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Notes de calcul D´eform´ee d’une fissure visco´elastique HPP

Hoai Nam NGUYEN

Solution analytique 13 d´ecembre 2005

1

1

Potentiel complexe des probl`emes plans

La relation constitutive a ´et´e ´etablie `a partir de la repr´esentation Papkovich de champs

de d´eplacement (Papkovich, 1932) :

2µu = 4 (1 ν) Ψ grad (ϕ + rΨ)

 

(1)

d’o`u :

xˆ, yˆ, zˆ : vecteurs unitaires des directions correspondantes x, y et z.

 

u = uxˆ + vyˆ + wzˆ : vecteur d´eplacement.

 

r = xxˆ + yyˆ + zzˆ : vecteur de position.

ϕ et Ψ = ϕ x xˆ + ϕ y yˆ + ϕ z zˆ : scalaire et vecteur potentiel satisfaisant l’´equation :

 

ϕ = 0,

Ψ = 0

(2)

En hypoth`ese de d´eformation plane :

u = u(x, y), v = v(x, y), w

= 0

les fonctions potentielles ne d´ependent que de x et de y :

 

ϕ z = 0

(3)

Puisque ϕ, Ψ x et Ψ y sont les fonctions harmoniques, elles peuvent s’exprimer par la partie imaginaire ou r´eelle d’une fonction analytique :

Ψ x = f(z),

ϕ y = f (z),

ϕ = g(z)

(4)

d’o`u f (z) et g(z) sont les fonctions analytiques dans le domaine occup´e par le solid. Rempla¸cons les expressions (4) dans la repr´esentation Papkovich (1), on obtient :

2µ(u + ıv)

=

4(1 ν)f (z)

∂x + i

y { g(z) + [zf (z)]}

z g(z) + g(z) + zf(z) + zf(z)

= 4(1 ν)f (z)

= (3 4ν)f (z) zf (z) g (z)

2µ(u + ıv) = (3 4ν)f (z) zf (z) g (z)

On en d´eduit sa conjugation correspondante :

2µ(u ıv) = (3 4ν)f (z) zf (z) g (z)

(5)

(6)

`

A

plane : σ ij = λε ll δ ij + 2µε ij Soit encore :

partir de la loi de Hooke d’un probl`eme d’´elasticit´e en hypoth`ese de d´eformation

σ xx = (λ + 2µ)ε xx + λε yy

σ yy = (λ + 2µ)ε yy + λε xx

2

On en d´eduit alors :

σ x + σ y

=

σ x σ y

=

τ xy

=

1 2ν ∂u

2µ

∂x + ∂y =

∂v

1 2ν

4µ

z (u + ıv)

2µ u ∂x

µ u ∂y +

∂v

y = 4µ z (u ıv)

∂v

x = 2µ z (u ıv)

(7)

(8)

(9)

Par cons´equent, les contraintes peuvent ˆetres d´ecrites par une fonction potentielle com- plexe :

σ y

σ x + σ y = 4 [f (z)]

σ x + 2ıτ xy

=

=

4µ z (u ıv) 4ıµ z (u ıv)

2 z 2µ(u ıv)

σ y σ x + 2ıτ xy = 2 [zf ”(z) + g”(z)]

(10)

(11)

La solution en contrainte plane est d´eduite de celle en d´eformation plane en rempla¸cant le constant ´elastique ν par ν/(1 + ν) ou en prenant :

1 2k

2

ν

2(1 k 2 ) = 1 2k 2

ν =

en d´eformation plane

en

contrainte plane

Avec l’hypoth`ese de d´eformation plane, nous calculons `a nouveau la repr´esentation (5) :

2µ(u + ıv)

=

=

1 + k

2

k 2 f(z) zf (z) g (z)

1

1 2 k 2 f(z) f(z) zf (z) + g (z)

(12)

(13)

L’utilisation des constants µ et k dans cette ´equation a pour but d’avoir une expression valable `a la fois en d´eformation plane et en contrainte plane. En effet, le d´eplacement d’un corps rigid peur ˆetre repr´esent´e par :

f(z) = A + Bz,

g(z) = Cz

d’o`u A et C sont les constants complexes, qui d´eterminent la translation et B est un constant imaginaire, qui d´etermine la rotation. Si les composants de la force solicitant sur l’´el´ement frontier ds, o`u s est la longueur curviligne fronti`ere, sont Xds et Y ds dans les directions x et y :

Xds = σ x dy τ xy dx,

3

Y ds = τ xy dy σydx

ce qui conduit `a l’expression suivante :

(X + ıY )ds

=

=

(σ x dy τ xy dx) + ı (τ xy dy σydx)

i

2 [(σ y σ x 2ıτ xy )dz + (σ y + σ x )dz]

(14)

Compte tenu des solutions en contraintes (10) et (11), l’´equation (14) devient :

(X + ıY )ds = ıd f(z) + zf (z) + g (z)

d’o`u l’integration suivant la ligne curviligne en tenant compte des conditions limites :

f(z) + zf (z) + g (z) = s (ıX Y ) ds

0

4

(15)

2

M´ethode Westergaard

2.1 Adaptation de la m´ethode aux m´ecanique de rupture

Cette approche de Westergaard a ´et´e d´evelopp´e en 1939. Ses ´equations constitutives ne sont pas ´etablies pour r´esoudre des probl`emes de m´ecanique de la rupture. Certaines modifications ont ´et´e effectu´ees afin de rendre cette m´ethode de potentiel complexe plus adapt´ee `a ce genre de probl`eme. Nous nous int´eressons particuli`erement `a une structure sym´etrique en pr´esence des fissures dans plan sym´etrique. Il s’agit de poser :

f (z) = p(z) s(z) g (z) = p(z) + s(z) z [p (z) s (z)]

do`u :

p = (g + f + zf )

2

et

s = (g f + zf )

2

(16)

(17)

Les ´equations (10), (11) et (5 ou 13) deviennet alors :

σ x + σ y = 4 [p (z) s (z)]

σ y σ x + 2ıτ xy = 4s (z) 2(z z) [p”(z) s”(z)]

2µ(u + ıv) = 1 1 + k k 2 2 [p(z) s(z)] p(z) s(z) (z z) p (z) s (z)

k k 2 2 [ p ( z ) − s ( z )] − p

Les conditions (15) sont ainsi chang´ees :

p(z) s(z) + p(z) + s(z) + (z z) p (z) s (z) = s (ıX Y ) ds

p ( z ) − s ( z ) = s ( ıX − Y )

0

(18)

(19)

(20)

(21)

2.2 Application en mode I de rupture

Supposons que la structure et le chargement en mode I sont sym´etriques par rapport au plan y = 0 et que le signe (+) ou () d´esigne le semi-plan inf´erieur ou sup´erieur

respectivement . Etant donn´es deux points sym´etrique se situant `a z 0 et z 0 , leurs d´eplacements complexes respectifs (u 0 + ıv 0 ) et (u 0 ıv 0 ) valent :

2µ(u 0 + ıv 0 ) = 1 + k 2 2 [p + (z 0 ) s + (z 0 )] p + (z 0 ) s + (z 0 ) 2ıy 0 p + (z 0 ) s +

1 k

(z 0 ) (22)

2µ(u 0 ıv 0 ) = 1 1 + k k 2 2 [p (z 0 ) s (z 0 )] p (z 0 ) s (z 0 ) + 2ıy 0 p (z 0 ) s

0 ) + 2 ıy 0 p − ( z 0 ) − s − (
0 ) + 2 ıy 0 p − ( z 0 ) − s − (
0 ) + 2 ıy 0 p − ( z 0 ) − s − (

(z 0 ) (23)

p − ( z 0 ) − s − ( z 0 ) (23) On en

On en d´eduit la conjugation complexe de la derni`ere ´equation (23) :

2µ(u 0 + ıv 0 ) = 1 + k 2 2 p (z 0 ) s (z 0 ) p (z 0 ) s (z 0 ) 2ıy 0 p (z 0 ) s

) − 2 ıy 0 p − ( z 0 ) − s − 1 −

1 k

(z 0 ) (24)

Identification des ´equations (24) et (22) met en ´evidence les ´egalit´es :

p (z) = p + (z),

s (z) = s + (z)

(25)

b < x < c), le chargement en

Si la structure ne contient qu’une seule fissure (y = 0, mode I comprend trois possibilit´es :

5

La premi`ere consiste aux chargements de traction impos´es (σ y ) + = (σ y ) = σ

0

(τ xy ) + = τ xy ) = τ xy (x) sur les surfaces

fissur´ees.

0

y

(x) et

La deuxi`eme s’agit alternativement de chargements de traction impos´es (τ xy ) + = τ xy ) = τ xy (x) et de d´eplacements contrˆol´es v + = v = v 0 (x).

La troisi`eme possibilit´e est d´eplacements impos´es sur les surfaces fissur´ees v + = v = v 0 (x) et u + = u = u 0 (x) Math´ematiquement, ces trois configurations de chargement peuvent ˆetre interpr´et´ees diff´eremment : La condition τ xy = ±τ xy implique que τ xy est connue tout au long de la

0

0

fronti`ere y = 0 de chaque mi-plan, de mˆeme interpretation pour le cas o`u v ± = ±v 0 (x).

On s’int´eresse particuli`erement le cas o`u (σ y ) + = (σ y ) = σ dire :

(26)

(x) et τ xy (x) = 0, c’est-`a-

0

y

0

(σ y σ x + 2ıτ xy ) = (σ y σ x + 2ıτ xy ) +

pour y = 0

L’identification des ´equations (19 et (26) donne :

s (x) = s + (x) pour y = 0

Pour les milieux infinis, la th´eorie de Liouville montre que s (x) est un polynˆome `a un degr´e fini satisfaisant la relation (19), et se r´eduit `a un constant du `a la contrainte impos´ee finie. Une unique fonction potentielle complexe est donc n´ecessaire. Le simpli- fication par imposer s (x) nul ´equivaut `a une superposition d’une contrainte constante σ x . Cette contrainte n’influence pas le facteur d’intensit´e de contraintes (FIC) d’une structure fissur´ee sym´etrique. Equation (18) montre que pour y = 0 :

(σ y ) +

2 p + (x) = p (x + ı0) + p (x + ı0) = p + (x + ı0) + p (x ı0)

0

y

(x)

pour

b < x < c

=

= p + (x) + p (x) = σ

Pour x < b et x > c, l’´equation (20) devient :

2µı v ∂x +

=

1

1 k 2 p + (x) p (x)

k

2

1 k 2 s

+ (x) s

(x) = 0

Comme s (x) est analytique sur y = 0, donc :

p + (x) p

(x) = 0

pour x < b, x > c

(27)

(28)

(29)

Soit L une portion de l’abscisse x contenant l’ensemble des fissures colin´eaires :

p + (x) +

p (x)

=

σ

0

y

p + (x) p (x)

=

0

(x) pour x L

L

pour

x /

(30)

2.3 Milieu infini

Dans cette section, on consid`ere un milieu infini en pr´esence d’une fissure (b < x < c)

sousmis sous des contraintes impos´ees `a l’infini (σ

) en supposant que contrainte

de cissaillement des surfaces fissur´ees est nulle. Les ´equations (27) et (29) constituent un probl`eme de Hilbert dont la solution est la suivante :

x

et σ

y

avec :

p (z) =

2πıG(z) c

1

b

σ

0

y

(ξ) G + (ξ) dξ + P(z)

ξ z

G(z) .

6

(31)

G(z) = (z b) 1/2 (z c) 1/2 P (z) est un polynˆome de degr´e fini. Les conditions aux limites donnent :

4 [p (z) s (z)] |z| 4 [s (x)] |z| = σ

σ

=

y

y

+ σ

σ

x

x

ce qui permet de d´eterminer P (z) :

P(z) =

σ

y

2

z

+ a 0 ,

s (z) =

σ

y

σ

x

4

(32)

(33)

(34)

d’o`u a 0 est d´etermin´e `a partir de la condition de fermeture de fissure aux deux extr´emit´es. On peut donc r´e´ecrire l’´equation (28) sous forme d’int´egration suivante :

2µ [v + (c) v + (b)]

=

=

=

2

k 2 p + (x)

1

1 2k 2 k 2 s(x) c

b

2 k 2 P(x)

1

G(x)

1 k 2 σ

2k

y

2

σ

x

4

1 k 2 c

2

b

σ

y

x/2 + a 0

x) dx = 0

(x b)(c

c

b

(35)

Soit encore :

(36)

4

La contrainte normale et le gradient de d´eplacement dans le plan sym´etrique sont ensuite d´etermin´es :

a 0 = b + c

σ

y

σ y = 2 p (x) = ±

(x b)(x c)

1

π c

1

b

σ

0

y

(ξ) (ξ b)(c ξ)

ξ x

+ σ

y

∂v +

∂x

=

2(1 k 2 )µ (x b)(c x)

1

π c

1

b

(ξ b)(c ξ) ξ x

σ

0

y

+ σ

y

[x

[x

(b + c)/2] (37)

(b + c)/2] (38)

avec le signe sup´erieur pour x > c et le signe inf´erieur pour x < b. Le facteur d’intensit´e de contrainte `a x = b est :

(b)

K

I

=

xb0 lim 2π(b x) σ y (x)

(ξ)

c b π c

2π

1

− √

b

σ

0

y

− − ξ b + σ

c

ξ

y

b c

=

2

En posant a = (c b)/2 la demi-longueur de la fissure, on obtient :

(b)

K

I

=

σ

y

1 √ πa − √ πa c b
1
√ πa −
πa c
b

0

σ y

(ξ)

c ξ − − ξ b

Cette expression de K

(b) montre que la singularit´e `a x = b devient nulle si :

I

πa c

1

b

σ

0

y

(ξ)

− − ξ b = σ

c

ξ

y

(39)

(40)

(41)

Cette relation peut ˆetre consid´er´ee comme condition de continuit´e de contrainte `a x = b. C’est ´egalement la condition de fermeture de fissure (∂v + /∂x = 0) `a x = b qui est v´erifi´ee par la formule (38)

7

3

Application des potentiels complexes en milieu infini

La m´ethode de Westergaard appliqu´es aux probl`emes de m´ecanique de la rupture est connue pour certain nombre de configuration de chargement. Dans le cas d’une petite fissure de longueur 2a (a < x < a), traversant une plaque charg´ee dans son plan des

, le facteur d’intensit´e de contrainte (FIC) selon

contraintes impos´ees σ y = σ (39) vaut :

y

, σ x = σ

x

(a)

K

I

=

xa0 lim 2π(a x) σ y (x)

Dans le plan de la fissure, c’est-`a-dire pour y = 0, le FIC K I , `a l’extr´emit´e x = a, est d´efini par :

∞ K I = σ √ πa y
K I = σ
πa
y

(42)

De plus, si l’origine choisie co¨ıncide avec le centre de la fissure, on a :

p (z) =

σ

y

z

2(z 2 a 2 ) 1/2 ,

s (z) =

σ y

σ

x

4

sur la portion y = 0, a < x < a (43)

Ces fonctions choisies p(z) et s(z) satisfont ´egalement :

z 2 a 2 = x 2 a 2

sur la partie y = 0, x > a

(44)

Si les constants d’int´egration sont choisis de telle sorte que :

v = 0

= 0

u

pour y = 0, |x| > a

pour z = 0

On obtient donc :

p(z) =

σ

2 (z 2 a 2 ) 1/2 ,

y

s(z) =

σ

y

σ

x

4

z

Par cons´equent :

σ x

σ y

=

=

σ

σ

x

y

σ

y

+ σ

y

z

(z 2

a 2 ) 1/2

(z 2 ıya a 2 2 ) 3/2

z

ıya 2

2 ) 3/2

(z 2 a 2 ) 1/2 + (z 2 a

ya

2

τ xy

=

2

σ

(z 2

a 2 ) 3/2

k 2

1

u 1 k 2 (z 2 a 2 ) 1/2

=

y

2µ

σ

v 1 k 2 (z 2 a 2 ) 1/2

=

y

2µ

ıyz (z 2 a

ıyz (z 2 a

2 ) 1/2

2 ) 1/2 +

σ

y

σ

x

4(1 k 2 σ

y

σ

)µ x

x

y

4µ

(45)

(46)

(47)

(48)

(49)

(50)

On s’int´eresse notamment `a la solution de contrainte normale dans le plan sym´etrique ainsi que l’ouverture de la fissure :

σ y =

σ

y

|x| a 2 =

x 2

K I |x|

a 2 ) pour y = 0, |x| > 0

πa(x 2

8

(51)

(52)

Les d´eplacement de la l`evre sup´erieure de la fissure (y = +0, a < x < a) :

∞ ∞ σ − σ y x u + = − 4(1 − k 2
σ
− σ
y
x
u + = −
4(1 − k 2 )µ x
σ
K
y
I
k 2 )µ √ a 2 − x 2 =
2(1 −
2(1 − k 2 )µ a 2 − x 2
πa

v + =

(53)

(54)

On remarque par ces r´esultats que la fissure a forme elliptique et la d´eformation ε xx reste constante dans la zone fissur´ee.

9

4

Fissure dans un milieu isotrope visco´elastique

4.1 Mod`ele visco´elastique

La loi de Hooke d´ecrivant le comportement d’un mat´eriau ´elastique lin´eaire s’´ecrire :

σ ij = µ (u j,i + u i,j ) + κ 2µ u k,k δ ji

3

(55)

avec :

µ : module de rigidit´e κ : module de compression. Le comportement m´ecanique du mat´eriau visco´elastique lin´eaire s’obtient apr`es un temps diff´erentiel en rempla¸cant µ et κ par des fonctions de temps correspondants dans la loi de comportement ´elastique. Ces derni`eres sont dues `a la m´emoire imparfaite du mat´eriau visco´elastique. On sait que l’´etat de contrainte visco´elastique `a un ins- tant t d´ependra de l’histoire des d´eformations. R´eciproquement, l’´etat de d´eformation visco´elastique `a un instant t donn´e d´ependra de l’histoire des contraintes. La visco´elasticit´e lin´eaire suppose que si l’on prend deux histoires de d´eformations, la contrainte correspondant `a la somme des histoires de d´eformation sera la somme des contraintes correspondant `a chacune de ces d´eformations.

σ ij = −∞ µ(t s)[u˙ j,i (s) + u˙ i,j (s)] + κ(t s) 3 µ(t s) u˙ k,k (s)δ ji ds

2

(56)

Les fonctions µ(t) et κ(t) sont suppos´ees nulles lorsque t < 0. Nous consid´erons par la suite le mod`ele visco´elastique lin´eaire de Zener :

µ(t) = µ + (µ 0 µ )e t/t 0 H(t) κ(t) = κ + (κ 0 κ )e t/t 0 H(t).

avec :

H(t) : fonction Heaviside µ 0 , µ , κ 0 : des constants du mat´eriau t 0 : le temps de relaxation.

(57)

Le chargement est suppos´e appliqu´e instantan´ement en ´evitant un temps de chargement

si faible qu’il risque de provoquer les ondes dans le solid. Avec tel chargement, les effets

d’inertie peuvent ˆetre n´eglig´es et le principe de correspondance s’applique effectivement pour les fissures fixes.

4.2 Le principe de correspondance ´elastique-visco´elastique

Supposons S ij , U i et K(p) sont les transformations de Laplace de σ ij , u i et de κ(t) res- pectivement. Les transformations de Laplace de l’´equation constitutive (56) de Hooke

a la forme suivante :

S ij = M(p) (U j,i + U i,j ) + K(p)

2

3 M(p) U k,k δ ij

(58)

Comme le mat´eriau consid´er´e est caract´eris´e par le mod`ele de Zener, les deux fonctions µ(t) et κ(t) ainsi que leurs transformations de Laplace sont proportionnelles l’une `a

10

l’autre. Cela implique que les transformations de Laplace du coefficient de Poisson ν et le rapport k = c S /c P sont constantes.

On applique ce principe de correspondance pour le cas d’une plaque visco´elastique large en pr´esence d’une fissure fixe tendue de longueur 2a dont les l`evres sont soumises en

, Les contraintes et d´eplacements dans le cas ´elastique correspondants sont donn´es par les ´equations (46)-(50) dont les composants verticaux sont les suivants :

mode I de chargement impos´e : σ y = σ

y

σ x = σ

x

σ y

v

=

=

σ

y

ıya 2 (z 2 a 2 ) 1/2 + (z 2 a

z

2 ) 3/2

σ

y

2µ

1

k 2 (z 2 a 2 ) 1/2

1

ıyz (z 2 a

2 ) 1/2 + σ

y

σ

x

4µ

y

On remarque que la formulation de contraintes ne contient aucun param`etre du mat´eriau. Selon le principe de correspondance, les contraintes visco´elastiques sont les mˆemes que contraintes ´elastiques. Le d´eplacement ´elastique d´epend sinon des param`etres du mat´eriau µ et k 2 :

d’o`u s’´ecrit k 2 :


2(1 ν) k 2 = 1 ν

1 2ν

2

k 2

=

en d´eformation plane

en contrainte plane

La transformations de Laplace du d´eplacement v :

V =

x

avec : m = σ

σ y

2M(p) 1

σ

y

1

k 2 (z 2 a 2 ) 1/2

ıyz (z 2 a

2 ) 1/2 + 1 m

4

y

(59)

On exprime µ(t) en fonction de deux termes e t/t 0 et (1 e t/t 0 ) :

µ(t) = µ + (µ 0 µ ) e t/t 0 H(t) = µ 0 e t/t 0 + µ 1 e t/t 0 H(t) (60)

La transformation de Laplace M (p) de la fonction µ(t) est calcul´ee `a travers celles de ces deux fonctions e t/t 0 et (1 e t/t 0 ) :

M(p)

1

M(p)

=

=

=

µ 0

p

p +

1

t

0

+ µ

1

t

0

p +

1

t

0

1

p +

1

t

0

µ 0 p p + 1 t 0 + µ ∞ 1 t 0 p +

µ

0

p + µ

µ 0 .

1

t

0

1

µ 1

µ 0

t

0

p

1

0 p + µ ∞ µ 0 . 1 t 0 1 µ ∞ 1 µ

µ

0

p + µ

µ 0

1

t

0

µ

p + µ

µ

0

1

t

0

+

(61)

(62)

Posons C (t) fonction complaisance d’inversion de 1/M (p) :

C(t)

C(t)

=

=

L

1

pt

1

µ

M(p) = µ

1

1

0 e

µ t µ 0 t 0

+

1 1 e

µ

µ

1

1 0 e µ t/(µ 0 t 0 ) H(t)

µ

11

µ t µ 0 t 0

H(t)

(63)

Le d´eplacement de la l`evre sup´erieure de fissure `a y = 0 :

Soit encore :

v + =

σ

y

a 2 x 2

2µ(1 k 2 )

pour

|x| < a

v + (x, t) =

σ

y

a 2 x 2

1

µ

1

1

2(1 k 2 )

 

µ

µ

0

e µ t/(µ 0 t 0 ) H(t)

(64)

(65)

La transformation de Laplace peut s’appliquer aux autres mat´eriaux visco´elastiques lin´eaires dont µ(t) et κ(t) ne sont pas forc´ement proportionnelles et le temps de re- laxation peut ˆetre diff´erent pour ces deux fonctions µ(t) et κ(t). On pourra d’ailleurs ´etudier d’autres probl`emes que fissures fixes `a condition que sa solution ´elastique cor- respondante soit connue.

12

Annexes

4.3 D´eriv´ee d’une fonction f (z).

Soit f une fonction de la variable complexe z d´efinissant une op´eration (ou une suite d’op´eration) qui, au nombre z dans un certain ensemble D inclus dans le plan, associe un certain nombre complexe not´e f (z) :

z D −→ f ( z ) C

D est appel´e l’ensemble de d´efinition de la fonction f : c’est l’ensemble des points o`u l’on sait effectuer les op´erations permettant de calculer f (z). La donn´ee d’une fonction f (z) est ´equivalente `a la donn´ee de deux fonctions `a valeurs r´eelles u(x, y) et v(x, y telles que :

z D,

f (z) = u(x, y) + ıv(x, y)

Supposons f (x, y)

in R 2 differentiable, c’est-`a-dire poss´edant une diff´erentielle dans un certain domaine

de R 2 :

df = f dx + f dy.

∂x

∂y

Par ailleurs :

d’o`u l’on d´eduit :

z = x + ıy

et

dx = 1 2 (dz + dz),

dx =

dz = dx ıdy

1

2ı (dz dz) =

1

2 (ıdz ıdz)

(66)

En reportant ces expressions dans (66) et en factorisant selon dz et dz, il devient :

df = 1

2 f ∂x

ı f ∂y dz + 1

2 f + ı f dz

∂x

∂y

(67)

Cette expression justifie que l’on introduise deux op´erateurs diff´erentiels d´efinis comme suite :

∂z =

1

dx ı ∂dy ,

2

∂z =

1

dx + ı

2