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Chapitre 2 : Du fait au droit.

Section 1 : Etablir les faits.

Preuve = convaincre le juge. Elle naît de la confrontation des points de vue des parties et de la
nécessité pour le juge de prendre une décision dans un délai rapproché. Certaines normes
secondaires ont pour but de fixer certains éléments et modes de preuves. Il faut limiter au nom
des valeurs divines le travail du juge qui devra privilégier ou rejeter certains éléments avancés
par les parties.

Etablir les faits =

- Quels faits faut-il établir ?


- Qui a la charge de la preuve ?
- Comment établir les faits ?

1) L’objet de la preuve :

Les parties doivent prouver les faits mais pas l’existence ou la portée juridique applicable à
ses éléments. Le juge est sensé connaître le droit Si les paries invoquent certaines règles c’est
juste pour en suggérer l’application.
Les prétentions des parties =
• les éléments de fait = les faits et actes juridiques qui servent de base à une
prétention et dont dépend l’issu du procès.

• Les éléments de droit = règles juridiques susceptibles d’être appliquées à ces faits.

Attention, si lois étrangères, règles coutumières ou sage : la présomption de connaissance du


juge cesse de jouer.

Quels faits faut il prouver? Les faits contestés. Un fait reconnu n’a pas besoin d’être
prouvé. Le juge civil ne doit pas contrôler d’office les situations de fait sur lesquelles les
parties s’accordent. La preuve doit porter sur des faits pertinents et admissibles (dépend de sa
conformité au système de droit) Le système juridique interdit certaines preuves au nom de
valeurs essentielles ou de l’ordre public.(ex : autorité de la chose jugée interdit de contester ce
qui a été définitivement jugé)

Le droit de la preuve peut se révéler d’un système de liberté dans lequel les parties ont le libre
choix de la preuve ou consister en un système de preuve légale limitant la preuve à certains
procédés et imposant leur portée. (drt anglais, il y a des exclusionary rules / drt français,
système intermédiaire, matières où des modes de preuve ne sont pas admissibles)
La preuve d’un fait ne doit être apportée que si sa démonstration est utile à l’issu du procès

Pertinence de la preuve  adéquation de son objet à l’objet du litige. Les faits doivent être en
relation directe avec l’espace à juger et leur preuve doit conduire à une démonstration
appropriée.

Qui prouve ? La procédure est


tantôt inquisitoire = elle laisse aux juges le soin d’établir la vérité (ex : en pénal)

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tantôt accusatoire = les parties éclairent le juge sur les faits (ex : en civil) Le juge écoute les
parties avec impartialité. Le demandeur doit apporter la preuve sinon le juge dit que la
demande est non fondée.

Comment prouve-t-on ? La plupart du temps, système de liberté du mode de preuve. Les


parties choisissent la manière dont elles établiront les faits. Pour certaines matière, la preuve
est réglementée. On peut aussi faciliter la preuve en ayant recours à des présomptions et des
fictions.

Présomption = raisonnement par lequel de l’établissement d’un fait, la loi ou le magistrat


induisent un autre fait. Légales, organisées par la loi, de fait ou présomption de l’homme
(quand le juge induit les faits à prouver en s’aidant d’indices ou d’éléments qui les rendent
probables)

Présomptions de l’homme = celles que les données de fait inspirent au juge saisi. Art 1353.
Tirées de témoignage, de pièces diverses, de constatation par huissier etc.

Fiction = procédé de technique juridique par lequel on considère comme existant un fait ou
une situation même lorsqu’elle est contraire à la réalité. Succès en droit romain. Permet une
action judiciaire dans une hypothèse non strictement prévues par la loi créatrice de cette
action. On assimile la situation hors la loi à celle légale. (ex : enfant conçu = né à chaque fois
qu’il y va de son intérêt, vente parfaite dès l’échange de consentement des parties)

Section 2 : Apprécier les faits . (texte p 140 avec les 9 chats)

Qualification = détermination de la nature d’un rapport de droit, le classe dans une des
catégories existante. Procédure heuristique qui confronte les faits au droit. Travail facilité par
la précision des concepts.

Comment qualifier ? Technique des syllogismes tentant mais résiste peu à l’analyse.

Qualification par syllogisme = Qualification donnée par le juge au travers de la lecture des
faits qui donne sens à la forme et fixe son champs d’application (voir des ex p 146)

Critique du syllogisme juridique :

1) Le raisonnement ne semble retenir qu’une règle de droit applicable à l’hypothèse


(dans la majeur) (voir ex rapport avec 9 chats)
2) Dans la mineur,aucun doute n’existe sur les faits. (voir ex rapport avec 9 chats)
3) Les faits ne sont pas lus isolément du droit.
4) La conception de l’énonciation de la décision judicaire est conçue comme dernière
étape du syllogisme
5) La présentation en syllogisme fait apparaître le jugement comme une œuvre de pur
logique : le juge identifie les données du prob, interprète correctement la loi,confronte
le prob au prescrit légal et dégage ainsi des solutions