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c Laurent Garcin

MPSI Lycée Saint-Exupéry

S OMMES ET PRODUITS

1 Techniques de calcul
P
1.1 Le symbole

Notation 1.1
Soient m et n deux entiers naturels. Alors
n

X am + am+1 + · · · + an−1 + an si m 6 n,
ak =
k=m
0 sinon.
X X
On peut aussi noter ak ou encore ak . Cette somme comporte n − m + 1 termes.
m6k6n k∈Jm,nK

Remarque. La variable k est muette : on peut la remplacer par n’importe quelle autre variable. Autrement dit,
n
X n
X
ak = ap
k=m p=m

EXERCICE 1.

n−1
X
Calculer 1.
k=2

 Attention ! Le résultat d’une somme ne peut pas dépendre de l’indice de sommation, ça n’aurait aucun
sens !

1.2 Règles de calcul


Linéarité de la somme : X X X
(ak + bk ) = ak + bk
k k k
X X
λak = λ ak
k k

 Attention ! On ne peut mettre en facteur qu’une expression qui ne dépend pas de l’indice de sommation.

Remarque. Si on combine les deux propriétés précédentes, on a :


X X X
(λak + µbk ) = λ ak + µ bk
k k k

 Attention ! La sommation se comporte mal avec les produits. Autrement dit, en général,
! !
X X X
ak bk 6= ak bk
k k k

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1.3 Sommes télescopiques

Méthode Télescopage
On appelle somme télescopique toute somme du type suivant
n
X
(ak+1 − ak ) = an+1 − am
k=m

EXERCICE 2.
n  
X 1
Calculer Sn = ln 1 + .
k
k=1

Suites primitives
n
X
Pour calculer ak , on peut essayer d’introduire une suite Ak vérifiant ak = Ak+1 − Ak . Une telle suite
k=m
n
X
(Ak ) est appelée suite primitive de ak . On a alors ak = An+1 − Am .
k=m

Sommes de puissances
n
X n(n + 1)
Notons Sm (n) = km . On sait (série arithmétique) que S1 (n) = . Traitons le calcul de S2 (n).
2
k=1
Première méthode
On cherche une suite primitive de (k2 ) sous la forme (ak3 + bk2 + ck) avec a, b, c à déterminer.
Deuxième méthode
n
X
(k + 1)3 − k3 de deux manières différentes. On a par télescopage
 
On exprime la somme
k=1

n
X
(k + 1)3 − k3 = (n + 1)3 − 1 = n (n + 1)2 + (n + 1) + 1 .
   

k=1

Et en développant chaque terme de la somme, on a aussi :


n
X n
X n
X n
X
(k + 1)3 − k3 = 3 k2 + 3
 
k+ 1 = 3S2 (n) + 3S1 (n) + n
k=1 k=1 k=1 k=1

Après calcul, on obtient


n(n + 1)(2n + 1)
S2 (n) =
6

EXERCICE 3.

Calculer S3 (n).

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1.4 Changement d’indice

Méthode Changement d’indice


On peut procéder à un changment d’indice pour deux types de raison.
➢ Si l’on veut changer l’indice dans les termes à sommer. Par exemple,
n
X n+1
X
ak+1 = al
k=m l=m+1

en posant l = k + 1 dans les termes de la somme et en remarquant que l prend alors toutes les valeurs
entières entre m + 1 et n + 1. Ou encore,
n
X n
X
an−k = al
k=0 l=0

en posant l = n − k dans les termes de la somme et en remarquant que l prend alors toutes les valeurs
entières entre 0 et n.
➢ Si l’on veut changer les bornes de la somme. Par exemple,
n+2
X n
X
ak = al+2
k=2 l=0

en posant l = k − 2 de telle sorte que les bornes soient 0 et n et en changeant les indices des termes de la
somme en remarquant que k = l + 2.
Dans les deux cas, on peut vérifier en considérant le premier et le dernier terme de la somme avant et après
changement d’indice.

3
X
 Attention ! On ne peut pas effectuer n’importe quel changement d’indice. Par exemple, soit S = a2k .
k=0
6
X
On pourrait naïvement effectuer le chanegement d’indice l = 2k de sorte que S = al . Mais
l=0

3
X 6
X
a2k = a0 + a2 + a4 + a6 tandis que al = a0 + a1 + a2 + a3 + a4 + a5 + a6
k=0 l=0

Le problème vient du fait que 2k ne prend pas toutes les valeurs entières entre 0 et 6 mais seulement les valeurs
paires.
EXERCICE 4.

Compléter les trous dans les égalités suivantes :


n
X •
X n−1
X •
X n+2
X n
X
uk+2 = uk , uk = u• , uk+1 = u•
k=3 k=• k=4 k=1 k=3 k=•

EXERCICE 5.

Calculer la somme
n  
X 1 1
− .
k n+1−k
k=1

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Méthode Transformation d’Abel


n
X
Soient deux suites (An ) et (bn ) deux suites numériques. On pose an = An+1 − An et Bn = bk pour tout
k=0
n ∈ N.
n
X n
X
Ak bk = A0 b0 + Ak (Bk − Bk−1 )
k=0 k=1
Xn n
X
= A0 b0 + Ak Bk − Ak Bk−1
k=1 k=1
n
X n−1
X
= A0 b0 + Ak Bk − Ak+1 Bk
k=1 k=0
n−1
X
= A0 b0 + An Bn − A0 B0 + (Ak − Ak+1 )Bk
k=0
n−1
X
= An Bn − ak Bk
k=0

La formule n’est pas à connaître mais la méthode l’est. Cette technique est totalement analogue à l’intégration
par parties. En effet, il suffit de remplacer les intégrales par des sommes et de considérer que la « dérivée » d’une
Xn
suite (Un ) est la suite (Un+1 − Un ) et donc qu’une « primitive » d’une suite (vn ) est la suite ( vk ).
k=0

Remarque. La transformation d’Abel se révèlera utile l’année porchaine lors de l’étude des séries.

1.5 Sommation par paquets


On a d’abord tout simplement :
n
X p
X n
X
ak = ak + ak si m6p6n
k=m k=m k=p+1

EXERCICE 6.

2n
X 2n
X
Calculer min(k, n) et max(k, n).
k=0 k=0

On peut aussi séparer les termes d’indice pair et les termes d’indice impair. On a alors plusieurs écritures

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possibles :
n
X n
X n
X
ak = ak + ak
k=m k=m k=m
k pair k impair
X X
= ak + ak
m6k6n m6k6n
k pair k impair
X X
= a2k + a2k+1
m62k6n m62k+16n

2⌋
⌊X
n
⌊X2 ⌋
n−1

= a2k + a2k+1
2 ⌉
k=⌈ m 2 ⌉
k=⌈ m−1

2 Sommes classiques
2.1 Factorisation de an − bn

Proposition 2.1
Soient a et b deux réels ou complexes et n ∈ N∗ . Alors

n−1
X n−1
X
an − bn = (a − b)(an−1 + an−2 b + · · · + abn−2 + bn−1 ) = (a − b) ak bn−1−k = (a − b) an−1−k bk
k=0 k=0

Remarque. On a en particulier
n−1
X
an − 1 = (a − 1)(an−1 + an−2 + · · · + a + 1) = (a − 1) ak
k=0

2.2 Séries arithmétiques et géométriques

Proposition 2.2 (Séries arithmétiques)


Soient (an ) une suite arithmétique (réelle ou complexe) et (n, p) ∈ N2 tels que n 6 p.
p
X an + ap
ak = N
2
k=n

où N = p − n + 1 est le nombre de termes de la somme.

Exemple 1.
n
X n(n + 1)
k=
2
k=1

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Proposition 2.3 (Séries géométriques)


Soient (an ) une suite géométrique (réelle ou complexe) de raison q et (n, p) ∈ N2 tels que n 6 p.
N

p  1−q
X an si q 6= 1
ak = 1−q
Nan = Nap si q = 1

k=n

où N = p − n + 1 est le nombre de termes de la somme.

EXERCICE 7.
n
X
Calculer k2k .
k=1

2.3 Sommes binomiales


2.3.1 Coefficients binomiaux

Définition
  2.4
n
On note le nombre de parties à k éléments dans un ensemble à n éléments.
k

Proposition 2.5 (Expression factorielle)


 
n n(n − 1) . . . (n − k + 1) n!
= =
k k! (n − k)!k!

Proposition 2.6
On a une symétrie des coefficients binomiaux à savoir
   
n n
=
k n−k

On a aussi la relation de Pascal      


n n−1 n−1
= +
k k k−1
et enfin    
n n n−1
=
k k k−1

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Triangle de Pascal
La relation de Pascal permet de construire le triangle de Pascal donnant les coefficients binomiaux de proche
en proche.
1
1 1
1 2 1
On obtient une case en additionnant la case au-dessus et la case
1 3 3 1
au-dessus à gauche : par exemple, 10 = 6 + 4 ou 3 = 2 + 1.
1 4 6 4 1
1 5 10 10 5 1

2.3.2 Binôme de Newton

Proposition 2.7 (Formule du binôme)


Soient a et b deux réels ou complexes et n ∈ N. Alors
n  
X n
(a + b)n = ak bn−k
k
k=0

n   n  
X n X n
Exemple 2. On a = (1 + 1)n = 2n et (−1)k = (1 − 1)n = 0.
k k
k=0 k=0

EXERCICE 8.

Calculer les sommes suivantes :


n   2n 
n

X 2n
2k
X
1. 2. (−1)k 2k−1
k k
k=0 k=1

2.4 Sommes trigonométriques


Il s’agit de sommes faisant intervenir les fonctions trigonométriques. Une idée générale est de considérer la
somme à calculer comme la partie réelle ou imaginaire d’une somme faisant intervenir des exponentielles complexes
qui sera peut-être plus facile à calculer.

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Méthode Sommes trigonométriques


On traite un exemple standard à savoir le calcul des sommes :
n
X n
X
Rn = cos(kθ + φ) et In = sin(kθ + φ)
k=0 k=0

où θ et Φ sont deux réels. Pour cela, on pose :


n
X
Sn = ei(kθ+φ)
k=0

et on remarque que Rn = Re(Sn ) et In = Im(Sn ). On écrit d’abord que :


n
X
Sn = eiφ eikθ
k=0

et on remarque que la somme est une série géométrique de raison eiθ . On doit alors distinguer deux cas.
◮ Cas eiθ = 1 i.e. θ ≡ 0[2π].
Alors on a évidemment
Rn = (n + 1) cos φ et In = (n + 1) sin φ.
◮ Cas eiθ 6= 1 i.e. θ 6≡ 0[2π].
Alors
ei(n+1)θ − 1
Sn = eiφ
eiθ − 1
On utilise la formule de l’arc moitié et on obtient :

sin (n+1)θ
Sn = ei(φ+ 2 θ)
n
2
sin θ2

On obtient donc :
(n+1)θ (n+1)θ
 n  sin 2  n  sin 2
Rn = cos φ + θ et In = sin φ + θ .
2 sin θ2 2 sin θ2

EXERCICE 9. ✯ Sommes trigonométriques

Calcul de deux classiques.


1. Simplifier la somme
n  
X 1 kπ
Sn = cos .
2k 3
k=1

2. Simplifier la somme
n  
X 1 k π
Sn′ = cos .
2k 3
k=1

On peut être amené à effectuer une linéarisation préliminaire.


EXERCICE 10.
n
X
Simplifier cos2 kθ.
k=0

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3 Sommes doubles
3.1 Définition et notations
l X
X n
On appelle somme double toute somme du type aij . Par définition,
i=k j=m

X n
l X l
X n
X
aij = Si où Si = aij .
i=k j=m i=k j=m

On peut aussi noter cette même somme


X X
aij ou encore aij
k6i6l (i,j)∈Jk,lK×Jm,nK
m6j6n

Si les bornes des dans les sommes sont identiques on a une notation plus condensée. Par exemple,

X n
n X X
aij = aij
i=1 j=1 16i,j6n

Attention, les bornes de la deuxième somme peuvent dépendre de l’indice de la première somme. Par exemple,
n X
X i−1
aij
i=2 j=1

Mais l’inverse n’arrive JAMAIS ou alors on a fait une erreur.


On peut aussi avoir des notations plus condensées dans ce cas. Par exemple,

X i
n X X X n
n X X
aij = aij ou encore aij = aij
i=1 j=1 16j6i6n i=1 j=i 16i6j6n

3.2 Règles de calcul


Ce sont les mêmes que pour une somme simple. Remarquons que l’on peut mettre en facteur dans la deuxième
somme toute expression qui ne dépend pas du deuxième indice. C’est-à-dire,
 
XX X X
ai bij = ai bij 
i j i j

Cette dernière remarque nous permet de factoriser une double somme lorsqu’on peut séparer les indices :
! 
XX X X
ai bj = ai  bj 
i j i j

EXERCICE 11.
n X
X n
Calculer 22i−j .
i=0 j=0

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P
3.3 Interversion des signes
P
Si les bornes ne dépendent pas des indices, on peut intervertir les signes sans se poser de questions.
X n
l X n X
X l
aij = aij
i=k j=m j=m i=k

Sinon, les choses sont un peu plus délicates et on visualise souvent mieux la situtation au moyen d’un tableau.

Méthode Interversion au moyen d’un tableau


n X
X i
P
Interversion du signe dans aij .
i=0 j=0
Dans le tableau ci-contre, on peut faire la somme des ❍
❍❍ j 0 1 2 3 4 ...
éléments i ❍❍
n X i
X 0 a00
➢ ligne par ligne : aij
1 a10 a11
i=0 j=0
n
n X
2 a20 a21 a22
X 3 a30 a31 a32 a33
➢ colonne par colonne : aij
4 a40 a41 a42 a43 a44
j=0 j=i
..
Ces deux doubles sommes sont donc égales. Rien d’éton- .
nant à cela
Xpuisqu’on peut réécrire ces deux sommes
comme aij .
06j6i6n

EXERCICE 12.
X
Ecrire de deux manières différentes aij .
16i<j6n

EXERCICE 13.

n
X n X
X k
Vérifier que k2k = 2k et donner une expression simple de cette somme en intervertissant l’ordre de
k=1 k=1 l=1
sommation.

3.4 Sommation par paquets


3.4.1 Premier exemple
X
Soit par exemple à calculer la somme double S = max(i, j). On peut séparer séparer cette somme en
16i,j6n
trois « paquest » : ceux pour lesquels i < j, ceux pour lesquels i > j et ceux pour lesquels i = j. Ainsi
X X n
X
S= max(i, j) + max(i, j) + max(i, i)
16i<j6n 16j<i6n i=1
X X n
X
= j+ i+ i
16i<j6n 16j<i6n i=1

Les deux premières sommes sont les mêmes (on a juste permuté i et j) et
X X j−1
n X n
X
j= j= (j − 1)j = (S2 (n) − 1) − (S1 (n) − 1) = S2 (n) − S1 (n)
16i<j6n j=2 i=1 j=2

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Par conséquent,
n(n + 1)(4n − 1)
S = 2(S2 (n) − S1 (n)) + S1 (n) = 2S2 (n) − S1 (n) =
6

3.4.2 Deuxième exemple


X
Soit maintenant à calculer la somme double |i − j|. Remarquons que |i − j| peut prendre des valeurs de 0
16i,j6n
à n − 1 donc
X n−1
X X n−1
X X
|i − j| = k= k
16i,j6n k=0 |i−j|=k k=1 |i−j|=k

Reste à trouver le nombre de couples (i, j) tels que |i − j| = k pour k ∈ J1, n − 1K (le cas k = 0 ne change pas la
somme).

❍❍ j 1 2 3 3 5
i ❍❍
On construit le tableau des |i − j| pour n = 5. On voit qu’on retrouve 1 0 1 2 3 4
n fois la valeur 0 (mais elle ne nous intéresse pas) et 2(n − k) fois la 2 1 0 1 2 3
valeur k pour k ∈ J1, n − 1K. 3 2 1 0 1 2
4 3 2 1 0 1
5 4 3 2 1 0
On en déduit donc que
n−1
X X (n − 1)n(n + 1)
|i − j| = 2(n − k)k = 2nS1 (n − 1) − 2S2 (n − 1) =
3
16i,j6n k=1

4 Produits
Q
4.1 Le symbole

Notation 4.1
Soient m et n deux entiers naturels. Alors
n

Y am am+1 . . . an−1 an si m 6 n,
ak =
k=m
1 sinon.
Y Y
On peut aussi noter ak ou encore ak . Ce produit comporte n − m + 1 facteurs.
m6k6n k∈Jm,nK

EXERCICE 14.
n
Y
Calculer 2.
k=0

EXERCICE 15.

Calculer le produit des racines nèmes de l’unité.


Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’un produit est nul si et seulement si un de ses facteurs est nul.
EXERCICE 16.

1000
Y
Calculer k ln(1 + |k|).
k=−1000

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4.2 Règles de calcul


! !
Y Y Y
ak bk = ak bk
k k k
et par récurrence !n
Y Y
an
k = ak pour n ∈ N
k k

et si les ak sont tous non nuls !n


Y Y
an
k = ak pour n ∈ Z
k k

Enfin, en utilisant les propriétés de l’exponentiation, si les ak sont tous strictement positifs

Y Y
aλk = ak pour λ ∈ R
k k

 Attention ! Mise en facteur On ne peut JAMAIS mettre en facteur une expression dans un produit même
si elle ne dépend pas de l’indice de sommation. Autrement dit, en général,
Y Y
λak 6= λ ak
k k

Cependant, on peut écrire


n
Y n
Y
λak = λn ak
k=1 k=1

puisque le facteur λ apparaît n fois dans le produit.

4.3 Produit télescopique


On a le même type de remarque que pour les sommes
n
Y vk+1 vn+1
=
vk vm
k=m

en supposant tous les vk non nuls.


EXERCICE 17.

45 79
Y k Y 2k + 1
Calculer et .
k+1 2k − 1
k=5 k=29

4.4 Passage au logarithme


On peut facilement se ramener à une somme en remarquant que
n
! n
Y X
ln ak = ln ak
k=m k=m

si tous les ak sont strictement positifs.


EXERCICE 18.
n
Y 1
Calculer 2 k(k+1) .
k=1

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