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16/09/12 Le choi du condenseur

Choix du condenseur

C rit re s de c hoix gé né ra ux
C rit re s a c oustique s
C hoix d'un c onde nse ur à a ir
C hoix du c onde nse ur é v a pora tif
C hoix d'un c onde nse ur à e a u
C hoix de la ré gula tion

E n bref !

C rit res de choix généraux

Il faut évacuer la chaleur du réfrigérant vers l'air ambiant; c'est le condenseur qui s'en charge. Deux
techniques existent pour y arriver : le condenseur à air ou à eau.

Le choix d'un condenseur dépendra en première approche :

de son emplacement par rapport au compresseur; l'idéal étant de placer le groupe de froid en toiture,

de la température de condensation conditionnée, pour une température extérieure donnée, par la


surface d'échange et le débit d'air ou d'eau (les performances du compresseur seront meilleures si la
température de condensation est basse),

de la température extérieure; un condenseur en plein soleil ou sous un toit noir n'est pas une bonne
idée.

C rit res acoustiques

La principale source de bruit d'un condenseur est constituée par le(s) ventilateur(s). On aura toujours
intérêt à les faire fonctionner à faible vitesse. Il faudra être attentif au bruit "solidien" se transmettant à la
structure par les fixations du condenseur.

C hoix d'un condenseur à air

L'entretien du condenseur à air est limité. Aussi, il n'y a aucun risque de gel en hiver. Mais le coefficient
d'échange avec l'air étant faible, le condenseur sera volumineux, et donc lourd et encombrant. Enfin, les
températures de condensation sont directement liées aux conditions de température extérieure : la pression
de condensation sera forte en été (dégradation du COP de la machine frigorifique), mais plus faible en hiver,
entraînant d'ailleurs un besoin de régulation adapté pour un fonctionnement correct.
Le fonctionnement du condenseur en période chaude peut être amélioré en choisissant un système
d'évaporation d'eau sur la batterie de condensation (réduction de la température de l'air de refroidissement
de l'ordre de 5 à 8 K). Les condenseurs "adiabatiques" permettent de pré-refroidir l'air par l'évaporation d'eau
qui pourrait très bien provenir d'une réserve d'eau de pluie par exemple. Cette initiative est aussi salutaire
dans le sens o on pourrait sous-dimensionner le compresseur de par l'abaissement du taux de compression.
On veillera aussi à considérer :

le ventilateur, car sa consommation électrique et le bruit généré ne sont pas négligeables,


l'abaissement de la température de condensation par la considération des détails de construction, le
positionnement (ombrage possible par exemple), l'environnement (toiture noire), ... du condenseur;
la récupération de chaleur perdue à la sortie du condenseur;
...

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16/09/12 Le choi du condenseur
C hoix du condenseur év aporatif

Pour les magasins où l'installation frigorifique est de taille importante, le condenseur évaporatif est aussi une
solution intéressante qui permet de garder une installation relativement simple tout en permettant de réduire
les températures de condensation si chères à l'optimisation des performances énergétiques des
compresseurs. Attention toutefois au risque de légionelles qui résulte souvent d'un manque de suivi et de
contrôle des installations utilisant de l'eau de refroidissement.

C hoix d'un condenseur à eau

Le réfrigérant de la machine frigorifique cède sa chaleur à l'eau circulant dans le condenseur. Grâce au
coefficient d'échange avec l'eau 20 à 30 x plus élevé que le coefficient d'échange avec l'air, la taille du
condenseur à eau sera plus réduite et l'échangeur moins encombrant. Aussi, il est moins bruyant que le
condenseur à air. Cependant, il nécessite une tour de refroidissement à extérieur ainsi que tout un réseau
d'eau à protéger du gel; l'installation est donc très co teuse, raison pour laquelle en froid commercial (en
particulier pour la distribution) on trouve peu d'installation de ce genre.
Une application possible est son utilisation pour les grandes surfaces où l'on veut réduire la quantité de
fluide frigorigène.

C hoix de la régulation

Le contrôle de la température du condenseur influence le bon fonctionnement du groupe frigo. En effet, on


cherche à travailler à basse température pour soulager le compresseur. Mais si elle est trop basse, le
détendeur fonctionne mal, car la pression à son entrée est trop faible et il ne peut assurer le débit de
réfrigérant dans l'évaporateur. En pratique, on régule le débit du ventilateur du condenseur en fonction sa
pression d'entrée. L'utilisation de variateurs de vitesse apporte un plus dans la régulation de cette pression.

Aussi, on préférera un détendeur électronique plutôt qu'un thermostatique; en effet, l'électronique peut
travailler avec des températures de condensation plus basse.

Critères de choix généraux

Modes d'évacuation de la chaleur de condensation


Il faut évacuer la chaleur du réfrigérant vers l'air ambiant.

On distingue deux techniques :

soit refroidir directement le fluide frigorigène par l'air : c'est le rôle du condenseur à air.
soit refroidir le fluide frigorigène par de l'eau : la machine frigorifique sera équipée par un condenseur à eau.
Mais cette eau doit alors être elle-même refroidie en toiture, via une tour de refroidissement.

Pour accroître la puissance de refroidissement, on peut profiter de l'énergie de vaporisation d'une eau pulvérisée au
travers du courant d'air.

Le principe est le même que lorsque nous nous aspergeons la figure par temps très chaud : la vaporisation de l'eau
refroidit notre peau.
Soit la pulvérisation est celle de l'eau qui circule dans le condenseur, soit c'est de l'eau indépendante de l'eau du
circuit de condensation qui est pulvérisée.
Cela conduit aux 5 technologies développées dans la technologie des condenseurs.

C rit res de choix globaux

Refroidissement direct par l'air


Energétiquement, la solution d'un refroidissement direct du fluide frigorigène par l'air extérieur possède des avantages,
puisque tous les intermédiaires (et leurs consommations) sont évités et ainsi que la maintenance co teuse de la tour
de refroidissement. Aujourd'hui, la pression de condensation des condenseurs à air est bien gérée par l'utilisation de la
variation de vitesse électronique des ventilateurs des condenseurs. C'est la solution couramment adoptée lorsque l'on
peut placer le groupe frigorifique sur la toiture ou, de manière générale, à l'extérieur dans un endroit ombragé et
ventilé.

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Conde nse urs e n toiture . Conde nse urs contre une fa ade e t à l'ombre .

En toute logique, on retrouvera donc le condenseur à air en toiture. Mais la machine frigorifique est parfois située en
cave. Dans ce cas, il est exclu de faire confiance à des "ventilations naturelles", des "soupiraux ", ... la température
dans la cave risquerait de monter fortement et le condenseur se retrouverait balayé par de l'air déjà réchauffé. La
pression de condensation du fluide monterait et le compresseur verrait sa consommation fortement augmentée. Par
forte chaleur, le compresseur ne pourrait suivre et déclencherait par son pressostat haute pression.

L'évacuation de la chaleur demande un réel balayage par un fluide frais et il appartient au bureau d'études de
comparer 2 solutions :

Soit une gaine d'air est prévue pour apporter l'air extérieur au condenseur et évacuer l'air réchauffé (les pertes
de charge générées créent des consommations au ventilateur).

Soit il est décidé de placer un condenseur à eau et de transférer l'eau chaude en toiture pour la refroidir dans
une tour de refroidissement.
Le refroidissement direct par l'air est le moyen le plus couramment adopté en froid commercial. Il permet de disposer
d'un système simple, peu co teux, demandant peu d'entretien, ...

Refroidissement indirect par l'air ( v ia un circuit d'eau)


Le transfert de la chaleur par l'intermédiaire de l'eau est plus efficace (bon coefficient d'échange de l'eau, faible
consommation d'une pompe par rapport à un ventilateur),... mais il y a investissement et consommation de la tour. Un
bilan global doit être réalisé.

Actuellement, ce genre d'installation est très peu répandu dans les commerces pour le froid alimentaire, car les
investissements sont importants et l'entretien conséquent. De plus, jusqu'à présent ce genre de technologie était
réservé à des puissances de condensation importantes. Enfin, il ne faut pas négliger le problème des tours de
refroidissement par rapport à la prolifération de légionelles.

Cette technique est régulièrement utilisée pour les applications de climatisation. Cela dit, le problème des légionelles
étant souvent évoqué, même pour les applications de climatisation, dans la mesure du possible, on place des
aéroréfrigérants ("dry cooler") ou des unités de condenseurs à air.

Attention qu'en froid industriel et même en froid commercial on commence à utiliser des systèmes de refroidissement
direct tels que :
Les condenseurs "évaporatifs" qui sont en quelque sorte des tours de refroidissement où le fluide à refroidir est
directement le fluide frigorigène.

Les condenseurs "adiabatiques" où l'air d'entrée est d'abord refroidi adiabatiquement (sans échange de chaleur)
par des "matelas" sur lesquels on fait ruisseler de l'eau.

Les condenseurs directs mixtes qui combinent les principes "évaporatifs" et "adiabatiques" dans un même
système.

T emp rature de condensation


Pour augmenter les performances du compresseur, on a tout intérêt à abaisser la température de condensation.
Autrement dit, il faut augmenter la surface d'échange et augmenter le débit de circulation de l'air. Le "pincement",
c'est-à-dire l'écart entre la température du fluide refroidissant à la sortie du condenseur et la température du fluide
frigorigène sera minimal. Mais l'investissement et les pertes de charge en seront augmentés, et donc la consommation
de la pompe...

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Ref oidi emen di ec pa l'ai

En pratique, pour un condenseur à air, la vitesse sera comprise entre 2 et 4 m/s et, si l'air entre avec une
température de 30 C, la température de condensation s'établira entre 40 C et 50 C.

Ref oidi emen indi ec pa l'ai ( ia n ci c i d'ea )

Pour un condenseur évaporatif, le bureau d'études peut compter sur une température d'air de refroidissement à bulbe
humide de l'ordre de 5 à 6 K en moins que la température à bulbe sec d'entrée du condenseur. Soit pour une
température d'entrée de 30 C d'air sec, la température d'air saturé peut atteindre des valeurs de 25 C.

C ompa ai on en e le mode de ef oidi emen


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A partir d'une température de l'air de 30 C, quelle sera la température de condensation ? Tout dépend du type de
refroidissement du fluide frigorigène choisi !

Voici les résultats comparés pour une température d'air de 30 C 40 % HR.


En partant du condenseur évaporatif, comparons les systèmes en fixant des valeurs moyennes : une "approche" de
5 C, un pincement des échangeurs de 6 C et un échauffement de la température de l'eau de 7 C.

Type de Entrée Sortie T condens. fluide


T air sec
condenseur condenseur condenseur frigorifique

Condenseur à air 30 T air = 30 T air = 37 43

Condenseur 30
évaporatif T air = 25 T air = 32 38

Le condenseur à air est pénalisant, car il provoque une augmentation de température de condensation du fluide (et
donc une augmentation de la consommation du compresseur). L'augmentation de la consommation du compresseur est
de 2 à 3% par degré K, ce qui n'est pas négligeable !

Critères acoustiques

Bruit aérien

La principale source de bruit d'un condenseur provient de(s) ventilateur(s).


On aura toujours intér t à les faire fonctionner à faible vitesse.

L'émission du bruit des aérocondenseurs à ventilateurs hélicoïdes est pratiquement uniforme dans un plan
perpendiculaire à l'axe de rotation des ventilateurs. Les faces d'aspiration et de refoulement d'air étant plus bruyantes
que les autres, l'aérocondenseur doit être convenablement orienté par rapport aux plaignants potentiels.

Certains constructeurs proposent des moteurs de ventilateur à deux vitesses, option qui peut être déterminante dans
certains cas. Ainsi, la petite vitesse pourra être utilisée la nuit, les bruits de fond et les besoins frigorifiques diminuant
la nuit. Certains constructeurs annoncent qu'une réduction de moitié de la vitesse de rotation des ventilateurs
entraîne un gain de 15 dB(A) sur le niveau de puissance acoustique de l'aérocondenseur.
Il est aussi possible d'utiliser des silencieux à baffles sur l'aspiration et le refoulement d'air mais ceux-ci risquent
d'augmenter considérablement l'encombrement et les pertes de charge des aérocondenseurs. Certains matériaux
absorbants peuvent servir de revêtement insonorisant de la carcasse, mais ceux-ci ne peuvent constituer une solution
à eux seuls. Il est possible enfin, dans les cas les plus délicats, de disposer des écrans acoustiques autour de
l'appareil.

Bruit solidien ( ou bruit d'impact)


Les vibrations se transmettent vers les locaux sensibles par les tuyauteries en cuivre, et par la dalle sur laquelle est
posé l'appareil. Il faut traiter les vibrations par dalle flottante posée sur isolateurs à ressort, utiliser des manchons
antivibratoires pour le raccordement sur des canalisations, et des suspensions antivibratiles pour les supports des
canalisations.

Choix d'un condenseur à air

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Conde nse ur à air pour une installation de froid positif ce ntralis e . Groupe conde nse ur à air pour une chambre froide .

Il est évident que sous nos latitudes les températures extérieures (même avec le réchauffement climatique comme
"épée de Damoclès") restent fraîches et donnent raison aux concepteurs d'adopter une stratégie de refroidissement
des condenseurs par air.
La répartition des points de température et d'humidité au cours de l'année sur le diagramme psychométrique ci-
dessous montre qu'une grosse majorité des points températures du climat Belge se situe sous les 20 C, avec un
maximum du nombre d'heures aux alentours des 6-7 C. Cette constatation signifie que la température de
condensation, pour un écart de température entre le fluide dans sa phase de condensation et l'entrée du condenseur
idéalement de 12 C (optimum de dimensionnement des condenseurs), se situe aux alentours des 8 C.
Actuellement, les équipements frigorifiques permettraient de pouvoir travailler avec des températures de condensation
de l'ordre de 20 C; ce qui signifie que l'air pourrait suffire durant une bonne partie de l'année pour amener le fluide
frigorigène à cette température.

Climat heure par heure en Belgique.

Fr quence des temp ratures pour une ann e type.

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Le gaz chaud du réfrigérant cède sa chaleur à l'air traversant le condenseur et passe à l'état liquide. L'entretien du
condenseur à air est limité. Il n'y a aucun risque de gel en hiver. Mais le coefficient d'échange avec l'air étant faible, le
condenseur sera volumineux, et donc lourd et encombrant.
Les températures de condensation sont directement liées aux conditions de température extérieure : la pression de
condensation sera forte en été (dégradation du COP de la machine frigorifique), mais plus faible en hiver, entra nant
d'ailleurs un besoin de régulation adaptée pour un fonctionnement correct.

L'exemple suivant donne une idée de la répercussion sur les consommations électriques du compresseur qu'entraine
une augmentation de la température de condensation.

Exemple

Soit un groupe de condensation composé d'un compresseur semi-hermétique et d'un


condenseur. La puissance utile nécessaire est de l'ordre de 22 kW. Un logiciel de fabricant de
compresseurs donne des courbes caractéristiques en fonction des données de
prédimensionnement suivantes :

type de fluide réfrigérant : R134A ;


température d'évaporation : - 10 C ;
température de condensation : 40 C ;
surchauffe de 5 K
Puissance frigorifique

La puissance frigorifique disponible au niveau du compresseur passe de 22.8 à 21.2 [KW] en


augmentant la température de condensation de 5K (27 à 32 C); ce qui correspond à une
baisse de puissance de l'ordre de 8 %.

Puissance lectrique absorb e par le moteur


Dans un même temps, la puissance électrique absorbée par le moteur électrique passe de
9 à 9.4 lorsque l'on augmente la température de condensation de 5 K (27 à 32 C); ce qui
correspond à une augmentation de puissance de l'ordre de 4 %.

COP

Enfin, le COP quant à lui passe de 2.53 à 2,25 lorsque l'on augmente la température de
condensation de 5 K (27 à 32 C); ce qui correspond à une d'efficacité énergétique de l'ordre
de 12 %. Si on simplifie le problème en considérant une relation linéaire entre le COP et la
température de condensation, chaque augmentation de 1 K de la température de
condensation réduit l'efficacité du compresseur de l'ordre de 2 %.

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C hoix du ventilateur
La circulation forcée de l'air nécessite des ventilateurs dont la consommation électrique n'est pas négligeable. De
plus, ils constituent une source de bruits, par frottement de l'air sur les pales du ventilateur, mais aussi par frottement
de l'air sur les ailettes de l'échangeur.

Deux types de ventilateurs sont utilisés :

pour les commerces, principalement le ventilateur hélicoïdal (ou axial);


le ventilateur centrifuge.

Ventilateur hélico dal

Le ventilateur hélicoïdal (ou axial) est choisi pour des appareils placés à l'air libre, là où le
bruit ne constitue pas une nuisance pour le voisinage. Le niveau sonore dépend de la
vitesse de rotation du ventilateur. Dans les emplacements exposés, le régime ne doit pas
dépasser 500 t/min.

Si des ventilateurs existants sont trop bruyants, on peut les munir d'amortisseurs de bruit
cylindriques (tenir compte de la perte de charge).

Ventilateur centrifuge

Le ventilateur centrifuge est souvent utilisé pour des appareils placés à l'intérieur
d'un immeuble, raccordé à l'extérieur par des gaines (le ventilateur centrifuge peut
vaincre des pertes de charges plus élevées).

Si le bruit du ventilateur dépasse les valeurs admissibles, on peut le munir


d'amortisseurs de bruit.

La vitesse de passage de l'air est comprise généralement entre 2 et 4 m/s. Cette information dans le catalogue
constructeur est un indice qualité puisque si elle se rapproche de 2 m/s, on a plus de garanties que l'appareil fera peu
de bruit et que la consommation du ventilateur sera limitée (en fait, le constructeur a d écarter davantage les
ailettes pour faciliter le passage de l'air, donc l'appareil demandera plus de matière, sera plus volumineux et... sera
plus cher : la qualité se paie !).

C omplément de puissance par aspersion d'eau

C onception classique
Nombreuses sont les installations où, en exploitation, on voit fleurir des réseaux de tuyaux d'aspersion d'eau de ville
servant à refroidir les batteries de condensation lors des périodes chaudes ou carrément caniculaires.

Est-ce un défaut de conception, de dimensionnement à la base ou un manque d'entretien régulier des batteries ?
Le débat est ouvert.

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Syst me D des techniciens en période de canicule.

Mais l'idée de choisir un condenseur à air et de se dire que de temps en temps en période chaude on déploie des
systèmes d'aspersion d'eau n'est pas un sacrilège. Cela dit, ces systèmes, bien qu efficaces, restent du domaine de
"l'amateurisme". De plus, aux températures de condensation de l'ordre de 35-40°C, l'eau de ville de dureté (exprimé en
degrés Français °F) élevée (ou incrustante au niveau entartrage) risque de réduire l'efficacité de l'échange du
condenseur.

Donc m fiance !

C onception professionnelle et nerg tique


Si dès le départ la volonté est de prévoir, lors des périodes caniculaires, un système permettant de maintenir une
température de condensation acceptable :

sans approcher le niveau de déclenchement haute pression HP du compresseur (le condenseur n'arrive plus à
évacuer la charge thermique);

en garantissant un taux de compresseur HP/BP raisonnable, et par conséquent une efficacité énergétique
intéressante;
il est nécessaire de se diriger vers des condenseurs adiabatiques permettant de réduire la température d'entrée de
l'air de refroidissement par aspersion de matelas d'eau. Cette technique, selon le fabricant permet de réduire la
température de l'air de l'ordre de 5 à 7°C lorsque la température de l'air est supérieure à 24°C.

Condenseur adiabatique.
(Source : Balticare).

Cependant, dans un souci de conception énergétique, à savoir réduire la température de condensation au maximum
des possibilités techniques des équipements du cycle frigorifique ( de pression suffisant de part et d'autre du
détendeur par exemple), l'utilisation de l'eau comme vecteur de refroidissement est la solution idéale sachant que les
condenseurs "évaporatifs" donnent de bons résultats et s'adaptent petit à petit au marché du secteur commercial en
terme de puissance de condensation.

R cup ration d'eau de pluie


La récupération d'eau de pluie peut s'avérer intéressante pour aider les condenseurs à travailler dans de meilleures
conditions en période chaude par aspersion de la batterie de condensation. Outre le fait que la récupération d'eau de
pluie reste une approche durable au sens large du terme (utilisation de l'eau de pluie pour les sanitaires, volume
tampon en cas de forte pluie, ...), elle permettrait de pallier en période de canicule au manque d'efficacité des
condenseurs à air. A l'heure actuelle, les condenseurs "adiabatiques" qui sont mis au point pour réduire
significativement les températures d'entrée d'air aux condenseurs, pourraient utiliser l'eau de pluie.
En conception, la récupération d'eau de pluie est envisageable pour tous les types de commerce. En particulier, pour
les superettes, les supermarchés et les hypermarchés, cette récupération est envisageable d'autant plus que les
surfaces de toiture sont importantes. La mise en place d'une telle installation nécessite néanmoins de l'espace :
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en zone rurale, cela pose peu de problèmes même dans le cas d'une rénovation importante;
en zone urbaine, c'est au cas par cas en fonction de' l'espace disponible.
Pour les moyennes et grandes surfaces, la récupération d'eau de pluie pourrait très bien s'organiser autour d'une
citerne d'eau de pluie enterrée ou posée au niveau du parking sans trop compromettre la capacité de stationnement.

Quant au risque de développement de légionelles qu'entrainerait l'évaporation d'eau au niveau d'un condenseur
adiabatique, par exemple, le risque semble réduit par le fait que l'évaporation de l'eau se situe aux alentours des 24 C
lorsque la température de l'air extérieur est de l'ordre de 30 C par exemple. Il est toutefois conseillé de demander aux
différents constructeurs de ce type de condenseur les résultats des tests bactériologiques effectués dans le cadre de
cette problématique.

So - dimen ionnemen d comp e e


Le choix d'un condenseur adiabatique permet de réduire les températures de condensation surtout en période de
canicule. Pourquoi, alors ne pas en profiter pour sous-dimensionner le compresseur ? En effet, comme le montre
l'exemple suivant, pour une température de condensation moindre, un compresseur légèrement sous-dimensionné
pourra donner une puissance frigorifique égale tout en consommant moins d'électricité.

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16/09/12 Le choi du condenseur
Comme montré dans l'exemple, l'auteur et le ma tre d'ouvrage pourraient partir du principe que l'on réduit de 5 K par
exemple la température de condensation pour le dimensionnement du compresseur. Cette décision permettrait de
choisir un compresseur de taille plus petite avec, pour la même puissance frigorifique disponible, des performances
énergétiques plus intéressantes.

Exemple,

Données
Soit un groupe de condensation composé d'un compresseur semi-hermétique et d'un
condenseur. La puissance utile nécessaire est de l'ordre de 25 kW. Un logiciel de fabricant de
compresseurs donne les valeurs consignées dans le tableau suivant en fonction des données
de prédimensionnement suivantes :

type de fluide réfrigérant : R134A ;


température d'évaporation : - 10 C ;
surchauffe de 5 K

Température de condensation

43 C 35 C

Modèle standard de
Taile du compresseur Modèle juste en dessous
gamme

Puissance frigorifique [kW] 25,3 25

Puissance absorbée par le


9,98 7,82
moteur [kW]

Débit de fluide réfrigérant


649 592
[kg/h]

Sous-refroidissement [K] 3 3

COP 2,5 3,2

Les résultats du tableau nous montrent que pour une même puissance frigorifique et par le
choix d'un compresseur de puissance plus faible, mais travaillant aussi à une température de
condensation plus faible (35 C au lieu de 43 C), les performances de la seconde machine
sont meilleures :

la puissance absorbée est plus faible et, par conséquent, le COP est meilleur;

le débit de fluide frigorigène est plus faible. On peut donc considérer que la charge de
fluide frigorigène sera plus faible (impact sur l'environnement positif).

Conc l us i on

Il serait intéressant de comparer les prix de deux tailles différentes de compresseurs de


même gamme. Si leur prix est identique (le modèle surdimensionné est dans une gamme plus
standard que celui de plus faible puissance par exemple), il y a intérêt à choisir celui de la
taille supérieure et de reporter le surinvestissement sur la régulation du condenseur par
température flottante. En effet :
En période de canicule, le compresseur ne risque pas de tomber en sécurité haute
pression et sera dans sa plage de puissance où la performance énergétique est bonne.
On ne sera pas nécessairement obligé d'asperger les condenseurs avec de l'eau de ville
(surcoût), ...

Pour des conditions climatiques de mi-saison et de période froide, la température de


condensation pourra être adaptée et, par conséquent, soulager le compresseur par un
taux de compression réduit (donc un meilleur rendement volumétrique et
énergétique).

Abaisser la temp rature de l'air ext rieur

C onfiguration externe
Aussi, l'emplacement du condenseur doit éviter un réchauffement local de l'air de refroidissement. Par exemple, un
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16/09/12 Le choi du condenseur
condenseur placé sur une toiture couverte de roofing noir entra nera une surchauffe locale de l'air de plusieurs degrés
en période d'ensoleillement ... Le placement de gravier blanc sur la toiture sera favorable.
L'emplacement du condenseur devra éviter un ensoleillement direct de l'échangeur. Si le placement à l'ombre est
impossible, le placement d'un système d'ombrage permettra d'abaisser le niveau de température.

C onfiguration interne

Il faut éviter également qu'un recyclage de l'air ne se fasse autour du condenseur : de


l'air chaud se mélange à l'air froid, la température de l'air d'aspiration augmente, ... de
même que la température de condensation.
C'est pourtant parfois une solution réalisée pour la limitation du niveau de bruit, puisque
les parois latérales peuvent être couvertes d'absorbant acoustique... Qu'il est difficile
de concilier toutes les contraintes...!

Dans la mesure du possible, il faut donc proscrire le placement du condenseur dans un local fermé. Si c'est le cas
(pour des condenseurs de chambres frigorifiques, par exemple), il faut assurer une forte ventilation du local et même
parfois sa climatisation, si on veut que la température de l'air du local reste suffisamment basse pour pouvoir continuer
à refroidir les
condenseurs sans faire monter la pression de condensation. On conviendra que cette situation est aberrante sur le
plan énergétique !

R cup ration de la chaleur de condensation


Il faut garder à l'esprit que l'optimisation du cycle frigorifique passe principalement par :
l'abaissement de la température de condensation dans les limites climatiques possibles;
l'augmentation de la température d'évaporation dans les limites permettant d'assurer la conservation des
aliments.

G roupe condenseur à proximit du meuble frigorifique


Pour les machines frigorifiques de petite taille, le condenseur est souvent incorporé ou à proximité immédiate de la
machine frigorifique; ce qui signifie que le groupe frigorifique se situe souvent dans l'ambiance du magasin. On utilise
souvent des groupes de condensation qui comprennent à la fois :
le compresseur;
le condenseur à air;
les sécurités et la régulation;
les connexions fluidiques des lignes liquides et d'aspiration.

G o pe de conden a ion.
(So ce : Danfo ).

Ce type d'équipement convient en général pour des installations de faible puissance (commerce de détail, chambre
froide de boucherie).
En gardant en mémoire le grand principe de la température de condensation minimal à maintenir, une récupération de
la chaleur est possible pour chauffer directement un local. Ainsi, un supermarché Delhaize utilise le principe de
récupération de la chaleur de condensation :
En période froide, la chaleur du condenseur du groupe frigorifique (armoires de congélation) est soufflée sous le
meuble frigorifique dans l'allée froide et contribue à réchauffer l'ambiance. C'est vrai que la température de
condensation est élevée et, par conséquent, la performance du compresseur dégradé, mais elle est plus ou
moins compensée par la chaleur récupérée afin d'assurer un confort dans les zones de vente.

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En été, la chaleur est évacuée à l'extérieur par un jeu de clapets.

Energie finale Energie finale Energie


Type de Type Déperdition Coût de kg/h
Consommée électrique primaire
Configuration groupe de de de l'énergie de
chaudière consommée consommée
condensation meuble l'enveloppe [ /h] CO2
[kWh/h] [kWh/h] [kWh/h]

1 incorporé fermé faible 0 5.6 14.7 0.6 3.7

2 incorporé fermé forte 9.3 5.6 23.1 1 5.8

3 externe fermé forte 20 1.4 23.7 1.2 5.9

4 incorporé ouvert forte 0 12 31.6 1.32 7.9

5 externe ouvert forte 35.6 4.8 48.2 2.3 12.1

C ondenseur à l'extérieur
Pour les machines frigorifiques de taille importante (superette, supermarché, hypermarché, ...), nécessitant des
équipements tels que les centrales de compresseurs, la configuration classique est le placement du ou des
condenseurs à l'extérieur (en toiture, à l'ombre d'un mur, ...). En effet, thermiquement parlant, la gestion d'une telle
quantité de chaleur dans une configuration interne serait impossible.
En ce qui concerne la récupération de chaleur sur ce type d'installation, vu que le condenseur est en dehors des
zones de vente, on ne peut pas directement récupérer la chaleur des condenseurs dans les zones de vente. Le
placement d'un équipement intermédiaire (ballon tampon par exemple) entre le compresseur et le condenseur permet la
désurchauffe des gaz à la sortie des compresseurs. La chaleur de désurchauffe peut donc être utilisée pour chauffer
un ballon d'eau. Un problème surgit cependant : la quantité de chaleur récupérée par désurchauffe est faible par
rapport à la chaleur de condensation. Il est dès lors nécessaire de dimensionner le ballon afin de provoquer la phase
de condensation dans le ballon. C'est pour cette raison que l'on ne peut concevoir une récupération de la chaleur de
condensation
qu'à basse température (30-40 C);
qu'avec un ballon de récupération surdimensionné.

L'eau chaude qui en ressort peut servir :


à préchauffer directement l'eau chaude sanitaire;
à chauffer les zones de vente par un chauffage au sol par exemple.

Concevoir Pour en savoir plus sur la récupération de chaleur, cliquez ici !

Choix d'un condenseur évaporatif

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16/09/12 Le choi du condenseur

Condenseur vaporatif hybride.


(Source Balticare).

Le fluide frigorigène échange directement sa chaleur avec l'eau et l'air de refroidissement (il n'y a pas de couplage
condenseur à eau - tour de refroidissement).
Tout comme les circuits de condensation à eau (condenseur à eau associé avec une tour de refroidissement), les
condenseurs évaporatifs trouveront leur place dans les projets de froid alimentaire nécessitant des puissances élevées
(de l'ordre de 300 kW froid minimum); ce qui correspond plus ou moins à la puissance nécessaire pour alimenter en
froid un supermarché important (> 2 500 m de surface au sol).
On utilisera ce type de condenseur au cas par cas sachant que le risque de développement de légionelles dépend de
l'entretien et du contrôle fréquent de l'installation.
Ce type d'installation implique que les quantités de fluide frigorigène sont plus importantes vu qu'ils est forcément
nécessaire de placer le condenseur évaporatif à l'extérieur parfois loin des compresseurs (groupe frigorifique dans la
cave et le condenseur évaporatif en toiture par exemple). A cette solution, pour réduire les quantités de fluide
frigorigène, on préfèrera alors le condenseur à eau associé avec une tour de refroidissement tout en étant bien
conscient que cette solution nécessite de gérer efficacement les risques liés aux légionelles.

Choix d'un condenseur à eau

Le réfrigérant de la machine frigorifique cède sa chaleur à l'eau circulant dans le condenseur. Grâce au coefficient
d'échange avec l'eau de 20 à 30 x plus élevé que le coefficient d'échange avec l'air, la taille du condenseur à eau sera
plus réduite.
Contrairement à la climatisation des bâtiments tertiaires, en réfrigération commerciale, bien que les équipements aient
évolué, le choix d'un condenseur à eau est très rare pour diverses raisons (bonnes ou mauvaises) :
Le condenseur à eau est nécessairement associé avec une tour de refroidissement (investissement plus
important, circuits complexes, ...). elle, est encombrante, génère du bruit, des frais d'entretien parfois
importants, une éventuelle consommation d'eau, ... Pourrait-on dire que l'on a déplacé le problème ?

Le risque d'entartrage du condenseur nécessite de traiter l'eau de refroidissement.

La réputation des tours de refroidissement, comme vecteur de développement des légionelles, n'a pas
contribué à son développement dans les commerces surtout lorsqu'on choisit une tour de refroidissement
ouverte (tout le circuit peut être contaminé).

L'investissement dans ce type de technologie est intéressant pour des puissances frigorifiques importantes; ce
qui n'est pas souvent le cas dans les commerces.

La matière utilisée est souvent le cuivre ou l'acier, bons conducteurs thermiques, en fonction des contraintes
(attention cependant que le cuivre ne peut pas être adopté en cas d'utilisation d'ammoniac comme fluide
frigorigène).

...

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16/09/12 Le choi du condenseur
Néanmoins, pour autant que la maintenance soit effectuée dans les règles de l'art, on pourrait envisager le choix de
condenseur à eau associé à une tour de refroidissement fermée afin, pour des installations de moyenne puissance
comme dans les supermarchés et hypermarchés, de réduire la quantité de fluide frigorigène comme c'est le cas dans
certains pays tel que le Luxembourg par exemple. Donc le choix d'un échangeur à eau offrirait les avantages suivants :
L'échangeur sera moins encombrant.

Il est moins bruyant que le condenseur à air. Il permet plus facilement la récupération de chaleur puisque la
chaleur est contenue dans de l'eau, plus facilement déplaçable.

La température de condensation peut plus facilement être stabilisée que dans les condenseurs à air.

...

Pour le refroidissement, on peut utiliser :


L'eau du réseau (eau potable), mais cette solution est à proscrire vu la consommation exorbitante d'eau qu'elle
entraîne.

L'eau de nappes phréatiques, de lac ou de rivière (demander l'autorisation). Les eaux contiennent plus ou
moins d'impuretés qui se déposent sur les tubes. Ces dépôts peuvent réduire considérablement le coefficient
de transfert de chaleur. défaut de la mise en place d'un système de nettoyage automatique, il faut
surdimensionner l'échangeur de sorte que les performances de l'installation restent suffisantes.

Enfin, il se peut, lors d'une rénovation importante ou un changement d'affectation d'un immeuble par exemple (plutôt
en milieu urbain), que les machines frigorifiques ne puissent être placées que dans les caves. Dans ce cas précis, il
serait intéressant d'envisager le condenseur à eau pour autant que la puissance frigorifique soit suffisante.

Choix de la régulation

Principe de base : abaisser la temp rature de condensation


Abaisser la température de condensation, c'est abaisser le niveau de pression à la sortie du compresseur, c'est donc
diminuer le travail de celui-ci et l'énergie qu'il consomme.

Par exemple, abaisser la température de condensation de 10°C génère généralement plus de 10 % de réduction de la
puissance électrique. Les constructeurs annoncent même 2 % d'économie par degré abaissé dans certains cas.

De plus, une basse température de condensation entraîne un niveau moins élevé de pression, ce qui permet souvent
de choisir un compresseur d'un modèle plus petit, donc moins cher.
Nous devrions avoir d'excellents rendements dans nos régions où les canicules sont rares !

En théorie, c'est tout bénéfice pour le compresseur qui a moins de mal à travailler !
Et pourtant ... ce n'est pas si simple de réduire la température de condensation. En effet, les interactions avec les
autres équipements du circuit frigorifique vont limiter la plage de variation vers le bas de la température de
condensation. Les interactions les plus marquantes se manifestent au niveau du détendeur thermostatique, du
compresseur.

Influence sur le d tendeur thermostatique


Le constructeur souhaite qu'une différence de pression minimale existe au niveau du détendeur, pour assurer une
quantité de débit de fluide frigorifique suffisante dans l'évaporateur. C'est la Haute Pression HP qui pousse le
réfrigérant à travers l'orifice de la vanne du détendeur.
Il en résulte, avec une haute pression trop faible, que l'alimentation en r frig rant est insuffisante,
particulièrement au démarrage.

Avec un détendeur thermostatique, il est donc nécessaire de maintenir une haute pression suffisamment élevée. Dès
lors, le constructeur impose une pression minimale, côté HP, à la sortie du condenseur (par exemple 12 bars pour le
R22).

Influence sur le compresseur


Vu que le détendeur n'alimente pas correctement l'évaporateur (surtout au démarrage), le compresseur, même s'il
aspire correctement une partie des vapeurs du fluide frigorigène, est sous-alimenté. La basse pression devient aussi
insuffisante et le groupe compresseur se met en s curit basse pression. Mais comme cette sécurité est à
réenclenchement automatique, le compresseur "pompe", se fatigue et finalement déclenche par son thermique.

Ce problème est renforcé en hiver... Si l'air est à 0°C, la surface d'échange devient excessive. De plus, on n'aura plus
besoin de la pleine puissance frigorifique. De sorte que le condenseur sera largement surdimensionné pendant les
périodes froides.
S'il fait plus froid dehors, le constructeur va diminuer le débit d'air de refroidissement (en arrêtant l'un ou l'autre

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16/09/12 Le choi du condenseur
ventilateur, par exemple), mais il va maintenir le niveau de pression ! en fait, la régulation des ventilateurs sera
réalisée sur base du pressostat HP.

Supposons que le ventilateur du condenseur fonctionne en tout ou rien, avec l'exigence du constructeur de maintenir
les 12 bars minimums.

Par exemple, il s'enclenche lorsque la pression monte à 16 bars et déclenche lorsque la pression descend à 12 bars.
Ceci entraîne des cycles on-off "rapides" (+/- 2 min.) et une "fatigue" du moteur. En plus, la mise en route brutale du
ventilateur provoquera une chute soudaine de la pression et de la température de condensation. Ceci provoque à son
tour une ré-évaporation du liquide resté à la même température. Les bulles de vapeur provoquées par ce phénomène
peuvent perturber le bon fonctionnement du détendeur et donc de l'installation ("flash gaz").

Il y a économie sur le ventilateur... mais pas sur le compresseur !

C as particulier
Comme le condenseur est entièrement à l'extérieur, par très basse température, c'est toute la masse métallique qui
est à 0 C et, même clapets complètement fermés, le réfrigérant se condense à trop faible pression. Il faut dans ce
cas rendre inopérants un certain nombre de tubes.
Pour les rendre inopérants, il suffit de remplir d'office certains tubes avec du réfrigérant liquide. Ce réfrigérant liquide
sera sous-refroidi, mais la surface d'échange utile du condenseur ayant fortement diminué il ne pourra en condenser
trop. Ce remplissage est obtenu par une vanne à 3 voies fonctionnant automatiquement et branchée sur un réservoir
auxiliaire de réfrigérant.
Comme il faut une certaine quantité de liquide pour remplir ces tubes, il y a lieu de prévoir un réservoir et une quantité
de réfrigérant suffisamment grande.

Premi re amélioration : travailler avec un ventilateur à vitesse variable ou une cascade de


ventilateurs
En plus de la réduction de consommation électrique du ventilateur, on optimisera le fonctionnement du compresseur
qui restera régulé à 12 bars (dès que la pression augmente, le ventilateur accélère; et si la charge augmente encore,
c'est la pression qui augmente naturellement).

Si le condenseur dispose de plusieurs ventilateurs, on obtient un résultat similaire à partir d'une mise en cascade des
ventilateurs, via un pressostat à plusieurs étages. Cette fois, la pression de condensation est stable, ce qui évite la
formation de bulles de gaz à l'entrée de l'évaporateur.

R gulation condenseur à air.

Deuxi me amélioration : travailler avec un détendeur électronique


Si le détendeur thermostatique travaille généralement avec une température minimale de condensation de 35 C, le
détendeur électronique peut travailler avec une température minimale de condensation de l'ordre de 20 C voire moins
dans certains cas! C'est essentiellement la capacité du détendeur électronique à gérer correctement l'alimentation de
l'évaporateur, même avec des hautes pressions en amont faibles, qui conditionne la limite basse de température de
condensation.

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16/09/12 Le choi du condenseur

D tendeur lectronique.

Il est plus cher à l'investissement, mais ce prix est largement r cup r par l'usage de l'installation.

P e ion de conden a ion flo an e


La pr sence d'un d tendeur num rique permet d'optimiser la temp rature de condensation en fonction de la charge du
compresseur.

Exemple.
Voici la séquence prévue par un constructeur de régulation :

A 100 % de puissance, l'écart "température de condensation - fluide de refroidissement" est


choisi à 12 K.

A 0 % de puissance, l'écart est de 4 K : la consommation du compresseur est diminuée par la


baisse de pression de condensation et le ventilateur adaptera sa vitesse de rotation pour
maintenir cette consigne. L'écart n'est pas de 0 K, car les ventilateurs tourneraient tout le
temps.

*
Exemple.

si la T ext = 30 C et Travail compresseur = 25 %, la T condensation = 36 C;

si la T ext = 30 C et Travail compresseur = 50 %, la T condensation = 38 C

si la T ext = 20 C et Travail compresseur = 25 %, la T condensation = 26 C;

si la T ext = 10 C et Travail compresseur = 25 %, la T condensation = ... 20 C car


c'est la valeur minimale de condensation.

Remarque.
Adopter une température minimale de condensation de 20 C suppose que le sous-refroidissement soit suffisamment
élevé. A défaut, la moindre perte de charge sur le tracé va provoquer une vaporisation dans le condenseur ("flash-
gaz"). C'est parfois un problème rencontré lorsqu'il faut remonter plusieurs mètres avec la tuyauterie. Pour s'en
prémunir, il est possible de sous-refroidir volontairement le liquide par la création d'une zone de sous-refroidissement
dans le condenseur (voir figure), ou en plaçant un échangeur à plaques sur le liquide (à la sortie).

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16/09/12 Le choi du condenseur

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