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L3 Géographie Ain Sebaa Chaima

Devoir maison : Aménager les territoires européens:

À l’aide du tableau suivant, quels rapports centre-périphérie pouvez-vous lire selon les villes
et selon les pays? Comment se traduit le ré urbanisation? Quelles sont les dynamiques des
villes?

De manière globale, on observe une augmentation de la croissance démographique nationale


en Europe de 1905 à 2015. S’observe plus particulièrement, une augmentation de la croissance
démographique en ville et dans la couronne, mais cette augmentation reste plus forte en ville, et
surtout dans les capitales. À Londres, la population est passé de 8, 295, 134 en 2000 à 9,942, 283 en
2014, ce qui représente une augmentation de 19,9%. Face à cette ville, qui est le coeur de la région,
la couronne est beaucoup moins peuplés, passant de 2 196 072 habitants en 2000 à 2 458 905 en
2014, soit une évolution de 12%. À Birmingham notamment, la population en ville a augmenté de
12,7 % entre 2000 et 2014, contre 9,4% dans sa couronne. Ainsi, à l’échelle de l’Angleterre, la
population a augmenté de 15,9% dans les villes de 2000 à 2014, passant de 16,794 447 à 19,461,
877 habitants. Tandis que dans la couronne, la population a augmenté de 9,9% passant de 4, 140
020 à 4 551 593. Ainsi, en 2014, il y a 14 910 284 habitants de plus que dans les couronnes, ce qui
représente une différence considérable. À Paris, la population est passée 8, 692, 696 à 9,532, 016 de
2000 à 2014, ce qui représente une augmentation de 9,7%. Tandis que dans la couronne parisienne,
moins peuplée, le nombre d’habitants est passé de 2,231, 605 à 2 505 873 habitants de 2000 à 2014,
ce qui représente une augmentation de 12,3%. Cela est également visible pour la ville de Lyon qui
possède 9, 532,016 habitants, contre seulement 239,633 dans sa couronne en 2014. Aux Pays-bas
notamment, il y a 1 710 959 habitants à Amsterdam, contre 741, 700 dans sa couronne en 2014. En
Allemagne, ce processus est principalement observable à Berlin, qui possède 3 467 616 habitants en
2014, contre 931,926 dans sa couronne.
En outre, il semble que l’augmentation de la population en ville ait conduit une
recentralisation de la population, sauf en France marquée par une décentralisation plus forte. En
effet, la part du noyau urbain dans la région est passée de 76,0% en 2000 à 74,3% en 2014. Tandis
qu’aux Pays-Bas par exemple, elle est passé de 61,6% à 62,7%.
Il semble que l’augmentation et le déplacement des populations seraient influencés par les
politiques nationales. Dans le cas de Paris par exemple, persiste l’idée que c’est une ville qui attire
en matière de bassin économique, d’enseignements, d’emploi, ou encore culturel et de ce fait, il
s’agit d’être le plus proche d’elle. De plus, il existe un différentiel d’équipement entre Paris et sa
couronne. Il est également à noter que le plan d’aménagement de Paris n’est pas malthusien, car il
prévoit que Paris se développe démographiquement et donc économiquement. En effet, c’est une
politique de compétitivité au sein du processus de la mondialisation.
On observe également que les impacts de la réurbanisation sur les banlieues diffèrent
fortement entre les régions urbaines prospères et moins prospères et surtout dans les capitales des
états. La région parisienne par exemple, qui est une ville prospère avec un PIB par habitant allant de
50 000 à 70 000 en 2016, représente la région avec le plus fort tôt de développement régional.
S’observe donc une centralisation de la population dans une ville et une région dominante. Cette
situation est similaire pour Amsterdam et sa région, ou encore pour Londres. En effet, la population
dans la couronne londonienne par exemple, reste environ 10 à 20 supérieurs que dans les autres
villes d’Angleterre. La centralisation dans la région parisienne ou londonienne, peut également
s’expliquer par le fait que dans les années 1960, l’industrie était principalement localisée à l’est.
Mais, ces industries ont décliné et les industries nouvelles ont plutôt eu tendance à se localiser en
grande couronne et particulièrement dans les villes nouvelles, autour de la capitale. Néanmoins il
est à noter que ce processus est moins centralisé en Allemagne, du fait de la politique fédérale de
l’État. Ainsi, la dynamique des villes illustrent et influence la réurbanisation. En conséquent, il
semble nécessaire de mieux comprendre les implications socio-démographiques de la réurbanisation
dans les différents types d'établissements de la couronne.
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Ainsi, après des décennies de déclin urbain dans de nombreuses villes européennes, il existe
à présent de nombreuses études identifiant un processus de réurbanisation. Ce processus a
désormais atteint de nombreuses villes secondaires, y compris celles des régions post-
industrialisées. La réurbanisation est un concept générique impliquant plusieurs processus liés mais
distincts. Néanmoins, ces processus trouvent leur origine dans des modèles de cycle spatial qui
considèrent la réurbanisation comme une étape spécifique du développement des régions urbaines.
Cependant, l'essentiel du débat sur la réurbanisation concerne principalement les processus et les
impacts sur le noyau urbain, tandis que la banlieue (l’anneau, le « ring ») est généralement absente
dans les débats. Cela peut paraître surprenant, car la relation entre le noyau urbain et l’anneau fait
partie intégrante de nombreuses définitions de la réurbanisation. Ainsi, face à la comparaison de ces
quatre pays très développés du nord-ouest de l'Europe (l’Angleterre, la France, l'Allemagne et les
Pays-Bas), on observe qu’ils sont multiformes, mais qu’ils se ressemble sur certains points. En
effet, la réurbanisation diffère entre les pays en matière de schémas temporels et spatiaux, et cela en
raison des différentes politiques à la fois dans le centre urbain et la banlieue.