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THEME : L’impact des réseaux sociaux sur les cultures africaines en

particulier celles du Mali

Il n’est plus possible aujourd’hui de nier l’impact des réseaux sociaux


sur notre société et sur notre quotidien. Il nous faut en revanche
prendre conscience des dérives qui l’accompagnent.

Les sites de réseaux sociaux sont en quelques années devenus les repères les
plus populaires de l’Internet. Ils ont révolutionné notre façon de
communiquer, et socialisé le web. Mais s’il est désormais impossible de nier
leur impact, celui-ci peut prendre diverses formes, dont toutes ne sont pas
positives…

L'impact négatif des réseaux sociaux sur nos cultures:

Aussi, ces réseaux sociaux continuent de bousculer les habitudes en boostant la communication de
masse. Si d’un côté, ils ont devenus un véritable instrument de vulgarisation de la connaissance et de
soutien au progrès social, culturel et économique, de l’autre, l’usage rationnel et responsable des
technologies de l’information et de la communication (TIC) reste un autre problème.
Quel est aujourd’hui, l’impact de ces nouveaux médias sur le fonctionnement de nos sociétés
africaines?
Le constat est on ne peut plus clair. Ces nouveaux médias sont aujourd’hui, à la base de profondes
mutations sociales. Entre autres, ils sont devenus un facteur d’isolement. En fait, au lieu de devenir un
facteur de rapprochement et de consolidation des rapports sociaux, ils ont tendance à pousser à
l’individualisme et à cultiver des comportements négatifs sur la toile. Un interlocuteur souligne : «
presque tout se règle aujourd’hui, s’échange et se vend via les technologies de l’information et de la
communication. Il est, par exemple, possible d’organiser des réunions sans se déplacer, et bien
d’autres activités humaines qui nécessitaient autrefois, un contact physique. Ce qui est en train de
bouleverser les habitudes et valeurs cardinales qui fondent nos sociétés. » . Pour lui, les contacts
physiques s’éloignent de plus en plus et les relations humaines deviennent désormais virtuelles.
Cette situation concerne particulièrement la jeunesse, devenue accro à ces nouveaux moyens
d’information et de communication. Evoquant l’impact de ces médias sur les rapports sociaux, il a
expliqué que « les nouveaux médias ont sérieusement réduit les contacts physiques et interpersonnels
dans la mesure où les gens se rendent visite de moins en moins. L’on a très souvent les nouvelles des
uns et des autres via Facebook, Tweeter ou autre plateformes de rencontre ».
 
L'impact sur les cultures Maliennes:
 
 
Dans notre pays, cette situation peut influencer sérieusement les relations humaines, basées sur les
contacts physiques, les échanges d’amabilités.
Ainsi par exemple, de plus en plus, les jours de fête, les gens se contentent d’envoyer à leurs proches
des messages groupés en lieu et place d’un déplacement physique qui est plus humain. Ce qui effrite
les rapports sociaux, déplore t-il. Par conséquent, l’individualisme se développe dans une société où la
famille nucléaire prend le pas sur la vie en grande famille. Cela est, certes, dû à l’évolution
sociale, mais « le contact physique reste une nécessité, parce que rien ne vaut la chaleur humaine,
estime-t-il.
Je vais par ailleur vous donnez une petite explication sur:
les nouveaux moyens de communication et d’information grippent les relations humaines. « Grâce à
notre groupe d’amis sur whatshap, nous nous donnons non seulement des nouvelles, mais aussi
réglons toutes les questions de tontine sans déplacement !
Même les cotisations sont payées via Orange money », mais, j'estime que tout ne peut pas et ne doit
pas se régler de façon virtuelle. « Certaines de nos activités nécessitent le contact direct et physique.
On a beau être un grand utilisateur des nouveaux médias, certains événements de la vie (les baptêmes,
les mariages ou encore les funérailles) exigent de se déplacer. Une amitié virtuelle aussi intime soit-
elle ne serait pérenne et réelle que lorsqu’on a la possibilité de voir la personne dans la vie réelle ».
Autre aspect déplorable interpelle la société toute entière.
En effet, en dépit de son influence sur nos habitudes et comportements, la toile est devenue un espace
où l’on s’adonne à des « clash ». Ce qui est bien regrettable. Nous assistons, aujourd’hui, avec
impuissance et amertume, à des dérives préjudiciables à notre société et mettant particulièrement en
péril le vivre ensemble. A cause de l’usage malsain et malveillant que certains font des réseaux
sociaux et des TIC. A titre d’illustration, au Mali, nous sommes témoins de proportion importante de
cas de diffamations, de calomnies, et d’ injures proférées à l’encontre d’honnêtes citoyens dans le seul
but de leur nuire. Des vidéos conçues et réalisées à cet effet pullulent sur la toile.
J'affirme l"idée d'un écrivain  :
« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient
qu’au bar, après un verre de vin et ne causait aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de
suite alors qu’aujourd’hui, ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des
imbéciles ».