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Toutes les sanctions pénales peuvent être classées dans l’ une de ces trois catégories (criminelle, délictuelle et

contraventionnelle).

Les peines principales sont les peines que la loi prévoit à titre principal pour sanctionner les faits. Il s’ agit de la
réponse première. Elles ne sont pas les mêmes selon que l’ on est confronté à un crime, délit ou contravention,
ou selon que l’ on a affaire à un coupable personne morale ou personne physique. Pour les personnes physiques
les peines principales sont la détention et la réclusion criminelle. Lorsque la loi les prévoit ces deux peines sont
fixées à la perpétuité, à trente ans à vingt ans, ou à quinze ans. Le délit sera réprimé par l’ emprisonnement, une
amende , un jour amende s'acquitter d'une somme fois tant de jour), un stage de citoyenneté, un
travail d’ intérêt général, une sanction réparation, des peines privatives ou restrictives de droit (suspension ou
annulation du permis de conduire, l'interdiction de détenir une arme, la confiscation d’ arme dont le
condamné est propriétaire, le retrait du permis de chasser, interdiction d’ exercer une activité professionnelle,
l'interdiction de fréquenter certaines personnes ou) etc.

Les contraventions sont les suivantes : amende, sanction de réparation (obligation de réparer les dommages
causés par l'infraction), peines privatives ou restrictives de droit.

Les peines complémentaires : Les peines complémentaires accompagnent les peines principales. Elles
permettent de compléter la répression en adaptant les sanctions aux particularités de l’ espèce (circonstances de
fait et de personne). Elles ont le statut de peine mais sont souvent des mesures de sûreté. Varient aussi en
fonction de la nature de l’ infraction et de si l’ on est confronté à une personne morale ou physique. Crimes :
amendes et peines ; Délits: par exemple: interdiction d'échéance (interdiction des droits civiques,
interdiction d’ exercer une profession), retrait d’ un droit, injonction (ou obligation) de soin, immobilisation ou
confiscation d’ un véhicule ou plus généralement d’ un objet, confiscation d’ un animal, fermeture d’ un
établissement, affichage ou diffusion de la condamnation ;

Les contraventions consistent en : la suspension du permis de conduire, l'interdiction de détenir une


arme, le stage de sensibilisation routière, l'interdiction d’ émettre des chèques, ou encore le stage de
responsabilité parentale.

D’ autre part, les peines complémentaires peuvent être divisées en deux catégories:
• Les peines complémentaires obligatoires: le juge a l’ obligation de la prononcer mais s’ il oublie de le faire,
la peine ne s’ appliquera pas. Elles sont très rares. C'est essentiellement la confiscation des objets
dangereux ou nuisibles.
• Les peines complémentaires facultatives: c'est le principe. Le juge ne prononce la peine que s'il
estime qu’ elle est adaptée aux circonstances de l’ espèce.
• Les peines « semi obligatoires et semi facultatives »: le juge est tenu de prononcer la peine mais uniquement
si on lui en fait la demande. C'est le cas en matière de fraude fiscale où le juge peut ordonner la
publication du jugement de condamnation mais seulement si l’administration fiscale constituée en partie civile,
le requiert.

Les peines accessoires

Les peines accessoires qui forment également un complément de répression, s’ ajoutant aux peines principales
et jouent également un rôle de mesure de sûreté, mais elles sont considérée comme une suite automatique
obligatoire au prononcé de la peine principale. Lorsque le juge prononce la peine principale, cela rend ipso
facto la peine accessoire qui lui est attaché. Autrement dit, le juge n’ a pas besoin de prononcer la peine
accessoire qui s’ appliquera du seul fait que la peine principale est prononcée. Elles sont virtuellement
comprises dans les peines principales.

La peine complémentaire obligatoire est établie en considération de la personne alors que les peines accessoires
sont dans tous les cas applicables.