Vous êtes sur la page 1sur 3
10 L’Algérie profonde Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest AÏN TÉMOUCHENT 38 cas

10

L’Algérie profonde

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest AÏN TÉMOUCHENT 38 cas de brucellose

BRÈVES de l’Ouest

AÏN TÉMOUCHENT

38 cas de brucellose recensés

n Les services vétérinaires ont

procédé depuis le début de l’année à plus de 4350 prélèvements de sang sur les vaches laitières pour le dépistage de la brucellose à travers 570 exploitations agricoles implantées sur le territoire de la wilaya de Aïn Témouchent. 38 cas se sont relevés positifs dont 13 enregistrés dans la région de M’lata qui englobe les localités de Tamzoura, Oued Sebbah et Aïn El- Arba, 15 dans la daïra de Hammam Bou Hadjar, plus précisément à Chentouf, alors que le reste est éparpillé sur dans d’autres régions à l’image de la localité de Ouled Boudjemaâ. Selon Mohamed Chouiref, inspecteur vétérinaire

auprès de la DSA locale, ces chiffres représentent 0,8% par rapport au nombre global des vaches dépistées mais qui confirme que la brucellose existe toujours et qu’il faudra limiter au maximum son incidence

et sa propagation. A ce titre, le

même responsable précisera que le programme élaboré par son service portant sur l’assainissement et le dépistage des différentes maladies s’applique régulièrement à longueur d’année sans pour autant attendre la manifestation d’un cas humain qui nécessite la

constitution de brigades spéciales, un redoublement de vigilance et une assistance accrue des services

de sécurité, de santé et du

commerce ainsi que des collectivités locales pour effectuer un maximum de prélèvements pour connaître l’origine de la maladie.

M. LARADJ

SIDI BEL-ABBÈS

Arrestation d’une femme dealer

n Agissant sur la base

d’informations, les policiers de la 1 re Sûreté urbaine ont arrêté deux dealers et saisi 310 comprimés psychotropes de marque Rivotril suite à la perquisition du domicile d’une femme âgée de 41 ans. L’enquête a permis également l’identification et l’arrestation de son complice, âgé de 31 ans. Les deux mis en cause ont été écroués pour détention et trafic de psychotropes.

A. BOUSMAHA

MOSTAGANEM

Conférence sur le bourlingueur érudit

cheikh Hocine El-Ourtilani

Durant toute sa vie, il s’alimentera de tous les hommes de sciences et lettres qu’il rencon- trera, et gardera un contact épistolaire riche et dense dont malheureusement peu de traces ont été trouvées comme ses nombreux manuscrits.

L e public mostaganémois a eu l’occasion, ce lundi, et malgré la torpeur ra- madhanesque, de dé- couvrir ou redécouvrir la vie de cheikh Hocine

El-Ouartilani et ses œuvres lors d’une conférence donnée à la bi- bliothèque principale D r Moula- Belhamissi par le D r Mohand Oui- dir Mechnan, directeur central au ministère des Affaires religieuses et

notamment la Erihla (Nuzhat al- andhar fi fadhl ilm at-tarikh wal akh- bar) du bourlingueur érudit comme est surnommé le fils de Béni Ourti- lane. En bon professeur, le confé- rencier abordera son sujet, presque comme un conte, le truffant de dé- tails et le maîtrisant de bout en bout. Il réussira à capter l’attention de l’assistance dès les premières phrases. Né en 1713 à Beni Ourtila- ne (wilaya de Béjaïa) un haut lieu de spiritualité durant l’époque otto- mane, Hocine El-Ouartilani est un éminent intellectuel et également un maître du soufisme. Mais cela ne l’a pas empêché de s’intéresser à d’autres disciplines telles que la phi- losophie, la sociologie, l’histoire et la géographie. Cela servira l’écriture de

D. R.
D. R.

Conférence, lundi dernier, à la Bibliothèque principale en hommage à Cheikh Hocine El Ouartilani.

ses ouvrages qui sont essentiellement des récits de voyage considérés par ses contemporains, et de nos jours comme des références. Durant tou- te sa vie, il s’alimentera de tous les hommes de sciences et lettres qu’il rencontrera et gardera un contact épistolaire riche et dense dont mal- heureusement peu de traces ont été

trouvées comme ses nombreux ma- nuscrits. Seul le volumineux Erihla, constitué de 900 feuillets écrits de la main du maître en 1768, qui se pré- sente comme un concentré d’histoire et de témoignages sur les vicissitudes du XVIII e siècle a survécu. L’écritu- re de cet ouvrage a été entamée après 3 expéditions de 25 ans à La

Mecque et au Moyen-Orient, et là, il abordera différents thèmes liés à la pensée scientifique et à la spiritua- lité de l’époque. Il est sans doute le précurseur du reportage écrit avec une analyse des faits et situations après avoir confronté ses idées aux oulémas de son époque.

M. SALAH

Trois pilleurs de sable écroués

n Lundi dernier, le tribunal correctionnel de Mostaganem a condamné à 6 mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 DA, trois personnes âgées de 30 et 41 ans, résidant dans le douar de Aïzeb, commune de Mostaganem, pour pillage de sable. Les faits remontent au mois de mai dernier lorsque la Gendarmerie nationale a arrêté les trois mis en cause en flagrant délit de vol de sable à la plage de Sokhra. Le procureur de la République a requis 5 ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA à l’encontre des accusés. À noter que ces personnes activant dans ce réseau, des récidivistes pour la plupart, cèdent un camion de sable entre 20 000 et 40 000 DA, selon le tonnage. D'autre part, les carrières de sable ont fait l'objet d'une mesure de fermeture à l'échelle de toute la wilaya de Mostaganem.

M. S.

21 harraga sauvés in extremis au large de Hadjadj

n Les gardes-côtes de Mostaganem ont sauvé in extremis, au large de la localité côtière de Hadjadj, 21 harraga embarqués à bord d'un bottier pour gagner les côtes espagnoles. Les rescapés ont été évacués vers l’établissement public hospitalier de Mostaganem pour des consultations médicales. Ces derniers sont partis du rivage de Bouzadjer, wilaya de Aïn Témouchent.

M. S.

500 comprimés psycho- tropes saisis à Aïn Tédelès

n Quatre personnes âgées de 20 et 31 ans ont été arrêtées dernièrement par les gendarmes pour détention de psychotropes. C'est lors d'une perquisition effectuée à leur domicile sis au douar Ouled Mohammed, que 500 comprimés de psychotropes de type Diazépam ont été saisis. Des armes blanches ont été également découvertes et une somme d'argent estimée à 440 000 DA. Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.

M. S.

OUVERTURE D’UN NOUVEAU MASTÈRE SPÉCIALISÉ À ORAN

L’économie verte en ligne de mire

U n mastère spécialisé sera lancé pro- chainement à Oran, en collaboration avec l’Ecole des mines de Saint-Étien-

ne (France) et l’École nationale polytech- nique d’Oran (ENPO) et l’Université Senghor d’Alexandrie (Egypte). Ce projet a été initié par

l’ONG R20 et l’école de Saint-Étienne et aura pour intitulé “Territoire, technologie et fi- nancement de portefeuille de projets innovants pour l’économie verte”. C’est ce que nous avons appris auprès de la cellule de commu- nication du bureau de l’ONG R20 installé à

Oran. Ainsi l’objectif d’une économie verte doit s’appuyer sur des compétences et des ac- teurs de terrains, notamment dans les collec- tivités locales, capable d’appuyer et de mettre en place les projets verts et les structures d’en- cadrement. D’où, nous explique-t-on, ce mas-

tère spécialisé qui sera un diplôme de troisième cycle, axé sur les quatre secteurs stratégiques en matière environnementale : énergie re- nouvelable, efficacité énergétique, gestion durable des déchets et mobilité durable,

D. LOUKIL

Incendie dans un parc à Arzew

n

La chute, ce lundi en fin

de

journée, d’un câble

électrique dans un parc à Arzew a provoqué un

incendie qui a détruit 500

m de broussailles. N’étais

l’intervention des

pompiers, le feu aurait pu

se propager au tribunal,

situé juste à proximité du lieu du sinistre.

AYOUB A.

Plus de 230 personnes ad-

mises aux UMC

n 234 personnes dont des malades et des retraités ont été victimes d'agression à

l'arme blanche suivie de vol durant les huit premiers jours de Ramadhan dans la

wilaya d’Oran. Les victimes ont été la proie facile de bandes de délinquants qui agissent aux alentours des banques,

des bureaux de poste et à proximité des hôpitaux, et ce, malgré la mise en place d’un important dispositif sécuritaire. Les UMC d’Oran reçoivent à elles seules une moyenne quotidienne de 12 personnes agressées physiquement ou à l’arme blanche. Les UMC prodiguent également des soins intensifs au profit des diabétiques, des cardiaques, des asthmatiques et des hypertendus en sus des personnes victimes de

coups et blessures et des accidentés de la voie publique. Les hospitalisations pour intoxication alimentaires sont estimées à 70 cas avérés, notamment pour ingestion de produits avariés. Les accidents de la circulation ont enregistré durant cette même période 63 cas, en majorité des piétons qui ont été admis aux UMC d’Oran.

K. R. I.

Deux frères blessés dans un accident de la route

n Deux frères âgés de 43 et 52 ans ont été blessés à divers degrés de gravité dans le renversement de leur Peugeot 208 sur la route de Slatna. L’accident s’est produit, ce lundi, à quelques minutes de la rupture du jeûne.

A. A.

12 arrestations en moins de 24 heures

n En l’espace de 24 heures, 12 personnes, âgées entre 20 et 26 ans, ont été arrêtées à Oran,

dans le cadre de la lutte contre la petite délinquance pour coups et blessures volontaires, port d’armes prohibées, vols et possession et consommation de drogue. Elles ont été présentées

devant la justice.

A. A.

10 L’Algérie profonde Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE LA CÉRÉMONIE A EU LIEU SOUS LE

10

L’Algérie profonde

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

LA CÉRÉMONIE A EU LIEU SOUS LE PATRONAGE DU WALI ET DU HCA À L'UNIVERSITÉ DE BATNA

LE PATRONAGE DU WALI ET DU HCA À L'UNIVERSITÉ DE BATNA BRÈVES de l’Est SKIKDA 25

BRÈVES de l’Est

SKIKDA

25 personnes interpellées lors d'une opération nocturne

n Les forces de police ont lancé

récemment plusieurs opérations coup-de-poing nocturnes, juste après le f'tour, dans les milieux suspectés de délinquance au niveau des cités urbaines, places publiques, gares routières et certaines zones chaudes. Le bilan de la Sûreté de wilaya fait état de l'interpellation de 25 personnes et la fouille de 40 véhicules. Dix parmi les interpellés ont été présentés devant les juridictions compétentes. 7 d'entre eux pour des accusations de possession de drogue et de psychotropes alors que les autres étaient recherchés par la justice civile ou militaire. Par ailleurs, la police judiciaire a traité durant le mois écoulé 224 affaires dont 140 concernant des délits et crimes contre les personnes soit 64 affaires de coups et blessures volontaires, 40 pour injures, 27 affaires pour des délits et crimes contre les biens d'autrui, 15 autres pour des menaces et d'autres pour vols, destruction de bien privés et publics et 13 affaires en relation avec les mœurs. 300 personnes ont été impliquées dans ces affaires dont 34 femmes, 17 mineurs et 4 ressortissants étrangers. 59 accusés ont été placés en détention provisoire alors que 33 autres ont été appelés à comparaître en citation directe. En outre, 22 affaires de drogue dont 10 de vente illicite et 12 de possession pour consommation de drogue impliquant 33 personnes ont été traitées. 20 ont été placés en détention provisoire, 5 autres ont été appelés à comparaître en citation directe et 6 ont été relaxés.

A. BOUKARINE

OUM EL-BOUAGHI

Découverte macabre

n La quiétude habituelle de la cité

Jugurta d'Oum El-Bouaghi a été secouée, dimanche après- midi, suite à l'annonce de la mort par pendaison de B. R., un habitant de la ville âgé de 59 ans. Après le constat d'usage, la dépouille de la malheureuse victime a été transférée par les éléments de l'unité principale de la Protection civile vers l'EPH Ibn Sina. Une enquête a été ouverte par les services de police pour déterminer les causes et les circonstances exactes du drame, selon la cellule de communication de la Protection civile.

K. MESSAAD

Sortie de la 1 re promotion LMD en langue et culture amazighes

Ce sont près 70 lauréats qui ont été honorés à l'auditorium de l'université par une remise symbolique de diplômes et de cadeaux d'encouragement.

D. R.
D. R.

“T amazight va bien en Algérie”, a déclaré en substance le président du Haut-Commissariat à l'amazighité, dimanche soir à l'uni-

versité Hadj-Lakhdar de Batna à l'occasion de la sortie de la première promotion LMD en langue et culture amazighes. Ce sont près de 70 lauréats qui ont été honorés à l'auditorium de l'université par une remise symbolique de diplômes et de cadeaux d'encouragement. Démarré en 2013 en tant que section dépen- dante de la faculté des lettres et littérature arabe, l'enseignement universitaire de tama- zight a évolué à Batna en termes de statut juri- dique (indépendance) et en effectifs estudian- tins. “Les trois années du cursus de formation universitaire totalisent actuellement le nombre de 800 étudiants et étudiantes alors que le démarrage n'avait été effectué qu'avec 80 étu- diants et étudiantes”, a tenu à nous préciser le chef du département M. Nahali Djamel. Le rec- teur de l'université, le phildoctor Abdeslam

Cérémonie de remise de diplômes, dimanche dernier, à l'université Hadj Lakhdar.

Dhif, devait prononcer un bref discours dans lequel il a qualifié l'existence de cette branche à l'université constitue le premier jalon devant permettre de faire évoluer et promouvoir à l'avenir l'enseignement didactique de tamazight en tant que langue nationale et officielle. Pour sa part, le vice-président, Abdelkrim Brima, a qualifié cette occasion d'évènement particulier qui, a-t-il dit, “nous inspire et nous prodigue de la force et de la volonté d'aller de l'avant”. Brima considère que cet acquis de l'enseignement supérieur est une plus-value à ne pas sous-esti- mer, étape qui marque la réconciliation du peuple algérien avec soi, c'est-à-dire avec les composantes de la personnalité algérienne. Mais, préviendra Abdelkrim Brima, la promo- tion réelle et qualitative de tamazight ne devra pas s'écarter du cadre académique et scienti- fique ni non plus sans vision politique nationa- le qui place l'intérêt suprême du pays au-dessus de toute considération. Quant au troisième ora- teur, M.Hachemi Assad, président du Haut- Commissariat à l'amazighité, il a exprimé ses félicitations à l'université Hadj Lakhdar de

Batna et a évoqué la nécessité de la spécialisa- tion dans l'enseignement de cette langue. “Nous avons franchi une étape décisive et l'État y a contribué”, précisera-t-il avant d'ajouter que “la langue amazighe est désormais une nouvelle feuille de route à la lumière de la nouvelle consti- tution. Tamazight va bien en Algérie”. Les auto- rités de la wilaya, les responsables de l'universi- té ainsi que le président du HCA ont procédé ensuite à la remise de diplômes et cadeaux à quelques étudiants et étudiantes de cette pre- mière promotion qui ont décroché le LMD en langue et culture amazighes. Le président du HCA a lui aussi été honoré pour les efforts déployés par son organisme en faveur de la langue amazighe. Signalons que dans son discours, le vice-prési- dent de l'APW a attiré l'attention de l'assistance sur le blocage au niveau de la douane depuis quatre années d'un don de 1200 livres sur l'Algérie et sa révolution libératrice, offert à partir de l'étranger par le regretté Amar Nagadi et Djoghlal Djoumaâ.

ALI BENBELGACEM

SECTEUR DE L'ÉDUCATION : LE SG DE LA WILAYA DE CONSTANTINE EST FORMEL

“Toute les infrastructures seront prêtes en septembre prochain”

P our éviter le scénario relatif à la surcharge des classes qui caractérise chaque rentrée scolaire à Constantine, notamment à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, suite aux

opérations de relogement des citoyens, les responsables locaux se sont engagés à achever tous les travaux de construction des infrastructures scolaires. “D'ici le 31 août 2016, toutes les écoles, les CEM et les lycées seront prêts pour accueillir nos élèves et les entreprises chargées des travaux

d'extension, réhabilitation ou de la construction des nouvelles infrastructures doivent livrer les projets”, a déclaré M. Abd Elkhalak Sayouda, secrétaire général de la wilaya de Constantine. Lors de la visite d'inspection qu'il a effectué, lundi dans les communes d'Aïn Abid et de Ben Badis, ce res- ponsable a menacé les responsables des bureaux d'études et ceux chargés de la réalisation desdits projets de sanctions s'ils ne respectent pas les délais de réalisation. Joignant l'ac-

te à la parole, M. Sayouda a ainsi ordonné, au cours de cette même sortie, la résiliation de deux contrats avec deux entre- prises qui n'ont pas respecté leur engagement avec la wilaya pour des travaux d'extension au niveau de deux établisse- ments scolaires. Notons que le nombre des établissements scolaires dans la wilaya de Constantine dépassé les 540, dont 365 écoles primaires.

S. BETINA

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

L’Algérie profonde

11

APRÈS LE FAUX BOND DES AUTORITÉS DANS LA GESTION DU CONFLIT ENTRE LES VILLAGES

Le comité de village de Tifilkout craint une affaire “Ghardaïa-bis”

Le conflit autour de la répartition de l’eau entre les quatre villages, Tifilkout, Azrou, Uguefilène et Taghzout, fait craindre le pire au comité de village Tifilkout.

N ous faisons porter la res-

ponsabilité entière de ce

deuxième Ghardaïa qui se

prépare, aux autorités et

aux services de sécurité”,

lit-on dans une déclara-

tion rendue publique, avant-hier, par le comité du village Tifilkout, qui accuse les autorités et des députés d’un parti au pouvoir de pousser au pourrissement et à l’affronte- ment entre villageois. “Nous dénonçons éner- giquement la passivité et le parti-pris des auto- rités et des services de la Gendarmerie natio- nale qui, à trois reprises, n’ont pas pu rétablir l’eau pour les deux villages, ni assurer leur sécurité à la montagne, et qui ont même osé émettre le souhait de voir le sang couler dans les robinets”, dénonce encore le comité de vil- lage dans sa déclaration à travers laquelle il rappelle qu’aujourd’hui encore les deux vil- lages Tifilkout et Taghzout sont sans eau depuis 10 jours et les auteurs de ce sabotage font le guet au niveau de la source avec des armes. “Prônons la voie de sagesse et de séré- nité, nous, comité de village Tifilkout nous sommes attablés, plusieurs fois, avec les parties adverses et chaque réunion est clôturée avec un PV signé par toutes les parties concernées et tous ces PV confortent largement la réparti- tion de 1994”, expliquent les auteurs de la

la réparti- tion de 1994” , expliquent les auteurs de la BRÈVES du Centre BLIDA Le

BRÈVES du Centre

BLIDA

Le prix de la pastèque en “folie”

Le prix de la pastèque, du melon et du cantalou a atteint un seuil jamais égalé. Pourtant une semaine avant le Ramadhan, leurs prix s’affichaient entre 60 à 70 DA le kilogramme et à deux jours du mois sacré, ces produits ont disparu du marché. Certains commerçants argumentent cette cherté par la forte demande sur le produit, car prisés durant le mois. D’autres l’expliquent par le fait que le marché est approvisionné à partir du Sud. “S’il y avait un réseau de transport entre le Nord et le Sud, on mangera de la bonne pastèque des régions du Sud à un prix abordable. C’est dû aux frais de transport qui sont élevés. Le producteur ne peut pas épuiser sa marchandise avec une perte. Il préfère la vendre dans sa région que de s’aventurer à l’expédier vers le Nord”, explique Hadj Ahmed, un revendeur de Blida. Ce dernier n’écarte pas l’épenthèse de la spéculation. “Vous savez, il n’y a rien de bon qu’une bonne pastèque pour étancher sa soif en ce mois de jeûne et c’est peut-être là l’explication de ce pic de 140 DA le kilo. Jamais le prix de ce fruit n’a atteint ce plafond. C’est honteux de spéculer avec ce fruit”, estime le commerçant. Au marché, la cherté de ce fruit a incité les revendeurs de couper une pastèque en quatre tranches pour pouvoir vendre ce produit qui fait fuir les consommateurs. À 140 DA le kg, le prix d’une pastèque moyenne varie entre 700 DA à 1000 DA. “Je suis en train d’épuiser cette marchandise et j’arrête la vente de la pastèque en ce mois de carême. J’ai l’impression que je participe à cette violation morale qui fait que les jeûneurs viennent avec une envie d’acheter et ils sont repoussés par les prix.”

K. FAWZI

Liberté
Liberté

La mauvaise répartition d’alimentation en eau potable pénalise les habitants.

déclaration tout en plaidant pour le retour au système de répartition de 1994, un système qui a été, disent-ils, dévié pour ne servir que les deux villages auteurs du sabotage. La veille, les représentants du comité du village Azrou ont reconnu avoir dévié la conduite, mais ont motivé leur action par la nécessité d’un retour au système de 1974, qui assurait une répartition plus équitable et juste. Pour rappel, à la fin de l’été 2015, une nouvelle solution a été signée par les parties, mais sans

qu’elle soit jamais exécutée, comme prévu, par les pouvoirs publics. Hier encore, un nouveau faux bond a été opéré par les autori- tés de wilaya qui devait diriger les travaux d’une rencontre prévue au siège de la wilaya en présence des parties adverses, mais qui ont brillé par leur absence.

SAMIR LESLOUS

IL ACTIVAIT DANS LES WILAYAS DU CENTRE

Un réseau national de trafic

Publicité

WILAYAS DU CENTRE Un réseau national de trafic Publicité AF L es éléments de police judiciaire

AF

L es éléments de police judiciaire (PJ) de la sûreté de daïra de Sour El-Ghozlane ont réussi à neutraliser un réseau de

trafic de véhicules, composé de 11 individus, dont dix ont été appréhendés et déférés devant le parquet de Sour El-Ghozlane et le dernier mis en cause est en fuite. Lors d’un point de presse organisé, hier, par le chef de la sûreté de daïra, le commissaire Belabbès Mohamed a expliqué que cette affaire remonte à 2015, lorsque ses hommes ont eu des informations faisant état que des véhi- cules en provenance d’Europe, franchis- saient nos frontières d’une manière illégale. Des individus, notamment des ressortis- sants algériens vivant à l’étranger, ainsi que des étrangers (Français, Espagnols), fai- saient entrer des véhicules volés sur le sol

algérien. Par la suite, avec la complicité de plusieurs personnes, dont la plupart sont originaires de Sour El-Ghozlane, ils se fai- saient établir de faux documents afin de les

mettre en circulation. “Cette opération nous a permis de récupérer 65 véhicules, sur un total de 109”, indiquera l’officier, qui préci- sera également que ce vaste coup de filet a nécessité la mobilisation des services de police et la gendarmerie à travers 11 wilayas du centre du pays. Pour le commissaire Belabbes, les présumés trafiquants sont des “professionnels”. “Il s’agit de professionnels qui agissaient après un travail de repérage minutieux et sur com- mande. Ils constituent une partie d’un vaste réseau de trafic de véhicules en Algérie”, a-t- il souligné. En outre, le chef de la police de Sour El-Ghozlane a mis en exergue “la rapi- dité et l’efficacité” de l’enquête menée par ses hommes, laquelle a duré entre les premières pré-acquisitions et les conclusions, un peu plus de trois mois, ce qui est considéré comme un temps record dans ce genre d’af- faires.

RAMDANE B.

MAATKAS/ TIZI OUZOU

Auto-construction :tension entre les citoyens

L’aide à l’auto-construction dans la daïra de Mâatkas représente la seule issue pour la de- mande de logements, vu l’impossibilité d’option pour les autres formules (LSP, RPH, AADL…), et pour, entre autres raisons, le manque d’as- siettes foncières. Du coup, la demande pour l’ha- bitat rural s’est accentuée dans les communes de Mâatkas et Souk El-Tenine. Dans une décla- ration rendue publique par la coordination des comités de villages, le chef de daïra et le sub- divisionnaire du logement et des équipements publiques (SLEP) sont accusés d’être à l’origine des retards et des blocages. “La coordination des comités de villages de Maâtkas dénonce ces blocages pernicieux et sournois et les responsable de ces agissements avec fermeté. Au moment où, ailleurs, les citoyens ont pratiquement concréti- sé leurs besoins dans ce domaine, nous accusons un retard incommensurable entretenu par son premier responsable et les relais locaux”, lit-on dans la déclaration où on se pose la question :

“Pourquoi rejette-t-on les dossiers de suréléva-

tion uniquement à Maâtkas ?”. De son côté, le chef de daïra récuse la légitimité et la représen- tativité des signataires de la déclaration et af- firme que, pour la commune de Souk El-Tenine, le comité technique de daïra a donné un avis fa- vorable aux dossiers éligibles, sur la base de cri- tères réglementaires. “Les dossiers rejetés, notam- ment pour cause de surélévation, ont reçu une expertise technique défavorable ou ne répondent pas aux critères préalablement définis”, ajoute- ra t-il. Cependant, il accuse à son tour des ci- toyens, dont des rédacteurs de la déclaration, d’user de stratagèmes pour tromper le comité de daïra. “Comment accorder un projet de sur- élévation sur des locaux commerciaux ? Comment valider une bâtisse déjà finie et habitée et pré- sentée dans un dossier d’aide à une construction non entamée? Comment avantager le proprié- taire d’une villa somptueuse au détriment d’un démuni qui n’a pas où loger ?”, dira le chef de daï- ra.

R. ACHOUR