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LES IMPOSTURES SCIENTIFIQUES DU CORAN

5 octobre 2017 | Le Coran | 22

Si on tape sur google, « miracle scientifique », un afflux de liens vous conduisent


miraculeusement vers le Coran. Le Coran contient-il donc des « miracles scientifiques »
? Les musulmans veulent absolument convaincre l’univers de ces miracles et ils ne
tarissent pas d’arguments accrocheurs qui passent en boucle sur des milliers de vidéos.
Ils convoquent des noms de chercheurs naïfs, à grand renfort de colloques, organisés
par l’Arabie Saoudite. Le Commandant Cousteau et le Dr Bucaille seraient devenus
musulmans. Ces derniers ont-ils vraiment donné leur caution à ces miracles ? Une
vidéo mise en ligne par nos soins montre l’imposture.[1] Dans la bataille de la
conversion, qui fait rage sur internet, cet argument vient en premier. Aujourd’hui, un
jeune passe plusieurs heures sur internet chaque jour, il a le temps de voir la
propagande passer, l’argument « scientifique », nommé l’ijaz. Les convertis à l’islam le
sont souvent, suite à ces « preuves ». Les apologètes islamiques prétendent que le
Livre sacré contiendrait foultitudes d’informations « impossibles à savoir il y a 1400 ans
» et ce, dans tous les domaines scientifiques ; c’est cela qu’ils nomment improprement
« miracles scientifiques ». Le Coran contient-il des énoncés scientifiques si
extraordinaires que l’on pourrait qualifiés « incroyables », voire « miraculeux » ?[2]
Déjà, contient-il des énoncés scientifiques tout court ? Rappelons ce qu’est un énoncé
scientifique. A-t-on déjà qualifié auparavant, des énoncés scientifiques de « miraculeux
» ? A ce titre, la théorie de la Relativité ne serait-il pas alors, elle aussi un miracle et
Einstein, un prophète puisqu’il était impossible de vérifier sa thèse au moment précis de
son énoncé mais a posteriori ? Qu’entendent exactement par ce qualificatif, les
apologètes islamiques ? Un énoncé scientifique d’un phénomène avant d’être
miraculeux doit être précis, exhaustif et utiliser une méthodologie, un vocabulaire
explicite et détaillé. Il doit avoir recours au raisonnement logique, à la déduction. Il peut
proposer une méthode expérimentale. Classiquement, il utilise la démonstration et des
outils déductifs et leurs énoncés (si…alors). « J’observe, or je sais que, donc j’en
conclus ». L’énoncé précise les prérequis admis par son auditoire ainsi que sa
bibliographie. Le scientifique n’hésite pas à étayer ses hypothèses par des schémas,
des plans, des expériences aux résultats validés. Que pourrait-être un énoncé
scientifique miraculeux ? Dans la religion catholique, on a des faits qualifiables
d’inexpliqués dans l’état actuel de la science comme les images imprimées sur le suaire
et le tissu de Guadaloupé. Ce sont des faits observables par tous et des faits continus
dans le temps qui résistent à toute explication classique. N’ayant aucun fait de cette
nature à proposer l’apologétique musulmane soutient que le miracle de l’islam c’est de
n’avoir besoin d’aucun miracle sauf celui du Coran. En quoi consiste-t-il ? Outre le fait
littéraire dont le caractère miraculeux laisse tout pantois le professeur Aldeeb par la
concentration extraordinaire de fautes orthographiques et grammaticales analysées, le
fait scientifique est encore plus croustillant de par ces énoncés dits à la fois
scientifiques et miraculeux mais qui ne sont ni l’un, ni l’autre.
• Le Coran et la sphéricité de la terre
La terre coranique est-elle sphérique ou plate ? Selon tous les versets, elle est plate,
ainsi en 2/22, on compare, la terre, à un lit et le ciel, à un toit ; cette forme plate se
confirme avec quantité de versets où « elle a été étalée » (15 : 19), « étendue » (91 : 6).
Mais par la grâce d’un mot qui signifierait « œuf d’autruche » et présent uniquement au
verset (79 : 30), la terre deviendrait soudainement, ronde. C’est le mot daḥāhā qui est
l’agent du miracle puisqu’alternativement, au gré des traducteurs, il signifie « étendue »
ou « œuf d’autruche » donc il possède plusieurs sens et n’est pas adapté à une
description géométrique. C’est comme si un carré désignait parfois aussi, un cercle.
Dans ce verset unique, le Coran dit, « la terre Il l’a étendue » ou « la terre, œuf
d’autruche », les musulmans s’extasient sur la sphéricité miraculeuse de la terre, pour
les 18 autres versets où le Coran affirme que la terre est plate, tous se taisent. L’énoncé
coranique de la sphéricité est donc contradictoire. Les exégètes comme Tabari ne
signalent absolument pas l’intérêt d’avoir une terre ronde, et ce, tout le long de plus de
18 hadiths. Le verset (39 : 5) est appelé à la rescousse, le terme qui exprime
l’enroulement – yukawwiru – « du jour sur la nuit », devrait lui, étayer de façon absolue,
la sphéricité de la terre. Cependant, un enroulement peut exprimer tout autant, une
forme de cylindre, de spirale d’hélice, que de sphère. Le vocabulaire décrivant la
sphéricité n’est ni précis, ni détaillé, ni explicite. Aucun schéma, aucun descriptif détaillé
ne soutient ces arguments géométriques ! L’énoncé de la sphéricité est mis au même
niveau que celui de la platitude. De plus, extraordinaire ou pas, cette brillante
découverte de la sphéricité « date ». Elle a, déjà, plus d’un millénaire à l’époque du dit
prophète puisqu’Aristarque de Samos qui n’était pas prophète, savait par calcul, que la
terre était sphérique. Mille ans avant J.C, il prouva en observant les éclipses lunaires et
l’ombre terrestre arrondie qui se projetait sur la surface de la lune. Erathosthène qui a
vécu 800 ans avant Mahomet savait que la terre était sphérique et il mesura la
circonférence en utilisant l’ombre du soleil à midi en deux endroits différents et lui
proposait des schémas.
• Rotation de la terre
Mais à défaut de pouvoir devancer Erathostène, le Coran aurait prophétisé la rotation
de la terre. Aristarque de Samos (vers -280) avait déjà envisagé le mouvement de la
Terre autour du Soleil. Au ve siècle av. J.-C., Philolaos de Crotone fait tourner notre
planète en un jour autour d’un « Feu central » et « comme elle tourne sur elle-même
également en un jour […]. Le verset coranique 88 de la sourate 27 est lui aussi,
réquisitionné. « Et tu verras les montagnes – tu les crois figées – alors qu’elles passent
comme des nuages.» Relisez bien ce verset car il veut dire que la terre tourne autour
d’elle-même. Vous n’êtes pas convaincu, lisez la suite : « Et le jour où Nous
rassemblons, de chaque communauté, une foule de ceux qui démentaient Nos
révélations…» Pour tout lecteur lucide, de ce texte coranique, n’a aucune relation avec
le mouvement de rotation de la terre mais il parle du jour de jugement où « les
montagnes se déplaceront ». Vous n’êtes pas convaincu, de nombreux cheiks non plus
et continuent à professer une immobilité de la terre car « sinon vous ne pourriez jamais
atteindre la Chine ».[3] Enfin, pour ceux qui seraient toujours mécréants et insensibles
à tous ces miraculeux arguments, voici la sourate 89 toute tournée vers l’énoncé de
cette rotation : « Quand le soleil sera obscurci, et que les étoiles deviendront ternes et
les montagnes mises en marche, et les chamelles à terme, négligées, et les bêtes
farouches, rassemblées, Et les mers allumées, et les âmes accouplées ». Vous ne
voyez toujours rien sur la rotation mais bien « une marche des montagnes » qui dans
d’autres versets, ont été plantées comme des piquets pour stabiliser les plaques
tectoniques alors lisez plus avant, vous observerez une lune qui brille et qui suit le
soleil. « Que soit béni celui qui a placé au ciel des constellations et y a placé un
luminaire (le soleil) et une lune éclairante », « brillante » selon la traduction de
Blachère. Le verset (25 : 61) suggère que la lune est lumineuse, scientifiquement, la
lune est une source secondaire de lumière et elle ne produit pas sa propre lumière.
Rien ne permet à la lune d’émettre sa lumière. Aristote de Samos pensait la même
chose. Le mot ne signifie nullement « lumière réfléchie » comme voudrait le signifier
nos ardents prosélytes mais lumière tout court.[4] De plus, la lune perdrait selon le
Coran, sa lumière propre, bien qu’elle n’en ait pas, à la fin des temps. Pour enfoncer le
clou sur les erreurs cosmogoniques, Dieu serait l’artiste qui noircit la nuit, comme si le
noir était une couleur alors que c’est une absence de couleur. Il « noircit » la nuit
(79:29). Le ciel aurait aussi un plafond ou des draps, (79:28). La lune suivrait le soleil
selon la sourate (91 : 6). Heureusement, le verset (36 : 40) nous dit que « les phases de
la lune sont comme de la palme vieille et son orbite…» […] « ne permet pas au soleil
de la rattraper ». Enfin une information mesurable, le soleil serait-il plus lent que la lune
? Sa vitesse galactique est de 222 km/s. La vitesse de la lune est de 3680 km/h donc 1
km/s.[5] Donc le soleil « court » 220 fois plus vite que la lune. Malgré ses « palmes » la
lune ne « vogue » pas plus vite que le soleil. Le Coran s’est encore trompé. Le Dieu du
Coran qui n’a créé que le soleil et la lune puisqu’aucune information sur les 8 planètes
du système solaire n’est donnée nulle part, ignore la vélocité relative de ses «
luminaires ». Quant aux « palmes », modèle des orbites on reste dubitatif…
• Masse de la terre et rotation du soleil
Les versets coraniques 83 à 86 de la sourate 18 disent : « Et ils t’interrogent sur Dul-
Qarnayn. [ ] Il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse, et, après d’elle
il trouva une peuplade […] ». Le soleil est de 109 fois plus grande que la terre en
diamètre et de volume 1 300 000 fois plus important comment peut-il se coucher dans
une source située sur terre ? Quinze tafsirs de ce verset parlent d’un réel coucher dans
une eau boueuse et noire. Il n’y a pas de phénomène optique comme pour la crucifixion
(« du style, ils ont cru que »). Le soleil aurait un « terme » (39 :5). L’ellipse de son
orbite n’a rien qui ressemble à un « terme ». Au verset, (36 : 38) on apprend que « le
soleil court vers un gîte qui lui est assigné, un rendez-vous. L’interprétation du verset
21/30[6] serait à la fois que le soleil tourne autour de son axe et une preuve de la
rotation de la terre créant, le jour et la nuit et aussi, une démonstration du big bang.
Cependant, aucun mot ne soutient cette assertion. Le texte dit seulement : « Les cieux
et la terre étaient un chaos que nous avons séparé ». « Celui qui créa la nuit, le jour, le
soleil, la lune et chacun d’eux navigue dans une sphère ». La nuit et le jour ne «
naviguent point » et l’orbitale de la terre autour du soleil est elliptique – selon la
première loi de Képler – et non sphérique. Quant au soleil, il a une orbite extrêmement
irrégulière. Il fait un tour de la galaxie en 250 millions d’années environ. Mais sa
trajectoire est influencée par la répartition de la masse et celle-ci est inégale et n’est
pas une simple ellipse avec des petites perturbations. Toujours de cette phrase très
brève et floue (21 : 30), les apologètes tirent la rotation, les orbites et la complexe
théorie de l’expansion de l’univers. Par ailleurs, cette expansion constante entre en
compétition avec le verset 104 : « nous plierons le ciel ». La théorie de l’expansion
infinie, qui impose l’ajout du mot constamment par les traducteurs, entre ici en
compétition avec la théorie du big crunch, caractérisée par des cycles de phases
d’expansion et de contraction. D’ailleurs, pour parer à cette double théorie, l’apologète,
Harun Yahya avance discrètement le verset 21/104, « le jour où nous plierons le ciel
comme on plie le rouleau de livres ». Ces phrases très générales qui n’évoquent pas
du tout le big bang ni le big crunch, théories scientifiques actuellement en compétition ;
les apologètes islamiques attendent les résultats pour mettre en avance le verset 30 sur
le verset 104. Cette idée d’expansion est conforme à la mythologie sumérienne où Le
Dieu Enlil a séparé le ciel et la terre et à la cosmogonie biblique. Dans le livre de Job,
9:8 : « Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer ». Le soit disant big
bang se lit dans un verset où un seul mot polysémique, « entité, ou chaos » fut « séparé
». La terre n’a jamais été « séparée des cieux ». D’ailleurs, que recouvre exactement le
mot « cieux », c’est beaucoup trop imprécis, beaucoup trop spirituel. Si les cieux
désignent les couches de l’atmosphère, la constitution de cette dernière résulte de
multiples et complexes étapes et notamment de la transformation du dioxyde de
carbone de la proto-atmosphère par des colonies de bactéries. La description du bing
bang implique une explosion à un instant initial où aucune matière n’existe sous la
forme d’atome. La formation de la terre ne s’est pas faite à l’instant initial mais des
milliards d’années plus tard.[7] Actuellement, le mot constamment est ajouté par les
traducteurs pour épouser la théorie de l’Abbé Lemaître, il sera effacé si la seconde
théorie – du big crunch – prévaut. Le mot « plier » n’est absolument pas adapté puisque
le plasma résultant du crunch est loin d’être un état ordonné. L’énoncé scientifique de la
théorie du big bang est le suivant : « si la matière se conserve, comme tout semble
l’indiquer, l’expansion cosmique a pour conséquence que la même quantité de matière
se trouve dans un volume de plus en plus étendu : elle se dilue. Or, selon les lois de la
physique, une dilution entraîne tout naturellement un refroidissement. En présence de
l’expansion cosmique, les lois connues de la physique impliquent donc une dilution et
un refroidissement. Il en résulte tout aussi logiquement que l’Univers était globalement
plus dense et plus chaud dans le passé ». Mais concluons et pulvérisons en fumée les
dernières illusions sur les énoncés dits scientifiques : « Il s’est adressé au ciel qui était
alors fumée. » (41 : 11), l’état de la matière « fumée » n’existe pas, le Coran ne connaît
pas les trois états de la matière. Le mot « fumée » désigne une suspension solide liée à
la combustion de matières organiques qui n’existaient pas à l’instant cosmogonique
initial. Le soleil de la sourate (18 : 17) a un comportement plus qu’exotique puisque sa
trajectoire va dévier chaque jour pour ne pas réveiller les dormants. Déjà que notre lune
fut sectionnée en 2 par Mohamed, il ne manquait plus qu’un soleil, lunatique.
• La diffusion mise en cause, les eaux qui ne se mélangeraient pas
Le Coran met en cause un phénomène universellement admis, la diffusion. Le seul
argument de la démonstration, la seule caution est la pseudo-conversion du
commandant Cousteau, il aurait découvert dans la mer deux eaux qui ne se mélangent
pas, l’une salée et l’autre pas. Le seul mot qui biaise tout et fait croire au miracle est
omis, c’est le mot immédiatement.[8] La frontière semble exister dans le moment
seulement mais le Coran la fige dans l’éternité. Cousteau aurait embrassé l’islam.
Pourtant, Jacques Yves Cousteau est mort non-musulman, à l’âge de 87ans, il fut
enterré dans le cimetière chrétien. Le verset 55/53 évoquerait une barrière
infranchissable entre une eau potable et une eau douce. Cette dernière ne correspond
à aucun phénomène connu, la diffusion moléculaire est la règle partout. Le mot
barrière, barzah tombe à l’eau, c’est le cas de le dire.
Scientifiquement, dans une eau, il ne peut pas y avoir une frontière naturelle qui sépare
une partie salée d’une autre non salée, le phénomène de diffusion, universel contredit
totalement cette assertion. La diffusion de la matière, désigne la tendance naturelle d’un
système à rendre uniforme le potentiel chimique de chacune des espèces chimiques
qu’il comporte. C’est un phénomène de transport irréversible qui se traduit par la
migration d’espèces chimiques dans un milieu. Sous l’effet de l’agitation on observe un
déplacement des constituants lié aux gradients de concentration, la diffusion se fait des
régions à forte concentration vers les régions à concentration moindre. Et si ce
phénomène existait pourquoi ces prédicateurs musulmans ne nous montrent pas
l’endroit de ce phénomène ? Et pourquoi on ne trouve même pas un article scientifique
qui en parle ? Le schéma suivant toujours extrait du Petit guide pour comprendre l’Islam
montre ce gradient par deux teintes, ce gradient n’est pas une barrière infranchissable
mais bien une barrière de franchissement, où les molécules bougent et diffusent. Les
molécules d’eau coloriées pour la cause islamique en bleues foncées et d’autres bleues
claires sont l’unique démonstration du « miracle Cousteau » (a), il faut schématiser une
quantité différente d’ions de chlorure de sodium, structure identique dans un même
volume d’eau (b). En fait cette conception sort tout droit de mythes sumériens où
l’univers n’est qu’un tout indifférencié rempli par l’eau originelle où Apsu, maître de l’eau
douce, et Timiat, celui de l’eau salée, engendrent plusieurs générations de dieux.
A défaut du miracle de l’eau, regardons vers le fer. « Et Nous avons fait descendre le
fer, dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens […]
» (57 : 25). Certes, il y a du fer métallique à l’état natif qui tombe sur terre, nommé fer
météorique. Les peuples antiques et notamment les égyptiens, l’appelaient « métal
céleste » et fabriquaient avec des bijoux, et des objets rituels. Depuis le début de la
XIXᵉ dynastie (approximativement 1295 av. J.-C.), un nouvel hiéroglyphe fait son
apparition pour nommer ce fer extraterrestre, « bi-A-n-pt », « le fer venu du ciel ». Ainsi,
le poignard en métal extraterrestre de Toutankhamon signifie que l’Egypte antique
connaissait le fer céleste. Mais l’essentiel du fer terrestre n’est pas descendu des
météorites et de récentes découvertes montrent que le fer terrestre n’a rien à voir avec
le fer des météorites, il présente une anomalie isotopique entre les isotopes 56 et 54 de
+0,1% qui n’existe aucunement dans le fer des autres objets célestes. Les scientifiques
n’ont jamais dit que l’origine du fer majoritaire n’est pas terrestre. Ils seulement disent
que l’origine de la signature isotopique du fer n’est pas connue. Tout ce qui n’est pas
connu n’est pas extraterrestre ! Dans l’état actuel de la recherche on émet l’hypothèse
que le fer qu’on trouve sur Terre, aussi bien que celui présent dans tout le système
Solaire, vient des confins de l’espace, le fer de la croûte terrestre aurait été produit aux
instants initiaux de la Création mais il n’est en aucun cas descendu depuis les
météorites.
• L’embryologie, entre sperme, sangsue et bouillie….
Les versets coraniques de 12 à 14 de la sourate 23 disent : « Nous avons certes créé
l’homme d’un extrait d’argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un
reposoir solide ». Pourrions-nous avoir l’épisode entre l’argile et le sperme ? L’intérêt
pour le sperme vient des Grecs. La Semence de Galien dit : « Car toutes les parties de
l’utérus ont le désir d’envelopper le sperme mais ne peuvent encore le faire car elles
sont encore trop loin pour le toucher ». Le Coran renchérit : « Ensuite, Nous avons fait
du sperme une adhérence – traduite aussi caillot de sang – et de l’adhérence Nous
avons créé un embryon » –, traduit aussi « nous avons transformé le caillot de sang en
bouillie » –. « Puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les
os de chair » – traduite aussi, « Nous avons transformé la bouillie en os »….C’est Nous
qui vous avons créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une adhérence puis
d’un embryon [normalement] formé aussi bien qu’informe […] et Nous déposerons dans
les matrices ce que Nous voulons jusqu’à un terme fixé. Puis Nous vous en sortirons [à
l’état] de bébé […] » le verset (22 : 5) préfère la terre « nous vous avons créés de la
terre (turabin). Ensuite, Nous avons fait du sperme une « alaqah » (sangsue, chose
suspendue, caillot de sang), et de la « alaqah ». Nous avons créé une « moudghah »
(morceau de chair, substance mâchée, bouillie ou embryon)… Puis nous avons revêtu
les os de chair, produisant ainsi une autre création ». Là encore l’épisode terre, sperme
est absent. On admirera la plasticité du terme moudghah. Harun Yahya considère
miraculeux cette connaissance de la capillarité sanguine de l’embryon. L’observation de
la gynécologie féminine et l’obsession sur l’impureté liée à son sang expliquent
largement ce savoir. Alaqah signifierait à la fois, « caillot de sang » (1), « chose
suspendue » (2) et « sangsue » (3). Déjà, on voit que ce mot peut avoir trois sens
différents. La langue arabe est très plastique et c’est relativement commode pour faire
concorder, après coup, le texte coranique aux découvertes scientifiques pour créer un «
miracle ». Le mot caillot de sang est extrait du texte de Galien. Si quelques descriptions
peuvent rappeler de très loin la forme d’un fœtus (alaqah), rappelons que l’avortement
est pratiqué depuis la haute antiquité, les Égyptiens l’exerçaient, ainsi que les Romains,
les Grecs,… Tout le monde savait à quoi ressemblait un fœtus. Les médecins Grecs
Hippocrate (370 avant J-C) et Galien (2ème siècle après J-C) avaient notamment
composé quelques essais concernant l’embryologie. Harith Ibn Kalada, médecin et futur
compagnon de Mahomet, étudiait l’université de Gundishapur, Galien y était enseigné.
La présence des mots alaqah, et moudghah, eux-mêmes extrêmement vagues, permet
le concordisme entre science et religion. On retrouve ainsi chez Galien, l’idée que les
os se forment d’abord, puis que la chair les recouvre. On sait maintenant que l’entrée
d’un spermatozoïde dans un ovule donne une cellule-œuf, qui va se diviser
successivement intensément, puis celles-ci vont se spécialiser en parallèle pour donner
simultanément des organes divers avec un cartilage (futurs os). Donc c’est une erreur,
les os ne se forment pas avant d’être recouverts de chair. Le Coran plagie Galien
(4ème paragraphe). Par ailleurs le fœtus n’a pas d’ossature mais bien un cartilage.
Biologiquement, l’Homme n’est pas créé d’argile, l’argile est un composé minéral et le
contraire d’un composé organique. On ne passe pas du sperme même dans un
reposoir à un caillot de sang. D’ailleurs il ne s’agit pas d’un caillot de sang mais d’une
cellule-œuf, ce qui n’a absolument rien à voir et qui n’en contient pas. Il manque en
outre une condition nécessaire et fondamentale : l’ovule de la femme sans lequel rien
ne se produira. Pourquoi introduire le terme d’embryon alors que la traduction parle de
bouillie ou de morceau mâché ou de grumeau ?
Voici le Corpus [9]
[…] divisons la création du fœtus en quatre périodes de temps. La première est celle
dans laquelle, comme nous le voyons dans les avortements et les dissections, la forme
du sperme […] Mais quand il a été empli de sang ; la substance du fœtus a la forme de
la chair et plus la forme du sperme. En conséquence, vous verriez qu’Hippocrate
n’appelle plus cette forme “sperme” mais, comme il a été dit, “fœtus”. La troisième
période suit, il est possible de voir les trois parties […] une silhouette en quelque sorte,
de toutes les autres parties (correspondant à mudghah en arabe). […]Plus tard ils
forment des “brindilles”, La quatrième et dernière période est au stade où toutes les
parties des membres ont été différentiées, et à ce stade Hippocrate le merveilleux
n’appelle plus le fœtus un embryon Ainsi elle fait croître la chair sur et autour des os, et
en même temps… elle crée à l’extrémité des os des ligaments qui les lient les uns aux
autresde fines membranes appelées periostéales sur lesquelles elle fait croître la chair”.
Allez ne soyez pas mécréant, ça ressemble un peu. On constatera l’acharnement des
dents sur le chewing gum pour imiter la colonne. Le mot bouillie connote un désordre
radicalement contraire à l’organisation embryonnaire. Extrait du site : http://www.islam-
guide.com/fr/ch1-1-a.htm le dernier croquis ce sont les sangsues.
A propos du sexe de l’embryon, le sahih muslim diffuse les fausses croyances de cette
même médecine grecque croyant au sperme féminin. « Si le fluide d’un mâle recouvre
la substance de la femelle, l’enfant sera un mâle dans le cas contraire l’enfant sera une
femelle ».[10] Le fœtus n’existe pas dans le sperme, c’est la conjonction des gamètes
mâles et femelles qui donne existence à l’homme. On admirera au passage la crudité
de l’information. De vagues propos de Joe Leigh Simpson, titulaire de la chaire
d’obstétrique au Baylor College of Medicine de Houston, presbytérien pratiquant, qu’il
juge désormais « idiots et embarrassants » ont permis sa célébrité dans les régions du
monde musulman. Les émissions de télévision du Moyen-Orient, les livres musulmans
et les sites web citent toujours son propos sur le Coran pouvant « avoir été révélé par
Dieu » parce qu’il a anticipé des découvertes modernes en embryologie et en
génétique. La description n’évoque absolument pas ni l’ovule, ni l’ovulation, principe
fondamental de l’embryogenèse.
Enfin pour ceux qui préféraient les miracles mathématiques, tous les calculs des droits
successoraux dépassent l’unité, un vrai casse-tête mathématique très intéressant à
proposer aux collégiens. Si c’est l’épouse qui décède, l’époux récupère la moitié, la
mère, le 1/3, et la sœur le 1/3, quel est le total ? Si le défunt est l’époux et qu’il laisse 3
filles (2/3), son épouse (1/4), sa mère (1/6) et son père (1/6), quel sera le total ? (27/24).
Il est clair que le décès de l’épouse est préférable, les calculs sont moins complexes. Je
n’évoquerai pas les fausses concordances numériques des mots. Elles sont toutes
fausses. On peut lire ces arguments : «Jour (yawm) est répété 365 fois au singulier,
alors que sa forme plurielle et duelle (jours) sont toutes les deux répétées 30 fois. Le
mot mois (chahar) quant à lui est répété 12 fois. » Le site qurancorpus.com donne
d’autres statistiques : yā wāw mīm (‫ )ي و م‬: 405 occurences (‫) َي ْوم‬. shīn hā rā (‫ )ش ه ر‬: 21
occurences shahr (‫) َشهْر‬.
La totalité des miracles sont donc carrément ridicules, voire dérisoires, et deux ou trois
qui, plus au moins, semblent impressionner les gens et tenir un peu la route. Lorsqu’on
les examine, on voit qu’il n’y a rien dans ces exemples qui prouve qu’il y a des
connaissances scientifiques dans le Coran, déjà archiconnues des hommes en ce
temps-là. Lorsqu’on les regarde, sans à priori, il n’y a aucun exemple qui soutient cette
définition de l’ijaz. Les énoncés ne sont ni scientifiques, ni miraculeux. L’énergie
déployée à convaincre est, elle prodigieuse !