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PLAN du devoir

INRODUCTION

I. DEFINITION DES CONCEPTS


II. REPRESENTATIONS SOCIALES DE LA MALADIE
III. ITINERAIRES THERAPEUTIQUE DU CANCER DU COL DE
L’UTERUS
1. Les lieux
2. Les acteurs
3. Les thérapies

CONCLUSION
INTRODUCTION

Les yeux rivés sur les pathologies tropicales (paludisme, SIDA, et aujourd’hui Ebola), les
gouvernements africains ont longtemps ignorés le cancer, dis de « l’homme blanc
vieillissant » ; malheureusement, elles frappent officiellement près de 850 milles personnes par
an sur le continent. Un chiffre sous-évalué, compte tenu de l’absence de statistiques dans de
nombreux pays. Le ministre ivoirien de la santé, Raymonde GOUDOU Coffee, affirmait ;
« chez nous, le cancer est devenu un problème de santé publique » ; invitant ainsi le 03 février
2015, ses confrères africains, à prendre conscience de cette réalité meurtrière, qui représente
10% à 20% des pathologies chroniques observées en Afrique subsaharienne ,7.1 million sur
12.7 million de nouveaux cas de cancer dans le monde soit 63% en Afrique
subsaharienne .Parmi ces cancers figurent en tête de liste le cancer du col de l’utérus fréquent
chez les femmes de 45 à 55 ans. Et malgré la volonté gouvernementale telle que les programmes
de prévention du cancer du col, Les majorités des femmes n’y ont pas accès. Au Cameroun le
cancer du col de l’utérus représentent 32% des cancers dépistés. , ces femmes bien que ne
connaissant pas forcement la dénomination scientifique de cette maladie, elles ont appris par
des moyens intrinsèques à leur racines culturelles, à appréhender plus ou moins ce qu’est le
cancer du col de l’utérus. C’est le cas des populations de la région de l’Ouest en général et du
département du Koung-khi en particulier. Le présent devoir vise à la connaissance des plantes
cancéreuses dans le département du Koung-khi. Comprendre ce travail revient à interroger la
dénomination du cancer dans cette zone, ses ravages et son mode de traitement. La réponse à
de telles questions passe par une étude ethno-pharmaceutique du mode de traitement du cancer
en milieu rural.
I. DEFINITION DES CONCEPTS

Itinéraire : selon le dictionnaire Petit Larousse, l’expression signifie indication du chemin


à suivre, trajet parcouru. Cette expression peut varier selon le contexte. Cependant,

Thérapeutique : selon le dictionnaire Larousse, elle est la partie de la médecine qui


s’occupe des moyens (médicamenteux, chirurgicaux ou autres), propre à guérir ou à
soulager les maladies. Elle peut aussi être considérée comme une manière choisie de traiter
une maladie ; Traitement, thérapie.

Cancer : selon l’OMS, c’est un terme général appliqué à un grand groupe de maladie qui
peut toucher n’importe quelle partie de l’organisme. L’une de ses caractéristiques est la
prolifération rapide de cellules anormales qui peuvent essaimer dans d’autres organes,
formant ce qu’on appelle des métastases.

Selon Moha Mohaman, chercheur au Lasdel, l’Itinéraire thérapeutique peut être défini
comme la succession des recours depuis le début jusqu’à la fin de la maladie (guérison,
stabilité ou décès). A cet effet, il est constitué de l’ensemble des chemins parcourus par
celui-ci et s’inscrit dans un parcours plus large incluant les transformations de sa vie
familiale et professionnelle.

II. REPRESENTATIONS SOCIALES DE LA MALADIE

D’après Bettevy, Dufranc, Hofman (2007), le diagnostic du cancer est un choc pour le
malade. Il convient de prendre en compte une différence fondamentale entre ce que dit le
médecin et ce que dit le malade. Le premier parle avant tout statistique et chance d’apporter la
guérison. Le malade pose la question de façon personnelle : « vais-je guérir ? ». Pour Heron
(2010), dès que le malade soupçonne une maladie cancéreuse, il va souvent fuir la vérité tout
en s’accrochant avec énergie au thérapeute qui peut le sauver. Suite à l’annonce du diagnostic,
certains patients présentent des réactions pathologiques tels les troubles de l’adaptation,
l’angoisse et l’anxiété, la dépression, l’agressivité et la peur de mourir. Ce qui conduis le patient
ainsi que son entourage à avoir autres recours thérapeutique tels que : l’automédication (le fait
de se soigner seul à la maison), la médecine traditionnelle, l’église ou encore il choisit de ne
rien prendre et d’attendre la mort sur place.
III. ITINERAIRES THERAPEUTIQUE DU CANCER DU COL DE
L’UTERUS
1. Les lieux

Les différents lieux sont entre autres la maison, l’église et nos villages.

 La maison :

En effet, au Cameroun, l’automédication représente le tout premier recours en cas de


maladie. Elle est davantage utilisée en cas de maux bénins. C’est en milieu urbain qu’elle
prévaut avec acuité au profit des zones rurales. Le phénomène semble évoluer positivement
avec le niveau de vie des ménages et le niveau d’instruction des malades. Toutefois, au-delà
d’un niveau de richesse ainsi que d’un niveau d’instruction atteint, le recours à l’automédication
chute vers le bas. La différence de recours à l’automédication, entre milieu de résidence (2,2
points) ainsi qu’entre niveau de vie du ménage (≤ 2 points) n’est pas significative. Quoi qu’elle
sévisse aux âges actifs, l’automédication se révèle dominant parmi les enfants de la tranche 0-
9 ans et les adolescents âgés entre 10-19 ans. A mesure que le niveau de perception qu’ont les
malades de leur état morbide augmente, le recours à l’automédication diminue. C’est dans les
facteurs socioculturels, la région de résidence et particulièrement dans les représentations
qu’ont les malades de leur état morbide que se trouve la majorité d’explication du recours à
l’automédication. C’est principalement les facteurs culturels et dans une moindre mesure les
causes socioéconomiques et démographiques qui permettent d’étayer le phénomène.
L’expérience dans la maladie et la connaissance de la médication appropriée peuvent alors être
évoquées pour justifier le recours à l’automédication. Aussi, l’écart entre les classes sociales
dans les pratiques thérapeutiques et notamment auto médicamenteuses se dissipe au fil du temps
et dans l’espace. On assiste alors à une homogénéisation des comportements auto-
médicamenteux entre milieu urbain et rural ; ainsi qu’entre catégorie socioéconomique.

 L’église

La spiritualité est une démarche cognitive de l’Homme se caractérisant par la recherche d’un
sens et d’un but à son existence. Cette recherche de sens peut être fondée sur des croyances
religieuses ou non, sur une attitude philosophique, morales, artistiques ou scientifiques. Elle
peut entrainer des pratiques dites spirituelles. Elle fait partie du développement de l’Homme.
Quand des peurs, des questions oppressantes, des conflits existentiels se font pesants et génèrent
des incertitudes, l’accompagnement spirituel peut apporter un soulagement et redonner
confiance, séréinité et espérance. Pour LAVAL(2003), la souffrance spirituelle réside dans les
questionnements douloureux que se pose le bénéficiaire de soin sur le sens de sa vie et de la vie
en général. Il s’agit de l’ouverture de la personne à un au-delà, à une réalité qui dépasse son
entendement. L’originalité des soins palliatifs est de faire le soutiens spirituel l’un des rôles des
soignants. Il est donc important de savoir repérer cette souffrance, être à l’écoute si le malade
y consent faire appel à l’assistance d’un prêtre, d’un pasteur, d’un imam, ou d’un autre
accompagnateur spirituel qui peut donner du réconfort.

Pour DAVID(2000), de nombreuses études ont tenté d’évaluer l’effet de la spiritualité sur la
maladie et la guérison. Les chercheurs ont constatés qu’au moins 80% de ces études démontrent
que les valeurs spirituelles ont un effet bénéfique pour la santé. Ils ont conclu que, Les malades
ayant une vie spirituelle vivent leur maladies avec moins de risque de complication, guérissent
rapidement, souffrent moins de la dépression et réagissent mieux face à une maladie grave à
l’exemple du cancer du col de l’utérus. La spiritualité aide la malade à vivre pleinement les
symptômes de la maladie d’où la considération de la spiritualité comme une force utile et non
substitut à la médecine traditionnelle.

 Village

Par sa situation géographique au point de rencontre de diverses zones écologiques, l’Ouest-


Cameroun présente une rare variété de sites naturels.

Par ailleurs il n’est ignoré de personne à l’heure actuelle que la flore africaine possède des
ressources sinon toutes insoupçonnées, du moins pour la plus part inutilisées par d’autres que
les guérisseurs et féticheurs.

2. Les acteurs

De leur perception du système de santé, les malades se représentent leur état morbide dans
but non seulement de réduire leur coût, mais également dans la nécessité de s’offrir une
diligence dans le traitement et la prise en charge à travers l’identification du type de recours
approprié. Le recours à l’automédication est donc un marqueur social reflétant la représentation
qu’ont les malades de leur état morbide et par conséquent de leur système de santé. Malgré cette
défiance à l’égard d’un système de santé marqué par une forte propension à l’automédication
des malades et particulièrement des enfants, le secteur médical conserve son identité aux dépens
du secteur non médical. Nombre de malades s’orientent principalement vers la biomédecine en
cas de maladie. Très peu, sont les malades qui se tournent vers les soins alternatifs (pharmacies,
pharmacie de la rue, tradipraticiens, thérapies spirituelles, etc.) regroupés au sein de la médecine
traditionnelle. Une demande de soins pour la prise en charge des pathologies légères et graves
existe, mais échappe au dispositif sanitaire en place.

3. Les thérapies
 Les plantes naturelles
 Bitter cola : ASAP

Bitter cola

 Better leaf : téflaria


téflaria

 Gui Afrique (cancer de l’arbre) : tsapla. Cette plante est utilisée comme suit :
sécher, écraser, puis ajouter l’huile rouge et lécher

tsapla
 Cannabis
Cannabis

 Feuille de corossol (sécher) : à prendre en effusion

corossol
 Les rites

Les rites ici sont réalisés pour éloigner la malchance et se déroulent comme suit: Le patient
nu, debout sur une pierre, est lavé avec une décoction de plante, tout en faisant des invocations
et en appelant des ancêtres pour que celui-ci soit bénis et que la maladie soit chassée. Puis une
poudre est mise dans la bouche du malade qui l’aval à des fins thérapeutiques.
CONCLUSION

Parvenu au terme de notre devoir, il était question pour nous de présenter l’itinéraire
thérapeutique du cancer du col de l’utérus dans la région du Koung-khi. Cette étude nous a
permis de constater que le cancer du col de l’utérus comme toute autre pathologie chronique
affecte la qualité de vie de la personne qui en souffre. Rappelons que la prévention du cancer
du col de l’utérus fait partie des programmes tendant à prévenir et combattre le cancer du col
de l’utérus mis en œuvre par le secrétaire général des nations unies pour la santé des femmes et
des enfants en 2010. C’est ainsi que dans le cadre de notre étude nous avons pu ressortir la
représentation sociale de la maladie et l’itinéraire thérapeutique en présentant les différents
acteurs (tradipraticiens, pharmacien, prêtres, …etc.), les thérapies (plantes naturelles et rites),
ainsi que les lieux de traitement (église, maison, hôpital, …etc.)
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

 https://www.persee.fr/doc/jatba_0021-7662_1976_num_23_1_3228
 Dictionnaire Larousse
 http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01339418
 Vécu des personnes atteintes de cancer par WANKIO TCHAKOUNTE Grace
Bénédicte Cynthiche
 PRISE EN SOINS PSYCHOLOGIQUE DES MALADES ATTEINTS DU
CANCER PAR L’INFIRMIER par Marie-Claire BOMKI
 Facteurs limitant le dépistage du cancer du col de l’utérus : Cas des femmes du
quartier yademe (Bertoua-Cameroun)