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GUIDE PRATIQUE

Les sous-couches isolantes sous carrelage


Les sous-couches isolantes sous carrelage
Mise en œuvre sous carrelage scellé
ou sous chape et carrelage collé
Avec la collection Guide Pratique, le CSTB offre aux professionnels du bâtiment une lecture plus facile
des règles techniques de construction. Recueils de détails d’exécution présentant un large éventail de
situations possibles de mise en œuvre, ces guides ne remplacent pas les textes de référence, qu’ils
soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou codifi-
catifs (Avis Techniques et CPT associés…) mais en constituent un complément indispensable.

La mise en œuvre de sous-couches isolantes est essentielle pour améliorer les performances acous-
tiques et thermiques d’un ouvrage. Entre la sous-couche et le carrelage peuvent être mis en œuvre
soit une chape en mortier ou une dalle en béton, soit un mortier de scellement.
Dans le Guide Pratique « Les sous-couches isolantes sous carrelage », toutes les étapes de mise en
œuvre sont détaillées :
- Comment réceptionner le support ? (tolérances du support, présence de canalisations…) ?
- Comment préparer le support ?
- Faut-il interposer un film ?
- Quels sont les critères de choix des sous-couches ?
- Quels sont les points clés de la mise en œuvre de la chape, de la dalle ou du mortier
de scellement ?
- Comment réaliser les joints ?
- Quelles sont les tolérances de l’ouvrage ?
- Quels délais de mise en service sont à respecter ?
- Comment traiter les plinthes et les cloisons ?
C’est en s’appuyant sur les NF DTU 26.2, NF DTU 52.1 et NF DTU 52.10 du 15 juin 2013 que cette 2e édition
du guide pratique répond à ces questions.
Les sous-couches
Ce guide réalisé par l’Union Nationale des Entrepreneurs Céramistes du Bâtiment (UNECB-FFB) avec
la collaboration du département Enveloppe et Revêtements du CSTB intéressera tous les profession-
nels du carrelage (entreprise, maître d’ouvrage, architecte, bureau de contrôle, etc.).
isolantes sous carrelage
> Mise en œuvre sous carrelage scellé
ou sous chape et carrelage collé

En application des NF DTU 52.10,


NF DTU 26.2 et NF DTU 52.1
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r

2e ÉDITION
Les sous-couches isolantes
sous carrelage
Établissement public au service de l’innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre Scientifique et
Technique du Bâtiment, exerce quatre activités clés : la recherche, l’expertise, l’évaluation, et la
diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux enjeux de la transition écologique et
énergétique dans le monde de la construction. Son champ de compétences couvre les produits
de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et les villes.
Avec plus de 900 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux, euro-
péens et internationaux, le groupe CSTB est au service de l’ensemble des parties prenantes de la
construction pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.

Le présent guide est destiné à commenter et à expliquer certaines règles de construction


et les documents techniques de mise en œuvre. Il ne se substitue en aucun cas aux textes
de référence, qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…),
normatifs (normes, DTU ou règles de calcul)
ou codificatifs (Avis Techniques, « CPT »…) qui doivent être consultés.

Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes


ou indirectes de toute nature qui pourraient résulter de toute interprétation erronée
du contenu du présent guide.

Ce guide a été réalisé d’après les documents de référence déjà publiés à la date du 3 février 2014.

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage,
faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et
constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées
à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de
l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - article L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal article 425).
© CSTB mars 2012, février 2014 ISBN 978-2-86891-588-7
GUIDE PRATIQUE

Les sous-couches isolantes


sous carrelage
Mise en œuvre sous carrelage scellé
ou sous chape et carrelage collé
En application des NF DTU 52.10, NF DTU 26.2 et NF DTU 52.1

l’Union Nationale des Entrepreneurs Céramistes du Bâtiment


UNECB-FFB
Couverture : Thierry BEL

Illustrations : Thierry BEL


S OM M AI R E
7 Domaine d’application du guide
9 Support
9 1. Âge du support
9 2. État de surface
11 3. Préparation du support
13 4. Interposition d’un film
15 Sous-couches isolantes
15 1. Critères de choix
18 2. Superposition de 2 sous-couches
20 3. Sous-couches isolantes en panneaux
23 4. Sous-couches isolantes en rouleaux
25 Chape ou dalle sur sous-couche isolante en vue d’une pose collée
de revêtement
25 1. Épaisseur de la chape ou de la dalle 5
27 2. Dosage de la chape ou de la dalle
29 Pose scellée directe ou indirecte sur sous-couche isolante
29 1. Épaisseur du mortier de scellement
30 2. Dosage du mortier de scellement
31 Joints
31 1. Désolidarisation périphérique
33 2. Joints de dilatation et de fractionnement
35 Tolérance et délai de livraison
35 1. Tolérance de l’ouvrage
36 2. Délais de mise en service
37 Plinthes et cloisons
37 1. Pose de plinthes
38 2. Cloisons de distribution légères
39 Réglementation acoustique
39 1. Réglementation sur l’ouvrage fini (isolation aux bruits de choc)
41 2. Acoustique et réhabilitation
43 Réglementations thermiques pour les bâtiments neufs et existants
43 1. Réglementation thermique pour les bâtiments neufs
45 2. Réglementation thermique pour les bâtiments existants
49 Glossaire
55 Réglementation, normes et autres documents de référence
55 1. DTU - Normes de mise en œuvre
56 2. Normes de produits
57 3. Autres documents de référence
59 Index

6
CHAPITRE 1

Domaine d’application
du guide
La mise en œuvre de sous-couches isolantes est essentielle pour améliorer les
performances acoustiques et/ou thermiques d’un ouvrage.
Cette mise en œuvre est traitée au travers du NF DTU 52.10.
Une fois la sous-couche posée, peuvent être mis en œuvre :
■■ soit une chape, soit une dalle, telle que définie dans le NF DTU 26.2, en vue de
faire une pose collée de carrelage ;
■■ soit un mortier de scellement, tel que défini dans le NF DTU 52.1, en vue d’effectuer

une pose scellée de carrelage.


Ce guide illustre les points essentiels de ces différents textes de mise en œuvre.

NF DTU 52.1 NF DTU 26.2


(indice de classement P61-202) (indice de classement P14-201)

Carrelage scellé
Carrelage collé
7
Mortier de scellement
Chape ou dalle

Sous-couche isolante

Plancher ou dallage

NF DTU 52.10
(indice de classement P61-2013)

Figure 1 : Illustration de mise en œuvre et références normatives

ATTENTION
Ne pas confondre :
−− chape (NF DTU 26.2), différent de mortier de scellement (NF DTU 52.1) ;
−− dalle (NF DTU 26.2), différent de dallage (DTU 13.3).
Par ailleurs, une chape est en mortier et une dalle en béton.
La norme NF DTU 52.10 ne vise que :
■■ les locaux intérieurs ;
■■ les locaux P3 au plus (locaux à faibles sollicitations) sans siphon de sol à l’exception
de la mise en œuvre des douches de plain-pied dans les salles d’eau à usage
individuel en travaux neufs telle que décrite par le guide du CSTB correspondant.
Les locaux à faibles sollicitations, classés P2 ou P3 du classement UPEC sont
destinés à un usage pédestre et à des activités humaines usuelles, tels que les locaux
d’habitation, bureaux, boutiques, salles de classe, etc.
La mise en œuvre des sous-couches isolantes pour les planchers chauffants de tube
à eau chaude se fait conformément aux dispositions du NF DTU 52.10.

OBSERVATION
Pour de plus amples informations sur le classement UPEC des locaux, il
convient de se reporter au cahier du CSTB n° 3509.

Dans ce guide sont visées les sous-couches isolantes thermiques et/ou acoustiques,
conformes au NF DTU 52.10.
Les certifications de sous-couches ACERMI et CSTBat « dalles à plots » et « sous-
couches acoustiques minces » valent la preuve de conformité du produit aux
performances mécaniques demandées par le DTU.

OBSERVATION
8
L’étude de conception thermique et/ou acoustique globale nécessaire
préalablement aux travaux ne fait pas partie de la norme NF DTU 52.10.
CHAPITRE 2

Support

1. Âge du support
Selon le type de support, un délai doit être observé avant d’appliquer la sous-couche
isolante.
Tableau 1 : Délai d’application de la sous-couche isolante

Supports Âge minimal du support


Dallage sur terre-plein conforme au DTU 13.3 2 semaines
Plancher dalle avec continuité sur appuis :
– dalle pleine en BA coulée in situ
1 mois
– dalle pleine coulée sur prédalles en BA
– dalle pleine coulée sur prédalles en BP
Plancher en béton coulé sur bacs acier collaborants avec
1 mois
continuité sur appuis
Plancher constitué de dalles alvéolées en BP ou BA avec
dalle collaborante rapportée en BA, avec continuité sur 1 mois
appuis
9
Plancher nervuré à poutrelles en BA ou BP et entrevous à
entrevous de coffrage avec dalle de répartition complète 1 mois
coulée en œuvre
Se reporter à l’âge minimum du support
Ravoirages sur support ci-dessus
+ 24 h de séchage pour le ravoirage

2. État de surface
2.1 Planéité et état de surface du support
État de surface d’un béton surfacé à parement soigné :
■■ tolérances de planéité :
−− 7 mm maximum sous la règle de 2 m pour des sous-couches acoustiques
minces de moins de 5 mm d’épaisseur ;
−− 3 mm maximum sous la règle de 2 m pour des sous-couches isolantes
d’épaisseur supérieure ou égale à 5 mm et/ou en cas de superposition de sous-
couches ;
−− 2 mm maximum sous la règle de 0,20 m ;
■■ aspect de surface fin et régulier.

2m 2m

7 mm maxi 3 mm maxi

Figure 1 : Aspect de surface et tolérance Figure 2 : Aspect de surface et tolérance


de planéité sous la règle de 2 m de planéité sous la règle de 2 m
pour des sous-couches acoustiques minces pour des sous-couches isolantes d’épaisseur
de moins de 5 mm d’épaisseur supérieure ou égale à 5 mm

L’exigence de 3 mm sous la règle de 2 m nécessite la mise en œuvre d’un enduit


de sol ou d’un ravoirage

2m

2 mm maxi

10 Figure 3 : Aspect de surface et tolérance de planéité


sous la règle de 0,20 m

2.2 Propreté du support


Le support doit être exempt de dépôts, déchets, pellicule de plâtre ou autres
matériaux provenant des différents corps d’état.

ATTENTION
Support présentant des irrégularités de surface : dans le cas d’une sous-
couche acoustique mince, un simple gravillon de 5 mm peut provoquer
une perte d’efficacité de 3 dB.
3. Préparation du support
3.1 Enduits de préparation de sol
Les enduits de sols « Certifié CSTB Certified » permettent un rattrapage du support
de 1 à 10 mm (voir CPT : Exécution des enduits de sols intérieurs pour la pose de
revêtements de sol – Travaux neufs).

3.2 Ravoirage
Ouvrage réalisé :
■■ soit en sable stabilisé.

Lit de sable de classe 0/4 mm de 4 cm d’épaisseur maximum stabilisé par 100 kg


minimum de liant hydraulique par mètre cube de sable sec ;
■■ soit en mortier maigre.

Mortier dosé à environ 200 kg de ciment ou 325 kg de chaux hydraulique par


mètre cube de sable sec.
Si des canalisations, fourreaux ou conduits passent sur le support, ils doivent être
incorporés dans un ravoirage avant mise en œuvre de la sous-couche isolante. Les
canalisations, fourreaux ou conduits ne doivent pas se croiser.
Le ravoirage devra présenter les tolérances de planéité et l’état de surface des supports
admissibles afin de recevoir la sous-couche isolante.
11
ATTENTION
La mise en œuvre d’un ravoirage sous-entend des réservations nécessaires
en hauteur.

Sous-couche
isolante

Support

Sous-couche
isolante

Ravoirage en cas
de canalisations

Plancher ou
dallage

Figure 4 : Mise en œuvre d’un ravoirage

Le ravoirage arase le point le plus haut des canalisations à incorporer.


Figure 5 : Cas des sous-couches en panneaux

ATTENTION
Les sous-couches isolantes (en une ou deux épaisseurs) ne doivent jamais
être découpées afin d’incorporer les canalisations, fourreaux, etc. sous peine
de poinçonnement et/ou de fissuration.

12

Figure 6 : Cas des sous-couches minces en rouleaux


4. Interposition d’un film
Pour éviter les transferts d’eau, il faut interposer un film (polyéthylène 200 µm au
moins) avant la pose de la sous-couche isolante sur :
■■ dallages sur terre-plein ;
■■ planchers sur vide sanitaire ou locaux non chauffés ;
■■ planchers collaborants ;

■■ chapes rapportées ou ravoirages éventuels sur ces supports.

Le recouvrement entre lés doit être d’au moins 10 cm.

13
Figure 7 : Interposition d’un film avant pose de la sous-couche isolante
CHAPITRE 3

Sous-couches isolantes

C’est au moment de la conception qu’il est décidé si une sous-couche doit être mise
en œuvre. La mise en œuvre d’une sous-couche n’est en effet pas obligatoire mais
correspond à une nécessité ou non d’isolation thermique et/ou acoustique.
La réglementation acoustique impose aux maîtres d’ouvrage des exigences d’isolation
aux bruits de choc dans certains types de bâtiments. Elle impose aussi un isolement
au bruit aérien auquel la chape peut participer, notamment entre logement et local
non chauffé (parking ou local d’activité).
Ce n’est pas à l’entreprise de carrelage de déterminer la performance de l’isolant
acoustique ou thermique qui doit être mis en œuvre. Le choix de la performance
acoustique (amélioration au bruit de choc et/ou amélioration au bruit aérien) ou de
la performance thermique de l’isolant relève de la conception et doit être spécifié à
l’entrepreneur par le maître d’ouvrage ou par son maître d’œuvre délégué.

15
1. Critères de choix
Les performances des sous-couches isolantes sont caractérisées et codifiées selon
différents critères.

1.1 Classes de compressibilité


Les sous-couches isolantes sont classées en 2 catégories en fonction de leur
écrasement sous charge :

■■ SC1
Classe de sous-couches les moins compressibles.

SC1

Figure 1 : Sous-couche isolante de classe SC1


■■ SC2
Classe de sous-couches les plus compressibles.

SC2

Figure 2 : Sous-couche isolante de classe SC2

OBSERVATION
La classe de compressibilité est indiquée dans la fiche du produit.

1.2 Les charges d’exploitation des locaux (1)


Les sous-couches isolantes sont caractérisées par une lettre « a » ou « b » selon
les charges d’exploitation admissibles, avec, en indice, un chiffre de 1 à 4, servant
16 uniquement dans le cas de superposition de 2 sous-couches isolantes.
Ces indices correspondent à des classes de valeur de réduction totale d’épaisseur à
10 ans.
« a » : charges d’exploitation ≤ 500 kg/m²
Exemples : bureaux, halls de réception, etc.
« b » : charges d’exploitation ≤ 200 kg/m²
Exemples : locaux d’habitation, etc.

1.3 Les caractéristiques spécifiques éventuelles


Les sous-couches isolantes peuvent :
■■ présenter une fonction acoustique (amélioration aux bruits de choc) :

indice A (ΔLw ≥ 17 dB pour les sous-couches acoustiques minces),


indice A (ΔLw ≥ 15 dB pour les autres sous-couches) ;
■■ garantir la tenue dans le temps de la performance acoustique ;

ATTENTION
L’indice A ne suffit pas à déterminer si l’ouvrage final respectera ou non
l’exigence réglementaire.

1. Selon la norme NF P06-001.


■■ être destinées à un sol chauffant : Ch.

« Ch » indique alors que la sous-couche résiste aux effets de la température


(fluage).

Figure 3 : A : sous-couche acoustique Figure 4 : Ch : sous-couche pour sol chauffant

■■ Exemples de notation
Pour un local à charges d’exploitation ≤ 200 kg/m² :
■■ utiliser une sous-couche SC1 b ou SC2 b.
17

Figure 5 : Illustration de notation en local


à charge d’exploitation ≤ 200 kg/m2
Pour un local à charges d’exploitation ≤ 500 kg/m² en plancher chauffant avec une
exigence acoustique :
■■ utiliser une sous-couche SC1 a A Ch ou SC2 a A Ch.

Figure 6 : Illustration de notation en local à charges d’exploitation ≤ 500 kg/m2

2. Superposition de 2 sous-couches
18
2.1 Compressibilité
Dans tous les cas, l’ouvrage à réaliser au-dessus de 2 sous-couches superposées
(chape ou dalle flottante ou carrelage scellé) doit répondre aux spécifications de la
classe SC2.

Figure 7 : Ouvrage à réaliser au-dessus de 2 sous-couches superposées


2.2 Charges d’exploitation
La superposition de 2 sous-couches est autorisée, si la somme de leurs indices
numériques (de 1 à 4) accolés aux notations « a » ou « b » reste inférieure ou égale
à 4. On parle d’additivité des indices.
Exemples :
a3 + a1 = a4 à superposition autorisée ;
b2 + a1 = b3 à superposition autorisée ;
a3 + a2 = a5 à superposition interdite.
Sous-couche
isolante

Support

Figure 8 : Exemple de superposition autorisée

2.3 Compatibilité acoustique/thermique


Si une sous-couche thermique est associée à une sous-couche acoustique, cette 19
dernière sera toujours disposée en dessous.
Sous-couche
thermique Sous-couche
acoustique

Support

Figure 9 : Disposition des sous-couches thermique et acoustique

ATTENTION
Lorsqu’une performance acoustique est recherchée, un rapport d’essai
devra être établi avec les 2 sous-couches considérées.
■■ Cas particulier : sol chauffant
■■ la sous-couche isolante supérieure doit être Ch ;

■■ la sous-couche inférieure devra être également Ch, si la résistance thermique (Rth)

de la sous-couche supérieure est inférieure à 1 m2.K/W ou 0,75 m2.K/W suivant le


type de plancher chauffant.
Éléments
chauffants Sous-couche
isolante Ch
Rth < 1 m2.K/W

Sous-couche
isolante Ch

Figure 10 : Disposition des sous-couches en sol chauffant

Les dispositions relatives aux planchers chauffants sont définies dans le


NF  DTU  65.14  P1 (planchers chauffants à eau chaude), le CPT 3164 (planchers
réversibles à eau basse température) et le CPT 3606_V3 (Chauffage par planchers
électrique rayonnant).

20
3. Sous-couches isolantes
en panneaux
La mise en œuvre doit être faite de façon à obtenir une continuité de l’isolation :
■■ rejeter ou découper les panneaux isolants rigides ayant une flèche de plus de
4 mm/m ;

à rejeter
> 4 mm
ou
à découper
1m

Figure 11 : Mise en œuvre de sous-couche isolante en panneaux

■■ pour les sous-couches SC1, la plus grande dimension des panneaux est limitée à
1,50 m ;
■■ les panneaux sont mis en œuvre de préférence après la bande périphérique dont
ils assurent le maintien, si celle-ci n’est pas autocollante.
3.1 Sous-couches isolantes en panneaux à bords
droits
Les panneaux sont posés jointifs (espace inférieur à 2 mm) à joints décalés sur toute
la surface du local.
Afin d’empêcher les pénétrations de laitance dans les joints entre panneaux, dérouler
un film de polyéthylène d’épaisseur 150 µm minimum sur l’ensemble de la surface :
■■ avec un recouvrement entre lés de 10 cm au moins ;
■■ en remontant le film sur la bande périphérique.

Relevé de la feuille
de polyéthylène
recouvrant la bande Bande adhésive
périphérique

Sous-couche
isolante

Figure 12 : Mise en œuvre de sous-couche isolante en panneaux à bords droits

Pour les plastiques alvéolaires uniquement, une autre solution est possible, qui
consiste à recouvrir les joints entre panneaux d’une bande adhésive de 5 cm de large 21
minimum afin d’empêcher les pénétrations de laitance.

Figure 13 : Recouvrement des joints entre panneaux pour les plastiques alvéolaires
3.2 Sous-couches isolantes en panneaux à
feuillures ou rainures d’emboîtement
(avec ou sans plots)
Partir d’un angle d’un mur opposé à l’entrée de la pièce, feuillures apparentes vers
l’intérieur de la pièce et feuillures non visibles arasées le long des murs, de façon à
présenter un bord droit en appui sur la bande périphérique.

Bande Panneau
périphérique

Vers l’entrée de la pièce

Figure 14 : Mise en œuvre de sous-couche isolante en panneaux à feuillure

Les derniers panneaux aux extrémités sont coupés 3 à 5 mm plus larges et emboîtés
22 de force.
Si les feuillures ou rainures assurent l’étanchéité, il n’est pas nécessaire de mettre un
film polyéthylène, ni des bandes adhésives sur les joints entre panneaux.
Sinon :
■■ un film de polyéthylène d’épaisseur 150 µm minimum est placé sur l’ensemble de
la surface (recouvrement entre lés de 10 cm au moins) et remonté sur la bande
périphérique ;
ou
■■ une bande adhésive de 5 cm de large au moins est posée entre panneaux.

Figure 15 : Jointoiement de la sous-couche par adhésifs


≥ 10 cm

Figure 16 : Recouvrement de la sous-couche par un film polyéthylène

4. Sous-couches isolantes en rouleaux


Pour les sous-couches d’épaisseur inférieure à 5 mm, les lés peuvent être relevés sur
les parois verticales sur toute la périphérie du local, y compris les huisseries.

Épaisseur 23
inférieure
à 5 mm

Figure 17 : Mise en œuvre de sous-couche isolante en rouleaux

Sinon la désolidarisation de la périphérie est réalisée à l’aide d’une bande périphérique.


Les lés sont posés jointifs bord à bord (espace inférieur à 2 mm) ou avec un
recouvrement longitudinal de 50 mm minimum. 
La protection contre la pénétration de laitance dans les joints entre lés est assurée :
■■ dans le cas de sous-couches imperméables :
−− soit à l’aide de bandes de recouvrement adhésives intégrées à la sous-couche,
−− soit par des bandes de recouvrement adhésives de 5 cm de large minimum
suffisamment rigides pour éviter toute déformation en cas de léger écartement
entre les lés. Ces bandes peuvent être spécifiées dans la fiche technique de la
sous-couche.
ATTENTION
Lors des déplacements nécessaires à la réalisation du chantier, les zones de
circulation doivent être protégées afin d’éviter toute détérioration :
−− soit avec des planches posées directement dessus ;
−− soit avec des morceaux de plaques résultant des chutes de découpes.
CHAPITRE 4

Chape ou dalle sur


sous-couche isolante
en vue d’une pose collée
de revêtement
NF DTU 26.6

1. Épaisseur de la chape ou de la dalle


ATTENTION AUX RÉSERVATIONS !
Après avoir posé la sous-couche isolante conformément au NF DTU 52.10 en
fonction des caractéristiques de cette sous-couche, les épaisseurs minimales
des chapes et leur armature sont données par le tableau 1 ci-après.

■■ Chape ou dalle sur sous-couche isolante en vue d’une pose 25


collée de revêtement
Tableau 1 : Épaisseur de la chape en fonction des caractéristiques de la sous-couche

Classe des
Épaisseur de la chape Treillis soudé/Fibres
isolants
- s oit treillis soudé mailles
≥ 5 cm sans être localement maximum 100 mm × 100 mm
inférieure à 4 cm et masse minimum 325 g/m²
SC1 - soit fibres bénéficiant d’un Avis Technique
≥ 6 cm sans être localement
- ne nécessite pas de treillis soudé ou de fibres
inférieure à 4,5 cm
- s oit treillis soudé mailles
≥ 6 cm sans être localement maximum100 mm × 100 mm
SC2
inférieure à 4,5 cm et masse minimum 325 g/m²
- soit fibres bénéficiant d’un Avis Technique

ATTENTION
Les chapes fluides ne sont pas visées.
La mise en œuvre des chapes fluides à base de sulfate de calcium est définie
dans le CPT : chapes fluides à base de sulfate de calcium, cahier n° 3578_V2.
La mise en œuvre des chapes fluides à base de ciment est donnée dans les
Avis Techniques correspondants.
Carrelage collé
Bande
compréssible
périphérique Chape ou dalle (*)

Ravoirage dans Sous-couche


le cas de isolante de classe SC1
canalisations
Plancher ou dallage

(*) selon épaisseur :


• soit incorporation de treillis soudé ou de fibres sous Avis Techniques,
• soit pas de nécessité.

Figure 1 : Mise en œuvre avec sous-couche isolante de classe SC1

Carrelage collé
Chape ou dalle
Bande
avec treillis soudé
compréssible
ou fibres
périphérique

26 Ravoirage dans Sous-couche


le cas de isolante de classe SC2
canalisations ou superposition de
sous-couche

Plancher ou dallage

Figure 2 : Mise en œuvre avec sous-couche isolante de classe SC2

Carrelage collé
Chape ou dalle
Bande avec treillis soudé
compréssible ou fibres
périphérique

Sous-couche Sous-couche
acoustique thermique

Figure 3 : Mise en œuvre avec sous-couches thermique et acoustique superposées


2. Dosage de la chape ou de la dalle
La chape ou la dalle peut être fabriquée sur chantier ou peut être prête à l’emploi.
Chape : dosage par m3 de sable sec.
Béton : dosage par m3 de béton.
Tableau 2 : Dosage de la chape ou de la dalle

Locaux à faibles sollicitations


Dosages moyens en ciment du mortier (chape)
ou du béton (dalle) fabriqué sur chantier :
– CEM II de classe 32,5 N ou 32,5 R 300 ± 50 kg/m3 (1)
– CEM III/A de classe 42,5 N ou 52,5 L
– CEM V/A de classe 32,5 N ou 42,5 N
Classe de performance du mortier selon la norme NF EN 13813 C16/F3
Classe de performance du béton selon la norme NF EN 206-1 C20/25
1. La fourchette de ± 50 kg/m3 correspond aux incertitudes de dosage sur le chantier par rapport à l’humidité du sable ou
du granulat.

OBSERVATION
La pose collée de carreaux céramiques ou assimilés et des pierres naturelles
n’est pas traitée dans le présent guide. Elle fait l’objet du NF DTU 52.2 P1-1-3.

27
CHAPITRE 5

Pose scellée directe


ou indirecte sur
sous-couche isolante
NF DTU 52.1

1. Épaisseur du mortier de scellement


Tableau 1 : Épaisseur du mortier de scellement selon mode de pose

Classe des Forme à réaliser Mode de Mortier de pose du carreau


isolants avant la pose scellée pose (carreaux non compris)
Épaisseur de 6 cm sans être
Pose
localement inférieure à 4,5 cm
SC1 Néant scellée directe
à ne nécessite pas d’ajouter
sur isolant
un treillis soudé ou des fibres
Forme en béton ou Pose
mortier de 6 cm sans être locale- scellée 4 cm sans être localement
SC2
ment inférieure à 4,5 cm, dosée à sur forme < à 3 cm
environ 325 kg/m3 préalable
29
Lors de la conception, il est nécessaire de prendre en considération l’épaisseur des
différentes couches pour prévoir les réservations suffisantes.

Isolant de classe SC1

carreaux
H = + 6 cm
+ SC1

Figure 1 : Illustration de hauteur des couches


Isolant de classe SC1

carreaux
+ 6 cm
H = + SC1
+ Ø (ravoirage)

Figure 2 : Illustration de hauteur des couches

Isolant de classe SC2

carreaux
+ 4 cm
H = + 6 cm
+ SC2

30

Figure 3 : Illustration de hauteur des couches

2. Dosage du mortier de scellement


La composition du mortier de scellement dépend de la nature du liant.
Tableau 2 : Dosage du mortier de scellement

Dosage du mortier de ciment par m3 de sable sec


pour carreaux céramiques
Nature des liants Locaux à faibles sollicitations
CEM I, CEM II, CEM III ou CEM V/A ou B
de classe 32,5 N ou 32,5 R ou 42,5 N ou 42,5 R ou 52,5 L
Ciment Dosage moyen (kg/m3) :
– en 32,5 N ou 32,5 R ou 52,5 L : 225 kg/m3
– en 42,5 N ou 42,5 R : 200 kg/m3
Nota : Une fourchette de ± 50 kg/m3 correspondant aux incertitudes de dosage sur le chantier par rapport au poids de sable
sec est admise.
CHAPITRE 6

Joints

1. Désolidarisation périphérique
La chape, la dalle ou le mortier de scellement doivent être impérativement
désolidarisés de toutes parois verticales (y compris en pied d’huisserie et seuil) et de
toute émergence (fourreaux de canalisations, poteaux, murets, etc.).
Tout point dur doit être évité :
■■ d’un point de vue mécanique, la chape doit pouvoir « bouger », surtout pour les
planchers chauffants ;
■■ d’un point de vue acoustique, il faut éviter les ponts acoustiques qui engendreraient
un affaiblissement de la performance acoustique.

1.1 Bande périphérique


Carrelage
Bande 31
périphérique
sans retour Chape ou dalle ou
adhésif mortier de scellement

Plancher ou
dallage Sous-couche
isolante

Figure 1 : Mise en place d’une bande périphérique

Pour cela une bande périphérique doit être mise en place en partant du support et dépassée
d’au moins 2 cm la surface finie (revêtement de sol compris), avant d’être arasée.
Elle est soit maintenue par un adhésif, soit coincée entre le mur et la sous-couche.

Carrelage
Bande
périphérique
avec retour Chape ou dalle ou
adhésif mortier de scellement

Plancher ou
dallage Sous-couche
isolante

Figure 2 : Mise en place d’une bande périphérique avec retour adhésif


En cas d’utilisation d’une bande périphérique avec un retour adhésif, celle-ci peut
être placée au-dessus de la sous-couche.
La bande est en matériau résilient (souple) d’épaisseur 3 ou 5 mm suivant les
ouvrages sus-jacents.
Cette bande peut comporter un rabat destiné à éviter la pénétration de laitance.
Dans tous les cas, la désolidarisation périphérique doit être traitée afin d’empêcher
une pénétration de laitance éventuelle.

1.2 Cas d’une canalisation verticale


Si les canalisations sont déjà en place, elles sont désolidarisées comme indiqué sur la
figure 3 ci-dessous.

Carrelage

Canalisation
Chape, dalle ou
mortier de
scellement

Fourreau Sous-couche
isolante

32
Figure 3 : Mise en place d’une canalisation verticale

Si les canalisations sont mises en place après réalisation de la chape ou de la dalle,


la responsabilité de la fonction acoustique incombe à l’entreprise qui réalise les
percements.
Lors du passage de la canalisation, les 2 fourreaux assurant les fonctions mécanique
et acoustique doivent être mis en œuvre.

Carrelage
Canalisation Canalisation

Chape, dalle ou
mortier de
scellement

Fourreau Sous-couche
isolante

Figure 4 : Mise en place des fourreaux lors du passage de canalisation


2. Joints de dilatation
et de fractionnement
2.1 Joints de dilatation
Ces joints doivent être respectés dans toute l’épaisseur du ravoirage éventuel, de la
chape, dalle ou mortier de scellement et du carrelage.

2.2 Joints de fractionnement


Il faut se rapprocher le plus possible de la forme carrée et éviter les rapports entre
côtés supérieurs à 1,5.
Joints de fractionnement

33

Angle à risque de
fissuration si pas de joint
de fractionnement

Figure 5 : Réalisation des joints de fractionnement

Les joints de fractionnement doivent intéresser les 2/3 de l’épaisseur de la chape ou


dalle ou de l’épaisseur totale carrelage + mortier de scellement + forme éventuelle.
Ils mesurent environ 3 mm de large et peuvent être garnis d’un mastic de dureté
shore A supérieur à 60 ou remplacés par un profilé compressible.
Les surfaces supérieures à 40 m2 doivent être fractionnées. Les joints de fractionnement
sont donc à exécuter tous les 40 m2 et au plus tous les 8 m linéaires (sauf dans les
couloirs en mortier de scellement où la longueur est ramenée à 6 m).

ATTENTION
Pour les chapes fluides, le dimensionnement des surfaces de fractionnement
est différent :
−− chapes fluides à base de sulfate de calcium, se référer au CPT 3578_V2 ;
−− chapes fluides à base de ciment, se référer à l’Avis Technique.
Joints de
fractionnement

34

6 m ou 8 m 6 m ou 8 m

Figure 6 : Dimensionnement des joints de fractionnement


CHAPITRE 7

Tolérance
et délai de livraison
1. Tolérance de l’ouvrage
1.1 Tolérance de planéité
■■ Pose scellée
La tolérance de planéité correspond à une flèche maximale de 3 mm mesurée sous
la règle de 2 m posée librement sur le revêtement, à laquelle s’ajoute :
■■ la tolérance admise en planéité pour le matériau considéré ;
■■ ou la tolérance réelle si le matériau n’est pas normalisé.

35

≤ 3 mm

2m

Figure 1 : Tolérance de planéité

■■ Chape ou dalle
Les tolérances maximales admissibles avant pose du carrelage sont de :
■■ 5 mm sous la règle de 2 m ;
■■ 1 mm sous le réglet de 0,20 m.

1.2 Tolérance de niveau


L’écart de niveau équivaut à la différence entre la position de la surface finie par
rapport au niveau prévu matérialisé par un trait ou des points de référence existants,
« d » étant la distance en mètres au point de référence le plus proche, la tolérance
admissible est de ± (0,005 + 0,001 × d) (en mètres).
2. Délais de mise en service
2.1 Carrelage collé
Tableau 1 : Délai de mise en service après pose collée du carrelage

Nombre de jours
après la mise en œuvre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
de la chape ou dalle
Circulation piétonne de
chantier (objets lourds
et échafaudages roulants
exclus)
Mise en service normale
■ Interdiction de circulation

2.2 Pose scellée


Tableau 2 : Délai de mise en service après pose scellée

Nombre de jours
après la pose 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
du revêtement
Circulation
piétonne de
36 chantier (objets
lourds, nacelles
Pose et échafaudages
scellée roulants exclus),
directe zone après zone
sur
isolant Circulation
lourde de chan-
tier ou mise en
service normale,
zone après zone
■ Interdiction de circulation
CHAPITRE 8

Plinthes et cloisons

1. Pose de plinthes
Les plinthes sont posées sur le support vertical :
■■ soit en rabattant la bande périphérique sous la plinthe et en la coupant au ras de
celle-ci une fois posée ;

37

Figure 1 : Pose des plinthes sur support vertical

■■ soit en ménageant, après découpe de la bande périphérique, un espace de


quelques millimètres par rapport au sol fini de façon à assurer une désolidarisation
complète ;

Figure 2 : Pose des plinthes sur support vertical avec aménagement d’un espace

■■ soit à l’aide d’un profilé spécifique.


2. Cloisons de distribution légères
Des cloisons de distribution légères (< 150 kg/m linéaire) peuvent être montées
après exécution de l’ouvrage lorsqu’il n’y a pas d’exigence acoustique entre les locaux
séparés par cette cloison.

Mortier

Sous-couche
isolante

Support

Figure 3 : Pose de cloison de distribution selon NF DTU 52.1

38

Chape

Sous-couche
isolante
Support

Figure 4 : Pose de cloison de distribution selon NF DTU 26.2


ANNEXE 1

Réglementation acoustique

La réglementation acoustique impose aux maîtres d’ouvrages des exigences


d’isolation aux bruits de choc dans certains types de bâtiments.
Ce n’est pas à l’entrepreneur de carrelage de déterminer la performance de l’isolant
phonique qu’il doit mettre en œuvre.
Le choix de la performance aux bruits d’impact (ΔLw) de l’isolant relève de la
conception et il doit être spécifié par le maître d’ouvrage ou son maître d’œuvre
délégué.

1. Réglementation sur l’ouvrage fini


(isolation aux bruits de choc)
39
1.1 Logements
comprenant également :
■■ foyers de jeunes travailleurs ;
■■ foyers pour personnes âgées ;
■■ logement des établissements d’enseignement ;
■■ résidences classées « de tourisme » et autres logements touristiques assimilables
à des logements.

Tableau 1 : Exigences d’isolation aux bruits de choc en fonction des locaux de logements

Arrêté du 30 juin 1999

Locaux d’émission Locaux de réception Permis de construire ou déclaration


de travaux déposés depuis le
1er janvier 2000
Tous les locaux extérieurs
Pièces principales occupées L’nT,w ≤ 58 dB (1)
au logement considéré
1. L’nT,w = niveau de pression pondérée du bruit de choc standardisé.
1.2 Hôtels
(classés ou non dans la catégorie de tourisme)
Tableau 2 : Exigences d’isolation aux bruits de choc en fonction des locaux dans les hôtels

Arrêté du 25 avril 2003

Locaux d’émission Locaux de réception Permis de construire ou déclaration


de travaux déposés
à partir du 28 novembre 2003
Locaux normalement
accessibles, extérieurs à la
Chambre et sa salle de bain L’nT,w ≤ 60 dB
chambre considérée et à
ses locaux privatifs

1.3 Établissements d’enseignement


(publics et privés)
comprenant :
■■ écoles maternelles et élémentaires ;
■■ collèges ;
■■ lycées ;
■■ établissements régionaux d’enseignement adapté ;
■■ universités et établissements d’enseignement supérieur ;
40 ■■ établissements d’enseignement général, technique ou professionnel..

Tableau 3 : Exigences d’isolation aux bruits de choc en fonction des locaux dans les établissements
d’enseignement

Arrêté du 25 avril 2003

Locaux d’émission Locaux de réception Permis de construire ou déclaration


de travaux déposés
à partir du 28 novembre 2003
Locaux normalement Local d’enseignement,
accessibles, extérieurs d’activités pratiques,
L’nT,w ≤ 60 dB
au local de réception administration, biblio-
considéré thèque, CDI, salle de
musique, salle de réunions,
salle des professeurs, atelier
Atelier bruyant peu bruyant, local médical,
infirmerie, salle polyvalente, L’nT,w ≤ 45 dB
Salle de sport
salle de restauration, salle
de repos, salle d’exercices
Salle d’exercice d’une Salles de repos non affec-
L’nT,w ≤ 55 dB
école maternelle tées à la salle d’exercice
1.4 Établissements de santé (publics et privés)
Tableau 4 : Exigences d’isolation aux bruits de choc en fonction des locaux d’établissements de santé

Arrêté du 25 avril 2003

Locaux d’émission Locaux de réception Permis de construire ou déclaration


de travaux déposés
à partir du 28 novembre 2003
Tous les locaux autres
Locaux extérieurs au
qu’une circulation,
local de réception,
un local technique, L’nT,w ≤ 60 dB
à l’exception des locaux
une cuisine, un sanitaire ou
techniques
une buanderie

2. Acoustique et réhabilitation
Des clauses figurant dans la plupart des règlements de copropriété stipulent
que : «  les  transformations apportées au logement ne doivent pas dégrader les
performances acoustiques des revêtements ».
La jurisprudence condamne les personnes qui ne respectent pas ces prescriptions, et
qui par exemple remplacent une moquette par un carrelage-collé.
Les entrepreneurs de carrelage ont un devoir de conseil et peuvent dans ce cas être
condamnés à la remise en état initial des locaux. 41
Bien que les exigences fixées dans les arrêtés ne s’appliquent pas aux parties existantes
des bâtiments, il est vivement conseillé de s’approcher des performances acoustiques
correspondantes dans le cas de réhabilitation ou de rénovation de ceux-ci.

■■ Commentaires
Face à ces nouvelles exigences, nous vous conseillons de porter une particulière
attention :
■■ aux isolants que vous utilisez et qui doivent être prescrits par le concepteur ;
■■ à la mise en œuvre de ces produits.

Nous vous rappelons que les prescriptions de pose des sous-couches doivent être
respectées à la lettre, sinon le risque est grand de ne pas obtenir le résultat escompté.
Parmi les types d’anomalies à éviter on peut citer :
■■ supports présentant des irrégularités de surface (un simple gravillon de 5 mm2
peut provoquer une perte d’efficacité de 3 dB) ;
■■ supports dont la planéité n’est pas correcte ;
■■ mise en œuvre non jointive des lés ;
■■ mauvaises désolidarisations périphériques et des traversées de canalisations
(murs, cloisons, huisseries, socles, canalisations, baignoires, seuil de porte, etc.).
Dans le cas de contrôle in situ et si les performances acoustiques demandées ne sont
pas atteintes, qui sera responsable ?
■■ le fabricant de ces isolants qui annonce une performance acoustique suivant un
rapport d’essai en laboratoire ;
■■ le poseur de ces produits.

Quelle garantie sur la performance des produits ?


■■ système d’isolation phonique sous carrelage : Avis Technique ;
■■ sous-couche acoustique mince sous chape flottante : CSTBat SCAM ;
■■ sous-couche acoustique épaisse sous chape flottante : ACERMI ;
■■ dalle à plots PSE pour plancher chauffant : CSTBat Dalle à plots.

42
ANNEXE 2

Réglementations
thermiques pour les
bâtiments neufs et existants
Cette annexe s’intéresse particulièrement aux exigences pouvant concerner les
planchers comportant des sous-couches isolantes sous chape flottante ou sous
carrelage.

1. Réglementation thermique pour


les bâtiments neufs
1.1 La réglementation thermique 2012 (RT 2012)
La RT 2012 s’applique au secteur tertiaire, aux bâtiments publics et aux zones ANRU
depuis le 28 octobre 2011 et au secteur résidentiel depuis 1er janvier 2013.
L’objectif principal de la RT 2012 est la généralisation des Bâtiments à Basse
Consommation (BBC), c’est-à-dire ayant une consommation globale d’énergie 43
réduite d’un facteur 2 à 4 par rapport aux bâtiments respectant la RT 2005.
La RT 2012 impose trois exigences de résultats et seulement quelques exigences de
moyens.

■■ Les exigences de résultats


■■ Une exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti qui se traduit par des
besoins bioclimatiques maximaux (Bbiomax). Il s’agit de limiter simultanément les
besoins d’énergie liés au bâti que sont le chauffage, le refroidissement et l’éclairage.
Le Bbiomax valorise à la fois la conception bioclimatique et l’isolation performante
et ceci indépendamment de la performance des systèmes et équipements. Il est
modulé en fonction du type de bâtiment, de sa localisation géographique, de son
altitude et de la surface moyenne des logements.
■■ Une exigence de consommation maximale d’énergie primaire (C ) de valeur
max
moyenne de 50 kWh/m2.an. Les cinq usages pris en compte sont le chauffage, le
refroidissement, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires
(ventilateurs, pompes). Cmax est modulée selon des critères techniques liés
notamment à la localisation géographique, à l’altitude, aux caractéristiques, à
l’usage du bâtiment et aux émissions de gaz à effet de serre.
■■ Une exigence de confort d’été à vérifier d’après la température intérieure maximale

atteinte au cours d’une séquence de 5 jours en période chaude.


■■ Tableau comparatif des consommations d’énergie primaire
maximales en kWh/m².an (RT2005/RT2012)
Tableau 1 : Tableau comparatif des consommations d’énergie primaire RT 2005/RT2012

RT 2005 RT 2012
Zones Chauffage électrique
climatiques Chauffage par
(dont pompes à Valeur moyenne (1)
combustibles fossiles
chaleur)
H1 130 250 60
H2 110 190 50
H3 80 130 40
1. Valeur modulée en fonction de la localisation géographique, de l’altitude, du type d’usage du bâtiment, de sa surface pour
les logements et des émissions de gaz à effet de serre.

■■ Les exigences de moyens


En complément aux exigences de résultats, des exigences de moyens ont été mis
en place afin de garantir une bonne qualité de mise en œuvre (traitement des
ponts thermiques et de la perméabilité à l’air du bâtiment), maintenir le confort
d’habitation par l’imposition de surface minimale des baies vitrées, accélérer
l’intégration des énergies renouvelables en les généralisant aux maisons individuelles
et enfin la sensibilisation de l’occupant à la consommation d’énergie par la mesure ou
l’estimation des consommations par usage.

44 Le traitement des ponts thermiques est exigé par le biais de deux exigences dont
la première s’applique à la valeur ψ du pont thermique de la liaison plancher
intermédiaire/mur et la deuxième s’applique à la valeur moyenne pondérée par leurs
linéaires de l’ensemble des ponts thermiques, et est exprimée par m2 de surface du
bâtiment.
La surface minimale des baies vitrées en logement est fixée à 1/6 de la surface
habitable des logements. Elle est assortie d’une obligation de pourcentage minimal
de baies ouvrantes et d’une obligation de mise en place de protections solaires.
Enfin un test systématique de la porte soufflante sera obligatoire dans le logement
collectif, le temps que les professionnels acquièrent l’expérience et les compétences
nécessaires à la mise en place d’une démarche qualité.
2. Réglementation thermique pour
les bâtiments existants
L’objectif général de la réglementation thermique pour l’existant est d’assurer une
amélioration significative de la performance énergétique d’un bâtiment existant,
résidentiel ou tertiaire, lorsqu’un maître d’ouvrage entreprend des travaux susceptibles
d’apporter une amélioration thermique.
La réglementation thermique des bâtiments existants repose sur les articles L. 111-10
et R.131-25 à R.131-28 du Code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur
leurs arrêtés d’application.
Elle comporte deux volets différents selon l’importance des travaux entrepris par le
maître d’ouvrage et la taille du bâtiment :

2.1 Réglementation thermique globale


Ce volet concerne les bâtiments et parties de bâtiments existants de surface hors
œuvre nette supérieure à 1000 m2 lorsqu’ils font l’objet de travaux importants d’un
coût total supérieur à 25 % de la valeur du bâtiment concerné. Il ne s’applique pas aux
bâtiments ou parties des bâtiments dont la date d’achèvement de la construction
est antérieure au premier janvier 1948.
Compte tenu de l’importance des travaux entrepris, les principes et les exigences de
la réglementation thermique globale pour l’existant sont très proches de ceux de la
réglementation thermique des bâtiments neufs RT 2005. 45
Les performances énergétiques du bâtiment après achèvement des travaux doivent
respecter simultanément les quatre exigences suivantes :
■■ la consommation conventionnelle d’énergie du bâtiment est inférieure à la
consommation d’énergie de référence dont le mode de calcul est donné dans
l’arrêté correspondant à la RT globale ;
■■ pour les bâtiments à usage autre que d’habitation, la consommation
conventionnelle d’énergie du bâtiment ne doit pas dépasser 70 % de la
consommation conventionnelle d’énergie avant travaux.
Pour les bâtiments à usage d’habitation, la consommation conventionnelle
d’énergie du bâtiment relative au chauffage/refroidissement et à la production
d’eau chaude sanitaire, ne doit pas dépasser une valeur limite fixée en fonction de
la zone climatique et du type de système de chauffage ;
■■ la température intérieure conventionnelle atteinte en été doit être inférieure ou

égale à la température intérieure conventionnelle de référence dont le mode de


calcul est détaillé dans l’arrêté correspondant à la RT globale ;
■■ les caractéristiques de l’isolation thermique des parois et des systèmes et

équipements respectent des exigences minimales données dans l’arrêté


correspondant à la RT globale.
2.2 Réglementation thermique élément
par élément
Ce volet concerne les bâtiments et parties de bâtiments existants qui n’entrent pas
dans le cadre de la réglementation thermique globale.
Il fixe des exigences minimales pour les caractéristiques thermiques et énergétiques
pour chaque type d’ouvrage, d’équipement et de système que le maître d’ouvrage
entreprend d’installer ou de remplacer. Le respect de ces exigences minimales vaut
respect de la RT élément par élément.

■■ Extrait de la RT existant élément par élément


pour ce qui concerne les parois opaques de l’enveloppe
Art. 2 – Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux parois des locaux
chauffés, parois dont la surface est supérieure ou égale à 0,5 m2, donnant sur
l’extérieur, sur un volume non chauffé ou en contact avec le sol, et ainsi constituées :
■■ murs composés des matériaux suivants : briques industrielles, blocs béton
industriels ou assimilés, béton banché et bardages métalliques ;
■■ plancher bas composés des matériaux suivants : terre cuite ou béton ;

■■ tous types de toitures.

Art. 3 – Lorsque des travaux d’installation ou de remplacement de l’isolation


thermique sont entrepris sur une paroi, ceux-ci doivent être réalisés de telle sorte que
la paroi isolée doit avoir une résistance thermique totale, définie dans l’annexe III au
46 présent arrêté, exprimée en m2.K/W, supérieure ou égale à la valeur minimale donnée
dans le tableau 2 suivant en fonction du type de paroi concernée.
Ces dispositions pourront être adaptées dans les cas particuliers définis dans ce
tableau.
Sont exclues de ces exigences les toitures prévues pour la circulation des véhicules.
Tableau 2 : Exigences minimales des performances de résistance thermique des parois

Résistance
Parois thermique R Cas d’adaptations possibles
minimale
La résistance thermique minimale peut être réduite jusqu’à
2 m2K/W dans les cas suivants :
Murs en contact
– le bâtiment concerné est situé en zone H3, telle que définie en
avec l’extérieur
annexe du présent arrêté, à une altitude inférieure à 800 mètres ;
et rampants de 2,3
– ou, dans les locaux à usage d’habitation, les travaux d’isolation
toitures de pente
entraînent une diminution de la surface habitable des locaux
supérieure à 60°
concernés supérieure à 5 % en raison de l’épaisseur de l’isolant ;
– ou le système constructif est une double peau métallique
Murs en contact
avec un volume 2
non chauffé
La résistance thermique minimale peut être réduite jusqu’à
1,5  m2K/W (1 m2K/W jusqu’au 30 juin 2008) dans les cas
suivants :
– l’épaisseur d’isolation implique un changement des huisseries,
ou un relèvement des garde-corps ou des équipements
Toitures-terrasses 2,5
techniques ;
– ou l’épaisseur d’isolation ne permet plus le respect des hau-
teurs minimales d’évacuation des eaux pluviales et des relevés ;
– ou l’épaisseur d’isolation et le type d’isolant utilisé implique un
dépassement des limites de charges admissibles de la structure
Planchers de
4,5
combles perdus
La résistance thermique minimale peut être réduite jusqu’à 47
Rampants de 3 m2K/W lorsque, dans les locaux à usage d’habitation, les
toiture de pente 4 travaux d’isolation entraînent une diminution de la surface
inférieure à 60° habitable des locaux concernés supérieure à 5 % en raison de
l’épaisseur de l’isolant
La résistance thermique minimale peut être réduite jusqu’à
2 m2K/W dans les cas suivants :
– le bâtiment concerné est situé en zone H3 à une altitude
Planchers bas inférieure à 800 mètres ;
donnant sur – ou la résistance thermique minimale peut être diminuée
l’extérieur ou 2,3 pour adapter l’épaisseur d’isolant nécessaire à la hauteur libre
sur un parking disponible si celle-ci est limitée par une autre exigence régle-
collectif mentaire. La résistance themique minimale peut être réduite
dans le cas d’installation ou de remplacement de plancher
chauffant à eau chaude ou plancher chauffant rafraîchissant
selon la valeur indiquée à l’article 25
Planchers bas
La résistance thermique minimale peut être réduite dans le
donnant sur un
cas d’installation ou de remplacement de plancher chauffant à
vide sanitaire ou 2
eau chaude ou plancher chauffant rafraîchissant selon la valeur
sur un volume
indiquée à l’article 25
non chauffé

■■ Chauffage
Art. 25 – Les planchers, dont la face inférieure ne donne pas sur un local chauffé,
installés ou remplacés doivent être isolés, à l’aide d’un matériau isolant dont la
résistance thermique de la paroi, exprimée en m2.K/W, doit être supérieure ou égale
à 2 pour le chauffage électrique et à 1,25 pour les autres cas.
Glossaire
Adhérence être utilisés conjointement avec les
Force de liaison d’un matériau avec un documents qui y font référence, qu’ils
autre. peuvent compléter ou amender.
Certains CPT restent en vigueur lorsque
Avis Technique (ATec) les produits sont sortis du champ de
Document de constat d’aptitudes à l’ATec (transposition progressive en
l’emploi de produit ou procédé de norme-DTU ou dispositions liées à un
construction « non traditionnel », hors référentiel de certification de produit
normalisation et hors DTU, pouvant ayant remplacé les ATec).
compléter ou remplacer certaines Calepinage
dispositions des textes de références de
mise en œuvre. La demande d’ATec est Plan qui décrit la position de différents
une procédure volontaire d’évaluation, éléments entre eux. On calepine une
validée par l’un des groupes spécialisés façade, pour la fractionner en surfaces
(GS) de la commission chargée de réalisables en une seule fois ou pour
formuler les Avis Techniques dont le indiquer les positions relatives de
secrétariat est assuré par le CSTB. couleurs différentes ou pour marquer
des joints. On calepine une surface à
Double barbotinage carreler pour indiquer l’emplacement 49
Le double barbotinage consiste en d’un motif décoratif ou tout
l’application de barbotine sur le simplement la position des joints.
mortier de scellement et au dos des Carrelage
éléments de revêtement.
Assemblage d’éléments de revêtement
Barbotine dur utilisé pour le pavement des sols et
Mélange composé uniquement de le revêtement de murs mis en œuvre
liant hydraulique et d’eau sans aucun par scellement ou par collage.
granulat, peut être adjuvanté ou non. Chape
Béton Couche de mortier de ciment, avec ou
Mélange composé de liant hydraulique, sans treillis.
de sable, de gravillons, d’eau et Chape ou dalle désolidarisée
éventuellement d’adjuvants.
Ouvrage appliqué sur une couche de
Cahiers des Prescriptions désolidarisation.
Techniques (CPT) Chape ou dalle flottante
Documents qui regroupent les règles Ouvrage appliqué sur une sous-couche
d’emploi et les dispositions de mise isolante.
en œuvre communes à une famille
de produits ou procédés « non Chape fluide
traditionnels » bénéficiant d’un Chape mise en œuvre par pompage,
Avis Technique ou d’un Document réalisée à l’aide d’un mortier auto-
Technique d’Application. Ils doivent
nivelant à base de sulfate de calcium terme Avis Technique (AT ou ATec) est
ou de ciment. employé.
Compressibilité Document Technique Unifié
Propriété qu’ont les matériaux de (DTU, NF DTU, norme-DTU)
pouvoir diminuer de volume sous Texte de nature normative se référant à
l’effet d’une charge. Cet effet est appelé des produits ou procédés traditionnels
contrainte de compression. et réunissant l’ensemble des règles de
Couche de désolidarisation conception et de mise en œuvre des
diverses techniques de construction
Couche permettant d’éviter le contact dont le bien-fondé est confirmé par
et l’adhérence entre l’ouvrage et le l’expérience.
support.
Éléments de revêtement
Dalle
Le terme « élément de revêtement »
Couche de béton, avec ou sans treillis, recouvre l’ensemble des matériaux
à ne pas confondre avec le dallage « carreau », « dalle », « plaquette de
(NF DTU 13.3). terre cuite », « pâte de verre », « pierre
Décaissé naturelle ». L’association de plusieurs
éléments de revêtements constitue un
Voir « Réservation ». revêtement.
Décollement Enduits de sol
50 Rupture de liaison entre le carreau et le Mortiers destinés à rattraper la planéité,
support. Ce terme s’utilise pour la pose ils se présentent sous forme de poudre
collée et la pose scellée. à mélanger avec de l’eau ou, pour les
Délai de mise en service produits bicomposants, avec de l’eau et
une dose de résine d’adjuvantation (en
Temps nécessaire avant toute emballage prédosé).
utilisation normale de l’ouvrage
(ouverture au trafic, travaux, Engobe
stockage...). Ce délai est nécessaire afin Barbotine ajoutée au dos du carreau
de garantir la pérennité de l’ouvrage. lors de sa fabrication, pour éviter de
Délai de séchage coller au support de cuisson. L’engobe
doit être enlevée avant la mise en
Temps nécessaire pour obtenir le degré œuvre du carreau.
d’humidité admissible du support
avant la pose du carrelage. Étanchéité

Document Technique Système ne permettant ni le passage de


l’eau ni celui de la vapeur d’eau.
d’Application (DTA)
Document d’information et Forme
d’appréciation de produits ou systèmes Ouvrage intermédiaire nivelé, en
non traditionnels conformes à une mortier ou en béton, permettant
spécification technique harmonisée d’atteindre la cote de niveau souhaitée
européenne de référence et relevant et éventuellement d’y noyer des
du marquage CE pour la mise sur le canalisations.
marché. Lorsque ce n’est pas le cas, le
Utilisée sur un isolant, une forme Mortier
assure les mêmes fonctions qu’une Mélange constitué de sable, d’eau,
chape ou une dalle béton au sens du d’un liant (chaux ou ciment) et
NF DTU 26.2. éventuellement d’adjuvants.
Grès cérame Mortier de scellement
Matériau céramique qui doit sa (ou mortier de pose)
dureté et son imperméabilité à une
vitrification partielle d’argile réfractaire Couche de mortier destinée à sceller
(kaolin) et de feldspath, obtenue entre les carreaux céramiques ou analogues.
1 150 et 1 300 °C. Mortier-colle
Grès émaillé Produit en poudre qui, après mélange
Matériau céramique recouvert d’une avec de l’eau ou une résine de gâchage,
ou plusieurs couches de porcelaine et est destiné à coller un revêtement
d’un émail transparent. céramique (dans la limite de son temps
ouvert) sur un support.
Groupes spécialisés (GS)
Normes produits
Groupes spécialisés par domaine
technique qui examinent les demandes Documents qui précisent les exigences
d’ATec et se prononcent à leur sujet. auxquelles les produits doivent
satisfaire pour remplir leurs fonctions.
Joint de dilatation
P2, P3, P4, P4S
Joint dans la structure porteuse, 51
permettant de reprendre certains La lettre « P » est celle du classement
mouvements de celle-ci (dilatation…). UPEC des locaux et des revêtements
Ils doivent être repris dans la totalité de sol.
des ouvrages supportés par la structure. Elle définit un local en fonction
de la nature du trafic qu’il reçoit
Joint de fractionnement (poinçonnement statique, circulation
Joint dans le support et/ou le piétonne, roulage, lavage mécanique...)
revêtement permettant de limiter les et caractérise les matériaux et
risques de fissuration dus au retrait du revêtements de sol appropriés à son
support sous carrelage. usage. Elle est en pratique suivie d’un
indice (2, 3, 4, et 4S) qui augmente
Joint entre carreaux avec la sévérité d’usage des locaux et le
Mélange de ciment et d’eau (coulis) degré de résistance des revêtements de
ou produit prêt à l’emploi qui comble sol admissibles.
l’espace entre 2 carreaux. La pose à
joint nul est strictement interdite. Pente
C’est l’inclinaison exprimée en
Joint périphérique pourcentage résultant de la différence
Espace laissé vide ou rempli d’un de niveau entre 2 points.
matériau compressible, réservé en
jonction de l’ouvrage carrelé et des Plancher
parois verticales (murs, cloisons, Ouvrage plan, composé de différents
poteaux...). éléments porteurs horizontaux,
constituant le sol d’un étage de
bâtiment et prenant appuis sur des
éléments porteurs verticaux (poteaux, Réservation
murs ou poutres). Hauteur nécessaire pour la bonne
Planéité réalisation de l’ensemble de l’ouvrage,
de la structure porteuse au carrelage.
Définit le caractère plan et uniforme Elle est à prévoir par le maître d’œuvre
d’une surface, d’un support ou d’un avec les différents corps d’état.
enduit.
Retrait
Pose scellée
Contraction du mortier qui provoque
Pose qui s’effectue sur un mortier soit une réduction dimensionnelle du
de pose « frais sur frais » suivant les matériau, soit une déformation, soit
dispositions du DTU 52.1. une rupture.
Pose scellée adhérente Support
Mortier de scellement appliqué Élément de base ou d’assise à d’autres
directement sur le support. parties de l’ouvrage.
Pose scellée désolidarisée Terre-plein
Mortier de scellement appliqué sur une Large plateforme de terre nivelée,
couche de désolidarisation. généralement retenue par un ouvrage
Pose scellée flottante de maçonnerie, constituant une
terrasse ou l’assise d’une construction
Mortier de scellement appliqué dont le plancher inférieur repose à
52 directement sur une sous-couche même le sol.
isolante ou indirectement par
l’intermédiaire d’une forme. Test d’arrachement
Primaire Ce test consiste à arracher un carreau
céramique posé sur un fragment de
Produit de préparation d’un support la surface à revêtir. Si l’ouvrage de
appliqué préalablement à la mise en test résiste au-delà du seuil fixé, on
œuvre d’une colle, d’un enduit. considère qu’il est possible de revêtir
Ravoirage l’ensemble de la surface à carreler avec
les produits de pose retenus (carreaux
Ouvrage intermédiaire en sable et mortiers).
stabilisé ou non, mortier ou béton
maigre réalisé sur support permettant Tolérance
d’obtenir un niveau imposé et/ou d’y Limite admissible des écarts de
noyer des canalisations (affleure le dimension d’un matériau ou d’un
point le plus haut de la canalisation). ouvrage telle que définie dans les textes
Réception du support de référence (normes produit, DTU,
CPT...).
Vérification du support (planéité
locale et générale, pente) permettant
d’exécuter l’ouvrage carrelé,
conformément aux règles de l’art et
dans le respect des textes de référence.
La réception du support est une étape
essentielle dans l’acte de construction.
UPEC (classement)
Classement des locaux et des
revêtements de sol selon des critères
fonctionnels d’usage s’articulant autour
de quatre notions, codifiées par une
lettre :
U : résistance à l’usure (essentiellement
due au trafic pédestre) ;
P : r ésistance au poinçonnement
(action du mobilier et autres engins
fixes ou mobiles, chute d’objets) ;
E : c omportement à l’eau et à
l’humidité ;
C : tenue aux agents chimiques
courants.
Chacune de ces caractéristiques est
évaluée par un indice croissant en
fonction des niveaux d’exigences et
de performances auxquels doivent
satisfaire les différents types de locaux
(sévérité d’usage) et de revêtements de
sol (degré de résistance). 53
Les indices de classement des carreaux
doivent être supérieurs ou égaux à
ceux des locaux.
Réglementation, normes
et autres documents
de référence
1. DTU - Normes de mise en œuvre
DTU 13.3 – Dallages - Conception, calcul et exécution
■■ Partie 1 : Cahier des clauses techniques des dallages à usage industriel ou assimilés
(NF P11-213-1), mars 2005.
Amendement A1 (NF P11-213-1/A1), mai 2007.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses techniques des dallages à usage autre qu’industriel ou

assimilés (NF P11-213-2), mars 2005.


Amendement A1 (NF P11-213-2/A1), mai 2007.
■■ Partie 3 : Cahier des clauses techniques des dallages de maisons individuelles

(NF P11-231-3), mars 2005.


Amendement A1 (NF P11-213-3/A1), mai 2007.
■■ Partie 4 : Cahier des clauses spéciales (NF P11-213-4), mars 2005.
55
NF DTU 26.2 - Chapes et dalles à base de liants hydrauliques
■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (P14-201-1-1), avril 2008.
■■ Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (P14-201-1-2), avril 2008.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (P14-201-2) , avril 2008.

NF DTU 52.1 - Revêtements de sol scellés


■■ Partie 1 : Cahier des clauses techniques (NF P61-202-1), novembre 2010.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (NF P61-202-2), novembre 2010.
NF DTU 52.10 – Mise en œuvre de sous-couches isolantes sous chape ou dalle
flottante et sous carrelage scellé
■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (P 61-203-1-1), juin 2013.
■■ Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (P 61-203-1-2), juin 2013.

■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (P 61-203-2), juin 2013.

NF DTU 52.2 - Pose collée des revêtements céramiques et assimilés - Pierres


naturelles
■■ Partie 1-1-1 : Cahier des clauses techniques types pour les murs intérieurs
(P61-204-1-1-1), décembre 2009.
■■ Partie 1-1-2 : Cahier des clauses techniques types pour les murs extérieurs
(P61-204-1-1-2), décembre 2009.
■■ Partie 1-1-3 : Cahier des clauses techniques types pour les sols intérieurs et
extérieurs (P61-204-1-1-3), décembre 2009.
■■ Partie 1-2 : Cahier des critères généraux de choix des matériaux (P61-204-1-2),
décembre 2009.
■■Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (P61-204-2),
décembre 2009.
NF DTU 65.14 - Exécution de planchers chauffants à eau chaude
■■ Partie 1 : Cahier des clauses techniques - Dalles désolidarisées isolées
(NF P52-307-1), juillet 2006.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses techniques - Autres dalles que les dalles désolidarisées
isolées (NF P52-307-2), septembre 2006.
■■ Partie 3 : Cahier des clauses spéciales - Dalles désolidarisées isolées et autres dalles
(NF P52-307-3), septembre 2006.

2. Normes de produits
NF B 10-601 : Produits de carrières – Pierres naturelles – Prescriptions générales
relatives à l’emploi des pierres naturelles, juillet 2006.
NF EN 12371 : Méthodes d’essai pour pierres naturelles – Détermination de la
résistance au gel, mai 2010.
NF EN 12372 : Méthodes d’essai pour pierres naturelles – Détermination de la
résistance à la flexion sous charge centrée, mai 2007.
NF EN 1341 : Dalles de pierre naturelle pour le pavage extérieur – Exigences et
méthodes d’essai, février 2013.
56 NF EN 1342 : Pavés de pierre naturelle pour le pavage extérieur – Exigences et
méthodes d’essai, février 2013.
NF EN 13748-1 : Carreaux de mosaïque de marbre – Partie 1 : Carreaux de mosaïque
de marbre à usage intérieur, août 2004.
NF EN 13748-1/A1 : Carreaux de mosaïque de marbre – Partie 1 : Carreaux de
mosaïque de marbre à usage intérieur, novembre 2005.
NF EN 13748-2 : Carreaux de mosaïque de marbre à usage extérieur – Partie 2 :
carreaux de mosaïque de marbre à usage extérieur, décembre 2004.
NF EN 14066 : Méthodes d’essai pour pierres naturelles – Détermination de la
résistance au vieillissement accéléré par choc thermique, avril 2013.
NF EN 14157 : Pierres naturelles – Détermination de la résistance à l’usure, mai 2005.
NF EN 14411 : Carreaux céramiques – Définitions, classification, caractéristiques et
marquage, décembre 2012.
NF EN 1936 : Méthodes d’essai des pierres naturelles – Détermination des masses
volumiques réelle et apparente et des porosités ouvertes et totale, mai 2007.
NF EN 197-1 : Ciment – Partie 1 : Composition, spécifications et critères de
conformité des ciments courants, avril 2012.
NF EN 459-1 : Chaux de construction – Partie 1 : définitions, spécifications et critères
de conformité, mars 2012.
NF EN 934-2 : Adjuvants pour béton, mortier et coulis – Partie 2 : Adjuvants pour
bétons – Définitions, exigences, conformité, marquage et étiquetage, août 2012.
NF EN 1008 : Eau de gâchage pour béton – Spécifications d’échantillonnage, d’essais
et d’évaluation de l’aptitude à l’emploi, y compris les eaux des processus de l’industrie
du béton, telle que l’eau de gâchage pour béton, juillet 2003.
NF P15-307 : Liants hydrauliques – Ciments à maçonner – Composition,
spécifications et critères de conformité, décembre 2000.
NF P61-341 : Panneaux de mosaïque de pâte de verre et éléments 2 x 2 les constituant,
novembre 1975.
XP P18-545 : Granulats – Eléments de définition, conformité et codification,
septembre 2011.
XP P-05-011 : Revêtements de sol – Classement des locaux en fonction de leur
résistance à la glissance, octobre 2005.

3. Autres documents de référence


■■ Certification et classement
Revêtements de sol – Notice sur le classement UPEC et classement UPEC des locaux
(GS 12), e-Cahiers du CSTB, cahier n° 3509, novembre 2004.
Revêtements de sol céramiques – Spécifications techniques pour le classement
UPEC (en conformité avec la norme NF EN 14411) e-Cahiers du CSTB, cahier n° 3735,
juillet 2013. 57

■■ CPT et documents généraux d’Avis Techniques


Chapes fluides à base de sulfate de calcium (GS12) – Cahier des prescriptions
techniques d’exécution, e-Cahiers du CSTB, cahier n° 3578_V2, mars 2012.
Exécution des enduits de préparation de sols intérieurs pour la pose de revêtements
de sol (GS 12) – Cahier des prescriptions techniques, e-Cahiers du CSTB, cahier
n° 3634_V2, novembre 2012.
Planchers réversibles à eau basse température (GS 14) – Cahier des prescriptions
techniques sur la conception et la mise en œuvre, Cahiers du CSTB, cahier n° 3164,
octobre 1999.
Chauffage par Plancher Rayonnant Électrique (GS 12, 13 et 14) – Cahier des
Prescriptions Techniques communes, e-Cahiers du CSTB, cahier n° 3606_V3,
février 2013.
Les cahiers des prescriptions techniques (CPT) regroupant des dispositions de mise en
œuvre communes à une famille de produits ou procédés objets d’Avis Technique (ATec)
ou de Document Technique d’Application (DTA), doivent être utilisés conjointement
avec les ATec ou DTA en cours de validité qui y font référence. Ils peuvent les compléter
ou les amender.
Les Avis Techniques sont consultables sur le site Internet du CSTB : www.cstb.fr
■■ Guide
« Guide pour la mise en œuvre d’une douche de plain-pied dans les salles d’eau à
usage individuel en travaux neufs », CSTB, ministère de l’Egalité des Territoires et
du Logement ; ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie,
juillet 2012.

58
Index

Bande périphérique — 20, 23, 31

Canalisations — 11, 12, 32


Carreaux céramiques — 30
Carrelage — 18, 35
Chape — 15, 18, 25, 27, 31, 36
Compressibilité — 15

Dalle — 18, 25, 27, 31


Désolidarisation — 23, 32

Enduits — 11

Forme — 29, 33

Joints — 21, 22, 24 59


Joints de dilatation — 33
Joints de fractionnement — 33

Mortier de scellement — 29, 30, 31, 33

Plancher — 8 , 18, 20
Planéité — 11, 35
Plinthes — 37
Pose collée — 25
Pose scellée — 29, 36

Ravoirage — 10, 11, 12, 33


Réservations — 11, 25, 29

Siphon de sol — 8
Sollicitations — 8, 27, 30
Sous-couche isolante — 8 , 11, 20, 25
Support — 10, 11

Tolérance — 9, 35
Treillis — 25

UPEC — 8
GUIDE PRATIQUE
Les sous-couches isolantes sous carrelage
Les sous-couches isolantes sous carrelage
Mise en œuvre sous carrelage scellé
ou sous chape et carrelage collé
Avec la collection Guide Pratique, le CSTB offre aux professionnels du bâtiment une lecture plus facile
des règles techniques de construction. Recueils de détails d’exécution présentant un large éventail de
situations possibles de mise en œuvre, ces guides ne remplacent pas les textes de référence, qu’ils
soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou codifi-
catifs (Avis Techniques et CPT associés…) mais en constituent un complément indispensable.

La mise en œuvre de sous-couches isolantes est essentielle pour améliorer les performances acous-
tiques et thermiques d’un ouvrage. Entre la sous-couche et le carrelage peuvent être mis en œuvre
soit une chape en mortier ou une dalle en béton, soit un mortier de scellement.
Dans le Guide Pratique « Les sous-couches isolantes sous carrelage », toutes les étapes de mise en
œuvre sont détaillées :
- Comment réceptionner le support ? (tolérances du support, présence de canalisations…) ?
- Comment préparer le support ?
- Faut-il interposer un film ?
- Quels sont les critères de choix des sous-couches ?
- Quels sont les points clés de la mise en œuvre de la chape, de la dalle ou du mortier
de scellement ?
- Comment réaliser les joints ?
- Quelles sont les tolérances de l’ouvrage ?
- Quels délais de mise en service sont à respecter ?
- Comment traiter les plinthes et les cloisons ?
C’est en s’appuyant sur les NF DTU 26.2, NF DTU 52.1 et NF DTU 52.10 du 15 juin 2013 que cette 2e édition
du guide pratique répond à ces questions.
Les sous-couches
Ce guide réalisé par l’Union Nationale des Entrepreneurs Céramistes du Bâtiment (UNECB-FFB) avec
la collaboration du département Enveloppe et Revêtements du CSTB intéressera tous les profession-
nels du carrelage (entreprise, maître d’ouvrage, architecte, bureau de contrôle, etc.).
isolantes sous carrelage
> Mise en œuvre sous carrelage scellé
ou sous chape et carrelage collé

En application des NF DTU 52.10,


NF DTU 26.2 et NF DTU 52.1
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r

2e ÉDITION