Vous êtes sur la page 1sur 5

A

• ACHARD (Marcel)
Auteur dramatique et scénariste français (1899-1974)
1) La justice coûte cher, c’est pour ça qu’on l’économise.
L’Idiote

• ADAMS (Henry)
Historien et mémorialiste américain (1838-1918)
2) La connaissance de la nature humaine est le début et la fin de
l’éducation politique.
Mon éducation

• ADAMS (Samuel)
Pamphlétaire et homme politique américain (1722-1803)
3) Il n’y a jamais eu de démocratie qui ne se soit suicidée.
Discours, entretiens et autres sources

• ADORNO (Theodor Wiesengrund)


Philosophe, sociologue, compositeur et musicologue allemand (1903-1969)
4) L’ignorance des complexités de la société contemporaine provoque
un état d’incertitude et d’anxiété générales, qui constitue le terrain
idéal pour le type moderne de mouvement de masse réactionnaire.
De tels mouvements sont toujours « populistes » et volontairement
anti-intellectuels.
Études sur la personnalité autoritaire

• ALAIN (Émile-Auguste Chartier, dit)


Philosophe et essayiste français (1868-1951)
5) Je connais un certain nombre de bons esprits qui essaient de définir
la démocratie. J’y ai travaillé souvent et sans arriver à dire autre

7
chose que des pauvretés qui bien plus ne résistent pas à une sévère
critique.
Définition de la Démocratie

6) La tentation d’être un chef juste et humain est naturelle dans un


homme instruit ; mais il faut savoir que le pouvoir change profondé-
ment celui qui l’exerce ; et cela ne tient pas seulement à une conta-
gion de la société : la raison en est dans les nécessités du comman-
dement qui sont inflexibles.
Souvenirs de guerre

7) Le courage nourrit les guerres, mais c’est la peur qui les fait naître.
Propos

8) Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par


l’obéissance il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté.
Propos

9) Tout pouvoir sans contrôle rend fou.


Politique

10) La justice, c’est l’égalité. Je n’entends point par là une chimère,


qui sera peut-être quelque jour ; j’entends ce rapport que n’importe
quel échange juste établit aussitôt entre le fort et le faible, entre le
savant et l’ignorant, et qui consiste en ceci que, par un échange plus
profond et entièrement généreux, le fort et le savant veut supposer
dans l’autre une force et une science égale à la sienne, se faisant
ainsi conseiller, juge et redresseur.
81 chapitres sur l’esprit et les passions

11) Ce que j’appelle République, c’est plutôt une énergique résistance


à l’esprit monarchique, d’ailleurs nécessaire partout.
Avec Balzac

12) Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute
pensée a le devoir de se sentir en révolte.
Correspondance avec Romain Rolland

13) Toutes les passions, comme le nom l’indique, viennent de ce que


l’on subit au lieu de gouverner.
Mars ou la Guerre jugée

14) Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir.
Ce que nous voyons en eux, c’est à la fois le meilleur d’eux et le

8
meilleur de nous.
Préliminaires à la mythologie

15) La justice n’existe point ; la justice appartient à l’ordre des choses


qu’il faut faire justement parce qu’elles ne sont point.
Propos

16) Le pouvoir le plus énergique est justement celui qui voudrait avoir
l’approbation de l’homme libre.
Propos

17) Plus un homme est ambitieux et orgueilleux, plus il méprise les


insignes de la puissance… L’homme qui se sent réellement puis-
sant ne veut rien devoir au costume ; il prétend être reconnu sous
les insignes, et être acclamé tout nu. Napoléon le premier avait sa
redingote grise. S’il rétablit un jour les pompes, c’est qu’il voulait
laisser une institution après lui, une défroque bien empesée qui se
tînt debout toute seule.
Propos

18) Rien n’est plus dangereux qu’une idée quand on n’a qu’une idée.
Propos

19) Tout pouvoir est méchant dès qu’on le laisse faire ; tout pouvoir
est sage dès qu’il se sent jugé… Tous les maux viennent peut-être
de ce que le citoyen comparant l’épaisse et lourde force publique
à l’impalpable jugement de l’opinion, dit et croit qu’on ne peut rien
que par des mouvements catastrophiques… Ce pessimisme finit par
avoir raison, car il engendre les maux qu’il craint.
Propos

20) La société est une merveilleuse machine qui permet aux bonnes
gens d’être cruelles sans le savoir.
Propos

21) Celui qui a choisi l’ambition n’a pas choisi basse flatterie, envie,
injustice ; mais c’était dans le paquet.
Propos

22) La démocratie, c’est le contrôle continu et efficace des gouvernés


sur les gouvernants.
Propos

9
• ALEMBERT (Jean Le Rond d’)
Mathématicien et philosophe français (1717-1783)
23) L’art de la guerre (...) est l’art de détruire les hommes, comme la
politique est celui de les tromper.
Mélanges de littérature et de philosophie

24) Tôt ou tard, les hommes qui pensent et qui écrivent gouvernent
l’opinion ; et l’opinion, comme vous le savez, gouverne le monde.
Dialogues

• ALTHUSSER (Louis)
Philosophe français (1918-1990)
25) L’idéologie fait organiquement partie, comme telle, de toute
totalité sociale. Tout se passe comme si les sociétés humaines ne
pouvaient subsister sans ces formations spécifiques, ces systèmes
de représentation (de niveaux divers) que sont les idéologies.
Les sociétés humaines sécrètent l’idéologie comme l’élément
et l’atmosphère même indispensables à leur respiration, à leur
vie historique. Seule une conception idéologique du monde
a pu imaginer des sociétés sans idéologies, et admettre l’idée
utopique d’un monde où l’idéologie (et non telle de ses formes
historiques) disparaîtrait sans laisser de trace, pour être remplacée
par la science… L’idéologie n’est donc pas une aberration ou une
excroissance contingente de l’Histoire : elle est une structure
essentielle à la vie historique des sociétés.
Pour Marx

• AMIEL (Henri-Frédéric)
Écrivain suisse d’expression française (1821-1881)
26) Respecter dans chaque homme l’homme, sinon celui qu’il est, au
moins celui qu’il pourrait être, qu’il devrait être.
Fragments d’un journal intime

27) Si nationalité, c’est contentement ; État, c’est contrainte.


Fragments d’un journal intime

28) Toute fiction s’expie, et la démocratie repose sur cette fiction légale
que la majorité a non seulement la force mais la raison, qu’elle pos-
sède la sagesse en même temps que le droit. Fiction dangereuse
parce qu’elle est flatteuse. Les masses seront toujours au-dessous

10
de la moyenne. D’ailleurs l’âge de la majorité baissera, la barrière du
sexe tombera, et la démocratie arrivera à l’absurde en remettant la
décision des plus grandes choses aux plus incapables.
Fragments d’un journal intime

• AMYOT (Jacques)
Humaniste français (1513-1593)
29) Car n’être point ambitieux est une grande partie de la privauté
et facilité requise à celui qui veut vivre entre les hommes au gou-
vernement d’une Chose Publique.
Les Vies des hommes illustres

ANDERSON (Lindsay)
Réalisateur et critique britannique de cinéma (1923-1994)
30) Plus un personnage a du pouvoir, plus il devient caricature.
Jeune cinéma

• ANDRADE (Mario Paul de Morais, dit Mario de)


Écrivain brésilien (1893-1945)
31) La patrie est au hasard des migrations et du pain que Dieu donne.
Le Poète mange des cacahuètes

• ANOUILH (Jean)
Auteur dramatique et metteur en scène français (1910-1987)
32) C’est bon pour les hommes de croire aux idées et de pouvoir mou-
rir pour elles.
Antigone

33) Rien n’est irréparable en politique.


L’Alouette

• ANTIPHON
Orateur athénien (-480/-411)
34) La vertu de justice consiste à ne pas transgresser ce que la cité,
dans laquelle on vit comme citoyen, considère comme légal.
Discours

11