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ANNUAIRE DE LA

VIDÉOSURVEILLANCE

URBAINE

2010

ANNUAIRE DE LA VIDÉOSURVEILLANCE URBAINE 2010 Études de cas, interviews, analyses juridiques Informations pratiques,

Études de cas, interviews, analyses juridiques

Informations pratiques, adresses utiles, bibliographies

Informations pratiques, adresses utiles, bibliographies Prestataires de la sécurité urbaine : conseils,
Informations pratiques, adresses utiles, bibliographies Prestataires de la sécurité urbaine : conseils,

Prestataires de la sécurité urbaine :

conseils, constructeurs, installateurs et intégrateurs

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E U T N I R E U C A E U S T R E
E U T N I R E U C A E U S T R E
Édito de Dominique Legrand Président de l’AN2V ÉDITO Vous venez de recevoir la première édition

Édito de

Dominique Legrand

Président de l’AN2V

ÉDITO

Vous venez de recevoir la première édition de l’annuaire réalisé par l’Association Nationale des Villes Vidéosurveillées (AN2V). Outre la description précise des innovations et des solutions développées par nos 75 entreprises adhérentes, nous avons souhaité proposer aux maires, et plus largement à tous ceux qui déploient de la vidéosurveillance urbaine, un ouvrage de référence dont l’objectif est de vous apporter des informations nécessaires sur cette nouvelle technologie ; dans le but ultime d’assurer la tranquillité de nos concitoyens.

Nous tenons tout particulièrement à remercier M. Jean-Louis Touraine, Premier Adjoint au Maire de la Ville de Lyon et Député du Rhône, et M. Philippe Goujon, Maire du 15ème et député de la douzième circonscription de la Ville de Paris pour leurs témoignages et leurs expériences sur le déploiement de systèmes de vidéosurveillance urbain.

L’AN2V se positionne ainsi comme un lien privilégié entre les collectivités territoriales, les transporteurs publics, les organismes de logement et les entreprises. Il nous a semblé essentiel de vous présenter les différentes activités et orientations de notre association, de même que les services qu’elle propose à ses adhérents : réunions thématiques, missions d’information et de conseil auprès des collectivités, formations des opérateurs ; participation à des groupes de travail, notamment dans le domaine de la normalisation, de la certification ou de la prospective.

Rappelons que l’AN2V a été le créateur et l’organisateur des assises de la vidéosurveillance urbaine. C’était à Nice en 2006 pour une première édition. Année après année, c’est aujourd’hui devenu un lieu de rencontres primordial et indispensable.

La parole a également été donnée à trois grands experts qui apportent leur éclairage sur différents aspects sur le rôle des entreprises privées mais aussi sur le cadre juridique dans lequel doit s’inscrire la vidéosurveillance…

Un grand merci à nos entreprises adhérentes, classées par secteur d’activité (Cabinets conseils, Constructeurs de matériels et logiciels, Intégrateurs, Distributeurs et Télésurveilleurs), dont vous trouverez une description détaillée de leurs services proposés : présentation, innovations, prestations sans oublier quelques références principales.

L’AN2V n’a de cesse d’évoluer et de vous accompagner au quotidien. Je souhaite que cet annuaire puisse satisfaire vos attentes, enrichir vos connaissances et répondre à certaines de vos interrogations.

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre et nous tenons à vous exprimer toute notre reconnaissance pour votre implication, votre participation et votre engagement fidèle.

Bonne lecture

www.defunesautrement.com

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La vidéoprotection contribue au recul des incivilités dans les parties communes des immeubles et les parkings…

La vidéoprotection SITEX participe à l’amélioration du cadre de vie de leurs habitants mais aussi à la réduction des charges… car moins d’incivilités, c’est moins de dégradations, moins de coût d’entretien et des relocations plus faciles.

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Partenaire historique de l’Habitat Social depuis près de 20 ans, SITEX vous invite à changer le scénario du quotidien de vos immeubles et à embellir le film de la vie de leurs habitants.

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SOMMAIRE GRANDS TÉMOINS p.07 TOUT SAVOIR SUR L’AN2V p.11 LES PARTENAIRES p.35 CONSEIL p.69 SOFTWARE

GRANDS TÉMOINS

p.07

SOMMAIRE GRANDS TÉMOINS p.07 TOUT SAVOIR SUR L’AN2V p.11 LES PARTENAIRES p.35 CONSEIL p.69
SOMMAIRE GRANDS TÉMOINS p.07 TOUT SAVOIR SUR L’AN2V p.11 LES PARTENAIRES p.35 CONSEIL p.69

TOUT SAVOIR SUR L’AN2V

p.11

LES PARTENAIRES

p.35

CONSEIL

p.69

SOFTWARE

p.119

INTÉGRATEUR

p.167

INDEX

p.193

AVIS D’EXPERTS

p.25

p.167 INDEX p.193 AVIS D’EXPERTS p.25 ÉTUDES DE CAS p.43 HARDWARE p.81 DISTRIBUTEUR

ÉTUDES DE CAS

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p.193 AVIS D’EXPERTS p.25 ÉTUDES DE CAS p.43 HARDWARE p.81 DISTRIBUTEUR p.157 TÉLÉSURVEILLANCE

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D’EXPERTS p.25 ÉTUDES DE CAS p.43 HARDWARE p.81 DISTRIBUTEUR p.157 TÉLÉSURVEILLANCE p.187 p 5

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GRANDS TÉMOINS

GRANDS TÉMOINS Témoignage de Jean-Louis TOURAINE Premier Adjoint au Maire de Lyon et Député du Rhône

Témoignage de

Jean-Louis TOURAINE

Premier Adjoint au Maire de Lyon et Député du Rhône

La vidéosurveillance ou vidéoprotection des espaces publics est un outil moderne, au service des femmes et des hommes chargés du maintien de la sécurité.

Avec plus de 10 ans d’utilisation de la vidéosurveillance à Lyon, plusieurs enseignements peuvent être tirés, même si des études sont encore requises pour davantage de précison sur plusieurs points.

situation s’améliore. Surtout, il est très important

demandes chaque année plus nombreuses et à ce

Tout d’abord, notre crainte que cet outil puisse être liberticide (vis-à-vis des libertés individuelles ou collectives) a pu être écartée grâce à une panoplie de mesures : interdiction du regard sur tout espace privatif, contrôle très strict de l’accès aux images, création d’un Collège d’Ethique indépendant, absence d’utilisation pour la surveillance des personnes participant aux manifestations, etc. D’ailleurs aucune plainte n’a été enregistrée par le Collège d’Ethique sur le mode de fonctionnement respectueux des libertés et de la vie privée, dans notre ville.

L’efficacité est clairement démontrée en termes d’élucidation des faits, de réactivité accrue et opportune sur des lieux d’accidents ou d’échauffourées. En ce qui concerne la prévention des délits, elle s’exerce uniquement vis-à-vis de la délinquance des espaces publics et non vis-à- vis de la délinquance dans les lieux privés même très proches. Son taux d’efficacité est l’objet de contestation, probablement pour deux raisons :

parce qu’il est d’un niveau relativement modéré (- 10 à - 20 % dans les études indépendantes que nous avons sollicitées) et parce qu’il est très variable selon les sites. Nous avons appris progressivement qu’il est des lieux où l’effet est négligeable alors qu’il est beaucoup plus clair dans d’autres variétés d’espace. Cela suppose beaucoup de discernement et de préparation avant la décision du lieu d’implantation d’une caméra.

de

ne pas considérer que cet équipement peut,

en

quelque façon que ce soit, se substituer aux

personnes en charge de la sécurité. Une caméra

ne remplace pas un policier, c’est un outil à sa

disposition. Les effectifs doivent même être accrus pour assurer la surveillance des écrans 24 heures sur 24 (au total 28 agents dans le centre de supervision de Lyon, pour un total de 219 caméras disposées dans les espaces publics).

Il importe également que cette vidéosurveillance

soit bien acceptée par l’ensemble de la population. Cela suppose une concertation, une mise en place seulement quand il y accord du Conseil de Quartier,

le respect de la transparence et de la signalisation adéquate des quartiers vidéosurveillés, la compliance avec les engagements pris. Par exemple si des caméras sont installées pour réprimer ou prévenir la délinquance, elles ne doivent pas être utilisées à la verbalisation routière.

Les explications, la pédagogie, la présentation publique des faits observés par la vidéosurveillance sont utiles. Nous avons ainsi encouragé la révélation des cas où un meurtrier

a pu être interpellé mais aussi ceux où une

personne suspectée d’être un incendiaire a pu être innocentée. Il a même été montré comment cet outil permettait de s’assurer que l’interpellation d’un suspect sur la voie publique n’avait pas été effectuée avec une quelconque violence policière.

que l’on peut qualifier « d’obsession sécuritaire».

Uti, non abuti. Utiliser avec modération un moyen

moderne d’aide et de protection de la tranquillité publique dans l’espace public, comme cela est déjà le cas dans les aéroports, certains transports en commun, divers centres commerciaux, cela semble raisonnable. En abuser, souhaiter le déployer à outrance, imaginer que cela peut remplacer des policiers, croire que le coût est

partout justifié et que l’on pourrait maintenir qualité, rigueur d’utilisation et efficacité lorsque les caméras seraient multipliées partout, deviendrait bien sûr déraisonnable et donc condamnable.

Le coût d’une vidéosurveillance efficace et bien appliquée est relativement élevé. Pour cette raison et pour ne pas basculer dans une obsession de surveillance généralisée (spectre de « Big Brother »), il nous paraît important de l’utiliser avec parcimonie et circonspection. D’ailleurs un lieu équipé lors de difficultés pour le maintien de l’ordre peut justifier que les caméras soient retirées et placées sur un autre site quand la

Améliorer la sécurité, protéger et secourir les victimes, arrêter des criminels, renforcer la justice sont des objectifs souhaités par tous. Afin que la vidéosurveillance y contribue toujours plus efficacement et sans générer d’inconvénients, nous soutenons une étude universitaire qui permettra de mieux définir les bons usages,

l’utilité et les limites de cet outil dans des quartiers

de nature diverse. Cela doit également conduire à

tracer la limite du raisonnable pour résister à des

GRANDS TÉMOINS Témoignage de Philippe GOUJON Maire du 15ème et député de la douzième circonscription

GRANDS TÉMOINS

Témoignage de

Philippe GOUJON

Maire du 15ème et député de la douzième circonscription de la Ville de Paris

La vidéo-protection est à la sécurité ce que la police technique et scientifique est à la police judiciaire.

Avant toute chose, une précision terminologique s’impose. On parlait jusqu’à il y a peu indistinctement de vidéosurveillance et de vidéo-protection. Avec la LOPPSI, un seul terme est désormais utilisé et c’est celui de vidéo-protection. Au-delà des mots, une réalité s’impose aujourd’hui : l’efficacité de la vidéo-protection est pleinement démontrée.

Une efficacité avérée

Partout où des dispositifs de vidéo-protection ont été

installés, des résultats significatifs ont été enregistrés. Les atteintes contre les biens diminuent. A titre d’exemple, les vols à la roulotte sur les parkings touristiques d’Avignon ont significativement baissé ; les vols à la portière et les vols de véhicules ont diminué à Cannes ; les dégradations ont diminué dans le centre-ville de Strasbourg. D’autres infractions liées aux biens ont complètement disparu : à Orléans, les dégradations de bâtiments publics sur toute la commune et les vols de numéraire aux distributeurs automatiques du cœur de ville n’existent plus ; à Cannes, les braquages de bijouterie sur la Croisette et les ventes

à la sauvette sur ce même espace se sont volatilisés.

Qui plus est, la vidéo protection empêche souvent que

les bagarres ne dégénèrent en blessures plus graves,

puisque la police intervient beaucoup plus tôt, notamment

à Düsseldorf (infractions ayant suscité l’installation du dispositif).

L’étude que lui a consacrée l’Institut National des Hautes Etudes de Sécurité (INHES) en mars 2008 montre clairement l’impact bénéfique observé sur l’insécurité :

- les caméras améliorent le taux d’élucidation des délits. Elles ont un impact sur la récidive,

- les caméras dissuadent le passage à l’acte délinquant,

- les caméras atténuent, dans certains cas, la gravité du préjudice subi par les victimes,

- les caméras sont un outil indispensable au maintien de l’ordre public,

- les caméras sécurisent les interventions de police et garantissent leur bon déroulement,

- les caméras ont un impact positif sur le sentiment d’insécurité. Le rapport de l’Inspection Générale de l’Administration de juillet 2009 confirme ces résultats. Les agressions, en hausse constante ces dernières années, progressent deux fois moins vite dans les villes qui sont équipées de caméras. Et en matière de délinquance générale, le recul est de 13 % dans les zones équipées et de seulement 6 % dans les villes sans caméras. Faut-il le rappeler, Madrid a construit son dispositif de vidéo-protection à la suite des attentats sanglants de 2004. Grâce aux centaines d’heures de films des caméras dont le centre de Londres est équipé, le conducteur de l’une des voitures piégées a pu être identifié, conduisant ainsi à l’arrestation de plusieurs suspects. Les caméras londoniennes ont aussi permis d’appréhender deux

adolescents, auteurs d’un rapt d’enfant particulièrement odieux, que chacun a encore en mémoire. Une certitude est désormais acquise : par les portraits de bonne qualité qu’elles fournissent grâce à la numérisation, les caméras installées dans les lieux publics permettent des identifications rapides. De nombreuses affaires ont été résolues dans les transports en commun, parce que dans la plupart des stations, des couloirs et des rames du métro, la RATP a déployé 6 500 caméras et la SNCF 2 500 dans le RER. Avec la création récente de la Police Régionale des Transports, cette surveillance approfondie du réseau a permis un ralentissement, puis une baisse spectaculaire de la délinquance dans le métro. Dans ces conditions, comment s’étonner que la population, et notamment les habitants des quartiers les plus sensibles, plébiscitent l’implantation de caméras ?

Une vidéo-protection

plébiscitée…

Dans un sondage IPSOS de mars 2008, 65% des personnes

interrogées considéraient que la présence de caméras permettait de lutter efficacement contre la délinquance et le terrorisme et 43 % jugeant qu’il n’y en avait pas assez.

… car, à l’efficacité, s’ajoute le respect

des libertés.

Nous sommes dans un Etat de droit où la mise en oeuvre

du système de vidéo-protection doit respecter les textes

fondamentaux protecteurs des libertés : l’article 8 de

la convention européenne des droits de l’homme et des

libertés fondamentales qui dispose que toute personne a

droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile

et de sa correspondance ; l’article 11 de cette convention,

protège le droit à la liberté de réunion et d’association ; la

Constitution du 4 octobre 1958, le Préambule et les droits de l’homme qui y sont consacrés. Les enregistrements visuels de vidéoprotection relèvent, à titre principal, des articles 10 et 10-1 de la loi du 21 janvier 1995 modifiée qui instaurent toutes les garanties nécessaires, qu’il s’agisse de l’information du public, des conditions à respecter pour l’installation des systèmes, le visionnage et la conservation des images.

Force est de constater que ces garanties sont largement supérieures à celles érigées en Grande-Bretagne, pays de l’Habeas Corpus, qui compte des millions de caméras – Scotland Yard dispose de 75 000 caméras ! Enfin, le gouvernement a installé une Commission nationale de la vidéo-protection.

Le respect des libertés individuelles est donc pleinement assuré.

La vidéo-protection : une solution à développer

Nicolas SARKOZY, par la loi du 23 janvier 2006, a étendu la vidéo-protection à la voie publique puis, élu à la Présidence de la République, a engagé un grand plan national de vidéo-protection visant à placer notre pays au niveau de nos principaux voisins, au premier rang desquels la Grande-Bretagne, où la vidéo-protection est 100 fois plus développée que chez nous. C’est pour combler ce retard préjudiciable à la sécurité des Français que le Président de la République a décidé de multiplier par 3 le nombre de caméras de voie publique en France (de 20 000 à 60 000 d’ici à 2011) et de réaliser le Plan « 1 000 caméras » à Paris en 3 ans au lieu de 5. L’Etat engage 21 millions d’euros pour cofinancer l’installation ou le développement d’un réseau de vidéo-protection dans 75 communes en priorité et a ainsi pu équiper 110 établissements sensibles entre 2009 et 2010. Je propose que soit développé un dispositif de vidéo- protection du Grand Paris sur le modèle du dispositif parisien, en privilégiant la mutualisation des moyens entre les différents départements, et en installant 2 000 caméras supplémentaires. Les améliorations législatives, contenues dans la LOPPSI 2, sont essentielles en ce sens qu’elle complètent les possibilités actuelles, en permettant à des établissements, comme les grands magasins, de protéger les abords de leurs bâtiments dans des lieux particulièrement exposés aux vols. Le visionnage des images par des agents privés permettra de réduire le coût de fonctionnement, avec toutes les garanties requises, y compris celles apportées par la mise en place de la nouvelle commission nationale de la vidéo- protection.

Soyons conscients que nous sommes à l’aube d’une révolution aussi importante que la création de la police scientifique et technique qui a permis à la Police Judiciaire de passer de la religion de l’aveu à la religion de la preuve, faisant augmenter considérablement en quelques années, les taux d’élucidation. Demain, grâce à la vidéo-protection, la même révolution touchera la police de voie publique qui ne se fera plus « à l’aveugle », mais deviendra enfin réactive et efficace. Celle-ci se fera dans le respect le plus rigoureux de la vie privée et des libertés individuelles, car nous sommes le pays où les garanties sont les plus développées et les plus formelles en ce domaine.

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TOUT SAVOIR SUR L’AN2V

LE MOT DU PRÉSIDENT

TOUT SAVOIR SUR L’AN2V LE MOT DU PRÉSIDENT La vidéosurveillance urbaine est aujourd’hui d é v

La vidéosurveillance

urbaine est

aujourd’hui

développement

dans

une

phase

active de

par Dominique Legrand, Président de l’AN2V

J’ai toujours été admiratif des grands hommes qui ont apporté à nos siècles de nouvelles connaissances et qui ont su développer leurs pensées en dehors du cadre de leur époque… Copernic, Kepler, Darwin, Einstein, De Gennes, Courtillot… De même, il est utile de rappeler que l’invention de l’ampoule à incandescence n’a pas été dictée par une volonté d’améliorer la technologie de la bougie.

Fort de ce constat, j’ai, tout au long de mon parcours professionnel, œuvré pour détecter de nouvelles idées, permettre à nos certitudes d’évoluer, tout en défendant mes convictions profondes, refusant toujours de me laisser enfermer dans un cadre dit de référence.

J’ai créé l’AN2V en 2004 dans cet esprit, la vidéosurveillance ayant alors une portée sous-estimée, aux enjeux bien trop vastes pour être considérée comme une banale technologie de sécurisation. Il fallait un endroit neutre pour que les protagonistes, entreprises et collectivités, puissent échanger sur ce sujet. Le cadre associatif étant le plus adapté à cet exercice, l’AN2V a été fondée sous l’impulsion de quelques municipalités, et n’a cessé depuis cette date de se développer et de diversifier ses activités. Elle compte aujourd’hui plus de 70 entreprises adhérentes et plus de 200 utilisateurs publics.

Cette association a été créée en sortant du cadre habituel : associer dans une même entité les collectivités locales intéressées par cette technologie et les entreprises proposant ou réfléchissant à des solutions. Dans notre pays, il n’y a pas toujours la place pour ce type de mixité, cette organisation froisse encore bien des esprits… Pourtant, quel est réellement le problème ? Pourquoi les entreprises ne pourraient-elles pas directement bénéficier du retour d’expérience des collectivités pour adapter au mieux leurs solutions et leur R&D aux spécificités du milieu urbain ? Pourquoi les collectivités ne pourraient-elles pas exprimer sans détour, et en toute transparence, leurs problématiques effectives terrain avec des entreprises ? Face aux réticences parfois soulevées par ce partage entreprises/ collectivités, nous réfléchissons à la possibilité d’étendre la gouvernance de l’AN2V.

Quelle place pour les collectivités ?

L’objectif de notre association est de trouver un équilibre entre le monde des entreprises privées et celui des collectivités. Nous souhaitons offrir aux collectivités la possibilité de prendre une part plus active dans la vie de l’AN2V, pour qu’elles

puissent, non seulement bénéficier des retours d’expérience des dispositifs de vidéosurveillance en place, mais aussi afin de parfaire leurs connaissances, et d’appréhender les évolutions dans ces domaines. De même qu’un comité d’orientation, constitué des représentants d’entreprises adhérentes, a été élu cette année, nous pourrions créer un comité d’élus, participant aux choix de l’association, quelles que soient les instances politiques représentées. L’AN2V ayant largement démontré toutes les interconnexions qu’elle pouvait créer et générer, je profite de l’extraordinaire vitrine que représente cet annuaire, pour lancer un appel aux nombreuses collectivités, et en particulier à toutes celles qui nous apportent un soutien sans faille depuis l’origine. Votre participation est non seulement la bienvenue, mais nous permettra à tous de vous accompagner dans vos réalisations futures.

Quel est le positionnement de l’AN2V à l’égard de la vidéosurveillance ?

La

vidéosurveillance

urbaine,

qui

devient

progressivement

la

«

vidéoprotection

»,

est

aujourd’hui

dans

une

phase

active

de

développement. De nouveaux enjeux nécessitent que les utilisateurs et les entreprises se mobilisent pour faire face aux défis de demain. Être pour ou contre la vidéosurveillance est un débat d’arrière-garde, doubler ou tripler le nombre de caméras de voie publique ne me semble pas forcément le seul objectif à se fixer. Notre association vous propose une réflexion approfondie tout au long de l’année. L’AN2V a toujours défendu l’idée que la vidéosurveillance n’est qu’un outil dans une politique locale de prévention et de sécurité, ce qui rend d’ailleurs son évaluation très complexe : comment mesurer l’efficacité propre de cette technologie quand elle est englobée dans une action globale ? Le seul élément qui me semble prédominant est l’étude de vos besoins :

quel résultat veut-on obtenir ? De quelle image a-t-on besoin ? Quel mode de fonctionnement souhaite-t’on bâtir ? Quelle scène déclenchera inéluctablement une intervention en flagrance des forces de l’ordre, en lieu et place d’un constat vidéo-enregistré passif, qui ne peut être considéré que comme une aide à élucidation ? Ces aspects sont à repenser pour tous nos futurs projets.

La vidéosurveillance doit être un outil apolitique. D’ailleurs, les villes qui participent à nos travaux, sont d’obédiences politiques différentes. La vidéosurveillance me paraît indispensable aux gestionnaires responsables de nos lieux de vies, aux services qui gèrent la voie publique, et à tous ceux qui réfléchissent au maintien de la tranquillité publique. Mon expérience démontre chaque jour l’utilité de cette technologie. Nous devons nous employer à chercher, comprendre, comparer, améliorer et proposer des réflexions, au travers les six principaux thèmes que propose l’AN2V :

Quels enjeux pour la vidéosurveillance urbaine de demain ?

Lorsque l’AN2V a été créée, quelques villes seulement étaient précurseur dans ce domaine. Cette technologie est aujourd’hui dans une phase de maturation : juridique, organisationnelle, technique. Sa généralisation est encouragée, programmée. Avons-nous pour autant tout dit sur la vidéosurveillance ? Je ne le crois pas, bien au contraire ! Passionné par tous ces enjeux, je découvre tous les jours de nouvelles pistes, de nouvelles stratégies, de nouveaux produits, de nouveaux constats, de nouvelles évidences (qui n’en étaient pas la veille !). Alors, quels sont les enjeux à courts termes ?

Le statut et la formation des opérateurs

Cette problématique est une préoccupation centrale pour les villes équipées dont les systèmes sont équipés d’un centre superviseur urbain, doté d’opérateurs assurant une visualisation des images en temps réel. Quel profil de poste ? Comment former ces agents ? Comment les motiver ? Comment mesurer la qualité de leur travail ? A ce jour, l’offre de formation n’est pas structurée par des filières diplômantes ou titres reconnus. Chaque collectivité tente de s’améliorer dans ce domaine, assurant souvent une formation de base en interne à ses opérateurs. Ce constat met en évidence un besoin évident de structuration nationale pour la formation des opérateurs de vidéosurveillance urbaine. L’AN2V souhaite participer activement à cette structuration. Soulignons aussi le rôle qui pourrait être prochainement accordé aux entreprises privées dans la supervision des images de voie publique.

TOUT SAVOIR SUR L’AN2V

LE MOT DU PRÉSIDENT

tailles de communes. Les retours d’expérience présentés dans cet annuaire mettent en évidence

des solutions différentes dont les coûts sont très variables.

A notre sens, des progrès peuvent encore être

accomplis et l’AN2V s’est donné comme objectif

d’œuvrer en ce sens.

Si les évolutions législatives permettent demain aux collectivités de recourir à des opérateurs mis à disposition par des entreprises (LOPPSI II), il faudra nécessairement assurer la formation de ces agents, dans les mêmes conditions que des agents municipaux.

Le traitement de volumes d’images de plus en plus importants

Parmi les interrogations d’actualité, je retiens la problématique de la saturation des systèmes et des opérateurs chargés de visionner les images. Les installations existantes se développent chaque année au gré d’extensions. Il existe aujourd’hui des systèmes municipaux constitués de plusieurs centaines de caméras. Comment gérer tous ces flux d’images, en temps réel et en enregistrement ? Comment superviser toutes ces images avec 2 ou 3 opérateurs ? L’assistance automatique par les systèmes est l’enjeu de demain. La vidéosurveillance intelligente (VSI), ou détection automatique d’anormalité est la seule réponse possible à la montée en puissance de ces systèmes. Elle donnera la possibilité d’effectuer des pré-recherches automatiques dans l’image, ce qui permettra à l’opérateur, dans un deuxième temps, de valider et affiner :

un deux-roues couché, une personne au sol, une altercation… L’autre piste à suivre dans ce domaine n’est pas uniquement l’analyse d’image, mais aussi l’analyse du son qui traduit une anormalité : un « appel au secours », un brie de vitrine, un coup de feu… les premiers déploiements en la matière sont proches. Toutes ces technologies montrent aujourd’hui qu’un système peut être plus autonome, plus réactif et peut aider l’opérateur à détecter immédiatement des informations vitales. Cela permettra d’améliorer de manière significative l’efficacité de la vidéosurveillance, tout en orientant plus spécifiquement les forces de terrain. L’AN2V organise régulièrement des rencontres sur ce thème et participe à tous les groupes de travail extérieurs pour permettre à cette technologie de progresser.

Le

vidéosurveillance

La vidéosurveillance urbaine est une technologie

sensible d’un point de vue éthique. Même si

aujourd’hui elle est de mieux en mieux acceptée par la population, ceci est conditionné au fait qu’elleestmieuxencadréeetmieuxcontrôlée.Que

ce contrôle soit assuré par tel ou tel organisme

est un débat secondaire, le plus important à notre sens étant de préciser les modalités de ce contrôle et les compétences techniques des personnes chargées de contrôler. L’évaluation de la vidéosurveillance est pour nous essentielle. A ce jour, cette évaluation est réalisée sur la base des statistiques des services de sécurité intérieure qui peuvent toujours être contestées. Nous souhaitons que des études indépendantes et objectives puissent compléter dès que possible cette mesure statistique de l’impact de la vidéosurveillance.

la

contrôle

et

l’évaluation

de

L’AN2V n’a d’autre ambition que de contribuer à l’amélioration des systèmes existants et venir en aide aux donneurs d’ordre en leur permettant de mieux connaître cet outil, ses contraintes, et ses limites. Cet annuaire a été créé dans cette optique. Je ne peux que vous encourager à participer tout au long de l’année à nos travaux : réunions thématiques, assises…

Je tiens à remercier ici tous ceux qui m’ont soutenu depuis le début de cette aventure : les

entreprises qui nous ont fait confiance dès 2004

et nous soutiennent encore, les collectivités qui

nous ont rejoint, tous ceux et toutes celles qui

nous ont activement soutenus. Je remercie également nos partenaires grâce

à qui l’audience de l’AN2V ne cesse de se développer durablement.

La réduction des coûts

La vidéosurveillance est une technologie qui a la réputation d’être coûteuse en investissements et en fonctionnement. Pourtant, l’évolution de ces technologies permet peu à peu de les réduire grâce à des architectures adaptées à toutes les

L’annuaire de la vidéosurveillance 2010 réalisé par l’Association Nationale des Villes Vidéosurveillées (AN2V),

L’annuaire de la vidéosurveillance

2010 réalisé par l’Association

Nationale des Villes Vidéosurveillées (AN2V), destiné aux élus et aux techniciens des collectivités locales qui s’intéressent à cette technologie.

Annuaire 2010

urbaine

Pratique, il contient toutes les

informations utiles, que votre collectivité soit équipée ou non d’un système de vidéosurveillance.

Annuaire 2010

Annuaire 2010

COLLECTIVITÉS ÉQUIPÉES

Annuaire 2010 Annuaire 2010 COLLECTIVITÉS ÉQUIPÉES Six villes équipées ont bien voulu mettre en avant et

Six villes équipées ont bien voulu mettre en avant et partager leurs expériences. Le panel est très riche puisque des systèmes de grande taille côtoient des systèmes plus modestes. Les villes présentes dans ce guide sont représentatives par leurs tailles et leurs orientations politiques. Cela conforte l’approche apolitique de l’association, considérant la vidéosurveillance comme un outil « neutre » dans une politique locale de sécurité.

Des informations utiles aux collectivités

Cet annuaire contient un grand nombre de pages qui vous apporteront un état de l’Art dans tous les domaines de la vidéosurveillance : stratégie, organisation, technique, juridique… Nous avons essayé de vous apporter un condensé de tout ce que nous proposons à nos membres tout au long de l’année.

Un annuaire des entreprises adhérentes

Bureaux d’études, constructeurs, intégrateurs, installateurs… tous les métiers de la vidéosurveillance sont représentés à l’AN2V par le biais de nos 70 entreprises adhérentes ! Nous avons voulu cette année permettre aux collectivités de mieux connaître les acteurs privés de la vidéosurveillance urbaine en leur proposant cet annuaire qui vise à présenter ces entreprises regroupées par secteur d’activité. Cela vous permettra de mieux les connaître et de trouver les partenaires utiles à vos projets !

AN2V 18, rue Laurent Vibert 69006 LYON Tel : 04 78 89 06 37 e-mail

AN2V

18, rue Laurent Vibert

69006 LYON

Tel : 04 78 89 06 37

e-mail : rf@an2v.org

Internet : www.an2v.org

TOUT SAVOIR SUR L’AN2V

PRÉSENTATION

FICHE TECHNIQUE

LE BUREAU

SAVOIR SUR L’AN2V PRÉSENTATION FICHE TECHNIQUE LE BUREAU PRÉSIDENT Dominique LEGRAND Ingénieur - Consultant
SAVOIR SUR L’AN2V PRÉSENTATION FICHE TECHNIQUE LE BUREAU PRÉSIDENT Dominique LEGRAND Ingénieur - Consultant

PRÉSIDENT

Dominique LEGRAND Ingénieur - Consultant indépendant.

10

ans d’expérience chez des intégrateurs,

15

ans d’expérience dans l’ingénierie

de la vidéosurveillance urbaine

TRÉSORIER

Michel BOUCHAUD

15 ans d’expérience dans la vidéosurveillance urbaine.

SECRÉTAIRE

Catherine TOURASSE

15 ans d’expérience dans les relations

publiques et la communication, oeuvre actuellement chez un grand constructeur

du secteur.

LE COMITÉ D’ORIENTATION

un grand constructeur du secteur. LE COMITÉ D’ORIENTATION Marc RUMEAU SITEX Wissam LOUDHAIEF ATEME Marc CHABEAU
un grand constructeur du secteur. LE COMITÉ D’ORIENTATION Marc RUMEAU SITEX Wissam LOUDHAIEF ATEME Marc CHABEAU

Marc RUMEAU

SITEX

Wissam LOUDHAIEF

ATEME

Marc CHABEAU DELTA SECURITY SOLUTIONS DELTA SECURITY SOLUTIONS

PRÉSENTATION

Une association loi de 1901 fondée en

2004

L’AN2V regroupe plus de 70 entreprises et

près de 200 utilisateurs, dont une très large

majorité de villes. Ses travaux sont ouverts également aux transporteurs urbains, aux bailleurs sociaux… et, de façon générale, à tous ceux qui déploient des systèmes dans des lieux publics ou ouverts au public. L’association est financée par les cotisations des entreprises mais aussi par des missions de conseil et de formation. L’adhésion est gratuite pour les utilisateurs afin qu’aucune cotisation ne puisse entraver l’envie de comprendre et

de mutualiser les connaissances.

LE COMITÉ D’ORIENTATION

Le comité est constitué de représentants des entreprises adhérentes élus lors de l’assemblée générale annuelle. Il a pour but de soumettre au conseil d’administration les stratégies et orientations qui pourraient être prises par l’association.

POURQUOI L’AN2V ?

L’AN2V a pour objectif d’établir un état de l’Art permanent de la vidéosurveillance urbaine en confrontant les utilisateurs (collectivités, ministères, bailleurs, transporteurs…) et les entreprises du secteur (opérateurs, intégrateurs, installateurs, constructeurs, Bureau d’étude…). Ce débat s’organise notamment dans le cadre de réunions thématiques et d’événements nationaux. Cela permet aux entreprises de mieux cibler leur offre sur ce marché très particulier, de créer de nouveaux partenariats et de bénéficier d’une veille stratégique. L’AN2V apporte une plus grande visibilité aux entreprises sur ce marché très concurrentiel

(site web, participation à tous les événements

liés à la thématique, annuaire…).

L’association permet aux collectivités de mutualiser leurs expériences et de découvrir les nouvelles solutions proposées sur le marché. Présente sur tous les grands événements (Expoprotection, colloques…), l’AN2V est régulièrement sollicitée pour apporter son expertise (presse, institutions…). Elle défend la notion de vidéogestion ou de vidéotranquillité de la ville et les intérêts de ses adhérents. Enfin, l’AN2V participe aux travaux de normalisation, de certification et de réflexion sur l’organisation de la vidéosurveillance urbaine.

Une neutralité incontestable

L’AN2V est attachée à offrir une vision globale et objective de l’offre technologique proposée sur le marché. Si elle est financée par les entreprises, l’association n’a pas vocation à promouvoir une solution au détriment d’une autre. Par ailleurs, les utilisateurs présents dans nos assemblées apportent une contradiction par leur expérience pratique des technologies proposées. Enfin, l’association est apolitique : elle regroupe des villes de toutes orientations et considère la vidéosurveillance comme un outil.

CHARGÉ DE MISSION Rémi FARGETTE

CHARGÉ DE MISSION

Rémi FARGETTE

Évènement unique en France, 4e édition la vidéosurveillance vous donnent un les Assises nationales de

Évènement unique en France,

4e édition

la

vidéosurveillance vous donnent un

les Assises

nationales

de

4e édition

nouveau rendez-vous en fin d’année.

Fortes des succès des années précédentes, les Assises changent de dimension : organisées en partenariat
Fortes des succès des années
précédentes, les Assises changent de
dimension : organisées en partenariat
avec l’ensemble des acteurs de la sécurité
(publics et privés) et les organisations
représentatives des villes (françaises
et étrangères), cette nouvelle édition
se déroulera en région parisienne sur
3 jours. 2000 visiteurs sont attendus.

D DES ASSISES

ditio

Les 4e Assises sont organisées avec le Réseau Idéal et en partenariat avec l’USP, union des entreprises de sécurité privée.

La nouvelle édition associe également des organisations des villes françaises et étrangères. Espace d’échange, cette approche permettra de confronter les expériences et d’ouvrir de nouveaux marchés. Espace de formation, les Assises proposeront également des ateliers pratiques orientés vers l’ensemble des cibles concernées par la sécurité urbaine.

4e édition

QUI SONT LES ADHÉRENTS DE L’AN2V

QUI SONT LES ADHÉRENTS DE L’AN2V Qui sont les adhérents de l’AN2V ? DES UTILISATEURS Des

Qui sont les adhérents de l’AN2V ?

DES UTILISATEURS

Des utilisateurs

Les utilisateurs sont en très large majorité des villes, mais l’association s’ouvre de plus en plus largement à un public composé d’utilisateurs (bailleurs sociaux, transporteurs) et accueille également des journalistes,

On compte aujourd’hui

des institutions, des organismes professionnels plus de 200 utilisateurs inscrits.

Pourquoi la liste des membres utilisateurs n’est elle jamais diffusée ? La vidéosurveillance reste un sujet sensible et la plupart des utilisateurs ne souhaitent pas que leur collectivité ou organisme soit nommément cité comme membre de l’AN2V. Nous respectons ce choix et garantissons à tous ceux qui nous rejoignent la confidentialité de leurs données.

DES ENTREPRISES

Des entreprises

Près de 75 entreprises sont adhérentes de l’AN2V, ce qui représente un panel très large et montre bien l’intérêt que représente l’AN2V pour une entreprise positionnée sur ce marché. L’intérêt réside dans la diversité des entreprises : bureaux d’études, constructeur de matériel ou de logiciel, installateur, intégrateur… Nous représentons aujourd’hui toute la diversité de la filière de l’offre en vidéosurveillance urbaine et nos entreprises adhérentes peuvent être des entreprises multinationales renommées comme des PME innovantes et en fort développement. Cet annuaire est là pour vous permettre de les découvrir ou de mieux les connaître.

Toutefois, l’AN2V propose à ceux qui le souhaitent de figurer dans l’espace « collectivités » de notre site web sous la forme d’une fiche signalétique afin de permettre à d’autres utilisateurs de les contacter pour obtenir des informations.

DÉCOUVRIR LES MISSIONS

DÉCOUVRIR LES MISSIONS Découvrir les missions LE CONSEIL AUX COLLECTIVITÉS Un grand nombre de collectivités souhaitent

Découvrir les missions

LE CONSEIL AUX COLLECTIVITÉS

Un grand nombre de collectivités souhaitent aujourd’hui se lancer dans un projet de vidéosurveillance mais les élus et les agents concernés par le projet disposent rarement de toutes les informations nécessaires pour se lancer. Par ailleurs, les élus sont parfois hésitants, souhaiteraient en savoir plus sur les avantages et inconvénients de cette technologie et ne savent pas vraiment vers qui se tourner. Face à ce constat, l’AN2V propose une mission courte d’information permettant d’une part à la commune de disposer :

d’un état de l’Art actualisé sur tous les aspects d’un projet ; réalisée collégialement avec tous les acteurs de la commune concernés : police, transporteurs, bailleurs sociaux, commerçants…

Un conseil organisé selon 6 axes

L’AN2V défend l’idée que la stratégie est déterminante dans un projet. Le maire déploie le système et reste seul décideur du système à mettre en place pour gérer et sécuriser sa commune. Il doit définir précisément ses besoins et ses attentes de façon à ce qu’une organisation puisse être mise en place qui permettra le déploiement réussi de technologies adaptées aux besoins, dans le cadre d’un financement bien établi, dans le respect de la réglementation en vigueur, et en prenant en considération toutes les considérations éthiques soulevées par un tel projet.

1.

vidéosurveillance pour quoi faire ?

Où ? Avec qui ? Quelle évaluation ?

Définir

une

stratégie

:

de

la

2. Définir une organisation : comment

démarrer le projet ? Quels services associer ? Quelle organisation à prévoir pour gérer le système ? Quelles forces sur le terrain ? Quels outils de reporting ?

3. Définir les techniques à employer :

réseau, acquisition, visualisation, stockage, VSI Quel état de l’Art ?

4. Cerner le cadre juridique : quel est

ce cadre ? Quelles sont les autorisations à demander ? Comment ?

5. Aborder les aspects financiers :

définir les enveloppes de coûts globaux: Quels

retours/investissement et quels coûts de fonctionnement ?

6. Prendre en compte l’éthique : quelles

garanties proposées aux citoyens ?

l’éthique : quelles garanties proposées aux citoyens ? PRÉCISION IMPORTANTE L’association compte aujourd’hui

PRÉCISION IMPORTANTE

L’association compte aujourd’hui plus de 70 entreprises privées adhérentes :

intégrateurs, constructeurs, installateurs. Ce volume important d’adhérents apporte d’une part une parfaite connaissance du marché, et d’autre part une stricte neutralité : l’association n’est pas la vitrine de telle ou telle entreprise.

En outre, plus de 200 collectivités et utilisateurs (villes, bailleurs, transporteurs, ministères d’expérience.

)

participent aux travaux et font bénéficier de leurs retours

POURQUOI FAIRE APPEL À L’AN2V ?

Toutes les collectivités s’interrogent sur la pertinence de la vidéosurveillance. L’AN2V apporte des réponses objectives aux collectivités. Bien initialisée votre projet de vidéosurveillance suppose de disposer de toutes les connaissances dans les 6 blocs de réflexion décrits ci-avant afin de faire les bons choix au bon moment et d’être capable de poser les bonnes questions.

L’AN2V propose de vous apporter sur site toutes les informations objectives et utiles pour bien initialiser votre projet. Cette mission préliminaire intervient en amont des bureaux d’études et vous apportera :

DÉCOUVRIR LES MISSIONS

CONSEIL

Étude pertinent.

1. Faire le choix de déployer un système.

Grâce à notre mission de conseil amont, les services de la collectivité seront en mesure d’écrire un cahier des charges vous permettant de sélectionner le bureau d’étude le plus approprié pour mener à bien votre projet. Dans ce cas l’AN2V pourra vous fournir les coordonnées des bureaux d’études techniques membres de l’association qui seront en mesure de répondre à votre consultation dans le cadre d’une AMO.

2. Faire appel à d’autres solutions que la vidéosurveillance : nous sommes en effet convaincus que cet outil ne répond pas à tous les problèmes. C’est un instrument dans une politique globale de sécurité. Notre mission ne vise pas à vous inciter à déployer de la vidéosurveillance mais à vous présenter de façon objective les avantages, inconvénients et conséquences d’un déploiement.²

DÉCOUVRIR LES MISSIONS

FORMATIONS, NORMALISATION ET CERTIFICATION

LA FORMATION La gestion des opérateurs est une thématique complexe que doivent prendre en compte les collectivités équipées de centres superviseurs; la formation étant l’un des aspects les plus importants. L’AN2V a été sollicitée par des collectivités recherchant sans succès une offre de formation adaptée. Cette demande l’a incitée à développer une offre de formation pour les opérateurs des collectivités, mais également pour les élus et cadres territoriaux qui souhaiteraient acquérir des connaissances sur certains aspects de la vidéosurveillance.

LA FORMATION DES OPÉRATEURS

Il n’existe à ce jour aucun diplôme ou titre spécifiquement adapté au métier d’opérateur de vidéosurveillance urbaine. L’AN2V a donc développé une offre de formation adaptée aux besoins des collectivités pour la formation à court terme de leurs opérateurs.

Modulaire, notre offre de formation s’adapte au niveau et aux connaissances déjà acquises par vos opérateurs. Au-delà de notre offre « sur étagère », nous pouvons nous rencontrer pour élaborer une formation spécifiquement adaptée à vos besoins.

LA FORMATION DES ÉLUS ET CADRES TERRITORIAUX

Vous souhaitez acquérir des connaissances approfondies sur certains aspects de la vidéosurveillance (technique, juridique…). L’AN2V peut construire une formation spécifiquement adaptée à vos besoins, en faisant appel à des intervenants extérieurs à l’association.

LA FORMATION DES CADRES DES ENTREPRISES DU SECTEUR

Vous êtes une entreprise qui souhaite se positionner sur le marché très spécifique de la vidéosurveillance urbaine ? Vous souhaitez former vos cadres commerciaux et techniciens sur certains aspects de la vidéosurveillance (technique, juridique…)? L’AN2V peut construire une formation spécifiquement adaptée à vos besoins. N’hésitez pas à nous solliciter pour en savoir plus sur ce sujet.

POUR UNE AMÉLIORATION DE L’OFFRE : NORMALISATION & CERTIFICATION…

LA NORMALISATION

L’AN2V participe activement à plusieurs groupes de travail visant à améliorer l’offre proposée aux collectivités : interopérabilité des systèmes déployés, normalisation des systèmes, détection automatique d’événements… L’AN2V est en effet capable d’apporter un retour d’information des utilisateurs et de mobiliser les entreprises particulièrement implantées sur ce marché qui sont toutes aujourd’hui adhérentes de l’AN2V. L’AN2V informe régulièrement ses adhérents de toutes les initiatives lancées visant à structurer la filière.

LA CERTIFICATION

SVDI et Bureau Veritas Certification ont lancé un projet de certification de service relative aux systèmes de vidéosurveillance. Cette certification est le résultat d’une attente du marché et d’une réflexion des utilisateurs afin de répondre au contexte technique fixé notamment par l’arrêté du 3 août 2007 et qui a pour objectif d’alléger les contraintes des maîtres d’ouvrages lorsqu’ils font appel à une entreprise certifiée pour la réalisation d’un système de vidéosurveillance. Le premier comité de certification réuni le 3 février 2010 par Bureau Veritas Certification comprennait des professionnels, des assureurs, des représentants des donneurs d’ordre et des administrations et a élu Dominique LEGRAND, président de l’AN2V à sa présidence.

Grâce à l’arrêté du 29 avril 2010 fixant les conditions de certification des installateurs de systèmes de vidéosurveillance publié au journal officiel du 4 mai 2010, le projet SVDI/Bureau Veritas Certification sera opérationnelle dès l’été 2010.

COMMENT NOUS REJOINDRE ?

COMMENT NOUS REJOINDRE ? LES UTILISATEURS LES UTILISATEURS ? ? ? ? L’adhésion est gratuite pour

LES UTILISATEURS

LES UTILISATEURS

?

? ?

?

L’adhésion est gratuite pour les collectivités et pour tous ceux qui déploient de la vidéosurveillance urbaine. Sans engagement, vos informations personnelles ne sont communiquées qu’avec votre accord préalable,

LES ENTREPRISES

LES ENTREPRISES

Profil Standard Accéder à l’ensemble du contenu du site Internet et bénéficier d’un espace privé spécifique, Bénéficier du moteur de l’annuaire et du moteur de recherche mis en place sur le site Internet, Accéder gratuitement aux réunions organisées par l’association (2 personnes), chaque réunion, (stands…) lors des Assises nationales (base 2009). Bénéficier d’un tarif préférentiel sur les services proposés par l’association : formation, conseil amont, colloques dont l’AN2V est partenaire… privilégiés : une réponse à vos questions !

GRÂCE À L’ADHÉSION

GRÂCE À L’ADHÉSION, VOUS :

Accédez à l’ensemble du contenu du site Internet et bénéficiez d’un espace privé spécifique, mis en place sur le site Internet, Ëtes conviés gratuitement aux réunions organisées par l’association (2 personnes), privilégiés : une réponse à vos questions !

PROFIL ACTIF

PROFIL ACTIF

le site web, parrainée par l’AN2V (Apport AN2V : support communication, intervention dans une conférence, envoi d’invitations sur notre base mails …), chaque réunion (encart publicitaire annuaire 2010) thématiques,

COMMUNIQUER ET ÉCHANGER

COMMUNIQUER ET ÉCHANGER FOCUS SUR LE SITE WWW.AN2V.ORG Tout adhérent dispose d’un mot de passe et

FOCUS SUR LE SITE WWW.AN2V.ORG

Tout adhérent dispose d’un mot de passe et d’un identifiant qui lui permet d’accéder à l’ensemble du contenu de notre site.

Une présentation de nos adhérents entreprises et collectivités

Chaque entreprise ou collectivité adhérente dispose d’un espace privé la décrivant et donnant les coordonnées de la personne à contacter. Un adhérent peut également mettre en ligne un document lié à ses activités : document texte, image, vidéo. Un moteur de recherche par mots-clés permet de retrouver facilement les documents.

Le programme des réunions et l’inscription en ligne

Un espace dédié aux réunions permet d’accéder au planning des réunions organisées tout au long de l’année. Les adhérents peuvent également accéder aux comptes-rendus des réunions déjà organisées et s’inscrire aux réunions à venir.

Communiquer et échanger

DES RÉUNIONS THÉMATIQUES Un format unique en 2010 Un format unique en 2010 - -
DES RÉUNIONS THÉMATIQUES
Un format unique en 2010
Un format unique en 2010
- -
Des réunions sur des thèmes variés et
Des réunions sur des thèmes variés et
renouvelés,
renouvelés,
-
- Des intervenants variés, des personnalités
Des intervenants variés, des personnalités
invitées, invitées,
- Des interventions courtes et ciblées,
-
Des interventions courtes et ciblées,
un un ensemble ensemble rythmé, rythmé,
-
- Un lieu unique de réunion en 2010, dans le cadre
Un lieu unique de réunion en 2010, dans le cadre
d’un d’un partenariat partenariat avec avec le le
Syndicat Syndicat Français Français des des Professionnels Professionnels SVDI SVDI : :
10 10
rue du Débarcadère - 75017 PARIS
rue du Débarcadère - 75017 PARIS
- -
Accueil Accueil café café dès dès 13 13 heures heures – – Fin Fin de de la la réunion réunion
à à
17 17 heures heures 30. 30.
- -
Inscription Inscription gratuite gratuite pour pour les les adhérents adhérents
- Une nouvelle salle à partir de mars 2010 : 250
-
Une nouvelle salle à partir de mars 2010 : 250
places places pour pour répondre répondre à à une une
participation participation en en forte forte hausse hausse cette cette année année ! !

NOS PARTENARIATS

Une rubrique est dédiée aux partenariats que nous entretenons avec un large panel d’organismes. Des liens utiles sont également proposés à nos adhérents

L’actualité de la vidéosurveillance et des informations utiles

Tout au long de l’année des informations pratiques sur la vidéosurveillance sont mises à disposition de nos adhérents : rubriques juridiques, techniques…

UN FORUM

Le forum est encore trop peu utilisé mais c’est un outil gratuit dédié aux échanges sur les sujets liés à la vidéosurveillance urbaine. Nous vous invitons à l’utiliser.

AGENDA 2010 - Vendredi 29 janvier 2010 - Réunion thématique « Quelles caméras pour quels
AGENDA 2010
- Vendredi 29 janvier 2010 - Réunion thématique
« Quelles caméras pour quels usages ? »
- lundi 15 mars 2010 - Réunion thématique
« Quelle méthodologie de déploiement pour la
vidéosurveillance urbaine (VSU) ? »
- Jeudi 20 mai 2010 - Réunion thématique
« Comment faire vivre et évoluer un CSU ? »
- Lundi 20 septembre 2010 - Réunion thématique
« Comment contrôler et évaluer la VSU ? »
- Lundi 18 octobre 2010 - Réunion thématique
« Les évolutions à venir de la VSU »
- Décembre 2010
Assises nationales - Ile de France.

COMMUNIQUER ET ÉCHANGER

LES MÉDIAS

L’AN2V est très régulièrement sollicitée par les grands médias nationaux et locaux pour apporter son expertise sur ce sujet complexe et d’actualité qu’est la vidéosurveillance urbaine : radio, internet, télévision… Dominique Legrand répond à toutes les sollicitations qui permettent au grand public de mieux connaître et comprendre cet outil.

Sécurité Privée, le magazine trimestriel des références des acteurs du marché de la Sécurité.

DES SALONS PROFESSIONNELS

L’AN2V

vidéosurveillance est abordée.

participe

à

tous

les

grands

salons

au

cours

desquels

la

- Expoprotection

L’AN2V disposera d’un stand et animera 3 conférences lors de ce salon qui fait référence dans son domaine. Nous serons heureux de vous y accueillir.

- Salon des maires et des collectivités locales

L’AN2V exposera cette année sur ce salon de référence pour les collectivités afin de présenter ses services aux élus et agents territoriaux qui visiteront notre stand.

Votre ville veut accueillir une réunion sur un thème qui la concerne particulièrement ? N’hésitez
Votre ville veut accueillir une réunion sur un thème qui la concerne
particulièrement ?
N’hésitez pas à prendre contact avec nous.
Votre collectivité peut mettre une salle à disposition ? L’AN2V
s’occupe d’organiser votre réunion thématique !
Avril 2009 : réunion à Montrouge « La vidéosurveillance,
mais de quoi avons-nous peur ? »
AVIS D’EXPERTS WWW.AN2V.ORG

AVIS D’EXPERTS

AVIS D’EXPERTS WWW.AN2V.ORG
AVIS D’EXPERTS WWW.AN2V.ORG
AVIS D’EXPERTS WWW.AN2V.ORG
AVIS D’EXPERTS WWW.AN2V.ORG

WWW.AN2V.ORG

Rien ne ressemble

plus à une

information

qu’une autre

information.

Sécurité Privée fait la différence !

autre information. Sécurité Privée fait la différence ! « Rien ne ressemble plus à une information

« Rien ne ressemble plus à une information qu’une autre information ». Derrière l’aphorisme et l’impertinence, réside une réalité que tout lecteur a pu vérifier. Une réalité contre laquelle le magazine Sécurité Privée souhaite lutter afin de dispenser une information précise, claire et vérifiée.

Sans parti pris et sans concession, Sécurité Privée se positionne comme un magazine professionnel destiné aux acteurs de la sécurité qu’ils soient clients ou prestataires, conseils ou conseillés, qu’ils exercent leur activité dans le secteur public ou le secteur privé.

Le magazine de référence de la sécurité privée. www.securite-privee.org

PRÉSIDENT DE L’USP Claude TARLET La vidéosurveillance est au cœur de l’actualité. Face aux nouveaux

PRÉSIDENT DE L’USP

Claude TARLET

La vidéosurveillance est au cœur de l’actualité. Face aux nouveaux enjeux qui animent le secteur, l’USP et l’AN2V ont décidé de travailler ensemble et de se rapprocher de l’Etat et des collectivités afin de construire une coopération étroite dans le cadre du développement de la vidéosurveillance.

La vidéosurveillance doit être, comme la sécurité privée, démythifiée, expliquée inlassablement pour être acceptée

Un parti pris nécessaire pour les entreprises de sécurité privée à l’heure où la vidéosurveillance devient chaque jour davantage un outil, une composante majeure de leur activité.

Il convient de placer l’homme au cœur du dispositif. Pilotée par l’homme,

dans le respect des libertés individuelles et collectives, la vidéosurveillance

du sens : traitée, analysée, exploitée, l’image capturée permet une intervention efficace des opérateurs.

a

La

vidéosurveillance est un métier à part entière. Par ailleurs, l’évolution de

la

profession nécessite une alliance toujours plus forte entre technologies

et

ressources humaines. C’est pourquoi nous avons souhaité que l’AN2V

devienne membre associé de l’USP.

Comme les dirigeants de l’AN2V, nous souhaitons faire avancer la vidéosurveillance dans le bon sens en créant des rapprochements qui

permettent d’anticiper l’évolution de la profession sur le plan technologique

et opérationnel.

Réfléchir sur la formation des opérateurs et des cadres

Cette nouvelle approche permettra également d’agir au plus près des besoins des collectivités notamment en matière de formation, l’un des maillons faibles de la vidéosurveillance.

La problématique de la formation en matière de vidéosurveillance concerne

les cadres territoriaux en charge de la stratégie sécuritaire des collectivités mais aussi la formation initiale (minimale) des opérateurs en salle. Il est urgent de mettre en place une véritable politique de formation, spécifique

et encadrée. Sur ce plan, l’USP soutient pleinement les initiatives qui sont

prises par le ministère de l’Intérieur et par les opérateurs spécialisés de

l’AN2V.

AVIS D’EXPERTS

Renforcer les synergies entre sécurité

privée et vidéosurveillance

par Claude Tarlet, président de l’USP, union des entreprises de sécurité privée et vice-président le la CoESS, confédération européenne des services de sécurité.

Travailler main dans la main avec l’État

Soutenue par l’USP qui a établi des liens réguliers et constructifs avec la puissance publique, l’AN2V travaille désormais en collaboration étroite avec les instances nationales (ministères, commission nationale de la vidéo protection, etc.).

Quel est l’objectif : mettre en place un cadre stabilisé et ouvert qui apportera au citoyen une nouvelle vision de la vidéosurveillance : un dispositif préventif qui contribue à la tranquillité des citoyens et des territoires.

En ce sens, les études de cas présentées dans cet annuaire témoignent du chemin parcouru par de nombreuses collectivités qui font de la vidéosurveillance un outil stratégique au service de la politique globale de protection du citoyen.

Les études soulignent aussi l’efficacité des solutions de vidéosurveillance. Une efficacité qui favorise son développement et qui facilite son acceptation par une opinion souvent contradictoire dans son expression ….

AVIS D’EXPERTS

AVIS D’EXPERTS AVOCAT SPÉCIALISÉ Pierre Moreau La vidéosurveillance : un droit à inventer par Pierre Moreau,

AVOCAT SPÉCIALISÉ

Pierre Moreau

La vidéosurveillance :

un droit à inventer

par Pierre Moreau, avocat spécialisé.

« Le droit est la plus formidable école de l’imagination » écrivait Jean Giraudoux.

A

l’aune de cette ambition, on peut regretter que

la

LOPPSI II en cours de discussion n’ait pas été

l’occasion ou le prétexte d’une refonte d’ampleur des textes relatifs à la vidéosurveillance. Les textes sont datés et renvoient à la fois au désintérêt des pouvoirs publics pour cet outil (jusqu’à une époque récente) et au caractère balbutiant de cette technologie à ses débuts.

Les temps ont changé

Les attentats de Londres et Madrid et celui manqué de Washington ont démontré l’utilité de

la vidéosurveillance et favorisé son acceptabilité

sociale. A défaut de prévenir, la vidéosurveillance

a contribué à l’identification et à la recherche des auteurs. Les images de mauvaise qualité, floues et mal cadencées ont cédé la place grâce au numérique

à une vidéosurveillance intelligente permettant

l’indexation, la conservation et la sélection de

l’information.

Le recours à des opérateurs extérieurs, longtemps

décrié par un Etat omnipotent est désormais encouragé sous l’appellation de « coproduction de sécurité ». Symbole de cette évolution, la vidéosurveillance devient dans le discours politique et la doctrine administrative la vidéoprotection. Le glissement sémantique s’est semble-t-il produit au début de l’année 2008 lorsque les travaux de la commission nationale de vidéosurveillance débouchent sur un plan de vidéoprotection. Le terme sera repris dans les discours de Madame Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’intérieur. La consécration officielle de ce changement de terminologie figure dans la Loppsi 2. L’article 17 A (nouveau) du projet adopté par l’Assemblée nationale le 16 février 2010 Pr2voit en effet : « Sous réserve des dispositions de la

présente loi, dans tous les textes législatifs et réglementaires, le mot : « vidéosurveillance » est

remplacé par le mot : « vidéoprotection . »

Ce changement est destiné à refléter le changement d’approche traduit par des modifications substantielles du régime de ce qui reste encore la vidéosurveillance.

Le droit est à la traîne.

Force est en effet de constater son obsolescence, la « vieille » loi de 1995 (LOPS) offre un cadre inadapté pour appréhender les évolutions techniques et sociétales qui sont intervenues

depuis son adoption ; et ce, malgré son li ing de

2006.

Initialement réservée aux seules autorités

publiques, l’implantation de la vidéosurveillance sur la voie publique a été élargie restrictivement aux personnes morales de droit privé pour la protection des abords immédiats de leurs

bâtiments et installations, dans le seul but de prévenir le terrorisme. La LOPPSI en discussion étend la possibilité ainsi ouverte aux personnes morales de droit

privé à la protection des abords immédiats des lieux « particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol ». Cette disposition, si elle est adoptée, permettra aux collectivités territoriales dotées d’un dispositif public de vidéosurveillance de bénéficier d’une continuité territoriale et dans le souci d’économiser les deniers publics ; la collectivité pourra mener son projet de sécurisation en tenant compte des implantations privées (Voir en ce sens, Rapport n°2271 de monsieur Eric CIOTTI, député, déposé le 27 janvier 2010).

renforçant la lutte contre les violences de groupes, qui permettait l’exploitation par la police nationale ou municipale ou la gendarmerie des images captées par les systèmes de vidéosurveillance dans les paries communes d’immeubles privées.

Or, cette dernière disposition a été censurée par le Conseil Constitutionnel. (CC 25 février 2010, n° 2010-604 DC). Toutefois, le motif de la censure,

à savoir le renvoi par le législateur à un décret

du Conseil d’Etat pour préciser les modalités de ce dispositif ne parait pas ici transposable, sous réserve, bien entendu que la future loi aille au bout de sa compétence et ne délègue pas de manière trop large ou trop imprécise ses modalités de mise en œuvre au pouvoir réglementaire.

Est à dire qu’elle échappera à la censure du Conseil Constitutionnel ?

La précédente disposition permettant l’installation de dispositifs de vidéosurveillance sur la voie publique par des personnes privées dans des lieux exposés à des actes de terrorisme. n’avait

à l’occasion du contrôle de constitutionnalité de

la loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme n’avait pas été soulevée et Conseil constitutionnel ne s’était pas saisi d’office. Le climat géopolitique (recrudescence du terrorisme) et politique était différent et sans doute plus favorable, de sorte qu’il n’est pas

certain que le Conseil Constitutionnel, défenseur parfois sourcilleux des libertés publiques, valide une telle extension. Au delà des motifs de visionnage, la qualité des personnes habilitées à visionner les images suscite un véritable débat.

La disposition qui revient à confier le visionnage d’une partie de la voie publique à des personnes privées constitue en quelque sorte le visage inversé de celle figurant à l’article 5 de la loi

Le cadre législatif actuel, issu de la loi du 21 janvier 1995 est imprécis car il renvoie à l’autorisation préfectorale le soin de prendre :

« toutes les précautions utiles, en particulier quant à la qualité des personnes chargées de l’exploitation du système de vidéosurveillance ou visionnant les images ». Les agents des personnes morales ayant obtenu l’autorisation de vidéosurveillance peuvent être désignés pour visionner les images : les systèmes installés par des autorités publiques peuvent donc être exploités par des agents de ces autorités. De même, des systèmes installés par des personnes privées peuvent être exploités par des personnels de cette personne morale ou d’une entreprise contractante. Dans ce cadre, ces personnels de droit privé peuvent d’ores et déjà être amenés à visionner des images de la voie publique dans des lieux exposés à des actes de terrorisme. En revanche, la possibilité pour une collectivité territoriale de confier à une personne privée le visionnage des images issues d’un système de vidéosurveillance public n’est pas envisagée par la loi. Plusieurs communes se sont engouffrées dans ce vide législatif, en confiant sous des modalités diverses (convention ad hoc, marché publics) à des sociétés privées la vidéosurveillance de leurs espaces publics. La jurisprudence administrative manque de fermeté même si elle est souvent présentée et notamment dans le rapport CIOTTI comme interdisant à toute personne publique détentrice d’un pouvoir de police de déléguer son exercice à une personne de droit privé.

Pourtant, un examen attentif de la jurisprudence conduit à un verdict plus nuancé et justifier des initiatives communales dans le silence ou l’imprécision de la loi, qu’elles ont peut-être pour objet sinon pour effet de faire évoluer. En faveur de l’orthodoxie, deux décisions sont souvent citées pour actualiser la vieille jurisprudence du Conseil d’Etat de 1932, Ville de Castelnaudary ayant posé en forme de principe la règle selon laquelle le pouvoir de police ne se délègue pas. La première, Commune d’Ostricourt, censure un contrat par lequel une commune avait confié à une société de gardiennage la surveillance de son territoire au moyen de rondes trois fois par semaine. (CE, 29 décembre 1997, Commune

d’Ostricourt) La seconde, SA Vigitel, dans laquelle e tribunal administratif de Nice a déclaré illégal un contrat portant sur l’exploitation d’un système de vidéosurveillance, estimant que la vidéosurveillance participait à la mission de surveillance de la voie publique. (TA Nice, 22 décembre 2006).

Plus novatrices, deux décisions méritent d’être citées en sens inverse

La première, dans laquelle le Conseil d’Etat a jugé que le contrat par lequel une commune confiait la mise en place et l’exploitation sur son territoire d’un service télématique chargé notamment d’effectuer des missions de télésurveillance d’édifices publics et de bâtiments privés ne confiait pas à ladite société des missions relevant de la police municipale mais lui déléguait l’exploitation d’un service public à caractère commercial (CE, 20 mars 1998, Société d’économie mixte de sécurité active et de télématique). Pour parvenir à une telle solution, le Conseil d’Etat distingue entre la télésurveillance d’édifices publics qui ne peut se déléguer, et celle de leur surveillance effective, qui, elle, n’est pas délégable.

On retrouve ce raisonnement dans la seconde décision, rendue en appel du jugement du tribunal de Nice précité.

Dans un arrêt du 9 novembre 2009, a Cour administrative de Marseille, ne s’arrêtant pas à la traditionnelle prohibition de déléguer par contrat des compétences de police a procédé à une analyse précise des missions confiées à la société de vidéosurveillance.

Après avoir relevé que « …la SEMAF ayant en charge l’exploitation des équipements et installations de Port-Fréjus, dont les installations de sécurité, a confié à la société Alarme et Protection l’aménagement et la gestion d’un réseau logistique de télésurveillance par caméras et bornes anti-panique sur l’ensemble de la zone portuaire concédée comprenant le port, les bateaux et les voies ; que la société Alarme et Protection assurait la transmission et la gestion des alarmes et alertait en cas de besoin, soit le commissariat de police en cas d’alarme agression, soit le service local des pompiers en cas d’alarme incendie, soit le service d’EDF compétent en cas de panne

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d’électricité ; qu’elle surveillait également par caméras la zone de Port-Fréjus, en déclenchant d’éventuelles interventions dans la zone dite urbaine et en étroite liaison et sous l’autorité de la capitainerie dans la zone portuaire ; qu’ainsi, la société Alarme et Protection retransmettait seulement des informations, n’avait pas en charge la protection effective des lieux et ne procédait pas à la constatation et à la répression des infractions commises aux règlements de police ; que, dès lors, un tel contrat s’il faisait participer la société Alarme et Protection à la mission exercée par le concessionnaire, pour le compte et sous l’autorité de la commune de Fréjus, la Cour a jugé que : « ce contrat n’avait pas pour autant pour objet de lui confier une mission de police administrative ; pour conclure : « que la société VIGITEL est fondée à soutenir que c’est à tort que le tribunal administratif de Nice a estimé que la convention confiait à la société Alarme et Protection une mission relevant de la compétence de police administrative du maire définie par les dispositions susvisées de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et était par suite entachée de nullité. » Dès lors, il apparaît que le droit actuel manque de lisibilité qu’il s’agisse des missions de police pouvant être déléguées à des personnes privées ou de la vidéosurveillance d’espaces publics (hors prévention du terrorisme).

A défaut de suggérer un critère de départage entre l’interdit et le licite, il semble qu’il soit possible comme le pratique le Conseil Constitutionnel de se référer à la notion de « détachabilité »

(Voir en ce sens, CC 29 aout 2002, décision n° 2002-461 DC). Les prestations techniques seraient alors détachables des fonctions de souveraineté et les contrats confiant à un opérateur privé de missions de vidéosurveillance d’espaces publics, ne méconnaîtrait ainsi pas la prohibition de contracter en matière de police administrative, si les missions confiées à l’entreprise de vidéosurveillance se bornent à une collecte d’images mais ne comportent pas d’interventions sur le terrain.

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Cette analyse rejoint celle faite par monsieur Laurent Touvet, directeur des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur qui estime que le visionnage d’images de vidéosurveillance ne pouvait pas constituer une prérogative de police. En effet, les agents privés visionnant les images seront dépourvus de tout pouvoir de contrainte, ils pourront simplement signaler à l’autorité compétente des situations anormales. Ainsi, afin de permettre la passation de contrats entre autorités publiques et prestataires extérieurs pour l’exploitation de systèmes de vidéosurveillance, une modification législative à défaut d’être nécessaire est à tout le moins bienvenue pour apporter la sécurité juridique nécessaire à de telles conventions.

C’est l’objet de la modification proposée dans le projet de loi LOPPSI 2 ajoutant un nouvel alinéa à l’article 10 de la loi de 1995. Les personnes publiques pourront déléguer le visionnage de leurs images, y compris sur la voie publique, à une entreprise de vidéosurveillance. La centralisation du visionnage d’images issues de systèmes de vidéosurveillance publics et privés est autorisée permettant ainsi à une commune d’avoir accès aux caméras implantées dans les transports publics, les banques, les centres commerciaux.

Afin de prévenir les possibles dérives, le dispositif est encadré par quatre garanties :

- la délégation du visionnage d’images portant sur le visionnage de la voie publique à des

agents de droit privé impose la signature d’une convention agrée par le préfet ; - le contenu de cette convention devra être conforme à une convention type fixée par décret après avis de la commission nationale de vidéoprotection ; - les agents visionnant les images devront être agréés par le préfet ; - ces agents n’auront accès images en flux et non aux enregistrements.

Le développement de la vidéosurveillance suppose également la rénovation de ses organes de d’autorisation et de contrôle

Sans reprendre ici la controverse sur l’organe pertinent, il suffit d’indiquer que l’autorisation de la vidéosurveillance sur les espaces publics est susceptible d’être soit confiée au préfet après avis de la Cnil, soit au préfet après avis de la commission départementale de vidéosurveillance et au préfet.

De même, son contrôle peut être assuré soit par la Cnil, soit par la Commission nationale de vidéosurveillance.(Voir sur cette controverse, l’étude de notre confrère Benesty, Le clair obscur de la vidéosurveillance, AJDA 2010, p 764). Si la question de l’autorisation paraît à ce jour réglée, dès lors que le président de la Cnil considère que la prise en charge des autorisations serait trop lourde pour la CNIL, celle des contrôles demeure non résolue à moins que l’on s’achemine au fil des débats parlementaires vers un double contrôle de la CNIL et d’une commission nationale de la vidéoprotection disposant d’une légitimité

législative. (L’existence de l’actuelle commission procède d’un simple décret).

Cette coexistence d’organes au niveau national pourrait s’effectuer autour d’un contrôle et d’une harmonisation de la jurisprudence des commissions départementales par la commission nationale de vidéoprotection, alors que la CNIL assurerait la garantie des droits individuels. Le débat n’est pas clos et sera sans doute l’un des points de discussion et de compromis lors de l’examen du projet Loppsi 2 devant le Sénat.

Le droit de la vidéosurveillance est à réinventer en permanence, afin de tenir compte des évolutions technologiques et sociétales

Dès lors, plutôt que de déplorer l’absence d’une grande loi ne faut-il pas s’en féliciter au nom d’une forme de réalisme. Ce réalisme avait déjà eu cours lors de l’adoption de la loi du 23 août 2006 qui abandonnant le principe des autorisations préfectorales à durée illimitée leur avait substitué des autorisations quinquennales. permettant ainsi de s’assurer que les motifs de l’installation sont toujours justifiés et que les dispositifs techniques restent conformes aux prescriptions législatives ou réglementaires.

Certes, la méthode est exigeante car elle oblige à revenir périodiquement devant le législateur, mais elle permet ainsi plus aisément des corrections que l’on répugne à apporter à un texte jugé fondateur.

Pierre Moreau Pierre Moreau est avocat au barreau de Paris depuis 15 ans. Spécialisé en
Pierre Moreau
Pierre Moreau est avocat au barreau de Paris depuis 15 ans. Spécialisé en droit public, il
assiste et représente des acteurs du secteur public (ministères, collectivités territoriales,
établissements publics,…) comme du secteur privé (entreprises, associations, organisations
professionnelles,…) devant les principales juridictions administratives françaises (tribunal
administratif, cour administrative, conseil d’État). Il exerce également une activité de conseil
dans le domaine de l’assurance et de la sécurité. Fondateur et associé du cabinet Saidji &
Moreau. Pierre Moreau est ancien auditeur de l’INHES, institut national des hautes études
de la sécurité.

AVIS D’EXPERTS

AVIS D’EXPERTS MAÎTRE DE CONFÉRENCES LATOUR Vidéoprotection et formation : juste une mise au point… par

MAÎTRE DE CONFÉRENCES

LATOUR

Vidéoprotection et formation :

juste une mise au point…

par Xavier Latour, Maître de conférences en droit à l’Université Paris Descartes Directeur de la licence professionnelle « sécurité des biens et des personnes »

EnFrance,ledéveloppementdelavidéoprotection etsacomplexificationsoulèverontinévitablement la question de la formation des opérateurs. Au moins trois arguments militent en faveur d’une grande vigilance sur ce point. D’abord, la vidéoprotection a un impact direct sur les libertés publiques. Il suffit, pour s’en convaincre, de reprendre les différentes limites fixées par le Conseil constitutionnel, la dernière expression en date concernant l’utilisation de la vidéo dans les halls d’habitation. Or, malgré l’absence de rapport physique entre l’opérateur et le sujet, le respect du droit et des droits de chacun dépend assez largement de la formation reçue. Cela est d’autant plus vrai que les systèmes sont techniquement de plus en plus performants, notamment en matière de protection de la voie publique.

Ensuite, l’efficacité de la vidéoprotection n’est pas exclusivement conditionnée par le matériel. Elle est, également, très dépendante de l’humain. Sauf à se projeter dans un futur de science-fiction, il n’est pas encore pensable de séparer le couple homme-machine. Cela nécessite donc un savoir-faire dont le fondement ne peut pas être uniquement l’expérience, aussi importante soit-elle. Il convient d’admettre que la vidéoprotection, sans nécessiter un niveau de qualification trop élevé, justifie malgré tout un minimum de maîtrise du métier, de ses repères, de ses codes et de son contenu. Enfin, la puissance publique elle-même prend progressivement conscience de l’importance d’uneformationadaptée.L’Etatetlescollectivités territoriales ne peuvent pas se permettre que la vidéoprotection soit fragilisée en raison d’une inadéquation entre la haute technicité des réseaux et les limites des opérateurs. Le défi est politique tant la vidéoprotection constitue un élément essentiel de la lutte contre la délinquance. Il est aussi économique compte tenu des sommes engagées. Ainsi, l’Etat dans

toutes ses dimensions, nationale et locale, se doit de rassurer le citoyen-contribuable. En effet, il serait dévastateur que ce dernier ait des doutes sur la fiabilité de dispositifs en raison d’un supposé maillon faible : l’humain.

Dans cet environnement complexe, la question posée par beaucoup d’acteurs de terrain parmi lesquels, prioritairement, les villes, est celle de l’avenir de la formation des opérateurs de vidéoprotection. L’existant est-il satisfaisant ? Le dispositif doit-il évoluer et si oui comment ? C’est bien une mise au point qui s’impose en observant ce qui existe et en dégageant quelques modestes pistes de réflexion.

L’existant : l’image est parfois floue

On ne peut que saluer les efforts entrepris par beaucoup pour répondre à une exigence de formation,gagedeperformance.Desintervenants bien établis ont eu le mérite de répondre à une demande en formant les opérateurs. Cela étant, deux constats s’imposent : d’une part, les formations proposées sont éclatées et hétérogènes ; d’autre part, elles ne sont pas diplômantes.

L’opérateurdevidéoprotection,engénéralrecruté au niveau fin de collège ou lycée, reçoit des formations très diverses. Concernant le cadre, tous les cas de figure sont possibles : formations par des centres, des individuels, en interne… Les programmes sont, également, disparates. Faute d’un référentiel national, les formations tentent de trouver un équilibre, plus ou moins réussi, entre la théorie et la pratique. On trouve ainsi des formations couvrant l’environnement juridique, les aspects techniques, les aspects opérationnels dans des proportions variables… Les volumes horaires sont, pour leur part, très différents. Par voie de conséquence, l’ensemble laisse une impression de relative confusion.

Il est vrai que la demande de formation est difficile à cerner. Pour ce qui concerne la vidéoprotection de voie publique, les exigences des collectivités changent selon leur taille, les effectifs mobilisés ou encore les objectifs assignés au dispositif. A cela s’ajoutent de profondes différences relatives à l’origine professionnelle des opérateurs. Certains font le choix d’un métier au service de la sécurité de leurs concitoyens tandis que d’autres sont plutôt orientés par leur hiérarchie dans le cadre d’une reconversion. Il n’est ainsi pas rare de trouver dans les villes des agents techniques aiguillés vers un métier très éloigné de leur activité première. Tout cela incite à la prudence dès lors qu’il s’agit de raisonner globalement.

Au terme de son parcours, l’impétrant reçoit un certificat de qualifications professionnelles. Il ne s’agit donc pas d’un diplôme au sens de titre reconnu par les autorités étatiques à partir d’un référentiel préalablement validé et réévalué à période fixe. Les titulaires d’un certificat bénéficient seulement d’une reconnaissance dont la valeur dépend très largement de l’organisme de délivrance et des intervenants. Certains penseront que plus le coût de cette formation est élevé plus grande est sa valeur, mais rien ne permet de démontrer cette croyance…

L’avenir : vers une meilleure définition

La première clarification nécessite de déterminer les objectifs d’une formation proportionnée aux besoins.

Quelles sont les compétences et les savoirs réellement attendus ?

Il est assez douteux qu’un agent ait besoin de devenir un spécialiste des aspects techniques ou juridiques. En revanche, il est primordial de favoriser chez lui l’acquisition de réflexes l’incitant à se poser les bonnes questions avant d’agir. De ce point de vue, il serait, par exemple, judicieux de faire davantage porter les efforts sur la coproduction de sécurité et d’orienter les formations en direction des interactions entre les différents acteurs de la sécurité (publics/privés, nationaux/locaux).

Une autre exigence est de bien cerner le public des apprenants. Quel est leur bagage initial ?

Quel est leur parcours professionnel ? En guise d’illustration, les difficultés rencontrées dans les facultés de droit face à un public de première année, voire plus, poussent à s’interroger sur ce que doit être un enseignement juridique dispensé à des personnes certes, en principe motivées, mais ayant quitté l’école souvent assez tôt et perdu tout contact avec une salle de cours et des enseignements plus ou moins théoriques depuis des années. L’expérience des licences professionnelles démontre à quel point il est important de raisonner en termes d’études de cas et de retours d’expériences. Un autre axe serait de favoriser l’émergence d’un véritable référentiel national, prenant la forme, notamment, d’un CQP. Seul l’Etat peut le faire. A lui de prendre conscience que la professionnalisation de la vidéoprotection est tout aussi essentielle que celle des agents de sécurité privée. En outre, la France étant très attachée à cette notion de diplôme, les personnels verraient leurs efforts valorisés et seraient mieux considérés. C’est non seulement l’estime de soi qui est en jeu mais aussi l’adhésion de la Nation à un pilier de la politique sécuritaire. Parallèlement, le bac professionnel « sécurité-prévention » devra s’adapter aux évolutions constantes de la vidéoprotection. L’existence d’un cadre de référence n’exclut pas la faisabilité de modules complémentaires afin de tenir compte de la diversité des besoins et des exigences de la formation continue tout au long de la vie professionnelle. Enfin et en tout état de cause, qu’elle soit initiale ou continue, le coût de la formation dépend très largement de la capacité des collectivités

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à l’assumer. Or, beaucoup d’entre elles faisant porter leur effort sur la technologie, le volet « humain » est parfois délaissé, ce qui accentue la nécessité de se fixer des objectifs raisonnables.

Si le secteur de la vidéoprotection a déjà réalisé de sérieux efforts pour accroître sa crédibilité, il reste juste une mise au point à faire en matière de formation. Il n’y a rien d’insurmontable dans tout cela, mais chacun doit savoir ce qu’il veut vraiment.

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L’efficacité

vidéoprotection n’est pas exclusivement

conditionnée par le matériel.

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LES PARTENAIRES USP Union des entreprises de sécurité privée 24, rue Firmin Gillot 75015 Paris

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USP

Union des entreprises de sécurité privée 24, rue Firmin Gillot 75015 Paris Tél. : 01 53 58 08 17 – Fax : 01 53 58 08 18 e-mail : contact@uspsecurite.org Internet : www.securite-privee.org

DIRIGEANT

Internet : www.securite-privee.org DIRIGEANT PRÉSIDENT Claude TARLET c.tarlet@uspsecurite.org CARTE

PRÉSIDENT

Claude TARLET

c.tarlet@uspsecurite.org

CARTE D’IDENTITÉ

Adhérents : 60 Forme juridique : syndicat professionnel Création : 1987

PRÉSENTATION L’USP est la principale organisation du secteur de la sécurité privée. L’ensemble des entreprises adhérant à l’USP totalise un CA cumulé de 1,1 milliard d’euros, soit 53 % des entreprises du secteur et 67 % des entreprises affiliées à une organisation syndicale.

Affiliée au Groupement des Professions de Services - GPS (MEDEF) et à la CGPME, l’USP est organisée sur la base de collèges représentatifs des différentes tailles d’entreprises. L’USP, tout en demeurant fidèle aux valeurs qui fondent l’engagement professionnel de ses adhérents, est un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et des partenaires sociaux.

Organisation patronale, l’USP rassemble des dirigeants d’entreprises de sécurité privée qui défendent la professionnalisation et la moralisation de la profession.

ENGAGEMENTS L’USP, rassemble plus de 50 chefs d’entreprise et dirigeants animés par la volonté de faire de la sécurité privée une profession citoyenne.

La raison d’être de l’USP et de ses adhérents est de mettre en œuvre toutes les actions pour faire en sorte que la sécurité privée devienne un métier structuré, offrant de vraies perspectives d’avenir et d’évolution à ses salariés.

C’est aussi le nécessaire accompagnement des TPE et des PME qui ne disposent pas toujours des informations utiles à leur activité; c’est enfin un lieu privilégié qui permet à tout dirigeant de rompre l’isolement et de participer à un mouvement collectif et constructif.

Signataire de la Convention Collective des Entreprises de Prévention et Sécurité, l’USP offre à ses adhérents un ensemble de services, de moyens et d’informations destiné à faciliter et à améliorer l’exercice individuel de la profession. Disposant d’une équipe permanente, l’USP est animée par un Conseil d’Administration constitué de chefs d’entreprise élus ; elle structure ses actions autour des pôles suivants : social, déontologie, cadre légal, qualité, formation, communication et lobbying.

L’USP est également l’éditeur du magazine Sécurité Privée, magazine de référence des donneurs d’ordres et des acteurs de la profession et du site www.securite-privee.org.

CONTACT

Liliane CLARET

Secrétaire Générale 01 53 58 08 17

Sûreté

Pilotage

Enjeux

Stratégie

Besoin

Analyse

Sécurité

d’un conseil

Pilotage

Sûreté

en matière de

sûreté ?

Analyse

Enjeux Pilotage Sécurité

Besoin Analyse Sécurité d’un conseil Pilotage Sûreté en matière de sûreté ? Analyse Enjeux Pilotage Sécurité
LES PARTENAIRES SCS Syndicat du Conseil en Sureté 24, rue Firmin Gillot - 75015 PARIS

LES PARTENAIRES

SCS

Syndicat du Conseil en Sureté 24, rue Firmin Gillot - 75015 PARIS Tél : 01 53 58 08 17 - Fax : 01 53 58 08 18 e-mail : eric.chalumeau@icade.fr

DIRIGEANT

: 01 53 58 08 18 e-mail : eric.chalumeau@icade.fr DIRIGEANT PRÉSIDENT Eric CHALUMEAU eric.chalumeau@icade.fr CARTE

PRÉSIDENT

Eric CHALUMEAU

eric.chalumeau@icade.fr

CARTE D’IDENTITÉ

Adhérents : 15 Forme juridique : syndicat professionnel Création : 2010

PRÉSENTATION Le SCS (Syndicat du conseil en sûreté) est une organisation syndicale professionnelle créée en janvier 2010.

Il rassemble 15 cabinets de conseil et bureaux d’étude spécialisés dans les domaines de la sûreté : prévention, réduction et gestion des risques de malveillance.

Ses adhérents fondateurs ont une forte expérience dans les métiers du conseil et de l’ingénierie en sûreté : recherche appliquée, étude, conseil stratégique, assistance à maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, formation.

Le syndicat du conseil en sûreté est affilié à l’Union des Entreprises de sécurité privée (USP) dont il partage les valeurs.

ENGAGEMENTS Le SCS a pour objectifs de rassembler les acteurs de la prestation intellectuelle dans les domaines du conseil en sûreté, de donner une visibilité accrue à leur activité afin de défendre et de valoriser celle-ci tant auprès des différentes catégories de donneurs d’ordre qu’auprès des pouvoirs publics.

Le SCS entend également élaborer un référentiel de qualification professionnelle pour encadrer une profession encore jeune. Sur la base de ce référentiel, il pourra proposer à ses interlocuteurs une démarche de certification et d’agrément susceptible de renforcer la visibilité et la transparence de l’activité de conseil en sûreté.

CONTACT

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eric.chalumeau@icade.fr

Licence professionnelle Securite des biens et des personnes Notre objectif : former l’encadrement opérationnel des

Licence professionnelle

Securite

des

biens

et

des

personnes

Notre objectif : former l’encadrement opérationnel des services de sécurité-sureté, des donneurs d’ordre et des prestataires de sécurité privée

Nos engagements

:

Accompagner la réussiteprivée N o s e n g a g e m e n t s :

Concilier les enjeux individuels et collectifse n g a g e m e n t s : Accompagner la réussite Anticiper

Anticiper et accompagner les changementsla réussite Concilier les enjeux individuels et collectifs Favoriser l’acquisition de compétences transversales

Favoriser l’acquisition de compétences transversaleset collectifs Anticiper et accompagner les changements Faciliter l’insertion professionnelle Un CONTENU large

Faciliter l’insertion professionnelleFavoriser l’acquisition de compétences transversales Un CONTENU large et diversifié : diagnostic de sûreté

Un CONTENU large et diversifié : diagnostic de sûreté ; cadre légal et réglementaire des métiers CONTENU large et diversifié : diagnostic de sûreté ; cadre légal et réglementaire des métiers de la sécurité ; analyse contractuelle, budgétaire et financière

Une PEDAGOGIE qui privilégie la pratique : études de cas, visites sur sites, cours et séminaires PEDAGOGIE qui privilégie la pratique : études de cas, visites sur sites, cours et séminaires assurés par des cadres dirigeants de la sécurité privée et des universitaires.

Une ORGANISATION compatible avec l’exercice d’une activité professionnelle : ORGANISATION compatible avec l’exercice d’une activité professionnelle :

cours 2 jours par semaine de fin septembre à juin.

Un ACCES à notre cursus en formation continue (validation des acquis de l’expé- rience possible),initiale et ACCES à notre cursus en formation continue (validation des acquis de l’expé- rience possible),initiale et apprentissage.

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Université Paris Descartes - Service Commun de Formation Continue 45, rue des Saints-Pères - 75006 Paris valerie.hauet@parisdescartes.fr

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: www.licenceprosecurite.cfc.univ-paris5.fr DIRIGEANT DIRECTEUR Xavier LATOUR Directeur de la Licence Sécurité

DIRECTEUR

Xavier LATOUR Directeur de la Licence Sécurité des Biens et des Personnes, Maître de conférences de droit public, Université Paris Descartes

CONTACT

RESPONSABLE DE FORMATION

Valérie HAUET 01 42 86 33 14 valerie.hauet@parisdescartes.fr

PRÉSENTATION Depuis sa création, la licence professionnelle « Sécurité des biens et des personnes » inscrit son fonctionnement dans une volonté d’excellence, commune à tous les diplômes de la prestigieuse Université Paris Descartes.

La licence « Sécurité des biens et des personnes » adhère à des objectifs et à des

valeurs essentiels portés par la thématique de la sécurité.

S comme les savoirs qui constituent le socle et la richesse du diplôme.

É comme l’écoute dont toute l’équipe pédagogique fait preuve à l’égard des étudiants afin de leur donner toutes les chances de s’insérer ou d’évoluer.

C comme la concertation avec les acteurs

publics ou privés de la sécurité afin d’anticiper

l’évolution de leurs besoins.

U comme l’universalité d’un diplôme ouvert

à des hommes et à des femmes de tous les horizons.

R comme la rigueur des méthodes d’enseignements pour donner un contenu reconnu au diplôme.

I comme l’implication de nombreux professionnels dans la formation afin de l’ancrer dans les réalités du terrain.

T comme la transmission des savoirs.

É comme l’équilibre entre la théorie et la pratique.

ENGAGEMENTS 1 LICENCE, 4 OBJECTIFS

1. Connaître et analyser les situations professionnelles L’équipe pédagogique de la licence travaille quotidiennement en étroite collaboration avec de nombreux professionnels du secteur (dirigeants d’entreprises de sécurité

privée, hauts fonctionnaires, avocats, experts, représentants d’organisations professionnelles …). L’objectif : anticiper les évolutions et accompagner les changements.

2. Favoriser l’acquisition de nouvelles compétences Grâce à un programme innovant, la licence professionnelle permet aux étudiants d’acquérir des compétences individuelles et collectives. Elle privilégie la pratique et

la mise en situation. Ainsi, les étudiants appréhendent mieux l’univers de leur futur

travail, ses spécificités et ses contraintes.

3. Accompagner les étudiants dans leur parcours de formation

Dialogue, écoute, échange, soutien, orientation …, l’équipe pédagogique veille à ce que le contact soit permanent avec chacun

des étudiants, pour que chacun construise et réalise son projet professionnel dans des conditions optimales.

4. Concilier les enjeux individuels et collectifs L’équipe pédagogique a pour mission

de répondre aux besoins de chacun des étudiants. Mais son ambition va plus loin : à travers les différentes actions menées tout

au long de l’année, il s’agit de promouvoir le

secteur entier de la sécurité et les métiers qui le composent.

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Valérie HAUET

Responsable de Formation

01 42 86 33 14 valerie.hauet@parisdescartes.fr

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ÉTUDE DE CAS BEDARRIDES COORDONNÉES Place de l’Hôtel de Ville - BP 85 84370 Bédarrides Tél.
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BEDARRIDES

COORDONNÉES

Place de l’Hôtel de Ville - BP 85 84370 Bédarrides Tél. : 04 90 33 01 48 Fax : 04 90 33 19 46

FICHE TECHNIQUE

Région Provence-Alpes-Côte d’Azur Département du Vaucluse Communauté de communes 5174 habitants 4 policiers municipaux et 1 ASVP

Zone de compétence gendarmerie 2 caméras dômes Pas de centre superviseur Pas d’opérateur dédié Système déployé en Septembre 2009

LA STRATÉGIE DU PROJET DE BEDARRIDES

Située au centre du triangle touristique exceptionnel formé par les villes d’Avignon, Carpentras et Orange, Bédarrides est une petite ville de Vaucluse (5150 habitants), chef-lieu de canton, bâtie au confluent de la Sorgue, de l’Ouvèze et de la Seille. La position de carrefour de Bédarrides en a fait un centre agricole et de commerce de relative importance entre Avignon, Orange et Carpentras au Moyen Age, puis sous l’Ancien Régime. Après avoir subi un déclin relatif de son rôle et de sa population à l’époque moderne, Bédarrides est aujourd’hui un bourg fondu dans la zone d’attraction avignonnaise, qui cultive une identité locale (rugby, foire équestre) souvent reconnue dans le département. C’est une cité plutôt préservée mais qui connaît comme beaucoup d’autres des problèmes de délinquance et d’incivilités mal supportés par les bédarridais : bruit, regroupements de jeunes, vente de stupéfiants, dégradations…

Origine du projet L’équipe municipale élue en mars 2008 avait fait de la sécurité l’un

Origine du projet

L’équipe municipale élue en mars 2008 avait fait de la sécurité l’un des thèmes majeurs de sa campagne, la vidéosurveillance n’étant pas alors évoquée.

Lors de sa mise en place, elle a engagé une politique volontariste de sécurité basée sur 3 axes :

1. Mise en place d’un numéro vert : le numéro téléphonique « SOS tranquillité»

a été mis en service le 1er septembre 2009. Il est accessible de 8h00 à 1h00

du matin, 7 jours sur 7 et permet à chaque habitant de devenir acteur de la

tranquillité publique. Grâce à ce service, les agents de la police municipale peuvent intervenir rapidement auprès de la population victime de nuisances excessives et répétées (tapages nocturnes…). Une astreinte a été mise en place dans les services pour garantir ce service.

2. Renforcement de la police municipale : 2 agents supplémentaires installés dans de nouveaux locaux et bien équipés ont été recrutés. La police est équipée d’un sonomètre ; tous les agents sont formés et habilités pour l’utiliser.

3. Mise en place d’un système de vidéosurveillance permettant de traiter deux «points sensibles».

La mise en place de la vidéosurveillance n’est donc qu’un élément dans une politique locale de sécurité visant à réduire les nuisances rencontrées sur l’ensemble de la commune et en particulier sur deux sites. L’un d’eux est une petite place où est implanté un local pour les jeunes qui génère

un certain nombre de nuisances sonores et des activités parfois inciviles, voire délictueuses. Cette situation a entraîné l’exaspération des riverains et une saturation des services municipaux face à des réclamations quasi permanentes. Essentiellement dissuasive, la vidéosurveillance a eu pour objectif d’assurer une surveillance permanente de ces deux espaces, ce que

ni la police ni la gendarmerie ne pouvaient garantir.

ÉTUDE DE CAS

BEDARRIDES

La mutualisation

La municipalité souhaitait avancer rapidement sur ce dossier et une mutualisation avec les communes voisines n’a pas été envisagée.

L’analyse des besoins

Le dispositif a une finalité principalement dissuasive et n’a pas vocation a

être déployé sur toute la commune. Il vise à traiter des espaces bien ciblés.

Il n’a donc pas été jugé utile de mettre en place une supervision des images

en temps réel, qui serait de toute façon trop coûteuse pour la commune :

les délinquants potentiels sont déjà bien connus et identifiés. C’est vraiment l’idée de dissuasion qui domine dans ce projet. La municipalité a souhaité mettre en place une vidéosurveillance pour que les auteurs d’incivilités et d’actes de délinquance sachent qu’on les regarde. La gendarmerie nationale n’a pas souhaité bénéficier d’un renvoi d’images vers la brigade.

L’éthique

Le choix de la vidéosurveillance a suscité des débats dans la majorité municipale. Un travail d’explication a été mené pour préciser les objectifs

et les raisons d’être de ce système. Pour certains, la vidéo avait une image négative d’outil liberticide, d’outil de surveillance de la population. Ce projet

a finalement été adopté car il était évident que les moyens déjà déployés ne

permettaient pas de traiter tous les problèmes et qu’une vidéosurveillance raisonnée avec des objectifs précis et une gestion rigoureuse pouvait être un outil utile. La vidéosurveillance a été particulièrement bien acceptée par la population, essentiellement informée par voie de presse. Les riverains des zones traitées étant excédés, cette solution a bien entendu été très appréciée.

de presse. Les riverains des zones traitées étant excédés, cette solution a bien entendu été très

ÉTUDE DE CAS

BEDARRIDES

ÉTUDE DE CAS BEDARRIDES L’ORGANISATION DU PROJET DE BEDARRIDES L’appel d’offres Le dossier de consultation des

L’ORGANISATION DU PROJET DE BEDARRIDES

L’appel d’offres

Le dossier de consultation des entreprises a été réalisé en interne, par les services qui ont récupéré des informations auprès d’entreprises, qui ont visité d’autres centres et ont également participé aux Assises nationales de la vidéosurveillance organisées à Arras en juin 2009. Il n’a pas été envisagé de recourir à un bureau d’études, notamment pour des raisons de coûts, mais la commune était fortement incitée à le faire par la préfecture. Une seule offre a été recueillie, retenue car elle entrait dans l’enveloppe budgétaire prévue. L’appel d’offres ne portait que sur une seule tranche de 2 caméras.

Le déploiement

Le déploiement s’est parfaitement réalisé et aucun problème n’est évoqué. La mise en service a été très simple et n’a pas nécessité de longs réglages.

Les relations avec la gendarmerie

La gendarmerie n’est pas raccordée au système.

La gestion du système

Le système est dépourvu d’opérateurs. Les images des deux caméras dômes sont renvoyées vers un local situé dans les locaux de la police municipale, équipé d’un poste de travail avec deux écrans, un joystick et une interface graphique permettant de gérer le système installés dans une baie avec les principaux équipements.

La maintenance des installations

Un volet maintenance corrective et préventive est prévu dans l’appel d’offres et garantit pour 3 ans une intervention dans des délais assez courts en cas de panne et un entretien régulier des installations. L’entreprise dispose d’un lot de maintenance constitué des principaux éléments susceptibles de tomber en panne pour un dépannage rapide. Aucun problème n’est à signaler pour le moment.

LE FINANCEMENT DU PROJET La première tranche déployée n’a pas bénéficié d’un financement par l’Etat. Une aide avait été demandée par la ville qui a été refusée. Toutefois, les prochaines tranches bénéficieront d’une aide de 50% de la part de l’Etat. Investissement : environ 50 000 € TTC Fonctionnement : pas d’opérateur et la maintenance est assurée pendant 3 ans (pièces et main d’œuvre)

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU SYSTÈME DÉPLOYÉ

Acquisition

Le système est composé pour le moment de deux caméras dômes de type mégapixel, installées sur deux sites. Le choix de caméras dômes s’explique par la volonté de pouvoir avec un seul capteur bénéficier d’une surveillance de plusieurs points précis. Pour le même résultat un grand nombre de caméras fixes aurait été nécessaire. Les caméras dômes fonctionnement automatiquement selon des prépositions définies par l’utilisateur. La qualité des images le jour est excellente, correcte la nuit notamment du fait de l’éclairage public qui pourrait être amélioré.

Réseau

Le réseau est un réseau en fibre optique spécialement déployé pour ce projet.

Enregistrement

Un enregistrement numérique des deux caméras est assuré pendant 16 jours.

déployé pour ce projet. Enregistrement Un enregistrement numérique des deux caméras est assuré pendant 16 jours.

Visualisation

La visualisation en temps réel s’effectue sur un écran situé dans l’armoire technique qui abrite le système. La relecture des images s’effectue sur un poste de travail installé dans le bureau du chef de service de la police municipale.

BILAN ET PERSPECTIVES… Le bilan de ce premier déploiement est très positif. L’installation a permis de faire diminuer les interventions de la police municipale et plus globalement de faire diminuer les plaintes des riverains. Ces derniers sont donc très satisfaits et cela permet à la municipalité de montrer que tout a réellement été mis en œuvre pour essayer de répondre aux problèmes rencontrés sur la commune. Plusieurs affaires ont été résolues directement ou indirectement par

la vidéosurveillance : cambriolages, incivilités

C’est un outil apprécié

d’élucidation et d’investigation. Les problèmes qui demeurent sont résiduels et liés à la présence d’un local pour les jeunes, parfois difficiles à canaliser.

Face à ce constat, la ville a décidé de lancer une seconde consultation en 2010 avec 3 tranches, une ferme et deux conditionnelles. L’architecture retenue est la même (caméras dômes) mais la solution réseau évolue avec un lien radio. A terme, ce sont 5 caméras qui pourraient être déployées sur la commune. Cette seconde phase du projet représente un investissement de 36 000 € HT financé à 50% par l’Etat.

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BEDARRIDES

HT financé à 50% par l’Etat. ÉTUDE DE CAS BEDARRIDES INTERVIEW Frédéric IBANEZ Conseiller municipal
INTERVIEW Frédéric IBANEZ Conseiller municipal délégué à la sécurité et à la tranquillité publique Quels
INTERVIEW
Frédéric IBANEZ
Conseiller municipal
délégué à la sécurité
et
à la tranquillité
publique
Quels conseils donneriez-vous à une commune qui souhaiterait s’équiper d’une
vidéoprotection ?
S’équiper de vidéosurveillance est un bon choix, c’est un outil efficace. Une étude
préalable approfondie est indispensable.
Il est également essentiel de recueillir différents avis pour le positionnement des
caméras. Ensuite, il faut trouver un système adapté à la taille de la commune.
Associer les services locaux de sécurité et solliciter une aide financière de l’Etat est
aussi recommandé.
Je conseille de visiter d’autres systèmes et s’en inspirer.
Choisir des solutions techniques ouvertes.

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ÉTUDE DE CAS CHATEAUROUX COORDONNÉES Mairie de Châteauroux BP 509 - 36012 Châteauroux Tél: : 02
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CHATEAUROUX

COORDONNÉES

Mairie de Châteauroux BP 509 - 36012 Châteauroux Tél: : 02 54 08 33 00

FICHE TECHNIQUE

- Région Centre

-

5

agents verbalisateurs

- Département de l’Indre

-

200

caméras fin 2010 :

-Communauté d’agglomération

135

en service en avril 2010 dont

regroupant 74 341 habitants

10 dômes et 140 caméras fixes

- 47127 habitants à Chateauroux

-

Centre superviseur avec

- Zone de compétence police nationale

6

opérateurs dédiés

- 22 policiers municipaux

-

Système déployé à partir de 2008

LA STRATÉGIE DU PROJET DE CHÂTEAUROUX

Présentation de la commune

Située à deux heures de Paris, au carrefour du grand axe nord-sud, Châteauroux s’affirme comme une importante plaque tournante de l’économie nationale et européenne. Une réussite qu’elle doit autant aux équipements en infrastructure de communication complets et modernisés qu’au réservoir de mains-d’œuvre qualifiée qu’elle a formée sur place dans des structures de qualité. Le secteur des services, la logistique, la métallurgie et l’agroalimentaire sont des valeurs sûres de l’économie locale. Une assise industrielle solide, renforcée par des sociétés du secteur aéronautique, électronique et informatique, assurent à la cité castelroussine un développement économique dans les secteurs de pointe. Outre de nombreuses PME et PMI, de grandes entreprises internationalement connues ont choisi Châteauroux pour siège : Harry’s France, Le groupe André, Newell, Hydro Aluminium, Océ, Montupet Châteauroux offre à ses résidents une qualité de vie appréciable et appréciée. A la jonction des grands terroirs du département (La Brenne, pays des Mille Étangs, la Champagne Berrichonne, pays de grande céréaliculture, le Boischaut, pays de l’élevage et de bocage), Châteauroux a veillé à préserver un environnement naturel de qualité : ses titres de «Ville quatre fleurs» et de «Grand prix national du fleurissement», sa forêt domaniale (5.000 hectares des meilleurs chênes de France) en témoignent. Les différents aménagements de l’Indre (la Vallée verte) proposent aussi bien des milieux naturels préservés, comme la prairie Saint-Gildas, que des espaces aménagés pour les sports et les loisirs (piscines, lac, parcours santé).

Enfin, la capitale du Bas-Berry rayonne aussi par sa richesse et sa diversité culturelle :

Enfin, la capitale du Bas-Berry rayonne aussi par sa richesse et sa diversité culturelle : ses musées, sa vie associative, ses festivals, la programmation d’Équinoxe - La Grande Scène offrent aux Castelroussins, aux résidents de l’agglomération et de tout le département les plaisirs d’une vie équilibrée et animée.

Les origines du projet

Lorsque monsieur Jean-François Mayet, Maire et sénateur de l’Indre a été élu en 2001 il a confié la charge de la sécurité et de la mobilité urbaine à monsieur Jean Lacorre, ancien officier de gendarmerie et donc bien au fait des problèmes de sécurité. Le contexte de l’époque était marqué par une hausse des faits délictueux et une demande de sécurisation forte de la part des habitants de la commune à laquelle la municipalité a répondu par deux grandes mesures :

- La création de la police municipale,

- Une protection de l’espace communal.

La création de la police municipale vise à répondre à la baisse constante des effectifs de police qui se traduit par une moindre présence sur le terrain :

230 policiers en 2001, 180 en 2010. La police nationale était par ailleurs très occupée par les cérémonies et manifestations. Par ailleurs, une modification de la répartition de compétence entre la gendarmerie et la police devrait aboutir à ce que la police nationale récupère deux communes de l’agglomération dont l’une accueille une centrale pénitentiaire (St-Maur). Cela va engendrer une charge supplémentaire pour la police. En plus du renforcement de la police municipale il a été décidé de mettre en place un système de vidéoprotection. Les élus et techniciens ont donc visité d’autres villes équipées et ont décidé de commencer le déploiement par les parkings municipaux en sous-sol. Cette première phase a été bien perçue par la population et a donné envie à l’équipe municipale de continuer. Toutes ces mesures s’accompagnent d’un plan de rénovation urbaine visant les quartiers les plus sensibles.

ÉTUDE DE CAS

CHATEAUROUX

L’analyse des besoins

Depuis 2008 date du premier déploiement 5 parkings ont été sécurisés par 95 caméras. En 2009, il a été décidé d’étendre le dispositif à la surveillance de la voie publique et 30 caméras ont été déployées sur la voie publique mais aussi dans et aux abords de bâtiments publics. En 2010, il est prévu d’étendre cette vidéoprotection aux quartiers sensibles, à forte densité démographique. Au total ce sont donc 200 caméras qui devraient être déployées fin 2010. Il faut noter que le centre superviseur n’a été créé que dans une seconde phase, lorsque le système a atteint un nombre de caméras justifiant une supervision.

L’éthique La municipalité n’a reçu que des félicitations et des encouragements dans le cadre de ce projet. Aucune plainte ou réclamation n’a été enregistrée. Il n’y a pas non plus eu d’opposition réelle au projet dans le conseil municipal. La population est informée de la présence de vidéo par des panneaux d’information. Elle a également été avertie qu’elle pouvait avoir accès aux images dans les conditions décrites par la loi.

La mutualisation Mutualisation avec d’autres communes :

Le système est exclusivement communal, une intercommunalité n’était pas du tout envisageable à l’origine du projet, les esprits n’étaient pas mûrs. Aujourd’hui une mutualisation pourrait être envisagée avec les communes situées dans la zone de compétence de la police nationale. Mais la mutualisation reste difficile à mettre en œuvre concrètement.

Mutualisation des systèmes La mise en place du centre superviseur a permis de centraliser la télésurveillance de nombreux bâtiments municipaux et de ne plus recourir à un prestataire extérieur.

la télésurveillance de nombreux bâtiments municipaux et de ne plus recourir à un prestataire extérieur. p

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CHATEAUROUX

ÉTUDE DE CAS CHATEAUROUX L’ORGANISATION DU PROJET DE CHATEAUROUX L’appel d’offres Pour les premiers déploiements

L’ORGANISATION DU PROJET DE CHATEAUROUX

L’appel d’offres

Pour les premiers déploiements la ville a eu recours à un bureau d’études spécialisé. Elle assure aujourd’hui la réalisation complète en interne des dossiers de consultation des entreprises dans le cadre des extensions, ayant acquis en interne toutes les compétences nécessaires.

Le déploiement

Les premiers déploiements ont nécessité de longues périodes de mise au point. Pour les phases de déploiement actuelles, réalisés en interne, la Ville

a recours à deux marchés à bons de commande :

- Un marché pour le volet « logiciel »

- Un marché pour le volet « matériel »

Cela permet aux services de choisir dans un catalogue de solutions.

Tous les déploiements sont actuellement gérés en interne par la direction des systèmes et projets

Les relations avec la la police nationale

Un renvoi d’images est assuré par liaison radio vers la police nationale. Le centre est régulièrement visité par la police qui utilise régulièrement les images.

La gestion du système

Le système est équipé d’un centre superviseur mais qui ne fonctionne pas 24 heures sur 24. Le système est à l’origine déployé dans le cadre de la surveillance des parkings et le centre assure une triple fonction :

- Centralisation des alarmes de télésurveillance,

- Gestion des parkings (appels des usagers liés aux caisses et barrières…),

- Supervision des images de vidéosurveillance.

De ce fait, les horaires du centre sont en partie basés sur les horaires de fonctionnement des parkings (8 heures à 20 heures). Le passage à des horaires de nuit n’est pas envisagé pour le moment, notamment pour des raisons budgétaires.

La supervision est assurée par 6 opérateurs municipaux (agents de la filière technique ou administrative) placés sous la responsabilité d’un chef de centre policier municipal.

Un règlement intérieur adopté en conseil municipal organise le fonctionnement du centre. Il a été visé par tous les agents qui ont accès au bâtiment dans lequel est installé le centre superviseur, dans les locaux municipaux de la Direction de la Sécurité des Personnes et des Biens et profitant donc de la sécurisation et du contrôle des accès dont est équipé le poste. Un contrôle d’accès par badge est installé à l’entrée du centre. Ont accès au centre les agents habilités nominativement (Directeur de la sécurité, les opérateurs et les agents de police municipale ) La relecture des enregistrements et le visionnage des images en temps réel sont réalisés dans la même salle. L’opérateur est en liaison radio avec la police municipale. Un registre des enregistrements et une main courante enregistrent tous les événements.

La formation des opérateurs

Le service est composé de 6 agents, dont quatre sont des régisseurs qui interviennent plus ponctuellement. Les opérateurs ont été formés en interne.

La maintenance des installations

La maintenance du système est assurée en interne. La direction des systèmes et projets fait le diagnostic, assistée par un logiciel de surveillance. La maintenance curative et préventive est également assurée en interne, les services sont équipés d’une nacelle et d’un lot de maintenance.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU SYSTÈME DÉPLOYÉ

Matériel

L’acquisition est en très large majorité assurée par des caméras dômes fixes destinée à la surveillance plus générale de la voie publique. La Ville s’est engagée à recourir à des caméras de types mégapixel ou HDTV.

Réseau

Le réseau est en fibre optique. Le seul lien radio est utilisé pour assurer un renvoi d’images vers la police nationale. L’architecture du système est centralisée, tout est rapatrié et stocké à la Direction des Systèmes d’Information.

Enregistrement

L’enregistrement est numérique et la durée de conversation est de 7 jours. L’opérateur ne peut pas relire une image enregistrée et doit faire appel au responsable de centre.

Visualisation

Le centre superviseur est équipé de deux postes de travail. Un mur d’écran est composé de 14 écrans de visualisation de 22 pouces et de deux grands écrans de 40 pouces.

BILAN ET PERSPECTIVES…

Évalutation

L’évaluation se base essentiellement sur les statistiques des services de police.

 

Constatés

Constatés

Faits

en 2001

en 2009

Vols avec violence

50

48

Cambriolages

271

201

Vols d’automobiles

158

55

Vols à la roulotte

550

316

Vols de deux roues

87

63

Dégradations

998

417

L’élucidation est passée de 25,19 % en 2001 à 42,86 % en 2009

est passée de 25,19 % en 2001 à 42,86 % en 2009 Châteauroux figure aujourd’hui au

Châteauroux figure aujourd’hui au 7ème rang des villes les plus sûres. Aucun déplacement de la délinquance n’a réellement été observé.

ÉTUDE DE CAS

CHATEAUROUX

Perspectives

Les objectifs donnés au système ont évolué depuis 2008. De la surveillance de parkings on est passé à une surveillance de la voie publique et une réflexion est en cours au sein des services concernés sur les objectifs donnés au système et donc sur le choix des caméras. Un audit technique caméra par caméra est par ailleurs réalisé en interne actuellement : alimentation, éclairage, positionnement…

actuellement : alimentation, éclairage, positionnement… INTERVIEW Quels conseils donneriez-vous à une commune
INTERVIEW Quels conseils donneriez-vous à une commune qui souhaiterait s’équiper d’une vidéoprotection ?
INTERVIEW
Quels
conseils
donneriez-vous
à
une
commune
qui
souhaiterait
s’équiper
d’une
vidéoprotection ?
- Réaliser une analyse fine de la situation,
Jean Lacorre
Maire
adjoint
délégué
- Relativiser les aspects financiers : une vidéosurveillance coûte au final moins cher que
la police et permet une surveillance constante d’un espace.
à
la
sécurité
et
à
la
mobilité urbaine
- Anticiper le passage des réseaux dans tous les travaux de voirie en disposant des
fourreaux qui pourront être utilisés ultérieurement.
- Faire prendre conscience que la vidéosurveillance est essentiellement dissuasive et
que le volet répressif est secondaire.
- Être conscient des contraintes organisationnelles et techniques avant de se lancer.

ÉTUDE DE CAS

ÉTUDE DE CAS CLUSES par M. Claude Brogniart C O O R D O N N

CLUSES

par M. Claude Brogniart

COORDONNÉES

Mairie 1, place Charles de Gaulle - 74302 Cluses Cedex Tél: 04 50 96 69 00 www.cluses.fr

FICHE TECHNIQUE

- Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

- Département de la Haute-Savoie

- 18 000 habitants

- Zone de compétence gendarmerie et police

- 28 caméras

- 1 centre supervision urbain

- 5 agents privés dédiés

- Système déployé en Septembre 2003

Cluses est une ville moyenne de 18 000 âmes, nichée au fin fond d’une vallée de la Haute Savoie. Bien que réputée tranquille, la commune possède un quartier difficile, Les Ewües, classé en zone urbaine sensible et fort de 3 000 habitants. Située en zone gendarmerie et dotée d’une police municipale d’une dizaine d’agents, la commune participe à tous les dispositifs partenariaux de prévention de la délinquance1 . En 2002, au moment où la criminalité croissait un peu partout en France, le maire décida d’ajouter la vidéo-protection à son arsenal. En septembre de l’année suivante, une fois la demande instruite en préfecture, 8 caméras étaient installées. Elles sont aujourd’hui 28 et couvrent la principale rue commerçante, la gare, les accès au collège et une partie du quartier sensible. A terme, le dispositif comptera 41 caméras, lesquelles protégeront d’autres équipements municipaux et une coulée verte au cœur de la ville. Côté technique, les caméras, qui enregistrent 25 images par seconde, sont reliées par fibre optique « point à point »2 à un centre de supervision urbain, activé 21 heures sur 24. Le dispositif fonctionne en circuit fermé. Aucune image n’est déportée ailleurs qu’au CSU. La conservation des données est limitée à 8 jours. Et, bien évidemment, un masquage dynamique permet de préserver la vie privée des riverains. Dès l’origine du projet, la municipalité s’est interrogée sur l’opportunité d’installer derrière les écrans du CSU des opérateurs privés. « Nous nous sommes engouffrés dans un vide juridique » estime aujourd’hui Christophe Lefort, Directeur général des services. « La différence, ajoute-t-il, entre l’emploi d’agents territoriaux et l’emploi de personnels privés ne nous semblait pas si manifeste. Nous avons finalement lancé un appel d’offres pour le recrutement de cinq agents privés. »

1 Un contrat local de sécurité a été signé en 2003 et un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance a été créé en 2007.

2 Sans coupure, ni relais, ni enregistreur intermédiaire.

Des garanties pour les libertés publiques Une fois le choix entériné, la municipalité a tenu à multiplier les garde- fous. Concernant les locaux, l’accès au centre de supervision urbain est strictement limité au maire, au responsable sécurité-prévention, aux gendarmes et bien évidemment aux cinq agents sous contrat. Par ailleurs, toutes ces personnes habilitées doivent impérativement être munies d’un badge magnétique, assurant une traçabilité des entrées et sorties. Enfin,

à l’instar des établissements bancaires, les locaux sont équipés d’un sas

sécurisé, empêchant toute tentative d’intrusion. Concernant l’entreprise, l’appel d’offres est renouvelé tous les ans, afin

d’écarter les sociétés qui, par la suite, s’avèreraient peu professionnelles3 . Par ailleurs, afin d’éviter toute confusion des genres, l’entreprise de sécurité choisie est, à dessein, distincte de celle qui gère les alarmes des bâtiments communaux ou de celle qui couvre les différentes manifestations sportives ou culturelles de la ville. Enfin, des garanties ont été formalisées pour les agents mis à disposition par l’entreprise de sécurité privée. En premier lieu, bien que la société choisie emploie une soixantaine d’agents, les opérateurs dévolus à Cluses sont toujours les mêmes. Ensuite, tous ont l’obligation d’avoir été formés

à la vidéo-protection et donc de connaitre parfaitement le maniement des

caméras, la façon de repérer les conduites suspectes, la priorisation des

objectifs, le mode de recueil d’indices en cas d’infraction et les services à prévenir selon le type d’incident. Par ailleurs, de leur pupitre les opérateurs ne peuvent que visionner en temps réel ou zoomer les images. Ils ne peuvent ni revenir en arrière, ni effacer, ni extraire ou imprimer des images,

ni graver des CD. Ils n’ont d’ailleurs accès qu’au mur d’images, l’entrée du

local d’enregistrement leur étant rigoureusement interdit. D’autre part, tous les opérateurs doivent signer et respecter une charte de confidentialité particulièrement complète4 . Et, cerise sur le gâteau demandée par la mairie, les opérateurs du CSU sont obligatoirement des non-résidents de Cluses ou de la commune la plus proche. Même si la méconnaissance de la topographie de la ville constitue au départ un handicap, cette restriction permet d’éviter toute tentation de voyeurisme.

De patents résultats Au quotidien, dès que les opérateurs repèrent un incident, ils en avisent immédiatement et selon les circonstances la gendarmerie nationale, la police municipale ou les sapeurs-pompiers. De la même façon, dès que l’un

de ces services intervient sur la voie publique, les opérateurs, d’initiative ou

à la demande des intervenants, filment la scène. Ce formalisme permet de

recueillir de précieux éléments d’enquête, de sécuriser les opérations ou de parer à toute éventuelle contestation.

A la différence des agents de sécurité, les gendarmes ont accès à la fois à la

salle de supervision et à la salle d’enregistrement, admission dont ils ne se privent pas. Dès qu’une plainte est déposée pour des faits commis

ÉTUDE DE CAS

CLUSES

est déposée pour des faits commis ÉTUDE DE CAS CLUSES sur des espaces couverts par les

sur des espaces couverts par les caméras, les gendarmes visionnent systématiquement les images. Lorsqu’ils ont connaissance de délits répétés ou de trafics, ils s’installent également derrière les écrans ou transmettent des consignes aux opérateurs. La coopération avec les agents de sécurité privée est, aux dires du commandant en second de la brigade, particulièrement fructueuse. « Leur réactivité, précise-t-il, a permis de résoudre nombre d’affaires judiciaires ». De fait, grâce à cet outil devenu indispensable, la délinquance baisse régulièrement5 . La présence de caméras aux abords du collège a notamment permis d’éradiquer totalement le trafic de stupéfiants près de l’établissement scolaire, autrefois souci récurrent des parents d’élèves. Par ailleurs, les différents préfets, sous-préfets et procureurs de la République en fonction sur ce ressort ont tous, sans exception, visité ces installations. Aucun d’eux n’a jamais soulevé une quelconque incompatibilité. De même, la commission départementale de vidéosurveillance a autorisé la création du dispositif et ses différents agrandissements. Enfin, la ville a récemment bénéficié des mannes du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) 6.

3 Ce renouvellement annuel a d’ailleurs permis de rompre à deux reprises le contrat.

4 Composé d’une dizaine de pages, la charte définit les règles applicables aux informations protégées, à leur champ d’application, aux procédures requises, aux contrôles et aux sanctions applicables.

5 La baisse est évaluée à 8 % sur les cinq dernières années.

6 La ville a perçu 50 000 € pour l’installation de nouvelles caméras en 2007. 7 La loi « fondatrice » qui règlemente les activités privée de sécurité.

ÉTUDE DE CAS

CLUSES

En dépit de ces multiples précautions d’emploi et de ces diverses cautions administratives et judiciaires, l’Union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) a déposé plainte à l’encontre de la mairie de Cluses le 29 octobre 2007 auprès du Tribunal administratif de Grenoble, afin de protester contre l’emploi de ces personnels privés, en contradiction avec la loi du 12 juillet 19837 . Le jugement, en première instance, est toujours en attente.

L’avantage de la souplesse Bien évidemment, le maire de Cluses, Jean-Claude Léger dénie l’argumentaire syndical. A ses yeux, la délégation à une société privée ne constitue en aucune façon un transfert de ses pouvoirs de police. « D’ailleurs, précise-t-il, un cadre territorial placé sous mon autorité, le responsable prévention-sécurité, et moi-même, conservons l’entière maîtrise du dispositif. » D’aucuns estimeraient que les véritables raisons de ce choix sont à rechercher dans la volonté de préserver les finances communales. « Que nenni, répond Patrick Chanot, le responsable prévention-sécurité susmentionné. Les coûts d’une prestation de sécurité privée et les traitements des employés territoriaux sont pour nous sensiblement les mêmes. » Il explique que l’avantage de ce système pour la ville réside plutôt dans sa souplesse ; la municipalité est ainsi déchargée de la gestion souvent complexe des plannings des employés, de leurs jours de repos, de leurs congés-maladie, etc. Quelles que soient les circonstances, elle est assurée d’avoir en permanence un agent derrière ses écrans. Elle peut également demander à remplacer du jour au lendemain un opérateur dont le comportement face à cet outil particulier évoluerait anormalement. Cette même démarche serait plus délicate à entreprendre avec des agents communaux. Par ailleurs, connaissant la monotonie de ce travail et les courtes carrières qui en découlent, la municipalité s’épargne le casse-tête de la reconversion au sein d’autres services de ses opérateurs au bout de quelques années. S’il est possible pour des métropoles, telles Lyon ou Strasbourg, de reclasser régulièrement leur quinzaine d’opérateurs parmi un personnel très nombreux, il est inenvisageable de réaliser la même opération à Cluses, moins garnie en services municipaux. Enfin, ce recours au secteur privé lui permet d’obtenir un personnel déjà formé et immédiatement prêt à l’emploi.

Le précurseur de la Loppsi Les actuelles discussions parlementaires du projet de Loppsi pourraient finalement donner raison à la municipalité de Cluses. Ses articles 17 et 18 encadrent les possibilités ouvertes aux personnes privées d’exploiter les images d’une autorité publique. Les agents de sécurité privée pourraient donc visionner la voie publique, sans toutefois avoir accès aux enregistrements. Ils devraient par ailleurs être spécialement agréés pour cette mission. Quant à la société de droit privé, elle devrait signer une convention de service avec la mairie, validée par le préfet. Le législateur a donc, d’ores et déjà, prévu des dispositifs visant à protéger les libertés publiques, approuvés par le Conseil d’État avant sa présentation au parlement et par la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur8. Si ces articles de loi étaient votés, ils confirmeraient le besoin de partenariat entre les secteurs public et privé, y compris dans ce domaine ô combien sensible de la sécurité. Ils abonderaient aussi dans le sens du Livre blanc sur la sécurité privée en Europe9, lequel avait déjà révélé, au vu des multiples expériences de nos voisins, qu’existaient en France des gisements d’emplois encore inexploités dans ce secteur marchand. Ce que ne dit pas autrement Jean-Claude Léger : « En nous incitant, nous les collectivités territoriales, à installer des systèmes de vidéo-protection, l’État nous transfère une partie de ses compétences régaliennes. Si l’actuel gouvernement veut multiplier par trois d’ici 2011 le nombre des caméras sur la voie publique, il lui revient d’instituer un peu de souplesse dans nos dispositifs. » Et d’ajouter l’œil pétillant : « N’appartient-il pas aux élus de la base que nous sommes de pouvoir aussi innover ? » Et, sous-entendu, d’avoir raison avant la loi…

? » Et, sous-entendu, d’avoir raison avant la loi… 8 La DLPAJ est chargée, auprès du

8 La DLPAJ est chargée, auprès du ministre de l’Intérieur, de préparer les textes relatifs aux libertés publiques et individuelles, et exerce une mission de veille des évolutions législa-

tives, réglementaires et jurisprudentielles.9Sans coupure, ni relais, ni enregistreur intermédiaire.

9 La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe, Inhes, 2008 (présenté à Paris le 15 décembre 2008, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, aux 27 délégations).

le 15 décembre 2008, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, aux 27

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MONTBELIARD

COORDONNÉES

Hôtel de ville BP 95287 - 25205 MONTBÉLIARD Cedex Tél: 03 81 99 22 00 Fax: 03 81 99 22 64 www.montbeliard.com

FICHE TECHNIQUE

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- Zone de compétence police nationale

Région de Franche-Comté Département du Doubs 27 566 habitants

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2 caméras Pas de centre superviseur Pas d’opérateur dédié

La Ville de Montbéliard opte pour une solution de vidéoprotection mobile et autonome développée avec TEB

Pour améliorer l’efficacité et la réactivité dans la résolution de problèmes ponctuels sur son territoire, la Ville de Montbéliard a opté pour un système de vidéo protection urbaine mobile. L’intérêt d’un tel système est de pouvoir déployer très rapidement l’ensemble « caméras/enregistreur/batterie » et de le déplacer en fonction d’évènements ponctuels (dégradations de l’espace public, vols sur horodateurs, manifestations, évènements culturels, …) ou pour protéger temporairement des zones sensibles. Ce dispositif permet au pouvoir public d’intervenir en flagrance ou de recourir aux images à posteriori afin d’identifier les circonstances d’un évènement et les suspects. Le choix technique s’est donc porté sur un système de vidéoprotection particulièrement intéressant et unique développé par la société TEB en partenariat avec la Ville de Montbéliard ; à savoir un ensemble compact, autonome et mobile. Ce dispositif modulaire a été conçu pour fonctionner si besoin, de manière totalement autonome sur batterie (jusqu’à 16 heures d’autonomie). Cette batterie se recharge durant la nuit lorsque l’éclairage public est en service. Il s’agit d’une batterie au Lithium développée spécialement avec la société SLAT. Le reste du système conçu par la société TEB se compose ainsi de 2 caméras, d’un stockeur numérique. La compacité du dispositif fût une des contraintes fortes, demandée par la Ville de Montbéliard. Ainsi, les mini dômes de petits formats offrent la discrétion nécessaire au périmètre surveillé. La première caméra, de type standard (VGA 4 CIF), est utilisée pour fournir une vue d’ensemble de la zone surveillée. La seconde, est une caméra réseau megapixel (IP), dédiée à une surveillance en champ étroit, permettant de capturer le détail et d’identifier distinctement les personnes présentes dans son périmètre. Les vidéos de ces deux caméras sont raccordées à un Digipryn® Mobile de marque TEB, enregistreur numérique hybride de compression H.264, dans lequel est intégré un disque dur embarqué. Sa capacité de stockage permet de conserver les vidéos enregistrées pendant 8 jours comme spécifié dans le cahier des charges. Un autre point fort de ce système est l’accès aux images pour lequel aucune infrastructure réseau n’est requise. En effet, pour une recherche rapide ou

une consultation en temps réel, l’accès se fait via le réseau opérateur GSM de son choix, moyennant un abonnement 3G. Pour une extraction vidéo plus conséquente, il est proposé une connexion WiFi. De plus, le logiciel d’exploitation Prynvision® de TEB, est fourni sur clé USB sécurisée, ne nécessitant aucune installation. Ce qui permet une exploitation nomade appréciée notamment par le personnel d’astreinte. En outre, un partenariat a été conclu avec la Sté Inéo Infracom comprenant un forfait d’installation du système sous 48 heures maxi.

un forfait d’installation du système sous 48 heures maxi. M. Gilles PARISOT - DSI; M. David

M. Gilles PARISOT - DSI; M. David JACQUET - Adjoint au DSI; M. Stéphane ALEGRE - Directeur Prévention / Sécurité Photos Denis Bretey - Ville de Montbéliard

En conclusion, ce dispositif apporte :

- d’une part, une meilleure réactivité dans la prise en charge de problématique

ponctuelle sur l’ensemble d’un territoire grâce à son autonomie, sa modularité et sa compacité,

- et

et d’exploitation de la vidéo-protection puisqu’elle est démontée dès que le problème est élucidé, pour être replacée ailleurs. La Police Nationale de Montbéliard montre un réel intérêt pour ce système qu’elle sollicite via des réquisitions. Ce qui a par la même occasion, renforcé le partenariat Ville-Police Nationale.

d’autre part, une optimisation considérable des coûts d’infrastructure

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ÉTUDE DE CAS ORLÉANS COORDONNÉES Mairie d’Orléans 1 place de l’Étape - 45040 Orléans Cedex 1
ÉTUDE DE CAS ORLÉANS COORDONNÉES Mairie d’Orléans 1 place de l’Étape - 45040 Orléans Cedex 1
ÉTUDE DE CAS ORLÉANS COORDONNÉES Mairie d’Orléans 1 place de l’Étape - 45040 Orléans Cedex 1
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ORLÉANS

COORDONNÉES

Mairie d’Orléans 1 place de l’Étape - 45040 Orléans Cedex 1 Tél. : 02 38 79 22 22 www.orleans.fr

FICHE TECHNIQUE

- Région Centre

- Département du Loiret

- Agglomération Orléans Val de Loire

- 116 490 habitants

- 108 policiers municipaux

- 90 caméras

- CSO (Centre de sécurité Orléanais) placé

sous l’autorité d’un APJA

- 12 téléopérateurs et 6 agents polyvalents

et 4 postes de travail

- Système déployé en 2001

LA STRATÉGIE DU PROJET D’ORLÉANS Orléans, capitale de la région Centre se situe à 120 km de Paris. Ville d’art et d’histoire, Orléans accueille un nombre croissant de touristes. Ville centre, capitale régionale (120 000 habitants et une agglomération de 300 000 habitants), Orléans bénéficie d’une attractivité forte qui justifie encore plus le renforcement de la protection des citoyens et des visiteurs.

Origines du projet

La décision de mettre en place un dispositif de vidéoprotection est prise en mars 2001 lors des élections municipales. Ce dispositif s’intègre dans un plan global, présenté lors de la campagne électorale en 2000, et mise en œuvre depuis mars 2001. Ce plan repose sur un juste équilibre entre prévention, dissuasion, et répression. La vidéoprotection entre dans le champ de la dissuasion et non pas dans le volet prévention. Elle est là pour dissuader d’un passage à l’acte et non pour faire de la prévention primaire.

Pour Florent Montillot, maire-adjoint en charge de la sécurité, la prévention relève en effet du volet socio-éducatif. Selon lui, la vidéoprotection n’a pas pour vocation de transformer un individu agressif en individu civilisé, cet aspect relevant de l’éducation. La vidéo va dissuader quelqu’un qui a une intention malveillante. Et, dans le pire des cas, s’il y a passage à l’acte, la vidéo permet d’intervenir immédiatement grâce au concours de la force publique afin d’empêcher que l’acte prenne une proportion plus importante.

Monsieur Florent Montillot considère la vidéoprotection « comme un outil au service de l’humain servi par l’humain ». Elle est au service de l’humain car elle est là pour protéger. Elle est servie par l’humain parce que placée sous la vigilance des téléopérateurs qui vont pouvoir analyser les images des caméras en permanence. Être servie par l’humain présente un immense avantage :

cela permet une réactivité immédiate en cas d’événement. Toutefois, à défaut d’avoir pu intervenir à temps, la vidéoprotection contribue également à élucider des affaires a posteriori. Mais, là encore, la vocation première de la vidéo n’est pas d’élucider, c’est de protéger en dissuadant les auteurs malveillants de passer à l’acte.

Le terme de vidéoprotection n’a pas été choisi par hasard. L’équipe municipale constate en effet que la finalité, le seul objectif pour le citoyen, c’est la protection : la surveillance pour la surveillance ne sert à rien ; la caméra est un outil qui permet de visualiser dans le but de protéger. A Orléans on parle donc depuis l’origine de vidéoprotection.

on parle donc depuis l’origine de vidéoprotection. ÉTUDE DE CAS ORLÉANS Mutualisation Orléans n’a pas

ÉTUDE DE CAS

ORLÉANS

l’origine de vidéoprotection. ÉTUDE DE CAS ORLÉANS Mutualisation Orléans n’a pas mutualisé son dispositif

Mutualisation Orléans n’a pas mutualisé son dispositif avec d’autres communes, car la loi ne le permettait pas au moment des premiers déploiements. En revanche, la ville a mis en place son dispositif en partenariat avec les bailleurs sociaux, les centres commerciaux ou encore les zones industrielles.

En ce qui concerne les zones d’activités et zones commerciales, le système est basé sur le donnant-donnant : la Ville équipe les abords de la zone concernée si le maître des lieux s’équipe en interne. En cas de problème (vol, agressions, les deux entités travaillent ensemble.

),

Avec les bailleurs sociaux, la ville a d’abord implanté des dispositifs de vidéoprotection autour des immeubles sociaux, dans les parkings, les rues entourant les blocs d’immeuble de son bailleur (OPH d’Orléans) , à la condition que l’OPH mette en place un plan vidéo dans les halls. Chaque année, plusieurs dizaines d’immeubles s’équipent. Plus d’une centaine de caméras sont déjà installées. Les résultats étant très satisfaisants, les bailleurs privés ont également commencé à installer des dispositifs de vidéoprotection dans leurs halls et sur leurs parkings.

Une mutualisation est également mise en œuvre au niveau des transports publics (à l’échelle de toute l’agglomération cette fois) : 100% des bus et des tramways sont équipés avec des systèmes qui ont été financés par la Communauté d’Agglomération d’Orléans Val de Loire.

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ÉTUDE DE CAS ORLÉANS Éthique Compte-tenu du taux d’adhésion exceptionnel de la population et des mesures

Éthique

Compte-tenu du taux d’adhésion exceptionnel de la population et des mesures mises en œuvre pour respecter scrupuleusement les libertés publiques la mise en place d’un comité d’éthique n’est pas justifiée, d’autant que ce type de comité ne repose sur aucun fondement légal et peut même se trouver dans certains cas en opposition totale avec la loi.

L’ORGANISATION DU PROJET D’ORLÉANS

Mise en œuvre

La ville a fait appel à un bureau d’étude pour la partie assistance et maîtrise d’ouvrage afin d’élaborer le cahier des charges, l’appel d’offre, l’analyse des offres sur le plan technique, une évaluation financière (dès fin 2001). Le bureau d’étude a également aidé à affiner les options de localisation des caméras. En revanche, le choix stratégique des emplacements a été arbitré par M. Florent Montillot, assisté de son directeur sécurité. Le choix des emplacements prioritaires est un choix politique résultant d’une analyse effectuée avec une équipe de travail interne (police nationale et municipale) qui a conduit à déterminer les zones à risques.

Déploiement

Pour des raisons de contraintes budgétaires, Orléans a commencé par équiper les zones les plus à risque. La ville a donc équipé en priorité la partie touristique, économique et commerciale mais aussi les quartiers sensibles en choisissant 3 sites : le centre ville et 2 quartiers sensibles. Il s’agit d’un choix porté par le maire adjoint et non par un bureau d’étude qui aidait seulement à la décision du point de vue de l’optimisation. A présent, 7 ans après, le travail est 100% internalisé pour la partie étude et le choix des sites.

Relations avec la police nationale

Un dispositif de transfert des images des caméras vidéo du CSO par fibre optique permet une visualisation en direct des images sur 4 écrans en quadravision du centre d’information et de commandement (CIC) de la police nationale. Sur un événement particulier (manifestation, maintien de l’ordre, opérations de police,…) l’opérateur du CIC peut demander à l’opérateur du CSO une visualisation spécifique. Une ligne téléphonique dédiée et sécurisée a été mise en place à cet effet. Enfin, un officier de police judiciaire peut être présent en cas de besoin au sein du CSO pour visualiser l’ensemble des images et communiquer en direct avec le directeur départemental de la sécurité publique ou le CIC.

Gestion du système

Pour piloter ses caméras, Orléans dispose de 12 téléopérateurs, de 6 agents polyvalents et de 4 postes de travail pour 90 caméras. La ville dispose à cet effet d’un CSO (Centre de Sécurité Orléanais) placé sous l’autorité d’un APJA (policier). Cela constitue une seule et unique chaîne de commandement. Le téléopérateur alerte le policier qui visualise et évalue la situation. La patrouille la plus proche de police municipale est alertée en cas de besoin car tous les véhicules et toutes les patrouilles sont géolocalisées par satellite pour pouvoir intervenir immédiatement. « Au service de l’humain et servi par l’humain » telle est la devise adoptée par la ville d’Orléans pour la vidéoprotection.

FINANCEMENT DU PROJET Sur 9 ans, la ville aura consacré 2 millions d’euros pour 90 à 100 caméras. C’est un investissement qui a été pris en charge exclusivement par la ville d’Orléans au bénéfice de ceux qui vivent et qui passent sur Orléans. Sur l’agglomération, au niveau des transports et chez les bailleurs sociaux, il y a également eu des investissements en matière de vidéoprotection pour un montant équivalent.

sociaux, il y a également eu des investissements en matière de vidéoprotection pour un montant équivalent.

FINANCEMENT DU PROJET

Acquisition

90 caméras ont été installées en 8 ans selon le principe de la « toile d’araignée ». Il s’agit exclusivement de caméras dômes à 360°.

Réseau

Le système utilise deux types de réseaux de transmission :

- Réseau en fibre optique déployé par la municipalité

- Solution sans fil (Wimax)

Enregistrement

Le stockage des images est centralisé. L’enregistrement est réalisé en 12 images par seconde et la durée de conservation des images est de 14 jours.

Visualisation

Le CSO fonctionne 24 heures sur 24, et 365 jours par an. Une visualisation des images est assurée par 12 téléopérateurs et 6 agents polyvalents travaillant sur 4 postes de travail. Chaque téléopérateur gère 16 à 20 caméras. Le mur d’images a évolué et compte aujourd’hui 21 écrans, certains étant utilisés en multivision.

BILAN ET PERSPECTIVES… L’excellent bilan de la politique de sécurité orléanaise ne relève pas seulement de la seule ressource technologique de la vidéoprotection. C’est une approche globale associant prévention , dissuasion et répression qui donne aujourd’hui d’excellents résultats.

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ORLÉANS

Depuis 2001, Orléans est championne de France pour la baisse de la délinquance. Ce sont donc 9 années de baisse consécutives de délinquance de proximité, des atteintes volontaires à l’intégrité physique, mais aussi de la part des mineurs dans la délinquance. Orléans c’est entre 2001 et 2010 :

-61% de délinquance de proximité; -41% sur la délinquance générale ; -3% pour les violences aux personnes. La vidéo impacte évidemment sur ces résultats. Il est scientifiquement impossible de savoir précisément dans quelle mesure. En revanche, on observe que les quartiers où la Ville a le plus investi et le plus rapidement en matière de vidéo, sont les quartiers où l’insécurité a le plus baissé. : le quartier de la « Source » (70% de logements sociaux) est celui où il y a le plus de caméra vidéo et où la délinquance de proximité s’est le plus effondrée : -81%. Ce quartier est passé de 1806 dépôts de plaintes en 2001 à 338 en 2009. C’était le quartier le plus criminogène.

D’année en année, la ville élargit ce cercle concentrique de vidéoprotection à l’ensemble des quartiers. Dès le vote du budget en décembre, le déploiement est connu. Environ 66% du budget est utilisé au 1er semestre et 33%

compte les problématiques qui

au second, notamment pour prendre en apparaissent en cours d’année.

REPRÉSENTANT

Florent Montillot Maire adjoint de la ville d’Orléans et Vice Président de l’agglomération
Florent Montillot
Maire adjoint de la ville d’Orléans
et Vice Président de l’agglomération

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ÉTUDE DE CAS SOYAUX COORDONNÉES FICHE TECHNIQUE Mairie 235 Avenue du Général de Gaulle 16800 SOYAUX
ÉTUDE DE CAS SOYAUX COORDONNÉES FICHE TECHNIQUE Mairie 235 Avenue du Général de Gaulle 16800 SOYAUX
ÉTUDE DE CAS SOYAUX COORDONNÉES FICHE TECHNIQUE Mairie 235 Avenue du Général de Gaulle 16800 SOYAUX
ÉTUDE DE CAS SOYAUX COORDONNÉES FICHE TECHNIQUE Mairie 235 Avenue du Général de Gaulle 16800 SOYAUX

SOYAUX

COORDONNÉES

FICHE TECHNIQUE

Mairie 235 Avenue du Général de Gaulle 16800 SOYAUX Tél : 05 45 97 83 50 www.soyaux.fr

regroupant 103 500 habitants

LA STRATÉGIE DU PROJET DE SOYAUX 3e ville du département de la Charente et chef lieu du canton regroupant Bouex, Dirac, Vouzan et Garat, Soyaux prolonge par l’est l’agglomération angoumoisine. Forte de ses 11 043 habitants (recensement de 2004 à 2008) et seconde ville de la Communauté d’Agglomération du Grand Angoulême (GrandAngoulème), Soyaux occupe une position de choix dans cet ensemble de 105 000 habitants. La commune est traversée par de grands axes routiers qui séparent des zones pavillonnaires d’un quartier d’habitat social classé en zone urbaine sensible qui regroupe plus de 5000 habitants, soit la moitié de la population de la commune. C’est un quartier assez sensible qui bénéficie actuellement d’une opération de renouvellement urbain.

Origine du projet L’équipe municipale effectue actuellement son 4e mandat. C’est au cours du précédent

Origine du projet

L’équipe municipale effectue actuellement son 4e mandat. C’est au cours du précédent mandat, en 2007, qu’il a été décidé de déployer un système de vidéoprotection mais sa mise en œuvre effective a été réalisée après les dernières élections municipales (mise en service en 2010). L’équipe avait placé ce projet dans son programme alors que l’opposition était plutôt hostile à la démarche, basant son argumentation sur des considérations éthiques. La réflexion précédant la mise en place de la «vidéoprotection » (dénomination retenue par la commune) a été assez longue, ce qui a permis une large information de la population. Michel Bonnefond a même noté une certaine impatience de la population concernant ce projet, avec des relances fréquentes. L’État a également fortement incité la ville à s’équiper et sa participation financière (50%) a été décisive.

L’analyse des besoins

Le souhait de déployer de la vidéosurveillance reposait sur le constat que certains points de la commune étaient touchés régulièrement par des problèmes de délinquance importants. La police municipale ayant des moyens limités, cet outil permettait de surveiller de façon constante tel ou tel secteur de la commune. L’idée était de recueillir des éléments de preuve, d’identification mais non d’apporter une réponse en temps réel ; la commune n’a donc jamais envisagé d’avoir un système réactif ou même d’avoir un simple report d’images en temps réel vers le poste de police municipale.

La définition précise des besoins a été réalisée par un bureau d’étude retenu dans le cadre d’une mission d’AMO. Ce bureau a assisté la ville pour recenser exhaustivement les problèmes rencontrés. La police nationale a été associée à ce diagnostic et a fourni des indicateurs chiffrés.

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SOYAUX

Cette étude a permis de déterminer des zones à traiter en priorité. Elle a notamment mis en avant la nécessité de mieux protéger les bâtiments municipaux victimes d’intrusions et de dégradations avec la mise en place d’une détection d’intrusion. Cela a été rapidement mis en œuvre, avec un renvoi d’alarmes vers une astreinte ; cette réponse est aujourd’hui considérée comme très efficace. Par ailleurs, il a été décidé de sécuriser progressivement un certain nombre de bâtiments municipaux et leurs abords par la mise en place d’une vidéoprotection. Il ne s’agit donc pas de surveiller toute la commune mais seulement certains points bien identifiés.

Deux secteurs particulièrement sensibles ont été retenus pour une première phase de déploiement : une salle polyvalente très fréquentée (l’espace Henri Matisse), les abords d’un collège situé au cœur de la zone urbaine sensible.

L’éthique

Concernant ce dernier point, un travail de sensibilisation a été nécessaire car c’est un site plus sensible d’un point de vue éthique que d’autres. Un travail d’explication des finalités du projet et du fonctionnement du système auprès des enseignants a été nécessaire. La presse locale a également assuré une couverture assez tapageuse de la mise en place du système, d’autant que la commune était précurseur sur ce système. On constate aujourd’hui une évolution dans les articles réalisés sur ce sujet.

précurseur sur ce système. On constate aujourd’hui une évolution dans les articles réalisés sur ce sujet.

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SOYAUX

ÉTUDE DE CAS SOYAUX L’ORGANISATION DU PROJET DE SOYAUX Le projet porté par l’adjoint à la

L’ORGANISATION DU PROJET DE SOYAUX Le projet porté par l’adjoint à la tranquillité publique a été soumis à une

délibération du conseil municipal. Une information du public a été réalisée par le biais du journal municipal et de la presse locale. Les élus et les services de la ville n’ayant aucune connaissance sur ce sujet, Michel Bonnefond a souhaité que sa commune rejoigne l’AN2V et il

a

lui-même assisté à plusieurs réunions thématiques pour mieux connaître

la

vidéosurveillance urbaine. La commune a ensuite fait appel à un bureau

d’études spécialisé qui l’a accompagnée dans le cadre d’une AMO (de l’étude de besoins à la réception des travaux).

L’appel d’offres

Un appel d’offres a été lancé sur la base d’un cahier des charges réalisé par

le bureau d’étude qui a également participé à l’analyse des offres.

Le déploiement

Le déploiement de la première tranche mise en service en mars 2010 a été assez rapide du fait de l’absence de réseau dédié à la vidéosurveillance. Des locaux techniques totalement indépendants ont été créés dans chaque bâtiment sécurisé. La consultation des images, les paramétrages se font sur place. Cela correspond à une recherche d’économie et à la volonté de déployer un système modeste.

Les relations avec la police nationale

La police a été associée au projet. Le système vient d’être mis en œuvre et

il n’y a pas eu à ce jour de demande d’images. En cas de demande d’images

sur la base d’une réquisition, la consultation des enregistrements est assurée par la police municipale.

La gestion du système

Le système est exploité par 4 personnes : deux élus et deux policiers municipaux qui ont accès aux images. Dans la pratique c’est bien entendu la police municipale qui assure la relecture et le paramétrage des caméras. Chaque site vidéosurveillé étant autonome et non relié à un poste d’exploitation centralisé, la relecture et le paramétrage du système s’effectuent en local, dans un local technique. Ce local est équipé d’un contrôle d’accès et les installations de vidéosurveillance sont protégées par un coffre métallique verrouillé. Le local étant partagé, cette sécurisation des baies était nécessaire. Le personnel ayant accès aux locaux où se trouvent les baies est toutefois très restreint.

La maintenance est assurée pour la première année d’exploitation par l’entreprise qui a installé le système. Aucun contrat de maintenance n’a été signé pour la suite mais cela est envisagé par la collectivité.

L’information du public

Des panneaux d’information du public conformes à la réglementation sont disposés dans les lieux surveillés et notamment aux entrées des bâtiments concernés.

LE FINANCEMENT DU PROJET Investissement : environ 61 000 € Études : 10 000 € Le système a été financé à 50% par la FIPD (Fond InterMinistériel de Prévention de la Délinquance), sans quoi la commune n’aurait pas pu s’équiper.

FIPD (Fond InterMinistériel de Prévention de la Délinquance), sans quoi la commune n’aurait pas pu s’équiper.

ÉTUDE DE CAS

SOYAUX

ÉTUDE DE CAS SOYAUX CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU SYSTÈME DÉPLOYÉ Acquisition Le système est composé pour chaque

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU SYSTÈME DÉPLOYÉ

Acquisition

Le système est composé pour chaque site de plusieurs caméras fixes principalement orientées sur les accès et d’une caméra dôme permettant une supervision plus globale. La caméra dôme est pilotée par un logiciel qui lui permet d’effectuer un parcours sur des prépositions définies par l’utilisateur. Les caméras fixes sont équipées d’infrarouges ce qui leur permet d’offrir une bonne qualité d’images la nuit sans avoir eu besoin de renforcer l’éclairage public. En contrepartie les images obtenues dans ces conditions sont en noir et blanc

Réseau

La commune ne disposant pas de réseau et afin de limiter le coût du système il a été choisi de sécuriser des sites totalement indépendants.

Enregistrement

Un enregistrement de 15 jours est effectué à proximité des caméras dans des armoires adaptées. Cette durée est considérée comme satisfaisante. Dans le cas des caméras fixes l’enregistrement ne s’effectue que sur détection de mouvements ce qui permet de limiter la capacité de stockage nécessaire. Dans le cas de mouvements supérieurs à la moyenne la capacité d’enregistrement peut donc être inférieure à 15 jours.

Visualisation

La visualisation des images s’effectue directement sur un écran placé dans une baie. La consultation des enregistrements s’effectue par un ordinateur portable équipé d’une interface dédiée. C’est une solution qui convient aux consultations peu fréquentes, lorsque les sites surveillés sont peu nombreux.

BILAN ET PERSPECTIVES… Le système est trop récent pour pouvoir réaliser un bilan. On peut toutefois évoquer les perspectives puisque trois autres sites vont être vidéoprotégés en 2010 et en 2011. Il s’agit de bâtiments neufs construits dans le cadre d’un important projet de renouvellement urbain : centre social, école maternelle… La ville souhaite conserver cette architecture décentralisée mais elle réfléchit à la mise en place d’un réseau économique qui lui permettrait de rapatrier les images vers un point central et de consulter les enregistrements à distance. Par ailleurs, la ville reste ouverte à une solution intercommunale même si aucun projet ne se dessine à court terme.

La commune de Soyaux est actuellement la seule du département à être équipée et joue sans doute le rôle de « ville test » pour de nombreuses communes proches. Le retour d’expérience de cette commune sera donc essentiel pour le développement de la vidéosurveillance dans ce département.

INTERVIEW Quels conseils donneriez-vous à une commune qui souhaiterait s’équiper d’une vidéoprotection ? Michel
INTERVIEW
Quels conseils donneriez-vous à une commune qui souhaiterait s’équiper d’une vidéoprotection ?
Michel Bonnefond
- Bien choisir les sites à traiter.
Maire adjoint
- Prendre en compte le fait que la vidéoprotection ne remplace pas l’homme.

Crédit photos: ville de Soyaux, Gérard Truffandier - www.truffandier-photo.com

ÉTUDE DE CAS

ÉTUDE DE CAS VILLENNES-SUR-SEINE COORDONNÉES Mairie 36 avenue Foch 78670 Villennes-sur-Seine Tél : 01 39 08
ÉTUDE DE CAS VILLENNES-SUR-SEINE COORDONNÉES Mairie 36 avenue Foch 78670 Villennes-sur-Seine Tél : 01 39 08
ÉTUDE DE CAS VILLENNES-SUR-SEINE COORDONNÉES Mairie 36 avenue Foch 78670 Villennes-sur-Seine Tél : 01 39 08
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VILLENNES-SUR-SEINE

COORDONNÉES

Mairie 36 avenue Foch 78670 Villennes-sur-Seine Tél : 01 39 08 25 40 ww.ville-villennes-sur-seine.fr

FICHE TECHNIQUE

Zone de compétence police nationale

20 caméras fixes de type mégapixels

LA STRATÉGIE DU PROJET DE VILLENNES-SUR-SEINE

Une commune résidentielle

Historiquement lieu de résidence secondaire des parisiens, Villennes-sur-Seine est aujourd’hui une commune résidentielle assez préservée. La plupart des habitants de la commune travaillent à Paris.

Une délinquance exogène

La ville est bien desservie puisqu’elle dispose d’une gare SNCF qui relie la gare Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie. En outre, la commune est traversée par deux autoroutes (A13 / A14). Enfin, elle est située à proximité de quartiers sensibles. Une situation qui contribue à faire de la ville une victime de dégradations opérées par des délinquants le plus souvent issus de communes voisines.

La vidéoprotection : un outil dans une politique globale de sécurité La commune de Villennes-sur-Seine

La vidéoprotection : un outil dans une politique globale de sécurité

La commune de Villennes-sur-Seine est relativement préservée et l’objectif de la municipalité a été de conserver cette situation favorable en se dotant de moyens de sécurisation adaptés. Le premier levier a été la création d’une police municipale bien équipée, armée et formée, capable d’intervenir au même titre que la police nationale qui a la charge de 7 communes et dont les délais d’intervention ne peuvent pas être aussi courts. Au-delà des missions de police administrative, la police municipale assure donc des missions de sécurisation, elle effectue notamment des contrôles routiers, intervient sur des déclenchements d’alarmes, … Cette volonté d’être à la pointe sur le plan de la sécurité s’est également traduite par la mise en place d’un dispositif de vidéoprotection des espaces publics permettant de pallier aux absences de la police municipale durant certaines plages horaires. Cela permet une continuité de la surveillance des espaces publics qui s’est avérée utile au travers de plusieurs faits élucidés grâce à cet outil.

L’analyse des besoins

Les élus étaient alors peu au fait de ce sujet mais l’adjoint étant policier il

a pu faire bénéficier ses collègues élus de son expérience professionnelle.

L’étude de besoin a donc été réalisée en interne, ce qui a permis de définir les priorités suivantes :

- protéger les enfants, par une surveillance des abords des écoles ;

- protéger les centres sportifs, fréquentés par de nombreux enfants et adolescents ;

- protéger le parking public d’intérêt régional situé à proximité de la gare (3 niveaux) ;

- protéger la gare et ses abords ;

- protéger le centre ville et sécuriser ses commerces, ainsi que les principaux lieux de passage.

ÉTUDE DE CAS

VILLENNES SUR SEINE

Quelle mutualisation du système ? Une convention a été passée entre la ville et une copropriété privée pour assurer la surveillance de l’entrée unique de ce site. Le coût de la caméra chargée de la surveillance de ce point ainsi que le coût de location du réseau sont pris en charge par la copropriété. Seule l’entrée située sur le domaine public est surveillée. Cela a permis une baisse sensible des cambriolages.

Un raccordement des caméras de la gare a également été demandé à la SNCF, afin de récupérer sur le système et d’enregistrer les images des caméras surveillant les quais.

Les communes voisines n’ont pas été sollicitées car les esprits n’étaient alors pas mûrs pour ce projet. Aucune mutualisation n’est prévue à court terme.

L’ORGANISATION DU PROJET DE VILLENNES SUR SEINE Le projet porté par l’adjoint à la sécurité a d’abord été discuté en commission sécurité, puis abordé lors d’un bureau des adjoints avant d’être soumis à une délibération du conseil municipal. Une information du public a été réalisée par le biais du journal municipal et de la presse locale. L’élu en charge de la sécurité a également informé personnellement les personnes âgées et les comités de quartier lors de réunions publiques. A cette occasio,n il a reçu des retours d’opinion très favorables. Un sondage réalisé par le groupe municipal d’opposition a d’ailleurs démontré l’intérêt de la population pour le sujet mais a également mis en avant le souhait des habitants d’être informés sur ce dispositif.

L’appel d’offres

Un appel d’offres a ensuite été lancé directement, sans assistance d’un bureau d’études. Le cahier des charges réalisé par les services municipaux était très ouvert, évoquant principalement les besoins auxquels la ville souhaitait répondre par la vidéoprotection.

Le déploiement

Il a fallu plusieurs mois de mise au point avant que le système soit parfaitement adapté aux besoins, avec des déplacements de caméras, des modifications d’angles de vue. Le système est encore aujourd’hui en constante évolution. Toutefois, aucune caméra n’a été retirée d’un secteur équipé.

encore aujourd’hui en constante évolution. Toutefois, aucune caméra n’a été retirée d’un secteur équipé. p 65

ÉTUDE DE CAS

VILLENNES SUR SEINE

ÉTUDE DE CAS VILLENNES SUR SEINE Les relations avec la police nationale La police a été

Les relations avec la police nationale

La police a été informée de la démarche et a participé à la définition des besoins. Les relations sont excellentes et la police nationale utilise de plus en plus le système car il a fait la preuve de son efficacité en permettant directement l’élucidation de nombreuses affaires. Aucun renvoi d’images n’est effectué à ce jour, pour des raisons techniques et financières.

La gestion du système

Le système est exploité par la police municipale qui est équipée d’un poste de travail dans ses locaux. Ce poste permet la visualisation des images en temps réel sur deux écrans. Une exploitation des images en temps réel est effectuée ponctuellement quand un agent est disponible ou quand un événement particulier a lieu sur la commune. Une gestion rigoureuse des images a été mise en place, la police municipale effectue la plupart du temps les recherches d’événements sur demande de l’OPJ qui saisit les enregistrements en cas de besoin par réquisition. Un dossier très détaillé est alors réalisé par la police municipale pour accompagner les images et faciliter leur exploitation par les enquêteurs.

La maintenance des installations

Un contrat de maintenance a été conclu en 2010, ce qui n’avait pas été fait auparavant et permet de mieux encadrer ces opérations.

L’information du public

Des panneaux d’information du public sont disposés aux entrées de la commune et dans les lieux surveillés. Il y a eu à ce jour assez peu de questions posées sur ce système par des habitants de la commune.

LE FINANCEMENT DU PROJET Investissement : environ 130 000 € Fonctionnement : environ 6500 € par an Le système a été financé à 100% par la commune car à l’époque du

lancement du projet il n’y avait pas les mêmes aides qu’aujourd’hui. Une aide

a été sollicitée auprès de l’État pour les extensions à venir.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU SYSTÈME DÉPLOYÉ

Acquisition

Le système est assez original et novateur car il est composé de 20 caméras fixes de type mégapixels qui permettent de récupérer des images de bonne qualité avec des éléments d’identification. La qualité des images est un peu moins satisfaisante la nuit que le jour et des aménagements sont donc prévus pour améliorer cet aspect. Ce système a nécessité plusieurs mises au point après le déploiement mais apporte aujourd’hui pleine satisfaction. Une caméra dôme avait également été installée mais n’est plus en service et n’a pas réellement apporté satisfaction. Le choix a donc été fait de surveiller des espaces restreints mais stratégiques avec des images de bonne qualité. Cela permet également de réduire au maximum la maintenance.

Réseau

La commune de disposant pas de réseau et afin de limiter le coût du système

la transmission des images est assurée par un lien ADSL et dans quelques cas par des liens radio.

Enregistrement

Un enregistrement de 7 jours est effectué à proximité des caméras dans des armoires adaptées. Cette durée est considérée comme satisfaisante. Cela permet de limiter la charge sur le réseau. Les images sont rapatriées en cas de besoin au poste de police par le réseau ADSL.

Visualisation

Un poste de travail équipé de deux écrans est installé dans le poste de police municipale. Le système profite donc de la sécurisation du poste. Ce système n’est pas destiné à être utilisé pour une supervision permanente mais il permet cependant une supervision ponctuelle grâce à une interface bien adaptée.

une supervision permanente mais il permet cependant une supervision ponctuelle grâce à une interface bien adaptée.

ÉTUDE DE CAS

VILLENNES SUR SEINE

ÉTUDE DE CAS VILLENNES SUR SEINE LE BILAN… L’évaluation par l’analyse des statistiques de la police

LE BILAN… L’évaluation par l’analyse des statistiques de la police nationale montre une forte baisse des faits constatés de l’ordre de 30% les deux premières années après le déploiement. Une légère hausse est constatée aujourd’hui mais comme sur l’ensemble du département et surtout bien moins importante qu’ailleurs. Il faut principalement signaler le taux d’élucidation qui est très élevé : 53% en 2009, tous faits confondus, donc très supérieur à la moyenne nationale. Le bilan est donc très positif.

Quelques faits marquants

Quelques faits marquants :

- Élucidation de dégradations réalisées dans tout le centre ville par des jeunes lors d’une soirée trop arrosée.

- Élucidation de deux accidents dont un grave survenus sur un passage à niveau.

- Élucidation d’une série de cambriolages.

- Élucidation d’une agression d’un contrôleur dans un train (auteurs descendus à Villennes sur seine)

Les évolutions à venir

Un plan quinquennal a été décidé, prévoyant l’extension du système chaque année afin de répondre aux demandes des habitants qui sont nombreuses. L’idée est d’assurer un maillage fin de tous les quartiers qui nécessitent une vidéoprotection. L’extension gardera l’architecture utilisée jusqu’à présent.

INTERVIEW Quels conseils donneriez-vous à une commune qui souhaiterait s’équiper d’une vidéoprotection ?
INTERVIEW
Quels conseils donneriez-vous à une commune qui souhaiterait s’équiper d’une
vidéoprotection ?
Pierre-François DEGAND
2e Maire-Adjoint chargé de la
Sécurité et de la Prévention des
Risques
- Avoir recours à un organisme pouvant apporter des conseils d’expert : référent
sûreté, cabinet conseil,
- Installer un dispositif permettant d’identifier des auteurs : visages, plaques…
ou d’obtenir une scène précise. Un plan trop large ne sert souvent à rien.
- Bien choisir les lieux d’implantations et le positionnement de la caméra,
- Bien communiquer auprès de la population avant la mise en œuvre du projet,
- Informer la police nationale,
- Mutualiser avec d’autres acteurs de la commune.
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CONSEIL

MARCHÉ

CONSEIL MARCHÉ Conseil // Le point sur le marché Eric Chalumeau, président du SCS, syndicat du

Conseil // Le point sur le marché

Eric Chalumeau, président du SCS, syndicat du conseil en sûreté

Que dire du marché du conseil en matière de vidéosurveillance urbaine ? Structuré depuis peu de temps (en 2007, quand a été lancé le plan national d’équipement par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur), ce marché représente une manne importante pour les professionnels de la sécurité privée. Reste toutefois à arbitrer sur le financement de cet équipement certes efficace mais néanmoins couteux.

UN MARCHÉ EN CROISSANCE EN QUÊTE DE FINANCEMENT PÉRENNE

Le marché du conseil en matière de vidéosurveillance urbaine atteint aujourd’hui une phase de maturité alors qu’entre 95 et 2007, c’était un marché qui n’était pas organisé ; aucun texte ne formalisant la coopération opérationnelle entre les villes, les services de police et de gendarmerie. Il a fallu attendre les attentats de Londres, les lois de prévention du terrorisme puis l’annonce du plan national de la vidéosurveillance pour que la vidéosurveillance deviennent une priorité nationale et que soit mis en œuvre un partenariat formalisé sur l’exploitation des images et sur les financements.

Actuellement une trentaine de cabinets conseils occupent le marché français pour accompagner les communes tandis que, de son côté, l’État finance 75 projets prioritaires. Le nombre de projets soutenus par le FIPD (fonds interministériel de prévention de la délinquance) se situe entre 60 à 80 projets par an sur un marché de centaines de communes.

Les villes s’interrogent

On constate que toutes les villes, indépendamment de leur taille, se posent la question de la vidéoprotection, soit pour l’écarter - certaines villes considèrent qu’elles ne sont pas prêtes soit politiquement, soit financièrement - soit pour s’engager dans cette démarche ; d’autres enfin, se posent la question

de l’opportunité. Cette question est d’ailleurs systématiquement évoquée dans le cadre de la prestation de conseil, même lorsque la collectivité consulte sur des aspects de diagnostics en matière de prévention de la délinquance. Aujourd’hui, on ne peut pas faire un diagnostic local de sécurité et proposer des actions sans que la ville se soit posé la question de la vidéo. La vidéo est considérée comme un outil de la prévention situationnelle.

C’est un marché qui n’est pas saturé, il y a beaucoup de villes qui ne sont pas totalement

équipées. C’est un sujet qui va intéresser même les petites communes. Dans ce cadre, il convient de distinguer 3 types de vidéoprotection urbaine :

- la vidéo avec VSU et transfert d’image,

- la vidéo d’enregistrement,

- la VSU en fonctionnement continu et celui par intermittence.

Qui paie ?

Force est de constater la multiplication des appels d’offre pour tous les types de prestations en matière de sécurité urbaine. En revanche, on observe également une réserve, une prudence des collectivités territoriales qui s’interrogent : l’État est-il capable de s’engager sur le long terme pour nous soutenir techniquement, financièrement et de manière opérationnelle ? Certes, le pragmatisme est aussi de mise. De nombreux retours d’expérience positifs incitent les collectivités à s’engager sur la voie

de la vidéosurveillance et les préfets savent motiver les élus. Toutefois, les villes les plus convaincues sont d’ores et déjà équipées ! Le marché qui reste à conquérir est beaucoup plus ardu : face aux cabinets de conseil demeurent les collectivités qui affichent une hésitation politique forte (où auxquelles la preuve de l’efficience n’est pas encore apportée) et celles qui se posent des questions à propos de la pérennité des engagements de l’État.

C’est un fait : on ne peut pas parler de l’avenir de ce marché si on ne s’interroge pas sur la solidité du FIPD. Est-ce que c’est un fonds pérenne ? Il faut rappeler que le FIPD émane des amendes forfaitaires de la police de circulation d’une part, et du report des crédits non consommés l’année précédente d’autre

part.

Or, les amendes forfaitaires alimentent également

les équipements de sécurité routière. Par ailleurs, l’État avait déclaré – en 2007 – que le financement viacesamendesforfaitairesdevaitêtreexceptionnel. Il convient donc de s’interroger : qui va maintenant dégager les ressources visibles et pérennes ?

Quid de l’implication de l’État ?

La vidéo a pour cible les problèmes de stationnement et de circulation, la surveillance des bâtiments et des équipements publics et la prévention des actes de délinquance. Sir le premier domaine relève de l’État et de la ville, le deuxième concerne la collectivité territoriale mais le relève exclusivement de l’Etat. S’il n’y a pas d’engagement de l’Etat (financier et opérationnel),

il risque de se passer ce qui s’est passé en Angleterre : il y a plus de 600 villes équipées, mais par manque d’investissement continu, par manque de volonté politique, beaucoup de systèmes ont été délaissés et sont désormais obsolètes ou totalement inefficaces.

Les

payeurs

La démarche doit être faite avec lucidité, c’est-à- dire qu’il faut poser à la fois un diagnostic qui soit partagé par la ville et par les services de police et de gendarmerie sur les besoins auxquels peut véritablement répondre la vidéosurveillance. La définition du besoin est le premier pas pour un projet qui soit véritablement réussi. Entantqueprésidentd’unsyndicatquirevendique une certaine déontologie professionnelle, je considère qu’il est de notre devoir de conseil de savoir dire à un élu « la vidéo a cet endroit, ce n’est pas la solution ». Notre rôle de conseil (au premier sens du terme) est primordial : il ne s’agit en aucun cas de vouloir “fourguer” des caméras à tout prix !

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CONSEIL

MARCHÉ

 

POINTS IMPORTANTS

 

Lorsque l’on parle de conseil en vidéosurveillance urbaine, de quoi parle-t-on précisément ? Sur ce plan, le SCS (syndicat du conseil en sûreté) identifie trois grandes familles de prestations dont une part de conseil très stratégique autour de trois mots clés : opportunité, faisabilité et évaluation.

1.

Les prestations de conseil stratégique en amont : les villes interrogent les consultants sur les

questions d’opportunité, compte tenu de la configuration de la ville, des lieux de brigades de gendarmerie,

des commissariats …

 

2.

Les études de faisabilité : comment faire, comment s’y prendre ? Doit-on former des personnes ?

Peut-on déployer un système de vidéosurveillance sans ressources humaines spécifiques ? Peut-on bénéficier des expériences d’autres villes ? Peut-on bénéficier des financements sans avoir à générer des charges récurrentes d’un personnel dédié ? Aujourd’hui, dans une petite ville et même dans les petites agglomérations composées de villes de moins de 10 000 habitants, ces questions se posent. Si on leur explique qu’il faut 15 personnes pour faire tourner un centre de supervision, c’est terminé !

L’assistance technique et la maîtrise d’ouvrage dans les prestations de conseil : la décision est prise ; le consultant assure une prestation d’assistance à la réalisation, voire de maîtrise d’œuvre.

3.

La définition du besoin est le premier pas pour un projet qui soit véritablement réussi.

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CONSEIL

PRESTATAIRES

CONSEIL PRESTATAIRES GIORDANA INGENIERIE 10 Allée des marronniers - 69360 TERNAY Tel : 09 75 48

GIORDANA INGENIERIE

10 Allée des marronniers - 69360 TERNAY Tel : 09 75 48 58 43 e-mail : giordana.ingenierie@me.com Internet : www.giordana-ingenierie.com

DIRIGEANT

Internet : www.giordana-ingenierie.com DIRIGEANT INGÉNIEUR CONSULTANT David Giordana 06 24 30 71 05

INGÉNIEUR CONSULTANT

David Giordana 06 24 30 71 05 giordana.ingenierie@me.com

CARTE D’IDENTITÉ Chiffre d’affaires 2009 : NC Effectif France : 2 Effectif International : 0 Couverture géographique : National et Internationnal

PRÉSENTATION Assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre dans les domaines suivants :

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- ONU Genève – AMO (assistance Maîtrise

d’ouvrage), Etudes et MOE (maîtrise d’œuvre) Intrusion, anti-terrorisme, contrôle d’accès et vidéoprotection du site. - 2007

- VilledeCorbas–Conseilssûretévidéoprotection urbaine - 2009

RÉFÉRENT AN2V

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Fonction Dirigeant 06 24 30 71 05 giordana.ingenierie@me.com

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CONSEIL

PRESTATAIRES

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4, rue Brindejonc des Moulinais - 31500 Toulouse Tel : 05 62 57 48 04 - Fax : 05 62 57 48 04 e-mail : inxia@inxia.com Internet : www.inxia.com

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DIRECTEUR

Laurent BREHERET

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CONTACTS

INGÉNIEUR COMMERCIAL

Didier PANARONI

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didier.panaroni@inxia.com

DIRECTEUR DU DÉVELOPPEMENT

Jean-Louis GOLBERY

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PRÉSENTATION INXIA est un bureau d’étude spécialisé dans les systèmes urbains, ayant les compétences pour assister les collectivités locales dans le choix et la mise en œuvre de solutions techniques pour la vidéosurveillance urbaine.

INXIA a pour originalité de maîtriser plusieurs domaines techniques, notamment ceux relatifs à la gestion du trafic routier et des transports en commun, au contrôle d’accès, aux réseaux haut débit de communications, permettant une approche globale et une mutualisation de moyens et de services.

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- Vidéosurveillance urbaine

- Systèmes vidéo de gestion routière

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- Réseaux de télécommunications multi services

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- Régulation et aide à l’exploitation des transports en commun (bus et tram)

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PRESTATIONS INXIA est un bureau d’experts totalement indépendants de tous fabricants et industriels. Ce bureau d’études se positionne en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage ou maître d’œuvre, auprès des collectivités publiques soucieuses de choisir et de mettre en œuvre les solutions de vidéosurveillance les mieux adaptées à leurs besoins.

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