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Institut Supérieur d’Informatique ISI

Institut Supérieur d’Informatique ISI

Département Architecture des systèmes et des réseaux

Chapitre 1 :

Introduction au traitement du signal

Le traitement du signal est une discipline indispensable de nos jours . Il a pour

objet l'élaboration ou l'interprétation des signaux porteurs d'informations . Son but est donc de réussir à extraire un maximum d'information utile sur un signal perturbé par du bruit .

. Son but est donc de réussir à extraire un maximum d'information utile sur un signal

1. Définitions

Signal : Un signal est toute entité qui véhicule une information de sa source à son destinataire. Il sert de vecteur à une information. Il constitue la manifestation physique d’une grandeur mesurable (courant, tension, force, température, pression,…).

Bruit : Par définition, on appelle bruit tout phénomène perturbateur gênant la perception ou l’interprétation d’un signal. La différence entre le signal et le bruit est artificielle et dépend de l’intérêt de l’utilisateur (ou destinataire).

Rapport signal sur bruit : Le rapport signal sur bruit mesure la quantité de bruit contenue

dans le signal. Il s'exprime par le rapport des puissances du signal (P S ) et du bruit (P b ). Il

P est souvent donné en décibels (dB). s RSB 10 log dB 10 P b
P
est souvent donné en décibels (dB).
s
RSB
10 log
dB
10
P
b

Système: Un système est un dispositif quelconque qui va produire un signal de sortie en fonction d’un signal d’entrée. Le système est donc une machine à transformer les signaux.(Ex: modulateur, filtre, etc…).

Entrée

Energie et puissance

Système

Sortie

donc une machine à transformer les signaux.(Ex: modulateur, filtre, etc…). Entrée Energie et puissance Système Sortie

Energie calculée sur un intervalle [ t 1 ,t 2 ] :

w

s

( t

1

,t

2

)

t

t

1

2

s

2 ( t )dt

Puissance calculée sur un intervalle [ t 1 ,t 2 ] :

P ( t

s

1

,t

2

)

t

2

1

t

La valeur efficace du signal, calculée sur un intervalle [ t 1 ,t 2 ] :

La puissance instantanée :

( )

P t

( )

x t

*

( )

x t

( )

x t

2

1

t

t

1

S

eff

2

s

( t

La puissance moyenne sur T 0 :

P

( ,

t T

0

)

1

T

0

t T

t

0

( )

x t

*

( )

x t

dt

1

T

0

T

t

t

0

[

2

1

( t )dt

,t

2

)

X

réel

( )]

t

P ( t

s

dt

1

,t

2

)

P ( , t T 0 ) 1 T 0 t T t 0 ( )

2. Classification des signaux

Classification phénoménologique :

fonction du temps.

On considère la nature de l'évolution du signal en

Signaux

certains (ou déterministes)

aléatoires (probabilistes, stochastiques)

périodiques

sinusoïdaux

complexes

non périodiques

pseudo

périodiques

constants

stationnaires

non stationnaires

ergodiques

non ergodiques

complexes non périodiques pseudo périodiques constants stationnaires non stationnaires ergodiques non ergodiques

Les signaux déterministes : ou signaux certains, leur évolution en fonction du temps peut être parfaitement modéliser par une fonction mathématique. On retrouve dans cette classe les signaux périodiques, les signaux transitoires, les signaux pseudo-aléatoires, etc…

Les signaux aléatoires : leur comportement temporel est imprévisible. Il faut faire appel à leurs propriétés statistiques pour les décrire. Si leurs propriétés statistiques sont invariantes dans le temps, on dit qu'ils sont stationnaires.

Les signaux stationnaires : lorsque leurs valeurs moyenne est indépendante du temps les résultats de leur analyse statistique restent les mêmes quelque soit le moment où l’on observe une partie déterminée.

Les signaux ergodiques : s’il est identique de faire une moyenne statistique à un instant donné sur différents essais ou de faire une moyenne temporelle suffisamment longue sur un seul de ces essais.

un instant donné sur différents essais ou de faire une moyenne temporelle suffisamment longue sur un

Classification énergétique

Les signaux à énergie finie :

s

2

(

t

) dt

Les signaux à puissance moyenne finie :

Classification spectrale

lim

T

1

T

T

T

2

2

s

2 ( t )dt

Un signal peut être classé suivant la distribution de son énergie ou de sa puissance en fonction de la fréquence (spectre du signal). On distingue 2 types de signaux :

Les signaux à bande étroite

Les signaux à large bande

(

(

F

F moy

F

F moy

petit )

grand )

F moy

F

max

F

min

2

F F

max

F

min

la largeur de bande du signal

à large bande ( ( F F moy F F moy petit ) grand ) F
à large bande ( ( F F moy F F moy petit ) grand ) F

Pour les signaux à bande étroite, il est possible de les classer par le domaine de variation de

la fréquence moyenne.

: Signaux basses fréquences (BF)

: Signaux hautes fréquences (HF)

: Signaux très hautes fréquences (THF)

: Signaux ultra hautes fréquences (UHF)

: Signaux super hautes fréquences (SHF)

f

moy

250

KHz

250 Khz

f

moy

30

MHz

30 Mhz

f

moy

300 MHz

300 Mhz

f

moy

3

GHz

f

moy

3

GHz

Si la fréquence moyenne du signal devient très grande, supérieur à quelque Téra hertz (
Si la fréquence moyenne du signal devient très grande, supérieur à quelque Téra hertz
( THz
10
12 Hz
), la longueur d’onde
est le paramètre de référence. On distingue :
40 nm 400 nm
: Signal lumineux Ultraviolet
400nm 700nm
: Signal lumineux visible
700nm 0,1mm
: Signal lumineux infrarouge

Classification morphologique

Classification morphologique On obtient donc 4 classes de signaux : • Les signaux analogiques dont l'amplitude

On obtient donc 4 classes de signaux :

Les signaux analogiques dont l'amplitude et le temps sont continus

Les signaux quantifiés dont l'amplitude est discrète et le temps continu

Les signaux échantillonnés dont l'amplitude est continue et le temps discret

Les signaux numériques dont l'amplitude et le temps sont discrets

est continue et le temps discret • Les signaux numériques dont l'amplitude et le temps sont

3. Signaux particuliers

Afin de simplifier les opérations ainsi que les formules obtenues, certains signaux

fréquemment rencontrés en traitement du signal dispose d'une modélisation propre.

Fonction signe

Sign (t)=

pour t > 0

-1 pour t < 0

1

Sign (t)

t

RQ : La valeur à l'origine (t = 0) est arbitraire, située entre 1 et -1. Par convention et sauf cas particulier et par souci de symétrie, on supposera que cette valeur est nulle.

Fonction échelon

u (t)=

t > 0

0 pour t < 0

1 pour

u

t

1

t

t

du

t

dt

t

u (t)

t

lim

0

t

t

t

du t

dt

Fonction rampe

r ( t )

t u(t)

t

u (

)d

Fonction rectangulaire

rect

t

1 0

si

t

1

 

2

sinon

Fonction triangulaire

tri

t

1 -

0

t

si

t

1

sin on

rect t
1

triangulaire tri t 1 - 0 t si t 1 sin on rect t 1 -1/2

-1/2

-1

1/2

tri t

1

Fonction sinus cardinal

s

inc t

( )

sin( )

t

t

1

1

t

t

1

1

rect t

T

t 1 Fonction sinus cardinal s inc t ( ) sin( ) t t 1 1

T / 2

tri t T

T

T / 2

T

t

t

1

t

t 1 Fonction sinus cardinal s inc t ( ) sin( ) t t 1 1

Impulsion de Dirac

L'impulsion de Dirac correspond à une fonction porte dont la largeur T tendrait vers 0 et dont l'aire est égale à 1.

δ(t)

si t 0 0 sinon

1
1

(t)

Attention: le 1 marqué sur la flèche pleine représente l’aire de cette

t impulsion (et non la hauteur de l’impulsion).

de cette t impulsion (et non la hauteur de l’impulsion). Propriétés : 1 / x, x(t).

Propriétés :

1 /

x,

x(t).

(t)dt x(0 )

2/

4 /

x(t).

(t

x(t) (t-t

0

)

t

0

)dt

x(t

0

x(t )

0

)

(t-t

0

)

3 / x(t) (t) x(0) (t)

5 /

(at)

1

|a|

.

(t)

x(0 ) 2/ 4 / x(t). (t x(t) (t-t 0 ) t 0 )dt x(t 0

Peigne de Dirac

On appelle peigne de Dirac une succession périodique d’impulsions de Dirac.

T

rep

(

T

t

)

x ( t )

rep

T

(

k

x ( t

t

)

kT

)

k

(

t

kT

)

Opérateur de répétition

δ Τ (t)

t

Cette suite est parfois appelée train d'impulsions ou fonction d'échantillonnage . Ce type de signal est principalement utilisé en échantillonnage.

de signal est principalement utilisé en échantillonnage. x(t) . δ Te Echantillonnage de x(t) = multiplication

x(t) . δ

Te

Echantillonnage de x(t) = multiplication de x(t) par un peigne de Dirac

(t)

x(kT ) δ(t kT )

e

e

x(t) . δ Te Echantillonnage de x(t) = multiplication de x(t) par un peigne de Dirac

4. Applications

Exercice 1 :

1- Calculer l’intégrale, pour

t

, des fonctions :

2- Calculer les valeurs moyennes

Exercice 2 :

x et

y des signaux :

x

1

t

x

2

( )

t

rect t

A

( )

t

rep

T

x

1

et

et

y

1

t

A

tri t

y

2

( )

t

rep

T

y

1

( )

t

Calculer la valeur moyenne, la valeur quadratique, la valeur quadratique moyenne et la valeur

efficace du signal

tri t

T

x t

A

t T ,T

pour

Exercice 3 :

Démontrer que pour un signal impaire la valeur moyenne totale est toujours nulle.

Exercice 4 :

Démontrer que la puissance moyenne total d’un signal périodique s(t), de période T 0 , est

identique à celle calculer sur la période.

lim

T

1

T

T

T

2

2

s

2

t

dt

1

T

0

T

0

T

0

2

2

s

2

t

dt

période T 0 , est identique à celle calculer sur la période. lim T 1 T