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2019-2020 Master GIM

IST Sécurité, risque et environnement industriel

Sécurité Industriel
Exercice 1

Article1

Les années 80 sont en effet caractérisées par la multiplication des catastrophes écologiques,
l’accumulation de pollutions qualifiées de « globales » (pluies acides, détérioration de la
couche d’ozone, augmentation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère, …)
et l’augmentation des menaces d’extinction de plusieurs espèces animales et végétales.
L’ensemble de ces phénomènes relayés par les médias touche le grand public. Ils mettent en
jeu l’avenir des générations futures et menacent la survie de la planète et de l’espèce humaine.
C’est dans ce contexte que la Commission Mondiale sur l’Environnement et le

Développement (CMED) a publié en 1987 le premier rapport sur le développement durable


intitulé : « Our Common Future » (Notre avenir à tous).
Plus connu sous le nom de « Rapport Brundtland », le développement durable y est défini
comme : « Un développement qui satisfait les besoins actuels sans compromettre la capacité
des générations futures à satisfaire les leurs ».

Le Québec, par l’adoption de sa Loi sur le développement durable, élargit sa définition à :


« Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le
caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités
de développement. »

L’accent est mis sur la durée du développement économique (viabilité économique), l’équité
sociale (entre les générations et à l’intérieur des générations) et le respect des systèmes
naturels, constituant ce que l’on désigne généralement par les « trois piliers » du
développement durable (les 3P : Profit, Planet, People).

« Pour que le développement durable devienne une réalité au 21ème siècle », un plan d’action
baptisé « Agenda 21 », sans valeur juridique contraignante, comportant 40 chapitres et 115
actions a été proposé lors de la conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le
Développement qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992.
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L’Agenda 21 aborde plusieurs thèmes dont la lutte contre la pauvreté, la modification des
modes de consommation, la protection de l’atmosphère, la lutte contre le déboisement, la
gestion des déchets dangereux, etc.

La conférence de Rio est à l’origine du protocole de Kyoto visant la réduction des émissions
de gaz à effet de serre (GES, calculé en équivalent CO2) signé en 1997 et rentré en vigueur en
2005. Pour compenser les objectifs « contraignants » de réduction de GES, l’accord offre la
flexibilité aux pays sur les manières de les atteindre. Par exemple, il est possible de
compenser partiellement les émissions de GES, en augmentant sur le territoire local ou dans
des pays étrangers, les forêts qui absorbent du dioxyde de carbone provenant de l’atmosphère.
D’autres mécanismes comme la taxe carbone ou les quotas d’émission sont appliqués
aujourd’hui dans plusieurs pays industrialisés (pays de l’Europe, Canada, Nouvelle-Zélande,
etc.).

La taxe carbone consiste à faire payer les « pollueurs » à proportion de leurs émissions de
GES. Dans le cadre des quotas d’émissions, chaque Etat se voit allouer un quota d’émissions
de CO2 (équivalent CO2), qu’il répartit ensuite sur ses sites industriels. Chaque site doit alors
respecter le seuil d’émission qui lui a été fixé. S’il émet plus, il paie une taxe, s’il émet moins
que ce qui était prévu, il pourra vendre sur un « marché carbone » les tonnes de CO2 qu’il n’a
pas émises.

Bien que beaucoup de rapports soient publiés et plusieurs conférences internationales soient
organisées, la communauté internationale peine à mettre en pratique les principes du
développement durable. En ce sens, le principal résultat du dernier « Sommet de la Terre » sur
« l’économie verte » et le « cadre institutionnel du développement durable » qui s’est tenu du
20 au 22 juin 2012 à
Rio de Janeiro est le lancement d’un processus devant conduire à l’établissement d’objectifs
du développement durable !
Néanmoins, il est communément admis que le développement durable englobe trois
dimensions : économique, environnementale et sociale.

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Exercice 2

Article 2

La notion de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) est actuellement souvent évoquée
dans une perspective de triple résultats qui conduit à évaluer la performance de l’entreprise
sous trois angles : environnemental (compatibilité entre l’activité de l’entreprise et le maintien
des écosystèmes), social (conséquences sociales de l’activité de l’entreprise) et économique
(performance financière), tendance qui paraît résulter de divers facteurs de contexte ayant
significativement marqué ces dernières années - dont deux essentiels : 1) la mondialisation
des produits et des marques ; 2) l’accroissement des écarts sociaux entre les populations et
l’épuisement des ressources naturelles au profit des pays riches. Les entreprises se voient de
plus en plus obligées de remplir leur rôle social et de combler les échecs du marché et des
Etats dans la régulation des droits sociaux.

L’idée la plus communément admise sur la RSE est que l’entreprise est tenue de répondre de
l’ensemble des effets à court et long terme de ses actions sur la société et de s’assurer que ses
pratiques sont congruentes avec les attentes sociétales actuelles, émergentes et futures. Le
recours à des questions de RSE évoque souvent un retour à la moralité ou à un contrat
explicite ou implicite avec la société. Ainsi, dans la perspective de l’approche moraliste, la
RSE dérive directement de la responsabilité morale de l’entreprise : l’entreprise doit agir de
manière socialement responsable parce qu’il est de son devoir moral de le faire ; alors que
l’approche contractuelle suppose quant à elle que « l’idée principale de la RSE vient du fait
que l’entreprise et la société sont en interaction et pas des entités distinctes, ainsi, la société a
certaines expectations sur l’activité et le comportement approprié de l’entreprise » (Wood,
1991). En revanche, l’approche utilitaire explore le concept de RSE comme un facteur
d’avantage concurrentiel. Dans cette perspective, l’entreprise s’engage dans une initiative de
RSE car ceci est de son intérêt. La RSE ne sert pas un idéal, elle est simplement un moyen
pour une fin donnée : la recherche d’une meilleure image et une plus grande rentabilité. La
croyance que l’éthique est essentielle à la réussite commerciale est symbolisée par des slogans
du type « Ethics Pays » ou « Ethics is good business ».

La question est ainsi de mettre en valeur des actions qualifiées d’effort social de l’entreprise.
Le respect de la RSE ne garantit pas à l’entreprise une réussite, force est de constater qu’il est

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nécessaire d’y adjoindre une politique de communication particulière. L’approche utilitaire
met en évidence le double intérêt de la communication sur la RSE, en considérant que d’une
part, elle informe les consommateurs sur les vertus d’un produit et que, d’autre part, elle
permet de construire la légitimité sociale de l’entreprise. En effet, l’entreprise peut entamer
des initiatives de RSE dans le but de réaliser une différenciation des produits, qui devient
aujourd’hui une exigence cruciale et permet aux entreprises de gagner des opportunités
offertes par le marché sensible à la RSE. Elle souhaite également imposer un standard dans
l’esprit des consommateurs, de faire subir des coûts d’adaptation aux entreprises concurrentes
et bénéficier donc d’un avantage concurrentiel. Par une démarche de RSE, l’entreprise désire
envisager la vente des produits différenciés par la labellisation sociale, conquérir les
consommateurs souhaitant faire des achats en fonction de l’évaluation de la responsabilité
sociale de l’entreprise et éviter les risques de boycott.

Les initiatives de RSE sont expliquées par d’autres facteurs que de simples perspectives
économiques de court terme. Les communications sur la RSE sont considérées comme un
moyen de gestion des relations avec les parties prenantes (Roberts, 1992), un moyen d’établir
et de protéger la légitimité (Patten, 1991, 1992) et l’image de l’entreprise (Abbott & Morsen,
1979). Ainsi, la diffusion des informations relatives à la RSE apparaît comme une réponse de
l’entreprise aux pressions sociales en vue de légitimer son existence. L’entreprise cherche
surtout à produire une congruence avec les normes et valeurs sociétales et à répondre à des
déficits de légitimité à partir d’articles de presse hostiles (Guthrie & Parker, 1989). Elle tente
d’exercer ses activités dans le cadre des normes et règles acceptées par les sociétés et de
conserver une adéquation ponctuelle avec son environnement.

Au début, les entreprises étaient nombreuses à refuser de communiquer vers l’extérieur de


leur responsabilité, soit parce qu’elles n’y trouvaient pas d’avantages, soit parce qu’elles
avaient peur de communiquer des informations dites confidentielles et sensibles. Le nouveau
contexte les a poussées à penser à une communication plus ouverte et transparente. Plus
qu’une méthode défensive contre les pressions sociales, la communication sur la RSE en
particulier et la stratégie éthique en général offre des opportunités de marché aux entreprises.
Ainsi, il convient désormais de présenter les différents moyens qui sont à la disposition de la
politique de communication sur la RSE.

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Questions

1. Résumer article 1 en dix (10) lignes maximum.


2. Que pensez-vous du protocole de Kyoto ?
3. L’Agenda 21 : Avantage.
4. Résumer article 2 en dix (10) lignes maximum.
5. Citer les six points importants de la RSE.
6. Quel lien faite-vous entre le développement durable et le risque industriel ?
7. Que pensez-vous de la sécurité du travail des entreprises au Burkina Faso

NB :

 Travail à faire par groupe de quatre (4) ou cinq (5) maximum.


 Devoir à remettre (format numérique) au plus tard le 25/08/2020
à 22H00 via eugenebalma@yahoo.fr ( mettre
mzongo2013@gmail.com en copie)

Soyez bref et précis