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Réseaux cellulaires GSM

Introduction :
Le réseau GSM (Global System for Mobile communication) est un réseau de radiotéléphonie
numérique, défini par une norme européenne. C’est un système cellulaire qui a été développé
dans le but de permettre aux utilisateurs, où qu'ils soient, stationnaires ou mobiles, de
communiquer entre eux et avec les abonnés du réseau fixe (RTC, Réseau Téléphonique
Commuté), par l'intermédiaire d'un terminal portatif émettant à faible puissance.

A travers ce chapitre qui se compose de deux parties, nous présentons en première


partie le réseau GSM (Global System for Mobile communications), et en deuxième partie le
sous-système radio(BSS).

Historique :
L'origine du GSM remonte à l'année 1982. Alors qu'apparaissent les premiers services
commerciaux de radiotéléphone cellulaire un peu partout en Europe et aux Etats-Unis, la
CEPT (Conférence Européenne des Postes et Télécommunications) confie à un groupe de
travail appelé Groupe Spécial Mobiles (GSM) la tâche de rédiger les spécifications d'un
système pan européen de communication basé sur des téléphones mobiles. La bande des 900
MHz, réservée depuis 1978 par la Conférence Administrative Mondiale des
Radiocommunications (WARC) est choisie. Les années 80 voient le développement du
numérique tant au niveau de la transmission qu'au niveau du traitement des signaux, avec
pour dérivés des techniques de transmission fiables, grâce à un encodage particulier des
signaux préalablement à l'envoi dans un canal, et l'obtention de débits de transmission
raisonnables pour les signaux (par exemple 9, 6 kilobits par seconde, noté [kb/s], pour
un signal de parole).

Ainsi, en 1987, le groupe GSM fixe les choix technologiques relatifs à l'usage des
télécommunications mobiles: transmission numérique, multiplexage temporel des canaux
radio, chiffrement des informations ainsi qu'un nouveau codage de la parole.

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1 Réseau GSM (Global System for Mobile communications)

1.1 Architecture GSM :

Le réseau GSM est constitué par trois grands sous-systèmes qui sont :
 Le BSS (Base Station Subsystem) qui est constitué du BTS, BSC et TC,
 Le NSS (Network and Switching Subsystem) qui est constitué du MSC, VLR, HLR,
SMSC, EIR et AUC,
 L’OSS (Operation Support System) qui constitue la partie supervision tel que l’OMC.

Figure 1: Architecture du réseau GSM

Les réseaux GSM utilisent le format numérique pour la transmission des informations, qu'elles
soient de type voix, données ou signalisation. Les équipements spécifiques constituant le
squelette matériel d'un réseau GSM (BTS, BSC, MSC, VLR et HLR) dialoguent entre eux en
mettant en œuvre les mêmes principes que ceux utilisés dans le RNIS (Réseau Numérique à
Intégration de Service)

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- Architecture en couche (couches 1 à 3 du modèle OSI),
- Utilisation des liaisons sémaphores (signalisation),

- Caractéristiques des liaisons identiques : codage MIC (Modulation par Impulsion et


Codage).

Un réseau GSM se compose de huit éléments distincts jouant chacun un rôle bien défini lors de
la transmission des informations (parole ou données) : une station de base « BTS », un
contrôleur de station « BSC », un commutateur « MSC », un enregistreur de localisation
nominal « HLR», un centre d’authentification « AUC », un enregistreur de localisation des
visiteurs « VLR », l'enregistreur des identités des équipements « EIR » et un centre
d’exploitation et de maintenance « OMC ».

1.2 Le Concept Cellulaire :

Figure 2 : le réseau cellulaire

L'opérateur gère ainsi la bande passante qui lui a été alloué par l'état de cellule en cellule. Plus
la taille d'une cellule est petite, plus la quantité d'appels passés sur le réseau pour une surface
donnée est grande.

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La norme GSM fonctionne sur des largeurs de bandes comprises entre 890 et 915 MHz pour
l'émission du mobile 935 et 960 MHz pour la réception, soit une disponibilité en fréquences de
25 MHz. La bande de fréquences utilisée par un portable GSM ‘900 MHz’ ainsi que la
puissance développée par celui-ci ‘2 watts’ permettent à un relais de couvrir une surface plus
importante qu'avec un portable DCS 1800 (Digital Cellular System 1800 : transposition de la
norme GSM dans la bande de fréquence des 1800Mhz) (1800 MHz - 1 watt), la distance
maximale à laquelle un portable peut accrocher un relais est donc moins importante ce qui le
désavantage en milieu rural par rapport au GSM. Et une troisième bande 2100MHz a été
introduite.

25 MHz 25 MHz

Liaisons montantes Liaisons descendantes

(Up Link) (Down Link)


1 2 3 12 124

Ecart duplex = 45 MHz

Figure 3 : Allocation des fréquences dans la bande 900 MHz

2 Fonctionnement du réseau GSM


2.1 L’établissement d’une communication

Lorsqu’un mobile désire faire un appel :

 Il transmet son identité et le numéro à appeler sur un canal d’accès ;


 Le BSC reçoit le message et prévient le MSC ;
 Le MSC cherche un canal libre et le transmet au mobile (via BSC et BTS).
 Le mobile se met sur le nouveau canal et attend la réponse.
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Lorsqu'un mobile est appelé :

 Le mobile est toujours à l’écoute du canal de paging, attendant qu'un message lui soit
envoyé ;
 Lorsqu’un MSC doit diriger un appel vers sa destination, il demande au MSC d’attache
du téléphone appelé qui l’informe de la position de celui-ci ;
 Il achemine l’appel au MSC responsable de la zone de l’appelé, qui peut transmettre sur
le canal de paging la requête d’appel ;
 Le téléphone qui se reconnaît répond et reçoit alors le canal à utiliser pour la
communication, il se met alors à sonner.

2.2 L’authentification et la sécurité

L'emploi d’un canal radio rend les communications vulnérables aux écoutes et aux utilisations
frauduleuses, le système GSM a donc recours aux procédés suivants :

1. Authentification de chaque abonné avant de lui autoriser l’accès à un service,


2. Utilisation d’une identité temporaire,
3. Chiffrement (ou cryptage) des communications.

3. Le sous système radio

Le sous-système radio « BSS »

Le sous-système radio BSS (Base Station Subsystem) assure la transmission radioélectrique et


gère les ressources radios, il prend en charge la transmission adaptée au canal radio, et décide
du handover. Le BSS est composé essentiellement de deux parties : la BTS et la BSC.

3.1 Architecture

Le sous-système radio comprend l'ensemble des stations de base desservant l’ensemble du


territoire (GSM doit être quasi universel c’est-à-dire accessible à tout individu quelle que soit
sa position géographique). Il assure les transmissions radioélectriques entre MS et BTS et gère
la ressource radio.

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Sur la figure ci-dessous nous présentons l’architecture de la partie sous-système radio (BSS).
Et dans la section suivante (équipement radio) nous détaillons l’ensemble du matériel.

Figure 4 : Architecture BSS

 Canaux physiques
En GSM on utilise comme techniques d’accès au réseau le TDMA (Time Division Multiple
Acces) et le FDMA (Frequency Division Multiple Acces). Le multiplexage temporel partage
l’usage d’une voie de transmission entre 8 communications différentes. Un canal de
transmission radio offre un débit D par unité de temps, ce débit est divisé en huit pour
transmettre successivement les huit communications avec pour chacune un débit d = D/8.
Chaque communication occupe un intervalle temporel IT d’une durée de 577 ms. La somme
des 8 IT constitue une trame, qui est l’unité temporelle de base. Une trame dure 4.615 ms dans
le GSM. Le multiplexage temporel optimise l’utilisation de la capacité de transmission d’une
voie. Sur la figure 5 on observe l’organisation d’une trame TDMA.

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Figure 5 : Trame TDMA

Ainsi la norme GSM fixe une organisation précise pour les multiples1 des trames que
sont la multi-trame, la super-trame et l’hyper-trame. La hiérarchie des trames est présentée ci-
contre. Une trame se divise en 8 intervalles temporels de 577 s.
Une multi-trame à 26= 26 trames TDMA (pour le transport de la parole)
Une multi-trame à 51= 51 trames TDMA (pour le transport des donnés de contrôle)
Une super-trame= 26 trames TDMA à 51 / 51 trames TDMA à 26 = 1326 trames TDM***A
Une hyper-trames= 2048 super-trames= 2 715 648 trames TDMA

 Handover :

Principe :
Les mesures effectuées par le terminal mobile et transmises au BSC courant.

La décision prise par le BSC d'effectuer un handover après identification d'une ou

plusieurs cellules utilisables. Si plusieurs cellules sont éligibles, le MSC détermine, en fonction
des charges de trafic, la cellule la plus judicieuse à affecter à la communication.

La réservation d'un nouveau canal de trafic entre la nouvelle BTS et le mobile.

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Un basculement effectué par le mobile sur réception d'une commande émise par le BSC.

3.2 Equipement du BSS


A travers cette section nous présentons avec détail les équipements qui constituent la
partie BSS et plus précisément les stations de base.

- Terminal d’abonné (MS) :


Dans un réseau GSM, le terminal de l'utilisateur est appelé station mobile. Une station mobile
est composée d'une carte SIM (Subscriber Identity Module), permettant d'identifier l'usager de
façon unique et d'un terminal mobile, c'est-à-dire l'appareil de l'usager (la plupart du temps un
téléphone portable).
Les terminaux (appareils) sont identifiés par un numéro d'identification unique de 15 chiffres
appelé IMEI (International Mobile Equipment Identity).
Chaque carte SIM possède également un numéro d'identification unique (et secret) appelé
IMSI (International Mobile Subscriber Identity). Ce code peut être protégé à l'aide d'une clé de
4 chiffres appelés code PIN.

Figure 6 : téléphone mobile

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La carte SIM permet ainsi d'identifier chaque utilisateur, indépendamment du terminal utilisé
lors de la communication avec une station de base. Une carte SIM contient les informations
suivantes:
Numéro de téléphone de l'abonné (MSISDN)
Numéro d'abonné international (IMSI, international mobile subscriber identity)
Etat de la carte SIM
Code de service (opérateur)
Clé d'authentification
Code PIN (Personal Identification Code)
Code PUK (Personal Unlock Code)

- La station de base (BTS) :


Dans un réseau GSM, le territoire est découpé en petites zones appelées cellules. Chaque
cellule est équipée d’une station de base fixe munie de ses antennes installées sur un point haut
(château d’eau, cloché d’église, immeuble ...).
Les cellules sont dessinées hexagonales mais la portée réelle des stations dépend de la
configuration du territoire arrosé et du diagramme de rayonnement des antennes d'émission.
Dans la pratique, les cellules se recouvrent donc partiellement. Dans la figure 8 ci-dessous nous
présentons une vue générale d’une BTS

Figure 7 : Station de base

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 Type de BTS
On distingue deux grandes familles du BTS, les stations de base indoor et les stations de
base outdoor.

Une BTS indoor est installé au sein d’un local ainsi que sa climatisation, la figure ci-dessous
représente une BTS indoor.

Figure 8 : BTS indoor et sa climatisation

Une BTS outdoor est installée à l’extérieure et elle contient des climatiseurs intégrés,
dans la figure ci-dessous on présente une BTS outdoor.

Figure 9 : BTS outdoor

 on peut aussi parler des BTS macro et micro c’est une classification selon la taille
du BTS, dans la figure ci dessous, respectivement, on présente une BTS macro et
une micro.

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Figure 10 : BTS macro et micro

Architecture d’une BTS (type Alcatel) :


Une BTS est constituée par un ensemble d’étage (subrack) qui contient les cartes tel que :

 La carte DUPLEX (ANC)


Cette carte permet d’exécuter les fonctions suivantes :
• Traitement des signaux radio en provenance des MS à travers l’antenne de la BTS en
exécutant les tâches de filtrage, d’amplification de ces signaux et de les envoyer vers la carte
COMBIN (ANY).
• Recevoir les signaux de la carte COMBIN (ANY) et les transmettre vers leurs MS de
destination qui sont présentes dans la cellule couverte par la BTS.
• Permet de mesurer la perte d’insertion des signaux émis au niveau du connecteur de l’antenne
 La carte COMBIN (ANY)
C’est la carte responsable d’effectuer les tâches suivantes :
• Couplage et acheminement des signaux en provenance des TRE vers le module ANC
correspondant afin d’atteindre leurs destinations.
• Analyse du signal en provenance de l’antenne afin de pouvoir l’acheminer vers le TRE
correspondant.
 La carte TRE
La carte TRE permet d’effectuer les fonctions de traitement des signaux en provenance de
l’antenne de la BTS en exécutant la tâche de modulation et de codage de ces signaux en bande
de base, dans l’autre sens elle permet de démoduler les signaux en provenance de l’interface
Abis et de les décoder pour les adapter à la transmission radio vers les MS. Chaque secteur de
la BTS est gérée par un nombre bien déterminé de TRE.

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 La carte SUMA
C’est la carte intelligente de la BTS qui permet d’accomplir les fonctions suivantes :
• Supervision de l’état de fonctionnement des équipements de la BTS et détection des alarmes
intérieures et extérieures de la BTS.
• Collection des canaux de trafic et de signalisation ainsi que l’état de fonctionnement du
système pour former la trame PCM à 2 Mbits/s.
• Gestion de l’interface Abis et supervision de la liaison MIC.
• La synchronisation entre la BTS et la BSC à travers un système d’horloge mètre-esclave
En plus de ces cartes on trouve l’équipement qui se charge de la transmission qui soit un
modem HDSL ou une liaison FH.

Au plus des équipements de transmission nous trouvons les batteries.

Sur la figure, nous présentons une composition d’une BTS type Alcatel.

Figure 11 : Composition d'une BTS(Alcatel)

Les rôles principaux d'une BTS sont:


Activation et désactivation d'un canal radio
Multiplexage temporel (TDMA) et saut de fréquence (Frequency Hopping)
Chiffrement du contenu à transmettre (pour la confidentialité de la communication sans fil),
Codage canal, chiffrement des trames, modulation, démodulation et décodage du signal radio
(protection contre les erreurs de transmission, interférences, bruits....)
contrôle de la liaison

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contrôle de la puissance d'émission (limiter la puissance à ce qui est suffisant pour ne pas
trop perturber les cellules voisines)
Le domaine de la BTS reste néanmoins la liaison physique radio, l'essentiel des fonctions de
contrôle et de surveillance est réalisé par la BSC.

- Le contrôleur de stations de base (BSC)

Dans cette partie on présente un autre constituant de la partie radio (BSS) qui est le contrôleur
de la station de base (BSC).

 Partie intelligente du BSS


 Gestion des ressources radio
 Allocation de fréquence
 Contrôle des puissances mobile/BTS
 Décision et exécution Handover
 Réception des mesures des BTS
 Commutateurs : concentration du trafic vers le MSC.

Dans la figure ci-dessous on présente un schéma d’un BSC Contrôleur de stations de base.

Figure 12 : Contrôleur de stations de base

La BSC sera la partie intelligente concernant ce lien : c'est lui qui décide de
l'activation/désactivation d'un canal vers une station mobile, qui décide de la puissance
d'émission des BTS et des MS et qui gère les changements de cellules (handover). Si ce
handover s'effectue entre deux BTS qui sont reliées au même BSC, ce dernier effectue le
handover tout seul (handover intra-BSC), sinon il s'agit d'un handover inter-BSC ou handover
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inter-MSC qui fait appel au(x) Mobile service Switching Center(s) (MSC) supérieur(s). Pour
effectuer le contrôle de puissance et les changements de cellule, le BSC collecte et analyse les
mesures de performance et de qualité envoyées par les BTS et les MS. Un autre rôle primordial
du BSC est de concentrer les flux de données en provenance des BTS. Mis à part en milieu
urbain dense, une BTS est rarement surchargée en permanence, l'Abis est donc peu saturé. En
concentrant ensemble les Abis sur un nombre plus réduit de liens A en direction du MSC, cela
permet une meilleure utilisation des ressources.

- Le Transcodeur (TC)
C’est l’intermédiaire entre la partie radio (BSS) et la partie réseau (NSS). Il adapte le format de
codage bas débit du GSM (13 kbits/s) utilisé sur les canaux radio à celui du réseau filaire
(64kbits/s). Pour exploiter de façon optimale les possibilités offertes par le codage bas débit de
la parole du GSM, le transcodeur est le plus souvent placé sur les sites de commutation, mais il
peut l’être sur les sites du BSC.
Dans la figure ci-dessous on présente l’emplacement du transcodeur dans l’architecture du
réseau GSM.

BSC TRAU MSC/VLR MSC


S
I
E
M
EN
SD
9
00 S
I
EM
E
N
SD9
0
0
S
I
E
M
EN
SD
9
00

16kb/s

64kb/s

Figure 13 :Transcodage de parole

Description matérielle du TC (Transcoder) :


Le TC est la partie du BSS qui constitue l’interface de celle-ci avec le MSC, il permet
d’exécuter deux fonctions fondamentales qui sont les suivantes :
• Exécuter la tâche de conversion du débit des canaux à 16 Kbits/s venant de la BSC en
des canaux de débit de 64 Kbits/s vers le MSC et la tâche inverse.
• La carte ASMC
• La carte ATBX
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• La carte DT16
 La carte ASMC
Cette carte permet de multiplexer 4 liaisons, dont chacune est de 30 canaux à 16 Kbits/s,
venant des 4 ATBX en une liaison Ater-Mux à 2 Mbits/s vers la BSC et permet aussi la tâche
inverse, c'est-à-dire le démultiplexage de la voie Ater-Mux en 4 liaisons de 30 canaux à 16
Kbits vers les 4 ATBX.
 La carte ATBX
Cette carte assure les fonctions suivantes :
• Commuter un nombre maximum de 31 canaux de 64 Kbits/s de l’interface A, venant
du MSC, à la carte DT16 et assure aussi la commutation des 31 canaux à 16 Kbits/s,
venant de l’interface Ater-Mux vers la carte DT16.
• Assurer le passage transparent des canaux de signalisation SS7 et X25 à 64 Kbits/s
entre l’interface Ater et l’interface A.
 La carte DT16
Cette carte permet d’exécuter la tâche principale du TC, elle assure donc les fonctions
suivantes :
• Pour les liaisons venant de l’interface A :
_ Reçoit les échantillons à 64 Kbits/s de l’ATBX et les convertit dans les blocs
de transcodage de données (chaque DT16 est dotée de 16 transcodeurs) en des
canaux à débit binaire de 16 Kbits/s.
_ Renvoie des canaux transcodés à la carte ATBX pour les acheminer vers la
liaison Ater-Mux.
• Pour les liaisons venant de l’interface Ater-Mux :
_ Reçoit les canaux de parole de l’interface Ater-Mux et les convertit pour avoir
des canaux de débit binaire de 64 Kbits/s.

3.3 Les interfaces du réseau GSM


Les interfaces normalisées sont utilisées entre les entités du réseau pour la transmission du
trafic (paroles ou données) et pour les informations de signalisation. Dans le réseau GSM, les
données de signalisation sont séparées des données de trafic. Toutes les liaisons entre les
équipements GSM sauf avec la station mobile sont des liaisons numériques. La liaison entre
BTS et MS est une liaison radio numérique.

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o L’interface radio (UM) : L’interface Um appelée aussi Air ou radio, entre BTS et MS
s'appuie sur le protocole LAPD (Link Access Protocol on the D mobile channel). Il est
utilisé pour le transport du trafic et des données de signalisation. Le téléphone portable
et le sous système radio communiquent par l'intermédiaire de l'interface Um, qui est une
liaison radio.

o L’interface A bis :

Figure 14 : interface Abis

C’est l’interface entre les deux composants du sous système BSS : la BTS (Base Station
Transceiver) et le BSC (Base Station Controler). L'interface Abis se situe entre la BTS et le
BSC. La transmission s'effectue sur des liens MIC (Modulation par Impulsion et Codage) à 2
Mbit/s. Sur l’interface Abis, la signalisation peut avoir plusieurs origines et plusieurs
destinations, il y a donc nécessité de distinguer les messages échangés entre la BTS et le BSC
et la signalisation directement échangée entre la station mobile et le BSC. L’interface Abis
supporte des messages de différents types : → Messages de supervision et de maintenance de la
BTS. → Messages internes de liaison de données BTS – BSC.

o L’interface Ater : C’est l’interface entre BSC et TC, elle assure le multiplexage de
plusieurs interfaces A bis.
o L’interface A : Interface A entre BSC, plus précisément TC, et MSC, s'appuie sur le
protocole sémaphore N·7 du CCITT. Il est utilisé pour le transport du trafic et des
données de signalisation. Le sous système radio et le sous système réseau
communiquent par l'intermédiaire de l'interface A.
Autres interfaces :
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 B entre MSC et VLR,
 C entre MSC et HLR,
 E entre MSC et MSC,
 F entre MSC et EIR,
 G entre VLR et VLR,

Nous savons que le trajet des ondes radio n’est pas de tout repos, surtout aux fréquences
utilisées par les services GSM. Intéressons nous plus particulièrement au 900 MHz. La
longueur d’onde est de 35 cm environ. D’autre part, comme nous le verrons un peu plus loin, le
débit binaire utilisé étant assez élevé, l’interférence inter symbole sera importante.

 Interférence inter symbole :

Les ondes émises par la BTS vont atteindre le mobile par des chemins différents, un trajet
direct d’une part, et via des réflexions sur des obstacles d’autre part. Les trajets étant différents,
les ondes parviendront à l’antenne de réception à des moments différents comme représenté sur
la figure 2. On voit que le signal reçu n’a plus les caractéristiques de celui qui a été émis. Cette
distorsion s’appelle interférence inter symbole.

 Intervalle de temps ou Time Slot : lorsque nous parlerons d’intervalle de temps ou


time-slot, c’est celui qui est utilisé pour une salve dite de parole ou de communication.
Il existe d’autre type de salve pour les contrôles et les commandes. Nous les
mentionnons pour information, sans les détailler, mais nous verrons leur utilité plus
loin.

3.4 Le sous système NSS :


Le MSC (Mobile services Switching Center ou Mobile Switching Center) est un équipement de
téléphonie mobile (GSM/2G) en charge du routage dans le réseau, de l'interconnexion avec les
autres réseaux (réseau téléphonique classique par exemple) et de la coordination des appels. Un
MSC est chargé de plusieurs BSC. De même que chaque BSC concentre le trafic de plusieurs
BTS, le MSC concentre les flux de données en provenance de plusieurs BSC. De plus, à chaque
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MSC est associé un VLR qui connaît les informations détaillées sur les usagers que le MSC
doit gérer.
Fonction:
la commutation : le MSC est un centre de routage et de multiplexage. Les MSC sont reliés
entre eux, ainsi qu'aux passerelles d'accès aux autres réseaux,
la gestion des connexions, activation/désactivation d'un canal vers une MS, en utilisant les
informations du VLR,
grâce au VLR qui lui est dédié, le MSC assure la localisation et l'itinérance,
le contrôle du handover entre deux BSC dont il a la charge (intra-MSC Handover),
la gestion des handovers de MS quittant son domaine d'influence vers celui d'un autre MSC
(inter-MSC Handover).

 L'enregistreur de localisation nominal « HLR »

Le HLR (Home Location Register) est une base de données de localisation et de


caractéristiques des abonnés. Un réseau peut posséder plusieurs HLR selon des critères de
capacité de machines, de fiabilité et d’exploitation. Le HLR est l’enregistreur de localisation
nominale par opposition au VLR qui est l’enregistreur de localisation des visiteurs.

 L'enregistreur de localisation des visiteurs « VLR »

L’enregistreur de localisation des visiteurs VLR (Visitor Location Register) est une base de
données associée à un commutateur MSC. Le VLR a pour mission d’enregistrer des
informations dynamiques relatives aux abonnés de passage dans le réseau, ainsi l’opérateur
peut avoir à tout instant dans quelle cellule se trouve chacun de ses abonnés. Les données
mémorisées par le VLR sont similaires aux données du HLR mais concernent les abonnés
présents dans la zone concernée.

A chaque déplacement d’un abonné le réseau doit mettre à jour le VLR du réseau visité et le
HLR de l’abonné afin d’être en mesure d’acheminer un appel vers l’abonné concerné ou
d’établir une communication demandée par un abonné visiteur.

 Le centre d'authentification « AUC »

L’AUC (Authentification Center) est une base de données qui contient une copie de la clé
secrète inscrite sur la carte SIM de chaque abonné. Toutes les données y sont enregistrées sur
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un support physique. C'est le centre qui contrôle tous les droits d'usage des abonnés du réseau.
Une vérification est faite dans cette base à chaque utilisation du réseau par un abonné. Tous ces
contrôles servent à éviter une utilisation frauduleuse des comptes des abonnés. Les abonnés
sont sûrs donc de payer pour des services forcément utilisés. L'identification est faite en deux
étapes :

 une première locale : lors de la mise en service du terminal, l'abonné tape sur son
terminal son code confidentiel, vérifié par sa carte SIM.
 la seconde lors de l'usage d'un service par l'abonné.

 L'enregistreur des identités des équipements « EIR »

L’EIR (Equipement Identity Register) est une base de données contenant le numéro
international de l'équipement IMEI (International Mobile Equipement Identity) permettant
ainsi son identification.

 Le sous-système d’exploitation et de maintenance « OMC »

L’OMS est constitué d’un ou plusieurs OMC (Operation & Maintenance Center), il permet à
l’opérateur d’accéder aux éléments du sous-réseau NSS et aux BSC pour l’administration et la
maintenance. Un OMC regroupe la gestion administrative des abonnés et la gestion technique
des équipements.

La gestion administrative et commerciale du réseau s’intéresse aux abonnements en terme de


création, modification, suppression et de facturation, ce qui suppose une interaction avec la
base de données « HLR ».

Quality of service
Equipement
→ Principaux alarmes possibles:
coupure de transmission
coupure courant
alarme VSWR: taux d'interférence dépasse un certain seuil.

4 installation d’une station de base


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Dans cette section nous présentons les étapes de mise en place d’une nouvelle BTS.
Pour installer un nouveau site, on procède par ces étapes :

 Etude de dimensionnement et décision d’ajout d’un nouveau site

 Survey et audit physique du site (mettre en place les équipements et tester le


fonctionnement des matériels)

 Installation du soft pour le fonctionnement de la BTS (comissioning)

 Réception technique

 Maintenance

4.1 Installation ,mise en place et audit physique du site

Après la réalisation du dossier d’étude d’installation du nouveau site, l’opérateur


Tunisie Télécom délègue l’installation au prés d’un sous-traitant tel que SOTETEL
SCADACOM, et l’achat des équipements auprès d’un fournisseur tel ALCATEL ou HUAWEI

Pendant cette étape il y aura lieu de mise en place des équipements tels qu’il est
mentionné par la figure :

Figure 15 : Installation des TRX

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Pendant l’installation du matériel, des mesures physiques (VSWR sur les feeders: ondes
stationnaires) sont prises pour assurer le bon fonctionnement du matériel comme il est montré
par la figure ci-dessous

Figure 16 : Mesure du VSWR

Au plus des mesures du VSWR et la qualité des feeders d’autre contrôle et vérification
sont effectués ces tests consistent à vérifier :

 La sécurité des équipements


 la terre et faire les mesures

 La sécurité du personnel

 Les infrastructures

 La galvanisation

 La conformité

4.2 Mise en marche de la BTS (Commissioning)

Dans cette étape nous se chargeons à installer le soft de la BTS pour la faire fonctionner
en utilisant l’outil « BTS-Terminal »cas de BTS ALACATEL , et pour le faire :

 Connecter un PC portable à la BTS

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 Lancer l’application BTS-Terminal (Alcatel)

 Débrancher le câble d’Abis

 Commencer la procédure de l’installation du soft

Dans la figure 16 nous présentons l’interface de la configuration initiale de la BTS tel


que la version du matériel et d’autre information.

Figure 17 : Configuration initiale du BTS

Après avoir vérifié la configuration des cartes on commence par le chargement des
fichiers *.dll et *.msf. Sur la figure nous présentons la procédure de chargement de ces
fichiers.

Figure 18 : Chargement des fichiers *.dll et *.msf

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Après installation des fichiers *.dll et *.msf nous passons à la lecture de bande de
fréquences, comme il est présenté par la figure ci-dessous.

Figure 19 : Lecture de bande de fréquence

Et en dernière étape de l’installation du soft nous mettons à jours les différents modules
pour faire fonctionner les équipements comme il est présenté par la figure ci-dessous.

Figure 20: Fin de mise en marche (commissioning)

 après la fin de la mise en marche nous branchons le câble d’A bis qu’on a débranché
dès le début de la mise en marche.

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4.3 Réception technique

Après l’étape de construction et de mise en marche (installation du soft) une réception


technique est effectuée. Cette réception se répartie en cinq partie :

 Données du site,

 Vérification des installations,

 Test de fonctionnement,

 Inventaire et dossier d’installation,

Dans ce qui suit nous détaillons à chaque phase les tâches à faires d’une façon générale.

 Données du site
Dans cette phase nous présentons les informations générales du site tel que son nom,
adresse, configuration… ainsi l’infrastructure du local contenant le site, support des antennes,
support de transmission et l’alimentation.

 Vérification des installations


A cette étape nous se chargeons à la :

 Vérification des connexions de terre et réseau de masse

 Vérification des installations intérieures telles que l’éclairage, énergie primaire, fixation
des équipements, chemins de câbles, répartiteur, feeders et bretelles, climatisation,
trémie, câblage des alarmes externes, baies d’énergie et la propreté.

 Vérification des installations externes telles que le câblage externe, support d’antennes,
feeders et bretelles, antennes, équipement câble coaxiale (TMA/Duplexeur)

 Test de fonctionnement
A cette étape nous faisons des tests de fonctionnement du site radio tels que :

 Test de renvoi des alarmes,

 Test du handover,

 Test du basculement du BCCH,

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 Test des times slot en communication ,

 Test de réinitialisation de la BTS (Shutdown).

La présence de l’équipe de qualité est suggérée.

 Inventaire et dossier d’installation


Dans cette phase une vérification de conformité des équipements et de plan
d’installation est effectuée.

4.4 Maintenance

C’est la principale mission du centre régional d’exploitation et de maintenance du


réseau GSM Cette mission est réalisée à travers l’outil de supervision M200 de HUAWEI ,
par la réception des alarmes envoyées par les BTS.

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5-APPLICATION :

CONCEPTION D’UNE BASE DE DONNEES POUR LA


GESTIONS DES SITES GSM
L’exploitation des données relatives a chaque site GSM m’a permis de créer des tables
pour chaque site audité et pour des régions différentes et de les intégrer dans une base
de données EN ACCESS et ce dans le but de mieux gérer les sites et les données des sites

Conception des tables : table audit site, table sites, table transmissions, table secteurs, table
audit secteurs

Figure 21 : tables de l’application base de données sites

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Fenêtre principale pour la création d’un nouveau site ou la modification et la mise à jour d’un
site déjà existant avec tous ses caracteristiques.

Figure 22 : écran de saisie d’une nouvelle BTS de l’application base de données sites

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RECOMMANDATIONS

Tunisie télécoms a entrepris depuis des années une opération de réorganisation tant
dans sa structure technique ( NOC ,ROC ,GNOC, backhauling, backbone,SOP,..) ; que
Dans sa structure administrative organigramme de structure confiée aux plus grandes
Sociétés du monde avec son partenaire stratégique afin de mettre toute
L’infrastructure dans les normes ISO.

Comme il est suggéré d’apporter des changements au niveau non seulement infra
structural mais aussi au niveau du personnel et de les former et adapter avec les
changements VIA les plateformes et bases de données de communications intra
entreprises ( exchange, workflows,HPSM,intranet entreprise, KPI..)

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CONCLUSION GENERALE

Ce stage m’a été une occasion extraordinaire pour s’informer de près du métier d’opérateur
télécom. En effet, la télécommunication est un secteur de pointe utilisant les technologies UP
to Date les plus pointues.
Ce secteur est caractérisé par une concurrence continue. L’entreprise ou l’opérateur actif
dans ce secteur est par conséquent tenu d’être proactif, aussi bien sur les plans techniques,
financiers mais aussi, en termes de gestion de ressources humaines et de communication.
L’individu est une variante déterminante dans cette activité. En effet bien que la
communication est un outil que peut se procurer l’opérateur mais reste à savoir optimiser ces
outils, les promouvoir, préserver et les exploiter pour assurer sa pérennité et se développer sur
son marché et conquérir de nouveaux espaces.
A noter également que ce stage m’a été une occasion pour montrer l’écart entre la théorie
et le volet pratique de terrain.

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ANNEXE

31