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Droit privé des biens :     Le droit des biens évolue : passage d’un droit marqué par des adages et les coutumes (par ex, les choses immobilières sont des choses sans valeur adage qui n’a plus aucun sens ojr). Passage d’un droit d’adage ancien a un droit qui se forge dans le Code civil. La propriété est le droit de jouir d’une chose Art 544 du CC Il y a un rapport de domination des choses sur les biens. Partie 1 : présentation du patrimoine et classification des biens : Chapitre 1: la théorie classique du patrimoine :            Le mot patrimoine vient de « patrimonium » c-a-d à la charge du père. De manière générale, le patrimoine désigne de manière la plus large possible, une richesse qui peut être matérielle, morale, humaine, ou encore génétique. La def juridique du patrimoine : la théorie classique du patrimoine est issue du 19e s de deux grands auteurs civilistes qui sont Aubry et Rau. Le concept de patrimoine selon eux trouve son unité mais aussi son unicité dans la personne qu’il s’agisse d’une personne physique ou morale. La volonté d’une personne agit sur ses biens ou ses choses. De ce lien essentiel entre personnalité juridique et patrimoine, Aubry et Rau distinguent 3 corolaires : o Seules les personnes physiques ou morales ont un patrimoine puisqu’il ne peut émaner que de la personne. o Toute personne dispose d’un patrimoine même s’il ne possède aucun bien. o Une personne n’a qu’un seul patrimoine. Le patrimoine est constitué par l’ensemble des biens qui appartiennent à une personne physique ou morale. C’est l’ensemble des droits et obligations appartenant à une personne ayant une valeur pécuniaire. def critiqué par la doctrine jugé trop abstraite et lié a la personne. Aujourd’hui cette notion classique du patrimoine est remise en cause, car on considère que l’on doit abandonner la conception subjective pour adopter une conception plus objective pour faciliter les rapports économiques. Toute personne physique ou morale est titulaire d’un patrimoine. La loi a autorisé dans certains cas qu’une personne dispose de plusieurs patrimoines. Section 2 : les caractères et éléments du patrimoine : I- Les caractères du patrimoine : 1) le patrimoine comme universalité :     le patrimoine est un ensemble de bien sur lequel s’exprime la volonté du propriétaire. Caractère d’universalité du patrimoine: chacun de ses bien n’est pas pris en compte de manière distinct séparé des autres mais au contraire chaque bien est envisagé en fonction des liens qu’il entretient ac les autres bien qui forment le patrimoine. L’actif de l’individu (les biens propres) répond à tout le passif de cet individu (obligation et dette). principe qui caractérise l’universalité du patrimoine. Idée du gage général du créancier : art 2284 du CC : « quiconque s’est obligé personnellement est tenu de remplir son engagement sur tous ces biens mobiliers et immobiliers présents et a venir ». 2) toute personne dispose d’un patrimoine :   le patrimoine est intrinsèquement lié a la personnalité juridique : cet ensemble qui contient des biens est lié a la personnalité. Ainsi toute personne a un patrimoine (même un enfant) et disparaît quand elle meurt. 3) toute personne ne possède qu’un seul patrimoine :  cette affirmation entraine certaine nombre de conséquences : o l’incessibilité du patrimoine : on ne peut pas le céder. o L’indivisibilité du patrimoine, proche de l’idée d’universalité o Unicité du patrimoine  L’incessibilité du patrimoine : on ne peut pas le céder.   Le patrimoine est composé de droits, bien et obligations on ne peut pas le céder. Il est incessible dans son ensemble, une personne peut céder certains de ses droits, biens individuellement qui font partie de son patrimoine.  L’indivisibilité du patrimoine :  Le patrimoine attaché a une personnalité juridique qui est indivisible, le patrimoine ne peut pas être divisé non plus.  Une unicité du patrimoine :  Art 2284 : une personne a un seul patrimoine unique puisqu’on doit payer toutes ses dettes avec tous ses biens.  Le commerçant n’a qu’un seul patrimoine. Les engagements qu’il prend à raison de son activité commerciale sont garantis par l’intégralité de son patrimoine. principe d’unicité du patrimoine  Mais l’unicité du patrimoine ne facilitait pas suffisamment le développement économique, des activités humaines. Depuis longtemps la doctrine suggère la théorie d’un patrimoine d’affectation, c'est-à-dire l’idée qu’un patrimoine, un ensemble de biens particuliers identifié serait exclusivement affecté à certaines activités. Pour la réalisation de certaines activités, il devrait pouvoir affecter un certain nombre de biens qui sont de son propre patrimoine. A cette activité là, cette personne là est en possibilité de décider qu’un certain nb d’éléments de son patrimoine ne répondrait que du passif contracté pour cette activité là.  Il y a au sein du patrimoine une séparation des biens qui forment ce patrimoine. On peut distinguer certaines masses de bien par ex dans le régime matrimonial, le rapport juridique permet de distinguer 3 masses de biens : les biens de l’époux, les biens de l’épouse (avant le mariage) et les biens acquis après le mariage. Il est nécessaire de les identifier parce que s’ils divorcent il faut pouvoir distinguer les biens du patrimoine pour les répartir.  Tout patrimoine appartient à une personne. Seule une personne ph ou morale peut détenir un patrimoine et il ne peut pas y avoir de patrimoine sans personne ph ou morale. Exception majeure : loi dite Novélie de 2010, crée le régime de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée et qui permet à un particulier de se constituer autant de patrimoine qu’il le veut sans passer par la personne morale. II- les éléments du patrimoine : 1- la distinction entre les droits patrimoniaux et les droits extrapatrimoniaux :  les droits patrimoniaux : o on peut les évaluer en argent. o Ils sont cessibles par un tiers o Transmissible aux héritiers o Saisissable par les créanciers o Prescriptibles : on peut les acquérir ou les perdre avec l’écoulement du temps. (ex : possession titre : si un bien meuble est délaissé et personne s’en occupe, si un autre le prend il sera a lui après l’écoulement d’un certain temps ne fonctionne pas pr les immeubles).  Ex de droit patrimoniaux: droit de propriété ou de percevoir un loyer.  Certains biens patrimoniaux (certains) sont spécifiquement rattaché a certaines personnes. Ex : droit de révocation entre époux.  Les droits extrapatrimoniaux : HORS du patrimoine, extérieur au patrimoine.  Ne peuvent pas être évalué en argent  Ils sont dc : insaisissable, intransmissible, incessible, et imprescriptible.  On peut pas les perdre ac l’écoulement du temps. Ex : droit de citoyenneté, droits politiques, droit d’auteur…  (cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’incidence éco). Chapitre 2 : la théorie classique du patrimoine en déclin :    L’appréciation du patrimoine comme étant unique et intrinsèquement lié à la personne ne répond pas à l’activité économique. Le commerçant doit pouvoir développer son activité éco sans devoir engager la totalité de son patrimoine. IL serait utile de distinguer la masse de bien appartenant au commerce et la masse de bien appartenant au commerçant : l’idée serait d’attribuer au créancier un droit préférentiel sur les biens et le patrimoine commercial du commerçant. Aujourd’hui, le droit positif autorise une personne a avoir plusieurs patrimoines ; et aujourd’hui ce qui est considéré comme un patrimoine peut être divisé entre plusieurs personnes on fait voler en éclat la théorie classique du patrimoine. Section 1 : le patrimoine d’affectation :   I.      Un ensemble de biens forme un tout unique idée d’universalité du patrimoine remise en cause par le patrimoine d’affectation. Patrimoine d’affectation : désigne un ensemble de biens, de droits, d’obligation ou de sureté qui est séparée des autres éléments du patrimoine et qui est affecté à une activité ou un objet particulier. Le patrimoine d’affectation vis-à-vis de la personne physique : C’est au regard de la personne physique que le principe d’unicité du patrimoine a pris fin. (= tous les biens de la personne répondent a son activité professionnelle et elle dispose de toute une indépendance et liberté sur ses biens). Consq patrimoine composé d’un actif et d’un passif et les biens permettent à la personne physique de répondre à ses obligations, à son passif principe du gage général des créanciers. Article 2284 : pose le principe du gage général du créancier. « Quiconque s’est obligé personnellement est tenu de remplir son engagement sur tous les biens mobiliers et immobiliers, présent et a venir » le créancier auprès duquel je me suis obligée, si je n’exécute pas mon obligation, il a une garantie sur mon patrimoine (mon passif est garanti par l’actif de mon patrimoine). Le commerçant qui réalise une activité commerciale utilise un certain nombre de ses biens uniquement pr son activité commerciale et d’autres uniquement pour son besoin personnel. affectation d’un certains nombre de bien sous le nom de fond de commerce : ensemble de biens spécifique utilisé par le commerçant pour les besoins de son activité commerciale. En 2003, le législateur a admis qu’une personne qui exerce une activité pro déclare certains de ses biens insaisissables. Il y a une nouvelle entorse au principe du gage général des créanciers et au principe d’unité du patrimoine.       II.      Assouplissements qui n’entrainent pas d’autonomie stricte entre des patrimoines différents. Le législateur français a apporter une révolution majeure concernant le principe d’unité du patrimoine= La loi du 15 juin 2010, relative à l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), fais suite à des points essentiels de 1985, qui permettait déjà la constitution de société par action simplifiée à action unique, qui permettait donc à une seule personne physique de devenir associé unique d’une société, et on a permis à une personne physique de distinguer son patrimoine perso à son patrimoine professionnel par le biais de la société, qui est une personne morale. on distingue 2 patrimoines séparés mais ne porte pas atteinte au principe de l’unicité du patrimoine. Le pas franchi est que par cette loi relative à l’entrepreneur individuel a responsabilité limitée, le législateur a remis en cause l’unité du patrimoine, ce qui est affirmé par le code du commerce. La loi autorise désormais une personne physique à constituer plusieurs patrimoines sans constituer une personne morale, et cette personne physique pourrait alors constituer plus de deux patrimoines, et un entrepreneur indivi peut dans le principe avoir plusieurs activités professionnelles et donc avoir plusieurs patrimoines séparés qui correspondrait à chacune de ses activités professionnelles. Cette autonomie se traduit par le fait que ce patrimoine affecté au besoin de l’activité pro peut être scellé à titre gratuit ou onéreux. Dès lors qu’il n’y a pas de constitution d’une personne morale, il n’y a pas une aliénation de biens, alors que si on constitue une société, même a associé unique, il y a une aliénation des biens. En 2010, preuve positive de la fin de l’unité du patrimoine : possible sans personne moral de créer un patrimoine professionnel séparé du patrimoine personnel : un recul de la théorie classique. Le patrimoine d’affectation vis-à-vis de la personne morale : Quand plusieurs associé s’associe pour former une personne morale, tous les biens apporter a la société qui feront partie de son patrimoine, les associé perdent tout pourvoir sur ces biens. La personne morale est bien titulaire d’un patrimoine propre. La fiction juridique qu’est la personnalité morale permet concrètement de garantir une autonomie et de garantir la perpétuation d’une masse de biens qui sont à l’origine affectés par le propriétaire à une activité déterminée. L’utilité du patrimoine de la personne morale, c’est de lui permettre de disposer des moyens de réaliser son objet. Il y a bien là une possibilité qui existait depuis longtemps d’affecter une partie de son patrimoine à un objet particulier et de le faire sortir du principe général du gage de créancier. IL arrive que l’on constitue une société avec deux associés, dont l’un qui détient plus de part du patrimoine que l’autre. Le droit autorise la possibilité d’identifier des masses de biens qui n’ont pas la personnalité morale. Ex : société en participation (article 1871 al 1 er et suivant du CC) qui est une société qui n’a pas la personne morale parce qu’on identifie les biens qui sont utiles à cette société mais reste la propriété des membres individuel de la société, ou encore l’indivision qui désigne la propriété partagée d’un même bien pour plusieurs individus…. Autre atteinte au principe de l’unité : hypothèse ou elle permet à une personne ph ou une personne morale, de détenir plusieurs personnes morales. Exemple : fiducie. Section 2 – Le patrimoine fiduciaire :  I Un trust : celui qui constitue le trust, le constituant, décide que certains de ses biens qui sont dans son patrimoine seront administré par le trustee qui détient le legal ownership qui peut donner aux bien qui lui sont conférés une affectation particulière. la fiducie et le patrimoine fiduciaire : introduite par la loi française de 2007, c’est l’opération par laquelle un ou plusieurs constituants transfèrent des biens, des droits, des suretés ou un ensemble de biens , de droit ou de suretés présent ou futurs, a un ou a plusieurs fiduciaire (équivalent du trestee), qui, les      I.  tenant séparés de leurs patrimoine propre, agissent dans un but déterminé au profit d’un ou de plusieurs bénéficiaire. C’est un acte juridique par laquelle une personne, le constituant, va transférer à une personne de confiance la propriété temporaire de certains biens, avec l’obligation pour le fiduciaire de le transmettre au bénéficiaire. Durant la fiducie, le fiduciaire détient le pouvoir du propriétaire sur les biens qui lui sont transférés, mais il ne détient l’usage du bien que s’il est conforme à l’objectif fixé par la fiducie pour le constituant. Article 12-1 de la loi qui prévoit les dispositions comptables pour la gestion de la fiducie : l’article dispose que les éléments d’actifs et de passif transférés dans le cadre de l’opération mentionné dans l’article de 2011, forme le patrimoine d’affectation. Dc le fiduciaire a pendant un moment donné 2 patrimoines : le sien propre, et un patrimoine d’affectation qui lui a été transféré dont il se séparera au terme de l’affectation. En instituant la fiducie et pour la protéger, le législateur a posé le principe de la création d’un patrimoine d’affectation : le droit institue une autonomie, une frontière entre le patrimoine personnel du fiduciaire et les biens qui lui sont confiés en fiducie et cette masse de bien la est un patrimoine indépendant qu’on appelle le patrimoine fiduciaire. Consq : o La poursuite ou la saisie des biens qui sont placés dans le patrimoine fiduciaire n’est possible que par ceux dont la créance est née de la conservation de la gestion de ces biens (article 2025 du CC). Il y a bien indépendance et autonomie puisqu’au court de la fiducie, si des dettes sont contractées, le créancier auprès du fiduciaire avec lequel ils ont contracté, ils peuvent a terme uniquement s’intéresser aux biens résultant de la fiducie du fiduciaire et non à ses biens personnels. o La constitution de la fiducie et donc la construction du patrimoine fiduciaire supposent une mesure de publicité. Il y a des conditions de la constitution de la fiducie : conditions de formes très précises et des conditions de fond. Article 2018 : la construction de la fiducie ne se fait que de manière expresse et non tacite, porte sur des droits réels, article 2019 : doit être inscrite sur le registre national de fiducie. Elle suppose des conditions de fond, ce n’est pas une libéralité (article 2013), ceux qui peuvent être considérés comme fiduciaires sont seulement les avocats ou les établissements de crédit. l’utilité pratique de la fiducie : Deux grandes illustrations : fiducie sûreté et fiducie gestion :  La fiducie gestion : a pour objet d’assurer la gestion de masse de biens quelle que soit la nature de ce bien par un tiers de confiance et ce tiers a obligation de gérer ses biens, de les faire le cas échéant fructifier, et à terme, le fiduciaire a obligation de remettre les biens euxmêmes et les fruits de la gestion aux bénéficiaires. L’intérêt de la fiducie : désigner un tiers de confiance, pour assurer une meilleure gestion de biens quand pour une raison ou pour une autre le propriétaire du bien n’est pas en mesure d’en assurer la gestion.  La fiducie sûreté : est l’idée qu’on va utiliser la fiducie comme une garantie. On permet alors au débiteur de remettre à un créancier un bien ou une masse de biens qui seraient définitivement transféré en cas de défaut définitif, ou au contraire ses biens qui sont placé en fiducie seraient restitué au débiteur. Titre 2 – Les catégories de biens :    Droit des biens : régit les rapports juridique qu’ont les hommes sur les choses. Droit des biens va classer ces choses : peut s’agir tout d’abord des biens qui appartiennent à l’usage des hommes soit des bien ordinaire sans valeur, sois des bien propre identifable qui suppose qu’on le protège). Au sens juridique, le droit des biens désigne les droits qui existent au proft d’une personne physique ou morale. Peut faire alors l’objet d’une classifcation qui conduira à distinguer les droits qui se rapportent à une personne (droits de créance) droit personnel ; qui se distingue des droits réels (droits qu’on a sur les choses). Chapitre 1 : les choses :   C’est tout ce qui entoure l’homme et qui ne sont pas l’homme lui même. On distingue 4 catégories de choses qui permettent d’appréhender une première classifcation des biens. Section 1 : les choses dites appropriés :        Droits des biens entraine des échanges  des entrées et des sorties du patrimoine. Il n’existe de bien au sens strict que lorsqu’un bien est appropriable. Il y a des choses non appropriables : o sois la nature propre de la chose empêche quelle puisse faire l’objet dune appropriation. o Sois les circonstances de faits qui puissent rendre une chose approprié fnisse par la rendre inappropriée. Article 734 du CC : il est des choses qui n’appartiennent à personne et dont l’usage est commun a tous. L’usus est indépendant de toute appropriation. Parfois, en transformant la chose, ces choses pourront faire l’objet de propriété. (ex : dans la mer quand on extrait le sel, on peut se l’approprier)  que les choses soient communes ne nous empêchent pas de nous les approprier. Ceci ne s’applique pas aux immeubles: lorsqu’il est vacant, sera la propriété de l’état. On distingue 2 hypothèses : o Les biens qui peuvent être approprié : res nulius = choses ou biens sans maitre. o Choses qui étaient appropriés et qui étaient abandonnées : res derelictae, le critère essentiel est que cet abandon soit délibéré. (ce qui se distingue des choses perdues ou abandonnée sous la contrainte de la force majeure. Section 2 : les choses consomptibles et choses non consomptibles :      Evolution de la société a entrainé une nouvelle catégorie : les biens de consommations. Les choses consomptibles : La chose consomptible est la chose qui se consomme du seul fait que l’on s’en sert selon son utilisation (ex : les aliments). On comprend que ces choses la, on ne peut en réalité les utiliser qu’en exerçant sur elle un des caractères du droit de propriété qui est l’abusus : détruire la chose dont on est propriétaire. Destruction passe soit par des choses consomptibles sois par une aliénation (ex : la monnaie) Ont peut donc dire que le 1 er usage des choses consomptibles leur ai fatale vu qu’elles disparaissent juste après.         Choses non consomptibles : ils sont dotés d’un usage prolongé répété. Et ces choses ne se détruisent pas par cet usage même s’il est répété. Ex : une maison, un terrain… La distinction entre choses consomptibles et non consomptibles, a part pr classer les biens selon leur usage et leur utilité, est nécessaire surtout dans l’hypothèse de la restitution de ces choses la : les choses consomptibles c’est impossible de les rendre en nature puisqu’elles ont disparus. La restitution ne portera pas sur la chose remise mais la sur un équivalent. Le droit d’usage transféré par le prêt de consommation ou par le quasi usufruit, prévoit l’abusus (capacité de détruire la chose). La restitution se fera par un équivalent : sois une autre chose consomptible équivalente sois par de l’argent. Les choses non consomptibles peuvent être restitué. Elles font l’objet d’un usufruit et non pas quasi usufruit. Il y a tout un tas de bien qui sont des biens de consommation courante qui ne peuvent pas être assimilé aux choses consomptibles, vu quelle ne disparaissent pas des le 1er usage comme les choses consomptibles, mais pour autant ces choses la connaissent une perte de valeur très rapide. Par principe, depuis tjrs on considère qu’au moins les biens meubles corporelles perdent intrinsèquement de la valeur et le perdre par usage. Section 3 : distinction entre les choses fongibles et les choses non fongibles :        Choses fongibles : se sont les choses qui ne sont prises en compte que dans leur genre ou dans leur espèce et non pas dans leur identité propre. Ex : billet de 10€ de la banque : fongible ac un autre billet de 10€. Ne sont déterminé que par leur nombre, poids, mesure. Art 1585 du CC : les choses fongibles se comptes, se mesures et se pèses. Seul bien absolument fongible c’est l’argent. Mais ac la production normalisé en série il y a de plus de plus de choses fongibles. La volonté humaine peut intervenir sur ces choses la et transformer les choses fongibles en choses non fongibles. Ex : il y a des choses de genre= un sac de blé. Lorsque le contrat de vente est exécuter cette chose de genre sera référencer et dc sera identifer et dc individualiser. Plusieurs conséquences a cette distinction : o La compensation n'est possible que pour les choses fongibles o La restitution ne se fera pas de la même façon : lorsque la demande de restituions porte sur un corps certain : chose non fongible ou une chose fongible mais identifé (sac de blé), c’est la chose elle même qui doit être restitué. o Conséquence sur le transfert de propriété : le moment du transfert de propriété n'est pas le même selon s’il s’agit de choses fongibles ou non fongibles. o A l’inverse lorsque j’ai une chose de genre ou une chose fongible, le transfert ne surviendra pas nécessairement a la conclusion du contrat ms le moment après la conclusion du contrat ou on va déterminé la chose fongible ds sa quantité (ex : on o o  achète un sac de blé, a la base il est non identifié, et le transfert du sac ne se fera que lors de l’identification des sac de blé qui se fera après l’identification de chacun des sacs). Responsabilité en cas de perte de la chose. C’est lié au transfert de propriété. La charge des risques, dc la responsabilité pèse sur le vendeur lorsqu’il s’agit dune chose fongible, et à l’inverse, lorsqu’il s’agit d’un corps certain (non fongible) la responsabilité pèse sur l’acheteur. (Qui sera responsable de la perte de cette chose la). Lien entre la fongibilité des choses et leur caractère consomptibles et non consomptibles : La notion de consomptibilité désigne le fait qu’une chose se détruise ou non par sa 1re conso. La réalité c que très souvent les deux qualités sont réunies sur le même bien. Ex : la pomme est à la fois consomptible et fongible. Mais toutes les choses consomptibles ne sont pas toujours fongibles. Section 4 : les choses hors et dans le commerce juridique :     Le CC consacre dans ses textes certaines dispositions aux choses qui sont hors du commerce juridique. Ce sont les choses qui ne peuvent faire partie de convention : elle ne peuvent être ni vendu (art 1698), ni prêté (art 1878) et ne peuvent pas être acquises par prescription (1898). Il y a des choses hors du commerce juridique : souvenirs de famille, la personne humaine, les domaines publiques, les choses communes (n’appartiennent a personne). 2 distinctions : o il s’agit de choses, et le corps n'est pas une chose  ne fait pas partie du commerce juridique mis ca ne signife pas qu’il ne fasse pas l’objet d’un contrat. (ex : contrat de travail indirectement lié au corps humain). De plus, par le transfert de certains organes ils font l’objet d’un transfert a titre gratuit. o La notion même de commerce au sens juridique du terme évolue durant les époques. o Il y a des choses qui sont complètement hors du commerce juridique et sur lesquelles on ne peux même pas former une convention a titre gratuit : choses visés a l'article L 221-3 du code de la consommation. Ex : l’absinthe. Section 5 : distinction entre bien meuble et biens immeubles :  Tous les biens sont meubles ou immeubles, tous sans exception art 516 du CC  Les meubles sont susceptibles d’être déplacé, les immeubles sont fxes et ne peuvent pas faire l’objet d’un déplacement.  distinction essentiel sur le plan éco, sociale et politique.  La distinction entre meuble et immeuble est fondée sur le critère physique pour qu’elle puisse perdurer alors qu’il y a des distinctions nouvelles.  Dans l’ancien droit, les immeubles avaient une importance particulière dont la valeur était importante. Mais les meubles l’étaient moins. Res movilis res vilis : les choses mobilières sont sans valeurs. Et on commence à inclure parmi les immeubles des biens incorporels mais qui ont une valeur très particulière : les droits.  4 tendances :  Article 516 : distinction entre biens meubles et biens immeubles  Faire reposer cette distinction sur un élément physique  Les immeubles eux-mêmes sont soumis à un régime qui est attaché à leur valeur  Il est dressé une liste exhaustive d’immeubles : tout ce qui n’est pas défnit comme étant un immeuble est nécessairement un meuble.  Avant 1804, meubles considéré ayant moins de valeur que les immeubles. A partir de 1804, la valeur des meubles va croitre énormément et on a aujourd’hui des biens meubles immatériels qui ont des valeurs très importantes.  Il existe des immeubles par destination : objet qui était un meuble mais qui juridiquement sera soumis au régime des immeubles.  On peut considérer qu’une partie d’un bien immeuble deviendra un meuble : on parle ici de meubles par anticipation.  Sera soumis au régime juridique des meubles vu que cet immeuble deviendra meuble : ex : les récoltes : le blé : attaché au sol  immeubles, mais une fois qu’il est récolté sera détaché du sol et dc deviendra meuble par anticipation. Section 1 : distinction entre l’immeuble et le meuble : I. L’immeuble :  En droit, l’immeuble désigne un ensemble de biens et de droits.  L’article 517 du CC : « les biens sont immeubles ou par leur nature, ou par leur destination, ou par l’objet auquel il s’applique. »  Le critère retenu est bien le critère physique selon lequel l’immeuble est par principe le bien qui ne peut pas se détacher du sol. A) les choses qui sont immeubles par nature :  on retrouve dans la catégorie d’immeubles par nature, les biens auxquels on peu appliqué le critère physique de l’attachement au sol. On retrouve dc le sol et tt ce qui s’y rattache.  Art 518 du CC : « les fonds de terre et les bâtiments sont immeubles par nature ».  Fonds de terre : désigne le sol ainsi que le sous sol. (Dc inclus les mines par ex).  Désigne aussi tout ce qui se rattachent au sol  les constructions et tout édifce tel qu’il soit qui est rattaché au sol.  Art 519 du CC : « les moulins a vent ou a eau fxés sur un pilier et faisant partie du bâtiment sont aussi immeubles par nature ».  Sont aussi immeubles par nature tous les accessoires qui vont intégrer le bâtiment, la construction et la compléter (ex : une chambre froide ; un frigo rattaché au sol exploité par un fond de commerce, sera qualifé d’immeuble par nature). Ainsi que les canalisations d’eau, d’électricité, les ascenseurs…  Ils doivent former ac le bâtiment un tout indivisible.  Tout ce qui est planté dans la terre, les végétaux, sont aussi des immeubles.  Art 520 Al 1 : « les récoltes tendant des racines et les fruits des arbres non encore recueillis sont pareillement des immeubles ».  Al 2 : Grains et fruits une fois détachés de l’arbre deviennent des meubles. B) Les droits qui sont immeuble par l’objet auxquels ils se rapportent :  art 517 : les biens sont immeubles par l’objet auxquels ils s’appliquent.  L’objet auquel ce droit s’applique est un immeuble de sorte qu’il sera considéré comme un immeuble lui même.  Art 526 du CC : sont immeuble par l’objet auxquels ils s’appliquent : o L’usufruit des choses immobilières o Les servitudes ou les servitudes foncières (ex : servitude de passage : la personne qui habite a coté de chez nous doit passer par notre jardin pr accéder à sa propriété). o Les actions qui tendent a revendiqué un immeuble.  3 types de droits immobiliers :  droits réels d’immobilier, on inclus pas dans cette catégorie, par tradition, le droit des propriétés (confondu ac l’immeuble lui même). On retrouve des droits principaux (comme l’usufruit) et des droits réels accessoires (ex : privilèges et l’hypothèque  garantie passée sur un immeuble qui est un droit. Droit réel immobilier par l’objet auquel il se rapporte).  Droit qui n’est pas mentionner dans l’art 526 et qui est exceptionnel : certaines créances sont qualifé d’immobilières : principe : toute créance est par principe mobilière, même si cette créance consiste en l’obligation pour le vendeur de vendre son immeuble. Obligation du vendeur sera alors de livrer son immeuble. Mais 2 hypothèses exceptionnelles dans lesquelles on va analyser la créance comme étant de nature immobilière :  1° Lorsque le contrat de vente immobilier prévoit que le transfert de propriété sera retardé. Donc dans l’intervalle de temps ou le contrat est conclu et le moment ou le transfert de propriété va intervenir, créance sera qualifé d’immobilière.  2° Lorsque la vente immobilière porte sur un immeuble mais que cet immeuble fait parti d’un ensemble immobilier plus grand et que au moment de la ccl du contrat, l’immeuble n’a as été individualisé. De la même façon avant que l’opération d’individualisation intervienne, on qualifera la créance du vendeur envers l’acquéreur de créance immobilière.  Les actions immobilières : on vise les actions en justice envisageables qui ont pour objet un immeuble. Art 526 évoque les actions qui tentent de revendiquer un immeuble. => Action en revendication immobilière. Dc toutes les actions en justice qui sont des actions réelles immobilières sont donc des immeubles par l’objet auquel ils se rapportent. Ex : l’action hypothécaire, l’action possessoire de servitude… II. Le meuble :  Désigne toutes les choses qui peuvent se déplacer par elles-mêmes ou être déplacées.  L’article 527 du CC dispose que les biens sont meubles par leur nature ou par la détermination de la loi. A. Les choses, les meubles par nature :     Les meubles par nature désignent les choses qui se déplacent. Ils sont défnis à l’article 528 du CC : « sont meubles par leur nature les animaux et les corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit qu’ils se meuvent par eux-mêmes, soit qu’ils ne puissent changer de place que par l’effet d’une force étrangère. » On trouve les choses qui sont inanimées mais que l’on peut déplacer. Cela désigne notamment les meubles meublants (534 CC), ils sont destinés à l’organisation et à la décoration de la maison ou de l’appartement. On y trouve également les meubles qui ont la particularité d’être immatriculés (droit des biens propre) : les navires, avions, bateaux des rivières…On inclue le aussi les titres aux porteurs : titre, doc ou acte qui constate, fait état, d’un droit de créance au proft du porteur de titre. Cette catégorie de meuble par nature incluse les animaux. B. les meubles par la détermination de la loi :   Article 529 CC : « sont meubles par détermination de la loi les obligations et actions qui ont pour objet des sommes exigibles ou des effets immobiliers, des actions ou intérêts dans les compagnies de fnances, de commerce, ou d’industrie encore que des immeubles dépendants de ces entreprises appartiennent aux compagnies. »  Ces actions ou intérêts sont réputés meubles à l’égare de chaque associé seulement tant que dure la société. Al 2 : sont aussi meubles après la détermination de la loi les rentes perpétuelles ou viagères soit sur l’Etat soit sur des particuliers. Section 2 : Portée et aménagement de la distinction : I.    Les aménagements de cette distinction : L’approche physique n’a pas toujours été l’approche retenue dans le droit. Dans ces cas là, on va délier le caractère physique qui caractérise le bien, de l’utilité de ce bien en question. On retrouve l’approche éco, l’approche du bien par sa valeur et non pas l’approche physique pour classer les biens dans la catégorie des meubles ou Immeubles. La doctrine a retenu deux hypothèses dans lesquels il fallait dépasser le critère physique et s’attacher à l’utilité et l’usage du bien pr le qualifer. o o Lié a l’évolution de ce bien à l’avenir. Ex de l’immeuble qui deviendra meuble. on sais déjà qu’a l’avenir il va devenir meuble  meuble par anticipation. (il n’y a jamais d’immeubles par anticipation). On tient compte de l’utilisation actuelle du bien et dans ce cas, on va tenir compte de l’utilisation actuelle d’un meuble qui serait de manière générale, l’accessoire d’un immeuble, et à ce moment là, on parle d’immeuble par destination. A. Les meubles par anticipation    Il arrive assez souvent que le droit tienne compte d’une situation qui ne se produira que dans le futur : droit des biens  on applique une appréciation par anticipation d’une situation juridique. Un immeuble sera apprécié au sens juridique comme un bien meuble en raison de l’usage et des droits qui lui sont affectés même si le bien a l’apparence physique d’un immeuble. Consq : intérêt de la distinction est que le régime juridique applicable est différent. Ex : Lorsque l’on a une vente immobilière, celle-ci suppose toujours un acte de publicité. Mais lorsqu’on vend un meuble, pas de formalité de publicité, la vente au sens stricte du meuble est opposable au tiers. B. Le Carpe Diem : les immeubles par destination   Les immeubles par destination désignent des meubles qui sont juridiquement considérés comme des immeubles et ceci en dépit du fait qu’ils peuvent être déplacés dans leur nature propre. On considère que ce bien meuble qui sera analysé comme un immeuble par destination est l’accessoire de l’immeuble par nature.  Qualifcation essentielle parce qu'elle donne des conséquences juridiques notamment en terme de vente ou de saisie, qui seront soumis au régime de la saisie immobilière.  Article 524 CC : défnit les immeubles par destination, 2 catégories : o o  Tous les meubles qui font partie d’un fond immobilier sans lesquels l’exploitation de ce fond immobilier n’est plus possible (ex : les semences exploitables dans une ferme). Tous les meubles que le propriétaire du fond a attaché au fond à perpétuelle demeure : bien centré sur l’usage de ses effets mobiliers, c’est l’idée que l’effet mobilier est attaché au fond par perpétuelle demeure par le propriétaire. Certains auteurs ont critiqué cette approche parce que pour eux, le meuble qui est accessoire intrinsèque d’un immeuble, doit alors être qualifé d’immeuble par destination puisque c’est un accessoire intrinsèquement lié à l’immeuble. 1. Les conditions de l’immobilisation 2 conditions pour qu’il y ait immobilisation d’un bien meuble :    Les 2 biens, l’immeuble par nature et le meuble qui lui est affecté, doivent appartenir au même propriétaire. Si les biens appartiennent à des propriétaires différents, le bien ne devient pas immeuble par destination. Il faut qu’il y ait entre ce meuble affecté à un immeuble et cet immeuble, un rapport juridique de destination. Selon la Cour cass, la seule volonté du propriétaire de transformer un meuble en immeuble par destination est insuffsante. IL faut qu’il y ait un rapport de destination. Il ne procède que de deux hypothèses : o Soit le meuble est affecté au service et à l’exploitation d’un fond. o Sois le meuble est attaché à perpétuelle demeure dans ce cas on peut envisager la transformation d’un bien meuble en immeuble par destination. Dans cette idée de destination, le bien affecté doit être indispensable à l’immeuble par lui-même L’immobilisation peut cesser : pour ca il faut que la volonté du propriétaire s’exprime et il faut qu’il y ait un détachement effectif des meubles en question par rapport au meuble qui s’y était attaché. 2 cas d’immobilisations : o Sois tel ou tel chose est affecté au service ou a l’exploitation d’un fond : approche économique axé sur l’usage et l’utilité du bien. Bien doit être indispensable à l’exploitation du fond. (ex : les animaux d’une ferme, la baignoire dans une maison, même les clés de la porte  nécessaire a l’exploitation de l’immeuble  immeuble par destination malgré l’apparence physique de meuble). o Soit la chose est attachée au fond à perpétuel demeure. 2. Les effets de l’immobilisation Article 524 CC : « sont aussi immeuble par destination tous les faits mobilier que le propriétaire a attaché au fond a perpétuelle demeure.  Concerne la volonté du propriétaire qui entend attacher ce meuble à perpétuelle demeure.  Il faut qu’il y ait une attache, un lien matériel apparent et durable qui attache le bien meuble à l’immeuble. Art 525 du CC : « Le propriétaire est sensé avoir attaché à son fond des effets mobiliers à perpétuelle demeure, lorsqu’ils sont sellés, ou lorsqu’ils ne peuvent être détachés sans être détérioré ou sans détériorer la partie du fond à laquelle ils sont attachés. »  On présume la volonté d’attacher un meuble au fond à perpétuelle demeure lorsqu’il rattache ce meuble au bien immeuble. Volonté du propriétaire à attacher le bien à perpétuelle demeure. 3. Les effets de l’immobilisation :       II.   Le meuble suis la destinée de l’immeuble en y étant rattaché  suis le régime juridique de l’immeuble. L’hypothèque porte sur les immeubles. Article 2397 : « sont susceptibles d’hypothèque les seuls biens dans le commerce et leurs accessoires… ». Lorsqu’on procède à la saisie de l’immeuble, le créancier saisissant peut saisir les meubles par destination. Parfois la vraie nature physique du meuble va prévaloir. Ex : un vol ne porte jamais sur un immeuble mais peut porter sur un immeuble par destination. Ou dans le cas d’une expropriation pr cause d’utilité pb, l’indemnisation ne comptera pas les immeubles par destination. Cette immobilisation par nature de ces meubles se produit quoi qu’il arrive, quand bien même le propriétaire du meuble n’était pas le réel propriétaire du meuble. Le meuble et l’immeuble doivent appartenir au même propriétaire parce qu’il a besoin des deux pour faire d’un meuble, un immeuble par destination. La portée de cette distinction Distinction essentielle vu que les biens meubles et les immeubles entrainent des consq juridique essentielles. Il existe des hypothèses juridique ou l’apparence d’un corps ou d’un objet n’entraine pas des consq juridiques. Cette qualifcation vient :  Soit de l’apparence de biens physique de ces biens.  Soit de la valeur éco des biens en question. A. Distinction physique 3 questions essentielles du droit des biens :  La publicité légale : valeur du droit sera limité sans formalité de publicité qui doit informer les tiers. Imposer aussi par la sécurité juridique.  Les sûretés : garantie la sécurité juridique du propriétaire du bien en établissant des garanties juridiques. En la matière les publicités légales sont différentes selon que l’objet est un meuble ou un immeuble.   Publicité relatives aux immeubles : Compte tenu de l’importance physique de l’immeuble, de son attachement au sol, la loi impose la publication au service de la publicité foncière, qui sont répartis sur l’ensemble du territoire national, il est imposé de publier les droits réels principaux dits de propriété sur les immeubles, et les droits réels accessoires (garanties, sûretés). Publicité relative aux meubles : la qualité intrinsèque d’un meuble, c’est qu’il est mouvant, peut se déplacer soit par lui-même, soit pas une force extérieur. Il est diffcile voir impossible de le localiser et ainsi il est diffcile voire impossible de consacrer des publicités effcaces par rapport à ce meuble. Ainsi en matière de meuble => Pas de formalités de publicité. Consq : à l’inverse des immeubles, les transactions et les actes juridiques peuvent être opposables au tiers sans qu’il y ait besoin de publicité. Article 2276 al 1 CC : « en fait de meubles, la possession vaut titre. »  2 atténuations : o immatriculation du meuble en raison de sa nature o en matière de droit d’auteur, localisation par rapport au lieu de la publication de l’œuvre.  Sûreté : technique juridique qui permet d’assurer les créances, dans le cas ou le débiteur ne disposerait pas d’une liquidité des biens suffsante pour désintéresser l’ensemble de ses créanciers. On désigne parfois les sûretés en termes de garanties. Les sûretés peuvent porter sur des biens meubles ou des créances mais aussi sur des droits immobiliers. Les sûretés peuvent être prises sur un immeuble sans déposséder le propriétaire de ces droits réels.  A l’inverse, en matière de meubles, les sûretés qui ont été prises, pour être valables, supposent la dépossession du propriétaire. Ex : le gage, pour être valable, suppose la dépossession.  La possession Les conséquences de la distinction en matière de possession      La possession : une personne qui se croit propriétaire d’une chose mobilière ou immobilière et qui se conduit ainsi. Si un individu se comportait comme le propriétaire d’un bien alors qu’en vertu de la loi, il n’en a pas le titre. Le véritable propriétaire peut faire une action en justice, l’action en revendication : action réelle par lequel le véritable propriétaire veut faire valoir son droit de propriété. Dans le cadre d’une action civile en revendication, il pourra advenir que celui qui se prétend être le propriétaire réel du bien soit mal fondé en a demande, parce que le possesseur du bien a pu en effet acquérir la propriété du bien par l’effet de sa possession. Précisément, les conditions juridiques de la possession sont différentes dès lorsqu’elles portent sur un meuble ou sur un immeuble. En matière de possession immobilière, pour être considéré sur le plan juridique comme propriétaire du bien par l’effet de la possession, il faut démontrer l’usucapion : propriétaire doit démontrer qu’il a été durablement le possesseur de ce droit de propriété pour 30 ans. La possession même de bonne foi d’un immeuble doit durer 30 ans (et pas moins).  En matière de possession mobilière : l’article 2276 al 1 du CC : « en fait de meuble, la possession doit être transfert immédiat de la propriété en cas de possession d’un bien immeuble. » La protection du droit immobilier par le CC est plus forte que le propriétaire mobilier. Protection civile moins forte mais protection pénale => Soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. B. Distinction par la valeur économique du bien    Dans l’ancien temps, la distinction portait sur la valeur. En matière de vente : Le principe de rescision de vente pour lésion : si le vendeur a vendu un immeuble dont le prix est inférieur a 7/12 e de la valeur réel de l’immeuble, la vente de ce bien peut être rescindé pour lésion. Eventualité qui n’existe pas pr la vente de meubles.  Opérations de transactions sont plus strictes pour les immeubles. En matière de saisie immobilière, elle est soumise à un formalisme très particulier qui n’existe pas du tout en matière de saisie mobilière, on veut protéger le propriétaire contre une expropriation injustifée. Chapitre 3 : Distinction entre les biens corporels et les biens incorporels    Un droit qui peut être un bien est par essence matériel. Et les droits eux-mêmes peuvent être classées en fonction de leurs objets. Un certains nombre de biens sont corporelles mais un certain nombre d’autres biens n’entrent pas dans la catégorie des choses matérielles : obligation de fait qui ne porte ni sur un meuble ni sur un immeuble. On passe d’une approche physique a une approche éco : l’utilité du bien. Section 1 : défnition des biens corporels et des biens incorporelles : I  II- Défnition : Bien corporel : le bien tangible, palpable qui a une existence concrète et qui permet la possession. Cette défnition ne recouvre pas la distinction entre bien meubles ou immeubles. Si les immeubles sont nécessairement des biens corporels on sait désormais que tous les meubles ne sont pas de façon systématique des biens corporels et que certains meubles désignent des biens immatériels, incorporels mais qui font quand même partie des biens meubles. Bien incorporel : Qui échappe à toute appréciation matérielle concrète. Une créance, une valeur mobilière, l’action en justice qui est un droit, sont des biens incorporels, immatériels. Et de manière générale, on désigne par propriété incorporel les propriétés qui ont un objet purement intellectuel ou immatériel par ex : au droit sur les clientèles qui est la valeur 1 re du commerce. Observation des biens incorporels sur le plan éco :  III Le développement des biens incorporelles a accompagné l’évolution économique du droit des bien au 19-20e s, qui va faire apparaître des meubles immatériels, incorporels de grande valeur, et parfois même durable. La nature juridique des biens corporels et des biens incorporels : Biens incorporels constituent des véritables propriétés ?  Pour certains oui, ex : propriété intellectuelle. La propriété c’est le droit d’user d’un bien, d’en disposer, et d’en jouir. (Fructus, usus, abusus).--> prérogatives d’un propriétaire.  Ces biens incorporels peuvent être cédé entre co-contractant mais doivent être protégé contre les usucapions des tiers.  Est-ce transposable aux biens immatériels ? Pour certains oui : titulaire d’un brevet, qui peut l’exploiter pour son propre compte (usus), conférer des licences d’exploitation de son brevet à ses tiers (fructus), il peut disposer de son brevet en le vendant (abusus).  Prérogatives du propriétaire. On peut admettre que la nature juridique des biens incorporels, des droits conférés, c’est la propriété.  Mais, cette approche peut être limité  les biens incorporels dans leur ensemble présentent un certain nb de caractères qui ne correspondent pas à la propriété : o Ils sont temporaires parfois (il y a une fn) alors qu’une propriété en règle générale est perpétuelle. Ex : Monopole d’exploitation retirer du brevet, est fnit au bout de 20 ans. o La propriété des droits corporels existe par elle-même, or les biens incorporels sont tjrs liés au tiers. o Les biens corporels sont tjrs susceptibles de possessions matérielles. A l’inverse, les biens incorporels ne peuvent pas donner lieu à une possession matérielle concrète.  2 observations qui ns permettent de distinguer biens corporelles et biens incorporelles : biens incorporels sont liés a lié a l’activité professionnel. Ils sont règlementé par des organismes spécifques, des institutions particulières.  Le titulaire d’un droit immatériel détient le monopole d’exploitation. Section 2 – Le régime juridique des biens incorporels Il n’y a pas d’unité, de régime de droit propre qui s’applique aux biens incorporels. I. L’identifcation des différents biens incorporels et de leur régime juridique en raison de leur objet   Parmi les biens incorporels, on distingue un droit particulier qui a bcp évoluer, le droit de la clientèle. Il est aujourd’hui acquis que la clientèle peut être civile : désigne les clientèles de professions libérales comme artisans. Et elle peut avoir un caractère commercial dans le fond de commerce lui-même qui désigne en somme la clientèle commerciale.              Clientèle civile : concerne la clientèle des artisans, profession libérale, et des offciers ministérielles. C’est un bien a caractère patrimonial. : entrer et sortir du patrimoine. Pendant de très nombreuses années, la clientèle civile était considéré comme étant rattaché a un individu. Mais ac l’évolution, on admet qu’une clientèle civile pouvait être cédé. Il reconnaît le caractère commercial de la clientèle civile. La cour cass a confrmé cette approche dans un arrêt de la 1 re civ du 2 mai 2002, elle précise que la clientèle d’un époux exerçant une profession libérale de même que les matériels et locaux forment un fond d’exercice libéral. La cession du fond de commerce libéral, entraine defacto la cession de la clientèle libérale. Le fond de commerce : On peut céder le fond de commerce, ce n'est pas un patrimoine commercial propre et indépendant : ttes les créances du commerçant ne passe pas aux acquéreurs même quand on cède l’intégralité du fond de commerce. Tous les créanciers personnels ou commerciaux du commerçant, peuvent agir sur les éléments du fond de commerce. On peut souvent agir sur son fond de commerce en exécution forcée.  patrimoine propre. La clientèle existe des l’ouverture du commerce, tous ont le même objet : dev la clientèle. Depuis une lois de 1909 : un acte jur unique sufft pr vendre ou céder le fond de commerce ou constituer une garantie pr ce fond de commerce. La valeur du fond de commerce dépend de très nombreux critères : la croissance et la fdélité de la clientèle. Les monopoles d’exploitations portant sur signes intellectuels et les signes distinctifs. La plupart du tps, ces monopoles d’exploitation là font partie du fond de commerce. On retrouve parmi les monopoles d’exploitations : ceux qui portent sur des signes de fabrique  doivent être protégé : titulaire de la marque est le seul a pouvoir l’exploiter  elle doit être protégé (ex : lacoste). 2ème monopole d’exploitation qui porte sur le signe distinctif est la publicité commerciale, vise à lutter contre le plagiat, elle fait l’objet d’une réglementation de plus en plus importante. On concilie des libertés fondamentales. 3ème monopole : le nom commercial identife l’exploitation commerciale. Il fait partie du fond de commerce. La propriété du nom commercial est protégé par les conditions du droit commun, notamment par le biais de l’action en responsabilité civile pour faute, loyauté civile, l’action en parasite du nom commercial. Par ailleurs ne nom commercial peut faire l’objet d’une cession vu qu’il compose le fond du commerce, ce qui le distingue du nom de famille (qui est incessible). Autre élément qui bénéfcie d’un droit de protection : le nom du domaine.  peut constituer un élément du fond de commerce. Autre monopole d’exploitation qu’est la création intellectuelle : protection se fait par l’article L111 et suivants du code de la propriété intellectuelle. Ce droit moral imprescriptible inaliénable, qui est un droit de la personnalité, distinct de droit pécuniaire, qui sont le cas échéant prescriptibles, aliénables, évaluables en argent, et qui portent sur le publication de l’œuvre, sa reproduction…         II.      la loi protège l’œuvre de l’esprit mais a condition qu’il s’agisse de l’original de l’auteur (ex : parfum non prit en compte, enseignement oral non plus). Le droit à l’image des biens : La cour cass a admis que le propriétaire pouvait demander à protéger l’image de son immeuble contre l’exploitation commerciale de cette image s’il démontre que l’usage commercial lui crée un dommage anormal ou qu’elle porte atteinte à sa vie privée. Les brevets d’invention : désignent le droit exclusif d’exploiter une invention pour l’inventeur. Seuls les pouvoirs publics peuvent conférer un brevet à l’inventeur d’une invention qui doit être nécessairement nouvelle, inventive et susceptible d’exploitation industrielle. Le succès d’un certain nombre d’entreprise passe par la capacité à découvrir des brevets mais aussi à en acheter. L’auteur de dessins et modèles dispose d’un monopole d’exploitation si ses dessins sont nouveaux et lisibles. Il peut le protéger entre 3 et 25 ans. Le savoir faire d’un artisan n’est pas protégé par le droit d’auteur au sens strict. Caractéristiques des biens incorporels : o Ne sont pas matériels o N’entre pas en rapport ac le débiteur. o La plupart porte sur un travail intellectuel et sont lié au travail et a la personnalité de leur auteur et créateur. Les points communs retrouvés dans le régime juridique applicable aux biens incorporels Biens incorporels : biens qui ont une valeur et qu’on peut céder. Peuvent être exploiter et mis en location. Ils sont opposable aux tiers.(titulaire détient un droit pr être protéger contre les atteintes fait par les tiers) Les biens incorporels ont un régime juridique spécifque qui procède de la loi. Tous les droits incorporels sont des meubles, ne sont pas attaché au sol. Ce sont certes des meubles mais des meubles spécifques. L’un des points essentiels qui distingue le meuble de l’immeuble c’est qu’en fait d’immeuble, ce qui caractérise le meuble par rapport à l’immeuble, c’est que sa propriété se fait par l’effet de la possession (1216CC), c’est pas la même chose avec les biens immeubles. Chapitre 4 : les droits réels et les droits personnels :    Distinction fait l’objet d’une discutions et n’est pas admise par tous les auteurs. Certains considèrent que les droits réels sont une sous catégorie des droits personnels et parfois l’inverse. Planiol expliquait que le droit réel est un droit personnel car pas de rapport direct entraine personne et une chose vu qu’une chose n'est pas une personne d’après lui. Ainsi selon lui la chose ne peut pas être envisagé juridiquement vu qu’il s’agit d’un fait et non d’un droit. Tous les droits sont donc personnel qui lient les personnes.   D’un autre coté, un autre auteur Saleilles défend une analyse objective des droits en faisant prévaloir le droit réel au droit personnel : considère que la créance est l’archétype du droit personnel. Créance peut être cédé, transmise, et lors de sa transmission sa valeur émerge nécessairement. A ce moment la, ce dont on tiendra compte ce n'est pas la personne lié mais l’objet sur lequel elle porte. Malgré tout ca, on observe que la distinction classique entre droit réels et droit personnels demeure. Section 1 : défnition et caractère des droits personnels : I- le droit personnel : la défnition :            Droit personnel qualifé de droit de créance, droit que le créancier détient sur le débiteur, obliger ce dernier a exécuter certaines prestations. Droit personnel suppose plusieurs éléments : o Sujet actif : créancier o Sujet passif : débiteur o Un objet: une prestation Pour le créancier : ce droit est une créance dans son patrimoine Pour le débiteur : c'est l’obligation qui fgure au passif du patrimoine du débiteur : c’est une dette. Art 2285 du CC : les biens du débiteur sont le gage commun de ses créancier »  les droits du créancier portent sur l’ensemble du patrimoine du débiteur. Si le débiteur n'exécute pas son obligation, le créancier peut obtenir l'exécution forcée sur l'ensemble des biens pris en compte par son débiteur  gage commun. Le texte ajoute que les prix s’en distribuent entre eux à moins qu’il n’y ait entre les créanciers de clauses légitimes de préférences. L’obligation est un droit personnel et confère au créancier la possibilité d’obtenir une prestation particulière de son débiteur, débiteur qui offre une garantie sur l’ensemble de son patrimoine. Selon l’article 1110 du CC, il existe trois types d’obligation en droit français : celui de faire, de ne pas faire et de donner. Le débiteur de l’obligation s’oblige à une abstention, par ex la clause de non concurrence à l’égare du créancier, ne pas voir ailleurs (obligation de ne pas faire), on transfert la propriété sur une chose (obligation de donner), obligation de faire (acte positif). On va distinguer par ex l’obligation de donner au sens stricte de l’obligation de livrer : donner = transmettre quelque chose, obligation de livrer = obligation de faire quelque chose. Dans le droit personnel, il n’y a pas à la différence du droit réel, ni le droit de préférence, ni le droit de suite. Obligations réelles dans ce cas, on a l’expression d’un droit personnel mais qui comporte une certaine réalité. Il y a un lien entre la dette ou l’obligation, et la chose qui est extrêmement fort. II-   Les caractères des droits personnels (qui permettent de les distinguer des droits réels) 1er distinction : les droits personnels ne sont pas susceptibles de possession. Contrairement au droit réel. En cas de partage, le droit personnel peut se diviser. (ex : titulaire d’une créance décède et sa dette est divisé entre ses héritiers). (ce n'est pas comme le droit réel qui porte sur une chose).  l’abandon d’un droit personnel n’est pas directement ou spécifquement envisageable. Il devra passer un nouveau contrat qui signale qu’il abandonne sa dette. Un droit réel peut facilement être abandonné.  L’inexécution d'un droit personnel peut se sanctionner au regard du juge. Droit personnel est opposable aux seuls débiteurs et les créanciers peuvent exercer leurs droits que pour l’ensemble du patrimoine du débiteur. Le  droit réel est opposable à tous. Section 2 – Les droits réels, leurs défnitions  Le droit réel : confère à celui qui le détient (le titulaire), un pouvoir direct et immédiat sur une chose sans intervention d’un tiers quelconque. Le droit réel soumet une chose au pouvoir d’un individu, qui est le titulaire du droit réel. Quant au contraire, le droit personnel lie par un rapport de droit plusieurs individus. Le rapport juridique ici, n’existe qu’entre la chose et le titulaire du bien.  La doctrine distingue : les droits réels principaux : droits qui portent directement sur la chose elle-même. Se distinguent des droits réels qui ne portent pas sur la chose elle-même mais sur la valeur pécuniaire de la chose et qui sont qualifé de droit réels accessoires.  I.       Les droits réels principaux Portent sur la chose directement. Expriment l’idée que pour vivre, l’home a besoin d’utiliser, de se servir, et de détruire les choses qui l’entourent. On tire proft de la chose elle même dans son utilité propre. Ainsi le premier droit des droits réels principaux c’est la propriété. Le démembrement de la propriété est le droit sur la chose d’autrui qui confère une partie des attributs. Ce n'est pas de l’indivision, c'est le droit sur la chose d’autrui qui confère une partie des attributs de la propriété d’une chose. Autre droit réel principal : les droits d’usages et d’habilitation qui sont en réalité des diminutifs de l’usufruit : droit de superfcie qui confère un droit de propriété sur les plantations et les constructions mais pas sur les sols et les sous-sols. Autre droit réel principal : les servitudes : désignent les chargent qui pèsent sur un immeuble que l’on qualife de fonds servant au bénéfce d’un autre immeuble que l’on qualife de fond dominant. Ex : droit a la servitude de passage.  II.          L’emphytéose droit réel principal qui est en réalité un droit de jouissance, droit d’usufruit, mais qui se caractérise par deux éléments : droit de très longue durée (au minimum 18 ans, jusqu’à 99 ans) et oblige le preneur (celui qui va jouir de la chose) à réaliser des travaux importants sur la chose elle-même, qui en principe relève des attributs du propriétaire. En contrepartie, le loyer qu’il doit régler sera beaucoup plus limité qu’un loyer classique. Droits réels accessoires Droits qui portent sur la valeur de la chose. souvent ils sont les accessoires dune créance et ils renforcent son effcacité. Parmi les droits réels accessoires il y a ce que l’on qualife de sûretés réelles. A coté il existe des sûretés personnelles : qui permet a un créancier d’avoir non plus un mais plusieurs débiteur pour répondre de la même dette. Les sûretés réelles à pour objet l'affectation au paiement d’une dette (extinction dune créance), un ou plusieurs biens qui appartiennent au débiteur. Il s’agit d’un droit réel accessoire vu qu’il s'agit dune créance et que la sûreté existe. Droit réel puisqu’il porte directement sur une chose. Sûreté réel : porte sur les choses mobilières  on parle de nantissement. Sûreté réelle : porte sur les choses immobilières  on parle d’hypothèques. 2 types de créancier : les créanciers ordinaire : chirographaires et les créanciers gagiste, privilégiés. Il y a des privilèges généraux (autorise le salaire a se voir désintéressé sur tous les biens meubles de l’employeur) et des privilèges spéciaux (droit de préférence). Liste des droits réels est limitative, il n'existe que les cas prévu par la loi. Art 543 du CC : « on peut avoir sur les biens, ou un droit de propriété ou un simple droit de jouissance, ou simplement de service foncier a prétendre ». Section 3 – Les caractères    Droits réels susceptibles de possession puisqu’ils portent sur une chose qui est en principe matériellement détenu. Ils conduisent à une situation d’indivision. Le droit réel est susceptible d’un abandon contrairement au droit personnel. L’abandon u droit réel est possible => Déguerpissement. La sanction des droits réels s’opère en nature, par exemple par le remplacement de la chose si on détruit le droit réel d’autrui. Cela conduit à deux concepts :  Le titulaire d’un droit réel possède un droit de suite : il désigne le droit réel du titulaire, de poursuivre un bien en quelque main qu’il se trouve.  Droit de préférence : puisque dans la mise en œuvre de garantie, le droit réel d’une chose échappe en principe du concours de créancier et se paye sur le prix de vente la chose en question. Chapitre 5 – La distinction droit public / droit privé       Les CT sont titulaires des droits de propriétés. Les biens des personnes pb peuvent se distinguer en fonction de leurs fnalités. Les biens détenus par les personnes pb sont affectés à l’usage pb, de tous. Mais pers pb + CT détiennent des biens à usage privé. C'est pr ca que l’on distinguera le domaine public du domaine privée. Les biens du domaine public sont affectés au domaine public et sont donc inaliénables et imprescriptibles. Le CC fait déjà la distinction entre droit pb/pv Domaine pb : le critère est qu’un bien entrera dans le domaine pb s’il est la propriété d’une pers pb et il est affecté à l’utilité pb. Titre 1 : le droit de propriété et la possession :        La propriété est un droit de l’homme, l’article 2 de la DDHC de 1789 classe le droit de propriété parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Consq : l’état ne peut pas priver un individu de sa propriété et doit protéger le droit de propriété privée de chaque individu. La propriété est la source de la liberté des individus, et elle peut, lorsqu’elle est excessive, conduire a des atteintes à la liberté. Des 1804 : on pose le caractère fondamental de la propriétés ainsi que ses limites. Propriété est protégé au niveau civil, pénal et même constitutionnel par une décision de 1982 du droit de nationalisation. Lien naturel entre la possession et la propriété, entre la chose et la propriété. Théorie de l’apparence pour protéger les tiers. MAIS si le propriétaire apparent est de mauvaise foi, alors la théorie ne lui est d’aucune protection et il devra resituer les choses, et il sera responsable des détériorations intervenus de son fait. Devra payer la valeur actuelle de la chose au véritable propriétaire. Chapitre 1 : la notion de propriété   Art 544 du CC : « la propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on en fasse pas un usage prohibé par la loi et les règlements ».  dans cet article est préciser l’intégralité de la notion de propriété et son régime. Caractère imprescriptible et naturel de ce droit. Mais l’usage de ce droit peut être limité. Section 1 : les composants de la notion de propriété :   I- C’est le droit réel par essence : permet au titulaire du droit d’exercer le pouvoir le plus absolu sur la chose. Depuis la Rome antique, les juristes considèrent que la propriété suppose 3 prérogatives lié de façon indissociables : usus, fructus, abusus. l ‘usus :     II       III  Droit d’user de la chose. Deux dimensions : une positive et une négative. o D’une part, désigne le droit qu’a un propriété d’une chose de s’en servir pour son plaisir propre ou d’en faire une exploitation économique. o Mais l’exercice abusif de ce droit n'est pas autoriser : CC 3 Aout 1975 : Clément Maillard : il ne peut y avoir abus de droit que si le propriétaire exécute chez lui sans aucun proft pour lui même un acte qui apporte le trouble au propriétaire du voisin restant dans les limites de sa propriété. Le principe c'est la liberté totale de l’utilisation du bien : le droit d’user de la chose est aussi le droit de ne pas l’exploiter économiquement. La réquisition des logements vacants : c’est la sanction d’un non usage d’une chose pour des motifs d’intérêts général. le fructus : Droit de jouir de la chose. Le fait pr un propriétaire de percevoir les fruits de cette chose et d’en faire ce qu’il veut. Possibilité de réaliser des actes juridiques d’administration sur la chose comme la location de la chose qui permet de retirer les fruits de la location. On observe que certains biens ne produisent pas de fruits. On distingue parmi les fruits plusieurs catégories de fruits : d’abord les fruits qualifés de naturels, produit par la chose sans que l’intervention de l’homme ne soit nécessaire (fruits des arbres). A coté de cela, les fruits dit industriel : produit grâce au travail de l’homme (les récoltes). Le propriétaire d’un bien est par défnition propriétaire des fruits de cette chose. même si ce propriétaire n'est pas celui qui produit le travail nécessaire pour récolter les fruits de ce bien.  art 548 du CC : « Les fruits produits par la chose n'appartiennent au propriétaire qu'à la charge de rembourser les frais des labours, travaux et semences faits par des tiers et dont la valeur est estimée à la date du remboursement. » Les fruits civils désignent les revenus perçus périodiquement par le propriétaire conçu son loyer a un tiers. l’abusus : l’abusus est un composant essentiel, mais il existe plusieurs modalités de disposition de la chose, et il connaît plusieurs limites. Possibilité de disposer de la chose s’analyse par une approche matérielle et une approche juridique. o Approche matérielle : le propriétaire pr disposer de son droit de la chose peut réaliser des actes matériels qui ne nécessitent pas l’intermédiaire d’un acte juridique particulier, qui procède de son droit d’usage. Le propriétaire peut transformer la substance même de sa chose et peut parfois même la détruire. Ce droit de disposer de la chose est l’élément distinctif ac le droit réel qui ne confère pas la possibilité de disposer de la  chose. Mais il y a des atténuations : les cas ou l’intérêt public doit se superposer au droit de disposer et de détruire sa chose. L’exercice de l’abusus peut conduire à la disposition du droit de propriété :  Abandon de la propriété : le titulaire va décider d’abandonner son droit de propriété. Ce qui est lié en outre au fait que le propriétaire conserve le droit de reprendre sa chose tant que personne ne se l’est approprié.  Disposition prévue à l’article 895 du CC : disposition à cause de mort => testament : Le titulaire du droit de propriété choisit ce qu’il adviendra de ses biens et de ses droits et notamment de ses droits de propriété après son décès.  Transposition entre vif de la propriété en organisant la transmission entre vif du droit de propriété : sois le proprio décide de transmettre la totalité du droit de propriété : il aliène la chose et il y a bien la un acte juridique translatif de la propriété dans son ensemble  exercice du titulaire du droit de propriété. Section 2 : les caractères de la propriété :  Les droits de la propriété sont absolus. I- le caractère absolue et illimité du droit de propriété : Deux diffcultés : o Identifer le sens de ce caractère absolu du droit de propriété o Limites portés au droit de propriété.  Le caractère absolu de la propriété : on considère que le droit de propriété serait le droit commun général des droits subjectifs et des droits réels.  Le caractère absolue de la propriété : art 544 du CC : « la propriété est le fait de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue » : titulaire détient un droit illimité  il peut dc tt faire sur cette chose.  Il existe néanmoins des limites à ce caractère absolu : il ne faut pas en faire un usage prohibé par les lois et les règlements.  La loi pose surtout des limites en matière de propriété immobilière, la plupart du temps c'est la défense de l’intérêt général et l’intérêt pb.  La loi ne peut pas décider de restreindre le droit de propriété vu qu’il bénéfcie d’une protection fondamentale et c'est une disposition constitutionnelle.  Il y a aussi des limites qui proviennent de la jurisprudence :  Th des troubles du voisinage : vient sanctionner les dommages anormaux causés par l’exercice du droit de propriété du titulaire du droit de propriété. Ainsi, il n’est pas nécessaire que l’usage du droit de propriété soit fautif mais il faut démontrer qu’il a conduit à des usages anormaux.  Théorie de l’usage abusif d’un droit : le titulaire du droit exerce son droit dans l’intention de nuire à autrui parce qu’il a la volonté de créer un dommage à un tiers.  Le critère essentiel est l’intention  droit de propriété va se transformer en u abus quand il a l’intention de porter atteinte à des tiers.  I.    II. Le caractère exclusif du droit de la propriété : Le caractère exclusif procède du caractère absolu. Ce caractère exclusif désigne que le propriétaire est le seule a décider de l'usage qu'il fait ou ne fait pas du bien ; objet de la propriété.  autorise le propriétaire à exclure tout tiers du droit de la chose même si le tiers n’a commis aucun préjudice. l’autorité publique et l’autorité pénale détiennent un pouvoir de perquisition dans la propriété pv. Et qui dit perquisition dit atteinte au caractère exclusif de la propriété. Le caractère perpétuel : Tant que la chose existe le droit de propriété en lui-même est perpétuel. L’action en revendication est imprescriptible, elle peut donner lieu au proft du propriétaire, à des restitutions si la chose a donné lieu à des fruits qui lui ont également été soustraits il retrouvera la propriété des fruits produits également.  La propriété n’a pas de termes extinctifs :  La propriété existe et elle n'est jamais remise en cause : le droit de propriété peut changer de main, il peut passer d’un individu a l’autre mais la propriété existe elle même. C'est ca le caractère extinctif de la propriété à l’égard des autres.  Arrêt de la chambre civil du 9 Juillet 1970, la CC à juger que le droit de propriété se conserve sans que le titulaire ai a justifé d’un usage.  Il existe un certain nombre de cas ou il existe un certains nombres de propriétés qu’on qualifera de temporelle : ac le temps passé : la propriété va passer de privée a collective, elle appartiendra a toute la collectivité : mais c exceptionnel.  Ds d’autres cas : la propriété est limitée de façon temporaire par les clauses d’un contrat. C'est un aménagement dans le temps des actes qui ont été réalisé dans le temps : vente de biens : acte de transfert de propriété peuvent décider de retarder le transfert de propriété.  Le décès d’un individu ne conduit pas à l’extinction du droit de propriété mais à un transfert de la propriété. Lhomme est temporaire mais la propriété ne l’est pas.  L’action en revendication de la propriété est perpetuelle.la perpétuelle est imprescriptible, elle ne se perd pas par son usage.  L’art 2227 : une disposition particulière : une codifcation du principe selon lequel la propriété est imprescriptible, les actions réels et immobilières sont prescrites au bout de 30 ans.  Les cas dans lesquels il est possible de revendiquer une propriété au delà de 30 ans sont très rares.  Lorsque quelqu’un utilise une propriété de bonne foi, et en se comportant comme étant le propriétaire, il acquiert la propriété. Pour agir au delà de 30 ans, le détenteur doit être de mauvaise foi (il sais qu’il n'est pas le proprio).  Le possesseur doit alors restituer le droit de propriété et sera tenu de réparer les éventuels dommages.   Section 3 : L’étendu du droit de propriété I-      II     l’étendu de la propriété dans l’espace : art 552 du CC : la propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous »  titulaire de ce droit peut construire, occuper ce terrain et défendre contre toute intrusion d’un tiers. Etendu : le proprio sera aussi propriétaire des fruits qui tombe sur le terrain et oiseaux qui volent au dessus du terrain. Il est possible de décorreler : la propriété du sol – et la propriété des constructions qui sont faite sur le sol.  le propriétaire du sol peut confer un droit de superfcie sur son sol. Proprio peut s’approprier ce qui est sous le sol (ex : canalisations d’eaux)  limites posés par des lois et l’ordre public dans l’art 552. Le proprio du sol peut aussi dissocier propriété du sol et du sous-sol. l’étendu de la propriété dans le temps : Droit accessoire est rattaché au régime principal  Veil adage. Grande majorité des articles du CC portent sur l’accession. Def de l’accession : art 546 du CC : « La propriété d'une chose soit mobilière, soit immobilière, donne droit sur tout ce qu'elle produit, et sur ce qui s'y unit accessoirement soit naturellement, soit artifciellement.  Ce droit s'appelle "droit d'accession ». On ne parle pas des fruits, on fait référence aux éléments indépendants de la propriété qui s’y rattache et forme un ensemble. Ce droit d’accession peut être mobilier ou immobilier. A) l’accession mobilière :     Cas ou un meuble va s’ajouter a un autre meuble : le proprio du meuble principal acquière la propriété du meuble accessoire. Référence dans le code civil qui nous permet de distinguer le meuble principal du meuble accessoire : l’équité naturelle. L’art 565 du CC : « Le droit d'accession, quand il a pour objet deux choses mobilières appartenant à deux maîtres différents, est entièrement subordonné aux principes de l'équité naturelle.» Il est assez peu fréquent de mettre en oeuvre l’accession mobilière, pb se resoud ac l’article du CC qui dit qu’en matière de meuble, possession vaut titre. B) l’accession immobilière :   propriété immobilière est tjrs le principal étant immobile et fxe. Accession naturelle : l’effet qui permet d’ajouter des meubles à la propriété immobilière.(ex : animaux)      Accession artifciel : provient de construction ou plantations  illustration du bien meuble. Dans ce cas, le CC a posé 2 présomptions : art 553 du CC : o Toute construction, plantation, et ouvrage sur un terrain ou dans l’intérieur sont présumés fait par le propriétaire à ses frais et lui appartenir. La diffculté en matière d’accession immobilière : consq du cas ou sont incorporés au sol des éléments qui n’appartenaient pas à l’origine au propriétaire du sol. On fait référence a l’expression d’un transfert de propriété par le droit de l’accession immobilière qui rend le propriétaire du sol propriétaire des biens incorporés au sol. Comment réparer la situation des propriétaire des meubles qui sont incorporés au sol : code prévoit 2 situations : o Cas ou les constructions sont faites ac les matériaux d’autrui : art 554 CC : le proprio des matériaux ne peut pas les enlever, le proprio du sol doit en payer la valeur estimé.  Il y a un transfert de propriété avec une perte défnitive des matériaux par celui qui en est le propriétaire originelle.  C’est l’incorporation d'un meuble dans un immeuble. o Cas ou des constructions sont réalisés sur le terrain d’autrui : des constructions sont réalisés sur un terrain par celui qui détient qu’un objet de jouissance sur le terrain et n'est pas titulaire d'un droit de propriété sur le terrain  art 555 du CC : vise les ouvrages réalisé par un tiers. Ici : constructions meubles qui vont devenir immeuble par incorporation au sol.  Si les réalisations proviennent de simples améliorations dune construction résistance  régime des remboursements.  Le texte de l’article 555 ne couvre pas le régime des empiètements : cas ou un propriétaire dépasse les limites de sa propriétés en réalisant des constructions qui empiètent sur le terrain d’un tiers  la construction ne peut pas devenir la propriété du proprio du fond sur lequel empiète le tiers, elle ne peut pas non plus revenir au constructeur. Cela obligerait le proprio à céder sa propriété. La solution constante de la juris est que le titulaire du droit de propriété victime de l’empiètement d'un tiers qui réalise des constructions a le droit d’en demander démolition Le régime de l’accession, 4 caractéristiques selon 555 : o Régime supplétif de volonté : les parties peuvent tjrs s’entendre sur le moment de l’accession, le montant. o Le régime de l’accession est fondé sur la bonne foi du constructeur : sil n'est pas de bonne foi le proprio du sol peut demander la démolition aux frais du constructeur. o L’acquisition de la propriété de plein droit ou différée o Nécessite d’une indemnisation puisque le proprio doit au constructeur des couts des matériaux et de la main d’oeuvre.  Chapitre 2 : la notion de possession     La possession désigne un rapport de fait entre une chose et une personne qui va conduire cette personne a réaliser directement, via un tiers, un certain nombre d’actes sur cette chose et ces actes correspondent à l’exercice d’un droit. La possession suppose et implique un rapport de détention de la chose. Une des conditions essentielles pr qu’il y ai possession  il faut que celui qu’on qualife de possesseur exerce un pouvoir matériel sur la chose et en tire une utilité éco. Mais les éléments matériels en soi ne suffsent pas à qualifer la possession.  il faut une intention de se comporter comme propriétaire. Bataille de 2 grand juristes allemands sur la notion de possession : qu’es ce qui caractérise la possession : actes matériel ou intention qu’on exprime ? o Salvani : analyse subjective : intention, volonté est prépondérante. o Lieri : position objective : actes matériels. Section 1 : les conditions de la possession : I- les conditions de possession et de conservation de la possession (l’animus et le corpus) : La possession n'existe que si deux éléments sont réunis : l’animus et le corpus. A) le corpus :      art 2255 du CC : la possession est la détention ou la jouissance dune chose ou d’un droit. Le corpus : la réalisation concrète d'un individu sur sa chose. il faut qu’il y ai des actes matérielles de possession. C'est une possession qui se manifeste par un acte symbolique qui au fond signife que le possesseur a la possibilité d’user de la chose (ex : remise des clés). Il existe des actes juridique qui ne caractérise pas le corpus : comme par ex vendre une maison, ne démontre pas la propriété vu qu’on peut vendre la maison d’autrui. Le corpus doit être continu : actes matériels qui caractérisent la possession doivent être continues. C'est possible que les actes matériels qui caractérise le corpus puisse être mis en oeuvre par un tiers : pas obligatoire que ce soit exécuter par le possesseur lui même. Lorsque la possession est illustrée par un tiers, on parle de possesseur corpore alieno. B) l’animus :  Il n’y a de possession au sens juridique du terme que lorsque sont réunis le corpus et l’animus.     II- Dimension psychologique : volonté de se comporter comme propriétaire a l’égard de la chose. Animus = volonté+ détention Ne pas confondre l’animus et la bonne foi. L’animus : suppose la volonté d’affrmer la titularité d’un droit en somme. Alors que la bonne foi : le fait qu’un individu ignore qu’il n’était pas titulaire de cette chose. La preuve certaine que l’animus existe passe par le fait que cette intention paraît aux yeux de tous et dc est intrinsèquement liée au fait qu’on réalise des actes matériels sur la chose. Art 2256 du CC : « on est tjrs présumé posséder pr soi et a titre de propriétaire s’il est prouvé qu’on a commencer a posséder la chose. » on regarde l’état de la possession a l’origine. l’origine et la fn de la possession : A) l’origine :  la possession s’acquiert par le corpus a laquelle s’ajoute l’intention de posséder (l’animus). Lorsque l’animus est présumé seul le corpus doit être démontré ainsi on s’interroge sur l’origine de la possession pour le prouver.  L’acquisition du corpus peut être originaire ou dérivé.  Dérivé : lorsqu’il y a remise de la chose de manière volontaire par un ancien possesseur a un nouveau possesseur. B) poursuite :  une fois que la possession est acquise elle est présumée continuer et durer.  Possesseur na pas a prouver qu’il conserve le corpus des lors qu’il a prouver qu’il l’a acquis a l’origine.  Cour de cass commune de tréal 1929 : possession se conserve par la seule intention de posséder et elle subsiste tant qu’elle n'est pas abandonnée volontairement par le titulaire ou détruite. C) la fn de la possession :  La perte simultanée de l’animus et du corpus se traduit par la perte de la possession, on perd l’animus et le corpus lorsque le possesseur abandonne volontairement sa chose, il ne veut plus être propriétaire et n’exercera plus d’acte matériel sur la chose. => Aliénation de la chose qui a un effet translatif de propriété. Ex cas de la vente, de la donation.  Si le seul animus disparaît, la possession disparaît elle aussi. : ancien possesseur devient simplement détenteur qui exerce des actes matériel pour le compte d’un autre.  La seule perte du corpus ne met pas en principe fn à la possession.  En matière mobilière : la perte de la capacité d’appréhender le meuble conduit nécessairement à la perte de la possession, le vol du meuble.  En matière immobilière : la perte du corpus ne conduit pas à la perte de la possession. III- les caractères de la possession :   I    art 2261 : pour que la possession puisse avec l’écoulement du temps conduire à l’acquisition du droit elle doit présenter un certain nombre de caractères, être continu, paisible, pb et non équivoque. Elle ne doit pas être entaché de vices. Il y a 4 vices : o Vice de discontinuité : possession doit être continu pour produire ses effets. o Art 1261 du CC : vice de violence :il ne peut pas y avoir possession si elle a été obtenue par violence ou voie de fait. Elle doit être paisible. o La publicité : elle doit être publique et non équivoque. o Vice équivoque : possesseur doit réaliser des actes qui démontre qu’il pense être le véritable possesseur de la chose. distinction entre possession et simple détention : Lorsqu’il y a une situation de détention : celui qui détient est précisément qualifé par le droit de détenteur précaire. Art 2266 :  détention existe en vertu d’un titre qui est temporaire et qui va prendre fn. A l’inverse, la possession existe sans titre ou sans contrat et est permanente. Détenteur peut devenir possesseur par l’intervention de titre. Par ex lorsque le détenteur d’une chose achète cette chose auprès de celui qu’il croit être le propriétaire  art 2228 du CC Section 2 : le régime juridique de la possession :  I    La possession est créatrice de droits au proft du possesseur, ce qui suppose la protection de ces droits. la protection de la possession : l’action possessoire : la possession d’un droit réel est protégée par l’art 2278 le possesseur même s’il est de mauvaise foi peut être protégé contre les atteintes portées sur la possession qu’il exerce sur la chose.  art 2278 autre type d’action : l’action pétitoire : a pour objet la restitution d’une chose ou la reconnaissance d’un droit. (alors que l’action possesseur a pour objet de protéger la possession de celui qui est possesseur). Plusieurs types d’actions possessoires visés aux arts 2278 et 2279.  Conditions et modalités de ces actions :  Action possessoire : il faut qu’un trouble sois apporté a la possession. L’action possessoire peut être aussi accompagné d’une demande visant à réparer le préjudice occasionné ou le préjudice matériel  La condition sinéquanone est un trouble à la possession. Donc sont ouvertes au possesseur victime d’un trouble plusieurs actions possessoires : o De droit commun : La complainte : Elle peut être engagée par le possesseur et suppose qu’il possède la chose au moins depuis un an. Objet : cesser un trouble déjà occasionné par exemple détruire des travaux réalisés sur la chose objet de la possession.  Action en dénonciation de nouvelle œuvre : suppose une possession actuelle qui existe depuis au moins un an. Et à l’inverse de la complainte, l’action en dénonciation de nouvelle œuvre a un objet préventif : vise à prévenir, éviter des troubles qui pourraient surgir sur la possession. Par exemple l’action qui serait engagée afn que les travaux d’un voisin ne viennent troubler la possession avant même que ceux-ci n’ait lieu. Hors du droit commun Action en réintégration : cette action a pour objet de replacer le possesseur dans son droit qu’il tire de la possession après qu’il en ait été totalement privé par l’acte d’un tiers. Mais cet acte doit avoir la particularité d’être spécifquement brutal. L’objet de cette action en réintégration a pour objet de sanctionner une atteinte pour voie de fait. L’action ne peut être engagée qu’à partir d’un an, délai qui court à partir de l’apparition du trouble.  o - - Titre 2 : l’acquisition des droits et la preuve de la propriété : Chapitre 1 : l’acquisition du droit de propriété : Le titre 3 du CC envisage 3 cas d’acquisition de la propriété :  La succession  La prescription : écoulement du temps qui a conduit à l’acquisition de la propriété immobilière = usucapion  Accession  Tous les modes d’acquisition de la propriété procèdent de la loi. La meilleure distinction à retenir c’est qu’elle consiste à distinguer l’acquisition de la propriété par l’effet de la convention, et ensuite par l’effet de la possession. Section 1 : acquisition de la propriété par la convention des parties :   I. Les modalités d’acquisition de la propriété par l’effet de la convention : le principe c'est celui de la liberté conventionnelle : on peut s’imaginer plusieurs variétés de contrats qui auraient comme effet à titre gratuit ou onéreux de transférer la propriété (donation ou d’une vente) Depuis 1804, il y a deux principes essentiels qui irriguent les cas d’acquisitions de la propriété par la convention, le premier de ce principe est celui de liberté, le second est celui de transfert immédiat de propriété. Le principe de la liberté du transfert conventionnel de la propriété A. Liberté sur le fond       L’un des modes de transmission de la propriété (articles 711 et 711 CC) est l’obligation et les obligations se défnissent souvent dans une convention. La convention est la loi des partie s’il on se réfère à l’article 1134 du CC. Ce contrat ayant pr objet le transfert de propriété est soumis a la liberté contractuelle de celle posé par le droit des contrats = convention doit être passé par des parties capable, doit avoir un objet certain, une cause licite et le consentement de chacune des parties est essentiel. Pas de particularité spécifque au fait que la convention a pour effet l’acquisition d’une propriété : le principe est donc la liberté de fond. Mais principe de liberté du fond parfois limité par certaines exceptions : par ex, une chose qui est hors commerce ou un bien qui appartient au domaine public ne peuvent pas faire l’objet d’une convention privé qui aurait pour objet et pour effet le transfert de propriété. Ces limites touchent certains biens meubles, par exemple les armes. B. les libertés sur la forme :     II.    Le consensualisme : aucune exigence particulière n’est posée concernant la forme des contrats. L’idée est qu’on a deux volontés rationnelles et capables qui se rapprochent. Sur la forme il y a parfois des restrictions : donation entre vifs doit être passée devant notaires (acte authentique à peine de nullité). L’exigence d’actes authentique vaut pr la publication de l’acte dc l’opposabilité de l’acte aux tiers et non la validité, le transfert ou la vente qui restent valable. La sécu juridique impose que l’acte soit publié et doit être un acte authentique. Principe de transfert immédiat de la propriété Le contrat passé entre deux ou plusieurs personnes ne lie que les parties et n’est opposable qu’entre les parties. Il n’est opposable qu’entre les parties= effet relatif des conventions. Mais contrats qui portent sur un droit réel sont opposable a tous. Le contrats conclu fait donc passer immédiatement la propriété de la chose d’un patrimoine a l’autre sans autre forme de procès (ex : même si la chose, objet du contrat, n'est pas livrée). Si la chose est encore sous les mains du vendeur : il n'est que détenteur de la chose vu que des le contrat est conclu le bien est transféré.  art 1138. Il sera alors responsable des dommages causé par la chose à partir jour de la conclusion du contrat. Risques lié au transfert de la chose sont transféré à l’acquéreur.  Il existe 2 limites à ce principe :  Limites d’ordre général : o Lorsque le transfert immédiat de la propriété est matériellement impossible, par ex lorsque le contrat porte sur une chose future. o o o Le transfert immédiat de propriété n’est pas possible lorsque l’objet du contrat est une chose fongible ou une chose de genre. Elle n’est pas en elle-même individualisé. Cas où les parties s’accordent pour retarder le moment du transfert. La clause de réserve de propriété : décale le transfert de propriété entre le moment ou le contrat est conclu et le complet paiement du prix (avoir la sécurité suffisante qu’il obtiendra le plein paiement du prix).  Protection des tiers :  Le transfert de propriété ne lie que les parties mais intéresse également les tiers.  Les tiers peuvent être informé, en matière de droits réels immobiliers, la publicité foncière : doivent faire l’objet d’une publicité auprès du service de la pub foncière qui indique qui est propriétaire de tel ou tel bien immobilier.  Par cette publicité, l’acte devient opposable au tiers.  La règle que celui qui publie en première a la publicité foncière, l’emportera sur les autres.  Pour les biens meubles corporels le transfert de propriété est immédiat entre les parties et joue directement entre les tiers sans formalités de publicité.  Dans le cas de concurrence entre 2 acquéreurs successifs, sur le même meuble, la solution posée à l’art 1141 : celui qui sera préféré, celui dont les droits seront protégés, c'est celui qui entre en 1er en possession du meuble.  L’effet translatif de propriété jouera en faveur du second acquéreur s’il est de bonne foi. A ce moment la en matière mobilière, ce second acquéreur bénéficiera de l’effet de l’article 2276 : la possession du meuble emporte titre de propriété. Lorsqu’il y a cette situation, le second acquéreur qui entre en possession devient donc l’acquéreur.  Exception en matière mobilière : Font l’objet d’une procédure particulière qui est leur immatriculation. Son opposabilité a l’égare des tiers ne joue que lorsqu’il y a immatriculation. La sécu juridique pleine et entière du nouvel acquéreur n’existe que lorsqu’il publie Section 2 – Acquisition de la propriété par la possession Il existe 3 modes distincts de possession qui peuvent conduire à l’acquisition du droit de propriété : o o o I.    II  L’occupation En fait de meuble la possession vaut titre (2276) Prescription acquisitive : usucapion Occupation : En prenant possession d’une chose on a l’intention d’en devenir le propriétaire, c'est le mode le plus naturel d’acquisition : l’occupation. l’occupation concerne pour l’essentiel ce que l’on appelle les res nulius. Les choses non appropriées et qui sont appropriables. Ces choses là peuvent faire l’objet d’une acquisition d’un droit de propriété sur ces choses là lorsqu’un individu entre en possession de cette chose avec l’intention d’en être propriétaire. Succession en déshérence : succession par laquelle aucun héritier n’est désigné, ils intégreront le patrimoine de l’Etat. L’acquisition de la propriété par la possession des meubles : Article 2276 al 1 : Pour ce qui concerne les meubles, la possession vaut titre de propriété. Ce texte en principe ne porte que sur des meubles corporels et suppose qu’il existe une possession effective, réelle, qui ne soit pas viciée et de bonne foi, que le possesseur ait cru véritablement contracter avec le véritable propriétaire.    Article 1141: départage la situation dans laquelle les deux personnes ont successivement contracté un droit sur le même meuble. La personne qui sera mise en possession réelle sera préférée. La possession doit de plus être de bonne foi. Ce texte : Permet au possesseur de bonne foi de devenir immédiatement propriétaire de la chose. Présume que le possesseur est propriétaire de la chose. A. La possession est l’acquisition de la propriété ad non domino    Hypothèse dans laquelle une personne acquière un meuble d’une personne qui n’est pas propriétaire de ce meuble. Normalement le vendeur ne peut pas transmettre un droit qu’il ne possède pas. Cependant l’acquéreur est de bonne foi, car il croit que celui qui lui vend le meuble est le propriétaire, donc l’acquéreur devient possesseur parce qu’il ignore la situation de son vendeur, article 2276. L’objet de l’article 2276 du CC est de faire acquérir immédiatement la propriété au possesseur de bonne foi. Par l’effet de 2276 al 1, le possesseur de bonne foi emporte le conflit, donc par principe, par l’effet de l’acquisition de la propriété tiré de la possession, l’action en revendication du propriétaire originel est exclu : ne peut pas en principe agir en revendication. 1. Le principe (exclusion de l’action en revendication)    Si le possesseur détient le meuble corporel et est exemptés de vices et qu’il est de bonne foi. Dans ces conditions, si la possession répond à ces critères, le véritable propriétaire est privé de son action en revendication quand bien même il montrerait qu’il était propriétaire de la chose avant qu’elle ne soit vendue à l’acquéreur. Difficulté : pour le possesseur il faut démontrer que la possession est exempte de vices. Le propriétaire devra démontrer pour agir en revendication, que son possesseur est de mauvaise foi. 2. Cas ou l’action en revendication est maintenue       A titre exceptionnel le véritable propriétaire peut conserver son droit d’agir en revendication, 2276 al 2: fait subsister le droit de revendication lorsque le meuble a été perdu ou voler  Il peut la revendiquer pendant 3 ans. Si le véritable propriétaire agit contre le voleur, l’action en revendication est imprescriptible, le véritable propriétaire n’est pas enfermé dans un délai pour agir, et le voleur ne peut pas invoquer l’article 2276 al 1. En revanche, le voleur pourrait, bénéficier de la prescription acquisitive trentenaire s’il est à même de démontrer que pendant 30 ans il a possédé la chose. Dans l’hypothèse où il y a eu une perte de la chose et que celle-ci a ensuite circulé, le propriétaire peut revendiquer ce meuble contre le possesseur actuel mais dans un délai de 3 ans à compter de la perte du vol. l’acquéreur de bonne foi sera condamné à restituer la chose et le véritable propriétaire revendiquant remboursera à l’acquéreur de bonne foi, la propriété sur la chose. Le véritable propriétaire n’a de véritable intérêt à engager son action en revendication que s’il sait que l’indemnisation qu’il aura à payer aura une valeur inférieure à celle de la chose qu’on lui restituera. B. Possession des meubles et présomption   La possession est caractérisée par des actes matériels Effet de 2276 al 1 confirmé par la Juris du 13 déc 1893, Arrêt dit Nouri: le possesseur est présumé détenir propriétaire de la chose.   - Lorsqu’on passe un contrat de vente sur un meuble, il est assez rare que l’on fasse un contra formel. Le possesseur n’a plus a prouver l’existence d’un acte entre le précédent propriétaire et lui, par l ‘effet de la présomption de 2276, il n’a plus rien a prouver. Il peut surgir un grand nombre de problèmes : La protection du possesseur est très importante. 2 possibilités pour le revendiquant : Se fonder sur le titre précaire : que le possesseur n’a pas le titre de propriété. Le revendiquant doit démontrer que le titre supposait une obligation à long terme de restituer la chose dans la mesure où il n’y a pas eu d’acte pour transmettre la chose. Si le revendiquant n’arrive pas à démontrer le titre précaire, il peut attaquer les conditions de possession et démontrer que la prétendue possession de ce possesseur est nulle, obtenue par violence…entachée d’un vice. S’il réussit à démontrer ces vices, le possesseur ne pourra pas bénéficier de la protection de 2276 al 1. I- L’acquisition des immeubles par l’effet de la possession : l’usucapion      Cela décrit un mode d’acquisition directe de la propriété d’un immeuble. Article 712 CC : La propriété s’acquière aussi par accession, ou incorporation et par prescription. Ici, on va étudier l’usucapion = prescription acquisitive qui désigne une possession prolongée d’un immeuble. l’article 2258 : propre à la prescription, dispose que la prescription acquisitive est un moyen d’acquérir un bien ou un droit par l’effet de la possession sans que celui qui l’allègue soit obligé d’en rapporter un titre ou qu’on puisse lui opposer l’exception déduite de la mauvaise foi. Par l’effet de l’usucapion, de la prescription acquisitive, on veut protéger le possesseur qui même n’étant pas le véritable proprio, s’est comporté ainsi durant un délai extrêmement long  démontre aussi la négligence du véritable propriétaire qui n’a pas agit pendant 30 ans. L’usucapion dure normalement 30 ans mais peut être réduite à un délai de 10 ans dans des conditions particulières. A. Les règles générales applicables l’usucapion 1. Conditions Quand l’usucapion peut effectivement produire des effets et à quelles conditions ? o Il faut un bien susceptible d’usucapion : Article 2260: on ne peut prescrire les biens ou les droits qui ne sont pas point dans le commerce. Ainsi, l’usucapion ne peut jamais porter sur des biens insusceptibles de propriété privée. o Il faut une possession : une maîtrise de la chose, réunion de l’animus et du corpus => 2261 du CC. La possession doit être exempte de vices. MAIS possession = actes matériels. Dc selon 2262 du CC : les actes de pure faculté ou de simple tolérance ne peuvent pas conduire à une possession, à une prescription acquisitive. Acte de tolérance : acte qu’un individu fait sur le bien d’autrui avec l’autorisation du propriétaire. o La possession est le point de départ du délai de prescription : Hypothèse ou il y a un 1 er possesseur de la chose qui la transmet à un second. Le point de départ du délai de la prescription commence au jour de la transmission. Article 2265 : le délai de la possession actuelle s’ajoute au délai déjà découlé du précédent.  2 cas :  l’interruption : le délai cesse de courir définitivement. Si dans ce cas le même possesseur revient posséder la même chose, le délai repart à 0.  La suspension : suspend le cour du temps de manière provisoire, les bénéfices tirés du temps déjà écoulés sont conservés. Lorsque la suspension prend fin, le délai reprend où il s’était arrêté. L’idée est de protégé le véritable titulaire du droit de propriété, parce qu’il peut exister des cas où ce titulaire n’est pas en mesure de revendiquer sa propriété. (ex : mineur). 2. Effets :     L’effet principal de l’usucapion : de faire acquérir la propriété. Pour que le possesseur puisse définitivement acquérir le bien il doit invoquer l’usucapion, s’il ne le fait pas, il n’aura pas de plein droit acquisition de la propriété. Une fois le délai passé, le possesseur même de mauvaise foi garde la propriété et jouit des fruits de la possession. Lorsque le délai de la prescription acquisitive vient a son terme : l’ancien titulaire du droit => perd son droit de propriété. Comment l’usucapé peut faire valoir son droit de propriété ? La pratique a poussé les notaires à établir un acte de notoriété qui sera publié à la conservation des hypothèques et qui fera état de l’acquisition de la propriété par le possesseur à l’issue de la prescription acquisitive. B. Les règles particulières de l’usucapion      Dans une réforme de 2008, le législateur réforme le droit de prescription : réunit 2 hypothèses de délai : de 10 et 30 ans pour ne former plus qu’un délai de 10 ans, qui permet au possesseur qui possède la chose de bonne foi mais en vertu d’un titre qui n’est pas acquisitif de propriété, le bénéficier de l’acquisition de la propriété. Il dispose d’un délai de recours de 10 ans. Cette hypothèses est prévue dans le texte lui-même de l’article 2272 : celui qui acquière de bonne foi et par juste titre un immeuble en prescrit la propriété par 10 ans. Par conséquent, pour que la prescription acquisitive produise ses effets, 2 conditions supplémentaires sont requises : Celui qui possède doit posséder en vertu d’un juste titre il faut que cette possession soit de bonne foi. Juste titre : celui qui est en possession a acquis la propriété auprès d’un individu qui en réalité n’était pas titulaire du droit de propriété. => Titre doit être translatif de propriété et doit exister, il ne doit souffrir d’aucune cause de nullité lui-même. Bonne foi du possesseur : Il doit avoir cru que le possesseur précédent était le véritable propriétaire. A cet égare, la jurisprudence apprécie de manière stricte la bonne foi, le moindre doute de l’acquéreur sur la qualité de la possession peut lui faire perdre sa bonne foi.  Si les deux conditions sont réunies, le possesseur actuel peut bénéficier de la prescription acquisitive abrégée. Chapitre 2 – La preuve de la propriété   - Hypothèse de 2 personnes revendiquent la propriété sur le même bien. Qui est le réel propriétaire ? Celui qui invoque la propriété doit la prouver. Si la preuve de la propriété est matériellement impossible, 2 possibilités : Devant la justice tous les moyens sont possibles pour prouver la propriété L’usucapion : lorsqu’elle produit ses effets, par l’effet de la loi, il est incontestable que la propriété ait été acquise. Dans les autres cas preuve judiciaire difficile à apporter, le juge a donc l’obligation de trancher le conflit de propriété. Juges du fond apprécieront souverainement la force probante des éléments de preuve apportés par les uns et les autres. Section 1 – Les moyens de preuve    Lorsque la preuve est requise à titre extrajudiciaire, la jurisprudence a pu décider qu’on remonte jusqu’à un acte de propriété antérieure à plus de 30 ans. Preuve libre par tout moyen, le CC n’en parle pas. Le titre, s’il y en a un ne peut pas démontrer de manière absolue de l’existence de la propriété, mais il a quand même une valeur probatoire spécifique : même s’il ne démontre pas une propriété absolue, il démontre l’existence d’une propriété Section 2 – La force probante   Hypothèse ou les parties s’oppose sur la propriété, le conflit est de résoudre des prétentions identiques sur le même bien.  Il faut déterminer la preuve qui devra l’emporter, qui permettra à l’une ou l’autre des parties de gagner le procès. Seul l’effet de la prescription acquisitive peut contrecarrer la force probante. Comment fait le juge ?  1re hypothèses : Aucune des parties ne détient un titre. => S’opposent ici deux possessions, qui pourront être simultanées si par ex l’une perçoit les fruits de la chose et l’autre en paie les impôts (l’une des possessions a pu durer 12 ans et l’autre par ex 18 ans). Ces possessions peuvent être successives. A ce moment là, la jurisprudence va souverainement apprécier quelle possession va l’emporter sur l’autre : c’est la possession qui serait la plus forte, qui est caractérisée par le nombre le plus important d’actes matériels.  2ème hypothèse : s’oppose un titre et une possession. Demandeur apporte un titre et défendeur oppose à cela une possession. Arrêt : 22 juin 1864, arrêt Leperse : le titulaire du titre l’emporte à condition que son titre soit antérieur à la possession. Et si le possesseur est entré en possession le premier, il l’emporte sur le titre.  3ème hypothèse : les deux parties invoquent un titre. Si le titre provient d’auteurs différents, soit possession significative au profit de l’un ou l’autre et c celui qui possède qui l’emporte, soit pas de possession significative ni chez l’un ni chez l’autre, dans ce cas le juge fait prévaloir le titre le plus probant.  4ème hypothèse : procès qui oppose parties qui n’ont ni titre ni possession, ou qui oppose des possession viciées, le juge appréciera la preuve des faits invoqués par les parties librement. Titre 3 – La propriété démembrée Chapitre 1 : La propriété collective  Usufruit : droit réel qui permet à celui qui n’est pas propriétaire de la chose d’en jouir et d’en user. Ce n’est pas une modalité de propriété mais un démembrement : le droit d’usufruit confère à l’usufruitier une partie des droits du propriétaire.  L’usufruit de valeur mobilière peut être transféré.  Art 578 : l’usufruit est le droit de jouir des choses dont un autre a la propriété. L’usufruit est un droit temporaire, c’est un droit réel pck il porte sur la chose. Droit personnel, de créance sur une autre personne (ex : loyer).  L’usufruitier ne peut pas disposer de la chose vu qu’il doit en conserver la substance. L’usufruitier ne détient qu’un des droits du propriétaire.  L’usufruit peut porter sur tout type de bien (meuble, immeuble, corporel, incorporel) et il peut porter sur une chose : on parle alors de quasi usufruit, et l’usufruitier doit restituer au propriétaire une chose de valeur équivalente. Section 1 – La constitution de l’usufruit 579 CC : « l’usufruit est établi par la loi ou par la volonté de l’homme » de sorte qu’il procède soit d’une loi soit d’un acte volontaire. Lorsque l’usufruit porte sur un bien particulier, il ne peut que résulter soit d’un contrat, soit d’un testament. Lors de la constitution de l’usufruit, l’usufruitier doit fournir au nue propriétaire d’une caution, qui s’engagera le cas échéant à réparer le nu propriétaire en cas de défaut de la propriété. 4 dernières pages du cours non fiché : Section 2 – Les obligations contractuelles dans l’ancien droit I. Les obligations contractuelles en droit médiéval Ce qui domine le droit des obligations à la période médiévale ce n’est pas tant le contrat que la faute commise à l’égare d’autrui (le délit). Le souvenir de toute la nomenclature romaine commence à s’édulcorer et cela pour deux raisons majeures :  Les échanges se raréfient  Parce que les échanges individuels se trouvent placés en retrait par rapport aux échanges communautaires : le groupe prenant plus de place que l’individu, ce groupe intervient dans les relations contractuelles. Cela va avoir un impact sur le droit des obligations contractuelles. Dès lors les actes de disposition se raréfient à la lumière du droit barbare. A. Les obligations dans les droits barbares La loi salique offre en quelques articles une approche franque des obligations contractuelles. Les contrats doivent être explicites : conclus de manière officielle non clandestines et selon des formulations expresses en conséquence de quoi la loi salique insiste sur deux éléments des obligations contractuelles :  Recours au formalisme symbolique  Recours à des témoins IL y a une variété contractuelle analogue à celle du droit romain. La loi salique nous restitue que deux catégories de contrats : - 1re catégorie : les contrats fides facta - 2nde catégorie : les contrats res prestita => Correspond au contrat réel 1re catégorie : les contrats fides facta reposent sur une condition majeure, celle que le droit franc appelle fidem facere (faire foi). IL y en a un qui donne sa foi et l’autre qui reçoit la foi. Dans le droit franc, le contrat fides facta n’est plus confronté à la pensée juridique romaine, c’est un contrat formaliste qui nécessite d’abord de recourir à des rituels. Ils nécessitent à recourir à des paroles rituelles, des gestes rituels et puis, ils nécessitent aussi de recourir à des témoins, fidéjusseur qui attesteront d’abord le respect des formes. Le créancier se présente au levé du jour au tribunal, et le débiteur récalcitrant a jusqu’au couché du soleil pour remplir l’obligation qu’il doit au créancier. S’il ne se présente pas au coucher du soleil, le juge pourra lui imposer une amende et le créancier pourra se dédommager lui-même en allant se saisir sur le patrimoine du débiteur, d’un bien correspondant à la valeur de l’obligation. 2ème catégorie : les contrats res prestita ressemblent aux contrats réels. C’est une catégorie générique dans lequel on fait une prestation d’un bien : contrat de vente, échange, prêt, gage. Et surtout un contrat qui commence à se développer : le contrat de précaire (une des origines des propriétés simultanées). Limité à ces deux seules catégories, tout oppose d’une certaine manière, le droit franc à la variété contractuelle romaine. Le droit romain des obligations n’est pas totalement oublié et à travers certains petits documents qu’on appelle des dépitonnés qui sont des résumés de droit romain vulgarisés, on retrouve certaines catégories romaines, contrats re (réels), contrats verbis…Mais derrière ce souvenir se cache de profondes transformations et on voir apparaitre deux dynamiques essentielles. La première dynamique tient au vocabulaire : on utilise les mots contrats, pactes , convention, stipulation, sans aucune nuance, sans aucune particularité. Il y a ce qu’on pourrait appeler une véritable vulgarisation du vocabulaire contractuel. Puis on voit apparaître l’importance laissé à l’écrit. Le contrat écrit était une forme particulière de contrat, mais progressivement, l’écrit contractuel (cautio) va devenir un élément clé du contrat et on va considérer que nul ne peut, en matière contractuelle prouver contre les crimes. Cet état des choses va demeurer jusqu’au 11 ème 12ème siècles. Et pendant ces siècles, des bouleversements analogues à ce que Rome avait connu jadis vont profondément influer sur le sort du droit des contrats. B. Les obligations contractuelles à l’époque médiévale A la fin du 11ème siècle, le commerce se révèle profondément sclérosé, d’abord parce que des troubles diverses propres à la société féodale fragilisent l’ordre public, et donc par conséquent la circulation des marchandises. De plus, parce que domine la seigneurie banale qui s’appuie sur un système d’autarcie éco, et puis enfin parce que la circulation des funéraires (des monnaies) tend à se raréfier. Ces trois facteurs tendent à disparaître à partir de la fin du 11 ème siècle. D’abord, à travers d’une part le mouvement ecclésiastique, puis à travers la restauration du pouvoir royal, l’ordre public est peu à peu réaffirmé sur le royaume, ce qui favorise les échanges. Des contacts se renouent entre l’orient et l’occident qui font renaître une certaine forme de grand commerce méditerranéen. Dès lors, deux catégories sociales vont devenir particulièrement intéressées au renouveau contractuel : la catégorie des nobles, et la catégorie des marchands. La catégorie des nobles : vont pouvoir donner aux contrats qui les intéressent de prime abord (les contrats féodaux), une nouvelle force. Les marchands : vont tenter de trouver de nouvelles techniques contractuelles mieux adaptées au grand commerce auquel ils s’adonnent dorénavant. Et ces techniques contractuelles, ils vont les chercher dans le droit romain, ce qui explique en partie la renaissance romaine. Or, au sein du droit des obligations de cette période du 11ème au 14ème siècle, le mot convenientia (vient du latin convenire = se mettre d’accord) va devenir l’archétype des relations contractuelles de la période médiévale. La convenientia est un contrat solennel au sens où il nécessite l’intervention de témoins, de préférence de haut rang social. Mais c’est un contrat où on considère que la volonté suffit à obliger les parties. Ce n’est pas par la foi mais par la parole et l’esprit que l’on s’engage. Cependant, même si la volonté et l’échange de volonté se révèle primordial au sein de cette convenientia, ce n’est pas à proprement parler un véritable contrat consensuel, car pour que cette convenientia dispose d’un effet exécutoire, d’une force contraignante, il est nécessaire que des formes soient respectées. D’abord, l’usage et notamment en matière de vente immobilière, d’un symbole, et ce symbole est la baguette (festuca), remise ou rompue lors de la conclusion du contrat. Pour bien marquer l’accord, les deux parties présentent une baguette symbolisant le bien transféré, et les parties rompent la baguette et chacune d’elles en conservent un morceau. La convenientia va servir de cadre contractuel et de contrat féodal. Mais en plus de la baguette, il faut qu’intervienne la symbolique de la main. Et cette symbolique de la main se pratique à travers la datio = le don de la main. Or cette datio prend plusieurs formes : par la paumée (par la poignée de main). Par la suite, on va insister sur le rôle de la volonté. Et va commencer s’imposer un adage « toutes convenances (convention) sont à tenir ». Cela signifie que l’on renoue avec la forme dynamique consensuelle. Au nord (pays de coutume) : ce qui importe essentiellement, c’est ce qu’on appelle communément les contrats au comptant, c'est-à-dire les contrats qui entrainent la remise immédiate de la chose. Le transfert immédiat du bien. Et dans certaines coutumes (notamment celle de Normandie) on considère qu’un contrat se forme re (par la simple remise de la chose). C’est valable pour la vente, donner et retenir ne vaut. On voit une plus grande liberté contractuelle et pour cause, les contrats ne se forment pas re, mais principalement per cartam (par charte) = par la rédaction d’un acte écrit qui se développe à partir de la fin du 12ème siècle, l’écrit devient un instrument public et probatoire qui associe formalisme et consensualisme. On fait appel à la doctrine, et même à la doctrine savante né du droit romain et du droit canonique. Et forcément, les juristes des 12èmes 13èmes et 14èmes siècles se sont interrogés sur la valeur à donner au simple échange de volontés. Pour les juristes liés, attachés à la renaissance du droit romain, un pacte sans forme, sans action est un pacte nu qui est sans obligations. Il est donc nécessaire pour qu’un pacte nu puisse être générateur d’obligations, il faut des éléments puisés dans le droit romain, selon Azon. Dès lors, si à un pacte nu est associé la res, les verba (paroles solennelles devant témoins), des litteras (l’acte écrit) alors dans ce cas, le pacte nu se transforme en contrat réel, contrat verbis, ou contrat .. ?? Les juristes ont du mal à trouver force obligatoire pour qu’il y ait échange de volonté. Pour qu’il y ait des éléments formels à cette position romaniste, va petit à petit s’opposer la position canoniste. Pour les canonistes, une promesse engage celui qui la fait parce que s’il l’a viole c’est un péché. Et comme celui qui commet un péché supporte l’opprobre de Dieu, cela signifie qu’à toute promesse se rattache en définitive une action divine. Et donc à ce titre là, la promesse n’est pas un pacte nu, elle est vêtue de sa notion propre. => Approche d’Huguccio qui va être le point de la renaissance, car dans le sillage d’Huguccio vont ajouter d’autres éléments. St Thomas d’Aquin, considérant notamment qu’un pacte nu est sanctionné par l’équité naturelle, en conséquence de quoi, dès lors qu’une promesse n’est pas illicite, alors l’homme s’oblige envers l’homme. On insiste sur la dominance de la volonté. Cette dominance va évoluer à la période suivante. II. Droit, volonté et contrat à l’époque moderne Au Moyen-Age, la scolastique n’identifie pas volonté et intelligence au sens où l’esprit de l’homme est construit à travers l’esprit divin. Or, à partir de la fin du 15 ème siècle, cet autre concept de pensée, l’humanisme, va placer l’homme au cœur de toute réflexion. En conséquece de quoi, la volonté va se distinguer de la foi et la fides contractuelle va perdre du terrain par rapport à la voluntas. A travers la doctrine juridique, on perçoit deux tendances opposées : - Les juristes comme Alciat qui désigne mettre leur réflexion en phase avec la pratique contractuelle. Dès lors, Alciat ne réfléchi au contrat au 16 ème siècle qu’à travers les catégoriles contractuelles romaines. - En revanche, d’autres juristes comme Charles Dumoulin ne vont pas s’attacher à réfléchir selon les catégories romaines mais selon les pratiques contractuelles de son temps. Et Dumoulin va dès lors considérer que tout consentement suffit à faire naître des conventions, ce que, quelques années plus tard, Loiselva traduire par la formule suivante « on lie les bœufs par les cornes et les homes par les pensées ». A partir de la charnière des 16 et 17èmes siècles, va émerger l’idée d’un droit rationnel appuyé essentiellement sur ce que redécouvre Grossius, qu’il identifie comme le droit des gens. Avec Grossius, la volonté apparait souveraine. Le libre arbitre de l’Homme engendre l’autonomie de sa volonté, « je pense donc je suis » de Descartes correspond « je veux et j’ai du droit », les juristes de droit naturel. Ce qui fait dire à Puffendorf « chacun doit tenir inviolablement sa parole » c'est-à-dire ce à quoi il s’est engagé par que les promesses ou par quelques conventions. Dès lors, celui-ci dans son ouvrage de l’Homme et du citoyen d’après la loi naturelle partie en 1673, considère que les individus sont considérés comme des êtres absolus et autonomes, la faculté de l’homme et est inhérente à sa nature et ne dépend que de lui-même. Pour Puffendorf, droit et liberté contractuelle sont synonymes, l’homme est devenu le maitre absolu de ses actes, ce que Locke traduit peu après par sa formule « a travers la raison, nous ne dépendons que de nous même ». Dès lors, la pensée rationaliste ouvre l’aire de l’autonomie de la volonté contractuelle. III. Les vices du consentement A l’époque romaine classique, les juristes confrontés à la décadence du formalisme ont développé une véritable théorie des vices du consentement. Le consentement, considère-t-il, doit être exprimé librement et en pleine connaissance de cause. Il ne doit donc être vicié et ces vices, les romains en identifient 3 : dol auquel ils associent la violence, erreur, et l’équilibre des relations contractuelles pouvant être entachée par la lésion. A. Dol et violence A Rome, la question du dol et de la violence, de la fraude et de la contrainte armée nous place à nouveau à la charnière du contractuel et du délictuel. De fait, pour les juristes romains, dol et violence doivent correspondre à la fraude. C’est la raison pour laquelle le droit romain distingue deux catégories de dol : le bon et le mauvais. Mauvais dol : fraude manifeste avérée nouée par l’intention de nuire au contractant. Et ce mauvais dol, lorsqu’il est associé à la violence entraine la nullité absolue du contrat. Bon dol : dolus bonus, est l’habilité contractuelle qui n’est pas sanctionnée par le prêteur romain. Le plus habile dans le monde des affaires doit l’emporter sur le plus stupide. C’est ainsi que le prêteur, par cette distinction, assure la stabilité contractuelle. A la fin de l’empire romain (5ème siècle), dol et violence commencent à perdre du terrain progressivement dans la représentation des contrats, à tel titre que dans les lois barbares, rédigées à partir du 6 ème siècle, on enlève le dol et on garde la violence. Le dol réapparaitra après le XIIème siècle, lorsque les romanistes s’intéresseront au dol et à la violence, ils vont tenter de renouer avec les distinctios romai,es d’abord concernant la violence, ils vont considérer d’abord que la violence ou la crainte d’un péril s’apprécie de deux manire : manière objective et manière subjective par rapport à la nature même de la violence (armée, morale ou subjective). Cete approhe s’intéresse à la personne qui supporte la violence, faut que malgré cette dichotomie, certains juristes considèrent que quelque soit la violence, elle ne porte pas atteinte à la volonté et ne peut entrainer qu’une nullité relative du contrat, il faut attendre du XIIIème siècle, et l’intervention de Roger Penafort pour considérer que la liberté étant essentielle aux conventions c’est un vice si un cocontractant est forcé par quelque violence que ce soit ces violences peuvent être autant le fruit de l’action de la partie cocontractante comme l’action de tiers, cette prosition devient classique, reprise par Domat en faisant une distinction entre violence et autorité. Ainsi la contrainte qu’exerce un père sur sont fils, ou un mari sur une femme pour l’obliger à contracter, constitue de la violence légitime et ce ne sont pas des violences au contrat. Quant au dol, reprenant la th romaine, nos juristes vont considérer qu’il entraine la nullité du contrat car correspond à une espèce de délit mais doit être prouvé. Par ailleurs, le dol porte atteinte à l’équilibre contractuel, et est assimilé à la lésion. B. La lésion La volonté a bien été exprimée, le contrat conclu, mais il résulte de ce contrat un tel déséquilibre entre les prestations un tel profit pour l’une des deux parties que l’on considère que la volonté a été viciée. La lésion comme catégorie des vices du consentement apparait dans des cas de figure particuliers juridiques et historiques. Juridique : la lésion n’a lieu que dans les contrats synallagmatiques mais aussi dans les contrats à titre onéreux. La vente sera le mode de prédilection. Le législateur intervient dans les relations dans le domaine éco, ou bien pour protéger certaines catégories de personnes à raison de leur insuffisance intellectuelle ou économique, ou bien à raison de l’équité qui impose des prestations contractuelles. En droit romain, l’attrait du bénéfice est considéré comme étant la base de toute relation contractuelle. Réaliser un bénéfice important, acheter à vils pris (valeur très nettement en dessous de la valeur réelle des choses) et considéré comme une preuve d’habilité commerciale. Pour la doctrine romaine, la lésion n’est pas à proprement parlé un vice du consentement. Durant l’essentielle de l’époque classique, on considère qu’il est naturel de laisser les contractants chercher à se tromper, sauf qu’à ces contingences hyper libérales s’opposent tout de même des considérations de l’ordre public. Dans l’intérêt de l’ordre public, le droit a conféré à la lésion le caractère de vice de consentement pour certaines catégories de personnes et notamment pour les incapables mineurs, ou pour les majeurs sous tutelle. IL n’y a pas a l’époque classique une application générale et générique de la lésion. Cette application générale n’apparait qu’à l’époque du bas empire, au 4ème siècle après jésus christ. Notamment à travers l’influence de la pensée chrétienne, notamment certains auteurs, St Ambroise et St Augustin qui militent pour l’équivalence des prestations contractuelles. L’empire va développer une th générale de la lésion en considérant que dans le cadre d’une vente, voire dans le cadre d’un échange, on pouvait obtenir la rescision du contrat si la preuve était apportée d’une laesion enormis (lésion énorme). Cette lésion énorme correspond dans le droit justinien à, dans le cadre d’une vente, un prix de vente inférieur à la moitié de la valeur réelle de l’objet vendu. On a une mention dans la loi des Wisigoth d’une vente qui pourra être rompue si elle s’est effectuée à vil prix. Puis la lésion disparait du panorama juridique jusqu’à la renaissance du droit romain. Lorsque les premiers glossateurs aux 11èmes et 12èmes siècles, renouent avec le droit romain, ils vont redécouvrir la notion de lésion énorme fixée par justinien. Romanistes et canonistes du moyen âge vont dès lors considérer que la lésion correspond à un gain illicite, à un lucre, que le droit doit condamner au même titre qu’il condamne l’usure. Et tous, vont insister sur le fait que l’équité doit prévaloir dans tous les contrats. A l’époque moderne cette position va s’affiner et Loisel va considérer que la rescision d’une vente est possible « en cas de déception d’outre moitié prix ». Loisel considère qu’il ne peut y avoir lésion dans quelques cas : cas des ventes faites par décret de justice, ni lésion dans le cas de vente de meubles. Or ces cas, la lésion étant parfois qualifiée de laesio enormissa (légion très énorme) lorsque la lésion est en deçà de la moitié de la veleur réelle du prix, alors la lésion implique le dol de l’acheteur et entraine la nullité du contrat. C. L’erreur Croyance contraire à la vérité qui porte sur les éléments du contrat. Elle est exclusive de toute volonté et par la même, source de nullité. Sauf que forcément, l’erreur est un danger pour la stabilité contractuelle et pour l’équilibre des contrats. Il est donc indispensable d’en limiter l’application. Les juristes romains, considèrent que lorsque l’erreur provient de la négligence, elle ne saurait vicier le consentement. En d’autres termes, l’homme d’affaire avisé parait bien plus digne d’intérêt que le contractant un peu stupide. Conséquence de quoi, l’erreur de droit n’est pas reconnue ni retenue par le droit romain comme pouvant entrainer la nullité du contrat sauf s’il est prouvé que cette erreur a été déterminante dans la conclusion contractuelle. Cette position rigide va à partir de l’aire chrétienne petit à petit s’atténuer et le droit romain va finir par admettre trois erreurs viciant le consentement : - Error in negocio : erreur sur la nature du contrat. - Error in persona : erreur sur la personne - Error in corpore : erreur sur la substance, sur la matière contractuelle A partir de ce moment là, le droit romain modifie sa position rigide et intègre une approche équitable dans les relations contractuelles. La question de l’erreur n’apparait pas dans le droit barbare, il faut attendre le 13 ème siècle pour que ca vienne au gout du jour de la réflexion juridique mais selon les txt, la notion d’erreur a perdu du sens juridique qu’elle pouvait avoir à l’époque romaine. Par exemple, dans certains coutumiers, on qualifie d’error toute forme d’injustice, de fraudes qui seraient commises autant sur le terrain du contractuel que sur le terrain du délictuel. C’est principalement sur la question de l’erreur de droit que nos juristes vont se pencher au Moyen-âge. Et ils vont faire émerger l’idée que l’erreur de droit vicie le contrat à la seule condition que celui qui l’allègue ne fasse pas un gain par la nullité du contrat. D’autres en revanche vont rejeter que l’erreur de droit puisse impacter sur la validité du contrat au motif que nul n’est sensé ignorer la loi. Q° qui va dominer à partir du 16ème siècle. Pour les autres catégories d’erreurs, les juristes de l’époque moderne vont considérer que l’erreur entraine la nullité du contrat qu’à la seule condition que sans elle, les parties n’auraient pas contracté car non seulement la convention se trouve sans cause, mais en plus, elle n’a pour fondement qu’une fausse cause. Pour Portalis « les Codes des peuples se fond avec le temps, à proprement parler, on ne les fait pas ». Pour cause, Portalis sait que le Code Napoléon est une œuvre de synthèse de la tradition et de la modernité : synthèse de l’œuvre révolutionnaire, et de l’héritage de l’ancien droit. Or, cet héritage de l’ancien droit remonte à bien des égares aux origines antiques.