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Cours no.

4
Epidémiologie spéciale

Assist. Dr. Luminiţa Bădiţoiu


Maître de conf. Dr. Emilian Damian Popovici

15 min. video
UMF DE TIMIŞOARA
Définition
C’est une infection virale aiguë à transmission aérogène qui
affecte l’état général de l’organisme;
Se caractérise par fièvre, frissons, céphalée, myalgies, altération
de l’état général, coryza, congestion pharyngée, toux sèche et,
chez les enfants peut apparaître en plus une symptomatologie
digestive (nausée, vomissements, transit accéléré).

Caractéristiques de l’agent étiologique

 Il s’agit de la famille d’Orthomyxoviridae, du type


Influenzae;
 Faible résistance dans le milieu extérieur;
 Les virus grippaux du type A sont sensibles à
l’Amantadine hydrochloride et à la Rimantadine;
Virus grippal

Hémagglutinine / H Neuraminidase / N

RNP avec nucléoprotéine et 8 segments d’ARN monocaténaire


Virus grippal

La couche périphérique de l’enveloppe:


Lipoprotéique, à couche double;
Couverte de structures glicoprotéiques avec antigènes de
surface:
Hémagglutinines (H), sous forme de bâton, en nombre de
16, avec un rôle dans l’attachement du virus aux récepteurs
spécifiques de la cellule - hôte et dans sa pénétration, suivie
du déclenchement de l’infection;
Neuraminidases (N), en nombre de 9, sous forme de
champignon, avec activité enzymatique;
Formule de la souche: en fonction de - type, localisation
géographique, numéro de laboratoire, année de l’isolement et
sous-type (seulement pour les souches du type A) - Ex:A/Hong-
Kong/1/68(H3N2)
Virus grippal

Composante centrale du virus:

Constitue l’antigène soluble du virus grippal;


Ribonucléoprotéine avec nucléoprotéine et 8 segments d’
ARN, en représentant un gène;
Ribonucléoprotéine avec transcriptase virale fait possibile
l’existence de 256 recombinaisons génétiques entre les
fragments de RNP;
Virus grippal

Drifts antigéniques (variabilité mineure):

 Avec le temps, il est possible que la séquence des AA de la


structure hémagglutinine ou neuroaminidase change et, par
la suite, on parle de nouvelles formes du même sous-type de
virus grippal (A ou B);
Ils peuvent déterminer l’apparition des épidémies d’une
ampleur modérée, de saison.
Virus grippal

Shifts antigéniques (variabilité majeure):

 Après un grand intervalle de temps, 2 sous-types


différents de virus grippal entrent simultanément la même
cellule-hôte et peuvent en subir un changement des 8
segments géniques;
Cela donne naissance à de nouveaux sous-types de virus
grippal, au potentiel pandémique dans une population sans
résistance immunitaire.
Source d’infection

L’homme ou l’animal malade, ce qui fait que la grippe soit


considérée anthropozoonose.
Source d’infection

Source d’infection humaine – représentée par:

Un malade en état aigu (contagieux dans les 3-5 premiers


jours de la maladie);
Des personnes avec une infection inapparente
(d’importance majeure);
Des personnes avec une infection latente, ce qui ferait
possible la persistance du virus au niveau de la population
entre les saisons épidémiques;
L’homme est la source principale pour les virus les plus
présents - H1N1, H3N2 et B.
Source d’infection

Source d’infection animale ou extra-humaine


Représentée par les porcs, les chevaux et les autres
animaux/oiseaux sauvages ou domestiques;
On dit que les oiseaux aquatiques représentent la source
principale pour le virus grippal A;
On peut y retrouver :
 Infection aiguë manifestée cliniquement;
 Infection persistante;
 Commensalisme;
 Infection transmise verticalement;
 Infection transmise entre des espèces avec
infections croisées.
Voies et mécanismes de transmission

Transmission- directe, aérogène, par les gouttelettes de


Flugge, surtout dans les espaces fermés;
Il existe la possibilité de transmettre l’infection de la source
d’infection animale à l’homme et, ensuite, la transmission
interhumaine des virus provenant de l’animal.
Population réceptive

La réceptivité de la population est générale;


Plus élevée chez les enfants – les plus efficaces vecteurs de
la grippe;
L’immunité post-infection est spécifique de souche et
définitive;
L’immunité post-vaccination est similaire à la composition
du vaccin et transitoire – une année maximum. Il peut y
avoir une protection croisée face aux souches proches.
Facteurs favorisants du processus
épidémiologique

Facteurs naturels: favorisent la grippe en saison froide


dans la zone tempérée;

Facteurs socio-économiques – interviennent dans la


répandue de la maladie au niveau de la population, surtout
dans les agglomérations humaines de différents types.
Manifestations du processus
épidémiologique

La grippe peut se manifester:

Sporadiquement (type C);


Epidémiquement (type A et B) et
Pandémiquement (type A).

Les épidémies apparaissent exclusivement en saison froide,


en zone tempérée (entre octobre-avril en hémisphère boréale
et mai-septembre en hémisphère australe) et en zone
tropicale, pendant la saison des pluies.
Manifestations du processus
épidémiologique
Manifestations du processus
épidémiologique
Pendant une épidémie, au niveau de la population, on identifie
en principe, une seule souche du virus grippal;

Entre deux périodes inter-épidémiques, le virus grippal


disparaît apparemment (mais il ne faut pas oublier l’infection
latente!)

Les nouvelles souches du virus grippal apparaissent d’habitude,


dans l’Extrême Orient, d’où elles se répandent dans le monde;

Le début de l’épidémie est annoncé par la croissance de


l’absentéisme scolaire et industriel, ainsi que par la morbidité
élevée due aux pneumonies et aux infections grippales;
Origine des shifts antigéniques
Manifestations du processus
épidémiologique
Au cours des 100 dernières années, ont rapporté 5
pandémies (1918, 1957, 1968, 1977 et dernière en
2009).

Grippe espagnole de 1918


Pandémies grippales
H2N2 H2N2
H1N1 H1N1
Pandémique
H3N8 H3N2 H1N1
1895 1905 1915 1925 1955 1965 1975 1985 1995 2005 2010 2015

1889 1900 1918 1957 1968 2009


Grippe Ancienne Grippe Grippe Grippe Grippe
russe Grippe Hong espagnole asiatique Hong Kong Pandémique
H2N2 Kong H3N8 H1N1 H2N2 H3N2 H1N1

Virus grippaux aviaires H9* 1999


H5 1997 2003
H7 1980 1996 2002

1955 1965 1975 1985 1995 2005


Manifestations du processus
épidémiologique
A chaque vague épidémique de grippe, l’incidence des cas croît
rapidement dans les 2-3 premières semaines et baisse
légèrement dans les 4-6 semaines ultérieures;

Entre les épidémies, la grippe se manifeste endémo-


sporadiquement, surtout chez les nourrissons, à partir d’une
immunité collective face à la souche en circulation;

La première vague épidémique d’une pandémie affecte entre


30-50% de la population, en fonction de la structure par
tranches d’âge;

Les vagues épidémiques ultérieures sont d’une ampleur de plus


en plus réduite (une vague dans chaque saison épidémique).
Mesures de prophylaxie et combat

Mesures envers les malades:

Dépistage précoce et isolement à domicile pour 1 semaine


ou
Hospitalisation des personnes à risque et de celles qui ont
des complications.

Mesures envers les suspects:

Identiques à celles mentionnées ci-dessus jusqu’à un


éventuel déni de la maladie.
Mesures de prophylaxie et combat

Mesures concernant les voies de transmission :

Sont celles valables pour les infections aérogènes:


Eviter les agglomérations humaines;
Protection mécanique de la toux et de l’étérnuement,
surtout dans les espaces fermés;
Education sanitaire de la population;
Quarantaine – non pas en grippe de saison;
Interruption de l’activité dans les collectivités d’enfants-
d’habitude, la conséquence de l’absentéisme élevé et non pas
une mesure anti-épidémique.
Mesures de prophylaxie et combat

Mesures envers la population réceptive:

Mesures de croissance de la résistance non-spécifique de


l’organisme (alimentation équilibrée, riche en vitamines,
éviter l’exposition prolongée au froid et la fatigue excessive);
Prophylaxie spécifique par vaccination antigrippale au
moins 2 semaines avant l’apparition d’un epidemie dans
l’aire géographique.
Mesures de prophylaxie et combat

Mesures envers la population réceptive:

Pour la grippe du type A, chimioprophylaxie avec


Amantadine ou Rimantadine;
Protection- environ 70%;
Prophylaxie avec inhibiteurs de neuroaminidase;
Chimioprophylaxie - recommandée aux personnes non-
vaccinées, en cas d’impossibilité de vaccination et aux
personnes avec un grand risque individuel.
Traitement avec inhibiteurs de
neuraminidase (oseltamivir, zanamivir)
Selon les guides CDC, il est recommandé en
cas de grippe confirmés ou suspects-A(H1N1)
2009, s’ils appartiennent aux groupes connus
à grand risque et une évolution sévère:
– Enfants de moins de 2 ans;
– Vieux ≥65 ans;
– Femmes enceintes;
– Personne de tout âge avec une pathologie
chronique, immunosuppression;
– Personnes <19 ans en traitement
chronique par Aspirine.
De la même façon, il faut commencer le plus
vite possible dans les cas sévères - infection
des voies respiratoires inférieures (dyspnée,
tachypnée, hypoxie) ou détérioration
clinique;
L’administration au cours des premières 48
heures diminue la durée, la sévérité, les
complications et les décès.
Situation actuelle en Europe
La saison 2015-2016 a commencé pendant la 52e semaine de
2015 jusqu’à la 20e semaine de 2016, avec un pic pendant la 11e
semaine de 2016;
Les souches prévalentes ont été Influenza A(H1N1)pdm09 et la
souche B/descendenceVictoria;
L’excès de mortalité a été similaire à celui de la saison d’hiver
de 2012–2013 et un peu plus bas que celui de la saison de 2014–
2015.
Infections aux virus paragrippaux

Sont importantes, surtout en pathologie infectieuse respiratoire


aiguë chez l’enfant de moins de 5 ans, avec une forme grave
maximale à l’âge de moins de 6 mois;
Virus paragrippaux (1,2,3,4)- présents dans tout le monde;
Transmission- voie aérogène;
Immunité post-infection- spécifique de type;
Les maladies ont une périodicité de saison d’automne-hiver;
Il n’y a pas d’immuno- ou de chimioprophylaxie spécifique.
Définition

L’infection VIH/SIDA est une maladie transmissible à une


répandue massive et rapide;
Elle correspond parfaitement à la définition du processus
épidémiologique pandémique – agent étiologique nouveau,
transmis rapidement et efficacement, au niveau d’une
population “naïve” du point de vue immunitaire;
Caractéristiques de l’agent étiologique

 Le virus de l’immunodéficience humaine fait partie de la


famille Retroviridae;
Il existe 2 espèces distinctes du point de vue sérologique et
géographique – VIH1 (avec 3 groupes M, N, O) et VIH2;
Ils ont évolué des virus de l’immunodéficience simienne
transmis aux humains par morsure, chasse, consommation de
viande;
Ils restent virulents 3-7 jours, à une température ambientale
et dans un milieu sec, alors que dans un milieu aqueux, plus de
2 semaines;
Les alcools, hypochlorites ou les détergents les rendent inactifs
en concentrations plus basses que celles usuelles (alcool
éthylique 25%), mais en réalité, on utilise: de l’eau oxygénée
6%, alcool éthylique 70°, hypochlorite de Ca et Na 1%,
iodophores 2,5%, glutaraldéhyde 2%, pour 1-5 minutes.
Caractéristiques de l’agent étiologique

 Pour les instruments médicaux on fait la stérilisation par


autoclavage et à l’oxyde d’éthylène;
Pour les instruments qui ne supportent pas de traitement
thermique, on utilise l’immersion en solutions de
glutaraldéhyde 2%, pour 30 minutes;
 Pour le reste, sont valables les recommandations faites en
cas d’hépatites virales;
Processus épidémiologique

Source d’infection – représentée par l’homme infecté,


contagieux pour toute la vie;

Groupes à risque, comme sources d’infection:


Homo- et bisexuels;
Hétérosexuels avec des partenaires des groupes à
risque ou des zones où la transmission hétérosexuelle est
dominante;
Enfants nés des mères infectées au VIH;
Personnes avec maladies transmises par voie sexuelle et
toxicomanes.
Source d’infection

 Le virus est isolé de:

Sang;
Liquide spermatique/sécrétions vaginales;
Salive;
Lait;
Larmes;
Urine;
LCR;
Liquide alvéolaire et liquide amniotique;
Avec un rôle sûr dans la transmission – le sang et les
sécretions génitales.
Voies et mécanismes de transmission

Par contact sexuel non-protégé, exposition au sang et périnatal


(moins souvent par transplantation de tissus et organes infectés
au VIH).
Voies et mécanismes de transmission

Transmission sexuelle – voie principale de transmission dans tout


le monde (80%);
Risque de transmission dépendant de:
Pratiques sexuelles (risque élevé par les pratiques
pénétrantes non-protégées);
Infectivité de la source (plus grande dans les stades finaux);
Nombre de partenaires;
Coexistence d’autres maladies à transmission sexuelle;
Déficit de vitamine A;
Susceptibilité du partenaire – 4 fois plus grande pour le
partenaire réceptif;
Possible par la souche virale.
Voies et mécanismes de transmission

Transmission par le sang et produits du sang


En première place - la transmission par piqûres d’aiguilles et
seringues contaminées, chez les consommateurs de drogues
administrées par voie intraveineuse;
Chez ces personnes, le risque est plus grand selon la durée de
consommation des drogues, l’usage en commun des aiguilles, le
nombre d’injections, la demeure en zones à prévalence élevée de
l’infection VIH;
Le risque d’infection après une transfusion de sang provenant
d’un séropositif est pratiquement de 100%;
Le risque d’infection après une insémination artificielle avec de
la sperme d’un donneur VIH+ est de 3,5%;
Voies et mécanismes de transmission

Transmission par le sang et produits du sang


Le risque de la séroconversion après piqûres d’aiguilles
provenant des patients séropositifs est de 0,5%, mais le risque
individuel est plus grand en cas de:
Lésion profonde;
Faite par aiguilles iv. ou par instruments contaminés;
Patient - source en stade terminal;
En cas d’accident nosocomial on recommande le commencement
de la chimioprophylaxie, en triple association (AZT+3TC+IDV), 1-
2 h après exposition, surveillance sérologique après 6 semaines, 3 et
6 mois et monitoring des réactions adverses.
Voies et mécanismes de transmission

Transmission périnatale – (avec un taux de 25% sans allaiter et


35% en allaitement):
 transplacentaire,
durant l’accouchement – par exposition au sang et aux autres
liquides contaminés;
Postpartum – par allaitement;
Même si le lait maternel contient le virus VIH, dans les pays
pauvres, le risque d’infection chez les enfants allaités est
contrebalancé par les effets bénéfiques contre les maladies
diarrhéiques et respiratoires.
Voies et mécanismes de transmission

Même si le virus VIH a été isolé en salive, le risque de la


transmission salivaire est très réduit et la transmission par
vecteurs n’a pas été prouvée.
Population réceptive

Réceptivité: générale et une fois contractée, l’infection


persiste pour toute la vie;
Facteurs favorisants: affectation des minorités ethniques
et de ceux aux petits revenux, grâce aux concentrations des
facteurs de risque;
Prostitution;
Consommation de drogues;
Promiscuité.
Manifestations du processus
épidémiologique

PANDEMIE

 avec un taux de 5700 de nouveaux cas/jour en


2015;
Situation en Europe

En 2014, plus de 142.000 personnes ont été diagnostiquées avec VIH,


cela étant le plus grand nombre d’infections diagnostiquées et
rapportées jusque là, le long d’une année.
De tous ces cas, 77% ont été diagnostiqués dans l’est de la région et
21% dans l’UE.
On a enregistré une croissance du nombre d’infections chez les
hommes homosexuels dans l’ouest et le centre de la région; chez les
femmes infectées par voie hétérosexuelle, dans l’est de la région.
La transmission par consommation de drogues injectables a continué
de baisser, mais cela représente encore plus d’un quart des nouveaux
cas diagnostiqués dans l’est.
31% des diagnostiqués avec VIH sont des personnes nées en dehors de
la région.
Prophylaxie et combat

Lutte anti – SIDA- 3 objectifs majeurs:

Prévention de l’infection au VIH

Diminution de l’impact personnel et social chez


les séropositifs symptomatiques ou asymptomatiques

Coordination des efforts nationaux et internationaux


Prévention de la transmission

Se base sur l’arrêt de la transmission!

Risque de transmission sexuelle diminué par:


Abstinence;
Protection mécanique;
Diminution du nombre de partenaires;
Changement de comportement sexuel.
Prévention de la transmission

Prévention de la transmission par le sang et produits du


sang se fait par:

Screening des donneurs;


Traitement thermique et avec éthanol des sous-produits;
Limiter les transfusions à des situations strictes;
Pour les toxicomanes – on recommande l’usage correct
des aiguilles et seringues, des programmes qui assurent un
équipement à usage stérile et secondaire, prophylaxie
&traitement en cas de toxicomanie.
Prévention de la transmission

Prévention de l’infection périnatale par:

Conseiller les femmes séropositives de ne pas procréer;


Tester toutes les femmes enceintes, surtout dans les
zones à haute ou moyenne prévalence;
On peut arrêter la grossesse chez les femmes
séropositives (décision appartenant à la mère);
Monitoring de la grossesse et administration du
traitement antirétroviral – ont diminué de 2/3 la
transmission materno-foetale.
Prévention de la
transmission

Prévention de l’infection périnatale par:

Césarienne sélective après 38 semaines chez les femmes


enceintes avec VC˃1000 c/ml ou celles avec VC inconnu;
Eviter complètement l’allaitement;
Tester les nourrissons de moins de 18 mois par l’ADN-
PCR;
Prophylaxie - par administration d’AZT pendant 6
semaines chez les nouveaux-nés provenant des mères avec
traitement ARV correct et AZT+ combinaisons chez ceux
nés des mères n’ayant pas reçu d’ARV.
Prophylaxie spécifique

A l’avenir!

Les plus nombreux essais de vaccination se basent sur


l’induction d’Atc neutralisants avec protéines dans la couche
(gp 120, 160). Ag s’obtiennent par la technologie des
molécules recombinées ou par synthèse chimique;
 Autres produits vaccinaux en recherche :
Vaccin aux protéines noyaux (p17, p24);
Vaccins vivants, moins étudiés;
Vaccins avec Ag recombinés, associés aux adjuvants ou
Vaccins avec Ag recombinés présentés par les vecteurs
vivants – virus vaccinia.
Bibliographie

DAVID.L. HEYMANN. MANUEL DE MANAGEMENT DES


MALADIES TRANSMISSIBLES, 19E EDITION, 2012
EUROPEAN CENTRE FOR DISEASE PREVENTION AND
CONTROL, WHO REGIONAL OFFICE FOR EUROPE.
HIV/AIDS SURVEILLANCE IN EUROPE 2014.
STOCKHOLM: ECDC; 2015.
GUIDS DE PROPHYLAXIE DE LA TRANSMISSION
MATERNO-FOETALE DE L’INFECTION VIH
GLOBAL AIDS UP DATE 2016 GLOBAL AIDS UPDATE —
UNAIDS | 2016
EVOLUTION DE L’INFECTION VIH/SIDA EN ROUMANIE
30 JUIN 2016
Images – source
Internet