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c u -tr a c k La poésie n'est pas une musique, ce n'est autre chose que l'aspiration .d o
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du langage articulé à _devenir_ musique, c'est-à-dire à agir


directement sur le sentiment par son union avec le son musical. Cette
union, pour être rationnelle, doit être le résultat d'un besoin, la
musique acquérant par elle une clarté et une précision d'expression
qui lui manquent; la poésie, à son tour, acquérant une action profonde
sur le sentiment humain, action qu'elle cherche vainement dans les
artifices de la versification.

[Illustration: décoration]

[Illustration: décoration]

TROISIÈME PARTIE

LE ROLE CARACTÉRISTIQUE DE LA MUSIQUE DANS LES BEAUX-ARTS

Si je voulais ne m'occuper que des _Illusions musicales_, je pourrais


regarder ma tâche comme terminée; mais il y a peu de danger à vouloir
faire dire à la musique plus qu'elle ne peut dire; il y en a bien
davantage à prétendre qu'elle ne signifie rien ou peu de chose, et le
nombre des personnes qui répètent cette absurdité est beaucoup plus
grand qu'on n'est porté à le croire. Les Allemands et les Italiens se
gardent bien de médire de l'art musical, parce qu'ils comptent leur
musique comme une de leurs gloires nationales, et ils ont raison. En
France, au contraire, on met volontiers la musique au-dessous de la
poésie et des arts classiques; je réclame simplement sa place à côté
de ces arts et au même rang, comme dans d'autres pays. Je dois donc
examiner ce que la musique signifie réellement, et si difficile que
soit la question, je tâcherai de parler le plus clairement possible.

1º L'unité tonale.

Quand j'ai publié mes articles sur l'_ethnographie des instruments de


musique_, nous venions seulement de savoir la vérité sur les Japonais,
par l'ouvrage de M. Alexandre Crauss, de Florence, et sur les Hindous,
par les instruments, les ouvrages, les renseignements dus à la
générosité du rajah directeur de l'école indigène de musique à
Calcutta. Fétis avait soutenu, on ne sait pourquoi, que les Orientaux
chantaient par petits intervalles, ce dont on ne voit nulle raison.

On remarquera d'abord que partout où l'on était arrivé à un certain


système musical, on a divisé une corde en deux, trois ou quatre
parties égales, et ce fut le point de départ de la construction des
instruments à cordes. Les instruments dont le manche est divisé en
cases, ont naturellement précédé les instruments à archet sans cases.

Il n'est pas vrai que les Chinois n'emploient que la gamme de cinq
notes, sans demi-tons, représentée par les touches noires du piano;
quand cela serait exact, ce serait toujours un fragment de notre
gamme. Les Chinois se servent seulement du demi-ton moins
qu'autrefois, et un de leurs auteurs leur en fait un reproche. La
gamme de cinq notes se trouve d'ailleurs aussi dans des mélodies du