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Fulbert MUKALAY MUTOMBO


Maître ès Economie d’Entreprise de l’Université d’Abidjan
D.E.S en Gestion du Développement de l’Univesité de Liège,
Docteur en sciences Economiques et de Gestion et Professeur
associé à l’Université de Kamina

Support de cours d’Analyse Economique des projets

© Professeur associé F. MUKALAY Mutombo

Année académique 2015-2016


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ENGAGEMENT PEDAGOGIQUE 2015-2016

INTITULE DU COURS : Analyse Economique des projets

Promotion : Master 1

VOLUME HORAIRE : cours de crédit 6 ; 150 H., Théories 60 H, 30 H. T.P et 60 T.P.E

TITULAIRE : Pr. Fulbert MUKALAY Mutombo

Gradué en Sciences Economiques Université de Lubumbashi (UNILU)

Maître ès Economie d’Entreprise Université Nationale de Côte d’Ivoire (UNACI) ;

D.E.S. en Gestion du Développement Université de Liège (ULG) ;

Docteur en Sciences Economiques et de Gestion Université de Kamina (UNIKAM).

Grade : Professeur Associé :

- Contact Email : mukalaymutombo@gmail.com,mukalaymutombo@yahoo.fr;


- Contact Téléphonique : 0818153139, 0844586374 ;
- Domaine de recherche :
 Marketing du Développement ;
 Economie du Développement orientation secteur de Transport.

I. Objectifs du cours
L’objectif de ce cours est de permettre aux étudiants d’acquérir les connaissances relatives à
l’élaboration technique des projets. De ce fait, ce cours initiera les étudiants aux principales
méthodes d’évaluation des projets aussi bien du point de vue des acteurs que du point de vue
de la collectivité. Pour ce faire, plusieurs points seront abordés : cycle de projet, analyse coût-
bénéfice, méthode des prix de référence et la méthode des effets.
II. Moyen pour atteindre ses objectifs
Dans ce cours, nous utiliserons à la fois la méthode ex cathedra c’est-à-dire que le cours sera
exposé et discuté et l’analyse d’études de cas en classe, des travaux pratiques ainsi que le
montage de projet.
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III. Evaluation des connaissances

Outre la partie théorie de 40 Heures, les Travaux Pratiques et Travaux dirigés de 38 Heures et
de 65 Heures de TPE permettront d’assoir la partie théorique. Enfin, dans ce cours, en
matière d’évaluation, il y aura trois travaux à savoir : deux T.P. plusieurs T.D., une
interrogation et une épreuve écrite à la fin du semestre.

IV. PREREQUIS
Economie Politique, gestion financière, et la maîtrise des outils et technique utilisée du point
de vue des sciences ingénieures.

V. Résumé du cours

Ce cours est subdivisé en trois chapitres outre l’introduction. Le premier chapitre aborde
les notions fondamentales de l’analyse économique. Une place importante est consacrée à à la
fois aux consommateurs, aux producteurs et à l’économie de bien-être. Le deuxième
chapitre introduit à la fois l’analyse de coût-bénéfice à partir de l’approche de cycle de projet
et un rappel des notions de la comptabilité qui sont indispensables pour l’évaluation
économique et financière des projets. Dans le troisième chapitre nous introduirons les
aspects comptables du projet. Enfin, dans le dernier chapitre, on abordera les questions de
montage des projets sous forme d’études de cas.

VI. Références bibliographiques


1. ARAUJO C., Cours d’Analyse Economique des projets, Université d’Auvergne Master 2
et 3, Clermont-Ferrand, 2013-2014
3. P. Hugon, « Peut-on parler d’une crise ou d’un renouveau de l’analyse économique du
développement ? « Philippe Hugon Paris X Nanterre. 921000, phhugo@club-internet.fr ;

4. J. Palier et B. Prévost (2007) : «Le développement social : nouveau discourt et idéologie


de la Banque Mondial » Economie Appliquée.

5. D. H. PERKINS, S. RADELET, D. L. LINDAUER : « Economie du développement »,


3ème édition, DE BOECK, Bruxelles, 2008.

6. A CORHAY et M. MBANGALA, Fondement de Gestion Financière Manuel et


Applications, Ed. U.L.G. Liège 2007
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7. A. CORHAY et M. MAPAPA, Ingénierie des projets d’investissement manuel et


application, Liège, Ed. De l’Université de Liège, 2010, p. 170.
8. F. MUKALAY MUTOMBO F., La stratégie de mécanisme d’enchères, atout
pour l’octroi de droit de monopole aux entreprises dites de réseaux cas
de la gestion des routes d’intérêt général de la province du Katanga, UNIKAM, Kamina,
dissertation doctorale, 2012, inédit
9. RAYMOND B., et FREDERIC T., Economie Politique Tome I et II, Edition PUF, Paris,
1997.
10. JANSEN J.C., Cours d’introduction sur l’évaluation économique des projets
énergétiques, Banque Mondiale, Bujumbura, 1992
11. Commission Européenne, Guide de l’analyse coût-avantage des projets
d’investissement, 2003
12. De Boer Y., CCNUCC, L’art de préparer et de présenter les propositions Guide
d’élaboration de projets bancables pour le transfert de technologies, BONN, 2006
13. HOUDAYER R., Evaluation Financière Des Projets, 2e édition, Paris IX-Dauphine, 2006
14. TAVERDET-POPIOLEK N., Guide du choix d’investissement Préparer le choix
Sélectionner l’investissement Financer le projet, Éditions d’Organisation, Paris, 2006
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Introduction
L’analyse économique de projet consiste en la viabilisation du projet c’est-à-dire le rendre
rentable, banquable et avec une possible couverture à partir de la demande potentielle. Pour
ce faire, cela nécessitera la récolte des informations à la fois techniques qui émanent de
l’offre, et des informations commerciales et économico-financières qui relèvent de la
demande et qui nous permettra de s’assurer de la présence d’une demande potentielle sur le
terrain. Donc, le préalable pour qu’il y ait un projet d’abord est de deux autres :
- En amont l’existence de besoin non satisfait ou d’amélioration pour les bénéficiaires ;
- Et en aval s’assurer de la contribution des revenus ménages de payer les services ou
les biens du projet autrement dit la couverture totale du projet.
Nous savons aussi qu’il y a plusieurs types de projets à savoir :
- Projets miniers, Projets métallurgiques, Projets de chimie industrielle et agro-
alimentaire, Projets agricoles, projets de santé, etc…
Dans ce cours, il sera question de porter le regard de l'économiste sur tous ces projets. Il s'agit
donc de compléter une vision sur :
- Les analyses des besoins ;
- Les aspects techniques ;
- Les aspects sociaux ou environnementaux.
De ce fait, notre méthodologie consistera en l’analyse de projet sous différents angles :
- De la détermination des coûts et des avantages ou montage du budget afin de
viabilise le projet sur le plan financier et économique en passant par l’efficience dans
l’utilisation des ressources et enfin les conséquences sur les objectifs économiques
poursuivis.
Ce qui permettra de mettre en lumière :
- Les contraintes et incitations pour les acteurs ;
- Et les enjeux et risques pour l'économie nationale.
Ainsi donc, l’évaluation financière et économique de projets ou l’ingénierie des projets
apparaît comme une synthèse entre l’approche planificatrice et la gestion prévisionnelle dans
l’entreprise, il convient de noter que le projet est souvent assimilé produit.
- En second lieu dans l’évaluation économique exprime le point de vue de la
collectivité sur le projet. Sa vocation est essentiellement décisionnelle. Elle ne pourra
donc intervenir que lorsque des finalités collectives auront été exprimées.
De ce fait, on distingue quatre types d’analyse pour évaluer un projet :
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- Analyse financière
Cette analyse est mené pour tous les principaux acteurs du projet une attention particulière est
accordé sur le revenu du bénéficiaire. On procède à l’analyse de flux de trésorerie et de flux
monétaires entrant et sortant.
- Analyse économique
Il s’agira de la contribution du projet au développement économique, il peut se faire selon
diverses méthodes. Il y a tout de même deux approches qui sont les plus usités ; la méthode
des effets et celle de prix de référence.
- L’approche de prix de référence estime le prix sur base de prix à l’importation et à
l’exportation ;
- L’approche des effets, quant à elle, l’impact économique est calculé sur base de la
valeur ajoutée additionnelle c’est-à-dire de la valeur finale de la production soustraire
les coûts intermédiaires de consommation intermédiaire de tous les acteurs impliqués,
calculé aux prix du marché. L’impact du projet sur les échanges extérieurs est
déterminé séparément en termes d’effets additionnels sur la balance commerciale, sur
la balance des comptes courants et la balance de paiement.
- L’analyse sociale ou sociologique
Cette analyse est plus qualitative que les deux précédentes, dans ce contexte il s’agira
d’analyser l’impact que le projet induit sur le changement dans l’environnement de l’homme
du point de vue de l’organisation sociale et du point de vue de niveau de vie et comprendre
les mécanismes sociaux.
- L’analyse environnementale
Il s’agit de prévoir l’évolution probable de l’évolution des ressources renouvelables et non
renouvelables dans la zone de projet et toutes les conséquences des changements significatifs
prévisibles dans l’écosystème. Trois domaines doivent être étudiés :
- Modification de systèmes naturel ; l’eau, l’air, le sol, le sous-sol, la faune, la flore ;
- Conservation des ressources non renouvelable et la gestion des ressources
renouvelable ;
- La création de micro-système irrigation, plantation des arbres.
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Chapitre I : Notions fondamentale d’analyse

économique
La science économique met en relation étroite les moyens insuffisants des agents
économiques et les besoins illimités exprimés par les mêmes agents. Elle s’occupe à étudier
les méthodes et les types d’utilisation des moyens rares pour des emplois alternatifs dans le
but de satisfaire les besoins présents ou futurs s’agissant de l’élaboration des projets.

I. De la demande à l’offre de l’entreprise ou à l’industrie


L’élément central qui viabilise un projet est l’assurance d’une demande potentielle future ;
pour ce faire deux questions y relatives sont indispensables à savoir :

- Qui demande ?
- Qu’est-ce qu’il demande ?

Les réponses à ces questions permettront, soit la création d’un nouveau produit, soit à
améliorer le produit existant, soit même la création de nouveaux procédés de production.

1. Qu’est-ce le “consommateur”

A. De la définition
L’Homme est à la fois un facteur de production et un agent économique par excellence. En
tant qu’agent économique, il est nommé « Ménages». On regroupe sous le terme « ménages »
l'ensemble des individus partageant le même domicile et dont l'activité est essentiellement la
consommation : célibataires, familles, collectivités, casernes, hospices....
Les ménages jouent un double rôle s’agissant de l'Analyse économique des projets :
- Ils participent à la conception, à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets ;
- Et il est l’élément principal de la consommation des projets c’est-à-dire de la demande
des biens ou des services qui proviennent des projets.
Mais, Le consommateur, pour sa part, est à la fois les ménages, l’entreprise, l’Etat et le Reste
du monde. Ainsi donc, au sens large, il est un individu ou groupe d’individu qui participe à
l’élaboration et à la réalisation du projet et qui consomme, soit un produit, soit un produit
semi-fini soit même de la matière première (l’industrie). Au sens strict, le consommateur est
la personne utilisant ou consommant les produits.
On distingue :
- L’utilisateur : la personne qui bénéficie du service :
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- Le payeur : celui qui finance l’achat du produit ;


- L’acheteur : qui participe au processus d’acquisition sur le marché :
- Le prescripteur : celui qui recommande ou impose le choix d’acheter ou non et/ou de
la marque.
- Filtre : celui qui provoque, favorise, ralentit ou stoppe le transfert d’informations
influençant la décision d’acheter ; ici c’est surtout les consuméristes qui peuvent soit
favoriser le produit dans tous les secteurs possibles.
Comme nous venons de donner la réponse à la première question, il s’avère important de
répondre, au regard de notre cours d’analyse économique des projets, à la deuxième question
au point b.
B. Les concepts de besoins

a) De la définition

Selon le Robert (1974), le besoin est une exigence de la nature ou de la vie sociale. Pour
KOTLER (2006, p. 30), le besoin est un sentiment de manque éprouvé à l’égard d’une
satisfaction générale liée à la condition humaine. Cette définition permet de distinguer deux
sortes de besoins, au regard de l’approche de «ABBOTT (1955) » :

- Les besoins génériques ;


- Les besoins dérivés ou le désir ;
- Les besoins économiques.
b) Les besoins génériques et dérivés ou désirs, économiques
- Le besoin générique, innés, naturel constitue des problèmes auxquels sont confrontés
les consommateurs qui recherchent des solutions par l’acquisition de produits.
- Le besoin dérivé, acquis, culturel et sociaux ou dépendant de l’expérience, des
conditions de l’environnement et de l’évolution de la société est la réponse
technologique au besoin générique (G. ARMSTRONG et P. KOTLER p. 4).
- De ce fait, les besoins économiques, qui nous intéressent, sont les désirs exprimés par
des représentants de l’humanité pour acquérir certains produits qui ne s’obtiennent
pas gratuitement.
c) Typologie des besoins

En principe, les besoins sont :


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- En nombre illimités. Pour la plupart des gens, il arrive que leur nombre augmente
avec le niveau de vie ;
- D’autre part, les besoins économiques sont limités en capacité ;
- En principe, tous 1es besoins sont substituables, bien que les besoins de base tels les
besoins de manger et de boire le soient seulement momentanément.
C. Les biens économiques

Les biens économiques sont des objets d’un désir exprimé. De plus, pour les obtenir il faut :
- Soit dépenser des moyens d’échange voulus (surtout dans les sociétés monétarisées) ;
- Soit exécuter un travail (en particulier dans les sociétés non-monétarisées).
Par contre, les biens libres s’obtiennent gratuitement. La frontière entre biens économiques et
biens libres peut changer au bout d’un certain temps. A titre d’exemple, le bois de feu et l’eau
pure ont évolué des biens libres aux biens économiques dans de nombreux endroits du
monde.
La satisfaction d’un besoin économique quelconque implique toujours un coût, en fonction de
la nécessité de la non-satisfaction d’autres besoins. La science économique se dessert de la
supposition, que l’individu-type est capable de déterminer l’ordre de satisfaction de ses
besoins en établissant une échelle de préférences.
Les biens économiques sont disponibles en quantité limitée face à la masse des besoins
exprimés. La dernière caractéristique implique que les biens économiques sont toujours rares.
De même que les biens économiques, les ressources pour les produire sont limitées.
D. Le concept de coût d’opportunité
Il ressort de la rareté des biens et des moyens, que dans chaque économie beaucoup de choix
économiques fondamentaux sont réalisés concernant :
- Ce qui va être produit;
- Les méthodes de mobilisation et d’utilisation des ressources pour la production de
biens ;
- La répartition des ressources et le produit entre besoins présents et futurs ;
- La distribution du produit parmi les agents de 1 économie concernée.
Un des aspects les plus saillants de la science économique est constitué par les choix entre
diverses possibilités de déploiement des biens et ressources rares pour satisfaire des besoins
exprimés ou bien pour atteindre des objectifs fixés dans le projet.
Il ressort de cette conclusion que le concept de coût d’opportunité ou bien le coût alternatif
joue un rôle important dans la science économique. Les coûts d’opportunité sont constitués
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par les possibilités alternatives les plus rentables, manquées par l’application effective d’une
ressource donnée. Exemples des applications nombreuses de ce concept :
- Les investissements dans un projet vis-à-vis du montant correspondant dans un compte
d’épargne les intérêts renoncés ;
- Le prix-frontière comme évaluation économique d’une unité de production domestique des
biens échangés les devises renoncées.
E. Le concept de la demande

a) Approche conceptuelle
Les besoins économiques ou désirs se traduisent en demande potentielle de produits
spécifiques, lorsqu’ils s’accompagnent d’un pouvoir et d’un vouloir d’achat. Une fonction de
demande représente les quantités d'un produit qui pourraient être achetées à différents prix. Si
le prix du marché est Pe et la demande du marché correspondante est P= f(Q) et on peut aussi
trouver la demande inverse ou Q = f(P).

Regardons d’abord la quantité demandée par les consommateurs en fonction du prix de


marché. Le barème de demande du marché concerné fait correspondre les prix et les quantités
demandées, dans une période donnée. Il exprime qu’à chaque prix correspond une quantité
demandée unique. En effet, la quantité totale dans un marché à un prix donné est la résultante
des préférences exprimées individuellement par tous les consommateurs fig. 1.
b) La courbe de demande
La courbe de demande est un graphique qui relie les quantités demandées pendant une
période donnée aux différents niveaux des prix du bien concerné, en supposant inchangées
toutes les autres variables y afférent. Quelques autres variables importantes sont :
- Les prix des autres biens ;
- Et le revenu dont disposent les consommateurs.
Bien qu’on puisse considérer la variable-prix comme variable indépendante, par convention
la variable-prix est représentée en ordonnée et la variable-quantité en abscisse.
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P Graphique 1
A’

Pe B B’

0 Qe Qe’ QP
c) La loi de la demande
D’habitude la quantité demandée décroît quand le prix de marché augmente et elle croît
quand le prix de marché diminue. Les deux raisons principales en sont qu’avec une
augmentation du prix de marché :
- Il y a plus d’incitation à chercher des succédanés ou substituts ;
- Et le revenu réel des consommateurs baisse.
Le graphique de la demande a une pente négative.
Souvent la courbe de demande se déplace à droite lorsque la demande augmente au cours du
temps. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs, parmi lesquels :
- La croissance de la population;
- L’amélioration de la disponibilité du secteur ;
- L’augmentation des revenus réels par tête ;
- L’augmentation des préférences des consommateurs pour le secteur considéré par
rapport aux succédanés ;
- La montée des prix relatifs des succédanés fig. 1.
d) Méthodes d’estimation de la demande
L’estimation de la demande future est un travail difficile. En principe il y a deux principales
méthodes pour estimer l’évolution de la demande pendant la durée d’un projet. Ces deux
méthodes sont :
- Des études de marché ;
- Et l’analyse économétrique des données historiques sur la demande et des variables
explicatives.
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Un des domaines d’application des études de marché est l’électrification rurale. Pour faire des
estimations de la demande d’électricité après l’électrification de certaines localités-cibles, il y
a lieu d’effectuer des sondages parmi les consommateurs potentiels dans ces localités ainsi
que parmi ceux des clans des localités semblables qui sont déjà approvisionnées en
électricité. Un point important est de bien identifier et estimer le potentiel des usages
"productifs", tels que les petites entreprises les moulins de riz, etc… et les puits d’irrigation
électriques. D’habitude, ces usages engendrent un nombre de demandes assez conséquent.
Ensuite, la demande liée aux usages productifs a souvent des caractéristiques distinctes par
rapport à celle liée aux usages domestiques.
e) L’élasticité-prix de la demande
Il importe de savoir à peu près le changement de la quantité achetée suite à un changement de
prix. Pour mesurer la réaction des consommateurs sur une variation du prix on a introduit le
concept d’élasticité-prix de la demande.
En général, une élasticité entre deux variables mesure le rapport entre la variation relative de
la variable dépendante et une petite variation relative de la variable explicative.
- Si la demande baisse de moins de 1% suite à une augmentation du prix d’1 %, la
demande est dite inélastique ;
- Par contre, si la demande baisse de plus d’l%, la demande est dite élastique.
Un des facteurs les plus importants parmi les facteurs qui déterminent la valeur de l’élasticité-
prix, est constituée par les possibilités de substitution.
Il ressort des statistiques que l’énergie en général est un bien caractérisé par une demande
inélastique.
2. Qu’est-ce la production ?

A. De la production
Qui produit ? Qu’est-ce qu’il demande ? Et partant de quoi ? Toute entreprise a pour vocation
la recherche du profit, pour ce faire, elle cherchera à produire à un coût lui permettant
d’atteindre son objectif.
A la première question, la réponse est le producteur que les néoclassique assimilent à
l’entreprise. S’agissant de la deuxième question, l’entreprise produit quelque chose d’utile ou
la création de l’utilité (RIGGS p).
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B. D’où proviennent les utilités ?


Les utilités peuvent être :
- Du secteur primaire c’est-à-dire sol, sous-sol, faune et flore ; qui sont mis en activité à
la fois par des géologues, géographes, des pédologues, ingénieurs des mines,
agronomes et agronomes, Médecin Vétérinaire, Zoologue et en R.D.Congo, ils
émanent tous de la PREU via les facultés polytechnique et d’agronomie ;
- Du secteur secondaire ; boucherie, boulangerie, minoterie à ce niveau nombre
d’ingénieurs interviennent : les métallurgistes, les chimistes, les électroniciens, les
constructeurs… ;
- Du secteur tertiaire ; transport, communication, les institutions financières ;
- A cela s’ajouter, ce jour, le secteur quaternaire qui concerne les productions sociales
et écologiques. Ou si l’on préfère « l’économie solidaire », destinée à compenser la
dure déshumanisation de l’économie de marché et qui se distingue par son but non
lucratif (F. MUKALAY p 4).
Ainsi donc, au regard de ces questions posées :

- Qui demande ? Qu’est-ce qu’il demande ?


- Qui produit ? Qu’est-ce qu’il produit ? Et partant de quoi ?

Il est indispensable pour la viabilité du projet de s’assurer de la demande potentielle en ce qui


concerne le projet à mettre en œuvre et cela partant des besoins génériques et désir de la
collectivité.

C. Les coûts marginaux à court terme


A court terme, lorsqu’on augmente la production avec un équipement donné du niveau très
bas jusqu’à un niveau très élevé, on atteint la limite de la capacité de production. Que peut-on
dire de l’évolution des coûts de production?
A basse quantité avec un équipement donné, les coûts par unité sont relativement élevés ;
quand on augmente la production, au début, les coûts par unité peuvent diminuer grâce à une
meilleure utilisation de la capacité de production.
Par contre, quand on approche les goulots d’étranglement de la capacité de production, les
coûts par unité ont tendance à augmenter. Autrement dit, pour de basses quantités de
production, les coûts totaux de production ont tendance à augmenter moins vite que la
production, tandis qu’aux niveaux de production élevés, approchant la capacité maximum de
production, les coûts totaux augmentent plus vite que la production.
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𝐶.𝑇
- C.M = ;
𝑄𝑃
∆𝐶𝑇
- Cm = CT’ ou ∆𝑄
𝑃

𝐶𝑉𝑇
- CVM = 𝑄𝑃

Graphique 7
CT, CF

CF

0 Q
CM, CVM, Cm
Cm
CM
P
CVM

0 Q1 Q2 Q3 Q4 Q
Soit le graphique 7 comprenant CT, CVM et Cmc en fonction de la quantité produite. Nous
voyons que les CVM ainsi que les Cmc baissent au début :
- Au début, Cmc < CVM ;
- Au bout d’une certaine augmentation de la production les coûts marginaux
commencent à se stabiliser et ensuite à augmenter ;
- Puis, les coûts variables moyens se stabilisent au point où les CVM = Cmc ;
- Après, les Cmc, ainsi que les CVM montent, mais les Cmc de façon plus significative,
de telle sorte qu’au minimum de la courbe des CVM, cette courbe est coupée par la
courbe des Cmc ;
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- A quantité de production correspondante, on peut tirer une droite venant du point


d’intersection de l’abscisse et de la courbe des coûts totaux, qui est tangente à la
courbe des coûts totaux fig. 7.
Supposons qu’on est sur le marché de C.P.P ou le prix est une donnée :
- Dans ce cas l’augmentation des revenus totaux suite à la vente d’une unité
supplémentaire, c’est à dire les revenus marginaux, égalent-le prix de vente ;
- Quel est le niveau de production optimum correspondant ?
A partir des niveaux caractérisés de coûts marginaux bas, le producteur augmentera sa
production jusqu’au niveau où les coûts marginaux égalent le prix de vente Fig. 7. Ce dernier
niveau, Q4, est le niveau de production optimum fig. 7.
De même, au minimum de la courbe des coûts totaux moyens, cette courbe est coupée par la
courbe des coûts marginaux. A la quantité de production correspondante, on peut tirer une
droite venant de l’origine qui est tangente à la courbe des coûts de production totaux fig. 7.
D. Les coûts marginaux à long terme
Pour la planification à long terme le producteur envisagera d’étendre la capacité de
production. Alors, les coûts marginaux à long terme sont constitués par les coûts de
production d’une unité supplémentaire en prévoyant une extension de l’équipement.
Considérons plusieurs niveaux différents de capacité de production. Alors à chaque niveau
d’équipement de production correspond une courbe des coûts totaux de production, une
courbe de coûts totaux moyens ainsi qu’une courbe de coûts marginaux à court terme. A
partir des courbes de coûts totaux de production à court terme, on peut construire une courbe-
enveloppe, qui est la courbe des coûts totaux à long terme, en rasant ces premières courbes
fig. 8.
La courbe de coûts totaux moyens à long terme touche également les courbes de coûts totaux
moyens à court terme.
Une telle courbe enveloppe concorde avec la théorie de la compétition pure et parfaite qui
suppose beaucoup d’agents économiques, dont aucun ne détient une portion importante du
marché. Chaque point de la courbe-enveloppe de coûts totaux moyens à long terme est un
point de contact avec une courbe de coûts totaux moyens à court terme. Cette dernière
correspond à la capacité adaptée c.-à-d. la capacité de coûts minimum à long terme de la
production indiquée par l’abscisse d’un tel point de contact. La fig. 8 montre comment on
peut finir par déterminer graphiquement la courbe des coûts marginaux à long terme. En
fonction de la flexibilité de la capacité adaptée, les coûts marginaux à long terme montent
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moins vite que les coûts marginaux à court terme en augmentant la production. Pour le cas
considéré, on définit les coûts marginaux à long terme comme le supplément de dépenses
qu’il est nécessaire de consentir pour obtenir une augmentation de production d’une unité par
période, en supposant pour chaque niveau de production, la capacité de l’équipement est
adaptée à la production désirée.
Cependant, dans le secteur de l’énergie il y a beaucoup d’exemples des indivisibilités des
coûts d’addition de la capacité. Cela s’applique par exemple à la production et à la
distribution de l’électricité et du gaz. Dans ces cas, à la limite on doit procéder à de grands
investissements avant de pouvoir augmenter la production d’une unité et, par conséquent, la
supposition qu’à chaque niveau de production correspond une capacité adaptée, ne se vérifie
pas.
D’autre part, l’application des coûts marginaux à court terme (CMCT) comme directive pour
la détermination des prix conduirait à une évolution des prix fortement perturbatrice.
La figure 1.4 montre que, nettement en-dessous des limites de la capacité de production, les
coûts supplémentaires pour produire une unité additionnelle sont relativement bas, c.-à-d.
égaux aux coûts marginaux variables, les coûts d’équipement étant à fonds perdu.
En revanche, aux limites de capacité les CMCT comprennent les coûts marginaux variables,
qui montent vite et, en plus, les coûts pleins du denier investissement d’extension.
Alors, dans les cas échéants, cela requiert des ajustements dans la détermination des coûts
marginaux à long terme. En principe, on pourrait fixer, soit périodiquement soit une fois pour
toutes, une redevance fixe pour les frais d’investissement et, d’autre part, un tarif variable en
fonction des coûts marginaux à court terme. Néanmoins, quand la redevance fixe s’avère
importante par rapport aux frais variables elle peut :
- Constituer une barrière insurmontable pour les couches sociales moins aisées ;
- Et inciter à un comportement de gaspillage en nuisant à la conservation de l’énergie.
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Graphique 8
CTL

0 Q
CML, CmL, C

CmL

Cmc1 Cmc2 CML


CMC1 CMC2 CMC3

0 Q

Une possible approche, relativement simple, est d’échelonner les coûts de chaque
investissement envisagé sur la durée de vie attendue de l’équipement, en appliquant la
procédure de l’actualisation.

E. Le concept de l’offre

a) De la définition
Le barème d’offre du marché fait le rapport entre les prix de marché et les quantités que les
producteurs sont disposés à offrir pour une période donnée.
1l montre qu’à chaque prix correspond une quantité d’offre unique. En effet, la quantité totale
dans un marché à un prix donné est la résultante des dispositions propres de tous les
producteurs individuellement.
b) La courbe d’offre
La courbe d’offre est un graphique qui relie les quantités offertes pendant une période donnée
aux différents niveaux du prix du bien concerné, en supposant inchangées toutes les autres
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variables s’y rattachant. Les autres variables se réfèrent aux facteurs de coûts. Par convention,
également dans la courbe d’offre, la variable-prix est représentée en ordonnée et la quantité
offerte en abscisse.
Graphique 9
P

Pe’
Pe B

C
0 Qe QP
c) La loi de l’offre
D’habitude la quantité offerte croît quand le prix de marché augmente et décroît quand le prix
diminue. Cela ressort du phénomène selon lequel, en marge, la production par unité devient
de plus en plus chère. Le graphique de l’offre a donc de ce fait une pente positive.
Les coûts de production ont un impact important sur la courbe d’offre. La courbe d’offre peut
se déplacer suite à une situation changée des coûts de production, associée par exemple :
- Aux changements des prix des moyens de production;
- A l’évolution de la technique de production;
- Aux changements de la capacité de production moyenne des usines, face aux
économies d’échelle fig. 9.
3. L’équilibre du marché
Le marché concerné est en équilibre quand la quantité demandée est égale à la quantité que
les producteurs veulent et peuvent offrir. Le prix de marché correspondant est le prix
d’équilibre. Celui-ci et la quantité d’équilibre sont indiqués par les coordonnées du point
d’intersection de la courbe de demande et de la courbe d’offre.
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Graphique 10 p
A’ O’
A O
Pe’ B’
Pe B

C QD ou P QD ou P’

0 Qe’ Qe QP
A. Typologie du marché
Considérons l’échange monétaire d’un bien de consommation quelconque, qui se déroule
entre les producteurs et les consommateurs de ces biens. Cet échange peut se dérouler
directement ou à travers des intermédiaires.
Tous les endroits où un tel échange a lieu constituent un marché dans le sens économique.
Un autre aspect important qui détermine le comportement des acteurs d’un marché est la
typologie du marché, selon les circonstances dans lesquelles l’entreprise vend ses produits.
La forme du marché dépend du nombre des acteurs du marché et de la nature du produit
commercialisé.
a) Concurrence pure et parfaite
1l y a une concurrence pure et parfaite quand il s’agit d’un produit homogène qui est offert
par un grand nombre de producteurs, et demandé par un grand nombre de consommateurs.
- Chaque agent, opérant sur un tel marché, a une liberté totale d’entrer et de sortir ;
- Mais, a aucun pouvoir de marché ;
- Cela s’applique aux marchés agro-alimentaires et parfois au marché du bois pour le
feu ;
- Le prix est une donnée pour les producteurs.
Pour maximaliser son bénéfice, le producteur sur ce marché adapte sa production de telle
sorte que les coûts marginaux soient égaux au prix du marché.
b) Le monopole
Le monopole, caractérisé par l’emprise d’un marché par un seul producteur et la demande
inélastique. L’entreprise en situation de monopole peut manipuler le prix en changeant la
quantité offerte ou vice-versa.
20

Si son objectif est de maximaliser son bénéfice, le monopoleur adapte sa production de telle
sorte que les coûts marginaux soient égaux aux revenus marginaux. En principe, si le
monopoleur augmente la quantité totale offerte, les revenus marginaux diminuent plus vite
que le prix. Le monopoleur est donc incité à arrêter la production avant d’atteindre l’égalité
des coûts marginaux au prix du marché.
En revanche, une telle égalité sur tous les marchés de biens et des facteurs de production la
main d’œuvre, etc. accorderait l’utilisation la plus efficace de l’ensemble des ressources
économiques. En principe, la production optimale pour le monopoleur est donc plus basse, et
le prix optimum pour lui est plus élevé que la situation optimale du point de vue de
l’économie nationale. Si de telles différences sont importantes, la question de l’opportunité
d’une intervention du gouvernement se pose.
c) Le marché de monopole naturel
Souvent la vente de l’électricité, du gaz, de la circulation sur les voies rapides et autoroutières
et des produits pétroliers est totalement contrôlée par les entreprises publiques. De tels
monopoles sont des "monopoles naturels".
Sur les marchés nationaux d’une envergure limitée ils sont capables de profiter des
économies d’échelle dans la distribution. Cela permet, des coûts de revient plus bas par
rapport à une situation, où plusieurs producteurs se partagent le marché.
En outre, ils ont une obligation de livraison à tous les clients, dont ceux à faible demande et
qui se sont relativement éloignés et dispersés, et qui sont peu susceptibles de ce fait
d’intéresser les sociétés privées. D’habitude, afin de bien veiller sur l’intérêt général, la
fixation des prix en ce qui concerne les monopoles publics est suivie, voire dictée par le
gouvernement.
Pourtant en pratique, faute de compétition, l’existence de monopoles publics s’avère souvent
difficilement compatible avec une production efficace au niveau du coût.

II. Economie du bien-être et surplus du consommateur

1. Approche conceptuelle
L’analyse économique est basée sur la théorie de l’économie du bien-être :
- L’utilité collective ;
- Et surplus du consommateur.
L’économie du bien-être étudie comment une société doit affectée ses ressources de manière
à maximiser le bien-être général. On recherche l’optimum collectif qui peut conduire à
justifier l’intervention publique pour corriger les imperfections ou la défaillance du marché.
21

La théorie du surplus des consommateurs a été conçue par Jules DUPUIT en 1844 pour
rendre compte de l’utilité d’investissement d’infrastructure XIXème siècle :
- Ponts ;
- Routes.
Cette notion traduit le fait que la valeur d’usage est supérieure à la valeur d’échange ; le prix.
Les avantages pour les bénéficiaires peuvent être définis par le calcul du surplus des
consommateurs.
2. Le surplus du consommateur et la bonne volonté à payer
Y a-t-il des indicateurs du bien-être total des consommateurs engendré par la consommation
d’un bien quelconque? Les dépenses totales des consommateurs pour obtenir un bien de
consommation ou valeur du marché total :
- Le prix d’équilibre multiplié par la quantité d’équilibre constitue une indication
pauvre de l’utilité totale, éprouvée par les consommateurs.
Quand on regarde une courbe de demande au côté gauche du point d’équilibre, il y a des
consommateurs qui sont disposés à payer un prix plus élevé (P1) que le prix d’équilibre (Pe).
La bonne volonté à payer un prix au-dessus du prix de marché concernant toute la quantité
consommée est le surplus du consommateur.
Autrement dit, le surplus du consommateur est le surplus de bien-être total éprouvé par les
consommateurs au-dessus de la valeur du marché de la quantité demandée.
Dans le graphique de la courbe de demande le surplus du consommateur se situe dans l’aire
entre la courbe de la demande et la ligne horizontale du prix de marché graphique 4. Alors la
bonne volonté à payer (’willingness to pay’) égale la somme de la valeur du marché de la
quantité demandée et du surplus du consommateur. La bonne volonté à payer appartenant au
point d’équilibre initial, A, est représentée par l’aire ABPe.
p Graphique 11
A’
A QP ou c dans sa partie ascendante
P1’ B’
Pe B C Avantage demande normale

C QD ou P QD ou P’
0 Qe Qe’ QP
22

Cette aire est désignée par Marshall comme "l’excèdent du consommateur" et est évaluée
comme suit :
Analytiquement : c’est la différence entre ce que les consommateurs étaient prêts à payer et
ce qu’ils ont réellement payé.
Analytiquement, soit :
- P = f(Qp) la fonction de demande :
 Pe = le prix du marché à ce prix ;
 Qe sont des quantités vendues.
Dans ces conditions les acheteurs qui auraient accepté de payer plus que Pe obtiendront un
avantage, du fait que le prix est limité à Pe par rapport à ce qu’ils auraient payé sur un marché
de parfaite discrimination. L’avantage total des consommateurs est qualifié de surplus des
consommateurs.
𝑸𝒆
Surplus des consommateurs (Sc ) = ∫𝟎 𝒇(𝑸)𝒅𝑸 - Qe *Pe (aire AOQeB - aire PeBQeO) c’est
l’aire sous la courbe de demande, diminuée du recette totale ou chiffre d’affaire.
- Ou d'une manière analogue, en prenant la fonction de demande inverse Qd= f(P), le
surplus des consommateurs s’évalue par
𝒎 +∞
SC= ∫𝑷𝒆 𝟎 𝒇(𝑷)𝒅𝑷 ou encore SC= ∫𝑷𝒆 𝒇(𝑷)𝒅𝑷
Où mo est la valeur de P = f(Q) si Q= 0 c'est-à-dire que mo est l’intersection de la fonction de
demande avec l'axe des P.
Graphique 12
P
A QP ou c dans sa partie ascendante
Le Surplus des consommateurs
Pe B

C Le profit (π) QD ou P

0 Qe QP
Surplus Collectif S= Sc + 𝜋
23

Le surplus diminue quand le prix augmente


Graphique 13
P
A QP ou c dans sa partie ascendante

Pe B Avantage demande normale


Avantage demande induite
P1
C QD ou P
0 Qe Q1 QP
Surplus Collectif S= Sc + 𝜋
L’avantage pour le bénéficiaire d’un projet peut être défini par le calcul du surplus des
consommateurs. Ainsi donc, par définition le surplus des consommateurs est la différence
entre la valeur totale attribuée au service ou la disposition totale à payer et la dépense soit
l’air F du graphique 1, on obtient ainsi l’air G du même graphique.
De ce fait, partant de la formule ci-après :
+∞
- SC= ∫𝑷𝒆 𝒇(𝑷)𝒅𝑷 la variation de surplus du graphique 1 au graphique 2 donnera la
formule suivante :
𝒑𝟏 (𝑃 𝑒 −𝑃1 )∗(𝑄 1 −𝑄𝑒 )
 SC= ∫𝑷𝒆 𝒇(𝑷)𝒅𝑷 et approximativement , soit la surface du
2

trapèze sous la courbe de demande entre la valeur P1 et Pe quand on remplace


la courbe par la droite du graphique 2.
 Cette variation du surplus se décompose en :
 Avantage pour la demande normale c’est-à-dire qui existait avant la
baisse du prix D1 = (P1 - Pe) ;
 Avantage pour la demande induite par la baisse de prix, c’est
approximativement l’aire du triangle si on remplace la courbe par la
(𝑃 1 −𝑃𝑒 )∗(𝑄 1 −𝑄 𝑒 )
droite .
2

La variation du surplus n’est pas la différence entre ce que les consommateurs paient avec la
situation du projet P1Q1 et ce qu’ils paient dans la situation sans projet PeQe c’est-à-dire la
variation de leur dépense totale. L’évaluation de projet ne nécessite pas de connaître le
montant total de surplus des consommateurs, ce qui impliquerait de disposer de la totalité de
la courbe de demande en fonction de prix, mais seulement de la variation de surplus lors du
24

passage de la solution sans projet à la solution avec projet. Pour ce faire, il est indispensable
de connaître la forme ; la pente ou l’élasticité de la courbe de demande au voisinage de la
solution avec projet.
La notion de surplus des consommateurs permet de prendre en compte à la fois du prix et des
paramètres de qualité du service des biens à acheter.
Pour établir la courbe de demande ; on remplace le coût monétaire par le coût généralisé qui
la somme du coût monétaire et la valorisation de paramètre de qualité comme le temps, la
pénibilité…
III. Qu’est-ce l’analyse économique et financière des projets

1. De la définition
Elle est une opération qui consiste à comprendre, à calculer puis à expliquer du point de vue
d’un agent particulier « analyse financière » et du point de vue de la collectivité « analyse
économique » des flux en termes de coûts et des avantages que l’on valorise puis on compare.
La valorisation nécessitera à exprimer les coûts en terme monétaire et la comparaison
s’appuiera sur la contribution des revenus ménages pour ainsi s’assurer que le groupe cible
sera en mesure de payer les services ou les biens du projet. De ce fait, elle est un outil d’aide
à la prise des décisions.
2. Genèse du calcul économique et financier
Il y a eu trois grandes phases :
A. Phase d’émergence XVIIème et XVIIIème siècle :
- Définir les principes sur lesquels s’appuyer afin de moderniser le domaine du projet ;
- Arbitrage entre coûts et avantages de projet ayant entraîné de difficulté ci-après :
 Bien cerner les bénéficiaires, Définir la tarification des équipements ;
 Mesurer les avantages ;
Il ne s’agit pas seulement d’un simple calcul financier mais il s’agit de trouver une
méthodologie pouvant juger directement l’opportunité de l’investissement.
B. Phase d’épanouissement XIXème siècle :
- Développement considérable des travaux publics et des infrastructures :
 Problèmes de choix optimal des équipements, types, localisation et durée ;
 Prix de vente de concession et gestion optimale de leur exploitation.
25

Il s’agira de comparer le projet à un projet de référence et il y a eu mise en place des formules


empiriques de calcul de coûts et des avantages en fonction des caractéristiques techniques de
projet et des conditions économiques locales.
C. Phase de consolidation XXème siècle :
- Utilisation systématique à grande échelle de la méthode de coût-avantage sur le projet
d’aménagement hydraulique aux USA ;
- Support de discussion de politique économique ; position des libéraux et celle des
interventionnistes et choix concret de politique. Il s’agira :
 De modèle prix-temps ; temps à gagner, prix à payer, Introduction de
l’aménagement de territoire ou effet de réseau, Considération
macroéconomique ; l’emploi, Considération distributive ; la participation des
usagers et contribuables au coût de production, taux d’actualisation et
l’imperfection du marché.
3. Rationalisation des choix budgétaire
La forte croissance économique après la seconde guerre mondiale avait tant soi peu desserré
les contraintes financières entraînant de ce fait la forte demande de bien et de service de
qualité. Il y a eu la prise en compte dans le projet des aspects qualitatifs tels que
l’environnement ; le bruit, la pollution, le gaz à effet de serre, espace vert, la géopolitique ou
l’ethnie.
26

Chapitre II : Les fondements théoriques de projet


I. Qu’est-ce qu’un projet ?
Il est important de prime abord de distinguer :
- Projet ou ensemble des sous-projets ;
- Programme ensemble des projets ;
- Plan ensemble des programmes ;
- Mission ensemble des plan.
1. De la définition
Le mot « projet » vient du latin projectus ; lancé en avant. Dans le sens commun, il est
associé à une intention (avoir l’intention de partir en Amérique…). La notion de projet tire
son origine de la planification. Réaliser un projet, c’est vouloir une finalité qui partira de ce
qui existe déjà comme situation de référence.
Un projet est un ensemble d’actions qui consomment des ressources limitées (main-d’œuvre,
capital, matières premières) et dont un certain nombre d’agents économiques définis
attendent des avantages monétaires ou non. Il correspond à une démarche spécifique
(unique), temporaire avec un début et une fin, par opposition aux activités rodées et
répétitives. Pour être efficace, cette démarche doit être structurée et méthodique.
Réfléchir à un investissement, le sélectionner, le réaliser puis l’exploiter jusqu’à sa fin de vie
est un projet en soi puisque cela correspond à une démarche spécifique qui mobilise des
ressources pour répondre à un objectif bien défini. On parle alors indifféremment
d’investissement ou de projet d’investissement. De ce fait, le projet une série d’activité qui
vise à atteindre un objectif spécifique compte des moyens mis en œuvre (couts) et (avantages)
dans une durée limité.
A. Typologie des projets
On distingue souvent le projet « ouvrage » et le projet « produit ».
a) Projet « ouvrage »
La finalité d’un projet « ouvrage » est d’obtenir un résultat unique, considéré pour lui-même,
non destiné à être reproduit par la suite (ex : ouvrage d’art, bâtiment, usine, navire,
déménagement, thèse universitaire). Il est destiné à un client clairement identifié.
On dit aussi projet d’ingénierie, projet de réalisation ou projet « client ».
b) Projet « produit »
Dans la catégorie du projet « produit », on trouve :
27

- Le projet consistant à mettre au point un nouveau produit faisant ensuite l’objet d’une
production répétitive, destinée à un marché (ex : automobile, électroménager, produit
chimique ou pharmaceutique) ;
- Le projet dont l’objectif est de réaliser un prototype unique devant ensuite être
reproduit en plusieurs exemplaires (ex : prototype de l’Airbus A320, réalisation d’un
film).
On dit aussi projet de développement ou projet « marché ».
c) Projet de R & D
À côté des projets « ouvrage » et « produit », on trouve le « projet de recherche et
développement (R & D) » qui comprend une phase de recherche dont la durée et le résultat
sont mal connus a priori. En cas de succès, il débouche sur un projet « produit » (ex : R & D
pharmaceutique) ou bien, plus rarement, sur un projet « ouvrage » (ex : mise au point d’un
instrument d’observation spatiale).
L’investissement en R & D est un projet particulier qui ne rentre pas toujours dans les grilles
d’analyse que nous proposons. Nous illustrerons par la suite cette notion avec des exemples.1
Un projet d’investissement conduit soit à un ouvrage unique soit à un produit destiné à être
écoulé en grand nombre sur le marché. Il comprend parfois une phase de R & D.
B. Quels sont les acteurs et leurs rôles dans un projet ?

a) Commanditaire – directeur
Parmi les acteurs impliqués dans un projet, figure celui qui définit avec le client les objectifs
à atteindre et qui récoltera les fruits. C’est le commanditaire ou le directeur qui généralement
rassemble les ressources financières en mobilisant les bailleurs de fonds. Il joue ainsi le rôle
de sponsor (ex : directeur ou sponsor public comme l’État).
b) Chef de projet
Le chef de projet a un rôle central :
- Il se situe entre le directeur et l’équipe projet ;
- Garant de la réussite du projet, c’est lui qui pilote le projet.
Il est lié au directeur par un contrat fixant les objectifs à atteindre (en terme de résultats,
délais, ressources) et les marges de manœuvre, celles-ci pouvant être renégociées
régulièrement en fonction de l’évolution du projet. Il coordonne l’équipe projet avec un
pouvoir d’influence plus ou moins marqué selon la place occupée par le projet dans
l’entreprise.
28

c) Équipe projet
L’équipe projet est constituée d’hommes et de femmes qui réalisent les activités du projet.
La force du projet étant de fédérer autour d’un même objectif, et dès le début du processus,
des personnes qui ont des approches différentes et complémentaires, l’équipe projet est
pluridisciplinaire (chercheurs, ingénieurs, analystes marketing, commerciaux, notamment).
d) Autre terminologie
Pour le projet « ouvrage », la direction de projet est parfois nommée maître d’ouvrage et le
chef de projet, maître d’œuvre. Si les notions de maître d’ouvrage et maître d’œuvre sont
sans équivoque pour les projets de génie civil (notamment ceux qui sont régis par loi MOP1),
elles portent parfois à confusion pour les autres types de projet.
C’est aussi un processus qui donne de la consistance à une idée initiale qui deviendra
concrète et durable à partir de cycle d’un projet à savoir :

2. Cycle intégré de projet


Le cycle intégré de projet est composé de cinq phases allant de l’identification de projet à son
évaluation, dans chaque phase il y a des tâches spécifiques.
A. Programmation de projet
Dans cette phase de conception de projet et des discutions en groupe ou avec un enseignant
sur le secteur sélectionné, on procède à la récolte des informations relatives aux forces et
faiblesses du projet en se basant sur sept points résumés à travers les questions suivantes :
- Quoi →Où → Qui → Comment → Pourquoi → Et si → à qui?
En définissant des priorités :
e) Quoi?
Les concepts de base sont :
- En quoi consiste la proposition? Quels sont les techniques et le produit envisagés?
Sous quelle forme la mise en œuvre est-elle conçue? Quelles sont les ressources
sollicitées?
L’élément central de toute proposition est une indication et une justification précises du
produit à fournir, ainsi que du groupe des bénéficiaires à desservir.

f) Où?
Il s’agit du lieu d’implantation, marché et contexte
29

Contexte : Où la proposition sera-t-elle mise en œuvre? Cette question porte sur le lieu
d’implantation, le marché, le cadre de réglementation et le contexte dans lesquels les activités
du projet se dérouleront.
Chaque contexte est différent des autres. Le succès ou l’échec d’une proposition dépendra
dans une large mesure d’une série de facteurs qui doivent être bien compris et expliqués. La
question « où » renvoie tout d’abord à l’emplacement effectif de l’initiative envisagée, à
savoir le village ou la ville, le district ou le cours d’eau où la mise en œuvre aura lieu. Elle
renvoie ensuite au contexte social, économique, politique et administratif qui caractérise le
cadre de réalisation : ce sont ces facteurs et plusieurs autres qui déterminent le degré de
probabilité du succès ou de l’échec de la proposition.
g) Qui? – Principaux intervenants et parties prenantes
Equipe : L’institution, l’entreprise, la collectivité ou les personnes qui auront la responsabilité
de convertir ce qui est envisagé en actions concrètes ou en résultats correspondent à la
rubrique « Qui? » de la proposition, autrement dit les parties exposées au risque d’échec et
responsables de l’action.
Peu de choses sont aussi importantes que la mise au point d’un mécanisme de collaboration
efficace avec toutes les parties dont l’assistance et la coopération sont nécessaires pour
garantir le succès. Peu d’erreurs sont aussi préjudiciables que le fait d’oublier un acteur
important. C’est au tout début du processus qu’il faut commencer le bilan. La plupart des
fournisseurs de fonds et des services considéreraient la qualité du champion et de l’équipe
comme le facteur le plus important pour décider de l’opportunité d’investir.
h) Comment? – Le plan
Plan d’exécution : La planification, le financement, l’exploitation, la construction, la gestion,
le suivi et l’évaluation constituent la rubrique « Comment » de la proposition. Le succès
d’une proposition est lié au degré de maîtrise de l’éventail complet des facteurs relevant de la
gestion. C’est à ce stade que le champion montre comment assurer la cohésion de tous les
volets sous une forme facile à gérer.
i) Pourquoi? – Les bénéfices
Attentes : Ce sont les répercussions sur les plans financier, social et environnemental, les
impacts et les résultats possibles – aussi bien positifs que négatifs – les risques et les
récompenses, les menaces et les possibilités envisagés, en somme toute la série des questions
« pourquoi? » qui sous-tendent la proposition. En quoi la proposition est-elle importante et
pourquoi devrait-on la soutenir? L’aspect le plus important à ce niveau consiste à circonscrire
30

et à décrire tous les bénéfices réalisables. Ceux-ci se répartissent habituellement dans les trois
catégories que sont les personnes, la planète et les profits.
f. Et si? – Gestion des risques
Planification des mesures d’urgence : “Et si” tout ne se passait pas comme prévu? Et si tout
ne se passait pas comme prévu? Cette question a pour but de tester les hypothèses concernant
la planification et de décrire les résultats et les impacts qui pourraient différer de ce qui est
prévu. Les spécialistes savent bien que très peu de choses se déroulent exactement comme
elles ont été prévues. La proposition doit dûment tenir compte des principaux événements qui
peuvent modifier les coûts, le calendrier, la prestation des services et les résultats. Le
champion peut indiquer comment il fera face à de telles éventualités. Le fait de négliger
certaines questions de la rubrique « Et si? » peut compromettre de façon irréversible le sort et
la mise en œuvre effective d’une proposition.
g) A qui? – Le groupe cible
Groupe cible : Une bonne proposition doit tenir dûment compte des besoins et des procédures
des organismes facilitateurs auprès desquels des ressources sont sollicitées. Elle doit être axée
sur leurs attentes, leurs besoins par rapport au plan et à la demande de ressources et leurs
procédures d’examen, d’approbation et de mise à disposition des ressources sollicitées dans
une proposition L’innovation en matière de financement ne consiste pas à créer des
nouveautés. Il est plutôt question pour un champion d’établir des liens avec un facilitateur qui
soit en mesure de fournir les ressources requises en quantité suffisante. Chaque facilitateur a
ses propres préférences, de même que des priorités et des responsabilités. Une bonne
compréhension de l’univers des organismes facilitateurs est essentielle pour la préparation et
la présentation des propositions.
B. Identification de projet

a) Identifier les problèmes et leurs causes


L’analyse de problème consiste à dégager les aspects négatifs d’une situation et les relations
causes à effets entre les différents problèmes il s’agit de :
- Identifier les parties prenantes : définition du projet, définition du lieu ou de la
collectivité ;
- Identifier les principaux problèmes rencontrés par les bénéficiaires : définition de
l’horizon de l’analyse, caractérisation de la situation avec ou sans projet ;
- Elaborer un arbre de problème ou hiérarchie de problème pour établir les relations de
causes à effets.
31

La démarche consiste à présenter les problèmes dans l’ordre hiérarchique ; il faut partir
d’une base c’est-à-dire du premier problème central reconnu par les différents groupes. Un
deuxième problème est lié au premier. Si un problème est une cause, il est classé au niveau
inférieur, s’il est un effet il est rangé au niveau supérieur. Mais, s’il est ni une cause ni un
effet, il sera classé au même niveau.
Exemple : Problème central
Taux de mortalité
élevé chez la mère
et le nourrisson
Effets

Taux d’infection chez le L’incidence élevée de Taux d’infection


nourrisson et les enfants complications graves à élevé post
en bas âge la naissance accouchement et
néo-natale

Malnutrition Faible taux de Diagnostic tardif Norme d’hygiène


Vaccination des ou inexistant des du personnel et
chez le
nourrissons et des complications à la qualité des soins
nourrisson et enfants en bas naissance prodigués aux
enfant en bas âge patients,
insuffisantes
Pression Carence
commerciale en saisonnière en Faible fréquentation des
faveur de l’emploie aliments riches dispensaires ruraux
de suppléments en protéine
lactés

Refus des Périodicité et Manque de Manque de


mères de qualité des médicaments qualification
fréquenter dispensaires du personnel
les insuffisants
dispensaires
Causes
b) Analyse des objectifs
Si le problème présente les aspects négatifs de la situation présente, l’analyse des objectifs
présente les aspects positifs de la situation future ce qui implique une formulation de
problème en objectifs. Cette analyse peut donc être appréhendée comme une image positive
de l’arbre à problème qui traduit la relation «cause à effet» en relation «moyen et fin». Des
32

faiblesses qui n’apparaissaient pas dans le diagramme de problèmes peuvent se faire voir
facilement dans le diagramme des objectifs.
Exemple : Réduction du taux
de mortalité chez la
mère et le
nourrisson Problème central Fins

Réduction du taux Réduction de Réduction du taux


d’infection chez le l’incidence élevée de d’infection élevé
nourrisson et les enfants complications graves à post
en bas âge la naissance accouchement et
néo-natale

Amélioration Vaccination d’un Dépistage plus Amélioration des


nombre croissant élargie et plus normes d’hygiène
nutritionnelle
des nourrissons et précoces des et des soins des
du nourrisson et des enfants en bas complications à la patients
enfant en bas âge naissance
âge

Faible fréquentation des


Nombre Approvisionne dispensaires ruraux
croissant de ment Carence
bébés nourris saisonnière en Moyens
au sein aliments riches
en protéine

Acceptation Visites plus Disponibilité Amélioration


des fréquente et des de
dispensaires plus médicaments qualification
par les régulière du personnel
mères des
dispensaires
ambulants

Il y a des objectifs :
- Globaux qui expliquent l’importance du projet pour la société et ses avantages pour le
long terme ;
- Spécifique qui explique l’objectif central en fonction des bénéfices que l’utilisation
des services fournis procura aux bénéficiaires ou groupe cible ;
33

- Résultats ; il s’agit des services que le projet va offrir aux bénéficiaires, les résultats
aborderont les causes principales que les problèmes auxquels le groupe cible doivent
faire face ;
- Activités ; la manière d’assurer la fourniture des biens et des services du projet.
c) Analyse des stratégies
Ici, il est question d’élaborer des stratégies ou la stratégie pour atteindre les résultats désirés,
il s’agira de définir les objectifs à inclure ou exclure, elle étudiera aussi la faisabilité des
interventions. Dans notre exemple il sera question d’exclure.
34

Exemple : Réduction du taux


de mortalité chez la
mère et le
nourrisson Problème central Fins

Réduction du taux Réduction de Réduction du taux


d’infection chez le l’incidence élevée de d’infection élevé
nourrisson et les enfants complications graves à post
en bas âge la naissance accouchement et
néo-natale

Amélioration Vaccination d’un Dépistage plus Amélioration des


nutritionnelle nombre croissant élargie et plus normes d’hygiène
des nourrissons et précoces des et des soins des
du nourrisson et
des enfants en bas complications à la patients
enfant en bas âge naissance
âge

Faible fréquentation des


Nombre Approvisionne dispensaires ruraux
croissant de ment Carence
bébés nourris saisonnière en Moyens
au sein aliments riches
en protéine

Acceptation Visites plus Disponibilité Amélioration


des fréquente et des de
dispensaires plus médicaments qualification
par les régulière du personnel
mères des
dispensaires
ambulants

La stratégie de Stratégie de soins Stratégie de soins


nutrition primaires secondaires

Stratégie Stratégie des soins Stratégie des soins


de de santé primaire de santé secondaire
nutrition
35

- Formalisation initiale du projet et étude de faisabilité, vérifier la cohésion objectif-


stratégie ;
- Vérifier la pertinence projet pour le bénéficiaire ;
- Ebauche des termes de référence pour l’identification du projet.
C. Formulation, montage et financement
- sélectionner l’équipe de consultant, mission sur terrain ;
- Détermination des coûts et des avantages ;
- Préparer les conditions de financement avec les bénéficiaires ;
- Formule les termes de référence de l’étude de faisabilité, il y a six aspects majeurs :
 Un diagnostic de l’existant ou « Etat de lieux » ;
 L’étude de l’offre ou l’étude de faisabilité technique d’abord au stade
d’investissement puis au stade d’exploitation, l’étude d’investissement
comprend quatre étapes :
 L’étude préliminaire ou de programmation elle caractérise les besoins et
les contraintes ;
 Avant-projet sommaire ;
 Avant-projet détaillé ;
 Projet d’exécution.
Dans une étude de faisabilité, on se limite à la programmation et à l’avant-projet sommaire.
 Une étude de la demande ou Etude du marché qui s’intéresse aux quantités,
aux qualités, aux prix de biens et services qui seront vendus sur le
marché ainsi qu’aux entreprises qui peuvent exploitation le projet. Elle
consiste à analyser les capacités de production et de vente à travers des études
techniques et de marché ;
 Une étude de faisabilité institutionnelle et juridique ;
 Une évaluation économique qui concerne que la collectivité ;
 Une évaluation financière permet à l’investisseur de prendre la décision
d’accepter ou de refuser la réalisation du projet et elle inclut toutes les parties
prenantes à savoir :
 Le maître d’ouvrage ;
 Les actionnaires ;
 Les consommateurs ;
 L’exploitant ;
36

 L’Etat.
Dans cette étape, on inclut aussi le plan de financement de maître d’ouvrage.
 Une étude sur l’impact de l’environnement naturel et social ;
 Une évaluation de risque, une proposition d’allocation de risque.
D. Implémentation et mis en œuvre

a) Phase de la planification
Dans cette phase, l’idée est précisée pour devenir opérationnelle. Le cadre logique expose la
logique d’intervention du projet et décrit des hypothèses et risques importants qui les
conditionnent. On peut vérifier aussi la faisabilité du projet. Pour la gestion et la supervision
le cadre logique définit :
- Les tâches à entreprendre ;
- Les ressources nécessaires ;
- Et les responsabilités en matière de gestion, l’avancement et l’évaluation.
b) Les hypothèses
Une fois les stratégies arrêtées, les objectifs et d’autres facteurs externes qui ne s’intègrent
pas demeurent et auront une incidence sur la mise en œuvre et sur la viabilité à long terme du
projet mais échappent à son contrôle. Ces conditions doivent être remplies pour assurer la
réussite du projet et figurées en qualité d’hypothèses. Les conditions préalables diffèrent en
ce sens qu’elles doivent être remplies avant le démarrage du projet.
- Assurer l’élaboration de la planification des opérations ;
- Mise en place, suivi du projet et comparaison entre projet planifié et réalisé.
E. Evaluation
Consistera en la viabilisation des projets, pour ce faire, il est important de déterminer le coût
des projets et les avantages afin de déterminer sa rentabilité, son aspect bancable et sa
couverture totale.

II. L’analyse coût-avantage ACA en anglais CBA


1. De la définition
L’analyse coût-bénéfice ou analyse coût-avantage ACA est un outil indispensable de
l’analyse financière et économique pour les projets qui ont des avantages quantifiés en termes
monétaires qui impliquent à la fois des investissements initiaux et une rentrée des revenus le
long d’une certaine période.
37

L’analyse coût-bénéfice emploie le prix financier constant c’est-à-dire le prix que le


consommateur paie et que le producteur perçoit ou il y a toutes taxes et subventions.
Cette analyse tient compte :
- Des articles échangeables ;
- Et ceux non échangeable.
Le deuxième cas fait partie de l’analyse économique aussi le cas de correction à ce qui
concerne les effets de l’impôt dans le projet.
2. De la démarche

A. Dresser le tableau
Le tableau qui contient :
a) La perspective temporelle
Par perspective temporelle, nous nous référons au nombre maximum d’années sur lesquelles
des prévisions sont fournies. Le nombre maximum d’années pour lesquelles des prévisions
sont fournies détermine l’étendue d’un projet dans le temps et il est lié au secteur
d’investissement considéré. Pour la majorité des infrastructures, par exemple, cette
perspective est d’au moins 20 ans (à titre indicatif); pour les investissements productifs,
toujours à titre indicatif, elle avoisine les 10 ans. Néanmoins, la perspective ne doit pas
excéder la durée de vie économique du projet :
Projets par Secteur Perspective moyenne
Énergie 25
Eau et environnement 30
Chemins de fer 30
Routes 25
Ports et aéroports 25
Télécommunications 15
Industrie 10
Autres services 15
Source: des données de l’OCDE

b) Détermination des coûts


Le coût total d’un projet est égal à la somme des coûts d’investissement et des coûts
d’exploitation. Il faut spécifier le montant des coûts éligibles et des coûts totaux. La
différence entre les deux éléments de coûts découle essentiellement des éléments suivants :
- Le coût du terrain ;
- Le paiement de la TVA ;
- les dépenses encourues avant la présentation de la demande ;
38

- les travaux ou dépenses connexes.


- Coût d’investissement
 Les immobilisations incorporelles :
 Les frais de 1er établissement, Good will, Licence, Brevet.
 Les immobilisations corporelles :
 Terrain, bâtiment, véhicule, mobilier, machine, matériel, outillage,
équipements.
- Le coût d’exploitation ou de fonctionnement :
 Personnel, matières premières, approvisionnement en énergie, marchandises,
produit fini, bref actif circulant faisant appel au BFR.
- Flux de trésorerie futurs : c’est l’ensemble des charges et de produits
tels (Tab. 2.2) :
 vente de produit fabriqué.
Ainsi, la différence entre les charges et les produits donne le résultat brut d’exploitation ou
Excédent brut d’exploitation EBE
- Le bénéfice net sera la différence entre le bénéfice brut et le total des coûts annuels,
ils sont aussi composés des biens échangeables et non-échangeables ;
c) Les recettes générées par le projet
Certains projets peuvent générer leurs propres recettes, tirées de la vente de biens et de
services. On déterminera ces recettes en établissant des prévisions sur les services fournis et
sur leurs prix, et elles seront inscrites dans le Tab. 2.2 concernant l’analyse financière et les
recettes d’exploitation.
Les éléments suivants ne doivent généralement pas être intégrés dans le calcul des recettes
futures :
- Les coûts et avantages doivent être nets de TVA. Les autres taxes indirectes ne
doivent être inclues que si elles sont imputées à l’investisseur ;
- Toute autre subvention (transferts d’autres instances, etc.).
Dans certains cas (par exemple pour les voies ferrées ou les aqueducs), l’investisseur peut
être différent de l’organe qui gérera l’infrastructure; dans ce cas, ce dernier paiera une
redevance (ou un droit équivalent) au premier.
Cette redevance peut ne pas refléter l’intégralité des coûts et contribuer ainsi à créer un
déficit de financement.
39

Les recettes à prendre en compte dans l’analyse financière sont généralement celles qui
reviennent au propriétaire de l’infrastructure.
d) La valeur résiduelle de l’investissement (ligne 1.19)
Parmi les éléments de recettes de l’année finale considérée figure la valeur résiduelle de
l’investissement c’est-à-dire la dette consolidée, les actifs immobilisés tels que bâtiments et
machines, etc…, qui représente l’élément de valeur résiduelle figurant au Tab. 2.1, compte
tenu des éléments d’investissement.
Dans ce tableau, tous les éléments sont des coûts d’investissement (sorties) et la valeur
résiduelle doit y figurer assortie du signe opposé (signe négatif si les autres sont positifs) car
c’est une entrée. Dans le tableau suivant (viabilité financière ou calcul du TIRF/K), elle
figure avec un signe positif car elle est inclue dans les recettes.
La valeur résiduelle n’est prise en compte dans le tableau sur la viabilité que si elle
correspond à une entrée réelle pour l’investisseur.
Elle est toujours prise en compte dans le calcul du TIRF/C et du TIRF/K.
La valeur résiduelle peut être calculée de deux manières :
- En considérant la valeur résiduelle de marché de l’actif immobilisé, comme s’il devait
être vendu à la fin de la perspective considérée ;
- En considérant la valeur résiduelle de tous les actifs et passifs.
e) L’ajustement tenant compte de l’inflation
Dans l’analyse d’un projet, la coutume est d’utiliser des prix constants, c’est-à-dire des prix
ajustés en fonction de l’inflation et fixés pour une année de référence. Cependant, dans
l’analyse des flux financiers, les prix courants peuvent être plus appropriés; ce sont des prix
nominaux effectivement observés d’année en année. L’effet de l’inflation, ou plutôt
l’augmentation générale de l’indice des prix, ou les oscillations des prix relatifs, peuvent se
répercuter sur le calcul du rendement financier de l’investissement. C’est pourquoi il est
généralement recommandé de recourir aux prix courants.
f) Le choix du taux d’actualisation approprié
Pourquoi faut-il actualiser ?
L’agent économique n’accorde pas la même valeur à une somme qui apparaît à des dates
différentes.
Il préfère :
- Disposer d’un bien ici et maintenant plutôt que dans le futur ;
- Régler sa dette dans le futur quitte à consentir qu’elle soit plus importante demain.
40

Ainsi, on ne peut pas comparer des flux financiers échelonnés dans le temps sans les ramener
à une unité temporelle commune. L’actualisation permet de « convertir » les flux financiers
futurs afin qu’ils deviennent équivalents à des flux présents.
Cette préférence pour le présent est la conjugaison de deux termes :
- Un escompte psychologique ;
- Et un escompte financier.
Escompte psychologique
L’escompte psychologique (préférence pure pour le présent ou effet d’impatience) traduit le
fait qu’un plaisir immédiat est généralement préféré à ce même plaisir dans le futur
indépendamment de tout phénomène économique :
- il existe un risque inhérent au futur car on ne sera peut-être plus là demain ;
- On s’accorde en général pour dire que cet effet d’impatience se situe autour de 1 à 2
% par an, ce qui correspond au taux d’intérêt qui serait exigé par les ménages pour
différer leur consommation.
Cet escompte psychologique est conditionné par deux effets contradictoires
- Un effet richesse ;
- Et un effet précaution.
Effet richesse ⇒ taux fort
L’effet richesse implique que la valeur d’un bien aujourd’hui est supérieure à la valeur qu’il
aura demain.
Escompte financier
L’escompte financier vient du fait que l’on peut placer l’argent que l’on possède aujourd’hui
sur un compte qui rapporte des intérêts financiers (cf. partie III).
L’actualisation est l’opération mathématique qui permet de comparer des valeurs
économiques s’échelonnant dans le temps.
- Le taux d’actualisation financier
Pour actualiser les flux financiers et économique et calculer la valeur actuelle nette (VAN,
Tab. 2.5 et 2.6), il faut définir le taux d’actualisation approprié.
Il existe de nombreuses manières théoriques et pratiques d’estimer le taux d’actualisation de
référence à appliquer à l’analyse financière et à l’analyse économique.
Le taux d’actualisation financier est le coût d’opportunité du capital. Le coût d’opportunité
signifie que lorsque nous investissons du capital dans un projet, nous renonçons à obtenir un
41

rendement dans le cadre d’un autre projet. En procédant à cet investissement, nous encourons
donc un coût implicite : la perte de revenus que générerait un autre projet.
Il existe fondamentalement trois approches permettant d’identifier le taux d’actualisation
financier approprié :
 Il est suggéré que le véritable taux d’actualisation doit mesurer le coût
du capital utilisé pour le projet spécifique :
 La référence pour un projet public peut être le rendement réel
des obligations d’État ;
 Ou le taux d’intérêt réel à long terme des prêts commerciaux si le
projet a besoin de fonds privés.
 La seconde approche établit une limite maximale, en pratique, le coût
d’opportunité du capital est estimé en examinant le rendement
marginal d’un portefeuille de titres sur le marché financier
international, à long terme et avec un risque minimal. Toutefois, en
particulier dans le secteur privé, certains investisseurs peuvent, sur la
base d’expériences antérieures dans les mêmes projets, se sentir
capables de réaliser un rendement encore plus élevé sur
l’investissement ;
 La troisième approche est de déterminer un taux limite. Cela implique
de recourir à une simple approximation. Nous prenons un taux
d’intérêt spécifique ou un taux de rendement d’un émetteur bien établi
dans une devise largement commercialisée, et nous appliquons un
multiplicateur sur cette référence minimale.
Tableau 1 – Principaux taux d’actualisation utilisés1
Attention, il convient d’être prudent dans les comparaisons que suggère ce tableau dans la
mesure où la pratique du calcul économique peut être assez différente d’un pays à l’autre. 2 3
Taux d’actualisation Période prise en compte (années)
en vigueur
Afrique du Sud 8% 20-40
Allemagne 3% Variable
Australie 6-7 % 20-30
Canada 5-10 % 20-50
Danemark 6-7 % 30
42

États-Unis 3-7 % Variable


Italie 5%
France 8% 30
Hongrie 6% 30
Japon 4% 40
Mexique 12 % 30
Norvège 5% 25
Nouvelle-Zélande 10 % 25
Pays-Bas 4% 30
Portugal 3% 20-30
République tchèque 7% 20-30
Royaume-Uni 3,5 % 30
Suède 4% 15-60
Commission européenne2 5%
Banque mondiale – PED3 10-12 %
1. Source : Le plan (2005).
2. Il n’existe pas vraiment au niveau communautaire de taux d’actualisation de référence même si
la Commission européenne a fixé pour les projets qu’elle cofinance un taux de 5 %.
3. Le taux de la Banque mondiale est relativement élevé car il intègre le risque-pays. PED = Pays
en développement.
- Le taux d’actualisation social
Le taux d’actualisation social, quant à lui vise à refléter le point de vue social sur la manière
dont les avantages et coûts futurs doivent être valorisés par rapport aux avantages et coûts
actuels.
La Banque Mondiale et, plus récemment, la BERD ont adopté un taux de rendement
économique exigé de 10%. Généralement. Les principales approches concernant l’estimation
du taux d’actualisation social sont les suivantes :
- Une conception traditionnelle, selon laquelle l’investissement public marginal doit
avoir le même rendement que l’investissement privé, les projets étant substituables ;
- Une autre conception est d’utiliser une formule fondée sur le taux à long terme de la
croissance de l’économie, la formule approximative est la suivante :
 r=ng+p
43

 Où r est le taux d’actualisation social réel des fonds publics, exprimé


dans une devise appropriée exemple l’euro ;
 g est le taux de croissance des dépenses publiques ;
 n constitue l’élasticité du bien-être social par rapport aux dépenses
publiques ;
 Et p est un taux de préférence intertemporelle pur.
Par exemple, supposons que les dépenses publiques d’assistance aux pauvres augmentent à
un taux réel annuel égal à la moyenne de la consommation per capita, disons 2%, et que
l’élasticité du bien-être social par rapport à ce type de dépenses est de 1 à 2. Si la préférence
intertemporelle pure est d’environ 1%, le taux d’actualisation social réel sera entre 3% et 5%.
Cette approche aboutit à des valeurs de taux d’actualisation généralement inférieures à celles
de l’approche précédente, car les marchés de capitaux sont imparfaits et à courte vue et ils
actualisent l’avenir plus lourdement.
En fait, selon une conception extrême, l’État devrait avoir une valeur zéro pour la préférence
intertemporelle, puisqu’il lui incombe de protéger les intérêts de toutes les générations à
venir.
- Une troisième solution est de se fonder sur une référence standard pour le taux
d’actualisation, un taux de rendement requis reflétant un objectif de croissance réel.
En fait, à long terme, les taux d’intérêt réels et les taux de croissance devraient
converger.
En conclusion, un taux d’actualisation social européen de 5% peut avoir des justifications
différentes et convergentes et pourrait constituer une référence standard pour les projets
cofinancés par l’UE. Toutefois, dans certains cas spécifiques, les initiateurs de projets
peuvent souhaiter justifier une valeur différente.
- Mode de calcul
C’est le taux auquel sont actualisées les valeurs futures. Il est généralement considéré comme
équivalent au coût d’opportunité du capital.
1 euro investi à un taux d’actualisation annuel de 5% donnera 1 + 5% = 1,05 au bout d’un an;
(1,05) x (1,05) = 1,1025 au bout de deux ans; (1,05) x (1,05) x (1,05) = 1,157625 au bout de
trois ans, etc.
La valeur économique actualisée d’un euro qui sera dépensé ou gagné en deux ans est de
1/1,1025 = 0,907029; en trois ans, elle est de 1/1,57625 = 0,63838. C’est l’opération inverse
de celle présentée ci-dessus.
44

Le concept clé est celui du coût d’opportunité du capital. À cet égard, nous recommandons de
déterminer le taux d’actualisation en appliquant un critère type, compte tenu de certaines
valeurs de référence. À titre indicatif, pour la période 2000-2006, un taux réel de 6% peut être
considéré comme le paramètre de référence pour le coût d’opportunité du capital à long terme
(voir annexe A).
g) La vérification de la viabilité financière (Tab. 2.4)
Le plan financier doit démontrer la viabilité financière d’un projet, c’est-à-dire prouvé que le
projet ne risque pas de se retrouver à court de fonds; la programmation de l’entrée et de la
sortie des fonds peut s’avérer essentielle dans la mise en œuvre du projet. Les demandeurs
d’un concours doivent montrer comment, dans la perspective temporelle du projet, les
sources de financement (y compris les recettes et tout type de transferts d’argent liquide)
couvriront les paiements d’année en année. Le projet est viable si le cash-flow net cumulé est
positif pour toutes les années considérées.
h) La détermination des principaux indicateurs de performance
Les indicateurs utilisés dans l’analyse financière (Tab. 2.5 et 2.6) sont :
- Le taux de rentabilité interne financier ;
- La valeur actuelle nette financière du projet.
Ces deux indicateurs doivent être calculés à la fois pour l’investissement (Tab. 2.5) et pour le
capital investi (Tab. 2.6).
Le taux de rentabilité interne financier est défini comme le taux d’intérêt qui annule la valeur
actuelle nette de l’investissement.
- Pour déterminer les B ou C ou B N actualisé il convient de les multiplier par le
coefficient d’actualisation, BNA = BBA- CA ;
- Détermination de la VAN, elle montre l’excèdent des bénéfices annuels bruts
actualisés par rapport aux coûts annuels actualisés ;
- Calculer le TRI ;
𝐵𝑁 𝐵
- Le ratio et le ratio montrent la relation entre valeur actuelle de bénéfice du projet
𝐶 𝐶

et celle de ses coûts :


𝐵𝑁
 Pour calculer le ratio , l’analyste utilise le flux de bénéfices annuels nets
𝐶

actualisés c’est-à-dire diviser en valeur absolue de la somme de postes positifs


de bénéfices nets actualisés par la somme des postes négatifs de bénéfices nets
actualisés ;
45

𝐵
 Le ratio est le ratio entre le total des bénéfices actualisés et le total des coûts
𝐶

actualisés ;
Si ces ratios ont une valeur supérieure à 1 le projet est financièrement viable, ils peuvent
aussi montrer l’ordre de classement lorsqu’on compare plusieurs projets, dans la pratique
𝐵
c’est le ratio qui est plus usité.
𝐶

i) La détermination du taux de cofinancement.


Le taux de cofinancement (voir aussi annexe C) est le pourcentage qui détermine la part des
coûts éligibles couverte par des subventions
B. Analyse de faisabilité et des options
La faisabilité ne concerne pas uniquement les aspects de l’ingénierie, mais aussi, dans bien
des cas, les questions de commercialisation, de gestion, d’analyse de la mise en œuvre, etc.
Il n’est pas rare que nous adoptions différentes options d’un projet pour réaliser un objectif
socio-économique. L’auteur du projet doit prouver que son choix est la meilleure de toutes
les options possibles. Dans certains cas, un projet peut être considéré comme valable du point
de vue de l’ACA, mais inférieur aux autres solutions envisageables.
Pour chaque projet, au moins trois options peuvent être envisagées :
- L’option Ne rien faire (scénario de référence sans projet ou statu quo) ;
- L’option Faire le minimum (scénario de référence avec intervention minimale) ;
- l’option Faire quelque chose (scénario avec le projet étudié ou une alternative
raisonnable, comme un projet fondé sur une technique ou un concept de substitution).
L’option Ne rien faire est la référence habituelle dans l’analyse d’un projet dont le principe
de base est de comparer les situations avec et sans le projet. L’option Ne rien faire est aussi
dénommée «scénario sans projet».
Exemple d’options, pour relier la ville A à la ville B, trois options sont envisageables :
- construire une nouvelle voie ferrée;
- construire une nouvelle route;
- améliorer la route existante option «Faire le minimum».
S’il est proposé la construction d’une nouvelle route, il faut démontrer que cela vaut mieux
que les options de la voie ferrée et de l’amélioration de la route existante, en dépit de la
faisabilité de ces options.
46

3. Décisions financières de l’’investissement


L’incertitude qui entoure les flux futurs et le nombre élevé des risques et d’obstacles liés au
lancement d’une activité nouvelle est à la base de l’application de l’analyse financière.
Ainsi donc, quels sont les Critères de choix d’investissement productif en univers certains ?
Après avoir ressemblé toutes les informations financières et dresser le tableau des flux de
trésorerie, l’évaluation d’un projet s’appuie sur des critères de choix d’investissement à
savoir :
- La valeur actuelle nette VAN ;
- Le taux interne de rentabilité TRI ;
- Le délai de récupération DR ;
- L’indice de profitabilité IP.
A. Valeur actuelle nette (VAN)

a) De la définition
L’actualisation consiste à calculer la valeur à une date donnée d’un ou d’une série de
paiement et/ou de recettes futurs. Il s’agira de répondre à la question suivante : recevoir une
somme d’argent aujourd’hui a-t-il la même valeur que recevoir cette somme dans un an ?
En clair, il s’agit de répondre à la question suivante : recevoir une somme d’argent
aujourd’hui a-t-il la même valeur que recevoir cette somme dans un an ?
En effet, l’argent reçu aujourd’hui peut être investie et porter des intérêts. D’une manière
générale, on connaît les sommes payables ou encaissables ultérieurement et, en prenant un
taux ou facteur d’actualisation i on calcule la Valeur actuelle ; Vo, a Actualisation à intérêt
composé.
En ce qui nous concerne, il sera question de considérer que les intérêts sont investis et
rapportent eux-mêmes des intérêts au terme d’une année donc l’actualisation à intérêts
composés.

b) De la formulation mathématique

L’ACA s’appuie sur une estimation prévisionnelle d’une période donnée n qui va engendrer
chaque année t un ensemble de coûts, Ct et un ensemble d’avantages, Bt, avec un taux
d’actualisation sociale R qui reflète le point de vue social sur la façon dont devrait être évalué
l’avenir par rapport au présent, on calcule la valeur actualisée nette VAN en appliquant la
formule suivante :
47

- Obtenir la valeur présente des coûts et des bénéfices, en divisant le coût ou le bénéfice
par la valeur de 1+ le taux d’actualisation :
𝐵
 VA de bénéfice = ∑𝑛𝑡=0 (1+𝑖)
𝑡
𝑡

𝐶
 VA de coût = ∑𝑛𝑡=0 (1+𝑖)
𝑡
𝑡

i = 3.5 est un taux souvent recommandé.


- Calculer la valeur présente nette pour chaque alternative, on calcule la VAN pour
chaque alternative = VA de bénéfice – VA de coût et on adopte l’alternative lorsque
la VAN est supérieure à 0 c’est-à-dire VA de bénéfice > VA de coût la décision est
plus complexe lorsqu’il y a plusieurs alternative.
𝐵 𝐶
- VAN = ∑𝑛𝑡=𝑂 (1+𝑖)
𝑡
𝑡-
∑𝑛𝑡=𝑂 𝑡 𝑡
(1+𝑖)

Ou encore, on aura la formule suivante :


𝑉𝑛
𝑉0 =
(1+𝑖)𝑛

Selon la méthode de calcul de la VAN ou Net Present Valeur, un investissement est rentable
si sa VAN est positive. Mathématiquement, cela se traduit de la manière suivante :
𝑉𝑡
∑𝑛𝑡=1 - I>0, Vt représente le flux engendré en temps t, I les dépenses d’investissement
(1+𝑖)𝑡

initial, r le taux d’actualisation et n l’horizon choisi.


Nous envisagerons un investissement dans lequel apparait des amortissements ainsi que des
impôts et où l’on fait intervenir des dépenses d’investissement initial et des dépenses en
besoin en fonds de roulement. Tout en considérant que l’investissement est totalement
financé par le Partenariat Public-Privé. Nous nous permettrons aussi d’analyser la VAN en
tenant compte de l’incertitude et cela nous conduira à l’utilisation de la méthode « Espérance
et risque de la VAN.
On dit d’un projet qu’il est risqué ou aléatoire lorsque le décideur peut associer aux
événements futurs une distribution de probabilité. Les flux attendus deviennent des variables
aléatoires dont on doit étudier les caractéristiques, notamment les deux premiers moments :

- L’espérance ;
- Et l’écart type.

Ce sont les paramètres des distributions les plus utilisés en finance et qui correspondent aux
deux premiers moments de la distribution normale. Si on considère que la dépense
48

d’investissement est aussi incertaine, on sera appelé à caractériser sa moyenne pour calculer
la valeur actualisée nette espérée et son écart type pour déterminer le risque qui lui est
associé :

𝑬[𝑩 ]
E[ VAN] = ∑𝒏𝒕=𝟏 (𝟏+𝒊)𝒕 𝒕 - E[It ]

𝝈𝟐 𝑩
𝝈 [VAN]= √∑𝒏𝒕=𝟏 (𝟏+𝒊)𝟐𝒕𝒕 + 𝝈𝟐 [I]

B. Le TIR Taux interne de rentabilité

Le taux interne de rentabilité est le taux pour lequel recettes et dépenses actualisées
s’équilibrent, c’est-à-dire le taux d’actualisation i qui annule la valeur actualisée nette du
projet d’investissement. L’investisseur entreprendra le projet si le TIR est supérieur au taux
de rendement qu’il exige.
𝑩𝒕
∑𝒏𝒕=𝟏 - I = VAN = 0
(𝟏+𝒊)𝒕

La méthode de calcul consiste à déterminer ce taux d’actualisation i. Pour déterminer la


valeur exacte du TIR, il est nécessaire de trouver la racine du polynôme de degré n qui se
rapporte à l’équation. Cela devient une tâche algébrique complexe dès que n dépasse 2 ou 3.
Comme on ne peut pas isoler i, on le cherche par tâtonnement. C’est pour cette raison que
cette méthode ne sera pas utilisée dans notre travail. Si TIR est supérieur au taux de
rendement le projet est rentable VAN = 0

Le calcul de TRI
- 10 % donne une VAN positive de 1.720, par tâtonnement quel sera le taux qui
annulera la VAN ?
 15 % donne une VAN positive de 484 ;
 20 % donne une VAN négative de - 78 ;
 25 % donne une VAN négative de - 376.
De ce fait, le taux qui annule la VAN est compris entre 15 % et 20 % :
- 19 % donne une VAN positive de 4;
- 20 % donne une VAN négative de – 78.
De cette nouvelle donne, nous concluons que la recherche du taux qui annule la VAN se
trouve entre 19 % et 20 % et on utilise la formule suivante :
49

TRI = le taux positif inférieur proche de zéro + (la différence de deux taux proches de
𝑽𝑨𝑵 𝒅𝒖 𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒊𝒏𝒇é𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓 𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒇
zéro positif et négatif)*(𝒅𝒊𝒇𝒇é𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒖𝒙 𝑽𝑨𝑵 𝒑𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒆𝒕 𝒏é𝒈𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒆𝒏 𝒗𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒃𝒔𝒐𝒍𝒖𝒆

)
4
TRI = 19 + (20- 19) * 78−4 = 19.05 %

Tx inf +ptoche de 0 Tx - proche de 0 VAN + proche de 0 VAN - proche de 0 TRI


19 20 4 78 19,054

C. Critère de délai de récupération (DR)

Le Délai de récupération est le temps nécessaire pour que les flux nets du projet équilibrent le
montant du coût d’investissement. Selon ce critère, un projet est financièrement intéressant
lorsque sa dépense d’investissement est récupérée à l’intérieur d’un délai critique donné,
celui-ci étant d’autant plus court que le projet est risqué. De ce point de vue, on dira que plus
le D.R. prévu d’un projet est inférieur au délai critique choisi, plus le projet est jugé
intéressant. Ce critère est adapté dans le contexte des pays à risque ; instabilité politique du
fait de coups d’Etat militaires, des guerres civiles, ou de manifestations ou encore de grèves
fréquentes, des remous sociaux constants.
D. Indice de profitabilité
L’indice de profitabilité mesure l’avantage induit par un dollar de capital investi en terme
relatif. C’est la Valeur Actualisée par unité de la dépense d’investissement initiale.
𝑛
1
∑ 𝐵𝑡 (1 + 𝑖)−𝑡
𝐼
𝑡=1

Le projet est accepté lorsque l’indice > 1 ; plus cet indice est grand, plus le projet est viable.

4. Analyse économique des projets


L’analyse économique évalue la contribution du projet au bien-être économique du pays. Elle
est réalisée au nom de l’ensemble de la société et pas au nom du propriétaire de
l’infrastructure, comme dans l’analyse financière.
Partant du Tab. 2.5 de l’analyse financière, l’analyse économique définit des facteurs de
conversion appropriés pour chacun des éléments d’entrée ou de sortie.
La logique de la méthode consiste à transformer les prix du marché utilisés dans l’analyse
financière en prix fictifs et à prendre en compte les externalités qui conduisent à des coûts et
avantages sociaux non considérés dans l’analyse financière parce qu’ils ne génèrent pas de
50

dépenses ou de recettes financières réelles par exemple impacts sur l’environnement ou effets
de redistribution.
A. Corrections fiscales
Cette phase conduit à déterminer deux nouveaux éléments de l’analyse économique :
- La valeur de la fiscalité’ brute (voir Tab. 2.10) ;
- Et la valeur du facteur de correction applicable aux prix du marché affectés par des
aspects fiscaux.
Les prix de marché couvrent les taxes et subventions, ainsi que certains paiements de
transferts, qui peuvent affecter les prix relatifs. S’il est difficile, dans certains cas, d’exprimer
des prix nets de toute taxe, des règles générales peuvent être établies pour corriger ces
distorsions :
- Les prix des intrants et des extrants à prendre en compte dans l’ACA doivent être nets
de TVA et autres taxes indirectes ;
- Les prix des intrants à prendre en compte dans l’ACA doivent être bruts de taxes
directes ;
- Les paiements de transferts purs à des personnes, comme les versements de la sécurité
sociale, doivent être omis ;
- Dans certains cas, les taxes indirectes/subventions sont destinées à corriger les
externalités.
Des exemples types sont les taxes sur les prix de l’énergie visant à décourager les externalités
négatives pour l’environnement. Dans ce cas et dans des cas semblables, l’intégration de ces
taxes dans les coûts des projets peut se justifier, mais l’évaluation doit éviter la double
comptabilisation (c’est-à-dire ne pas inclure à la fois la taxation de l’énergie et les estimations
des coûts environnementaux externes dans l’évaluation).
B. Corrections des externalités
Qu’est-ce qu’une externalité (externality) ?
L’économiste parle d’externalité pour désigner des situations où les décisions d’un agent
économique affectent un autre agent sans que le marché intervienne. Cela se produit quand le
marché est défaillant : il n’existe pas de moyens pour les parties concernées, de négocier leurs
actions2.
Une externalité peut être positive :
Un producteur de fruits décide de planter des arbres fruitiers à proximité d’un apiculteur. La
production de miel va sensiblement augmenter car les abeilles trouveront facilement des
51

fleurs à butiner. Réciproquement, la production de fruits sera favorisée par la présence des
abeilles. Ici, l’externalité joue positivement dans les deux sens.
Ou négative :
L’installation d’une usine d’incinération d’ordures ménagères à proximité d’un quartier
d’habitation aura comme conséquence la chute des prix de l’immobilier et pénalisera les
transactions immobilières dans ce quartier.
L’objectif de cette phase est de déterminer les avantages ou les coûts externes qui n’ont pas
été pris en compte dans l’analyse financière :
- Les coûts et avantages découlant des effets sur l’environnement ;
- Le temps épargné par les projets dans le secteur des transports ;
- Les vies humaines sauvées par des projets dans le secteur de la santé etc.
Dans certains cas, il sera difficile d’évaluer les coûts et avantages externes, même s’ils sont
faciles à identifier. Un projet peut causer des dommages d’ordre écologique dont les effets,
combinés à d’autres facteurs, se feront sentir à long terme et sont difficiles à quantifier et à
évaluer.
En règle générale, tout coût ou avantage social dont l’impact dépasse le projet et affecte
d’autres agents économiques sans compensation financière doit être pris en compte dans
l’analyse de l’ACA, en plus des coûts financiers du projet.
Citons à titre d’exemples de ces externalités positives ou des retombées de ces avantages en
faveur d’autres consommateurs :
- Une voie ferrée peut réduire les embouteillages sur une autoroute ;
- Une nouvelle université peut financer la recherche appliquée et le revenu futur des
employés sera accru par une meilleure formation de la main-d’œuvre, etc.
Dans la mesure du possible, les externalités doivent recevoir une valeur monétaire. Si ce n’est
pas possible, elles doivent être quantifiées par des indicateurs non monétaires.
Exemples d’impacts sur l’environnement :
- Les coûts environnementaux d’une autoroute peuvent être rapprochés de la perte de la
valeur potentielle des propriétés situées à proximité de l’autoroute en raison de
l’augmentation du bruit et des émissions, ainsi que de la dégradation du paysage ;
- les coûts environnementaux d’une grande usine polluante, par ex. une raffinerie
pétrolière, peuvent être estimés en fonction de la hausse potentielle des dépenses de
santé chez les résidents et les travailleurs.
L’examinateur du projet doit vérifier que ces types de coûts ont été identifiés et quantifiés et,
si possible, qu’ils ont reçu une valeur monétaire réaliste. Si cela s’avère difficile, voire
52

impossible, ces coûts et avantages doivent être quantifiés au moins en termes physiques pour
une évaluation qualitative.
De nombreux grands projets, notamment dans le domaine des infrastructures, peuvent profiter
à des agents économiques autres que les bénéficiaires directs du revenu social généré par le projet.
C. Valeur comptable des actifs immobilisés du secteur public
De nombreux projets réalisés dans le secteur public font appel à des immobilisations et des
terrains qui peuvent appartenir à l’État ou être acquis par l’État.
Les immobilisations, y compris les terrains, bâtiments, machines et ressources naturelles,
doivent être évaluées en fonction de leur coût d’opportunité et non en fonction de leur valeur
comptable traditionnelle ou officielle.
Il convient de le faire lorsqu’un actif peut être utilisé d’une autre manière, même s’il
appartient déjà au secteur public.
D. De la détermination de prix des immobilisés et des stocks

étrangers

a) Calcul de prix paritaire à l’exportation


- Prix-coût, assurance et fret au point de l’importation ;
- Déduire le coût du fret et de l’assurance depuis le point d’exportation, utiliser le prix
f.o.b franco à bord s’il est disponible ;
- Convertir le prix f.o.b exprimé en monnaie étrangère en f.o.b. exprimé en monnaie
nationale en utilisant le taux de change officiel ;
- Déduire de f.o.b les charges de manutention en monnaie locale à Kasumbalesa ;
- Déduire le coût de transport et de commercialisation de Kasumbalesa jusqu’au point
de transformation ou de production ;
- S’il y a transformation industrielle déduire les charges de transformation et
convertir en prix du produit brut exemple le prix du Ouate en prix du coton
graine. Et, rajouter la valeur de tout sous-produit comme les résidus de graine
coton ;
- Déduire le coût de transport et de commercialisation depuis le point de transformation
jusqu’au point de commercialisation exemple le produit d’agricole ;
- La différence entre le prix f.o.b et l’étape 4 et 6 est égale au prix à la production
agricole et industrielle paritaire à l’exportation ; lorsque les deux ports sont
équidistants du marché d’exportation, on peut prendre le prix f.o.b
b) Ajustement des prix du marché
53

L’analyse économique du projet suppose des ajustements des prix du marché utilisés dans
l’analyse financière. Les prix du marché sont considérés comme très éloignés de leur
équilibre à long terme en raison des nombreuses distorsions telles que celles dues :
- Aux taxes ;
- Aux subventions ;
- Aux droits à l’importation ;
- Et autres transferts financiers.
Pour refléter les coûts d’opportunité, les chiffres économiques doivent tenir compte des
externalités et écarter tous les types de transferts financiers.
Un facteur de conversion standard est appliqué aux biens commercialisés sur le marché
international pour adapter le prix du marché et calculer des prix fictifs qui reflètent les coûts
d’opportunité. Les prix sur les marchés mondiaux représentent les possibilités d’échanges
réelles du pays et constituent donc une mesure appropriée des coûts d’opportunité.
Le FCS reflète traditionnellement la divergence moyenne pondérée entre les prix frontière et
les prix sur le marché intérieur de tous les biens et services commercialisés dans l’économie;
il peut être estimé sur la base des statistiques du commerce extérieur en appliquant la formule
suivante :
𝐌+𝐗
(𝑴+𝑻𝒎)+(𝑿−𝑻𝒙)

Où :
- M = la valeur CAF des importations totales ;
- X = la valeur FOB des exportations totales ;
- Tm = les taxes sur les importations ;
- Tx = les taxes sur les exportations.
Le facteur de conversion standard doit être utilisé par défaut lorsqu’il n’existe pas de facteur
de conversion sectoriel spécifique.
A titre d’exemple :
- Dans le cas de projets agricoles, les seuls intrants échangeables sont les engrais qui
sont les biens importés. On utilise le prix paritaire à l’importation.
- Les équipements et les matériels font partie de biens importés et on utilise le prix
coût, assurance et fret à port de Kasumbalesa plus le prix du transport du port à
l’endroit du projet pour calculer le prix paritaire à l’importation approprié.
- Lorsque le fournisseur notifie un article livré sur le site du projet ce coût comprend un
élément du coût local de 10 % en valeur économique moyen du CCS ou coefficient
54

de conversion spécifique de 0.8 coût local à y incorporé ce qui donne droit à


l’ajustement de prix des marché.
c) Calcul d’un prix paritaire à l’importation
- Prix franco à bord au point d’exportation à Kasumbalesa ;
- Ajouter le coût du fret et d’assurance depuis le point d’exportation au point
d’importation = coût, assurance et fret au point d’importation ;
- Convertir le prix c a f exprimé en devise en prix c a f en monnaie nationale ;
- Ajouter les charges de manutention au prix c a f en monnaie nationale ;
- Ajouter le coût de transport et de commercialisation locale depuis le point
d’importation jusqu’à la consommation = au prix sur le marché local.
E. Des prix du marché aux prix fictifs
L’objectif de cette phase est d’établir la colonne des facteurs de conversion permettant de
transformer les prix du marché en prix fictifs.
L’examinateur d’un projet doit vérifier si l’auteur du projet a pris en compte les coûts et
avantages sociaux du projet en plus de ses coûts et avantages financiers.
Outre la correction fiscale et celle des externalités, il convient également de corriger les prix
dans les deux cas suivants :
- Lorsque les prix réels des intrants, des extrants sont faussés par un marché imparfait ;
- Lorsque les salaires ne sont pas liés à la productivité de la main-d’œuvre.
Exemple de calcul du facteur de conversion standard applicable à la distorsion des prix des
intrants et des extrants
- Pour chaque bien commercialisé, les prix frontière sont faciles à trouver il y a les prix
internationaux :
 Prix Coût, Assurance et Fret pour les importations ;
 Et FOB pour les exportations, exprimés en monnaie locale ;
- Pour les biens non commercialisés, il faut établir des prix internationaux équivalents.
Le facteur de conversion standard est appliqué aux biens non commercialisés non importants,
alors que pour les biens non commercialisés importants, on applique des facteurs de
conversation spécifiques.
Exemple de données utilisées pour estimer le facteur de conversion standard (en millions
d’euros) :
- Importations totales (M) M = 2.000
- Exportations totales (X) X = 1.500
55

- Taxes à l’importation (Tm) Tm = 900


- Taxes à l’exportation (Tx) Tx = 25
La formule à appliquer pour calculer le facteur de conversion standard (FCS) est :
(𝑴+𝑿)
FCS= (𝑴+𝑻𝒎)+(𝑿−𝑻𝒙) → FCS= 0.8

- Terrain : le gouvernement fournit le terrain à un prix réduit de 50% par rapport aux
prix du marché. Ainsi, le prix du marché est le double du prix courant. Le prix de
vente doit être doublé pour refléter le marché intérieur, étant donné qu’il n’existe pas
de facteur de conversion spécifique, le facteur de conversion à appliquer pour
transformer le prix du marché en prix frontière est le facteur de conversion standard.
Le facteur de conversion applicable au terrain est = 2 * 0,8 = 1,60.
- Bâtiment :
 30 % du coût total représente la main-d’œuvre non qualifiée le facteur de
conversion pour la main-d’œuvre non qualifiée est 0,48 ;
 40 % le coût des matériaux importés, dont 23% de redevances à l’importation
et 10 % de taxes sur la vente (f c=0,75),
 20 % les matériaux locaux (FCS = 0,8),
 10 % les bénéfices (fc = 0).
 Le facteur de conversion est : (0,3*0,48) + (0,4*0,75) + (0,2*0,8) +
(0,1*0) = 0,60.
- Machines: importées sans taxes ni redevances (f c = 1).
- Stock de matières premières : une seule matière commercialisée est censée être
utilisée ; le bien n’est pas soumis à des taxes et le prix du marché est égal au prix FOB
(fc = 1).
- Extrants : le projet produit deux extrants: A, importé, et B, un bien intermédiaire non
commercialisé. Pour protéger les entreprises nationales, l’État a imposé une taxe à
l’importation de 33% sur le bien A. Le fc pour A est égal à 100/133 = 0,75. Pour le
bien B, pour lequel il n’existe pas de facteur de conversion spécifique, FCS = 0,8.
- Matières premières: fc = 1.
- Les intrants intermédiaires sont importés sans redevances ni taxes (fc = 1).
- Électricité: il existe une redevance qui ne couvre que 40% du coût marginal
d’approvisionnement en électricité. Les éléments de coût ne sont pas décomposés et il
est admis que la différence entre les prix internationaux et les prix intérieurs de
chaque élément de coût utilisé pour produire une unité marginale d’électricité est
56

égale à la différence entre tous les biens commercialisés pris en compte dans le FCS
(fc = 1/0,4 * 0,8 = 2).
- Main-d’œuvre qualifiée : le marché ne subit pas de distorsion. Le salaire du marché
reflète le coût d’opportunité.
- Main-d’œuvre non qualifiée: l’offre est supérieure à la demande, mais il est prévu un
salaire minimum de 5 euros/l’heure.
Néanmoins, dans le secteur, les derniers travailleurs employés proviennent du monde rural et
le salaire n’est que de 3 euros/l’heure.
Seulement 60 % de la main-d’œuvre non qualifiée reflètent leurs coûts d’opportunité.
- Convertir le prix économique en prix financier pour les articles non échangeable.
F. Application du principe de pollueur-payeur
FS: art. 29, par. 1, du règ. 1260/1999. “La participation des Fonds est modulée en fonction
des éléments suivants: (...) c) dans le cadre des objectifs des Fonds définis à l’article 1er,
l’intérêt que les interventions et les axes prioritaires revêtent du point de vue communautaire,
le cas échéant, pour l’élimination des inégalités et la promotion de l’égalité entre les hommes
et les femmes et pour la protection et l’amélioration de l’environnement, principalement par
l’application des principes de précaution, d’action préventive et du pollueur-payeur ».
FC: art. 7, par. 1, du règ. 1264/1999. «Toutefois, à partir du 1er janvier 2000, ce taux peut
être diminué pour tenir compte, en coopération avec l’État Membre concerné, du montant
estimé des recettes générées par les projets ainsi que, le cas échéant, de l’application du
principe du pollueur-payeur».
ISPA: art. 6, par. 2, du règ. 1267/1999 : «À l’exception des cas de concours remboursables ou
des cas où il existe un intérêt communautaire substantiel, le taux du concours est réduit pour
tenir compte :
- De la disponibilité d’un cofinancement ;
- De la capacité des mesures de générer des recettes durables; (c) d’une application
appropriée du principe du pollueur-payeur».

III. Quelques méthodes usitées en analyse coût-bénéfice


1. De la méthode des effets

Comme pour l’analyse coûts-avantages, la méthode des effets est une méthode d’évaluation
de projets qui repose sur l’évaluation de la rentabilité économique des projets en s’appuyant
57

sur leur plus grande contribution au développement économique. La méthode des effets
relève donc des méthodes dites coûts-avantages. Elle constitue une méthode alternative aux
méthodes prix référence. La méthode consiste à effectuer une comparaison entre la situation
sans le projet et la situation avec le projet en suivant les étapes suivantes :

- Identification des différences, il s’agit d’identifier les effets qui ont un impact sur le
projet une fois qu’il est mis en œuvre ;
- Mesure des différences, il s’agit d’abord :

o de la détermination des avantages nets :

 Les effets directs, la différence entre une valeur ajoutée qui s’obtient
par la différence entre la production et les consommations
intermédiaires ;
 Les effets indirects, ils fonts référence aux effets extérieurs du fait de
la mise en œuvre du projet ;
 Effets induits sont des effets secondaires constitués par les activités
économiques nouvelles nées de l’utilisation par les agents de la valeur
ajoutée qu’ils reçoivent.

o De la détermination du coût social :

 Le coût social CS consiste en l’évaluation des effets de la période


d’investissement : CS = coût financier du projet – dépenses ne
correspondant pas à une utilisation effective des ressources +
investissement et charges supplémentaire ;
 Le coût financier du projet est la dépense d’investissement telle qu’elle
apparaît dans un projet d’investissement à caractère privé ;
 Les dépenses ne correspondant pas à une utilisation effective des
ressources concernant les dépenses effectivement payées mais qui ne
constituent pas des emplois pour l’économie national mais plutôt de
transferts de patrimoine entre agents ou de réserves de trésorerie qui
seront utilisées seulement après le démarrage de l’entreprise ;
 Les charges supplémentaires sont constituées es investissements
complémentaires des infrastructures économiques ou sociales à la
58

charge des tiers, des investissements nécessaires pour accroître la


capacité de production d’autres entreprises en vue d’assurer la
fourniture des consommations intermédiaires locales du projet de
diminution d’autres activités.

- Evaluation des coûts et des avantages, c’est l’appréciation des avantages et les coûts
qui se font à travers une ventilation dans les différentes catégories socio-économiques.
Cette ventilation permet de donner un signe positif ou négatif aux changements
apportés par le projet, et d’apprécier leur importance relative.

2. De la méthode des comptes de surplus

Cette méthode s’attache à :


- Mesurer l’évolution de la productivité globale de l’entreprise dans la mesure où elle
témoigne de la meilleure combinaison des facteurs de production ;
- Etudier la répartition des revenus résultant des échanges en ce sens qu’elle permet
d’analyser simultanément les conditions dans lesquelles se créent et se distribuent le
produit et la façon dont les agents contribuent à le façonner en se partagent ses fruits ;
- Mettre enfin en relation productivité globale et répartition ;
- Présentation des comptes de surplus se faisant en deux étapes :
o Calcule du surplus de productivité globale des facteurs ou 𝜎 qui tient compte
des variations des quantités, il se mesure par la différence entre la variation
des quantités produites et celle des quantités consommées (facteurs de
production) d’une année à l’autre. Ces quantités sont évaluées au prix de la
première année ou à prix constant :
𝒋
𝜎= ∑𝑰𝒊=𝟏 𝑷𝒊 ∆𝒒𝒊 – ∑𝒋=𝟏 𝒅𝒋 ∆𝒌𝒋
Pi : Prix des produits correspondant à la première des deux années ;
∆𝒒𝒊 : Variation de la quantité produite entre deux années considérées
𝒅𝒋 : Prix des facteurs de production correspondant à la première des deux
années ;
∆𝒌𝒋 : Variation de la quantité du facteur utilisé entre deux années considérées.
On parlera de gain ou de perte de productivité globale selon que ce surplus est soit positif ou
soit négatif.
59

o Dès lors, le surplus à partager consiste en la somme du surplus dégagé au sein


de l’entreprise et du surplus externe, prélevé sur les agents extérieurs d’une
année à l’autre. Il sera donc déterminé par l’expression suivante :
𝛂 = ∑𝑰𝒊=𝟏(−∆𝒑𝒊)(𝒒𝒊 + ∆𝒒𝒊 ) + ∑𝑱𝒋=𝟏(−∆𝒅𝒋 )(𝒌𝒋 + ∆𝒌𝒋 )
On appellera avantages les suppléments de valeurs obtenus du fait des variations de prix, par
les acheteurs des produits de l’entreprise ou par les agents économiques qui lui procurent ses
facteurs de production. Ainsi une hausse des prix d’un article :
- Est un avantage pour le fournisseur et un désavantage pour l’entreprise si cet article
est un facteur de production pour cette dernière ;
- Est un avantage pour l’entreprise et un désavantage pour le client si cet article est un
produit fini de l’entreprise. Les méthodes d’évaluation économique ne seront pas
utilisées sous cette forme mathématique et financière, mais, la forme analytique
compte tenu de ce qui se passe sur le terrain de travail.
Les entreprises dites des réseaux évoluent, s’agissant aussi bien de leur production
que de leur commercialisation, sur un marché dit de monopole naturel, tel sera l’objet du
chapitre suivant.

3. Méthode de prix de référence

A. Hypothèse de base
Plusieurs hypothèses :
- Traitement de coûts des ressources économiques réelles engagées dans le passées qui
n’ont pas de valeurs dans le présent, en y incluant les biens nouveaux qui seront inclus
dans le nouveau projet ;
- Traitement de paiements de transfert, de l’Etat vers les individus ; subvention et des
individus vers l’Etat ; taxes ou impôt. L’ACA financier inclut les paiements de
transfert parce qu’ils sont la composante de prix du marché. Dans l’ACA économique,
on doit déduire la taxe et l’impôt indirect et rajouter la subvention pour arriver à la
valeur économique ;
- En utilisant le prix constant, on doit s’assurer qu’il n’y aura pas augmentation
exagérée de prix sur le marché ;
- On n’inclut pas une charge réelle annuelle pour les amortissements des articles
d’équipement ;
- On exclut les intérêts, sauf dans le cas de prêt consenti à l’étranger ;
60

- L’ACA ne compare pas des bénéfices et des coûts d’avant-projet à celui d’après
projet.
A. Intrants extrants échangeables : coûts-bénéfices
Les produits échangeables sont les biens ou services achetés ou vendus sur le marché
mondial. Dans l’analyse du projet, il ne s’agira pas de dire si le produit est exporté ou
importé, mais il faut s’assurer s’il affecte le projet.
- Ils sont réévalués à leurs prix à la production paritaire à l’importation ou à
l’exportation ;
- Ils sont calculés à partir du prix que ces produits sont échangés sur le marché
international donc il faut localiser l’information sur le plan international ;
- Pour les exportations, les intrants ou les extrants exportables, on utilise le prix
paritaire à l’exportation ;
- Les importations, les intrants ou extrants qui sont vendus pour la consommation
locale en remplacement des importations, on utilise le prix paritaire à l’importation ;
Dans les deux cas la référence de calcul est le prix à l’international, ainsi sur longue période
c’est le prix constant qui sera utilisé.
61

Chapitre II : L’approche comptable des projets


Le cours d’Analyse économique constitue la base fondamentale à la fois de la comptabilité,
et de l’analyse des projets. Des activités économiques, quotidiennes des agents économiques,
qui sont enregistrés en comptabilité, donnent droit aux éléments qui permettent la
détermination des coûts et les avantages des intrants et des extrants en vue de la viabilité des
projets.

I. Achats et ventes des immobilisés et des stocks


1. De la définition des immobilisés et des stocks

Le Système Comptable OHADA définit les immobilisations comme les biens ou valeurs
destinés à rester durablement dans l’entreprise et dont la durée de vie est supérieure à une
année. En Système Comptable OHADA, l’actif immobilisé comprend :
- Les charges immobilisées
- les immobilisations (incorporelles, corporelles et financières).
Par contre, les stocks sont constitués par l’ensemble des biens ou des services qui
interviennent dans le cycle d’exploitation de l’entreprise pour être soit vendus en l’état ou au
terme d’un processus de production à venir ou en cours, soit consommés en général au
premier usage. Ces stocks comprennent :
- Les marchandises ;
- Les approvisionnements c’est-à-dire les matières premières et fournitures liées, les
matières et fournitures consommables ;
- les produits c’est-à-dire les produits intermédiaires, produits finis et les produits
résiduels.

2. Les opérations d’achats et de ventes

A. De la définition
En droit commercial général, on définit « l’achat ou la vente » comme une convention par
laquelle l’un s’oblige de livrer une chose et l’autre à la payer.
On distingue ainsi deux types des achats ou des ventes, selon les modalités de règlement
retenues :
- Achat ou Ventes au comptant c’est-à-dire que le transfert de propriété et le paiement
de prix sont concomitants ;
- Et achat ou ventes à crédit le transfert de propriété se fait avant le paiement.
62

Nous sommes en pleine relation entre un client et un fournisseur. C’est ainsi que
l’entreprise aura des positions tantôt de fournisseur tantôt de client.
Elle crée deux flux opposés : un flux réel, un flux financier.
Les opérations d’achat-vente sont :
- Montant brut de vente/achat ;
- Diminuées des réductions ;
- Augmentées de majoration ;
- La différence entre TVA récupérable sur achat et TVA facturée sur vente donne
TVA due ;
Elles se retrouvent dans une facture sous la forme suivante :
Ets Thomas Date……….
Lubumbashi
FACTURE N°27
Monsieur x doit…
Montant brut xx
RRR x%.... -x
Net commercial Yb
Escompte y% -y
Net financier Zzz
+TVA +w
Net à payer NN
Enregistrement des factures simples
Exemple 1: le 19 septembre, M GANDA expédie à MESSE diverses marchandises. Montant
de la facture : 100 000 FC payable dans trois mois.
Analyse de la facture ;
- Pour MGANDA, il s’agit d’une vente de marchandises
- Pour MESSE, il s’agit d’un achat de marchandises.
Chez l’acheteur MESSE Chez le vendeur NGANDA
P.A : 100 000 P.V : 100 000
Facture A 133 ... Facture A 133 ...

B. Factures comportant des réductions


A partir d'un prix de vente défini le vendeur peut être amené à consentir à l'acheteur diverses
réductions :
- Les unes "commerciales" :
 Les rabais : réductions de prix de caractère exceptionnel pour tenir compte
d'un défaut de qualité ou de conformité des biens vendus ;
63

 Les remises : réduction de prix de caractère habituel entre vendeur et acheteur


pour tenir compte de la catégorie professionnelle de cet acheteur (exemple :
 Remise faite aux garagistes par un fabricant de pièces détachées pour
automobiles) ou de l'importance de la vente (exemple : remise de 10 %
pour commandes de plus de 10 000 000 FC) ;
 Les ristournes : ce sont des réductions accordées en fin de période (mois ou
trimestre, année...) et calculées sur le volume total des affaires traitées avec le
client dans la période.
Exemple 2 :
Si un prix de vente de base de 100 000 FC fait l'objet d’une remise de 1 0 % puis d'un rabais
de 15 000 FC :
Chez l’acheteur MESSE Chez le vendeur NGANDA
P.A : 100 000 P.V : 100 000
Remise 10 % (100.000) - 10.000 Remise 10 % (100.000) - 10.000
Rabais -15.000 Rabais -15.000
75.000 75.000
Facture A 133 ... Facture A 133 ...
Dès lors la comptabilité du vendeur doit enregistrer un prix de vente de 75 000 FC ; celle de
l'acheteur un prix d'achat de 75 000 FC.
- D'autres à caractère financier
 Les escomptes de règlement constituent eux, des réductions financières,
résultant du fait que le client règle par anticipation, plus tôt qu'il n'avait été
prévu. Cette anticipation justifie un avantage accordé au client et qui se
mesure en termes d'intérêts.
Exemple 3 :
Un contrat de vente portant sur un prix de 10 000 000 FC a été conclu à ce prix, payable le 31
octobre 2012 ; disposant de liquidités le client propose de payer deux mois plus tôt, le 31 août
2012. Si les deux parties considèrent que le taux annuel à retenir est de 9 %, l’escompte pour
deux mois sera de :
Soit 1,5% sur l0 000 000 = 1 50 000 FC.
Chez l’acheteur MESSE Chez le vendeur NGANDA
P.A = 10.000.000 P.V : 10.000.000
2 2
Escompte = 9 % x 12 =1,5 % (10.000.000) Escompte = 9 % x 12 =1,5 % (10.000.000)
64

- 150.000 Fc - 150.000 Fc
Net à payer 9850000 Net à payer 9850000 Fc
Facture A 133 ... Facture A 133 ...
Pour calculer l'escompte, montant de la réduction, il faut tenir un raisonnement
financier, tenant compte du prix (ou du coût), du temps, c'est-à-dire, de façon simplifiée
et schématique d'un intérêt.
C. Majorations portées sur les factures
Au prix de vente convenu, s'ajoutent fréquemment, et en fonction des conditions de vente
prévues entre les parties, certains éléments qui majorent le "net à payer" :
- Frais de transport mis à la charge du client
- Emballages consignés ;
- Taxe sur la Valeur Ajoutée.
a) Les frais de transport
- Les "conditions de vente " définies par le fournisseur et acceptées par le client (ou
définies contractuellement à l'occasion de la négociation du contrat d'achat-vente)
peuvent prévoir :
 Soit une livraison "gratuite", totalement prise en charge par le vendeur (vente
"franco de port") qui assure cette livraison avec ses propres véhicules ou en
faisant appel à un transporteur (il s'agit alors de "services extérieurs" pour le
vendeur) ;
 Soit la facturation au client du coût de la livraison, qui s'ajoute alors au prix de
biens vendus.
Ce coût du transport facturé, peut-être :
- Soit forfaitairement fixé dans le contrat.
Exemple1 :
Chez FOBERD, marchand de matériaux : frais de livraison 10 000 FC dans un rayon de 5
KM, 15 000 FC dans un rayon de 10 Km, 20 000FC de 10 à 20 Km ...
Soit la récupération exacte des frais externes de transport que le vendeur à lui-même engagés
pour le compte de son client (on dit qu'il y a alors “refacturation de frais” au client).
Exemple 2 :
Le vendeur a dû régler à SDV-RDC pour 13 700 FC de frais d’expédition ; il facture à son
client ces 13 700 FC de débours
Exemple 3 :
65

Facture de PERI à MASSA :


Total marchandises 800 000 F
Port à votre charge 50 000 F
Net à payer 850 000 F
Exemple 4 :
Facture de ALIMA à AROUNA :
Total marchandises 130 000 Fc
Frais de transports récupérés 7 820 Fc
Net à payer 137 820 FC
b) Achat- vente avec TVA
Par définition l’impôt est le droit imposé sur les personnes ou sur les biens pour permettre le
financement des dépenses publiques. On distingue plusieurs types d’impôts mais qui sont
regroupés en deux groupes ci-après :
- Impôts directs: ceux qui sont perçus directement par l'Administration sur les
revenus des personnes et des sociétés ;
- Et l’Impôts indirects: ceux qui sont perçus sur les biens de consommation.
Rappel sur le fonctionnement de la T.V.A. sur le plan comptable


 Fournisseurs Clients

Achats Ventes
Entreprises
T.V.A récupérable 44.5 T.V.A
facturée 44.3

Fisc

T.V.A due ou crédit T.V.A 44.4


T.V.A récupérable – T.V.A facturée
Exemple 2 : L’entreprise décide de retirer 8.000.000 en banque pour acheter des matières
Enfin, pour maintenir le stock des Matières premières, l’entreprise achète à crédit des
Matières premières pour 1.500.000 Fr et réceptionne la facture accompagnée des matières
premières :
66

Neville SARL
Facture n°….
Société Acacia doit :

Montant Brut 1500000


Remise 5% 75000
Net commercial 1425000
Escompte 10% 142500
Net Financier 1282500
TVA 228000
Net à payer 1510500

D. Autres éléments dans la détermination des coûts


Outre, les prix qui sont confrontés aux quantités, il y a aussi les aléas techniques et financiers.
a) Les aléas techniques
L’estimation de provision pour les aléas technique est de 10 % pour les machines et de 5 %
pour les équipements :
- Coût total * aléas technique.
a) Les aléas financiers
L’estimation de coût suppose que le prix augmente de 5 % par an entre la date de l’estimation
et la fin de la période d’investissement, il s’écoule un an entre la date des estimations et la
première année du projet.
Les estimations de la provision des aléas financiers pour la première année sont calculées de
la manière suivante :
Exemple
Comment déterminer cette augmentation de 5 % l’an ?
- Pour la première année le taux applicable sera de 5 % ;
- La deuxième et les autres années, cette augmentation sera calculée de la manière
suivante :
 Deuxième année ; (5%*5%) autrement dit cela revient à calcul
comme suit ((1.05*1.05)-1)*100 = 10.25 % ou 0.1025 ;
 Pour la troisième année ; (5%*5%*5%) c’est-à-dire
((1.05*1.05*1.05)-1)*100 = 15.76 % ou 0.1576.
C.T A. F. P.A.F. Aug./Pri x/An C. P.A.F/2 C. P.A.F/3 P.A.F 1 P.A.F 2 P.A.F 3
L 20 L. 22 L. 23 0,05 % %
391 0,05 20 10,25 0,1025 15,76 0,16 20 65 42

Source : élaboré par nous-mêmes sur base des données hypothétiques.


67

b) Les coûts en devise


Ce sont les éléments de débours du projet autrement dit les sommes avancées qui impliquent
une dépense, directe ou indirecte, en devise :
- Le coût c. a. f. ou coût, assurance, fret des importations d’équipements et de
machines est un exemple de coût direct en devises ;
- Les composantes étrangères du coût de certains articles achetés localement sont
des exemples de coûts indirects exemple coût de l’acier importé dans les coûts de
construction par exemple ;
- Pour estimer le pourcentage en devise de n’importe quel article, il est important de
connaître quels sont les éléments qui en compose le coût total ;
- Dans la plupart de pays les informations sont disponibles.
Le coût total en prix constant constitue la base fondamentale à la fois de l’analyse financière
et économique. A ce coût total, on ajoute la provision des aléas financiers et c’est le montant
nécessaire pour le budget de bailleur de fonds qu’il soit l’Etat, le privé, le partenaire public-
privé.

3. Amortissements
A. De la définition

Par définition, l’amortissement consiste en la constatation comptable de la diminution en


valeur d’un actif immobilisé, soit par usure normale suite à l’utilisation, soit par l’évolution
technologique et technique, soit par l’évolution du marché de bien et de service.
S’agissant des méthodes d’amortissement il y a :

- La méthode d’amortissement linéaire ;


- Et la méthode dégressive.

Ainsi donc, pour calculer les amortissements il faut connaître les éléments ci-après :

- La valeur de l’immobilisé (V), la durée (n), le taux d’amortissement (tx) ;


100
- Le taux est déterminé suivant la formule ci-après 𝑛

La fiscalité congolaise prévoit la durée probable d’un actif immobilisé :


- Les immeubles, terrain 20 ans, les matériels de bureau 10 ans, le matériel
d’exploitation 8 ans et le matériel roulant 5 ans.

Exemple : le matériel se présente de la façon suivante au 31/12/N :


68

B. L’amortissement linéaire

a) Principe de calcul
L’amortissement linéaire consiste à répartir de manière égale la base amortissable sur la
durée de vie du bien :
- Le calcul de l’annuité d’amortissement s’effectue en divisant la base amortissable par
la durée probable d’utilisation du bien ;
- L’annuité d’amortissement est constante pendant toute la durée de vie du bien.

Le plan comptable général prévoit désormais le mode linéaire à défaut de mode plus adapté,
qui est alors à justifier en fonction du « rythme de consommation des avantages économiques
attendus en fonction de l’utilisation probable du bien ». Le point de départ du calcul de la
première annuité est la date de début de consommation des avantages économiques. Elle
correspond généralement à la date exacte de mise en service du bien. Selon le principe
prorata temporis, on calcule la première annuité proportionnellement au temps écoulé entre la
date de mise en service et la clôture de l’exercice comptable. L’année est comptée pour 360
jours (30 jours par mois).

Reprenons l’exemple précédent du camion acquis pour 7.000 $ et amortissable en linéaire


que 5 ans.

b) Tableau d’amortissement

Mise en service le 1/1/N

100
Taux linéaire est de = 20 %
5
69

Le bien étant acquis le 1/1/N, toutes les annuités sont identiques

Mise en service le 01/07/N

Le taux linéaire est de 20 %, cependant, la première annuité est de 70000*0.2*0.5 = 70000 $

Représentation du bilan

C. L’amortissement dégressif

L’entreprise peut opter pour l’amortissement dégressif des biens qui sont acquis neufs et dont
la durée de vie n’est pas inférieure à trois ans. De plus, les équipements doivent entrer dans la
liste inscrite dans le Code général des impôts. Contrairement à l’amortissement linéaire,
l’annuité n’est pas constante. L’amortissement dégressif est pratiqué essentiellement pour des
raisons fiscales, toutefois, il ne peut être utilisé que s’il reflète le mode de consommation des
avantages économiques attendus de l’actif.

a) Calcul du taux dégressif

Le taux dégressif est égal au taux linéaire multiplié par l’un des coefficients suivants :

- 1.25 si la durée normale d’utilisation du bien est de 3 à 4 ans ;


- 1.75 si la durée normale d’utilisation du bien est de 5 à 6 ans ;
70

- 2.25 si la durée normale d’utilisation du bien est plus de 6 ans.

Ainsi, si un bien est amorti sur quatre ans, les taux linéaire et dégressif sont :

100
- Taux linéaire : = 25 % ;
4

- Taux dégressif : 025 * 1.25 = 31.25 %


100
- Pour 5 ans le taux linéaire est de : = 20 %
5

- Le taux dégressif est de : 1.75 * 0.2 = 35 %


b) Calcul des annuités

Le point de départ du calcul de l’amortissement est le premier jour du mois d’acquisition du


bien. Quelle que soit la durée d’amortissement de la première année, le plan d’amortissement
correspond exactement à la durée de vie du bien :

- Pour le premier exercice, l’annuité d’amortissement est égale à la valeur obtenue en


multipliant la valeur d’origine de d’immobilisation par le taux dégressif ;
- Pour les annuités suivantes, on applique le même taux à la VNC en début d’exercice ;
- Lorsque l’annuité dégressive devient inférieure au quotient de la VNC par le nombre
d’années restant à courir ou lorsque le taux dégressif est inférieur au taux linéaire
calculé sur le nombre d’années d’amortissement restant à pratiquer, l’entreprise
enregistre une dotation égale à ce quotient.
Exemple : Soit une matériel acquis 500.000 $ ht le 15 avril de l’année N, ce matériel est
amorti sur 5 ans selon le mode dégressif. L’exercice comptable correspond à l’année civile.
- La première année, on calcule l’amortissement du 1/04 au 31/12 en appliquant le taux
dégressif à la valeur d’origine de l’immobilisation ;
- La seconde année, on applique le taux dégressif à la VNC en début d’exercice ;
- La troisième année, on effectue le même calcul tout en vérifiant que l’annuité linéaire
est inférieure ;
 Annuité dégressive 239.687 * 0.35 = 83.890 ;
239.687
 Annuité linéaire = 79.896 $
3

- La quatrième année, on constate que :


155.797
 Annuité dégressive 155.797 * 0.35 = 83.890 $ ; annuité linéaire =
2

77.898, 5 $.
71

A partir de la quatrième année, l’entreprise passe au mode linéaire. Le tableau


d’amortissement se présente de la façon suivante :

On constate que, bien que la première annuité ne concerne que 9 mois, l’amortissement n’est
pratiqué que pendant 5 ans. De plus, les annuités calculées pendant les premières années sont
supérieures aux annuités calculées selon le mode linéaire. Ceci présente un avantage fiscal
immédiat et différé en période d’inflation.

II. Traitement comptable des opérations de la trésorerie


1. Opérations de trésorerie
La trésorerie active de l’entreprise ou disponibilités est l’ensemble des liquidités qu’elle
possède dans ses comptes en banques ainsi qu’en caisse à un moment donné.
Les encaissements et les décaissements se font par l’intermédiaire de différents moyens de
règlement :
- Espèces (billets, pièces…) ;
- Chèques bancaires (chèques postaux) ;
- Virements (supports papier ou électroniques) ;
- Cartes bancaires (de paiement, de crédit) ;
- Effets de commerce (papier ou magnétique).
Aujourd’hui les disponibilités dont dispose l’entreprise sont mis en exergue ainsi que les
crédits obtenus des banques. C’est ainsi qu’on parle de :
- Trésorerie Actif : c'est-à-dire la trésorerie de l’actif (disponibilités) ;
- Trésorerie Passif : c'est-à-dire la trésorerie du passif (dettes bancaires).
La trésorerie nette à un moment donné « t » est la différence entre le total des disponibilités
en « t » et le total des dettes de trésorerie en « t » (soldes créditeurs de banques et concours
bancaires courants).
L’extrait du bilan se présente ainsi :
72

- Actif : TRÉSORERIE-ACTIF
- Passif : TRÉSORERIE-PASSIF
2. Paiement en espèces (« pièces » ou « billets »)
De nombreux règlements se font en pièces ou billets notamment pour les petites dépenses
(exemple achat de cartes téléphoniques) et aussi dans le cas des ventes à la consommation
(exemple ventes des commerces de détail, des supermarchés, etc.).
3. Les paiements par chèques bancaires, postaux ou similaires
La majorité des règlements effectués ou reçus par les entreprises se font par "banques" dans
lesquelles elles ont "ouvert un compte". Ainsi donc, la principale utilisation d'un compte
bancaire est constituée par les paiements par chèques et par "titre interbancaire de paiement"
(TIP).
Le chèque est remis directement au créancier, qui le transmet à sa banque pour
"encaissement". Celle-ci le présente, en général par l'intermédiaire de la BANQUE
CENTRALE, qui préside la "Compensation", à la banque tirée qui tient le compte du client.
Celle-ci :
- débite le compte de son client (et lui fait parvenir un avis de débit),
- crédite le compte de la banque présentatrice (et lui fait parvenir un avis de crédit).
La banque présentatrice crédite à son tour le compte du fournisseur, avec un duplicata de
l'avis de crédit.
4. Paiement par cartes de crédit ou par M-PESA
Les cartes "de paiement" ou "de crédit" (exemples : Carte bleue, Eurocard, American
Express...) sont de plus en plus fréquemment utilisées pour les paiements, dans les ventes à la
consommation notamment.
Pour la comptabilisation de ces règlements il faut distinguer :
- les règlements effectués par le titulaire de la carte (dans notre cas, l'entreprise) ;
- les règlements reçus des clients.

III. Comptabilisation des titres de placement


1. Types de titres
Les "titres de placement", sont acquis en vue de réaliser (par leur cession rapide), un gain à
brève échéance (quelques semaines, ou quelques mois). Ils doivent être comptabilisés
comme des «Titres de placement » et non comme des immobilisations financières.
Il s’agit de :
73

- BONS : titres de créances sur l’Etat (Bons du trésor), une banque (Bons de caisse) ou
une grande entreprise (Bons de caisse), à qui l’on a prêté de l’argent moyennant un
intérêt fixe et un remboursement au terme prévu (maximum 5 ans).
- ACTIONS : titre de propriété représentatif d’une part sociale d’une société anonyme.
L’action est rémunérée par un dividende (part de bénéfice) et confère un droit de vote
lors des assemblées des actionnaires.
- OBLIGATIONS : titre de créance représentatif d’une fraction d’emprunt obligataire
émis par l’Etat, par une collectivité publique ou une grande entreprise. L’obligation
est rémunérée par un intérêt fixe ou variable et est remboursée selon les modalités
prévues lors de l’émission de l’emprunt.

IV. Salaires et retenues sur salaires


1. Le personnel
C’est l’ensemble des personnes qui, se plaçant sous l’autorité du chef d’entreprise, apportent
leur travail en échange d’une rémunération convenue appelée salaire.
Il est formé :
- Des ouvriers (ateliers) ;
- Employés (bureaux) ;
- Cadres ;
- Et personnel de direction (y compris le Président Directeur Général).
NB : L’exploitant individuel ne fait pas partie du personnel de son entreprise. Il en est de
même des collaborateurs extérieurs, tels l’expert-comptable ou l’ingénieur conseil. Ils sont
rémunérés par les honoraires, il en est de même du personnel “loué” à d’autres entreprises
(personnel intérimaire).
2. Les charges de personnel
Elles comprennent les rémunérations du personnel (salaires au sens large) et les charges
sociales légales ou contractuelles :
- Les charges de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ;
- Les autres charges sociales.
3. Les éléments du salaire
Le salaire “mensuel” est généralement constitué par :
- Salaire de base
- Les primes (assiduité, ancienneté ...)
- Les heures supplémentaires
74

- Les avantages en nature


- Les indemnités (logement, transport).
A. Le salaire de base
- Les salaires sont librement fixés soit par le contrat entre l’employeur et son employé,
soit par les conventions collectives.
- Le salaire peut être déterminé par heure ou au mois. La semaine de travail dure 40
heures (temps normal) soit 173,33 heures dans le mois.
40 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒∗52 𝑠𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒𝑠
- Le mode de calcul est de : = 173,33
12 𝑚𝑜𝑖𝑠

B. Les heures supplémentaires


Il s’agit du travail effectué au-delà de la durée légale de travail qui est de 40 heures par
semaines. Les heures supplémentaires sont rémunérées à un taux supérieur au taux normal
pour chaque tranche de 8 heures supplémentaires.
C. Les avantages en nature
Ce sont les compléments de salaire accordés au personnel sous forme de mise en disposition
de certains biens matériels (logement, voitures, … etc) ou de prise en charge de certaines
dépenses à caractère privé (soins médicaux, électricité, eau, etc...). Ils peuvent être payés soit
en espèces soit en nature.
D. Retenues sur salaire
Le salaire brut déterminé n’est pas intégralement versé au salarié car elle fait l’objet de
certaines retenues de caractère légal (Caisse Nationale de Sécurité Sociale, Impôt sur les
Revenus des Personnes Physiques...etc) ou contractuel (syndicat).
a) Retenues à caractère social

Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)


La base de calcul des cotisations sociales est indiquée règlementairement.
b) Retenues à caractère fiscal
Taxe Additionnelle (T.A)
Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP)
c) Retenues exceptionnelles
Il s’agit des avances sur salaire, des acomptes sur salaire, mais aussi les oppositions, les
saisies arrêts en application d’une décision prononcée par le Tribunal.
75

E. Le bulletin de paie
Le code du travail précise que : “Le paiement du salaire doit être constaté par une pièce
dressée ou certifiée par l’employeur ou son représentant et émargée par chaque travailleur
F. Les charges patronales
Ce sont des charges qui sont supportées par l’entreprise du fait de l’utilisation d’un salarié.
Elles constituent donc une forme indirecte des salaires et s’inscrivent logiquement dans les
charges de personnel. Ces charges sont calculées sur la base des rémunérations versées aux
salariés.
a) Charges patronales à caractère social
- Allocations familiales : elles sont supportées par l’employeur et sont calculées sur les
salaires bruts ou plafonnés du mois.
- Pension (ou retraite) vieillesse : le taux est fixé par la loi.
- Accidents de travail et maladies professionnelles : les taux sont fixés par la loi.
Cette charge est généralement calculée sur les salaires bruts et non plafonnés.
b) Charges patronales à caractère fiscal
- Contribution au Développement Social.
- Formation Professionnelle
- Emploi.
4. Main d’œuvre non qualifiée
La main d’œuvre est considéré comme non échangeable, il faut donc la réévaluer en deux cas
de figure à son coût d’opportunité intérieur. Dans cet exemple la main d’œuvre n’est pas
qualifiée ; travailleurs agricoles et de la construction, l’analyste, en l’absence de toute autre
donnée, suppose que le coût d’opportunité de la main d’œuvre est de 75 % du taux salarial du
marché. Pour les agriculteurs, le salaire est considéré comme un supplément de la main
d’œuvre familiale, soit 1.4 $/jours c’est le prix moyen de la main d’œuvre dans le secteur
agricole dans la zone de projet qui représente le coût d’opportunité dans le prix intérieur ainsi
donc le taux de salaire virtuel de groupe sont multiplié par le CCS pour obtenir le coût
d’opportunité en termes de prix frontière.

V. Comptabilisation de l’impôt sur les sociétés

1. Calcul de l’impôt
L’impôt est calculé à partir du résultat fiscal de l’exercice comptable. Toutefois, si pendant
les exercices précédents l’entreprise a réalisé des pertes, elle peut déduire le montant total de
76

ces pertes du résultat fiscal de l’exercice en cours. Ces pertes ne doivent pas remonter à plus
de cinq années

Ainsi, même si le résultat fiscal d’un exercice donné est positif, l’entreprise peut ne pas être
redevable de l’Impôt sur cet exercice car le résultat imposable est nul ou négatif à cause des
pertes des exercices antérieurs, l’impôt se calcule de la façon suivante :

Au compte de résultat, on aura cette égalité suivante :

2. Structure des comptes

Résultat A.O. (UI)


-Résultat H.A.O (UP)
= Résultat en instance d’affectation UI+UP
-Participation travailleurs (SQ)
Solde
-Impôt de bénéfice (SR)
Bénéfice net
Résultat A.O 6142500
Résultat H.A.O 0
Résultat à Aff 6142500
Participation W 0
Solde 6142500
Impôt/Bénéfice 2149875
Résultat Net 3992625
77

VI. Analyse de l’équilibre financier


Fondement : les investissements de long terme doivent être financés par des ressources ayant
un caractère permanent.
Trois agrégats (grandeurs) :
- Fonds de roulement net (FRN) ;
- Besoins en fonds de roulement (BFR) ;
- Trésorerie nette (TN).
A. Fonds de roulement net (F.R.N)
C’est l’excèdent des capitaux permanent qui reste à la disposition de l’entreprise après avoir
financé les actifs.
- F.R.N. positif :
 Par le haut du bilan :
 Capitaux permanents supérieurs aux actifs fixes
 Par le bas du bilan :
 Actifs circulants supérieurs aux dettes à court terme.
L’entreprise finance intégralement ses immobilisations à l’aide de ses capitaux permanents et
dégage une marge de sécurité financière.
- F.R.N. négatif :
 Capitaux permanents ne suffisent pas pour financer les actifs fixes Il s’agit d’une
mauvaise structure financière.
- F.R.N. nul ; Le financement à long et moyen terme des immobilisations est toujours
intégral mais aucune marge de sécurité n’est dégagée pour le financement des besoins nés du
cycle d’exploitation. Il s’agit d’une structure financière limitée.
Exemple du bilan précèdent :
F.R.N est positif : L’entreprise finance intégralement ses immobilisations à l’aide de ses
capitaux permanents et dégage une marge de sécurité financière.

B. Besoins en fonds de roulement (B.F.R)

C’est un agrégat caractéristique de la gestion du cycle d’exploitation de l’entreprise, il


désigne l’ensemble des opérations liées à l’activité de la firme, de l’acquisition de stock
jusqu’à la réalisation de la vente ou de la prestation de services.
B.F.R. = (Actifs circulants – Valeur disponible) – (D.C.T. – D. fin. à C.T.)
C. Trésorerie nette T.N.
78

- F.RN – B.F.R.
 T.N positive signifie : F.R.N. est supérieur au BFR
 T.N négative signifie que l’entreprise recourt au découvert bancaire ou au crédit
bancaire à court terme.
- Actifs circulants Financiers – Dettes Financiers à C.T.
- Valeurs disponibles – Dettes financières à court terme

Chapitre IV : Etudes des cas


I. Les cas préliminaires

1. L’intérêt composé
Pour rappel, le taux d’actualisation est le taux auquel sont actualisées les valeurs futures. Il
est généralement considéré comme équivalent au coût d’opportunité du capital.
Ainsi donc, la valeur future d’un investissement aujourd’hui est donnée par la formule ci-
après :
-
Formule : C0 *(1+ i)n
Ou C0 est le capital investi, i le taux d’intérêt et n la durée.
Il faut veiller à exprimer i et n dans la même unité de temps. Dans le système des intérêts
composés, on calcule un taux d’intérêt équivalent.
Par exemple, à un taux de 12 % par an, correspond :
- Un taux d’intérêt de 2.87 % par trimestre, soit (1.121/4- 1)
- Et 0.95 % par mois, soit (1.121/12- 1)
Par contre, la préférence pour le présent se traduit par un taux, i, dit taux d’actualisation.
Implicitement annuel et généralement constant pendant tout l’horizon temporel envisagé1, le
taux d’actualisation traduit sous forme de ratio, le surplus de bien attendu en échange de la
privation de ce bien pendant un an.
L’actualisation est une opération qui consiste à calculer la valeur présente Co, dite « valeur
actuelle » d’une somme future Cn (à payer ou à encaisser à la date n) moyennant un taux
d’intérêt déterminé, dit « taux d’actualisation ». Concrètement, il s’agit d’évaluer la somme
C0 à placer aujourd’hui pour obtenir un capital Cn n périodes plus tard, avec un taux d’intérêt
par période, nous avons alors :
𝒏𝑪
C0 = Cn * (1+ i)-n ou (𝟏+𝒊)𝒏
79

Exemple 1 :
Un euro investi à un taux d’actualisation annuel de 5% donnera combien au bout d’un an, de
deux ans, de trois ans ?
- (1 + 0.05)1 = 1,05 ;
- (1 + 0.05)2 = 1,1025 ;
- (1 + 0.05)3 = 1,157625, etc.
Par contre, la valeur économique actualisée d’un $ qui sera dépensé ou gagné en un an, en
deux ans ou dans trois ans est de
1
= 0.95238
(1+0.05)1
1
= 0,907029
(1+0.05)2
1
= 0,863838.
(1+0.05)3

Exemple 2
Soit un taux d’actualisation i = 6 %, quelle est la valeur actuelle d’une somme de 10 000 $
disponible dans 5 ans ?
Donnés
6
C0 ?, Cn = 10.000 $, n = 5 ans, i = 6 % ou 100 = 0.06
𝒏 𝑪
C0 = (𝟏+𝒊)𝒏

10000
C0 = (1+0.06)5 = 7 472,58 $.

On est indifférent entre posséder 7 473 $ aujourd’hui ou 10 000 $ dans 5 ans.


Vn 10000
n
i 0,06
(1+i)^n 1
Vo=Vn/(1+i)^n 7473

Source : élaboré par nous-mêmes.

2. Actualisation et inflation
Le principe d’actualisation est différent du processus d’inflation qui est l’érosion du pouvoir
d’achat. Soient les notations :
80

i = taux d’actualisation réel (utilisé en système de monnaie constante),


in = taux d’actualisation nominal (utilisé en système de monnaie courante),
d = taux d’inflation (dépréciation de la monnaie),
Alors, on a la relation :
(1+𝑖𝑛 )
i= -1
(1+𝑑)

- Si les flux sont donnés en monnaie courante avec l’hypothèse d’un taux d’inflation d
= 2 % par an, on utilise le taux nominal in qui est estimé dans cet exemple à 8 % par
an ;
- Si les flux sont donnés en monnaie constante (avec comme année de référence l’année
0 qui correspond à l’année de l’investissement), on utilise le taux d’actualisation réel,
i qui vaut environ 6 % (a = 5,88 %).
Exemple 3
Vous placez dans une banque, dépôt à terme, pour 1 an la somme de 200.000 euros
investissement à la date d’aujourd’hui, le banquier vous garantit à l’issue de cette période un
montant de 300000 euros c’est-à-dire capital + intérêt au taux annuel de 8%.
Données
𝐶𝑛
C0 ?, Cn = 300000 euros, i = 0.08, n = 1 an Co = (1+𝑖)𝑛

i 0,08
n 1
(1+i)^n 1,08
Vo=Vn/(1+i)^n 277778
Source : élaboré par nous-mêmes.

Ce projet sera mis à l’exécution si la C0 de 300000 euros > 200000 euros au taux annuel de
8%.
C0 de 300000, soit 277778 > 200000.
Exemple 4
Considérons un projet d’investissement productif qui engendre les recettes et les coûts
prévisionnels en fin d’année comme suit :
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3
Recettes 1000 15000 15000
Coûts 5000 5000 5000
Source : élaboré par nous-mêmes.

Le taux d’actualisation est de 0.06 l’an


VAN = sommation de t allant de 1 à n de ((Ft/(1+r)t)-I
81

Rubriques Année 1 Année 2 Année 3 Totaux


Recettes 1000 15000 15000 31000
Coûts 20000 5000 5000 30000
(1+r)^t 1,06 1,1236 1,191016 1000
VAN -628
0,94339623 0,88999644 0,83961928
-628
Source : élaboré par nous-mêmes.

L’investissement est jugé non rentable or la sommation de recette = 31000 euros et celle de
coût 30000 euros sans l’actualisation, on aurait dû croire que l’investissement est rentable.
Exemple 5
Soit un exemple complet dans lequel apparaissent les amortissements ainsi que les impôts et
où l’on fait intervenir des dépenses d’investissement initial et les dépenses en BFR.
Une entreprise envisage d’acheter une nouvelle machine qui coûte 40000 euros. L’achat de
cette machine engendre les coûts et les recettes prévisionnels hors amortissement et impôt ci-
dessus par contre les BFR sont de l’ordre de :
Période Recettes Charges 0 Var BFR
1 20000 10000 1250 1250
2 30000 10000 1800 550
3 25000 14000 2000 200
4 35000 20000 2100 100
-2100

Source : élaboré par nous-mêmes.

- La machine est amortie linéairement sur 4 ans, à l’issue de cette période, elle sera
cédée à 2000 euros ;
- Le taux d’imposition est de 35% ;
- L’impôt constitue une charge et se calcule sur le bénéfice comptable c’est-à-dire après
l’amortissement ;
- Les BFR étant constitué avant le démarrage des opérations, on supposera que
l’investissement initial en BFR correspondant à l’activité de la première année (1250
euros) est fait en to pour les années suivante de ce fait, on calcule la Variation de
BFR ;
- L’année to enregistre aussi les dépenses en investissement physique DI 40000 euros ;
- Les DI et BFR 40000 euros + 1250 euros = 41250 euros doivent être actualisées ainsi
que les flux nets générés par le projet ;
- EBIT = résultat avant charges financière et impôt ;
- EBT = résultat de l’exercice avant impôt ;
- EAT = résultat de l’exercice après ;
82

- Amortissement = 40000/4 = 10000


- EBT = recettes – Charges (coût + Amortissement) 20000- (10000 + 10000) = 0
- Impôt = 35% de EBT
- EAT = EBT – Impôt
- Cash flow brut (CFB) = Amortissement + EAT
- Ft = CFB – Variation BFR
Résolution 1 : de la détermination de la VAN
Années DII Recettes Charges Amort. EBT Impôt EAT
0 40000
1 20000 10000 10000 0 0 0
2 30000 10000 10000 10000 3500 6500
3 25000 14000 10000 1000 350 650
4 35000 20000 10000 5000 1750 3250
Vente 2000 2000 700 1300
Total -40000 112000 54000 40000 18000 6300 11700
Source : élaboré par nous-mêmes.

D. I. I. Amort. EAT CFB Var. BFR Ft Flux net Fact.d'act.6% Ft actualisés


40000 1250 -41250 1 -41250
10000 0 10000 550 9450 0,943396226 8915,09434
10000 6500 16500 200 16300 0,88999644 14506,94197
10000 650 10650 100 10550 0,839619283 8857,983436
10000 3250 13250 -2100 15350 0,792093663 12158,63773
Vente 1300 1300 1300 0,792093663 1029,721762
Total 40000 11700 51700 0 11700 4218

Source : élaboré par nous-mêmes.

VAN est supérieure à 0 le projet est rentable.


La solution ici consiste à procéder par tâtonnement partant d’un taux d’actualisation initiale
qui est de 6% ensuite trouver le taux i qui annule la VAN
Résolution 2 de la détermination de TRI
Taux 3% 3,50% 4% 5% 6%
VAN 130,77 -2,95 -133,71 -386,57 -628,37
Source : élaboré par nous-mêmes.

On voit que TIR se situe entre 3% et 3.5% et est légèrement inférieur à 3.5%
Données
- le taux inférieur proche de zéro de la VAN positive est de 3 % ;
- le taux supérieur proche de zéro de la VAN négative est de 3.5 % ;
- VAN positive proche de 0 est de 130.77 et VAN négative proche de 0 est de – 2.95.
Formule
83

TRI = le taux positif inférieur proche de zéro + (la différence de deux taux proches de zéro
𝑉𝐴𝑁 𝑑𝑢 𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑖𝑛𝑓é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
positif et négatif)*(𝑑𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑉𝐴𝑁 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑡 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑛 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 )
130.77
TRI = 3 + (3.5-3) * 130.77−(−2.95) = 3.489 %

Tx inf +ptoche de 0 Tx - proche de 0 VAN + proche de 0 VAN - proche de 0 TRI


3 3,5 130,77 2,95 3,489

Taux 3,48% 3,49% 3,50%


VAN 2,338 -0,309 -2,954
Source : élaboré par nous-mêmes.

Ceci dit, un investisseur qui exige, par exemple, un rendement de 3% acceptera cet
investissement car la VAN est positive, alors qu’un investisseur qui exige 6%, le rejettera
pour que, à ce taux la VAN est négative. Donc le TIR est de 3.49%.
Résolution de délai de récupération et l’indice de profitabilité
Projets 0 1 2 3 4 5
X Flux -41250 9450 16300 10550 15350 1300
Flux cumulés -41250 -31800 -15500 -4950 10400 11700
Coeff d'act 1 0,9434 0,889996 0,839619 0,792094 0,79209
Flux actualisés -41250 8915,09 14506,94 8857,983 12158,64 1029,72
Flux act.cum. -41250 -32335 -17828 -8969,98 3188,657 4218,38
Indice de profitabilité
1,102263739
Comme il est ˃ 1 donc le projet est rentable

Source : élaboré par nous-mêmes.

X est réalisables du point de vue du DR, puisque récupérable en 4 ans qui est inférieur à 5 ans
prévus.
Exemple 6 sur la détermination de délai de récupération
Soit deux projets x et y aux dépenses d’investissement identiques de 30000 euros sont le délai
critique est fixé à 5 ans avec un taux d’actualisation de 10% dont voici le flux prévu :
Projets 0 1 2 3 4 5
X Flux -30000 10000 10000 10000 8000 5000
Flux cumulés -30000 -20000 -10000 0 8000 13000
Flux actualisés -30000 9091 8264 7513 5464 3105
Flux act.cum. -30000 -20909 -12645 -5132 332 3437
Y Flux -30000 20000 5000 5000 15000 5000
Flux cumulés -30000 -10000 -5000 0 15000 20000
Flux actualisés -30000 18182 4132 3757 10245 3105
Flux act.cum. -30000 -11818 -7686 -3929 6316 9421

Source : élaboré par nous-mêmes.

X et Y sont tous réalisables du point de vue du DR, puisque récupérable en 3 ans qui est
inférieur à 5 ans prévus, mais Y est préférable à X :
- un an après l’exploitation, il dégage un flux de 20000 euros soit le double de X ;
84

- après le délai de récupération, ses flux sont plus importants que ceux du projet X.
Résolution 3 de l’indice de profitabilité
9091+8264+7513+5464+3105
X= = 1.1146
30000
18182+4132+3757+10245+3105
Y= = 1.3140
30000

Le projet est acceptable mais le projet Y est meilleur par rapport au projet X.
II. Etudes de cas sectorielles

1. Secteur énergétique
Soit les données fournies par la comptabilité d’une entreprise sur un projet d’investissement
énergétique composées des immobilisations corporelles et incorporelles étalées sur 10 ans :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 Terra i n 400
2 bâ ti ments 700 600 150
3 Nouvea ux équi pements 155 74 80 91
4 Equi pements us a gers 283 281
5 Entreti ens excépti onnel s 200
6 Immobilisations corporelles 1100 1038 505 80 200 0 91 0 0 0
7 Li cences 500
8 brevet 500
9 Autres dépens es ETS 60
10 Immobilisations incorp 0 60 1000 0 0 0 0 0 0 0
11 Coûts d'investissement 1100 1098 1505 80 200 0 91 0 0 0
12 Coûts d'invest initial 2444,4 325,9 325,9 326 326 325,9 4073,9

Et des flux de trésorerie ci-après :


Tableau 2 ANNEES
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
12 Trés oreri e 26 129 148 148 148 148 148 148 148 148
13 Cl i ents 67 802 827 827 827 827 827 827 827 827
14 Stock 501 878 880 880 880 880 880 880 880 880
15 Dette à court terme 508 1733 1694 1694 1694 1694 1694 1694 1694 1694
16 Fonds de Roulement net 86 76 161 161 161 161 161 161 161 161
17 Variation du F.R.N. 86 -10 85 0 0 0 0 0 0 0

- Le bâtiment et les nouveaux équipements sont amortis linéairement sur 6 ans, à l’issue
de cette période, ils seront cédés à 1500 euros ;
- Le taux d’imposition est de 35% ;
- Les BFR étant constitué avant le démarrage des opérations, on supposera que
l’investissement initial en BFR correspondant à l’activité de la première année (1250
euros) est fait en to pour les années suivante de ce fait, on calcule la Variation de
BFR ;
85

- Les charges et les recettes d’exploitation, qui en sont une source d’autofinancement
du projet, sont représentées dans le tableau ci-dessus :
2 Ma i n d'œuvre 132 421 421 421 421 421 421 421 0
3 El ectri ci té 15 51 51 51 51 51 51 51 0
4 Intérêt s ur l e prêt BEI 0 0 8 8 8 8 8 8 8 0
5 Indemni té de retra i te 0 0 0 0 0 0 0 0 0 197
6 Rembours ement Prêts BEI 0 0 0 168 189 211 237 265 300 457
7 Combus ti bl e 0 5 18 18 18 18 18 18 18 0
8 Ma i ntena nce 20 65 70 70 70 70 70 70 0
9 Coûts généra ux i ndus tri el s 48 210 224 224 224 224 224 224 654
10 Coûts a dmi ni s tra ti fs 18 75 80 80 80 80 80 80 0
11 Dépens es l i ées à l a ventes 220 1200 1400 1400 1400 1400 1400 1400 0
12 Charges d'exploitation 0 2022 7260 7652 7673 7695 7721 7749 7784 1308
13 Produi t A 400 1958 2458 2458 2458 2458 2458 2458 0
14 Produi t B 197 840 1140 1140 1640 1640 1640 1640 0
15 Produi t C 904 2903 3903 3903 4403 4403 4403 4403 0
16 Ventes 0 1501 5701 7501 7501 8501 8501 8501 8501 0
17 Recette d'exploitation net 0 -521 -1559 -151 -172 806 780 752 717 -1308
Autres sources de financement extérieures du projet sont les suivantes :
Tableau 5 ANNEES
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 Fonds propre 100 200 100
2 Fonds l oca l
3 Fonds provi nci a l 200
4 Fonds du Gouv centra l 200 200 100
5 Contribution nationale totale 500 400 200 0 0 0 0 0 0 0
6 Subventi on de U E 1132 1056 1013 532 496
7 Obl i ga ti on et a utres res s ources
8 Dépens es l i ées à l a ventes
9 Prêt de BEI 0 1822
10 Autres prêt
11 Totales autres contributions 1132 1056 2835 532 496 0 0 0 0 0
12 Ressources financières totales 1632 1456 3035 532 496 0 0 0 0 0
Est-ce le projet est-il rentable, bancable et facilement recouvrable ?
86

1. Tableau d'évaluation et de viabilité financière B.F.R


An DII RT R.Fin Char Am EBT Impôt EAT C.F.B 0 V B.F.R C.F.N Coeff VAN
0 2444 2444 86 86 -2530,4 1,000 -2530,4
1 326 0 1632 0 0 1306 457,1 848,9 848,9 76 -10 858,9 0,952 818,0
2 326 1501 1456 2022 0 609,1 213,18 395,9 395,9 161 85 310,9 0,907 282,0
3 326 5701 3035 7260 0 1150 402,53 747,55 747,55 161 0 747,55 0,864 645,8
4 326 7501 532 7652 0 55,08 19,278 35,802 35,802 161 0 35,802 0,823 29,5
5 326 7501 496 7673 200 -202 -70,67 -131,25 68,752 161 0 68,752 0,784 53,9
6 0 8501 0 7695 0 806 282,1 523,9 523,9 161 0 523,9 0,746 390,9
7 326 8501 0 7721 0 454,1 158,93 295,15 295,15 161 0 295,15 0,711 209,8
8 0 8501 0 7749 0 752 263,2 488,8 488,8 161 0 488,8 0,677 330,8
9 0 8501 0 7784 0 717 250,95 466,05 466,05 161 0 466,05 0,645 300,4
10 0 0 1308 0 -1308 -457,8 -850,2 -850,2 -161 -689,2 0,614 -423,1
Vente 1500 0 0 0 1500 525 975 975 975 0,614 598,6
Total4400 57708 7151 56864 200 5839 2043,8 3795,6 3995,6 1450 0 4081,6 706
De la détermination de TRIF
-2530,4 1,000 -2530,4 -2530,4 1,000 -2530,4
858,9 0,893 766,875 858,9 0,901 773,784
310,9 0,797 247,847577 310,9 0,812 252,333
717,55 0,712 510,737917 717,55 0,731 524,666
35,802 0,636 22,7528182 35,802 0,659 23,5839
68,752 0,567 39,0117312 68,752 0,593 40,801
523,9 0,507 265,424044 523,9 0,535 280,098
295,15 0,452 133,510871 295,15 0,482 142,161
488,8 0,404 197,418122 488,8 0,434 212,103
466,05 0,361 168,062302 466,05 0,391 182,19
-689,2 0,322 -221,90395 -689,2 0,352 -242,73
975 0,322 313,923906 975 0,352 343,38
-86,7 2
0,12 0,11

TRI = le taux positif inférieur proche de zéro + (la différence de deux taux proches de zéro
𝑉𝐴𝑁 𝑑𝑢 𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑖𝑛𝑓é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
positif et négatif)*(𝑑𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑉𝐴𝑁 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑡 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑛 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 )
2
TRIF = 11 + (12-11) *( 86.7−2)

Tx inf +proche de 0 Tx - proche de 0 VAN + proche de 0 VAN - proche de 0 TIRF


11 12 2 86,7 11,023
87

De la détermination de délai de récupération


Projets 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
X Flux -2530,4 1070,8 310,9 717,55 35,802 68,752 523,9 295,2 488,8 466,1 -689,2 975
Flux cumulés -2530,4 -1460 -1148,7 -431,2 -395,3 -326,6 197,3 492,5 981,25 1447 758,104 1733,1
Coeff d'act 1 0,9524 0,907 0,8638 0,8227 0,7835 0,746 0,711 0,6768 0,645 0,61391 0,6139
Flux actualisés -2530,4 1019,8 282 619,85 29,454 53,869 390,9 209,8 330,84 300,4 -423,11 598,57
Flux act.cum. -2530,4 -1511 -1228,6 -608,7 -579,3 -525,4 -134,5 75,27 406,11 706,5 283,425 881,99
Le projet est récupérable dés la septième année de l'exploitation
Indice de profitabilité
1,348557681
Comme il est ˃ 1 donc le projet est rentable

2. Etudes de cas de projet agricole


Soit un projet agricole hypothétique d’irrigation de périmètre de 1.000 hectares ; le périmètre
comprend :
- Un barrage qui doit retenir l’eau dans un réservoir ;
- La distribution aux agriculteurs au moyen des canaux alimenté par une eau pompée
dans des puits tubulaires ;
- Pas d’impacts environnementaux parce que l’espace est réduit mais il y aura un effet
sur le stock des poissons de la rivière ;
- Conditions climatiques, pédologique et hydrique :
 Riz, le blé peuvent être cultivé parce qu’il y a la présence de l’eau en été ;
- Sédentarisation des agriculteurs pour la production du riz et du blé ;
- L’unité monétaire utilisée est le franc congolais.
Les données fournies par la comptabilité de l’entité sur un projet d’investissement agricole
composées des immobilisations corporelles et incorporelles étalées sur 10 ans :
88

Tableau 1 : coût investissement du projet en million d'unité monétaire


Colonnes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Quantités Coûts C. Dev C.T.
Ligne Poste Unité C.U Tot. Dev%
A1 A2 A3 A1 A2 A3
A. Travaux de génie civil
1 Ba rra ge de devi a ti on n° 1 220 220 0 0 220 0,3 66 154
2 Ca na ux pri nc Km 2 3 1 20 40 60 20 120 0,3 36 84
3 Ca na ux s ec Km 20 3 10 0 200 30 230 0,3 69 161
4 Pompe de pompa ge n° 1 35 0 35 0 35 0,3 11 25
5 Route Km 18 6 0 0 108 108 0,3 32 76
6 Bâ ti ments n° 1 76 0 76 0 76 0,3 23 53
7 Ma i s ons n° 2 3 8 0 16 24 40 0,3 12 28
8 Cons tructi ons di vers es s ommes forfa i ta i res 5 11 17 33 0,3 10 23
9 S/Tot. Coût Tr. G 265 398 199 862 0,3 259 603
10 P.A.T. 10 % 27 40 20 86 26 60
11 Total Coût Tr. G. 291,5 438 219 948 0,3 284 664
B. Machines et outils
12 Pompes n° 5 20 0 100 0 100 0,9 90 10
13 Ma téri el connexe s ommes forfa i ta i res 25 25 0,9 23 3
14 Généra teur n° 2 30 0 60 0 60 0,9 54 6
15 véhi cul es n° 5 10 50 0 0 50 0,9 45 5
16 a utres ma téri el s s ommes forfa i ta i res 45 30 23 98 0,9 88 10
17 S/Tot. Coût Mach et outils 50 160 25 235 300 33
17 S/T. Coût Ma ch. et Out. 145 250 73 468 509 57
18 P.A.T. 5 % 0,05 7 13 4 23 25 3
19 Tota l Coût Ma ch. et Out. 152 263 77 491 535 59

Synthèse des coûts d’investissement :

Tableau 2 : coût investissement du projet en million d'unité monétaire


Colonnes a b c d e f g h I J k
Quantités Coûts C. Dev C.T.
Ligne Poste Unité C.U Tot. Dev%
A1 A2 A3 A1 A2 A3
9 S/Tot. Coût Tr. G 265 398 199 862 0,3 259 603
10 P.A.T. 10 % 27 40 20 86 26 60
11 Total Coût Tr. G. 292 438 219 948 0,3 285 663
12 S/T. Coût Ma ch. et Out. 95 190 48 333 300 33
13 P.A.T. 5 % 0,05 5 10 2 17 15 2
14 Total Coût Mach. et Out. 100 200 50 350 315 35
15 Coûts tota ux 391 637 269 1298 0,46 600 698
16 Compos a nte en dévi s es 180 293 124 597
17 Coeff. Prov. A. Fi n 5 % a ugmenta ti on/a n 0,05 0,1025 0,16 0,1 0,1
18 P.A.F. 20 65 43 128 60 70
19 Total général 411 703 312 1426 660 768

Les charges et les recettes d’exploitation sont dans le tableau suivant :


89

- du projet, sont représentées dans le tableau ci-dessus :


Tableau 3 : Résultat avec projet
Ligne Projecti ons
Pos tes
A1 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 A10
Compte des résultats
Recettes
1 Rédeva nce pour l 'ea u 170 170 170 265 296 312 361 456 504 528
2 Autres 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20
3 Total recettes 190 190 190 285 316 332 381 476 524 548
Coûts va ri a bl es
4 Ma ti ères cons omma bl es 25 25 25 55 55 55 55 55 55 55
5 Ma i n d'œuvre 25 25 25 58 58 58 58 58 58 58
6 El ectri ci té 25 25 25 68 68 68 68 68 68 68
7 Tota l coûts va ri a bl es 75 75 75 181 181 181 181 181 181 181
8 Marge brute 115 115 115 104 135 151 200 295 343 367
9 Fra i s généra ux 50 50 50 70 70 70 70 70 70 70
10 Intérêt 0 0 0 0 65 65 65 65 65 65
11 Am. Bâ t et peti t Ma t 26 35 39 39 39 39 39 39 39 39
12 Am. Ma chi ne et Equi pe 15 35 40 40 40 40 40 40 35 35
13 Total 166 195 204 330 395 395 395 395 390 390
14 Profi t net 24 -5 -14 -45 -79 -63 -14 81 134 158
Autres sources de financement extérieures du projet sont les suivantes :
Tableau 4 : Source de financement
Colonnes a b c d e f g h I
Quantités Coûts
Ligne Poste Unité C.U Tot. Dev%
A1 A2 A3 A1 A2 A3
Financement
20 Ba i l l eurs de fonds 411 703 312 1426
21 Eta t 0 0 0
22 La dema nde potenti el l e 0 0 0
Est-ce le projet est-il rentable, bancable et facilement recouvrable ?
90

1. Tableau d'évaluation et de viabilité financière B.F.R


An DII RT R.Fin Char Am EBT Impôt EAT C.F.B 0 V B.F.R C.F.N Coeff VAN
0 1426 0 0 -1426,0 1,000 -1426
1 190 411 125 26 450 157,5 292,5 318,5 0 0 318,5 0,952 303,33
2 190 703 125 70 698 244,3 453,7 523,7 0 0 523,7 0,907 475,01
3 190 312 125 79 298 104,3 193,7 272,7 0 0 272,7 0,864 235,57
4 285 0 251 79 -45 -15,75 -29,25 49,75 0 0 49,75 0,823 40,929
5 316 0 316 79 -79 -27,65 -51,35 27,65 0 0 27,65 0,784 21,664
6 332 0 316 79 -63 -22,05 -40,95 38,05 0 0 38,05 0,746 28,393
7 381 0 316 79 -14 -4,9 -9,1 69,9 0 0 69,9 0,711 49,677
8 476 0 316 79 81 28,35 52,65 131,65 0 0 131,65 0,677 89,106
9 524 0 316 74 134 46,9 87,1 161,1 0 0 161,1 0,645 103,85
10 548 0 316 74 158 55,3 102,7 176,7 0 176,7 0,614 108,48
Vente 0 0 0 0 0 0 0 0 0,614 0
Total 1426 3432 1426 2522 718 1618 566,3 1051,7 1769,7 0 0 1769,7 30
Source : élaboré par nous-mêmes partant des données hypothétiques.

De la détermination de TRIF
-1426 1,000 -1426 -1426 1,000 -1426 -1186 1,000 -1186
318,5 0,952 303,33 318,5 0,943 300,47 1070,8 0,948 1014,976303
523,7 0,907 475,01 523,7 0,890 466,09 522,75 0,898 469,6660003
272,7 0,864 235,57 272,7 0,840 228,96 959,4 0,852 817,0381494
49,75 0,823 40,93 49,75 0,792 39,41 247,65 0,138 34,2344173
27,65 0,784 21,66 27,65 0,747 20,66 280,6 0,084 23,65203029
38,05 0,746 28,39 38,05 0,705 26,82 523,9 0,051 26,92683506
69,9 0,711 49,68 69,9 0,665 46,49 507 0,031 15,8891631
131,65 0,677 89,11 131,65 0,627 82,60 488,8 0,019 9,340721271
161,1 0,645 103,85 161,1 0,592 95,35 466,05 0,012 5,430475765
176,7 0,614 108,48 176,7 0,558 98,67 -689,2 0,007 -4,896737105
0 0,614 0 0 0,558 0 975 0,007 6,927334122
30 -20 1233,2
0,05 0,06 0,055

TRI = le taux positif inférieur proche de zéro + (la différence de deux taux proches de zéro
𝑉𝐴𝑁 𝑑𝑢 𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑖𝑛𝑓é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
positif et négatif)*(𝑑𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑉𝐴𝑁 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑡 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑛 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 )
30
TRIF = 5 + (6-5) *( 30−20)

Tx inf +proche de 0 Tx - proche de 0 VAN + proche de 0 VAN - proche de 0 TRI


5 6 30 20 5,600
91

De la détermination de délai de récupération


Projets 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
X Flux -1426 318,5 523,7 272,7 49,75 27,65 38,05 69,9 131,65 161,1 176,7
Flux cumulés -1426 -1108 -583,8 -311,1 -261,4 -233,7 -195,7 -125,75 5,9 167 343,7
Coeff d'act 1 0,9524 0,907 0,8638 0,8227 0,7835 0,746 0,7107 0,6768 0,645 0,61391
Flux actualisés -1426 303,33 475,01 235,57 40,929 21,664 28,39 49,677 89,106 103,8 108,478
Flux act.cum. -1426 -1123 -647,66 -412,1 -371,2 -349,5 -321,1 -271,42 -182,32 -78,5 30,0081
Le projet est récupérable dés la huitième année de l'exploitation
Indice de profitabilité
1,021043564
Comme il est ˃ 1 donc le projet est rentable

Tableau 30 : Coûts totaux de production d’une route sur un marché concurrentiel en


USD

Axes Total Km* C.M/Km** C.T.


LBB-KSA 90 550000 49500000

L’octroi de la concession dans sa partie technique varie entre trois et cinq ans, et nous
procéderons par la division des coûts de production par le nombre de mois dans les cinq ans
soit 12 * 5 = 60 mois. De ce fait, l’enchérisseur gagnant répartira son plan d’investissement
mensuellement de la manière suivante, en se basant sur la production de la route :
Tableau 33 : En concurrence sur cinq ans

Axes Km C.U. C.T. C.T./60 en %


LBB-KSA 90 550000 49500000 825000 2

Source : élaboré par nous-mêmes, sur base des données de S.G.R. 2010.

3. Analyse économique du sous-secteur de transport

A. Approche conceptuelle
La route, rappelons-le, est un tracé qui permet le déplacement des personnes, des biens et des
idées d’un point à un autre. De ce fait, la plate-forme d’une route désigne, au sens
géométrique, la surface de la route qui comprend :
- La chaussée qui dispose, dans notre cas, de 8 m de largeur ;
- Les accotements 1,50 m de largeur ;
- Et éventuellement les terre-pleins.

En résumé, nous pouvons retenir ce qui suit s’agissant de la production d’une route : elle
revêt, de bas en haut, quatre parties. Mais, avant toute chose il sied de préciser qu’il s’agit
92

dans notre travail des routes déjà existantes et pour ce faire, le travail préliminaire consistera
seulement au nivellement de la route, c’est-à-dire le fait de donner une forme à la route, soit
au BULLDOZER, soit encore à la niveleuse. Ainsi donc, voici les quatre parties qui
comportent la production d’une route :

- Le sol de plateforme, on peut se trouver devant deux situations, à savoir :


 Sol dur ou argileux : devant ce type de sol, on passera directement à
l’étape de la couche de fondation, dans notre contexte nous nous
trouvons pour la majeure partie devant le sol dur ou argileux à
l’exception d’une petite partie aux alentours de la ville de
Kolwezi donc qui est négligeable ;
 Sol non argileux : s’agissant de la présence de ce sol, on procédera
d’abord au compactage du sol. Pour ce faire, il sera question
d’arrosage à l’eau douce, c’est-à-dire non salée afin de diminuer le
pourcentage de vide, ce qui permettra de durcir le sol en place avant
de passer à la couche de fondation.
- La couche de fondation, on y met des latérites compactées ;
- La couche de base, c’est la couche qui résiste aux efforts des charges de véhicules.
Sur ce, deux formes de couche de base peuvent être utilisées :
 Couche de base traditionnelle ; gravier 0/25, c’est-à-dire dimension
qui varie de 0 à 25 mm qui sera compacté ;
 Latérite stabilisée qui est mélangée avec la matière chimique (enzyme
produit importé) permettant de boucher le vide.
- Enfin, la couche d’usure ou asphalte, cette couche permet de rendre imperméable la
couche de base. Autrement dit, elle apporte un confort à la route. Elle comprend :
 Le bitume ;
 Gravier 3/6, 6/12, 0/3 ;
 Et la poudre minérale pour boucher le vide.
Cet ensemble est mélangé ou enrobé à chaud à 180° avant de mettre la couche d’usure, on
procède à l’arrosage avec du bitume.

Lors de la construction d’une route, il est important de tenir compte aussi à la fois de la sous-
fondation qui sert de tampon entre le sol et la fondation et se compose généralement d’un lit
de sable et des couches liées se trouvant à la surface de la chaussée et qui se composent de
93

couches bitumineuses, de béton de ciment ou d’une combinaison des deux autrement dit
appelé enrobé.

Source : DEMSETZ 1968

La disposition générale des investissements comprend ce qui suit :

- Le coût production total réel de la production d’une route ;


- De ce coût de production total, on déduira :
 40 % des investissements initiaux ;
 Pour les 60 % restants du coût de production, la répartition se fera, en
termes de 100 % constitués, de la manière ci-après :
 20 % seront destinés au fonctionnement ou charge
d’exploitation ;
 10 % qui varieront progressivement de 2 % de ce coût de
production restant l’année 0 à 10 % du coût de production,
seront consacrés aux besoins en fonds de roulement ;
 Les 70 % restants seront étalés d’année en année en raison de
30 Km de production des routes.
B. Détermination du coût total
Les coûts comprendront les dépenses initiaux, les matériels roulant, les matières premières,
les consommables, les salaires et autres charge à savoir :
94

- Pour les travaux préliminaires du nivellement : 80 USD/Heure/m, jours de 7 Heures,


soit 1000 m (1Km) ;
- Plateforme :
- Compactage pour sol non argileux : 125 m/Heure coût 250 USD/Jour, durée au
Km : 1 Km/Jour ;
- Couche de fondation : 19 USD/m3 de mise en œuvre et fourniture. Pour une route de 8
m de largeur, il faut 1.750 m3 pour 1 Km, durée au Km : 1 Km/Jour :
- Couche de base type traditionnel : 60 USD/m3.Ilfaut en moyenne 2.000 m3/Km. En ce
qui concerne, la version Chinoise qui est la plus usité, ce jour, elle coûte 19 USD/m3.
Pour cela, il faut 1.750 m3/Km de latérite et pour les enzymes importé3.000 litres/300
m;
- Couche d’imprégnation : 4 USD/m2 ; il faut 8.000 m2 pour avoir un Km de route,
durée au Km : 2 Km/Jour ;
- Couche d’usure, enrobé à chaud 20 USD/m2, pour une couche de 4 cm ; il faut 8.000
m2 pour avoir un Km de route, durée au Km : 1 Km/Jour.
De ce coût total, il faut y ajouter 7,5% pour les contrôles qui seront effectués sur la route à
produire et 5% pour l’installation des matériels et 5% pour le repli des matériels après les
travaux et aussi il faut y mettre le frais d’agence qui est de (6/1000)*CIF.
En raz campagne, le coût total de la production d’une route sur un marché concurrentiel peut
facilement atteindre 550.000 USD/Km comme dit ci-haut. Mais, avec à la fois l’intervention
de la puissance publique d’autant plus qu’il s’agit des matières qui participent à la
reconstruction et l’existence d’un grand nombre de matières premières le long des routes ; il y
aura des diminutions, ce qui aura pour conséquence la réduction sensible de coût de
production allant de USD/Km 314.060 à USD/Km 292.060 par route.

C. Formalisation du coût total


Il est question de déterminer le coût total de production en tenant compte aussi de leur
fonction et de leur nature. Nous partirons des travaux préliminaires qui seront exécutés sur la
route jusqu’aux différentes couches possibles à couvrir sur le sol. De ce point de vue :

- Dans la première colonne, nous mettons les différentes couches utilisées pour qu’il y
ait production d’une route ;
- La deuxième colonne contient le coût moyen/Heure/USD ;
- La troisième colonne il y a l’espace donc 1 Km ;
95

- Coût total au Km ;
- Le droit d’entrée (5 % pour les particuliers et 3 % pour les entreprises) ainsi que la
taxe sur la valeur ajoutée de 16 % s’agissant de deux produits importés ;
- 40 % d’investissement initial à engager ;
- Les 60 % restants répartis comme suit :
 Charges d’exploitation 20 % ;
 10 % de Besoins en Fonds de Roulement qui varieront de 0 à 10 %
proportionnellement au chiffre d’affaire mensuel ;
 La dernière colonne concerne l’échelonnement de l’investissement en
raison de 30 Km par année sur les 60 % restant ;
- Notons cependant que selon la loi, le frais d’agence qui facilite le dédouanement est
fixé à 6/1.000 * valeur CIF et il sera pris en compte comme étant les taxes
additionnelles à ajouter sur la valeur CIF ;
- La valeur CIF inclut à son sein le prix F.O.B. c’est-à-dire la valeur commerciale du
produit en question, le fret ainsi que l’assurance, autrement dit c’est la valeur de
marchandises rendues jusqu’à destination, qui est la base de calcul de droit d’entrée.
96

Tableau 1 : Eléments intervenants dans la production d’une route pour 1 Km

20% 10% 70%/Fonct.


DIFFERENTES COUCHES C.U 1 Km C.T T.+TVA I. i nt. 40% Fonct. 60%
Ch. Exp B.F.R. I. à étalé
Travaux préliminaires 80 7 560 224 336 67 34 235
sol de plateforme 0 0 0 0 0 0 0 0
couche de fondation 19 1750 33250 13300 19950 3990 1995 13965
Couche de base 19 1750 33250 13300 19950 3990 1995 13965
ENZYMES 2 10000 20000 5000 6000 9000 1800 900 2800
Couche d'usure 20 8000 160000 64000 96000 19200 9600 67200
Bitumes pour arrosage 2 8000 16000 4000 4800 7200 1440 720 2240
bitumes pour enrober 2 4000 8000 2000 2400 3600 720 360 1120
Couche d'imprégnation 4 8000 32000 12800 19200 3840 1920 8960
TOTAUX en USD 303060 11000 116824 175236 35047 17524 110485
C.T/Km sans impôt 292060
C.T/Km avec impôt 314060
C.T/Km avec impôt 314060 I. int. 0,4/C.T 125624
I. à échelonné 0,6 188436 dont
20% Cha rges d'expl oi ta ti on 37687 Réparties en
Salaires 0,6 22612
Cons. Intermédiaires 0,4 15075
10% B.F.R. 18844
i. à échelonné 30 Km/année 131905
Source : élaboré par nous-mêmes à partir des données de l’Office des Routes 2010.
Avec l’arrivé sur le marché de production des routes où il y a un grand nombre d’entreprises
productrice, le coût de production réel est passé de 550.000 USD à USD 314.060, ce coût
peut être négocié à 292060 USD/Km. En raison de l’atténuation possible obtenue auprès de la
puissance publique sur le droit d’entrée de 5% à 3% sur les différents produits à
l’importation. A ce prix, il faut ajouter les éléments ci-après :

- 7,5 % pour les contrôles qui seront effectués sur la route à produire ;
- 5 % pour l’installation et l’entreposage des matières et fournitures le long de la voie ;
- 5 % pour le repli des matériels après les travaux.
A cet effet, il sera versé, ce qui est conseillé, au préalable 40 % pour l’année 0 en termes
d’investissement initial et pour les restants, le financement sera de 30 Km/an. Dans notre
travail nous partirons de ce coût afin d’amener les investisseurs à s’intéresser à ce secteur
d’activité. C’est ce qui a amené le gouvernement central à mettre en place la réglementation
concernant l’amélioration du climat des affaires.
97

Tableau 2 : Coûts de production par axe routier

7,5%* 5%* 5%*


AXES ROUTIERS C.U USD Km C.T. C.T. C.U/Km
Expertise entreposage
LBB-KSA 314060 90 28265400 2119905 1413270 1413270 33211845 369021
Source : élaboré par nous-mêmes, sur base des données de S.G.R. 2010.

- * 7,5 % institués pour le contrôle et surveillance des travaux ;


- * 5 %, 5 % institués pour l’installation et le repliement des matériels afin d’éviter les
encombrements après les travaux.
Sur base de cette ingénierie, il sera établi un plan de financement qui sera basé sur la
répartition en nombre d’années de contrat. Or, nous sommes en présence d’un contrat de
contingent complet qui est d’une durée de 5 ans au minimum pour sa production et les autres
années concerneront la récupération des dépenses engagées. Il faut alors les échelonner sur ce
nombre d’années, en tenant compte du coût de production, de 60 % des investissements à
étalés qui comprendront 70 % investissements à échelonnés en raison de 30 Km par année, de
20 % de frais de fonctionnement de l’entreprise et de 10 % de Besoin en Fonds Roulement.

Tableau 3 : Répartition du coût total de production par routes


C.T. 100%
I. i. o,2
AXES Km C.M. I. à Echelonné 0,6
C.T. 100% I. int. 0,4 I. à Ec 0,6
Ch. E. 0,2 B.F.R 0,1 30 Km/an Salaire 0,6 C.I. 0,4
LBB-KSA 90 369021 33211890 13284756 19927134 3985427 1992713 13948994 2391256 1594171
Source : élaboré par nous-mêmes, sur base des données de S.G.R. 2010.

Pour rappel, dans le tableau 38 ; nous venons de réaffecter globalement les coûts totaux de
production par axe routier :

- En investissement initial de 0,4 du coût total ;


- En investissement à rééchelonner, soit les 0,6 du coût total, de cet investissement nous
l’avons réparti en :
- 0,2 comme charge d’exploitation ;
- 0,1 comme B.F.R. ;
- Et 0,7 comme étant la partie qui sera rééchelonnée en raison de 30 Km/année
d’exploitation ;
- Les 0,2 charges d’exploitation seront réparties comme suit :
o 0,6 pour les salaires des agents ;
98

o 0,4 pour les consommations intermédiaires.


Dans les tableaux suivants, nous établirons concomitamment les échelonnements de
60%, de 20% et de 10% par route.
Tableau 4 : Rééchelonnement de 60%, 20%, 10% sur base de 30 Km de production
routière

Km C.U. C.T.
33211890
I. init. I. à échelonné
1/30 Km 2/30 Km 3/30 Km
0,4 0,6
7) LBB-KSA
90 369021 19927134
I. Echel. Ch. Expl. B.F.R.
13284756
0,7 0,2 0,1 S. 0,6 2391256 19628227 6343471 7240192
0,2
13948994 3985427 1992713 C. 0,4 1594171 33211890

Les recettes par année sont déterminées à partir des volumes de trafic sur le tronçon qui
seront multipliées par les différents taux selon les catégories de véhicule qui passent par le
poste de péage. Nous aurons à représenter les tableaux de trois années successives sur base
des données de 2008, 2009 et 2010. Ces tableaux seront constitués de huit colonnes qui se
succèdent de la manière suivante :

- Les catégories de véhicule ;


- Le volume des véhicules à immatriculation nationale ;
- Le volume des véhicules à immatriculation internationale ;
- Les taux de péage pour les véhicules à immatriculation internationale ;
- Les taux de péage pour les véhicules à l’immatriculation nationale ;
- Les deux dernières colonnes concernent les recettes totales qui proviennent de la
multiplication entre les taux de péage et le volume de trafic, nous introduirons aussi
les recettes de sous provision, de tarif réduit partant de tronçons tels que KIMPE,
KIMBEMBE, BULUO, LUAMBO, LUALABA ce qui donnera les recettes totales
pour chaque année.
Et les méthodes de travail se feront de la manière suivante :
- Les tableaux des recettes et des volumes trafics ;
- Les tableaux des variations des recettes et de volumes de trafics ;
- Les critères d’évaluation financière :
 VAN en univers certain ;
 Volume de trafic mensuel et annuel ;
99

 Délai de récupération ;
 Indice de profitabilité ;
 VAN en univers incertain et le Risque de projet.
- L’évaluation économique sera constatée sur base des éléments de l’évaluation
financière tels que :
 La masse salariale ;
 L’impôt ;
 Les recettes de l’entreprise gagnante ;
 La réceptivité du projet par le public.
Tableau 5 : évolution des recettes et de volume de trafic LBB-KSA

ANNEE ANNEE 2008


STATISTIQUE LBB-KSA, KSA-LBB
cat. Veh. passages Tx NAT. Tx INT. R.T. NAT. R.T. INT. R.T.
NAT. INT. USD USD USD USD USD
V 72397 191 2,667 25 193 083 4 775 197 858
VL 82327 1159 4,889 50 402 497 57 950 460 447
C1P 27771 1133 15,556 100 432 006 113 300 545 306
G.B. 290 22,222 6 444 - 6 444
C2P 869 200 200 - 173 800 173 800
CR, C3P 33501 300 300 - 10 050 300 10 050 300
TOTAUX USD 11 434 155
KIMPE CDF, USD 33501 161392500 179 325
Sous provision 40 000
Tarif spécial cash CDF, USD 46095300 51 217
TOTAL GENERAL 2008 USD 11 704 697
Tableau 6 : évolution des recettes et de volume de trafic LBB-KSA

ANNEE ANNEE 2009


STATISTIQUE LBB-KSA, KSA-LBB
cat. Veh. passages Tx NAT. Tx INT. R.T. NAT. R.T. INT. R.T.
NAT. INT. USD USD USD USD USD
V 77450 189 2,66 25 206 017 4 725 210 742
VL 103285 1037 4,88 50 504 031 51 850 555 881
C1P 35012 1281 15,55 100 544 437 128 100 672 537
G.B. 144 0 22,22 3 200 - 3 200
C2P 2296 1006 200 200 459 200 201 200 660 400
CR, C3P 5294 30487 300 300 1 588 200 9 146 100 10 734 300
TOTAUX USD 12 837 059
KIMPE CDF, USD 173740000 193 044
Sous provision
Tarif spécial cash CDF, USD 23374200 25 971
TOTAL GENERAL 2008 USD 13 056 075
Source : élaboré par nous-mêmes, sur base des données de S.G.R. 2010.
100

Tableau 7 : Evolution des recettes et de volume de trafic LBB-KSA


ANNEE ANNEE 2010
STATISTIQUE LBB-KSA, KSA-LBB
cat/Véh. passages Tx NAT. Tx INT. R.T. NAT. R.T. INT. R.T.
NAT. INT. USD USD USD USD USD
V 94129 153 2,66 25 250 383 3 825 254 208
VL 141839 933 4,88 50 692 174 46 650 738 824
C1P 47877 1094 15,55 100 744 487 109 400 853 887
G.B. 140 22,22 3 111 - 3 111
C2P 2529 1070 200 200 505 800 214 000 719 800
CR, C3P 5245 39981 300 300 1 573 500 11 994 300 13 567 800
TOTAUX USD 16 137 631
KIMPE CDF, USD 182172500 202 414
Sous provision 50000
Tarif spécial cash CDF, USD 30394200 33 771
TOTAL GENERAL 2010 USD 16 423 816

Source : élaboré par nous-mêmes, sur base des données de S.G.R. 2010.

Au vu, de ces recettes, il est à constater que les recettes prises globalement sur le tronçon
LBB-KSA vont grandissantes d’une année à l’autre. En 2008, les recettes ont été de USD
11.703282, en 2009 ; USD 13.056.075 et en 2010 ; USD 16.423.816. Est-ce, dans
l’entretemps, il y a eu accroissement aussi bien en volume et en recette totale par type de
véhicule. Dans l’affirmatif, cela nous permettra de faire une bonne extrapolation sur les trois
années qui sont prises en considération dans notre travail. Sur ce, nous procédons dans le
tableau suivant à l’analyse de l’accroissement par catégorie de véhicule.

D. Evaluation financière dans un univers certain


Pour bien évaluer financièrement les différents tronçons routiers de notre étude, nous
introduirons dans le même tableau aussi bien le coût de production et les recettes totales en
plus, trois critères seront choisis afin de déterminer la rentabilité de chaque tronçon routier.
Notons cependant que les données réellement récoltées sur terrain sont relatives aux trois
années ci-haut énoncé, s’agissant de trois autres années, nous avons utilisé le coefficient
d’accroissement annuel des années 2009-2010. Enfin l’année critique est fixé à 6 ans.

a) Selon le critère de VAN


Comme données de référence, nous aurons :
- Les années de base ;
- Les volumes de trafic ;
- Les taux de péage ;
101

- le coût total de production par axe routier qui sera réparti en :


 investissement initial pour les 40 % du coût total ;
 investissement à étalé pour les 60 % du coût total.
- Les 40 % seront amortis au taux d’amortissement linéaire qui tiendra compte de la
durée de vie d’une route, qui, du point de vue de l’Union Européenne est de 25 années
d’âge d’où le taux d’amortissement sera égal à (1/25)*100 = 4% mais, dans notre
contexte nous avons simplement divisé le montant d’investissement initial par le
nombre d’années critiques choisies qui sont de 6 ans;
- L’impôt sur le bénéfice sera en raison de 0,40 sur le bénéfice ;
- Le taux d’intérêt utilisé est celui de la TRUST MERCHAND BANK qui est de 6
%/an.
102

Tableau 8 : Evolution des Coûts totaux (C.T.), Volumes de trafic (V.T) et des Recettes
totales (R.T.) sur trois années LBB-KSA ; 90 Km

ANNEES V.T. C∆ R.T. C.T. I. int. 0,4 Ch. 0,6 AMORT. E.B.T. Impôt 0,4 E.A.T.
0 0,26 33211890 13284756
2008 219638 11703282 19927134 3985427 3520460 2214126 5968696 2387478 3581217
2009 257481 13056075 Salaires 2391256 3520460 2214126 7321489 2928595 4392893
2010 334990 16423816 M. Cons. 1594171 3919003 2214126 10290687 4116275 6174412
2011 422087 20694008 Ch. Ech. 0,7 13948994 2324832 2214126 16155050 6462020 9693030
2012 531830 26074450 1992713 2324832 2214126 21535492 8614197 12921295
2013 670106 32853807 2324832 2214126 28314849 11325940 16988909
19927134 17934421 13284756 89586262 35834505 53751757
B.F.R.
ANNEES Cash Flow 0 ∆ B.F.R. C.F.N. Tx 0,06 Flux Act. Cu Flux.
0 199271 199271 13484027 1 -13484027 -13484027
2008 5795343 398543 199271 5596072 0,9434 5279313 -7887955
2009 6607019 597814 199271 6407748 0,8900 5702873 -1480207
2010 8388538 797085 199271 8189267 0,8396 6875866 6709059
2011 11907156 797085 0 11907156 0,7921 9431583 18616215
2012 15135421 -797085 15932507 0,7473 11905696 34548722
2013 19203035 19203035 0,7050 13537382 53751757
67036513 53751757 39248686

ANNEES Cu flux A
0 -13484027
2008 -8204714
2009 -2501841
2010 4374025
2011 13805608
2012 25711304
2013 39248686
Source : élaboré par nous-mêmes, sur base des données de S.G.R. 2010

Tableau 9 : Volume des trafics mensuels et journaliers LBB-KSA


ANNEES V.T MOIS JOUR
0 0,26
2008 219638 7321
2009 257481 8583
2010 334990 11166
2011 422087 14070
2012 531830 17728
2013 670106 22337
13534

Source : élaboré par nous-mêmes sur base des données de S.G.R. 2009.
103

Nous voyons bien que la VAN est positive USD 39.122.738 donc supérieure à 0 donc le
projet est rentable et peut être entrepris et renchéri sur un marché par le mécanisme approprié
du marché. S’agissant du délai de récupération, les flux d’actualisation deviennent positifs
dès la troisième année d’exploitation cela est dû à la position stratégique de cette route qui est
surtout utilisée pour le trafic à l’international dont le gros de paiement se fait en monnaie des
autres.
b) selon le délai de récupération

Tableau 10 : Délai de récupération LBB-KSA

Nbre d'année Cu Fl act (-) Cu Fl act (+) Jours ANNEE MOIS JOURS
2 2501841 4374025 365 2 208,7715
0,9591 6,959052 28,77156
EN DEFINITIF 2 6 28

Source : élaboré par nous-mêmes.

2 ans 6 mois et 28 jours cela voudrait dire que l’investissement sur cette route sera
récupéré après deux ans et 6 mois et 28 jours ce qui est intéressant pour tout en enchérisseur
qui voudrait bien investir sur ce tronçon.
c) Selon l’indice de profitabilité LBB-KSA

Tableau 11 : Indice de profitabilité récupération

Cu Fl act (+) Inv. Tot. Ind de Prof


DONNEES 4374025 33211890 8,59

Source : élaboré par nous-mêmes.

La route LBB-KSA présente un indice de profitabilité qui est supérieure à 1, soit 8,59
104

D. Evaluation financière dans un univers incertain

a) VAN dans un univers incertain


Tableau 12 : VAN dans un univers incertain : LBB-KSA
ANNEE 1 ANNEE 2 ANNEE 3
P1 Flux net P1 Flux net P1 Flux net
11703282 13056075 16423816
0,05 1950547 97527 0,05 2176013 108801 0,05 2737303 136865
0,1 1950547 195055 0,1 2176013 217601 0,1 2737303 273730
0,15 1950547 292582 0,15 2176013 326402 0,15 2737303 410595
0,2 1950547 390109 0,2 2176013 435203 0,2 2737303 547461
0,25 1950547 487637 0,25 2176013 544003 0,25 2737303 684326
0,25 1950547 487637 0,25 2176013 544003 0,25 2737303 684326
∑ Flux net 1950547 13056075 2176013 16423816 2737303
∆C 0,9434 0,8900 0,8296
0,26 1840139 1936651 2270866
ANNEE 4 ANNEE 5 ANNEE 6
P1 Flux net P1 Flux net P1 Flux net
20694008 26074450 32853807
0,05 3449001 172450 0,05 4345742 217287 0,05 5475635 273782
0,1 3449001 344900 0,1 4345742 434574 0,1 5475635 547563
0,15 3449001 517350 0,15 4345742 651861 0,15 5475635 821345
0,2 3449001 689800 0,2 4345742 869148 0,2 5475635 1095127
0,25 3449001 862250 0,25 4345742 1086435 0,25 5475635 1368909
0,25 3449001 862250 0,25 4345742 1086435 0,25 5475635 1368909
20694008 3449001 26074450 4345742 32853807 5475635
0,7921 0,7473 0,705
2731954 3247573 3860322
Investissement initial 13484027

VAN ESPEREE 15887505 13484027 2403478


Source : élaboré par nous-mêmes.
105

b) Selon le risque du projet


TABLEAU 13 : le risque du projet LBB-KSA
ANNEE 1 ANNEE 2 ANNEE 3
1950547 1840139 2176013 1936651 2737303 2270866
1950547 1840139 2176013 1936651 2737303 2270866
1950547 1840139 2176013 1936651 2737303 2270866
1950547 1840139 2176013 1936651 2737303 2270866
1950547 1840139 2176013 1936651 2737303 2270866
1950547 1840139 2176013 1936651 2737303 2270866
270443 586315 1142533
ANNEE 4 ANNEE 5 ANNEE 6
3449001 2731954 4345742 3247573 5475635 3860322
3449001 2731954 4345742 3247573 5475635 3860322
3449001 2731954 4345742 3247573 5475635 3860322
3449001 2731954 4345742 3247573 5475635 3860322
3449001 2731954 4345742 3247573 5475635 3860322
3449001 2731954 4345742 3247573 5475635 3860322
1756399 2689954 3956693
82178950817 386251266528 1466714189114 3466209057921 8130137047279 17590285288088
Risque de projet 0,9434 5578689
Source : élaboré par nous-mêmes.

E. Analyse de résultat de l’axe LBB-KSA

Le coût de production totale, de cette route de 90 Km, est de33.211.890 USD. En termes de
répartition nous aurons :

- 40% du coût de production destinés aux travaux d’investissement initial de la route


dès l’année 0, soit 13.284.756 USD ;
- 60% relatif au fonctionnement courant de l’entreprise, soit 19.927.134 USD qui seront
répartis en :
o 20 %, soit USD 3.985.427 dont :
 60 % de la masse salaire direct, soit USD 2.391.256 pour les
trois ans ce qui représentent la somme de USD 717.377 par an
et USD 59.781par mois ;
 40 % des consommables, soit USD 1.594.171 pour les trois
ans ;
o 70 %, soit USD 13.948.994 autres charges et salaire indirect lié à la
production sur le trois années ;
o 10 % de Besoins en Fonds de Roulement ;
106

- L’Etat aura gagné en termes d’impôt global sur les six années, soit 40% de l’ordre de
USD 34.834.505, ce qui variera par années de l’ordre de USD 2.387.478 la première
année à USD 11. 325.940 la dernière année ;
- Le seuil de rentabilité est de 13.534 véhicules/Jours ce qui rend rentable la route sur le
plan international parce qu’elle dépasse de 5.000 véhicules/jour qui sont exigés pour
la rentabilité des voies de circulation rapide et de 10.000 véhicules/jour pour les
autoroutes, c’est bien cela qui explique, ce jour, l’apparition des embouteillages
importants qui s’étendent même dans la ville de Lubumbashi ; du Carrefour au tunnel
de l’entrée de la ville, d’où la nécessité de songer à la production de l’autoroute.
Les entreprises soumissionnaires seront intéressées à la rentabilité du projet et au délai de
récupération qui est de moyen terme. Sur ce, s’agissant du tronçon LBB-KSA, la VAN aussi
bien dans l’univers certain qu’incertain est positive, soit 39.122.738 et 2.403.478 et la
récupération de l’investissement engagé sera effective dès le début de la troisième année,
donc l’axe est rentable et peut inciter les investisseurs à le produire.

III. Evaluation économique


Reprenons l’exemple du secteur énergétique et apportons les correctifs au tableau
d’évaluation financière afin de passer à l’évaluation économique de la page 86 que voici :
- Phase 1. Correction fiscale
Il est nécessaire de déduire des flux de l’analyse financière les paiements qui n’ont
pas de contrepartie réelle en ressources, comme les subventions et taxes indirectes sur
les intrants et les extrants. En ce qui concerne les transferts publics directs, ils ne sont
pas inclus dans le tableau initial à utiliser pour l’analyse financière, qui tient compte
des coûts d’investissement et non des ressources financières Tab. 1).
Dans le présent exemple, il n’y a pas de corrections fiscales. Cela signifie qu’aucune
correction de transferts, subventions ou autre correction fiscale n’a été intégrée dans l’analyse
financière.
- Phase 2. Correction des externalités.
Il est nécessaire d’inclure dans les sorties et les entrées les coûts et avantages externes
pour lesquels il n’existe pas de cash-flow. Citons à titre d’exemples les coûts des
services de santé ou les pertes dans le secteur de la pêche dues à l’augmentation de la
pollution, le temps épargné par l’investissement dans les transports, les infrastructures
spécifiques fournies au projet par le secteur public (comme une route construite
107

spécialement pour le projet,...), le développement des flux touristiques, l’amélioration


de l’accessibilité de la région,...
- Phase 3. Des prix du marché aux prix fictifs
Il faut déterminer un vecteur de facteurs de conversion.
1. Tableau des externalités
An
Economie de temps Revenus Touristiques Avantages Externes Tot. VENTES RECETTES TOTALES

0 1,1
0
1 0 0 0 0 0 0
2 42 78 120 1501 1651 1771
3 42 78 120 5701 6271 6391
4 42 78 120 7501 8251 8371
5 42 78 120 7501 8251 8371
6 42 78 120 8501 9351 9471
7 42 78 120 8501 9351 9471
8 42 78 120 8501 9351 9471
9 42 78 120 8501 9351 9471
10 0 0 0 0 0 0

2. Tableau de corrections fiscales, des externalités et de prix fictifs


An
Pollution Accrue Coûts Externes CH. Exp. Ind. Retraite Coûts des Investissements Coût totaux
0,9 1,2 0,9
0 2444 2200 2200
1 0 0 0 0 0 326 293 293
2 572 572 2022 1820 0 0 326 293 2685
3 572 572 7252 6527 0 0 326 293 7392
4 632 632 7476 6728 0 0 326 293 7654
5 632 632 7476 6728 0 0 326 293 7654
6 632 632 7476 6728 0 0 0 0 7360
7 632 632 7476 6728 0 0 326 293 7654
8 632 632 7476 6728 0 0 0 7360
9 632 632 7476 6728 0 0 0 0 7360
10 0 0 0 197 236 -1500 -1350 -1114
108

3. Tableau d'évaluation et de viabilité économique


An
Recettes totalesDépenses totales Cash flow net Coeff. D'Act VANE
0 0 2200 -2200 1,000 -2200,0
1 0 293 -293 0,952 -279,0
2 1771 2685 -914 0,907 -829,0
3 6391 7392 -1001 0,864 -864,7
4 8371 7654 717 0,823 589,9
5 8371 7654 717 0,784 561,8
6 9471 7360 2111 0,746 1575,3
7 9471 7654 1817 0,711 1291,3
8 9471 7360 2111 0,677 1428,8
9 9471 7360 2111 0,645 1360,8
10 0 -1114 1114 0,614 683,9
11 3318,9
109

Table des matières

I. OBJECTIFS DU COURS ................................................................................. 2


II. MOYEN POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS ............................. 2
III. EVALUATION DES CONNAISSANCES ....................................... 3
IV. PREREQUIS ...................................................................................................... 3
V. RESUME DU COURS ..................................................................................... 3
VI. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................. 3
INTRODUCTION ......................................................................................................... 5
CHAPITRE I : NOTIONS FONDAMENTALE D’ANALYSE
ECONOMIQUE ............................................................................................................... 7

I. De la demande à l’offre de l’entreprise ou à l’industrie ....................................... 7


1. Qu’est-ce le “consommateur” ....................................................................................................... 7
2. Qu’est-ce la production ? ............................................................................................................ 12

II. Economie du bien-être et surplus du consommateur ...................................... 20


1. Approche conceptuelle ................................................................................................................ 20
2. Le surplus du consommateur et la bonne volonté à payer ........................................ 21

III. Qu’est-ce l’analyse économique et financière des projets ............................... 24


1. De la définition .............................................................................................................................. 24
2. Genèse du calcul économique et financier ......................................................................... 24
3. Rationalisation des choix budgétaire .................................................................................. 25

CHAPITRE II : LES FONDEMENTS THEORIQUES DE PROJET


................................................................................................................................................ 26

I. Qu’est-ce qu’un projet ? ................................................................................................... 26


1. De la définition .............................................................................................................................. 26
2. Cycle intégré de projet ................................................................................................................ 28

II. L’analyse coût-avantage ACA en anglais CBA ................................................. 36


1. De la définition .............................................................................................................................. 36
2. De la démarche .............................................................................................................................. 37
3. Décisions financières de l’’investissement ......................................................................... 46
4. Analyse économique des projets ............................................................................................. 49

III. QUELQUES METHODES USITEES EN ANALYSE COUT-


BENEFICE....................................................................................................................... 56
1. De la méthode des effets ............................................................................................................. 56
110

2. De la méthode des comptes de surplus ................................................................................ 58


3. Méthode de prix de référence .................................................................................................. 59

CHAPITRE II : L’APPROCHE COMPTABLE DES PROJETS ....... 61

I. Achats et ventes des immobilisés et des stocks ...................................................... 61


1. De la définition des immobilisés et des stocks .................................................................. 61
2. Les opérations d’achats et de ventes..................................................................................... 61
3. Amortissements ............................................................................................................................. 67

II. Traitement comptable des opérations de la trésorerie ................................... 71


1. Opérations de trésorerie ............................................................................................................. 71
2. Paiement en espèces (« pièces » ou « billets ») .................................................................. 72
3. Les paiements par chèques bancaires, postaux ou similaires ................................... 72
4. Paiement par cartes de crédit ou par M-PESA .............................................................. 72

III. Comptabilisation des titres de placement ........................................................... 72


IV. Salaires et retenues sur salaires .............................................................................. 73
1. Le personnel ..................................................................................................................................... 73
2. Les charges de personnel ............................................................................................................ 73
3. Les éléments du salaire ............................................................................................................... 73
4. Main d’œuvre non qualifiée ..................................................................................................... 75

V. Comptabilisation de l’impôt sur les sociétés ........................................................ 75


VI. Analyse de l’équilibre financier .............................................................................. 77

CHAPITRE IV : ETUDES DES CAS ............................................................... 78

I. Les cas préliminaires ....................................................................................................... 78


1. L’intérêt composé ........................................................................................................................... 78
2. Actualisation et inflation .......................................................................................................... 79

II. Etudes de cas sectorielles ........................................................................................... 84


1. Secteur énergétique ...................................................................................................................... 84
2. Etudes de cas de projet agricole ............................................................................................. 87
3. Analyse économique du sous-secteur de transport ....................................................... 91

III. Evaluation économique ............................................................................................ 106


111