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2015/2016

PROJET DE FIN D’UTUDE

Remerciements :………………………………………………………………..
………………………………………..…….4
Introduction :………………………………………………………………………………………………..
…………………..5

I.

Les principes :

1. Le pouvoir budgétaire.…….
……………………………………………………………………………..6
2. La définition et le rôle…………………..
……………………………………………………………….6
II.

Les quatités :

1. L’universalité ……………………………………..
………………………………………………………7
2. La sincérité et l’exactitude …….
……………………………………………………………………7
3. L’annualité ……………………………………….
………………………………………………………...8
4. L’unité ….
…………………………………………………………………………………………………….8
5. La spécialité
………………………………………………………...................................................8
6. L’équilibre..
……………………………………………………….....................................................8

III.

La structure :

1. La division …………………………………………………………………….……………….
……….10
2. La classification
………………………………………………………………………………………10
3. Le PBN (Plan Budgétaire Normalisé) ………………………..
…………………………….10
4. Les tableaux récapitulatifs ………………………………………………….
………………….16

IV.

Services ordinaire et le service extraordinaire :
Page 2

PROJET DE FIN D’UTUDE

1. La
distinction ..............................................................................................
....................17
2. Le transfert de l’ordinaire
l’extraordinaire..........................................................17
3. Les principes
généraux ...............................................................................................
18.
4. Le chapitre
ordinaire.................................................................................................
...18
5. Le chapitre
extraordinaire..........................................................................................
19

V.

Les depenses obligatiore et non obligatiore :

1. Les dépenses obligatoires
……………………………………………………………………….21
2. Les dépenses non obligatoires
…………………………………………………..................22

VI.

L’ETABLISSEMENT, LE VOTE ET L’ARRETE :

La .1
formation ........................................................................................................
......23
L’élaboration du .2
projet...........................................................................................23
3 . Le commentaire budgétaire……………………………………………………………….25
Le vote ............................................................................................... .4
...........................26
5. L’apurement et l’arrête définitif……………………………………………………………..27

VII.

LES MODIFICATIONS BUDGETAIRES:

La demande de crédit spécial ou .1
supplémentaire...............................................29
Le tableau des modifications .2
budgétaires..............................................................30
Les dépenses urgentes et .3
imprévues........................................................................32
Le .4
transfert .........................................................................................................
..............32
Page 3

PROJET DE FIN D’UTUDE

5.
Le
report
d’exercice. .....................................................................................................3
4
6. Le budget rectifié…………………………………………………………………………………….35

VIII.

LES OBLIGATIONS ET LES RESPONSABLITITES PAR
: RAPPORT AUX CREDITS BUDGETAIRES

1)
Du
collège
des
bourgmestre
et
échevins.................................................................37
2)
Du
receveur
communal..................................................................................................37

IX.

Le Budget des Syndicats de communes et Le Budget des
Etablissements Publics:

1.
Les
généralités ......................................................................................................
........39
Le budget des établissements publics .2
communaux...........................................40
Le budget des syndicats .3
intercommunaux............................................................40
Les principes découlant de la comptabilité .4
commerciale................................43

Conclusion…………………………………………………………………………………………………….
…….45

Page 4

toute l’équipe pédagogique de …………. qu’il nous a apporté lors des différents suivis. et la confiance qu’il nous a témoigné. Avant d’entamer ce rapport. nous profitons de l’occasion pour remercier tout d’abord notre professeur Monsieur Khalid qui n’a pas cessé de nous encourager pendant la durée du projet.PROJET DE FIN D’UTUDE Nous tenons à remercier dans un premier temps. Nous le remercions également pour l’aide et les conseils concernant les missions évoquées dans ce rapport. Merci à eux … Page 5 . ainsi pour sa générosité en matière de formation et d’encadrement.

 La section fonctionnement peut alimenter la section équipement. L’exercice budgétaire municipal couvre l’année civile. la Tutelle autorise le fonctionnement de la Commune sur le douzième provisoire qui est un budget équilibré en recette et en dépense à un montant égal à 1 sur 12 de la prévision de chaque imputation du budget de l’exercice antérieur. Le budget communale doit être préparé suivant une procédure très rigoureuse et très fiable permettant à la Commune de bien cerner ses potentialités en matière de recettes et de bien orienter ses actions en matière de dépenses pour assurer un développement local durable. aucune opération de gestion n’est possible et ne peut être réalisée.  La réciproque n’est pas autorisée.PROJET DE FIN D’UTUDE Le budget communal est un document de gestion financière municipale obligatoire qui traduit et autorise les actions prioritaires à réaliser. Page 6 . à savoir: -la section de fonctionnement et -la section d’investissement. Chaque section est subdivisée en chapitres Qui comprennent parfois des articles qui sont scindés eux aussi parfois en paragraphes et sousparagraphes. En l’absence d’un budget. Le budget communal comporte deux sections dont chacune comprend une partie recette et une partie dépense. Dans ce cas. Il est aussi l’acte par lequel le Conseil municipal prévoit et autorise pour chaque exercice l’ensemble des recettes et des dépenses à exécuter par le Maire. soit du 1er janvier au 31 décembre.

PROJET DE FIN D’UTUDE Ceci étant. la présente partie du guide est présentée de manière à permettre de préparer convenablement les budgets des Communes dans le délai et suivant la forme et le fond requis. Le budget est l’acte le plus important de la gestion communale puisqu’il contient le programme de l’action communale et tous les éléments de la vie communale. Concevoir une activité quelconque dans le domaine communal est admettre l’utilité ou la nécessité d’effectuer certaines dépenses. toutes les interventions de la commune ayant une incidence financière au cours de l’année concernée. …le conseil établit annuellement le budget de la commune… » . Le budget de la commune est donc un acte politique qui décide. avant qu’elles ne soient exécutées. 2) La définition et le rôle Le budget est le tableau des prévisions de toutes les recettes et de toutes les dépenses à effectuer au cours de l’exercice pour lequel il est voté. L’établissement d’un budget est le premier acte de gestion par lequel la commune manifeste son existence et l’autorité communale sa puissance politique. Page 7 .Les Principes 1)  Le pouvoir budgétaire Le pouvoir budgétaire trouve son fondement dans les articles de la Constitution : « Les communes forment des collectivités autonomes à base territoriale. I. de les prévoir et de les autoriser. possédant la personnalité juridique et gérant par leurs organes leur patrimoine et leurs intérêts propres.

PROJET DE FIN D’UTUDE Il est en même temps un acte juridique qui autorise l’organe exécutif ( le collège des bourgmestre et échevins) à dépenser jusqu’à concurrence du montant voté et à percevoir les recettes prévues. Page 8 .

la sincérité et l’exactitude. la dénaturation.PROJET DE FIN D’UTUDE II. comme Page 9 . Le principe de l’universalité budgétaire est contenu dans la législation communale qui spécifie que toutes les recettes de la commune doivent être portées annuellement au budget et qu’aucun paiement sur la caisse communale ne peut avoir lieu qu’en vertu d’un crédit porté au budget arrêté par le Ministre de l’Intérieur. et non leur solde net. doit être inscrit au budget. Cela veut dire que lorsqu’un service communal réalise à la fois des recettes et des dépenses. lorsqu’il ne prévoit aucune recette fictive de nature à réaliser un équilibre apparent. par exemple. Il doit faire preuve d’une juste évaluation des recettes et des dépenses de sorte à éliminer dans la mesure du possible des recours ultérieurs à des demandes de crédit supplémentaire en cours d’exercice. Les Qualités Les qualités essentielles du budget sont : l’universalité. la spécialité et l’équilibre. chacune d’elle. l’unité. Sont à condamner sévèrement les manoeuvres qui constituent à sousévaluer les prévisions de recettes ou à surévaluer les prévisions de dépenses en vue de présenter la situation budgétaire sous un jour défavorable. 2)La sincérité et l’exactitude Le budget est sincère et exact lorsqu’il ne contient pas d’expédients trompeurs comme. l’annualité. Le principe de l’universalité requiert également l’inscription du montant brut des recettes et des dépenses. De même par exemple les intérêts créditeurs et les intérêts débiteurs échus doivent figurer distinctement au budget en dépense et en recette. 1)L’universalité Le budget est universel lorsqu’il comprend. atténuation ni omission toutes les recettes et toutes le dépenses à effectuer pendant la durée d’un exercice. ou bien en vertu d’un crédit spécial approuvé par lui. l’exagération ou la réduction fictive de certaines dépenses et recettes. sans confusion.

5)La spécialité La subdivision du budget en articles budgétaires.PROJET DE FIN D’UTUDE il convient de condamner les procédés inverses de nature à retarder le redressement financier nécessaire et indispensable. Une imputation incorrecte est interdite. le budget communal doit se présenter sous forme d’un seul et unique document. l’équilibre de l’ensemble du budget est insuffisant. Un crédit voté pour un exercice déterminé ne peut pas être utilisé pour payer de dépenses prévues au budget d’un exercice antérieur ou postérieur. Ce n’est que de cette façon que l’équilibre du budget peut être sauvegardé. Lors du vote du budget se fait en effet le choix de la priorité des dépenses qui conditionne la fixation des recettes et le recours éventuel à l’emprunt. Elle revient en matière de dépenses à une sortie de fonds sans autorisation du Conseil communal. ayant chacun un objet bien déterminé. si le chapitre ordinaire propre à l’exercice ne dégage pas un boni ordinaire assez important pour faire face à d’éventuelles rentrées de recettes inférieures à Page 10 . 3)L’annualité La commune a l’obligation d’établir chaque année un budget qui comprend toutes les recettes et toutes les dépenses susceptibles d’être effectuées au cours de l’exercice financier. exige l’imputation de chaque recette et de chaque dépense sur un article bien précis et adéquat. Toutefois. 4)L’unité Afin de mettre les élus communaux en mesure de prendre les décisions financières en toutes connaissances de cause. Cela signifie que le total des recettes doit être au moins égal au total des dépenses. 6)L’équilibre Le budget doit être présenté et doit être voté en équilibre réel.

Parler d’équilibre réel présuppose évidemment que les prévisions budgétaires soient aussi sincères et aussi justes que possible. la caisse communale serait fatalement exposée à la gène et le fonctionnement normal de la commune serait fortement entravé. mais urgentes. Page 11 . A défaut de budget établi dans les conditions d’équilibre indiquées.PROJET DE FIN D’UTUDE celles qui avaient été escomptées ou à des dépenses supplémentaires imprévues.

mais chaque code comptable est lié en arrière plan à un code économique. Dans le cadre de cette division. Page 12 .les chiffres du budget rectifié de l’exercice en cours (N-1) . valables au moment du vote du budget (N-1) .PROJET DE FIN D’UTUDE III. le document budgétaire doit renseigner dans des colonnes distinctes : . La structure 1) La division Le budget est divisé en chapitre ordinaire et en chapitre extraordinaire. Chaque chapitre budgétaire est subdivisé en codes fonctionnels.les chiffres définitifs du dernier compte de gestion arrêté (N-2) 2) La classification Les articles budgétaires sont regroupés selon le système de la classification fonctionnelle et économique des recettes et des dépenses. La classification économique regroupe les recettes et les dépenses suivant leur nature économique.les chiffres du budget en cours. codes comptables. codes sectoriels et codes détails. La classification fonctionnelle répartit les activités communales selon leur destination et regroupe les recettes et les dépenses selon les différentes fonctions qui correspondent en principe aux diverses tâches et missions que la commune assume. Cette classification ne ressort pas du document budgétaire.les chiffres de l’exercice budgétaire à venir (N) . tant en recettes qu’en dépenses. Elle fait la distinction entre les opérations courantes et les opérations en capital et enregistre les flux financiers entre les différents secteurs de l’économie.

cela dans le respect des règles de transparence et de la présentation budgétaire actuelle. la lettre « n » représentant un code numérique et la lettre « x » représentant un code alphabétique. Pour le budget/compte. C’est donc la même structure d’article qui sert pour l’établissement du budget et des comptes de fin d’exercice. Le plan budgétaire normalisé est compatible avec le plan comptable général. la mention des trois premiers codes est obligatoire pour le chapitre ordinaire. chaque article budgétaire est donc identifié par un code à 20 positions (en incluant les « / » séparateurs). Page 13 . b) Structure La nouvelle structure de l’article budgétaire se présente comme suit au niveau budget/compte Selon la nouvelle structure. et la mention des cinq codes est obligatoire pour le chapitre extraordinaire. Le plan budgétaire normalisé permet de mieux tenir compte des engagements des communes pris au niveau de leur association en syndicats de communes et d’établir des perspectives financières pour le court ou le moyen terme.PROJET DE FIN D’UTUDE 3) Le Plan budgétaire normalisé (PBN) a) Généralités L’élaboration du plan budgétaire normalisé répond aux besoins découlant des obligations assumées par le pays dans le cadre du programme de stabilité et de croissance de payer.

La saisie des mandats et titres doit se faire au niveau Ventilation statistique. CODE CHAPITRE Il s’agit d’un code numérique à 1 position qui renseigne les chapitres du budget de l’entité. Ce code peut prendre les valeurs suivantes : Page 14 . L’article budgétaire au niveau Ventilation statistique donne plus d’information que l’article budgétaire au niveau Budget-Compte.PROJET DE FIN D’UTUDE L’article budgétaire se présente comme suit au niveau ventilation statistique : Selon cette nouvelle structure. chaque article budgétaire est donc identifié par un code à 26 positions (en incluant les « / » séparateurs). La mention des cinq codes est obligatoire pour la ventilation statistique. la lettre « n » représentant un code numérique et la lettre « x » représentant un code alphabétique.

CODE FONCTIONNEL Il s’agit d’un code numérique qui indique la fonction. Le code fonctionnel comporte 3 positions. Le code fonctionnel est le même au niveau Budget-Compte qu’au niveau Ventilation statistique. CODE COMPTABLE Il s’agit d’un code numérique (basé sur la comptabilité générale) qui renseigne sur la nature des dépenses et des recettes de l’entité. c’est-à-dire le type d’activité à laquelle sont rattachées les opérations effectuées par l’entité.PROJET DE FIN D’UTUDE Le code chapitre est le même au niveau budget/compte qu’au niveau ventilation statistique. Code fonctionnel : 823 Piscines). (ex. CODE SECTORIEL Il s’agit d’un code alphabétique à 1 position au niveau budget/compte et d’un code alphanumérique à 4 positions au niveau ventilation statistique qui indique le secteur économique auquel appartient la contrepartie d’une opération effectuée par l’entité : Page 15 . Il est à remarquer que la codification comptable est une codification sur 6 positions au niveau budget/compte et de 9 positions au niveau ventilation statistique.

ex. : SYVICOL=S036) CODE DETAIL Il s’agit d’un code numérique à 5 positions qui sert à détailler davantage le code comptable et éventuellement aussi le code fonctionnel : • au chapitre ordinaire : le code détail est facultatif et peut être utilisé par les entités du secteur communal en cas de besoin . • au chapitre extraordinaire : le code détail est obligatoire et permet d’identifier les projets effectués par l’entité lorsqu’ils sont dotés d’un crédit budgétaire voté. Au niveau ventilation statistique. E. le code sectoriel Z est utilisé au cas où aucun autre code sectoriel n’est identifiable. Page 16 . F. O et S (p. un code numérique à 3 positions est à rajouter aux codes sectoriels C.PROJET DE FIN D’UTUDE Au niveau Budget/Compte.

les trois dernières positions correspondent à un numéro courant qui peut être attribué librement. . . le code détail est composé de 2 parties : .les deux premières positions se composent de « 99* » .les trois dernières positions correspondent à un numéro courant qui peut être attribué librement. Exemples : Au chapitre extraordinaire.PROJET DE FIN D’UTUDE Au chapitre ordinaire. Exemples : A défaut de projet d’investissement. le code détail est composé de 2 parties : .les deux premières positions identifient l’année de début du projet au chapitre extraordinaire du budget. Exemples : Page 17 . le code détail est le cas échéant composé de 2 parties : . le code détail se compose de différente manière dépendant de l’existence d’un projet d’investissement à la base : En cas de projet d’investissement. .les trois dernières positions correspondent à un numéro courant qui peut être attribué librement.les deux premières positions se composent de « 99 *» .

PROJET DE FIN D’UTUDE 4) Les tableaux récapitulatifs Le résultat du budget est calculé dans deux tableaux récapitulatifs. un premier tableau reprend le total des recettes et des dépenses du budget rectifié (N-1) par service ordinaire et par service extraordinaire et fournit le résultat présumé de l’exercice en cours (N). IV. Ce résultat sert de point de départ du deuxième tableau qui renseigne les chiffres récapitulatifs du budget proprement dit. En partant du résultat effectif du dernier exercice clôturé (compte N-2). Le Service ordinaire et le Service extraordinaire Page 18 .

Les ressources ordinaires ainsi transférées au chapitre extraordinaire et effectivement employées ne peuvent faire ultérieurement retour au chapitre ordinaire. à condition qu’un transfert régulier soit réalisé du chapitre ordinaire au chapitre extraordinaire. L’opération prohibée d’un transfert de l’extraordinaire à l’ordinaire aboutirait en effet à faire payer des dépenses de consommation courante au moyen de fonds provenant de l’emprunt ou du produit de l’aliénation du patrimoine. les dépenses de chaque chapitre sont équilibrées par des recettes de même nature. n’ont qu’une valeur estimative. La décision définitive du transfert ne sera prise qu’à l’occasion de l’approbation du compte de gestion du même exercice par le Conseil communal 3) Les principes généraux Page 19 . 2) Le transfert de l’ordinaire à l’extraordinaire Les recettes extraordinaires ne peuvent servir à la couverture de dépenses ordinaires. La couverture des dépenses extraordinaires peut néanmoins être assurée au moyen de ressources ordinaires non indispensables au paiement des dépenses ordinaires. Ces transferts qui sont décidés par le Conseil communal.PROJET DE FIN D’UTUDE 1) La distinction Les recettes et les dépenses des chapitres ordinaire et extraordinaire ne peuvent être confondues. En principe. La comptabilisation des transferts de l’ordinaire à l’extraordinaire se fait aux tableaux récapitulatifs du budget rectifié et du budget proprement dit.

.la participation aux frais de fonctionnement des syndicats de communes et des établissements publics placés sous la surveillance des communes .les frais de fonctionnement des divers services communaux. . Il en est de même des bonis ou des malis des exercices antérieurs.PROJET DE FIN D’UTUDE Les recettes et les dépenses conservent leur nature ordinaire ou extraordinaire même si elles se rapportent à un exercice clos. Il est vrai qu’une distinction très nette entre les deux chapitres n’est pas à réaliser par une énumération exhaustive des recettes et des dépenses ordinaires et extraordinaires.les subventions d’encouragement et les cotisations aux associations locales ou autres ainsi que les participations à leurs frais de fonctionnement . . y compris les frais d’entretien et de réparations courantes . les frais financiers et autres charges de la dette communale .les intérêts. . Cela tient en premier lieu à leur caractère relatif et essentiellement variable.l’excédent de dépenses du chapitre ordinaire des exercices antérieurs . 4) Le chapitre ordinaire Le chapitre ordinaire du budget comprend les dépenses et les recettes de la gestion courante de la commune. Telle dépense qui est accidentelle ou passagère pour une petite ou moyenne commune doit au contraire être considérée comme courante dans une autre commune d’une plus grande envergure. . Page 20 .l’amortissement régulier des emprunts Font également partie du chapitre ordinaire des dépenses : . Il importe de concevoir dans la mesure du possible le budget communal d’après les notions et d’après la théorie de la comptabilité nationale et d’adopter dans une certaine mesure la terminologie de cette nouvelle conception financière pour le classement des recettes et des dépenses communales aux chapitres ordinaire et extraordinaire.les dépenses annuelles imposées aux communes par la loi . a) Les dépenses ordinaires : Appartiennent notamment au chapitre ordinaire des dépenses : .

les achats de titres et de valeurs . . Page 21 .le coût des transformations et des grosses réparations des bâtiments communaux .les reprises pour recettes ordinaires non rentrées pendant l’exercice précédent. 5) Le chapitre extraordinaire Le chapitre extraordinaire du budget comprend les dépenses et les recettes en capital. les remboursements pour services rendus par la commune .l’excédent de recettes du chapitre ordinaire des exercices précédents .la participation aux frais d’investissement des syndicats et des établissements publics placés sous la surveillance des communes ainsi que la participation à l’amortissement de leurs emprunts . . . dividendes et autres revenus de capitaux . .le coût des travaux neufs d’infrastructures routières. a) Les dépenses extraordinaires : Appartiennent notamment au chapitre extraordinaire des dépenses : .PROJET DE FIN D’UTUDE . .les reprises pour recettes ordinaires non rentrées en cours d’exercice ainsi que les décharges accordées pour les recettes ordinaires b) Les recettes ordinaires : Appartiennent notamment au chapitre ordinaire des recettes : - L’ICC et le FCDF les revenus des propriétés communales . dont la durée de vie dépasse une année .les acquisitions des biens meubles.les acquisitions d’immeubles et les rentes viagères . . de la pose des conduites souterraines et aériennes ainsi que les frais de remplacement de ces équipements . les intérêts. les subsides et participations spécifiques de l’Etat aux dépenses ordinaires Font également partie du chapitre ordinaire des recettes : .

les reprises pour recettes extraordinaires non rentrées pendant l’exercice précédent.les ventes de titres et de valeurs .l’excédent de recettes du chapitre extraordinaire des exercices précédents .les reprises pour recettes extraordinaires non rentrées au cours de l’exercice ainsi que les décharges accordées pour les recettes extraordinaires. . .PROJET DE FIN D’UTUDE . .l’excédent de dépenses du chapitre extraordinaire des exercices précédents . . . b) Les recettes extraordinaires Appartiennent notamment au chapitre extraordinaire des recettes : . .les ventes immobilières .les donations et legs Font également partie du chapitre extraordinaire des recettes : .le remboursement anticipé d’emprunts Font également partie du chapitre extraordinaire des dépenses : .les taxes et remboursements ayant pour objet des dépenses d’investissement des communes . .les subventions et participations à des investissements réalisés par des associations et par des particuliers . Page 22 .les ventes des biens meubles dont la durée de vie dépasse une année . .les subsides et participations de l’Etat et d’autres organismes aux dépenses extraordinaires .

Citons comme exemples les contrats de vente. Les dépenses que la commune a assumées par suite d’un engagement contractuel ne peuvent être supprimées tant que dure l’engagement qui y donne naissance. Des engagements contractuels nouveaux ne peuvent être pris que si les crédits budgétaires afférents ont été votés par le Conseil communal et autorisés par le Ministre de l’Intérieur. (c) La commune est tenue de porter à son budget les dettes résultant de condamnations judiciaires à sa charge. Les dépenses obligatoires et non obligatoires Les dépenses des communes sont obligatoires ou non obligatoires. Un même crédit budgétaire ne peut couvrir à la fois des dépenses obligatoires et non obligatoires. Ces conventions créent des dépenses obligatoires. comme celles relatives aux charges sociales patronales. Il en résulte qu’une dépense même Page 23 . ou bien des lois générales également applicables aux communes. aux élections etc. les contrats d’emprunt etc. les contrats de location.PROJET DE FIN D’UTUDE V. 1) Les dépenses obligatoires Les dépenses obligatoires lorsqu’elles résultent a) d’obligations légales b) d’engagements contractuels c) de décisions judiciaires (a) La loi impose aux communes un certain nombre de dépenses : ce sont des lois spécifiques comme celles relatives à la participation aux rentes et pensions. (b) Les communes peuvent conclure des contrats qui engendrent des obligations à l’égard de tiers.

Même à l’intérieur d’une fonction ayant le caractère d’obligation. 119. en refusant leur allocation en tout ou en partie. Les dépenses obligatoires permettent le dépassement des crédits sans l’observation des formalités prescrites pour les modifications budgétaires. La nécessité et l’opportunité des dépenses facultatives sont appréciées chaque année par le Conseil communal qui doit tenir compte de la situation financière. il y est statué par le Ministre de l’Intérieur. comme par exemple l’enseignement. portera d’office la dépense au budget dans la proportion du besoin. De telles dépenses non obligatoires sont par exemple les frais des fêtes et cérémonies. sauf recours au Tribunal administratif qui statue comme juge de fond. 2) Les dépenses non obligatoires Les dépenses non obligatoires ou facultatives sont celles que les communes sont libres de s’imposer ou de supprimer par simple inscriptions ou radiations budgétaires. Toutefois. sans préjudice d’un recours auprès du Tribunal Administratif.…) Les dépenses du service extraordinaire sont en général des dépenses non obligatoires. Page 24 . lorsque la commune a été condamnée à la payer en vertu d’un jugement exécutoire. elles y concourent toutes proportionnellement à l’intérêt qu’elles peuvent y avoir. (base légale : art. les primes et subsides accordés à des particuliers ou à des associations etc. frais des colonies de vacances. Y font toutefois exception les participations de la commune aux frais d’investissement et à l’amortissement des emprunts contractés par les syndicats de communes et les établissements publics placés sous la surveillance des communes. 120. Dans tous les cas où le Conseil communal chercherait à éluder le paiement de dépenses obligatoires que la loi met à sa charge. il ne peut décider des dépenses dont l’objet sortirait de ses attributions légales ou qui seraient en conflit avec les lois. Lorsque des dépenses obligatoires intéressent plusieurs communes. En cas de refus ou de désaccord sur la proportion de cet intérêt et des charges à supporter. 121 de la loi communale).PROJET DE FIN D’UTUDE facultative devient obligatoire. le Ministre de l’Intérieur. différentes dépenses peuvent avoir le caractère de dépenses facultatives (gratuité des livres.

125 et 108 de la loi communale). 122 de la loi communale) Si le budget n’est pas proposé par le Collège des bourgmestre et échevins ou si le Conseil communal ne le vote pas dans les délais prescrits.PROJET DE FIN D’UTUDE VI. 2) L’élaboration du projet de budget Page 25 . le Ministre de l’Intérieur se substitue à ces organes pour proposer et arrêter d’office un budget limité aux dépenses obligatoires ainsi qu’aux recettes et aux dépenses indispensables au fonctionnement de la commune (budget d’office). Dans tous les cas où les budgets ne sont pas présentés dans les délais prescrits. le vote et l’arrêté 1) La Formation Le budget passe par trois phases : a) l’élaboration du projet de budget. le vote et la présentation du projet de budget à l’autorité supérieure doivent se faire à des époques permettant l’exécution du budget dès le début de l’exercice auquel il se rapporte. ceci tant pour assurer la marche régulière des services communaux que pour prévenir le désordre dans la gestion financière de la commune (base légale : art. L’établissement. qui est réservé au Ministre de l’Intérieur Les travaux d’élaboration. qui appartient au Conseil communal c) l’arrêté définitif. le Ministre de l’Intérieur peut désigner un Commissaire spécial qui exécute aux frais des personnes (autorités ou fonctionnaires communaux) en défaut les travaux en souffrance (base légale : art. qui incombe au collège des bourgmestre et échevins b) le vote.

Tout changement qu’on voudrait y apporter. Ces détails précis sur les augmentations et les diminutions importantes par rapport aux prévisions de l’exercice précédent sont à fournir dans le commentaire budgétaire à produire à l’appui du budget. A l’époque de l’établissement du budget.PROJET DE FIN D’UTUDE Le projet de budget est établi par le collège des bourgmestre et échevins. à supposer que la loi le permette. à soumettre à l’approbation du Ministre de l’Intérieur. les propositions dûment justifiées des services communaux intéressés ainsi que tous les éléments établissant les droits et les obligations de la commune. Les prévisions budgétaires résultent d’évaluations. à moins que l’administration communale n’ait des raisons plausibles de les réévaluer à un taux plus bas ou plus élevé. Il est procédé de la même manière pour la fixation des dépenses ordinaires. les indemnités des employés etc. Cela est notamment le cas pour les dépenses. par exemple les traitements des fonctionnaires. telles quelles. Le budget est dressé en prenant pour base les réalisations du compte de l’avant-dernier exercice (N-2). les prévisions rectifiées du budget de l’exercice en cours (N-1). de calculs et d’éléments que le secrétariat ou le service financier doit pouvoir justifier et expliquer. A noter en particulier que certaines dépenses ne peuvent pas être modifiées par la voie du budget. l’impact de certaines recettes ordinaires est connu. tels que le loyer des maisons communales. Page 26 . Le secrétariat doit disposer de tous les éléments lui permettant de dresser ce document sans le concours du receveur communal. Quant aux recettes dont le montant n’est pas connu. le prix de la location de la chasse et de la pêche. c’est-à-dire approximativement sur la base du chiffre renseigné au budget précédent. Le budget doit être aussi complet et exact que possible. afin d’éviter dans la mesure du possible d’une part le vote de trop nombreux crédits spéciaux ou supplémentaires (qui risquent forts de détruire l’équilibre du budget initial) et d’autre part les excédents de crédits importants (le principe de la sincérité et de l’exactitude du budget). Bien entendu. doit alors faire l’objet d’une délibération spéciale du conseil communal. elles sont fixées par provision. ces recettes figurent au budget. Le receveur communal ne participe pas aux travaux d’élaboration du budget. le fermage de terres communales.

3) Le commentaire budgétaire Le budget doit être accompagné d’une note écrite. chaque entreprise de travaux communaux fait l’objet de crédits distincts en recettes et en dépenses. Il est évident qu’une dépense s’étendant sur deux ou plusieurs exercices garde le même code détail durant ces exercices. Les crédits concernant les acquisitions nouvelles d’objets mobiliers et qui font partie intégrante d’investissements pour constructions communales sont à comprendre au crédit global de l’article budgétaire relatif à ces frais de construction. Il n’est porté à la section extraordinaire que les crédits pour des dépenses dont la réalisation est réellement envisagée au courant de l’exercice budgétaire en question. par eux-mêmes. Lors de constructions ou de travaux s’étalant sur plusieurs exercices. qui renseigne. dans l’ordre des articles budgétaires. Pour ce qui concerne l’élaboration des prévisions du chapitre extraordinaire. Page 27 .PROJET DE FIN D’UTUDE Les crédits budgétaires. les justifications et explications concernant les prévisions du budget de l’exercice ainsi que les justifications des changements de crédits du budget rectifié par rapport aux crédits déjà autorisés. Pareillement. la décomposition est faite par entreprise à la suite de l’article budgétaire concerné ou bien dans le commentaire budgétaire à titre d’informations supplémentaires à l’appui des crédits inscrits. Lorsque des crédits globaux sont prévus pour un ensemble de travaux. il n’est donc à prévoir à la section extraordinaire que la tranche de crédit nécessaire aux travaux à effectuer pendant cet exercice. dite le commentaire budgétaire. le droit d’engager une dépense lorsque celle-ci est subordonnée à une approbation de principe expressément prévue par les lois ou les règlements. les subsides éventuels accordés par l’Etat pour des investissements projetés par la commune ne sont inscrits au chapitre des recettes extraordinaires qu’en tenant compte du rapport entre la dépense prévue pour l’exercice en question et la dépense totale probable. bien que constituant par définition une autorisation de dépense pour un objet déterminé. ne confèrent pas.

actes.PROJET DE FIN D’UTUDE Elle doit indiquer. procèsverbaux ainsi que tous les détails relatifs aux crédits votés par le Conseil communal : indiquons à titre d’exemples la répartition éventuelle des subsides aux sociétés. oeuvres et autres associations. soit en raison de changements importants par rapport aux exercices antérieurs. contrats. c’est-à-dire de la même manière que les majorations de crédits demandées en cours d’exercice par des délibérations particulières motivées. des explications pertinentes doivent être fournies chaque fois que celles-ci s’imposent soit en raison de l’importance de la recette ou de la dépense. 4) Le vote Page 28 . les dates d’autorisation des modifications budgétaires (crédits spéciaux ou supplémentaires. baux et procès-verbaux. les promesses et les arrêtés d’allocation de subsides et de participations de l’Etat avec les montants exacts de chaque recette connue. Pour les articles se rapportant à des opérations soumises à une autorisation préalable comme par exemples les aliénations de propriétés communales ou le recours à des emprunts. D’autre part. il est nécessaire de faire connaître le coût global des travaux d’investissement. Les majorations au budget rectifié des crédits extraordinaires sont à justifier d’une façon détaillée et explicite. les redressements d’imputation . Quant aux données à fournir à l’appui des crédits pour travaux extraordinaires s’étendant sur plus d’une année. les raisons concrètes de modifications importantes par rapport au budget initial. pour ce qui est du budget rectifié. conventions. la délibération indique si l’approbation est déjà donnée ou bien si la demande d’approbation et encore en voie d’instruction. actes. le calcul précis des traitements bruts annuels des fonctionnaires et employés (y compris la part de la commune dans les cotisations sociales). reports d’exercice – voir plus loin dans le présent cours !). la délibération indique les dates des compromis. les dates d’approbation des titres de recettes. Pour ce qui est du budget proprement dit. la répartition de la dépense totale et des crédits budgétaires sur les exercices en cause et la participation éventuelle de l’Etat en la matière.

Elle ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant le Conseil communal. Le vote séparé sur un ou plusieurs articles est de rigueur lorsqu’il est demandé par un tiers au moins des membres présents au Conseil communal (base légale : art. Il peut y substituer ses propositions propres. En cas de rejet par le Conseil communal du projet du budget présenté par le Collège des bourgmestre et échevins. le bourgmestre est déclaré démissionnaire par le GrandDuc et les échevins par le Ministre de l’Intérieur. Le budget est ensuite vérifié. Lors du vote du budget. Le budget incomplet ou mal établi est renvoyé à l’administration communale avec invitation de le compléter ou de le rectifier.PROJET DE FIN D’UTUDE Le budget est voté par le Conseil communal avant le début de l’exercice financier. sont réclamés d’urgence à l’administration communale. La motion de censure est formulée par écrit. il est assigné à la commune intéressée un délai endéans lequel elle a à s’exécuter. Le vote porte sur l’ensemble des articles. 5) L’apurement et l’arrêté définitif Le budget est envoyé sur support papier au Ministère de l’Intérieur. Page 29 . le Conseil communal est libre d’accepter. Il y a encore lieu de soulever que la motion de censure n’est plus recevable lors du vote du budget de l’année dans laquelle aura lieu le renouvellement intégral des Conseils communaux (base légale : art. Dans ce cas. examiné et apuré par le Ministre de l’Intérieur: les explications et les éclaircissements éventuellement nécessaires pour permettre au Ministre de l’Intérieur de se prononcer en toute connaissance de cause sur chacun des crédits budgétaires. l’agent responsable doit le transmettre par voie électronique dans une base de données du Ministère de l’Intérieur. le Conseil peut être saisi d’une motion de censure dans les conditions de l’article 37 de la loi communale. de modifier ou de rejeter le projet de budget élaboré par le Collège des bourgmestre et échevins.122 de la loi communale).37 de la loi communale). via l’application MICOF/ENTCOM. En cas d’adoption de la motion de censure. Après le vote du budget par le conseil communal. En outre.

le collège des bourgmestre et échevins ne peut mandater que les dépenses obligatoires. supprime ou complète. Le Ministre de l’Intérieur modifie. (base légale) : art.PROJET DE FIN D’UTUDE un budget qui ne serait pas en équilibre est également renvoyé avec l’invitation d’y remédier. le collège des bourgmestre et échevins communique le budget redressé aux membres du Conseil communal. Il délivre incontinent une expédition au receveur communal pour sa gouverne avec toutes les observations y formulées et les redressements y apportés par le Ministre de l’Intérieur. s’il y a lieu. L’autorité communale ne peut se prévaloir de l’admission d’un poste au budget soit pour prétendre à une recette. Les exemplaires du budget retenus dans la commune sont mis en concordance avec l’expédition arrêtée définitivement par le Ministre de l’Intérieur. Il l’arrête définitivement dans préjudice d’un recours devant le Tribunal Administratif. les prévisions de recettes et de dépenses. 124 de la loi communale) Page 30 . soit pour se dispenser d’accomplir les formalités préalables requises par la loi pour telle dépense. Dès la rentrée du budget arrêté. Si le budget n’est pas arrêté avant le commencement de l’exercice financier. il redresse le budget s’il n’est pas conforme aux lois et aux règlements. En d’autres termes.

Néanmoins. la radiation d’un crédit ou bien l’inscription d’un crédit nouveau (art. Mais en fait. 128) ou le report d’exercice 6) le budget rectifié (art. Les modifications budgétaires Le budget peut être modifié en cours d’exercice par : 1) une délibération demandant l’augmentation ou la réduction d’un crédit. sous l’approbation du Ministre de l’Intérieur et après l’arrêté définitif du budget.PROJET DE FIN D’UTUDE VII. C’est pourquoi l’article 127 de la loi communale permet aux conseils communaux de voter.127) 3) Un cas spécial : dépenses urgentes impérieuses 4) le transfert de crédit (art. être modifiées que pour ajuster leurs montants aux nécessités réelles constatées pendant le cours de Page 31 . il y a lieu de souligner que le budget doit contenir le programme financier de toute l’année et que le contenu de ce programme ne peut pas sans raison suffisante être bouleversé en cours d’exercice. Dans le courant de l’année surgissent toujours des dépenses imprévisibles au début de l’année. 129) 1) La demande de crédit spécial ou supplémentaire Théoriquement le budget doit comprendre toutes les dépenses auxquelles la commune doit faire face pendant la durée d’un exercice. Les prévisions de dépenses ne peuvent en principe. les crédits nouveaux ou supplémentaires éventuellement nécessaires. il est impossible de prévoir avec la précision voulue plus d’un an à l’avance les dépenses définitives d’un budget. 127) 2) le tableau des modifications budgétaires (art. 128) 5) le report de crédit (art.

l’article 127 de la loi communale stipule que des crédits nouveaux ou supplémentaires ne peuvent être votés par le Conseil communal que durant l’exercice financier. Page 32 . Il y a lieu encore de soulever que tous les crédits sont limitatifs à l’exception de ceux destinés au règlement de dépenses sur lesquelles les autorités communales n’ont aucun moyen d’action. à savoir : les dépenses obligatoires.soit par la réduction ou la suppression d’un crédit budgétaire existant de même nature ordinaire ou extraordinaire Les délibérations qui ont pour objet des demandes de crédits spéciaux ou supplémentaires sont soumises aux mêmes formalités de présentation et d’approbation que le budget lui-même. En outre. à savoir après la date d’approbation du budget communal et cela jusqu’au 31 décembre de l’exercice en question. 2) lesdites demandes indiquent les voies et moyens de couvrir la dépense supplémentaire En d’autres termes.soit par la création d’une nouvelle recette . l’équilibre du budget doit être sauvegardé et la dépense nouvelle non prévue au budget initial arrêté par le Ministre de l’Intérieur est à compenser . En effet. c’est-à-dire qu’elles ne sauraient être renvoyées à l’exercice financier suivant. Il en résulte qu’aucune demande de cette espèce votée après le 31 décembre ne pourra plus être autorisée par le Ministre de l’Intérieur.PROJET DE FIN D’UTUDE l’exercice budgétaire et pour introduire au budget des crédits servant à couvrir des dépenses découlant de circonstances imprévisibles au moment de l’élaboration du document budgétaire. Elles peuvent être votées par le Conseil communal pendant la durée de l’exercice financier. Il n’est donc donné une suite favorable aux demandes afférentes que si.soit par une marge excédentaire existante . ces dépenses devraient revêtir un réel caractère d’urgence.soit par le dépassement d’une prévision de recette déjà inscrite au budget . 1) la dépense présente un réel caractère d’imprévisibilité.

PROJET DE FIN D’UTUDE Les crédits prévus pour ces dépenses sont donc non-limitatifs et en principe susceptibles d’être dépassés sans autorisation ministérielle (préalable ou postérieure). Page 33 . les dépassements et les diminutions pour ce qui et des chapitres des recettes ordinaires et des dépenses ordinaires. Cette façon de procéder permet en effet d’obtenir une balance exacte au tableau des modifications budgétaires et de connaître en permanence le résultat présumé de l’exercice. rien n’empêche l’administration communale de faire voter par le Conseil communal une délibération spéciale pour chaque nouveau crédit ordinaire nécessaire avant cette date. Les modifications sont justifiées collectivement par un rapport détaillé sur les voies et les moyens de couvrir les dépenses nouvelles. Si un crédit ordinaire nouveau non prévu au budget initial est de rigueur avant la date du premier septembre de l’année en cours. Les justifications sont consignées dans une colonne spécialement réservée à ces fins au tableau des modifications budgétaires. Cette délibération fait ressortir les crédits nouveaux. alors que toutes les demandes de crédits nouveaux ou supplémentaires extraordinaires sont introduites sur base d’une délibération particulière motivée. (base légale : art. Il y a lieu d’ajouter que les dépassements de crédits non-limitatifs doivent également être portés dans la délibération précitée. toujours dans le souci de sauvegarder l’équilibre du budget communal. soumises à l’approbation de l’autorité supérieure sous forme d’un tableau des modifications budgétaires (délibération du Conseil communal à demandes collectives de crédits ordinaires) après le premier septembre de la même année. sauf en cas d’urgence à justifier.127 de la loi communale) 2) Le tableau des modifications budgétaires Les majorations et les diminutions de crédits ordinaires peuvent être groupées à partir du 15 août de l’année du budget et. Il résulte de ce qui précède que cette façon de procéder à des modifications budgétaires est prévue exclusivement pour les modifications à apporter au budget ordinaire communal. La date du 1er septembre s’explique par le fait qu’un budget bien établi ne nécessitera certainement pas avant cette date des redressements multiples au service ordinaire.

aucun tableau des modifications budgétaires voté après le 31 décembre de l’année budgétaire ne pourra plus être approuvé. par une simple délibération. 3) Un cas spécial : les dépenses urgentes et impérieuses Si le moindre retard est de nature à causer un préjudice à la commune. Page 34 . Ces dépenses urgentes et impérieuses doivent faire l’exception et sont soumises sans retard à l’approbation du Ministre de l’Intérieur. transférer des excédents de crédit d’un article du service ordinaire à un autre article des dépenses ordinaires. le Collège des bourgmestre et échevins peut. le Collège des bourgmestre et échevins. Les délibérations relatives à ces dépenses doivent être justifiées de manière très détaillée et très précise et indiquer clairement les voies et moyens couvrant la dépense nouvelle. Par la loi du 30 juillet 2013 portant modification de certaines dispositions du Titre 4 de la loi communale modifiée du 13 décembre 1988. (voir également ci-après sou « Les obligations et les responsabilités par rapport aux crédits budgétaires : Du receveur communal ») (base légale : art. peut ordonnancer une dépense pour laquelle aucun crédit n’est prévu au budget. sous condition toutefois d’en donner sans délai connaissance au Conseil communal qui y statue.PROJET DE FIN D’UTUDE Vu l’article 127 de la loi communale stipulant qu’aucun crédit nouveau ou supplémentaire. 132 de la loi communale) 4) Le transfert de crédit Sans l’intervention ni du Conseil communal ni du Ministre de l’Intérieur. ordinaire ou extraordinaire. sous sa responsabilité. Copie de cette délibération est transmise pour information au receveur communal et au Ministre de l’Intérieur. le secteur communal peut effectuer également certains transferts de crédit au chapitre extraordinaire. ne peut être voté par le Conseil communal après la fin de l’exercice financier.

le transfert de crédit est dès lors possible d’un côté aux chapitres ordinaires et extraordinaires à l’intérieur du même code fonctionnel général et. Exemple: Pour budgétiser le projet « renouvellement de la rue xy ». Le collège des bourgmestre et échevins peut également transférer des crédits à l’intérieur du même code détail (<> 99XXX). les excédents de crédit d’un projet voté d’un article budgétaire du chapitre extraordinaire à un autre à l’intérieur d’un même code fonctionnel général jusqu’à la clôture définitive de l’exercice.PROJET DE FIN D’UTUDE Ainsi. tous les articles budgétaires se rapportant au projet doivent être identifiables par le code détail. au chapitre extraordinaire à l’intérieur du même code détail. Effectivement. Ce dernier est unique et identifie un projet extraordinaire tout en donnant des informations sur l’année de démarrage du projet.Coordination administrative) à un article budgétaire pour le mobilier de son centre culturel (831 – Centres culturels et salles des fêtes). C’est donc à l’intérieur du même code détail que des transferts de crédit sont autorisés. Le collège des bourgmestre et échevins ne peut en aucun cas transférer le crédit d’un article budgétaire pour le mobilier de ses services administratifs (120 . Sachant qu’un projet est défini par un code détail. sous condition que les articles budgétaires en question soient dotés de crédits adéquats.Coordination administrative ». Le collège des bourgmestre et échevins peut donc transférer. d’un autre côté. le collège des bourgmestre et échevins va budgétiser entre autres sur des articles Page 35 . un projet peut comporter plusieurs articles budgétaires en raison des divers codes fonctionnels et/ou codes comptables à utiliser. Exemple: Le collège des bourgmestre et échevins peut transférer le crédit d’un article budgétaire pour les voitures de service utilisées dans les services administratifs à l’article budgétaire pour le mobilier de la mairie vu qu’il s’agit du même code fonctionnel à savoir le « 120 .

le crédit ou Page 36 . la commune ne peut souvent pas évaluer exactement les dépenses extraordinaires imputables sur les crédits respectifs. Le résultat final du budget reste inchangé. étant sonné que les augmentations des crédits du budget en cours sont compensées par des diminutions de même importance au budget rectifié. il y a lieu de noter qu’une commune ne peut pas transférer à d’autres articles les crédits non limitatifs d’articles figurant au chapitre des dépenses extraordinaires. et pour ne pas interrompre le paiement des dépenses pour travaux en cours d’exécution. le Collège des bourgmestre et échevins peut reporter à l’exercice suivant les crédits non entièrement absorbés du chapitre extraordinaire pour solder les dépenses auxquelles ils ont été initialement destinés. La procédure des reports d’exercice consiste à faire dresser par le Collège des bourgmestre et échevins pendant la période du 1er au 31 mai un relevé indiquant. 5) Le report d’exercice (report de crédit) Dans le mois qui suit la clôture définitive de l’exercice (donc le mois de mai de l’année qui suit l’exercice financier). pour ne pas obliger le Conseil communal à voter des crédits nouveaux à charge du budget de l’exercice en cours. le collège des bourgmestre et échevins peut transférer des crédits budgétaires à l’intérieur d’un même article (sousarticles) sans recourir à la procédure des transferts de crédits étant donné que la loi communale ne connait pas la notion de sous-article à l’ordinaire. en dehors de l’article du budget clos et de son libellé. Lorsque le budget rectifié est établi. Or. Le code détail va donner l’indication qu’il s’agit ici du même projet et le collège des bourgmestre et échevins est autorisé à procéder à un transfert de crédit entre ces deux articles budgétaire liés au même projet. d’une part le code fonctionnel lié aux réseaux de distribution d’eau potable (4/630/222100/Z/14001) et d’autre part le code fonctionnel lié à l’éclairage public (4/640/222100/Z/14001). la décision des reports d’exercice est attribuée au Collège des bourgmestre et échevins. D’ailleurs cette procédure évite au Conseil communal de devoir se prononcer une deuxième fois sur des crédits votés déjà antérieurement. Tout comme au chapitre des dépenses ordinaires.PROJET DE FIN D’UTUDE budgétaires comprenant. Au chapitre des dépenses ordinaires.

Les fonctionnaires chargés de l’établissement du budget rectifié puisent dans la comptabilité du Collège des bourgmestre et échevins tous les éléments de nature à faire apparaître une situation réaliste au départ de l’exercice Page 37 . le crédit de l’article du budget antérieur tel qu’il se présentera probablement à la clôture de l’exercice.PROJET DE FIN D’UTUDE la partie du crédit à reporter ainsi que l’article nouvellement fixé au budget de l’exercice. Un exemplaire du relevé des reports d’exercice est remis au receveur communal. (base légale : 129 de la loi communale) . des rectifications sur le vu des recettes et des dépenses effectuées à cette date et en tenant compte des opérations qu’il reste à faire selon toutes prévisions jusqu’à la clôture définitive de l’exercice. les prévisions actualisées des recettes et des dépenses de l’exercice en cours sous forme d’un budget rectifié qui fournit le point de départ du nouveau budget à établir. il faut y apporter au moment de l’établissement du budget de l’exercice suivant. pour information. Les reports qui parviennent au Ministre de l’Intérieur après le 15 juin sont considérés comme nulles et non avenues.L’établissement du budget rectifié Comme le budget doit être voté avant le commencement de l’exercice. sous l’approbation du Ministre de l’Intérieur.Définition Avant de procéder au vote du budget. il repose forcément sur de simples présomptions. Les prévisions actualisées du budget rectifié se substituent à celles du budget initial du même exercice et aux modifications budgétaires autorisées en cours d’exercice. Un autre exemplaire est adressé au Ministre de l’Intérieur. Ce travail de rectification du budget antérieur consiste précisément à inscrire dans la colonne précédant les prévisions du budget proprement dit. Par conséquent. le Conseil communal arrête. qui effectue les paiements sur le vu des mandats émis sur l’exercice en cours. (base légale : art. 128 de la loi communale) 6) Le budget rectifié .

Toutes les modifications à apporter au budget initial avant ou après le vote du budget rectifié restent soumises aux formalités d’introduction et d’autorisation prescrites en la matière. Cette délibération reste soumise à l’approbation du Ministre de l’Intérieur. Il est toutefois erroné de croire que le dépassement illégal d’un crédit pour dépenses facultatives en cours d’exercice peut être régularisé par le vote ex post du crédit nécessaire au budget rectifié. C’est dire que le budget rectifié doit refléter avant terme le résultat probable du compte de l’exercice en cours. ne peut avoir lieu. elles se substituent aux crédits du budget initial ainsi qu’à ceux résultant des modifications budgétaires autorisées en cours d’exercice. Etant donné que les prévisions rectifiées des dépenses auront de par ce vote la valeur de véritables crédits. Page 38 . avant le vote du budget rectifié. . qu’en vertu d’une délibération du Conseil communal votant le crédit spécial ou supplémentaire. le paiement d’une dépense facultative en l’absence d’un crédit budgétaire afférent ou bien en dépassement d’un crédit budgétaire existant (mais insuffisant).PROJET DE FIN D’UTUDE nouveau. En d’autres termes. Elles remplacent les délibérations particulières ou collectives sur les modifications budgétaires au moment du vote par le Conseil communal.Le vote et la valeur des crédits Le budget rectifié est voté par le Conseil communal dans les mêmes conditions et selon les mêmes règles que celles applicables au budget proprement dit.

ordonnancer des dépenses au-delà du montant disponible à chaque article du budget.PROJET DE FIN D’UTUDE VIII. Par la tenue correcte de cette comptabilité. d’éviter l’ordonnancement de dépenses au-delà des crédits disponibles et de faire démarrer un temps utile d’éventuelles procédures d’autorisation de crédits spéciaux ou supplémentaires. en dehors des mandats émis sur crédits non-limitatifs. l’administration communale est en mesure de comparer utilement les dépenses effectuées et engagées avec les crédits budgétaires. les bourgmestres et échevins peuvent être déclarés personnellement responsables des dépenses qu’il ont indûment ordonnancées ou qu’ils peuvent appuyer et justifier de toutes les pièces justificatives requises par les lois et les règlements. Le secrétaire communal prend note dans la comptabilité du Collège des bourgmestre et échevins des crédits approuvés par le budget ou par disposition spéciale. (base légale : art. Les obligations et les responsabilités par rapport aux crédits budgétaires 1) Du Collège des bourgmestre et échevins Selon les dispositions légales. Il en résulte clairement qu’ils ne peuvent. 164 de la loi communale) 2) Du receveur communal Page 39 . compte tenu d’éventuels modifications budgétaires autorisées ultérieurement.

138 de la loi communale) En ce qui concerne les mandats pour dépenses urgentes et impérieuses (article 132 de la loi communale). Page 40 . il refuse cependant la liquidation de toute dépense ultérieure de même nature. sous condition toutefois d’en donner sans délai connaissance au Conseil communal qui y statue. se fait délivrer un extrait du registre des délibérations du Collège des bourgmestre et échevins qui ordonne une telle dépense. le collège des bourgmestre et échevins peut. Ces dépenses urgentes et impérieuses doivent faire l’exception et sont soumises sans retard à l’approbation du Ministre de l’Intérieur. sous sa responsabilité. rappelons que si le moindre retard et de nature à causer un préjudice à la commune. ordonnancer une dépense pour laquelle aucun crédit n’est prévu au budget. (base légale : art. Ces dispositions comportent la réserve que le receveur communal ne peut pas refuser le paiement d’un mandat émis en due forme : a) pour la liquidation de dépenses à effectuer à charge d’un crédit nonlimitatif b) pour la liquidation d’une dépense urgente et impérieuse. Le receveur. c’est-à-dire si le moindre retard était de nature à causer un préjudice à la commune Ces mandats. il est interdit au receveur communal d’acquitter les dépenses ordonnancées au-delà du montant de chaque article du budget arrêté ou du crédit spécial autorisé. tant qu’il n’est pas en possession de l’approbation ministérielle requise pour justifier et appuyer le paiement antérieur effectué dans les mêmes conditions. c’est-à-dire imputable sur le même article budgétaire. Les délibérations y relatives doivent être justifiées de manière très détaillée et très précise et indiquer clairement les voies et moyens couvrant la dépense nouvelle.PROJET DE FIN D’UTUDE D’après la loi. sont à considérer comme réguliers. avant de les acquitter. Après le paiement dudit mandat. même si le crédit ne présente plus aucun disponible.

Le principe de l’indépendance budgétaire étant dès lors établi. Le Budget des Syndicats de communes et Le Budget des Etablissements publics 1) Les généralités Les établissements publics des communes sont des services publics décentralisés qui bénéficient de l’autonomie organique ainsi que de la personnalité juridique et qui jouissent de ce fait également de l’autonomie financière et comptable. les cliniques . le receveur communal se fait délivrer une ampliation tant du budget établi que du budget arrêté ainsi qu’une expédition des délibérations portant modification budgétaire.les hospices. les hôpitaux.PROJET DE FIN D’UTUDE C’est dire que le receveur communal fait contrepoids au pouvoir de gestion du Collège des bourgmestre et échevins en l’informant par écrit de son obligation de surseoir provisoirement au paiement du mandat dépassant le crédit limitatif prévu au budget pour une dépense non obligatoire en attendant l’autorisation ministérielle requise. Il en est de même pour les syndicats intercommunaux qui sont souvent des entreprises de production. IX. Les établissements publics des communes les plus usuels sont les suivants : . les établissements publics et les syndicats intercommunaux sont tenus d’établir un budget spécial et distinct. Pour pouvoir remplir sa mission.certaines fondations Page 41 . de distribution ou de prestations de services à caractère industriel ou commercial. Il veille à ce que les crédits budgétaires figurant dans la base de données du logiciel utilisé soient toujours tenus à jour.les offices sociaux .

2001 concernant les syndicats de communes) 2) Le budget des établissements publics communaux Les budgets des établissements publics des communes sont également soumis à l’approbation du Conseil communal et du Ministre de l’Intérieur. un vice-président et un membre. sous forme de subsides communaux par la caisse communale. 171 de la loi communale pour les établissements publics art. la loi concernant les syndicats de communes stipule en effet que les attributions du comité du syndicat sont celles qui incombent à un Conseil communal dans une commune. Les fonds qui manquent pour équilibrer le budget des offices sociaux sont fournis. toutes les règles sur le budget des communes sont applicables aux syndicats de communes et aux établissements publics placés sous la surveillance des communes. (base légale : art.PROJET DE FIN D’UTUDE L’organe directeur et le Président de l’organe directeur des établissements publics des communes exercent les attributions dévolues respectivement au Conseil communal et au bourgmestre au sein de l’administration communale. Les attributions respectivement du Président et du bureau sont celles qui sont exercées respectivement par le bourgmestre et le Collège échevinal dans une commune. (base légale : art. dont le Président du syndicat (qui est d’office également président du bureau). Le résultat d’un exercice est reporté au budget suivant comme pour les communes comme point de départ. Sous réserve des stipulations du présent chapitre. 173 de la loi communale) Page 42 .2. Ils sont divisés en chapitres ordinaire et extraordinaire. Pour les syndicats. 6 de la loi du 23. Le président assume également celles qui sont confiées au Collège des bourgmestre et échevins (en l’absence d’un bureau comme il est prévu auprès des syndicats intercommunaux). Le bureau se compose de trois membres au moins.

Conformément à la loi concernant les syndicats de communes. e) les produits des dons et legs Page 43 . les contributions communales servent à éponger des déficits ordinaires ou extraordinaires. Dans la pratique. qui dépassent de 20 pour cent leur engagement en capital.PROJET DE FIN D’UTUDE 3) Le budget des syndicats intercommunaux Le budget des syndicats intercommunaux pourvoit aux dépenses de création et d’entretien des établissements ou services pour lesquels le syndicat en question a été constitué. c) les sommes que le syndicat reçoit en échange d’un service rendu ainsi que toute autre recette en rapport avec les activités du syndicat d) les subventions de l’Etat et des communes . b) le revenu des biens meubles et immeubles du syndicat . soit une diminution de leurs droits. Rien n’empêche toutefois les syndicats intercommunaux de se doter de fonds de réserve ou de fonds de renouvellement ordinaires ou extraordinaires et de demander des contributions adéquates auprès de leurs communes membres. nécessite une modification des statuts préalable au sein du syndicat. A noter que toute décision du syndicat qui entraîne pour les communes soit des obligations supplémentaires. Cette contribution peut avoir un caractère ordinaire ou extraordinaire. suivant qu’elle sert à financier le fonctionnement normal et courant du syndicat ou bien qu’elle constitue une participation communale aux frais d’investissement du syndicat (budget extraordinaire). Elle est constituée par les apports et engagements fixés dans ces mêmes délibérations initiales. les recettes principales du budget syndical comprennent : a) la contribution des communes associées Cette contribution est obligatoire pour lesdites communes pendant la durée de vie du syndicat dans lequel elles sont membres et cela dans la limite des nécessités du service commun tel qu’il a été défini et déterminé par les délibérations initiales des conseils communaux des communes membres.

d’exploiter et d’entretenir un hôpital. Pour ce qui est du domaine spécifique de la santé publique. le recours à l’emprunt se limite à la somme garantie par la CNS.PROJET DE FIN D’UTUDE f) les produits des emprunts pour ce qui est de certaines catégories de syndicats seulement. un apport en capital adéquat (contribution extraordinaire) des communes-membres servira à obtenir les moyens de financement nécessaires. Tous les syndicats ayant une autre mission ne peuvent pas recourir à l’emprunt. décider de renoncer à l’emprunt et de verser sa quote-part en capital. En cas de besoins de financement au budget extraordinaire. En effet. La quote-part de chaque commune dans le recours à l’emprunt est portée à la connaissance de chaque Conseil communal qui peut. l’exploitation et l’entretien d’un hôpital sont autorisés à recourir à l’emprunt pour financer leurs dépenses d’investissement. Page 44 . 35% au strict minimum sont donc à financer par un apport en capital (recette extraordinaire pour le syndicat) des communes. les syndicats ayant pour objet de construire. Cela s’explique par le fait que ces syndicats assument une mission obligatoire du secteur communal et que la nature des services prestés relèvent d’une gestion commerciale qui ne saurait être mise en péril par une trop grande rigidité financière ainsi que budgétaire. le montant maximal pouvant être autorisé est limité par la loi. la loi syndicale dispose que seuls les syndicats ayant pour objets:      la fourniture d’eau potable l’assainissement des eaux la gestion des déchets la construction et l’exploitation d’un crématoire la construction. dans un délai de trois mois après cette communication. Toutefois. L’emprunt est toutefois limité à 65% de l’apport extraordinaire nécessaire à charge des communes pour équilibrer le budget extraordinaire syndical : quelque soit le déficit extraordinaire du budget d’un exercice déterminé.

9.2001 concernant les syndicats de communes) 4) Les principes découlant de la tenue de la comptabilité générale Page 45 . Les subsides et subventions étatiques versés ensuite au syndicat doivent obligatoirement être versés sur l’emprunt à court terme contracté afin de la solder dans les meilleurs délais possibles. une copie du budget est adressée aux bourgmestres des communes-membres qui la mettent immédiatement à la disposition des conseillers communaux. En outre. 10. (base légale : art. mais dont le paiement effectif se voit retardé d’une ou de plusieurs années. La loi renforce encore le droit à l’information des communes à l’égard de « leur » syndicat en ce sens que les délégués des communes au sein du syndicat peuvent être appelés par les Conseils communaux qu’ils représentent à rendre compte de leur action au sein du comité syndical et à communiquer les informations relatives au fonctionnement du syndicat aux conseillers.20 à 23 de la loir du 23. Les conditions et les modalités du préfinancement. g) La loi syndicale prévoit pour toutes sortes de syndicats le droit de préfinancer par le recours au crédit (au moyen d’un emprunt à court terme) les subventions et subsides de l’Etat que celui-ci s’est engagé à verser. D’ailleurs.2. notamment le montant. les communes ont également cette possibilité de financement. Il faut que le montant en suspens soit assez important pour exposer la caisse du syndicat à un manque substantiel de liquidités de sorte que le fonctionnement normal risque de ne pouvoir plus être garanti. Dans le mois qui suit l’arrêté du budget par le Ministre de l’Intérieur. art. 7. chaque commune doit être représentée au sien du comité d’un syndicat par un ou plusieurs délégués choisis obligatoirement parmi les membres élus de son Conseil communal. 173 de la loi communale . le terme et l’échéancier sont arrêtées par écrit par l’autorité allouant l’aide et le Ministre du Budget.PROJET DE FIN D’UTUDE La limitation du droit à l’emprunt comme moyen de financement syndical se motive par un souci de maintenir l’endettement du secteur communal (duquel les syndicats font partie) dans des proportions raisonnables.

PROJET DE FIN D’UTUDE Conformément à l’article 172 de la loi communale.…) . C’est pourquoi les crédits pour la gestion ordinaire (le budget d’exploitation) sont tous non-limitatifs. Une certaine souplesse des formalités administratives est également requise. en raison d’une part de l’imprévisibilité de certaines dépenses et d’autre part parce qu’il est indispensable de garantir la continuité du service rendu par certains syndicats (fournitures d’eau. en effet. (base légale : art. il est inconcevable qu’une telle « entreprise » cesserait de fonctionner pour cause d’absence d’un crédit budgétaire ordinaire d’exploitation courante à la suite de conditions d’exploitations nouvelles et impossibles à prévoir en temps utile. élimination de déchets. fournitures de soins aux malades. transport de personnes. 172 de la loi communale). Il reste bien entendu que les crédits extraordinaires (investissements) sont par contre limitatifs et restent soumis aux formalités des modifications budgétaires prévues également pour le budget des administrations communales. le Ministre de l’Intérieur désigne les établissements publics placés sous la surveillance des communes et les syndicats intercommunaux qui doivent tenir leur comptabilité suivant les principes de la comptabilité générale. Ces établissements et syndicats établissent annuellement un budget répondant aux mêmes règles que les budgets des administrations communales . épuration des eaux. La règle spécifique suivante est toutefois à relever : La gestion commerciale de ces établissements et syndicats ne doit pas être gênée par une trop grande rigidité budgétaire. Page 46 . règles telles qu’elles ont été exposées dans les pages qui précèdent.

et fait abstraction des créances.  elle ne concerne que les dépenses et recettes qui sont budgétaires. Différence entre comptabilité budgétaire et comptabilité générale La comptabilité budgétaire a un champ plus étroit que la comptabilité générale :  elle ne porte que sur les dépenses et recettes. actifs et passifs : c'est pourquoi elle ne produit pas de bilan . à savoir celles qui font l'objet d'une autorisation budgétaire formelle : Page 47 .PROJET DE FIN D’UTUDE La comptabilité budgétaire est un budget qui reprend les recettes et les dépenses prévisionnelles chiffrées d'un exercice comptable. Celui-ci concerne plus particulièrement l'année en cours voire plusieurs années. dettes.

PROJET DE FIN D’UTUDE c'est pourquoi elle néglige les opérations de trésorerie et de financement. Page 48 .