeftiques . où les Fermiers foutiennent une riche culture . coo . 1. leur rapporte . poo. liv.000. 1 07 1 . A Ç Maîtres ou Fermiers \ Ouvriers & Domeftiques. petites entreprifes d'exploitation. .000. Population.000. X3i refîbuvienne toujours que nous fuppofons un Royaume Qu'on ck ridelle administration fait fleurir . 300. ce feroit.071. 50. 168.541. où la Nation eil bonne qu'une dans l'aifance. - " ' ' 7. dont ils retirent au moins . où les denrées font à un prix avantageux . Intérêts de leurs avances. ce feroit . V. 000. 608 . j e r> cntre p r ife or. qui étant . exécutée par des Vigneronsla • & & & ..000 Fermiers à 600 771 .142 liv.000. perfonnesà .000. Total. 000.750. dis -je . d'avances. 1.RAPPORTS DES DÉPENSES. à iooliv* en 1 feroient total pour chaque arpent . que «fc u culture des de gros propriétaires de vignes qui profitent du bénéfice de la régie ignés.000.000» par charrue.. par charrue.000.000 250. l'intérêt que les 150.. où cette partie étant mife en toute valeur par l'aifance de la Nation . dans un Royaume comme la France . par charrue . 000 liv.fs de famille.000. du fort au foible . .000. environ 1 500 mille arpens fous la régie de propriétaires exploitans . un intéavec confufément quoique rêt au denier 10. Il faut donc évaluer.5 . . en fuppofant la moitié des vignes dont l'exploitation efl payée ou régie parles Maîtres ou Propriétaires. 000 . Il y a cependant Es&deVproE$ Entrepreneurs d'exploitation. fait des dépenfes ' & des produits des autres parties de l'agriculture. Détails & rap- La partie champêtre ne paroît pas comprendre autant de Maîtres on partie aratoire. le nombre de ces exploitans feroit de 150.000. leurs avances annuelles. chargés chacun de l'exploitation de dix arpens . compris l'impôt 6k Total des avances annuelles Total de la rétribution Total de la rétribution ce qui la fait 17 liv. liv.000. quatre perfonnes par famille §. 10 fols par arpent . à 1 5 millions. Frappons . fans quoi ils préféreroient d'engager leur bien à rente aux Vignerons . dixme. qui donne au moins cent de produit net ou revenu pour cent d'avances annuelles en frais. fe R ÉS U L TA T S des calculs particuliers aux parties déduites ci-dejfus» Produit total 2. plutôt que de fe charger des dépenfes d'une exploitation fi difpendieufe dont ils ne retireroient aucun bénéfice.000. en total. Produit net .541.000. la liberté l'immunité du com^ merce intérieur ck extérieur.2. des Domeftiques ck Ouvriers de 250. Chefs .7 1.000. 250. réduites en de lus. le produit total .

Ainfi 15 millions . plus des trois quarts de l'emploi des avances annuelles que demande cette culture. par un commerce fort aftif . font 30 millions outre la rétribution fournie par les avances annuelles de 300 millions. du revenu des propriétaires . les frais y font peu confidérables. & & & & & & Résultats des calculs particuliers à la partie des Fignes* Produit total 630.ENTRE ELLES. avec les 15 millions pour les propriétaires entrepreneurs .000. eft pour la rétribution due à ce travail. de la confommation exefl & térieur des vins. 000 chefs de famille à 500 liv. Il eft occupé d'ailleurs pendant les autres mois à d'autres travaux.000. Mais un tel produit net n'eft pas connu dans les pays où il eït aliéné pour l'impôt. . au détriment de l'impôt . Ce qui qu'il y a 900 mille hommes qui travaillent à la culture des fuppofe vignes pendant fix mois de l'année. Mais nous parlons d'un grand Royaume fort peuplé . où les Vignerons feroient en état d'attendre les tems favorables la vente & & de leurs vins & où pour des confommations les immunités ^l'augmentation des droits d'impôt deftruûif le de la vente de augmenteroient prix la première main.000.. des Ouvriers 225. 300. pour la récolte pour les tonneaux. chacun par an. Cette rétribution étant d'environ 225 millions . le débit. où. &cc.. Produit net 300. payeroit le falaire de 450. pour la dixme. .000. 000. indépendamment de la rétribution due à leur travail. où l'aifance ck le profit animeroient par -tout l'agriculture. au moins le cent pour cent des avances. Il frais y^a & parce que dans les pays où les denrées font en non. procureraient les avances néceffaires pour obtenir le meilleur le plus grand produit poffible. à la récolte pendant les moiffons . - 450.000. Population. En effet . . & de démontrer que dans un tel total des produit vignes pourroit être au moins de le Cependant il eit aifé 630. doit Ici le produit net pour les propriétaires . font au moins de 100 liv..000* 1*800. Chefs de famille ~ . les denrées feroient par tout à haut prix . où les vignes font en arbriffeaux fort négligées .000.. A quatre perfonnes par famille . ce travail n'occupe chaque homme qu'environ fix mois de l'année. . CHAPITRE VII. .000.000. pour la culture. des Provinces où Ton feroit étonné d'entendre dire que les d'exploitation d'un arpent de vigne.valeur. 000.000. qui. . à l'exploitation des bois à divers autres travaux pendant l'hiver. . Avances annuelles en Total du falaire falaires & autres frais . Intérêts des avances 30. Royaume .33 leur rapporter le même intérêt . pour l'impôt .. perfonaes. pour leur compte .099. La culture des vignes fe fait par le travail des hommes .000. de la culture de ce du commerce intérieur genre de bien ..

Produit net 300.000. deferts ..000. l'exploitation des bois occupe travail de la culture des vignes hommes à -peu -près autant environ 900 mille n'y font employés .000. . Chefs de r i< famille. ce fond annuelles pour l'exploitation comme dans tout commerce qui a à chacun d'avances doit rapporter . peut être évalue . Tous ces Entrepreneurs ruraux peuvent être ramenés . du fort au foible . 000 liv. qui fe réduifent à 450 mille.3 j 3 OOO' . d'avances & rr ^ tat fe pro fpérité tel bien peuplé dans toutes • • i que les • 1 / i » & & le payement des propriétaires . 800. comme il efl déjà déterminé dans le livre de la Théorie de Cimpôt. 28 . les entrepreneurs de preneurs de mines . 88.000. 60. dans un Provinces . charrois . C'eft 2500 de plus 1200 liv.. Ainfi auffi RÉSULTAT des Calculs particuliers à la partie des bois. C'eft gie liv. dont l'adminiftration étant exercée par 24 mille Entrepreneurs qui y mettent chacun 25 . &c pour les intérêts de leurs avances & & annuelles.. 000. 000.....000.. dans un Royaume la France.000. de l'entreprife. perfonjies» . Rétribution des a4000 Entrepreneurs à Intérêts à 10 pour cent de les fonds font de 2yooo liv. 225.i Autre partie «l'agriculture. 24000 Entrepreneurs. ceux qui font propriétaires de gros capitaux de beftiaux dans les herbages . à l'état des Fermiers pour leur rétribution... leur rétribution tites journées. ") ? 474 450. Le revenu des bois.300.000. 8000. 300. & & Entrepreneurs. pour la rétribution due au travail de la réen total pour les 24000 enfemble 3700 liv. 000 1. de carrières . chacun. montagnes . des deniers avancés exige au moins une le retour &c où des rifques année. par r a tr m confequent la conlommation ailureroit le débit ..000.. 3 RAPPORTS DES DÉPENSES 4 Ilya encore dans la partie champêtre diverfes fortes de Maîtres ou font ceux qui achètent 6c font exploiter les bois . un intérêt de 10 pour cent. parce qu'ils l'année .. mais c'eft dans le tems des pequ'environ fix mois de en total feroit 225 . dont chacun . doit rapporter. les Entrede pêches .000.. Ç Entrepreneurs S r\ £ Ouvners A quatre perfonnes par familles 24000.. enautant pour les dépenfes d'exploitation viron à 300 millions qui font enfemble 600 millions.800. commerce intérieur des denrées du crû . .^6 3 ÇQQ... dis-je . Tels du commerce des animaux ceux qui fe chargent en gros des engrais de boucherie . & Détail rapports des dépériles oc des produits des bois. Avances annuelles Rétributions des Ouvriers . 000 Le travail de d'hommes que le livres. &c. Produit total 688. Entrepreneurs... pâturages . où . 1 200 1. « Population.

. entr'autres. .000. Produit net 338.. 3 perfonnes par famille 496. non -feulement parce qu'elles y font peu confidérables . & rale. comme dans toute autre entreprife rude leurs avances à 10 pour cent. Mais on remarquera d'exploitation où tout . 20 .000. . Ces deux parties .. -. 250. l'intérêt RESULTAT des Produit total Calculs particuliers relatifs à la partie des Prairies* .. Toutes ces fortes d exploitations qui pourroient dont les dépenfes enfemble produire ?oo millions . de leurs avances 24. des mines . .000.000. r qui y font employés. fur-tout par les Ouemployés vriers de la partie aratoire. 000 Ouvriers chefs ^ -. mais encore Détails &t&p des d ép e n * or parce que m . qui . (Chefs da famille. . j? exécuté en grande partie par les hommes dans les autres genres d'entreprifes . qu'il y a dans la partie champêtre d'autres fortes le produit eft prefque entièrement abforbé par mer.000. . CHAPITRE VII. itf L'exploitation des prairies exige fort peu de dépenfes.000.». Ç Entrepreneurs ou Fermiers £ A quatre Ouvriers 24. ai l'autre prefque toute en dépenfe . 7 - - - 100. dans l'état de profpérité d'un Royaume comme la France . 14. des carne rendent ° euéres que la rétribution des hommes Autres parties \. 1 .. Intérêts Population.. dont l'une . Rétribution de Ouvriers Rétribution des Fermiers 50. ce prifes . La partie des prairies fembleroit donc exiger une exception relativement à l'ordre général des rapports entre les avances annuelles & le produit net.ENTRE ELLES. s'entreles dépenfes rières . Avances annuelles . ne rendraient pas 80 millions de ^'exploitation 1 ont a-peu-pres .000.. • l'A .000.. 000 Maîtres qui en tirent 400 . peu de produit nêî .. . . . Nous nous bornerons donc à expofer le produit net de ce genre de bien . • « P / / • . je veux dire les prairies . . 1 r-r-. peut être éva- ce genre d'exploitation eft des & j? * prajX & lué à 250 millions > ce qui demande 50 millions pour les frais d'exploitation . ils . eft prefque toute en produit net .. la moitié des prairies étant tenue par des Fermiers .000.. {.000.000. 000. Cette entreprife demande 24000 En- trepreneurs doivent avoir . qui fournit 50 millions de rétributions pour les hommes.• a^ « j 20 millions d intérêt oc de rétribution. r net..000. celui de la pêche en & d'autres qui r * . leur rétribution.000. dont les fonds font chacun de 10000 liv.. Cependant il peut y avoir à-peu-près la moitié des prairies qui ne font pas comprifes dans les autres entredont les frais peuvent être évalués à 50 millions .400.. . Mais elles font vivre par leur produit même au moins égaies au produir produit & ï™ donn ç n t de famille . 50. perfonnes» . ... ou revenu..

000.. 000- 1. 200. ce qui partage le dont il reviendroit à chacun .000. 20 000 .••*• & aux produits 900. . lions que retireroient les fort au foible. evenu> ou & gouvernement n ll employées garde J Le orodiût total des deux parties enfemble eft de 900 ? { des animaux de dont il y en a 600 millions pour la dépenfe .000. 000. & y . .. entre général des rapports . LAT . 215.. 300.cour. . de la partie Nous avons évalué le produit des beftiaux de profit la de de des befliaux partie araprofit champêtre . Avances annuelles .près à l'ordre compenfent en quelque forte. . . qui ne peut . abforbèpar les 9 oq . animaux de travail des différens genres d'exDepenfes des 600 000 000. pour la rétribution des perionde ces befliaux. . fur le pied de celui avec de millions 450 milproduit compenfé toire c'eft-à-dire . perfonnes.^ & ^ ^^ . peut être évalue de primitives des beftiaux de profit o millions Les annuelles a avances les au moins à 2 milliards .de cette au £JÊ£3Ï& produit ne t .680. font réunis articles deux ces de 215 millions intérêts à 10 pour cent c eft 11 5 milAinfi annuelles. le RÉSULTAT produit net & des Calculs particuliers a ces dernières parties. & champêtre. le revenu . 000. des Biens . tation de la claffe productive.000.. millions à l'autre partie zoo pour la retribut avaii amnex é s à l'une .000.000/ être pris icifurie produit total . . à 450 r S à travail de animaux l'exploitation e ndes employés la dépenfe fons pour pomdes d?P r îes&desprodmts tie cn ampêtre . 000 . Re'su LT AT Produit total des Calculs particuliers aux depenfes des Befliaux.. du de 215 mille Maîtres pour la partie total de ces intérêts fur le pied à la * £« T Sons te des produits & . „ 4^0.. depenfes d exploi- les Ouvriers A quatre perfonnes par famille .. \ 40©.000. Ces 9 oo millions de produit total font abforbés par les frais fuiv ans. Le capital des avances tribution de 800 mille fervantes la partie champêtre .000. j (-Entrepreneurs Famille.000.000..000. ON. pour la rétribution des bergers & fervantes 300 ..& _ pQur ^ r£ de baffe . .. d'intérêts pour les avances primitives Maîtres ou les Propriétaires de ces beftiaux . Produit net Rétribution des Ouvriers Intérêts de leurs avances à 10 P Chefs de pour cent O P U 1 200. ^ ^^ ^ ^ ^ ^. Produit total Avances annuelles 80. . 1000 1.000. qui produifent ploitations des Maîtres de la partie champêtre » Intérêts * Ce dernier article...000. .F. . l 20.000..000. .APPORTS DES DÉPENSES n6 ce qui revient à -peu.

000. font ne point comprifes dans le Tableau qui repréfente préfentement . elles ne peuvent entrer dans le Tableau de la diilribution fuffit de les évaluer de les la reproduction des revenus .000. . .000..000.000. eft au moins de 760 millions . qui eït. ) . ) > 400.. fouitrait au revenu ou au dépenfe des charrois du commerce intérieur des produit net pour denrées du crû. d'exploitation qui ne s'exécute pas par $00 millions de frais.000. . CHAPITRE VII. * .." retrouventfur le profit du travail des animaux la charrue. mais qui ne donnent pas de revenu. pour comajouter ici à la mafîe générale de la fupputation détaillée &: générale des rapports des produits $C pléter les bertiaux & & & des dépenfes. —760. .ENTRE ELLES..' *? du revenu..000. qu'il la reproduction annuelle . . . famille.••.000.000.. Chefs de rural» & de . dont 300 millions font dépenfés pour la nourriture des chevaux de voiture ou de charge .000 Entrepreneurs à 1200 Intérêts 100. 1 \ tt . 137 *POPULATION. ayant chacun 2400 liv. 3 „ Bergers (_ A quatre perfonnes par famille Servantes de baffe -cour . . fe ployês aux parties .. . Rétribution de 100. — wmmm i i i p "\ 200..000.440. C Rétribution des Voituriers ^"furTe produit des' biensà l e lu" nds & il .' 240.000. qui. Population.. où il peut y avoir cent mille Maîtres ou Entrepreneurs .000. 100. . 800. j productive. liv.000.000. pour les intérêts à 10 pour cent 1200 1. • • < I I 2. parce que ne donnant pas de revepar de nu . 1. .000 perfonnes..000.000. i> 100 millions pour la rétribution des nommes employés a 1 exploitation de ce commerce.. de leurs avances à 10 pour cent. .. & autres Ou- V. ' • 3»*4°>° 00 perfonnes. de'per». des dépenfes ck de la reproduction du revenu la de distribution l'ordre la dépenfe même du revenu. ont en total 360 millions. < 300. 120. R e's U LT AT des Calculs particuliers au commerce r Dépenfes des animaux de charge Avances charrois annuelles. (e la eut".. ( Maîtres Chefs de l famille. oIO. je veux dire Le produit de la clafle Etat des ^ . de rétribution . / 1 î? lion • 1 & & les frais du commerce rural dont il s'agit de profit. chacun r Entrepreneurs S Voituriers .OOO. 210. • vriers A quatre perfonnes par famille * . .200. \ 1 1 . de leurs avances Ces dernières parties de la claffe productive qui coopèrent à la production du revenu .300.tr .003. . . . Tôt al des frais de commerce intérieur des denrées du crû.

80.000. r Charrue.800. { 250. ...000. * .000. 300. . Vignes. '11.000. Entrepreneurs.000. 1. .000..i 3 RAPPORTS DES DÉPENSES 8 RESULTATS généraux de s Calculs > \ Retenus ou produitnet.000.000.000. Rétribution des Domeftiques & / "\ Ouvriers. 300.000. . » Prés.000.000...071.. } les. 400.000.000... ) 14. étant décuplés. ' .000. Prés . .200.000. Total *Ces 1.. Mines ... défignent .. . 2. 197. Charrue. Vignes.000. Intérêt des avan- 50.. de .000. &c . 1. .5)70. 000..000.000. 20...000.. 000. ances cesannuelannuel- p^.::..000. J & \ Bois. • 225.000. I ..000. . Prés. &c .000. 300.000. Bois.000. Ti r L<~ . . ' '.. ..000.197.001.000.000.000.000. .000.000.000. 200. g oisc / { 300. Total ç . ...000..000. .. ] > Prés. .000. . .000* . . ? j C Commerce rural 120.. Charrue.000.000.000. 28. .000.000. . . Vignes.. 300.. Total Charrue. »»«»» T . Bois 225.000. _ / des rapports de dêpenfes avec les produits.000.000. Total Rétribution des ... 1.717. . .000. .. . . . 50...000.. {_ Beiiiaux etc.000.000.000.000. i .000. . 000. ~.000. rural ». .. 240. J Mines 608.000. &c . 463.071.000. 1 • ~. Carrières. 60. . Carrières . Total Charrue.. .921. 500. 200.000. ..' 30. Mines... ' Carrières ..000. un fonds 1... 215. 771. Vignes. 1.000.000. [ r^ o • Mines. » . Bois.. annuelles primitives.. Beftiaux de la partie champêtre Commerce n „„ * 4 .000.. . total d'avances . Carrières.

885. Carrières Beftiaux de profit Commerce rural &c .000. J 20. . coo.508..\ V. (4) Les 500 livres ~. . 688. Gagiftes inférieurs ou Artifansà 500 A quatre perfonnes par famille . ou Entrepreneurs Total.. Quatre perfonnes par famille Servantes ( & . 1.000. (a). 800.000. coo. .: de la reproduction annuelle eft de qui eft de deux milliards Les Ouvriers. dlpenfes.367. . Chefs de famille de la claffe Ç pro-< «Ju&ive.. . du fort au foible^ pour. . - .ENTRE ELLES. tant de la claffe productive que de la claffe ftcriie .000.400. Entrepreneurs. .. fuppofé chef de famille font évaluées . . Mais le tout évalué . en achette pour & Domeftiques 1 .ee genre de rétribution dans un Royaume où les productions ont un bon prix. Domeftiques (Ouvriers. .000. de la population. du fort au foible. .900.000. de rétribution pour chaque Ouvrier . relativement aux différens ordres ÔC relativement aux befoins pour la iubfiftance . chacun ..000. 1. . . T otal des perfonnes V Gagiftes fupérieurs Chefs de famille) de la claffe fté..000. 000. . .000. CHAPITRE ToTA L VII. Mines. Vignes.000. 630.400.000.200. du fort Total . aux différens talens (la mifere exclue) ne doit pas être me fus de 500 1.000. . . du fort au foible .000.000. .. 6. 139 de la reproduction annuelle.000. Le revenu I77 000# ( .000. 6. & des ..000. chacun .708. 29.. . 3..367. .. 21. 760.000.800. Colons 800 000. Total Total Propriétaires. car la rétribution eft fort inégale entre les différentes eipéces d'ouvriers de demeftiques.' Charrue.000. 900. 508. . . -v 635. '.. 8..542. & & S i j ... Produit total. . . 2. 300.000. à 2000 liv. 338.:. .000. pour tous genres de dumeftiques <Sr ouvriers . 300. des perfonnes des deux claffes Co MPE N S ATI ON La reproduction 21.100.200. .000.750.000.000.000. . «^ Prés.000. .000. 2. au foible . . Bois. : : 1 . 1 .000.

3 . Pour ne pas laifler dans le fimple état d'hypothèfe les détails dans nous fommes entrés .000. ^ Pour la iubhitance 718.000 livres. avances de fes ouvrages (Pour \ & du cora- merce d'exportation. par une forte culture. Les animaux que l'on nourrit les *e en acnette. par l'étendue Se les qualités du territoire . » . La récolte en bled. .000* mife en en confomment . lefquelles parties font confidérées comme la tivement enfemencées . 900. rapporter . productions annuelles . ou 945 millions. celle des grains de Mars aulfi de 60 millions de leptiers on double le feptier des grains de Mars pour le rendre équivalant à un lité. nous la fuppo» fons pour nous tenir au plus bas dans notre fupputation.200. troifieme en jachère ou en repos .500. qu'il y viron 30 millions d'arpens qui donnent du produit. ou l'Agriculture eft réellement parvenue à ce haut degré de où l'on peut évaluer par le prix des grains par l'état profpérité .890.600. emploi ou en depenles ) . .. dixme comprife . l'autre en grains de Mars .000. fuivant i'eftimation ci-defïus. & : & celle des grains de Mars feptier de bled. 598.500... 598. où les avances . Ainfi .oyaume.533. nous pouvons prendre pour exemple un R. To t al de la dépenfe des . .000. qui .667. 6. l'étendue ena on eftime territoire de l'Angleterre proprement dite . Les 30 arpens font fuppofés divialternafés en trois parties .000. étant fuppofécs d'une moyenne fertifixe à & peuvent. Tune en bled . fix iéptiers de bled .. . conformément à l'état de la culture de ce Pays .RAPPORTS 140 DES DÉPENSES.000. 1..437. de la culture. Pour leur nourriture Pour Les Fermiers ou Entrepre-^ J p our ueurj..-) . femence prélevée. à caufe du bon prix des productions . Ces terres . rendent 1 50 pour £. ou 45 millions d'arpens. Nous fçavons qu'en Angleterre la récolte des grains n'eft pas ? à . celle-ci n'y a pas lieu . Nous choififtbns l'Angleterre parce que de riches Laboureurs . la récolte de bled formeroient 90 millions de feptiers. (2. 231. font en produit net ou revenu . du 50 millions d'acres. du fort au foible .600. les richefies lefquels & . dont moitié. parce qu'on a par y tous les autres élémens néceflaires pour évaluer les produits de fa culture» qu'il produit le territoire annuellement RETENUS On : & eft cultivé du territoire de l'Angleterre proprement dite.000. à 21 livres le feptier . l'entretien des avances primitives portion de leurs intérêts . . feroit 60 millions de iéptiers . car toutes rejerves o« épargnes font remifes fuccejjlvement en emploi ou dépenfes . font 1.. l'autre moitié eft pour les reprifes des Cultivateurs .333. 367.000.155. . o I t> r r-ura .066.

y ajouter le terrein des habitations . au-deffous de la réalité. ce qui terrein eft beau . peut-être notre eftimation beaucoup trop foible. il n'eu pas douteux que le Cultivateur ne compte & & les ainfi . chanvre. parce qu'on y trouve plus de profit que dans la fimple culture des grains. Mais on trouvera. beaucoup nv. (i on s'en rapporte aux Auteurs qui prétendent » que fur les ço mil» lions d'acres du territoire de l'Angleterre proprement dite . de la pêche . genre que prés éc les herbaprairies qui ges . grains que y préfère de même font les artificielles. les lacs le terrein couvert » par la mer dans les golfes . Pays.is il y a y y rend l'air humide.tout & & & Le Pays mais EJJex. qui eft réduite aux f du territoire . nous ramenons le tout à l'équivalant d'un produit que donneroient 30 millions d'arpens de terres médiocres bien cultivées en grain. & & & & : (j) Pour juger plus fûrement de la valeur des biens fonds de l'Angleterre propredite . PARTIE méridionale de l'Angleterre. Car fi un terrein . Nous ne parlons pas non plus des produits des prés naturels . nous allons donner un précis des qualités du territoire de chaque Province ment de ce Royaume . des bois . le territoire Cette Province eft fort peuplée. le eft : arrofé de plufieurs rivières. des chemins Mais on doit fe reflbuvenir qu'il ne s'agit ici que du territoire ôc du non des autres parties revenu de l'Angleterre proprement dite . en cela. eft employé . indique la valeur de ceux-ci. afin que les réfultats en foient plutôt les frais : & foibles que trop forts. L'air y eft doux du côté du nord-oueft . par exemple . les bayes les finuofités qu'elle forme » au long des Côtes «. peu de bois.on » dans cet état les Montagnes . x fablonneux rempli de bruyères. Le prix des grains peut donc fervir de bafe à l'eftimation des autres produits que l'on préfère à la culture des grains fur lefquels nous avons établi notre fupputation . indique des la valeur à culture des produits des la l'on . il n'y » en a pas plus de trois millions en non-valeur. il & & . d'ailleurs . Le chanvre feigle y viennent i en abondance. qui peut être cultivé en grains. Ainfi notre calcul fe trouve encore. Les pâturages de beftiaux.ENTRE ELLES. la valeur des produits de ces différentes cultures celle des des un dans produits prairies artificielles grains. houblon . & Y fain . J fertile. l'on y nourrit beaucoup de bétail on compte plus de V quarante parcs où l'on en élevé de toutes elpéces. encore comprend. occupe beaucoup de terres en prairies artificielles. &c. du iafran : produit du bled l'on y élevé font très. il eft le Sufolk. &c. des mines . (a). en lin. gra's & fertile. CHAPITRE VIL auffi confidérable que nous la fixons ici > car ï4 ï on y . tiré de VEJJ'ai Géographique fur les Ifles Britanniques. beaucoup près .bons . Cet état paroît trop borné . fur. car du côté de la mer. il faut des rivières. ôkc. eu prairies artificiel1 ne compenfe les . ainfi le revenu dont on de la domination du Royaume d'Angleterre parle ici n'eft peut-être pas la moitié du revenu général de tous les Etats de ce Royaume. les marais .

une des plus fertiles de l'Angleterre. Il mettre des pommiers dont on fait y a. y recueille de fafran. fC'eft Dans d'autres fertile en pâturages V. Outre cela il y a beaucoup de beaux C beftiaux Bedjort. ) tons. II y a quelques forêts . principalement du bled beaucoup de troupeaux . des bois . ^ Midlejfex.RAPPORTS DES DÉPENSES tJLt ou l'impôt L'excife & tions Régie. le arrofé de plufieurs petites rivières. y vient en abondance. il Cette petite Province eft fort fertile en pâturages. d'AIesbury . ou l'on nourrit beaucoup de on y recueille auiiï beaucoup de bled. eft de i 5 9 millions en tout 174 millions. < Hertford. établi les & confomma- de 1 5 millions pour la fur les maifons . < a quelques mines de y il ' X des mieux aflez ftérile. fur -tout en pâturages. On y fait le meilleur cidre en quantité. . le Pays eft fort le bled a baucoup de bois . ment comme on le verra ci -après . & Pays efl: beaucoup de montagnes. & plufieurs : & & C . le terrein eft . Le Pays efc beau & & fertile. ! . a auiîi des pâturages. L'air y eft aflez fec & bon le terrein fertile ^ ^{[q dans d'autres. ce qui le rend trèsdans le relte de la Province . & une des plus belles Provinces de l'Angleterre La partie des Dunes. : Le Pays r La de bled Sukingham. 11 y JVarwick. le rend ferabondant. ïl y a quelques montagnes on y trouve toutes les cbofes néceffaires à la vie . fur le revenu des Propriétaires. il eft arrofé de . qui tile & bétail Le : traverfe tout ce Comté . y fertile. { ) des moutons dont la laine eft très -belle. Ces 174 millions retombent néceffaire. Il a aflez fertile moût. du côté de la France. p eft & dans quelques parties . on y nourrit beaucoup de mou- & outre cela. ( Surrey. dont \ l'acier. beau il Le C «. . d'excellent cidre. gibier . du nord au fud .l (_ r a n quelques bois dans la * partie du La Saveme . où l'on fait paître une grande quantité de brebis dont i a i a i ne e ft fort belle fort eftimée.. & & eft fertile territoire & abondant . Cette Province -.' du fer de avcit autrefois des vignes . Le bled y eft abondant . . cependant elle eft La abondante en ("Ce Comté eft arrofé dans fa partie du nord par la rivière d'Oufe qui y eft fort fertile en bled & en ferpente beaucoup & pâturages. eft peuplées. 11 eft très-belle & fertile * y . l terrein eft fertile forêts . *cU-U ex bas marécageux . mais peu étendues : au refte . beaucoup pâturages. en Angleterre fur indirect:. plufieurs rivières. v d'Angleterre . & fur-tout Hereford. y & . y . { nord . -^ Ç ) [ < . < fer. agréable il partie méridionale eft la mieux cultivée. ( Worcejlcr. particulièrement la vallée. On & e ft p! eme de marais j u nor(j art j e & poiflbn. eft Cette Province \ Cambridge. mais on les a arrachées pour y la laine eft très -belle.

La partie méridionale eft plus balle . en pâturages . un peu de bois. 6k fur -tout en pâturages : auffi y élevé . ded'y trouver de bons pâturages. de cuivre 6k de plomb» L'air Cumber- CAngleterre. beaucoup de lacs 6k de petites rivières. fur -tout des fardines 6k des harengs dont ils font un grand débit en France . L'air y eft terrein eft eft bon . on ne laifle pas d'y recueillir du bled dans les vallées . 6k le terrein aflez fertile quoiqu'il y ait des montagnes . de 174 millions tionnels entre les avances annuelles de . 6k Les rivières y font fort poiffonneufes . le bétail 6k font abondans. beftiaux Devon. le en laines. le chanvre très-bien 6k en quantité. qui font arrofés par deux rivières . la plus grande partie du charbon eleterre 6k fur. Sommerfct. Î43 rapports propor- culture Ôk le revenu. 6k i .' : PARTIE r * \ Northum- ierland. Ainfi il faut . : fertile . & fertile trè -agréable eft très ques ruifleaux très . dont la jonction forme { la Tamife. (^ un . Oxfort. les rivières poiflbnneules. arrofé par beaucoup de bled. en a des mines d'étain 6k de plomb. Cette Province eft bornée par la mer à l'eft . le gibier Dorfet. fertile en bled & en pâturages .tout à Londres. l'on y trouve de belles plaines 6k de bons pâturages . comme cela fe maintient en Angleterre . On tire de cette Pro- de charbon i Septentrionale de . CHAPITRE Cet impôt indirect. "1 Le Pavs ( Soutamp- < to/i. plufieurs endroits font entièrement incultes 6k inhabités. 6k par des carrières de marbre 6k d'ardoife : auffi ce terrein eft -il moins fertile que celui des autres Provinces d'Angleterre . dérange les VII.ENTRE ELLES.bons . la même où les & Cette Province eft belle fertile. une des plus belles 6k des mieux peuplées de l'Anbon 6k fertile . Le poiiion y eft abondant» Il y a quelques mines de charbon . < I V * Durham vince de terre qu'on tranfporte en An- La occidentale eft remplie de montagnes . arrofé par plufieurs rivières il eft abondant en grains 6k en fruits . y eft fain . il y a beaucoup de montagnes 6k de forêts . Il y a aufli Pays Il y de ce Pays eft femé de montagnes fameufes par des mines de cuivre . côté de la mer eft allez beau 6k fertile. il abonde en bled . pour entretenir le même état de culture 6k la reproduction annuelle . Cette Province Le gleterre. . les beau Pays . fort on c recueille . deux les rivières & pâturages fC'eft i fent de quel- y font le: laines belles. {es forêts. en Efpagne 6k en Italie. L'intérieur d'étain 6k Çornwal. quoique peu confidérables . le Pays des meilleurs 6k des plus fertiles . partie 6k le land. On y y vient produitrouve de belles carrières de pierres 6k v de marbre. 6k y très -beaux mâts.t-on de nombreux troupeaux. il y a des mines de plomb 6k de fer. Le Pays en général eft aflez bien peuplé. même que toutes fes côtes auffi les Habitans s'adonnent -ils beaucoup à la pêche.

& des fLe ' ^ & & plein de pâturages aufli y éleve-t-on forêts & plufieurs montagnes avec des Le Pays eft fertile en bled . le bétail on le . Cette Province eft arrofée de plufieurs rivières. I l'orge IJledeman. qui doivent excompter aux Propriétaires les 171 millions prélevés par * Wefmor- land. qu'ils pôt indirect . Cette Province eft aflez fertile .je. Le terrein eft fort Cette Province eft bornée par la mer au nord fertile . . vers l'oueft il y a beaucoup de bois. . plufieurs eft & eft allez le rivières. on y trouve des pierres de moliere pour les moulins. | qUe de & ("Le territoire eft bois . dont les pâturages font couverts de moutons de chevaux. (_ • bas Province eft grande & belle. des pierres à chaux. les pâturages y font très . 300. il gibier y ya Cette Province . celles de plomb font renommées . de pierres de taille de marbre . plein de ruiiïeaux. pour l'aflurer de leur reconnoiffance par les marques les plus expreflives de leurs fuccès dans l'Agriculture. Du côté ûe la mer le Pays eft plat . dis. mais en récompenfe il y abondance de poiffon ÔC beaucôté du nord de l'oueft . du fafran. mais il y a de beaux pâturages .mauvais &. en quelques endroits il eft gras que des bruyères quelques bois. il y a des forêts Pays eft arrofé de rivières . Le^ Côtes font poiflonneufes . m° ' 1 : Vers quelques fontaines d'où m ait. aufli les bœufs y viennent . on y brûle de la & d'une grande étendue 3 mais on maa- tour b e# & de lacs . que les Fermiers des terres diminuent le fermage à raifon de la perte que leur cauferoit l'imretombe d'abord fur la culture. de ruifleaux montagnes. Il y a des & . on le regarde charbon carrières JJarby. le froment y viennent en abondance .0001» denotrç monno'ye^ ) Fexcife . peu habité . ÔC eft arrofé tout. affez fertile. il y a de très -belles pleines.bons . coup plus gibier.ils d'une grandeur extraordinaire. on y élevé des chevaux fort eftimés . coupé de petits canaux ce qui fait qu'elle eff moins (Cette abondante ) de v.RAPPORTS DES DÉPENSES 144 avances rendent 150 pour^. On y trouve aufli du charbon de terre. Le terrein eft fertile ( in ë" ) d ans ] a partie de l'eft . vers le a des montagnes ftériles . Cette petite Province f eft & de rochers \ de montagnes montag un très. arrofée de rivières. pêche fur -tout beaucoup de harengs. Yorck. l'on tire du fel. l'on y le bled y vient en abondance.^ & & & & de laine à plus de 100000I. & à l'eft. plufieurs mines de de fer . il faut. beaucoup de . on are du Pays de la laine . beaucoup de beftiaux. Le Roi paflant \ par cette Province fut accompagné par les Habitans avec un grand cortège d'attelages de charrues . \ & & comme le meilleur Ce Pays aJ or r ' bon par- \ nord il y & le plus fin qu'il y de plufieurs rivières le terrein n'eft pas également le midi il produit du bled en abondance. . c'eft-à-dire . Le Pays eft fertile. y Pays l'Angleterre font abondans . Pays & lacs &. du miel. & une des plus confidérables des plus étendues de du bon recueille bled . & Lancafler. le Pays eft plus élevé en bled Du : & & fertile. fterling( 2. le Pays eft gras . en d'autres ce ne font . On y fait monter le produit des Manufactures inégal Norfolk. Outre cela . Dans fa partie du fud le terrein eft & marécageux.

M then. la il mer. e ^" monta g neux ) P eu peuplé eft peu étendue . ° y Le Pays V a Il trouve auffi du charbon de i de l cipauté Galles. ^ n de cette petite Province Cette Province \ de plomb. \ mery ry. On trouve du bois 6k du charbon de terre. \ dance il . le même fond de richeffes ( e ^ fe rt il e ^e ^ ay s Rudand. Elle abonde y a des mines y a beaucoup de montagnes Petite Province montueufe peu . y font en abon- 6k le bétail a auffi des bois. Leïcejler. . ( terre. beftiaux. CHAPïTPvE VIL l'excife. cependant les vivres n'y manquent pas. mais il y a très -peu de bois. en gibier 6k en bois. l'on nourrît vallées qui font allez fertiles. plein de mon- a des mines de charbon fy . a f ^ Cardia. Caernar. S belles pleines . & t 45 même ce n'eft qu'autant que leurs avances rendront . JîrecKnoc a beaucoup de r \ ! . où l'on recueille beaucoup de bled. où . vallées. fertile 6k de .oueft il y a quelques vers le milieu ce font de montagnes . ma j Carmar- s eft j mêlé de montagnes 6k de gs pj e j nes ort j~ fertiles 6k Cette Province abonde en bled terre 5 1 tagnes. ingrat 6k ftérile il y . < Shrop.( \ giim. ( 6k des lefquelles plaines. & très- Les pâturages y font abondans - Le Pays eft fort varié dans la partie du fud . il y a de très-belles Les montagnes fontfté- bien cultivées.( * eft allez fertile 6k Le terrein f J'\ beaucoup de van. r Hunting- g ras bons. les chèvres fur-tout y font en quantité. ^e ' . y Cette Province ( fertile.ENTRE ELLES. La Prin- r * Le Pays eft montueux 6k moins fertile que la plupart des autres Provinces de l'Angleterre . font partie de cette Principauté. Le bled eft fertile en bled & en pâturages.( 6k très -fertiles. il . ^ a^s *" e ^>et ' t Cette Province < \ ne th. eft bon 6k fertile en bled 6k en pâturage Cette Province eft bonne à l'océan 6k au midi par bétail . . en bétail . Les Provinces fuivantes \ en Denbieh ° i ' peuplé. S & don. en poiflon 6k en gi- bier. Autrefois il y avoit V beaucoup de bois . On y parcs où l'on élevé quantité de bétail. Ce Pays eft rempli de montagnes entre Montgo. il n'y en a plus aujourd'hui. Tlint. peu peuplée. dans celle du nord . : & \ beau Pays 6k C'efl un fort Northamp- ( ton. On y recueille du bled . il y a des beftiaux . par la continuation du haut prix des productions . * Rjdior Le Pays r -j gs . des marais . \ plomb. eft bonne 6k fertile eft .

de la réduction des revenus du l'excife de les Revenu.386 . : ceffaires pour évaluer TA B LE AU & calculer Av a n c e s la clafle Moitié du revenu à ou V impôt de l'Angleterre par territoire indirect. clafle. eft fi le jardin On voit par ce détail qu'il n'y a qu'environ | du territoire de l'An| de gleterre . nité des 174 millions d'impôts indire&s deux Tableaux Ce Pays Penbroek. j Glanorgharn.RAPPORTS DES DÉPENSES 146 annuelles. la chiffe ftérile à la V claffe productive. millions. proprement dite . Ainfi . de 394 millions. productives dépensées à cette claffe» Total. 474 Moitié du revenu dépenfé à cette 945 millions. 701 recette de la claffe ftérile. . —A. mais celle du midi du Pays de Galles.. partie fertile du nord eft qu'on l'appelle . de la . fui vans. l'excife payée . enlevé levé 87 refte refte 386. On a donc tous les élémens né: & & .. relativement à la fertilité fort au-defïus du médiocre on connoît d'ailleurs le bon état de la culture &: le haut prix des grains dans ce Pays./• L excife en en annuelles la clafle ftérile . Moite des avances 736 de la millions. La ( \ eft fertile. recette de la claffe productive . Avances annuelles productive 630 dépenfé revenus de ce Royaume. . & producdes celle Propriétaires» m mi on3? . 550' 3 r5 Le t3es reverfement dépenfes de. eft. confidéré du fort au foible . il eft évident que le territoire de l'Angleterre proprement dite. payée en in» demnités du renché- l'excife riffement que caufe cet impôt fur toutes Jes marchandises &' rétributions payées par la claffe productive. qui foit au-defïbus du médiocre excelmédiocre les f font partie au-defïiis du médiocre. bordée de montagnes .. 47* cette claffe * L'excife T . partie lentes. qu'ils borneront la diminution du fermage à la {impie indemainfi qu'on va le voir dans les . . Total . & dont cette claffe eft par tive indemnifée la claffe .

CHAPITRE La production annuelle eu. VIL *47 fommes qui Ab (traction faite de fe la rentrée dépendes 174 millions de l'impôt indirect. Le Cultivateur Refte pour le retire revenu . fçavoir . 350 . ce qui le réduit de ^4^ Avances Ava nces annuelles de la clafle productive. & rendu à la circulation . qui doivent rentrer dans la circulation par pour les reprifes 945 L'excife ou l'impôt indirect. déficit.ENTRE ELLES. millions que les Fermiers retranchent du revenu qu'ils payent aux Propriétaires . Moitié des avan< ces de la claffe pro* duClive . comme on le verra dans le Tableau fuivant. dépenfées à la claffe ftérile. 348. la claffe ftérile Tij la claffg .. pro- ductive.. dépenfé à ftérile. ajji.867 recette de la claffe productive. 630. . ces avances réduites à la moitié de la recette font .reverfé la moitié à la claffe productive. l'intérêt comfes de la culture & mun des Propriétaires conformément Ta B le AU terres & h & des Fermiers qui décide de cet arrangement Tableau fuivant... à la fejit totale La recette de la claffe productive 736 Les avances de la clalïe productive 630 Les avances de la claffe ftérile . dont l'impôt peut être ou retranché ou . . . Moitié du rêve» Moitié du revenu dépenfé à la claffe nu productive. productive. 1119. Total de la .. Revenu. . . chargé de l'indemnité de l'impôt indirect de 174. . Total delà recette de 7 8S. des dépenfes Agens de . égale aux claffe productive . 394 3*5 & 87 87 Le reverfement des la claffe ftérile à la claffe dépenfé à 1» . qui s'étend fur l'Agriculture^ ne peut fe réparer que par le rétablilTement de l'ordre entre les dépenle revenu des Propriétaires. employées en achats de matières premières à la clafle productive . claffe ftérile. à l'ordre repréfenté dans le du les reprifes des Fermiers des rétablijfement de l'ordre entre revenu des Propriétaires . dépenfé Retour de l'argent levé par l'excife Se à la claffe . qui ea o. 597. qui fera remis en compte ci-après. au lieu de 945 . Reproduction 1716. déficit 174. Ce funefte effet de l'Impôt indirect . 394. 77 1 au iieu de de 94 5 annuelles la claffe ftérile. C'efr. enlevé . au lieu de 1890. Retour de l'argent levé par l'excife .386 386. 174 la dépenfe de l'impôt.

Pvoyaume où elles font achetées par les Entrepreneurs des Manufactures j beaucoup moins cher fi leur commerce étoit libre. Il eit défendu en Angleterre . L'excife ou l'impôt indirect enlevé . La . totale efl égale aux fommes dépenfées à la . 174 1119. le J^/c/V eft égal aux 174 millions d'impôt indirect. à 1. défal- de revenu net pour les Proen tems de guerre . . en jachères ou année de repos .. un bon arpent de pré ou d'herbage rapporte plus de revenu qu'un bon arpent de terre cultivée en grain d'où il elt vifihle que notre fupputation eft trop foible. que nous avons eftimé toutes tions doit obferver . & Royaume par l'étendue des Manufactures qui entretiennent une plus . d'exporter les laines brutes hors du .i RAPPORTS DES DÉPENSES 48 La reproduction annuelle clafle productive fçavoir . annuellement & & Total Reflepour le revenu 771 Total Tout impôt . refte priétaires On que nous avons extrêmement reftraint nos évaluaque nous avons fuppofé un tiers du territoire en non-valeur. Les 771 millions de. recette de la clafle productive Les avances de la clafle productive .. em- . Mais il y a une erreur à relever. mais le Gouvernement de ces croit que les Manufactures occupées à la fabrication des étoffes mainla fur font d'un le laines. res 867 630 394 1891 Reproduction . ployées à l'achat des matières premièà la clafle productive . revenu font chargés d'impofïtion directe par la taxe double fur les terres en tems de guerre de . ce qui n'ert pas en Angleterre . eft fupportée Propriétaires des biens fonds . gain grand profit dans le par d'œuvre-. fauf quelques fractions . lieu de 945 . au 38 millions. qui réduiroient exactement la reproduction . 890 mil- lions. vente de la première main .. par-tout . que nous avons mis un tiers des terres cultivées .. comme ci - devant . mais . que fur le prix de la entier par les perte en . Par la taxe pour les Pauvres qué 945 direct & indirect . Reprifes des Fermiers pour leurs avances annuelles les intérêts de leurs avances annuelles primitives . . 68 millions. 30 millions. productions fur lé pied des grains . Les avances de la clafle flérile . Cette les : . 703 millions.

CHAPITRE VII i 49 & une plus grande confommation des produirions grande population . t cette même claffe. 630. Total de la recette de cette claffe. „. au lieu de 845 630 de 4l8 94^ annuelles la clafle ftérile . dépenfée à à cette claffe.ENTRE ELLES. 315 Moitié des avances 5 Qî. l'autre moitié eft retenue pour les.avances de *„. (««**<»« 472 7 *) moitié du revenu dé- à cette penfé claffe. fe ^ mmmmm^m*> 422. Mais tous ces prétendus avantages . Aulieude 393. 4. dépen- fées à cette claffe.j1 °* cette de cette claffe j. fçavoir & 315 3 millions pour fes intérêts. diminue de ioo millions le revenu territorial de l'Angleterre. . JJ} produclives . fçavoir . refte 50 mil1 . Avances de Avances annuelles la claffe ftérile REVENU .' ^ 1 .{ 630 La recette de S41 J. r 945 millions pour 1 & la roo millions de perte pour les Propriétaires fur vente de leurs laines brutes refte la claffe ftérile n'accroît } que de 50 millions . cette claffe. . Suppofons que la perte fur la vente de première main. " mmtmmmm ' ToTAt de!are-g. raison de ces deux Etats. . _0_ 7*7 !• 1 .. W »„»„« l». ^ 6Ô0 5 . - au lieu de 47** £" Moitié du rêve nu dépenfé # • 4ia|. "Mmmmi^ 1 C2tte clafle. j V fe 1890. qu'elle le réduife de 945 millions Formons un Tableau de compa- à 845.. 845. " ' ' • • 4i3|.jdu reKetrancnees r „„„ venu au profit de inA 1UU . uheude 837^ La reproduction totale eft égale aux fommes qui fe réunifient dépenfent à la claffe productive . claffe 4i8{. les reprifes des Cultivateurs millions pourfes avances . auli * d 1 1 g/. Recette de la claffe productive Avances de la claffe productive Avances de la claffe ftérile. annuelles du territoire. des laines brutes. dépenfées à la productive Reproduction totale Souftra&ion de . «r 4 les avances de la claffe ftérile doivent retrouver égales à la moitié de la recette de cette claffe.. difparoiffent dans les réfultats du calcul. qui ont toujours féduit les Nations agricoles . ..auUeude Moitié de la recette de la claffe fténie .

calculée fur les plans de cette distribuée par la nature . avec lïnduflrie . d'examiner les répartitions félon lefquelles la fubfiftance fe ctiïlribue . mais encore de fixer leur exigence . C'eft. leurs attributions . au développement tous les autres à l'expofition des principes . Cette efïimation méchanique a pu paroître feche à ces Lecleurs qui voudroient enlever une feience par une lecture de toilette ou d'oiïiveté. Ce n'eft point ainfi qu'on s'inftruit des chofes . mère commune. leur nature. : §. dépôt tous à maifon le la nécefîaire de revoir . avec le commerce. Tous ces afpe&s font raffemblés dans ce Chapitre important des non -feulement les afpe£ts . pour établir la circulation perpétuelle par le moyen de la reproduction. avec la population . plus compte de moins amufant les autres. VII. à la diffi. le des calculs le livre de des conféquences. fe donnent la peine de fuivre les jalons duits d'un Etat de fes calculs. on marque clairement le point de condenfement auquel le combat de ces divers çlémens de la fociété doit amener l'aftion phyfique . ou annuelle.RAPPORTS DES DÉPENSES 150 lions de perte pour la Nation . dans leur explofion. On a expoféà-peu-près le détail & la ventilation'économique des protel que le Tableau l'a fuppofé pour en faire la bafe . avec les fubfiftances les frais de toutes ces parties . il & y a une diminution fur la population proportionnelle à cette perte toujours les propriétaires des biens fonds fourfrent-ils une diminution de i oo millions fur leur revenu. du moins de celles qu'il importe de fçavoir. tant en dedans qu'en dehors. en ce genre. La féçherefle donc des détails que renferme ce Chadû être répandue fur la furface de tout pitre . que ceux du moins qui pré^bin de le chercher tendent ufer de fes fruits . C'eft ici l'arbre de vie dans toute fon étendue permife . de défigner ce qu'il en demeure à chacun pour fa portion. avec les richeiTes . Cette mefure peut fe rétrécir . leur étendue. ou s'étendre félon les liles propriétés territoriales mites réelles . &C puifque nous avons pris le de le découvrir . qui font aller toutes &c chaavec cune de ces parties . que quoique On y voit les rapports des dépenfes avec la culture . épargne celle qui eût nous laifle libres de nous livrer uniquement dans prefque l'ouvrage. feuilleter . on défigne . ou momentanée . & & & & & & On voit clairement que fi les dépenfes prétendent à l'indépendance à la parcimonie dans leur verfement . En étaJ)linant les meiûres de chacune de ces chofes . donc ici . mais l'évaluation économirapports. & & & & & qui en délignent la route. Obfervations fur fufage de ce Chapitre. elles enle-» pation dans leur direction . Il importe non-feulement d'établir les rapports des dépenfes . naturelles de l'état de la Société qu'on voudra confidérer. Mais toute fpéculation . que . fera toujours affujettie aux bafes effentielles à jamais établies jettées à demeure ici.

une plus forte portion de la production . il inftitue les frais & & dérangement de ce principe moteur. qui feule que met le Cultivateur en état de pourfuivre d'accroître tes travaux Ô£ les revenus on tranfpofe les êtres . les manufactures . non dans la fubfiftance cet emploi . de fa circulation égale réglée dans toutes les artères de la Société. &: par conféquent . les rétributions qui font fubfiSter les diffépriétaires rentes claffes d'hommes d'une Nation qu'elle anéantit. du verfement des dépenfes . dans les gains des hommes . ii la population eil confidérée dans le nombre des hommes 6>C non dans leur emploi. réduit les habitans à la mifere les force à s'expatrier. & deffechent fruStrent l'induStrie les fubfiftances. la force militaire . implique renonciation à tous les & & & : avantages réfuitans du revenu difponible . fait revenus des contributions pour des dédes . oc regarder la protection de fes travaux comme un des premiers foins de l'Etat . on fait de l'édifice de l'Etat une & & & & : piramide renverfée. En effet. barrent ij f & dévoyent population . non dans les gains que leur procure dans l'emploi des hommes . fi les liibfiitances font consinon dans celle de richeffes . fi l'induStrie fait une moiffon. elles . diminuent voit que li la VII. il eSt néceffaire de parcourir de difeerner ? d'établir de borner les moindres canaux. pour s'en tenir au plan fpécieux de nourrir maintenir des fociétés d'hommes fans richeffes com- & & Spéculation impraticable . On . fi le comà faire regarder fes gains comme des merce parvient à prédominer & & erreur fur la nature des chofes . ce Chapitre ajoute encore celui de faire la distribution des diverfes productions annuelles. elle caufe tous les maux qui proviennent du dévoyé les dépenfes profits pour l'Etat .des richeffes de la fociété . dans la fubiiStance des afTurent hommes . Au mérite de préfenter des démonstrations fi néceffaires . On voit que . ces deux opérations deviennent inféparables par la néceSîité même d'opérer la reproduction. elle arrête la marche des dépenfes . que gains la valeur vénale donne confommation aux leur denrées . puifque la non -valeur des denrées anéantit les reprifes du Cultivateur . l'induftrie . que dépend la reproduction le renouvellement des dépenfes .ENTRE ELLES. les arts . On voit enfin que . On voit que . les revenus des produ Souverain . d'anatomifer enfin la to- merçâmes : & : & & & & & & & . fes penfes gains pour recevoir fes ouvrages pour accroît de richefTes . prendre pour On voit que . iaiffe un Etat fans défenfe . dérangent la cultivation attire à foi» au préjudice du revenu . <k par ce moyen attaque toutes les autres parties qui fortifient afTurent l'édifice. dans leur abondance ou produit total non dans leur produit net cette manière cPenvifager la mafTe alimentaire ufuelle . non dans ces leur . de la direction de ce verfement . à tout ce qui forme corrobore un Etat . comme c'eft de la continuité des dépenfes . CHAPITRE vent à le culture les richeffes d'exploitation la commerce . Ici la repartition eft jointe à la ventilation. dis-je . dans dérées dans leur qualité de biens leur quantité non dans leur valeur vénale .

L'art de conjecturer en penchant . Le gouvernement n'aura de foin alors que celui de leur faciliter les voies . Il faut d'ailleurs & que chacun il n'eft s'attache à fa befogne . feroit néanmoins bien fondifcuffions troublent la joye laborieux. Que l'ordre de l'adminiftration fe rétablirent . les matières d'adminiftration communément que l'exprefîion de l'inquiétude de chefs prévaricateurs par corruption ou par foiblefle . l'erreur prend la place de la & vérité . qui n'eft à fa manière . dès-lors . qu'il peut fervir à jamais de flambeau intérieur . C'eft qui veille de la réunion des lumières vives . pour écarter à jamais les idées vagues. que ont tiré ces inftitutions puiffantes qui réfiftent fi long-tems au choc des âges des pafîions. pour la & de fe . de fubfifter de vivre. &C qu'on lahTe prendre à chaque chofe fon cours naturel . d'une plaint âges pénibles généralement forte de propenfion univerfelle de tous les efprits à difcuter . ne font point provenus . modeftes les les & naturelles de tels Cidécorateurs des Sociétés . L'art factice dès-lors prend en tout la place de la Nature. par des connohTances // mondo va la fidélité & & & & : & & afïïijetties réciproquequement à l'évidence. C'eft ce qu'a fait ce Chapitre pénible . on verra . premiers Légiflateurs . le premier pas dans & fes obliques voies met tout l'ordre fur le néceftite la courfe rapide vers le précipice. ôt de même que dans la . &: les hommes ne vivent pas d'illufions. Mais il eft facile de dée dans la bouche d'un peuple fage retenir les efprits inquiets dans de juftes bornes . ce n'eft pas à dire qu'il foit befoin d'avoir le fcalpel à la main tant de maux dont Tefprit de dépour le maintenir en fanté. chacun Cette plainte . On fe à tous parce qu'il importe également dans de affez les décadence . concurrens . de la cupidité qui s'y eft introduite enfuite fous de belles apparences. dit l'Italien. mot d'un grand fens. fur une matière qui eft par-tout fufceptible de démonftration . de de lahTer mouvoir librement les ranger les pierres de defTus la route. La plus grande partie au contraire ne vient originairement que de ce qu'on a voulu ignorer que le monde va de lui-même. s'occuper de celle d'autrui. Mais fi-tôt que la folitude du cabinet . Mais il n'étoit pas moins néceifaire de fixer de préfenter les principes . ne peut offrir que des idées fpécieufes . que le preftige des viiions préfide à la marche des chofes . Tant règlement a défolé le genre humain . matière de fubfiftance . ou de l'apathie des oififs . qui donnera la talité la & connoifTance de tout mal politique . s'il a fallu tant de travail pour difTéquer le corps politique . qui eft du reffbrt de tous . tous nos principes avoir leur exécution en vertu de l'ordre inné des chofes. car ce font eux qui afiùrent l'état des richeffes d'une Nation. d'abord & plupart. dont ces les plaifirs . pas de meilleur Citoyen que celui ceffe fa tache fans fans à . que toyens . Au refte . Tout ibuffrë. mais d'autant plus effentiel .RAPPORTS DES DÉPENSES i5i de machine . pour pouvoir s'afïurer de la régularité de fon attion. ce n'eft que dans l'ignorance de fon principe que confifte la difficulté du remède. &c veut ordonner l'allure économique d'une Nation .

Commençons portions par la plus précieufe de toutes . fi . par excellence quant aux . mais avec le teleicope d'une charité éclairée guidée dans fes recherches par la lumière des vrais principes. Vains efforts dirigés tous que fpéculative . C'ell le terme . ples plus de tel tel ou autre point l'opinion genre qui peut fe faire entendre . pour nous remettre dans y maintenir contre le & CHAPITRE VIII. ne doivent tendre qu'à la multiplication du genre humain. félon la marche de fa logi- & restaurateur. le près que tout autre aux intérêts car toutes les du gouvernement économique ck politique les devoirs des morales . il ne s'agit pas d'avoir dans la navigation continuellement l'œil fur la bouffole . dis -je. l'article dans le vrai la Population.VIII. connoiffances économiques . l'étude des rapports foin d'approfondir tous les détails de la feience avoient appris que tout fe tient . leul objet : & & & & 1 C'en ici qu'il faut fe rappeller la grande loi au commencement du Chapitre précédent . L'intérêt de la population paroît néanmoins toucher de plus gliger. 153 la maifon d'un malade . tout le monde veut être Médecin . de livrer à la & fur le & à la difpute des hommes . ce n'eu: intéreffantes. de l'humanité. c'eit le but de la feience du gouvernement des fociétés. politique modèle des préjugés regnans . la population. le calcul la vérité. chacun veut être . précifément parlant . c'eit. mais feulement d'y revenir toutes les fois qu'on pourroit craindre de s'égarer. Ainfi & les voies fimples de la nature . peuvent feuls rétablir des voyageurs égarés font obligés de revenir par que de longs au point dont ils étoient partis . Rapports des Dépenfes avec s t ici le grand article C'Eintérêts de l'humanité . deviennent néceffaires . difons plus. &c pour nous penchant à rentrer dans les famTes routes de la feience hypothétique. ainfi dans un Etat qui s'épuife . de même circuits pénibles les recherches lumineufes ck fuivies à pasfïïrs . Cependant il ne faut pas le conlidérer avec les fens d'une partialité aveugle . de manière & le économique ne nous que le dérangement . Il eil tems de paffer à d'autres objets . & d'une partie entraîne celui de toutes les autres . CHAP ITRE . Tel eiî tout l'objet de notre travail . les principes . . les fe feuls faire jour. les matières les plus fimles Au milieu de cette confufion . . du condenfement comme l'effet établi &c le but des V Enoncîatïon préliminaire. d'analyfer les différentes mobiliaires de notre inventaire. dont l'effet eft.ENTRE ELLES. qu'ainfi il n'eft auaum" aucun à néà comme cun détail préférer . politiques confervation Souverains . guiprincipes peuvent contradiction & dés par & des objets réels fenfibles .

tout eft. ne réufîiroit qu'à multiplier un peuple miférahle . connues même . le cruel ufage défaire périr dès & la & naiflance les enfans contrefaits. comme nous venons de le dire . de plus ayant reçu de Dieu le don de contraindre en quelque forte élever les denrées les plus propres à fa conla nature à nourrir & & & en conféquence devenu l'efpece prédominante. &c plus précifément que 11 de-là que l'efpece vivante à môme. ou les & propres à favorifer les mariages . brigand par nécefïité. d'une l'étendue commune tance . efl : Ainfi le Législateur qui favoriferoit uniquement la ^véritable route. prefque tous les anciens Législateurs occupés fouvent d'une manière afTez barbare . ou par les attaques de fes voifins. dut être ou devenir l'efpece terreftre la plus nombreufe. précifément au période de leur décadence mifere.'ou des ufages pratiques milles. prouvent encore plus décifivement qui par apprécier que de la fubfiftance qui règle aum" l'étendue c'eft. inhérent à toutes les fubfïances actives ici bas. D'autre part. & ces loix & ces ufages manquer . aux extrémités de la terre|. aflreint aux befoins de la fubfifComme de la multiplication. mais en ceci . s'égareroit entièrement de la fommation . opérer le condenfement &c faction . ou par (es propres befoins . Cepenafïujettie à des rapports qu'on ne peut le calcul . ck en conféquence bientôt détruit .RAPPORT DES DEPENSES i54 bornes cPoppofitkm que la nature a établies contre le mobile de retende 1'invafion . due Toute fubftance renferme dans fon fein le germe de la perpétuité par de l'accroît immenfe par le moyen le moyen de la régénération . des loix. eft afïreint aux bornes de la fubfiftance . On voit encore une grande Nation agricole retenir . aux avoir égard aux mefures de la fubfiftance fans . C'efl: à ces principes phyiiques qu'il faut fe réduire d'abord pour le mettre dans la voie de ftatuer avec quelque certitude fur une matière aum" bien importante que Feft la population . félon l'ordre univerfel . On eft étonné de voir. L'homme ayant la faculté de faire ufage pâture de prefque tout. en perdant de vue le contre-poids qui feul peut . du foin de borner la trop grande population. & & par préféqui la fubfiftance fut donnée avec le plus d'abondance . fance on a vu toutes les Nations dont les annales font exemples font récens . comme on l'a établi pour & & & Population de l'ami des hommes. s'enfuit la de celle propagation principe dans le Traité de la dant cette vérité fi bien vue eft. qui ne promettent aucune croifou qui furchargent à l'excès les befoins les plus prefTans des fa. De -là vient que tout s'entredé vore ici bas. d'une part. établir. rence à tous les autres . confédérée relativement au commun des hommes mêmes . que le que celui de fa réalité principe de la propagation eft fans bornes . 11 réfulte de cette loi inviolable de la nature . c'efl: par les bornes qu'on parvient à connoître l'étendue qui n'auroit d'autre objet que d'aider à la fécondité indéfinie de la nature. efpece cil une invafion fur le territoire prétendu par une autre efpece. population moyens de la multiplier . Telle eft la règle invariable de la population.

leurs foins & : & qu'on peut appelier aifance . la décadence ne provient jamais fait éclore tous que du dépérifTement des revenus. dans les idées . de falaires . que d'abondance relative . des inconvéniens aftuels des colonies fortes ck actives établiffoient Les premiers Législateurs Le travail favorifé par des fertiles nature. pour dénouer la tragédie de la relies de la mifere errante d'un vafte caravanfera ou hôtellerie publique. Tout VIII. différentes de celles de toutes les Nations voifmes . fent mériter d'une fociété en y fondant des hôpitaux . brigandage . car ceux-là du moins . rétabliffement fociété par & & & & & S'ils rains étouffent la poftérité . Vij . de luxe la le décoration le la deftruclifs . en ci-devant avons défordres que nous prouvé des finances les expédiens de l'adminiltration vices les les rentiers . . Cet inconvénient chez une Nation encore livrée aux ténèbres du paganifme . étendoit rapidement les fubiiftances . emla population chez les pêchent précifément l'écoulement dufuperflu de une grande partie voilins . dans les mœurs . qu'ils vivent de leur travail. On s'apperçoit que les clafTes du travail manquent de ful'on n'a garde de voir que cela vient de ce que les fujets jets. de profits . qui penplantés ailleurs. & leurs dépenfes . Ce dépérifTement être la fuite . recherche dans les dépenfes intruclueufes . la fure la durée de la production population s'accroît pareillement en raifon de ce que les loix cultivatrices font plus comme les loix du pays cV la fmgularité ou moins bien obfervées . . i 5/ cela n'eft autre chofe que l'objet la population . fuites de la furabondance du peuple. l'ufure . les Marieurs . ne font autre chofe par . d'un pas égal. fuppofoit la continuation de la fécondité . &c. par laquelle chafa dépenfe même contribuer à la profpérité que habitant puifTe par la fociété ne laiffe d'afile nulle part à cette de l'ordre commune . manquent de travail . & & des mœurs . confidéré fans autre bouffole que celle de important vifibles . recueillent les forcée .AVEC LA POPULATION. neufs terreins fur des par & & & la population fuivoit fecours . s'inquiétoit d'avance de cette fu- & ture population. que la mifere individuelle Ce n'eft point ainfi qu'on fait le bonheur de l'humanité il faut que dans cette forte les hommes vivent. autrement affligeante . on fonge à planter à séquence de cette adroite retenir des miférables . quoique maîtres des cérémonies de l'oifiv été. tout ifolée. de la Nation y eft livrée à une indigence extrême . Dans les ciété que de la foulager des membres inutiles Nations qui décroiffent au contraire . s'ils ne peuvent être tranfBien plus fru&ueux font ces autres aveugles . A la Chine où la prédomination de l'agriculture afla folidité des revenus . que décréter la mifere paternelle . du moins recueillent-ils leurs contempoau lieu que les autres . pour qu'ils foient forcés à travailler . fans aucune notion des principes. de rétributions. mais ils meurent plançons fur une terre defléchée. on y eft fujet à de grandes mortalités . CHAPITRE alors exactement leur objet. En conmanière de voir. Le Légiflateur inattentif fur la vraie mefure . fpoliation . a perfuadé que c'étoit rendre fervice à la Socoûteux.

en faifant la defcription la Société d'après une mefure donnée . les vertus qui ne font que l'obéifiance ou la révolte relatives à la loi naturelle ou que civile le . C'eft ce de jouiffance qui cft l'objet de la vie phyfique de cercle de labeur n'eft que l'homme. Hors de-là. dans fa racine. qwz hommes arant . navige ck conftruit . affurée dans fes effets la repartition de Le Chapitre précédent . n'eft que purement fpirituel. nous parle aufîi de devoirs relatifs à mais la loi naturelle nous infpire nos befoins . durable. les loix civiles qui ne font autre chofe primitivement & & les vices les règles de repartition de la fubfiftance . a prefcrites relativement à cette partie intéreftante . qui Pour entendre. le . gouvernement l'agriculture . & les arts l'induftrie . Le culte . cercle la donc ce de nature. 6c l'enfemble entier de l'humanité. abon- & & & & & & dans fa confervation. que obtiennent de forts falaires en proportion de l'afïiduité les & petits de l'aptitude au travail opiniâtre &£ confiant . la population s'accable elle-même . qui voudroit facrifïer l'humanité opulence oifive . qui fait les dignes fondateurs iblides décorateurs de la Société . Si l'on voit à cet égard quelque parité civile entre des fociétés dotées de produits abfolument divers . dérivent de-la fiftance .RAPPORTS DES DÉPENSES. dans excroiflance C'eft uniquerejet ment qu'il faut confidérer la population pour la rendre utile . omnia virtuti parent. réfigne en en fortant fa portion de travail fa portion de fruits à un fuccefTeur aufti laborieux que lui. Toutes les parties morales la phyiiques qui affermiffent fiibjîfiance. fait aller tous les autres. dont il a feulement marqué le pos d'étendre afiuré. qui a -. que chacun remplifie ici la carrière de la vie . i & 1 • i \ ' & & donnance politique. niques . Tout le refte de cet ouvrage ne fera proprement que le point raifonné des proportions de tout genre données dans ce & & & développement e£ Chapitre capital. en un Jens . de l'humacjne nue. C'eft là cette Le commerce qui rend communes les productions par le moyen de l'échange . comme le font fer. en homme d'état. Nous allons commencer par l'article primordial . navigant. ' lés Lapons & les Samoyedes dans leurs neiges . il faut confidérer la choie publique dans fon principe . V -i à jA eft I art de rendre les hommes utiles . pour parvenir a être doue a une ou les portion de ce génie bienfaiteur. les feiences commerce . c'eft le commerce uniquement qu'il en faut remercier ou accu- moyens de fubfifter. avare entière à les fantaifies &c à fon fuperfîu . a fait aufîi le dénombrement l'on pourroit s'en tenir aux proportions calculées. tranfplante avec la femence les autres fruits de la fociété. s'il n'étoit à prod'analyfer les vérités . œdificant . dante. Mais fuppofez tout-à-coup les Nations ifolées . la vraie fimpîe politique . libéraux ou méchatout eft fournis aux vertu fondamentale à laquelle tient tout ce que l'homme laboure . lui font fubordonnées. C'eft de la fubla Société . c'eft de fes moyens que dépendent tous les rameaux de l'or- & La fubfirtmce doit être regardie comme îara- . comme le feroient les . 1^6 & barbare . qu'il des hommes. que les grands foyent les diftributeurs des grandes portions qui entraînent les grands foins .

mais fouvent peu alTurée peu durable. L'abus efl en tout ici bas bien voifin de l'ordre. il faut mul- naiiTante. branche principale privilégiée des fpéculations de la politique économique . v i-rr*/ voudroient entreprendre de détruire toute différence dans les mœurs Coutumes . CHAPITRE VIII. de genres de biens . c'efr la Que pour & & Monarchie légitime . il faut une impuilTance tutélaire blique. Je le répète . . ainfi qu'à toute efpece avec le degré de vélocité relatif à la contexîure de fes orcréée . fans examiner quelles pouvoient être de ce genre dans les diverfes Provinces d'un «rand Etat '. Les Princes les Miniftres qui voulurent autrefois alTervir les Nations . c'efl l'état de toute fociété . Nous venons de donner la mefure de ce dernier. & & tiplier les loix cherche à acquérir pourvoir à la Le fureté. à l'étendue de fes facultés. Pour multiplier les genres de biens . tout l'inltrument politique foufFre l'accord efr. i & la 1 • ' & corruption & & étoient auffi ftupides que barbares. cherche à le rendre participant de tous les différens genres de biens à tous les rafinemens de produits. loin de fe noircir des atroces périlleufes précautions de la tyrannie . la loi n'a pas befoin de main -forte : c'eft la République. 6c loix de partage des terres . 157 de Terre-neuve . truit la puilTance . dans les poids mefures . L'homme fiftance . Ces trois befoins lui font accordés . bas n'a que trois befoins primitifs celui de fa confervation . L'état naturel d'une efr. defir s'éveille & . chacun foi.AVEC LA POPULATION. voyez quelles quelles importions . Les Légiflateurs modernes qui . dél'anéantilTement de la puilTance détruit l'autorité. Cet Etat naifTant ocbefoins craint au/Ii de il de (es chofe ne vaut encore . 3 . i°. bornés à fubfifr. dépofe fa portion de Magiffratur* puIl faut main-forte à la loi . le feroit à fe former par le concours fortuit des atomes d'Epicure. 2 ici . En traitant donc ici de la population . partir d'après les idées mères à cet & & & & & & égard. & Le corps entier de la Nation eîl Magiltrat . qui veut alTurer fon pouvoir le pré- & & ferver de contradiftion . de la fociété . tout le calcul ell dérangé. De ces trois . Un faux ton donné à l'harmonie fe démonte . fociété qui fe réunit . cupé peu pas la peine d'être envahi. pofante pour garantir d'invafion la fociété laborieufe &c florilTante . ou par la violence .er de leur pêche . Dès -lors il doit prévoir les dangers de l'autorité anarchique qui lui efl infpirée par des intérêts particuliers : je dis anarchique. quelles fortes d'arts vous pourriez faire recevoir habitans de l'IlTe à ces gens-là. ufages . . . ou de s'avilir à dégrader fon peuple . de vouloir fe gouverner elle-même . celui de fa fub- celui de la perpétuité de fon efpece. ou par 11 les racines . car l'autorité qui rompt les liens de la fociété. changez ou déplacez un chiffre . le gouvernement donc. déformais aulTi difficile à retrouver que le monde . le premier efl le ganes & & Les caufes P hy11 Ji de " la àédàen } nature du gouvernement. il faut en chercher le principe dans fa vraie fource . elle a peu il faut peu de loix . dans les Loix conftruifent évidemment fur le fable. quel ioutien de population .

plus on lie 6c corrobore la fociété plus au contraire on huile relâcher les liens qui les condensent . plus on dirige leurs forces vers le même objet. manque le principal mobile de fon objet . 6c pour juger fainement. 6c porté par le defir à fe la hommes le utiles & & : . plus ils fe féparent . croit ' La contraires. le feul individuel. efl le principe 6c l'effet de la fociété. . fi elle ne met en œuvre . l'ambition . fe plongent volonfacl^pn infruftueufement vers l'étable. félon qu'ils font plus ou moins dégagés des fers de la brutalité. La réunion de ces deux mobiles . Tel eit le point dont il faut partir pour confidérer en vrai politique les différentes formes de fociétés connues dans les tems anciens 6c modernes . le befoin 6c le dejîr . en forces 6c en population . vue que la politique doit placer l'homme dans forcé à la fubfiilance 6c porté à la jouifTance . c'eil renoncun ne peut cer à vivre. qui efl fart de rendre les . Cherchons dans les voies de la nature dans les leçons de l'expérience. La politique donc . la dépenfe efl donc la bafe de l'objet que nous confidérons en ce moment . juger des vues plus étendues fur le bonheur. fans démêler bien distincfance d'une félicité accomplie tement l'objet de fon defir 6c le but de fa jouifTance. l'homme a La brute ainfi. Ceux qui cherchent la fatisde ce défir par le rafînemcnt furies appétits . à leurs facultés .i 5 RAPPORTS DES DÉPENSES 8 feul impératif. ou par fauffeté dans fes vues . 6c plus jets relatifs ou moins fatisfaifans . qu'elle néglige . la manière la plus profpere de faire fubfifler 6c multiplier le genre humain. 6c n'a. le refTort le plus le plus duclile. Les autres fe font des obtairement & à leur caractère . hommes fauvages 6c brutes. d'appétits qu'en diffraction de fon attrait dominant qui efl de defirer la jouifC'efl confondre que nous appelions & . vraie On e j? communément que le befoin efl le principe de la volonté l'homme avec la brute que d'en dejir. c'eil aux moyens d'y pourvoir qu'il faut rapporter fa multiplication que nous appelions population. ou par ignorance . Renoncer à confommer. pour ainfi dire. C'eil à ce befoin primitif qu'il faut rapporter la durée de l'humanité . à leurs préjugés . De ce principe parlions morales la feniibilité . bafe néceifaire de l'ordre' politique. trois chofes indiiîblublement liées dans l'ordre naturel. que le befoin . obligée à débuter dans (es foins par celui de leur procurer la fubfiitance . qui elt le actif Elle ne gouverneroit que des defir. la liberté . &c. continuelle . Plus on les rapproche. L'homme efl forcé par le befoin à chercher fa pâture . des moyens de les accroître en biens . auvivre par autrui. C'efl le caractère diflindtif 6c Supérieur de l'efpece humaine. la renommée . fubfiitance la moins pénible eil naturellement celle C'efl fous ce point de {es fpéculations. n'a de defirs que fes appétits actuels. La fubfiilance . pour y parvenir . Il d'où dérive que qui lui convient la eiî mieux. 6c la fève de la population. Bien des hommes ne veillent ou ne peuvent ni fe défendre ni engendrer . plus aufTi la fociété tend vers la diiTolution. & Le f°™^- politique " a rap ' procher. le feul indifpenfable . font provenues les diverfes idoles de nos la cupidité .

CHAPITRE VIII. Il ne falloit que bien peu de loix à des hommes que rien n'invitoit à fe fouflraire aux loix de la nature. les troifiémes errantes. 6c elle ne prenoit nul foin d'entretenir comme fourniffoit proye toit . Il falloit . rée fe . les Nations agricoles . les fécondes ambulantes. premiers objets de la Nature . la première engendre les loix fixes . affujettie fans entraves . avant tout ce qui efl relatif à fixer de livrer fa peine 6c fa fucur à la culture opiniâtre d'un champ . abondante fans excès . Il fallut en conséquence chercher de nouveaux objets de pâture . brigandes 6c toujours en raifon de la nature 6c de l'efpece de leurs moyens de fubfifter. être affiiré de la récolte 6c de la jouhTance de fes fruits. Telle efl la fource de cette monftruolité dans l'état de défordre qui les tient prefque toujours dans un état de guerre 6c de carnage vis-à-vis les uns des autres. les mefures 6c afiïirer les poffefnons. . deélever des animaux domefliques . ij 9 de frais & de travail poffibles. dérivées de trois différens genres de fubfiflance . la première put devenir en peu de tems nombreufe dans des efpaces reflreints à la fertilité du terrein . cultiver la terre . relativement au petit nombre des premiers hu- confommerent d'abord fans de de la pareiTe . dis-je . Les premiers regards de l'homme virent des déferts abondans en biens alimentaires . fe livra aux fciences . de ces trois genres de fociété furent fixées. comme multipliant les moyens de fubfiflance. jouirent de la liberté delir pour l'homme inculte ignorant. des loix d'invafion les & qu'un petit nombre diiommes commis à la garde des troupeaux . Tel procurer 6c à fe l'âffurer au moins . La féconde conferva plus long-tems l'innocence 6c Fhofpitalité . & Etabiiflèment Jf«5jJ genreS . 6c qui tend fans ceffe à les féparer. pirates . . les premières épars. Ils & & & effort les préfens fpontanés & & quoique la plus méprifable 6c afîife fur la bafe la moins affutrouva plus convenable en général au libertinage naturel . origine qu'aux poiffons ges De ces trois façons d'être . La féconde ne compor- forces offenfives dées fur . contraile qui rapproche fans ceffe les humains les uns aux autres. leur tendre des pièpâtres origine des ChafTeurs 6c des Pêcheurs. que l'année d'après . l'homme confomme tous les jours . en raifon nombreufe qu'en raifon de ce que la être troifiéme ne La put pâture. à l'ailronomie . les poids .AVEC LA POPULATION. Celle-ci ne put recevoir que des loix de réunion de enfin . Une vie occupée fans effort . il vit la population s'accroître 6c les moyens de fubfifïance devinrent plus pénibles en proportion. à la fpécularion. là . points phyfiques mêmes de En ces vertu incertains principes . De ces trois formes de fociété . devoit montrer la nature humaine dans fon beau jour. Ce flambeau efl le doit déformais nous guider dans la connoifîance des principes des dif férentes fociétés.. Mais les fruits n'ont qu'une 6c ne reviennent durée paffagere . car les loix de fiabilité font fonde fubfiflance qui tous étoient ici fortuits . raffembler animaux les courir des . de l'étendue du terrein néceffaire à la petit nombre . à l'homme brutal. fauvages . ainfi . La troifiéme mains.

D'entre ces Nations . les Nations primitives du Nord Se les peuplades errantes de l'Amérique. Se renfermât dans fon feinle germe Se les qualités de chaqu'elle reçût cun ces genres primitifs. a befoi» d'un chef. De-là. cette prédomination . des bonnes Se équitables loix . croître Se multiplier enfemble. ou par les entreprifes de . décliné . L'agriculture a fait la bafe . les autres ont vieilli dans la barbarie . d'abord la Monarchie tutelaire. foutenu par la force . des arts Se des connoiffances relatives . tandis que chacun vaquoit à fa chofe particulière. puifTantes dans leurs petites limites . De la complication Se du rapprochement des différentes fociétés naquit un nouveau genre de fociétés fécondes Se poftiches moins affinées dans leurs baies Se dans leur durée comme aufîi moins fufeeptibles d'étendue . Gain premier chef des agriculteurs . mais variables Se paffageres par leur excès . de la population . Abraham Se Lot . font néanmoins obligés de fe féparer . lefquelles invafion . parce qu'en effet il a fallu . me l'art politique . de ceux de la réunion . chaque jour en nombre . les engrais à la cultivation. inventa . les poids Se les mefures. dit l'Ecriture . fut la bafe de l'autorité fouveraine formée par les loix. L'art : Gouvernemens propres aux cliffé «ntes Nations. Les plus anciennes . comme les Arabes . celles qui ont plutôt ou plus tard reçu Se exercé l'art primitif de l'agriculture. vertueux Se liés d'amitié . ont plutôt ou plus tard joui des avantages de la fociété . Wemrod premier chef connu de CharTeurs . Cette prédomination nécefîairement astreinte à des règles équitables fans elle territoire . ou à s'écarter dans des régions reculées . fils de frères parleurs . le eût fait gouver- nement devenu fufceptible de quelque étendue . Le tems Se la multiplication de l'efpece ont dû naturellement amener ces différentes fociétés à fe confondre Se fe réunir les pâtres à fe fixer Se devenir agricoles . mais le nourrifîage de beftiaux lui eft devenu néceflaire pour réunir les plaines aux montagnes . Se par la direction Se l'emploi de fon tems . les Tartares . les plus fûres Se les plus authentiques annales de l'humanité (abftrattion faite de toute autre manière de les envifager) viennent à l'appui de nos fuppofitions prifes dans la nature des chofes. en connoiffances ck en facultés de toute efpece. comme la race d'Abraham . pour rendre une fociété complette. ceuen. Comdis-je . dut naturellement tomber dans les mains d'un feul. riches . en quelque forte . orrenfif reçu dans la fociété . comme ne pouvant fubfïïer. fut aufîi le premier conquérant . Se par le poids de fes forces . Je dis que ces différens genres de fociétés fe font réunis Se confondus . les dépaitres aux moiffons . infuffifantes pour former de grands empires.RAPPORTS DES DÉPENSES î6o de renonveller ce genre de provifion . elle dut promptement être forcée à fe jetter dans le brigandage Se à agir offenlivement contre fes voiiins réunis en fociétés laborieuses ou paiiibles. détruit &C difperfé la Société . dévoué aux foins publics . qualité qui ne peut être qu'une fuite du brigandage. par la négligence . comme devenu néceffaire à la fureté du dut bientôt y dominer . dant libres .

Le gros Marchand. Commerçant. Les fociétés marchandes. il ne le fut que pour affurer cette diflinftion fur les fruits. telle il importe même qu'elle foit.AVEC LA POPULATION. en dettes pafîives . Voilà le tien 6c le mien établi fur le fond . durent recourir à faire des loix d'afïbciation . & & & ce qui quelque forte inconnus . En vain difperfés l'autorité voudroit-elle en tirer les devoirs de fujet . en quelques actives . Ce font les fociétés marchandes. CHAPITRE VIII. En quelque lieu qu'il habite . il dut fe former des fociétés marchandes . L'échange du fuperflu de ces fruits contre le fuperflu du voifin dont l'efpece nous manque .pour qu'il contribue volontairement au revenu public. de TintérefTer réellement .confifte en rétribution due au fervice de communication de biens entre les Nations. comme les greniers fe forment à côté des moiffons. variable . puifqu'on ne fçait ce qui en eft payé en eft dû. il put . dans les moyens de fubfiftance précaire. Nous avons dit que le partage des terres fut nécessairement la première loi de réunion des fociétés agricoles. Qui dit moyen de fubfiftance . fans laquelle rien ne réfoudroit les cas majeurs . A côté donc des fociétés agricoles . défignées fous le nom de comptoirs. la connoiffance des routes des féjours du fuperflu ck du néceffaire. quoila cultivation . dit un gain . eft une fuite naturelle de cet arranle commerce d'échange fut en conféquence le premier gement j lien de la Société. il jouira toujours de fon immunité inhérente à la nature de fes biens inconnus. 6c que peu de chofes font d'une nature ftabls ler & & & & . dont on ne voit que le lieu du comptoir. vérité à répéter fans ceffe aux gouvernemens des Nations agricoles qui s'étudient avec tant de foins à les rendre marchandes . l'inftitution de ces fociétés renfermeroit un germe L'appui même de liberté. dont les vrais maîtres font en magafins. parce que la bafe de celles-ci eft la fiabilité . Telle eft fon effence . à fe dépouil- & eux-mêmes. de dépôt la Souveraineté . rien n'affureroit l'état du public des particuliers . Toute richeffe de tête de poche ne donne point de prife à la Souveraineté . compofées conféquence obligées par de fureté . c'eft-à-dire . qu'il offrit un moyen affuré de fubfiftance. qui . Banquier. elle eft obligée. de le traiter comme maître . Toutes leurs poffefpices fions conliftoient en obligations difperfées fecretes . leur crédit acquis par l'habitude de les voir revoir toujours pro- & & & & & & toujours exacls à tenir leurs engagemens. iéi de leur voiiin &c par la nature de leur condition constitutive trop expofée à la concurrence. Le commerce mercantile de revendeur . En effet la bafe de leur fubfiftance étoit leur induftrie . pour l'engager à concourir à fes deffeins . étoit bafe de féconde que n'ayant qu'une dépendante néanmoins fi néceffaire . Ce genre de Souveraineté ne comporte qu'un petit nombre de loix fondamentales . Le Gouvernement Républicain convient à fes Sociétés. fera toujours un membre de République. mais à une Souveraineté mixte . &ic. félon les variations dans les objets de profit. &c par conféquent ne lui cédera rien . en de mais d'êtres nature fe libres .

v(. des les uniffoient au refte les liens on trouvera qu'il & qui on romnu tous il vent Être confidérées comme ifclées & deftrud. qui bornent cher. foçiétes nue troTs fortes de fociétés .aion cet état d'ailleurs n'a pas contmuellerai été .ou. & & & & : Service . Celles du dernier fodérTs errantes ces^ Elle humains.ves d'elles -même de porter leur population au-delà des dans leurs déferts .dérer enfoite 7 . réddroTn Province de quelqu'Etat échappera toujours commerce il échappe ritoi em'ntime. font tout le profit qu'elles piuffent comfa re fe livrent a la font les reffources de celles qui (ont purefont tout le bt. marchandes fociétés agricoles. ^ change aenaiurc w. En revenche elle comprenoit tout etan de que police. maître dans fon fein . parée Zftre de régemens de détail la diverf. incapables fortuits de leur fubfiftance Redouprefque moyens bornés . lui & & & & & & & & & ne fubfifte en effet aujourdhui ne peut fubf.r ment que chaffereffes fauvages travail au s'afferv. les invm- . ou pai un trouver feront ces qui bientôt le leur commerce . par à la conquête diftcont leurs richeffes difperfees en plantation de ces hommes qui aBives es «ns paVs. les favonler de bien conduits. Ainf. trois genres de barbares. "enquête. objet gênerai ramener les incidens multipliés au bon cas .tm de celles qu.te des eontinuelle changeante félon "ci fondé fur l'aaion a la decifion des inftant pourvoir rirconftances .RAPPORTS DES DÉPENSES . leur population phs dans les forets.»cn. il faut s'attacher ont de mais la liberté eft ce que ces peuples Les prifes fur mer & produa. c'eft la République fes voilms occupe a mènt bèfoin de force militaire. c'eft-à-dire . la populamn. petit .f du territoire . la bafe dans notre objet atluel. les efclaves . Le butin amovible cne's to . carpourfe de la ranfla fuite de le moyen à l'oppremon . l'origine . &c.telle Souveraineté na pas 11 s'enfuit de-là qu'une dans un tel état & & : & de toute légation. tés Pour les conf. il falloir à chaque ordre . l'intérêt de de fociela forme des différons genres Telle %. quand hors de leurs deferts à bon droit ravagent- & tes & faillie foiTsàfaire effort fous leurs pas. épars elles font portées par leurs bepar leurs brigandages . ceux-ci . Les chevelures d une vraiment Pour barbares .t ce qui fe rencontre me le bediaux.. Bienfaifant pour dir mieux ou pour rendant riches il les civilife en les befoin d'un chef.6i un grand de poffeffions. fauves des celle ciblcs loix. ou par les revers qui l'interruption ou évaf. ne ptraterie.on de terfon c'eft-à-dire voifin .fter .r au fol. tête II ne fçauroit même refider fur une feule la fociete de aux avantages faut que les part-prenans au corps à la coopération de la Souveve lent eux-mêmes à l'inftn. plus ces Nations précaires feront paifib reconi<-nt uti es dans leur profité plus elles ^arciSnieufes il fera de avoifment les plus Lndables aux Etats agricoles qui de les loutemr. éft rertramte par Quoi qu'il en foit . L : j"*^r r r.

avec moins de frais en tems lieu fes achats {es magaiins. Ces dernières font feules naître multiplier les biens . • i tés & : & fuit pas que cette figure décifive puifTe être également appliquée à l'union de ces diverfes fociétés de la France de la Hollande . ni le pouvoir fe les faire naître. fans doute . CHAPITRE VIII. c'eft-à-dire . ne font qu'une dépendance de celles du premier . Dès- & lors les comme Propriétaires enfin comme induftrieux. profpérité de l'Etat par l'étendue de la population. font des fruits affurés des fociétés maritimes libres. a^iç^es. merce font leurs fonds les autres le fiége elles .AVEC LA POPULATION. fe trouver au tour des l'on y peut juger de la ibciétés marchandes . &: leur tranfmutation en richelTes eft la feule opération qui fafTe aller la machine économique . La mère eft deftinée à engendrer. . parce que cette concurrence eft totalement à l'avantage de la Nation qui ne peut trop fe procurer d'acheteurs de vendeurs. les hautes entreprifes . le Commerçant regnicole aura dans ce commerce tous les avantages fur l'Etranger . quoique fujette à dégénérer en fadions. Quoi qu'il en foit de cette queftion relative à notre fujet aftuel . L'expérience nous le démontre . lui foit aufîi faquelque légitime qu'un territoire & vorable que l'eft la Souveraineté municipale. ont befoin du concours des voilins réunis en fociétés marchandes . on n'aura ni la volonté . qui font les fociétés a r « r^ r i* agricoles. La cultivation le commerce ont contracté un mariage indiffoluble. . la population la plus nombreufe doit . & & & l'au- Nous avons démontré que dans l'or- la profpérité. mouvement & fur l'action Xi. Tout état agricole doit à la vérité : & protéger chez lui le commerce rural le plus important de tous mais c'eft dans la fureté l'immunité que doit confifter cette protection : car du refte . la qualité de auxquels le commerce donne une valeur d'échange richeffes car fi les biens ne reçoivent la qualité de richeffes . les hommes ne vivent que de productions . mais elle ne le peut. & & du commerce liberté eft tellement l'ame . Les grands efforts du commerce . détruit Tune dre naturel indifpenfable . D'ailleurs . en ce que la France peut donner afile dans fon fein à des & étapes ou comptoirs de Commerçans mais toujours fans préjudicier à la liberté de concurrence de l'Etranger . 163 Les fociétés du fécond genre. dans tous les tems dans tous les climats. par exemple . uns font payés tivateurs . Mais la parcimonie ou l'épargne qui & & & | & peut favorifer la population ici tre dans les fociétés agricoles. qu'il eft bien ombragé des étendards de la fouveraineté miréglée qu'elle puifTe être . T'' '-v "-< tlance ces iocie. Ainfi ces deux genres de fociétés font étroitement liées enfemble. il eft vrai de : & & dire la que difficile litaire . & la capitale de l'induftrie ne vivent que fur le comme CulLes étapes de comleur épargne accroît d'autres . qui forme perpétue la fociété. . qui eft moins à portée de faire commodément . les fociétés marchandes . pour s'affurer toujours le prix courant du marché général. Cependant les fociétés agricoles. maritimes môme. fi elle n'eft fécondée. l'excellence du labeur de l'économie en ce genre . Il ne s'en1 \ & \ i • i chandes «s font une d e.

juftement proferite en ties . tous les & : & & l'agriculture y a été opulente. La bafe donc de la fubfiftance de cette forte de fociété eft non-feulement fort inftable. Ce travail. mais encore tant de frais pris fur la chofe. trouver pour y point cl'oififs . Voilà leur commerce . &c comme de ces frais le plus onéreux de tous eft l'emploi des hommes. 6c conféquemment de leur fubfiftance . Elle eft forcée à chercher à diminuer fes frais . & de ^ es fortes agricoles enfin font la fource de tous les biens l'on ne connoîtra l'étendue dont elles font fuftoute la population . elle réprouve elle-même les efforts extérieurs les fiens ou du moins fans y prendre garde . ainfi que leurs fous-ordres . les ports . dis-je . Sociétés aenfource de . dénotent auffi leur dépendance. pour éviter les frais du travail des hommes. à ce dernier point . & faire fes affaires & & & propres tendent fans ceffe à la rétrécir. fur le genre d'agrès . Les profits du commerce de revendeurs font au- tant que celui des Tout le Il eft tout iimple que chacun cherche à à au meilleur marché pofïible . de mifere qu'un théâtre d'erreurs fans le fçavoir . fa propre popuen effet autre chofe que fon foin pour les canaux . lation. Mais toute cette abondance. qu'il fe préfente au faire les à chaque inftant de nouveaux Entrepreneurs qui tendent rabais . nous concevrons peut-être alors de quelle importance il tous lieux. grands Empires .RAPPORTS DES DÉPENSES 164 hommes cherchant emploi & travail . Qu'eft-ce & & & & ! & & dévaftation. qui dépendent . s'y raffemblent en foule Là leur fubfiftance. que la terre entière n'a prefque été jufqu'ici de de fraude ou de carnage . en prouvant la profpérité actuelle. de la durée fortes ces la de l'étendue On voit encore des quantité profits. Là tous font employés à profit pour ceux qui les employent . l'un a détruit l'autre. Ils tel a toujours été doivent être vendeurs. qu'eft-ce . que tout continus de cette réprobation ? cela . cette population. crue quand que l'homme fera certain ce p t j}j] es ' quant "1 x *• » j j a être parvenu par 1 opulence même aux dernières barrières de 1 agn- & I • • 1 i . commerce des revendeurs en effet n'eft fondé que fur l'agence des grandes fociétés. à épargner fur la dépenfé. manqueroit fubitement. coies & «le tous biens toute population. Hélas étendue utile . de connoître fon C'eft faute fon véritable emploi. fes bornes de cette étude fi nécefiaire . étoit de découvrir la vraie racine de la population . les recherches fur le gabaris des bâtimens . puifqu'ils n'y trouveroient point de fubfiftance. La concurrence du commerce d'Amfterdam de Ainfi celui d'Anvers n'a pu fe foutenir .tout repouffée . de crainte que quelqu'autre ne lui enlevé les pratiques . grands états ne peuvent fubiifter par le 'métier de commerce de revendeur. fans quoi la bafe même de leur falaire . que de fociétés eft affujettie à des bornes fort étroites car les profits du fimple métier de commerce de revendeur ne peuvent enrichir que de de petites Nations. Ce ne font ici que des gens d'affaires qui employent beaucoup de Commis ck d'ASe de gens . fi ce ne font les effets ftudieux Examinons ainfi la furabondance de la population dans toutes fes parnous la verrons par .

il fera rappelle encore remis fous les yeux . La culture doit au contraire être regardée me Le comme le commerce l'étoit ci-deffus c'eft-à-dire . plus ils offrent leur travail à bas prix . pour tirer par là du falaire . frais pofîi- l'emploi des hom- que celui du commerce . Ce divorce d'intérêts particuliers a été déduit dans les chapitres précédens . qui eft naturel eft d'obtenir la chofe au moins de point utile bles mes . plus on en retire de produit net ou revenu . plus il y a de richeffes annuelles difponibles. 165 Mais nous avons bien perdu notre tems en développant les principes renfermés dans les chapitres précédent .propre ennemie. & & les mêmes. des travaux des ouvrages d'induftrie. ainfi . l'intérêt de l'agriculture eft . de la fertilité de la terre & de la fécondité de la nature. il faut fuppofer aufîi la diminution de confommation des productions de bonne valeur . animaux autres aides de toute efpece moins difpendieufe que ne l'eft l'homme dans fon entretien . pour faire à moins de forces d'hommes les mêmes voitures l'Agriculteur doit la mettre en outils . & & & & & & & . &c. com- produit. celle du revenu& des achats des ouvrages de main d'œuvre.AVEC LA POPULATION. autant de frais indifpenfables pris fur la chofe . dira-t-on encore . agrès . qui attaquent Par ce premier expofé des racines des mefures de la population . rier font à fubiiftance peu près . Or on ne peut jouir de ces richefTes que par le fervice des hommes . La même recherche que le Commerçant met en vaiffeaux . que plus l'agriculture diminue avec profit le travail des hommes . Tout cela eft afful'inhumanité des riches ne jetti à un ordre phyfique que la cupidité "* peuvent éluder impunément. ainfi plus il y a de revenu . plus on profite encore dans la jouiffance de ce revenu du bon marché du fervice des hommes que Ton employé . n'eft-il pas vrai que plus il y a d'hommes . ^ die-même"!? nous venons de voir que dans l'ordre apparent qui fe préfente d'à. 6c par conféquent une grande population. fi le Le&eur penfe encore qu'il fuffit de remuer beaucoup de bras pour avoir beaucoup de fubfiftance . culture . plus il faut d'hommes pour jouir de ce revenu. en conféquence la diminution de leur prix . pour obtenir la même fertilité. Mais il parfaire les mêmes travaux y a cette différence entre l'agriculture 6c le métier de commerce de revendeur . du commerce directement la population. dans ceux où nous traiterons précifément de l'agriculde l'induftrie. plus cette épargne retourne à l'avantage de la population . Il defire ( par erreur ) le bas prix de la au préjudice des revenus du territoire . CHAPITRE VIII. En fuppofant cette diminution de falaire . &c affiuer fon fervice dans la concurrence. d'employer le moins d'hommes pofîible pour obtenir un égal produit. Au lieu que le Commerçant ne ménage fur l'emploi des hommes que pour fe mettre au rabais . plus de profit fur le travail" de fes fabricans. Les reffources du manufactu. Paffons maintenant aux objets ture. plus le produit net ou revenu augmente . Mais . & & comme le plus onéreux d'entre ces frais eft le . plus on profite fur la diminution du falaire dans l'agriculture.

l'ennemi part . Suppofé qu'elle ait choifi une faifon de mené fes troiirepos . ayant des befîiaux . fuffit pour notis faire voir q Ue j a force a \ me Nation à la guerre ne dépend pas du nombre d'hommes . . C'efl ce que nous allons démontrer par une induction fimple . Pour alimenter ces hommes difponibles . courant à la défenfe de fa maifon . en ces premiers tems également braves .RAPPORTS DES DÉPENSES 166 elle-même fa propre ennemie. L'homicide efl la mort d'un homme de fa le retranchement des fubfiflances cependant c'eflpar poflérité . l'ennemi fuit devant {qs pas. tant de travaux à à la multiplicité faire . gefle naturel dé la guerre . . tant de fardeaux à lever . l'homme . jj faLlt q ue ceux qui les procurent ne foient point détournés de leur r ^ r ~i . mais des fubfiflances. Pour que les fubfiftances ne manquent pas . a tant de foins à prendre . tirée de l'exemple donné. croiffe^ & Il dira donc multiplie^ . La racine des fubfiflances efl coupée . l'autre fera de fe retirer. par exemple . Mais je fuppofe cette dernière obligée de fe cacher de viandes bouaccoutumée à vivre d'un peu de ris. qu'elle ait porté (es provifions avec elle peaux . Le l'incenvainqueur ne fçait ou accourir. Le dons - & & : & meurtre . comme de droit . Je les fuppofe . il efl autre attrait qui le voir augmenter en nombre. tenons-nous enfemble à fa & ai- nous réciproquement pour fournir à nos befoins. Une autre famille la même extenfion . par des hommes dont l'emploi ne foit pas nécefîaire ailleurs. le mal le plus deltruttif de l'humanité . ac- & & & : & & & coutumée à l'abondance . c'efl-à-dire . Cette ébauche d'exemple prife en petit . elle efl & & ne pouvant fe faire aider que par tout fimple qu'inporte à fon accrohTement . fans contredit . à la fin fuivoit de fon côté les mêmes progrès fe rencontrent deux voilà la il faut les que guerre motivée par la néceinté. au contraire . fidérer dans fon état primitif. L'autre . ils loient défendus par des hommes dilponibles. que l'ennemi a difparu . D'autre les maifons relient fans défenfe . die efl derrière. paroît être fon plus terrible fléau contre la population. eft obligée de retourner à (es travaux. travail . En raifon néanmoins de ce que la famille devient plus nombreufe . mais des - lubiiftances. chacun fe fépare. f doivent confommer. va périr en détail. par conféquent de la population.. les befoins s'ao croinent aufîi . Voilà nos deux familles qui fe rencontrent. fa famille dépendamment de tout il délire d'abord famille : Mes de en/ans la . les limites du territoire s'écartent. fieres unies fans contredit au premier choc la plus nombreufe l'emportera . il faut que ces derniers s'étendent pour paître. 6c cet excédent efl ce . Mais il faut encore fur cet article prendre bien garde d'être trompé par les apparences. qu'on appelle revenus. à leçon* bord. qu'ayant fans cène befoin d'aide . les champs fauvage de retraites fort {qs prompt ravage tous ces biens difperfés. canées. La guerre eft . il faut que la production donne un excédent par-delà ce que les Cultivateurs aulfi-tôt & & & & & & La force d'une Nation a la guerre nombre d'nommes . o£ que pour y vaquer en lurete . agricultrice . que la guerre eft véritablement dépopulatrice par la furabondance même de la population. relativement à la continuité de fes befoins . En effet.

l'évafion font les effets naturels nécefTaires de ce défaflre. ce qui efl le plus dangereux des accidens.AVEC LA POPULATION. blement en cherchant à multiplier hommes par tout autre foin que celui de multiplier les fubfiflances. Pourquoi cela ? C'efl qu'il y a infiniment plus à perdre. la conflernation . Il efl: de droit naturel d'humanité de devoir indifde nos femblables. à leur avidité de l'or du Pérou à leur émigration. atroce cruelle . l'inertie . comme nous l'avons démontré dans les chapitres précédens . ne ravage que des deferts. LA elle n'ébranle que des ébauches de fociété . C'efl donc dans fes accidens économiques qu'un vrai politique doit confidérer le fléau de la guerre . & les vouer au fupplics de la faim. ne perdons jamais de vue notre boufTole dans une navigation difficile femée des écueils & & C'efl dans fes accidens éconoqu'il faut confidérer le fléau de la guerre» miques & des préjugés.tances c'eft les . elle s'y eft épuifée. On efl tout étonné de voir les cantons qui ont été le fiége de la guerre . languifîent long-tems &C quelquefois toujours dans & & & la flérilité.parefTe de fes habitans . quoi attribue-tfi durable ? A la on ridiculement un changement fi fubit . Si le facrifice que . dépouillés de leurs richefTes . . ou pour mieux dire . puifque ce n'eft . Qu'un particulier opulent ou aifé fafTe des mariages dans fon canton . l'abflinence . il dépopulation y a deux fiécles . c'eft-à-dire . La guerre alors frappe par contre-coup. fe relever de defTous leurs cendres auiîi forts que ci-devant . c'efl certainement une œuvre édide bon exemple . entière requi peut opérer la pleine 1 production des fubfiflances deflinées à devenir richefTes. moins défaflreufes au premier quoiqu'elles foient moins enrayantes coup d'œil. mais prompte in- la la & & & & & & & faillible . avec fureur hors de fon circuit . déconcertés dans leurs travaux . livrée à l'humanité. Multiplier les inhumain de les faire naître pour les livrer aux fupplices de la mifere hommes fans multiplier les fubfifou des loix. fon terguerre il l'eft encore. tandis que les Provinces qui n'ont été frappées que par le dérangement des dépenfes attaquées dans la reproduction . que de ravir à la privation ou à la débaufiante che des êtres faits pour fe conjoindre légitimement. C'en cette C'efl: la : & reproduction qui efl l'objet efTentiel de l'économie politique des Nations bien gouvernées. que dépend la force militaire des Nations d'autant que la population elle-même ne peut être que proportionnée aux richeffes . L'Èfpagne a porté . d'où s'enfuit que tout dérangement dans l'ordre économique efl une guerre fourde . On n'apperçoit pas qu'opprimés . A ritoire a été dévafté dépeuplé . elle détruit les richefTes qui font deflinées à faire fubniter les Nations employées à la reproduction des richefTes. Revenons fur nos pas . que la transmutation des fubfiftances en richefTes par le moyen de la valeur vénale. Ici elle ne peut fe foutenir que par les richefTes . Les guerres font donc plus difficiles <k plus redoutables entre les Nations policées qu'entre les Nations barbares . C'efl néanmoins le fort que nous leur préparons inévita. CHAPITRE donc de VIII. Mais il feroit le nombre de multiplier penfable. C'efl: ce que la fuite de notre examen fur ce chapitre intéreffant va nous détailler. 167 quantité des revenus . de la quantité de richefTes .

tandis que conformément au penchant de la na- fait le & : & & & & & & ture . tout tel enfin le des hommes travaux . aux changer en ordre de rétribution proportionnée aux fervices Là le tableau. dans leur propre fein le ver rongeur qui les réduit à cette fauffe 6c inutile fpéculation . il faut chercher à multiplier les ri-i r r chênes . Ceux-ci ne travaillent ne font travailler qu'à condition que la rétribution puiffe reavec profit de la rétribution naître direclement ou indirectement même. que d'avoir rendu la paternité redoutable & . voir l'ordre de la repartition des fubfiftances . dcjldcrium . valeur que tout fon calcul eft fondé . juftice . des falaires pour eux quand ils feront en état montre de l'emploi de travailler. Un gouvernement donc fru&ueux pour la fociété . toutes les peuplades faines vigoureufes . affurer & îesfa- il faut multiplier les richeffes & & - • i & i la Société . Pour fonder cette efpérance de manière à déterminer le Cultivateur à lui facrifier fes avances . lui . que aux pères la force le vrai moyen de lui rendre . ont toujours été embarraflees de l'excès de des prileur population. il n'y aura pas un homme une Nation qui regardent cet afte de plus. Liv. la portion de bien qu'il nage employé à cette générofité . Si au lieu de cela il fonde en totalité leur méleur fubfiftance future en les mariant . Mais dans cet afte de objet d'émulation . Qu'on donne d'autre part des immunités un nombre d'enfans c'eft élèvent aux . ce père paye un afTez fort con- & tingent à (a) la fociété paupercs fatis ftipcndil pendcre Ji libcros educarent. qu'il les abandonne bientôt à leurs propres forces . eft feulement capable de fournir les premiers frais tel de l'établifTement des conjoints .RAPPORTS DES DÉPENSES i6g donataire . mais comme cela ne fait aucun accroifTement de fubfiftance . il faut que la valeur vénale des âges de & le & producf ions Car qu'il c'eft fur cette & prépare . ces falaires . il les féduit fans le vouloir .& les engage dans la route inévitable de la mifere qui les attend dans peu de tems . fe trompent du tout au tout : comme utile car ils devroient gémir bien plutôt que de fe voir réduits à ce régime chercher infructueux .. lences à la nature . à moins qu'ils ne trouvent quelqu'autre moyen journalier &: renairTant de fubfiftance auquel cas ils fe feroient bien auflï utilement mariés fans 1 fon intervention n'en qu'un foin charitable . de faire des apoints. il faut iortir des premiers fes droits eft de laiffer & & Pour emploi Laires . qu'on pourroit regarder comme on doit voir que c'eft faire les plus grandes vio. oc pour en trouver les moyens . loin d'être réduites à exciter les mariages . qui fut de tout tems lignai de décadence . change de propriétaire . de faire enforte qu'une perfpe&ive réelle leur d'élever leurs enfans. mais mortifiant . agir conforpères qui vilèges mément au droit naturel qui nous dit . repréfente que eft ftipendié ou foudoyé par la terre fertilifée par ceux qui peuvent faire les avances des entreprifes de l'exploitation. iïgnum viicz (a) Tit. foit affurée par une habitude confiante. il Mais pour les trouver les afîurer cet emploi faut en revenu à nos principes .

comme cela femble fe préfenter au premier j e r^re'r 'îés coup d'œil . plus le revenu s'anéantiroit . la valeur vérigoureux que nale des bonnes productions baifTeroit à proportion du déchet de la confommation. de terre . de bled noir . de turnipes venus Se (a) la . J3. de pa- leur eit refufé. que le hauiTement des falaires . que l'accroilTement des falaires qu'il efb obligé de payer . la caufe 6c l'effet de l'accroilTement des revenus. bonne foi de fe redreiTer lui-même Se d'avouer fon erreur . qu'elle ne pût leur procurer le nécelTaire en nourriture de vil prix . productions prix puifque plus mande .Pour avoîr plus h penfe de ceux qu'on a . Se c'eït. ia. conformément à fa condition . plus on obtient de richeiles ou de productions de la meilleure valeur. plus la population diminueroit Se plus l'Etat s'affoibliroit. Se . v. d'après elle qu'il apprécie fon propre travail Se le ialaire de (es Coadjuteurs. plus la terre feroit employée à fournir ce genre de fubfiftance . plus on follicite la terre . Se comme l'enfeigne d'abord un Ecrivain bien accueilli confommations . eft la démonilration . Si bution étoit fi foible Se . Pour entretenir la plus gran. C'efl ainfi que la dépenfe pré- vient la cultivation . Se ce n'efl que l'accroilTement de ces ou des accroître la population. la population a fe? bornes preferites par l'étendue des richeffes . dernières Il y a toujours trop grand Se le falaire nécelTaire nombre d'hommes par-tout où les faire pour l'emploi vivre avec une forte d'aifance donc par le trop grand nombre d'hommes la rétriû partagée . C'eft ce que l'aveugle avarice du vulgaire ne peut comprendre . afin qu'il puiiTe . dis -je. On verroit la terre fe couvrir de mays . plus on en de. Se qui méritoit fans doute au fond de l'être . Se calculé les rapports réciproques des caufes Se des effets dans l'ordre économique . il faut au contraire étendre on en de haut confomme . étendre fa confommation fur les divers genres de denrées dont la valeur fe foutient par cette confommation. qu'il faille reiTerrer les exciter la confommation des dépenfes . Sec. Plus au contraire on réduiroit les hommes à vivre de productions de vil prix . plus d'abondance èv de fubliftance. &plus la puiiTance d'un Etat s'augmente. de pomme rétribution bailTeroient dans les Pro. une plus forte production. car il n'y a que le calcul qui puiiTe ici affujettir l'efprit à des notions exadtes fur des vérités qui fe préfentent fous tant de faces: Loin. Loin donc que pour avoir plus d'hommes il faille reiTerrer la dé. qui peut de population poiTible dans un Etat . Cette valeur n'a d'autre fondement que la confommation courante. CHAPITRE VIII. Cap. il faut qu'elle foit proportionnée aux richeiles annuellement renailTantes . ' & En un mot fubliftances . toutes autres chofes étant d'ailleurs à leur place . qu'une plus forte dépenfe faifant haufTer la valeur vénale 'excite un plus fort travail. puifqu'il a eu depuis la ore. après avoir bien tout mefuré.AVEC LA POPULATION. Les re- mêmes proportions y . 169 defîderium veniens ( a ) . Se à la rétribution que ces richeffes peuvent procurer au menu peuple . tates . clis-je .

r ait fon chauffage . c'eït la politique qui décide prefque toujours des intérêts des Princes . grofgeftes fiere rebattue de l'hirloire des peuples barbares policés. deux trouverai avantages . Avec ces revenus j'en impoferai à mes voileurs fins . de bonheur . mes coteaux de vignobles bien provignés .. que laiffe le fes : je veux que mon peuple mange & aux chevaux & complets fon aux porcs vêtemens foient bons . qu'il . la crainte de ma puiffance réprimera leurs prétentions auffi me les comme de je entreprifes . mes champs feront couverts de beltiaux . de de puiffance. foffoyés . nous ac. en difant qu'il vouloit que chaque payfan eût une poule dans fon pot . toutes les Nations préfentes futures admirefageiTe ront les faftes de notre gouvernement de notre profpérité fous le point de vue pacifique de tranquillité. gardés . c'eil leur puiffance qui fait valoir leur po- jours nuilibles à tous la & & & & les propriétaires . fons corroborantes. Si la cupidité pouvoit avoir des vues faines . qu'il . moi nos revenus . & mon & gai & plus refait travaillera mieux l'autre que & la production en feront de plus en plus excitées les den- que mon peuple plus la culture . bien fumées . non que je me foucie d'eux . plupart que forfanteries de nations. qu'une garniture gigantefque . d'iliuitration. Avec de grands revenus croîtrons & & & . elle les & même parleroit le & langage . dépenfer pour leur garderai nuire . l'un j'y j'ai la groffe part même dans . coupés à profit dans leur tems . . mais parce que le déplacement de ma dépenfe deffécheroit mes revenus . bien arrofées. La force des armes décide rarement . qu'il foit vêtu de laine . les revenus de mon Etat où qu'il ait des confomme de fouliers 6c des la botines viande & & & & feront fort hauts folides. nous élèverons des monumens exemplaires . foutenant toujours à un haut prix . grand par qui exprîmoit fes defirs pour le bonheur de fon peuple . montroit autant la jufteffe de fon efprit que la bonté de fon cœur. ouvrir des débouchés . Il faut qu'il foit accoutumé à fatisfaire en tout genre à fes befoins . des de que faufTe-gloire . nous ferons réparer les chemins . pourroit qui population Le Prince fa dépenfe. fe & & & ne font . triment des revenus au dépérhTement de la ne même fe ïbutenir ni rétablir les revenus . mes prairies bien tenues . mes bois nétoyés . toujours au déde la rétribution . décorerons des Villes .i RAPPORTS DES DÉPENSES 7o hommes deviendroient encore plus malheureux . Tout Citoyen s'ingéniera à fervir nos be- litique. de dignité . d'humanité . parce que les guerres tourées plus abondantes . nous multiplierons les marchés . vuidés dans la faifon . Par ce moyen mes terres abonderont en productions de la plus haute valeur . mes revenus grofliront d'autant. de fplendeur . pays l'ufage d'une plus grande confommation . &. qu'il ou d'autres bonnes boifboive du vin . diroit & du pain de pur froment . parce qu'il veut trouver journellement dans fon travail dans fon arrangement de quoi fubvenir en tout à fon bienêtre. nous fortifierons les frontières . autres irritans fêtes noces des des . faire des canaux . J'exciterai continuels . conftruire des ports . .

la res viennent» 1 les échoir. eft de languir périr toute participation de de toute rétribution . Ou 1 emlent . des hommes & remploi & ploi n flu de 1 la 1 • • manquent . que des ou les circonfà leur conftitution ou des qui grofîieres gouvernemens tances ne permettent pas d'appeller le commerce au fecours de l'acdes fubfiftances . cependant c'eft malheureuiement naturels de ces Etats. bornant leurs vues croiffement de leurs revenus leurs efpérances au produit actuel de leur territoire . Le r-V non. cultivèrent Ils n'apportèrent d'autres fruits . encore pourquoi je veux je ne m'oublie point . l'emploi des . déles débris fur décadence . il y a fuperflu de population.territoire . ritoire politique qui put leur faire place. . d'autre reele : par-tout où les revenus décroifNe cherchons point r _ o vi'L*/-A\n le ialaire viennent a déchoir. Les humanité les fujets pour par Nations qui fuivirent une autre politique à la fin du dernier fiécle. û les trames de la cupidité lui permettoient d'agir. affligeante &C paroît & fon auili. qu'elle s'exerçoit. en entretenant même dépériffement de la rétribution qui devroit les taire fubfifter. fe firent une loi d'exclure les Etrangers que la mifere obligeoit de s'expatrier . &c. vivifièrent la Pruffe & en Hollande que celui de rendre l'argent bien plus & d'y faire baiffer le taux de l'intérêt feule portion du ter- en Angleterre commun . Encore étoit-ce dans leurs facultés que confiftoit l'effet d'un refte de courage . Cette police eft plonge dans Par-tout où les revenus decroufen t. &c par confequent poui^us au reliant des fubfiftances . . qui étoient dépourvus de facultés ou de richeffes néceffaires pour former un établiffement qui pût les rendre utiles. dont les premiers tration avoient été de purger fon Etat des brigans . &c le bien des autres la laine .AVEC LA POPULATION. même auffi la charité bien ordonnée . Nos richeffes foins & nos plaifirs tout vivra dans la plus fouple dépendance naîtront de leur aifance mieux & voilà parce que chacun aura fa befogne & ne pourra efpérer I. où la loi dont nous parlions tout-à-l'heure feroit en vigueur. dont le terme & le fort de la plus l'efpoir d'une retraite paifible. population tait tomber les hommes en lit! le falaire • 1 /' f 1 1 fuper- & fi/ i la le & & & & inhumaine . . CHAPITRE VII 171 &: à exciter les uns & les autres. d'Eipagne . de ce que place à ces le . Ceft Nations d'après l'expérience du fait réfultant de ce principe . comme ils le pourroient être fur une terre eft l'aclion & étrangère . les plus pénibles travaux d'adminifSixte-Quint . refuioit l'entrée de fon pays aux Etrangers indigens vagabonds qui vouloient s'y tandis le Duc d'Olïvarès Miniftre réfugier ? que . Les réfugiés peuplèrent. cherchoit & & Yij Sommes & les fa. ne s'en font bien trouvées qu'en raifon des rien raicheffes confidérables que les bannis emportèrent avec eftx . ou l'induftrie des autres nations firent & nouveaux venus. ainfi agiroit : Ainfiparleroit la cupidité. Mais d'un des malheureux habitans Royaume qui tombe en grande partie de leurs foyers . tout rapporter ardente . .valeur. pour mon politique eft de la cupidité la plus propre bien car à foi. . la Souabe . mifere et dans le dépériffement . dans le tems d'une faute capitale que fit un grand Etat en s'ouvrant le flanc de (es propres mains .

fur lefquelles feules cependant tous les trônes quelconques font fondés. même que la mifere de ces tems fi différence feule de ces deux difîance de génie &: de con- population la les faits conduites fi oppofées . n'ébranle pas les imaginations avides de merveilleux. préfomptueux tranfporta ploitation du Royaume . toutes les dépendes hors de fon rjays . dans le tems où ces mines funeftes aux habitans du pays étoient la feule richeffe du conquéla feule refïburce de fes inle feul appui de fa domination . ^ es Ecrivains qui nous ont tranfmis l'hifïoire des révolutions des Etats . Quand voifins des nôtres feroient oubliés . plus elle feroit dans i'impofïï- Nature l'avons . tandis que c'étoit l'or du Pérou même qui éîayoit les ruines de ccttQ Monarchie . arbitraire . : la de fubfifler & & de fe rétablir . pour lui reftituer cette multitude de milliards dont fes guerres imprudentes fes intrigues imaginaires et infatiables l'ont déinjuftes . cette révolution La ruine de l'Efpagne fous fi durable & le qui a eu tant d'in- fluence fur les événemens arrivés depuis en Europe . & futils. : & & & & & par la nature. n'a été remarquée ni dans (gs caufes ni dans (es effets.RAPPORTS DES DÉPENSES 17* à favorifer . ôt chez les Nations mêmes vouloit ruiner. par les mariages chafîbit les habitans de ce . mais cet or n'a pas été fuffifant pour la rétablir . Ils penfent que le fort de la multitude ne & les cœurs livrés aux paffions . On a voulu la voir finalement comme une fuite de la découverte des mines du Pérou qui ont enlevé une partie de la population de l'Efpagne . Une Nation dépouillée de fes richeffes ne pourroit plus faire naître de ri cheffes.ne de fes moyens . Nous démontré dans l'ordre prefcrit par l'Auteur 4e la des richeffes doit néceffairement précéder la redépenfe production des richeffes. qui s'expatrioient fe retiroient en tous lieux. ni propres à l'amufement des lecteurs. En cet état. . touche pas & hommes goûts des tisfaire les règne de Philipe II . ne nous parlent que de révolutions de trônes . également les tous revenus toutes les richeffes d'ex. Sans doute que ces importantes remarques ne leur ont pas paru dignes de leur attention . C'eft. ne procuroit des fccours aux malheureux individus dans d'autres pays. & rant & & & Le Prince ambitieux . cette Monarchie déferte refla renfermée dans l'intérieur d'une enceinte circonfcrite défendue pouillée. alors Royaume. fi la défertion . cependant à l'or du Pérou qu'on a attribué la dépopulation de l'Efpagne . fortunés fujets . . Mais ce n'eft pas à de tels Lecteurs que l'hiftoire peut être utile . dernière reffource. des hiftoriens Philofbphes ne devroient à fapas fe borner à travailler fi inutilement pour la profpérité . virent la dégradation totale de i'Efpae. la inattention des HiAoriens. plus elle feroit peuplée. Il leur donna des forces pour le qu'il combattre le terme de ce délire a été que fes fucceffeurs héritiers d'un Etat dévafté d'une politique défaftreufe . vain &C . dédaignent celles des richeffes des Nations . cupide . démontreroit la duite entre ces deux hommes. plus les befoins feroient dévorans . biîiîé .

c'eft . par la quotité des revenus de la Nation môme . au lieu de n'en fouffrir que dix millions . leurs chevaux la confommavaudroit pour n'en pas faire à deux fois .. là dira-t-on ? Nous voulons bien vous me vous . aufquels ce revenu auroit été diïtribué . la profpérité 6c pas dans la plus grande multitude que confiée fi la de car la force d'une Nation portion dépenfe pour chaque individu eft la Nation réellement devient trop petite . on m'aura mal lu .AVEC LA POPULATION. Autrement autant à leurs chiens . Ce n'eft pas par le dénombrement des hommes qu'on ni par fes &c de la profpérité d'une Nation doit iueer b r de la puiffance » A { J "-. Elle a combattre .<!anspar 1*. nous fommes d'accord que c'eft la riche dépenfe qui engendre la population. qui pis eft . des forces . fi l'on l'exiftence de tant de m'accufe de rien outrer dans mes principes à chercher attention notre de fixer pénibles calculs eft une preuve le vrai point pour nous y tenir. ni par la quantité des impots . L'on y a vu que la dépenie de chaque homme eft au profit des autres hommes. "'^ P" p« hommes qu'on l^^^J* Etat . c'eft en un mot par fes richeffes. Si au contraire les riches d'un Royaume achetoient annuellement . proportion gardée. CHAPITRE VIII. ou . . ni contribuer chacun par leur emploi à la reproduction fucceftive des richeffes. c eit par 1 aiiance dans laquelle vivent fes habitans .ai(an mais «. On ne m'aura pas lu . enracines a néanmoins tant de préjuges grolherement la montrer fous de les fèns tous de dans . renaître la même récolte Tannée fuivante. Or ces hommes dont la rétribution feroient direclement ou indirectement la fubfiftance anéantis . . que dans le nom- faffions & & : & j & & Ce . permettez que . Il ne fuffit & Ce & v • ' & 1 . pour la brûler . & ne veuillez pas du moins la rétrécir . les brûler . néanmoins pour ne pas vous entendre de nouveau reprendre vos racines de richeffes . comme l'on dit. nombreufes armées . quoique jufqu'à préfent nous euffions fçu que le paffer pulation furpaffe - fuc des plantes faifoit vivre les hommes . dégrade alors les richeffes. l'appuyer qu'il eft néceffaire tous les afpe&s. la à vendre . Nous avons vu par tous les détails dans lefquels nous fommes entrés . qui . quelle vivent fes habitai tans.ci pourpartie de la récolte que les Cultivateurs ont roient à la vérité avec l'argent de cette vente faire. tion du feu reviendroit fans doute au même pour la reproduction. eux repus . parce que la po- n'eft : & les richeffes . pour avoir des richeffes des bras. cent millions de feptiers de bled pour en ravoir le même nombre de mefures l'année prochaine . ceux . Mais en la dégradant de nobleffe . s'il avoit été dépenfe à leur profit. nous les confommer par foixante millions de nos femblables . c'eft par les beaucoup de bras . richeffes au contraire que l'on a des hommes J'ai honte de répéter fi fouvent une vérité fimple palpable. puifqu'il faut qu'on confomme . ou . par Qu'entendez vos principes . 173 donc pas d'avoir beaucoup d'hommes . mais non pas qu'il les fît naître . ne pourroient plus ni fubfifter . par exemple . pauvre . mais ces riches fe priveroient par ce procédé de la jouiiîance de leur revenu employé à anéantir la fubfiftance la rétribution des autres claffes d'hommes . donneront le refte leurs moineaux. f> T.

& Ces riches. confommer. parce que mains des Cultivaà qui leur profeiîion défend de l'être . réduite à la cl'afle des Cultivateurs . qui ne pourroit reverfer à la claffe ftériie que l'argent du déprédateur.déterminé par la quotité des richeffes . Il n'eu donc pas vrai la population d'un entretenir les richefTes Royauqu'il fuhife pour & me que les reproductions s'y perpétuent en pure perte pour une grande partie des habitans. Sans contredit fi des riches obtenir des chofes peine pour payoient bien cher les productions pour en faire des déperditions extravagantes . Qui dit confommation ne dit pas déperdition. avoit recours à l'Etranger pour les achats de fa fubfiftance . que nous voulons livrer les fubfiftances à de fon orla confommation . ou moins promptement . Ce n'eft point comme fardeau fur la terre . ni dans celle du déprédateur. qui fe ruine lui-même plus.i RAPPORTS DES DÉPENSES 74 bre d'hommes. qui fait revenir l'argent dans les mains du Cultivateur . c'eft la fubfiftance même qui s'achète avec l'argent . Celui qui écarte fa dépenfe du verfement ordonné par ces loix. cela paroîtroit revenir au même pour la reproduction % : & & & û l'on n'envifageoit le débit & non & l'ufage des biens . pourvu qu'ils en reçoivent un bon prix cela ne que le prix qu'elles leur auroient coûté pafîant dans les & & : & formerait dès-lors pour un moment . &£ vous venez rompre ce cercle de profpérités . qu'une lociété tronquée . nent leurs denrées . tels que vous les fuppofez . 1 exprès pour me faire une objection auiïi déplacée. ainfi qu'aux autres . tous concourent à la reproduction de ces richefTes. à ceux-ci l'employeroient payer de bons falalres. Le calcul les a tous appréciés . Il eft nécelTaire au congâter les fubfiftances n'eft pas les l'oient fubfiftances les traire que précieufes pour qu'elles foient abonde tradantes . tous contribuent . c'eft pour fuivre l'ordre de la nature rien audonnateur qui nous preferit de demander le pain quotidien delà . Or ce n'eft pas finalement de l'ar- gent qu'il faut à cette clafle . pour payer le revenu du propriétaire. à entretenir de forts à faire reproduire. économique font inébranlables car l'ordre de ce tableau n'eu qu'une formule de démonftration rigoureufe de l'ordre naturel. Si donc la claiTe ftériie dont la fubfiltance feroit brûlée . en raifon de ce qu'il s'écarte plus : & . l'homme ne facrifiera pas (qs frais inutiles. Peu leur importe après ce que devienatteliers . l'argent qui pafïeroit dans les mains des Agens de cette clafTe &c même des autres foudoyés . parce qu'il fçavoit bien que le pain du jour eft la femence de celui du lendemain. parce que comme il en coûte beaucoup de frais fa vail pour les faire reproduire . ne fçauroient donc être qu'une fiction . Nos principes fixés à l'ordre du 1 tableau . teurs qui ne font pas fous . ne reviendrait plus dans celle du'Cultivateur . à moins que vous ne les fuppofiez dépofitaires du prétendu fecret de feu Nicolas Flamel car on ne fçauroit être riche que de fon propre revenu. Chacun fur fon patrimoine forme un petit état affujetti aux mêmes loix économiques que les grands Etats que nous calculons. eft un malfaiteur qui nuit aux autres hommes.

&c. tout effort l'ébranlé . dépériffent . En cet état. Mais quand le courant des mœurs d'une Nation jette le plus grand nombre des propriétaires dans ces dérangemens de divers genres félon les ufages nationaux . S'il eft une Nation dans l'Univers oîi les grands propriétaires foient 1 indépendans . les revenus . vues de la politique des Princes . On allure (car je n'y ai point été) que la haute Nobleffe y tient toute la partie cultivatrice dans la plus abfolue dépendance par la fervitude . Un petit nombre un grand Etat . palliés fous ce joli mot de luxe . qui s'épuifent en payant chèrement de fortes alliances . t-il fociété dans ces règles. combats. Ce befoin qui ne femble propre qu'à accroître leur luxe . Ce font cependant les plus réfidens de tous les propriétaires . ce qui la foutient contre l'état de langueur où elle eft. ne travaille que pour elle. qu'il s'en faut bien qu'il n'entre dans mes vues . comme d'ufurper fur les loix morales . CHAPITRE ou moins de Ton fond. (es effets & la production languit . Le fafte des Grands eft de cette vaffe dépopulation du moins pour eux un befoin à fatisfaire par les produits de la culture . certainement ces propriétaires feroient bien les maîtres de tout brûler ou de tout dépenfer loin de leurs foyers.ur. toute'détracîion l'affoiblit . le colon borné à l'efpoir de fa fimple fubfiffance . C'eft. Mais certi n e ft fur -tout n éceffaire que ie de bonne va i eu . On voit par tout ce que je viens d'énoncer . On eu frappé de voir les revers toucher de fi près à des tems de prédomination . . fertile contrée. la perdroit entièrement. toute la glèbe lui appartient. démembrée que la Nation fe feroit bien ruinée leur influence ceffe & la & & d'elle - & même fans que perfonne s'en mêlât. •/• r" il précifément ce que fait la mifere contre ^"étai^de con-' des proportions à tout . fi elle n'étoit pas la reffource unique de toute leur jouif- & & & fance. alors le reverfement des dépenfes étant généralement intercepté . Nous fçavons certainement que cette fiere Nobleffe tient dans (es mains toutes les portions de la fouveraineté une forte d'anarchie combinée peuvent auxquelles l'indépendance atteindre. S'il étoit & & & poffible d'enfreindre les loix phyfiques de la nature . la loi de la confommation aux cloue eït une l'indigénat précaution fage qui portes de la reproduction. l'on ne voit pas que ces événemens font dans le principe deftructif de la puiffance . de borner la population pour pourvoir à la voracité d'un petit laquelle je j r bus . par veaux maîtres. 1 toute guerre la dépouille.former des pro dictions efl r • •/ •/ n m denique fines quos uttra citraquc nihiL pote t conJi(tere recfont ces proportions en-deçà 6c au-delà desquelles on tombe Junt Ce nombre. on en accufe les caufes fécondes . i 7S brûle fa dépenfe > brûlede diffipateurs peut bien îcandalifer la plus forte raifon. A VIII. eft modus in rc. c'en certainement en Pologne.AVEC LA POPULATION. fans que s'il leur & dérangement foit fenfible bientôt leur patrimoine envahi reconnoît de nou. De -là vient la que le befoin des Cultivateurs. vainement fe conforme-t-elle aux Nation tombe en décadence . tum. toute la féconde Nobleffe par la pauvreté. Leur conffitution partiale ne met en œuvre leur interdit le dejîr.

fans propriétaires. voilà un que jour. fora autant de déromes : ! & : & que bé aux productions de valeur. Nous avons donc démontré fans foldats . plus que d'autres .RAPPORTS DES DÉPENSES 176 & dans l'erreur . vous voudriez faire vivre fbixante millions de personnes . comme le ciel devant la lunette des Aitronomes. à caufe du bas prix de l'entretien des ouvriers . par conféquent li feptiers de votre territoire ne peut porter que cent millions de feptiers de bled . que ces belles chofes nous apporteront de l'argent . û la terre s'étendoit devant vos calculs . petit à petit. quant à notre fonds. augmentera chaEtat fans revenus . dans votre hypothefe . il n'y aura certainement que 3 3 millions de perfonnes fur vos foixante . ce qui en fera employé à rapporter ces productions mêvous abandonnez au pauvre peuple . Sur cent millions de fe^tiers de bled . Eh oui ! Je l'ai fouvent entendue cette charitable réflexion. que cette nouvelle peuplade s'ingéniera pour améliorer fon état . qui puiiTent confommer du bled. Votre raifonnement feroit fort bon . Vous avez befoin de pauvres pour les fouler aux pieds . ceux-là iiiffiront pour foutenir la valeur vénale de cette denrée . Car l'Etranger ne s'avifera pas de vous apporter dételles denrées pour les vendre au bas prix que vos pauvres en peuvent donner . fans chefs que tous ces pauvres ne fubfirler oient qu'au préjudice de la reproduction des revenus . Vous fuppofez qu'avec cela nous allons faire de belles chofes . entreprendra des manufactures qui auront partout la préférence . au lieu de changer la pluie en or . qu'on ne fouhaite des pauvres que parce que la néceffité & & & & & mère de Tindurtrie . c'eft-àeft & & & dire . mais la nature . fans Souverain. avec lequel nous achèterons les bonnes productions de l'Etranger. qui ne payeroit pas les frais du ttanfvil prix port. que la terre . la portion de terre en patates ou bled noir . 8c" que nous examinerons à fond ci-defTous. je le voudrois bien aufîi mais il faut environ trois bled par tête pour le courant de l'année. notre mère commune . Mais votre territoire eft drconicrit borné . Nous voilà donc tous réduits à vivre d'herbages de bled noir . qui ne vous rapporteront pas de revenu. Il me fuffit maintenant que vous foyez forcé à m'accorder . Ceci nous rejette dans le Chapitre de l'induftrie que nous avons touché en partant . qui favorifera le débit des chofes ouvrées . les autres vivront d'autres menues productions car nous avons befoin de pauvres pour tous les fervices pénibles de la fociété. s'oppofe à ce fatal arrangement. Eh bien Direz-vous . que le produit des manufactures fera une nouvelle fource de revenu . qu'avec cet argent nous achèterons les denrées de l'Etranger . que votre peuplade de miférables envahira le terrein deftiné à fournir aux aifés d'excellentes productions. Direz-vous que le remède eft dans la multiplication même de l'efpece . que je cherche que je tâche d'établir. Comme les pauvres engendrent . Ainfi donc voilà vos terres livrées à des productions de 6c de mauvaife qualité. la changeroit en marcarlite du plus bas alloi.

par l'entremife de vos commerçans qui ne compteront point avec vous ni avec l'Etat. les efl & Z iieft nécefaiit ^^ aufii de la 'fj feâ borner. > & & avez jamais vu la richefle faire fon féjour au fein de la pauvreté ^ Se tout fon monde . Mais n'efpérez pas que cet emploi de fabricans puiffe accroître la population . Cependant je fuis plus accommodant que vous ne penfez .E — VIII. Elle efl précifément ce qui la diminue. il faut du moins en faire de gracieux. opération fupprimant comptez ck productifs pour les retrouver chez l'Etranger . en diminuant les dépenfes des fabricans car : A doit pas leur facrifier les revenus de la Nation. les manufactures autant qu'il leur plaira. je les laifTe aller d'elles-mêmes . je ne provoque pas le luxe . où tous feront liés à l'attelier qui leur doit où . qui . je ne borne point les manufactures dans un Etat . vous ne vous retrouverez pas un plus que pauvres artifans dans une des trois claffes . la détruit reflreinte à certaines bornes . C'efl néanmoins à cet état mefuré que fe borneroit le plus fortuné fuccès de vos faillies idées fur l'accroiffement de la population. Sans examiner fi le qui que pauvres gens ne peuvent faire que de pauvres affaires à tort . dépourvue des deux autres . . S'il efl donc néceffaire de & l'étendre . &C & l'on voit le point où ils doivent s'arrêter. Si vous penfez que le monde entier pût fournir de travail à 20 millions d'ouvriers de manufacture . mais ces bornes ne font pas arbitraires : elles tiennent à des règles par l'obfervation defquclîes la nature fervie ôc excitée félon fes propres loix . pourvu que l'excès ne re- tombe point fur la Nation. fans m'enquérir fi vous faires pour de tels travaux dire . de tels magalins . un Marchand de vin qui ne but que de l'eau lui la choie li . en vous replaçant fur le Tableau qui fubfiflance leur . je foutiens qu'on ne cette condition je laifTe les Entrepreneurs multiplier avec une libre concurrence de commerce étranger . qui font fubfifler les autres claffes d'hommes. vous voulez pofer en fait aufii que les autres Nations ne courront pas fur vos brifées manufacturières. Les Entrepreneurs de manufactures font des gens prudens qui marchent avec poids mefures. Vous devez fentir qu'il efl heureux qu'un tel Etat foit un être de raifon . étendra chaque jour fes dons &: les nus tre . Si en fuppofant la choie poïfible avantageufe . en feulement vous demande poffible vous je fuppofant vos en une bonne revenus fixes faire . au préjudice des revenus du territoire . il efl nécefîaire auffi d'accroître les rêve- dépenfes qui la font fubfifter . \ dit . procurer efl l'emblème de toute exiilence politique . 6c qu'à fe repaître de rêves . CHAPITR.AVEC LA POPULATION. que nous fonderons les revenus. auxquels vous facrifieriez votre territoire pour leur fournir une nourriture de vil prix. Je vous demande enfin ce que vous feriez dans un Etat où il n'y aura & > & homme difponible . ne repréfente plus que le lit d'un torrent defféché. fans vous demander avec quoi nous achèterons les matières premier* formerons en un mot les avances nécefque nous n'aurons plus . je ne faits pas baiffer le prix des productions du crû pour procurer du débit . or votre manière de l'accroîl'éteint.

pourvu que les hommes fe multiplient fe fentoient & foulagées quand elles s'établir & & perpétuer les richeffes par leur travail. Nous avons donc le population d'après une malle déterminée de rerevenus . une partie lui faire . ne fuit pas d'abord la dégradation des richeffes s'anéantiffent avant que la : car lorfque la culture dépérit . penferoit-il à en augmenter le nombre pour s'enrichir ? La faufTe politique bien aveugle. dans les pays.. que l'impôt peut toujours enlever les richeffes . la population s'étendra à mefure fortez de cette règle . efl: donc une population furabondante dans les pays mêmes manque d'hommes . acquerront la même exteniion. Ainfi des Nations indigentes dénombrement de venus. C'eft ainfi feulement qu'il faut être populateur. ôc qui & & . Les guerres défordontout autre impôt illufoire. la population y Lorfqu'une * a^ t>' J' /r ^ 11 v excède toujours les richelies. La fauffe politique penfe au irruption contraire qu'il faut alors augmenter la population pour accroître les richeffes &c réparer le dépérifTement d'un Etat . & & du terrein d'où porter les armes . fans les forcer de s'expatrier. lapopuiationyex01 richeiTes? la les • • i i : • i envoyoient des peuplades faire d'autres dans pays. à une Nation indigente qui ne peut plus dis-je . mais on petites ne peut plus les faire contribuer aux befoins de l'Etat . Vent les yeux tournés vers l'expatriation. une population qui ne peut contribuer ni à la profpérité ni à fes forces. ne peut exiffer que dans tance mées . livrée à de telles erreurs eft donc bien déréglée & La dégradation de la population dans les Provinces . elle il arrache fon nécefTaire rigoureux faut la faire fubfifter & même . vous ne tenez rien. & qu'ils ont fou- la mifere où . qu on étendant fes bornes iation RAPPORTS DES DÉPENSES 78 véritables fubfiltances. dis-je. l'on . C'elt la fubfiftance des arqui manque . qui manque contribuer à là dépenfe des armées. Une population qui faute de richeffes néceffaires pour une bonne culture . Cette population indigente d'abandonner leur culture elt donc une population infruclueufe pour l'Etat . les revenus terre refufe entièrement la nourriture aux ha- qui peuvent encore par leurs foibles travaux fe procurer de miférables récoltes pour leur propre fubliftance . Si l'on en déplace bitans . tout eft égarement aboutiffant toujours à la dépopulation &c au defert. beaucoup pour accroître Un Laboureur qui retrancheroit la nourriture à (es chevaux . où le vulgaire penfe qu'il lui fuffiroit d'être fort nombreux pour s'enrichir tandis que dans ces pays dévaftés le néceffaire manque aux hommes pourexiffer. Nation tombe dans le dépériffement . & . ou qui nées.! On ne peut r P . les impôts fur les hommes le tire en ricochet . qu'en rai- des falaires fournis par des revenus qui s'obfon de la rétribution tiennent par des richeffes par des avances. pour c'eft cette fubiif- non les foldats. peut donc profpérer par Un Royaume ne & fa population . L indigence paroit par intervalles diminuer à mefure qu'elle chafle les hommes. parce que les richeffes manquent aux hommes. Les bornes phyfiques de la population invinciblement affujeties à Tes productions . une administration qui gêne le commerce . Tout eft méandre . Augmentez Lorfqu'une Natombe dans tion le dépériflement .

la France avoit recours à des reflources qui annonçoient la fin de fes forces . Au traité des conquêtes . mais ne jamais s'ap- Ne voudra -t-on puifTance . les tréfors mêmes ? Rien de tout cela. les victoires . 179 anéantit par confiquent la valeur vénale des denrées . quand il dut fon faliit. Les Ducs de Parme cV d'Aibe . confidérons le théâtre des guerres de Flandre. en un met toute caule qui détruit les richefles . toutes vinrent encore bien . les grands Capitaines . & & & & & & & Z ij . la politique n'auroit pas eu befoin alors d'être fi déliée. les Spinola . qu'en leur accordant obtenir put la liberté abfolue . s'y perdre pendant près de plus précieufes pagne bout de cela les Provinces-unies . étant épuifée . entretenues. en apparence. La fiége d'Anvers & & & & du peuple demeura à la puiffance débilitée . ces petites reflources étant épuifées . qui n'éfe difperfa . forces d'une Nation. on verra que l'intrigue dreffe du cabinet à défunir &c engager les alliés . après bien des victoires de vicfirent la loi au vainqueur.C HA P ï T RE VIÎÏ. mais qui feroient moins préfens à nos yeux . Tout l'or du Pérou . Enfin . 50 voir . la fubfiflance excéda pulation Puiftoit encore qu'une émeute mal liée . la confiance . détruit radicalement les revenus les hommes La guerre . plus inftruite de l'art militaire que de la au bout de fes refîburces . des grands hommes enfin dans tous les grands grades s'y couvrirent de les richelfes du territoire de l'Esgloire. fes nombreufes armées à fes ennemis. moyens il font l'inftrument de s'en faut bien. fans le fçaAu ans. la paix de fes fujets indignement traités . pour terminer une guerre où la Hollande prefque l'aconquife . affoiblie par tant de guerres ruineufes . le tous les exploits que Strada fait fonner fi haut. mettant également en oubli fes droits légitimes . fe trouvèrent dans l'opulence. pliquer à connoître ce que c'efï que la guerre . que manEft-ce les qua-t-il aux Efpagnols pour en remporter le plein fuccès ? bons foldats . la puifTance . . Si les victoires fuffifoient pour donner la loi à fon ennemi . fans aller chercher fort loin des exemples qu'on trouveroit dans tous les tems. font pas & les & fes la . après 60 ans de lauriers toires . Qu'on life dans le Chevalier Temple le détail de la négociation de Nimegue . AVEC LA POPULATION. L'Etat encore entier . quelques échecs reçus au-delà de nos frontières mettent la France . femblables à ceux que je vais citer. Les reaccrurent leur réputation dans doutables bandes Efpagnoles foutinrent cette école fameufe. les vaincus de RifVich . Pourquoi cela ? C'efl que les dépenfes anéantiffoient les revenus . ne politique de la guerre . refufa elle-même la paix . Dans cette longue fuite de feenes fanglantes . devint tôt après Nation fance. à deux doigts de fa fes conquêtes n'en impofoieht point perte . firent tout le fuccès de ce traité. alloit périr tout à la fois . ck de combien fes fuccès ou {es revers influent fur l'état des Nations ? Quant à ce dernier point . L'Efpagne . par les tréfors qu'on avoit difîipé pour les détruire . fa poruine de l'Etat fon ennemie . die offrit vainement de recevoir la loi de fes voifins. l'atrocité de la guerre .

à un changement d'intérêt à une révolution de Cour. de faire prévaloir fon induftrie . Si les traités font cefter les hoftilités . Il n'eft pas d'attentat plus fenfible que celui qui attaque la fubfiftance. font refpechvement en plein état de guerre . un état de en avec les les Nations couItaliens. c'eft plutôt la puifiance que. Dans ce fens . . paflagers . . à. il décerna ce 1 qui eft arrivé depuis. Nous avons invinciblement prouvé & nous expliquerons ci-deffous plus en détail comment ces précautions ennemies le font plus encore de ceux qui les prennent.1:out le monde perd à l'injuftice 1'injufte y perd ici plus que tous . la mort d'une feule tête. couver dans fon fein . des armes. Dire que ïi . fait d'invafion en Angleterre . elles doivent fe confidérer comme en état de guerre fourde avec eux. Que dis-je . Nous en avons fait fans celle en Italie . tout attentat contre ion voifin eft un acte de guerre. c'eft une vérité morale . en un mot. dont' la dcmonftration eft trop reculée par. à la défolation des Nations . Tant que jours paix veront dans leur fein des projets attentatoires aux revenus . la guerre . fruclus belli . depuis long-tems . des prohibitions à la Sans pénétrer le myftere des cabinets . que je fçache . à l'induftrie de leurs voiiins . de nous renfermer dans des mefures de difiimulation. que c'eft l'épuifement . la volonté qui leur manque . fçavamment. à l'épuifement. s'ils différent les hoftilités . cependant la guerre nous eft" toutoujours venue de là.. pour acheter au plus bas prix . je n'ai pas befoin d'mftrucfion particulière pour fçavoir que des voifins qui fe regardent de la forte . la féduction de la faillie fcience ne nous a pas permis. qui ne doivent tendre & & qu'à fe procurer une grande concurrence d'acheteurs. les vues courtes 6c pro- . qui les contraint à cette ceffation d'armes à peine palliée des apparences d'une trêve. pour vendre au de vendeurs . On a vu dans les Ecrits publics . poles . Dans le fens réel. plus haut prix poftible . &c il ne refte de monumens de la plupart des guerres. car c'eft là le vrai le feul moyen de faire pancher tout naturel lement & & & amicalement la balance en faveur du commerce. que les geftes de la diffention des Princes. c'eft la politique de l'Europe qui préfide aux traités de paix. au commerce . que fe réduifent les fruits de ces guerres qui n'ont d'objet réel que des motifs iilufoires abfurdes . fans développer les intrigues des Cours . jufqu'à extinction de puhTance. des tarifs . C'eft donc à l'impuiftance . le génie des Doct eurs de cette nou- - & velle loi dhTerter commerce . . que. il en eft peu qui aient le même pouvoir fur la guerre.RAPPORTS DES DÉPENSES ï8o non mais à àes événemens inopinés &c indépendans .tout pour des Nations agricoles. fur les moyens d'emporter la balance du & toujours des monotête de tous ces beaux fecrets. Nonentre les Puiirances belligérentes feulement les victoires fans la puifiance ne peuvent être que des exà des victoires & ploits militaires . Depuis Guillaume le Conquérant nous n'avons plus . dans les derniers tems . c'en à dire . mais. le moment où le Confeiï de France adopta les tarifs à impofer aux Hollandois . fur.

corrompt tous les cœurs. que les guerres de méfintelligence entretenues par de faux principes de gouvernement . Mais en ceci cet axiome eu démontré par les le général les plus (impies. que . l'ordre impliquent contradiction les faux principes de gouvernement ne peuvent être adoptés par une foi implicite. ni de trêves . qui s'établit fous le beau prétexte du bien général . qui tend fans ceffe à furprendre la religion du Prince . à la néceiîité de les furpafTer en diligence en économie . ce feroit le renverfement de la Religion . 1S1 cupidité. Le Marchand préfère la voie courte &: trompeufe de s'afTurer des gains. Qui fe gliffe fous le man. L'adminiftration prend goût à fe mêler des affaires du porte-balle qui doit payer le droit de protection. cuide enfeigner autrui fouvent s'enfeigne lui-même. ÔC qu'en profitable Mais la & & & & conféquence . CHAPITRE VIII. que la racine de la population conmte dans les fubfiftances . que in populum multa rapina cadit . Il fuffit d'entrevoir. La guerre écoguerre inteftine de déprédation efl bien pire encore que la Car des Nations. C'efl elle qui inventa les fraudes pour avoir le prétexte d'armer les fraudeurs du droit naturel contre les fraudeurs. comme on ne peut le nier . plufieurs d'entr'eux qui cherchent à ' entretenir par leurs faux raifonnemens le prefnourrir. immuables l'adoption des vrais morale la ne la vraie Car . ne finiffent pas entre les Nations quand les hoftilités ceifent . Bien que . dans le peu que j'ai dit . infidieufe . Voilà les vrais toute une Nation de duppes 'Apôtres de la politique marchande . . . û toutes les Nations principes de chaque Nation y perdent . Sic. n'eft celle-là ni ni de relâche. peut exifReligion . s'applaudit du fuccès de fes extorfions. chaînes de la & & & & Tel Qui . fous le nom de droits . principes économiques. comme dit Merlin . faifit toutes les âmes . Snge?é? dont le venin noircit tous les efprits . toujours en guerre les unes perfides contre les autres. ni de traités. croyent y gagner. &c il il au la fable femblable cerf de . de réglemens . perd la liberté n'apperçoit pas que de ion commerce. . de privilèges . C'en l'étude de cette loi fuprême qui feule mené à la connohTance des règles de la conduite : & religieufe des hommes. exercée par des agens avides . ck par laquelle une administration fîfcale . 1 l'infraction continuelle de la loi divine.AVEC LA FOPULATON. par l'excluïion de fes voifins . du règlement. croit fur parole leur prédication fans fe rappeller le mot de la fable. Tout y entre . C'efl cette guerre qui . guerre fufceptible ^Spirî'SS de contrepoids . mais chaque partie doit avoir fa place. Mais ne nous écartons pas fur les dépendances de notre fujet. l'authenticité . tout ce qui attaque les fubfi'ilances eu une guerre cruelle d'où il s'enfuit que la paix ne peut fe rétablir entre les Nations que par la connohTance . confolider tige à cet égard . fépare divife une Nation au-dedans en une infinité de petites Nations . s'il eu vrai .r e que la guerre ue é" teau du Berger. : & ter dans la fubverfiori de l'ordre & & le défordre . C'efl par elle y enfin .

Ce n'eft. pas à dire qu'elle fe borne précifément à ce point . accroît les revenus. pour fe convaincre . quelques citations concernant l'état de la population dans le quatorzième fiécle. demeurent au^contraire fort au-defTous de la réalité . met les Entrepreneurs de l'une ôc" de denrées de l'autre clafTe en état de payer de bons falaires de fortes rétrifont vivre le peuple. en état de butions qui emploient bien vivre . de cette vérité . la demande eft plus forte . de l'établir folide- & & ment & de l'accroître. La reproduction plus abondante toujours maintenue dans la qualité de richefTe . placés dans le chapitre précédent . teur à redoubler de travail & d'activité pour fe procurer d'abondantes deviennent des richefTes appréciées par la valeur véqui nale. ainfi qu'on le voit dans les grandes Villes . le cercle de profpérité va toujours croifTant. l'état de la population félon la mefure donnée. la valeur vénale hauffe . qu'un feul & unique moyen pour cela .RAPPORTS DES DÉPENSES. A mefure que ce peuple fe multiplie. La diftribution des revenus en achat de marchandifes . le revenu accroît en proportion . la terre toujours reconnoifTante lui donne plus de denrées . toujours fur un pied de rétribution proportionné à la valeur vénale des denrées . Il dit qu'en 1368 on récoltes . cet efTain de petits gagnent. Il n'eft. Mais ces barrières renferment tant de moyens à mettre à profit. foutient par fa confommation la valeur vénale des produirions le taux des revenus. la perte ravages ne portent que fur la génération préfente . ce qui eft tout autrement deftructif que de l'attaquer dans {es branches . & & & & & & & & & & & & & . il ne fe trouve . l'excédent qui compofe les revenus devient nourrit plus d'homplus fort . Ces richefTes lui donnent les moyens d'exciter la reproduction. dis-je . en conféquence de l'attention que nous avons toujours eue de nous tenir dans nos calculs au-delTous du mieux pofïïble dans tous les genres .deniers qui vivent de peu. Nous avons donné en calcul dans le Chapitre précédent . repréfentons la manière de la faire fleurir . le Cultivateur emploie plus de richefTes de forces à fon exploitation . ductives détruit le fond Revenons maintenant en précis fur les vrais principes de la population . qu'elles femblent s'étendre à l'infini. on peut voir dans l'Hiftoire de France de M. mangent les reftes Sans aller chercher bien loin des exemples qui montrent que nos calculs fur la population . ne font rien moins qu'imaginaires . i8i la population eft. & qui excite le Cultivac'eft d'accroître les revenus. Villaret . comme font les meurtres & la famine dont les de la guerre . qui les rebuts d'une bonne abondante fubfiflance. tandis que la fpoliation des richefTes prola poftérité. tour de cette qu'au population apportionnée . Ce peuple . la diftribution du revenu emploie mes . la confommation augmente en chaque lieu fur le terrein même de la production . léchée dans fa racine . Le revenu provient de la valeur vénale des produits apportée par le commerce . l'induftrie ce humaine ait par-tout rencontré les barrières jufqu'à que de la nature.

&c. Le récit de la puifTance que fait cet Auteur de la magnificence de la Cour du Comte de Foix . pag. qui dévoient être rendues au Roi d'Angleterre par les proportions de paix en de 3000 forterefles. il comptoit douze cens mille feux dans la feule Principauté d'Aquitaine . ont attaqué la fubflftance du genre humain. s'il n'étoit certifié par une multitude de monumens authentiques. qui étant réunis . &c que les parties conquifes de cette même Province . comme on compte d'ordinaire . 23 . Mais il eft toujours vrai qu'on ne peut regarder de & : & & population fiable que celle que comporte une fubflftance afïurée fur un fond quelconque du revenu ou du falaire. ce qui indique qu'il y avoit alors plus de 8 millions de feux contribuables . on voit que fur ce pied la population de toutes les Provinces comprifes dans l'étendue actuelle du Royaume . relativement fur-tout au prix des denrées qui n'a jamais été plus bas que nous l'évaluons . fans doute . au lieu de 30 que nos calculs indiquent.s nen t la popui^ tl0n due. C'en étoit 1 376 . dit le même Auteur . & ' & & & pourvu que ce prix de niveau foit confiant & affuré & que les . étoient de 1400 Villes fermées . CHAPITRE VIII. dit cet Hifiorien . Au commencement du règne de Philippe de Valois . dans le Tableau économique. en effimant le feu à 4 perfonnes . En 1 3 5 8 .AVEC LA POPULATION. il eft indifférent que les denrées foient à un prix médiocre. où grand nombre des erreurs defhuctives que nous venons de combattre font encore en vogue . haut par proportion avec ce que rapporte fous nos yeux pareille éten. dans les tems connus avant le monopole . 3000 maifons d'un fauxbourg d'Amiens furent confumées par l'incendie caufée par les ennemis aujourd'hui les Fauxbourgs de cette Ville ne compofent pas 200 maifons. 2 millions 500 mille feux contribuables. pourvu modique qu'il puifTe trouver tous les fecours lui font nécefTaires à un qui prix proportionné . fçavans barbarie. peut-être . falaires foient attendu qu'il ef\ égal au Cultivateur de n'avoir qu'un prix: de fes denrées . où néanmoins les vrais revenus furpafTent de beaucoup ceux que nous attribuons ici à l'état de la pleine profpérité. à croifades &c aux l'oppreffion du gouvernement beaucoup d'échappées ont un peu exagéré la modernes dont nos Ecrivains féodal. Nous aurons lieu de parler dans le Chapitre fuivant des grands du Royaume dans un tems antérieur à l'époque à laquelle nous nous bornons ici. que tous les prix étant de eon* vention . étoit plus de 40 millions d'ames . confrères jufqu'à ceux où les réglemens inféparâbles . on comptoit dans les feuls domaines de la Couronne. On ne m'objectera pas . Il ne faudroit pas chercher bien loin pour trouver un pays étranger . Nous avons . où notre hypothéfe paroîtra un calcul de Pigmée . . qu'il eft égal aujour. Ces domaines alors n' étoient guéres que le quart de l'étendue que renferme aujourd'hui le Royaume . tome 10 . pris pour exemple une Les prohibitifs nous parohTons en avoir porté le produit fort débouïhTItd-6 quantité de terrein . dans ces mêmes tems . nous paroîtroit incroyable aujourd'hui . fans les Eccléfiafiiques . Un tems viendra . hs ferfs .

on le perd » fur le produit net de la culture du fol . & yeux du Lecteur. en fuppofant que le premier ne vivra que des productions de fa Province qu'il perdra le fuperflu . comme la navigation furcroît de prix Dans . faire la même jouir également qu'ils l'auroient fait avec le double . nous ne pouvons mieux faire que de le placer ici fous les 3°. qu'il fera privé du néceffaire dans la difette . le bon prix » de la denrée eft utile à tous Car . qui a rapports puirTance l'Etat les . le même mémoire traite cet article en détail . ne règle point le prix des on ne peut fe dédommager ou marchandifes des autres Nations . qui ne reçoivent leurs revenus que pour les dépenser .RAPPORTS DES DÉPENSES celui qui vit du falaire & de rétribution. l'augmentation de leur prix ne porte pas fur les frais de ce genre . toujours le Normand fera le plus fort . & que les travaux de la cultivation & les frais du commerce s'exécutant en grande partie par le fecours des animaux qui ne confomment pas . 6c l'on ruine la Nation pour & & & : « enrichir . 4 A l'égard de celui qui vit de fon falaire . de croire qu'il foit utile à quelque chofe y> de tenir les grains à bas prix dans un Etat ou dans une Cité. des denrées de premier befoin . y eft aufîi riche en proportion que celui qui en aura deux cent mille en Normandie . pourvu que cela revient au même pareillement pour le propriétaire &C pour le Souverain. c'eft . qu'il . non plus que fur ceux qui vont par machines . ni fur les fecours par lefquels on épargne les frais de tranfport . réfulte profit commerce réciproque étranger. 2°. ce qu'on compte gagner fur » la main d'œuvre par la diminution du prix des denrées . le défavantage eft imdenrées font à bas prix : tout ce qui tout ce qui fe vend par ce commerce . toujours fon prétendu rival s'afFoiblira. . qu'autant que l'on vend foimême ces marchandifes au plus haut prix poffible. » digne d'être combattue . i°. A l'égard du Cultivateur qui eft obligé de payer les falaires plus chers . d'être payé iS'4 nalier & à proportion trouve tous fes befoins à un taux en relatif. qui pourront par le moyen de l'égalité fufdite. &cc. >» C'efl une erreur pour cela même bien profonde . ne fe rapporte point s'achète dans ce rapport de compenfation fur lequel roule toute l'objection. égal fuppofer qui n'eût aucuns fes fi celui d'intérêt ni de avec voifins. il & cent mille livres de rente en Anjou. profiter fur ces prix dans les dépenfes . & Car. un Auteur connu . faudroit pour que cela fût pour propriétaires pour une Nation entièrement ifolée . de-là : nulle compenfation qui répare les pertes . a prouvé dans un bon mémoire envoyé à la Société de Berne . d'où demeure en pur il que la moitié au moins de ce pour l'entrepreneur de la culture. Ce » n'eft que le furhauffement fubit imprévu . à cela près . & : & & Toute cette objection porteroit fur des principes illufoires. Car le prix des denrées du crû d'une Nation . i°. les denrées coûtaient le double plus cher. qui eft redoutable » qui entraîne la mifere du pauvre peuple . Car. le menfe pour la Nation dont les & & . fi dépenfe . invétérée .

Cette allégation a befoin d'être raifonnée 6c » fuivie. aile de décider . refferrée . û cela étoit incertain pauvre ce ne feroit jamais qu'à fon profit . que c'eft une cultivation miférable . Aa ôc à fa dépopulation. . & » eft de 10 fols par jour . On voit chaque jour. . . Plus la fortune s'accroît . Il eft prefque qu'il n'y point partager . favorifent la population . le falaire du Manœuvre » & . fous prétexte de la police des grains . à la ruine de l'Etat. l'abondance 6c le bon » prix forment les revenus . 6c procurent La diminution fuivie du prix des bleds » l'aifance des habitans. tandis qu'il court en foule aux lieux où la fubfif» tance eft plus chère. Car fi l'Etranger riche vient acheter à bas prix les bleds d'une Nation ra b!e. Il lui refteroit 90 livres pour » {es autres befoins . Si le prix commun du feptier de bled. qui Texpofent au contraire à de fréquentes famines par » le dépériflement de l'Agriculture . trois fois autant que dans le pre» mier cas.. . le Manœuvre gagneroit par an 3 90 liv. ayent échappé aux calculs des Adminiftra» teurs fubalternes qui . La facilité 6c la liberté du débit procure le bon prix . qui ne fait fes Concitoyens. c'eft-à-dlre . » Le prix ordinaire de la journée du fimple Manouvrier a été de » tout tems à peu-près le vingtième du prix d'un feptier de bled éva» lue année commune. qu'aux pro» priétaires des terres. tion du commerc? avec l'Etranger . . le bon » prix anime la culture amené l'abondance . que » le bas peuple abandonne les Provinces où le bled eft à bas prix » en non-valeur . luppole eft une la circulation bornée à l'intérieur. r' • \ 1 \ & . Mais . CHAPITRE » » » » » enrichir quelques Commerçans. 2 » dans un Etat eft auiïi préjudiciable au bas peuple . pefant » 240 livres eft de 10 livres en monnoie . 1S5 -vous du Marchand qui circuler de l'argent que Nation . croyent » bien fervir le peuple 6c FEtat en arrêtant dans les Provinces le » débit des grains dans le deffein de les tenir à bas prix en faveur du » peuple . Un Etat aratoire ne doit être atten» tif qu'au commerce qui foutient la valeur vénale des productions du tire les profits fur la & fol. enlever celui de pour elle de fépare plus l'agriculture les richefles qui font renaître les ricette faufle profpérité en impofe à la Nation en facheftes . tendante chaque jour à fon extinction.on GUI a nu o r /t»/' r r r v abiolument toute interdic. le total pour l'année d'environ 130 liv« » Si ce Manouvrier fa famille confomment dans l'année 12 feptiers » de bled méteil . autant vînt vaudrcit-il du tout.AVEC LA POPULATION. il ne lui reftera » que 30 livres pour fournir à fes autres befoins. & & '- . Se peut-il que des raifons auiîi fimples . » fa dépenfe en bled feroit de 300 liv. & & . & & - . . par le monopole qui s'introduit » dans le commerce national des bleds «. Or défiez VIII. fi le prix com» mun du bled étoit 30 livres . ap» puyées de l'expérience . l'étranger.& qui tend à lon extm&iou. qui aifureroit également au -dedans des t. plus » veur du commerce de fon pays. fans vouloir en examiner la cauie. lorfeu'on eft afiiiré qu'une cultivation n'a nul débouché chez l'Etranger. Toute cultivaL'idée d'un lprix médiocre. fa dépenfe en bled fera de 100 liv.fkWché chez ialaires proportionnels oc tumlans . intercadente.

Aidé d'un rayon de cette lumière équitable. tomber en non . de multiplier. vogue . Seule. . déjà débattu ci . j'ai apperçu les principes. mère univerfelle . la tendreffe homme de qui l'Eternel voulut être aimé . mais conlidere où te conduiroit l'ignorance des grandes loix de ïa nature . déféré à l'efprit . bienfaifance .devant 9 quand nous en ferons au Chapitre des rapports des dépenfes avec Mais je ne puis m'empêcher d'écarter des objections l'Agriculture. te courber vers les biens que t'offre la terre de ton exil . Tout être moral eft immenfe . pardonne fi j'ai tenté de foumettre au calcul ton exiilencc . quand elles fe préfentent fur un point qui eft feulement à préfent qu'on ne fçauroit trop tout. C'eft en vertu de ces régies inébranlables que la cupidité même devroit que la vertu éclairée doit être fans s'occuper de l'intérêt d'autrui . qui embralTe 6c réchauffe dans fon fein la nécefîité tous les êtres créés.RAPPORTS DES DÉPENSES ite difcuterons plus à fond cet article . mais tout être phyfique elî borné . la jette dans un anéanthTement abfolu. Concluons de îa bafe fuffifante pour favorifer la contamd'une rétribution priier l'avantage la valeur des denrées de tout genre. qui ne peux . c'eft par cette chaîne invariable que le bien général ne peut s'obtenir qu'en étendant la jouiffance de chaque homme en particulier. qu'il nous efit dû fumre de fentir: je les développe de mon mieux. fournis aux befoins .valeur les divers produits des différens biens . pour s'entr'aider à puifer dans cette fource commune. paru l'aftreindre à des loix fixes de combinaifon. ination qui Nous & & hommes à la confommation des denrées de premier befoin . conlequemment affujetti à la nécefîité des fubfiftances. les chaînons les conféquences de cette grande vérité. par le bonheur même de tes fembîables. Sans ceffe en guerre avec ta propre efpéce pour la ravir . C'eft ainfi . d'une fubfiftance miférable. à la droiture du cœurck de l'efprit. bien certain de fe retrouver enfemble au même terme» Chère brillante image de ton Créateur . Car une rétribution . efpece privilégiée . tu réfiftois à l'impulfion de la nature qui t'offre la fourec des biens . ôc A plus forte raifon le falaire qui la la Nation dans la pauvreté borne laiffe jette les : & & àfe contenter force à prendre épargner fur la nature des alimens . aufTi nuilibles que les preftiges de la cupidité. Confidére quelle étoit l'importance d'éclairer une carrière où les erreurs de la charité font aufîi dangereufes. elle peut te rendre heureux . en fpécieufes . être de liberté . océan de perfectibilité comme de déchéance . toi dont l'attitude naturelle cil un élan vers le Ciel . qu'avec effort . & & bénir la Providence de ne lui avoir impofé dans la . que joug propre Il eft fur lequel le cœur a temps de terminer un article bien cher. C'efl par cette voie feule que tu peux remplir Tordre du créateur de croître &. à qui la l'amour furent excluiivement donnés . divine le & & & & & & & & & & & . qui ne fe reflua jamais à l'intérêt bien entendu. de fon bonheur. tandis qu'il affujettit les affres les mondes à l'impulfion . mais qui exige l'union la concorde univerfelle entre les frères . Pardonne . ceffe en action loi naturelle & . j'employerai à cette œuvre de charité jufqu'au dernier foume de ma vie.

fans toutefois perdre de vue » la route de nos devanciers . 11 elt une troifiéme voie qu'il à la fureté des faut ouvrir. . Rapports des dépenfes avec l'Agriculture. fi foible . inventeurs exaltent les avantages . de gouverner Quant à nous . le taux de la valeur vénale. oc triomphante des erreurs dominantes . CHAPITRE VIII. que la dépenfe feule fait la mefure de la demande . plus Continuons cet examen en démontrée. conftitution attife fur l'Agriculture qui feule donnoit droit de défendre. mier de tous les labeurs . calculée . nos ufages &c nos coutumes . dans des temps où les grandes fources de profpérité parohTent inconnues. doivent apgriculture . commençons par le precelui auquel tous les autres fe rapportent. faire l'un l'audevons nous allez n'eft imiter ce les de terent » . démontrée . 187 Tels font les rapports des dépenfes avec la population . mentale fera développée & & & l'étendant fur toutes les parties du labeur . T C'efl: A nature ( dit Varron ) nous préfente deux voies pour réuffir I l'imitation. celle-ci . li nous voulons remettre l'Agriculture dis-je . n'avons >» & & & dans le gouvernement de l'Agriculture que confifte la confti- tution des grands Empires. Le (es méprifes . des Nations agricoles deitru&eurs des Monarchies quant à nous . Les pre» 1 dans l'Agriculture. pas 33 tre. moyens . c'eft plutôt une inftitution à établir . ne relèveront moins ment des détails . certaines ni même petites découvertes dont les point l'Agriculture . cette vérité fondapulation. L'étude 6c l'enfeignedans fa Nation. les effais . qui font l'expérience Leurs réuffirent. Plus nous avancerons dans la carrière .AVEC LA POPULATION. » Varron parloit à des Cultivateurs. femblent la goût de la Nation . qu'une régénération à opérer. parmi toutes les adoptions de loix dont nous avons compofé nos préjugés . manque au nôtre encore l'imitation . fes prodigieux fuccès ou du moins à une Nation qui dut toute fa force à l'heureufe conftitution qui lui fut donnée par le grand Numa fon vrai Fondateur . parce que le préliminaire établi de fon temps . Nous devons nous livrer à des effais. La valeur vénale décide de l'abondance des produits qui fervent à la l'étendue de la fubfiftance elt la feule mefure de la pofubfiitance . de fervir . qu'il eu prefabforbée par les préjugés citadins ck que impoffible de l'appercevoir . &c. enfans fe contententèrent » miers Cultivateurs . & CHAPITRE IX. qu'un zèle patriotique affemble de les voies qu'indique Varron qu'elles ce ne fera jamais par percevoir que y parviendront . & & reçu qu'une teinture de ces fages constitutions . étcit * A a ii & & : & : & & & & L'ignorance da l'ordre naturel eft le principe de la corruption àe$ Gouvernemenst . à fa place parmi nous . ou plutôt fes befoins tourner vers cet objet important &c néceiïaire Mais les Sociétés d'Atoutes parts . c'eft celle qui conduit aux moyens en fcience l'érection du moins ou la dont découverte . &: à la nôtre. qui .

à s'humanifer ou à périr dans fa propre enceinte. hcs. qui feul dicte les loix fuprêmes .RAPPORTS DES DÉPENSES i88 réfervée à notre fiécle . & de employer le travail pour pénétrant dans cette carrière fe la procurer. épargne l'étude des détails . dont . ne favorife phyjique. Tous les biens ufuels qui fourniffent aux befoins de l'homme . c'efl. La prode l'efpoir priété. ck préfente des barrières invincibles à la domination tyrannique . tibi crunt Citoyens zélés la fàufTe fcience les a Ce(t !a connoiffance de l'ordre naturel qui fixe le érek nature!. pour mieux & & : dire . & même le con- : & & affûre à tous leur droit à la maffe la liberté tous font forcés à cet arrangement par l'ordre naturel. Le bejoin le force d'y chercher fa pâture. Cette voie nouvelle tout Cette voie . y apporte (es effets fpoliation. dis-je . qu'il vous appartient. la loi du introduitedans tous les genres de propriétés. fi impuiffant moins les ceux des droits des PuifTances Sujets . à temps du moins . qu'elle embraffe ture. par-là. & & c'efl aujourd'hui le mien. mais par-tout on voit les hommes obligés communs d'aflbcier le commerce cours à ces fruits . afpire également à l'exclufif \ mais elle efl forcée ou à labourer elle-même un terrein borné . Par-tout on vit le plus fort fe réferver . & par conféquent commune ravis à la & L'ordre naturel commune & des biens . la pêche . tandis que les Philofophes ont négligé d'approfondir ck d'éclaircir l'ordre naturel . fc'parément de fa bafe . démonfrrativement décifif . confie aux mains pures ces mains . le tirent de la terre qui a été livrée à fon travail. de connoître 6k: d'approfondir . ou . en fe réfervant une portion franche fur le à livrer le refle produit. c'efl le moyen de rendre la liberté &£ les forces à ces bras pourvoyeurs de l'humanité . Le droit naplus fort. l'ordre de dérèglement & & fi inutilement profeffé . & . ou à renoncer . la ferre dans {es forts . la force à s'arrêter . la terre par droit de conquête . De-là l'anarchie . biens à tous les hommes . au Cultivateur. Le fond de génie tendant àla fubfifle toujours tyrannie .à-dire. indifpenfable pour s'approprier toute la loi & & de leur penchant au déplacement . qui défend à l'homme de pouvoir jouir feul. livrer à la les hommes détourner titre propriété . mot fondamental de du plus fort. s'approprier les plus & & faciles portions de fubfiflance. de les débarraffer des fers . furent enfuite obligés de renoncer à la pofTefîîon de la delà glèbe. je veux dire la connohTance des rapports de tous les inflrumens des travaux de la vie humaine avec l'Agricullumineufe efl fi vafle . grande bafe de l'exiftence humaine. pour les engager à livrer leur labeur annuel à la renaiffance des fruits de la terre. artts . des effets voraces de la cupidité effrénée de la tyrannie. Mais . C'efl en vertu de ce contrarie que les raviffeurs . par la néceffité dépendance . la qui tend à le fauver . que les hommes ont tant étudié . fludieux . portés d'abord à . Nous touchons à L'appétit le l'avidité mené la jufqu'à dominante . la & laborieufes . turel . l'avantage de tous. C'eft le foin de les délier furchargées . la chaile. enfe réfervant quelque menu droit de fupériorité. deflinées à la pratique. cependant pas que on voit par-tout le germe &c la trace du dérèglement . les tréfors . à peine invertie d'une forte de liberté . à la pofTefîîon du droit d'exploitation .

Ainfi l'ordre pour autrui par l'enchaînement rend au droit naturel force. La i°. ne confentiroit à vendre qu'à ufure . Plus il lui rend . plus encore à la concurrence des ventravaille travaille monde le deurs. mais il eft forcé de s'accommoder aux moyens aux befoins de l'acheteur . toujours chargé d'affurer conilamment le revenu dont il eft convenu avec le propriétaire. 6c le commerce à la comobligé d'appeller de munauté de les fruits. ôc à foutenir la puiffance fouveraine. La reftitution des avances. les trois premiers ont été établis détaillés . penfes de Ia ture» . les par qui forment. qu'à replacer dans fon tufeïk't'erre développer. perpétuer dépenfes. i°. mais il eft forcé de le dépenfer. pour cela. Ainfi tout pour foi félon fon defir. Le commerçant . naturel tout ce qu'il peut arracher à fon ennemi. circonférence. & le demande quelqu'explication. L'intérêt du capital des richeffe deréferve. qu'il n'auroif pas qui eft aufti néceftaire s'il . abfolument néceftaire à FEntrepre- feul quatrième avances eft une neur de la culture & mettre en état de réparer les pertes le . il faut mains du Cultivateur . Sans une richeffe de précaution-. . Si je confomme le faut il paye . les fonds publics &c particuliers . De ces quatre objets .AVEC L'AGRICULTURE. mais il eft: l'aide pour fon travail. Ce font les dépenfes qui font le la tcrre * la & fource des richeffes renaiffantes par dépenfe du bled . pour avances les anéantiroient de primitives dépériftement qui l'Agriculture. non richeffe & & & .i mais il s'humanife en raifon de ce que fon état le . plus la Ja fociété profpere & & & deiTeche & plus la tyrannie s'avilit & fuccombe. èc fouvent répétées dans tout avec fc* dons fa . ni réparation des Légitimité f e r01t *! j au r /'^^f ^ avances des dé. une fois nanti .. ordre rapproché les vérités répandues . l'argent que j'en offre lui donne la quapoint . dans fes remparts. Telle eft la route fur laquelle marche tout le nœud de la fociété. CHAPITRE IX. dans l'homme & & & & des befoins réciproques. Nous allons l'embranchement marquer le centre revenus deftinés à fournir & de cette roue nous paffer-ons enfuite & aux rayons finirons par la . du Décimateur. Ce font les rapports des dépenfes avec PAgriculture qu'il eft mainteRapports d« Je de nant queftion n'ai. des donc qu'elle y revienne pour part elles ces mêmes richeffes . l'empire & le règne de l'ordre naturel que fe forment les : fociété chancelle C'eft fous . 4 L'intérêt du capital de ces avances. La richeffe . i. Le Cultivateur ne ftipule que pour lui. cours de cet Ouvrage. ne falloit que le pas pain . moi qui n'en ai l'Agriculture. mais avec l'incertitude qui réfulte de l'inégalité des récoltes . l'efprit de tyrannie.. il n'y auroit donc ni revenu certain. Les avances annuelles font reftituées annuellement par la terre . le payer car l'eau que bien : & n'eft attendu qu'elle ne coûte rien pour l'avoir. qui eft entièle & rement aux rifques du Fermier. que je de richeffe lité de la rivière . de la communauté d'intéde l'affociation du befoin rapproche rêts bien entendus. L'adjudant voudroit garder tout fon falaire . le revenu du Souverain. plus Plus au contraire il envahit retient . du Propriétaire rétribution des agens de l'Agriculture : 3 .

d'aflurer au Laboureur la propriété de fes richeftes d'exploitation . . Cette réferve . Cette importante vérité eft la bafe de la feience économique. plé de riches Cultivateurs . 6c de le laifler cultiver conformément à fes intérêts. au Propriétaire La validité de cette caution ne peut être afllirée que fur la fureté même &: l'immunité de fes reprifes. auquel il faut richeftes des Nations la les êtres fournir le fonds de la reproduction qu'il opère annuellement pour la fubfiftance des hommes . de l'ordre des décrets du Créateur . de leur propre dommage . fera dans l'opulence. & & & & & & . être aftiirée à l'Entrepreneur . ce n'eft qu'un afte de régénération . bien afturés mon'a pas befoin de direction étrangère. Tout fe réduit donc . à la Nation ÔC à l'Etat . eft allure à la Nation au Souverain . La fureté de l'emploi des richeftes de l'exploitation de l'Agrià la durée des culture . la l'abaiflernent des Puiftances tyranniques . de fa part il afllirera .RAPPORTS DES DÉPENSES 190 avances ni exploitation aftiirée. qui réprouve les méchans . Si elles fortent du reftort de leur inftitution . une richefte une . eft l'intérêt du capital de fes avances. les plus grands revenus qui &C les hommes manquent de fubfiftance. par (qs engagemens . même la plus perverfe la plus aveugle . De la confervation de ce fonds» de l'Entrepreneur de l'exploitation . dès ce monde. te Cultivateur oeut être dirigé dans fes opéra «-ion s que par la fte !*stur«. ne peut le méconnoître. Cette inftitution n'eft point foumife à l'adminiftration des Puiftances humaines. Pafture lui même . que l'impiété . ou revenu . pour aflurer cet Etat de profpérité . Le mouvement perpétuel de & cette grande machine . cet ordre eft fi manifefte . publique richefte qui aftiire la rétribution des agens de la cultivation nus de Les fe perpétuent par le fonds des richeffes des Cultivateurs» Nation & du Souverain. qui eft elle-même le foutiende la Puiffance fouveraine. par Ton autorité tutélaire » l'Agriculture. qu'il n'eft pas permis de violer : La punition attachée à l'infraction de ces loix . de ne pas nuire au fuccès de l'Agriculture . fur la valeur vénale de fes productions. eft une condition efTentielle à la profpérité Etats. eft. dépend donc la confervation des hommes. ainfi les richeftes qui les font naître doivent être il afïïirées au Cultivateur. qui ofent y porter ruine la main. Car tout Royaume agricole . De même que le produit net . dont la propriété doit . La constitution phyfique dont la rale de cet enfemble tient à un ordre naturel général . fur la liberté entière de (on exploitation. La juftice divine . elles violent l'ordre natudes bornes ne font plus que les inftrumens du défaftre rel de la loi fuprême . Le Fermier ne prétend rien au revenu. Ce n'eft pas moins que toutes les autres . qui confifte dans les reprifes & & & puiftent naître du territoire. à lui accorder fureté liberté . bien peuil fuffit. marche eft réglée par des loix fuprêmes. à l'Etat. animée diribien libres dans leur action . n'a accordé qu'une autorité tutélaire aux Puiftances qui gouvernent les Nations. la reproduction s'anéantit. toujours englobé dans le domgénéral gée par (es & & & & & & & & ta Puiflancô foufouveraine tient . &c les reve- L'exploitation de l'Agriculture n'eft pas un acte de création qui tire du néant . li ce fonds" dépérit . C'eft une dépendance efTentielle de Tordre naturel . propres reflbrts . de la part du Gouvernement .

Gouvernement veut fe & & font arbitraires & erronnées. CHAPITRE IX. en ce cas il prend un foin fuperflu. les règles que le Gouvernement veut fubftituer à l'ordre la direction le dégénereroit en défordre. l'équité de fon même qui éclaire les hommes. fon feul laquelle il eu le plus intéreffé relativement & objet. c'eft-à-dire . 195 mage public. de l'Agriculture. rité facrée. direction fupérieure doit être foumife rigoureufement à ces loix . en ce qu'il n'y a qu'une intelligence univerfelle qui puiffe embraffer tous les intérêts combinés . L'AGRICULTURE. Se qui découvre par-totit les voies de la Providence Divine . les parties elles de l'Agriculture. éclairées par l'intérêt bien entendu. ces préfans fuecès : elles détruiront tout . La Juftice eft d'effence divine & ceUe de toutes les qualités fublimes dont les rayons pénétrent & fe gravent le plus profondé. les chofes prendront d'ellesmêmes leur branle. que celle-ci des chofes du fe Dieu . l'ordre efîentiel des caufes la perpétuité du genre humain. c'eft. Quel ell. la par : Elle eu. la bafe de l'autorité domination des Puiflances établies fur pour . La dans l'exploitation conduite des hommes . dans le gouvernement de l'Agriculture . quiprofcrit la détérioration morale 6c phyiique du dépôt qui lui eft confié. la coopération préordonnée 5e toutes les caufes foumifes à l'ordre géné- & &: les déréglemens des caufes libres perverfes qui s'en écartent. me? Toutes ves . par la beauté & la dignité de l'ordre pareffence. infpirée à tous les hommes par la Sagefle fuprême . car. ment dans tutif de la le Cœur humain & félon la loi adorable .AVEC L'AGRICULTURE. inftitution même. Les fophifmes de l'iniquité ne peuvent obf- curcir cette vérité efTentielle . gouvernement repofe n'appartient qu'à qui leur a prefcrit en les créant. les hommes cefferont d'agir . relativement à l'humanité. fe trouve difpofée à demeurer hommes font initruits des droits de dans notre cette auto- les adminiftration eft réglée par l'évidence. fans que l'adminiltration s'en mêle. exclut tout a&e arbitraire : Toutes les décifions de {es agens ne doivent être que des vues affujetties à la nature uniquement . elles dérangeront l'organifation . §£ feront fans aveu tendues régies naturel . l'objet phyfique de cette loi fubli- ral . ou poitf mêler quand la diriger félonies loix de la nature. fera le mouvement intercepté . en un mot. par-là & lumière afïurer l'obfervation de la loi . un foin qui peut aifément devenir nuifible . titre confti- Nations par même la loi . C'eft la nature des chofes qui. dis-je. Toute & De deux chofes l'une. au contraire . & toutes celles qui lui font relati& abfolue parce que l'A- une liaifon néceflaire elle-même une dépendance de ont entre griculture eft qui afTurent la confervation & . loix fur des l'immutabilité qu'il phyliques Si . d'elle-même. Tous les . fans préalable de ces loix conftitutives . & . défigne au Cultivateur la conduite à au profit ? qui eft. : fuperflu. en ce qu'en fe qui peut aifément devenir nuifible défiftant pour jamais de cette prétention . qui entendement. qui font plus obligatoires plus abfolues que celles de la direcl'obfervation tion même.

qui dégradent l'Agrianéantiffent le culture . dans l'état de profpérité . ? & la nature va le Gouvernement politique de l'Açril_" f j i» a 1 Elt-ce celui qui a pour oqjet les iucces mêmes de lAgnculqui eu reflerré dans des bornes fort étroites par les loix de -i-n . » ou Souverain par & • ' • \ • celui dont le plan feroit d'étendre les revenus du flic du la fpoliation des richeffes d'exploitation ? Ce dernier efl fi abfurde pervers . En un mot.-. ôcc. déduction faite du repomun impôt défaflreux je . fi l'on calcule le dommage . ^lais qu'entendons . évidemment impofîible qu'on puiffe réufîir à augmenter l'impôt par une impofition deftru&ive des revenus &C des hommes car il y a bien de la différence entre une impofition for- û : & une impocée exhorbitante . Quand il feroit vrai que des Nations euffent été livrées à ce brigandage . que des foins preffans peuvent exiger . qui enlèvent les richeffes d'exploitation . Il arrive alors néceUairement : & & & & & & : & & : & . on ne trouvera que de la perte pour le Souun avenir redoutable. le brigandage . puifqu'il eu. contribution une enléveroit deftrucuve fition . lorfqu'il s'étend au-delà des bornes que la nature lui prefle commerce des crit lorfqu'il entreprend . 6c tout gouvernement humain s'y réduit à une iimple manutention. qui que éc anéantiiTent l'impôt même en anéantiffant la fource de tout revenu. 3 Lorfque. Lorfqu'il s'occupe à maintenir un équilibre abfurde entre l'agriculture l'indultrie. i°. . au même que la dernière . doublent extinction défaftre . La première reviendroit richeffes radicales du Souverain bien . la ruine de Ion Etat . 4 à des réglemens le commerce réciproque des denrées &C des marchandifes entre fa nation l'étranger. déréglée . Tout autre acte d'autorité ne peut tendre qu'à y introduire la corruption . i°. mais elle peut être fup- & au lieu que l'autre n'efl portée quelque temps fans opérer la fpoliation la marche de la deftruclion . en turnipes . revenu. de régler la culture productions. ou ieméc en bled. en mûriers. Tout y eu preicrit par l'Auteur de la nature . à la longue . avec ce de genre d'impofitions . qu'il faut croire qu'il n'a jamais dû féduire un Miniftère éclairé . les qui des Sujets. dans un Royaume agricole . . verain &c de fes Sujets.«* .nous par -\ culture ture . la ruine du SouDéfordre 1 autorité de exaéti- ve qui détend fur CAgriculture. en prairies artificielles . S'il fe trouve quelque exemple de ce défordre . en comparant l'impôt régulier la recette proportionnel aux revenus . & •V— r. Il ne faut verain . en le comparant . 5 Lorfqu'il -prétend décider fi une terre doit être en pré ou plantée en bois. par . il favorife un commerce de marchandifes de main-d'œuvre au Lorfqu'il s'ingère d'afïïijettir préjudice de celui des denrées du crû.f RAPPORTS DES DEPENSES 92 s'anéantiront elles-mêmes. en vignes . l'inltitution des loix de l'Agriculture n'a point été confiée aux foibles lumières des hommes. disillufoire . donc pas confondre une dévaflation avec un Gouvernement Nous de ne parlons ici que du gouvernement politique de l'Agriculture fes erreurs . on ne prouveroit jamais que les Souverains euffent réufii à augmenter leurs revenus par des importions ruineufes . qui dévorent les revepement inféparable nus mêmes du Souverain .

que . quoique les Etrangers n'ayent pas grande chofe à vendre à des gueux . néceffaircment qu'il pervertit guide le Cultivateur l'intérêt qui IX. en conféquence . s'attribuèrent l'infpeclion fur la culture le commerce de la production la plus néceffaire à l'humanité. fes . & fourmis & & ! & . • • / i • / . à la néceffité étoit la plus avantageufe . Or. il de quitter la voie qui lui fera de de forcé vue . & Régler l'ordre naturel . le commerce des productions . que les autres doivent trouver leur place ailleurs . touchent auxprinciDéprédation erreurs de la moderne metnode politique . Rien ne feroit fi jufte . merce des S""^ paroiffent décilives . un Pays où le bled fe vend forcément à où . Ce mot lignifie que le Gouvernement. il n'y a que des pauvres pouf bon marché . & le défordre. difent -ils . la ruine. Par une conféquence inévitable. fi c'étoit leur profit. il perd de vue oublie que fes ordres inexécuta. Guet . eit. • & & les répétitions fur des points aufîi intéreffans. un attentat contre & qui pis eft. le les Peuple . été infecla tées de la manie des réglemens. il faut qu'ils vivent à bon marché. pour s'éviter un plus grand mal . s'appelle la Police des grains . pas penfer que celui qui efl le maître de faire ou de ne pas faire ces dépen- bles n'engendrent l'inertie 6c que & & & ne décide à fon tour . la culture culper i °. cependant . il fallut aufîi empêcher la concurrence . nous dit-on . félon fon choix . pour ne pas défobéir. : & & • * . car un tel régime comme il faut que les pauvres vivent . ce digne prudent département établi. ne calcule ou s'arrêtera & & de cultiver au qui feroit d'exécuter à fa perte ce qui lui efl ordonné .• r> culture parmi les Nations policées . bientôt du monopole. CHAPITRE ï 95 tout l'ordre économique . changer de fe livrer . cependant il efl de droit de les combattre au chapitre de l'Agriculture . que fçai-je enfin les rats . mot plus funefte aux Na- & & les profconnu . les maffacres aux dont elles furent être lieux le le théâtre ne en . nous le leur rapporterons avec menales . comme ils. les moindres Corps de Magistrature . il faut leur aller enlever toute leur récolte . . Le Cultivateur dirige l'on ne peut toutes fes dépenfes fur le profit ÔC fur le débit .AVEC L'AGRICULTURE. fous lui . gré du cabinet Les cinq objets que nous venons de préfenter . les guerres. Prétextes InSé h difcrétement Aufîi-tôt . la Truandaille . ces raifons enfin monopole du com. plus défaftreufe qu'elle ait enfanté. ils fongent à en avoir davantage voilà. exécuté parmi la plupart des Nations affez malheureufes pour avoir. L'hydre principale .es . lesf Archers. x on ne manqua pas de raifons fpécieufes pour ailurer qu'il efl d [^e ^pf/ ^ confié de l'intérêt public que les grains foient à bas prix .ue caufe aauto« pales * me coa&ive dan? io_ •: vr . dans ces derniers tems . &C l'on ne fçauroit guères in- & i <i. les charançons . car. les ManuMendians ameutés. puis quand la diiette fe fera fenùr chez eux . ot qui précipitent en coniequence l'Agriculture. que les peft. rend tout le monde pauvre. qui detruifent 1 Agri. Quoique nous ces Nations vers la décadence ayons ci-devant démontré l'abfurdité de la plupart d'entr'elles . qui a été tenté . purent jamais criptions ce qu'il a fait périr plus d'hommes. l'acheter .ont de l'argent . les moindres Officiers tions qui l'ont & Civils & Municipaux facturiers le . de changer fa pratique ou fon état .

Royaume. & & & & - . qui peuvent &C : & L'allarme îettée dans le public par le monopole. n'a pas un inftant à puifqu'il perdre pour recommencer fes travaux ? n'ofe venir lui offrir un fol de fa denrée . qui fuis Adminiilrateur particulier de cette Province. comme nous l'avons démontré v nopole autorifé «e'!e des Provin. en enfuite les prévient portant leur commerce de entre les Provinces de l'intérieur du interception gement . Quand s'agit y regarder de trop&c a de tienne d'un intérêt û cher. moment de n'être pas vendue à perte. qui ont feuleBoulangers . près n'y plus regnicole qui auprès troupes laiffent de l'argent dans ces provinces-là . furtivement épuifée . piîalité à la denrée alimentaire Double ruine Quel peut être le fort du Laboureur au milieu de ce bagare habituel ÊJufée par le mo. on force le Magiftxat à venir en règle violer l'immunité domefiique y on livre au déshonneur .i RAPPORTS DES DÉPENSES 94 & bon gré malgré . engagemens propriétaire. à bon droit . ce n'eil plus l'adminiftration qui fonne l'allarme . moi . la terreur s'empare des efprits . l'émeute s'enfuit. quiconque fut affez mal avifé pour offrir l'ho£ du genre humain. doivent craindre le Ici & «nonopole. il s'oppofe lui-même à la fortie des grains de fon canton. ce qui eft tout un. Ces marchands emmagafine- & & roient les bleds des provinces de l'intérieur.ne peut être excité dans fon travail que par la valeur vénale des proces livrées à la fa. qui doivent lui rendre fes reprifes^ mine. l'ont rendu fauflement prévoyant. frains. pro- tège les regle- mens ruineux du même monopole unes des autres. Mais la Police pénètre leurs deffeins &c interdiction de la fbrtie des grains. lorfqu« nous appercevions pas que la Province frontière eft précifément dans le même cas . ne manque au marché voifin. je veux veiller à ma Province. qui attend le année . Ainfi donc interdiction de Province à Province Mais dans chaque Province il y a pareillement des fubdivilions d'éleftion de canton. inquiet dans fa mifére. On arrête le bled fur les chemins . les charges de l'impôt .Après qu'il peine employé «rrree de leurs ture de la monTon . valeur par Fïnterfa tous fonds à les travaux de la cula fes « ptîon du com. à la malédiction publique. Les précautions qu'il voit prendre à fes Adminiftrateurs. On aceufe . avec celle qui n'eft qu'en féconde ligne . lorfque le prix hauue dans la province voifine . qu'il eft toujours en peine de la voir manquer. En effet nous ne nous gardions que de l'Etranger. Les il . il faudra qu'ils vendent le refte de leurs du iiftenciles pour avoir pain. & . les Fermiers dans leurs une de leur récolte . nous ne .de fanatifme de prefHge . non-feulement les Marchands. attendu que le Règlement . a fi peu d'argent à mettre à fa fubfiftance . . on infulte. mais ceft le peuple qui . à l'encontre les & & les Propriétaires . s'agit-il d'en venir au remplacement qui le preffe. Il craint toujours que le grain foupçonneux .ces outre envers le par-demis fa fubïiftance. quoique néceffaire perfonne à tout le monde . qui lui eft il de on ne fçaurok pain limitrophe. lui qui . protecteur des marchés publics y défendoit d'acheter au grenier 9 que les chemins étoient infef- mais les ment & & & . Les cris s'élèvent . Provinces qui fuppirtent la non.duits qu'il fe procure à grands frais . à Tanathême &c vifiter les greniers . excelle des les le montant de intérêts de fes avances . il s'y forme des marchands ou monopoleurs . greniers .

&*&* contre i» tureîs de tous les genres . la cultivation . riante. accoutumées à vivre fur le tas des produits abondans du monopole . qu'elle vît. une autre Nation . profpérer.valeur pour l'Etat. Les compagnies diroient les uns Bb ij . lui ou fes valets on ne lui offroit de prix . de la viande . la fureté de fes garantie d'invafion par l'éloignement frontières. qui décidoient du prix de l'achat . fur->tout Raîfont eapi dans fon voifinage . la devancer dans les merwdwgSa* arts de la paix . les propriétaires . terre fertile . décheoit à leur niveau. & & & productions. livrée à des avantages habitans naturellement actifs . où la concurrence même des acheteurs n'étoit pas libre. de difette par force . floriflante . chargées de la haute police . Se mère de & & & & & & & & & revenus folides & immenfes ger. des de la fituation de la facilité des débouchés . Cependant les fermiers . qu'à perte . terres médiocres demeurent en friche . bas prix caufé par une furabondance forcée . demeurent les pays appauvris font d'autant moins en état réunie ar S"* de confommer du froment . 195 celui qui auroit que Il falloit donc que le Fermier ou pour porter envoyer au marché. devient nul en non . s'il refufoit . induftrieux éclairés fur leurs intérêts . C'eft ainfi qu'une quant au revenu . leurs effets . Si le cas arrivoit chez une grande Nation . Les débouchés ne font pas alfez ouverts dans tout le Royaume pour que le bled circule librement. ne trouvant pas l'emploi aflliré . fe déplaçât . fon bled lui étoit enlevé par des acheteurs inconnus . . . Les revenus tombent. d'une adminiftration abufive. CHAPITRE tés de le blatier feul coupes-gorges pour porté de Farfenic n'avoit rien à craindre. par tous moyens. . Le commerce abfolu des grains une fois permis . celle-ci fût d'encoura&C qu'elle ne fouffrît jamais à la fin les efprits s'éveilleroient parmi la Nation appauvrie les cris pour la liberté des grains s'éleveroient de toutes & parts. les meilleures ne reçoivent plus que de chetives façons . tandis IX. feront des magafins immenfes d'une denrée néceffaire tôt ou tard. forces dans une agriculture toujours aclive . . tout tombé en petite culture . parce qu'on enjoignoit aux Laboureurs de ne vendre leurs bleds que dans les marchés . du vin d'autres bonnes nonopoie des. fon inférieure en avantages na. que la fortie la méthode de de fes bleds .AVEC L'AGRICULTURE. . chercheroit à embrouiller t à cet égard les idées & les opérations des plus dignes adminiftrateurs. &. Là . par le bas prix même qui avoit cours alors dans les marchés .nSà le peuple fe réfout à vivre de chetives productions . Vous voulez qu'on vende cher le bled pour que le . les gens à argent . douée de la rofée du Ciel de la graifTe de la terre . tempéré . les dépenfes diminuent . ne fouffroient jamais que cette portion de leur refTortleur foit enlevée. un fous ciel feroit brûlée par les procédés faine. la ruine qui en réfulte . ruinée par les non-valeurs le défaut de débit. les biens fe reflentent Concours dec différentes caufes conftamment de ces calamités publiques . les Propriétaires fe retranchent sra. fe foutenir . Mais le bourdonnement des infectes. Les richeffes d'exploitation s'anéantirTent les . lui en retrouver toujours des impofer à la guerre . qui le cachent maintenant .

l'inaction lors même que le falut d'un dans tionnés dans l'incertitude . Sitôt que le Souvefes Succefrain lui-même aura renoncé authentiquement . de Teutates Jugement par le ibrt des armes.nous autre chofe . Ils fçavent . diroient les autres . conféquence. dis-je . bien entendu que c'eft dans la certitude que ce reftbrt eft utile au bien public. mais dont le développement ne paSTe l'intelligence d'aucun d'eux . rejetteroient Les Tribunaux rougiroient.. épuifer pas du dépériflement de notre Agriculture ? En un mot . fmon cetteliberté. que la liberté eft l'ame de tout commerce qu'il n'eft point de commerce plus néceffaire que celui de la denrée la plus précieufé il fuffit de fçavoir cela pour regarder comme nn attentat .. dans ces Etat exige les Secours les plus efficaces . que de fuppofer qu'il penfe autrement. 6f année . dont la tournure a peut-être quel- que chofe de nouveau . aufîi la jaloux de leurs droits . plus impie. les plus prefTans . on grofîit Î>rogrès es inconvéniens . Faut . qu'on détruife cette avec horreur celui-là. mot point de digne chef de police qui ne defire voir en cela fon . C'eft taxer un Magiftrat de prévarication . . Si les débouchés ne font pas libres dans le Royaume . on repréfente que de rentrer dans l'ordre . Qu'on combatte . Il faut attendre une bonne vive. & & & & & & n'elt pas moins funefte que l'inaction abfolue . car dif- Le plus léger examen de ces futiles objections montreroit la mauvaife foi ou l'entière incapacité dont elles dérivent. la recennoiffant contre nature & deftruttive . à cette portion d'autorité . il faut qu'il peuple devienne riche. elles ne méritent pas de réponfe. Si la loi prononce une fois . manquer d'occupation. pour lui feurs. non la fortie ? ne feroit-ce permettre l'entrée des du accélérer les enrichir l'argent Royaume . Mais . il n'eft reffort devenir Superflu Autres objec- tions futiles.RAPPORTS DES DÉPENSES ï9 6 en attendant qu'il foit riche. A l'égard des autres objections. la d'admettre aujourd'hui justification des grains eft plus funelte. indépendamment de nos principes . des réglemens gênans pour le commerce des grains. LaiSTez paSFer les blatiers . l'indécifion férer une opération néceSTaire urgente . il fçavent. & revendiquer ? Les droit d'égorger des victimes humaines .dedans bleds du dehors . Mais . eft l'ol'on jette les chefs les mieux intenpération la plus dangereufe . être certain que le Royaume foit bien fourni..ce en les fermant qu'on les ouvrira ? Que demandons . eft . quel fera Druydes avoient îes Tribunal qui voudra le autrefois le Prêtres d'aujourd'hui . Les compagnies ont droit de maintenir leur reifort . & . Les fiécles s'éclairent. plus monftrueufe . il s'ameutera. cas & . & vérité déjà tant publiée fans contradiction publique. &: à lui préfenter les vœux de lUnivers reconnohTant. en ce qu'elle détruit infiniment plus d'hommes que ne firent jamais les Sacrifices de 1 des Mexiquains. du Eh bien! la politique combat.il donc donner d'abord la libre circulation au . En ua . eft la manquer. l'Etranger.. fortirfes s'il voit bleds. Elle en plus abfurde que le Saturne . les chemins en feront couverts auffi. ou qu'on fes dépositaires agiffe en & {qs inter- prètes feront les premiers à bénir le reftaurateur des droits de la nature.

de bon prix fans commerce . Il peut pleuvoir . Le Peuple criera ? reté dis que non. l'intérêt public qui en dictera . préfage &C précurfeur ordinaire de la tempête . de commerce culture fans liberté. avec quelles reftrittions . il eft vrai 9 fans que je me remue . derrière la toile . L'Etranger . il ne fait & & & & craint autant qu'on les defire. en manque. mais elles vous feront puiffamment fuggérées par l'intérêt particulier. Ce que vous appeliez bonne année. piûfqu'ennn vente que la bonne vente éveille dont ufa le feul fut le ce grand Sully . je prendrons une mauvaife année pour ouvrir tous les parTages. &: que le R. ramènera chez vous le prix du marché général. comment envifagerohv on cette demi-liberté. moilTons l'année prochaine les bleds étrangers vous mettront en sûà un bon prix . quand la terre reftera inculte. lui donnent le ton. il n'y auroit aucune réclamation contre la liberté générale inextérieure même.AVEC L'AGRICULTURE. puifque la forte demande fait la bonne amené des marchands . par laraifon même qu'elle ne feroit pas une . car. ï 97 de commerce les plus fuperflus font combles de Marde Débitans.oyaume foit bien fourni ? Et c'en: attendre de la pluye feule . puifqu'on les falaires . Si j'avois à choifir. mais il ne fçauroit y avoir d'abondance fans fans bon prix . Ce ne font point-là de bonnes années . Le pauvre Peuple trouvera de l'emploi vous des je tôt. Il faut. attendre une bonne année. Les gens à demande qui argent c'eit ce que je demande. pour ramener à un taux moyen feul & . d'abondantes récoltes . comment . Que les bourfes s'ouferont des magafins . chands celui le moins d'apprentiffage . Les détails & & & & & . dites -vous. Seriez-vous donc retenu par quelques retérieure préfentations féduifantes . Les Proen revenus. étendront leurs travaux. n'eft. berté donnera le branle à tout . recevant de l'argent . les prix. alors même que les ténèbres font difîipées &C que vous voulez fuivre la lumière. à la vérité . mitigée circonfpecl: & û inquiet . & & du bruit que quand des fripons . La lipayeront de meilleurs falaires aux manouvriers tous en fentiront les effets fubits. augmentant artifans. la terre fera plus inépuifable que les en attendant que votre territoire vous rapporte le double de mines . confiant en France les bleds dont les guerres civiles avoient tellement dé- rangé que l'on étoit toujours expofé à des chertés fréquentes &C Vous voulez commencer d'abord par la liberté au-dedans ? Et déréglées. & ce n'efl pas . vrent en faveur de l'Agriculture . Mais il ne founrira pas . variante & incertaine ? Mais û vous êtes fi comment . Voudriez-vous commencer par une & liberté intérieure . à quelles conditions . borné par la concurrence. car les Cultivateurs . qui. ou plutôt . achèteront plus d'ouvrages au/fi. qu'un câline immobile . au moyen de la concurrence. en effet le remède dans la difette . priétaires. s'il n'intervenoit pas . puifque c'eft. n'infpirerez-vous pas beaucoup plus d'inquiétude à ceux qui doivent redouter vos régîemens ? Quand vouscommenceriez par accorder la permifîion d'une pleine liberté du commerce des grains dans l'intérieur du Royaume . Ne craignez pas que le plus néceffaire .. une ftagnation de la circulation. CHAPITRE IX.

comme nous le prouverons dans le Chapitre fuivant. des arts . Quoique le bled foit. police vivandière qui le les commerce c'eft aufîi bien le fçait . celle fur laquelle l'efprit de dérèglement a fait le plus de mal . ûqs vaiffeaux . des Rois des vertus. Oui . des armées .RAPPORTS DES DÉPENSES 198 & auroit fes inconvéniens . confentent à fe penfez-vous que faveur de celles de l'intérieur . c'eft de l'or . qui attireroient quelques réglemens diclés par de nouveaux préjugés Que n'a-t-on pas à craindre d'une marche fi chancelante ! En effet . &C lors qu'il eft queftion de la production la plus néceffaire à vendre . devenues fi pernicieufes à l'Etat par la protection aveugle deftru&ive qu'on leur a accordée dans le temps ou l'épidémie mercantile ravageoit le Royaume . Il n'y a donc que la pleine liberté de commerce qui puifle remédier à l'inégalité des récoltes des dirférens ce fervice public que votre police nous interdiPays. ne font pas les ftratagêmes de la Songez à être hommes enfin Ce afïïirent le tout le monde pain . ce font des temples . Les riches ne craignent pas de manquer de pain. des métiers . ce ne feroit pas votre jugement qui nous raffu- de l'indigo . à ce que les grains étrangers entrent . ce font des revenus des Villes. Quand il s'agit de marchandifes autres miféres . alors vous voulez bien en acheter . comment : les Provinces frontières . des péleteries . vous vaudriez alors . la plus affujettie à l'ordre naturel 3 & & Objets fubreptï» «s des regiemens nopoie. la plus étendue . des palais . tant d'autres marchandifes étrangères . arrêter? donc vous pourroient reroit nans . & de la rhubarbe . vous le fçavez . parce que c'eft celle qui peut donner cent pour cent de profit. ftratagêmes du monopole détruifent l'un tk l'autre. . du caffé. dites-vous. fortez de votre mifére. mais vous vous perdrez n'en voulez pas vendre. feroit fans effet . rien . de leurs voifins . du fucre. par une liberté de commerce extérieur réciproque ? Nous confentons. des gommes . vendre de tout à l'Etranger. mais nous voulons que les nôtres ne fortent qu'avec connoiffance de caufe. de la manne . par exemple . des Magiftrats . des vertus. vous dis-je. de la caffe .fi elles n'efperent pas de receen dégarnir voir . fuggérés par une prédilection démefurée pour les manufactures à elles-mêmes de luxe. félon les rits de fit que n'en acheter votre politique mercantille . je vous l'ai dit. Mais quelles difficultés contre leur faïuTeté Seroit-ce un refte de ces préjugés domi-. qui ne donnent de ouvrées . comme étant la plus néceffaire . Si vous paroifïïez obtempérer à de telles &c fi frivoles objections . non de vendre ? Mais je veux que telle monftrueufe chofe foit poflible . les foucis des gueux. de quincailleries prole falaire des ouvriers . de toutes les parties de l'Agriculture. des pierreries . du thé. Allez. C'eft. de l'étaim . & & & & & ! & des épices . néanmoins roit. . & & leur abfurdité. Où avez-vous vu des marchés où il foit permis d'acheter. vous changez de fyftême. Belles reftri&ions déjà pour l'un l'autre cas. liberté entière . de l'argent . des falaires . en cas de befoins . aubefoin . Mais ce n'efl point du pain feulement que doit femer la main puiffante du Laboureur . accordez-vous avec vous-même.

Se revues dans les contributions . les plus fortes fommes dans fon pays. qu'une Nation riche. y toutes efpéces. & : & & & : & & & fentira gliffer la proye. Le fervice commun d'une Nation exige des chevaux de ceux qui en élèvent. Si le chat étoit penfablement néceftaire . venir de toutes faire goût a été porté jufparts & & & & & & cette manie a tourné au profit public particulier. eft parvenue à attirer . La griffe ferrera en raifon de ce qu'elle . Mais on prétextera la néceflité de n'avoir que le réfultat de tout cela fera que cette partie . on ne fur cet peut inquiété l'intérêt particulier fe porte lui-même fortement à s'en parler. qu'on invente maintenir . le progoût des courfes a fourni le moyen de priétaire des pâturages dans l'aifance qui lui Ce de beaux étalons. L'intérêt la liberté favorila fournit multiplication {ent cette multiplication. préfens quante tant fera procédé qu'on ne verra plus que quelques malheureux riquets la fur une terre autrefois fi fertile dans cette efpéce la plus utile plus fait une confommation iml'Etat en néceftaire de toutes . qu'on avoit gagné pour enlever un cheval des haras du Prince. .000 liv. frère compagnon du règlement. la mort -aux -rats en tiendroient lieu fi l'on étoit mais les pièges article. CHAPITRE Si celle . 25 guinées pour obtenir de lui faire faillir une jument. des propriétaires s'unir pour fréter enfemble un bâtiment deftiné à recevoir un efclave de l'Empereur de Maroc. il eft permis à chacun d'élever Infpeétîon mï« neufe des Haras» . anéantira le profit à ceux qui feront des élèves . Il n'en eft pas de même des chevaux. à qui la nature avoit refufé de pouvoir former chez elle de belles races . de quelle efpèce que ce foit . attrayant par conféquent du monopole . péce dépérira en conféquence. ainli que les particuliers curieux . Chacun eft le maître de nourrir des chiens on ne s'eft point avifé d'inftituer des 6c des chats comme il lui plaît Infpec~teurs pour obliger les habitans d'en faire des déclarations au Maun animal indifgistrat. Surde belles races . mal façon privilège fur les étalons . feront obligés de les aller prendre dehors. il n'auroit pas été oublié dans ces réglemens. 199 & le plus celles qu'il fphère du monopole ou de l'eles multiplie réglemens fous le prétexte de &: toujours eft-ce dans la put affujettir xaction .AVEC L'AGRICULTURE. vient à fon tour . Ce n'eft point ainfi . Le monopole . Ces deux bêtes firent 50 arrivèrent à bon port. . Elle a maintenu le terrien . c'eft au contraire par une conduite entièrement oppofée . par ce commerce même . L'étalon revenoit aux lieues en une courfe . qui prête cependant le il cannevas n'a le plus vafte épargné aucune de IX. &£ de les faire parler en revue. que qui menfe pour fes troupes &c fes armées . partialité choà tout le grimoire . . y pourvoir. Mais tandis qu'on fait de telles dépenfes des bidets pour avoir de beaux chevaux . Elle a foutenu le des paris. chargée d'abord de tous les frais deftinés à l'entretien des agens du l'efrèglement . c'eft de là trouvent leur gain qu'il faut attendre la multiplication . &c les efpéces d'élite. ou rétablir l'ordre. Aufîi a-t-on jugé de-là que ces derniers étoient un bon objet de règlement. qu'à la manie On a vu & & il en coûtoit voleurs à près de 80.

6c fi quel- l'occafion. Cette manière de raifonner en fera forte découvrir de . des chaudières . de droits onéreux à la chofe . ouvrons . enclore 6c nétoyer leurs taillis. Il eût été trop court de faire ce raifonnement fimple laifïbns aller la valeur vénale des bois . des Maîtrifes . des particuliers . tous gens de bon appétit . Il trouvera bien plus beau d'efpolier les pofTefTeurs des principaux droits de la propriété réfultans de la liberté . car m> îçl défrichement .RAPPORTS DES DÉPENSES 200 autre criquet qu'il jugera bon être . revêtus de charges financées . Les plus riches feront bien-aifes d'avoir des futayes . 6c fi à nos cette nouvelle richefTe nous utiles velies pour voifjns . 6c à moins d'accidens . qu'un défriche fes bois . 6c obtenir . mais le cher règlen'auroit rien à faire là. tant pour l'agrément 6c la nobleffe de ce genre de pro: : priété pour . fujette à peu d'entretien 6c de frais . que les propriétaires eux-mêmes hâteront la dégradation de leurs bois . fourneaux . Mais le plus grand nombre . II réfultera de-là qu'on ne verra plus de futayes . pour fe tirer de la jurifdicuon ruineufe du Foreft ier . que pour garder une poire pour la foif. comme la dernière refTource d'un peuple^miférable. fera le plus grand cas de fes bois.leur feulement les débouchés . des Procureurs . avant-coureur de l'émigration . &c. per- sonne ne l'ignore. que . Quand la valeur & dégâts cefferont par néceïîité . c'eft qu'il fera sûr de tirer plus d'avantage de fon terrein en le cultivant d'une autre manière . oit tel le profit particulier. foflbyer. qui eft le grand article chez un Peuple bâtonné par tous les bouts. des Avocats . &c. le & plus sûr des guides. 6c revienne au profit des propriétaires bientôt nous verrons ceux-ci faire des femis dans leurs terres médiocres . Sur . content d'une forte de propriété . des édifices . Mais que faire les de MM. des Chambres d'Eaux 6c Forêts . Il falloit construire des navires . des GardesMarteaux . permiflion de défricher. &c. fournir au chauffage des Villes . 6c de toute l'armée -t-il bien que la bête de fomme réglementaire ? Si faudra périfTe fous le faix . je n'ai que le mérite de l'écrire. cette façon d'agir feroit profpere . fi l'on a planté dans les cantons voiiins de la Capitale . On fçait cela . Les bois ont encore paru un objet principal. fur requête 6c procès-verbal. par-tout ailleurs les bois dépériront . Infpecleurs généraux 6c particuliers . fe préfentera encore ment à l'efprit dérouté . La liberté 6c l'immunité font les meilleurs administrateurs . 6c une refTource On bordera les chemins de plantations . on travaillera pour 6c autres richeffes enfe. fans compter le tour du bâton . pour que le prix qu'en donneroit l'acheteur ne demeure pas par les chemins . la les tourbe & eût été fimple . fur-tout dans un riche agriculture exige une grande multiplication de où une Royaume chevaux. du charbon-de-terre . 6c des atteliers de divers affinages 6c manufactures . fournira à nos chaudières . du pays comme . ou qu'on la délivre du fardeau qui l'accable. par conféquent de nous procurer quelqu'autre genre de production plus profitable 6c d'un meilleur emploi de culture. il croira devoir infHtuer des Tables de Marbre .

Cet accroifTement facilitant la . Cet équilibre confifte à un niveau entre le prix des denrées qui doivent fervir à la confommation des Ouvriers. pour qu'il nous paye pour lui donner à le dans J ai déjà fortement touché cet article en traiterai le paffant . de l'adminiftration économique doit être de tendre à PaccroifTement des richeffes. ces trois objets . Pour fe débarrafler tout-à-coup ces produits. ii le haut prix de la confommation des ouvriers . qui feuls peuvent nous enrichir . d'autant faveur d'un préne de avoir plus pénible qu'elle fçauroit point d'appui . & de denrées & & Cc v . On ne le peut que par l'accroifnous fement des produits du crû . dira-t-on . s'il eft queftion de prendre un niveau entr^. bientôt vous enlèvera la pratique en devenant Fabricant rebutera. je crois . comme dans toute carrière. l'objet & & & : & & l'avons démontré . univerfelles . nés pour la dépendance . Se celui qu'ils peuvent tirer de leurs ou- tenir vrages en vente * K ïnfpeftïons ab- des de Commerce produits ^nSrie de en de cette fpéculation . eft de fe con. Une. la feule mefure . Tous les biens viennent de la terre le commerce leur donne la qualité de richefTes .AVEC L'AGRICULTURE. d'ailleurs les voyes de la Nature font uniformes . partir enfuite de ce point . Voilà la mefure. qu'elle entretient nombre d'ouvriers dont la confommation vivifie votre terri- ne peut provenir & mais ce ne ferdit qu'une confommation fuperflue . ck l'induftrie néceffaire au commerce.^bte^'entire ferver le privilège des Manufactures. lui-même . ou fur celui feul qui peut porter les autres vers l'accroiftement. tout eft dit. à 'es mains lier l'Etranger. il faut. les inpour en fentir l'abus convéniens. fans jamais le perdre de vue. ou par les branches ? Tout l'objet . de cette étude vaine &c fatiguante . Raifons fpécîeucet / uiitbreLcé & ruineux. de vouloir régler lu culture & U commerce des productions ? Les bornes d'un Ouvrage fbmmaire nous défendent plus de détails . ainfi que nous des denrées. les défaftres réfultans de l'erreur. auroit-on pu voir. un brûlement celui-ci fe fi leurs falaires n'étoient . Vous avouez qu'elle eft néceffaire . que par le bon . ne peuvent ramener à leur mefure que par la perte ? Par où faut il arrofer l'arbre . Lorfque les Infpecleurs du Commerce s'occupent à maintenir un équi- & & libre abfurde entre VAgriculture & Vlnduflrie. s'étendent fur tout. remonter à la nature des chofes . les met à une trop forte enchère. on les trouvera applicables à toutes les parties. fois convenus des principes . en lui ôtantfes profits. par la racine . la vraie . portant fur celui de ves ouvrages . d'après nature. ou fur ceux qui. Nous revoilà aux profits de l'induftrie fur l'Etranger au plan politique de boire. Voilà la férié généalogique des objets du travail des hommes. fur lequel de ces points faut-il le tirer. l'induftrie les approprie à l'ufage du commerce. payés par l'Etranger . c'eft précifément par là que vous éteignez l'induftrie . enrichir d'autant que les produits furpafTent les frais. en fixer dans fa tête le point fondamental . CHAPITRE & IX. Voilà ce qui rend le commerce néceffaire à l'Agriculture . 2°. Dans cet état. je toire . iot: Sur les vignes fur combien d'autres objets moins confîdérables „ mais tous expofés à cette corroiion . Tendez donc prix uniquement à cet objet. Mais .

Elle veut bien travailler mais à c'efl condition de . & comme elle fent que fon emploi eft borné . d'être curieux. nous entreprenons de tenir l'Agriculture au niveau des confommations de l'induftrie . il lui importe que fes voifins puiffent acheter. tout le détail immenfe de la confommation ufuelle &C dépériflante fe rapporte à l'induftrie du canton. L'induftrie fera occupée raifon des revenus de la Nation. calculez . pour im'à des chefs-d'œuvre. renverfant l'ordre naturel . cette dernière ne trouvera jamais les denrées à trop bas prix. Enfuite elle s'élèvera juf3 1. les falaires baifferonî graifler l'Etranger le befoin . nature la & & & fes voifins . profit. propofe la demande la plus conforme à cette Loi.RAPPORTS DES DÉPENSES 202 Il me fuffit de dire maintenant que le plan de en nous ici bas ne fut . & condenfez elle-même peur trouver fon condenfez . Dabord. c'eft . & & & non par la curiofité que vous l'allécherez . ce n'eft pas à dire que je vous faire effort fur Il fuffit de & les prophètes de Padminiftration. l'Agriculture rinduftrie . auprès par ou peut y fuppléer de différentes manières. Il lui faut communs un ufage confiant de confommaau dehors comme au dedans. davantage & le prix & retirer plus . plus tout ira bien pour elle. Il n'eft point de prix courant pour la main-d'œuvre chez un peuple riche . où ils ne coûtent que les porter à Paris où ils coûtent 6 liv. lequel. Elle ne demande que des marchés . parce qu'on aura le moyen de les payer.. Ce point diftinctif doit feul décider la queftion. plaçant . mais elle veut donner plus d'ouvrage à tout le refte . jamais que ni l'indiiflrie pufient jouir ni fans C'eft au travail. Non-feulement elle veut travailler plus . Examinez . à l'induftrie . voyons maintenant lequel d'entre nos deux contendans. Quand je dis . L'Agriculture demande un plus grand profit . à l'agriculture de chapitre de l'Auteur de l'induftrie. Cela pofé . &fous condition fpéciale de rendre un plus grand produit. fon chacun befoin de en ce trouve . dis-je. car du concours . plus fes voifins feront riches . toutes vos recherches vous conduiront à ces vérités. confeille de coopérer en rien en ceci. c'eft la loi . par tous moyens la concurrence des autres . ne regarde que fon feu! que le profit. genre . l'indiiftrie EnrichifTez en l'obligeant à . elle defire fur-tout qu'on empêche . mais l'induftrie ne peut pas accroître les revenus aux dépens en des revenus. plus ils confommeront 6c achèteront. telle eft l'immuable loi de la nature de fon auteur. foi. Tel eft le texte . au commerce . tout s'eftime à raifon de l'excellence de l'ouvrage &C s'il en faut revenir à notre manie de déde la fantaifie de l'acheteur . étendez l'Agriculture profit en dedans. C'eft au plus grand travail qu'eft donné le plus grand profit. Les revenus peuvent étendre l'induftrie . L'induftrie . ck provoque tant qu'elle peut la tyrannie. Cependant à meflire que les denrées perdront de leur valeur . laiffer agir l'ordre naturel. profiter l'efpéce moindre travail qu'eft donné par la nature le moindre profit. car. On ne s'avife pas de commander fes fouliers en Perigord . mais c'eft pour faire un plus grand travail. îion de fes denrées commun des marchés de l'Europe . Si au contraire . au contraire . difeutez .

CPTAPITRE Car IX. . vafte forte tête . pour que ce produit fervît à la confommation d'un excédent de population au-delà de ce que le territoire en auroit nourri. pourroit-il dédommager la Nation d'une perte générées eft diminution de richeiTes dans l'Etat & : . c'eft diminution de falaire . refufer. De trois objets qu'on confidére dans la manufaciure . prix de matière première . & d'attirer les produits de l'Etranger . Ne fongez uniquement qu'à bonifier l'état 6c la condition de l'Agriculture . Il 6c nous devons s'y tient. qui étoit alors grand populateur . qui s'étendra fur la totalité de la confommation des productions qui forment (es revenus. 6c nos fabricans achèveront de nous difcréditer en cherchant àfe fauver par la mal façon. prix de rétribution pour les ouvriers . & & plus . Si vous voulez perdre fur le prix des denrées du crû. il prêcha l'abftinence volontaire . produit & : Ce ij . eût volontiers greffé les manufactures fur tous les fauvageons de fon canton. La diminution du prix des denaiiiîi. faifit cette idée . tout cela a été démontré calculé. Avec eux fuiront la vraie fupériorité de la main-d'œuvre . 6c le vrai débit. En raifon de ce que vous étendez cette partie. que les falaires font toujours en raifon du prix des denrées. promit indulgence à quis'ôteroit un le laiffer à fon voifin. deftructeur de votre patrimoine . Nos manufactures déchoiront chaque jour. ce faux commerce marchandifes de calcul émane d'une erreur dont je dois parler avec ménagement. Exten/îon fl« 3 Lorfque . cet objet particulier . Qu'appelle-t-on marchandifes ouvrées ? Ce n'eft autre chofe qu'une œuvredes mains des hommes. 6c iront chercher ailleurs de plus forts avantages. maigres fervices. en faire de même. que l'objet des manufactures devoit être rale . mais qui de l'Agriculture. di. mais un produit net feulement pour le commerçant. 6c prix d'opinion de la part de l'acheteur Il n'y a certainement que le troisième quifoit en profit ou produit net. Abandonnez donc pour jamais ce fantaftique niveau. dans l'ouvrage de Cantillon . qu'à accroître fes profits. le mit fur la bonne voie . prix de l'entretien vateur . les profits de l'induftrie dans fon commerce avec l'Etranger . Les bons ouvriers nous quitteront. agricole . Un main d'œuvre au de celui homme à qui je ne me fçaurois préférer. qu'il n'a plus quitté depuis.AVEC L'AGRICULTURE. Nous trouvons également ces trois objets dans du cultil'Agriculture. vous ferez fleurir toutes les autres par les dépenfes des riches propriétaires. minution d'aifance pour l'ouvrier . on s'occupe de favorifer un des commerce de main-d'œuvre . l'ordre naturelle donne de lui-même. Dans quels arrangemens nous jetterions-nous Maigres falaires . Heureufement il repas pour conque Il fit & trouva fur fon chemin un autre prophète qui le redrefTa . en échange de nos marchandifes ouvrées . 203 une règle invariable 6c naturelle. Mon homme . y donna d'abord. produit net enfin . pour augmenter. qui font. L'Agriculture ne demande en ce moment c'efl ce qu'on ne peut lui que d'être regardée comme manufacture. avoit manqué les principes . dans un Royaume. Ilavoit lu ou préjudice des productions cru lire . fi cela étoit poffible . qui eft ce qui conflitue le revenu . prix des avances annuelles . au préjudice de celui des denrées du crû .

qui conçut aifément là facilité de changer en droits fixes 8c en avances réglées les tributs accordés ci.je. commerce celui mieux direz -vous. cCajjuj ettir à des règlemens le commerce réciproque des denrées & des marchandises entre fa Nation & l'Etranger. de défigner celui fur lequel il y a le plus à gagner. efl le deiir d'écarter fes concurrens. Ce fut l'avidité du marchand qui attira ce terri- ^ e fléau fur la terre. Le Gouvernement. point de vue il faut regarder un Royaume agricole comme marchand Or Tordre naturel indique à tout marchand qu'il doit chercher à vendre ce. 8c le motif de la guerre fourde que j'ai démontrée ci-deflus. ne peut -on pas des denrées du crû des marchandifes alors pour ? d'ailleurs. 8c la fubfiftance d'une Nation. qui ne feroit bon qu'autant qu'il feroit le même . car le commerce de main-d'œuvre lui-même ne peut aller qu'en raifon de celuifactures ci. il s'agit uniquement . dans les temps de rafinement. Favorifez le commerce des denrées du crû qui vous rend cent pour cent de bénéfice en même temps qu'il fait vivre tout le monde . les marchands fçurent acheter la protection du Gouvernement . 4°. Combien il faudroit de manu: pour équivaloir les produits renaifîans de la terre 8c le produit net qu'elle fournit . qu'il s'ajufleroit aux réalités démontrées par le calcul. ils ajoutèrent le fophifme à leur antique 8c plus probante méthode. Enfin . } Que que de peut -on faire laifîer faire fes de agens ? Ce qui revient à notre axiome général de laifîer aller les chofes d'ellesmêmes. fur quoi il y a le plus à gagner . cela peut-il entrer en comparaifon? La nature travaille pour l'un.devant à fa protection . les Propriétaires la dixme. dis. de part 8c d' autre . Tournez-vous donc du côté du profit réel 8c immenfe . de main-d'œuvre le favorifer 8c l'étendre . il s'agit. 8c le calcul décide fur un ordre immuable qui vous difpenfe d'en établir un de votre façon .Q5 deux objets fur lequel nous nous devons déterminer. qui eft une dépendance du premier . un Etat . plus cruelle 8c plus confiante que ne le font les hoflilités. les propriétaires qui aiment à venà dre 8c à acheter le commerce . l'autre n'attend rien que de l'art 8c de la rétribution. C'eit. pour fonder des revenus . Le fécond. ejft 8c à qui l'inilinct faifoit croire. En un mot. que ce qu'on levé fur autant d'épargné fur les terres 3 les Villes qui virent . félon l'ordre naturel auquel elles font affujetties relativement les unes aux autres 8c au plus grand avantage du genre humain. Lorfqiïon s'ingère. Alors l'intérêt calcule.RAPPORTS DES DÉPENSES 104 & net pour le Souverain. 8c lahTez le glanage à ceux à qui la Providence a rcfufé la vraie propriété de la fource des richeiles. ce produit net qui fait le profit de la vente . 8c dans ce. pour fçavoir celui 6. C'efl ici le Opïnîons abfurUr raerc e extérieur séciproqueé point de divifion entre les Nations policées . c'eil-à-dire. Oh! je demande n la chofe efc problématique. Mais. fans préjudicier au favorifer 8c étendre aufïi avec fuccès. 8c fçurent mettre tout le monde dans leur parti. la queftion feule feroit une dérinon. Dans les temps d'ignorance . Le premier fentiment de celui qui a quelque chofe vendre eit le defir de faire la vente la plus avantageufe.

ck étoit également propre à vivifier la fociété à procurer le bien naturel que ce bien croiiîbit en raifon de la concurrence .AVEC L'AGRICULTURE. Voilà ce beau principe établi conflaté . fatisfaifoit au même fervice . il falloit forces attractives de l'équité & au contraire de la liberté. ne pouvoient hauffer que par la concurrence des enchérifTeurs que loin de privilégier & . telles font les Nations entr'ellesmêmes . & & & & commerçant étranger l'ennemi . que le marchand revendeur enfin n'eft. à gènes au commerce . tous vrais co-négocians . qu'il leur efl à charge à proportion de la rétribution qu'il exige . qu'autant qu'il procuroit celui de la Nation . que par conféquent il falloit fe faire: de grever l'autre» un plan politique économique d'appuyer l'un. l'autre PappauvrifToit & & & & U . rien de tout cela ne vit le point par lequel le commerce eft vraiment utile à tous . tout Il fuffifoit de s'y arrêter néanmoins pour fentir que commerçant quelconque. CHAPITRE IX. que de telles prédilections font entièrement hétéroleurs achats . ce plus profitable raifonnement fimple . qu'ils favorifent tous leurs ventes le commerce & les & & negotium fuum agere . offerts à l'enchère. deux mobiles prédominans . foit regnicole. toujours vers le compofé. & & les appeller & tous par les ne jamais oublier que & eft réciproque . fbit Etranger. que l'avantage du marchand n'etoit 4 à confidérer . s'oppofoient aux effets de cette moderne feience» Ces deux mobiles étoient . quoique d'un genre bien divers . marche naturelle la Faute de. que l'un enrichiffoit . c'eft-à-dire. que dans ce fens tous citoyens auilî font vendeurs font commerçans ou co-négocians par un concours mutuel de commerles autres çans patriotes ou étrangers indifféremment . qu'il falloit toujours avoir en vue . ni les patriotes ne doivent de même le reconnoître ni pour patriote ni pour étranger . les Nations en ont chez elles autant que leur pays le comportent . . que c'étoit l'avantage des produits qui forment des revenus . qu'un agent intermédiaire dans leur commerce . qu'il vend qu'il achette . abfoîument parlant . A l'égard de ceux-ci . naturel. que les reproduits . Cette idée eu trop fimple & pour que l'homme . la populace enfin que le commerce employé . affurant les revenus dont la d-itribution fait tout aller. on fe laifTa perfuader que le marchand regnicole. L'ordre naturel qui s'oppofe impérieufement au plein effet de toute- . les vrais ceux qui . ordre. en donnant aux produits la qualité de richefîe . i°. font les vrais vendeurs acheteurs . par elles-mêmes ou par l'entremife des marchands revendeurs ou agens mercenaires du commerce. ôc à l'épargne fur ce qu'on lui paye de rétribution . le recherché s'y arrêtât. qu'une malheureufe préfomption naturelle porte le merveilleux . que les uns doivent d'autant fe correfpondre . les uns fur les autres . 2 La cupidité du fife* etoit l'ami . . que fon exercice mercenaire neconnoit ni patrie ni patriotes. le l'état. que tous acheteurs . que ni la patrie. Se elles ne peuau préjudice de la vent forcer cette convenance qu'à leurs dépens leur de commerce. 20$ haufTer leur loyer . mais tandis qu'il germe dans les têtes feientifiques . que c'eft là & & inutiles aux Nations agricoles.

décide qu'une Nation . peut offrir un meilleur prix. Ainfi la Nation paye elle-même ce qu'elle fur ce qu'on lui apporte . en impofe fur ce qu'elle exporte ce genre d'impofition . dis -je . qui déle produit . que nous leur fommes néceflaires . il grofîit les frais de ce dernier de tout ce qu'il levé en ce la facture genre fur ou au moins . travaille à opérer un car . car il n'acheté que pour gagner fur fa vente. fitôt qu'un autre marchand . charger pour le mettre de niveau avec notre commerçant comptable en finance . ainfi pour ne pas rompre tout-à-fait avec eux. doit être femblable à une tamille ennemie de toutes les autres familles. Se il s'établit bientôt entre les Nations une manière où. l'ordre naturel. on paye au quadruple cependant cette détério: il eft & : ration infenfée devient dans peu réciproque entre les Nations. & . nulle part les hommes ne fouffrent l'injure fans courir aux repréfailles. ifolée injuftice . de rent du fifc Cependant c'eft autant d'augmentation de frais . fur fes ventes 6c fur fes toujours certain qu'un foit foit commerçant . Les Etrangers fe voyant ainfi traités dans les Ports de leurs leur rendent la pareille dans les leurs . le fifc qui veut conferver & accroître fes droits & . D ailleurs . Marchand métier ce de Contrede cartel. qui mieux . la contrelui . par convention publique. regnicole. plus léger de frais . marLes communications font nécefîaires pour le fervice public . il fallut du moins obtempérer un peu à cette marche réciproque. le commerçant fifcalifé ne pourra rien acheter. ou foi-difant patriote chands étrangers que pour exercer le . qui le refufe au concours de les voifins. ne defire écarter monopole les fur fa Nation. la confraternité & Le marchand patriote. qu'elles font le profit appad'oppofition . En effet. prélève les frais Se l'impôt fans préjudice de ion gain. ces frais groftis par l'impôt . il faut les leur permettre avec nous. Ils nous font également néceifaires pour le commerce. que par la co-négocialitè . commerce tout eft au plus offrant . à voifins . étranger. de peur qu'il ne vînt faire préférer fes produits aux nôtres. il eft permis d'écorcher. Ce genre charger le commerçant étranger pour n'être pas regnicole enfuite de lui faire fentir le le : tion exigente . le vrai n'exifte plus que fous les noms d'Interlope Se bande . mais. Toutes ces furcharges propofées . comme il n'a aucun droit d'habitation à lever eifet tout contraire fur le commerçant étranger . 6c le revenu du Souverain 6c de la grade doublement de détérioration retombe donc au double fur la NaNation. trouvent d'autant moins la part de l'adminiftration . la détérioration qu'elle caufe . elle fupporte donc feule car achats . Ôt par conféquent attire la concurrence . s'oppofe indirectement aux vues exclufives de nos commerçans . Comme dans .RAPPORTS DES DÉPENSES io6 & qui décerna que les hommes ne profpéreroient que par . ne font plus le compte du vendeur . Il ne peut avoir de gain qu'au delà de (es frais prélevés . ck qu'il en accable le regnicole'. le & défavantage de crûement . La conféquence naturelle de ces contrariétés fut d'abord de bande. &c puis de le charger triplement . mais pour fe les conferver avec fes voifins.

que ce feul mot fait tout fleurir . Parmi ceux-ci on en attribua pjufteurs à des caufes fantaftiques il en étoit d'autres fi vifiblemenî & adaptées aux préjugés courans. de l'intérêt de tous de faciliter . d'accroître ainfi la dégraconferver l'Etranger pour charger des forces de dation des produits &: Tanéantiflement des revenus l'extinction. en prairies artificielles . que chaque Nation ne peut être vraiment riche qu'en raifon de fon produit . En effet. déchoient fubitement. &C tout agir d'une manière qui fait l'étonnement univerfel. Mais Infpe&ïon iéCot tiT^/^sx ï em ' . &c. ou mi-partie. qu'elle ne peut avoir de produit fans valeur de valeur vénale fans commerce . Plus Y adminifde la fauffe intelligence . En raifon de ce qu'il fe fait fentir . provenue de la fauffe intelligence . les voies au comimmerce . Chacun . c'eft-à-dire & . Un voyageur qui s'égare voit les précipices fe multiplier fous . &t dans cette carrière d'erreurs contre nature . les puifTantes Nations agricoles fentent le tombe d'abord coup prochain & direct.AVEC L'AGRICULTURE. l'accablement fe font fentir. En conféquence des erreurs multipliées que j'ai analyfées ci-defïïis . l'Hercule de fon fiécle . la ruine . vicieux ce cercle dans de jufqu'à l'Etat. alors l'exemple du bien fera tout aufïï promptement fuivi que celui du mal .ou turnipes . ne finira que bafe de leur politique cette imlorfque les PuifTances prendront pour muable vérité. comme aufïï dans leur économie encore dégrade quelques fur la Navigation . en meuriers . on vit la culture déchoir rapidement chez les Nations agricoles Cette détérioration entraîna toutes les fortes d'inconvéniens qui réfultent de la paule défordre & & : vreté. trouvent relTources au loin . ainfi ion propre produit pour faire dépit à fon voifin . Mais . de le contrarier . fondés en principes abfurdes . ° en bois . ou femée en bled. plus l'administration plus de branle croit obligée à pourvoir à tout . fe furcharge de foins ches de police . défolée de l'humanité par l'épidémie défaftreufe des droits puiffance & & & & & & & & des prohibitions. perfifter Ce régne de malheureux . que le meilleur moyen pour cela eft de le rendre libre franches des foires Ports francs mune . La première Nation qui s'avifera d'être franche étonnera fes voifins par fa profpérité . eft forcé de pefer chaque jour davantage la relTource de furfon commerce d'étouffer &c tarifs . & tration s'efforce d'éluder l'ordre naturel & . qui lui rompent à chaque inifant dans fes mains. ainfi le premier Prince qui donnera en ce genre le fignal du rétabliffement de l'ordre naturel . comme le principal défaftre fur le produit. le fifc deftruftif devenant toujours fur les droits plus onéreux . prétendue par le niveau. CHAPITRE IX. &c. qu'à l'exemple des . naît l'influence du régime ruineux fur-tout. De fes pas. lof mieux ceux qui tomberont entre les mains des uns & des autres. fera le vénérable reftaurateur de fa le Salomon. & tombent bientôt dans l'épuifement. Lorfqu 'on prétend décider Ji une terre doit être en pré ou plantée 5 en vignes . la Nation la plutôt épuifée eft celle qui nuit le plus à la vente de fes denrées. il eft vénale . par tous moyens . qu'en conféquence. les Nations dont la conftitution eft pleinement marchande .

&. par cette culture. je crois . qui varient les productions commerçables . jufqu'à la barbarie d'ordonner la dévaftation à arracher fes plans en pleine vigueur. attentivement l'intérêt conduit compane par particulier. trouva que les propriétaires s'adonnoieut trop. par exemple . que le prix grains . étant livrée au commerce dans fon état naturel d'immunité de liberté . à laquelle on On labourage. bien iimple de penfer. avoit abandonné fon de fonds vivre avoit été obligé de ne . quoniam dcvajlatum cfl triticum . public . encourager cette dernière reffource. 6 Charlemagne c'eft dans les mêmes lieux où. Etoit-ce donc notre fiécle aveugle que le Prophète avoit en vue. vous aviez tranfplanté provigné ces dons précieux de la nature. l'on pourra juger par-là de ce qu'elle pourroit rendre en revenu foncier au Souverain & à la Nation . s'avifa d'en accufer la culture des vignes . ce qu'elle rend à la Nation dans l'état de mifére où les charges de toute efpéce ont réduit ce genre de culture . ne pas s'en prendre à elle de la chute du labourage provenant de toutes autres caufes. d'un débit plus anuré &: plus avantageux . On vit . Au lieu de cela on conclut que malgré l'abandonnement de tant de terres laifTées en friche . mais on fut ( nos neveux ne le croiront pas ) on fut le . Le Règlement & & Cpponti'on à la des vi- culture goes & & cette ouverture. On verra ciaprès.RAPPORTS DES DÉPENSES 2o3 inhérens à la chofe même . qu'il étok impoiilble de les méconnoître Si de fermer les yeux. il falloit encore arrêter la plantation des fes Officiers généraux faifirent avec ardeur vignes. les guerêts refter de toutes 6c de fréquentes difettes être la fuite de la ceffation du parts en friche . & & auri facra famés 9 & l'on en vint non-feulement à léfer la propriété dans {qs droits les plus facrés . Qjdd non mortalia pcciora cogis . confufum cft vinum . par un petit calcul de fait ce que c'erl que la vigne . que pouvant propriétaire denrée cette furen . qu'en conféquence . empêcher de gagner fur les boirions . terre nourricière . ne forceroit pas à perdre fur les bleds . à du bas des caufe négligé fa culture . elunguit olcum. pas chargée trouvoit quelque débit chez l'Etranger privé de cette production. que le Laboureur n'y trouvant pas fon compte . en empêchant ie propriétaire de travailler fon champ à fa manière . qui en rendent l'une pour l'autre le fuperflu moins le tout furabondant . ce ! î & : . quand il s'écrioit Depopulata e(i Rcgio. parce que planter à du moins livrée n'étoit Panathême droits de . mais fomenter à la fois ces deux fortes de cultures. & de forcer dis -je. L'ade phiiieurs propriétaires notavidité de certains cantons privilégiés bles puinans y concoururent aufïï. l'on comparer que avec celui que l'on peut tirer de toute autre culture dans une même qu'elle rapporte en outre pour étendue de terrein 3 la car la culture la plus -riche elt celle qui fait rapporter . On pourra le alors revenu obtient de la terre. puifque c'étoit s'attirer le diftri£t des permiiîions. quoique dévorée vignes . que perfonne ne cultivant la terre que pour en tirer de l'argent . Il eût été . O Vigneron vous Pavez fouffert O Probus . hixit humus . qu'il falloit bénir. & & & qui s'entre -prêtent réciproquement la main. & & rétribution du cultivateur.

qui ne peuvent embrafler ni régler les détails des caufes phyfiques des intérêts & liers & tageux naît le réfultat général des effets avantageux a la Nation. la fureté la liberté dans fon Etat. Du moins ceux-là connohToient-ils le defavantage de la culture des productions de nulle valeur . que le Cultivateur. rapport» &. Si on perd de vue ces principes & confuiion dans le défordre. Cette venté . qui multiplie les entreprifes des manufactures au préjudice des travaux de la culture. instituées par des fpéculations . Se lejéduit s il en eft empêché . C'eft aux intérêts particuliers à & les caufes =>r- **' particu- ou désavan- s'arranger avec des circonstances. « dé enr avec P produit que la terre rapporte au-delà des dépenfes'. on qu peut obtenir un vaux hommes ne elt ( qu'on ne perde jamais de vue cette vérité ) profit au-delà des dépenfes : tous les autres tra- peuvent rendre que la rétribution qui leur efl: des^ payée. par le produit juger de fa population. inutile.elle pas jette les Royaumes qui ont éprouvé les éçaremens des Puiflances . qui eft la bafe de la feience de l'économie politique .AVEC L'AGRICULTURE. CHAPITRE ter à la terre qu il le plus grand revenu. Propriétaire 6c 1 Etat ne peuvent profiter eue de l'excédent du îe U. il ne fémera rien du tout. que dépend le profit que la Nation peut retirer de 1 exxedent du produit que la terre rapporte au-delà des frais.uff« reflbni» ces fub(lïr ^t$ à rAsncukure * . elle caufe dedéfordre? Dans quelle décadence n'a. mais là perfonne ne pour fon plaifir. entreprifes C'eft encore de cette marche même. je penfe. prit une voie plus fûre pour bannir le mauvais grain de defïus fon territoire en remettant l'ordre . Ce profit dépend de la valeur vénale . du débit de l'état du commerce intérieur . doit être auiii la règle fondamentale du gouvernement économique des Nations agricoles. à jamais pour principe.- & faiu meiurer le total. " ce n en yoit llne échappée dans des temps de reftauration. Toutes ces combinaifons ne P" être aflinetties à lïïT peuvent ï autorité des loix . confiftent les fuccès des & que de 1 Agriculture. féduites par 1 elperance iniidieufe de commerce de marchandises de guerres ridicules funeftes ne s'efton pas porté pour étendre le de ce commerce progrès ftérile. Il la & feroit & & c & Pofons.1. de s'étendre davantage fur les confequences de l'attentat économique. Le grand Prince à qui il échappa de figner une telle Ordonnance. trop long. Phyfiques félon la diverfité des objets Car ce n efl que dans ces arrangemens variables . chacun féme ce qu'il peut. les richenes qui enlève les habitàns de main-d oeuvre ? la profpérité d'un A combien & du loi pour les employer à de pures fabrications. effentieliement libre par fa nature. C eft pourquoi la ftériîe induftrie ne peut fubfifter par elle-même. de vouloir décider du genre des efpeces de de tenter de les diriger par des Ordonculture. qui ?" f . qu'il faut on tombe dans c'eft le par IX. 209 revenu de la t^rre & revenu d'une Nation agricole. extérieur P euvent è des productions. en un mot. modifiés à l'infini indéterminables par des loix .° défend de femer du bled farrafin. & & & à un trafic toujours Dd a Sïï&T^ ^ & d ou i F. Mais ce n que de la terre . Combien l'ignorance d'un principe fi important a-t. qui provoque le luxe .

où . il faudra 2000 livres d'à-. de puiiïance. ne font que des Tableaux de ici de je crois néceffaire de repréfenter dégradation progreffive . apparences de la richeffe : Et rùfure enfuite. de population .. parce que les deux claffes aclives fe reflituenî réciproquement l'une à l'autre le montant de leur entretien au préjudice de dépopulation pourroit mêdu revenu. libre &: profpere . la affez & la vie de la fociété . foit porté à la claffe propriétaire . la reproduttion du revenu . il faut que le produit net ou revenu . Tableau des nif. . d'induftrie d'opérations de finances. Nous avons démontré . l in e ^ ^ l a ^ute & & .0 pour cent de produit net. ^ e l'Ami des Hommes . uniquement par le revenu q ue ^ ut peut marcher régulièrement dans un Etat . par conféquent quelle diminution de forces . dérive des moindres méprifes en un genre dont fi peu de gens ont encore voulu connoître les conféquences. toujours attentive à conflituer de faux revenus fur & & ces entreprifes de commerce.RAPPORTS DES DÉPENSES 2io dépendant des dépenfes ftériles au préjudice des produits renaîfTans . les conféquences de divers du Tableau. & Le d'un du vrai revenu Empare ne territoire. que la les entre les différentes claffes de la . pour exemple . Un tel état de détérioration peut fubfifter pendant quelque tems fans déc dïdJpen'iewveî les revenus. que c'eft. calculer en abrégé l'état fixe d'une Nation . par les défauts de la culture. dont on a aidé l'intelligence dérangemens du ledeur hir chacune de ces parties . la & claffe productive Suppofons . qui fe le rendent réciproquement. rapports gée reproduction la maffe totale des richeffes fociété . que pour que la circulation ait fon jeu plein . que les avances de la claffe productive ne donnent que 2. qui fe rongent s'éteignent réciproquement les unes les autres. achevé de réduire les richeffes annuelles d'un Empire à des richeffes parafites. Mais les calculs. fur lequel les calculs du Tableau font établis. point térieurs . . mais on va voirquelie énorme dégradation cet état de langueur caufe à la maffe des richeffes de la Nation . d'exifience phyfique politique enfin. des forces d'une Nation font mouvement & & détériorées. On a préfenté dans la première explication du Tableau économique. les avances produclives donnent un revenu au-deffous de l'état de profpérité . &c de manière que l'effet de cette balance eu. vançes à la claffe productive pour produire un revenu de 400 livres. &£ que cet état defoiblelfe un fixe fi la Nation ne recevoit point de chocs exs'arrêter à me . d'où il fe divife dans les deux ciaffes actives . je penfe . la mifére au milieu des d'où ré fuite le luxe . gradation fuccefTive & & & REGLES Pour former en abrège le Tableau dans tous les cas différent ou les avances de donnent plus ou moins que cent pour cent de produit net 9 ou Von ne fuppofe point d'ailleurs de caufes de dépériffement ni d'auge mentation dans la reproduction annuelle. qui confifle dans le En de raifon ce cette circulation eu déranperpétuel. perpétuité de la circulation.

que la dépenfe des & Ddij . forment enfem- à la ftérile. 600 liv. qui 11e rendent pas de produit nef. Moitié du revenu. 400 Tableau. par toute cette diftribution . ces 600 liv. 1000 livres» ve. qui eft 1 200 1. Les avances de recette de cette la claffe ftérile même claffe. qui renaiffent feulement de leur propre dépenfe. la clafle productive. 600 liv. plettent la dé-f penfe de cette' claffe. La claffe produ&ive dépenfe donc du revenu liv. qu'elle employé à la culture le reftant de ces.AVEC L'AGRICULTURE... produc- quicom-' 1 200 I. 2000 de la claffe ftérile. REVENU. cette claffe en conferve 600 liv. 200 200. dans la même proportion . AVANCES annuelles annuelles la claffe productive. «S^-« Total. portées à la claffe ftérile . CHAPITRE Les 2000 livres d'avances ck ble 1400 les 400 liv. & à la claffe ftérile. vra AVANCES annuelles lOOO Ces 400 liv. \ reverfemens lile à la claffe claffe liv. livres. pour remplacer fes avances . on voit que celle-ci n'a reçu. mêmes avances . De la fomme totale de 1 200 liv. 200 livres .. c'eft-à-dire. Total. Moitié du revenu. reverfemens de la claffe fté- tive liv. à la claffe produ clive pour la fubfiftance de fes agens . pour obtenir le retour de fes avances de 2000 livres . ta dépenfe du revenu ductive La ftérile auffi ftérile la 200 liv. doivent toujours Dans le cas prélènt trouver égales à fe la claffe ftérile . la rece- livres 1 de m IX. étant portées à la claffe productive. & dépenfe le refte . fommes forment enfemble trois s AV AN C ES annuelles REVENU. diftribue également à la claffe procelle en reçoit donc aoo claffe ftérile reçoit AVANCES la claffe ftérile. Total livres ck la claffe . enfemble 1200 de 600 de 3000 livres. que 800 livres & qu'il faut. moitié de fes avances. & point de produit net .. La dépenfe des avances de la claffe ftérile à la claffe productive contribue pour fa part. c'eft-à-dire. { des /• 600 1000 Total des ^ delaclaffèproI duftive A claire produftive. à la claffe & de la claffe producti- Continuons le liv. 1200. qui ne rendent . des Refte avances de la . ainfi les avances de cette claffe feront de 600 pofons donc ainfi ces trois premières fommes. 2000. claffe productive La fe de liv. de revenu .

le 3400 . t . M„ t '^j — iihimui |_/ Total.' 200 claffe productive Le 2000 . 3000 400 revenu Total. Xqtal. . . MASSE La 3400 des richeffes comprifes dans le Tableau. 2000. ' '2. La reproduction totale efl égale à toutes les fommes qui ie réunhTenf ôc fe dépenfent à la claffe productive .. productive . . tMrt } ..RAPPORTS DES DÉPENSES %ii & le revenu . Les avances de La la claffe productive à la portion du revenu qui paffe immédiatement reverfemens de total des la claffe ftérile à la claffe 600 productive Les avances de la claffe ftérile employées pour les achats des matières premières à la claffe productive. .•"•"" • . Total Ainfi la reproduction eft Dont le . Total. • * ' . qui ne rendent point de produit net. liv.. la claffe productive..00 • C • . . fçavoir. Tableau conformément à ces régies qui font les mêmes fin du quatrième Ô£ du fixieme Chapitre. . . reproduclion Argent du revenu Ayantes de la çlafle ftérile . . t . .. annuelles la claffe ftérile. 600 3400 Cultivateur retire pour fes reprifes Refte pour livres.. ) rile. 1 1 200- de liv.•'•. . la claffe fté- TôTAl dec reverfemens \ dufliye. des\ reverfemens de . jn TOTAt REVENU. à la reproduction totale. 1200. Refte des avances qui complètent > i les dépfnfes v de cette claffe ) 200 1. 400 —-^- liv. 34°o 400 600 44<?Q liv.. que l'on a déjà vues à la avances de Achevons la claffe le AV AN C E S AVANCES annuelles de 2000 <„^ . ^ ' ( 600 . . .

l'arpent de terre en culture de vigne rapporteroit au Souverain au Propriétaire 17 fois autant qu'un arpent de terre en culture de environ 14 fois autant qu'un grains. produit net des 1 5 arpens 320 pour le Souverain êvle propriétaire enfembîe . auroit en total 42 livres ou 7 fols par arpent. CHAPITRE IX. & & & : ces obfervations fur le produit des prés . mais une ferme n'exigent pas c'efï . dont le Souverain ayant le tiers. exploitée avec des chevaux. qu'il de 400 livres . arpent grains environ 1 liv. Ainii dans cet état de production . il y a un peu moins de perte dans la forte petite culture que dans la grande aufïï toutes les terres cultivables en grain tombentelles alors en petite culture ou en friche. îa dixme payée. ou 1 livre 6 f.- autant de frais que la charrue duit dans le du Laboureur à 3250 livres avances. dans ce cas défaftreux . ce produit eff. Mais fi cet état de production étoit en culture de vignes . on trouveroit net de 20 pour cent des frais . mais qui n'exige pas des avances primitives fi considérables que celles de la Cet état & grande culture. d'un plus petit produit . 4 d. au lieu de par compenfation des différent frais des parties de fon en. pourquoi Tableau les reprifes du Fermier à 3000 livres. . de produit net.AVEC L'AGRICULTURE. 3250 livres treprifc. 10 livres de frais qui donneroient en fus 2 liv. il y auroit de la perte pour le Cultivateur. ce feroit par arpent . ou ij fols. n'en léveroit que 80 liv. ainfi 2 liv. qui fe fait à plus grands frais . on étendoit Si & & Nous avons eflimé d'abord les reprifes par charrue. où l'arpent rendroit alors des bœufs avec bien cultivé en . fçavoir 2000 livres pour fes les intérêts de ces avances primitives comprend prefque toujours des prés qui & près . la dixme alors enleveroit elle feule au moins 290 liv. parce qu'il y auroit à peu près le même profit. abstraction faite du droit que le Vigneron paye aux Aydes . Si on en exigeoit davantage . 1250 liv. Les prés qui alors produiroient fi peu . au Propriétaire deux tiers . & à beaucoup . telle qu'elle fe levé ordinairement fur les vignes au 50 fur le refteroit du produit total . L'exploitation tomberoit en petite culture . il feroit beaucoup plus profitae ble. il ne refteroit pour le Souverain pour les Propriétaires enfemble que 1 10 liv. ainfi . au propriétaire 10 fols au Souverain . communément exempt de dixme . qui n*occuperoit qu'environ 1 5 arpens de terre . La dixme. feroit très . exécutée avec des bœufs % qui eff. pour annuelles . 4 den. y feroit extrêmement foiqu'un produit faudroit environ 200 arpens de prés pour donner un revenu ble. feroient livrés au pâturage . nous avons ré.foible . que nous englobons pour ce moment dans les frais. fe partageroienf"} au Souverain un tiers . îi? de production ramené à l'emploi d'une charrue de près de 1 20 arpens de terre .

Recette. fçavoir ÔC fe dépenfent La reprodu&ion Recette de ' * • Recette. mais dans cet état de produit. dont le 3000 1000 revenu totale des richejjes comprifes 4000 dans le Tableau .RAPPORTS DES DÉPENSES 2i4 TABLEAU abrégé de Citai fixe du produit net de So pour cent dts Avances productives. c'eft ce revenu même que l'on a fait entrer dans la diftribution des dépenfes de la claffe productive .. 4000 reproduction totale Argent Avances 1. • . fuifit. 2000 n'y a ici îecette que de cette claffe: Il la cela 500- i 7^0 «^ • . Dans le Tableau . AVANCES de AVANCES annuelles REVENU. la clafle productive. 1250 la clafle Les avances de ' . • . il eft indifférent . fçavoir . quoique ce foient les avances de cette claffe qui doivent fatisfaire elles-mêmes à ces dépenfes. où les avances de la claffe productive rapportent cent pour cent de revenu ou produit net . le revenu étant égal aux avances de la claffe productive . « • 5 oa " * • \ '. • " • 1 . . '"*•«* . totale eft égale à toutes les à la elaffe productive . Cultiva- Total MA S S E fe réuniffenî 1250 2000 des matières premières à la clafle productive Refte pour 1500 : productive clafle ftérile 1000 fommes qui produClive la clafle Les avances de la La annuelles la clafle ftérile» IOOO *\* in f» de 1000 75° flériles Total 5750 OBSERVATIONS. employées pour les achats 75a Total Ainfi la reproduction totale eft teur retire pour fes repriies le 4000 4000 1. v.-••'*" J 750..

. Mais . <oo Avances de * . à repréfenter la marche des dépenfes d'une Nation agricole les & par la feule circulation du revenu . Total des re. 00 ' ••«**' M claffl j!roduarve Si . o 200oliv.entendant toujours. & n'en eft pas de Il revenu môme & les avances de la des dépenfes de car c'eft le . claffe par le revenu &c par les reverfemens de la claffe ftérile . la clafle productive reproduifent Cultivateur retire 3000 pour fes avances avances primitives & annuelles. * o \ claffe ftériU» l' 1 U Total. la clafle productive. des dépenfes de la clafle ftérile C'eft pourquoi on s'eft déterminé . . quand il ne fufïït pas . d'employer pour le revenu ou les avances mêmes. eft rapporté aux Propriétaires pour le payement annuel du revenu. . par la ci. " il l la . liv. que ce font les avances qui font que l'argent des achats qui fe font à cette employées en dépenfes . îa clafle ftérile > â la claffe pro.. mais . CHAPITRE de de IX. conftruire le grand Tableau de la diftribution détaillée des de prime abord.AVEC L'AGRICULTURE. & AVANCES annuelles de AVANCES annuelles REVENU. on fait paffer la moitié des avances de la claffe productive à la claffe ftérile .. comme il eft alors plus fimple 6c moins embarraffant de tracer la circulation de cette dépenfe dans le le détail la diftribution la Tableau par le revenu que par les avances .. ) duftive O claffe «térile. 500 . une Tomme qui foit double de celle des avances de .. on veut 3000 yj Recette. comme on le voit dans les Tableaux où ces avances ne rendent pas cent pour cent de produit net.. » « Total des «* ( verfemens de * 1 000 1 la claffe proà la i^ 2000 ) . il faut faire dépenfer dans ce cas dépenfes . de le fes revenu q. & Refte pour le 300O l'intérêt . Si les avances de la claffe productive ne donnoient point de produit net . iooo 500 C . . ciproques . en fous . rt .»•"*». dans les reverfemens réde la claffe productive. pour rendre la forme du Tableau plus fimple . 1 Recette.\" verfemens de / la claffe ftérile. on ne peut fe difpenfer de le faire entrer. de ) Ces 3000 rendus à . ainfi le revenu fes-ci .. voici quel fer oit le précis des réfultats du Tableau. o. * . K . on a préféré cette dernière forme. dépenfes de la claffe ftérile .i ) duftive.. claffe productive . quand celui-ci eft fiiffifant pour repréfenter lui feul la marche de ces dépenfes de leurs reverfemens réciques.. nj dépenfede cette claffe. fourniffent enfemble qui contribuant à ces dépen- la claiTe ftérile claffe productive .

dans le cas 011 les 2000 livres des avances de la clafle productive ne rendent que 400 livres de revenu ..60Q ' 3OO &c. la clafle productive.. Le . qui avec le revenu... de revenu une portion des avances de la clafle productive .. ici portent . . fe . . 400 800 liv. Dont fe zéro du revenu . les avances qui achèvent de 20QQ livres & des clafle. fuivant le : . fuivant cette orme ?ruï : AVANCES annuelles de 2000 Pont AVANCES REVENU. il faut porter fous les 400 liv. de 500 fe partagent. Si on veut faire le même Tableau . la clafle productive.. forment enfemble une fomme foit double de celle des avances de la clafle ftériie . ici tm 600. 500. total de &c. . \j Le annuelles la clafle ftériie.RAPPORTS DES DÉPENSES 2x6 la clafle ftêrile cette forme & porter .*. * * 300' &C.... V r la diftribution fera ici -sj de 1000 livres ajoutez-y les . autres iooo des avances productives qui achèveront & complét- eront des avances de 2000 dépenfes 6c la reproduction des les liv. la clafle productive. * —h———— 11 -. de la I total h4*\ .. .500 ' -250 150* &c.. o 1000 qui 2000 liv. fomme fous cette AVANCES annuelles de AVANCES REVENU. portent de de clafle complètent I II «y ll la diftribution fera ici I de 1 I 200 productive remettent encore les avances de cette dépenfes & I livres 800 la reproduction yj II I . V^ Le annuelles la clafle ftériie. * ' ' * • 60Q •imamat I20O m*m 1——— in f\t . ' ' ' ' ' ' ' .

IOOO portent ici . mais agifTante rameaux inférieurs. nf pour tous les cas où les avances annuelles de la claffe productive ne rendent pas cent pour cent de produit net . les bois viendroient à rien aufîi . ne les comprimât ôc ne les maintînt j ou que la pofition phyfique d'un Royaume ( celui-ci. On voit néanmoins qu'au lieu de 8000 livres . productive.. 1500 . les pâturages .. calculées & les dé- figurées . venoit là .. Le total de la diftribution fera ici 1500 livres . &c. • • . . tel qu'on en a vu des exemples . fur le pied de 50 pour Tableau 750 cent . • • . • • . Bientôt un tel pays fe réduiroit à des hameaux de pâtres ÔC à quelques bourgades de pêcheurs ou de commerçans . qui circulent dans le Tableau de profpérité . CHAPITRE Le même procédé IX. des avances de cette claffe. comment & fe mainpeut qu'une pauvre Nation fubfifte dans fa pauvreté ... les vignobles . il elles ne rendoient que 50 pour cent. quant au labourage . Ee . • • * * * 375* 375 &c. & les avances remettent encore 500 livres . lOOO Dont fe de la claffe nérile. Il réfulte de ce On peut s'en faire à loifir le tableau fur les mêmes proportions que On peut defcendre encore .AVEC L'AGRICULTURE. à moins que quelque condenfement politique .-750 750-. Si tout un Royaume en comme culture. qui s'entre . il réfulte . des avances annuelles . 6c réduire à rien le revenu . AVANCES de la claffe AVANCES REVENU. On voit par ces inductions claires . quant au revenu. qui achèvent complettent pendes des 2000 liv. comparé avec le Tableau de cent pour cent.cinq pour cent des avances? cette eft ici réduite à millions. il fe & fomme & - - 5750 livres c'eft à dire . le grand Tableau de la dillribution détaillée eft . c'eflà-dire de huit milliards . ainfi fe dans la plus grande partie des cantons livrés à la petite trouve qu'il on le démontrera ci-defïbus. qu'un milliard de moins de revenu éteint deux milliards 250 millions de diftribution annuelle de richeïTes. dis-je.. 750 500 . par exemple. feroit afTujetti à la même régie. à cinq milliards de revenu... tienne en un état de marafme par une circulation interceptée dans continuée dans les les parties actives vigoureufes . Que feroit -ce fi le revenu étoit réduit à vingt..déchireroient .

que nous avons fixé notre Tableau... abrégé de Vétat fixe AVANCES de le 00. Ainfi la reproduction totale elt teur retire pour fes 6000 1. dont le Cultiva- 3000 reprifes Reite pour le revenu. productive Les avances de 1250 .. „ . 2000 reçoit précédent..... la claffe ftérile employées pour les achats des matières premières à la claffe produ&ive. ÔC elles & rédigée fur mêmes les TABLEA U proportions relatives que la claffe du produit net de 1S0 pour cent des Avances productives... J 01 AI. . L'humanité feroit certainement fort heureufe que les chofes en fiuTent à ce degré là chez les Nations policées.. relativement à nos connoiffances de comparaifon 9 ~ nous fuppofons un territoire oîi l'état fixe de la culture rende 150 pour cent des avances annuelles des Cultivateurs.RAPPORTS DES DÉPENSES ai8 tel que l'Efpagne ferte par exemple....2750 Total.. quoique de- ... . les fouîmes- fçavoir qui fe réunifTent .. La portion du revenu qui paffe immédiatement à la claffe ..... nous préfentons ici ce Tableau abrégé de la circulation . vue fous les mêmes afpeûs .. 2500 La reproduction & fe dépenfent à *' " ' totale eu égale à toutes la claffe Les avances de la claffe productive productive ... Mais pour nous fixer dans cette fpéculation à un point pofîible . J^M * ' * Total. . les entreprises des PuifTances étrangères. L 3000 6qqçIï .. . .. ... „ . . Nous contre .. I * I0 °O 5OO 1.. 3000 1. à préfent les chofes fous une autre face.. 6000 L \ . d'à- vances.. Ce n'eft cependant pas à dire qu'elles ne puiffent aller fort au-delà . claffe Seo 1 I 5 de la claffe ftérile.. n'en défendît l'étendue. 1250 Total. Voyons avons fixé de profpérité au point on la culture rend cent pour cent des c'eit à ce point avances annuelles .. productive 1500 Le total des reverfemens de la claffe ftérile à la claffe . au moyen des conditions l'état & économiques Se politiques oppofées à celles qui opèrent la dégradation de la culture il n'eft même gueres poffible de prévoir jufqu'oii : peuvent monter... 1250 -n -^ nCette AVANCES REVENU- produ&ive.. 2000 1. au-delà de Ces 2000 1.

Argent Avances 3000 ftériles t 1250 Total 10250I. il eft néceffaire de les examiner conformément aux différens Tableaux que l'on vient de tracer. pour ainli dire . de revenu net. Pour défigner ces quantités . il faut en expliquer les quotités par la dénomination de mefures. peut entrer en compte à raifon de 5000 mefures. nous difons 1000 mefures . Nous partons toujours . pour compter les quotités de prola proporductions par parties égales .AVEC L'AGRICULTURE. qui également On trouvera pareillement les mêmes proportions entre la totalité des entre la dépenfe en productions productions annuelles l'argent . la totalité des productions eft la valeur de 5000 livres tournois. fçavoir . dont il porte moitié à la claffe productive . Au lieu . Le revenu peut accroître de deux manières . CHAPITRE IX. qui reçoit 2000 livres. peut y acheter îooo mefures . la claffe ftérile . d'avances annuelles rendent 2000 liv. qui eft de 2000 livres . dont les avances font de 2000 livres . où le Cultivateur ne tire que les reprifes de 3000 livres. le point central . de eft 5000 Pays . de la dépenfe Examinons à préfent les différens états du revenu félon les différentes quantités de productions fans augmentation ni diminution de prix. annuellefquelles peuvent être fournies par la totalité des productions les du mefures. Car dans ce commerce qu'entre la claffe productive dernier cas. ou plus ou moins . par l'abondance des productions au moyen de l'amélioration des terres 6c d'une bonne culture . même dans celui où les avances n'en rendent point . en productions avec l'argent que ces claffes reçoivent. Dans le Tableau 011 2000 liv. par exemple . n$ Masse des Tableau fçavoir comprifes dans totale le rïehejjès . & & & & & & & Ee ij . avec l'arde la dépenfe qu'elles peuvent faire gent qui circule dans les claffes . de dire icoo livres. dans tous les cas où les avances donnent moins de cent pour cent de produit net . pour établir nos comparaifons . ou par le haut prix des productions. fur lequel eft fondée la marche de la diftribution . La claffe productive . Toutes ces parties forment enfemble 5000 mefures . valant une livre tournois chacune. &C où il n'y a de la claffe ftérile. du Tableau où les avances rendent cent pour cent de produit net parce que c'eft . repréfentée dans les Tableaux. La reprodu&ion 6000 1. le revenu . que chaque claffe peut faire avec l'argent quelle reçoit . Pour avoir des idées exactes de ces rapports . peut acheter 2000 mefures. livre tournois la reproduction totale n'eft que de 3000 mefures d'une . comme lorfque l'on compte de l'argent . peut confommer 2000 mefures . &: pour trouver les rapports tion de la totalité des productions annuelles en tous genres .

*' " 500l. Ainfi . * I U " S/ r Total. .RAPPORTS DES DÉPENSES no & la clafTe chacune . 1250 I. p 2500 .p 2750 m^«s. fe fournir y 12^0 1. donnent 1 000 livres de revenu . pour s'alimenter tières 1500 mef. I *». peut en acheter 1500. conformément à la distribution repréfentée cidevant dans le Tableau . Lorfque les avances rendent 50 pour cent. r 1*00 mef. . des ma- acheté pour . . la reproduction totale eft de la valeur de 4000 livres tournois . pour 3. par exemple . la Nation. mefures. 2000 livres 1. I2 50mef. . ou de 4000 mefures d'une livre la claffe productive en dépenfe 2000 . 1250 mef. "" Total. de la claffe flérile.p'. acheté à la claffe ' / fervices ) d'ouviages» .. 4000 . n'indiquent que la dépenfe rela: & tive à la totalité des productions du Pays. 2500 1. Toutes ces parties enfemble font égales à la totalité de la reproduction qui eft de 4000 mefures. » Total . au lieu de 2000 livres pour 2000 mefures l'augmentation de fa dépenfe eft un tiers de plus que dans le cas où les avances rendent 100 pour cent . productive 1500I. la claffe ftérile.'. AVANCES de la claffe AVANCES REVENU. 3000 1250 *•_ r I500l. la claffe du tournois chacune revenu en acheté 500 . Il^Ol.p . pour 4000 méf. Le revenu " "' de ( '. la dépenfe en productions que les claffes peuvent faire ..000 mefures.omef. I«Ç00mef. productive.. acheté pour claffe flérile .. mais cet état ne peut exifter que dans une Colonie naiffante.275ol. relativement à l'argent eu égale à la totalité de la reproduction annuelle de qu'elles reçoivent.. i2<. claffe flérile L* ^ r pour La OOO l. que 2000 livres. dans ce cas . qui reçoit 1 500.D . ôc : l'augmentation de Jua claffe la ftérile production n'eft que d'un fïxieme. dépenfe 1250 livres pour 1250 mefures d'achat . dont la claffe productive dépenfe 2000 mefures . ftérile 1000 mefures . foutenue d'un puiffant monopole.. 2000 liv. Repréfentons cette dépenfe fuivant Tordre du Tableau abrégé où les avances rendent 150 pour cent. * Enprfa ") • Il I ' quatre mille livres pour quatre mille mefures Refle pour le Fermier. Le Propriétaire dépenfe 3000 livres pour 3000 mefures. pour premières .. y .p\ 1000 mef.

il eft vrai. plus elle a befoin d'acheter des produclions de moins elle en a à lui vendre . On voit . Les reprifes du Fermier font 3000 livres . elle dépenfe 1250 livres. les remplace. de forte qu'il n'y aurait foujours que 509 meiV .d'oeuvre. La totalité des des des productions : car ce & : & & & & dépenfes qu'ils peuvent faire . CHAPITRE IX. nous les repréfente en même valeur dans le compte des dépenfes de nos propres produclions . ou 3000 mefures. l'accroiflement de cette claffe eit d'un cinquième. ck qu'elles n'ont que des portions fuperflues de productions de leur crû à échanger avec l'Etranger . comme dans l'exemple précédent . en tout 2500 livres pour 2500 mefures . que nous consommons. Examinons fous un autre point de vue le cas où les avances rendent plus que 100 pour cent. qui ne fervent qu'à completter les dépenfes de nos produclions . dans le cas où-lei mais dans la totalité des avances rendent plus que 100 pour cent confommation il la en a excédent qu'on peut faire produclions . que les Nations n'ont point de productions de leur crû à vendre pour théfaurifer . ce qui &: des dépeneft toujours fous -entendu dans l'examen des productions commerce d'échange . ou 3000 mefures. plus elle s'élève à un haut degré de profpérité. dans un Pays qui a un grand &c bon territoire . à la différence que cette augmentation ferait procurée uniquement par le renchérifîement des produclions fans aucune augmentation ni diminution dans leur quantité. 221 des matières premières . c'eft pourquoi les erfets de ce commerce . fondé fur l'Etranger fans lui rien acheter un calcul . où. qui démontre que plus une Nation agricole accroît fes produclions ion revenu .AVEC L'AGRICULTURE. total de la dépenfe eft 6000 mefures payées 6000 livres. Mais ce qui contrarie le plus décifivement les préjugés des Nations qui croyent qu'on ne peut s'enrichir que par les ventes qu'on fait à c'eft ce paradoxe fingulier . par tous ces calculs . Le Le total de la reproduction eft Refte pour le revenu 3000 livres. une reproduclion totale d e 5000 livres augmenterait d'un fixieme . qui convertit nos d'autres en productions fuperflues productions . Cependant il ne faut pas fe fixer à l'idée de l'achat des produclions de premier befoin . y qui fur -tout en grains . s'ils préfèrent de ne faire d'achats chez l'Etrand'acheter ces produclions chez eux . pour 1250 mefures de produclions pour fa fubfiftance . particulièrement en maproduclions ger qu'en tières premières de marchandifes de main . pour d'autres denrées ou marchandifes qui leur manquent . de moindre befoin. parce que c'eft le genre de produclions qui abonde le plus dans un : Royaume agricole bien cultivé. 6000 mefures valant 6000 livres. ne doivent point nous diftraire dans nos calculs. augmente . que plus ce befoin s'étend 9 l'Etranger . car un Pays où elles abondent en peut toujours fournir affez pour la confommation de fes habitans relativement à la dépenfe qu'ils peuvent faire à raifon de leurs richelles .

au lieu d'être à une livre tournois la livre trois fois quatre deniers. n'y auroit réellement qu'environ en pur bénéfice pour le propriétaire. p'. r l.-\ Çnjprit *"•". accioît. Le Cultivateur confomme 1. Total La 5285 mefures. vaudroient 2333 ^ v au lieu de 2000 livres . excéderoit productions ce qui ne pourroit fe faire que par l'achat de cet excédent chez l'Etranger .p . p r ." f I250l. . d'un cinquième. 2584 1. 2143 ) fervices d'ouvragei. f ' ' l66 TOTAL. tïÇOÎ. Le commerce de comme on le la claffe flérile voit par le Tableau tranger jufqu'à peu près la . 2000 mefures. du renchériffement qu'elle fupporte dans fes qui croit perdre . la claffe flérile étant indemnifée.p . Nous verrons néanmoins ci-après que ce bénéfice doit s'étendre beaucoup plus loin.p TOTAL. pour remplacer fes avances claffe flérile & . à déduire fur les 1 000 livres de ren- res de productions mefure feroit à . dis-je . refle : . Alors les 2000 mefures que le Fermier confommeroit . repréfenter de 2667 dont 1. l'E- de 2286 . qui efl le moins avantageux dans le cas de liberté de commerce extérieur.RAPPORTS DES DÉPENSES. mefures. 25OO res. ou lui payer en marchandife ou en totalité argent. mais on ne peut acheter de marchandife à l'Etranger qu'en raifon de ce qu'on peut lui vendre . de 285 mefures . fe pofîible l'ordre des dépenfes dans ce cas par le Tableau fuivant. pour le revenu. & d'autre avec c'eft-à-dire . : une - 2667 liv. I 143 mef. fuivant les réfultats du grand dépenfes . ni mais qui . ainfi la dépenfe en la totalité de la récolte du pays . I I43 mef.. de la reproduction efl 5000 mefures . Tableau précédent . en acheté pour fa confommation •. On peut . par les achats qui s'y font .. . p . I334 l. 2286 de la claffe ftérile. 214a mefures. mefures. s'étendre de part fomme du revenu. prodige. IOOO mef. Le revenu en acheté La IX 43 mefures. 2000 1. / ' ' . p . IO7I I «nef. Mais ces 2667 livres ne de productions il n'y auroit donc pourroient payer que 2286 mefures fur l'augmentation du revenu de mefures bénéfice 286 laquelle eft que chérhTement . dans le point de vue acluel. conformément à ces compenfations . r I 3341. m-fures. 2667 f 2333 1. ainû c'eft 333 liv. & de la claffe productive pourroit. on peut . il le tiers & AVANCES de la claffe AVANCES REVENU. # . 22I4mef ll p".

dans le comd'exportation merce . c'eft enfemble 1 1 5 mefures . pourroient fe trouver entre ces deux diminuer l'achat qui fe fait claifes pour compléter leur commerce . que par un libre commerce extérieur d'importation . Ces 285 mefures coûteroient . qui . auxquels on fupplée par le fecours des machines. car cette indemnité n'entre en compenfation que dans la dépenfe des hommes des animaux de travail du & & pays. Le renchériffement ne s'étend pas non plus fur l'épargne des frais de travail d'hommes . CHAPITRE IX. l'Etranger. & & vendent en Europe. ductions de l'Afie. décide du prix des denrées marchandifes car il feroit aufîi & & & : une Nation d'augmenter elle-même valeur de {es proà fon profit . chez l'Etranger des 285 mefures. des épices . qui n'exigent point d'indemnité en compenfation du renchériffement des productions du territoire'. dans l'ordre ordinaire du Tableau . retombe fur l'Etranger pour 3 17 livres . il ne diffère que de 143 mefures. ck par tous les moyens méchaniques . autrement le furcroît de 3 27 liv. accroître fes richeffes par fon avec les autres Nations. 2 Le renchériflement des productions du pays n'influe . par la demande qui . pas fur la totalité des dépenfes . il faut donc que le renchériffement de 1000 liv. dont notre dépenfe excède notre récolte. à la faveur du renchériffement de fes productions . 3 27 livres . car il n'influe pas & . par les avantages de la navigation des mers > des rivières des canaux . Il eft donc facile de comprendre par ce développement . Il ne peut donc exifter de bénéfice pour la Nation fur les renché- & & riffemens de fes productions . il y a beaucoup d'achats qui ne diminuent pas le bénéfice Nation peut tirer du renchériffement de fes productions qu'elle qu'une vend à l'Etranger. Ainfi. claffe ftérile eft à 2143 mefures. où les avances rendent 100 pour 100 . 113 mefures . qui s'apportent &c fe exemple . ni fur celui des des autres marchandifes ou propierres précieufes . en partialors cipant au prix qui a cours entre les Nations commerçantes elle peut profiter de l'augmentation du prix des productions qu'elle impofïible à la & : vend à Car i°. Ce n'eft donc que par une liberté de commerce extérieur réciproque 9 qu'une Nation peut augmenter le prix de fes productions . de dépenfe de la Nation retomberoit fur elle-même.AVEC L'AGRICULTURE. ou fort peu . de l'Afrique de l'Amérique. pour la part du renchérhTement . elle ne les acheteroit pas moins cher quand elle vendroit chez elle les fiennes à plus bas prix que celui qui a cours entre les Nations commerçantes. par fur le prix de la matière d'or d'argent . celui de la clafle productive s'étend ici à 2214 mefures : celui de la ainfi il ne s'en faut que 72 mefures qu'il ne lui foit égal. fans lui payer plus cher celles qu'elle lui acheté. qu'il lui ductions par le renchériffement à fa volonté feroit impoffible d'augmenter la valeur de fon argent par l'augmentationdu numéraire. Par ce commerce commerce réciproque > le bénéfice fur le rén- . comment une Nation peut .

c'eft que ces calculs ont été préparés par des remarques . le Tableau oii les avances rendent plus de cent pour cent . 6c où l'on peut parvenir dans un Royaume où les débouchés du commerce des productions font bien gouverné. qu'avant cette augmentation de revenu . ce cas eft rare . la reproduction totale fera de 6000 liv. le bénéfice total fe trouve toujours en raifon compofée de cette augmentation même . Mais il y a un avantage inféparable de l'accroiffement du revenu par le haut prix des productions. . de celle qui réfulte de l'abondance. lui en acheté en plus grande quantité de celles qui participent peu au renchérifTement. Car lorlaue l'augmentation du revenu eft procurée par les hauts prix . l'augmentation du revenu eft plus des trois quarts en bénéfice. où l'on fuppofe . faciles . l'état de culture où i'on doit tendre . qui fe borneroient à déterminer Amplement le bénéfice de l'augmentation du revenu procuré par le haut prix . la reproduction totale . que cette augmentation foit aufîi de 1000 liv. félon le Tableau.RAPPORTS DES DÉPENSES 124 chériffement peut donc s'étendre beaucoup plus loin que celui qui réiulte du calcul du Tableau . où les avances rendent cent pour cent de produit net. de marchandées d'ouvrages. fe trouve joint encore une augmentation de prix . qui rendroient un revenu de 1 000 mefures . la reproduction totale ne fût que de 4000 liv. Mais fi. Si nous avons fuivi dans nos calculs fur les augmentations de revenu par l'enchériffement des productions . Pour en juger plus diftin&ement . par exemple . le bénéfice qu'on retirera du renchériftement aux dépens de l'Etranger. ou 5000 mefures. fuppofons . par le feul renchériffement des productions î & & & & & & & & . c'eft l'augmentation du revenu par l'abondance des productions mêmes. qui fera alors de 5000 liv. ainfi qu'on le voit dans le Tableau . Ainfi les calculs . à cet accroiflement de reproduction. que cette reproduction totale augmente de 1000 mefures équivalantes à 1000 livres . qui eft toujours procuré par le haut prix. qui doit fixer notre attention . rendra 2000 livres ou 2000 mefures de revenu. Car fi les productions que l'on vend à l'Etrandu font nombre de celles dont le prix eft le plus augmenté . eft celui qui donne les réfïiltats de l'augmentation de la valeur de la reproduction totale . un renchérifTement égal pour tous les genres de productions. en prix teur en productions . fera beaucoup plus confidérable que celui qui eft indiqué par le Tableau. Par ce double accroiflement . qui étoient néceffaires à l'intelligence de ce Tableau même. eft celui où les avances rendent cent pour cent. du fort au foible . feroient infidèles. mais le Tableau. où les avances rendent 150 pour cent de produit net . lorfque le haut prix anime l'intérêt du Cultivadu Propriétaire. où les avances rendent plus de cent pour cent de produit . qu'on ger . Ne nous attachons pas à l'exemple de la culture . ou 4000 mefures d'une livre Tournois chacune . qui paroîtroient devoir rendre 3000 livres de revenu. Toutes les terres cultivables font mifes en valeur . qui décide dans le cas préfent .

qui forment l'opulence la puiffance des Nations. pour la plus grande partie . fur l'accroiffement de 667 liv.AVEC L'AGRICULTURE. &c. û la vente que l'on fait à l'Etranger connfte . où l'on iuppofe de même . tandis que toute la proipérité des Empires dépend entièrement des travaux des Laboureurs de leurs richeffes. comme on l'a déjà remarqué . Il en eft de même d'un Royaume abondant en bleds . peuvent facilement fe convaincre Tableaux économiques. où ils verront toujours que la claffe ftérile diminue néceffairement à proportion que le revenu diminue . en productions qui participent le plus au rençhériâTement telles font les productions de premier befoin . plus elle peut étendre fes achats en autres denrées ou marchandifes . 215 produ£lions car les cas. tel que celui d'un renchériffement général. plus auffi. T I O N. ou environ les trois quarts de l'augmentation du revenu. plus la population de cette même Province peut fe multiplier. eft chère en Provence . car plus ces productions font chères . parce font renaître annuellement les richeffes qui qu'ils font fubfifler les hommes . les plus faciles à exporter que l'on a à vendre à l'Ele & tranger. qui s'imaginent que le bas prix des productions de premier befoin favorife la multiplication des Manufactures . le cas le moins avantageux que l'on puifTe imaginer. un bénéfice réel de 300 mefures équivalant à 350 livres. pour faire conncître le bénéfice d'une Nation fur haut prix des productions de fon crû . faciles à exporter . rentrent exactement dans l'ordre de ce dernier Tableau . où ce font des productions du plus haut prix. il de ce haut dans fon commerce extérieur profite prix réciproque. par exemple . qu'elle augmente néceffairement à proportion que le revenu augmente. des Arts & des Métiers dans leurs Villes. afin que l'on puifTe juger par là de l'accroiffement du bénéfice dans les autres cas plus avantageux . Ajoutons-y les 1000 livres de l'augmentation en productions provoquée par le renchériffement qui procure l'abondance. CHAPITRE IX. de revenu. &: le bénéfice réel fe trouveroit de 1350. Mais ce bénéfice doit être beaucoup plus confidérable . dont il s'agit préfentement . l'augmentation du revenu fera de 1667 . Les habitans des Villes . . Plus l'huile d'olive . plus cette Province retire de bénéfice de cette production qui fait fa principale récolte . de leur erreur par les & & & O B S E R ïl n'efl pas néceffaire d'avertir VA que . en vins . que la valeur vénale de la reproduction totale de 5000 mefures augmentée de 1000 livres par l'accrohTenient du prix. dans le cas où les Ff avances ren-. lefquelles donnent. parce : : que leur confommation continuelle & générale en foutient toujours le prix dans le commerce extérieur. On a cru aveuglément que les fuccès de l'Agriculture n'intéreffoient que les Laboureurs . fait monter cette reproduction à 6 000 livres. & Nous avons choiii .

le grand Tableau détaillé de la dépenfe du revenu . égale à la moitié des avances de 2000 liv» de la clafle productive . excède de 500 livres la dépenfe que cette claffe fait a la clafle ftérile. en calculant cette dépenfe par la diftribution de la moitié du revenu. cela revient au même. le Propriétaire dépenfe. c'eft-à-dire . comme l'autre à l'ordinaire . ne fuit pas dans la clafle produclive le même ordre qui eit obfervé dans le Tableau où les avances de la clarTe produclive ne rendent que cent pour cent. il fe trouveroit que la dépenfe ou les reverfemens de la clafle productive à la clafle ftérile monteroient à 1500 livres . tandis que cette dépenfe n'eft que de 1000 livres . de ^ A » • * . la clafle produclive. te Total fera 17 5 O 1 . au lieu que quand les avances de la clafle produclive ne rendent que cent pour cent. la dépenfe de cette clafle eft égale à la moitié du revenu . Car. 2000 &c. on veut fuivre le même arrangement en formant le Tableau détaillé des dépendes . il faut que la claffe produclive reverfe à chaque échelon à la clafle ftérile ~ de moins de la moitié de la fomme que la qu'elle reçoit . Voici donc quelle feroit alors la marche du & & Tableau détaillé des dépenfes. c'eft pourquoi . ck pareillement égale auflî à la moitié des avances . dans le cas préfent . AVANCES annuelles de AVANCES REVENU. * • A 1 annuelles la clafle ftérile.. Le Total fera % 00 5 . 150Q &c..RAPPORTS DES DÉPENSES ai6 dent plus que cent pour cent . ce qui eft conforme à la régie ordinaire . Mais û . 1250 3000 P IJOO. moitié à la clafle ftérile. ou par la diftribution de la moitié des avances . Car cette dépenfe n'eft qu'égale aux j de la moitié du revenu qu'elle reçoit . parce qu'il eft plus commode en ce que l'arrangement du Tableau en eft plus iimple. On a préféré l'ordre de la diftribution du revenu . Dans le cas préfent où les avances qui ne font que de zooo liv. la moitié de ce revenu à la clafle produclive . où cette clafle dépenfe toujours la moitié de fes avances à la clafle ftérile. La moitié que reçoit la claffe produclive étant de 1500 livres. rendent un revenu de 3000 livres. claffe ftérile continue à chaque échelon de reverfer la moitié de fa recette à la clafle produclive. en fuivant ce même ordre..

2 livres & le revenu le bled eft à la 14 livres 8 fols.les fortunes des grands Vafleaux. L'Abbé de Vigeois rapporte . ce prix la dixme enlevé environ un feptieme du produit net. le prix commun du bled en Angleterre. des frais . revenu 1000 le . félon le prix des grains la quantité de la récolte. du fort au foible. il en eft à peu p. 5000 livres. Suppofons que dans l'état d'une bonne -culture. le bled 11 livres 12 fols. ( deux milliards ). & A eft 50 pour cent. Sous les Règnes d'Henri IV de Louis XIII. . bled . des grains. 4000 A livres . C'eft une preuve que le haut prix peut fe foutenir dans les Provinces éloignées . (<z) . mais on ne compte pas qu'il y a une diminution de moitié fur le produit du territoire. le à prix commun du bled étoit environ 2. environ 20 liv. Sous Charlemagne . par cette raifon . au point de rendent net. revenu 3000 livres. à 150 pour cent . La dixme eft réglée fur le mence. &c. le bled eft à 18 livres le revenu 2000 livres. Il eft étonnant que des hommes fages ayent propofé de régler l'impôt fur le modèle d'une redevance où la contrifi nuifible. les avances annuelles font environ suffi de moitié moins par arpens. ou le prix des le revenu . où l'exportation étoit permife . de la feproduit total de la mouTon fans exception friche. c'eft fept fois plus de revenu fur les grains qu'aujourd'hui. livres 3500 10 pour cent . & & Si le produit net de ces avances eft. Les avances annuelles de la culture des grains rapportent plus ois moins de revenu . ou de produit net . le bled étoit à ce même prix. Il rapporte des traits incroyables de la magnificence Ff ij . où l'exportation des (<z) où il n'y a . il y aveit furabondance de bled dans le Limoftn . 25 pour cent totale eft A le & le . la reproduction totale eiî 6000 livres. La petite culture rapporteroit moitié moins de récolte & A par arpens de terre . de notre monnoye d'aujourd'hui. la reproduction livres.ès de même des avances primitives par charrue c'eft pour: quoi on eftime alors que la petite culture eft plus profitable que la grande culture . productions produit plus cette redevance furcharge même que fouvent elle le furpafle . bution eft fi irréguliere. Provinces de France. par la liberté du commerce & & & & intérieur & extérieur. dit l'Auteur que nous venons de citer . comme au voifinage de la Capitale . c'eft à peu près le prix commun du La dixme enlève alors la moitié du produit net. ou l'état de la culture . Dans le douzième fiécle.frx feptiers (femence prélevée) que les avances annuelles de la culture du Royaume foient 2000 livres . la reproduction totale livres. que très-peu de variations dans le prix grains eft libre . les terres font traitées C'eft . chaque arpent enfemencé en bled produit. fait abandonner la culture des terres qui ne rendent pas un produit fuffifant pour acquitter cette charge. livres 7 fols . parce qu'on y fupplée aux dépens de la terre qu'on laifle en pâturage aux bœufs de labour . 117 prix des Grains.AVEC L'AGRICULTURE. étoient immenfes. CHAPITRE Les Rapports du Revenu avec le IX.4 livres. mais feulement de légères variations dans le prix. efl & 500 1 5 fols (£) . A 100 pour cent. (b) Là finit la grande culture. Il n'y eut fous ces Règnes ni famine ni non-valeurs . que le prix du feprier de bled étoit de 5 fols 5 den. qu'en 1 183 . à peu près . monnoye d'aujourd'hui. enforte que moins la qualité de la terre . eft à bled eft à 1 1 1 à le reproduction totale efr. 6k le produit 200 pour cent . mal cultivé &en grande partie en bled dans les Douze livres .

Palais . 12 fols. tome 2 . îinon fes terres relient en friche. ou de 14 livres 12 f. foit dit d'avance . que l'on fait tomber fur la totalité du revenu attribué aune Nation. comme 100 à 50. pages 76 . Car. le prix du feptier tombe d'un de 2 1 livres à 1 8 . du Tableau de 25 pour cent. prix des grains. La dixme enlève prefque tout le produit net . prix du bled l'état tombe d'un neuvième. à 12 liv. les Mémoires de la Chevalerie . par M. Le produit de cette culture fe réduit . chapitre feptieme de cet Ouvrage . la quand dégradation qui arrive à cette partie . me. la totalité du revenu dépend beaucoup de celui de la charrue .RAPPORTS DES DÉPENSES 2i§ La reproduction totale du territoire eu diminuée par de moitié . fixieme . 1 5 f le montant de la reproduction totale diminue d'un huitième. &c le revenu de moitié . vient à un certain point . de 18 liv. à l'égard du produit net. Les avances feront. Mais il faut . examiner l'influence des effets de cette même dégradation fur les autres fources du revenu total. au même niveau fur la totalité. le prix du bled tombe d'un huitième. ordinaire de l'intérieur de leurs mai- dt la Curni de Sainte . lorfque les calculs du recenfement de ce revenu total . qui ell . faute de fermiers . fons * 77 . 2 5 à 100. les avances font alors. du Tableau de 100 pour cent. du Tableau de 150 pour cent. le revenu décroît d'un tiers . : comme Si . le prix du bled tombe d'un cinquièSi. & Voyez 7*. elle s'étend. pour ainfi dire . Si . qui fait toutes les avances primitives. de moitié il fera de 500 livres au lieu de 1000 livres. c'elt.à -dire . en faifant abltraétion des terres qui alors relient incuites.même de Tentreprife de cette culture qu'il fait exploiter par des Colons . à peu près . du Tableau de 50 pour cent . de leur prodigalité dans de leur table *. qui . il ne relie prefque rien pour le fermage des terres. C'elï pourquoi nous n'avons pas héfiîé à faire marcher le tout ensemble fur le même pied. Cette moitié de reproduction feroit 1600. la dégradation du prix des grains. avant que d'admettre aucune réduction à cet égard . : . qu'on appelle Métayers . On pourroit relever ici une erreur de calcul . Se le revenu . à l'égard du produit net. le montant de la reproduction totale diminue d'un cinquième. elt chargé lui. à 14 liv. parce qu'ils partagent ia. ckfera de 1000 livres au lieu de 2000 liv. à la fubfillance ÔC aux frais du propriétaire . Si. c'elt -à - dire & . c'eft pourquoi le capital de l'achat des terres eil à fi bas prix dans le pays où les terres font traitées par la petite culture à caufe c\u trop bas la petite culture. Il feroit aifé de ne rapporter les effets de cette dégradation qu'à la moitié de la totalité du revenu. les avances le produit net font à 100 pour 100. fauf un examen fuffifant pour parvenir à un & développement plus circonllancié.mokTon par moitié avec le Propriétaire . ne fuppofent qu'environ la moitié du revenu qui l'oit produit par le travail de la charrue en récolte en grains. le de leurs tournois .

par la raifon inverfe de cet ordre de dégradation . iof. de Paix. feront les premiers ruinés par la dégradation imprévue du prix de leurs denrées (a). fur la terre. fon de 1 liv. parce qu'elles font . par exemple . de 15 millions. 1 & & & & & ! & & & ! : & (a) En France. 219 de 12 livres 1 5 fols à 1 1 livres 7 fols. avec l'état confiant de la valeur vénale des productions. 40 fols au-deffous du prix commun. &c. . s'il efl PuifTance. Grains . Oit . On a confervé toujours dans cette dégradation des prix . car les Fermiers.& celui de 12 liv. de Traité . ni Agriculture . je comprends fous ce nom le Souverain même) payent les falaires à raieux-mêmes environ un quart plus cher les denrées . ck indéoenfur toutes fortes de charges dantes du prix des grains. qui doivent vous décourager . qu'à 11 liv. le Traité de VEfiai fur V amélioration des Terres par M. Il eil vrai que les propriétaires ( quand je dis propriétaire. qui efl fous vos mains S'il efl état de contraction. & & & & . plus de Nation. tant que le terrifi vous voulez fuivre les véritables voies. comme des objets dignes de notre attention . il faut cefifer de confidérer . la même bafe du calcul des prole produit net . pendant le cours de leurs baux. accrue à demeure de 1 liv. naturelles du rétabliffement Tout cela dépend de la charrue fimples de la liberté du commerce de fes productions Cette partie principale les revenus renaîtront avec une célérité revivifiera toutes les autres . fuppofé fixe . les voies toire vous demeure . d'Alliance. truàimini qui judicatis terram . étant. les reprifes du Cuîtivateu 1 dans leur entier. nul produit au-delà des reprifes du fermier. Se il ne refiera aufïi ni Colons. plus d'impôt. Recteurs des humains. formé furies prix des marchés. . oc la valeur vénale des revenu avec Paug™ entatl on du P rKS erains. de dettes accumulées.1 "ff^*! f V O augmentation <<u que les reprîtes du Laboureur étant remplies . dans Voye^ la démonftratton de cette évaluation dans l'Encyclopédie art. fur toutes les marchandifes one l'on acheté de l'étranger . c'efl-àdire. mais l'augmenils tation de leur revenu efl de 2 liv. e On voit donc auffi »J . 10 f. des de 12. il ne faut eftimer le prix commun des bleds . alors il n'y a plus de revenu . être évalué. profitent encore fur toutes les dépenfes. le revenu des propriétaires augmente de 2 liv. Mais il faut élever nos vues . voyez s'il efl de Ligue. par exemple . CHAPITRE IX. d'augmentation de la valeur vénale du bled. Patullo. de défordre politique enfin. Ainfi le prix commun des marchés . Dans cet état de valeur vénale . Ouvrez les yeux. dont les progrès vous étonneront. . qui n'augmentent point par l'augmentation de la valeur vénale des grains . ne doit grains eft prohibée. chargés de payer un fermage . dans tous ces cas. que état du revenu eit toujours dans cet ordre de proportion . qui puiiTe vous faire la centième partie du bien ou du mal qui efl dans vos mains . . de tous les rapports qui en réfuitent dans portions entre les frais toute la diflribution économique. C'eft parcelles de même profit prétendu de 10. pour le Cultivateur . le montant de la reprodu&ion totale diminue d'un neuvième . de dérangement. qu'à ialiv. à qu'à 30 caufe des variations extrêmes de ces prix dans un Royaume où l'exportation des à 14 liv. il n'y a plus de propriétaires . en un mot.AVEC L'AGRICULTURE. plus de défenfe. pour le Cultivateur . c eit-a-aire . . de redevances fixes .

ou des avances toujours uniformes . du dcpérijfement des revenus. établifTez-vous donc une dépenfe . de la difproportion des revenus de ces dépenfes avec l'emploi des terres . Car c'efl: principalement dans la confommation même de ces productions . dans les avances du Cultivateur . . il efl erlentiel à notre objet de rappel1er en bref les principales caufes qui opèrent fa dégradation. malgré une dégradation des prix des productions . que plication déjà nifation c'eft toujours la auiîi . à douze caufes principales. fi nos inductions font hyperboliques. c'eft par milliards que doit compter îe Gouvernement d'une grande Nation agricole. difproportionnée aux dépenfes. aux yeux de tous . les repaires môme de DÉTAIL des caufes ces blafphêmateurs.RAPPORTS DES DÉPENSES 230 par centaine de millions . relativement au meilleur produit . i°. & le défaut d'amélioration i°. il faut entrer dans le dépenfes forcées détail des principales caufes de la difproportion des revenus avec les dépenfes employées à l'exploitation de la culture . C'efl au pied du mur des calculs que nous vous plaçons pour décider. ni augmentation . fans fuppofer . Pour me borner aux pricipales branches . Toile lege. ni diminution graduelle ou proportionnelle aux variations des prix des productions. revenu. qu'en élevant des & & brouillards extraits un feul . ni fe dérober à la lumière. . fçavoir . je rapporte ici la diminution du revenu. La mauvaife qualité de la terre. Après avoir mis fous les yeux le Tableau de la ruine provenante du déchet des revenus dans un Etat. criant du que les calculs font faux fans ofer en attaquer croaiTer dans leurs marais 6c verfons des torrens de fond de leurs ténèbres . que vous expofez dans les diiférens progrès . qui paroît devoir augmenter ou diminuer ces dépenfes . nous dira-t-on . que confiée la dépenfe de l'exploitation de l'Agriculture. diminution des dépenfes qui opère le déchet des reve- nus. qui omet tous les cas où il peut y avoir des détachées de ces variations . liiez ôc calculez . oc fi les ennemis prenez publics ne peuvent nous convaincre de faux . félon que le prix des productions augmente ou diminue. Pour répondre à cette objection. lifez . qui dépendent immédiatement du bon ou du mauvais état de l'Agriculture d'une Nation . Mais ce que nous devions plus particulièrement examiner . Cette revue eft néceûaire pour ramener aux régies fimples confiantes toute l'orga- & économique . Toutes difproportions . vous crie la voix de la nature. comme pour rapprocher des détails l'apde cette vérité démontrée fur l'enfemble . biffons les lumière fur & du limon qui féjourne fous leurs pas . c'eft les rapports de la dépenfe de l'exploitation de la culture avec la variation des prix des productions. : l'infufEfance des avances primitives . qui font conféà la bonne ou mauvaife adminiilration au prix des quentes politique & & & & & & productions des terres. Sur quelle hypothèfe . de la difavec le proportion des avances primitives avec les avances annuelles .

les la culture aux dépens des biens fonds. que par la confommation ou dépenfe des produits qui leur donne une jufte valeur. 12 L'oppoiirroit retirer par . Quand 1 Varron . . ou même mauvais . . 4 6°. 9 lation. cependant. Ainfi . il ne vaudroit rien preuve aufli que la confommation eft un agent de reflet.terres ingrates. Le déplacement des richefTes aux emplois ftériles. qui n'y fera pas les dépenfès nécefïaires & . Un Fermier . tk les grandes dépenfès des productions. qui feul a déterminé à les faire. plufieurs enfin font profondément difcutées dans l'ancienne explication du Tableau économique . il faut & & mauvaifes . Cette amélioration fuppofe des frais . La de la popufurabondance luxe de Le décoration. Cela eft Ci vrai . & . confulté fur ce que devoit faire le Propriétaire d'un mauvais méUoradon des en ache. 8°. CHAPITRE IX. Un arpent de terre médiocre . ou de tel autre débouché . ter un bon . plus actif fur la production . aux portes d'une grande Ville . Le défaut des débouchés . La mauvaife qualité des productions. Les importions indirectes . 7 les importions du commerce rural. où. d'autres doivent être approfondies dans les deux Chapitres fuivans .La mauvaife qualité de la terre . A mefure les diminuent les terres deviennent . Dans le fait . campagne. fpoliatives. ration. que dépenfès pure perte frais . Une partie de ces caufes ont été traitées ci . les améliorations ne fe font plus . par conféquent . la valeur vénale de {es qui allure la consommation produits. que s'il eft de mauvais fonds par nature . apporte de plus le profit . Le travail de l'homme force les dédains mêmes de la nature . C'eft ainfi que les leur procurent l'améliodépenfès décident de la qualité des terres .AVEC L'AGRICULTURE. ÔC le défaut d'amélioration. il faut que ce champ rapporte ^ &c ce ne peut être que par l'amélioration. il parloit en fimple Cultivateur en Sujet d'un Empire les vues politiques qu'il fuppofe . 1 1°. . que ne l'eft la qualité même de la terre . d'où fe tire la fubftance réelle des produits. 131 riche culture. labor omnïa vincit improbus. car s'il ne rapportoit rien . Défaut de ié. avoient fortement que le luxe incliné vers la décadence. )°. il y en a peu qui ne devienne bon par l'art . pour le bonifier. Le bas prix petites fermes. avec eux décroiflent les revenus. fond. fe vendra beaucoup plus chèrement que le meilleur fond reculé ifoié preuve donc que ce mauvais fond eft néanmoins productif . pour lequel on a facrifié ces équivaille les frais . cultivateur d'un terrein de médiocre qualité. dont je ne ferai qu'un foible plagiaire. que dans l'eftimation que les hommes font entr'eux des fonds de terre. répondit qu'il falloit le vendre.. io°. le déplacement devenoit comme nécelTaire à la fubfiilance. il y entre des objets abfolument étrangers au fond en lui-même. Cela ne fe peut. fera amélioré . pour ne pas tomber dans de trop preiîion perfonnelle des habitans de la fréquentes répétitions . nous ne ferons que noter en bref les principaux défordres de chacune de ces caufes. les produits diminuent . comme perfonne ne veut faire des frais en & & & & & & & : : & que le produit . .devant . 3 de une L'exploitation plus qu'on Les petites entreprifes .

puifqu'elle afiure & & & la . Ce cas. La confommation décide donc du fond des avances . du fond . s'il elt permis de parler ainfi deux afpects qu'on veuille les envifager . quant à ce qui eu. elle confifte dans fous lequel de ces leur maladreffe . feffeur . les fait rechercher avec empreilement par les Fermiers. Voilà donc un de ces cas où il peut y avoir une grande difproportion entre les dépenfes le revenu. met ainfi l'enchère aux produits. relativement au meilleur produit injiiffifance retirer U on eut par une meilleure culture. au préjudice du Protirer plus de revenu de fa terre . Ce profit ne peut lui venir que du fa denrée n'a de prix qu'en raifon de la confomprix de fa denrée . il faut qu'il y foit porté par une périlleux . pourtant fi méconnu. fi elle étoit priétaire . Ce ne peut donc être qu'une heureufe habitude qui contienne \m homme aifé dans un état û digne . Il faut confidércr ces avantages . Or . plus grand pays où la proipérité de l'Agriculture rend les terres précieufes . pu ifqu'il s'étend à toutes les terres médiocres du territoire d'un Royaume. & & & L'ïnfuffifance des dépenfes de U ' : & & & & que fa Profeffion l'ait enrichi . il il faut & faut qu'elle lui réuffîffe . L'une eix leur force &z leur étendue . Sous le fécond . racine des avances annuelles . jamais la Profeîîion du Laboureur ne fut affez honorée parmi elles. ce cas dépend des caufes de la proipérité ou de la décadence de l'Agriculture dans un Royaume . bien conditionné . le haut prix ou le bas prix des grains font fans doute les principales. au moyen d'une plus grande dé- & & retirer fes reprifes. payer d'ailleurs un penfe. avant d'être & efpérance de profit bien fondée. fous deux afpects différens. car malheureufement pour les Nations actuellement civilifées . cependant ce Fermier peut y trouver fon bénéfice particulier . plus . fe détermine par ambition à l'embrafTer. comme auili . Plus ce fond eft conl'aifance . dont nous parlons ici. RAPPORTS DES DÉPENSES pour raccroiftement du revenu & . Nous avons démontré que les avances primitives étoient la bafe de ces frais. elt un objet capital. on trouvera toujours que dans le fond &: dans c'eft la diminution des dépenfes qui les afîbiblit la forme. peu ou point de revenu . l'autre Pœconomie qui en refaite. Le produit de la terre ne p q vient qu'en raifon des frais qui l'ont attiré. qui . fans doute . il ne peut provenir que de même de l'opulence du Laboureur. Mais pour qu'il contracte cette habitude . pour le déterminer à rifquer ainfi de gros fonds d'établiffement à un emploi incertain toujours fructueux . il coûte à fon poffidérable certainement pour le mettre en état de faire ces avances . des avances primitives . pourroit de même cela ne peut arriver que dans les Mais revenu. fe fixera à une culture où il de annuelle production n'y aura que des frais . parmi ces caufes . l'infuffifance de ces avances confifte dans leur modicité. En effet .i3 2. Sous le premier de ces deux points de vue . qui pourroit cultivée par un autre Fermier . qui fe bornera à peu-près à la refes reprifes . pour qu'un riche. né dans l'oifiveté . mation qui multiplie les demandes.

par la différence de ces cultures . dans ce cas . d'induïîrie & de .AVEC L'AGRICULTURE. on voit que . égale à celle de trois arpens dans l'autre . les avances primitives le revenu. c'eft-à-dire . Pour fervir à la Société . CHAPITRE IX. après une fuite de récoltes . pour connoître décidément le rapport de ces avances mêmes avec le revenu ou produit net. En cet état. ne rapporteroit pas la vingtième partie du revenu que produit un arpent richement cultivé. un arpent de terre rapporte dix fois plus autre être d'au/îi bonne qu'un arpent . Ainfi la dépenfe pour un arpent fera . que 3 & & au bout de plufieurs années . . ne pourroit être que très-médiocre. les trois arpens ne lui donneront enfemble & livres. Au contraire . Il faut donc examiner connoître féparément l'état de ces mêmes avances l'état du revenu . il en coûte 60 livres. qui s'exécute avec des bœufs . befoin. l'efpoir du Laboureur car fans cette fureté . confîdérons l'infuffifance des avances. y a triple emploi de terre. ne peut & & & & rien pour la Société. Ainfi cet arpent . En envifageant de ce côté le revenu . quadruple dépenfes. Ainfi les dépenfes annuelles rendront dans le premier cas cent pour cent . Un arpent de terre traité par la petite culture . 233 du Laboureur & de la culture puifqu'elle excite & remplit îa rîchefîe . Sous le même point de vue. dans ce dernier cas. la difproportion qu'il y a entre ces dépenfes . La diminution des donc auffi le revenu. Or . faute d'engrais . il faut qu'elle fournifïe des revenus . plus les avances annuelles font confidérables . L'Agriculture dans cet état primitif. ou le produit net au-de-là des frais. elle fuffit à l'homme manœuvre. au lieu que pour la grande culture . de l'ceconomie qui en réfulte . diminuent c'efî: à cette caufe qu'il faut atdifproportion qu'il y a ici entre les avances annuelles &C le revenu . fe borne à l'objet de fournir la fubfiftance du Cultivateur. il il revenu qui . encore ce dernier auroit-il . comme on l'a dans le derexpliqué ailleurs . il faut que le Cultivateur redouble de travail . qui ne font autre chofe que l'excédent de la production . mais cet arpent donnera au Propriétaire 10 livres de revenu. qui peut qualité . ces avances augmentent dans prefque tous les cas où le revenu diminue. le revenu encore la difproportion entre les avanl'emploi des terres . moins ces avances font fuffifantes . pour fe réparer. cette riche culture produit le aux relativement . ne coûte que 20 livres de dépenfe . nous trouverons encore qu'elle fe rapporte au même principe. tribuer la les Par conféquent . relativement à la quantité des terres que l'on entreprend de cultiver. qui n'a de mobile que le befoin. Pour tirer de la terre cet excé- dent. elles ne rendront pas 15 pour cent. qui s'exécute avec des chevaux . Les petites & avances primitives multiplient donc & avances annuelles . Quant à ce qui eft de la forme de cet emploi . relativement au . ces annuelles . de rèfter plufieurs années en friche . mais faut aufTi que la propriété foit affurée n'oferoit en faire les avances primitives fuffifantes pour une forte exploitation. & & & & avances annuelles ne fuit donc pas la diminution du revenu. il nier.

en mettant tout à profit . ou l'incertitude de retirer fa dé&c. plus habiles. en un mot . . plus vigilans . il la tire de l'expériende fa reffemblance avec le préfent qui lui fert de cauce du paflé tion pour l'avenir. plus d'excédent qu'il Cette induf- œconomie. le revenu les le foutient que prix des denrées denrées . & & ignorance & pau- vreté. que & & les grandes avances ont diminué les dépenfes. qui . car le Laboureur fçait bien que la plus ruineufe des diffipations feroit l'épargne faite fur le travail . parce que les avances fe font multipliées par le profit . en ce fait l'ouvrage de trois . l'encouragement n'eft autre chofe que l'efpoir bien fondé du profit. ce qu'il eut fait avec des hommes . l'ignorance qui l'a fait tomber. en épargnant fur le nombre de ces animaux . fans faire plus de confommation . qui puhTe le forcer à ceconomifer fur cela mais il cherche d'a&ivid'ordre de fur tems le en redoublant . Cette certitude . dès -lors fe font ont réuffi dans cette conmultipliées. comme & au commerce extérieur des grains . par tous les moyens d'ordre d'œconomie . qu'on l'Agriculture qu'il a joué dans l'Europe un rôle fi exorbitant. Le dejîr peut d'accroître pour lui-même fon la certitude de payer fon fermage . quoique mieux payés . les labours . trée .' 234 RAPPORtS DES DÉPENSES & ce defir eft fondé fur feul l'engager à cela . par le choix . Tout cela ne peut être l'effet que des dépenfes & & & de leur continuelle régularité. Ce n'eft. à l'immunité de l'ex. dès-lors le Cultivateur redouble d'ihdunrie fe pour procurer le îrie eft la véritable . à la fortie a vu fleurir dans ce Royaume. lui coûtent bien moins . & & augmenté les rêve- . ÔC feul qu'un leur comme frais onéreux . qu'on met en ufage dans les la où la dépenfe des revenus foutient le prix des denrées Pays bonne culture . Ce ne feront ni les le- Patrie çons & même ni l'exemple ce n'eft point & qui régénéreront parmi-nous l'art nourricier. qui eft toujours proportionné au prix courant des en s'aidant enfin de toutes les machines propres à faciliter de fon attelier . qui lui auroient confommé d'avanen tage . fonds de richeffe d'exploitation. monie n'y que à penfe . le travail & & dépenfes . c'eft faut confidérer confommation que qu'il 6c non leur falaire . en leur donnant des conducteurs engrais : & & & plus forts. les la mifere . Il a . & augmente la dépenfe . dignes Citoyens . L'ceconomie rurale n'eft fur le fond. qu'un zèle pur pour la l'humanité raffemble pour occupe conjointement du foin d'éclairer les Cultivateurs dans leurs travaux. Les inftru&ions en ce genre . dépenfes. les découvertes . ce que les plus forts de le double font les plus prompts l'ouvrage . que depuis qu'on a intéreffé les Loix en Angleterre . point parci- lui eft poffible. . L'encouragement &: le dédommagement feuls peuvent le faire renaître . en cherchant à faire à l'aide des animaux . fur les frais annuels . celle-ci la fure celle de la demande . Ne vous y trompez pas . vigilance épargner té . tandis qu'on ne voit ailleurs que pareffe . ploitation de la culture . Sitôt & que la continuité des dépenfes afvaleur vénale des denrées .

voir appuyer de contribuer dépenfes. reufe renaifîance l'influence de la Société d'Agriculture . . Pays. employer tout fera dit. On a vu renaître le territoire . activité œconode . dis -je. Ils & fortes avances & & & connoilTance des avantages de l'Agriculture à {es véritables on a fouvent mis en queftion . des débouchés. &c dans l'étendue du produit net . par influence a porté fur l'Irlande. pour la première fois. recherchée à déterminer dans le genre en queftion. Mais ce n'eft que par les dépenfes des revenus. qui réduire la & & & entretien en frais dans l'ordre de la circulation. compofe . l'aifance . C'eft en tout fens & en tout état de caufe un dommage réel & une diminution du revenu que l'augmentation des frais & l'un eft toujours le quelconque . on par conféquent dans l'exiftence idée jufte à une d'abord auroit cherché précife de la quotité prendre devant ce comme être tenu pour tout les frais de des . toute terre. ont applani les débouchés ouverts par les Loix. c'efi de la terre dont le produit l'on n'en tire des terres productives forte d'emploi fublidiaire & & l'emploi font englobés dans produit des terres cultivées. CHAPITRE IX. de le moyen fufceptible par en proportion de en détail eft fort l'autre. de pouChaque membre s'efl trouvé en état de donner l'exemple .AVEC L'AGRICULTURE.ci . du commerce. la culture fi aucune forte de rapport gratuit . eft de la & conféquent. appelles à la fuite d'une puiflante Agriculture . Le gratifier commerce l'induftrie enfemble . On a voulu voir dans cette heufes. ce connoître qu'on perd en perdant de la terre. qu'elle a changé la face de fon £a protection. qu'elle non par fa do&rine. Car difficile . ôcfortir. des chofes dé. {qs produits aller chercher au loin les dépenles rapprocher de leur fource. L'Exploitation de la Culture aux dépens des biens fonds. on l'a vu naître. aux les efTais . ou. terre perdue. Une Société d'Agriculture à peine a paru . . relatif à . & & pour mieux dire . . elle a obtenu le fecours des Loix . à l'appui de (es fpéculations. Procurons l'aifance aux Cultivateurs l'attrait d'un honnête pro- & . Mais c'eft par fes leçons &C Gouvernement . doit être deftinée à donner un produit quelconque. & & & • mettront cette aifance à fe procurer avec à les confiance . nus le concours de l'abondance & & & de la cherté. aflife fur de fortes avances bien confervées . il faudroit fçavoir pour de produit cette terre pourroit devenir de quelle forte de fertilité la culture . fans doute . en ce genre . que par toute portion déterre détournée de cet objet. mie . puifqu'elle pourvoit aux dépenfes qu'elle fait fon princides befoins publics auprès du pal d'être le truchement de l'ordre en eft écoutée. qu'on peut lui procurer accroître les revenus. principes montrées par le fait. que fi au contraire elle a quelque à celles . 235 Cette heureufe . Cet examen auroit bientôt fait appercevoir que toute terre pouvant produire. Si l'on avoit d'abord bien clairement apperçu que toute la marche économique conMe dans la dépenfe du revenu. Faute de fit leur apprendra tout le refte. & La culture la la plus chère plus chetive eft & celle qui eft aux dépens des bien* fonds. Mais cette proportion variable . de fon antique barbarie . aiguillon du travail. à bon droit . . par la valeur vénale .

qui auroit porté une récolte beaucoup plus riche ôc beaucoup plus profitable en lin . & & & fa récolte. quelqu'indéterminée quelle foit . fon voifin . Se la pierre de touche de la vérification des calculs mêmes. en chanvre . Contentons. s'il a labouré à mis beaucoup plus d'engrais à améliorer une terre de moins de frais moindre qualité . du jour. Les diftributions de prix . Ces fortes de joutes devroient donc être faites à conditions abfolument les courfes de Paris en Angleterre : égales . à un arpent de terre .RAPPORTS DES DÉPENSES & enfin de la profpérité publique & privée. Il eft vrai que Pierre a fait rapporter plus de beau bled que Jacques . Le meilleur revenu . car on ne juge absolument ici que le produit total relativement à l'abondance indépendamment de la qualité de la du choix dans l'emploi de la terre . &c. que qui gnées par parcelles. des frais . la liberté les moyens . & : & & d'être redreffé ck aiguillonné . font fi différens des jugemens des hommes. il eft certain un comme que fa récolte lui aura coûté plus ces. du produit net. dont nous venons de parler à Foccafion de nos erreurs fur les produits de la culture . ou aura fait rapporter le plus de grain de la plulieurs Cultivateurs-. mais fi l'émulation . foit la plus profitable. en culture . par conféquent que l'autre a tiré plus que lui de profit . ainfi qu'au moral choix des heures comme au phyfique. ou le defir d'avoir le dont la valeur excède de beaucoup les frais quelconques . en herbages . tandis qu'il avoit vraiment pris les devans. peuvent être utiles chez un Peuple que la mifère a habitué à de mauvais ufages .nous de juger des fuccès de la culture par les revenus des terres . Ainfi le prix couronneroit une faute en Agriculture. nos décifions devroient être reftraintes défiles jugemens de celui De-là vient voit tout . par dépenfes qu'il qu'elles la puifîent produire . relativement à fon objet &c à les dépendances. par exemple . il paroîtra être refté en arrière . décide du bon emploi des terres de celui des eft la raifon le meilleur de la revenu culture . Quand une Société d'Agri- iy6 aura afiigné un prix à celui d'entre deux . obtenu par des avances quelconques . qui a befoin dreffe de celui qui a tenu le foc fortune dans le & . ne doit avoir d'autres bornes que celles que preferit le meilleur revenu même. de foncer fa terre de 15 ou 1 8 pouterminé à faire parler à la bêche . que cependant prix & . qui meilleure qualité . de la valeur vénale. à la réduire à fon meilleur emploi . jardin de frais qu'elle ne vaut . dans l'effet que l'écorce vraiment de la cultivation . C'eff. & & & haricots . en prés . comme elles le font dans dès lors les Juges du combat ne pourroient plus décider que de l'a- & ou qui a femé de fon habileté ou de fa . elle ne confidére dans la monne peut recompenfer tre qu'un eiîet ifolé de tout autre corrélatif. des richefîes des Empires. fans emporter le prix. Un fera gratifié pour une forte récolte en bled terre produite dans une pièce de terre . De même . l'a dé. qui efl l'objet de l'Agriculture. quantité des avances . quand & & d'ailleurs. par le fermage que les Cultivateurs peuvent payer librement aux Propriétaires c'efl la bafe des calculs.

CHAPITRE IX. qui le fait parquer fur fes champs . qui fe nourrilTent eux-mêmes parles produits de leur travail. il . tandis que fon compétiteur entretient un gros troupeau conduit avec beaucoup d'attention . Jacques efl cependant obligé de donner . il retire une dont que grande quantité de fumier excellent pour les terres un peu froides. &c il vend le foin de fes prairies que l'autre confommoit fans profit : fécond déchet pour Jacques. au fortir de défions le joug. le centre &£ l'objet de tous les travaux. pour ne point fortir de mon fujet. qui font en &£ dont la Il nombre & petit & mal foignés . d'engrais . le foin de fes prairies à fes befliaux . Produit net . entretienrbien fes chevaux. Sitôt qu'on aura cet objet en vue dans l'eflimation des produits de l'Agriculture . on fentira que la plus forte des dillraûions à faire fera celle de la valeur des terres . laboure avec des bœufs.AVEC L'AGRICULTURE. des herbes . ce qui efl manifefle par le prix du de la vente des terres dans les fermage. en général. des fourrages que fournit une forte culture lés . nos triomphes nos vertus . ni ce qui pourra former des Juges. efl du tout au rien. portent à imiter d'abord la pratique de la riche culture des gros Fermiers. Ce dernier laiffe errer fes moutons . au contraire . &"c. au contraire. On peut enfuite s'appliquer à la recherche de méthodes encore plus profitables . inviter à des eflais . dont l'abandon efl une annexe indifpenfable de l'exploitation de celles qui font en chetive culture. des fourrages . il les lâche dans des dépaîtres. entre la grande la petite culture . différence qui. fe forme principalement l'énorme différence qui fe trouve. Je m'expliaue : Jean laboure avec des chevaux. & & & & . Le terrein employé en ces dépaîtres . lui fait & le confommer . dation d'épargnes ruineufes . quant au produit net. fou- & & & & & aux pieds &c qui ne £ont qu'amufer les befliaux . pour Jacques : . Sec. efl en pure perte &c eût été mis en valeur par Jean premier déchet en perte fur l'emploi des biens fonds : car je ne parle que de ceux-là. à la bergerie . où l'engrais fe trouve tout porté fans frais de tranfport . par un berger expert intelligent. où ou lautre genre de culture» domine l'un pays fait jetter à &C pendant il . reduifons à ce but nos travaux . Jacques. le principe . Toujours nourris à l'écurie . à l'étable. que nous devons envifager ici . marquer le cran de les progrès. produit net fur toutes chofes. car il efl le père . Reduifons à cela nos prétentions . dans lefquelles ils perdent leur fumier . des THyver fourrages la grange fournit . pour fes chevaux fes troupeaux . qu'en conféquence on fera convenu d'en diilraire les frais . le fourrage leur efl donné en fec . mal gardés qui parcourent en liberté des bruyères immenfes . 137 s'offrent pour recueillir & mettre à prix fruit de fes travaux & fe le . ils ne perdent ni temps ni fumier. Il défriche les landes fans s'inquiéter de conferver des promenades à fes bêtes. Ce n'efl point là ce qui fera fleurir l'Agriculture. De tous ces objets combinés de dégrade perte de terrein . & fon troupeau dans parc . trouve dans {qs granges . & confommation rend aux terres les engrais qui les fertilifent. Jean . Toutes fes terres font en valeur . Tout cela efl encore en déchet pour Jacques.

efl trop importante pour qu'on néglige plus longtemps de la démontrer fous toutes (es faces dans des ouvrages deftinés uniquement à cet objet : Celui-ci eu trop abrégé pour y pouvoir approfondir ce détail capital. On ne tire de ces terres le un travail produit détaillé ci-deffous. ck fujettes aux ravages des torrens cruiés par les pluies fort fréquentes dans le Pays. les terres font prefque de pure craye. encore qu'il faut quatre forts chevaux à une petite charrue . art. . emmeublemens . de 6760 liv. Chevaux de labour moutons. . pour qu'on puiffe juger d'après les" pièces de comparaifon. qui s'en trouvent fufceptibles . tel qu'il eft . premiers travaux qui première récolte fuivant l'état des dépenfes annuelles ciprécédent . . • Fermiers & . . Uftenfiles de ménage Inftrumens machines . vaches . déjà annoncée . je vais placer ici les détails qui nous ont été communiçués . L'état de cette ferme a été fourni par un habile Laboureur . cultivés par 3 charrues. fituées fur des coteaux . développée &" calculée dans d'excellens fragmens (a) . Généralité d'Amiens 3 Election de Saint . ckc 3700 m 1 Total ' des avances primitives (a) Voye{ Encyclopédie . art. & Cette Ferme contient 360 arpens . & & EXEMPLE DE LA GRANDE CULTURE. divifés en 3 foies . par an. Ferme de Lisoir.RAPPORTS DES DÉPENSES a3 8 Cette vérité . Pour 18 mois 10140 fa famille de du Fermier la fubfiflance Dépenfes la & pour pendant le même temps . fatiguent ils extrêmement. & fuites jumens . &c truies. & & Avances Primitives. &cc Semences Total I. . Il n'y a point de prés . harn ois de chevaux .Quentin . qui en a été le Fermier. que par beaucoup de fumier fi difficile . 1000 2000 2500 de cette portion des avances primitives Dépenfes en avances pendant 18 mois pour les 18275 1. • 2 3 1 1 5 . • Grain s. 12775 & uftenfiles de la culture. on a tâché calculées de toutes les vérités d'y rafîembler des preuves parlantes fommaires qui y font annoncées. de deux Fermes employées félon ces deux différens genres de culture . deiïbus . Cependant comme .

700 ) . pour l'avoine feulement Gages des chartiers . &c. & AVANCES de annuelles la claffe productive.. En 374$ total . CHAPITRE Avances annuelles. que nous devons partir pour calculer les richeffes annuelles pléer. qui produit de beftiaux profit. pour fa dépenfe annuelle. la diftribution annuelle de ces richeffes . En ce cas . montant à 8560. Valets de baffe cour . rendent environ 70 pour mée i8os>dedans trois emploi cent de produit net malgré le défaut de liberté du commerce des grains. Cordier. La dépenfe du Fermier èc de fa famille n'entre ici Fermier Produit Produit net. celle de fa famille. . les produits c'eft d'après les réfultats de fon dont on ne parle compenfe les dépenfes pas ici doit yfupcompte . vent monter A rer de leur reproduction. IX. nous affu. . 6650 . 960 V Capitation e C Dixme qui fe levé au 24 t annuels Frais y compris la rétribution du Fer. de cul- elle eft eflî- un Les avances annuelles . Maréchal. Nourriture des chevaux de labour .. Bourrelier. Frais de récolte Engrangement des faux & accidens frais Total 2150 & leur nourriture Batteurs grains 1000 1000 . Charron.les avances doid'une Nation . Produit. & 7496 xx 244 en compte que pour 736 liv. 300 des avances annuelles . . . annuelles du Intérêts des avances primitives j & 5660 . mais le net des C'eft le Fermier qui eft l'arbitre du revenu . mier . V Fermage J :::::.. • 500 600 • &: leur garde avant la moiffon 139 . 4000 y 72 °| 24° } Taille. c'eft lui qui calcule . Servantes . ture .AVEC L'AGRICULTURE. Bergers . 16904 bon ordre . charrues. . 9 1. • & & : & S 560 ETAT des produits de cette Ferme mis dans leurs proportions réciproques réduits à tordre du Tableau.

des avances annuelles pour les travaux qui précédent la première récolte. dont 21 de prés. . . . 5660^ * î . jumens truyes . 1. 14 fols. & Total de ce fonds d'avances primitives . • . ielon l'eftimation fuivante des frais annuels . 2. Masse des richejjes comprifes . outils inftrumens aratoires. eft 197 liv. Ainfi le' total des avances primitives eft de 2144 liv. de la totalité de la reproduction générale C'eft un cas particulier qu'on affujettit clépenfes des particuliers . . . Reprifes du Fermier Produit net e le réunifient .. dont l'in509 térêt. du fort au foible. détail. G EN ÈRALIT È de Limoge . . du revenu *"& Argent Avances de la claffe ftérile & . . fçavoir recette de la claffe productive Les avances de cette même claffe La Les avances de la claffe fférile . : . la dépenfe faite par rettes . pour la culture .840 V 5660 >. . Paroijfe de Concèdes y de Ley curas» Villages de la. le i8fOO Tableau. fe 18500 . mais les confidérées en. & . brebis. 00 \ . . laquelle chacun . 3555) 12. : . 1035 . Bœufs. uftenfiles de ménages Meubles Semences . ne fuivent pas de régies uniformes. . Charrues. Reprodu&ion.. feulement au denier 20. conformément à l'ordre annuelle. . la Ferme Avances primitives. RoujJ'alie & Il y a deux Domaines de bon fonds de terrein dépendans de de Pompadour . charoutils .. . &c. elles fe calculent. Les avances annuelles confiftent dans l'entretien des charrues . pendant 1 8 mois . : .RAPPORTS DES DÉPENSES i4o La reproduction dépenfent aux fommes qui totale eft égale à la claffe productive . Election de Brive . qui contiennent 71 arpens . charrettes. . vaches. eft pour 18 mois liv. inftrumens & ï 1 & ne fe monteroit pas à plus de 19 livres à perfonnes nourrir. Cette dépenfe . . .77XÇ 35 55^ ici à l'ordre général . . 300 300 200 1835 A quoi il faut ajouter la dépenfe . 6385 V 8560 > . . . & permanent EXEMPLE DE LA PETITE CULTURE.18500 . dans .

AVEC L'AGRICULTURE, CHAPITRE
chacun, parce que,

comme on

va voir

le

dixme prélevés , ilnerefte que 206

livres

IX.

241

& la

le

,
fermage , l'impôt
9 fols, fur quoi il faut prendre

l'entretien des inftrumens aratoires.

Produit.
Le produit

total de ces deux Métairies , fuivant l'eftimation forcée
dans Tarpentement général de cette Province ,
abonnateurs
par
efl de
liv.
à
740
quoi ajoutant 58 liv. pour la dixme levée ici au dixième
fur les parties décimables, fait en total 798 liv. diftribuées ainfi,
faite

les

Dépenfe des Métayers & de leurs familles au
nombre de 1 1 perfonnes, qui, réduites feulement au pain & à l'eau & aux moindres vêteAvances anJ mens 9 dépenfent au moins 30 livres chacune , en
,

«330
3 3 «-y

tout,

4jo.

Nourriture de 4 bœufs de labour, confommant par an chacun quarante quintaux de toin ,

15 fols le quintal, en tout

Intérêts feulement au denier

par

>..4fci

5
120-'-.

20 des avances primitives

faites

le Propriétaire

107 L 14
»

Total

des reprifes

.

faut défalquer du
qu'il
produit total de 798 livres
le produit net 240 liv.
qui fe distribuent ainfi ,
/-Tailles.

'^p^.^I'î^^a*
Pour 1

)

files

^

^

(.Capitations.

Produit

\

.

.

refte

85

1.

19

f.

.

.

36

1.

557I. 14 f.

.

V
(

af

3iL

^
.

.

,

pour

Fourrages ékuften-

impôt..;

440*

.

,

,

10

V

,.

,

iJjLtlfl

fj

net.|
j
jV

Pour
Pour

la

le

dixme
revenu du propriétaire

58
28.

240
L'impôt

retire

,

par arpent,

.

.

.

La dixme
Le Propriétaire

2

1.

3 f.
1.

1.

7

16
8
3

f.

6

7

9.
1.

d.

d.

Tels font les réfuîtats de l'évaluation établie fur le produit total de
798 livres des 71 arpens.
Pour fçavoir le produit des 50 arpens de terre, exploités ici par la
petite culture , il faut le démêler d'avec Celui des prés. La dixme qui
elt de 58 livres , ne fe levé
elle enlève
que fur la récolte des terres ,
ici le dixième du produit total. Ainfi,
liv. indiquent que le produit
58
total des 50 arpens de terre eft 580 livres , qui, défalquées de 798 liv.

&

il

relie,

pour

le

produit total des prés, 2.18

Liv.

dont un quart, ou

Hh

\

RAPPORTS DES DÉPENSES

%4 ±

environ 55 livres, eft en frais ; refte en produit net 163 livres chargées
de 1 3 3 livres d'impôts , qui réduit le revenu du propriétaire à 27 livres ;
c'eft par arpent de prés 1 liv. 4 £ 9 den.
l'impôt retire 6 liv. 1 1 fols

&

par arpent.

Le produit

Avances

Repnfes du f

50 arpens de terre

total des

annuelles.

.

.

Cultivateur
lultivateur.

\ Intérêts feulement au denier 20.

Produit net.

< L'impôt

eft

580

liv., diftribuées ainfi:

La dixme

f

395

......
»

*

5 01 »

... 79.

>

5

6

.

,

Propriétaire

'

J

58!.^
1

Le revenu du
(^

7

1.

106

y
580.

Le produit net, par arpent eft 1
Ferme de Lifoir il eft de 17 liv. 19

liv.

,

...

L'impôt retire.
Refte , pour le revenu

f.

6f.
2 f.

.

,

3

11.

1.

2 d. au lieu de
3 d.

den. au lieu que dans la

5

fols.

,

La dixme en enlève ..il.

1 1 f.

au
au

lieu

lieu

....

:

il.

.

de
de

1

3

1.

3

1.

*$£

17.

5.

19.

»

(<z).

'

Le produit total de
360 arpens de terre ,
«comme

ci -

ieroitici

devant

que

.

,

ne

.

.

3750 1. (£), au

lieu

de

2

1

18000

au lieu de 5660
5 50l.de produit net,
ià 10 6c demie.

On dit
culture

,

î.

liv.

différence

comme

au produit des terres exploitées par la petite
qu'il faut ajouter,
le produit de la vente des bœufs que l'on engraifîe après qu'ils

ont fervi à la charrue ; mais cette partie , qui a fes frais particuliers , doit
être mife à part. Chacun peut acheter des bœufs , qui ont fervi à la
charrue pour les engraiffer , s'il a des herbages ou d'autres productions
pour cet engrais. On ne pourroit donc faire entrer en compte , dans
les calculs de la petite culture , que le prix des bœufs ufés
maigres
que l'on retire de la charrue. Or dans cet état on perd dans la vente ,
fur le prix qu'on les a achetés , pour le travail de labour cependant les
fermiers de ces deux domaines, exploités par la petite culture, payent
380 liv. de fermage mais ce fermage englobe les intérêts de leurs avan- ces, qui devToient être de 212, c'eir à dire , au denier 10, comme
dans l'état de grande culture , le refte eft. pris fur quelques récoltes de
fur le bénéfice des befhaux de profit , que Ton élevé dans
châtaignes
les prairies &: dans les friches. Cette partie de beftiaux engage même
fouvent à laifîer des terres en friche pour le pâturage , par lequel ces
terres rendent au moins autant de produit que celles que l'on cultive.
e
(a) La dixme ne fe lève fur les terres de cette Ferme qu'à la 24 gerbe ; elle feroit

&

:

:

&

,

,

«nviron de 4 liv. fi elle fe levoit , comme dans l'autre
exemple, à la dixième.
C'eft environ 23 ou 24 liv.
(6)
pour la valeur de la récolte alternative d'une année
«le jachère,
d'une année de moifîbn de
chaque arpent \ c'eft à peu près le produit

&

ordinaire de

la

petite culture

,

comme on

le voit

dans ï Encyclopédie 9

art.

Grain»

AVEC L'AGRICULTURE, CHAPITRE

IX.

243

C'eft pourquoi une grande partie des terres refte incultes dans les
pays
de petite culture , fur-tout dans les cantons où il n'y a pas de prés pour
fournir le foin néceffaire pour la nourriture des boeufs de labour pen-

dant l'hyver.

On

nous dira peut - être que fans entrer dans de fi grands détails de
calcul , on apperçoit fur le champ que les 798 liv. de produit total ,
auquel on peut ajouter les 168 liv. de gain fur les beftiaux, &c. qui,
tout enfemble , forment un total de 966 liv. on appercevra , dis -je,
par une fimple addition , que ces 966 liv. fournirent un revenu de
à l'impôt; fçavoir :
533 livres , qui fe partagent au Propriétaire

Au

A

Propriétaire
l'impôt

Refte pour

I

.

&
...

380")

•* 533'

153J

les frais

433

Ramenons ce calcul à l'ordre des frais de la grande culture ; ne réduifons pas rigoureufement au pain
à l'eau les 1 1 perfonnes occupées
à l'exploitation de ces deux domaines ; accordons a chacun d'eux , du

&

au foible, pour

les retenir dans le pays, au moins 50 livres, en
reftituons
à celui qui fait les avances primitives,
550
les 212 livres d'intérêts
la durée de ces avances ,
défalaffurer
pour

fort

total

livres

:

&

de dixme &: 120 livres pour la dépenfe des bœufs de
quons 58
bour. Additionnons ces fommes à retirer fur les . . 966 liv.
liv.

la*

212.
58.
I20.
»

»

940.
Il

refteroit ici

,

conformément

pour l'impôt & pour

à l'ordre des frais de la grande culture

,

Propriétaire enfemble.
Mais, nous dira-t-on, ceci prouve que, relativement aux frais, il
y a plus de profit , pour le propriétaire &c l'impôt , dans la petite culture
que dans la grande , en fe difîimulant cependant la mifère des Colons

16

livres

dans

la petite culture

Que

c'eft leur état , ils s'y dévouent eux-mêmes.
donc , û l'on veut , fur la mifère à laquelle ces
ou plutôt à laquelle on les réduit; mais fait- on

mais

;

l'on s'endurcuTe

Colons font dévoués

le

,

attention que le produit total de ces mêmes 50 arpens de terre , devroit être de 2600 liv. au lieu de 580 liv. que le produit net pour l'impôt , la dixme &c le propriétaire enfemble , devroit être de 800 , au
lieu de 79 livres; que ce produit net , bien
loyalement diftribué,
rendroit au propriétaire les j ou 450 livres, au lieu de 6 livres ; à
~ ou
l'impôt les
225 liv. au lieu de 15 livres ; à la dixme des terres y

&

ou 125

livres

au lieu de 58

liv.

(que relativement aux

terres fimple-

Hhij

RAPPORTS

DES DÉPENSES
244
on vient de le voir , feroient beaucomme
ment , ces augmentations ,
les
reprifes du Cultivateur devroient être
coup plus confidérables ) que
tle 1700 liv. au lieu de 501 ; que ces reprifes font au profit de toute la
Nation par leur diftrihution dans la dépenfe ; qu'enfin le terme de la
l'abandon des terres qu'on laifle tomber en friche, d'où
petite culture eft
s'enfuit l'anéantilTement des

des
fifc

trie

Campagnes
,

plus la

pour fe

bête

ejl

délivrer

revenus

&

de la population des Villes Ô£
de ce proverbe équivoque du
va , c'eft - à -dire , mieux elle s 'expa-

faifant le vrai fens

;

chargée , mieux
du fardeau.

elle

On ne peut pas réduire à l'ordre du Tableau les produits de

la petite cul-

&

ture , parce que les avances annuelles , pour la nourriture des hommes
des bœufs de labour , n'ont aucune diftribution ni communication avec les
autres clafles d'hommes de la Nation. Les Colons réduits rigoureufement
à l'eau , -ne peuvent contribuer en rien £ la diftribution qui
au pain
fait fubfifter la claffe ftérile. Ainfi, l'ordre du tableau n'eft point applide culture, qui n'exprime que la mifére des cultivacable à ce

&

genre

teurs

,

Saint

&c. réduits

Maur

à cet infructueux emploi des terres. M.
que les f du total de la culture du

préfume

(a)

Dupré de

Royaume

font en petite culture , dont il eftime le fermage à 1 5 fols par arpens (/>) ,
fur quoi le Propriétaire eft chargé de fournir les befliaux à titre de
fans intérêt: Point capital à éclaircir par les
cheptel. mort , c'eft-à-dire ,

Académies d'Agriculture.
au Lecleur à juger ce que deviendroit un Royaume où le
entièrement en petite culture; à juger s'il eft imtombéroit
labourage
à la condition de
portant de mettre le Cultivateur en état de s'élever
munir
d'avances primitives , capables de fournir
gros Fermier , de fe
à la meilleure exploitation , de ne pas regretter
à la grande culture
les avances annuelles , qui d'abord paroifTent plus coûteufes pour une
de forts falaires , mais qui
culture où tout demande un gros entretien
retrouve bientôt tout cela à la récolte qui lui rend la rentrée des avanen fus de forts revenus pour les Propriétaires ,
ces , leurs intérêts ,
ou plutôt pour la Nation. On eft libre de m'oppofer que je choifis ici
deux exemples pris dans les deux extrémités. L'allégation feroit faufle ,
accorder qu'il eft entre ces
mais je veux bien la tenir pour vraie ,
diverfes de culture plus ou
nombre
de
claftes
deux exemples un grand
Je

laiffe

&

&

&

&

fera-t-il vrai que ces deux
profitables ou annihilées. Toujours
l'une
dire
ainfi
exiftent ,
, devenir générales
qu'elles peuvent , pour
ou l'autre ,
établir la profpérité de l'Etat , ou le réduire à un degré de

moins

&
&

dépériffement qui l'anéantiroit. On voit donc de quelle conféquence il
eft d'avoir
aux pertes qui font toujours le premier
égard aux frais
le
fur-tout à ceux du genre le plus important
objet à défalquer ,
moins fufceptible d'eftimarion.
donc la terre fur - tout ,

&

&

&

Apprécions

préférons

,

d'entre les cultures

{a) EfTai fur les

Monnoyes

{£) Idem. pa^. z6

,

,

,

celle qui tire

pag. 28»

à la Note.

le meilleur parti du

&

terrein»

AVEC L'AGRICULTURE, CHAPITRE

IX.

145
Mais on y vient naturellement à l'aide du même mobile , qui met en jeu
tout le relie. Les dépenfes , les confommations les débouchés la valeur
vénale , voilà ce qui enfeigne au Cultivateur à bien employer la terre.
Voyez combien elle eii précieufe , par le bon débit des denrées , au,

,

près d'une grande Ville.
Les petites eiitreprifes , les petites fermes , paroifTent au premier coup
\
>r
>
j,
-,
„ Vj
tt
r
-n
d
œil tendre a 1 objet que nous venons de deligner. Une famille qui n a
peut vaquer plus
qu'une petite Ferme à exploiter , met tout à profit,
aiiément à la culture de toutes les parties de fon petit domaine. Par ce
'

"

,

;

1

&

moyen une grande Ferme

diviiée en quatre , au lieu de ne nourrir
en nourrit quatre , &c le bien n'en efi que mieux tenu.
Tel efi le coup d'ceii apparent d'abord , mais un retour lin* la régie uniforme
confiante du produit net , nous détrompera de cette erreur.
Certainement les quatre familles ci-deffus, à attention égale, tireront
plus de produit total , mais ce n'efi pas à dire que ce genre de culture
toit plus profitable pour le revenu , qui efi le feul objet pour le Propriétaire, pour l'Etat
pour la Société. Les habitans des Villes, qui s'imaginent que les Payfans labourent eux-mêmes les terres qui produifent les
moifTons , fe font tous décidés en faveur des petites Fermes
des petits
emplois de culture , parce qu'ils occuperoient un plus grand nombre
,

qu'une famille

,

&

&

&

d'hommes

&

entreiiendroient une plus grande population , &c par
une
conféquent
plus grande abondance de productions , qui feroient à
bas prix par la concurrence de ces Payfans , forcés de vendre pour payer
les impôts dont ils font
chargés ,
qui eft. lui-même un aiguillon pour
les forcer au travail ; c'efi ainfi que le Citadin croit avoir {es efclaves
,

&

&

dans la rniiere ; mais
continuellement fous le joug , dans Fopprelîion
il feroit bien puni de cette abominable barbarie , fi fon fort
dépendoit
réellement de cet abfurde fyfiême d'Agriculture , fondé fur la multitude
d'hommes , employés au travail de la terre. Pour le détromper , il
fuffit d'en
rappeller ici un exemple. Une charrue tirée par quatre
chevaux ,
conduite par un homme , laboure autant de terre que trois
conduites par fix hommes ; or ce tracharrues tirées par 1 2 bœufs ,
vail produit à peine le dixième du revenu que donne le travail de la feule
charrue tirée par les quatre chevaux ,
conduite par un {qiù homme.
Sur ce pied il faudroit , pour l'exploitation d'un terrein qui peut être
exécuté par 500,000 hommes,
qui rendroit plus d'un milliard de
revenu, il faudroit , dis-je , par la petite culture des bœufs , 3,000,000
d'hommes, dont l'emploi ne rendroit peut-être pas aux Propriétaires
100,000,000 de revenu ou de produit net. Or c'efi par le produit net de

&

&

&

&

l'Agriculture que fubfifient les habitans des Villes. Les campagnes pourroient être couvertes d'hommes , occupés à la culture de la terre , fur-

tout

de

&

labouroient eux-mêmes avec leurs bras ;
cependant , avec
les
fi
habitans
des
Villes
ces
hommes
travaux,
,
avantageux, ne

s'ils

tels

pourroient plus fubfifier. Confidérons le même objet fous un autre point
de vue moins ridicule,
plus charitable,

&

,

Les P et »t«

Ploitations

<?*-

font

moins profitables

i ue

les grandes.

RAPPORTS DES DÉPENSES

246

On

Mémoire à la Société de Berne, déjà cité dans
qui établit les vrais principes , on a fuppofé,
précédent,
Chapitre
dis -je, une terre en pré, bk qui produit ioo liv. en foin ou
pâturage.
Les frais de fa récolte coûtant 30 liv. refte 70 liv. de produit net. D'autre part , on fuppofé que cette terre en bled produira 1 50 liv. mais que
de récolte coûtent 100 liv. il ne refte plus
les frais de culture
que
de
l'on y a démontré
net
livres
,
produit
qu'entre ces deux em50
le plus
avantageux au Propriéplois de cette terre , le premier feroit
à la population. Que refle-t-il après cela?
taire , au Fermier , à l'Etat
En général les petites fermes font , relativement au grandes , dans le
même cas où fe trouve le champ de bled ci-defïïis contre le pré. S'il
y avoit plus de produit total à la terre cultivée de la forte , il y auroit
Certainement moins de produit net. Ces Cultivateurs multipliés , cona fuppofé dans le

&

le

&

&

&

fomment

plus grande partie du produit total,

la

les

le

les

& reftraignent d'autant

confommations appréciées ,

revenu,
dépenfes ,
produit net,
la grande
valeur vénale ,
conféquemment la production
Agriculture. Les grandes Fermes , les fortes entreprifes de culture font donc
le profit de tous. A la vérité, cette méthode ne peut avoir
l'intérêt
lieu par-tout. Il eft des cantons montueux
coupés , où tout eft. divifé
de
des
fortes
frontières
naturelles ; alors les
féparées
par
parcelles,
par
de la nature. Mais ces
pofTefTions font forcées à s'afïimiler aux ordres
rendent peu de revenus en comparaifon des pays où la charrue
le

&

la

&

&

&

pays

&

ils ne feroient pas cultivés , s'ils. recevoient
s'étend à perte de vue;
la vie en vertu de leurs rapports politiques
phyiiques , avec des
où la grande culture eft en ufage , 6c qui font vraiment la bafe de

&

pays

du maintien des Sociétés.
en un mot, de grandes entreprifes d'Agriculture Là le Fermier ne fçauroit être négligent que le poids de la maffe dont ii efl chargé
bientôt ne le déplace. Là les lumières de l'Entreprene l'ébranlé,
vivifient
neur, proportionnées à l'étendue de l'entreprife , animent
tout un canton. Il n'épargne point fur les avances primitives , parce
eft en état de les fournir,
parce qu'il en connoît l'importance &€
qu'il
inftruit
Nécessairement
le
intelligent dans les détails du comrapport.
la richeffe ôc
Il

faut

:

,

&

&

&

&

,
dirige toute l'a£tion d'une grande machine vers les objets
de la plus utile confommation. Il n'aura garde d'employer ces terres
à porter de mauvaifes denrées pour la nourriture des manœuvres
qu'il employé. Il tend au vrai débit qui lui procure de l'argent,

merce

rural

il

avec lequel

il

vriers dans les

Tannée fur

paye de forts falaires
qui lui attirent de bons Outemps néceffaires. Ces Ouvriers ne font point toute
,

fes crochets

faifon des moiffons

,

comme

qui

eft

l'eft la

famille des petits Fermiers.

pour eux une récolte de

falaires

,

La

qui les

une forte d'aifance, la faifon des récoltes, dis-je, une fois
vont
s'occuper à d'autres travaux fur leurs petits biens, au
paffée,
aux
,
vignobles au bois, Sec. Ils font utiles ailleurs enfin ,
jardinage
cefîent de pefer en frais fur la culture , <k en diminution des grands
rétablit dans
ils

,

&

AVEC L'AGRICULTURE, CHAPITRE

IX.

247

revenus. En un mot, les gros Fermiers font l'ame de l'Agriculture, la
la puiffance
bénédiction de la Société , le falut , la richeffe , la force
ne faille
fans
doute
des Nations agricoles. On n'inférera pas de là ,
, qu'il
le
tout
fes
a
bornes, depuis
potager
qu'une ferme dans une Province

&

:

jufqu'aux Empires. Mais cherchons toujours à étendre, plutôt qu'à rétrél'influence des chefs de la
cir la noble induflrie , le talent , le génie
de l'Etat.
la
Société
alimentaires
de
eultivation, génies
La mauvaijè qualité des productions. Nous avons prouvé , dans le Cha- Perte fur rempitre précédent, que l'emploi des terres, en mauvaifes productions, facuiïrVdèTpro*
la ruine duftions de ?tf
entraînoit , par une nécefTité fuccefiive , l'appauvriffement
*
d'une Nation. Il feroit inutile de répéter ici que c'eft la valeur vénale pnx
ce
font
les
forme
les
revenus
revedes produits de la terre qui
,
que

&

&

&

&

dépenfes , balancier univerfel de la circulatoute portion de territoire ,
tion ,
lien indifpenfable de la fociété
de
mauvaifes
en
qualités , eft autant de perdu
employée
productions
&:
démontrée. Ainû" donc , les
confiante
l'Etat.
C'ert
une
vérité
pour
l'Etat
font apparens 6c vifibles.
maladie
de
de
de
fanté
ou
,
fymptômes

nus feuls qui font

aller les

&

Le coup

:

d'œil des terres

fuffit

pour

les

déterminer. Sitôt qu'on verra

les terres fe charger de mauvaifes productions , propres uniquement à
non
fervir de fubfiflance groffière &c miférable à de pauvres Payfans ,
à devenir richefTes , on peut être certain que tous les refforts de

&

Société font altérés. J'ai dit à de pauvres Payfans ; car les Habitans
des Villes fubfiftent par le revenu; le revenu retranché , les Villes font
anéanties. Mais quant au remède, que penferoit-on d'un médecin qui,
chargé d'un malade accablé de langueur Se de dégoût par l'altération de
tous les refTorts de la machine , chercheroit à lui préf enter des ragoûts
lui redonner du moude nouvelle cuifine pour réveiller fon appétit,
vement. Semblables à ce docteur ignorant , feroient des fociétés d'Agriculture , qui penferoient la rétablir , en faifant des effais , publiant
des recettes , inventant des femoirs , ckc. De bons cordiaux , adminif-

la

&

au fymptôme , pourroient
mais ils ne ferviroient bientôt qu'à épuifer les forces , 6c qu'à accroître l'accablement du malade , fi
le fuccès de cette méthode n'étoit préparé par des foins également fructueux , tendans à rétablir tout le régime animal , les évacuations , la circulation
la liberté des organes. Ainfi, des fecours réels , accordés aux
Cultivateurs , de la protection, l'emploi du fuperflu de quelques aifés à
des améliorations du territoire , pourroient paffagerement donner un
air de renouvellement à l'Agriculture ; mais fon véritable rétablifentière lifement tient à des caufes de plus d'étendue , à fa pleine
berté de commerce , à {qs proportions libres , relativement à l'induftrie ; à fa {implicite de police <k d'harmonie relativement à la juftice 9
à fa régularité avec la finance,
par ces moyens divers , leur jeu nafi l'on ne rétablit enfin le
aux
turel
;
régime polidépenfes
profpère ,
l'ordre naturel
fimple dans toutes les parties , les vains efioiï$f
tique
trés par le médecin qui borne fes vues
avoir une forte de petits fuccès paffagers ;

&

&

&

&
&

&

RAPPORTS DES DÉPENSES

148

ne feront bientôt qu'une furcharge pour
attirées par ces dépenfes éphémè,
res , fe présentant à la concurrence d'un marché déjà désavantageux ,
tomber tout-à-fait le peu de valeur vénale qui
Feront baiffer encore
donnoit un fouffle de vie à ce qu'il en reftoit ci-devant. Les partifans de
la mode , rebutés par le mauvais fuccès de leurs tentatives,
revienn'y
l'Etat n'en fera que plus mal après cette crife étouffée.
dront plus ,
Le bas prix des productions eft précifément le mal qui réfulteroit de ces
tentatives imprudentes. Nous avons allez démontré que tout n'alloit
que par les dépenfes ; qu'il n'y avoit de dépenfes , qui donnaffent un
branle favorable à la circulation , que celles des revenus ; que le taux
de
des revenus étoit toujours proportionné au tarif des productions
leur prix. Nous avons allez développé, dis-je, ces vérités fondamentales pour n'avoir plus à y revenir. C'eft uniquement la valeur vénale
des productions qui en décide le mérite
le prix , relatif à la Société.
la ciguë valût
S'il étoit poifible
plus d'argent que le froment, Je vin
que
le lin , il faudroit cultiver de la ciguë,
abandonner aux autres le
foin des productions de premier befoin; car nos terres nous fourniroient
plus de bled, plus de vin, plus de lin, &c. que û elles étoient em-

pour

rétablir l'Agriculture

,

î'eftomach. Les bonnes productions

&

&

te prix décide
du choix des productions que Ion
éoit cultiver.

&

&

&

&

culture de ces productions ; l'herbe virulente , que l'on
n'avoit pas plus de valeur vénale il y a cent ans ,
,
on préfère aujourd'hui, dans ce pays-là , cette culture
que la ciguë ;
du tabac à celle du bled. Telle eft la véritable destination des terres ,

ployées à

la

cultive à la Virginie

&

de rapporter des denrées de prix. Mais cette deftination, je le répète,
ne fçauroit avoir d'autre guide que l'intérêt même du Cultivateur, en
état par fes richeftes , de tirer le plus grand profit de fa culture. Toute
autre direction ne peut que porter à faux,
lui être contraire. Ainli l'a
décidé irrévocablement l'ordre naturel , émanation
code immortel
des loix de la Providence , que notre reconnoiffance doit placer dans les

&

&

La

des
des

difficulté

tranfports

productions , les
privilèges exclu-

& les

fil:"';

droits

d'impofitions

fin-

accordés aux Provinces , aux "Vilies denrées,

les

,

&c.

temples deferts de cette divinité des anciens , le Defin.
Le défaut des débouchés & les grandes dépenfes du commerce rural. Qui
ôteroit la Viftule à la Pologne, en feroit bientôt un defert. Cette Rivière

un débouché pour le Nord , aux bleds que rapportent ces vafcampagnes , leur procure la branche de revenus que les Magnats fe

offrant
tes

&

dont ils fe contentent , préférant la conftitution politipartagent ,
leur
égard ils appellent liberté , aux avantages que leur apque , qu'à
d'autres
branches de commerce en altérant leur conflituporteraient
tion. On voit par-tout les fortes peuplades s'établir fur les rivières
fur les ports. Interrogez chacun fur les motifs de cette fituation, partout on vous dira que c'eft la commodité-du débouché;
dans les mêmes temps , ces Agricoles feront les premiers à demander ou à loutenir
des privilèges qui leur attribuent exclulivement , autant qu'il eft polîible , ces avantages dont le prix leur eft fi connu ; aveuglement de l'efde révolte contre l'ordre naturel. Bordeaux ne
prit de tyrannie
fouffrira point que les vins du haut -pays arrivent à fon Port avant la

&

&

&

Saint

s'écrie qu'on la ruine . il peut être fur d'y trouver le détriment de l'humanité la violence elle-même. les réglemens de l'injuftice ou de l'ignorance pafTés . ne regarde pas comme fa première affaire d'éclairer les Peuples fur l'importance 6c la néceffité du droit commun . on rappelle l'ancienne conftitution de l'Etat fans la connoître ni l'entendre. pefer de l'autre fur les droits nouveaux tout autrement onéreux . différer le plus indifpenfable 6c le plus preffant de fes befoins. dans des fiécîes d'ailleurs éclairés. à l'ordre & & & & naturel. Que les hommes offufqués 6c concentrés dans leurs petits intérêts particuliers . Le règlement 6c l'ordonnance veulent créer des loix . certainement c'eft. je crois. peut-être auxde reconnoiffance perfonnellequelles je dois le plus d'attachement ment . rayer d'une main les déde l'autre leur ordonner des emprunts onépenfes ufitées des Villes . l'étouffer en fermant les débouchés à fes produits. Quand je cite ici les deux Villes . 249 André. Le plus grand mal de i'injuitice eft qu'en vieilliffant elle devient Coutume . aux vins de la Province. on verra le même gouvernement enlever d'une main les péages anciens . 6c penfent pouvoir s'approprier à eux feuls des avantages rendus communs par la mère commune . On recherche . Ainfi . faire d'une main fignal de protection à l'Agriculture. Ainfi. Mais qu'un Gouvernement .^ AVEC L'AGRICULTURRE CHAPITRE. 6c qu'on ren~ verfe Tes privilèges. la défecluofité des principes rendent nuifibles les moinl'ignorance dres changemens . d'effacer en un mot toutes les traces d'exclufif 6c de tyrannie entre fes Sujets . refufent . Marfeille . forcée à donner à tel temps un pafîage qu'on appelle Tranjit . 6c ne tentent pas même d'appercevoir leur dépendance médiate de l'intérêt général . de l'autre reux. La durée la continuité de ces traces de barbarie . tout fe combat dans le & maniement même de la chofe publique. tandis qu'ils ne devroient renfermer que la décifion des cas conformément aux loix primitives . on baptife de prétendues loix fondamentales . ne provient. Ainfi toutes les tentatives. animal. mon deffein n'eft pas de les inculper ni de fous-entendre ailleurs les traces plus fortes encore de la tyrannie quelquefois méconnue par ceux mêmes qui l'exercent. de le faire régner puiffamment fur les aveugles volontaires . s'introduit dans les foins mêmes tendans à rétablir l'ordre la paix de l'intérieur. IX. Par -tout où l'intérêt particulier trouve la loi du plus fort . Une guerre fourde 6c opiniâtre s'établit dans l'intérieur. bientôt tout cela s'arrange aux devant & & chofe publique de la Société. Chacun cite de fon côté comme loix . les moindres efforts faits pour le maintien 6c le rétabliffement de l'ordre. tout fe contre- dépens de la & & & & dit . c'eft une fuite de l'erreur 6c de l'inftinct. autre branche de la même tige . en ce genre. 6c Ii la . que de ce que l'arbitraire. 6c les pauvres humains finiffent par l'appeller Droit. Dès-lors l'intérêt exclufif des Particuliers n'a plus qu'à plaider l'intérêt exclufif des Chefs . portent le germe de leur propre inutilité. 6c perfonne ne réclame les droits puirTans imprefcriptibles de l'ordre naturel. autorifé 6c puiffant . Ainfi .

lui fera faire des prodiges de fertilité. dit. pour mieux dire. encouragera celle-ci. les marais & les fondrières féparent plus que les diftances . par la facilité des communications . fiége n'aflïïre rien nous démontre ment des fortes peuplades plus les que d'erreurs fubMances que les . ou. ne confifte que dans le courtage &C la communication entre la prola confommation. & en conféquence. où vous voyez que les plus mauvaises fe vendent à un taux exceffif. & de quoi vivront . Brifez . Le commerce rural . on les communicafçait cela. . cède à des irrégularités qui opèrent l'obftruftion . Faites enfin que toutes vos terres participent . levez tous les obftacles. net ou revenu. ck en déduction du confidérables . commencez par enlever les embarras les décombres dont la fauffe fçience l'intérêt particulier. applaniflez ces obftacles . préparent & la diïîblution. placée de toute part à côté de la production. intercepl'avantage & & . ôc même territoire. auquel & elle cette dut fa Voulez-vous couvrir de villes votre territoire . la racine indifyenfable de tous les autres . bientôt reftituées par le doublement de vos revenus. établirez tions par eau le plus que vous pourrez. femez-y des rivières des chemins . la Ville languit . & la religieufe l'établiffede l'ai le Je obfervation des régies qui en réfultent.plus Un Bayonne par un débordement . ches . c'en: la débouchés. qu'un hameau défert . Il n'eft cette mer qu'un fanal qui puiffe nous empêcher d'échouer fur & d'écueils connoinance des principes . Les ro- & & & & gnement. . fournis toutes les fertiles plaines de l'Afie . lui même . le premier de tous. Ces diftances confiftent non-feulement en éloiproduit mais encore en empêchemens de communications. à du voifmage des grandes Villes . attendu qu'elles portent davan- & coûtent moins : ne craignez pas de facrifier à cet objet les plus tage. voulut qui avoit parcouru l'honorer de fon nom . dans une main quand ce Prince & & & comme il n'en.RAPPORTS DES DÉPENSES z^o & de la fureté intéde l'uniformité . de la liberté puiflance tutelaire rieure . Mont & que cette ftatue tînt une Ville répondit. que c'eft à la liberté des débouchés que vous faites ces {kcrifices . en comparaifon du prix des meilleures dans l'éloignement. les habitans ? ce n'étoit pas le manque de territoire qu'il avoit en vue . Changez les bouches du fleuve. Quand Alexandre ridiculifa d'un mot Architecte qui vouloit faire du judicieux le projet imaginaire de cet Athos la ftatue du Conquérant . il choifit le bord de la mer fonder une Ville . mais le défaut de communication. n'oubliez donc jamais . Mais en faifant toutes ces chofes . quoique pofledant le arriva à nouvel orage lui rendit fon fleuve Ville fe rappelle fans cefTe cet reftauration. le débouché d'un grand fleuve. plus les frais du rapprochement font ces frais font pris fur la chofe . fon port heureux événement & . Plus ilfe trouve de diftance entre ces deux duction choies nécenaires à rapprocher . la vie. elles vous feront grandes dépenfes dans l'emploi même des revenus . dis-je .lors la confommation . Dès . Quand le Conquérant .

à dire vrai. voulurent faifir.51 tent les communications que la nature vous avoit libéralement données . en ce genre. des droits fur le commerce. Les Portes -baies n'ont ni voifins ni amis . en pleine paix. & peu la liberté . On Iiij ils marchent n'eut garde . Les importions indirectes tirent leur origine des efforts politiques des Gouvernemens . de bris denaufrage. de l'Etat . c'eft à dire . comme. de en quoi prévaloir puiffance . disje. quoique en ait été comme proferit par la civilifation . les terreurs préles inconvéniens prétextés qui vous arrachent la permiffion & . Ses déréglemens .à côté des immunités èc des privilèges qui fervoient comme d'armure à ces corps à ces particuliers . c'eft par cela feul qu'il attaque tout. importions fpoliatives. imaginèrent . par la réunion la concours . qui. difperfé toutes les Sociétés. cette s'étendit bientôt dans l'intérieur. fur ces péages. C'eft uniquement dans fes influences fur l'Agriculture que nous le confluerons maintenant . ou que vous vous formez par des travaux qui ont furmonté les difficultés . C'eft ici le grand vos denrées Impolît'ons de(. comme il a femé les bruyères fur les ruines de Suze . CHAPITRE IX. abîme ou vivifie . cherchant à prédominer fur l'indocilité des Magnats ou des différens ordres qui conftituent les membres du corps politique. font ici confidérés fous deux faces également importantes.tout fur les raifonnemens fallacieux . fur la refpiration de la l'ufage Société. . qui couvriroit de ronces les débris des Capitales . ni fyndics pour les défendre : il fut aifé de la leur faire acheter. point nu du Souverain dont les dérangemens ont ruiné tous les Etats . avoués droits régaliens . qui leur paroît toujours en danger par l'abaiffement des courages l'opprefîion de la liberté. vos chemins fur . parvenir peut être à les ruiner un & & & & jour. félon les notions grofîières d'alors . dont les traces fubfiftent encore. Il faut. foufflez fur ces droits onéreux. Tous croiroient y donner atteinte . 2. tendues . les difeuter l'une après l'autre dans leur nature dans leurs inconvéniens. iâtes Ces comme Magnats. fans envifager aucun Gouvernement en particulier . d'attenter fur la liberté facrée de & Les importions indirectes les de vos produits. une forte d'invafion fur l'étranger. difpofé à lui faire d'autres facrifices. détruit tous les Empires . fur ces douanes odieufes Villes . bonne ou mauvaife . ni paroiffes . Dans les premiers temps de la formation des Sociétés . En cet état. & les portes de vos qui égorgent vos fleuves .AVEC L'AGRICULTURE. & delà Nation. point. les élevés . d'Ecbatane d'Antioche. fur la foi publique . chacun efl prêt à fervir de la main courages font tous ardens & à & le la & fureté publique ne refpirent que buant à tien de . ils établirent . les la la & Gouvernemens défireux d'accroître les revenus du fïfc pour les befoins . &c fouvent partagés par les Villes les & Comme une obftruttion en engendre bien-tôt une autre . à peu près femblable aux droits d'avarie. ou de leur révolution par l'invaiion conquête . méthode & confdroits furent réciproques chez les voifins. point dont la direction . en attri- & puiffance tutelaire le droit de les faire contribuer au mainchofe publique .

qu'elles n'ont pas befoin d'éclairciffement. proportionné à l'état déiigné. Ces vérités ont été fi évidemment démontrées . ainfi la contribution devient non -feulement déréglée. eft nuifible à la Nation. D'ailleurs . ayent afTigné une partie fuffiiante de fes revenus . à proprement parler . une portion telle qu'elle furpafTe toute autre forte de revenu public . qu'il faut attribuer ces dérangemens. & il eft fondé fur la proportion connue. Or dans un Royau- & & me agricole . conféquemment fur les propriétaires. elles laiiloient au fifc le reffort arbitraire des importions indirectes . Ilfuffifoit à ceux-ci de ne point voir l'Huiffier à leur porte . Toute Nation qui n'a pas un revenu public bien & & Caufe desîmpotei citions & & & toujours graduel. que quelque chofe qu'on tirât fur la marchandife. parce que cet impôt n'a ni mefure ni régie proportionnelle avec la maffe des revenus de la Nation . une Nation. non aux Souverains . mais toujours avec inquiétude fur l'impôt exigé par le Gouvernement . eft deftructif. le revenu public ne doit donc être ni contribution ni impôt . dans l'inftitiition de leurs gouvernemens . qu'on préd'eux. qui n'eft pas pris immédiatement fur revenu du fol . d'accorder ou de refufer des fubfides aux befoins de l'Etat . pour former décidément déterminée & & & & & un revenu toujours conforme proà la marie totale des revenus du territoire . Car le revenu public. Le Souverain aura donc toujours alors le plus grand revenu poffible que le Royaume puiiTe lui donner constamment & régulièrement fans dété- rioration de la maffe totale des revenus de la Nation . nuifible à l'Etat . qui établit d'elle-même convenablement les droits les prétentions du Souverain fur les richefTes de fes Sujets» & . & obfcurément fous l'idée abfurde indéterminément de contribution générale . fufnfant . mais une forte portion déterminée de la maffe des feuls revenus des biens fonds. Cependant on ne voit prefque point de Nations qui.bien compétant actuel progrefîif de fes revenus . n'elt véritablement pas . . eft une partie effentielle constitutive d'un Etat. tandis que des Nations prétendoient encore jouir du droit conftitutif de leur établiffement. pour fe croire francs . Dans tout Royaume agricole. de ne contribuer que par don gratuit . qui ne pour- le roit être levé fans dépériffement par tout autre genre d'impofition. tout revenu public. car ce qui eft nuifible à la Nation eft. c'eft-à-dire . ample proportionnel aux forces d'une Nation . Ce n'eft pas même précifément fur le reve- s'y foient foumifes nu qu'on a prétendu régler l'impôt . quoique toutes portionnel les Nations ayent connu évidemment la néceffité de ce revenu & qu'elles conftamment un revenu public . c'eft fur l'opinion arbitraire que l'on a des richefles que pofféde chaque particulier. mais généralement préjudiciable à la Nation à l'Etat . c'étoit toujours fur la denrée levoit indirectement. l'emla circulation. toutes les connoiffanees de l'économie politique en font par elles-mêmes des preuves décifives. abfolu fur la de marche pire C'eft aux Sujets mêmes. ce qui eft nuifible à l'Etat . ni à l'état du revenu de chaque fujet. &c.RAPPORTS DES DÉPENSES 252 de s'appercevoir qu'ils ne payoient rien & .

ils décident qu'il efl impoffible de former des arrangemens fiables entre les Souverains & les Sujets. Dès-lors il n'y a plus . ni propriété foncière. que d'à. ni propriété mobiliaire . au plein exercice de la puifîance de la défenfe de l'Etat. que c'eft l'intérêt mal entendu des Nations mêmes rn flîtutïon qui a préfidé d'abord à Pinftitution des Gouvernemens . fur le revenu des biens fonds au préjudice des Propriétaires. & & & fans mefure. par contre -coup . foumette la Nation à pourvoir . de quelque manière que ce foit. ou à plufieurs . 253 Son revenu eft alors une propriété décidée & non une irnpofltion confufe indéterminée & ruineufe. par la forme le quadruple de ce qui en revient impofitions.guliere du bord au/îi l'autorité s'eft prêtée avec complaifance aux faufTes mefures r^I^J. foit qu'elle appartienne à un ~ feul . parce qu'elle n'efl établie fur aucune régie proce les richeiïes entre portionnelle genre de contribution confufe . Car là où il n'y a pas de propriété mobiliaire affûrée . toute la charge retombe. il n'y a pas non plus de propriété foncière. Les Fondateurs des Empires instituent des loix publiques qui forment les liens de la Société . enfin la Nareligion du Souverain tion la puifTance fuccombent. formes infuffifantes &abfurdes. femble avoir . en établhTant une autorité pour la fureté de leur propriété. qu'il ne peut augmenter fans . les & vement & immuablement efl la partie public qui fage &: folide d'un . pour la Nation . Cette marche s'étend fans affujettis. régulière gouvernement. êk chaque citoyen a fa portion de richeffe en pleine propriété & immunité. Il faut enfuite que l'autorité . de la tranquillité publique. . au contraire. elles ne fe font appliquées. mais leur prévoyance ne s'étend pas décifiles forces de l'Etat. On voit par-tout. jufqu'à Pinftitution régulière fondamentale &c efTentielle Gouvernement parfait & de du revenu la conftitutiorc inaltérable. femblent n'avoir pas penfé que cette autorité retomberoit nécessairement fur leur propriété pour les befoins de l'Etat . règlent la forme du Gouvernement . Les Propriétaires riches veulent exempter leurs revenus. qu'à inventer des formes contentieufes pour s'oppofer aux écarts de l'autorité. Les Philofophes & . la miferedifperfe les Sujets. CHAPITRE IX. le double. Les impofitions indirectes fe multiplient .AVEC L'AGRICULTURE. anéantit & & Sages égarés dans leurs fpéculations politiques . conftitutif des Etats & dans leurs toujours été éludé par les Nations mêmes dans leur origine de fondamentale là aucune inftitution de progrès . tous les objets vifibles s'y trouvent & 1' l & & la nature de ces Les contribuables rapportent . le triple au hYc. déconcertés par les événemens . parce qu elles font dénuées de la condition efjenticlle à la fureté même de la- & * propriété mobiliaire & foncière & . font des maximes . de la Nation. la ordre & & & du Gouvernement eli furprife . accroître directement fi conforme ou indirectement à l'ordre effentiel & celle du Souverain. les avances des Cultivateurs font enlevées . Ils s'en tie&~ té- 1 I I I . Or lorfque le revenu public fe prend confufément arbitrairement fur les richeffes mobiliaires vifibles . ims as des Nations. Les Nations. Ce partage.

certains Pays privilégiés pour des genres de productions précieufes un pour les débouchés . Ainli cet Etat eft retombé dans le défordre des importions des emprunts immenfes . qui a été le théâtre des plus funeftes révolutions eaufées par l'impôt. eft expofée. &t ne font en rien comparables au vin. pour le Propriétaire. & & . qui altèrent leur fanté . toujours par l'intérêt mal entendu des Nations . ne fuit ni les progrès de la culture . renonceroient bientôt à leurs boiffons factices . de germe L'Angleterre . malgré les précautions politiques de cette Nation inquiette. l'indufîrie ôt le travail du Cultivateur? Pour yeux du Lecleur une efquiffe de cet objet . quand on étouffe . établi fur l'inftabilité du prix capital des biens fonds . Son cadaftre . &C dont on nous vante aujourd'hui le Gouvernement. malgré fa profpérité actuelle. plus occupés à afîïïrer la propriété de leurs biens . preffoir. Il donne à fa vigne les & & fix petites. que celle de leurs revenus . par exemple . fleuve toujours renaiffant de richeffes. & en excitant mettre fous la vigilance. & les échalats paye bien (es Manœuvres le bois pour les liens . défordre qui s'étendra fans préindirectes fans bornes . s'il ne leur plaît d'en tarir la fourrain Il eft. Il . 10 liv. il fait circuler la valeur vénale de toutes ces chofes cet arpent rend encore un produit net de 60 liv. établi directement fur le fol . par des prohibitions ou furcharges . voyance qui enfin y fufeitera . le relevé du rapport d'un arpent de terre planté en vigne à Saint . la paille . Qu'on ne nous préfente donc pas le Gouvernement de l'Angleterre comme le modèle d'une forme de Gouvernement parfait dans fa constitution . les recevroient avidement &c à un prix raifonnable de celles qui pourroient les leur fournir . qui ont un Pérou fous la main . de d'entretien de cuve vandange . en établiffant proportionnellement régulièrement le revenu de l'Etat. qu'on parcoure l'hiftoire. je place ici . ni l'accroifïement de {qs revenus annuels. <Sc tel la forte confommation le que la demande procurcroient bientôt. La confommation de Paris de fes environs excite ici le Vigneron à un genre de culture inconnue ailleurs. les mêmes troubles auxquels toute Nation agricole . on trouvera qu'il a tout le vice radical des Gouvernemens des Empires qui ont été boulverfés par les l'idée ell le & & & & ravages des importions indirectes. Revenons à la démonftration de la déprédation des revenus du Souve- & & des propriétaires. & & ce. Et quel commerce au monde peut équivaloir l'énorme profit que rapporteroit & celui-là ? Sçait-on le tort que l'on fait à un Etat . ou plutôt des propriétaires des terres . Les Peuples du Nord à qui les boiffons font fur-tout néceffaires . le flimier. les frais de de cellier. . eft .RAPPORTS DES DÉPENSES 154 nent à & indéterminée . pour la quatre grandes façons pour les tonneaux . cauféeparles importions indirectes. un arpent de vignes en bon rapport .Cloud. qui n'a pas un revenu public proportionnel à fes richeffes annuelles . qui vague d'une contribution générale la définition de l'édifice. fondée fur une conftitution ruineufe.

Cloud . accourez . . . qui. . augmentation. l'arpent de terre fournit un produit total de 500 livres un produit net de 160 liv. c'eftun portion du Souverain. pour fixieme de plus que la Mémoire communiqué à l'Auteur fur les Vignes de Saint. Entretien du plant de Vignes 9 Tonneaux '/"Fermages. venez arracher ces vignes . ne reviendront pas à 3 fols la bouteille.. 60 livres. IX. Mais. fur le pied où elles font. Le fermage eft. rapporteroient en outre plus de 900 liv. v 30 10 . 6c le vin . 6c Salnt-Cloud (a). un arpent de terre puille rapporter autant de produit net que rapun aufîi grand produit total û profitaporte un arpent de vignes . (a) le Propriétaire de îa terre. CHAPITRE dixme & 90 liv. ce qui monte au feptieme de la vente. j Impôts Produit net{ Dixme ] (^ ~. Echalats 1 47 Paille 5 Fumier frais. fans . 255 y com- prendre les entrées de Paris. Droit de gros. & ble à la par les Nation par la fubiiftance des hommes qui le PRODUIT Varpmt de de feignes à . 15 : 60 / 60I. jauge. 6c qui par vos réglemens étiez devenus les arbitres de l'emploi des terres.AVEC L'AGRICULTURE. . font naître autres dépenfes. ^340 liv. Journées de Vignerons 104I. voyez ce qu'on enlève à la Nation &c à l'Etat . courtage. ce qui forme enfemble pour le Souverain la fomme de 50 livres. Mais que n'examiniez-vous & auparavant s'il y a aucun genre de production aufîi étendu 6c par lequel . ) ( 60 total J 500 liv. ç6 24 ( Vendanges Entretien de Cuve & Cellier Preflbir 20 . auquel l'arpent de vigne paye d'ailleurs 30 livres . fans comprendre cet article dans l'état qui a été pris fur les lieux . . mais par une forme d'impofition fort difpendieufe . Les 60 livres payées aux Aides font prifes . vous qui aviez entrepris de les détruire. ci Produit 1 ^oliv. près Pavïs. Voyez . fur ce pied là . fur le vin . comme la dixme . 6c jugez du & préjudice des impôts indirects établis fur cette partie . qui ne rend qu'environ le tiers au Souverain . pour les divers genres d'impôts primitifs . .

RAPPORTS DES DÉPENSES,

256

Dans le cas de la fuppreffion de l'impofition fur le vin , il y auroit
40 livres de plus pour le Souverain & le Propriétaire. Ces 40 livres

&

étant prifes fur le terrein immédiatement ,
partagées au Souveau Propriétaire, dans la même proportion que nous venons de le
remarquer, le Souverain en auroit 17 livres, qui, avec les 50 livres
ci-defTus , feroient 63 livres. Le Propriétaire en auroit 23 , qui , avec
rain

les

&

60

livres qu'il reçoit

,

feroient 83 livres. Les 60 livres d'impofition

fur le vin caufent

donc un dommage de 40

de perte pour

Souverain

On

le

ne parle pas

&

livres

,

ou environ un quart

le Propriétaire.
ici des autres droits qui fe lèvent fur le

commerce

de cette production , cela entre dans un autre calcul.
Ici , le produit net eft 49 livres pour cent des avances ; mais relativement à la terre , il eft de 16.0 livres pour cent perches.
Le produit net de la grande culture de la charrue , étant fuppofé de
cent pour cent des avances, n'eft que de 18 livres pour cent perches;
ainfi , c'eil environ huit fois moins.
Dans les frais , il y en a la moitié en journées d'ouvriers ; de l'autre
un tiers en
moitié , un tiers efl en fumier , un tiers en échalats ,

&

tonneaux

(à).
les Propriétaires

des terres , à qui une femblable production ,
dans ce canton , paroîtra exagérée jufqu'à un point imaginaire , viennent eux-mêmes fur les lieux s'informer de la vérité de ces détails,
ils trouveront
qu'ils fuivent ceux de la meilleure culture des grains ,
la même difproportion entre ces différens genres de productions. Ce
ne fera pas certainement dans les qualités du territoire qu'ils trouveront le principe de cette richelTe. Ces coteaux font dans une mauvaife expoiition ,
dans un fol prefque oppofé à celui que demande
la vigne ; mais la confommation voifme ck la fureté du débit font

Que

&

tout forcer. Il ne s'agiroit donc que démettre du débit par- tout. La
vente qui fe foutient à Paris , malgré les taxes dont elle eu fur chargée , ne provient que de la langueur du commerce de cette production
dans les autres Provinces éloignées de cette Capitale où fe fait la plus
grande confommation. Le débit y feroit néanmoins au double, fi la
furcharge de taxe ne fubiiftoit pas ; mais elle y interdit l'ufage de cette
bohTon au menu peuple , qui n'efi pas en état d'en faire la dépenfe ,
elle force les riches mêmes à épargner fur la coniommation des
fubfiftances , à fe livrer par préférence au luxe de décoration , qui
eft excité
par les hommes de fortune , ralîemblés dans cette grande
Ville ,
le délire du faite ; défordre
à fuivre de loin les modes
s'étend
toute
qui
efpéce , toujours incerjufqu'aux Ouvriers de

&

&

&

On

peut voir un pareil détail fur le produit des Vignes d'une Province plus
la Culture de
la Capitale , donné
de
éloignée
par l'Auteur des Obfervations fur
la
1 ,
tom.
&.
fur
de*
la
chap. 33 ,
Guyenne,
Importions fur les Vins,
furcharge
(a)

chap. 46

,

fur les caufes

de

la

diminution du prix des Vins dans cette Province.

tains

AVEC L'AGRICULTURE, CHAPITRE
tains de leurs falaires

,

afïiijettis

aux

fantaifies

,

IX.

itf

toujours chancelans fur

&

d'une bonne fubiiffance journalière
réglée, fe font
un ufage d'en rétrécir le fonds habituel , pour aller confommer
en un moment l'excédent en débauches , au préjudice de leur famille ,

la bafe mal-afîife
faits

qui ne participe qu'à la parcimonie de l'intérieur de la maifon. Le
prix naturel , rendu aux denrées , rendroit la vie à l'univerfalité des
habitans ; on y confommeroit au double dans l'ordre économique
la terre rendroit le double des productions ; cette
journalier ,
régénération , qui feroit auffi-tôt accompagnée d'un furcroît de population
ou de confommateurs , auroit un effet bien plus préfent fur toutes les
autres parties du territoire, où l'on enlève tout, félon le régime actuel :
là où l'on ne reverfe rien , l'on
n'y dépenfe rien. Les confommations
feroient par-tout,
les
productions, dont la furabondance
par-tout
enlevée par les Etrangers couvriroit tous les coteaux du Royaume de
vignobles prefqu'auffi rapportans que ceux de Saint- Cloud. Ce fera

&

&

quand

il

plaira aux hommes
fur ces vérités

mes regards
affres

&

car il plaît à Dieu pour moi , je ne fixe
que comme le Sage , qui contemple les
Cœli marrant gloriam Dei ! la lumière divine
:

,

qui s'écrie
de refpect
pénètre d'admiration
Ce pas de profcription , fait fur les confommations du premier
ordre , s'étendit bientôt far toutes les autres , &c produifit fur cha,

:

&

me

même

!

La cupidité

plus ennemie encore de fes
des
de
ceux
propres foyers que
Etrangers , préfenta des appas à tout
ce qui put l'appuyer dans (es ravages. Elle trouva moyen de fur-

que

partie le

prendre toutes
à

la

aux
file

effet.

les parties

,

confervatrices de la Société , pour parvenir
à l'étranglement du territoire. On permit
,

deftruction de fa bafe

Villes de charger à leurs portes la confommation , pourvu que le
afferma les farines , les boucheries , les
fut dédommagé.

en

beurres

&

les

œufs.

On
On vouloit

,

difoit-on, des Matelots,

&

l'on

poiffbn ,
que perfonne ne
trouvera que ce foit la peine de pêcher pour payer des droits effrayans , qui ne fe compenfent point avec les frais. On vouloit des
beftiaux pour les campagnes , mais on privilégia des Marchands pour
monopoler fur la viande , pour la forcer à venir dans les Villes , où
l'on aiïura que ce
le monopole public la furchargeroit au double ;
s'il ne
comme
feroit
le
confommateur
,
pouvoit pas
prix
payé par
plutôt diminuer fon pot , que le Fermier fe palier de vendre fon
mouton
fon bœuf. On furchargea , on boucla , on étrangla tout ,
un
en
l'on fut furpris après de voir venir des ronces dans un
mot,
dont
les
jardin,
plantations ne déaommageoient pas des frais.

taxoit à des droits

énormes

le

fans fonger

&

&

&

Oeil par

mêmes

régies générales que toutes les importions in-i
en
ricochet fur le commerce , fur la confom,
qui portent
mation , font prifes fur la valeur vénale , qui , feule , excite la production ,
établit les revenus. L'Etat peut recevoir l'impofition directement
funifamment des mains -des Propriétaires , &c mefurer
les

directes

&
&

OflroïîdesVÎT-

p^EnTindir^
tes.

RAPPORTS DES DÉPENSES

a5 S
fa

propre jouilfance

&

& fes

effets fur l'état

de fes richelfes

&

,

imperîum

utens jubjectls Locupktibus ; au lieu que les impolififats abundabit
tions indire&es , perçues fur les produits avant qu'ils puilfent former des revenus, ne peuvent parvenir au nYc que .par des voyes,

&

aux Sujets Nam cœteris in
également préjudiciables au Souverain
detrimentum
tum
calamitas
cum
venit
rébus
,
accipitur. At in vecîigalibus

non folum adventus mali , fed etiam metus
a enfin qu'une feule raifon à fçavoir

ou

établis

:

ipfe ajjert calamitatem. Il n'y*
les impôts diretfs y
efl

;
qui
que
revenus des biens-fonds , ne font
mais un vrai
pur revenu , qui n'a aucun

immédiatement

pas même des impôts ,
befoin d'entremife entre le

fur les

&

fifc

& les

Sujets
indirectes font, de leur nature,

& qu'au contraire les
& par les frais énormes

,

,

importions
de leur perception, extrêmement onéreufes ; &: dès -lors
à balancer entre ces deux méthodes , puifque , comme

il

n'y a plus
Tacite y

dit

neque Jzne publïcano exerceri potejl veciigal , & ubi publicanus ejl , ibï
aut jus publicum vcinum , aut libertatcm nullam.
Les impofitions fpoiiatives font une fuite du même principe qui
donna nailfance aux impofitions indirectes. Au défaut du partage des
revenus des biens - fonds entre le Souverain èl les Propriétaires , on

Importions
jojiatives.

eut recours aufïi à l'impofition arbitraire établie fur les perfonnes ,
fuivant l'eftimation hazardée de leurs richefles mobiliaires. Afin de
pourvoir aux frais du Gouvernement , à la défenfe de la Nation, on
intéreffa les Magiilrats

méthode nouvelle

& l'ordre des

defenfeurs

,

à l'admiffion de cette