NOMBRES COMPLEXES : PARTIE I Term - ME
I Ensemble des nombres complexes
1.1 Définitions et propriétés
Définition Il existe un ensemble de nombres, noté ℂ, appelé ensemble des nombres complexes qui possède les
propriétés suivantes :
(i) ℂ contient ℝ ;
(ii) dans ℂ, on définit une addition et une multiplication qui suivent les mêmes règles de calcul que dans ℝ ;
(iii) il existe dans ℂ un nombre 𝑖 tel que 𝒊𝟐 = −𝟏 ;
(iv) tout élément 𝑧 de ℂ s’écrit de manière unique sous la forme 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 avec 𝑎 et 𝑏 des réels.
Exemples
𝑖 1
1 + 2𝑖 ; −√2𝑖 − 1 ; 4 sont des nombres complexes. Et les nombres réels 0 ; −5 ; 2
sont également des nombres
complexes !
Vocabulaire
1) L’écriture 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 d’un nombre complexe est appelée la forme algébrique de 𝑧.
2) Le nombre 𝑎 s’appelle la partie réelle et le nombre 𝑏 s’appelle la partie imaginaire. On note :
𝑎 = 𝑅𝑒(𝑧) et 𝑏 = 𝐼𝑚(𝑧).
Remarques
1) Si 𝑏 = 0, alors 𝑧 = 𝑎 donc 𝑧 est un réel.
2) Si 𝑎 = 0, alors 𝑧 = 𝑖𝑏 est dit imaginaire pur. L’ensemble des imaginaires purs est noté 𝑖ℝ.
Histoire des mathématiques
Les nombres complexes prennent naissance au XVIe siècle lorsqu’un italien Gerolamo Cardano (1501 ;
1576), ci-contre, au nom francisé de Jérôme Cardan, introduit √−15 pour résoudre des équations du
3ème degré. En 1572, un autre italien, Rafael Bombelli (1526 ; 1573) publie Algebre, parte maggiore
dell’aritmetica, divisa in tre libri dans lequel il présente des nombres de la forme 𝑎 + 𝑏√−1 et
poursuit les travaux de Cardan sur la recherche de solutions non réelles pour des équations du
troisième degré. A cette époque, on sait manipuler les racines carrées d’entiers négatifs mais on ne
les considère pas comme des nombres. Lorsqu’une solution d’équation possède une telle racine, elle
est dite imaginaire.
La notation 𝑖 apparaît en 1777 avec Leonhard Euler (1707 ; 1783) qui développe la théorie des
nombres complexes sans encore les considérer comme de « vrais » nombres. Il les qualifie de nombres
impossibles ou de nombres imaginaires. Au XIXe siècle, Gauss puis Hamilton posent les structures de l’ensemble des nombres
complexes. Les nombres sans partie imaginaire sont un cas particulier de ces nouveaux nombres. On les qualifie de « réel » car
proche de la vie. Les complexes sont encore considérés comme une création de l’esprit.
Propriété Egalité dans ℂ
Soit 𝑎, 𝑏, 𝑎′ , 𝑏 ′ des réels tels que 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 et 𝑧 ′ = 𝑎′ + 𝑖𝑏′. Alors :
′
𝑧 = 𝑧 ′ ⟺ {𝑎 = 𝑎′ .
𝑏=𝑏
Démonstration admise
Remarque
En particulier, 𝑎 + 𝑖𝑏 = 0 équivaut à 𝑎 = 0 et 𝑏 = 0.
1
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1.2 Additions et multiplications dans ℂ
D’après les propriétés de ℂ, on additionne et on multiplie dans ℂ comme dans ℝ, en tenant compte que 𝒊𝟐 = −𝟏. En
particulier, les identités remarquables se prolongent à ℂ.
Voici ci-dessous, des exemples pour comprendre comment on procède :
Une nouvelle identité remarquable : pour tous réels 𝑎, 𝑏, (𝑎 + 𝑖𝑏)(𝑎 − 𝑖𝑏) = 𝑎2 + 𝑏 2 .
1.3 Formule du binôme dans ℂ
Quelques observations
𝑛
On appelle (𝑝) le coefficient binomial 𝑝 parmi 𝑛. Chaque nombre du triangle de Pascal est un coefficient binomial
3 5 0
(ex : ( ) = 3, ( ) = 5). Le triangle de Pascal est obtenu de la façon suivante : on convient que ( ) = 1 ; on place
2 4 0
𝑛 𝑛
des 1 dans la colonne « 𝑝 = 0 » du fait que ( ) = 1 ; on place des 1 sur la diagonale du fait que ( ) = 1 ; on obtient
0 𝑛
un autre nombre du tableau en additionnant le nombre juste au-dessus et celui à gauche d’après la relation de
𝑛 𝑛 𝑛+1
Pascal : (𝑝) + (𝑝 + 1) = ( ). Le « coefficient binomial » sera abordé dans le cours de spécialité
𝑝+1
mathématiques dans les chapitres « Succession d’épreuves indépendantes » (de manière pratique) et « Combinatoire
et dénombrement » (de manière théorique).
Théorème Formule du binôme
Pour tous nombres complexes 𝑧 et 𝑧′ et pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 1, on a :
𝒏 𝒏 𝒏 𝒏
(𝒛 + 𝒛′)𝒏 = 𝒛𝒏 + ( ) 𝒛𝒏−𝟏 𝒛′ + ( ) 𝒛𝒏−𝟐 𝒛′𝟐 + ⋯ + ( ) 𝒛𝒏−𝒌 𝒛′ 𝒌 + ⋯ + ( ) 𝒛𝒛′𝒏−𝟏 + 𝒛′𝒏 .
𝟏 𝟐 𝒌 𝒏−𝟏
De façon condensée, cette formule s’écrit :
𝒏
𝒏
∑ ( ) 𝒛𝒏−𝒌 𝒛′𝒌 .
𝒌
𝒌=𝟎
Démonstration exemplaire
2
De
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Exemple
Soit 𝑧 ∈ ℂ, déterminons l’expression (1 + 𝑧)5 .
On peut remarquer que la somme des exposants de chaque terme est toujours égal à 5.
II Conjugué d’un nombre complexe
2.1 Définitions et propriétés algébriques
Définition Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 un nombre complexe.
Le conjugué du complexe 𝑧 est 𝑧̅ = 𝑎 − 𝑖𝑏.
Exemples
1) Le conjugué du nombre complexe 𝑧 = −9 + √2𝑖 est 𝑧̅ = −9 − √2𝑖.
2) On a ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
−2𝑖 + 1 = 1 + 2𝑖
1̅ 1
3) 𝑖 = − 𝑖 et ̅̅̅̅
2 2
−2 = −2.
Propriétés Soit 𝑧 un nombre complexe.
(i) 𝑧 + 𝑧̅ = 2𝑅𝑒(𝑧). (iv) 𝑧 ∈ 𝑖ℝ ⟺ 𝑧 = −𝑧̅.
(ii) 𝑧 − 𝑧̅ = 2𝑖𝐼𝑚(𝑧). (v) 𝑧̿ = 𝑧.
(iii) 𝑧 ∈ ℝ ⟺ 𝑧 = 𝑧̅. (vi) Si 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃, alors 𝒛𝒛̅ = 𝒂𝟐 + 𝒃𝟐 .
Démonstrations en exercice
Exemple
Soit l’équation 6𝑧̅ − 12 + 6𝑖 = 10𝑧̅ − 16 − 2𝑖.
On a 4𝑧̅ = 4 + 8𝑖 soit 𝑧̅ = 1 + 2𝑖 ⇔ 𝑧̿ = ̅̅̅̅̅̅̅̅
1 + 2𝑖 ⇔ 𝑧 = 1 − 2𝑖.
Dans le cas d’équations où 𝑧 et 𝑧̅ interviennent simultanément, poser 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 (voir l’exercice ci-dessous).
Exercice 1
1 1−2𝑖 2
1. Déterminer la forme algébrique de 𝑧1 = (1+𝑖)(2−𝑖) et 𝑧2 = ( 1+𝑖 ) .
3
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2. Soit 𝛽 ∈ ℝ et 𝑧 = (𝛽 + 𝑖)(𝛽 − 1 + 2𝑖).
Trouver les valeurs de 𝛽 pour que 𝑧 soit un immaginaire pur.
3. Résoudre dans ℂ : 2𝑧 + 𝑖𝑧̅ = −1 + 4𝑖.
2.2 Inverse et quotient
Définitions Soit 𝑧 𝑒𝑡 𝑧′deux nombres complexes
1 1
(i) Inverse On appelle inverse du nombre complexe 𝑧 ≠ 0, le nombre complexe 𝑧 tel que 𝑧. 𝑧 = 1 ;
𝑧 1
(ii) Quotient On appelle quotient de 𝑧 par 𝑧 ′ (𝑧 ′ ≠ 0) le nombre complexe 𝑧′ = 𝑧. 𝑧′.
Méthode pour calculer un inverse et un quotient d’un nombre complexe
Pour mettre sous forme algébrique un inverse ou un quotient, l’idée est de multiplier en haut en en bas par la forme
conjuguée du dénominateur. Pourquoi ? Car la propriété (vi)( 𝑧. 𝑧̅ = 𝑎2 + 𝑏 2) sur les conjugués transforme le
dénominateur en un réel.
Soit 𝑧 = 2 − 4𝑖 et 𝑧 ′ = 4 + 3𝑖.
1 2+4𝑖 2+4𝑖 2+4𝑖 1 1
1) 𝑧 = (2−4𝑖).(2+4𝑖) = 22 +42 = 20
= 10 + 5 𝑖.
𝑧 (2−4𝑖).(4−3𝑖) 8−6𝑖−16𝑖−12 −4−22𝑖 4 22
2) = (4+3𝑖).(4−3𝑖) = = =− − 𝑖.
𝑧′ 4 2 +32 25 25 25
Exercice 2
2.3 Conjugués et opérations
Propriétés Pour tous nombres complexes 𝑧, 𝑧′ et pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 1, on a :
1̅ 1
(i) ̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅;
𝑧 + 𝑧′ = 𝑧̅ + 𝑧′ (iv) si 𝑧 ≠ 0, = ; 𝑧 𝑧̅
(ii) ̅̅̅̅̅̅̅ ̅;
𝑧 × 𝑧′ = 𝑧̅ × 𝑧′ ̅𝑧 = ̅𝑧 .
(v) Si 𝑧′ ≠ 0, 𝑧′ ̅
𝑧′
(iii) ̅̅̅
𝑧 𝑛 = 𝑧̅ 𝑛 ;
Démonstrations de (iii), (iv) et (v) exemplaires
4
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Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 et 𝑧 ′ = 𝑎′ + 𝑖𝑏′ deux nombres complexes.
Donc l’égalité s’ensuit.
(iii) On procède par récurrence.
Exemples
3+2𝑖
Déterminons le conjugué des nombres suivants 𝑧1 = (2 − 𝑖)(𝑖 − 5) et 𝑧2 = .
𝑖
5
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III Equations polynômiales de degré supérieur ou égal à 2
3.1 Equations du 2nd degré à coefficients réels
Propriété Soit l’équation 𝑧 2 = 𝑎, alors les solutions dans ℂ sont :
(i) √𝑎 et −√𝑎 si 𝑎 > 0 ;
(ii) 𝑖 √−𝑎 et −𝑖 √−𝑎 si 𝑎 < 0.
Démonstration
Exemple
Soit 𝑧 2 = −49 alors les solutions dans ℂ sont 7𝑖 et −7𝑖.
Propriété et définition Considérons l’équation (𝐸) ∶ 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 d’inconnue 𝑧 ∈ ℂ où (𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℝ3 , 𝑎 ≠
0. On appelle Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 le discriminant du polynôme 𝑃(𝑧) = 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐.
Signe de ∆ 𝚫>𝟎 𝚫=𝟎 ∆< 𝟎
Solutions −𝑏 − √Δ −𝑏 + √Δ 𝑏 −𝑏 − 𝑖√−Δ −𝑏 + 𝑖√−Δ
𝑧1 = ; 𝑧2 = 𝑧0 = − 𝑧1 = ; 𝑧2 =
de (𝑬) 2𝑎 2𝑎 2𝑎 2𝑎 2𝑎
dans ℂ
Forme 𝑃(𝑧) = 𝑎(𝑧 − 𝑧1 )(𝑧 − 𝑧2 ) 𝑃(𝑧) = 𝑎(𝑧 − 𝑧0 )2 𝑃(𝑧) = 𝑎(𝑧 − 𝑧1 )(𝑧 − 𝑧2 )
factorisée
Démonstration
𝑏 𝑐 𝑏 2 Δ
Pour tout complexe 𝑧, 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 𝑎 (𝑧 2 + + ) = 𝑎 ((𝑧 + ) − ).
𝑎 𝑎 2𝑎 4𝑎 2
Remarques
1. Dans le cas où ∆< 0, 𝑧2 = 𝑧̅1 .
2. On pourra rencontrer aussi des équations du 2nd degré à coefficients complexes.
Exemples
1. Résoudre dans ℂ, l’équation 𝑧 2 + 3𝑧 + 4 = 0.
6
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2. Résoudre dans ℂ, l’équation 𝑧 4 + 𝑧 2 − 6 = 0.
On pose 𝑍 = 𝑧 2 . Soit la nouvelle équation 𝑍 2 + 𝑍 − 6 = 0.
−1+5 −1−5
On a ∆= 1 + 24 = 25 > 0. Les deux racines sont 𝑍1 = 2 = 2 et 𝑍2 = 2 = −3.
Donc 𝑍 = 2 ⟺ 𝑧 2 = 2 ⟺ 𝑧1 = √2 ou 𝑧2 = −√2 et 𝑍 = −3 ⟺ 𝑧 2 = −3 = 3𝑖 2 ⟺ 𝑧3 = √3𝑖 ou 𝑧2 = −√3𝑖.
3.2 Polynômes de degré 𝒏
Définition Un polynôme non nul 𝑃 à coefficient réels de la variable complexe 𝑧 est défini par une expression de
la forme 𝑃(𝑧) = 𝑎𝑛 𝑧 𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑧 𝑛−1 + ⋯ + 𝑎2 𝑧 2 + 𝑎1 𝑧 + 𝑎0 = ∑𝑛𝑘=0 𝑎𝑘 𝑧 𝑘 où les coefficients 𝑎0 , 𝑎1 , … , 𝑎𝑛 sont
des réels (éventuellement des complexes) avec 𝑎𝑛 ≠ 0. Le nombre entier naturel 𝑛 est le degré du polynôme.
Vocabulaire
L’équation 𝑃(𝑧) = 0 est appelée équation polynomiale de degré 𝑛.
Exemples
𝑃(𝑧) = 2𝑧 5 − 𝑧 3 + 1 est un polynôme de degré 5. 𝑄(𝑧) = −𝑧 3 + (2 − 3𝑖)𝑧 2 − 1 + 𝑖 est un polynôme de degré 3.
Propriété Soit 𝑛 un entier naturel non nul et 𝑎 un nombre complexe.
Pour tout nombre complexe 𝑧, on a : 𝑧 𝑛 − 𝑎𝑛 = (𝑧 − 𝑎) × 𝑄(𝑧) où 𝑄 est un polynôme de degré 𝑛 − 1.
Plus précisément, 𝑄(𝑧) = 𝑧 𝑛−1 + 𝑎𝑧 𝑛−2 + 𝑎2 𝑧 𝑛−3 + ⋯ + 𝑎𝑛−2 𝑧 + 𝑎𝑛−1 .
Démonstration exemplaire
Puis en multipliant par a
Exemple
𝑧 3 − 27 = 𝑧 3 − 33 = (𝑧 − 3)(𝑧 2 + 3𝑧 + 32 ) = (𝑧 − 3)(𝑧 2 + 3𝑧 + 9).
Corollaire Soit 𝑃 un polynôme de degré 𝑛. Si 𝑎 est une racine complexe de 𝑃, alors il existe un polynôme 𝑄 de
degré 𝑛 − 1, tel que : 𝑷(𝒛) = (𝒛 − 𝒂) × 𝑸(𝒛).
Démonstration exemplaire
7
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Exemple
Soit l’équation 𝑥 3 + 𝑥 2 − 3𝑥 + 1 = 0.
Exercice 3
Soit le polynôme 𝑃(𝑧) = 𝑧 3 + (−6 + 𝑖)𝑧 2 + (13 − 6𝑖)𝑧 + 13𝑖.
1. Montrer que −𝑖 est une racine de P.
2. En déduire une factorisation de P.
* Corollaire Un polynôme de degré 𝑛 admet au plus 𝒏 racines.
Démonstration exemplaire
8
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Exercice 4
Soient a, b, c trois complexes distincts.
On considère le polynôme P défini sur ℂ par :
(𝑧 − 𝑎)(𝑧 − 𝑏) (𝑧 − 𝑏)(𝑧 − 𝑐) (𝑧 − 𝑎)(𝑧 − 𝑐)
𝑃(𝑧) = + +
(𝑐 − 𝑎)(𝑐 − 𝑏) (𝑎 − 𝑐)(𝑎 − 𝑏) (𝑏 − 𝑎)(𝑏 − 𝑐)
1. Déterminer le degré de P.
2. Calculer 𝑃(𝑎), 𝑃(𝑏) et 𝑃(𝑐).
3. On considère le polynôme Q défini sur ℂ par 𝑄(𝑧) = 𝑃(𝑧) − 1.
a. Donner le nombre de racines de Q.
b. Déterminer ces racines.
c. En déduire l’expression simplifiée de P.
Propriété Formules de Viète
Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ et ∑𝑛𝑘=0 𝑎𝑘 𝑧 𝑘 un polynôme de degré 𝑛.
𝑎
(i) La somme de toutes ses racines est égale à − 𝑎𝑛−1 .
𝑛
𝑎
(ii) Le produit de toutes ses racines est égal à (−1)𝑛 𝑎 0 .
𝑛
Démonstration en exercice (voir le n°148 p 46)
Exemple
1 3 1 3
Soit 𝑃(𝑧) = 𝑧 2 + 𝑎𝑧 + 𝑏 un polynôme de degré 2 où les deux racines sont 𝑧1 = − 2 − 2 𝑖 et 𝑧2 = − 2 + 2 𝑖.
𝑎
𝑧1 + 𝑧2 = −1 − 1 = −1 𝑎=1 5
On a : { 5 ⟺ { 𝑏 5 ⇔ { 𝑏 = 5 . D’où 𝑃(𝑧) = 𝑧 2 + 𝑧 + 2.
𝑧1 𝑧2 = = 2
2 1 2
9
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Solution des exercices
Exercice 1
3 1 3
1. 𝑧1 = 10 − 10 𝑖 et 𝑧2 = −2 + 2 𝑖.
2. Les solutions sont 𝛽 = −1 et 𝛽 = 2.
3. 𝑆 = {−2 + 3𝑖}.
Exercice 2
10
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