Vous êtes sur la page 1sur 8
Examen : Mécanique 1ere année 2008-2009 c J.Roussel(http://perso.ensc-rennes.fr/jimmy.roussel/) Le plus grand soin

Examen :

Mécanique

1ere année 2008-2009

c J.Roussel(http://perso.ensc-rennes.fr/jimmy.roussel/)

Le plus grand soin doit être apporté à la rédaction et à la présentation des résultats qui seront donnés sous forme littérale avant les applications numériques. On respectera les notations données dans l’énoncé et sur les figures.

DURÉE : 3H.

1. Énergie de satellisation Données :

Masse de la Terre : M T = 6 , 00.10 24 kg ; Rayon de la Terre : R T = 6400 km ; Masse du satellite : m = 500 kg. Constante de gravitation : G = 6 , 673. 10 11 (SI )

(a)

Que vaut la vitesse angulaire de rotation propre de la Terre ?

(b)

Exprimer la vitesse d’un point décrivant un mouvement circulaire de rayon ρ à la vitesse angulaire ω . Calculer cette vitesse si la vitesse angulaire est et la distance ρ = 42300 km.

(c)

On considère un satellite en orbite géostationnaire (On négligera tout frottement).

i. Expliquer ce qu’est un satellite en orbite géostationnaire. Dans quel plan se trouve cette orbite ? cette orbite peut-elle être elliptique ?

ii. Établir que le satellite géostationnaire se situe à la distance r 0 = 42300 km du centre de la Terre.

(d)

On veut placer un satellite sur une orbite circulaire géostationnaire à l’aide d’une fusée dont la base est située à une latitude λ = 5˚ N (Kourou).

i. Faire un schéma explicatif indiquant ce qu’est la latitude λ.

ii. Décrire le référentiel géocentrique.

iii. Exprimer la vitesse de la fusée encore au sol dans le référentiel géocentrique ; la calculer.

iv. En déduire l’expression de l’énergie cinétique du satellite encore au sol ; la calculer.

v. Déterminer l’expression de l’énergie potentielle du satellite encore au sol (on prendra cette énergie nulle à l’infini) ; la calculer.

vi. En déduire son énergie mécanique E m1 au sol.

(e)

Exprimer l’énergie mécanique E m2 du satellite une fois en orbite ; la calculer.

(f)

En déduire l’expression de l’énergie de satellisation c’est-à-dire l’énergie nécessaire à la mise en orbite.

(g)

Calculer le rapport entre l’énergie due à l’entraînement de la Terre et l’énergie de satelli- sation (on donnera le résultat en %) ; conclure.

1

EXAMEN

MÉCANIQUE

2. L’atome d’HYDROGÈNE. L’hydrogène naturel existe sous trois formes isotopiques :

1 H : isotope le plus abondant de masse m 1 = 1 , 00782 uma .

2 H : isotope appelé DEUTÉRIUM de masse m 2 = 2 , 01410 uma .

3 H : isotope appelé TRITIUM de masse m 3 = 3 , 01605 uma . Données :

masse de l’électron

 

m

e = 9 , 109. 10 31 kg

masse du proton

 

m p = 1836 m e

masse du neutron

 

m n = 1854 m e

constante de Planck

 

h = 6 , 626. 10 34 J.s

permittivité du vide

 

ε 0 = 8 , 854. 10 12 F.m 1

charge élémentaire

 

e = 1 , 602. 10 19 C

constante de gravitation

 

G

= 6 , 673. 10 11 ( SI )

célérité de la lumière dans le vide

 

c

= 2 , 998. 10 8 m.s 1

unité de masse atomique

1 uma =

1

12N A g N A désigne le nombre d’AVOGADRO.

l’électron-volt

 

1eV = 1 , 602. 10 19 J

(a)

Donnez la structure du noyau de chacun des trois isotopes de l’Hydrogène.

MODÈLE DE BOHR

On modélise l’atome d’hydrogène par un noyau ponctuel fixe de charge q p et de masse

m N auquel est lié un électron de charge q e et de masse m e . Le modèle de BOHR suppose

que l’électron est assimilable à un point matériel qui décrit une orbite circulaire de rayon

r et de centre, le noyau atomique.

(b)

(c)

(d)

t n Noyau m N r
t
n
Noyau
m N
r

électron m e , −e

Exprimez l’intensité F e de la force électrique qui s’exerce sur l’électron en fonction de e , ε 0 et r .

Exprimez également l’intensité F g de la force gravitationnelle qu’exerce le noyau sur

l’électron. Calculez l’ordre de grandeur du rapport F g qu’il est raisonnable de faire.

En appliquant le Principe Fondamental de la Mécanique classique, montrez que l’électron décrit un mouvement circulaire uniforme à la vitesse (on pourra utiliser l’expression de

et conclure quant à l’approximation

F

e

PAGE 2

EXAMEN

MÉCANIQUE

(e)

(f)

(g)

(h)

l’accélération dans la base de Frenet) :

v =

e

2

4π

4 π 0 m e r

0 m e r

(1)

L’électron possède un moment cinétique orbital L −→ o par rapport au noyau. Montrez à l’aide du Théorème du Moment Cinétique que le moment cinétique orbital garde une valeur constante au cours du mouvement. Exprimez L o .

BOHR postule que l’électron « choisit » des orbites stationnaires pour lesquelles le moment cinétique prend des valeurs particulières :

h

L o = n 2π

n N

(2)

avec h la constante de PLANCK. On dit que le moment cinétique est quantifié. À l’aide des relations (1) et (2) montrez que les valeurs de r sont également quantifiées et vérifient la relation suivante :

r = n 2 a 0

On admettra que a 0 = 0 , 53. 10 10 m .

Exprimez l’énergie mécanique E de l’électron. Montrez que l’énergie est également quan- tifiée et vérifie

E = E 0

n 2

E 0 = 13 , 6 eV .

Ainsi, le nombre n quantifie l’énergie de l’électron. La valeur n = 1 correspond à l’état fondamental c’est-à-dire l’état le plus stable (minimum d’énergie).

i. Calculez le diamètre de l’atome d’hydrogène dans son état fondamental.

(i)

ii. Lorsque l’atome est dans son état fondamental, à quelle vitesse l’électron se déplace- t-il ? Dans ce cas, l’électron est-il une particule classique ou relativiste ?

Les niveaux d’énergie tels que n > 1 sont appelés niveaux excités. Lorsque l’électron oc- cupe un niveau excité n 1 > 1, il retombe sur un niveau d’énergie inférieur n 2 en émettant un photon (« grain de lumière ») de fréquence ν .

Exprimez la conservation de l’énergie. Indication : un photon de fréquence ν et de longueur d’onde λ possède une énergie

c

= = h λ (relation d’Einstein)

En déduire que la lumière émise possède une longueur d’onde qui vérifie la loi :

1

λ

= R H (

1

n

2

2

1 )

n

2

1

R H est la constante de RYDBERG que l’on calculera.

PAGE 3

EXAMEN

MÉCANIQUE

(j) La formule précédente est à l’origine du succès du Modèle de BOHR car elle montre que la lumière produite par un gaz d’atomes d’hydrogène excités est constituée de radiations caractéristiques de l’élément. On dit alors que le spectre d’émission est discret. Par exem- ple, la radiation correspond à la transition électronique ( n 1 = 2) ( n 2 = 1) se trouve dans l’ultraviolet et s’appelle la radiation α Lyman . Calculez la longueur d’onde λ α Lyman de cette radiation.

(k) Dans le modèle présenté, λ α Lyman est indépendante de la masse du noyau ce qui laisse penser que cette radiation est la même pour les trois isotopes de l’hydrogène. Or, l’expéri- ence montre que les spectres d’émission des 3 isotopes de l’Hydrogène sont très légère- ment différents. Comment interprétez vous cet écart ?

PAGE 4

EXAMEN

MÉCANIQUE

( )

3. Principe de la balançoire - Résonance paramétrique

L’expérience montre qu’un enfant assis sur une balançoire et qui déplace son centre de gravité (en pliant les jambes par exemple) de façon alternative peut amplifier les oscillations de la balançoire. Le problème propose d’expliquer ce phénomène appelé résonance paramétrique. Pour cela, on assimile le système {balançoire-enfant} à un pendule simple formé par une masse ponctuelle m et une tige rigide, inextensible, de longueur OP 1 = l et de masse négligeable. Cette tige peut tourner sans frottement autour de l’axe passant par O et perpendiculaire au plan de la figure 1. La position de la tige est repérée par l’angle θ ( t ) qu’elle fait avec la verticale et on désigne par ω ( t ) la vitesse angulaire dθ ( t ) .

dt

Un dispositif permet de monter ou descendre la masse de façon quasi-instantanée à certains instants (voir figure). De plus on note a = OP 1 OP 2 .

(

)

(a) (b)

( ) P 2 P 2 P 1 P 1 = m en P =
(
)
P 2
P
2
P 1
P
1
=
m en P
= 0
0
m en P 1
1
t = 0
t = t 1 −
(c) (d) (e) (f) ( ) ( ) ( ) ( ) P 2 P
(c)
(d)
(e)
(f)
(
)
(
)
(
)
(
)
P 2
P 2
P
P
2
2
P 1
P 1
P
P
1
1
= 0
=
=
1
1
m en P
m en P
m en P 1
= 0
m en P 1
2
2
+
+
t = t 1
t = t
t = t
2
2

(g)

m en P 1 2 2 + − + t = t 1 t = t
m en P 1 2 2 + − + t = t 1 t = t

P 2

P

1

= 0 m en P

2

FIG. 1 –

Données : g = 9 , 81 m . s 2 , θ 0 = 5 , 00. 10 2

radian, l = 2 , 50 m a = 10 cm et m = 30 kg.

(a)

(b)

On définit l’énergie mécanique E m =

2 1 ml 2 θ 2 mgl cos θ . Expliquez pourquoi cette

énergie se conserve entre t = 0 et t = t . Expliquez pourquoi elle ne se conserve pas

entre t et t +

˙

1

1

1

.

À l’instant initial, θ = θ 0 , m se trouve en P 1 et on abandonne le pendule avec une vitesse initiale nulle (figure 1a). Montrez à l’aide de la méthode de votre choix, qu’entre t = 0 et t = t , l’angle θ vérifie l’équation différentielle suivante

1

θ + g sin θ = 0

¨

l

(c)

Dans toute la suite du problème l’angle θ sera considéré suffisamment petit pour que sin θ θ et cos θ 1 θ 2

2 .

Donnez l’expression de θ ( t ) en fonction de θ 0 , t et ω 0 = g entre t = 0 et t = t

l

1

.

PAGE 5

EXAMEN

MÉCANIQUE

(d)

(e) Exprimez la vitesse angulaire à l’instant t

Calculez la durée que met le pendule à atteindre la position θ = 0 .

1

.

(f)

Lorsque le pendule atteint la position θ = 0 , la masse m passe de P 1 à P 2 (figure 1c). Les forces qui remontent la masse quasi-instantanément ont un moment nul par rapport à O. Montrez alors que pendant ce déplacement, la quantité

ω.OP 2 = constante

(g)

(h)

(i)

(j)

On admettra qu’à chaque déplacement du point P (P 1 P 2 ou P 2 P 1 ) cette relation pourra s’appliquer.

À l’aide de la relation précédente et de la conservation de l’énergie mécanique montrez que l’angle maximum atteint à l’instant t 2 vaut (en valeur absolue)

| θ 1 | = θ 0

l

l a 3

Calculez | θ 1 |.

Calculez le temps t 2 puis la période T des oscillations.

Lorsque θ = θ 1 , la masse passe de P 2 à P 1 (figure 1e). Le pendule revient à sa position d’équilibre (figure 1f) ; la masse passe de P 1 à P 2 (figure 1g). Continuant son mouvement, le pendule atteint l’élongation maximale θ 2 . Sans forcément refaire les calculs, exprimez θ 2 en fonction de θ 0 , l et a. Faire l’application numérique.

La masse passe de P 2 à P 1 et le mouvement se poursuit selon les mêmes séquences. Donnez l’expression de l’angle | θ n | (θ n étant toujours considéré petit). Commenter la suite θ n . On désire | θ n | = 10θ 0 , il faut attendre combien d’oscillations ?

PAGE 6

EXAMEN

MÉCANIQUE

RÉPONSES

1. Énergie de satellisation

(a)

(b)

(c)

(d)

(e)

(f)

(g)

Ω =

v = ρω ; v = 3 , 07km . s 1 .

Satellite toujours au dessus du même point terrestre {orbite équatoriale et circulaire (mouvement

2

π

24

h

= 7 , 27 . 10 5 rad . s 1 .

1

uniforme)}. Loi de Kepler r 0 = GM T T 2 3 = 42300 km.

4

π 2

(i) cf. cours. (ii) cf. cours. (iii) v = R T cos λ Ω = 463m . s 1 (iv) E c 1 = 5 , 37 . 10 7 J (v) E p 1 =

(vi) E m 1 = E c 1 + E p 1 = 3 , 120 . 10 10 J.

GM T m

R T

= 3 , 126. 10 10 J

E m 2 = GM T m

2

r 0

= 2, 36 . 10 9 J.

E m = 2 , 88 . 10 10 J

E

m × 100 = 0 , 19% 1, contribution faible de la rotation propre de la Terre.

c1

E

2. L’atome d’HYDROGÈNE.

(a)

(b)

(c)

(d)

(e)

(f)

(g)

(h)

(i)

(j)

(k)

1 H : 1 proton ; 2 H : 1 proton + 1 neutron ; 3 H : 1 proton + 2 neutrons.

F e =

e

2

4 π 0 r 2

F g = G m e m N

r

2

; F g

F

e

4. 10 10 1 force de gravitation négligée.

m e a

TMC+force centrale dL o = 0 (cf. cours) ; L 0 = mvr .

= F e (PFD) +

a

= dv

dt

t + v 2 n (mouvement circulaire) dv = 0 et v =

r

dt

e

2

4 π 0 m e r .

dt

r = n 2 a 0 avec a 0 = 0 h 2 2 = 0 , 53 Å.

E =

πme

2

m e v 2

4

π

1

e 2

0 r 2 = E 0

2

n

avec E 0 =

e

0 a 0 eV

8

π

diamètre= 2 a 0 = 1 , 06 Å ; v = tiviste.

E n 1 = E n 2 + hc ; R H = E hc = 10 , 95 . 10 6 m 1 .

2

4

π 0

m e a 0 = 2 , 187 . 10 6 m . s 1 c ; l’électron n’est pas rela-

e

λ

0

1

λ αLyman =

4 3 R H λ α Lyman = 121 , 8nm .

Le noyau n’est pas fixe. Il faut remplacer dans les formules la masse de l’électron par la masse

réduite µ = m e m N N qui dépend de la masse du noyau.

m e +m

3. Principe de la balançoire - Résonance paramétrique

(a)

(b)

(c)

(d)

(e)

(f)

(g)

Le poids est une force conservative et la tension ne travaille pas donc l’énergie mécanique se conserve. Par contre lorsque la masse remonte, une force supplémentaire travaille et on alors une variation d’énergie mécanique lors de ce processus.

cf. cours

θ ( t ) = θ 0 cos ω 0 t avec ω 0 = g

t 1 =

ω ( t

. l
.
l

π

2 ω 0 = 0 , 79s .

˙

1

) = θ = θ 0 ω 0

TMC dσ = 0 m.OP.v = C te ω.OP 2 reste constant.

dt

On a l 2 ω ( t ) = ( l a ) 2 ω ( t + ) et 1

1

1

2 m( l a ) 2 ω 2 ( t + ) = mg ( l a )(1 cos θ 1 ) (conservation

1

de l’énergie mécanique). On en déduit la formule donnée.| θ 1 | = θ 0 l a 3 = 1 , 063 θ 0 =

5 , 3 . 10 2 rad .

l

PAGE 7

EXAMEN

MÉCANIQUE

(h)

(i)

(j)

l − a t 2 = t 1 + π 2 g
l − a
t 2 = t 1 + π
2
g

= 0 , 793 + 0 , 777 = 1 , 57s T = 2 t 2 = 3 , 14s .

Le problème est symétrique : θ 2 = θ 1

l

l a 3 = θ 0 l

l a 3 = 5 , 65 . 10 2 rad .

| θ n | = θ 0

| θ n | = 10 θ 0 n = 38 . Il aut attendre 19 T = 60s .

l a 3

2 l
2
l

n suite croissante ; il y a bien augmentation de l’amplitude des oscillations.

PAGE 8