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Géopolitique/Géostratégie

Préambule :

Terme créé en 1905 par Kjellen, un suédois.

Aristote y a 23 siècles : L’environnement a un impact sur les être humain


Le climat et le caractère national très lié
Ex : le caractère hétérogène/varié d’un territoire favorisait le caractère hétérogène d’une
population  unité/paix dans le pays difficile, zone avec des conflit

Montesquieu 18ème s. : les climats chauds favorisent le despotisme/la tyrannie ; un climat


froid favorise la liberté et la démocratie. Il estimait que les régions de montagne (pauvre) ne
suscitaient pas la convoitise donc pas besoin de se protéger particulièrement -> le régime
démocratique pouvait s’installer facilement à la différence des paysages de plaines, plus
riches en agriculture faisaient des envieux -> nécessite une protection plus soutenue et donc
l’instauration d’un pouvoir fort -> la monarchie par exemple.

Von Humboldt & Ritter Fin 19ème s. : Pensée géostratégique moins intuitive, plus factuelle.
Pour eux, la géographie cesse d’être une simple description du monde pour devenir une
réflexion sur la façon dont les sociétés s’insèrent dans l’espace

Les géopoliticiens pensent en fonction de leur contexte historique -> influence de leur vie
privée sur leur pensée.

Qu’est-ce que la géopolitique ?

Définitions de :

 Kjellen : c’est la science de l’Etat, en tant qu’organisme géographique tel


qu’il se manifeste dans l’espace.

 Ratzel : c’est la science qui établit que les caractéristiques et les


conditions géographiques jouent un rôle décisif dans la vie des états et
que l’individu et la société humaine dépendent du sol sur lequel ils
vivent, leur destin étant déterminé par la loi de géographie.

 Lacoste : c’est l’analyse des rivalités de pouvoir sur un territoire.

 Kristof : y a-t-il une différence entre la géopolitique et la géographie


politique ? oui ; la géographie politique se concentre sur les phénomènes
géographiques et leur donnent une interprétation politique tandis que la
géopolitique se concentre sur les phénomènes politiques pour en donner
une interprétation géographiques.

 Aron : la stratégie c’est la conduite d’ensemble des opérations militaires


alors que la diplomatie est la conduite du commerce. Stratégie et
diplomatie étant tout deux subordonnés à la politique. La politique étant
la conception que la nation et ses responsables se font de l’intérêt
national.

 Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres


moyens. »

La géopolitique c’est l’étude des rapports en temps de paix (commerciaux /


diplomatie) ; en temps de guerre (stratégie)

 Chaliand : il estime que les lignes d’expansions (courant migratoire de


populations pour augmenter leur territoire ou accroitre leur ressources)
comme les menaces à la sécurité sont dessinées à l’avance sur les cartes
du globe. « La géopolitique combine une schématisation géographique
des relations diplomatico-stratégiques avec une analyse géoéconomique
des ressources (ex : richesses contenues dans les sols) et aussi une
interprétation des attitudes diplomatiques (psychologie des peuples) ex :
oppositions entre sédentaires et nomades ou ex : opposition entre les
terriens et les marins. ».

Selon Kjellen, la vie d’un état prend 4 formes au-delà de son aspect physique et
géographique en tant que territoire :
- comme foyer (dans ses activités économiques)
- comme peuple (dans ses caractères nationaux et raciaux)
- comme communauté sociale (dans ses classes et ses professions)
- comme gouvernement (dans son aspect constitutionnel et administratif)
Ce sont 5 éléments de la même force, 5 doigts d’une même main qui travaillent en temps de
paix et luttent en temps de guerre.

Stratégie : art de faire évoluer une armée sur un théâtre d’opération jusqu’au moment où
elle entre au contact avec l’ennemi. Science militaire qui concerne la conduite générale de
la guerre et l’organisation de la défense d’un pays.
Au sens figuré : ensemble d’actions coordonnées en vue d’une victoire. En éco et en
gestion : ensemble des objectifs opérationnels choisis pour mettre en œuvre une politique
(ex marketing, communication)

Tactique : Art de diriger une bataille, en combinant par la manœuvre l'action des différents
moyens de combat et les effets des armes, afin d'obtenir un résultat déterminé ; cette
manière de combattre elle-même pendant la bataille. Moyens habiles employés pour
obtenir le résultat voulu

Ensemble des moyens coordonnés employés pour parvenir à un résultat


La tactique est une mise en œuvre de la stratégie et c’est l’aspect matériel qui l’intéresse
alors que c’est un registre plus abstrait qui intéresse la stratégie.

La géopolitique étudie l’état comme organisme ou phénomène dans la société (les 5 doigts
de la mains)
- la géopolitique, l’éco-politique, la démo-politique (les rapports de la population et de l’état),
la socio-politique (rapport état-société), la crato-politique (étude du pouvoir l’autorité de
l’état).

Pour Kjellen, un pays est une chose vivante. Il disait que chacun des états se compose comme
un individu à part, avec son caractère particulier, ses intérêts particuliers, sa manière d’agir
et ses sentiments.
Vision nouvelle et un peu naïve.
Mais il e-pensait qu’il fallait considérer dans un peuple tous les individus vivants et les
individus morts qui l’ont constitué (le passé du pays).
Un pays comme un être vivant, peut être malade et possède des parties vitales. Il disait que
les états vigoureux/forts qui se trouvent dans un espace limité ont l’obligation d’élargir leur
espace par colonisation ou par conquête  la guerre moderne a pour but de briser
l’adversaire et de prendre son territoire.

Pour Ritter, la croissance politique voire territoriale des états est cyclique avec une idée de
saisons ou celle de naissance-maturité-mort des états.

Pour F. Ratzel, fondateur de la géographie, place au centre de sa réflexion l’état : pour lui, le
monde occidental s’est imposé aux autres civilisations du monde grâce au concept de nation.
Il établit un lien direct entre l’épanouissement d’un peuple et l’espace vital. L’Allemagne
son pays, étant donné son poids commercial et économique, sa puissance culturelle, aurait
vocation à dominer l’Europe en élargissant ses frontières d’abord à l’Est pour accéder à
nouvelles ressources agricoles. Ces théories vont être utilisées par les Nazis pour justifier leurs
théories expansionnistes afin de donner à la nation allemande l’espace vital qui lui manque.
Pour lui, l’histoire peut s’expliquer par la géographie. Dans sa conception, les frontières d’un
pays sont comme la peau d’un corps qui grandi et qui doit voir son épiderme croître en
proportion. Cette expansion est comme justifiée par la croissance naturelle => domination du
plus fort.  A débouché sur la conquête haineuse de la WWI
Les géopoliticiens du début 20è sont tous à cran et ont peur de la Russie et qu’elle les
envahisse par la mer baltique (dont Kjellen)
Déf de Nation :
- Groupe humain qui a conscience de son unité dont les membres ont la volonté de
vivre en commun.
- Communauté politique établie sur un territoire défini et personnifié/représenté par
une autorité souveraine.

Pour Alfred Mahan, qui présidait l’American Historical Association, la politique est avant
tout l’expression de rapports de force. Les sociétés entretiennent des relations de
concurrence qui provoque des luttes et des conflits. Les nations sont vues comme des acteurs
économiques qui sont vus par leurs victoires et dans cet état d’esprit l’Afrique, l’Amérique
latine et l’extrême orient sont des marchés très tentants. La place du droit international est
ici illusoire. La guerre est justifiée moralement ; le président américain Roosevelt va mettre
en œuvre cette politique (1901-1909) a mis en œuvre une politique expansionniste, il croit de
ce fait en la supériorité de la civilisation occidentale, s’impose comme une oasis dans un
univers de barbarie. Il estime que les Etats-Unis de par leur position sont éloigné de la guerre
et que la meilleure dissuasion réside en des navires qui pourraient attaquer des bateaux de
marchandises ennemis. Il préconise une alliance avec l’Angleterre, grande puissance navale
de l’époque. Le pouvoir maritime est vu comme la clé du commerce et de la compétition
économique. C’est pourquoi comme la GB contrôle la manche, les USA doivent contrôler le
canal de Panama, qui relie l’océan Pacifique à l’océan Atlantique. => enjeux économiques
importants car permet aux USA d’être compétitifs en termes de distance par rapport à
l’Europe pour joindre les marchés asiatiques.
L’influence de la puissance maritime à travers l’histoire. Ex : les anglais grâce à leur puissance
maritime ont conquis de nombreux territoires et ont fondé un empire colonial important. Il
estime que la civilisation occidentale doit rester fort face aux civilisations non-européennes.
Elles ont même une obligation morale à maintenir cette suprématie. Il ajoute même un
registre religieux aux registres commercial et militaire : préserver le monde chrétien
occidental.
(Président Théodore Roosevelt)

Mackinder (Grande Bretagne) considéré comme un grand sinon le grand Géopoliticien.


Pour lui, la supériorité vient de la puissance continentale. Comment le RU pouvait-il conserver
sa place alors que montait la puissance des USA et de l’Allemagne ? Le contexte au RU est de
savoir comment préserver leur empire, mais en Europe en général, montée des nationalistes.
Empire français, belge, allemand, anglais  L’esprit colonial est bien établi, montée de
tensions, développement des industries  montée des tensions qui font ressurgir les
antagonismes raciaux par exemple.

D’autres tensions sont issues de l’Empire russe, lui aussi bloqué, qui construit le transsibérien
(raisons stratégiques et économiques) -> lourd effort qui ne va pas s’avérer utilise dans leur
guerre contre le Japon (voie à sens unique non suffisante pour acheminer des troupes).

Il craint que la Russie ne s’allie avec l’Allemagne. La Russie occupe la moitié du continent
européen, une alliance serait fatale pour le reste. Il préconise une alliance de l’empire
britannique, son empire, avec Moscow pour contrer l’Allemagne, ainsi qu’une alliance avec la
France. Il veut une coopération USA, France, GB.

Ces géopoliticiens étaient plein de paradoxes, aussi bien USA que GB. Leur géopolitique
était influencée par le contexte dans lequel ils vivaient, beaucoup de naïveté et de
manichéisme dans leur vision, parfois trop simpliste du monde.

En Allemagne, années 1920, Haushofer, est un géopoliticien pro-nazi, furieux de la façon dont
l’Allemagne a perdu la guerre, et furieux dont la manière les vainqueurs ont les humilié. Il
pense que le traité de Versailles doit être rejeté et il place au milieu de sa géopolitique la
notion d’espace vital (Lebensraum). Il veut que l’Allemagne rassemble tous les pays qui
parlent l’allemand et souhaite que tout l’espace européen soit organisé par et pour
l’Allemagne, afin qu’elle vive en autarcie. Il s’approprie les pays les moins organisés (Pologne,
Russie) et créer un statut privilégié aux langues proches de l’Allemagne (Pays-Bas, Flandres,
Danemark).
Il préconise une Allemagne avec l’Italie. Par contre il méprisait les populations juives et
tzigane. Il voulait que l’Allemagne organise l’Afrique et que le Japon organise l’Asie.
Il voulait que l’Allemagne détruise le RU.
Il se suicide en 46.

Aux USA (fin 1930’s), Spykman, pense que les USA ont fait une erreur en matière géopolitique
dans les années 30’s : la sécurité a ignoré le facteur géographique. Il analyse les effets de la
taille et de l’emplacement d’un état/nation dans sa politique. Il défend l’idée qu’il est
indispensable pour un grand état comme les USA d’avoir un système de communication
efficace du centre vers les périphéries. Il voyait la terre comme un anneau Il crée le concept
de Rimland : il découpe la carte du monde en différents anneaux ; l’anneau magique est
composé de l’E de l’ouest, du Moyen orient, l’Asie du sud-ouest et la Chine. Il prédit que la
Chine sera la puissance dominante en Orient, et en Europe la Russie. Il ajoute à la Chine et à
la Russie comme grandes puissances à venir l’Inde et les USA.  Partiellement raison.

En France, un des grands noms de la géopolitique est Jacques Ancel : il estime que cette
nouvelle discipline doit analyser les relations existantes entre les groupes humains et les
territoires ; d’un point de vue militaire, politique et commercial.
Etant donné sa génération, il s’inquiète et oppose sa géopolitique à celle de ses
contemporains allemands qui eux ont une vision expansionniste.
Ancel envisage les nations comme des combinaisons harmonieuses, des genres de vies
façonnées par les conditions naturelles.
Après la IIème guerre mondiale, on se retrouve en France avec l’idée que la géopolitique est
une « sale » science, salie par le nazisme (qui prônait et justifiait la conquête des uns sur les
autres ; beaucoup de géopoliticiens étaient nazi).

Yves Lacoste va essayer de réhabiliter cette jeune science (50 ans environ). Lacoste va
réhabiliter la géopolitique à la fin de la guerre Iran-Irak. La géopolitique va enfin retrouver
son rang. « La géopolitique pourrait être le débat entre citoyens quand il s’agit du territoire
de la nation mais aussi l’analyse des politiques extérieures des états ».

Il préconisa d’utiliser 2 mots différents :


- Géopolitique pour traiter de la politique et de ses conflits à l’intérieur du même état
(intra-nationaux)
- Géostratégie lorsqu’il s’agit de parler de rivalité e/ 2 états (internationaux)

Il a aussi pensé que la guerre froide/potentielle/larvée entre les puissances communistes de


l’est et les puissances de l’ouest (1917-1989) – fortes tensions entre ces différents pôles. Il
pensait qu’à la fin de la guerre froide, la géopolitique serait remplacée par une géo économie.
Une fois l’opposition tombée, le militaire n’aurait plus lieu d’être, et qu’il n’y aurait que des
conflits économiques.

Kissinger (60/70’) veut rompre avec le moralisme des américains qui voyaient avec Nixon le
monde divisé entre le Bien et le Mal (nation protestante, pudibonde et moraliste). La guerre
froide les a menés à voir le monde de manière manichéenne (le mal étant incarné d’abord
par les communistes puis par le reste du monde). Il appelle à utiliser une nouvelle vision
géopolitique : la (Real Politique), plus pragmatique – travailler pour les intérêts des USA en
étant pragmatique, c’est-à-dire plus nuancé dans leur vision. Il a l’obsession de l’équilibre
entre les états. Contrairement à l’idée largement répandue aux USA, il pense que ce n’est pas
la real politique mais son abandon qui a conduit à la WWI.

Concomitamment, à cette époque, la géopolitique recommence à voir son image de nouveau


abîmée, cette fois à cause de 3 dictatures sud-américaines : Chili (avec Pinochet, dictateur ex-
professeur de géopolitique), l’Argentine et le Brésil qui ont en leur sein des façons d’agir et
discours géopolitiques pour justifier l’espace vitale), fin années 1960/70’s.

On a ensuite de nouvelles théories géopolitiques qui sont conçues :


- Ed. LUTTWAK : nouvel ordre économique mondial où l’arme économique remplace
l’arme militaire comme instrument de puissance -> plutôt vrai aujourd’hui.
- Kissinger (prix Nobel de la paix en 73) : a servi le pouvoir républicain (travaillait avec
Nixon, aujourd’hui avec Trump) et Brezinski a servi le pouvoir démocrate (Jimmy
Carter) : il fera de la défense des libertés individuelles et la défense de la démocratie
l’axe principal de la politique américaine -> moment important car c’est la fin du
soutien des dictatures militaires sud-américaines par les USA ; il conseille à Carter
après l’invasion soviétique de l’Afghanistan de soutenir la résistance afghane. C’est à
ce moment que les USA ont soutenu des islamistes radicaux. Brezinski estime que les
USA sont le premier empire de l’âge global, les USA faisant la course en tête en matière
stratégique, économique, technologique et culturelle. C’est le début de ce qu’on
appellera le soft power, c’est-à-dire la reconnaissance de la puissance autre que
militaire (suprématie obtenue par la voie économique, culturelle et technologique).
Pour garder son leadership, les USA doivent le rendre acceptable, sans l’imposer par
la force – vision géopolitique toujours dominatrice mais qui considère que le pouvoir
doit être caché et que la suprématie viendra non pas de conflits ouverts mais de
conquêtes réalisées dans le domaine du soft power. Aujourd’hui, cela est confirmé par
ce qu’on appelle les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ->
naissance de la géopolitique nord-américaine du soft-power. Domaines dans lesquels
il ne convenait pas de combattre mais d’amadouer les ennemis, d’obtenir même leur
consentement, ne rien obtenir par la force. A partir de ce moment-là et jusqu’à
aujourd’hui (ça fait 40 ans), les américains ont pratiqué le multilatéralisme, plus par
intérêt cependant que par conviction.
 Ce sont 2 géopoliticiens qui sont passés de la réflexion théorique à la pratique.
Le terme de soft power a été inventé par Joseph NYE (60’s)

1989 : Chute du mur de Berlin

On va évoluer vers soit


- Une vision optimiste qui prédit la fin des conflits militaires  prédiction erronée
(FUKUYAMA)
: son concept  il a prédit « la fin de l’histoire », il voulait dire que le monde occidental avait
imposé son modèle d’économie de marché (le libéralisme/capitalisme) et de démocratie
libérale.
Du coup, vu que ce phénomène s’étendait dans le monde entier -> fin des affrontements et
des conflits – un peu naïf mais cela a flatté l’orgueil des américains.

- Une vision plus pessimiste (HUNTINGTON) avec le choc des civilisations : les conflits
vont continuer à être nombreux mais seront motivés par des concurrences culturelles
et religieuses

Ce sont des géopoliticiens, qui ont à tort ou à raison, un point de vue plus pragmatique (fort
des erreurs que les autres géopoliticiens ont fait) que les géopoliticiens du début et du milieu
du XXème siècle.

Pendant longtemps, les relations internationales ont été réduites à des relations
interétatiques. Il est admis aujourd’hui que ce terme est trop réducteur. En effet, Ben Laden,
les manifestations de Tunis, les GAFAM… tous ces acteurs ne sont pas des états et, malgré
tout, leurs actions ont un pouvoir réel sur la scène internationale et aujourd’hui pour faire de
la géopolitique il faut faire appel à l’histoire, au droit, à la sociologie, l’économie en plus de la
géographie et de la politique.
LA GOUVERNANCE MONDIALE

A l’issue de la guerre du Golfe (90-91), le monde géopolitique fût pris d’optimisme, la guerre
froide se finissant, on était débarrassé de l’antagonisme Est-Ouest qui avait dominé ¾ de
siècle ; le monde se pris à rêver que la charte des Nations Unies allait enfin se faire respecter.

George Bush célébra un nouvel ordre mondial mais cet espoir n’allait pas durer très
longtemps.
Gorbatchev demanda en juillet 1991 l’aide économique des USA, la Russie étant proche de la
faillite. Les USA ont refusé cette aide économique. L’état russe s’effondra et autorisa un coup
d’état militaire qui provoqua indirectement mais de manière concrète et rapide l’éclatement
de l’Union Soviétique en 91. Les américains avaient préféré être les acteurs de la GF plutôt
que de participer à un nouvel ordre mondial.  Égoïsme américain qui n’a pas saisi
l’opportunité de recréer un nouvel ordre mondial ont abandonné à leur sort l’ancienne US
qui s’est effondrée politiquement et économiquement, le PIB de la Russie baissant de moitié
dans les années 90.
Poutine s’est imposé comme sauveur après la disparition de Boris Eltsine, qui n’a pas réussi à
remonter l’économie russe. Il a rétabli la puissance de la Russie en profitant de la remontée
du cours des MP (pétrole et gaz).

Les USA qui ont été victime du drame du 11 septembre et toujours avec leur rêve de
superpuissance se lancent dans la guerre en Irak en 2003, guerre qui n’avait aucune base
légale solide et qui fût très contesté par la France, provoqua une grande impopularité des
USA dans le monde entier.

Les pays en développement continuèrent à refuser l’hégémonie américaine ainsi que celle du
conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU). Ils réclament une représentation au conseil de
l’ONU, prétextant que le choix de ces 5 nations (USA, Chine, RU, France, Russie) qui ont le
droit de véto (questions militaires et stratégiques) devrait changer. Les pays émergents
veulent leur part du gâteau et de décision, car le monde a changé depuis la fin de la WWII et
les vainqueurs de la seconde guerre mondiale n’ont plus la même puissance.
Le Japon peut prétendre à y figurer, l’Inde, le Brésil, L’Afrique Sud pour des raisons
démographiques, l’Allemagne pour des raisons économiques.

La gouvernance mondiale n’est plus bipolaire.


On n’est plus dans un monde unipolaire comme le souhaitait les USA à la sortie de la GF. Les
USA même s’ils sont la grande puissance, n’est plus le pays à imposer.
Le monde n’est pas non plus multipolaire  communauté internationale chaotique, sans
véritable gouvernance mondiale ni au plan politique ni au plan économique.

Le FMI joue un rôle important sur le plan économique, qui favorise la stabilité internationale.
Ils sont cependant incapables de prévoir les crises.
Le problème climatique, qui est très urgent, est une preuve du chaos de la gouvernance
internationale (phénomène que Bush a et Trump actuellement ignore). La gouvernance
mondiale n’est pas capable de régler beaucoup de problèmes globaux (immigration, eau,
ressources).
La fin de la GF n’a pas permis de voir émerger un nouvel ordre mondial.
Le Deuxième problème est celui du terrorisme.
Avènement discuté du groupe « l’Etat-Islamique ». C’est la première fois qu’un organisme
terrorisme était bâti sur un territoire.

La France a été particulièrement visée (Janvier 2015, qui ont donné à une grande
manifestation populaire, 14 juillet à Nice, le Bataclan le 13 novembre à Paris).
La Belgique, l’Espagne, le RU, la Tunisie, la Turquie, l’Allemagne…. Ont aussi été des victimes
de cela.

Le terrorisme est une approche nouvelle de la peur par rapport aux conflits armés. Ce n’est
pas une puissance mais un moyen d’action.
Si le pseudo état-islamique était ancré dans un territoire, il irradiait dans le monde entier et
en cela il n’est pas territorialisé mais sa force est qu’il peut survenir à tout moment. A cause
de tout ça il impose un état réel ou latent d’angoisse à des millions de personnes dans le
monde.
Raymond Aron est de ceux qui prévoyaient il y a déjà longtemps au moment des évènements
d’Algérie l’importance que le terrorisme allait prendre dans le monde. Il écrivait à ce propos
que le terrorisme était « une action de violence dont les effets psychologiques sont hors de
proportions avec des réalité purement physiques. ». Dans des pays sont organisés des
attentats qui peuvent frapper à l’autre bout du monde (type NY 11/09/2001).

En géopolitique le terrorisme est nommé « guerre asymétrique » : les terroristes devant avoir
recours à ce type de guerre ne pouvant en nombre affronter la puissance militaire de leurs
adversaires. Il faut voir que de manière générale les terroristes défendant une cause se voient
davantage comme des résistants que comme des terroristes.

Définition acceptée par plusieurs géopoliticiens contemporains :


« Le terrorisme est un acte politique qui s’exerce aux moyens d’actes violents et qui s’en
prend aux moyens d’acte indéterminés à des civiles ».

Le terrorisme est considéré comme une menace majeure.

80% des victimes du terrorisme se trouvent en Irak, Syrie, Afghanistan, Pakistan et Nigéria.
Entre le 1er janvier 2015 et le 1er aout 2016 les EU et l’Europe ont subi 48 attentats – 658
morts. Le reste du monde sur la même période en a subi 2063 pour 30 000 morts.
Certains géopoliticiens pensent qu’à commencer la 3ème guerre mondiale.