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UNIVERSITE LIBANAISE FACULTE DE GENIE BRANCHE I

UNIVERSITE LIBANAISE FACULTE DE GENIE BRANCHE I RAPPORT DE PROJET DE FIN D'ETUDES Effectué au Laboratoire

RAPPORT DE PROJET DE FIN D'ETUDES

Effectué au Laboratoire Composants et Systèmes pour Télécommunication de L’INSA de Rennes, France

par

Alaeddine AL-FAWAL

en vue de l’obtention du

Diplôme d’Ingénieur en Eléctricité et Eléctronique Option Télécommunication et Informatique

De l’Université Libanaise Faculté de Génie I

Sujet :

Conception et Réalisation de Réseaux d’Antennes pour les Mesures de Propagation et de Transmission Application aux Réseaux de Communication sans Fil UMTS, WLAN, WLL ET HIPERLAN/2

Dirigé par :

Jean Marie FLOC’H

Ronan COSQUER

Ingénieur d'études au LCST

Doctorant au LCST

Soutenu le 9 juillet 2001 devant le jury :

Youssef DAHER

Mustapha ZIADEH

Bassem BAKHACHE

Professeur et directeur de la Faculté de Génie I

Professeur à la Faculté de Génie I

Professeur à la Faculté de Génie I

REMERCIEMENTS

D’abords, je profite de cette occasion pour adresser mes sincères remerciements à Dr Ata JABBOUR, doyen de la Faculté de Génie de l’université libanaise, Dr Youssef DAHER, le directeur de la Faculté de Génie Branche 1, ansi que Dr Khaled MOUCHREF, le chef de département Eléctricité-Eléctronique-Informatique, pour leur gestion sage et les bonnes conditions d’études qu’ils nous ont procurés. Je tiens à remercier le cadre administratif dans le Laboratoire Composants et Systèmes pour Télécommunication de l’INSA de Rennes, en particulier Monsieur le Professeur Jacques CITERNES pour m’avoir accueilli dans son laboratoire. Je tiens également à remercier mes responsables Dr Youssef DAHER, Dr Mustapha ZIADEH et Dr Bassem BAKHACH pour l’attention qu’ils m’ont prêtée pendant toute la durée de mon stage. Ce travail ne serait rien sans l’omniprésence à mes côtés de monsieur le professeur Ghaïs EL ZEIN, responsable de l’équipe Télécommunication. Il m’a fait bénéficier de ses conseils et de ses compétences, soulignant ainsi l’intérêt constant qu’il porte à mes travaux. Je le remercie pour sa pédagogie, sa patience, sa disponibilité et son dévouement. Je remercie vivement Messieurs Jean Marie FLOC'H et Ronan COSQUER, ingénieur d'études et doctorant au LCST, de m'avoir encadré durant ce stage et surtout Ronan pour son soutien, son conseil et sa disponibilité durant toute cette période. Ma pensée va aussi à l'ensemble du personnel du LCST ainsi qu'à toutes les personnes que j'ai rencontrées durant ces quatre mois, pour leur sympathie et leur aide.

RESUME

Ce projet s'inscrit dans le cadre des deux projets RNRT-SIMPAA et Accès Radio- ANVAR. Il consiste à concevoir et à réaliser deux types d'antennes qui servent en deux applications différentes.

Le premier type sera utilisé dans la transmission binaire. Il est destiné à des applications grand public. Ce qui fait du faible coût et de l'encombrement des contraintes principales à respecter. La norme adoptée dans cette application nécessite une large bande passante. Elle est de 200 MHz pour l'antenne qui résonne à 3.5 GHz et de 600 MHz pour l'antenne qui résonne à 5.7 GHz. Pour les réaliser, nous avons choisi une structure trois couches-deux dipôles.

Le deuxième type est destiné aux mesures de propagation. Ce sont deux antennes qui résonnent respectivement à 2.2 GHz et à 3.5 GHz. Le cahier de charge impose une large bande passante, une polarisation rectiligne pure et une ouverture de 60°. Pour l'antenne 2.2 GHz, la structure utilisée est quatre couches-trois dipôles, tandis que l'antenne 3.5 GHz possède la structure trois couches-deux dipôles.

Ces antennes sont parfaitement simulées. La réalisation a vérifié leurs caractéristiques et elle a bien démontré leur faisabilité.

Mots clés:

Antennes imprimées, antennes pour mesures de propagation, antennes pour transmissions, réseaux d'antennes, antennes intelligentes, projet SIMPAA, projet Accés Radio ANVAR, sondeur.

ABSTRACT

This project joins within the framework of the two projects RNRT-SIMPAA and Radio- access ANVAR. It consists in conceiving and in realizing two types of antennas which serve in two different applications.

The first type will be used in the binary transmission. It is intended for applications general public. What makes of the low cost and the congestion of the main constraints respect. The standard adopted in this application requires a wide busy bandwidth. it is 200 MHz for the antenna which operate at 3.5 GHz and with 600 MHz for the antenna which operate to 5.7 GHz. To realize them, we chose a structure three dipoles- two layers.

The second type is intended for the measures of propagation. It is two antennas that operate respectively at 2.2 GHz and at 3.5 GHz. The responsibility imposes a wide bandwidth, a pure rectilinear polarization and a beam width of ± 60 °. For the antenna 2.2 GHz, the used structure is four dipoles-three layers, whereas the antenna 3.5 GHz possesses the structure three dipoles-two layers.

These antennas are perfectly simulated. The realization verified their characteristics and it demonstrated well their feasibility.

Présentation du Laboratoire Composants & Systèmes pour Télécommunications (LCST)

1 L'URER

L'Unité de Recherche en Electronique de Rennes (URER) est une unité de recherche CNRS (FRE 2273), construite sur l'Université de Rennes I et l'INSA (qui sont deux Etablissements Publics d'Enseignement Supérieur indépendants juridiquement situés sur le même Campus). Cette unité rassemble environ 100 personnes, dont 30 enseignants- chercheurs, 10 ITA et 30 thésards. Ses activités relèvent des domaines des composants et des systèmes électroniques et s'appliquent aux télécommunications et aux radars.

2 Le LCST/INSA

Le Laboratoire Composants et Systèmes pour Télécommunications (LCST) est la "pro parte INSA" de l'URER. D'abord construit en 1981 sur le thème des techniques et des technologies microélectroniques pour les circuits et les antennes micro-ondes, le champ d'investigation de ce laboratoire s'est élargi vers les Radiocommunications en 1984 et vers le Radar en 1988 en veillant toujours à associer étroitement la technique et la technologie. Dans l'URER, le LCST est le centre de ressources et de compétences de la filière de formation d'ingénieurs INSA "Electronique et Systèmes de Communications" (ESC) et du DEA Electronique de Rennes. Il est actuellement organisé en trois groupes :

Le groupe Hyperfréquences est spécialisé depuis sa création en 1981, dans la modélisation électromagnétique de circuits et d'antennes hyperfréquences réalisées à partir de technologies microélectroniques.

Le groupe Télécommunications est spécialisé depuis sa création en 1984, dans la conception et la réalisation de nouveaux systèmes de communications numériques.

Le groupe Radar est spécialisé depuis sa création en 1988, dans l'étude des phénomènes de diffraction et de détection Radar.

3 Groupe "Télécommunications"

Ce projet de fin d'études a été mené au sein du groupe Télécommunications. La plupart des études menées par ce groupe portent sur l'interaction entre les phénomènes de propagation et les performances des systèmes de communications. En effet, les travaux de recherche développés concernent la conception et la réalisation de nouveaux systèmes performants, destinés aux communications numériques à hauts débits et impliquant aussi bien les canaux hertziens (urbain, troposphérique, intra-bâtiment) que les liaisons filaires (intra-véhicule).

Les différents travaux effectués sont orientés selon deux axes principaux :

- l'étude des phénomènes de propagation,

- l'étude de nouveaux systèmes de communications.

SOMMAIRE

Introduction :……………………………………………………………… 1

Chapitre I : CADRE DU PROJET :………………………………………3

I.1 Introduction :…………………………………………………………………… 4

I.2 Etat actuel et besoins :……………………………………………………………4

I.2.1 Trajets multiples :………………………………………………………………… 4

I.2.2 Interférences des signaux :………………………………………………………

5

I.3 Réseaux d’antennes :……

……………………………………………………

5

I.4 Sondeur :………………………………………………………………………… 7

I.5 Contexte du projet :……………………………………………………………….8

I.5.1 SIMPAA SImulateur Matériel de Propagation pour Antennes Adaptatives :8

I.5.2 ANVAR :………………………………………………………………………………9

I.5.3 CONTEXTE :………………………………………………………………………. 9

I.5 Cahier de charge :………………………………………………………………10

10

I.5.2 Antennes pour transmission :……………………………………………………10

I.6 Conclusion :…………………………………………………………………….11

I.5.1 Antennes pour mesures de propagation :……………………………………

Chapitre II : RAPPELS THEORIQUES :……………………………

12

II.1 Introduction : …………………………………………………………………13 II.2 Caractéristiques des antennes :……………………………………………… 13

II.3 Choix de la technologie des antennes imprimées :…………………………

15

II.4 Description de l’antenne imprimée :…………………………………………15

16

II.4.1 Substrats :………………………………………………………………………

II.4.2 Méthodes d’alimentation :……………………………………………………. 16

II.4.3 Caractéristiques de base :……………………………………………………

18

II.4.4 RAYONNEMENT :……………………………………………………………

19

II.4.5 LA MISE EN RESEAU D'ANTENNES IMPRIMEES :……………………. 20

II.5 Modélisation de l’antenne (logiciel ADS Momentum) :……………………. 21

II.6 Conclusion :………………………………………………………………… 22

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite :………………………………23

III.1 Introduction :………………………………………………………………

24

III.2 Structure adoptée :…………………………………………….…………

24

III.2.1 Choix des dipôles :……………………………………………………………

24

III.2.2 Choix de l’alimentation :……………………………………………………

25

III.2.3 Choix du substrat :……………………………………………………………

26

III.3 Optimisation des paramètres :…………………………………….………

27

III.4 Simulation :………………………………………………………………….30

III.5 Réalisation de la maquette :…………………………………………………32

III.5.1 Etapes de réalisation :…………………………………………………………32

33

III.6 Changement de cahier de charge :…………………………………………. 35

III.7

35

III.5.2 Résultats de réalisation :……………………………………………………

Conclusion :………………………………………………………………

Chapitre

IV : Simulation des Antennes Large Bande :……………… 36

IV.1 Introduction :………………………………………………………………

37

A : Antenne 2.2 GHz :…………………………………………………

37

IV.A.1 Résumé de l'étude précédente :……………………………………………37

38

IV.A.2.1 Structure trois couches - deux dipôles :…………………………………. 39

IV.A.2 Structure adoptée :………………………………………………………

IV.A.2.2 Structure quatre couches-trois dipôles :………………………………… 40

IV.A.2.3 Choix des différents éléments :…………………………………………….40

IV.A.3 Optimisation des paramètres :…………………………………………42

44

IV.A.4 Simulation :………………………………………………………………

IV.A.5 Interprétation des résultats :46

B - Antennes 3.5 GHz et 5.7GHz large bande :………………………

47

IV.B.1 Structure adoptée :………………………………………………………

IV.B.2 Paramètres :………………………………………………………………. 48

47

IV.B.3 Simulation :……………………………………………………………… 48

IV.B.4 Interprétation des résultats :………………………………………………51

IV.B.5 Conclusion :………………………………………………………………. 52

V.1 Introduction :………………………………………………………………….55

55

V.2.1 Analyseur de réseaux :………………………………………………………… 55

V.2 Appareils de mesure

V.2.2 Chambre anéchoïde :…………………………………………………………

56

V.2.3 Manipulation et appareillage de mesure :…………………………………

57

V.3 Défauts de réalisation :……………………………………………………

59

V.4 Réalisation de l’antenne 2.2 GHz :…………………………………………

60

V.4.1 Correction :………………………………………………………………………61

V.4.2 Interprétation des résultats :…………………………………………………

64

V.5 Réalisation de l’antenne 3.5 GHz :…………………………………………

65

V.6 Conclusion :…………………………………………………………………

68

CONCLUSION GENERALE :…………………………………………

69

ANNEXES:………………………………………………………………

72

BIBLIOGRAPHIE :………………………………………………………76

INTRODUCTION

INTRODUCTION

Les communications sans fil voient une évolution rapide avec une vitesse exponentielle mais, victimes à ses succès, elles arriveront à saturation d’ici quelques années à cause de la limitation du spectre radio. Jusqu’à présent, les techniques employées pour accroître la capacité du système étaient l’accès multiple en temps et fréquence et le découpage en cellules.

Pour répondre à l’explosion des applications multimédia, la prochaine génération des réseaux de communication sans fil devra être en mesure de transmettre des signaux très haut débit, avec différentes qualités de services, tout en permettant un déploiement rapide et une forte pénétration du marché, ce qui implique la nécessité d’améliorer les performances des systèmes et d’augmenter leurs capacité spectrales. Ces nouveau systèmes mettront en oeuvre des réseaux d’antennes adaptatives. Grâce à l’apparition de nouvelles méthodes d’accès telles que le SDMA (Spatial Division Multiple Access), ces antennes intelligentes permettront d’augmenter la capacité des systèmes radiomobiles, en réduisant les interférences co-canal des cellules voisines et en autorisant même l’utilisation d’un même canal par plusieurs utilisateurs. Les performances attendues dépendent étroitement des propriétés spatio-temporelles du canal de propagation qu’il est nécessaire de caractériser et de modéliser.

Dans ce sens deux projets ont lieu :

Le premier est le projet SIMPAA qui a pour but l’étude et la réalisation d’un simulateur matériel de canaux multicapteurs adaptés au futur UMTS. Le deuxième est le projet accès radio (ANVAR) qui est en coopération avec la société SACET. Ce denier est divisé en deux parties :

La première est destinée à sonder les canaux de propagation des bandes ISM, WLAN et HIPERLAN/2.

La deuxième est destinée à la conception des antennes de transmission pour ces mêmes bandes. Alors que le sujet de ce stage, qui s’est déroulé dans le LCST à l’INSA de Rennes, concerne ces deux projets et porte sur l’étude et la réalisation des réseaux d’antennes pour différentes bandes de fréquences ( 2.2 ; 2.4 ; 3.5 ; et 5.7 GHz ). Ces réseaux doivent servir dans deux types d’application :

Dans la première application, il s’agit de réaliser des antennes pour faire des mesures de propagation pour le sondage du canal. Dans ce cas on a des contraintes un sévères sur la largeur de la bande, l’ouverture et la polarisation. Tandis que dans la deuxième application, les antennes seront étudiées pour être utilisées dans un contexte de transmission binaire dans une plateforme MIMO. Les contraintes à respecter maintenant sont celles du coût, de la simplicité et de l’encombrement. Toutefois, mon stage a été divisé en 4 grandes parties :

Une phase bibliographique :

Simulation et conception des antennes bande étroite pour la transmission binaire .

Simulation et conception des antennes large bande pour des mesures de propagation

Réalisation et mesures dans la chambre anéchoïde.

Pour cela le rapport est rédigé comme suit :

Chapitre I :

Dans ce chapitre, on verra l’état actuel de la communication mobile, ses problèmes, la nécessite des antennes intelligentes et ses applications. On présente les deux projets SIMPAA et Accès Radio tout en précisant le but de mon travail et le cahier de charge.

Chapitre II :

Il contient une description générale des antennes et leurs propriétés, un rappel théorique sur les antennes imprimées dans laquelle je vais à mentionner rapidement les caractéristiques de base de cette technologie et les équations que j’ai utilisées. Enfin, il y a une présentation du logiciel ADS-Momentum qui sert à modéliser et simuler les antennes imprimées.

Chapitre III :

Ce chapitre parle de la conception des antennes bande étroite. Il explique le choix de la structure adoptée, les différents éléments utilisés et la procédure d’optimisation de leurs paramètres. Il met en œuvre les simulations effectuées, la réalisation de ces antennes et une comparaison de leurs résultats. Notons qu’un changement de cahier de charge aura lieu dans ce chapitre, il est bien expliqué.

Chapitre IV :

Dans chapitre, j’ai mis en relief les conception des antennes large bande. Il présente les difficultés trouvées dans cette phase, les problèmes et comment ils ont été résolus. Il détaille la structure choisie et son objectif, tout en donnant les résultats de simulations et en vérifiant la compatibilité avec les contraintes imposées par le cahier de charge.

Chapitre V :

C’est le dernier chapitre, il comporte les résultats de réalisation des antennes large bande. Il démontre la faisabilité de ces antennes et qu’elles vérifient complètement le cahier de charge.

C

H

A

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I

T

R

E

I

CADRE

DU

PROJET

Chapitre I : CADRE DU PROJET

I.1 Introduction :

Les opérateurs sont amenés à densifier leur réseau : ils augmentent le nombre de stations de base et réduisent la taille des cellules (une cellule est la zone couverte par une station de base). Cette évolution rapide de la communication mobile et l’introduction des applications multimédia exigent l’amélioration des performances des systèmes et l’augmentation de l’efficacité spectrale [1]. Pour assurer ces objectifs et afin d'éviter les problèmes qui s’y opposent, on a recours à utiliser des réseaux d’antennes ou bien des antennes intelligentes.

I.2 Etat actuel et besoins :

Le développement des communications sans fil est en forte expansion. Ceci est dû à la forte croissance des demandes de services multimédia : voix, donnée et vidéo. Elles doivent en outre supporter les déplacements des utilisateurs, ainsi que des changements de configuration de l’environnement et permettre la transmission de débits élevés [2]. Pour répondre à ces besoins, ces systèmes doivent améliorer la qualité de leurs liaisons et exploiter d'une manière optimale le spectre radio. Mais ces objectifs sont ralentis par des problèmes qui dépendent du canal et de son environnement. Ces problèmes sont principalement dus aux trajets multiples et aux interférences qui peuvent dégrader sérieusement la qualité de la transmission.

I.2.1 Trajets multiples :

Le canal de propagation radioélectrique entre une station fixe et une station mobile est caractérisé par l’existence de trajets multiples. Contrairement à d’autres types de transmission (faisceaux hertziens par exemple) où l’on essaye de se placer dans les meilleures conditions, la communication avec les mobiles s’avère plus délicate à cause de la mobilité d’une des extrémités. De plus, le mobile est dans la plupart des cas en non-visibilité de la station de base. A la station de base, le signal est émis dans une certaine ouverture. Suivant leur direction d’émission, les ondes empruntent des chemins différents. En fonction du type d’obstacles (bâtiment, relief, végétation) rencontrés sur leur parcours, elles subissent des phénomènes de réflexion, de réfraction, de diffraction et

Chapitre I : Cadre du Stage

de diffusion. Il en résulte une multitude de trajets élémentaires au niveau du récepteur (Figure I.1), caractérisés chacun par un retard, une atténuation et un déphasage propres [1], [2], [3].

, une atténuation et un déphasage propres [1], [2], [3]. Figure I.1 : Propagation par trajets

Figure I.1 : Propagation par trajets multiples

I.2.2 Interférences des signaux :

Dans les systèmes actuels, on évite l’utilisation des porteuses consécutives sur la même station de base afin de minimiser les interférences entre canaux adjacents ou la même porteuse dans les cellules voisines afin de réduire l’interférence co-canal entre les signaux [4].

I.3 Réseaux d’antennes :

Ces dernières années, le domaine des communications mobiles sans fil s'est développé avec une vitesse spectaculaire Afin d’accroître les débits de transmission et répondre à l’augmentation du trafic, l’utilisation de réseaux d'antennes ou d'antennes dites "intelligentes" sont proposées pour les futurs systèmes de télécommunications mobiles [1], [3], [4]. De nombreuses études ont démontré que l'utilisation des réseaux d'antennes dans les systèmes de télécommunications mobiles, améliore les performances des systèmes, augmente la capacité et l'efficacité spectrale en autorisant la transmission, sur la même ressource radio (même fréquence, même intervalle de temps ou même code), de plusieurs communications à partir d'une même station de base. Grâce à une combinaison appropriée des signaux reçus sur les différentes antennes, il est possible d'isoler un signal utile d'un ensemble de signaux reçus

Chapitre I : Cadre du Stage

dans la même bande de fréquence (filtrage spatial). De même, en émission, un système

multicapteur peut par pondération former un faisceau vers le mobile utile et le suivre tout au

long de sa communication (planification dynamique). Dans les deux cas, le niveau de

brouillage est réduit et la portée accrue. Ces techniques permettent d'accroître de façon

significative la capacité des réseaux radiomobiles.

D'une manière générale, on peut distinguer trois types d'antennes [4]:

Réseaux d'antennes déphasées : Un réseau d'antennes déphasées est un réseau de simples antennes telles
Réseaux d'antennes déphasées :
Un réseau d'antennes déphasées
est un réseau de simples antennes telles que des
antennes omnidirectionnelles, il combine les signaux incidents sur ses antennes pour
former la sortie du réseau. Chaque antenne forme un élément du réseau. La direction
du lobe principal est ajustée par les phases entre les différents éléments [5].
Antenne adaptative :
Le terme "antenne adaptative" est utilisé pour le réseau quand les pondérations en gain
et en phase sur les différentes branches de réception sont modifiées avant d'être
combinées pour ajuster le gain et la directivité du réseau d'une façon dynamique
(Figure I.2).
sortie
Unité de contrôle de
pondération
Figure I.2 : Structure d’une antenne adaptative
Antenne à pondération optimale [5] :

Une antenne à pondération optimale est celle dans laquelle le gain et la phase de

chaque élément sont ajustés pour atteindre une performance optimale de ce réseau. Par

Chapitre I : Cadre du Stage

exemple, pour obtenir un rapport signal sur bruit (SNR) maximal à la sortie, en annulant les interférences non désirées et en recevant les signaux désirés dans une direction donnée sans distorsion, il existe une seule manière d'ajustement du gain et de la phase de chaque élément. Mais cette opération présente une grande complexité surtout lorsque l'ajustement est dynamique.

Notons que l’efficacité des réseaux n’apparaît pas que s’ils sont bien adaptés au canal u tilisé, alors on doit d’abord sonder le canal, c.à.d extraire sa fonction de transfert ou bien sa réponse impulsionnelle, par un système de mesure (sondeur) pour qu’on puisse le modéliser.

I.4 Sondeur :

Pour qu'u n opérateur puisse bien choisir les techniques numériques à utiliser et l'électro nique qui est derrière les réseaux d'antennes, il faut connaître les paramètres caractéristiques du canal de propagation c.à.d. le caractériser dans le domaine spatio- temporel en mesurant le retard et l’angle d'arrivée des différents trajets multiples composant la réponse impulsionnelle du canal [3]. La discrimination temporelle est inverseme nt liée à la largeur de bande du signal. Dans n otre cas cette bande est de 100 MHz à - 3 dB, ce qui permet de détecter un retard de 10 ns entre deux signaux ayant la même source mais subissant des phénomènes de propagation différents. Ce retard correspond à une séparation de 3 m entre les distances parcourues par deux trajets différents. Pour mesurer les angles d'arriv ées, soit on utilise une antenne très directive, par exempl e une antenne parabolique, mais le temps de révolution est trop long et cette méthode ne nous permettra de faire des mesures que dans des milieux stationnaires. Afin d'effectuer une caractérisation 3D (retards, angles et Doppler) sur des canaux variant dans le temps, nous choisissons d'utiliser une autre méthode. Cette méthode consiste à utiliser un réseau linéa ire d'antennes, ainsi la direction d'arrivé e sera calculée à partir des différences de phase sur les différents éléments des signaux incidents (Figure I.3).

Les avantages de cette méthode sont les suivants [6]:

cette structure possède des propriétés d'invarianc es translationnelles, qui sont utilisées par les algorithmes de haute résolution JADE et ESPRIT,

Chapitre I : Cadre du Stage

l’utilisation d'un "switch" ayant une bonne vitesse de commutation, permet de réaliser

rapidement les mesures sur les différents capteurs. Cela laisse supposer que

l'environnement reste stationnaire durant la phase de mesure et permet la mesure d'un

Doppler élevé. Direction θ d'arrivée des ondes d i i+1 i+2 i+3
Doppler élevé.
Direction
θ
d'arrivée
des ondes
d
i
i+1
i+2
i+3

Figure I.3 : Réseau linéaire d'antennes

Alors les antennes utili

sées pour le sondeur doivent avoi

la bande passante, la polarisation, le gain et

l’ouverture

r des contraintes sévères pour

I.5 Contexte du projet :

Pour appliquer les techniques te lles que l'accès multiple par répartition d'espace

( SDMA) ou le codage espace tem ps aux nouveaux systèmes de communications sans fil,

plusieu rs projets de recherche sont lancés au LCST

Toutefois, mon stage s’inscrit dans le cadre de 2 projets en particulier, ce sont :

Le projet national RNRT - SIMPAA.

Le projet régional ANVAR.

I.5.1

SIMPAA : SImulate ur Matériel de Propagation pour Antennes

Adaptatives :

Dans le domaine du contrôle du spectre, les équipements utilisés disposent de réseaux

de capteurs afin

sensibi lité des équipements par combinaison adaptative des signaux reçus sur les capteurs.

d’effectuer une estimation de direction d’arrivée et/ou d’améliorer la

Le projet SIMPAA est un projet RNRT (Réseau National de la Recherche en

Télécommunications). Il a pour but l'étude et la réalisation d'un simulateur matériel de can al

Chapitre I : Cadre du Stage

multicapteurs adapté au futur système UMTS. Ce type de produit permet de reproduire des

modèles du canal de propagation radiomobile. Ces modèles peuvent être statistiques,

enregistrés ou déterministes [7].

Pour aboutir à des modèles statistiques ou enregistrés, il est nécessaire d'effectuer des

mesures de propagation, en mettant en œuvre un sondeur permettant d'extraire les

caractéristiques spatio-temporelles du canal de propagation.

Les applications sont nombreuses : test d'équipements radio (stations de base et

mobiles), contrôle du spectre

I.5.2 ANVAR :

collabo

Le deuxième est le projet régional ANVAR portant sur les réseaux d'accès radio, en

ration avec la socié

té SACET. Ce projet est divisé en deux parties :

La première est destinée à concevoir et réaliser des antennes large bande, pour sonder les canaux de propagation dans les bandes ISM, WLAN et HIPERLAN/2.

La deuxième est destinée à la conception et la réalisation des an tennes de transmission pour ces mêmes bandes.

I.5.3

CONTEXTE :

Mon projet s'est déroulé au sein du laboratoire LCST (Laboratoire Composants et

ons) à l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de

Rennes , en France.

Le LCST développe des sondeurs de canaux permettant la détermination conjointe des

directions d'arrivée , des retards relatifs et des Dopplers afin de mieux connaître les

mécani smes de propagation des ondes. En effet, une modélisation réaliste du canal de

S ystèm

es pour Télécommunicati

propagation, basée sur la connaissance de ces paramètres caractéristiques, permet d'envisager

un dimensionnement correct des systèmes de transmissions numériques.

Ainsi, le sujet de ce stage concerne ces deux projets et porte sur l’étude et la

réalisation des réseaux d’antennes pour différentes bandes de fréquences (2.2 ; 2.4 ; 3.5 et 5.7

GHz).

Il est clair qu'il s'agit de deux types d’applications :

La première consiste à réaliser des antennes pour effectuer des mesures de

propag ation pour le sondage du canal, donc pour le sondeur développé au LCST. Dans ce cas

on a des contraintes très sévères sur la largeur de la bande, l’ouverture et la polarisation.

Chapitre I : Cadre du Stage

Tandis que dans la deuxième, les antennes seront étudiées pour être utilisées dans un contexte de transmission binaire dans une plate- forme MIMO. Les contraintes à respecter dans ce cas sont celles du coût, de la simplicité et de l’encombrement.

I.5 Cahier de charge :

Comme

on

a

vu

précédemment,

il

y

a

deux

types

d’antennes

à

réaliser

qui

correspondent à deux types d’applications : mesures de propagation et transmission.

I.5.1 Antennes pour mesures de propagation :

Fréquence de résonance : 2.2 GHz et 3.5 GHz.

Gain : le gain doit être supérieur à 0 dB dans la bande passante et constant.

Bande passante : une large bande passante, d'environ 180 MHz à –10 dB.

Polarisation : rectiligne verticale pure.

Ouverture de rayonnement : ± 60° pour chaque élément dans le réseau.

Technologie utilisée : antenne imprimée.

Type d'alimentation: l'antenne doit ê tre alimentée par une ligne microruban, d'épaisseur 17 µm.

Matériaux : la couche qui est entre le plan de masse et la ligne d’alimentation est en FR4, de permittivité εr = 4.3 et d’épaisseur 0.8 mm. Tandis que les autres

couches diélectrique s sont en mousse : εr =1.06.

Impédance de la ligne d’alimentation : est égale à l’impédance du câble coaxial, qui est de 50 Ω.

Connecteur : SMA femelle.

Espacement : la distance entre 2 éléments du réseau est λ 0 (λ 0 = longueur d’onde dans l’air ).

Divers : Encombrement, coût et complexité quelconques.

I.5.2 Antennes pour transmission :

Fréquence de résonance : 2.4, 3.5 et 5.7 GHz.

Gain : le gain doit être supérieur à 0 dB dans la bande passante et constant.

Bande passante : étroite de l’ordre de 1 % de la fréquence centrale.

Coût : faible.

Chapitre I : Cadre du Stage

Encombrement : limité.

Structure : simple.

Technologie utilisée : antenne imprimée.

Type d'alimentation: l'antenne doit être alim entée par une ligne microruban, d'épaisseur 17 µm.

Matériaux : la couche qui est entre le plan de masse et la ligne d’alimentation est en FR4, de permittivité εr = 4.3 et d’épaisseur 0.8 mm. Tandis que les autres

couches diélectrique s sont en mousse : εr =1.06.

Impédance de la ligne d’alimentation : est égale à l’impédance du câble coaxial, qui est de 50 Ω.

Connecteur : SMA femelle.

Espacement : la distance entre 2 éléments du réseau est λ 0 (λ 0 = longueur d’onde dans l’air ).

L’ouverture et la polarisation ne forment pas de contraintes sévères.

I.6 Con clusion :

Les réseaux d’antennes vont être largement utilisés dans les prochains systèmes de c ommunications sans fil, tout en se basant sur la technologie SDMA et en utilisant les techniques de hautes réso lutions. Dans ce but, et pour bien adapter les systèmes utilisés aux canaux, les efforts sont maintenant consacrés à modéliser les canaux multicapteurs moyennant un simulateur. Ce dernier nécessite un sondeur pour les caractériser dans les deux domaines : spatial et temporel. Alors cette étude porte sur la conception et la réalisation de deux types de réseaux. Le premier, de large bande passante, sera utilisé pour le sondage des canaux, tandis que le deuxième sera utilisé pour la transmission des données binaires dans un contexte MIMO. Le chapitre qui suit présentera des généralités sur les antennes et rappelle les bases théoriques des antennes imprimées.

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RAPPELS

THEORIQUES

Chapitre II : RAPPELS THEORIQUES.

II.1 Introduction :

Dès l'origine, l’antenne est l’élément qui est utilisé pour diffuser les ondes éléctromagnétiques par rayonnement. Elle joue deux rôles réciproques : la transmission et la réception [4], [8]. Ainsi, dans une chaîne de communication, elle est toujours le premier élément dans une chaîne de réception ou le dernier élément d’une chaîne d’émission. Il y a une grande variété de techniques pour réaliser les antennes, chacune d’elles possède ses propres caractéristiques et sert à une application bien déterminée. Ce chapitre rappelle les principales caractéristiques des antennes et leurs technologies. L'accent est ensuite porté sur les antennes en technologie imprimée.

II.2 Caractéristiques des antennes :

Dans les communications sans fil, chaque application met en relief certaines caractéristiques des antennes. D'une manière générale, une antenne utilisée dans un type d’application ne peut pas l'être dans d’autres. Une antenne peut être caractérisée par [9]:

Représentation en quadripôles :

Une antenne peut être représentée comme un quadripôle (Figure II.1), défini par les

paramètres S :

A 1 A 2 S 11 S 22 S 12 S 21 B 1 B
A 1
A 2
S
11
S
22
S
12
S
21
B 1
B 2
Figure II.1 : Représentation en quadripôle

A 1 , A 2 , B 1 et B 2 sont des ondes de puissance. On a les relations suivantes :

B 1 = S 11 ×A 1 + S 12 ×A 2

BB 2 = S 21 ×A 1 + S 22 ×A 2

B

(2.1)

(2.2)

Chapitre II : Rappels Théoriques

Le coefficient S 11 correspond à la réflexion en entrée des quadripôles lorsque A 2 = 0.

Le coefficient S 12 représente la transmission de la puissance entrant en sortie vers

l’entrée lorsque A 1 = 0.

Le coefficient S 21 est le gain du quadripôle lorsque A 2 = 0.

Le coefficient S 22 est la réflexion en sortie du quadripôle lorsque A 1 = 0.

Coefficient de réflexion S 11 :

Le coefficient de réflexion S 11 met en évidence l’absorption de l’énergie par l’antenne. C’est sur ce paramètre que l’on se base lors de l’optimisation.

Directivité :

Elle indique la concentration du rayonnement dans une direction donnée.

Considérons deux antennes, la première est isotrope idéale et la deuxième est

quelconque, caractérisées respectivement par J 0 (θ,ϕ) et J(θ,ϕ), les intensités de rayonnement

pour la même puissance rayonnée. Alors la directivité de la deuxième antenne est :

D(θ,ϕ) = J(θ,ϕ)/J 0 (θ,ϕ)

θ et ϕ sont l’azimut et l’élévation.

Rendement de l’antenne :

(2.3)

Le rendement de l’antenne est le rapport entre la puissance rayonnée et la puissance

fournie à l’antenne, soit :

P

r

η=

P

f

(2.4)

 

Ce rapport caractérise la perte à l’intérieur de l’antenne.

Gain :

Le gain est le résultat de deux effets : la directivité et la perte.

 

Si G est le gain, alors :

G(,θ ϕ) = η × D(,θϕ)

(2.5)

Ouverture :

Si G m est le gain maximal d’une antenne donnée dans un plan bien déterminé, alors

son ouverture dans ce plan est l’angle qui se trouve entre deux directions de ce plan ayant

la moitié du gain maximal (gain à –3 dB), soit

G

m

ayant la moitié du gain maximal (gain à –3 dB), soit G m 2 . Impédance

2 .

Impédance d’entrée :

L’impédance d’entrée de l’antenne est l’impédance vue de la part de la ligne

d’alimentation au niveau de l’antenne. Cette impédance est donnée par la formule :

Z

in

=

Z

0

(1

+ S

11

)

(1

S

11

)

Chapitre II : Rappels Théoriques

(2.6)

Z 0 = impédance caractéristique de la ligne d’alimentation.

N.B. Comme S 11 est fonction de la fréquence, alors Z in varie aussi avec la fréquence.

II.3 Choix de la technologie des antennes imprimées :

Actuellement, les antennes imprimées deviennent de plus en plus importantes en raison de la grande variété des formes géométriques qu'elles peuvent prendre et qui les rendent applicables aux différentes situations d'intégration [10], [11]. Parmi les avantages de cette technologie d'antennes, on peut citer : le faible poids, leur volume réduit, la conformabilité et la possibilité d'intégrer les circuits micro-ondes au niveau des antennes [12]. Ajoutons que la simplicité de leurs structures fait que ce type d’antenne est adapté au faible coût de fabrication. Ceci est une propriété clé qui explique l’introduction des antennes imprimées dans les applications de la communication mobile. D’une façon générale, les avantages des antennes imprimées sont [10] [12]:

Simples, Robustes, non encombrantes, adaptées aux surfaces planes et non planes, à faible coût. Alors, cette technologie répondant bien aux besoins de notre application, ainsi qu'une forte expérience développée au sein du laboratoire LCST, son choix fut indiscutable afin de réaliser nos antennes. Cependant,elle présente les inconvénients suivants [10] :

faible efficacité, faible puissance, impureté de la polarisation, bande relativement étroite. Donc, la conception des antennes doit répondre à des compromis en termes de performances et de complexité de réalisation.

Chapitre II : Rappels Théoriques

II.4 Description de l’antenne imprimée :

Dans sa structure de base (Figure II.2), une antenne imprimée est constituée d'un

conducteur métallique de forme arbitraire, déposé sur un substrat diélectrique au-dessus d’un

plan de masse. Généralement, t << λ0 ,

et lorsqu’il s’agit d’un dipôle

0.003

λ ≤ ≤

0

h

0.05

λ

0

carré, rectangulaire ou circulaire,

λ

0

3

L

λ

0

2 [10], [13], [14].

patch substrat
patch
substrat

Plan de masse

t L
t
L
0 2 [10], [13], [14]. patch substrat Plan de masse t L h Figure II.2 :

h

Figure II.2 : Présentation d'une antenne imprimée

II.4.1 Substrats :

Dans la pratique, les formes des éléments rayonnants les plus souvent utilisées sont le

carré, le rectangle, le disque et l'anneau. Des géométries plus élaborées sont toutefois

employées pour répondre à des contraintes spécifiques sur l'antenne (en particulier pour

générer de la polarisation circulaire).

Les substrats exploités dans la conception des antennes imprimées sont nombreux.

Leurs permittivités relatives varient de 1 à 12 (1

Parfois, il est préférable d’utiliser des substrats diélectriques de grande épaisseur et de

basse permittivité dans le but d’avoir une grande efficacité, une large bande passante. Mais

dans ce cas la perte par onde de surface augmente et l’antenne devient de plus en plus

encombrante.

Au contraire, l’utilisation de minces substrats de permittivités élevées est conseillée

pour les circuits micro-ondes parce qu’elle minimise les ondes de surfaces, les radiations non

désirées et le volume de l’antenne. Toutefois, l’efficacité et la bande passante diminuent à

cause de la grande perte dans le substrat [11], [15], [16].

<ε < 12)

r

.

Chapitre II : Rappels Théoriques

II.4.2 Méthodes d’alimentation :

L’antenne imprimée peut être alimentée de plusieurs façons. Les quatre méthodes les

plus utilisées sont (Figure II.3) : ligne micro-ruban, sonde liée à un câble coaxial, couplage

par fente et couplage par proximité [18], [19], [20].

Les avantages et les inconvénients de chacune de ces méthodes sont résumés dans

l’annexe 2.

chacune de ces méthodes sont résumés dans l’annexe 2. (a) Alimentation par lig ne microruban (b)

(a) Alimentation par ligne microruban

(b) Alimentation par câble coaxial

(c) Alimentation par
(c) Alimentation par

(d) Couplage par

Figure II.3 : Différents types d’alimentation d’une antenne imprimée

Chapitre II : Rappels Théoriques

II.4.3 Caractéristiques de base :

A cause des dimensions finies du patch en longueur et en largeur, les lignes de champs

ne sont pas totalement immergées dans le substrat, comme l’indique la (Figure II.3), c’est ce

qu’on appelle le fringing [10], [20], [21].

, c’est ce qu’on appelle le fringi ng [10], [20], [21]. Figure II.3 : Fringing et

Figure II.3 : Fringing et permittivité effective

Ceci crée deux effets :

Le premier est l’apparition de la constante de permittivité relative effective ε reff , elle est

généralement comprise entre 1 et la constante de permittivité relative du substrat : 1< ε reff < ε r .

En effet, pour compenser le fringing, on suppose que le patch et les lignes de champs

sont totalement plongés dans un seul substrat diélectrique équivalent, ce substrat remplace le

substrat original et l’air, et il donne les mêmes résultats que ces deux derniers. Ce substrat a

ε reff comme constante de permittivité relative. Elle est exprimée par :

ε

reff

=+ +

2

ε

r

1

ε

r

1

h

2

W

1

+

12

⎥ ⎦

1 2

(2.7)

Le deuxième effet est l’apparition des dimensions électriques de patch qui sont

généralement plus grandes que les dimensions physiques. La variation de la longueur est

donnée par :

Δ L

h

= 0.412

La longueur effective sera :

(

ε

reff

+

0.3)

⎜ ⎝

W

+ h ⎛ W
+
h
W

0.264

⎟ ⎠

(

ε

reff

0.258)

⎝ ⎜

h

+

0.8

⎟ ⎠

L

eff

= L + 2 ΔL

(2.8)

(2.9)

Chapitre II : Rappels Théoriques

Pour le mode dominant TM 010 , l’antenne résonne pour une longueur effective :

L eff = λ g /2

λg est la longueur d’onde dans le substrat, donnée par :

λ

g

=

C . ε f r reff
C
.
ε
f r
reff

(2.10)

Alors la fréquence de résonance f r peut être exprimée par :

f

r

=

C 2 ε L eff reff
C
2
ε
L eff
reff

=

C

2(

LL + 2 Δ

)

ε reff
ε
reff

C = la célérité de la lumière dans le vide.

II.4.4 RAYONNEMENT :

(2.11)

Le diagramme de rayonnement de l'antenne caractérise la variation de la puissance

rayonnée à grande distance dans les différentes directions de l'espace.

Lorsque la polarisation de l'antenne est linéaire, le diagramme de rayonnement est

celui d’un dipôle magnétique [9],[22], il est généralement représenté dans deux plans de

coupe particuliers (Figure II.5) [6] :

• le plan E,

• le plan H.

Z ( θ = 0) Mode excité: r r r r E E φ H
Z
( θ = 0)
Mode excité:
r
r
r
r
E
E φ
H θ
θ
H φ
Plan
Y (φ = π
/2)
Plan
X
(φ = 0) et
(θ = π
H φ Plan Y (φ = π /2) Plan X (φ = 0) et (θ =

Courant de surface lié à la polarisation

0) et (θ = π Courant de surface lié à la polarisation Courant de surface liés

Courant de surface liés à la polarisation

mode

uv Figure II.5: Représentation des courants surfaciques dans J le plan E et le plan
uv
Figure II.5: Représentation des courants surfaciques dans
J
le plan E et le plan H d'une antenne plaquée
Toutefois,
à
ce
courant
principal
vient
s'ajouter
un
courant

Ces 2 plans contiennent le vecteur de courant surfacique

excité.

dirigé suivant l'axe du

surfacique

Chapitre II : Rappels Théoriques

perpendiculaire (Figure II.5) dû à l'excitation des modes supérieurs de la cavité. De ce fait, ce

courant perpendiculaire favorise l’apparition de composantes croisées du champ rayonné.

Généralement, le niveau de la polarisation croisée des champs est normalisé par rapport au

niveau des champs de la polarisation principale.

II.4.5 LA MISE EN RESEAU D'ANTENNES IMPRIMEES :

L'utilisation d'une antenne unitaire s'avère souvent insuffisante pour répondre aux

contraintes de rayonnement imposées. Des caractéristiques spécifiques, un gain élevé, un lobe

formé ne peuvent généralement être obtenus que par le regroupement de plusieurs sources

rayonnantes pour former un réseau d'antennes [6].

On forme ainsi des réseaux linéaires et des réseaux plans (Figure II.6).

Réseau linéaire Réseau plan
Réseau linéaire Réseau plan

Réseau linéaire

Réseau plan

Figure II.6: Architecture de base des

Pour le réseau linéaire, on cherche à former le diagramme de rayonnement dans un

seul plan.

Onde d’espace Élément rayonnant Onde de surface
Onde d’espace
Élément
rayonnant
Onde de surface

Figure II.7: Mécanisme des rayonnements parasites

Chapitre II : Rappels Théoriques

Cette mise en réseau des sources crée des rayonnements parasites (Figure II.7) qui sont dus au débordement des champs magnétiques, à l'épaisseur de substrat utilisé, à l'orientation et à la distance entre les sources.

II.5 Modélisation de l’antenne (logiciel ADS Momentum) :

Durant ces dernières années, le développement de techniques rigoureuses permettant de résoudre les équations de Maxwell a introduit et imposé des outils informatiques électromagnétiques. Ces outils sont de plus en plus utilisés dans l'analyse et la conception de dispositifs hyperfréquences utilisés dans les applications micro-ondes et de communications sans fil. Notre projet est basé sur une série de simulations de structures rayonnantes à diverses fréquences à l'aide d'un simulateur électromagnétique de Hewllet Packard qui s'appelle ADS Momentum. La technique de simulation qui est utilisée pour calculer les champs électromagnétiques dans les trois dimensions à l’intérieur d'une structure est basée sur la méthode des moments appliquée aux équations intégrales utilisant les fonctions de Green. Bien que la connaissance de l’implémentation de cette méthode ne soit pas nécessaire à l’utilisateur de Momentum, il a été utile d’avoir une vue globale sur la question. Afin de pouvoir modéliser le fonctionnement de la source élémentaire, nous avons procédé par la méthode suivante pour représenter de façon informatique notre antenne à l'aide de l'outil Momentum :

Création du substrat diélectrique : définir les différentes couches de substrats diélectriques et de métallisation. Création du dessin des différentes couches actives : représenter la zone de métallisation de la ligne d'alimentation, l'élément rayonnant et l'élément parasite. Maillage de la structure : fixer le degré de précision des calculs, ce qui influera sur la durée de la simulation. Afin de bien modéliser les effets de bord, on affine le maillage sur les bords. Simulations :

Définir les fréquences extrêmes de la simulation.

Présentation des résultats.

Visualiser les principaux paramètres (

,

S

11

polarisation et gain).

diagramme

de

rayonnement,

Chapitre II : Rappels Théoriques

II.6 Conclusion :

Les antennes ont des propriétés et des caractéristiques, selon lesquelles elles sont valorisées. Plusieurs techniques existent pour les réaliser. Alors, pour assurer un bon fonctionnement, il faut choisir celle la plus adaptée à l’application envisagée. Dans notre cas, le choix s'est porté sur la technologie des antennes imprimées. Leurs avantages nombreux permettent de les utiliser dans différents secteurs et surtout dans les communications mobiles (satellite, avion, voiture, missile, téléphone portable, …). Pour la conception de nos antennes, nous avons utilisé un logiciel permettant une résolution rigoureuse des équations d’électromagnétisme ADS momentum Après cette révision rapide des caractéristiques de base des antennes imprimées, le chapitre suivant va décrire les techniques d’élargissement de la bande passante, la structure adoptée pour réaliser les antennes demandées et les résultats de simulation obtenus.

C

H

A

P

I

T

R

E

III

ANTENNES A BANDE ETROITE

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

III.1 Introduction :

Après une étude bibliographique générale sur les différents types de réseaux d'antennes et leurs domaines d'applications, l'effort s'est porté sur la compréhension de la théorie des antennes imprimées. Ainsi, les différentes structures existantes, leurs domaines d’utilisation, leurs avantages et leurs inconvénients, ont été analysés. Dans le cadre de ce stage, la technologie d'antennes imprimées s'avère bien adaptée aux besoins, que ce soit pour l'application de sondage large bande de la propagation en multicapteurs ou bien pour la transmission numérique à bande plus étroite. D'abord, la conception des antennes est réalisée en s'appuyant sur l’outil de simulation ADS-Momentum. Une fois les paramètres optimisés, la réalisation matérielle de l'antenne est effectuée. Ensuite, vient la phase de test et de validation en mettant en œuvre différents types de mesures (analyseur de réseaux, chambre anéchoïde). Ce chapitre présente l'étude menée sur les antennes à bande étroite. Il explique la structure choisie et analyse les résultats obtenus.

III.2 Structure adoptée :

Pour réaliser les antennes bande étroite, nous avons choisi une structure qui présente plusieurs avantages, mais qui se caractérise principalement par la simplicité. Bien sûr, celle-ci doit répondre aux contraintes imposées par le cahier de charge. Par la suite, nous allons expliquer les choix des différents éléments constituant l'antenne.

III.2.1 Choix des dipôles :

Une antenne imprimée est modélisée par un guide d’onde fermé [22]. C’est une cavité limitée de haut et de bas par l’élément rayonnant et le plan de masse qui sont considérés comme diélectriques parfaits, et des quatre côtés par quatre surfaces fictives magnétiques parfaites. Cette cavité rayonne de deux surfaces avant et arrière, perpendiculaires à la ligne d’alimentation. Ces deux dernières, assimilées à deux fentes rayonnantes, se comportent comme un dipôle magnétique (voir Figure III.1).

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

Alors, la bande passante augmente avec les surfaces de ces deux fentes [10]. Par

conséquent, un patch carré a une bande passante beaucoup plus grande (10 % à – 6 dB de S 11 )

qu’un rectangle étroit que l’on appelle dipôle (jusqu’à 3 % à – 6 dB) [13].

Plan de

masse

Patch ε r Surfaces magnétiques
Patch
ε r
Surfaces
magnétiques

Figure III.1 : Antenne imprimée modélisée par une cavité

Mais cet élargissement de la bande est contrebalancé par un fort abaissement du gain.

Comme la bande ici n'est pas une contrainte en soi, nous avons choisi l’utilisation des dipôles

pour assurer un gain élevé.

III.2.2 Choix de l’alimentation :

Pour l'alimentation de l'antenne, nous avons choisi le couplage par proximité. En effet,

l’utilisation d’une alimentation microruban (voir Figure II.2) crée une discontinuité entre la

ligne microruban et l’élément rayonnant. Ceci augmente le coefficient de réflexion S 11 , par

suite l’adaptation de l’impédance d’entrée de l’antenne se dégrade. De plus cette méthode

donne une bande plus étroite [13], [22].

Les deux autres méthodes possibles, à savoir l’alimentation par fente ou l’alimentation

par sonde coaxiale, malgré leur large bande, sont compliquées et donc ne vérifient pas la

contrainte de simplicité de la structure.

Finalement, le couplage par proximité réunit la simplicité et la large bande. Son

inconvénient est le rayonnement parasite de la partie non masquée de la ligne d’alimentation.

Dans notre application, ce point n’a pas beaucoup d’influence et sera minimisé par la suite.

L'impédance de cette ligne est donnée par [21] :

Z

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

⎧ 60 ⎛ 8h V ⎞ ln + ⎪ ε ⎜ ⎝ V 4h ⎟
60
8h
V
ln
+
ε
⎜ ⎝
V
4h
⎟ ⎠
e

0 = ⎨

⎪ ⎪ ⎩

120 π

ε e
ε
e

⎡ ⎣ V h

1.393

++

(

0.667ln V h

+

1.444

)

⎦ ⎤

Pour Vh ≤ 1 Pour Vh ≥ 1
Pour Vh ≤ 1
Pour Vh ≥ 1

ε

e

= Coefficient de permittivité relative effective. V h
= Coefficient de permittivité relative effective.
V
h

Figure III.2 : Géométrie de la ligne d’alimentation

Substrats

diélectriques

Connecteur

SMA

Dipôle Ligne d’alimentation
Dipôle
Ligne
d’alimentation

Plan de

masse

Figure III.3 : Alimentation par couplage par proximité

III.2.3 Choix du substrat :

Pour réaliser ces antennes, nous avons utilisé deux types de substrat :

Le premier type est le FR4 : ε

L’utilisation du FR4 sous la ligne d’alimentation offre une grande simplicité et une

r

= 4.3

, tgδ =

10

2

.

grande facilité à usiner la structure à cause de ses contraintes mécaniques très favorables.

Le FR4 se trouve sous forme de plaques métallisées de deux faces et d’épaisseurs

normalisées. Dans ce cas, une face constitue le plan de masse et, sur l’autre face, la ligne

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

d’alimentation sera imprimée photoélectriquement. Alors, le support de l’alimentation est rigide et facile à traiter, surtout lorsqu’on veut le connecter à un câble coaxial à travers un connecteur SMA.

H h
H
h

V

Ligne Dipôle d’alimentation d W n m L
Ligne
Dipôle
d’alimentation
d
W
n
m
L

Figure III.4 : Différents paramètres de la structure

Son problème est la grande perte diélectrique due à un ε r et tgδ élevés. Pour cela, on n’utilise q’une mince couche de FR4 tandis que les autres couches sont de la mousse de

ε

r

1

.

Le deuxième substrat est la mousse

tgδ = 10

-4

.

(HF 51), il est caractérisé par

ε

r

= 1.05

,

L’effet de l’utilisation d’un substrat diélectrique de faible coefficient de permittivité est la diminution de la perte diélectrique dans le substrat, l'augmentation du gain de l’antenne et une bande passante plus large [10], [13], [22]. Ses inconvénients sont le volume relativement encombrant de l’antenne et l’amélioration des ondes de surface qui causent encore des pertes. Mais dans notre application, les résultats obtenus en ce qui concerne le volume et le gain sont très acceptables. Donc nous avons décidé de le retenir pour la réalisation. Notons que l’élément rayonnant ne peut pas être imprimé directement sur la mousse, il doit y être collé.

III.3 Optimisation des paramètres :

En définitive, la structure obtenue est formée :

d’un plan de masse,

d’une couche diélectrique de FR4,

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

d’une ligne d’alimentation,

d’une couche diélectrique de la mousse (HF 51),

D’un dipôle en cuivre.

Pour optimiser cette structure et pour faire résonner l’antenne à la fréquence voulue,

nous avons plusieurs paramètres à régler, ces paramètres sont montrés sur la figure III.4.

N.B. Dans la simulation, les longueurs et les largeurs du plan de masse et des couches

diélectriques sont supposées infinies.

L’épaisseur de la couche FR4 est normalisée : h = 0.8 mm.

Paramètres h et V :

Alors, il reste à choisir la largeur de la ligne d’alimentation. La contrainte imposée à la

ligne d’alimentation est qu’elle doit avoir une impédance caractéristique de 50 Ω. Le

rapport h/V est exprimé en fonction de cette impédance par la formule suivante [21] :

A ⎧ 8e ⎪ 2A e -2 ⎪ V = ⎨ h 2 ⎡ ⎪
A
8e
2A
e
-2
V =
h
2
B - 1 - ln
⎪ ⎩ π

(

2B - 1

)

+

A =

ε - 1 ⎧ 0.61 ⎫⎤ r ln ( B - 1 ) ⎨ +
ε - 1
0.61
⎫⎤
r
ln
(
B - 1
)
+ 0.39 -
⎬⎥
ε
⎭⎦
r
r
Z
ε + 1
ε - 1
0.11
0r
r
+
0.23 +
60
2
ε + 1
ε
r
r
377p
B = 2Z
e
0
r

V/h < 2

V/h > 2

Ce qui donne : V = 1.99 h 1.6 mm.

Plusieurs valeurs de m ont été essayées, mais la valeur optimale correspond à

Paramètre m :

m = L/2.

Le mieux est de diminuer la valeur de n pour minimiser le rayonnement parasite de

cette partie non masquée de la ligne d’alimentation. Pour cette raison, n est inférieur à m : n <

Paramètre n :

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

m. Pour cette partie de la ligne de longueur n, nous avons choisi de l’utiliser comme un stub pour adapter l’impédance de l’antenne. Dans ce cas le connecteur sera placé à la frontière entre les deux parties m et n (Figure III.5).

Stub

entre les deux parties m et n (Figure III.5). Stub Connecteur SMA Figure III.5 : Connecteur

Connecteur SMA

Figure III.5 : Connecteur à travers le plan de

Paramètre L :

Pour avoir le mode TM 010 , L doit être égal à, voir équations (II.9), (II.10) :

L

=

doit être égal à, voir équations (II.9), (II.10) : L = λ 2 g − 2L

λ 2

g

2LΔ

λg = longueur d’onde dans le substrat diélectrique de la fréquence de résonance. Mais, nous avons deux couches de substrats différents et il n’y a pas d'équations

disponibles qui caractérisent ce type de structure. Alors il ne reste qu’à obtenir λg d’une

manière itérative. Comme l’épaisseur majeure des couches est de la mousse, ε r 1, nous avons commencé par :

L =

λ 0 2
λ
0
2

λ 0 est la longueur d’onde dans le vide de la fréquence de résonance Enfin, nous sommes arrivés à une valeur de L :

Pour f

0

=

2.4GHz : L = 53.6 mm.

=

3.5GHz : L = 37.9 mm.

0

Pour f

Paramètres W et H :

Comme on a vu dans le paragraphe III.2.1, la bande passante augmente avec W et H. Mais pour adapter l’impédance de l’antenne, ces deux paramètres varient dans des sens opposés, c.à.d. si on augmente W, on doit diminuer H et inversement. L’expérience montre qu’en augmentant W, on peut gagner en bande passante plus

qu’en augmentant H.

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

Pour obtenir une polarisation rectiligne pure, on doit conserver L beaucoup plus grand

que W, pour cela W a été limité à environ :

W

L 3
L
3

, cette valeur est empirique.

Les valeurs numériques optimisées sont :

f

0

= 2.4GHz

: L = 53.6 mm ; W = 20 mm ; H = 2.6 mm.

f

0

= 3.5GHz

: L = 37.9 mm ; W = 5.5 mm ; H = 3.1 mm.

Le paramètre d influe directement sur le couplage entre la ligne d’alimentation et le

dipôle. En essayant plusieurs positions du dipôle par rapport à la ligne d’alimentation, la

meilleure a été celle de la symétrie c.à.d. pour d = 0.

Paramètres d :

III.4 Simulation :

Pour bien comprendre comment les caractéristiques de la couche adoptée varient en

fonction de ses paramètres, nous avons effectué un très grand nombre de simulations. Après,

nous avons optimisé les paramètres pour les deux fréquences de résonances 2.4 GHz et 3.5

GHz.

Les valeurs numériques obtenues sont résumées dans le tableau III.1.

f

0

 

h

H

 

V

W

n

m

L

d

2.4 GHz

0.8

mm

2.6

mm

1.6

mm

20 mm

9 mm

26.5

53.6

0

     

mm

mm

3.5 GHz

0.8

mm

3.1

mm

1.6

mm

5.5 mm

5.7 mm

19.4

37.9

0

     

mm

mm

Tableau III.1 : Valeurs numériques des

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

Alors les caractéristiques simulées des antennes sont :

Fréquence

adaptation

Re(Z in )

| Z in |

Bande à

centrale

-6 dB

2.4 GHz

-36 dB

48.61

Ω

49.7 Ω

69.4 MHz

3.488 GHz

-36 dB

51.32

Ω

51.326 Ω

106.5 MHz

Tableau III.2 : Caractéristiques simulées

Les résultats de simulation obtenus pour les antennes 3.5 GHz et 2.4 GHz, sont montrés sur

les Figures III.5 et III.6 . Ces diagrammes représentent le coefficient de réflexion S 11 et

l’impédance d’entrée de l’antenne.

S 1 1 et l’impédance d’entrée de l’antenne. Figure III.5 : Coefficient de réflexion de l’antenne

Figure III.5 : Coefficient de réflexion de l’antenne 3.5 GHz

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite Figure III.6 : Coefficient de réflexion de l’antenne 2.4

Figure III.6 : Coefficient de réflexion de l’antenne 2.4 GHz

Donc ces résultats montrent que les caractéristiques obtenues par simulation sont largement suffisantes pour répondre au cahier de charges. La bande demandée est de 1 %, tandis que nous avons pour l’antenne 2.4 GHz une bande de 69 MHz (2.9 %) et pour l’antenne 3.5 GHz une bande de 105 MHz (3 %). Notons que la simplicité est bien conservée dans cette structure.

III.5 Réalisation de la maquette :

Afin de vérifier rapidement les caractéristiques simulées des antennes bande étroite 2.4 et 3.5 GHz avant la fabrication, nous avons réalisé manuellement un prototype pour chaque fréquence de résonance.

III.5.1 Etapes de réalisation :

Nous avons procédé comme ce qui suit :

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

D’abord, nous avons pris une couche de FR4 métallisée de deux faces, l'une

masse et l’autre est imprimée pour faire la ligne

constitue

d’alimentation.

le

plan

de

Un connecteur SMA a été soudé au bout de la ligne d’alimentation, au lieu qu’il traverse le plan de masse pour réaliser le stub. Ceci a été ignoré parce que c’est une simple réalisation dont le but est de vérifier rapidement la faisabilité d'une telle solution.

Les éléments rayonnants ou dipôles ont été découpés dans des plaques de cuivre selon les dimensions obtenues par simulation. Leur épaisseur est de 0.3 mm.

Enfin, vient la mousse. Comme son coefficient de permittivité est très proche de 1, elle peut être assimilée à l’air. Mais elle est utilisée simplement pour soutenir le dipôle en cuivre. L’épaisseur de cette couche a été ajustée manuellement à l’aide d’un cutter.

a été ajustée manuellement à l’aide d’un cutter. Fig ure III.7 : Morceaux de mousse (

Figure III.7 : Morceaux de mousse (HF 51 : ε r = 1.05)

III.5.2 Résultats de réalisation :

Après que la réalisation des antennes a été terminée, nous avons mesuré leurs différentes caractéristiques en utilisant l’analyseur de réseaux (voir Figure III. ? ). Nous avons constaté que la fréquence centrale est décalée vers le bas, elle est diminuée d'environ 100 MHz . Ce décalage peut être expliqué par l’effet que le coefficient de permittivité relative de la mousse n’est pas exactement identique à 1 comme il a été pris en simulation. En réalité, il est légèrement supérieur (ε r = 1.05).

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

La correction des deux exemplaires a été faite en raccourcissant les dipôles d'environ

1.5 mm, puis en jouant sur l’épaisseur de la mousse pour bien adapter les nouveaux éléments

rayonnants.

Alors, les résultats obtenus comparés à ceux obtenus par simulation sont :

Antenne 3.5 GHz :

à ceux obtenus par simulation sont : Antenne 3.5 GHz : Figure III.8 : Antenne 3.5

Figure III.8 : Antenne 3.5 GHz bande étroite réalisée

 

Fréquence

Adaptation

Re(Z in )

Im(Z in )

| Z in |

Bande à

Centrale

-6 dB

Simulation

3.488 GHz

-35 dB

51.32 Ω

-0.8 Ω

51.3

Ω

106.5 MHz

Réalisation

3.54 GHz

-25 dB

48 Ω

4.8 Ω

48.2

Ω

85 MHz

Tableau III.3 : Comparaison

entre

les caractéristiques

simulées et mesurées pour l’antenne 3.5 GHz

Antenne 2.4 GHz :

et mesurées pour l’antenne 3.5 GHz Antenne 2.4 GHz : Fig ure II I.9 : Antenne

Figure III.9 : Antenne 2.4 GHz bande étroite réalisée

Chapitre III : Antennes à Bande Etroite

 

Fréquence

Adaptation

| Z in |

Bande à

Centrale

-6 dB

Simulation

2.46

GHz

-52 dB

49.7 Ω

63.6

MHz

Réalisation

2.43

GHz

-17 dB

59.8 Ω

66.4

MHz

Tableau III.3 : Comparaison

entre les caractéristiques

simulées et mesurées pour l’antenne 2.4 GHz

Alors, de cette façon et par cette méthode de réalisation manuelle, les résultats sont très

satisfaisants et la faisabilité, la simplicité et le bas coût de ces antennes sont démontrés.

III.6 Changement de cahier de charge :

Pour les antennes de transmission, nous avons vu qu’on a besoin de trois antennes

bande étroites pour trois fréquence : 2.4 GHz , 3.5 GHz , 5.7 GHz.

Au milieu de juin, un changement de cahier de charge a eu lieu.

La société SACET a changé ses normes et les antennes bande étroite 3.5 GHz et 5.7 GHz sont

devenues large bande.

Cette modification de cahier de charge a atteint seulement la bande passante : au lieu

de 1 % pour l’antenne 3.5 GHz et 5.7 GHz, elle est maintenant de 200 MHz (5.7 %) pour 3.5

GHz et 575 Mhz pour 5.7 GHz (10 %).

Pour cela, l’antenne 5.7 GHz bande étroite n’est pas simulée, tandis que nous avons

fait la simulation d’une antenne 5.7 GHz large bande, comme on verra après.

III.7 Conclusion :

Apres une phase bibliographique qui a englobé le cadre de mon stage, des rappels

théoriques et aussi les outils de mesures, j’ai commencé la conception des antennes bande

étroite.

J’ai conçu les deux antennes 2.4 GHz et 3.5 GHz. Les résultats obtenus par simulation

vérifient complètement le cahier de charge.

La faisabilité, la simplicité et le bas coût de ces antennes ont été démontrés par les

deux prototypes réalisés manuellement.

Un changement dans le cahier de charge nous poussé à concevoir une antenne 5.7

GHz large bande au lieu de l’antenne 5.7 GHz bande étroite.

Pour finir, l’étude des antennes large bande, les simulations faites et les différentes

techniques adoptées pour elles sont détaillées dans le chapitre suivant.

C

H

A

P

I

T

R

E

IV

SIMULATION DES ANTENNES LARGE BANDE

Chapitre

IV : Simulation des Antennes Large Bande

IV.1 Introduction :

Les simulations déjà effectuées pour les antennes bande étroite ont permis de bien mettre en évidence l’effet des différents paramètres de l'antenne. Ceci va constituer la base pour la conception des antennes large bande abordées dans ce chapitre. Notons toutefois que leurs contraintes sévères imposées dans le cahier de charge, les rendent plus difficiles à réaliser, avec des structures plus complexes. Donc, nous avons maintenant à concevoir trois antennes qui résonnent respectivement à 2.2 GHz, 3.5 GHz et 5.7 GHz. Leur difficulté apparaît dans la large bande – qui est de 200 MHz pour les 2.2 GHz et 3.5 GHz, et le maximum qu’on peut atteindre pour la 5.7 GHz – avec, dans les trois cas, une polarisation rectiligne pure. Nous avons adopté deux structures différentes, la première pour l’antenne 2.2 GHz et la deuxième pour les antennes 3.5 GHz et 5.7 GHz, ce qui justifie la division de ce chapitre en deux grandes parties, chacune concerne une structure.

A : Antenne 2.2 GHz .

La conception de l’antenne 2.2 GHz a été lancée l’année dernière dans le cadre d'un stage DEA [6]. L'objectif recherché ici est de compléter cette étude et d’améliorer la structure déjà adoptée.

IV.A.1 Résumé de l'étude précédente :

La partie de ce stage concernant l’antenne 2.2 GHz large bande constitue la suite d’un stage DEA de l’année dernière [6]. La structure qui a été choisie est à base de dipôles, de substrat FR4 seulement et l’alimentation était le couplage par proximité. Les structures qui ont été essayées sont :

1. structure deux couches à un seul dipôle,

2. structure deux couches à deux dipôles.

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Deux dipôles

IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure
IV : Simulation des Antennes Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure

Deux couches

diélectriques

Large Bande Deux dipôles Deux couches diélectriques Figure IV.1 : Structure deux couches - deux dipôles

Figure IV.1 : Structure deux couches - deux dipôles

Ces deux structures n’ont pas donné de résultats intéressants, pour une troisième a été adoptée : trois couches - deux dipôles.

ε 3

ε 2

ε 1

Éléments rayonnant

Ligne microruban d’alimentation Plan de masse
Ligne
microruban
d’alimentation
Plan de masse

Figure IV.2 : Structure trois couches - deux dipôles

Un réseau de dix éléments a été réalisé et les résultats sont [6] :

Bande passante à –10 dB : 80 MHz.

Ouverture de l’élément dans le réseau dans le plan H : ± 40°.

Gain : 2.5 dB.

IV.A.2 Structure adoptée :

En simulant les antennes bande étroite, nous sommes arrivés à une bande passante maximale de 69.4 MHz à –6 dB pour l’antenne 2.4 GHz et une bande de 40 MHz à –10 dB, ce qui est équivalent à 1.6 % de la fréquence centrale. Tandis que la bande passante demandée pour l’antenne 2.2 GHz est de 180 MHz à –10 dB , ce qui est équivalent à 8 % de la fréquence centrale. Alors une structure à un seul dipôle n’est pas valable pour remplir le cahier de charge.

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

IV.A.2.1 Structure trois couches - deux dipôles :

Cette structure consiste à monter deux résonateurs, l’un au dessus de l’autre. Ceux ci résonnent à deux fréquences voisines, distantes d’une centaine de MHz dans le but d’obtenir une bande équivalente plus large, formée de deux bandes élémentaires (Figure IV.3). L’étude de cette structure n’était pas facile parce qu’elle possède beaucoup de paramètres. Pour bien comprendre l’effet de chacun d’eux, nous avons effectué plus d’une centaine de simulations. L’effet le plus difficile à comprendre était le couplage entre les deux dipôles qui peut perturber totalement les résultats. Les résultats obtenus par simulation ont été très bons et très proches de ce qui est demandé dans le cahier de charge. Mais la bande passante est restée inférieure à 180 MHz à – 10 dB. Elle était de 148 MHz pour la même adaptation, ce qui est équivalent à 6.7 % de la fréquence centrale. Alors , nous étions obligés à chercher une autre structure qui était à quatre couches- trois dipôles.

structure qui était à quatre couches- trois dipôles. Figure IV.3 : Bande passante de la structur

Figure IV.3 : Bande passante de la structure trois couches - deux dipôles IV.A.2.2 Structure quatre couches-trois dipôles :

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Pour élargir la bande passante de l’antenne 2.2 GHz , nous avons pensé à ajouter un troisième résonateur. Dans ce cas, on peut avoir trois résonances l’une à côté de l’autre et par suite on récupérerait une bande beaucoup plus large. En réalité, par cette structure, nous avons abouti à vérifier parfaitement le cahier de charge mais en utilisant le troisième dipôle comme un élément parasite et non pas comme un résonateur, comme on le verra après. Enfin, nous avons proposé une nouvelle méthode d’alimentation, elle est expliquée plus tard.

IV.A.2.3 Choix des différents éléments :

Choix des dipôles :

Dans ce type d’antennes, on a des contraintes sévères en ce qui concerne la polarisation. C’est une polarisation rectiligne pure. Pour cela, on n’a qu’à utiliser les dipôles comme éléments rayonnants pour les raisons citées dans le paragraphe III.2.1.

Choix de la structure multicouche :

Une des techniques d’élargissement de la bande passante est l’utilisation de deux éléments rayonnants [13]. C’est pourquoi nous avons fait la simulation en montant deux dipôles. Cette méthode a donné une bande quatre fois plus large (148 MHz à –10 dB) qu’avec un seul dipôle. Cependant, elle reste insuffisante. Nous avons ajouté un troisième dipôle, au-dessus des deux premiers, en espérant obtenir 3 résonances et par suite aboutir à une bande vérifiant le cahier de charge.

Choix du substrat :

En utilisant une structure multicouche, l’épaisseur du substrat sera augmentée. Si le coefficient de permittivité du substrat est élevé, alors on aura une forte perte

diélectrique qui affecte le gain. En outre, une grande valeur de ε r augmente le coefficient de réflexion S 11 et par suite elle affaiblit l’adaptation. Alors on a laissé le FR4 sous la ligne d’alimentation et la mousse, qui est assimilée à l’air, comme support des trois dipôles.

Choix de l’alimentation :

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Les mesures de propagation des canaux sont très sensibles, d’où le besoin d’une polarisation rectiligne très pure. Mais la ligne d’alimentation possède son propre rayonnement parasite. Une des méthodes proposées est l’alimentation par fente [10]:

De cette façon, le rayonnement de la ligne est rejeté en arrière. Mais cette méthode est compliquée et demande beaucoup de temps pour l’étudier , ce qui dépasse largement la durée de ce stage. Ajoutons que la ligne d’alimentation, qui est en arrière, n’est pas masquée, alors son rayonnement peut être réfléchi par n’importe quel obstacle, ce qui peut perturber fortement la polarisation de l’antenne.

peut perturber fortement la polarisation de l’antenne. Figure IV.4 : Alimentation par fente Alors, nous avons

Figure IV.4 : Alimentation par fente

Alors, nous avons inventé une nouvelle structure d’alimentation. En effet, d'après les simulations déjà effectuées pour les antennes bande étroite, nous avons constaté que pour alimenter le dipôle, nous n’utilisons qu’une partie de la ligne d’alimentation dont la longueur est la moitié de celle du dipôle (voir paragraphe III.3), tandis que l’autre partie est utilisée comme stub. C’est pour cela que nous avons essayé d’utiliser une ligne d’alimentation dont la longueur est la moitié de celle du dipôle et cet essai a été couronné de succès. Cette ligne doit être centrée sous les dipôles, sa largeur relativement étroite la fait masquée par les patchs au-dessus d’elle. Ainsi, son rayonnement parasite et la perte par ce rayonnement sont éliminés. Notons qu’elle doit être liée au câble coaxial par une sonde à travers le plan de masse. Cette sonde est soudée au bout de la ligne et non pas à son milieu, car sinon on aura deux courants opposés et le rayonnement sera minimisé.

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Sonde

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande Sonde Ligne d’alimentation centrée sous le dipôle Figure

Ligne d’alimentation centrée sous le dipôle

Figure IV.5 : Nouvelle structure d’alimentation utilisée pour éliminer le rayonnement parasite

IV.A.3 Optimisation des paramètres :

La structure est formée :

d’un plan de masse,

d’une couche diélectrique FR4 ,

d’une ligne d’alimentation,

de trois dipôles l’un au-dessous de l’autre,

de trois couches de mousse constituants les supports des trois dipôles.

Nous allons utiliser la même nomenclature des paramètres déjà cités dans le chapitre précédent et les paramètres additifs sont donnés par la Figure IV.6 et le Tableau IV.1.

Dipôle 2

Dipôle 1

Dipôle 0

H 2 H 1 H m
H
2
H
1
H
m

Figure IV.6 : Paramètres de la structure quatre couche trois dipôles

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

 

longueur

largeur

Alimentation

m

V

Dipole 0

L

W

Dipole 1

L

1

W

1

Dipole 2

L

2

W

2

Tableau IV.1 : Paramètres de la structure quatre couche trois dipôles

Paramètre m :

Comme nous l 'avons vu dans le Paragraphe IV.A.2.3, m vaut la moitié de L :

m = L / 2. Paramètres V et h :

Ils sont calculés de la même façon que dans le paragraphe III.3 et ils ont les mêmes valeurs.

Paramètres L, L 1 et L 2 :

Ces trois longueurs doivent être déterminées de façon à donner une bande passante centrée sur la fréquence de résonance 2.2 GHz. Lorsque le dipôle 0 de longueur L, isolé, résonne à une fréquence f 0 , alors sa résonance lors de l’existence des deux autres dipôles sera décalée par l’effet de couplage entre eux. Donc, il n’y a que la méthode itérative pour déterminer ces trois longueurs. Ajoutons que pour ne pas masquer le rayonnement des dipôles qui sont en dessous par les dipôles qui sont au-dessus, il faut prendre [13]: L > L 1 > L 2 . Surtout, les deux bornes du dipôle 0 ne doivent pas être masquées par les autres dipôles, et de même pour le dipôle 1, ses bornes doivent ne pas être masquées par le dipôle 2, (voir Figure IV.7).

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Mauvaise structure

Bonne structure

des Antennes Large Bande Mauvaise structure Bonne structure Ligne d’alimentation Bornes du dipôle 0 Figure IV.7

Ligne

d’alimentation

Mauvaise structure Bonne structure Ligne d’alimentation Bornes du dipôle 0 Figure IV.7 : Dimensions et positions

Bornes du dipôle 0

Figure IV.7 : Dimensions et positions relatives des dipôles

Paramètres W, W 1 et W 2 :

Pour que les trois dipôles puissent être alimentés, il faut que : W < W 1 < W 2 .

Sinon, les dipôles qui sont en haut ne seront pas alimentés et l’antenne ne

fonctionnera pas.

IV.A.4 Simulation :

Toujours, l’optimisation des paramètres se fait par analyse des résultats de

simulations successives afin d’aboutir finalement aux meilleurs résultats.

Pour l’antenne 2.2 GHz, les résultats obtenus sont groupés dans le tableau IV.2 et les Figures IV.8 et IV.9.

 

Bande à –10 dB

   

Adaptation

f

0

Ouverture

Gain max.

dans la

bande

       

De –12 dB

2181 MHz

199 MHz

46°

8.861 dB

à

-23 dB

Tableau IV.2 : Résultats numériques de simulation

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande Figure IV.8 : Bande de l’antenne 2.2 GHz

Figure IV.8 : Bande de l’antenne 2.2 GHz Elément isolé

Figure IV.8 : Bande de l’antenne 2.2 GHz Elément isolé Figure IV.9 : Ouverture de l’antenne

Figure IV.9 : Ouverture de l’antenne 2.2 GHz Elément isolé

Chapitre IV : Simulation des Antennes Large Bande

Les valeurs numériques correspondant à ces résultats sont données dans le tableau IV.3.

L

L1