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Bertrand HUBERT Bruno PHILIPPONNAT Olivier PAYANT Moulay ZERHOUNI FONDATIONS ET OUVRAGES EN TERRE Manuel professionnel de géotechnique du BTP Préface de Gérard Philipponnat @Kditions EYROLLES Bertrand HUBERT, Bruno PHILIPPONNAT, Olivier PAYANT & Moulay ZERHOUNI FONDATIONS ET QUVRAGES EN TERRE Manuel professionnel de géotechnique du BTP Les ingénieurs trouveront dans ce manuel professionnel comment résoudre les problemes de conception, de réalisation et de maintenance d'un ouvrage, et ceux que pose l'aménagement d'un site dans son Interaction avec le sol Formant une équipe de quatre spécialistes appartenant trois générations de géotechniciens, les auteurs se sont appuyés sur la plus récente normalisation en aéotechnique (dont la norme des missions d'ingénierie géotechnique), sur Eurocode 7 (calcul géotechniaue) et, sures normes nationales d'application qui en ont résulté,, ainsi que la derniere réglementation parasismique La premiére partie contient les bases nécessaires aux études géotechniques : géologie, mécanique des sols, propriétés géotechniques des formations géologiaues, contexte hydrogéologique et caractérisation des para- metres de sol. La seconde partie présente la conception et le dimen sionnement des ouvrages géotechniques : fondations, améliorations de sols, souténements, ouvrages en terre et aménagements de terrains, ouvrages hydrauliques. Un index de plus de 700 entrées permet dialler directe- ment a l'information recherchée. D'abondantes annexes donnent acces aux sources et exoosent en detail les prin- cipaux développements théoriques. Elles comprennent les tableaux et les formulaires usuels (corrélations, coefficients partiels, échelle stratigraphique, etc.) Les références normatives y sont également regroupées tandis que chacun des quinze chapitres est suivi de la bibllographie correspondante. Normalisation en géotechnique - 1. Les sols et la géologie - 2. Propriétis physiques - 3. Propriétés hydrauliques - 4. Théorle dela consolidation ~ 5. Comportement mécanique ~ 6. Reconnaissance des sols - 7. Calcul géotechnique et Eurocode 7-8. Sollictatlons sismiques - 9. Stabilité des pentes et des talus - 10. Actions des terres sur les souténements ~ 11. Fondations superticielles - 12, Fondations profondes - 13. Ouvrages de souténement - 14, Fondations mixtes, amélioration et renforcement des sols ~ 15. Conception et dimensionnement des ouvrages hydrauliques ~ Symboles et notations ~ Annexes ~ Liste des normes - Index Ho tiolionibcomolnnoionobincnticiitocicinlonnbaie tilbud ‘Géologue et ingénieur en géotechnique, Bertrand Hubert est, avec Gérard Philiopormnat, le coauteur de la ceuxidme édtion de Fondations et ouvrages en terre. Apres avoir parlicipé@ la création de Solen ~ bureau d'études specialisé notamment en géotechnique - il rejoin le groupe Socotec comme speécialiste en sols et fondations, Membre de diverses sociétés savantes et de commissions techniques specialises, il sest également vu confier des fonctions de représentation au sein eassaciations professionnelles. A Funiversté de Franche-Comté et & luniversité Paris-Sud (faculté des sciences d'Orsay) ila enselgné aux futursingnieurs la géotechrique et la gSologie agpliauée, Pour refoncre ce manuel technique de référence il aréuni une équlpe Ge spéciaistes en géotechniaue dont le parcours professionnel a éré en ‘grande partle associé & Solen, Ingénieur de Centrale Lill t fis de Gérard Phiippennat, Bruno Phillpponnat est actuellement président de Sogéo Expert, bureau études en ‘géotechnique. Ancien secrétaire ce USG (Union syncicale géotechnique) il enselgne lingénierie des ouvrages géotechniaues al'ENSIP (Ecole nationale supérieure dingénieurs de Poitiers). Ingénieur diplamé de Polytech Lile, Olivier Payant est un expert reconnudes problématiques de fondatlons el de souténements pour ls projets de géne civil et de batiment II notamment exercé pendant TS années au sein de la direction technique Construction de Socotec en tant que spéeialste sols et fondations avant dlintégrer le bureau d'études Terrasol (groupe Setec) en 2018. Ingénieur TP Alger, ingéniaur géatechnicien, docteur en mécanique des sols de Ecole Centrale de Paris et memore de a direction technique dde Fondasol, Moulay Idriss Zerhounlpréside actuellement la commission de normalisation Reconralssances et essais géotechniaues (CNREG). lWenseigne a géotechnique a Funiversité Le Havre-Normandie et 8 "école 'ingénieurs UniLasalle de Seauvals. Encamertre Sondage Sts tarire haa continue @ Kornog oats granaimstrque par akdimantamire © Sogés Expert {canter amfiorston ce apa inl aneipgoe de rls trates ae Dae Sou Mung © Olver Pyare Mr lsc leslie du reir Sune our de ures Marve © Pere Janet www.editions-eyrolles.com Fondations et ouvrages en terre Géotechnique du BTP Bertrand HUBERT Bruno PHILIPPONNAT Olivier PAYANT Moulay ZERHOUNI Fondations et ouvrages en terre Géotechnique du BTP Nouvelle édition refondue Préface de Gérard Philipponnat @F.ditions EYROLLES EDITIONS EYROLLES 61, ba Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 wwweditions-eyrolles.com Sauf mention contrare, les photographies et les schémas sone de Pauteur. Droits réservés pour les autres illustrations. “Mise en pages: GraphieProd/Jean-Louis Liennand ‘Adaptation des schémas: Lionel Auvergne ‘Aux termes du Code de la propriété intellectull, toute reproduction ou représentation intégrale cou partielle de la présente publication, faite par quelque procédé que ce soit (eprographie, rmicrofilmage, scannéristion, numérisation...) sans le consentement de auteur ou de ss ayants, dtrit ou ayants cause es illite et constitue une eontrefagon sanctionnée par les articles L.335-2 ct suivants du Code de la proprité inellctuclle, Lautorisation ¢'effectuer des reproductions par reprographie doc ére obtenue auprés du Centre francais exploitation du droit de copie (CFO) ~ 20, rue des Grands- Augustins ~75006 Paris. © Editions Fyrolles, 2019 ISBN: 978-2-212-11890-2, Sommaire Preface XXVIL Avant-propos XXIX Introduction. Normalisation en géotechnique ou... 1 cnapitre 1. Les sols et la géologie ... u cHapITRE 2. Propriétés physiques des sols 33 cuapitre 3. Propriétés hydrauliques des sols ....... 33 qHapiTRe a, Théorie de la consolidation ....nccsrennenmnnnennenenennenenennes — BL cHAPITRE 5. Comportement mécanique des sols ... 7 cuapiTre 6. Reconnaissance des sols 131 cuapitre 7. Calcul géotechnique et Eurocode 7 . CHAPITRE 8. Solicitations SISMIQUES .......ccseusarssststisietntmenense 297 cHapitre 9. Stabilité des pentes et des talus 313 ‘cHAPITRE 10. Actions des terres sur les souténements 347 cHAPITRE 11. Fondations superficielles .. 339, ‘cHAPITRE 12. Fondations profondes 461 CHAPITRE 13. Ouvrages de souténement....... 549, cuapitre 14. Fondations mixtes, amélioration et renforcement des sols ......... 625 cuapitre 15. Conception et dimensionnement des ouvrages hydrauliques ...._ 679 Annexes .... 699 Table des matiéres Préface XXVIL Avant-propos XXIX intropuction. Normalisation en géotechnique uc 1 Introduction 1. Les organismes de normalisation Les instances de normalisation en géotechnique ... Les différents types de norme Le panel normatif en géotechnique .... 4.1 Normes de conception — Les Eurocodes a wN 4.2 Normes d’essais 4.3 Normes de classification et de spécification de produits . 7 44 — Normes d’exécution de travaux géotechniques spéciaux ..... 8 45 Normes d’organisation 9 Conclusion ... 9 Bibliographic. 10 cuaprtre 1. Les sols et la géologie u 1.1. Introduction .. ll LLL Géotechnique et géologi rT 1.1.2. Structure du globe terrestre ... 12 1.1.3 Histoire de la Terre ..... 13 1.1.4 Monvements des plaques lithosphériques 13 1.2. Minéralogie 4 1.2.1 Diversité minérale 14 1.2.2. Silicates 7 14 1.2.3. Spécificité des minéraux argileux 15 1.2.4 Minéraux non silicatés ............ 16 1.3. Pétrologie ...... 16 Table des matieres | Mi 1.3.1 Roches magmatiques 17 1.3.1.1 Génénalités sennsnnstnnnnnnnnnns 7 1.3.1.2 Classification 17 1.3.1.3. Structure des roches magmatiques 18 1.3.2. Roches sédimentaires .. 18 1.3.21 Génénalits . 18 1.3.2.2. Formation des roches sédimentaires ..... sasasseenennnn 19 1.3.2.3 Classification . 21 1.3.2.4 Sinaigraphie .. 23 1.3.3. Roches métamorphiques 23 1.3.3.1 Généralités .. 23 1.33.2 Clasification .. 24 1.3.3.3 Structure des raches métamorphigues sessstststtstuveuetee 24 1.4 Eléments de tectonique 25 1.4.1 Différents comportements des roches . 25 1.4.2 Déformations ductiles so 25 1.4.3 Déformations cassantes .. 26 1.4.4 Représentation des éléments seructuraux 7 1.5. Disciplines apparentées a la gé0l0gie ....cnunsnnnnnnnnnesnnennn — 27 1.5.1 Géomorphologie .. 7 1.5.2. Pédologie ...... see 28 1.6 Géologie et missions d'ingénierie géotechnique .. 29 1.6.1. Analyse préliminaire 29 1.6.2 Informations géologiques ... 30 1.6.3. Aléas géologiques 31 Bibliographie 32 cuapitre 2. Propriétés physiques des sols 33 2.1. Définition des sols — Notations 33, 2.2. Structure des sols 33 2.2.1 Classification des grains solides 33 2.2.2 Structure et eau interstitielle 35 2.2.2.1 Structure des sol pulaérlents 35 2.2.2.2 Structure des argiles 36 2.3 Classification géotechnique des sols 38 2.3.1 Analyse granulométrique 38 2.3.2 Limites d’Atterberg — Activité des argiles 40 23.3. Valeur de bleu du so .... 42 2.3.4 Léquivalent de sable ... 42 ‘Teneur en matigres organiques 43 (Classifications des sols .. 43 Wut] Fondaionsetoumages en tare 2.4 Caractéristiques pondérales des sols .. 48 2.4.1 Etat remanié et non remanié — Représentation pondérale d’un sol ..... 48 24,2. Principales earactéristiques des sols 49 2.4.3. Relations entre les paramétres pondéraux 50 Bibliographie .. 52 cuapitre s. Propriétés hydrauliques des sols ....... 53 3.1. Introduction . 53 3.1.1 Cycles de eau seonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnencen 58 3.1.2. Systémes hydrologiques 54 3.1.2.1 Identification 54 3.1.2.2 Bilan bydrique sccsssr 54 3.1.3. Différentséeats de Peau dans les sols 55 3.1.4 Eaux souterraines ..... 56 3.1.4.1 Définitions 56 3.1.4.2 Nature géologique des aguiferes 56 3.1.4.3. Tipes hydrodynamiques d'aguifore 57 BAA Niveau pidzométriques occ 58 3.2 Propriétés de l'eau libre 60 3.2.1 Ecoulement linéaire — Loi de Darcy . 60 3.2.2 Mesure en laboratoire du coefficient de perméabilité a 3.2.2.1 Conditions d'eau e 3.2.2.2 Esai a charge constante 62 3.2.2.3 Essai d charge variable ons on 3.2.3 Ordre de grandeur du coefficient de perméabilité des sols 64 3.2.4 Sols licés ~ Définition de &, et k, 64 3.3. Ecoulements souterrains 66 3.3.1 Ecoulements permanents 3 deux dimensions en milieu homogéne et isotrope enn : seonnnnnne — 66 33.11 Réseau d'écoulement 66 3.3.1.2 Caleul du débit 4 sravers un massif de terre 67 3.3.1.3 Conditions aux limites en régime permanent 68 3.3.2. Exemple de traitement informargue (code Plaxis) 68 3.3.3, Force d'écoulement ccs ene 69 3.34 Mesure in stu de la perméabilite ex des paramétres connexes . 70 334.1 Généralités 70 3.3.4.2 Ecoulement en régime permanent ~ Formule de Dupuit 71 3.34.3 Ecoulement en régime transitoire - Formule de ‘Theis ... 73 3.4 Eau capillaire .. 74 34.1 Définition de l'eau capillaire 7A 3.4.2 Capillaricé de l'eau ~ Loi de Jurin 7” 3.43 Tube de section variable 75 3.4.4 Porométtie on 76 Table des materes | 3.4.5 Notion de succion — Ascension capillaite ..ssossessnstaeseee 76 3.4.6 Généralisation — Relation succion/teneur en eau 7 3.4.7. Profil hydrique 78 Bibliographie .. 80 cnapitae s. Théorie de la consolidation 81 4.1 Définition des contraintes dans un sol 81 42. Sols saturés 82 4.2.1 Contraintes normales 82, 4.2.2. Contrainte tangentielle 83 4.2.3 Cas des sols partiellement saturés 83 4.3 Etude qualitative de la consolidation .... 84 4.3.1 Remarques préliminaires ... 84 431.1 Définition 84 43.12 Condition d'application 84 43.1.3 Conditions initiales .. 84 4.3.2. Tassement dans le temps sous une charge donn 85 4.3.3. Tassement en fonction de la charge 87 4,4 Théorie mathématique de la consolidation unidimensionnelle 88 4.5 Consolidation d'une couche drainée par les deux faces ........ 90 46 Cas particuliers 90 4.6.1. Multicouche compressible 90 4.6.2. Prise en compte du temps de chargement n 4.7. Essai de compressibilité a I'cedometre 2 4.7.1 Caractéristiques de compressibilité 92 4.7.2. Classification des sols vis-A-vis de la compressib 93 4721 Differents états de consolidation soccer 93 47.22 Comportement des sls selon leur eat de consolidation 93 4.7.3 Consolidation secondaire 94 4.8 Applications pratiques de la consolidation 95 Bibliographie 96 cuaprrre s. Comportement mécanique des sols 7 5.1, Introduction 7 5.2 Répartition des contraintes autour d'un point .nnnnnennnnnnen 98 5.2.1 Rappel de mécanique des miliews continus ....... 98 5.2.2 Définition et conventions de signe 99 5.2.3 Propriétés du cercle de Moh 99 X | Fondations et ounagesen tare 53 54 55 5.6 5.7 Les sols et la théorie de I'élasticité . 102 102 103 103 103 103 5.3.1 Rappel de quelques notions 5.3.2 Modules drainé et non drainé 5.3.3. Champs d’application de I'élasticité Divergences avec la théorie de 5.3.3.2 Differents modules délastcité 5.3.4 Ordres de grandeur oo 106 5.3.5 Relation entre le module aedométrique et le module d’dlasticicé draing 106 Les sols et la théorie de la plasticité 107 5.4.1 Courbe intrinstque, crittre de Mohr-Coulomb 107 5.4.2 Etat d’équilibre limite des sols pulvérulents 108 5.4.3 Sols cohérents ~ ‘Théoréme des états correspondants 110 5.44 Propriétés particuliéres de la droite intrinstque et du cercle de Mohr .. 5.4.5. Directions conjuguées Mesure des caractéristiques mécaniques des sols .. 5.5.1 Détermination des caractéristiques de plasticicé @ et © ud 112 12 112 5.5.2. Conditions particuligres d’essai 113, 5.5.2.1 Consolidation seo . : . . M3 5.5.2.2 Drainage 113 5.5.2.3. Vitesse d'essai 113 5.5.3 Principales caractéristiques mécaniques d'un sol 114 5.5.3.1 Cannetéristiques apparentes 114 5.5.3.2 Canctéristiqueseffectives us 5.5.3.3 Canactéristiques consolidées non draintes se ewe US 5.5.4 Excmples d’application pratique des différents essais 116 5.5.4.1 Exemple d application des caractévsiques apparentes Quy eb ffecti0es QC cn 5.5.4.2 Exemple d'application du facteur daugmentation de la cobésion 2, 17 116 5.5.5. Essai de compression simple 18 5.5.6 Mesure des caractéristiques d élasticité 118 Compléments sur la rhéologie des sols 19 5.6.1 Critéres de rupture — Etat critique — Dilatance — Contractance ..... 19 5.6.1.1 Comportement des sables 119 5.6.1.2 Comportement des argiles.. 120 5.6.2. Chemin des contraintes 5.6.3 Modéles rhéologiques ... Liquéfaction des sols ... 5.7.1 Description du phénoméne 5.7.2 Catégories de sols sensibles & la liquéfaction 124 5.7.3 Etude du risque de liquéfaction 125 Bibliographie ... Table des matiéres | XI cnaitae s. Reconnaissance des sols 6.1 Investigations géotechniques 6.1.1 Documents de référence 6.1.1.1 Préambule ...... 6.1.1.2 Eurocode 7 NF EN 1997-2 6.1.1.3 Norme NF P 94 500 6.1.1.4 Recommandations de !'Union sndicale gotechnique— Syntec-Ingénievie 6.1.1.5 Normes d'essais 6.1.2 Programme de étude géorechnique 6.1.2.1 Modile géologique préliminaire .. 6.1.2.2 Etablissement du programme de reconnaissance 6.1.2.3 Diversité des techniques de reconnaissance .. 6.1.2.4 Maillage des sondages de reconnaissance 6.1.2.5 Profondeur d investigation .. sev 6.1.2.6 Repénage et nivellement des sondage rnnnnres 6.2 Géophysique 6.2.1. Principes généraux 6.2.2 Gravimétie .... 6.2.21 Principe son 6.2.2.2 Applications . 6.2.2.3 Mise en uve sun 6.2.24 Limites d'utilisation 6.2.3 Méthodes sismiques 6.2.3.1 Principe ... 6.2.3.2. Sismique réfraction 6.2.4 Méthodes électriques 6.24.1 Principe 6.2.4.2 Applications 6.2.4.3 Description des méthodes usuelles 6.2.4.4 Limites d'utilisation ... 6.2.5 Electromagnétisme 6.2.5.1 Principe 6.2.5.2 Applications 6.2.5.3, Mise en ceuvre 6.2.5.4 Limites d'utilisation 6.2.6 Domaines d'application des méthodes géophysiques 6.3 Sondages et forages 6.3.1 Introduction . 634.1 Définitions .. 6.3.1.2 Méthodes de prélévemen 6.3.2 Différents types de forages ... 63.2.1 Choix de la technique de forage .. 632.2 Sondages par puis, rranchte, fille galerie 131 131 131 131 131 132 132 132 132 132 133 134 134 136 136 137 137 137 137 138 138 139 139 139) 140 143 143 143 143 145 145 145 145 145, 146 147 147 147 149 150 150 150 XII | Fonddations et ouvrages en terre 6.3.23 Sondages carostés soo 150 6.3.24 Sondages semi-destructifi . 151 63.25 Sondages destructifi 152 6.3.3. Sondages carottés 152 63.3.1 Objectife 152 6.3.3.2 Techniques de carottage .. 152 6.3.3.3. Choix des techniques de carottage vo. 155 63.34 Coupe de sondage 155 6.34 Forages destructifs 158 634.1 Introduction 158 634.2 Opérations liées ala foration 158 634.3 Techniques de foration 160 6.3.4.4 Choix des techniques de foration 161 634.5 Diagraphies instantanées 162 6.3.5 Diagraphies différées 165 6.35.1 Présentation 165 6.35.2 Different types de diagraphiesdiftrces 165 6.3.6 Géophysique de forage 165 63.6.1 Génénilités .. 165 63.62 Principales techniques 167 6.4 Essais mécaniques in situ 167 GAL Essais par battage . 167 GALL Prisemtation orsernneenn ses 167 6.4.1.2 Essai de pénétration au carottier 167 641.3 Essai de pénétration dynamique 170 6.4.2 Essai de pénétration statique (CPT) et pigzoc 174 AQ Principe sesscssssesessneee eee 174 642.2 Tjpes d’apparcil Appareil normalise 174 64.2.3 Résultats 177 64.24 Interprétation 77 64.2.5 Piézocin 177 6.4.3 Essai au pressiométre Ménard. 179 64.3.1 Prisentation 179 643.2 Principe de Uessai 179 6.43.3 Appareillage ... 179 6.4.3.4 Mise en place de la sonde dans vol. 6.43.5 Realisation de Vessai — Courbe brute .. 181 182 6.4.3.6 Résultats — Courbes corrigées 183 64.3.7 Présentation des résultats — Forage pressiométrique 184 64.3.8 Principes théoriques 186 643.9 Comblation entre module presiomtirique et ocdométrique — Coefficient rhéologique 188 189 189 190 190 6.43.10 Classification conventionnelle des sols 6.43.11 Module pressiométrique de rechargement Essai de cisallement au phicomatre .. 6.44.1 Présentation 644 65 66 67 6.4.5 Instrumentation et suivi des ouvrages ...... 5 6.4.4.2 64.43 644.4 64.4.5 Essai scissométrique en place . 64.5.1 645.2 64.5.3 645.4 645.5 Table des mares |X Principe svsesnrnteinneiintiinmatiinneininnainents Description de Vapparil Interprétation — Domaine dapplication . Comparaison avec ls esis de laboratoive Présentation Principe de Vessai . Appareillage et procédure d'esai Résultats... Utilisation — Correction Essais hydrauliques in situ 6.6. 1 6.6.2 6.6. 6.6. 6.6.5 6.6.6 Essai de perméabilité dans un forage en tube fermé . 6.6.7 Essai dinfiltration 3 4 3 Introduction Piézométrie 6.6.2.1 6.6.2.2 6.6.2.3 Es 6.6.3.1 6.6.3.2 6.6.3.3 de perméabilité dans un forage & tube ouvert Introduction ‘Types de pitzomitres Qualité des mesures Principe Realisation de Vesa Interprétation des résultats Essai de pression d’eau dans les roches Essai de 6.6.5.1 6.6.5.2 6.6.5.3 6.6.5.4 pompage Principe Préparation de sai Réalisation de Uessai ... Interprévation des résultats Essais de laboratoire 67. 67. 1 2 Introduction .... Essais a’ 67.2.1 6.7.2.2 67.23 67.24 67.25 67.26 67.27 6.7.2.8 6.7.2.9 6.7.2.10 67.211 67.212 identification et de casification Analyse granulométrique par tamisage Analyse granulomeétrique par sédimentation Teneur en eau. Maste volumigue des particulessolides Limites de consistance d‘Atterberg Masse volumique apparente des sol fins . Indice des vides en Gynt indice de densité relative Teneur en carbonate Temeur en matitres organique Coefficient de fiagmentabilicé Coefficient de dégradabilité Valeur de blew de méthylene du sol. 190 190 192 193 194 194 194 195 195 195 197 198 198 198 198 198 200 200 200 201 201 202 203 203 203 204 204 206 206 206 206 207 207 209 212 214 216 224 226 228 230 231 232 232 xv Fondations et ouvrages en terre 68 Choix des techniques d’investigation 6.7.3 Essais mécaniques de résistance, de compressibilité et de déformation des sols ... 6.7.3.1 Essai de compression uniaxiale 6.73.2 Essais de cisaillement rectligne a la boite . 6.73.3. Bess de cisallement & Uapparel wriaxial de révolution 6.73.4 Essai de compressibilite a Vdométre avec chargement par paliers. 6.73.5 Essai de gonflement ic Vedoméere par chargement de plusieurs éprouvettes 6.73.6 Essai de desiccation — Ditermination de a limite de retrat effective 6.7.4 Essais hydrauliques de perméabilité 6.74.1 Mesure du coefciens de perméabilité — Principauex diposiif, 6.74.2 Mesure de la perméabilité— Essai a charge constante — Evsai a charge variable Essais de compactage et de portance .. . 6.7.5.1 Essai de détermination des réferences de compactage Proctor 6.7.5.2 Indice portant IPI et CBR .. Bibliographie ... cuapire 7. Calcul géotechnique et Eurocode 7 a 72 73 TA 15 Présentation générale ~ Bases du calcul géotechnique .... Justification par la méthode observationnelle Justification par la méthode prescriptive .... Justification sur la base d’essais de chargement Justification par le calcul 7.5.1. Préambule ~ Fiabilité des modéles de calcul. 7.5.2. Principe sees 7.5.3 Situations et actions .. 7.5.3.1 Situations Actions 754 caractéristiques .. Valeur caractéristique d'une action Valeurs caractéristiques des panamézres géotechniques ... Valeurs caractéristiques des données géométriques Modile géotechnique de caletl oso Déinision Valeur de caleul d'une action . 75.5.3 Niveawe d'eau 7.5.5.4 Facteurs de modile ..... . 7.5.6 Combinaisons d’actions ~ Sollicitations 7.5.5 233 233 234 239 251 261 262 264 264 266 267 267 270 27 274 277 277 279 280 280 280 280 281 281 281 281 282 282 282 283 284 284 284 284 287 287 288 Table des matiéres. | XV 288 290 290 291 291 292 7.5.9.1 Verifications aux états limites ultimes svocsssensennessnsies 292 75.9.2 Verifications auec états limites de service 294 7.5.7 Différents types d’érats limites ultimes 7.5.8 Approches de calcul et facteurs partiels 75.8.1 Les trois approches de caleul 7.5.8.2. Principaux paramétres partiels 7.5.83 Approche retenue par Vannexe nationale francaise 7.5.9 Justifications suivant les différents états limites 7.5.9.3 Exemple de détermination de Ueffet d'une action 295 Bibliographie 296 cuapiTre 8. SOllicitations sismiques ... 297 8.1 Préambule ............. 297 8.2 Effet d'un séisme 297 8.3 Réglementation sismique ... 298 8.4 Action sismique 299 8.5 Paramétres définissant l'action sismique 301 8.5.1 Zonage sismique de la France 301 8.5.2 Classes de sol 303 8.5.3 Coefficient de sol ... ssseessnesesunnsssestin 305 8.5.4. Coefficient ropographique 305 8.5.5 Catégorie d'importance des ouvrages svete 306 86 cuapitre 9. Stabilité des pentes et des talus ..... 91 92 Justification des ouvrages géotechniques sous sollicitations sismiques . 8.6.1 Préambule .. 307 307 308 308 309 312 313 313 314 314 Introduction — Classification des mouvements de terrain ... 9.1.1 Pentes naturelles ... 9.1.2. Talus arcificiels Description des principaux types de mouvement .... 314 9.2.1 Ecroulements et chutes de pierres 314 9.2.2 Glissements 314 9.2.2.1 Glissement plan 314 315 315 9.2.2.2 Glisement rotationnel simple . 9.2.2.3 Glissement rotationnel complexe. I Fondations et ouvrages en terre 93 94 95 96 97 98 99 9.2.3 Fluage et solifluxion 9.2.3.1 Fluage .. 9.2.3.2 Solifluxion 9.2.4 Coulées boueuses 9.2.5 Talus en déblai et talus en remblai sur sols non compressibles 9.2.6 Talus en remblai sur sols compressibles .... 9.2.7 Stabilité sous les sourtnements 9.2.8 Digues et barrages en terre Stabilité en rupture circulaire avec coefficient de sécurité global 9.3.1 Préambule 9.3.2. Méthode des tranches de Fellenius 9.3.2.1 Stabilité selon un cercle donné - 93.22 Recherche du coefficient de sécurité minimal . 9.3.3 Prise en compte des nappes et des écoulements 9.3.3.1 Nappe statique esse esses 933.2 Prive en compte des écoulements aucdesus du niveau aval 9.3.33. Prise en compte des éoulements en desous du niveau aval 9.3.4 Méthodes des tranches de Bishop... 9.34.1 Méthode détaillée 93.4.2 Méthode de Bishop simplifiee 9.3.3. Choix de la méthode de caleu!..... 9.3.6 Choix du coefficient global de sécutit Stabilité en rupture circulaire aux états limites — Calcul aux Eurocodes Stabilité des pentes en rupture plane 9.5.1 Pente indéfinie — Rupture selon un plan paralléle & la pente soo 9.5.1.1 Décomposition des forces 95.1.2 Coefficient de sécurité global 95.1.3 Caleul aus érats limites... 9.5.2 Pente de hauteur finie ... Stabilité en rupture non circulaire .. Abaques et formules ... 9.7.1. Talus dans un sol pulvérulent 9.711 Sans écoulement 9.7.1.2 Avec éeoulement .. 9.7.2. Talus dans un so] homogine cohérent 9.7.2.1 Sols purement cobérents — Abagues de Taylor 9.7.2.2. Sols cohérents é frottement interne 9.7.3. Talus verticaux Choix des caractéristiques mécaniques Stabilité en zone sismique 9.9.1. Préambule 9.9.2 Principe du modele statique équivalent 316 316 316 316 317 317 318 318 318 318 318 318 321 323 323 323 324 325 325 325 326 326 327 328 328 328 329 330 330 331 331 332 332 332 333 333 335 336 338 340 340 341 Table des metres | XM 9.10 Confortement des talus 342 9.10.1 Principe 342 9.10.2 Modification de la pente 342 9.10.3 Drainage 343 9.10.4 Renforcement 345 Bibliographie 346 cuapitae 10. Actions des terres sur les soutenements 347 10.1 Introduction 347 10.2 Etats d’équilibre limite 347 10.2.1 Définitions .. 10.2.1.1 Solan mpos 347 347 102.12 Equiibre limite de bute 348 10.2.1.3 Equilibre limite de poussée 349 10.2.2 Etude d’un cas simple .... 349 10.2.2.1 Valeurs de K, et K, 349 10.2.2.2 Résultante dese . 350 10.2.2.3 Volume plastfié 350 10.2.3 Plan de Pérude déraillée de la poussée et de la butée ess 351 10.2.3.1 Eiude d'un miliew pulvérulent pesant en équilibre limite suo. 351 10.2.3.2 Etude d'un milieu non pesant surcharge 352 10.2.3.3 Influence de la cohésion 352 10.2.3.4 Cas général 352 10.2.4 Erude du milicu pesant pub 352 10.2.4.1 Equilibres limites de Rankine 352 10.2.4.2 Equilibres limites généraux... 355 10.2.5 Brude d'un milieu non pesant surchargé et pulvérulent 358 10.2.5.1 Hypotheses 358 10.2.5.2 tude de Véquilibre de poussée 359 10.2.5.3 Etude de Véquilibre de la butée 360 10.2.6 Milieux cohérents... 361 10.26.1 Prive en compte dela cobision . . 361 10.2.6.2 Rugosité (contact éeran-sol) 362 10.2.6.3 Influence de la cobésion sur le coefficient de sécurité 363 363 364 10.3 Détermination pratique des poussées et butées sur les écrans ..... 365 10.3.1. Simplifications ~ Rug 10.2.7 Erade particulidre du milieu purement cohérent ... 10.2.8 Tableaux récapitulatifs .... Diagramme de pression des terres 365 10.3.1.1 Remarques prélismindives .occsosore 365 10.3.1.2. Rugosité — Inclinaison de la contrainte 366 10.3.1.3 Diagramme de pression des tOPR sinnnnnnnnnnnrinrrt . 370 10.3.1.4 Caleul pratique des contraintes de poussée et de butée 371 Yat | Fondation et oomrags en tere 10.3.2 Coin de Coulomb 10.3.2.1 Principe .. 10.3.2.2 Miliew pesant pulvérulent non surcharge 371 371 371 10.3.2.3 Action de la surcharge . 372 10.3.3 Sols stratifies 372, 10.3.4 Présence d'une nappe . 374 10.3.5 Talus et risberme .. 374 374 375 376 377 377 10.3.5.1 Surface libre de forme queleonque . 10.3.5.2. Talus limites en amont de l'écran 1035.3. Risberme.. 10.3.6 Surcharges 10.3.6.1 Préambule 10.3.6.2 Surcharge uniforme semi-infinie 378 10.3.6.3 Surcharge partielle de longueur infinie 378 10.3.6.4 Surcharges locales 380 .3.7 Tranchées blindées 381 10.3.7. Determination de la presion des tere 381 10, 383 ve 383 Action des surcharges 10.3.8 Méthode de Culmann . 10.4 Solicitations sismiques 384 10.4.1 Principe général du calcul statique équivalent 384 10.4.2 Paramétres et formules de calcul de By ren 386 Bibliographie ..... 388 cuapire n. Fondations superficielles 389 11.1 Description, comportement et principes de justifications ...... 389 1.1 Définitions 389 11.1.2 Comportement d'une semelle chargée 390 111.21 Comportement sous charge verticale 11.1.2.2 Influence de Vencastrement 1.1.2.3 Etat de saturation du sol . 11.1.2.4 Comportement sous charge excentrée 390 391 391 392 11.1.2.5 Comportement sous charge inclinée 393 11.1.26 Comportement en bord de pente 394 11.1.3 Principes de justification d'une semelle superficielle nn 394 11.2 Capacité portante du sol 395 11.2.1 Comportement du sol & la rupture 395 396 11.2.2 Formulation générale et coefficients de sécurité 11.2.3 Méthodes fondées sur les propridtés de cisaillement du sol. 399 11.2.3.1 Méthode analytique — Conditions drainées 399 11.2.3.2 Méthode analytique — Conditions non drainées 402 M1283 Mish enayiue~ Prem compte de rot dun talus 11.234 Méthodes numériques 402 402 Table des matiéres | XK 11.2.4 Méthode basée sur les données mesures in Sift sossesneeessne me 402 11.2.4.1 Méthode pressiométrique eo 403 1.24.2 Méthode & partir dessais au pénétrométre statique 409 11.2.4.3 Pénésrométre dynamique au 11.2.4.4 Esais de pénéeration au carottier — SPT 4 11.2.5 Semelles superficielles ancrées dans un bicouche 413 11.2.5.1 Prévence d'une couche d'argile en profondeur . 418 11.2.5.2 Prévence d'un substratum rigide en profondeur 414 11.3 Excentrement admissible des charges 414 11.4 Glissement . 415 11.5 Justifications sous sollicitations sismiques 416 11.5.1 Portance sous sollicitations sismiques 47 11.5.2 Glissement sous sollicitations sismiques 420 11.5.2.1 Fondations situées au-dessus de la nappe phréatique 420 11.5.2.2 Fondations situées en dessous de la nappe phréatique 420 11.6 Estimation des tassements 421 11.6.1 Méthedologie — Contraintes de contact sous la fondation 421 11.6.2 Détermination du tassement par la théorie de I’élasticité — Coefficient de réaction du sol 422 11.6.3 Détermination du tassement par la méthode d'intégration par tranches 425 11.63.1 Principe 425 1.63.2 Répartition des contnaintes en profindeur sous une charge pOnctuelle srcsseeniseenesennesene ve 425 11.6.3.3 Répartition des contraintes en Prefondeur sous une semelle s0UpI€ wssnsnesannrennreseinee 426 11.6.3.4 Contrainte dans langle d'un rectangle et au centre dane semelle circuldire .o..cscsseessseeesinseeeinnsseiee 427 11.6.3.5 Effet radier - 428 11636 Diagramme de répartvion des conoraintes en profondeur Méthode des tranches wusesunsessnseesnneesvinies 428 11.637 Tasement total ~ Correction de A. W. Skempton et L. Bjerrum 430 1.6.3.8 Semelle rigide 432 11.6.4 Calcul des tassements par la méthode pressiométrique 432 11.6.4.1 Formule génévale 432 11.6.4.2 Valeurs deE, et Ey. sense . 433 11.6.5 Calcul des tassements & partir du pénétrométre statique 435 11.6.5.1 Méthode de Schmertmann 435 11.65.2 Utilisation de corrélation 436 11.6.6 Calcul des tassements & partir du SPT 436 11.6.7 Tassements admissibles 437 1.67.1 Tasemens total et tassement differential 437 11.6.7.2 Estimation des tassements totawe 438 11.6.7.3 Estimation des tassements differentiels 438 116.74 Tassements admissibles .. 438 10 | Fondations et owrages en tere 11.7 Déplacements et rotations — Coefficients de raideurs 11.8 Fondations des machines vibrantes 11.8.1 Introduction .. 11.8.2 Réponse dune machine vibrante 11.8.2. Principes du caleul .. 11.8.2.2 Paramétres «dynamiques» du sol . 1.8.2.3. Tassements dus aux vibrations... 11.9 Dispositions constructives ... 11.9.1 Ragle des 3 pour 2 .. 11.9.2 Protection contre le gel 11.933 Dispositions constructives spéeifiques relatives aux sols gonflants et rétractables .. 11.10Fondations semi-profondes ... 1.10.1 Définition et description des sollicications .. 11.10.2 Fondations semi-profondes soumises & une charge verticale centrée ... 11.10.2.1 Réaction verticale normale a la base ........ 11.10.2.2 Frottement vertical sur les faces latérales ... 11.103 Fondations semi-profondes soumises & un effort d’arrachement 11.10.3.1 Domaine d application — Types de massif étudiés 11.10.3.2 Désermination de Uefort darvachement a la rupture Qa 11.104 Fondations semi-profondes soumises & un effort latéral 11.10.4.1 Réaction normale frontale horizontale 11.10.4.2 Frottement horizontal a la base de la fondation 11.10.4.3 Frottement horizontal sur les faces latérales 11.10.5 Déplacement et rotation d’une fondation semi-profonde ... 11.10.6 Situations de calcul et vérifications - - 11.107 Exemples de fondations semi-profondes soumises, a des efforts latéraux et de renversements 11.10.7.1 Méthode de M. Cassan 11.10,7.2 Méthode die réseau d'état. 11.10.7.3 Méthode simplifiee .. Bibliographic cuapitre 12. Fondations profondes 12.1 Descriptions, comportement et principes de justifications 12.1.1 Définitions 12.1.2 Comportement des fondations profondes 12.1.2.1 Comportement sous charge axiale 12.1.2.2. Comportement sous solicitations transversales 12.1.2.3 Piew soumis a des efforts parasites et divers. 12.2 Principes de justifications 12.2.1 Vérifications aux écats limites 440 442 442 443, 443, 445 446 447 447 447 449 450 450 451 451 451 451 451 452 453 453 454 454 454 454 455 455 456 457 459 461 461 461 461 461 464 465 465 465 Table des matigres | XXL 12.2.2 Classement des différents types de fondations profondes ... 465 12.2.3 Matériaux constitutifs des fondations profondes... 466 12.2.3.1 Paramétres de calcul des matériaux béton, béton arm coulis ox mortier & base de ciment 467 12.2.3.2 Agressivité des eau et des sols pour les bétons 469 12.2.3.3 Structures métalliques en acier de construction so. vcsee 4T3 12.2.3.4 Agressivité des eaux et des sol pour le métal 474 12.2.4 Capacités portantes limites sous charges verticales 477 12.2.4.1 Données théoriques et expérimentales de dimensionnement sous charge verticale— Méthode par essais de laborat0ire vssisu a7 12.2.4.2 Détermination de la charge limite sous charges verticales 4 partir d'essais mécaniqu 12.2.5 Etats limites de portance et de traction 12.2.5.1 Portance d'une fondation profonde isolée (ELU, compression)... 12.2.5.2 Résistance de traction d'une fondation prone isolée 480 495, 495, situ ... (ELU, traction) .. . 496 12.253 Fondation profonde isole sous charge axiale decompression TELS (ELS, compression) siemenmeenneennieemnnieenreee 496 122.54 Fondation profonde isolée sous change axiale de traction a'ELS (ELS, traction) 497 12.2.6 Méthodes de calcul sous chargement axial 497 12.2.6.1 Méthode de calcul a partir d'ssais de piewe 498 12.2.6.2 Procedure du piew modele .. evens 499 12.2.6.3 Procédure du modele de terrain .. 502 12.2.64 Présence d'une couche sous-jacente pew résstante oo. 505 12.2.6.5 Réduction du frottement accial limite sous effort de traction... 507 12.3 Tassement des PiU .......ccccsssssssssseennssssssssseseeeeennneee 508 12.4 Portance d’un groupe de pieux 509 12.4.1 Comportement d'un groupe de piewx 509 12.4.2. Effet de groupe lié au rapprochement des pict o.oo 510 12.4.3 Effet de groupe lié au comportement du bloc su 12.4.4 Tassement d'un groupe de fondations profondes . su 12.5 Résistance de traction d'un groupe de fondations profondes .. 512 12.5.1 Combinaisons d’actions et coefficients de sécurité . . 513 12.5.2 Résistance mobilisable par le groupe de fondations profondes 513 12.5.2.1 Volume unitaire associé en sol homogene @ frottement inserne prédominant so 12.5.2.2 Volume unitaire associé en sol homogene a cohésion prédominante ... 12.5.2.3 Réduction du volume d influence 12.5.3 Résistances mobilisables complémentaires 515 12.6 Pieux soumis a des sollicitations non verticales en téte .. 12.6.1 Nature des solicitations... 12.6.2 Lois d’'interaction sol-pieu . You | Fondations et oumages en tere 12.6.3 Résolution dans le domaine élastique 12.6.3.1 Equations générales .. . 12.6.3.2. Piew & géometrie et inertie constantes et sol homogéne 12.6.3.3 Applications pratiques 12.7 Efforts parasites sur les pieux 12.7.1 Frottement négatif 12.7.1.1 Description du phénoméne 12.7.1.2. Méthode de calcul 12.7.1.3 Application pratique su. oe 127.44 Frottement négatifsur les piews d'un groupe. 12.7.2 Fluage latéral d’une couche compressible 12.7.2.1 Description du phénoméne . 12.7.2.2 Méthode de Tichebotarioff 12.7.2.3 Principe de la méthode en g(x) 12.7.3 Flambement des piewx 12.7.3.1 Méthode de M. Mandel 12.7.3.2 Piew avec hauteur libre 1.7.3.3 Prise en compte d'un défaut de forme 12.7.34 Verification du non-flambement d'un micropien ... 12.8 Contréle de l'intégrité des pieux 12.9 Considérations parasismiques 12.9.1 Détermination des ressorts de piewx 12.9.1.1 Matrice de rigidité .. 12.9.1.2 Matvice de souplese 129.13 Determination des termes de la matrice de souplese 12.9.1.4 Détermination de la raideur verticale sous sollicitations sismiques .. 12.9.2 Détermination des effets cinématiques 12.9.2.1 Déplacement en surfae 12.9.2.2 Profil du g(z) dans le cas d’un sol monocouche 12.9.2.3 Profil du g(x) dans le cas d'un sol bicouche ... 12.9.3 Justification de dimensionnement : 12.9.3.1 Capacité portante et de traction vnoson 12.9.3.2 Reprise ‘efforts horizontaux et de moments Bibliographic... cuapirre 13. Ouvrages de soutenement 13.1 Préambule — Classification des souténements 13.2 Critres de choix .. 13.3 Murs de souténement 13.3.1 Remarque préliminaire ~ Notion d’é 13.3.2 Définition des actions .. 1333 Approche de calcul et combinaisons factions. 520 520 521 522 523 523 523 524 527 529 530 530 531 531 533 533 534 534 534 536 539 540 540 541 541 544 544 544 544 545 546 546 546 547 549 549 550 552 552 553 554 Table des mares | 13.3.4 Justification d’un mur de sourénement sous sollicitations statiques .... 355 13.3.4.1 Démarche générale se seneavens 555 13.3.4.2 Stabilité générale (ELU) 556 13.3.4.3. Résistance structurelle (ELU) 557 133.44 Portance du sol support (ELU et ELS) ... 557 1334.5 Limitation de Vexcentrement (ELU et ELS) 558 13.3.4.6 Glissement sur la base du mur (ELU) sevcnnenee 558 13.3.4.7 Autres vérifications 559 13.3.5 Justification d'un mur de souténement sous séisme (Eurocode 8) 559 13.4 Ecrans de souténement 559 13.4.1 Classification, fonctionnement et méthodes de caleul . 559 13.4.2 Déformations admissibles de la paroi ... 13.4.3. Méthode élastoplastique 562 562 13431 Principe vane 562 1343.2 Détermination du coefficient de réaction horizontal 564 134.3.3 Autres paramitres lids au sol 566 3.4.34 Produie d'inertie de la paroi 566 13.4.3.5 Poussée et butée sur une paroi discontinue .. 567 13.4.3.6 Butons er tirants 568 13.4.3.7 Tirants d’ancrages 569 13.4.3.8 Autres paramétres 570 1343.9 Phasage soso 570 13.43.10 Catleul 571 13.44 Dimensionnement des parois& la rupture (MEL) .. onsen STL 1344.1 Principe 571 1344.2 Verification de la fice... 573 13.4.4.3 Verification de la contre-butée (approche simplifiée) 573 134.44 Caleul a la rupture d'un rideau ancré en tite et encastré en ied vnsonersrsisnrrinirsneeosisin 574 13.4.5 Justification d'un écran de souténement sous sollicitations s statiques (NF P94-282) .. 575 1345.1 Démarche gindnae 575 13.4.5.2 Stabilité générale (ELU) . 576 13.4.5.3 Defaut de butée (ELU) ... . 577 134.5.4 Résistance structurelle (ELS et ELU) 578 13.4.5.5 Stabilité du fond de fouille (ELU) 580 13.4.5.6 Poingonnement et capacité portante du sol support (ELU et ELS) oso sonmeneinnennnn 580 13.4.5.7 Stabilité du massif d ancrage (ELU) 581 13.4.5.8 Résistance des ancrages (ELU et ELS) 584 13.4.5.9 Résistance de Uappui (ELU et ELS) . - 589 1345.10 Ruines d ovigine hydrauligue (ELU) 589 13.4.6 Justification d'un éeran de souttnement sous séisme (Eurocode 8)... 589 13.5 Massifs de sols renforcés et parois clouées 590 1.5.1 Classification des ouvrages en remblai renforcé 590 13.5.2 Description d’une paroi clowi 592 YaIW | Fondation et oumrags en tere 594 594 596 596 13.5.3 Justification sous sollicitations statiques .. 13.5.3.1 Démarche générale 13.5.3.2 eran fictif.. 1353.3 Mobilisation des eforts dans les enforcement 135.34 Actions et sllicitations . 596 13.5.3.5. Stabilité générale (ELU) 597 13.5.3.6 Stabilité externe (ELU) 598 13.5.3.7 Stabilité interne (ELU) . 601 13.5.3.8 Stabilité mixte (ELU) 620 13.5.3.9 Etats limites de services — Déformations 622 13.5.4 Justification sous sollicitations sismiques 623 Bibliographie 624 cuapitre 14. FOndations mixtes, amélioration et renforcement des sols 625 14.1 Présentation générale ... 14.2 Fondations mixtes ........ 14.2.1 Principe .. 14.2.2 Définitions et hypotheses 14.2.3 Détermination de la charge limite d’une fondation mixte pour H> By... 7 14.2.4 Estimation des tassements ~ Cas général H2 By «. . 14.2.4.1 Principe ~ Compressibilité de la fondation mixte 628 14.2.4.2 Lois charge-déformation 628 14.2.5 Cas particulier des pieux courts: H < By 630 14.3 Amélioration et renforcement des sols d’assise 631 14.3.1 Introduction ... 631 14.3.2 Procédés de substitution ecco evenness O32 14.3.2.1 Principe 632 143.22 Domaine d application 633 143.23 Mise en cuore en 143.24 Avantages, inconvénients, limites 633 143.25. Principe de dimensionnement 634 14.3.2.6 Contréles d'exécution 634 14.3.3 Procédés par traitement dans la masse 634 1433.1 Préchargement coo. sonnei 634 1433.2 Vibrocompactage ou vibroflostation .... . 639 143.3.3, Compactage dynamique uw. 641 143.34 Injection solide ... 143.4 Procédés par inclusion de matériaux d’apport 1434.1 Inclusions souples par eolonnes ballastées 14.342 Inclusions souples par plots ou puits ballastés 1434.3 Autres sppes d'inelusions souples Table des matiéres | XXV 143.44 Inclusions rigides en béton ou mortier de petit diamétre 14.3.4.5 Inclusions rigides de sols traités auce ants. 14.3.4.6 Inclusions rigides réalisées par jet 14.347 Inclusions composites 14.3.5 Procédés par traitement du sol... 14.3.5.1 Traitement des sols auc liants . 14.3.5.2. Injections soocssees 14.3.6 Autres procédés 14.3.7 Amélioration du sol et génie parasismique 143.71 Gonéralités oso. . 143.72 Améioration da sol dans la masse 14.3.7.3 Inclusions souples .. 143.74 Inclusions rigides ... Bibliographic ..ncsnnesnnnneenie cuapite 1s. Conception et dimensionnement des ouvrages hydrauliques .... 15.1 Généralités sur les ouvrages hydrauliques ... 15.2 Etude du débit d’écoulement sous ou 4 travers un ouvrage .......... 15.2.1 Généralités 15.2.2 Ecran vertical dans une couche perméable 15.2.2.1 Solution analytique pour un donan vertical sans fouille 15.2.2.2 Beran vertical avec ou sans fouille dans une couche perméable a épaisseur limitée . 15.2.3 Batardeaux avec ou sans fouille de longueur infin ..... 15.2.3.1 Définition des batardeaux: larges et étrits .. 15.2.3.2 Batardeaux larges avec ou sans fouille 15.2.3.3 Batardeaux érroits sans fouille 15.2.3.4 Batardeaux étoits avec fouille 15.2.4 Batardeaux avec ou sans fouille de longueur finie .. 15.2.4.1 Batardeaux circulaires, carrés ou rectangulaires 0... 15.2.4.2 Rideawe paralliles 15.2.5 Tranchées et canaux 15.5.1 Fonille de longueuer finie a la surface d'une couche perméable épaisse .. . 15.2.5.2 Débit de fuite d'un canal 15.3 Drainage et rabattement ..... 15.3.1 Techniques diverses 15.3.2 Ragles des filtres 15.4 Rupture du fond de fouille d'origine hydraulique .... 15.4.1 Généralités 15.4.2 Sou ement hydraulique global du terrain (UPL) .. 15.43 Soulévement hydraulique des partcules de sol ~ Boulance (HYD) ..- 653 661 663 667 667 667 668 671 71 671 672 673 674 676 679 679 680 680 680 680 681 682 682 683 683 683 683 683 684 685 685 685 686 686 687 688 688 688 688 Yo1 | Fondation et oumrages en tere 15.4.4 Rupture par érosion interne ~ Suffusion .. 15.4.5 Rupture par érosion régressive (renard hydraulique) 15.4.6 Stabilité du fond de fouille (renard solide) 15.5 Digues et barrages en terre ........ 15.5.1 Principaux types de barrages en terre 15.5.2 Réseaux d’écoulement .... 155.21 Détermination de la surface phréatique 15.5.2.2 Debit, pression interstitielle, rigle de Lane 15.5.3 Stabilité des talus .... 15.5.3.1 Types de verification .. 15.5.3.2 Stabilité en fin de construction .. 15.5.3.3 Stabilité en régime permanent 155.34 Vidange rapide Bibliographie symboles et notations . Annexes .. Annexe A Norme NF P94-500 du 30 novembre 2013, Annexe B — Echelle stratigraphique internationale .... Annexe C ~ Equation générale de écoulement permanent Annexe D ~ Force d’é Annexe E- Résol daprés Terzaghi et Fro Annexe F ~ Cercle de Mohr .. ; Annexe G ~ Corrélations entre paramétres de sol . Annexe H — Coefficients de sécurité partiels de Annexe I ~ Méthode des tranches de Bishop Annexe J — Liste des normes du domaine géotechnique ... Index 689 689 690 692 692 693 693 694 696 696 696 697 697 698 699) 729 729 734 737 739 742 746 748 759 775 177 783 PREFACE Aun stade ou un autre, un projet de construction quel qu'il soit est toujours confronté & la géotechnique. Il faut bien fonder toutes les constructions! Les routes, voies ferrées, installa- tions portuaires entrainent des terrassements parfois gigantesques. Que ce soit les bureaux d'études, les entrepreneurs ou les contrdleurs, les ingénieurs qui pasti- cipent a Pacte de construire ont besoin de s'appuyer sur des bases solides pour aceomplir leurs missions. Comme dans route discipline, il convient de comprendre qualitativement les phénomenes abordés. Comment s'actaquer & un probleme de stabilité de pente sans comprendre physique- ment le mécanisme d'un glissement de terrain ? Cette partie descriptive est essentielle Dans un deuxitme temps, il convient de quantifier le probléme et de mettre en avuvre des solutions constructives adaprées et, pour cela, disposer des méthodes de calculs actuellement utilisées. Dans l'esprit des précédentes Editions, cet ouveage a pour objet de répondte & ces objectifs. La complémentarité des quatre auteurs, avec lesquels j'ai eu le plaisir de former une équipe txts soudée, est, de ce point de vue, remarquable. Ce sont tous les quatre des hommes de terrain qui mertent chaque jour leurs connaissances au service de réalisations concrétes. Bertrand Hubert, docteur en géologie, a acquis au cours de sa carriére tant en bureau d'études, de sol quien qualité de spécialiste sols et fondations de I'Agence Nationale Construction de Socotec une grande expérience. Il aborde les sujets avec son ceil de géologue car la nature ne se résume pas uniquement & des équations. Moulay Zerhouni, docteur en mécanique des sols de PEcole cenerale de Paris qui a fait toute sa carritre dans de grands bureaux de géotechnique (Sopena, Solen, Arcadis et maintenant Fondasol), maitrise totalement les méthodes de calcul. Bruno Philipponnat, ingénicur IDN (Centrale Lille), qui par ailleurs me fait la grande joie d'écre mon fils, sest d'abord spécialisé dans la maicrise d'oeuvre d'ouvrages géotechniques. I dirige maintenant le bureau de géotechnique et de maitrise d’ccuvre Sogeo Expert et le laboratoire Mageo. Olivier Payant, ingénicur diplomé de Polytech Lille, est un expert reconnu des probléma- tiques de fondations et de souténements pour les projets de génic civil et de batiment. Ila notamment exercé pendant treize années au sein de la Direction Technique Construction de Socotec en tant que spécialiste sols et fondations, avant d’intégrer le bureau d études Terrasol (groupe Setec) en 2019, YoU | Fondatons et ourages en tere Lesprit que j/avais essayé de donner & louvrage éponyme que j'avais publi¢ en 1978 puis refondu avec Paide précicuse de Bertrand Hubert en 1997 a été parfaicement conservé, Un travail énorme de mise & jour et de complément a &é fait par les quatre co-auteurs, en parti- culier vis-A-vis des méthodes de calcul, rendues conformes aux Eurocodes. Que ce soit les érudiants, les ingénicurs d’érudes ou les autres participants l'acte de construire, ils trouveront tous ici un outil de travail précieux pour les aider a résoudre les problémes liés 4 Ja géotechnique auxquels ils seront confroncés. énard Philipponnat Ingénieur ET! Profeseeur honoraite au Centre des hautes études dela construction AVANT-PROPOS En visite chez des confréres structuralistes, il marrive de trouver encore sur des bureaux dingénieurs le «petit livre vert» de Gérard Philipponnat et d’entendre certains anciens éléves au Centre des hautes études de la construction parler de Venseignement en géotechnique que ce dernier y dispensait. De ses cours, il avait su titer un ouvrage traitant des applications pratiques de la géotech- nique, destiné aux ingénieurs ec techniciens du domaine de la construction. Ouvrage pratique, clair, cohérene et didactique qui eut un succ’s dans le milieu des bureaux d études, des entre prises et aussi auprés des étudiants, Gérard Philipponnat, aprés son arrivée au sein du bureau d'études Sopena, envisagea la mise A jour de Fondations et ouvrages en terre 2 laquelle il me fit Phonneur de m’associer. Une vingtaine d'années ayant passé et aprés de multiples retirages, au vu de I'évolution de la normalisation dans le domaine de la géotechnique, avec notamment la mise en pratique des Eurocodes et les normes nationales application qui en ont résuleé, sans oublier la nouvelle réglementation parasismique, il est apparu nécessaire de donner une suite & ce que beaucoup de praticiens appelaient la Bible en géorechnique, quitte & oser ce blasphéme. Sachant la rude tache en laquelle cette refonte allait consistes, je fis appel & certains de mes anciens collagues, dont j'avais pu, en travaillane & leur cété, apprécier les compétences: Bruno Philipponnat, Olivier Payant et Moulay Zethouni Si nous avons souhaité garder le titre «fétiche» de Fondations et ouvnages en terre, c'est bien sir en hommage & son inventeur, mais aussi afin de montrer que esprit pratique de ce manuel était préscrvé. Les anciens utilisateurs ne seront donc pas décontenancés par cette nouvelle mouture, oit le canevas de ouvrage initial a &cé repris, La premitre partie présente les bases nécessaires & l'étude du comportement théorique des sols sollicités par la construction d’ouvrages ou Paction d’efforts d’origine naturelle, Dans optimisation technique et économique d'un projet de construction, batiment ou ouvrage de génie civil, il n'est pas d’éléments qui puissent présenter des variations aussi importantes que ceux liés a la géologic, ou ’hydrogéologic, doit la préséance accordée & ces disciplines. Sur la base des propriétés géotechniques des sols, caractétistiques physiques et mécaniques, et des données hydrauliques, les relations fondamentales de la mécanique des sols constituent le socle des calculs de dimensionnement des ouvrages. Ladéquation et la qualité des investiga tions, indispensables & la caractérisation des paramétres géotechniques applicables aux calculs, conditionnent I'évaluation correcte des risques ainsi que la pertinence du dimensionnement des ouvrages géotechniques. En conséquence, le chapitre relatif aux méthodes de reconnais- sance des sols, aux essais i situ et de laboratoire est particuliérement développé. La partie 2X | Fondations et ouvrages en terre concernant les essais de laboratoire, trop souvent délaissés au profit des essais sur les sols en place, a éeé norablement privilégiée. La deuxiéme partie est consacrée aux différents ouvrages géotechniques dans leur conception et leur dimensionnement: + les ouvrages en terre ct aménagements de terrains; + les fondations, superficielles et profondes, ainsi que les fondations mixtes; + les ouvrages de souténements; + Pamélioration et le renforcement des sols; + les ouvrages hydrauliques. Les méthodes de calcul dont l'ingénienr aura le plus couramment besoin ont été développées, dans le respect des méthodes décrites dans les textes de I'Eurocode 7 et des annexes d’applica- tion nationale qui lui onc &é associées. Par ailleurs, il était pas possible d’ignorer que le Plan Séisme a étendu & plus de la moitié des communes du territoire francais lapplication des normes de construction parasismique. Une partie de cet ouvrage traite donc du génie para~ sismique et on y trouvera les grandes lignes de conception et de dimensionnement des ouvrages géotechniques vis-i-vis du risque sismique. En complément d’un index des termes techniques, le lecteur trouvera également a travers un. glossaire Pouril lui permettant de sy retrouver dans la profusion des symboles et notations utilisés dans cet ouvrage, le plus souvent issus des documents normatifs. En complément des références bibliographiques rassemblanc les différents documents source utilisés pour chaque chapitre, les normes spécifiques au domaine de la géotechnique, en vigueur & la date de rédaction de cet ouvrage et utilisées dans le cadre de cet ouvrage, ont &té réunies en adoprant un mode de classement basé sur leur codification identifiant leur origine et leur statue Parmi les annexes, on trouvera diverses démonstrations et résolutions mathématiques rela~ tives & des développements purement théoriques. Par ailleurs, bien que les corrélations entre paramétres géotechniques doivent étre utilisées avec précaution, elles peuvent néanmoins Savérer trés utiles cn phase d’avant-projet ct contribuer a un travail de synthése. Les corréla- tions les plus courantes issues de la liteérature ont été reprises ici. Afin dépargner des recherches fastidieuses au sein des documents normatifs, ila été jugé profitable de rassembler au sein de tableaux divers coefficients partiels nécessaires & la déter caleul, v. ination des valeurs de aux calculs de dimensionnement de certains ouvrages géotechniques, Que les utilisateurs de ce manuel soient étudiants, ingénicurs d'études ou autres participants al'acte de construire, nous espérons quils trouveront tous ici un outl de travail précieux pour les aider & résoudre les problémes lis & la géotechnique auxquels ils seront confrontés. Bertrand Hubert INTRODUCTION Normalisation en géotechnique Introduction Une norme est un document de référence approuvé par un institut de normalisation reconnut tel que 'Afnor, en France, Elle définit des caractéristiques et des régles volontaires applicables aux activités. Elle est le consensus entre ensemble des parties prenantes d'un marché ou d'un secteur d’activité, Elle permet de définir un langage commun enue les acteurs économiques = producteurs, utilisateurs et consommateurs -, de clarifier, d’harmoniser les pratiques et de définir le niveau de qualité, de sécurité, de compatibilité et de moindre impact environne- mental des produits, services et pratiques Les normes facilicent les échanges commerciaux, tant nationaux quiincernationaux, et contti- buent & mieux structurer l'économie et 3 faciliter la vie quotidienne de chacun. A l'exception de quelques normes réglementaires dont Papplication est obligatoire, comme certaines normes relatives & la sécurité des personnes, les normes sont en général «application volon- taire ou contractuelle Les champs couverts par les normes sont aussi variés que les activités économiques et répondent aux questions de société. C'est ainsi que les recommandations dune norme peuvent porter aussi bien sur des produits, des procédés, des bonnes pratiques, des méthodes de mesure et d'essais, des systémes d’organi- sation, des méthodes de calcul, ete. Ces derniéres décennies, la normalisation dans le domaii de la géotechnique s'est argement intensifige sous limpulsion des instances de normalisation européenne (CEN: Comité européen de normalisation) ct internationale (ISO: International Organization for Standardization), ainsi qu’au niveau des instituts de normalisation nationaux des pays membres de ces instances, par exemple I'Afnor, le DIN, le BSI, ete., au travers des groupes et comités de normalisation mitoirs. Un apersu de lorganisation des structures normatives ceuvrant pour la normalisation en géotechnique et une synthase des principales normes publiées ou en cours d’élaboration sont présentés ci-apres. 2| Introduction 1. Les organismes de normalisation Dans un souci d’harmonisation et pour faciliter les échanges, les normes sont majoritaire- ment élaborées au niveau international. En effet, désormais, les normes peuvent étre élabo- res non sculement au niveau du pays sous ’égide de l'instieut ou du bureau de normalisation national correspondant, comme I’Afnor en France, mais également au niveau européen, sous Tégide du CEN et de ses commissions techniques, ou encore au niveau international ISO, qui dispose également de commissions techniques correspondantes selon le domaine couvert par Ja norme considérée, Des accords internationaux permettent d’harmoniser et de transposer les normes entre ces niveaux CEN et ISO et les pays qui sy rattachent. Lun des principaux accords de coopération technique entre CEN et ISO est connu sous le nom de Vienna Agreement (CEN et ISO, 2001). Cet accord, qui régit aujourd'hui le fonctionnement de la normalisation CEN et ISO, prévoit deux modes essenticls pour le développement collaboratif de normes: le mode oit l'ISO est pilote (ISO Jead) et le mode oit le CEN est pilote (CEN lead). Les projets de normes et les documents sont élaborés par l'un des modes et sont soumis 3 Fapprobation simulranée de Pautre mode, Dans ce contexte, aujourd'hui plus de 80% des normes du domaine de la construction, du batiment ec des travaux publics, dont fait partie la géotechnique, sont désormais élaborées soit au niveau européen, avec un pilotage du CEN, soit au niveau international, avec un pilo- tage de I'ISO. Les normes dlaborées au niveau du CEN et celles élaborées par PISO dans le cadre de accord de Vienne conduisent obligatoirement les pays européens & reprendre et & transposer les normes homologuées curopéennes dans leur collection nationale de normes (ex. en France NF EN... ou NF EN/ISO.... ou NF ISO....) et supprimer les normes du pays (ex. NF) qui sont en contradiction avec ces normes européennes. 2. Les instances de normalisation en géotechnique En France, différentes commissions de normalisation (CN) sont responsables des travaux normatifs dans le domaine de la géovechnique et des domaines connexes et apparentés. La plupart de ces commissions dépendent du Bureau: de normalisation des transports, des routes et de leurs aménagements (BNTRA). ‘Au niveau européen (CEN) et au niveau international (ISO), ce sont les comités techniques (TC: Technical Committees) consacrés au domaine géotechnique et aux domaines connexes qui sont chargés de P’élaboration des normes de ces domaines. A ces comités techniques sont rattachés des groupes de travail (WG: Working Groups), affectés aux travaux d élaboration d'une collection identifige de normes. Les commissions de normalisation frangaises (CN) ont pour mission de gérer les normes nationales et de servir de groupe miroir pour les comités techniques du CEN et de IISO, et, notamment, de préparer les positions frangaises pour les discussions européennes et interna- tionales relatives Pélaboration, la maintenance et 4 'évolution des nozmes. Les differents types de norme | 3 Le tableau 1 ci-aprés donne la correspondance entre les commissions de normalisation fran- gases et les différents comiés techniques CEN et ISO. “beau 1. Correspondance des commissions fengaises, euopéennesetnrematienales(coue BNTRA 2017) Domaine Nombre de | France CEN 1s0 Justification des ouvrages géotechniques 9 | exjoe | teasoscr | teraz Reconnaissances et esis peotechniqucs na | cure | tesa rer Exéeution des travaux géotechniques | enerc | rezs Géosynthésiques 93 | cnasy | Tera» rei “Terrassements a | ent 1C396 Granules cara | Te154 Paravalanches 10 | cNPAB ‘Misions géotechniques 1 NMG - 3. Les différents types de norme Une norme est un document de référence qui apporte des réponses a des questions techniques et commerciales que se posent de fagon répétée les acteurs sur des produits, des biens d équipe- s services. Elle est élaborée en consensus par ensemble des acteurs d'un marché Elle a pour ments ou. (producteurs, utilisateurs, laboratoires, pouvoirs publics, consommateurs, etc. vocation de présenter l'état de l'art, reconnu par l'ensemble des parties concernées par une technique ou une pratique rép tant le fruit d'une réflexion approfondic des experts qui participent & sa mise au point, une norme est établie par consensus et approuvée par un organisme reconnu, Elle fournit des ragles, des lignes directrices ou des caractéristiques pour des activités, ow leurs résultats, garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné. itive Une norme doit étre univoque et non ambigué, Son respect doit garantir un résultat ec done des décisions basées sur ce résultat de manigre reproductible et avec une marge ¢erreur connue & lavance. C'est pourquoi elle est utilisée dans les marchés comme spécification technique, dans les contrats commerciaux pour clarifier les relations client-fournisscus, dans Tévaluation de la compétence et de la capacité & atteindze la qualité en vue d’accréditation ou de certification, et dans bien d'autres applications. De par son mode d’élaboration, elle constitue un référentiel accepté par tous. Une norme est d’application volontaire et contractuelle, Mais, de maniére réglementaire, les pouvoirs publics d’un pays peuvent rendee certaines normes d’application obligatoire. C’est notamment le cas pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique, de protection de environnement, de protection du patrimoine national, de loyauté des transactions commer- ciales, de défense du consommateur, ete. 4 Introduction A titre d’exemple, ily a en France prés de 150 normes homologuées d'application obligatoire, ce qui représente environ 1% de ensemble des normes homologuées. Parmi ces normes application obligatoire, on peut cites, par exemple, certaines parties de I'Eurocode 8 (NF EN 1998), relatif & la sécurité des structures sous s¢isme, certaines normes sur la sécurité au travail et également des normes sur la prévention en cas de travaux A réaliser A proximité de réseaux (NF $70-003). Les principaux types de normes ou de documents normatifs qui peuvent étre publiés par les instituts de normalisation sont résumés ci-aprés. En France, ces normes peuvent étre d'origine fransaise, européenne (EN) ow internationale (ISO). La référence d'une norme comporte des sigles qui permettent d'identifier son statut, Par exemple, en France, la codification est la suivante: F», «NF EN», «NF ISO» et «NF EN ISO»: il sagit 1a de normes homologuées, origine, respectivement, frangaise, européenne, internationale ou européenne et inter- nationale en cas d’accord. Lhomologation est une officialisation publique d'une norme en raison de sa destination (référence dans la réglementation, les contrats out les marchés publics, codification des régles de l'art. + «XP», «CEN/TS», ISO/TS»: lorsquiil sagit de normes expérimentales, dorigine, respectivement, frangaise, européenne ou internationale. Les normes expérimentales doivent faire l'objet, dans un délai r’excédane pas cing ans aprés leur publication, d’un nouvel examen par la commission de normalisation compétence, en vue soit de les soumettre & 'homologation, soit de les remettre & l’écude, soit de les supprimers + «FD», «CEN/TR», «ISO/TR»: lorsquil s'agit de fascicules de documentation (technical report), Worigine, respectivement, francaise, européenne ou internationale, Ce sone des documents de normalisation & caractére essentiellement informatif; + «AC», «CWA», «WA: lorsquiil s'agit daccords techniques (workshop agreement), d'origine, respectivement, frangaise, européenne ou internationale, Dans cette catégorie, fon peut inclure également les guides d’application «GA» et les référentiels de bonne pratique «BP», 4. Le panel normatif en géotechnique Dans le domaine de la géotechnique et ceux connexes ou apparentés, le catalogue de normes comporte plusicu catégories qui peuvent étre listées comme suit, avec + des normes de conception, justification et calcul, par exemple les Eurocodes, leurs annexes rationales et les normes d’application nationale associées; + des normes d’essais, comme les normes de prélévements et d’essais géorechniques in situ ou en laboratoire et les essais sur ouvrages géotechniques et leur instrumentation; + des normes de classification et de spécification de produits, par exemple les géotextiles, géomembranes et produits apparentés, les granulats, les bétons, les liants hydrauliques y compris ccux destinés au traitement des sols, les graves traitées, les classifications de sols, les filets et dispositifs de protection contre la chute de blocs, etc.; + des normes d’exécution de travaux géotechniques spéciaux, comme celles relatives & la réalisation de pieux, de parois, de sol renforeé, d'injections, @amélioration des sols, etc.; Le panel normatiten aéotechnigue |S + des normes d’organisation et de certification, comme celles relatives 4 la qualification des personnels ct des entreprises, ou encore celle relative aux missions d ingénierie géorechnique. 4.1. Normes de conception - Les Eurocodes Les Eurocodes sont des codes européens (CEN) de conception et de calcul des ouvrages de bitiment et de génie civil. Ils ont le starut de normes volontaires, et ont été transposés en normes nationales dans les Etats membres du Comité européen de normalisation (CEN). En France, depuis 2010 (fin de la période de transition), ils remplacent officiellement les normes ou réglements nationaux équivalents existants. Les Eurocodes servent de documents de référence pour les usages suivants: + comme moyen de prouver la conformité des batiments et des ouvrages de génie civil aux exigences essentielles de la ditective Produits de la construction (directive DPC, 89/106/ CEE et réglement UE, 305/201), en particulier: — lexigence essentielle n° 1 Stabilité et résistance mécanique; — exigence essentielle n° 2 Sée — lexigence essentielle n* 7 Utilisation durable des ressources naturelles; + comme base de spécification des contrats pour les travaux de construction et les services techniques associés (ex. ingénicrie, CCTR, DCE); + comme cadre d’établissement de spécifications techniques harmonisées pour les produits de construction (marquage CE et agréments ATE). ité en cas d'incendie; Le programme des Eurocodes structuraux compte aujourd'hui dix Eurocodes: + EN 1990; Eurocode 0 Bases du calcul des structures, + EN 1991: Eurocode 1 Actions sur les structures, + EN 1992: Eurocode 2 Caleul des structures en bé + EN 1993: Eurocode 3 Calcul des structures en acier, n, 194: Eurocode 4 Calcul des structures mixtes acier-béton, + EN 1995: Eurocode 5 Calcul des structures en bois, 1996: Eurocode 6 Caleul des ouvrages en magonnerie, + EN 1997: Eurocode 7 Calcul géotechnique, + EN 1998: Eurocode 8 Caleul des structures pour leur résistance aux séismes, + EN 1999: Eurocode 9 Calcul des structures en aluminium, La transposition de 'Eurocode 7 Calcul géotechnique dans chaque pays européen, comme en France, a conduit & la publication des normes homologuées suivantes: + lanorme NF EN 1997-1, Calcul géotechnique - Régles générales, publige en juin 2005 par P'Afnor (P94-251-1), et son amendement Al d’avril 2014, qui apporte des corrections au texte initial et compléte la section 8 de la norme EN 1997-1; + Pannexe nationale francaise NF- EN 1997-1/AN, publige en septembre 2006 par ’Afnor. Cette annexe nationale est actuellement en cours de révision; + la norme NE EN 1997-2, Calcul géotechnique - Reconnaissance des terntins et essais gtotechniques, publige en septembre 2007 par I’Afnor (P94-252 - 2° tirage). 8 | introduction La transposition est complétée par les notmes d’application nationale suivantes: + Fondations superficielles (NE P94-261:: juin 2013 et amendement Al de février 2017) ; + Fondations profondes (NF 294-262: 2° tirage de 01/2013, dont 'amendement Al a é publié en 2018); + Murs de souténement (NF P94-281 : avril 2014); + Berans de souténement (NF P94-282: mars 2009 et amendement Al de février 2015); + Remblais renforcés et clouage (NF P94-270: juillet 2009 - 2° tirage). Ces normes annulent et remplacent certains textes de référence comme le fascicule 62 - titre V ou les normes NF P94-220 et NF P94-240,, I est & noter qu'une révision de !Eurocode 7 a été lancée en 2015 par le TC250/SC7 du CEN, avec un objectif de parution du nouvel Eurocode 7 & ’horizon 2020. 4.2. Normes d'essais Dans cetce catégorie, on trouve aujourd'hui principalement les normes d’essais aussi bien in situ qu’en laboratoire référencées par l'Eurocode 7 ou par les autres normes associées & IEurocode 7, comme les normes d’exécution de travaux. Comme on I'a vu précédemment, I'élaboration de ces normes d’essais est prise en charge et pilotée (lead) soit par le comité technique du CEN/TC341 soit par celui de PSO/TC182. Les collections de normes existantes 4 ce jour sont: + lasérie des normes NF EN/ISO 17892-xx: celles-ci, initialement publiges sous la forme de normes expérimentales (XP/TS), couvrent les principaux essais géorechniques didenti- fication et mécaniques réalisés en laboratoire. Ils sont actuellement en cours de révision par Je CEN/TC341 et plus particulitrement par le groupe de travail WG6 dédiés + la série des normes NF E TISO/TC182-WG2. Elles couvrent les mesurages, la surveillance et instrumentation géotechniques in situ comme Linclinométtie, la piézométtie, les tassomiétres, les mesures WSO 186742: celles-ci sont en cours d’élaboration par de contraintes, etc. ; + la série des normes NF EN/ISO 22282-xx: celles-ci sont relatives aux essais géohydrau- liques réalisés i situ, comme les essais de pompage et les essais de perméabilité en forage. Elaborées par le groupe de travail WG1 du CEN/TC341, elles ont été homologuées et publiges en 2013; + la série des normes NF EN/ISO 22475-xx, qui couvrent les méthodes de prélevement et les mesurages piézométriques (exécution des forages, des prélévements, piézométrie...). La norme homologuée a été publige en 2007. Elle est actuellement en révision, avec notam- ment la séparation de la partie «mesurages piézométriques», qui fera partie désormais d'une norme de la série ISO 18674-xx; Le panel normatiten aéotechnique | 7 + Ia série des normes NF EN/ISO 22476-xx, relatives aux essais géorechniques réalisés en place. Les normes couvrant les principaux essais comme les essais pénétrométriques statique et dynamique, Pessai au carottier SP'I; Pessai pressiométrique Ménard ont été Alaborées par le CEN/TC341 et onc été publiées en anc que normes homologuées; + Ia série des normes NF EN/ISO 22477-xx, relatives aux essais géotechniques réal s sur des structures géotechniques. Parmi celles-ci, on peut citer les essais de piewx, les essais de clous, les essais de tirants, etc. 4.3. Normes de classification et de spécification de produits Certaines normes définissenc des spécifications et des caractéristiques de produits en fonction. notamment de la destination et du domaine d'application des produits concernés. normes sont utilisées entre autres pour aider au choix des produits adapeés et également comme référence pour le marquage et la certification de produits, notamment dans le cadre des raglements couvrant les produits de la construction, Parmi les produits pouvant étre utilisés dans le domaine géotechnique, on peut citer: + les produits de fondations: — NE EN 12794, Produits préfabriqués en béton - Pieux de fondation, — NE EN 10248-xx, Palplanches laminées & chaud en aciers non alliés, — NE EN 10249-0%, Palplanches profilées froid en aciers non allies, — NF EN 10305-xx, Tubes de précision en acier, + les produits géosynthétiques et produits apparentés. Le tableau 2 ci-aprés fournit un exemple de normes produits rattachées & cette catégorie: Tableau 2. Exernple de mores de spécifcations de produits géosynthetiques. Référence de la norme Titre ‘Géoteniles ec produits apparencés ~ Caractézistques requises pour lutilisation NFEN 13249:2017 | dans la construction de routes et autees zones de circulation ( Fexclusion des woes leeds et des couches de roulement) Géotextiles et produits apparentés - Caractérctiques requises pour Ptilisation NEFEN 15250:2017 | Gans la construction des voce ferées Géotentiles ec produits apparentés - Caractérstiques requises pour P'uilisation IN 13251:2017 | dans les travaux de terrassement, les fondations et les structures de souttnement ‘Géorextiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pout l'utilisation NPEN 15252: 2017 1 dan es yarémes de drainage Géorentiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pout l'utilisation NE EN 13253: 2017 | dans les ouvrages de lutte contre l'érosion (protection eétiére et revétement de berge) 8| introduction + les granulats et enrochements (CEN/TC154). Le tableau 3 ci-aprés fournit un exemple de normes produits rattachées & cette catégorie: ableau 3. Exerple de normes de spécifcations de gronulats et enochements Référence de la norme Titre NFEN 13242+A1: 2008 Granulats pour matériaux taités aux Lints hydrauliques et macériaux non traités utilis pour les travaux de génic civil et pou la construction des chaussées| NFEN 12620+A1: 2008 Granulats pour béton NFEN 13383-1: 2006 (cirage 3)_| Enrochements Partie 1: spécifications NF EN 13383-2: 2006 (cirage 2) | Enrochements - Partie 2: méthodes dessa NE 13450: 2005 (tirage 2) | Gramulats pour ballasts de votes ferrées 4.4, Normes d’exécution de travaux géotechniques spéciaux Ces normes définissent les processus et régles d’exécution de travaux géotechniques spéciaux. Elles sone dlaborées au niveau du T'C288 du CEN. Aujourd’hui, la majeure partic des techniques pratiquées d’exécution de fondations, d'ancrages, de renforcement et d’améliora~ tion des sols et des travaux d’injection, etc., font l'objet de normes homologuées. Le tableau 4 fournit en exemple un extrait des normes publiées entrant dans cette catégoric. Tableau 4, Exernple de notes de travaux géotechniques spéciaux Référence de la norme Titre NF EN 1536+A1: 2015, ion des travaux géotechniques spéciaux - Pieux fords NF EN 1537: 2013 Exécution des travaux géotechniques spéciaus - Tirants d'ancrage NP EN 1538+A1: 2015, 5 cution des travaux géorechniques spéciaux- Parois moulées NF EN 12063: 1999 Exgcution de travaux géotechniques spéciaux - Rideaux de palplanches NEEN 12699: 2015 onion de came glmchaiqas aps» Pls avec mfeloone NFEN 12715: 2000 Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Injection Exécution des travaux géorechniques spéciaux - Colonnes, panneausx et struc- NE EN 12716: 2001 tures de sl-ciment réalisé pat jet NF EN 14199: 2015 (virage 2). | Exéeution des travaux géotechniques spéciaus - Micropieux Le panel normatit en géotechnique | 9 4.5. Normes d’organisation est possible de regrouper dans cette catégorie: + les normes (expérimentales) de qualification des entreprises et du personnel: — TS EN 18022475-2, Reconnaissances et essais géotechniques - Critéres de qualification des entreprises et du personnel, = TS EN 18022475-3, Reconnaissances et essais géotechniques ~ Evaluation de la confor- mité des entreprises et du personnel; + la norme frangaise homologuée NF P94-500, Missions dingénierie géotechnigue, publige par ’Afnor en 2013, Conclusion Lélaboration des normes se fait désormais 4 I'échelle internationale EN ou ISO. Ceci va bien entendu en faveur d’une harmonisation des pratiques et des produits. Les normes sont devenues incontournables dans de nombreux domaines. Il en est de meme en géotechnique, que ce soit dans l'aide & la conception et au dimensionnement des ouvrages, dans a gestion des contrats entre les différents intervenants, pour Passurabilité des ouvrages, En revanche, il devient parfois plus compliqué de suivze et de participer 4 cette dlaboration des normes, qui exigent une présence et une implication dans les comiés et groupes de travail chargés de la rédaction des normes. Cette participation, bien que facilitée aujourd hui par les outils collaboratifs informatiques, nécessite malgré tout une assiduité régulidee et une veille normative permanente. Léventail normatif en géotechnique est vaste, avec des centaines de normes répertoriées (calcul, essas, produits, exécution...). Laveille technique et normative & assurer doit étre rigoureuse et continue, en particulier pour leslaboratoires et les concepteurs (ingénieristes, maitres d’ceuvre...) qui participent & établis- sement des cahiers des charges et des contrats, ainsi qu’A ceux responsables du suivi d’exécu- tion des travaux. Bibliographie [AFNOR 2006] AFNOR NORMALISATION, (éléchargeable sur wwwafnor.org) [AENOR 2013] AENOR NORMALISATION, Rigles pour la normalisation francaice - Partie 1 instances et procédures de tavail, fascicule Afnor, 5° édition, 2006 (séléchargeable sur wwwafnor.org). [Daubilly 2014] DAUBILLY B., Organisation générale de la normalisation, présensation 3 la journée CEMS du 8 octobre 2014, Paris, 2014, [ISO & CEN 2001] ISO & CEN, Agreement on technical co-operation between ISO and CEN VA codified — Version 3.5, 2001. [Magnan 2014] MAGNAN J.-P, Organisation de la normalisation en France, présentation & a journée CEMS du 8 octobre 2014, Paris, 2014. (Zeshouni 2002] ZERHOUNI M.L., BIGOT G., «La normalisation en géotechnique », Géologues 132, p.65-71, 2002. Site Internet de ITSO — www.iso.org Eventail des documents normatif, fascicule Afinos, 2006 Site Internet du CEN — www.cen.cu Site Internet BNTRA — wwwecerema.fr Nota: dans l'annexe J. ‘ensemble des références de la bibliographic normative citée dans ouvrage est regroupé CHAPITRE 1 Les sols et la géologie 1.1. Introduction 1.1.1. Géotechnique et géologie Le domaine d’étude de la géorechnique se limite généralement & la tranche superficielle de la crovite terrestre, Les matériaux que l'on y rencontre sont issus des roches qui, placées dans des ions autres que celles oit elles se sont formées, se sont plus ott moins transformécs sous les effets des intempéries, des climats et du temps. I nous est done apparu nécessaire d’aborder ici diverses notions nécessaires & la compréhen- sion de la géologie: + la nature, lorganisation et la formation des différentes roches; + Ia déformation des roches soumises aux pressions des forces tectoniques; + les phénoménes d’érosion et de formation des paysages. Au préalable, il paraic nécessaire de préciser que si, pour le géologue, le nom de roche a longtemps englobé tous les matériaux constitutifs de I'écorce tertestre, on tend actuellement A associer & ce terme une notion de cohérence et & utiliser ceux de sédiments ou de sols pour les matériaux meubles. Si cette limite est souvent imprécise, les mécaniciens du sol désignent par «roches» les matériaux naturels dont la résistance reste trs élevée, méme aprés immersion prolongée dans l’cau. Ils réservent 4 l'étude des comportements de celles-ci le nom de «méca- nique des roches», complémentaire & la «mécanique des sols», mais trés différente de cette derniére, et dont l'examen déborderait du cadre de cet ouvrage. Bien que les relations entre la diversité pétrographique et les propriétés géomécaniques des formations concernées par les études de fondations soient souvent ténues, il convient de ne pas sous-estimer la connaissance géologique des sites. Elle permet bien souvent de prévoir et dexpliquer certaines propriécés des sols, d'appréhender la synthase géorechnique d'un projet, de mettre en évidence, par exemple, une singularité localisée modifiant les conditions déqui- libre d'un massif. 12 | Les sols et fa geotogie Hest done utile de rappeler les différents types de roches les plus couramment rencontrées, ainsi que leur structure et leur composition minéralogique: celles-ci jouent un réle primor- dial dans les processus d’altération responsables de I’état dans lequel le géotechnicien rencontre ces roches lors de ses investigations. 1.1.2. Structure du globe terrestre Ilest possible de résumer la structure du globe terrestre & travers le schéma de la figure 1.1 Couverture sédimentaire \ Croate océanique Atmosphare (5-15 km) SIMA Crotte continentale (80-65 km) SIAL Biosphere & Hydrosphere Lithosphare y <—MOHO Manteau supérieur = 70-150 km Asthénosphere\ 700 km f+ GUTENBERG (2885 km) Eehallnon pee }.— LEHMANN (5155 km) Fig. 1.1. Stucture du glabe terest (d = densité) Enrourant un noyau chaud et dense, solide au centre et liquide en périphérie, un manteau chaud ec plastique est 'objec d'un gigantesque brassage sous les effets de courants de convec- tion. Ces mouvements provoquent, 3 la surface de lasthénosphére, le glissement de sortes de radeaux rocheux rigides constituant la «peau» du globe terrestre: les plagues lithosphériques. Ces plaques, qui peuvent étre continentales, comme la plague eurasienne, ou océaniques, comme la plaque pacifique, sont séparées par trois types de frontigres: + des froncitres divergentes, 1h oit les plaques s'éloignent les unes des autres et oit se forme une nouvelle crofite océanique, par remontée d'un magma en provenance de Pasthéno- sphere (dorsales médio-océaniques) Introduction | 13 + des frontires eonvergentes, appelées marges actives, 1h ott les plaques entrent en collision, tune des plaques passant sous autre, généralement une plaque océanique sous une plaque continentale (subduction) ; ces phénoménes sont & Porigine de la formation de ’essentiel des chaines de montagnes; + des frontitres transformantes, lorsque les plaques glissent latéralement les unes contre les autres le long de falles. Dans certains cas, les crotites continentales et océaniques peuvent étre supportées par une lithosphére continue, ¢est-A-dire appartenir ila méme plaque; on parle alors de marge passive 1.1.3. Histoire de la Terre Pendant longtemps, les géologues n'ont su dater les formations géologiques que de fagon relative, en ayant recours notamment aux principes élémentaires utilisés en stratigraphic (voir § 1.3.2.4). Depuis la découverte des méthodes de radiochronologie, basées sur la varia- tion réguliére au cours du temps de la proportion de radio-isotopes dans certains éléments rocheux, il est possible de dater de maniére relativement précise les formations géologiques. La planite ‘Terre est vicille de 4,55 milliards d'années; elle présente une histoire que nous commengons & peine a connaitre: + ilya 1,1 milliard d/années, il n’existe qu'un unique supercontinent, appelé Rodinia, situé dans hémisphére sud ct entouré par un seul océan; + ily a 650 millions d’années, ce supercontinent se disloque en plusieurs petits continents qui vont dériver pendant des millions d’années avant de former le Gondwana, un super- continent toujours situé dans !hhémisphere suds + ily a 300 millions d’années, le mouvement des plaques a donné naissance & un super- continent baptisé la Pangée, & cheval sur les deux hémisphéress + ily a 200 millions d’années, la Pangée commence & se morceler pour former les divers continents que nous connaissons aujourd'hui. Dans le futur, tous les continents actuels sont destinés & se rassembler 3 nouveau. Tant que la dérive des continents sera alimentée par la chaleur rayonnante du noyau cerrestee et diffusée au travers du manteau, la crotite terrestre restera mobile, C'est ainsi que, par exemple, V'Afrique va continuer son déplacement vers le nord, substituant & terme une chaine de montagnes & la mer Méditerranée. 1.1.4. Mouvements des plaques lithosphériques Les volcans ct les séismes témoignent de I'activité interne du globe terrestre, Leur repartition est en relation avec la structure externe de la Terre, On constate notamment que l’essentiel de activité sismique est localisé le long des limites de plaques tectoniques. Les technologies modernes permettent de mieux connaitre certe structure ainsi que les mouvements qui 'ani- ment. Il est ainsi possible de mesurer la vitesse de déplacement des plaques lithosphériques: du centimetre par an, jusqu’a vingt centimetres dans certaines régions du Sud-Est asiatique et du Pacifique. 14 | Les sols et fa geotogie 1.2. Minéralogie 1.2.1. Diversité minérale En général, les roches sont constituées d'un assemblage d éléments différents, de composition chimique bien spécifique, les minéraux. Lorsque ces minéraux présentent des géométries simples limitées par des faces, ils traduisent leur état cristallin. Les faces de ces cristaux reflétent un arrangement régulier des atomes qui les composent. aptitude que présentent certains minéraux 4 se fendre selon des plans privilégiés sappelle le clivage. Parmi les milliers d’espéces minérales, seule une centaine est suffisamment courante au sein des roches pour intervenir dans leur détermination, Deux grandes familles de minéraux, décrites ci-aprés, sont généralement distinguées: + les silicates possédent un motif élémentaire tétraédrique (SiO,)*. Ces tétraédres sont religs entre eux soit par des cations, soit par un ou plusieurs atomes doxygene; leur classi- fication est écablie selon 'agencement des tétratdres entre eux; les silicates constituent Fessentiel des roches magmatiques (voir § 1.3.1) et métamorphiques (voir § 1.3.3) + les minéraux non silicatés sont parfois appelés minéraux accessoires; bien quils soient en faible proportion dans la lithosphére, ils peuvent former & eux seuls certaines roches sédi- mentaires (voir § 1.3.2). 1.2.2. Silicates Les silicates se rangent au sein de six grandes familles. + Les nésos cates: les tétraédres de ces minéraux sont isolés et reliés par des cations. Dans cette famille, il faut citer les grenats et les silicates alumineux avec les trois minéraux indis- sociables du métamorphisme: le disthéne, la sillimanite et l'andalousite, caractéristiques des roches oii aluminium est en exces par rapport aux autres éléments. Il faut surtout retenit les péridots, série continue allant d’un péle magnésien & un pole ferreux; minéraux ne pouvant cohabiter avec le quartz, ces derniers sont caractéristiques des roches intrusives provenant du manceau; la variété la plus commune est aussi appelée olivine, du fait de sa couleur, Ces minéraux sont trés sensibles & laltération. + Les sorosilicates: ces minéraux possédent la particularité d’avoir leur ossature constituée de tétraédres unis par paite, avec un atome d’oxygene en commun. Lépidote est le seul minéral vraiment répandu dans cette famille. + Les eyclosilicates : la disposition des tétraédres en anneaux confére souvent & ces minéraux une cristallisation en prismes. Parmi ces minéraux généralement accessoires, nous retien- dons les tourmalines, compte tenu de leur présence fréquence dans les roches magma- tiques, métamorphiques mais aussi détritiques. + Les inosilicates: ils possédent une structure formée de chaines simples ou de rubans de rétraédees, d’oit la cristalisation allongée de ces minéraux. Ils sont représentés par deux grandes familles: les pyroxtnes et les amphiboles, minéraux essentiels des roches métamor- phiques ct magmatiques. Minéralogie | 15 + Les phyllosilicates: ils sont constitués par une superposition de couches de tétraédres, doit une structure caractéristique en feuillets, En font partic les micas (biotite, musco- vite...) mais aussi les argiles. Ces demniéres, issues le plus souvent de P'altération d'autres silicates et notamment des feldspaths, présentent la particularité d’étre des minéraux doués de propriétés particulitres (voir § 1.2.3). + Les tectosilicates: les tétraddres y étant liés par tous leurs sommets, Vinsertion au sein de la seructure dautres ions est relacivement difficile. Les minéraux essenciels des roches -magmatiques et métamorphiques, le quartz et les feldspaths se situent dans cette famille. — Le quartz (SiO ,), en raison de sa grande stabilité, est le minéral le plus commun des roches. Sa dureté, son insolubilieé et son absence de clivage le rendent ts résistant vis-a-vis des phénoménes d’altération et en font I’élément de base des roches sédi- mentaires détritiques. Finement cristallisé et assemblé en fibres, il porte le nom de caleédoine, constituant des accidents siliceux des roches sédimentaires (silex, chailles, etc.). — Les feldspaths et feldspathoides sont issus d'une substitution de certains ions Si* par Af*, avec une compensation des charges par K*, Na ou Ca’*, Cette grande hétérogénéité chimique conduit & les classer en feldspaths alealins, sodipotassiques (cx: Forthose) et sodicaleiques ou plagioclases (ex.: lalbite). Quant aux feldspa- thoides, plus rares, ils se caractérisent par une moindre richesse en silice et une incompatibilité avec le quartz. Les feldspaths sont des minéraux essentiels dans la classification des roches magmatiques. Les feldspaths sont diversement sensibles & l'altération, en fonction de leur teneur en silice, les plus pauvres étant moins résistants. Sous les climats chauds, ils donnent naissance 4 des axgiles alors que les phénoménes de dissolution prédominent en climat tempéré ou froid. 1.2.3. Spécificité des minéraux argileux Parmi les silicates, il apparait utile d’accorder une attention particuliére aux minéraux argi- eux. Produits de Paltération ou néoformés, ces derniers présentent une structure en feuillets constitués eux-mémes de plusieurs couches de tétraédres (cation de silicium Si"* encadré danions O) et d’octaédres (cation aluminium Al, voire Mg", K*, Fe**, entouré de 6 hydroxyles OH). On distingue trois types de feuillets (figure 1.2): + une couche d’octaédres (O) et une couche de tétratdres (I): ce sont les phyllites 1/1 ou ‘T.O., comme ka kaolinite; + une couche doctatdres, insérée entre deux couches de tétraddres: phyllites 2/1 ou T.0.T, comme lillite et la montmorillonites + un feuillet de type 2/1 avec une couche d’octadres supplémentaire, insérée dans Pespace interfoliaire: phyllites 2/1/1 ou T.0.T.0., comme la chlorite. Contrairement au schéma théorique précédent, pour certaines argiles, 4 un cation du réseau céxraédrique ou octaédrique est substitué un autre cation de valence moindre, Il en résulte, pour ces dernitres, une modification de I'espace interfoliaire ainsi qu’ une charge négative des feuillets. Ce phénoméne de substitution, sclon les cations concernés, influe notablement sur 16 | Les sols etl geologie les proprigtés des argiles; il peut notamment leur conférer des capacités d'adsorption excep- tionnelles, comme pour la montmorillonite. Les propriéeés physiques et mécaniques des sols fins sont conditionnées par la nature de la fraction argileuse quiils renferment. D'un point de vue géotechnique, certe structure spéci- fique des minéraux argileux conduit, pour les sols dont ils constituent une fraction impor- tante, 4 un comportement particulier justifiant la place importante qu'il convient de leur accorder (voir § 2.2.2.2). Parmi les trés nombreux types de minéraux argileux, généralement classés en fonction de Vespacement des feuillets, nous retiendrons les trois principales familles: kaolinite, illite ou montmorillonite et chlorite. si Al ° 2 0H Fig. 1.2, Representation schér ve dell structure des 3 types de feullets: TO, TOL. et TOTO. 1.2.4. Minéraux non silicatés Parmi ces nombreux minéraux hétéroclites et souvent accessoires, les principaux sont décrits ci-apris: + les chlorures: formés par évaporation en milieu marin ou lacustre, ils peuvent constituer une grande part de certaines roches sédimentaires, les éoaporites. Le plus commun est le sel -gemme ow halite (NaCl); + les sulfures: parmi ce grand groupe de minéraux dits «minéraux minerais», il convient de citer la pyrite (FeS,) et la galéne (PbS); + les sulfates: les plus communs sont souvent associés aux chlorures au sein des évaporites IL sagit de anhydrite (CaSO,) et de sa forme hydratée, le gypse (CaSQ,.2H;0); + les carbonates: le plus répandu d’entre eur, le carbonate de calcium (CaCO), ou caleite dans sa forme cristallisée la plus répandue, est Pun des minéraux essenticls des roches sédimentaires. 1.3. Pétrologie “Trois grandes familles de roches sont distinguées en fonction de leur mode de formation: Jes roches magmatiques, les roches sédimentaires et les roches métamorphiques. Il convient Pétrotogie | 17 de signaler que plusieurs normes présentent une classification simplifige des roches (NF EN ISO 14689-1) ct (XP P94-402), classification géologiquement contestable. 1.3.1. Roches magmatiques 131.1. Généralités Ces roches, également appelées ignées, présentent en commun la particularité de s'étre formées par consolidation d'un magma, cest-A-dire d'un liquide renfermant des cristaux en propor- tion variable. Dans le cadre des mouvements des plaques lithosphériques, ces magmas sont d'origine plus ‘ou moins profonde, depuis le manteau jusqu’a la crotite terrestre, & partir de roches préexis- tantes. Lorsquils ont atteint la surface pour se solidifie, ils ont alors donné naissance & des roches voleaniques ou extrusives. Ils peuvent également avoir cristallisé& V'intérieur de la litho- sphére et former des roches plutoniques ou intrusives, roches anciennes, de mise en place profonde, que seule l'érosion permet d'observer actuellement, La nature de ces magmas est extrémement variable, variété qui résulte des conditions de formation mais aussi des phénoménes ultériews de différenciation (sédimentation magmatique par ctistallisation fractionnée) 1.3.1.2. Classification La logique actuelle se fonde sur un regroupement génétique des roches au sein des séries magmatiques, mais une classification systématique est néanmoins nécessaire, Celle-ci peut {tre basée sur la minéralogic ou la géochimic. La tendance consiste & classet les roches pluto- niques selon les proportions de minéraux présents et les roches volcaniques selon la géochimie. Hest important de signaler que, selon les systémes, une méme roche peut étre désignée sous des dénominations différentes. Le tableau 1.1 présente la compos fréquemment rencontrées, jon minéralogique des roches magmatiques les plus Tableau 1.1. Clasifeation simplifiée des roches magmatiques 100% KFeldspath or) or Plagioclase rad 5 50 25 Texture 0 Biot Extrusive | Aphanitique || Rhyolite | Andésite | Basalte Intrusive | Phanértique || Granite | Diorite | Gabbro | Péridotite 18 | Les sols etl géolagie 1.3.1.3, Structure des roches magmatiques La dimension et l'arrangement des minéraux des roches magmatiques dépendent des condi- tions de cristallisation ; notamment plus le refroidissement a été lent, plus les cristaux ont pu se développer. ‘Trois grandes catégories de structures peuvent étre distinguées: + la structure vitreuse: c'est le cas, rare, oti la roche est issue d'un magma qui s'est brutale- ment reftoidi. Le plus souvent, le verre existe sous forme de matrice enserrant des cristaux; + la structure microcristalline: la plus grande partie des eristaux, voite la totalité, est invi- sible a leil nu. Lexamen au microscope montre que ces derniers peuvent étre de forme allongée (structure microlitique) ou en grains (structure microgrenue). Lorsque de gros cristaux sont individualisés au sein de la pace microcristaline, cette disposition est quali- fiée de porphyriques + la structure macrocristalline: la majorité des cristaux sont visibles & l'oeil nu. Is peuvent éxre de taille tés variable, du millimétre & plusieurs centimetres, La présence de cristaux de tis grande taille au sein d'une roche grenue lui confére la dénomination de porphyroide. Les roches magmatiques sone souvent hétérogenes. Des enclaves, provenant de fragments de roches entrainés par le magma, peuvent y étre rencontrées. Lorsque le refroidissement a fig les traces de mouvement du magma, des figures de flux sont observées, et ceci non seulement dans les laves, mais aussi au sein des roches plutoniques. Enfin, il n'est pas rare d’observer des phénoménes de sédimentation dans les roches magma- riques, figures liges & des différenciations minérales au sein des chambres magmatiques 1.3.2. Roches sédimentaires 1.3.2.1, Généralités Par définition, les roches sédimentaires sont des roches exogénes, c'est-a-dire formées & la surface de la Terre ott elles se sont sédimentées. Leur caractéristique principale est de se présenter généralement sous forme de dépéts en couches successives paralléles entre elles (stratification), Une conséquence importante en mécanique des sols est que les roches sédi- mentaires sont anisotropes. Si les roches sédimentaires ne représentent, en masse, qu une petite partie des roches formant Ja crotite terrestre, elles en constituent lessentiel de la couverture, doit lintérét quielles présentent pour le géotechnicien. Quilles soient dorigine détritique, cest-a-dire constitudes de débris, biologique ou chimique, les roches sédimentaires sont issues de roches préexistantes. Leur formation repose sur trois Etapes + la mobilisation des constituants; + la mise en place des sédiments (transport et dép6r) ; + la diagendse (transformation du sédiment en roche sédimentaire). Pétrofogie | 19 1.3.2.2. Formation des roches sédimentaires. Premiere phase: mobilisation Afin que les futurs sédiments puissene étre transportés, il leur faut préalablement étre indivi- dualisés. Lensemble des mécanismes qui libéxe les particules de roches et les éléments dissous est résumé sous le terme dalténation. est possible de distinguer: + Valtération physique: le plus souvent en raison de leurs disconcinuités, les roches sont sensibles aux choes qui vont contribuer a les désagréger, els que Paction mécanique du vent, de leau, du gel, de la dessiccation, faction biologique des terriers d’animaux, des racines des plantes, ete.; + altération chimique: elle est souvent associge 4 Valtération physique et constitue un des processus essentiels de la formation des sols, au sens pédologique, & partir des roches. Le meécanisme d’altération chimique le plus important est hydrolyse, Cest-Aedire l'attaque des minéraux par des eaux pures ou chargées en CO} eau étant le vecteur essentiel de cette acti des, Cependant, d'autres conditions favorisent I'hydrolyse: n, Paltération des roches est particuligrement importante dans les régions hui — la nature des minéraux: si le quartz n'est pratiquement pas soluble, les ferromagné- siens, comme les péridots, le sont particulitrement, ~ la taille des minéraux: plus leur taille est petite, plus leur surface spécifique est élevée, ce qui favorise I'artaque, — Vactivité bactérienne, par la production d'acides organiques, — la température, qui accélére les réactions chimiques, — le drainage des sols, qui maintient des conditions de sous-saturation des eaux. Les particules minérales issues de I'altération sont essentiellement des silicates + les mingraux argileux dégradés (ex.: l'llite); + les minéraux argileux transformés (ex: la vermiculite); + les minéraux argileux néoformés (ex.+ la Aaolinite). Par ailleurs, altération entraine la mise en solution des ions solubles. fin, il ne faut pas oublier la matiére organique qui subit généralement une décomposition microbienne conduisant & la minéralisation et participe & la formation des sols. Cependanc, dans certaines conditions (manque d’oxygine, faible activité biologique, forte acidité), la minéralisation peut étre considérablement ralentie et la matigre organique peut s'accumuler et enteainer la formation de sourbes Deuxiéme phase: transport et dépot Selon la nature des produits de Valtération, les processus de transport et de dépdt vont étre urs différents Eléments en solution La concentration des éléments en solution est variable selon la nature des eaux. Si les eaux continentales sont peu minéralisées, généralement de l’ordre de 100 mg.1"', les eaux de mer 20| Les sols et fa géologie atteignent des concentrations trés importantes pouvant dépasset, exceptionnellement, 200 g-l''. Les ions dissous sont également différents, Ca’ et HCO* étant prépondérants dans le cas des eaux douces, alors que Cl- et Na’ dominent largement dans les eaux de mer. La précipitation, et donc le dépat des minéraux, peut se produire dés que le seuil de sacura- tion est atteint. Si ce processus est courant dans la formation des roches salines, par évapora- tion de l'eau de mer, en revanche la précipitation directe des carbonates est peu répandue. Lessentiel du calcium contenu dans l'eau est fixé par les organismes dont les tests, squelettes, coquilles, etc. vont étre utilisés dans la formation de certaines roches sédimentaires. Enfin, signalons un autre processus de formation des carbonates suffisamment important pour étre cité ici: la précipitation physico-chimique engendrée par l'action de certains organismes (algues, bactéries). Eléments solides Le transport des éléments solides dépend de deux types de paramétres: + les paramétres spécifiques aux éléments eux-mémes, Cest-A-die leur taille, qui peut varier de la poussitre au bloc, mais aussi leur forme, leur densité, leurs propriétés de surface, etc.; + les paramétres dépendant de lagent de transport: sa nature (eau, le vent, la glace), sa vitesse, sa force, ete Le transport s'accompagne d’une mise en forme et d'un tri des éléments, Lorsque énergie de 'agent de transport n'est plus suffisante (figure 1.3), les éléments se déposent selon une organisation dépendant des conditions de sédimentation. Cette organisa- tion est & ’origine de la grande diversité des structures sédimentaites (rides, granoclassements, stratifications, etc.). Les dépéts peuvent également garder la trace de phénoménes postéricurs a leur mise en place: érosion, déformations mécaniques, traces d’organismes, etc. Vitesse du courant (en cm/s) 1000 100 10 ‘TRANSPORT. péPor Dimention des particules on 9001 091 1 70 1001000 ee Fig. 1. Comportement des grains en fonction de leur tale et de la vitesse dun courant dau ~ Diagramme expétimental de Hjulstm Pétrologie Troisiéme phase: diagenése I Sagie de la phase ultime du phénoméne sédimentaire. Elle recouvre tous les processus permettant la transformation d'un sédiment en une roche solide, 3 savoir + les transformations minérales: la matiére organique, sauf conditions particuligres, est généralement détruite; les squelettes organiques sont dissous et remplacés par des miné- raux néoformés; d'autres minéraux, par remplacement de certains ions, se transforment; + la compaction: sous ’action de la surcharge lige & Penfouissement des sédiments, l'eau est chassée et les particules subissent un réarrangement; la réduction de volume qui en résulte cst trés variable selon la nature des sédiments; + la cimentation: les vides résiduels situés entre les particules vont étre remplis, le cas échéant, par des éléments en solution (principalement carbonates et silice, accessoirement oxydes de fer, phosphates, etc.); le liant peut également étre constitué de minéraux argileux. 1.3.23. Classification Compre tenu de leur complexité, il n'est pas envisageable d’adopter pour les roches sédimen- aires un systéme simple de classification. Leur distinction impose de retenir plusieurs caractéristiques: + leur composition chimique (siliceuse, calcaire, argileuse, etc.); + leur origine (dé.ritique, chimique, biologique, ete.) + Ia taille ct la nature des éléments qui les composent. Ten découle de nombreuses nomenclatures plus ou moins subordonnées entre elles. Parmi les nombreux groupes de roches sédimentaires, seuls les plus courants en géotechnique sont abordés ici. + Les roches terrigénes. Elles sont formées de matériaux issus de terres émergées; pour ces roches, il est possible de retenir une classification liée 4 la granulométrie et présentée dans le tableau 1.2 Tableau 1.2. Cassi tion des roches terigdnes tat des Rudites ‘Arénites Pits 62mm) (entce 62,5 mec 2mm) | («62,5 um) Roches meubles | Blocs (D> 20 em) Sables Boues Galets (2 < D< 20 em) Vases Graviers(,2.< D<2em) Roches consolidées | Poudingucs(Clémentsroulés) | Grés Arglites Bréches (démenesangulews) | Arkoses (> 309% feldspach) Grauwakes (lébisrocheux) Parmi ces formations sédimentaires, il est important de citer les loess qui sont des dépats continentaux d'origine éolienne constitués de particules fines, plus ou moins carbonatées, 2 2 Les sols et fa géologie et qui ont recouvert au quaternaire une grande partie de l'Europe, et ce parfois sur de grandes épaisscurs Les roches carbonatées. Il est d’usage d’utiliser la classification de Folk établie selon deus critdres, la nature du ciment et celle des éléments. Indépendamment de cette classification, purement pétrographique, il convient de retenir des dénominations issues d'autres eritéres comme l’origine, le chimisme, etc. Sous le terme de caleaires sont regroupées les roches dont le minéral prédominant est la calcite, Les calcaires peuvent étre dilférenciés selon: — leur mode de dépét: calcaires lacustees, travertins (dépots de sources), ete.+ — leur grain: calcaires lithographiques (3 grain ts fin), cristallins, ete.; — leur structure: calcaires massif, lités, oolithiques, noduleux, etc.; — les fossles qui peuvent y cre présents en grande proportion: calcaires récifaux, coquilliers, lumachelliques, & entroques, ete.; — les éléments désritiques quiils renferment: calcaires sableux, argileux, etc. Du calcaire & argile, et selon le pourcentage de carbonate de calcium que contient la roche, les appellations suivantes sone généralement utilisées par les géologues: — plus de 95%: caleaires — de 65 895%: caleaire marneux; — de 35. 4.65%: marne; = de 5.35%: marne argileuses — moins de 5%: argile, La dolomite étant I’équivalent magnésien de la calcite, la roche correspondante s'appelle la dolomie, La plupart des dolomies proviennent de la transformation de caleaires, si bien quil existe une série continue entre ces deux natures de roches. Parmi les caleaites, il convient de faire une place particulidre aux enties compte tenu de Pépaisseur de ces dépéts durant le Crétacé, Ces roches & grain fin sont formées d’une accu- mulation de coccolites, petits tests calcaires d'algues. Poreuses, souvent peu résiscances, sensibles au remaniement, elles constituent un matériau adélicat» pour le géotechnicien Les évaporites. Elles sont le résultat de lévaporation de l'eau de mer dans des conditions exceptionnell effet névessaires pour permettre des dépéts sur de grandes épaisseurs. Les évaporites étant sensibles aux phénoménes de dissolution, seule la protection d’hori- zons imperméables a permis la préservation de ces formations. Des successions d’invasions marines au sein de bassins subsidents sont en Parmi les évaporites, les plus couramment rencontrées sont le sel gemme (appellation commune du chlorure de sodium, I'halite), lanhydrite (sulfate de calcium) et le gypse, forme hydratée de anhydrite, Pune des plus communes des évaporites Les roches combustibles. Parmi celles-ci, nous ne retiendrons que la série des charbons, compte tenu de la faible probabilité pour le géotechnicien de rencontrer des hydrocarbures Ces roches carbonées proviennent de l’évolution physico-chimique des débris végéraux due aux augmentations de température et de pression liges & leur enfouissement. Les Fignites, les houilles e les anshracites constituent des évolutions ctoissantes de cette transformation, Quant & la tourbe, elle en constitue le premier stade, Fréquemment rencontrée dans les vallées alluviales et les dépressions mal drainées, elle se forme au sein des nappes phréa- tiques permanentes oi elle est l'objet d'une lente décomposition en condition anaérobie Pétrologie Matériau éminemment compressible, elle est redoutée pour 'ampleur et la durée des tasse- ments quelle génére. 1.3.2.4. Stratigraphie “Traiter des roches sédimentaires nécessite d’aborder quelques notions de stratigraphic, science cs sédimentaires les uns par rapport aux autres, en Sappuyant notamment sur trois principes fondamentaux: qui permet la datation relative des dé + le principe de superposition: en labsence de mouvements tectoniques qui auraient pu les renverser, une couche sédimentaire est plus récente que celle quelle recouvre; + le principe de continuité: une couche bien limitée dans l'espace a le méme ge sur toute son étendue; + le principe d’identité paléontologique: deux couches renfermant les mémes fossiles un fossile stratigraphique se caractérise par une large stratigraphiques ont le méme Ag répartition géographique et une existence courte a I'échelle géologique. Diiférentes subdivisions peuvent ainsi étre distinguées: + une formation est une série de couches sédimentaires caractéristiques du point de vue lithologique ou palgoncologique et définie le plus souvent géographiquement, par exemple le caleaite de Saint-Ouen; + un étage rassemble une série de formations et correspond & une division fondamentale du temps en géologie, par exemple le Stampien qui regroupe, dans le Bassin parisien, la série allane de la formation des marnes & huitres & la base jusqu celle du calcaire d’Ecampes au sommet; + un systéme regroupe un ensemble d'étages (ex. le Crétacé); + Pare est le plus grand diviseur des temps géologiques, depuis Papparition des fossiles au sein des sédiments: l’ére primaire ou Paléozoique, l’ére secondaire ou Mésozoiqne (celle des grands reptiles), Pre tertiaire ou Cénozoique (celle des mammiféres) et Tre quater- naire caractérisée par la présence de Phomme. La corrélation entre les différentes séries sédimentaires de toute la plandte a permis Pétablis- sement d'une échelle stratigeaphique internationale qui refléte l état actuel des connaissances (voir annexe B en fin d’ouvrage). Compre cenu de cette évolution, on ne s étonnera done pas de constater que, sclon leur date d’érablissement, les cartes géologiques font mention de noms a écages variables, voire actribuent des ages différents 4 une méme formation. 1.3.3. Roches métamorphiques 133.1. Généralités Dans le cadre des mouvements entre plaques, les roches de I'écorce terrestre peuvent étre soumises a des phénoménes d’enfouissement et de compression. Les augmentations de pression et de température qui en résultent entrainent des transformations de la texture et de la ming ralogie des roches préexistantes. En revanche, leur chimisme est globalement conservé, bien que quelques éléments puissent étre mis en solution, C'est 'ensemble de ces changements q est appelé métamorphisme. 2B 24| Les sols et fa géologie Une roche métamorphique dérive done toujours d'une roche antétieure qui peut tre sédi- mentaire, magmatique, voire déja métamorphique. 1.3.3.2. Classification La premiére distinction qui peut étre faite est basée sur la texture des roches métamorphiques, selon quielles sont faliées ou non. Parmi les roches non foliées, les cornéennes sont des roches trés dures issues du métamorphisme de contact, au voisinage immédiat d’une roche magma- tique intrusive. Les roches métamorphiques foliges, qui ont gardé la trace des déformations qweles ont subies par une orientation de leurs minéraux, sont les plus nombreuses. ‘Une nomenclature précise des roches métamorphiques est complexe puisquielle dépend, d'abord, de critéres hérités de la roche originelle et, ensuite, de ccux acquis lors de ses trans- formations. Ces derniéres sont liées & Pintensité des conditions de pression ct de température auxquelles les roches onc écé soumises. AA défau de classement, il convient de retenir les roches les plus couramment rencontrées: + les gneiss sont des roches foliées és communes, dont les minéraux essentiels sont les feldspaths, associés au quartz ct aux micas; ils peuvent provenir de roches sédimentaires ou de roches magmatiques et, pour les distingues, on peut leur associer respectivement les préfixes para et ortho; une variécé de gneiss, pauvre en micas et done peu folige, est la Lepeynize; + les granulites sont des roches proches des gneiss, ott le degré de métamorphisme a été tel que les micas nfont pu se développers + les micaschistes sont des roches & la foliation fortement marquée, riches en micas, qui dérivent essentiellement de roches sédimentaires argileuses; ils sont souvent caractétisés par les silicates d’alumine secondaires quils renferment: grenats, andalousite, disthéne, et.; + les quartzites sont essentiellement formés de cristaux de quartz; ils proviennent générale- ment de la recristallisation d'un grés; + les schistes sont des roches d'origine sédimentaire affectées par un métamorphisme relativement faible; trés finement cristallisés, ils se caractérisent par un débit en feuillets, la schistosité; les schistes ardoisiers présentent une schistosité bien marquée et réguliére qui les rend utilisables pour l'industrie; + les marbres sont des calcaires ou dolomies qui, par métamorphisme, ont recristallisé avec souvent apparition de minéraux spécifiques: pyroxénes, grenats, etc.; + les amphibolites désignent un ensemble de roches plus ou moins foliées composées d'amphiboles er de plagioclases; elles peuvent étre: soit d'origine para (pélites, marnes), soit d'origine ortho (basaltes, diorites, gabbros) ; + les migmatites présentent la particularité d’étre & la limite des roches magmatiques et métamorphiques puisquelles ont été l'objet d’une fusion partielle; elles sont composes dune partie granitique et d’une partie gneissique. 1.3.3.3. Structure des roches métamorphiques Du fait méme de leur mode de formation, la structure des roches métamorphiques est extrémement complexe Elements de tectonique | 25 Indépendammenc de I'augmentation de la pression lige 4 lenfouissement, l'anisotropie des contraintes entraine des déformations sous forme de plissements affectant la structure dorigine et notamment la stratification, Lorsque la profondeur d’enfouissemenc augmente, un feuilleage se développe, parallélement aux plans axiaux des plis. Ce feuillecage, appelé schistsité, est & V'origine du débir caractéris- tique de certaines roches métamorphiques, comme les schistes ardoisiers. Pour une plus grande profondeur, de nouvelles espéces minérales apparaissent, orientées parallélement & la schistosité, Ces minéraux peuvent se regrouper sous forme de lits. Ce type de structure, appelé foliation, est caractéristique des micaschistes et des gneiss. 14. Eléments de tectonique 1.4.1. Différents comportements des roches Sous leffer des contraintes mécaniques qui ont affecté la crotite terrestre, les roches ont eu des réponses rhéologiques différentes. Cette aptitude & plus ou moins résister & la déformation, dénommée competence, détermine leur comportement + les roches incompétentes, qui ont un comportement ductile et acceptent de grandes déformations plastiques; + les roches compétentes, qui ont un comportement cassant et ne sul déformation plastique avant la rupture. issent que peu de De trés nombreux facteurs ont une influence sur la rhéologie des roches, leur nature, Passem- blage des minéraux, la pression lithostatique, la pression de fuide dans les pores, ete. 14.2. Déformations ductiles Le plissement est la manifestation la plus courante de la déformation ductile. Un pli ese dit antiforme si sa concavité est tournée vers le bas et synforme si elle est tournge vers le haut. On parle d'anticlinal pour un pli antiforme dont le cavur est constitué par les certains les plus anciens et de synclinal lorsque les terrains les plus récents sont au coeur d'un pli synforme Les éléments géométriques caractérisane un pli (figure 1.4) sont + la charniére, ou axc, qui est la ligne passant par les points de courbure maximale de la surface d'une couches + Ia surface axiale qui contient l'ensemble des axes des surfaces plissées et dont l'inclinaison permet un classement en plis droits, déversés, couchés; cette surface peut elle-méme étre déformée; + les flanes, qui sont les surfaces les moins incurvées, reliant les charniéres 26| Les sols et la géologie Axe de pli Plan axial Flanc normal Flanc inverse Points dinflexion Fg. 1.4. éléments deserptis dun pli 1.4.3. Déformations cassantes Les failles sont des surfaces sur lesquelles a eu lieu un déplacement. Ce sont des fractures de cisaillement. Elles séparent deux compartiments, décalés de part et d’autre d'une disconti- nuité dont l’épaisseur peut étre trés variable, du millimétre & plusieurs metres, voire plus. Le décalage entre les deux compartiments ¢appelle le rejet (figure 1.5). Plan ou miroir defaille Lave soulevée Stries Lave affaissée Compartiment. Compartiment soulevé | affaissé Ro reet RV "Feet verical AT =root transversal a pendage Fig. 15. Elements descrptis €une fale normale Lorsque le déplacement est principalement proche de la ligne de plus grande pente et traduit un phénoméne d’extension, la faille est dite normale; lorsqu‘elle résulte d'une compression des terrains, la faille est dite inverse. Un chevauchement est une faille inverse pratiquement horizontale et présentant un fort déplacement; lorsque ce déplacement est trés important on parle de charriage. Disciplines apparentées 4 1a géologie | 27 ‘Une faille qui traduit un mouvement essentiellement horizontal est dite coulissante ou encore appelée décrochante. Les failles sont en général associées & des roches broyées ct écrasées, qu’on range sous le terme générique de roches de failes (bréches, mylonites, cataclasites...). Ces roches peuvent étre le sitge de circulations d’cau importantes et & ce titre, ou du fait de leur altération, étre a Pori- gine de problames géotechniques Il convient de ne pas confondte les failles avec les diaclases ou joints qui sont des fractures tensiles (ct non cisaillantes) et ne présentent pas de déplacement, Ces diaclases ow joints peuvent cependant revétir une importance capitale en géotechnique dans la mesure oi ils rnnent la stabilité d’ une masse rocheuse. Par ailleurs, en hydrogéologic, ils définissent la perméabilité cn grand d’un réservoir aquifer. 1.4.4. Représentation des éléments structuraux Afin de repérer dans lespace un élément structural, plan de foliation, de schistosité, de fille, aire de définir: ou méme une surface sédimentaire, comme une couche, il est n + sa direction donnée par V'intersection de ce plan avec un plan horizontal, exprimée en dogrés par rapport au nord (dans le sens des aiguilles d'une montre); + son pendage traduisant I'angle maximal fait par ce plan avec Phorizontale Usuellement, une faille notée 155 W 30 présente donc une direction de 155° avec le nord et un pendage de 30° vers Pouest. 1.5. Disciplines apparentées a la géologie 1.5.1. Géomorphologie La géomorphologie est une science qui a pour objet la description et Pexplication des formes du relief terrestre. Blle est en relation étroite avec les autres disciplines de la géographic physique et de la géologic. Les formes de la surface terrestre évoluent en €ponse & une combi- naison de processus naturels et anthropiques et tendent & équilibrer les phénoménes d’érosion, et d’accumulation, Ces processus agissent & des échelles spatiales et temporelles variables, Le rclief est un des facteurs importants des activités humaines: aménagement du territoire, risques naturels, ressources naturelles, etc. Il ext possible d'aborder la géomorphologie selon deux approches, ce qui conduit & distinguer: + la géomorphologie structurale, qui traite de linfluence de la structure géologique (litho logie et tectonique...) sur le relief & différentes échelless + la géomorphologie dynamique, qui a pour objet Pétude des processus externes qui contri- buenc la formation et A 'évolution des formes de relief (I'altération superficielle, action des eaux courantes, du vent, des glaciers...); elle concerne également l'influence des climats actuels ainsi que Phéritage des climats anciens 28| Les sos et fa géologie Les apports de la géomorphologie & la géotechnique sont innombrables. Notamment, dans le cadre dune mission dérude géotechnique, lors de la phase d’analyse préliminaire d’un site (voir § 1.6.1), avant toute investigation par sondage, il apparait indispensable que l'ingénieur géotechnicien puisse étayer sa connaissance documentaite de la géologie locale & l'aide de ses observations de terrain, oit a géomorphologie constitue une aide précieuse. 1.5.2. Pédologie I apparait difficile de traiter des sols sans dire quelques mots de la pédologic, objec d’étude de cette science érant la couche superficielle de I'écorce terrestre, Cette derniére posséde des caractéristiques morphologiques ct minéralogiqucs ainsi que des propriétés physico-chimiques distinctes de celles du matériau originel dont il dérive, du faic de sa position & la surface de la lithosphere et de linfluence des facteurs du milieu qui y agissent. Le sol, au sens pédologique, nest pas un milieu inerte et stable; il évolue sous Pinfluence du climat et de la végération au détrimenc du substrar géologique. Au cours de cette évolution il ¢approfondic et se diffé- rencie en divers horizons» dont l'ensemble constitue un profil (Figure 1.6), pour atteindre tun équilibre relativement stable. Lévolution d'un sol ressort de trois sorces de processus: + une incorporation de matiére organique et un phénoméne d’humification qui concernent la partie supérieure du profil, caractérisant les horizons désignés par la lettre As + une altération des minéraux primaires en minéraux secondaires et notamment en miné raux argileux; cet horizon, dit «structural , est notifié Bs + un enrichissement par illuviation en éléments fins ou amoxphes (argiles, oxydes de fer et daluminium...); cet horizon est appelé B agrémenté d'un indice qualifiane le type accumulation. Cerrains profils peuvent comporter un horizon appelé G, caractétisé par une décoloration du sol de couleur gris verdatre avec taches rouille, se formant au sein ou 3 la limite supérieure d'une nappe phréatique. Enfin, la lettre C désigne le matériau d'origine et le R si ce matériau est de consistance rocheu Il existe pas de classification universelle, méme si la plupart des systémes présentent des analogies. En Europe les sols sone définis sclon leurs caractéres propres,liés aux processus qui leur ont donné naissance. Les trés nombreuses classes peuvent étre rangées au scin de grandes familles parmi lesquelles nous retiendrons: + les sols peu évolués qui présentent un profil AC, ayant eu généralement leur évolution empéchée par un facteur climatique extrémes + les sols & altération biochimique dominante, qui caractérisent des zones bien drainées sous des climats généralement tempérés: rendzines, sols bruns, sols lesivés, podzols...5 + les sols & altération géochimique dominante qui sont surtout localisés dans les régions chaudes ott le phénoméne daltération a été particulirement poussé: terra rossa, sols lastritiques...5 Certains sols ont évolué dans un milieu rendu réducteur par excés d'eau, soit en présence d'une nappe phréatique permanente (gley), soit d'une nape perchée temporaire (pseudo- Géologie et missions dingéniere géotechnique | 29 gley). Lors des investigations géorechniques, il est important de savoir identifier ces sols qui présentent des traces d’hydromorphie caractéristiques. D’autres sols peuvent se former au sein de nappes phréatiques permanentes aux faibles fluctuations et aux eaux trds éduetrices, dans les vallées alluviales ou dans les dépressions mal drainées sur un substrat acide. Ce sont les tourbes, sols éminemment compressibles, redoutés par les géotechniciens Rr Rendzine Solbrun Solbrunacide Sol brun Sol rouge caleaire sur granite lessivé fersiallitique (terra rosa) Fig. 1.6. Exemples de pros pédologiques 1.6. Géologie et missions d’ingénierie géotechnique 1.6.1. Analyse préliminaire Comme mentionné dans la norme NF P94-500 relative aux missions d'ingénierie géotech- niques «Tout site est susceptible de présenter des aléas géologiques plus ou moins importants, qui peuvent entrainer des risques pour la réalisation d'un projet d'aménagement de site ou de construction d’ouvrage. Llexistence de ces risques rend nécessaire leur gestion et nécessite un certain nombre d'études géotechniques, qui visent & les détectes, les évaluer et les mattriser.» Préalablement & l'établissement d'un programme d’investigations géotechniques pour la construction d'un ouvtage, il est indispensable de prendre connaissance du contexte géolo- gique, hydrogéologique et géotechnique du site concerné. Pour ce faire il est nécessaire de procéder & une analyse préalable & partir des éléments disponibles: + une recherche documentaire (cartes géologiques, banques de données du sous-sol, plans de prévention des risques, études antérieures...) 5 + la visite du site; + une enquéte de voisinage; + la connaissance de 'historique du site. A Tissue de cette analyse le géotechnicien doit pouvoir disposer d’un modéle géologique préli- minaire. Le but des reconnaissances géotechniques sera d’améliorer ce modeéle, voire de le modifies, et de le rendre fiable, précis et aussi complet que possible, de manire & concevoir le projet, tour au long de son avancement, sur des bases sires et indispensables. 30 | Les sos et fa géologie 1.6.2. Informations géologiques Lexamen du site peut fournir des indices importants & condition de savoir les interpréter, ce qui nécessite une certaine expérience et une culture géologique régionale. A défaut a consul- tation de la carte géologique et de sa notice doit permettre d’estimer la nature des sols consti- tuant le soubassement du terrain étudig, Les quelques rudiments de géologie qui précédent ont pour but d’aider le non spécialiste dans cette lecture Internet a permis un accés aisé aux informations géologiques 4 travers des sites comme InfoTerre™, en France, qui constitue le portail géomatique d'accés aux données géoscienti- fiques du BRGM : cartes géologiques au 1/50.000, dossiers de la banque de données du sous- sol et logs géologiques, cartes des risques naturels et industriels, données sur les eaux souterraines, etc, Lexamen d'une carte géologique doit toujours prendre en compte certains principes: + elle doit étze précédée de l'analyse de la topographie; + illne faut jamais perdre de vue qu'une carte géologique refléte les conceptions de ses auteurs a partir de faits observables; certaines informations peuvent donc ¢avérer erronées, notam- ment en ce qui concerne les limites de formations géologiques ou la position des accidents tectoniques. Selon les cartes géologiques, les formations récentes (imons, calluvions, etc.), qui recouvrent indifféremment les couches antéricures ct les masquent souvent & observation, peuvent étre suceinctement représentées, Les cartes les plus récentes, pour lesquelles l'utilisation & des fins professionnelles a été prise en compte, privilégient la représentation des formations superfi- cielles, tout en conservant par des artifices graphiques la figuration de leur substrat. Lallecture de la carte géologique ne peut étre détachée de 'étude de sa légende, qui rassemble: + une énumération des différentes formations décrites, des plus récentes aux plus anciennes, avec leur code de représentation graphique accompagné de leur abréviation convention- nelle faite de lettres et de chiffies, rappelant I'age de la formation représentée ou la nacure de la roche; + les différents symboles correspondant a des informations ponctuelles relatives a la tecto- nique, Phydrogéologie, aux affleurements, ete. Une carte géologique est complésée d'une notice explicative fournissant la description des différentes formations ainsi que les conditions générales de gense des grandes entités géolo- giques de la carte et leur évolution tectonique et métamorphique. Enfin, une synthse géolo- gique régionale raconte histoire géologique de la région. Selon les cartes, une place plus ou moins importance est accordée & I'hydrogéologie, au sein d'une rubrique dénommeée le plus souvent «ressources du sous-sol et exploitations ». Cependant, si elle fournit des informations importantes sur la nature des sols au droit d'un site, une carte géologique est malheureusement avare de renseignements sur ’hétérogénéité potentielle desdits sols, notamment en raison de son échelle. Ce sont pourtant ces aléas géolo- giques éventuels qui conditionnent, entre autres, le choix de la maille et de la profondeur des investigations & réaliser. Géologie et missions d'ingénierie géotechnique 1.6.3. Aléas géologiques Il wrest pas possible de dresser une liste exhaustive des aléas géologiques suscepribles d’&tre rencontrés, Néanmoins, on en trouvera ci-aprés quelques phénomenes suscepribles d’encrainer des risques pour la réalisation d’ouvrages géotechniques + la diversité lithologique: contrairement aux roches magmatiques ou métamorphiques, qui sont généralement homogines & Péchelle d’une étude géotechnique, les formations sédimentaires peuvent présenter des successions de couches de nature trés diverse et surtout possédant des caractéristiques mécaniques hétérogénes; + les accidents tectoniques: le rejet d'une faille peut mettre en évidence des roches de nature trés différente, de part et d’autre de cet accident; de plus, la faille proprement dite peut se présenter sous la forme de roches broyées, et ce, sur une épaisseur non négligeable, dépassant fréquemment le metres + les phénoménes de dépét: certaines formations généralement récentes, comme les all vions, les colluvions, les moraines, présencent la particularité, lige & leur mode de dépac, 'étre particuligrement hétérogines et de faible compacité car sous-consolidées; + Valtération: contrairement aux roches sédimentaires, les roches magmatiques et méta- morphiques sont actuellement ués éloignées des conditions physico-chimiques qui régnaient lorsqu'elles se sont formées, d’oit une plus ou moins forte altération, fonction du grain de la roche, de sa fracturation, de sa foliation éventuelle; il sensuit que lépaisseur altération peut etre extrémement variable, méme au sein de massifs rocheux a priort qualifigs d’homogenes; + les phénoménes karstiques: la formation de vides de dissolution ne concerne que certaines catégories de roches sédimentaires (gypse, calcaire, etc.) et certains horizons géologiques sont particuligrement concernés; les phénoménes de dissolution, actuels ou fossiles, &ant ligs & des circulations d'eau, une bonne connaissance de lhydrogéologie d'un site peut permetire d’appréhender le développement dans 'espace de ces accidents niveaux imperméables, orientations des systmes de failles, ete.; + les vides anthropiques: certaines couches sédimentaizes bien identifiges peuvent avoir &é Vobjet d’exploitations sourerraines (par exemple, le calcaire grossier du Lutétien en région parisienne, la craie-tuffeau du Turonien dans la vallée de la Loire, etc.); |'évolution de ces vides en direction de la surface peut créer des effondrements, appelés fontis, trés dangereux pour les constructions; malheurcusement, il existe aussi d'autres vides souterrains moins directement lis & la géologie et dont la présence est beaucoup plus difficile 4 prévoir (ouvrages militaires, souterrains-refuges, aqueducs, ctc.). De cette liste, il pourrait ressortir que les régions dites de «socle», c'est--dire formées de roches magmatiques ou métamorphiques, sont géotechniquement plus simples que celles situées dans les bassins sédimentaires. Il faut se garder d'un tel jugement, car les hétéro- généités sont alors plus difficiles & mettre en évidence. Dans tous les cas, une approche géolo- gique est indispensable dans la conduite d'une érude géotechnique sérieuse. Le lecteur désireux de parfaire ses connaissances générales en géologie trouvera ci-aprés une bibliographic non exhaustive d'ouvrages courants dans différents domaines en rapport avec la géotechnique. 31 Bibliographie [1 Chamley 2000] CHAMLEY H., Bases de sédimentologie, Dunod, 2000, [1 Chaput 2006] CHAPUT J--L., Initiation a la géomorphologi, Ellipses, 2006. [1 Cojan 2006] COJAN I. et RENARD M., Sédimentologie, 2 édition, Dunod, 2006. [1 Dercourt 2006] DERCOURT J., PAQUET J., THOMAS P. et LANGLOIS C., Géolagie, objets, methodes et modeles, 12° édition, Dunod, 2006. [1 Derruau 1988] DERRUAU M., Géomorphologic, 7*édition, Masson, 1988. U1 Duchaufour 1997] DUCHAUFOUR Ph., Abrégé de pédologie, 5 édition, Masson, 1997. [1 Duchaufour 2001) DUCHAUFOUR Ph., Introduction a la science du sol, 6°édition, Dunod, 2001 [1 Foucaule 2005] FOUCAULT A. et RAOULT J.B, Dictionnaire de géolagie, 6 édition, Dunod, 2005. [1 Gidon 1987] GIDON M., Les structures tectoniques, collection Manuels et méthodes du BRGM, n°15, 1987 [1 Lameyre 1986] LAMEYRE J., Roches et minénaus, Doin, 1986. [1 Mercier 2013] MERCIER D.E, Géomorpholegie de la France, Dunod, 2013 [1 Pomerol 1987] POMEROL Ch., BABIN C., LANCELOT Y., LE PICHON X., RAT Ret RENARD M,, Siratigraphie: principes, méthodes, applications, Doin, 1987. [1 Pomerol 2011] POMEROL Ch., LAGABRIELLE Y,, RENARD M. et GUILLOT S., Eléments de géolegie, 10° édition, Dunod, 2011 [1 Sorel 2010] SOREL D., VERGELY P, Initiation auc cartes et coupes géologiques, 2 édition, Dunod, 2010. [1 USG 2016] UNION SYNDICALE GEOTECHNIQUEJSYNTEG, Recommandations sur la consistance des investigations géotechniques pour les études géotechniques de conception (G2), USG-Syntec, 2016. [1 Vergely 2011] VERGELY P, MISSE 2011 ARD Y. et MEI ER J., Tectonique, 3°édition, Dunod, Nota: ensemble des références de la bibliographic normative citée dans Pouvrage est regroupé dans V'annexe J. CHAPITRE 2 Propriétés physiques des sols 2.1. Définition des sols - Notations Un sol est un complexe de wois éléments: + des grains solides; + deleaus + de lair (ou du gaz) Lassemblage des grains solides forme le squelette du sol. Lorsque Peau remplic tous les vides, il nya pas d’air, le sol est dit saturé. Dans le cas contraire, l'eau se dépose par attraction capil- [aire en un film plus ou moins épais autour des grains solides. Les définitions des nombreux paramétres et variables utilisés dans les chapitres suivants ainsi que les notations correspondantes sont, pour la plupart, normalisées [XP P94-010 1996). Le chapitre 6 présente les différents essais de laboratoire et détalle les protocoles opératoires pour mesurer et déterminer ces paramétres et grandeurs. 2.2. Structure des sols 2.2.1. Classification des grains solides Les grains solides sont classés selon leur taille. Nous reviendrons sur la notion de taille et la définirons plus précisément. En considérant le diamétre moyen des éléments D, les catégories de sols suivantes sont distinguées + blocs rocheux D> 200 mm + cailloux 20 630 Sol xis grosser | Bloes Bo > 200 4 630 Caillou Co. > 634200 Grave Ge 22,0263, Grave grossitre | 20863 Gravemoyenne > 63820 Grave fine 32,0863 Sol grosier Sable Se > 0,063.12,0 Sable grossiee Sa 20,6320 Sable moyen Sa > 0.23063 Sable fn Ba > 0,063 20.2 Limon Si > 0,002 8 0,063 Limon grossier | Si > 0,02 30,063, Sol fin Limon moyen | mSi > 0,0063 3 0,02 Limon fin Bi > 0,002 40,0063 Agile cl 0,002 La majorité des sols sont composites et sont constitués d'une fraction granulaire principale et de fractions granulaires secondaires. Ils sone alors désignés par un nom correspondant & la fraction granulaire principale, ct par un ou plusicurs qualificatfs se rapportant aux fractions granulaires secondaires (par exemple, grave sableuse saGr,argile graveleuse gC). Les abréviations des qualificatfs des fractions granulaires secondaires des sols doivent exe écrites en lettres minuscules. Les abréviations des sols couches multiples peuvent étre écrites en lettres minuscules soulignées (par exemple, argile graveleuse intercalée avec du sable: grClsa). En dehors de cette premitre classification, deux autres paramétres relatifs aux grains solides tiennent un réle important: + la forme des grains: arrondic, anguleuse, sphérique, en plaquette, en aiguille, etc.; + la nature minévalogique des grains. Structure des sols | 35 2.2.2. Structure et eau interstitielle Etudions deux catégories de sols dont les comportements sont différents et typés + les sol pulvérulents —diamatre des grains > 20 jum + les argiles diamétre des grains < 2 jim Les limons ont un comportement intermédiaire. 2.2.2.1. Structure des sols pulvérulents Les sols pulvérulents, sables, graviers, cailloux, blocs, sont constitués essentiellement de silice (quartz), de calcaire ou d'autres roches ou minéraux inertes Par ailleurs, les effers de la capillarité sont négligeables car les phénoménes d’attraction capil- laire sont superficiels et proportionnels & la surface des grains, c'est-A-dire & D® Les forces de pesanteur (poids du so!) sont proportionnelles au volume du grain, e'est-A-dire aD’. Le rapport: force capillaires|pesanteur est proportionnel 4 1/D. Comme D est relativement grand dans le cas des sols pulvérulents, les forces capillaires qui Sexercent sur chaque grain sont faibles et négligeables devant leffet de la pesanteur. Les grains se comportent alors comme les granulats inertes du béron. On peut considérer que le contact est direct de grain & grain et que le sol est constitué par un empilement de grains solides avec ité d’eau plus ou moins importante dans les interstices. une qu; Certe notion peut éere précisée par la surface spécifique d'un sol. Elle représente la somme des surfaces de chacun des grains contenus dans 1 g de sol. Elle s'exprime en m?/g. Done, plus un sol est fin, plus la surface spécifique est élevée et plus les forces capillaires jouent un réle important. Cohésion capillaire: soit un film d'eau coincé entre deux grains (figure 2.1), la tension capil- faire ¢ due au ménisque conduit & une résultante R sur chaque grain qui tend & souder les deux grains. Surles sables fins humides, ect effet est manifeste. C'est ce phénoméne, appelé cohesi laire, qui permet de construire des chateaux de sable sans quis ne scroulent. capil- R Fig. 21. Cohésion eapilire 36 | Propritis physiques des sols Pour les sols argileus, Veffer relatif de cette attraction devient prépondérant par rapport au poids des grains et a pour consequence de colle les grains les uns aux autres: c'est ce qu’on appelle la cohésion. Dans le paragraphe 2.2.2.2 consacré aux argiles, nous verrons que le phénoméne est en faic plus complexe. La distinction entre les deux grandes familles de sols définies préeédemment se fait sur la présence ou non d’une cohésion marquée: + dans les sols pulvérulents, les grains se décachent les uns des autres sous leur poids; le sol sécoule dans la main; + dans les sols cohérents, les grains sont collés les uns aux autres; le sol se met en mottes Jorsquil est crituré 22.2.2. Structure des argles ‘Avec les argiles, les problémes sont beaucoup plus complexes et I'éeude de leur structure Seffectue au microscope dectronique ainsi que par analyse aux rayons X. Seuls quelques résultats essentiels sont présentés. Pour plus de détails le lecteur pourra se reporter aux réfé- rences [2 Lambe 1969], [2 Leonards 1968] et [2 Skempton 1953]. Les argiles sont composécs d’alumino-silicates hydratés associés a un ou plusicurs cations Ca, ‘Na, Mg, K, Fe, lesquels tapissent la surface des grains solides. La présence de l'un ou autre de ces ions modifie considérablement les propriétés des argiles. Ainsi, une argile Na aura des propriétés bien différentes d'une argile Ca. Les grains d’argile ont une forme de plaquerte. Ils sont formés par un empilemenc de feuillets Pour une nature d’argile donnée, ces feuillets ont une structure atomique précise. Ils sont constitués d'un maillage d'ions et OH de formes tétraédrique et octaédrique, les ions Si et Al érant placés dans les cavités du maillage. Les feuillers et, par conséquent, les grains ne sont pas électriquement neutres: ils sont chargés négativement sur les surfaces des plaquettes. Dans la nature, une particule de sol attire des ions pour neutraliser sa charge globale. Cependant, les liens sont faibles et les ions correspondants (Ca, Na, Mg, etc.) sont appelés des ions échangeables. ésence d'eau, ces ions shhydratent et le diamétre des ions hydratés est trés supérieur & celui d’un ion anhydre. Par exemple, le diamétre d’un ion Na varie de 0,90 A 7,8 A. Apres hydratation, les ions ne disposent plus d'un espace suffisant pour former une seule couche & la surface de la plaquette d’argile. Ils se répartissent alors sur une épaisseur atteignant 400 A. C'est pourquoi cette zone est appelée la double couche électronique. Cependant, plus on s loigne dela surface du grain, plus la concentration en ions échangeables diminue (figure 2.2a) ct plus Pattraction entre l'eau de contact et le grain est faible. En pi Ainsi, il se crée autour du grain solide une pellicule d'eau dite eau adsorbée, dont les propriétés sont tres différentes de celles d'une eau libre. Au contact du grain, Pattraction est telle que eau a un comportement de solide: plus on va vers l'extérieut, plus le potentiel électrique di a la présence des ions échangeables diminue et plus la viscosité apparente de l'eau diminue. Structure des sols | 37 Au-del d'une distance de 100 A, l'eau n’est pratiquement plus affectée et son comportement est celui de Peau libre. Surface de rargile Distance de la surface “00K Grain de montmorillonite Grain de kaolinite | [tt Eau absorbée Fig. 2.2 Eau adsorbée et ions échangeabies Legpaisseur de la couche d'eau adsorbée étant & peu prés constante, la proportion relative de cette eau est fonction de la surface spécifique du type d'argile considéré (Figure 2.2b). Les répercussions sur les propriétés du sol sont considérables. Alors que pour les sols pulvérulents le squelette solide constitue un empilement plus ou moins liche de grains, il peut s écablir dans les argiles des structures ts différentes (Figure 2.3) dues aux phénoménes de répulsion et d’attraction des grains chargés électriquement. Structure floconneuse En nid d'abeilles Empilement Fg. 23, Diférentes stuctres des argles @eprés Terzaghi 38 | Proprittes physiques des sols On distingue différentes familles @argile en fonction de leur structure minéralogique. Le tableau 2.2 fournit les noms et les caractéristiques des principales f nilles d’argile: 182.2, Principles familes cargile Noms Surface | Diamatre des | Epaisseur des | Epaisseur des feuillets spécifique | plaquettes > | plaquettes ‘élémentaires 7) um) a Kaolinite 10-20 0343 Dia DI3 7 ie 0-100 a2 no 10 Monrmorillonice | 800 otal ‘Dil00 4 2.3. Classification géotechnique des sols I est habituel de caractériser les sols & Paide d'essais relativement simples, Ces essais sont appelés essaisd’identification. Les principaux sont les suivants: + Tanalyse granulométrique; + la détermination des limites d’Atterberg; + Ia valeur de bleu (méthode de la tache); + Péquivalenc de sable; + la reneur en matidres organiques, Nous indiquerons ici le principe de ces essais et la fagon dont les résultats sont exprimés, Au chapitre 6, le paragraphe «Essais de laboratoire» fournit plus d'information sur les modalités dexécution pratique de ces essais, La rencur en eau naturelle w, décrite au parageaphe 2.4, joue également un réle important. 2.3.1. Analyse granulométrique Lanalyse granulométrique a pour but de déterminer les proportions pondérales de grains de différentes tailles dans le sol. Elle seffectue par + tamisage pour les grains d’un diamétre supéricur & 80 [lm (norme d’essai NF P94-056); + sédimentation pour les grains les plus fins (norme d’essai NF P94-057). Lessai consiste & mettre en suspension dans de|'cau les particules inférieures & 80 Jim et les laisser décanter. Les particules de sol sédimentent alors 3 diffé res vitesses en fonction de leur taille. Plus les grains sont fins, plus la vitesse de décantation est lente, conformément & la loi de Navier-Stokes sur la vitesse de chute de billessphériques dans eau. La mesure de la densité de la suspension, au moyen d’un densimétre, a des intervalles de temps variables permet de calculer la proportion de grains de chaque di Classification géotechnique des sols | 39 Les résultats sont exprimés sous forme d'une courbe appelée courbe granulométrique, qui donne le pourcentage cumulé des éléments de dimension inférieure 3 chaque diamétre consi- déré. Les essais correspondants sont décrits plus en détail au chapitre 6. 1a figure 2.4 présente quelques courbes granulométriques types caracté iques: + courbe 1: granulométrie éralée et discontinue (alluvions de sables et graviers) ; + courbe 2: granulomécrie éralée et continue (aréne granitique) + courbe 3: granulométrie serrée (sable de Fontainebleau); + courbe 4: limon argileux; + courbe 5: argile limoneuse; + courbe 6: argile pratiquement pure (bentonite), le sol comportant 87 % d’argile inférieure a2um, (“Angie Timon Sable fin 109 " fy Zin 20] - 2 —to 70] —|4 é 5 of - - be 2 3 z go + bo & = of soo # sof 0 2 0 0 ob S00 Pos tS St 2 Ft? se a uve eTURE TAM in) Semen (NF P34-056) (NF P9457) Fig. 24, Exemples de courbes garulométiques Les diamitres Dg, Dag et Do étant respectivement les diamétres correspondant & 60%, 30% et 10% d’éléments de dimension inférieure, deux paramétres sont utilisés pour caractériser allure de la courbe granulomécrique d'un matériau. Il s'agit: + du coefficient d'uniformité tel que Go + du facteur de courbure tel que Co Le tableau 2.3 extrait de la norme NF EN ISO14688-2 fournit les valeurs de Cy et de G: permettant de faire la distinction entre des distributions granulométriques bien graduées, mal graduges et discontinues et d'apprécier la forme de la courbe granulométrique. 40 | Propriété physiques des sols Tableau 2.5. Catactristion de la forme des courbes granulométiques Forme de la courbe & & granulométrique Bien graduée 215 1eGe<3 Moyennement grade 6315 <1 Mal graduée <6 <1 Uniforme <3 <1 Discontinue (gntalene > 19) | (nde <0.) 2.3.2. Limites d’Atterberg — Activité des argiles Compre tenu de leur structure, les argiles ont la propriété d’absorber des quancités d'eau tr’s importantes ou, au contraire, de se dessécher, ceci en fonction des conditions d’humidité auxquelles elles sont soumises. Les kaolinites rabsorbent qu'une quantité d’eau modérée car celle-ci a uniquement la possibilicé de se loger entre les grains dargile. En revanche, eau ala possibilité de s'introduire entre les feullets élémentaires des montmorillonites. Les grains et ire quill se produit un phénoméne de gonfle- ment, Inversement, s'il y a dessiccation, ils se rapprochent: largile réduit alors son volume feuillets sécartent les uns des autres, c'est- avec le départ de l'eau et fait du rerrat. Quelle que soit la nature de Pargile, celle-ci, lorsqu'elle est malaxée avec des quantités d'eau de plus en plus importantes, finit par se transformer en boue. Largile a alors un comporte- ment liquide Au contraire, si 'argile est suffisamment desséchée, les grains sone trés resserrés et les liaisons deviennent intenses. argile a alors un comportement solide. Entre ces deux états extrémes, Pargile est malléable: elle a un comportement plastique. Les limites d’Atcerberg ont pour but de définir les états d’humidité correspondant aux limites entre ces trois Eats, état d’humidité du sol étant exprimé par sa teneur en eau. La teneur en eau d'un sol est le rapport entre le poids deau contenu dans un certain volume de sol et le poids des grains solides contenus dans le méme volume. Elle ¥exprime en 9 et a pour symbole w, de l'anglais wate + La limite de liquidité 1, traduit le passage entre l'état liquide et plastique. eau. + La limite de plasticité wp correspond au passage entre Pétat plastique et |'éat solide Ces caractéristiques sont complétées par l'indice de plasticité J, qui sexprime en % et est donné par la formule ci-aprés: Tp =m - wp @ Les valeurs de w1, wp et Jp sont fonction de la proportion et de l'activité des particules argi- leuses contenues dans le so. Classification géotechnique des sols | 41 La mesure des limites d’ Atterberg (voir chapitre 6) se fait par la méthode de la coupelle et du rouleau (norme NF P94-051). Il existe aussi pour la détermination de la limite de liqui- dité 14, une autre méthode par mesure d’enfoncement au céne de pénétration (norme NF P94-052-1) qui apparait moins dépendante de Popérateur. Lactivité dune argile, Ac, se définit comme suit Ae an 2 ott représente Pindice de plasticié et % < 21 le pourcentage d’éléments inféricurs 4 2 Lm. A titre indicatif, A.W. Skempton [2 Skempton 1953] donne les valeurs suivantes: + montmorillonite sodique: A; ~7,2 + illite: Ag = 09 + kaolinite: Ag = 0,38 Voici, & sitee d’exemple, quelques valeurs de limites d'Atterberg pour différents types de sol: + limon: + axgile imoneuse peu plastique: + agile trés plastique: re déverminée sur le Une limite de retrait, dite econventionnelle», uj, peut également passant 4 400 t du matériau remanié (norme XP P94-060-1). Elle constitue un indicateur sur aptitude d'un sol fin au reerait (réduction de volume par dessiccation) et peut étre asso cige aux limites d@Atterberg pour Videntification d'un tel sol. La limite de retrait «effec- tive» wp, est déterminge quant & elle sur des matériaux fins non remaniés (norme XP P94-060-2). Les essais pour déterminer ces limites de retrait sont décrits au chapitre 6. Ces deux limites de retrait, qui sont généralement différentes, sont utiles pour des cas 18s particuliers examinés plus loin (sols gonflants ec rétractables). Liindice de consistance Je est également défini par: Ig= MB Ga) 1. et indice de liquidicé, moins utilisé, par: i Gb) w étant la teneur en eau naturelle du sol. Silc> 1, le sol est & Pétat solide, Si0 1,00 2.3.3. Valeur de bleu du sol Cet essai (norme NF P94-068) fournit une détermination indirecte de la surface spécifique des grains d’un sol en injectant graduellement une solution de bleu de méthyléne & 10 g/l dans une solution d’eau et de sol et en mesurant la quantité de bleu de méthylene qui vient se fixer par adsorption & la surface de ces grains. La détection de adsorption & saturation de bleu de méthyléne par le sol seffectue par observation de la tache faite par le dépat d'une goutte de la solution du mélange sol, eau et bleu de méthyléne, sur un papier filtre de caractéristiques spécifiques. La présence persistante d'une auréole autour de la tache indique Padsorption 3 saturation par le sol et permet de définie la quantité de bleu correspondant & cette adsorption, Le résultat, VBS ou valeur de bleu du sol, sexprime en grammes de bleu pour 100 grammes de sol Les ordres de grandeur usucls sont les suivants + sols sableux: VBS < 0,2 + sols limoneux: 0,2 < VBS <2,5 + sols limono-argileux: 2,5 < VBS < 6 + sols argileux: 6 < VBS<8 + sols crés argilew VBS > 8 2.3.4. Léquivalent de sable Léquivalent de sable (norme NF EN933-8) nest intéressant que pour caractériser les sols et ‘matériaux sableux contenant trés peu de particules fines. Il est principalement utilisé pour caractériser les granulats et sables wilisés comme constituant da la fabrication du béton hydraulique. Il est cependant également utilisé dans le guide «GIR» des recommandations pour la réalisation des remblais et couches de forme [2 LCPC- SETRA 1992}, comme paraméxre de classification de deuxitme niveau des sols sableux. le domaine routier et dans Léguivalent de sable longtemps désigné par ES est désormais désigné « SE» (Sand Equivalent) dans les normes curopéennes. Sa valeur peut varier en pratique entre 10 et 100, Classification géotechnique des sols | 43 Une valeur d’équivalene de sable de 100 correspond & un sol qui ne contient ni argile ni limon, Cette valeur chute és rapidement ds quiil y a un faible pourcentage de limon et argile présent dans le sable, 2.3.5. Teneur en matiéres organiques La présence de matitres organiques en quantité notable modifie considérablement le comportement des sols et remet en cause leur stabilité volumique dans le temps. Les sols organiques comprennent notamment les vases, tourbes, alluvions récentes ainsi que la terre végétale. La mesure du pourcentage pondéral de matitres organiques (MO) se fait soit par analyse chimique (norme NF P94-055), soit par calcination (norme XP P94-047). Ces essais sont décrits au chapitre 6, ‘Un sol peut étre considéré comme organique lorsque la teneur pondérale en matires orga- nique dépasse MO> 3%. Au-dela d'un pourcentage de MO> 10%, le sol est considéré comme fortement organique Lessai Von Post (nome NF 294-058) permet d'apprécier l'état de décomposition des ‘matitres organiques. II Sapplique aux sols contenant plus de 10% de MO. 2.3.6. Classifications des sols Les sols sont désignés par le nom de la portion granulométrique prédominante qualifiée par tun adjecti relatif aux portions secondaires. Par exemple: + grave argileuse, + sable limoneux, + argile sableuse. De nombreuses classifications des sols ont été proposées dans différents pays. En France, la principale classification qui est utilise & ce jour et présentant un réel intérée pratique est celle utilisée dans les travaux de terrassement. Elle est communément désignée par classifica- tion «GTRo, en référence au guide des terrassements routiers que constitue le guide technique pour la Réalisarion des remblais et couches de forme [2 LCPC-SETRA 1992], publié en son temps en 1992 par le LCPC et le SETRA. Cette classification a été normalisée en France dans Ja norme NF P11-300 et son utilisation dans le domaine des terrassements est détaillée dans le guide technique cité précédemment. Les grandes familles de macériaux de cette classification sont pré es au tableau 2.5. Pour les sols fins, il est d’usage de reporter les valeurs de J et uj, sur un diagramme ayant p en ordonnée et wi, en abscisse, Ce diagramme est appelé diagramme de plasticité de Casagrande (figure 2.5) Sur ce diagramme figurent différentes lignes qui permettenc de déverminer des zones de grandes familles de matériaux fins. La ligne «A» permet de séparer les argiles (clays ou Ci) lorsque le point représentatif (w ; /p) se situe au-dessus de cette ligne, des limons (silts ou Si) lorsque le point se situe en dessous de cette ligne, La ligne « U» représente une ligne limite qui nlest généralement pas dépassée. Lorsque des points représentatifs se situent au-dessus de cette ligne «U>, une vérification et un examen approfondi sont & conduire. 44 | Propriété physiques des sols 1 2.5, Principals cases et caractéristiques de la cassfcaton eGTRe, nerme NF PT1-500 Sous-classe Classe Defi Pays $50 rom A | Sols ins * Ay A Ag selon VBS ou Ip passant 380 jim > 35% agg $50 mm Sols sableux et graveleux B, AB, selon VBS ou fy 5 x sve fine pasanc 80pm s35% | ea Pan > 50mm Gg | Soscompossan des ines * 30 sourclases elon VBS, er des gro dements pasanth80um> 12% | patamised sO mm ou passant #0 pm #1296 + VBS> wp _| Sosinensbesd Feu vassou Dy AD, selon Poe aren susan tam 13% tami 2 R ‘Matériaux rocheux ‘Voir Ia norme NF P11-300 R, AR, selon [a nacure: péttographique Sols organiques et sous- voila norme NE PI Fa Fyselon la famille de produits industriels Voir Ts norms NF P31-300 mteriaux diamétre pour lequel 95% des grains du sol ont un diamétre infércur (soit Dy, sla courbe granulo- ‘que est disponible, sinon appréciation visuelle de la dimension des plus gros éléments) Selon la position de son point représentatif & Pintérieur du diagramme de Casagrande, et conformément 3 la norme EN ISO14688-2, un sol non organique prend l'une des appella- in des symboles ci-aprés. tions et est désigné par I Désignation ‘Symbole international Limons peu plasiques Sil L ‘Argiles pou plaviques aL A Limons us plasigues aH L, ‘Argiles es plariquee civ A Lanouvelle révision en coursdela norme internationale de classification EN ISQ14688-2:2017 ation du diagramme de Casagrande (figure 2.5) avec les appellations suivantes introduic uti éterminer la plasticité des sols applicables aux argiles (symbole Si= sil) ‘Symbole international ‘Appellation 1 Phi fable M Phasicté moyenne 35 70 © Organique MO>2 Classification géotechnique des sols | 45 A titre d’exemple, une argile dont la limite de liquidité uw, est égale 4 60% et de teneur en matitres organiques MO égale 44% , sera désignée par CLH O. Nonplasiave Fablelasicte Platine Pastictedlevée Plastene es dente 1 i revere 0 — Une ste, 073-20) 10 % Ue sUe = 0904 =) o- : < z Me z S50 2 £ 2 -" oH & 3 ‘ogesspasiques Bao tA) 3 siv £ gx B 3 ies peupasiques LUmonstresplastiques | = ? o fa = a im) aw si Z Z 3 2 OL timone pe ‘0 12 Stine oo = OT Sap inorganiques tts pastiques = cH") Sotrorgenig ts Plas £ ° ! a oi 2 3 4 50 6 7 9 9 100 Limite de liquidité vy (4) Fig. 25, Dagramme de plasticité de Cesagrande et description des sol selon la norme EN ISO14588-2 Actuellement et dans le cadre de 'harmonisation apportée par 'Eurocode 7, la classification géotechnique des sols qui prend place est celle de la norme internationale NF EN ISO14688 Dénomination, description et clasification des sols, Cette norme donne les principes de classifi- cation permettant de regrouper les sols en classes présentant des compositions et des propriétés géotechniques similares, Elle s applique & tous les projets d’ingénicrie géotechnique, tels que fondations, améliorations de terrains, remblais, routes, barrages, etc. Les principes de description et de dénomination des sols et de leur classification sont schéma- tisés dans le diagramme de la figure 2.6. Ils restent sensiblement identiques et ucilisent les memes caractéristiques que celles présentées dans les paragraphes précédents. ‘Un exemple de classification des sols selon la norme NF EN ISQ14688 et basée sur la granulomeétrie est représenté sur la figure 2.7, 45 | Proprittés physiques des sols |-889¥1. 051 na auuou 2) uojas sos sap uouduosop 219 uoeUuoURP @ sNod ouweBBO) 9% By as ] cera [sn Clossitication géotechnique des sols ° 10 » ba] sic 1 poucenage de rave imma rm 30 7 2 poucenage de able {055 mma 2 | pourcentage defines (Som) 40 A tenrmaiautes drgieen oe se rena ‘lmension des parscwies so arm a 5 setsenstinonetaraie) | 4 6 tolmines rave argue 60 fulimoneuse abs) 7 oterence rave st 90 7 sso 7 10 80 + 90 5 6 7 100 100 40 15 ° Fig. 27, Exemple de clasificaton des sos écable uniquement sur la granulate a7 48 | Proprittes physiques des sols 2.4. Caractéristiques pondérales des sols 2.4.1. Etat remanié et non remanié - Représentation pondérale d'un sol Les paramétres décrits dans le paragraphe précédent ne concernent que les propriété de la phase solide. Ces essais peuvent étre réalisés sur des échancillons remaniés tels que ceux prélevés 4 la pioche et la pelle dans un puits et placés en veac dans un sac. Pour mesurer les caractéristiques pondérales d'un sol, il est nécessaire de préserver la structure du squelette ainsi que la teneur en eau du sol telles quielles existent in situ. Les échanuillons présentant ces propriétés sont appelés échantillons non remaniés et sont souvent qualifiés échantillons intact Les méthodes de prélévement (voir chapitre 6) sont définies dans la norme expérimentale XP P94-202 Prélésements des sols et des raches ~ Méthodologie et procédures et plus récemment dans la norme NF EN 1S022475-1. On pourra également se reporter aux références [2 Cambefort 1966], [2 Cambefort 1983] et [2 Reiffsteck 2012]. Un sol érant composé de grains solides, d’eau et d’ais, on peut, schématiquement, rassembler chacune de ces phases (grains, eau et ait) en un volume partiel unique de section unité (figure 2.8) Val Air w| Mr Pw Me Pt Grains Ps Vs solides Fig. 28. Schématsation dun échanilon intact Les notations suivantes sont adoptées V, = volume occupé par les grains solides, V, = volume occupé par eau, + V,=volume occupé par Pair, Coractristiques pondérates des sols | 49 + V,= volume total des vides = Vi, + Vis volume total = V; + + Vz= V+ Yo poids des grains solides contenus dans le volume ¥,, poids de Peau contenue dans le volume VY, le poids de lair, qui est en général négligé, *= poids total = P, + Py 2.4.2. Principales caractéristiques des sols Les principales caractéristiques des sols et les ordres de grandeur classiquement observés de ces earactéristiques figurent au tableau 2.6. ‘ableau 2.6. Prnepalesearactéistques des sols ‘Appellation et | symbole | Nore Expression Unité et ordre de grandeur aétinition des valeurs numeriques Pourcetage Tene on wepososo |e Sable 2a15 (oidsdews | aa | eet | ne yeahs ree ensor7az1 | 7s Agile moyenne aide... 20450 Pei {agile mallee snnnnes 208 100 Vase et ourbe 803300 Mase otenigue |p po fad pn hin? spparente NE 94.053 a ‘yen kN? “ EN Isot7e922 « Sable ences 17820 KN? Poids volumique [agile ssn 168 22 NI? “apparent Y res | Tobe 13417 kNIon3 ‘Mase volomigue penheint Pe -f dele a vn NF P94.053 Y Yen Nin « ENsorves22 « Stbte 142 18kNimn? eis solurigue [agile sons 10420 NI? we % W= PLE | Toibe nnn. 3A 1OKNIa? ‘Mase volumigue p : ds gruinssolides | P* ane Ben bg NF 94-054 %, vyen Nims? “ EN ISo17#923 « “Tous sols & exception des minerals Peis volumigue cum | et 10Utbes nur #268 30 KNIoy pod Pouce volume ¥, 03 100% selon Pat humid, Wolume den! | 5, - 77 ~10 | Pour un sl sar, tous es vides volume to . sont remplis d'eau: S, = 100% ct oceupé pat ones les vide) 50 | Propriété physiques des sols ‘Appellation et | Symbole | Norme Expression | Unité et ordre de grandeur deintion des valeurs numeriques Tene on sanoain see en pid 100% | Observation: longue lesl et “elaine S| - yen _| sé ane amentation de eneut donné es cn es ne pet ee provoguée gee < par onterene dso és pot soins = 100% Mase volunique i hy ily a écoulement de M vers N et la perte de charge (I ~ 3) correspond & énergie perduc en frotsement. La différence de charge est & la fois le moteur et la consé- quence de écoulement. Le gradient hydraulique est la quantité suivante: by-by avec L = longueur MN. 62 | Propridies hycrautiques des sols Laloi de Darcy, qui régit les phénoménes d’écoulement dans les sols, sexprime parla formule: 6) avec 1: vitesse d'écoulement en m/s, ke: coefficient de perméabilité exprimé en mls ow en emis, i: gradient hydraulique (sans dimension). Cette loi peur également s'écrire sous forme vectorielle ve ki=—k-gradh (Sbis) Le débit Q& travers la section S est donné par Q = v-Sd’oit: Quk. 6 3.2.2. Mesure en laboratoire du coefficient de perméabilité 3.2.2.1. Conditions d'essai Le coefficient de perméabilité d'un sol saruré est une caractéristique du sol qui dépend cessentiellement de sa granularité, de sa nature, de sa structure, de son indice des vides et de la température. Plus un sol est fin, plus les pores sont petits, plus les frottements et les pertes de charge sont importants et plus le coefficient de perméabilicé est peti. Les argiles sont souvent considérées comme imperméables car les débits qui y circulent sont négligeables, leur perméabilité tant ures faible, Plus un sol est dans un érar de compacité élevée, plus sa porosité est faible. [espace dans lequel l'eau peut circuler érant réduit, le sol est moins perméable. La mesure de la perméabi- lité wa donc de s sol de poids volumique sec défini (échantillon intact ou sol rminée) ns que sur compacté 4 une compacité Deux méthodes, applications directes de la loi de Darcy, sont utilisées en laboratoire: + la mesure sous charge constante pour les sols trés perméables, + la mesure sous charge variable pour les sols peu perméables. 3.2.2.2. Essai 8 charge constante Un perméamatre (figure 3.6) est composé d'une enceinte éranche dans laquelle est placé un Echantillon de sol de section S et de longueur L. Les deux extrémités de Péchantillon sont relies & deux tubes par l'intermédiaire de pierres poreuses. Dans le perméamitre & charge constante, la différence de charge h entre les deux faces de Léchantillon est maintenue constante & Paide de trop-pleins. essai consiste & mesurer la quantité d'eau g qui passe au travers de I'échantillon pendant un temps donné ¢. Diaprts la loi de Darcy (6), on a: g= hiSt= be Propristés de Feau tre | 63 Remarque Les notations utilisées sont conformes la norme XP P94-010 relative au glossire géorechnique: definitions, notations, symboles. Le débit est désigné par Qetq es utilise pour désigner des quantités d'eau, 3.2.2.3. Essai é charge variable Dans le perméamétre & charge variable, le tube 1 de la figure 3.6 est rempli d'eau; Fessai consiste & mesurer la baisse de son niveau en fonetion du temps Pierre poreuse Sol —/ Fig. 56, Pincipe des perméamattes Soit sla section de ce tube. Pendant un temps ds, la quantité d’eau qui sécoule est: g = ~s-dh; mais Cest aussi g= vSde = kei drs comme le gradient 7 "instant ¢ est gal & DIL, h gn bSde Soit, en égalant, les deux expressions prévédentes de q: doit les formules (8) et (8bis) ci-aprés: In (bl ) © S* hat k= 2,322, logtbolly) (bis So t-t% 64 | Propridis hycrautiques des sols dans lesquelles: + Ay: différence de charge au temps fo, + hy: différence de charge au temps &, + In(h/h,): logatithme népérien de holy, + Log (dy): logarithme décimal de hy) 3.2.3. Ordre de grandeur du coefficient de perméabilité des sols Nature Ordre de grandeur de ken m/s | Degré de perméabilité Gravis mayens & gros 1094107 rts deve Pees graviers, sable 1094105 asses élevé Sable tes fn, sable limoneus, less 1094107 faible Limon compact, agile silteuse 107410? rts faible ‘Agile fanche 1010-7 pratiquement imperméable La perméabilité des sables pen compacts a granulométrie serrée peut étre évaluée cn utilisant la formule de Hazen (3 Terzaghi 1957], que lon peut écrire: (m/s) = 1,25 Diy (9) ott Dig est le diametre efficace des grains en centimetres. Le diamétr efficace est le diamétre pour lequel 10% des grains du sol sont de dimension inférieure & cette valeur (voir § 2.3.1). II se lit sur la courbe granulométrique du sol. Notons que cette formule est ur8s approchée car la perméabilité, comme indiqué précédemmenc, 60%: T, = 1,781 - 0,933 log(100- U) ou worl (8b) Remarques ‘= Pour les sols compressibles courants, C, est généralement compris entre 10°? et 10 m/s, soit 10 et 107 en's + La formule 7) dns le fceur temps monte que le temps nécsate pour acne un eran dere dde consolidation est proportionnel au car? de lépaiteur dela couche. + Selle ca le plus courant ot la surcharge exerce une contrainte totale un vera sous a référence 4 Coster 1975] les valeurs des coefficients T, en de consolidation variables selon la profondewr. forme a &é présenté. On tro ion de U pour des contraintes + Les lignes de couranetelles que représentées sur la figute 4.5 siobéissent pas aux conditions aux limites données dans le § 3.3.1.3. Ces conditions sone relatives au régime permanent alots que le phénoméne de consolidation est un régime mancitore 90 | Théorie de ta consolidation 4.5. Consolidation d'une couche drainée par les deux faces Soit H Pépaisseur de la couche. La figure 4.6 indique la direction de Pécoulement vers les drains pendant le phénoméne de consolidation. Par raison de symétrie, tout se passe comme sur la figure 4.5, mais avec unc épaisseur égale & H1/2. La moitié supérieure de la couche compressible svacue par le drain supérieur et 'autre moitié par le drain inférieur. De ce fait, les formules (7) sont remplacées par (9). TAGs on aa 0) Désignons par longueur de drainage |a distance maximale entre un point quelconque du sol et le drain le plus proche. La deuxitme remarque ci-dessus peut étre généralisée comme suit: le temps de consolidation est proportionnel au carré de la longueur de drainage. Chargement o +k wn] ES Et t eevee eel mi | dale Baie hi Drain (couche perméable} Fig. 4.6. Couche drainde des dew cbtés 4.6. Cas particuliers 4.6.1. Multicouche compressible Dans la pratique, cette situation se produit rarement. Nous ne donnerons que les résultats de la théorie approchée établie par B. Absi en 1964 (4 herminier 1967] Hypotheses + Le sol compressible est composé d'une superposition de m couches ayant chacune des caractéristiques C,, f, et une épaisseur h définies. Soit pout la couche i: Cyp ky My. Lépaisseur totale est = $h,. + Lesol est chargé uniformément. as pariuters | $1 I repose sur une couche sous-jacente qui peut étxe: — soit parfaitement imperméable, — soit parfaitement perméable, Lévolution du tassement dans un tel multicouche est la méme que celle d'une couche homo- gine de méme épaisseur H dont le coefficient de consolidation C,, est donné par la formule GQ (10) 4.6.2. Prise en compte du temps de chargement Lestimation pratique de évolution dans le temps du tassement est trés approximative, si bien que, pour beaucoup d’ouvrages, le chargement peut étre considéré comme instantané. Cependane, il peut arriver que le chargement soit appliqué txés progressivement dans le temps (construction d'un barrage en terre, par exemple). Il est alors possible de prendre en compte la durée de chargement a Vaide de la méthode approchée décrite par la figure 4.7: la courbe théorique est la courbe de tassement obrenue en supposant que la charge défini- tive a été appliquée instantanément au temps fy = 0; le chargement est supposé linéaire entre les temps 4 et fy 5 oon suppose que le tassement réel & Vinstane 4, (point B) est identique a celui observé sila contrainte 6, avait éré appliquée au temps 4,/2 (point A de la courbe théorique); au-deld du temps 4 [a courbe réelle est obtenue par uanslation AB de la courbe théo: un instant f;queleonque, tel ue 4, < fle tassement est identique & celui observé sila charge 6 < ,avait été appliquée au temps /2. U" étanc le degré de consolidation correspondant, le degré de consolidation réel est caleulé en appliquant la formule: U = U’-6/6, ce qui permet ’obtenit le point C de la courbe réelle. la courbe réelle entre 0 et B est obtenue en considérant qu ° Fin de la construction Ne Courbe réelle z 5 Courbe théorique Fig. 47 Prise en compte du temps de chargement 92| Théorie de ta consolidation 4.7. Essai de compressibilité a I'cedométre Lessai de compressibilité & Poedométre, essai fondamental, est une application directe de la théorie de la consolidation. Il permet d’évaluer amplitude des tassements des ouvrages ainsi 4 Lapparcillage, la procédure d’essai et les principaux paramétres déterminés & partir de lessai de compressibilicé & l'edometre sont détaillés au chapicre 6, § 6.7.3.4. évolution, Cet essai permer d’établir, pour un échantillon donné, deux types de courbes: + la courbe de compresibilité, qui indique le tassement total en fonction du logarithme de la contrainte appliquée. Cette courbe est classiquement tracée en représentant la variation de indice des vides ¢ en fonction de la contrainte verticale effective 6 (voir figure 6.75 du chapitre 6); + les courbes de consolidation, qui donnent le tassement de échantillon en fonction du temps sous application d'une charge constante. Ces courbes permettent la détermination expéri- mentale du coefficient G. La procédure correspondante est décrite au paragraphe 6.7.3.4 du chapitre 6. 471. Caractéristiques de compressibilité Les principales caractéristiques de compressibilité que permet de déterminer l'essai eedomé- trique sont les suivantes: Ia haus 1 initiale de Péprouvette Hi, + @92 indice des vides en place correspondant & Pindice des vides sous la contrainte verticale correspondant + gsindice des vides init effective du sol en place 6g: + la contrainte effective de préconsolidation 6',, contrainte effective maximale sous laquelle le sol sest déja consolidé au cours de son histoire. Elle permet de définir Pétat de surconsoli- dation du sol; + Vindice de compression Cs + Vindice de décompression-recompresion G3 + Te module eedometrique séeant E.. Pour les sols gonflants, d'autres caractéristiques complémentaires sont aussi 3 considérer: + la presion de gonflement Oy, qui est la pression en dogs de laquelle le sol gonfle (augmenta- tion de Pindice des vides) lorsqu’on le met en présence d'eau; + le coefficient de gonflement Cyy qui est la pente de la courbe de déchargement (¢; logos) déterminé dans lessai cedométrique & chargement par paliers; + le rapport de gonflement R, qui est la pence représentant les amplitudes de gonflement (AHIH; logo’) déterminé dans l'essai de gonflement & l'cedométre par chargement de plusieurs éprouvettes. Les méthodes de détermination de ces différentes caractéristiques sont présentées au § 6.7.3.4 du chapitre 6 Essai de compressibilte a Faxdometre | 93 4.72. Classification des sols vis-a-vis de la compressibilité 4.12.1. Différents états de consolidation Soit 6/5 la contrainte verticale effective appliquée sur un sol situé & la profondeur z pat le poids des terres qui le surcharge. Ilest possible de distinguer plusieurs catégories de sol en fonction des valeurs relatives de o'4 et 0% (voir chapitre 6, § 6.7.3.4): + les sols surconsolidés pour lesquels 6’, > Gy (voir chapitre 6, figure 6.78a); + lessols normalement consolidéstels que 6%, = 6, (voir chapitre 6, figure 6.78b). Ces sols ont jement sous leur propre poids et celui des terres de couverture actuelles; + les sols sous-comsolidéstels que ©, < 6’ (voir chapitte 6, figure 6.780). Ces sols son cours de consolidation sous leur propre poids: remblais récents mal ou non compactés, vase, tourbes etc. + les sols gonflants et réeractables: leur courbe de déchargement présente une pente marquée sous faible contrainte (voir chapitre 6, figure 6.79). Ces sols sont particuligrement dange- reux pour les fondations des constructions légeres. Sclon leur histoire, deux états différents peuvent étre rencontrés, + Silla eté névessaize d’empécher Le gonflement en début de chargement, il Sagit d'un sol surconsolidé, éventuellement non sacuré, en état de suecion élevée, Le sol, dans Pétat ot il a Gé prélevé, est susceptible de gonfler sil est soumis, sous faible contrainte, au contact d'eau libre (figure 6.79a) + Sileméme sol a été mis en présence dcau libre et lassé libre de gonfler avant prélévement, son potentiel de gonflement a dgja été libéré et sa succion avoisine zér0. La courbe aedomé- trique aura alors Pallure de la figure 6.79b. Un tel sol est susceptible de faire un retrait important en. cas de dessiccation et de réapparition d'une succion significative (action d'une sécheresse prolongée par exemple) 4.72.2. Comportement des sols selon leur état de consolidation La classification précédente présente un grand intérét pratique puisqu’elle permet de prévoir Je comportement des sols sous les fondations. + Sides fondations surchargent un sol surconsolidé sans que les contraintes supplémentaires apportées au poids de terre dépassent ',, les tassements seront trés faibles, voire négligeables. + En revanche, rou rassement dautant plus important que indice de compression C, surcharge entraine un tassemene dans un sol normalement consolidé, st élevé La formule (11) montre que le tassement est proportionnel au terme G/(I + ¢) On peut donner les appréciations suivantes: CJ + %)<0,015 sol incompressible, 0,015 < C.f(1 +) < 0,05 sol peu compressible, 0,05 < C./(1 + %) < 0,20 sol moyennement compressible, CJC +6)>0,20 sol ds compressible 94 Théorie de ta consolidation + Les sols sous-consolidés sont généralement inconsteuctibles sans traitement particulier, car ils continuent a se déformer méme en Pabsence de surcharge, + Si des sol: gonflants supportent des contraintes inférieures & Gils sont susceptibles de se soulever dés que leur tencur en eat augmente, Par exemple, le fait de couper I’évaporation naturelle par application d’un revétement bitumeux suffi 3 faire gonfler certaines argiles dans les zones de climat sec, ce qui conduit & de us graves désondres le long des routes. Réciproquement, une dessiccation entraine un tassement de ces sols sans quill y ait eu la moindre modification aux contraintes totales appliquées, cela tant que la tencur en cau corres- pondant & la limite de retaie nest pas attcinte La répercussion de ees mouvements sur la stabilité des fondations est étudige au chapitre 11. 4.13. Consolidation secondaire La consolidation secondaire nécessice une écude spécifique pour certains problémes particuliers tels que la réalisation d’ouvrages reposant sur des sols trés compressibles ou sur de grands remblais. La méthode la plus couramment utilisée est celle de Buisman et Koppejan (1948). Il ese admis que le tassement supplémentaire Af, dai la compression secondaite Sapplique au- dela de 4,99, qui suit une loi linéaire en fonction du logatithme du temps et que le tassement relatf est indépendant de lépaisseur de la couche considérée Ceci peut se traduire par la formule suivante [4 Magnan 1994] Ab, o-b-a-log( =) qu) F100 avec AG: contrainte uniformément répartic appliquée, +h: épaisseur de la couche compressible, ‘hoo fin de la consolidation primaire, 01: Cy/Ao* Ca, est le coeficient de consolidation secondaire obtenu & aide d'un essai de fluage a Vadometre sous une contrainte normale égale & 0, + AG (voir chapitte 6, § 6.7.3.4). La durée de chaque palier est de 7 4 10 jours. Il convient de mesuter G, sous une surcharge telle que AG* = AG. AH iy (12) Oo" Tog Ce type d’essai est décrit dans le mode opératoire LPC N° 13 [4 LCPC 1985}. En considérant les variations dindice des vides ¢, on détermine Tindice de consolidation secondaire G,, par Pexpression suivante: Ae loge = (14 6)-Gy 3) Applications pratiques de la consolidation | 95 A tise indicatf, le ableau 4.2, extrait des recommandations ASIRI (4 Asiri 2012] propose un ordre de grandeur de quelques valeurs repéres d'indice de consolidation secondaire en fonction de la navure et de la compressibilité du sol. Tableau 4.2, Ordtes de grandeur de valeurs de Gu [4 Ast 2012 ‘ype de sol Cael & Argiles molles 0,03 80,05 Vases 0,03 0,05 Tourbes 0,05 0,10 4.8. Applications pratiques de la consolidation Outre quielle permer de comprendre le comportement dans le temps des sols sous l'effer de charges permanentes, la théorie de la consolidation a de nombreuses applications pratiques: + Elle permet d'appréhender le calcul des rassements sous les ouvrages. Il faut distinguer: —Testimation de Yamplitude du tassement total (tassement final obtenu aprés stabilisation) ; — estimation de P'évolution du assement dans le temps Le tassement toral est obrenu avec un ordre de grandeur tour & fait acceptable, surtout lorsque le chargement est conforme au schéma de Terzaghi, c'est-i-dire lorsque Mécendue de la surface chargée est grande devant l'épaisseur de la couche compressible. Le calcul du tassement lorsque la surface chargée est de dimensions limitées est écudié au chapitre 11 estimation de la vitesse réelle de consolidation dans le temps est extrémement grossigre et généralement pessimiste en 'absence de données expérimentales sur le site, comprend aisément puisque, les sols compressibles étant essentiellement d'origine sédi- mentaire, la perméabilité n’est ni homogéne ni isotrope. La valeur de &, est souvent beaucoup plus élevée que la valeur de &,, De plus, il suffi de la présence de lits plus perméables faisant office de drains pour que le temps de consolidation soit considérablement raccourci. Par exemple, il suffit qu'un lit perméable soit situé & mi-épaisseur de la couche pour que le temps de consolidation soit divisé par quatre, la Jongueur de drainage étant divisée par deux. + La théorie de la consolidation est & Ia base de procédés utilisés pour accélérer la vitesse de tassement [4 CFMS 1995], [4 Magnan 1994] et [4 Bourges 1977]. Nous décrirons au chapitre 14 le préchargement du sol, la technique des drains verticaux ct la consolidation parle vide... Les techniques d’accélération des tassements ont pour but de provoquer la majeure partie de ces derniers avant ou pendant la phase de construction des ouvrages de manitre & éviter les désordres en cours de service. 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