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À Paris, le mercredi 26 juin 2013

À l ʼ adresse de :

Messieurs Yves LÉVY et Yves MATILLON, Monsieur Djilali ANNANE et Madame Eve PARIER. Copie à :

L ʼ ensemble des membres du groupe expérimentation PACES

Madame, Monsieur

L ʼ article 22 du projet de loi sur l ʼ enseignement supérieur et la recherche prévoit la mise en place d ʼ expérimentations pour l ʼ entrée dans les études de santé. Ainsi, vous avez créé un groupe de travail permettant d ʼ échanger sur la qualité et la pertinence des projets présentés par les universités.

Cette réforme de l ʼ accès aux études de santé se veut être une rupture avec le système précédent de la PACES, afin d ʼ aboutir à une meilleure orientation et une diminution du gâchis humain. À l ʼ aube d ʼ une réforme globale du système d ʼ enseignement supérieur et d ʼ une réforme du système de santé, avec le développement du travail en équipe pluridisciplinaire, il convient de construire une réforme réellement ambitieuse et novatrice. Les projets examinés par le groupe de travail sont d ʼ ailleurs très variés et concernent de multiples filières, loin de se limiter aux filières de la PACES. Citons par exemple les projets de Paris et d ʼ Angers.

Nous vous avions adressé un courrier le 31 mai afin de vous alerter sur l ʼ importance d ʼ inclure l ʼ ensemble des filières de santé potentiellement concernées par ces expérimentations. Nous constatons pourtant que seuls les représentants des filières d ʼ odontologie, médecine, maïeutique et pharmacie sont actuellement membres du groupe de travail.

Après 4 semaines, cette lettre reste toujours sans réponse. Pis encore, le groupe de travail se réunit aujourd ʼ hui sans les filières que nous représentons. Il est inadmissible que de tels projets n ʼ impliquent pas la concertation de toutes les parties concernées. Il est inacceptable qu ʼ une demande commune des organisations étudiantes représentant les filières paramédicales, soit plus de 100 000 futurs professionnels de santé, soit ignorée de la sorte.

Comment apprendre aux futurs professionnels à travailler ensemble, à partager une culture commune du soin, si nous appliquons une dichotomie médical/paramédical dès la conception de la première année d ʼ étude ? Seul un projet global, même s ʼ il abouti à des parcours différents, pourra être cohérent.

Nous vous appelons à mettre en œuvre la politique affichée de dialogue social et à organiser des groupes de travail incluant les organisations représentant les étudiants des différentes filières de santé. Les étudiants sont investis dans le paysage de l ʼ enseignement supérieur et de la recherche et ont maintes fois fait preuve de leur pertinence et de leur légitimité à travailler sur les problématiques de leur formation. Ils sont force de propositions et source de dynamisme.

Nous sommes convaincus que vous saurez répondre aux enjeux de cette réforme, en allant au-delà des simples aspects juridiques actuels, et que vous permettrez ainsi de répondre aux besoins des étudiants, du système de formation, du système de santé, et des patients.

Dans

l ʼ attente

de

votre

réponse,

l ʼ expression de nos salutations distinguées.

Anne BOULANGER Présidente de la FNEO

Mathieu NOIROT Président de la FNEK

nous

vous

adressons,

mesdames,

Karina DURAND Présidente à la FNESI

Jean-Loup VASSEAUX Président de l ʼ UNAEE

messieurs,