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STRATEGIE DE CROISSANCE_REDUCTION_PAUVRETE_Bénin07

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REPUBLIQUE DU BENIN

Fraternité - Justice - Travail

STRATEGIE DE CROISSANCE POUR LA REDUCTION DE LA PAUVRETE

Version Finale

Avril 2007

REPUBLIQUE DU BENIN

STRATEGIE DE CROISSANCE POUR LA REDUCTION DE LA PAUVRETE SCRP

Version Finale

Avril 2007

SIGLES ET ABREVIATIONS

SIGLES ET ABREVIATIONS
AFD AID ANCB APD BCEAO BenInfo BGE BID BOA BOAD BOT BRVM BTP CAA CCS CCIB CDMT CDS CEBENOR CEDEAO CEB CNB CND CNS CNUCED CNE CNDLP CNPB CSA CSC DANIDA DAT DEPOLIPO DEPONAT DOTS DPP DPS DSD DSO DSRP Agence Française de Développement Association Internationale de Développement Association Nationale des Communes du Bénin Aide Publique au Développement Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest Base de données socioéconomiques du Bénin Budget Général de l’Etat Banque Islamique de Développement Banque Of Africa Banque Ouest-Africaine de Développement Build, Operate and Transfer Bourse Régionale des Valeurs Mobilières Bâtiments et Travaux Publics Caisse Autonome d’Amortissement Comité Communal de Suivi Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin Cadre de Dépenses à Moyen Terme Comité Départemental de Suivi Centre Béninois de Normalisation et de Contrôle de la Qualité Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest Communauté Electrique du Bénin Commission Nationale Budgétaire Commission Nationale de Déconcentration Conseil National de la Statistique Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement Commission Nationale de l’Endettement Commission Nationale pour le Développement et la Lutte contre la Pauvreté Conseil National du Patronat du Bénin Centre de Santé d’Arrondissement Centre de Santé de Commune Direction de la Coopération du Royaume de Danemark Délégation de l’Aménagement du Territoire Déclaration de Politique de Population Déclaration de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire Directly Observed Therapy Short Course Direction de la Programmation et de la Prospective Direction de la Planification Stratégique Dimension Sociale du Développement Document de Stratégie Opérationnelle Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté

SCRP 2007-2009 - Version Finale

i

Version Finale ii .SIGLES ET ABREVIATIONS ECI ECVR EDS EES ELAM EMICoV EPT FAD FAO FECECAM FIAT FIDA FMI FRIDC GAR HIMO IDE IDH INSAE IPH I-PPTE IPF IRA IST MAEP MAEP MDEF MDCTTP MEPS MS MSP NEPAD NLTPS OACI OCS OMD ONG OSD PAGEFCOM PAMF PAN PAP PBF PCGPN PDC Enquête sur le Climat des Investissements Enquête sur les Conditions de Vie des ménages Ruraux Enquête Démographique et de Santé Evaluation Environnementale Stratégique Enquête Légère Auprès des Ménages Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages Education Pour Tous Fonds Africain de Développement Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture Fédération des Caisses d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuel Fonds d’Incitation à l’Aménagement du Territoire Fonds International pour le Développement Agricole Fonds Monétaire International Fonds Régional d’Investissement et de Développement de la CEDEAO Gestion Axée sur les Résultats Haute Intensité de Main d’œuvre Investissement Direct Etranger Indicateur de Développement Humain Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique Indice de Pauvreté Humaine Initiative Pays Pauvres Très Endettés Indicateur de Participation de la Femme Infections Respiratoires Aïguies Infections Sexuellement Transmissibles Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs Ministère de l’Agriculture. de l’Elevage et de la Pêche Ministère du Développement de l’Economie et des Finances Ministère Délégué Chargé des Travaux Publics et des Transports Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire Ministère de la Sante Ministère de la Santé Publique Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique Etudes Nationales de Perspectives à Long Terme Organisation Africaine de l’Aviation Civile Observatoire du Changement Social Objectifs du Millénaire pour le Développement Organisation Non Gouvernementale Orientations Stratégiques de Développement Projet d’Aménagement et de Gestion des Forêts Communales Projet d’Aménagement des Massifs Forestiers d’Agoua des Monts Kouffè et de Wari-Maro Plan d’Action National Programme d’Actions Prioritaires Projet Bois de Feu Programme de Conservation et de Gestion des Parcs Nationaux Plan de Développement Communaux SCRP 2007-2009 .

SIGLES ET ABREVIATIONS PEV PGDRN PGFTR PIB PME PNGE PNLS PPA ProCGRN PPTE PS PTF PTME QUIBB RAT REM RESEN RGPH SCRP SNFAR SONAPRA SONU SRP TAP TBS TIC TMI TMM5 UEMOA UA UVS VIH / SIDA TBS TMM Programme Elargi de Vaccination Programme de Gestion Durable des Ressources Naturelles Programme de Gestion des Forêts et Terroirs Riverains Produit Intérieur Brut Petites et Moyennes Entreprises Programme National de Gestion de l’Environnement Programme National de Lutte contre le Sida Parité de Pouvoir d’Achat Projet de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles Pays Pauvres Très Endettés Protection Sociale Partenaires Techniques et Financiers Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant Questionnaire Unifié des Indicateurs de Base pour le Bien-être Réforme de l’Administration Territoriale Ratio Elèves-Maître Réseau sur le Système Educatif National Recensement Général de la Population et de l’Habitation Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale Société Nationale pour la Promotion Agricole Soins Obstétricaux Néonataux d’Urgence Stratégie de Réduction de la Pauvreté Taux d’Achèvement au Primaire Tableau de Bord Social Technologies de l’Information et de la Communication Taux de Mortalité Infantile Taux de Mortalité des enfants de moins de cinq ans Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine Union Africaine Unité Villageoise de Santé Virus d’Immuno-déficience Humain / Syndrome d’Immuno-Déficience Acquis Taux Brut de Scolarisation Taux de Mortalité Maternelle SCRP 2007-2009 .Version Finale iii .

..... situation courante et chemin à parcourir au Bénin.................. 33 Encadré 8: Stratégie de relance du secteur agricole ............................................................................................. 63 Encadré 17: Cadre juridique et institutionnel des marchés publics.................. 9 Encadré 3: Présentation générale de l’enquête EMICOV et de la portée des données utilisées pour l’analyse de la pauvreté ...................... 39 Tableau 12 : Comparaison des infrastructures de transport dans quelques pays .................................................... 22 Encadré 5: Courbe d’Incidence de la Croissance (CIC)......................... 50 Encadré 11 : Le plan décennal de développement de l’éducation au Bénin.................................................................................................... 90 Liste des encadrés Encadré 1 : Résumé de la Déclaration de Paris ..... 62 Encadré 16: Arsenal juridique pour la moralisation de la vie publique................................................. 11 Tableau 4 : OMD.......... 72 Encadré 19 : Le verdissement de la SCRP................................................................................................................................................................................................................................................................................. 10 Tableau 3: Indicateurs clés de la santé................................................................................................................................................................................ .....C........................................................................ 56 Encadré 14: Bref aperçu de l’état sanitaire et du secteur de la santé................................................................................................................................................................................................................................................. 84 Encadré 21: Quelques principes directeurs ...................................... 85 Tableau 17 : Evolution des recettes et dépenses (en % du PIB) .............................................R.................................................................. 20 Tableau 6: Evaluation du bien-être subjectif du ménage .............................................. 43 Encadré 10: Principaux objectifs de la DEPOLIPO................................ 53 Encadré 12: Evolution de la prévalence du VIH/SIDA .................................................................................................................................................................................................. 21 Tableau 7: Inégalité au Bénin entre 2002 et 2006 ............................................................................................................................................................... 89 Tableau 20 : Evolution des principaux agrégats suivant le scénario.................................................................................................................................................................................................. 19 Encadré 4: Les besoins vitaux selon les ménages ..................................................................P....................................................... 46 Tableau 15: Evolution de la croissance économique et du taux d’investissement pour 2000-2004 .................. 3 Encadré 2: Quelques indicateurs de développement humain pour le Bénin. 46 Tableau 14: Capacité du Bénin en énergie électrique (million Kw)................................................................................................. 57 Encadré 15 : Les différentes formes de gouvernance.................................................................... 65 Encadré 18: Stratégie opérationnelle de mise en œuvre de la Déclaration de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (DEPONAT) ..................... 83 Tableau 16: Evolution des croissances sectorielles de 2006-2009........................................................................................................................................................................... 78 Encadré 20: Description sommaire de la maquette de cadrage macroéconomique et budgétaire.............................................................................. 86 Tableau 18: Allocation budgétaire par secteur sur la période 2007-2009 (% des dépenses hors service de la dette)...................................................................................................... 35 Encadré 9 : Stratégie Nationale de Pistes rurales et mise en œuvre de projets pilotes ....... 25 Encadré 6: Cadre conceptuel de la SCRP ............................................................................................. 88 Tableau 19 : Coût et Financement de la S......................................................................................................................................................................... 25 Tableau 9: Taux d’exportation moyen annuel sur la période 1998-2004 ...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 15 Tableau 5 : Evolution des indices de pauvreté entre 2002 et 2006 ....Version Finale i ............................................................................................ 94 SCRP 2007-2009 ........ 37 Tableau 11: Coût moyen d’un appel téléphonique vers les USA en $ US par pulsion de 3 mn ................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. 34 Tableau 10 : Structure des exportations du Bénin (Milliards FCFA) ... 42 Tableau 13 : Goulots d’étranglement engendrés par les problèmes d’électricité : une comparaison internationale ............................................ 22 Tableau 8: Décomposition de l’évolution de l’incidence de la pauvreté entre 2002 et 2006 (%) ............ 8 Tableau 2: Indicateurs clés de l’éducation ................................ 29 Encadré 7: Politique de développement du secteur privé ................................................... 56 Encadré 13: L’incidence du paludisme au Bénin ................................................LISTE DES TABLEAUX ET DES ENCADRES LISTE DES TABLEAUX ET DES ENCADRES Liste des tableaux Tableau 1 : Indicateurs macroéconomiques (% du PIB sauf indication contraire) ........................................

....................................................................................................................................................................................................................................................................i RESUME EXECUTIF ............................................... Accélération des réformes administratives .........................................................................................................1............................... 76 SCRP 2007-2009 .................................................................... gestion des ressources naturelles et cadre de vie..................................................................................................................................... 64 7......... 11 2................... iii INTRODUCTION............................................................ Renforcement de la formation professionnelle ...................................4.............................................. 3 1.................................................................................. 31 4.................................................................................................. 70 8.......................... Promotion de l’emploi et le renforcement des capacités des pauvres...........................................................................................................3 Infrastructures hydrauliques et d’assainissement..........4 Déterminants des différentes formes de la pauvreté ................................................................... 74 8........1 Contexte...... 55 6......................................................................................................................................................................................................................................................................i TABLE DES MATIERES ............................................................. Renforcement du cadre macroéconomique.......................................................... 30 4......................... 41 5...........................1 Stabilisation du cadre macroéconomique...........................3...................1....................................................................................................2..................................................................................................... Emergence des pôles de développement et de croissance ............................................. 13 CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE ................................ 47 CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN .................................... 20 3..... 23 3..........19 3.....................1 PREMIERE PARTIE : ETAT DES LIEUX.. 54 6............................. 33 4......................................................................... 4 CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 ....................................................................................................................................................................................................................2......................................................... 58 CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE.............................................................................................................................................................................................. Environnement...41 5............................................................................i LISTE DES TABLEAUX ET DES ENCADRES... Promotion d’une éducation de développement................................................................................1 Infrastructures de transport ...................................................................................... Renforcement de la protection sociale.2 Dynamisation du secteur privé....................5 Contribution de la croissance et de l’inégalité : un effet de croissance faible....................... 9 2..........................................................3......2................................................................................................. 22 3................................27 CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE........................ 24 3...................61 7........................................................3 Caractéristiques sociodémographiques de la pauvreté.................................2 CHAPITRE 1 : CONTEXTE ET DEMARCHE D’ELABORATION DE LA SCRP............1 Evolution de la pauvreté sur la période 2002-2006 ..................................................................................................................................2...........................................50 6................ Renforcement de la Gouvernance et des capacités institutionnelles ..................................................................... Renforcement de l’Etat de droit et des libertés individuelles ............70 8........................ 24 DEUXIEME PARTIE : AXES STRATEGIQUES DE LA SCRP.................30 4..................................................................................................................... 45 5........................................3.................. 12 2.......7 2........................ 7 2.......3 Diversification de l'économie ....... Amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de santé et de nutrition.............................................................................................................................4....................... 51 6........................................................................................................................2 Processus participatif d’élaboration de la SCRP..........................2.............................................4 Promotion de l’intégration régionale......................3 1.......1............. Inégalités au Bénin .....................................................1..................................... Développement du capital humain.....5 Situation des OMD au Bénin...............................................................................2 Infrastructures énergétiques................................................................................................................................TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIERES SIGLES ET ABREVIATIONS...........Version Finale i ........................ Développement durable régional et local............................... 67 CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL.................................................................................................................................. 39 CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES.......................................................................................

.......82 9. 93 10.......................................................... 100 10.92 10................. Scénario de base de la SCRP ........................................................................................................................................................................... Rapport d’avancement et synchronisation des produits .......................................................................................................................................................................... Contexte..........6........................................................................................................... Implication de la "déclaration de Paris" dans la mise en œuvre de la SCRP ................................................................................................................................ CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE ........ 99 10................................. 99 10......................................................................................5...................102 ANNEXES............ 87 9...................................................................................................8..................................................... 101 CONCLUSION ...................... Allocation des ressources pour le suivi technique ......................................................................................................... 92 10.....................................1................................................................................1............TABLE DES MATIERES TROISIEME PARTIE: MISE EN ŒUVRE DE LA SCRP............................................................................................. Cadre des dépenses à moyen terme (CDMT)..............................2........................................ 83 9..7...........................2...........................2................................ 99 10............. Des acquis importants et des défis à relever......................4.......................................................................... Mécanisme de suivi et évaluation de la SCRP 2007-2009. Scenarii alternatifs et perspectives pour la réalisation des OMD.....Version Finale ii .......... Implications en matière de renforcement des capacités............................ 89 9......................................103 SCRP 2007-2009 ................................. 92 10.........................3..........................4 Analyse des risques........... Implications sur la stratégie de développement statistique............ 90 CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION ........................81 CHAPITRE 9........

ainsi que pour le dialogue avec les Partenaires Techniques et Financiers. le Gouvernement du Bénin a judicieusement mis l’accent sur le développement du secteur social et l’amélioration de la gouvernance pour renforcer respectivement les ressources humaines et l’efficacité des actions afin de bâtir les fondations pour le développement humain durable. La présente "Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP)" constitue une stratégie de deuxième génération pour le triennal 2007-2009. Processus Participatif La démarche participative qui a conduit à l’élaboration de la SCRP a comporté plusieurs étapes. l’organisation d’ateliers spécifiques sur certains travaux thématiques. l’Administration publique. Cette nouvelle Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté du Bénin est le fruit d’un exercice participatif qui a associé étroitement. la mise en place de dix groupes de travail. organisée en quatre (04) passages dont le premier s’est déroulé du 07 août au 25 novembre 2006 et a touché près de 18 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire • • • • SCRP 2007-2009 . à chacune des étapes. l’environnement (05 au 09 novembre 2006) et le VIH-SIDA (28 février au 02 mars 2007) . qui a permis de tirer les grandes leçons de la mise en œuvre de la SRP 1. Cette stratégie est assortie d’un Programme d’Actions Prioritaires (PAP). notamment le genre (14 novembre 2006). la population (14 novembre 2006). la définition des Orientations Stratégiques de Développement (OSD) 2006-2011. Après l’ébauche d’une Stratégie Intérimaire de Réduction de la Pauvreté (SRP. et qui ont travaillé sur les thématiques majeures de développement pour relever les problèmes majeurs. Dans cette première stratégie. de programmation et de budgétisation des actions du Gouvernement. couvrant la période 2007-2009.Version Finale iii . • le forum national sur la nouvelle Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté qui a regroupé tous les acteurs du processus et a permis de définir les principes directeurs qui ont guidé l’élaboration de la Stratégie . regroupant toutes les parties prenantes (« stakeholders »). bâti autour des axes stratégiques et réparti par secteur et par ministère. et vise à consolider les acquis du précédent tout en mettant l’accent sur la diversification de l’économie et l’intensification de la croissance afin d’accélérer la lutte contre la pauvreté et la marche du Bénin vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).RESUME EXECUTIF RESUME EXECUTIF Depuis 1999. la réalisation d’une Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages (EMICoV). le Bénin s’est engagé dans la mise en œuvre d’une stratégie nationale de réduction de la pauvreté pour un développement humain durable. une stratégie triennale (2003-2005) a été définie et a servi depuis lors comme cadre stratégique de référence. les droits de l’homme (14 et 15 novembre 2006) . 2000). qui présente les grandes lignes de la vision de développement à moyen terme du Gouvernement de laquelle découle la SCRP. les opérateurs économiques et la société civile. dont les principales sont les suivantes : • l’évaluation de la SRP 2003-2005. évaluer les politiques et programmes en cours et proposer des révisions pour les trois prochaines années afin d’accroître les effets sur la croissance pour la réduction durable de la pauvreté au Bénin .

l’atteinte des OMD en 2015 semble compromise. Toutefois. qui ont permis à toutes les parties prenantes de s’approprier le contenu de la SCRP. la SRP 2003-2005 a traduit la volonté du Gouvernement de développer une stratégie nationale opérationnelle en concertation avec les Partenaires Techniques et Financiers. notamment la relance du secteur privé et le développement des pôles de croissance sectoriels et régionaux . le Gouvernement a réalisé l’enquête EMICoV. (ii) la sous-estimation du rôle que joue le capital humain dans le processus de croissance et de réduction de la pauvreté . et (iv) la faiblesse de l’implication des communautés locales au processus de développement. la SRP 2003-2005 a servi d’instrument de dialogue entre le Gouvernement et les bailleurs de fonds.Version Finale iv . l’évaluation de la SRP 2003-2005 a relevé que cette participation n’a pas été suffisante pour prendre en compte les aspirations de toutes les couches de la société. Mieux que tout autre document stratégique. d’adopter deux programmes économiques et financiers appuyés par le FMI et d’atteindre le point d’éligibilité à l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE). et les canaliser plus efficacement vers la lutte contre la pauvreté. Enfin. Concernant la mise en œuvre des réformes. au rythme actuel. des avancées importantes ont été faites dans la généralisation de l’approche participative pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies multisectorielles ainsi que pour le suivi-évaluation des stratégies. Au plan institutionnel. Cette enquête quantitative a été complétée par une évaluation qualitative de la pauvreté et SCRP 2007-2009 . En particulier. Cette contre-performance relative s’explique par : (i) une attention insuffisante donnée aux questions de diversification et de croissance. • l’organisation de consultations avec les différentes structures nationales. l’évaluation de la SRP 2003-2005 montre que même si de nombreuses réformes ont été entreprises. d’identifier ses caractéristiques ainsi que ses déterminants afin d’affiner les politiques de lutte contre la pauvreté au Bénin. Cette enquête a pour objectif d’évaluer l’ampleur de la pauvreté. Elle a permis de développer la pratique des missions conjointes et des appuis budgétaires. De même. Globalement. la SRP 2003-2005 a constitué le premier cadre de référence pour structurer et coordonner les interventions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) en appui aux programmes du Gouvernement. force est de constater que les résultats n’ont pas atteint les objectifs fixés en terme de croissance et de réduction de la pauvreté. La pauvreté au Bénin Dans le souci de bâtir une nouvelle stratégie efficace de réduction de la pauvreté.RESUME EXECUTIF national. Cette implication s’est développée progressivement et a permis aux différents acteurs de mieux s’approprier la stratégie. Les acquis de la mise en œuvre de la SRP 2003-2005 La mise en œuvre de la SRP 2003-2005 a permis de réaliser des avancées notables aussi bien sur le plan institutionnel que dans l’exécution des reformes et dans les résultats en terme de développement durable. (iii) la sous-estimation des limites internes de l’Administration publique face aux changements qu’impliquent les principes de la gestion axée sur les résultats et de la bonne gouvernance . la SRP 2003-2005 a été l’une des premières occasions d’associer la société civile et le secteur privé au processus d’élaboration d’un document d’orientation de développement au Bénin. et qui a permis d’élaborer le profil de la pauvreté et de recueillir les aspirations des populations à la base . départementales et locales.

à la diversification. les analyses montreraient que la pauvreté d’existence2 (c'est-à-dire les conditions matérielles non monétaires de vie des populations) semble avoir légèrement reculé au Bénin (de 43 à 41 %). C’est pour cette raison que le Gouvernement est déterminé à accélérer les réformes afin de diversifier l’économie et de 1 2 Le taux de pauvreté monétaire est la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté monétaire. Les principaux axes stratégiques de la SCRP L’analyse des déterminants et de l’évolution de la pauvreté a clairement montré que la croissance économique est l’élément central dans la réduction de la pauvreté. qui repose sur une série de consultations participatives auprès des ménages menée sur l’ensemble du territoire national. la SCRP se veut être le cadre d’opérationnalisation des ambitions du Gouvernement. l’incidence étant de 27% en moyenne en milieu urbain contre 40. selon les résultas des enquêtes de perception sur la pauvreté subjective3.6% en zone rurale. Ces moindres performances résultent en grande partie de la faible diversification et du manque de compétitivité de l’économie. et « intégrateur » visant à en renforcer la cohérence et les complémentarités afin d’accélérer la croissance et répondre à l’attente des populations. et par conséquent à la croissance et la réduction de la pauvreté. promouvoir la bonne gouvernance et renforcer le secteur social pour soutenir la lutte contre la pauvreté et le développement humain durable. Les résultats partiels et provisoires de l’EMICOV révèleraient notamment que : (i) le taux de pauvreté monétaire1 au Bénin en 2006 demeure encore élevé et semble même avoir augmenté par rapport à 2002 (résultat de l’enquête QUIBB) . . Toutefois. Entre 2002 et 2006. alors que de leur coté. les ménages béninois estiment qu’ils vivent de plus en plus difficilement. Elle est donc un cadre à la fois « fédérateur » visant à mettre ensemble et en harmonie les politiques sectorielles. de budgétisation/financement et de suivi des programmes sectoriels du Gouvernement. par contraste avec la pauvreté monétaire. C’est pourquoi pour cette nouvelle édition de la stratégie. la SCRP constitue aussi le cadre de programmation. (ii) la pauvreté au Bénin varie considérablement selon les zones de résidence. SCRP 2007-2009 . la stagnation économique semble être la principale cause de la dégradation de l’incidence de la pauvreté monétaire au Bénin. Axe 1 : Accélération de la croissance Le rythme de croissance des dernières années a été bien en-dessous des objectifs du SRP 20032005 et nettement insuffisant pour donner au Bénin les moyens en ressources propres pour soutenir la lutte contre la pauvreté et atteindre les ODM.Version Finale v . La pauvreté d’existence est le niveau de pauvreté défini à partir des conditions matérielles d’habitation de la population 3 La pauvreté subjective mesure la perception de la population sur ses propres conditions de vie. les autorités béninoises entendent mettre l’accent sur les politiques de diversification en vue d’accélérer la croissance économique. et donc un frein à l’investissement. les concertations nationales ont montré que la corruption est un facteur nuisible à l’environnement des affaires. De plus.RESUME EXECUTIF de ses déterminants basée sur les perceptions des populations. Elle a été bâtie autour de cinq axes stratégiques qui sont déclinés en domaines d’intervention prioritaires qui précisent les actions et les mesures à mettre en œuvre au cours de la période 20072009. Se fondant sur les Orientations Stratégiques de Développement visant à faire du Bénin un pays émergent. Grâce à un PAP détaillé et bien en cohérence avec les budgets de programmes sectoriels par le biais d’un Cadre des dépenses à moyen terme renforcé (CDMT).

les populations ont cité. qui déterminent la qualité de la vie. Axe 4 : Promotion de la bonne gouvernance Le renforcement de la gouvernance. En effet. développement social. En plus des domaines présentant des faiblesses qui affectent la croissance (gouvernance. et (iii) l’hydraulique et l’assainissement. constitue un facteur essentiel pour le succès des stratégies de promotion du secteur privé et l’amélioration de l’efficacité des dépenses et des actions du gouvernement. et aussi à offrir des services essentiels aux populations (accès aux routes. A juste titre. Le Gouvernement a retenu trois domaines prioritaires dans le secteur des infrastructures. qui se concrétisera à travers la mise en œuvre de grands travaux programmés dans le PAP. et donc les fondements de la croissance économique à moyen et long termes. Les programmes de la SCRP pour le développement et la valorisation du capital humain sont regroupés en quatre (4) domaines d’intervention prioritaires. le gouvernement a retenu quatre domaines prioritaires d’intervention directe pour intensifier la croissance. le Gouvernement travaillera à renforcer la bonne gouvernance pour accroître l’efficacité et l’efficience dans la gestion des affaires publiques.).). à l’eau. C’est pourquoi le Gouvernement en a fait un axe stratégique essentiel de la SCRP. à savoir : (i) la promotion d’un système éducatif de développement. EIles contribuent à relier les opérateurs aux marchés. notamment: (i) la stabilisation du cadre macroéconomique . notamment: (i) les infrastructures de transport. Elles contribuent donc à la fois à la croissance et à l’amélioration du cadre de vie des populations. et (ii) le renforcement de l’Etat de droit et des libertés individuelles. (iii) l’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de santé et de nutrition. un effort soutenu pour protéger l’environnement et gérer les ressources naturelles de façon durable. Les programmes prioritaires dans ce domaines concernent: (i) l’accélération des réformes administratives . (ii) le renforcement de la formation professionnelle en adéquation avec les besoins du marché du travail . SCRP 2007-2009 . Cet axe renforce la sphère sociale. etc. la corruption et plus généralement les manquements à la gestion saine des affaires publiques comme déterminants importants de la pauvreté au Bénin. Axe 3 : Renforcement du capital humain Le renforcement et la valorisation des ressources humaines constituent un autre pilier de la stratégie. mais aussi le capital humain. Axe 5 : Développement équilibré et durable de l’espace national L’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté impliquent d’une part une attention accrue aux disparités régionales et des actions ciblées en vue de promouvoir une plus grande équité territoriale dans la distribution des investissements sociaux et économiques et.5 à 7% à l’horizon 2009.Version Finale vi . Axe 2 : Développement des infrastructures Les infrastructures économiques jouent un rôle stratégique dans le processus de développement. de l’autre. (iii) la promotion de nouvelles filières porteuses pour les exportations. etc. (ii) la dynamisation du secteur privé . lors des consultations participatives. et donc la réussite de la SCRP. et (iv) le renforcement de la protection et de la solidarité sociale.RESUME EXECUTIF relever le taux de croissance de 6. et (iv) la promotion de l’intégration régionale. y compris la lutte contre la corruption. (ii) l’énergie. infrastructure. à réduire les coûts des facteurs et améliorer la compétitivité de l’économie. C’est pourquoi au cours des trois prochaines années.

Comme conséquence de l’amélioration des recettes et la croissance prudente des dépenses. la question du développement équilibré et durable de l'espace national. C'est fort de cela que le Gouvernement a retenu comme axe stratégique de la SCRP. Le volume des dépenses rapporté au PIB se stabiliserait autour de 24% entre 2007 et 2009 contre 21% sur les trois années de la SRP (20032005). Cette croissance est induite aussi par une augmentation d’environ 3 points du taux d’investissement. (ii) l'émergence de pôles de développement et de croissance .5 en moyenne sur la période 2007-2009. passant de 5% en 2006 à environ 7% du PIB entre 2007 et 2009. le Gouvernement veut asseoir tous les efforts de développement sur une répartition équilibrée et durable des activités et des infrastructures dans l'espace. infrastructures. Ces ressources sur la période du programme seront consacrées à des dépenses courantes représentant en moyenne 15 % du PIB et des dépenses d’investissement représentant en moyenne 9% du PIB. passant de 22% du PIB en 2006 à 25% en 2009. Ceci porterait la croissance du PIB par tête à 2. agriculture. Pour corriger les disparités spatiales. Par ailleurs. et (iii) l'environnement.1 % du PIB en 2006 pour atteindre l’objectif communautaire de 17% en 2009. L'aménagement du territoire. dans le cadre de l’évaluation des coûts de la stratégie d’atteinte des OMD. le ratio des recettes fiscales au PIB connaîtra une progression favorable. en raison des dépenses supplémentaires nécessaires à la mise en œuvre des programmes prioritaires de la stratégie. L’accélération de la croissance provient essentiellement du dynamisme attendu des activités de commerce et des transports. Grâce à la mise en œuvre des mesures d’intensification de la mobilisation des ressources. prendre une part active au développement. santé. ainsi que de la diversification et une plus grande contribution de la production du secteur primaire tournée vers les exportations (agriculture d’exportation). Ces programmes ont été révisés afin de ramener les coûts dans les enveloppes sectorielles respectives pour mettre en cohérence le cadre macroéconomique d’ensemble avec les cadres sectoriels des dépenses à moyen terme (CDMT).5% sur la période 2007-2009 pour une croissance démographique projetée à 2. notamment l’élargissement de l’assiette fiscale et à l’amélioration du rendement des régies financières. passant de 15.RESUME EXECUTIF chaque composante du territoire national doit. tout en jouissant des retombées de la croissance économique nationale. grâce à un accroissement sensible des investissements publics et aux effets attendus de l’amélioration du cadre des affaires sur l’épargne et l’investissement privé.5% sur la période 2004-2006 à 6. La mise en œuvre effective de la SCRP permettrait de porter le taux moyen de croissance économique de 3. environnement et genre) ont élaboré des programmes et en ont estimé le coût. à savoir: (i) le développement durable des régions et des localités. SCRP 2007-2009 . la gestion des ressources naturelles et le cadre de vie. eau et énergie. la protection de l'environnement et la décentralisation sont les principaux outils grâce auxquels le Gouvernement entend accompagner la mise en œuvre des politiques sectorielles et conduire le Bénin vers le groupe des pays émergents.9% sur la période. au regard de ses potentialités. certains secteurs (éducation. Le cadrage macroéconomique et budgétaire L’élaboration du cadre macroéconomique et financier a été faite en tenant compte des orientations stratégiques ainsi que des politiques macroéconomiques et sectorielles décrites ci-dessus. le déficit budgétaire reste contenu.Version Finale vii . Le cadrage macro a été suivi d’un cadrage budgétaire à moyen terme (CDMT) qui répartit les ressources en enveloppes budgétaires pour les différents secteurs selon les secteurs prioritaires de la SCRP. Les programmes prioritaires de cet axe sont regroupés en trois composantes.

les programmes prioritaires et les projets touchent tous les secteurs. ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre de la "Déclaration de Paris" sur l’efficacité de l’aide. et aux infrastructures représentent en moyenne respectivement 31%. Le coût de la stratégie et le financement La SCRP est une stratégie intégrée car les axes stratégiques.RESUME EXECUTIF Le Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) Le CDMT donne une indication sur l’affection des ressources projetées par le cadrage macroéconomique. la mobilisation de l’épargne nationale et la promotion de la microfinance.5 milliards en 2009.Version Finale viii . Le Gouvernement s’emploiera par ailleurs à mettre en place toutes les conditions requises pour favoriser la participation du secteur privé au financement de la stratégie. une liste minimale d’indicateurs de suivi de la SCRP et des OMD a été élaborée . De même. ces indicateurs de suivi seront actualisés avec les résultats des enquêtes EMICOV et EDS (Enquête Démographique de Santé) SCRP 2007-2009 . l’introduction de nouveaux instruments de financement. 8% et 12% sur la période de la SRP 2003-2005. Les évaluations indiquent que le coût total de la stratégie passerait de 631. Le Gouvernement est déterminé à poursuivre ses efforts de mobilisation des ressources internes et externes nécessaires au financement de la SCRP.5 milliards FCFA en 2007 à 776. aux secteurs de production et commerce. et renforcement du contrôle fiscal). La mise en œuvre et le suivi de la stratégie. le Gouvernement travaillera avec les partenaires au développement afin de mobiliser les ressources extérieures et mieux coordonner les divers appuis compte tenu des priorités de la stratégie. 11% et 19% des dépenses totales sur la période 2007-2009 contre 28%. sur la base des priorités de la SCRP et des besoins de financement des programmes prioritaires. le Gouvernement entend poursuivre les réformes en cours pour l’assainissement des finances publiques et l’amélioration du cadre fiscal (élargissement de l’assiette fiscale. le renforcement de la bancarisation du pays. Ces programmes prioritaires consomment une part importante des ressources des ministères sectoriels. modernisation de l’administration fiscale et douanière. Cela passe par la promotion des Investissements Directs Etrangers (IDE). le Gouvernement compte mobiliser les ressources sur les marchés financiers nationaux et sous régionaux. Ce partenariat continuera dans le cadre du processus consultatif mis en place pour l’élaboration de la SCRP. les ressources allouées aux secteurs prioritaires restent conformes aux objectifs de la stratégie . Ainsi. Pour le suivi. Le nouveau dispositif de mise en œuvre et de suivi décrit dans le document se base sur une approche privilégiant la responsabilisation des structures chargées directement de mettre en œuvre les différents projets et programmes contenus dans le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) de la SCRP. autres secteurs sociaux). De manière pratique. soit un taux de croissance annuel de l’ordre de 11%. les dépenses allouées aux secteurs sociaux (éducation. santé. Enfin.

La première partie. est le résultat d’un exercice participatif de planification stratégique auquel toutes les composantes de la société béninoise ont été associées. La mise en œuvre de la SCRP nécessitera le soutien de la communauté internationale pour consolider les acquis du processus de développement des dernières années et assurer le décollage économique que souhaitent les béninoises et les béninois. 3. La présente Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP). qui traite du contexte et de la démarche d’élaboration de la SCRP (chapitre 1). La SCRP a bénéficié tout au long de son élaboration d’un engagement soutenu de la société civile. Cette ambition se reflète dans la volonté de créer les conditions nécessaires à une croissance économique accélérée et d’une réduction notable de la pauvreté dans le pays. 5. qui couvre la période 2007-2009. 4. des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et des Orientations Stratégiques de Développement (OSD). Le document est constitué de dix (10) chapitres regroupés en trois (3) parties. La deuxième partie décrit les cinq (5) axes stratégiques et les domaines d’interventions prioritaires qui guideront l’action du Gouvernement au cours de la période 2007-2009 (chapitre 4 à chapitre 8). la dernière partie du document présente le cadrage macroéconomique et budgétaire (chapitre 9). présente sommairement les acquis de la première Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP 2003-2005) (chapitre 2) et décrit la situation des conditions de vie et de la pauvreté sur la base des premiers résultats provisoires et partiels de l’Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages (EMICOV) en cours de réalisation (chapitre 3).INTRODUCTION INTRODUCTION 1. Enfin. Elle constitue le cadre de référence en matière de développement socio-économique du Bénin pour la période 2007-2009 et le document de référence pour le dialogue entre le Gouvernement et les PTF. Les axes stratégiques et les domaines d’intervention prioritaires retenus s’inscrivent dans la vision de "Bénin 2025 Alafia". et traite des mécanismes de mise en œuvre et de suivi-évaluation de ladite stratégie (chapitre 10). Les stratégies et politiques sectorielles découlant de la SCRP seront affinées et/ou réajustées pour mieux préciser les actions envisagées en vue de faciliter leur mise en œuvre. Le Gouvernement a pour ambition de transformer le Bénin en un pays émergent à l’horizon 2011. du secteur privé et des Partenaires Techniques et Financiers (PTF). . 2.

PREMIERE PARTIE : ETAT DES LIEUX SCRP 2007-2009 .Version Finale .

Conscient que l’accélération de la croissance constitue une condition nécessaire à la réduction de la pauvreté. la première Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) couvrant la période 20032005 a été adoptée en septembre 2002. conformément à la "Déclaration de Paris" (Voir encadré 1). les institutions et les procédures des pays partenaires. Harmonisation : les donneurs s’emploient à mieux harmoniser leurs actions et à leur conférer une plus grande efficacité collective. Alignement : les donneurs font reposer l’ensemble de leur soutien sur les stratégies nationales de développement. Gestion axée sur les résultats : la gestion et les processus de décision relatifs aux ressources affectées au développement sont améliorés en vue d’obtenir des résultats. La SRP 2003-2005 avait mis un accent particulier sur les secteurs sociaux. La SCRP 2007-2009 constitue le cadre de référence du Gouvernement en matière de dialogue avec les PTF et se veut être un cadre d’opérationnalisation des Orientations Stratégiques de Développement (OSD) 2006-2011. le Gouvernement a élaboré des rapports annuels rendant compte de l’état d’avancement des programmes et projets prioritaires retenus dans le cadre de la SRP et des résultats atteints.CHAPITRE 1 : CONTEXTE ET DEMARCHE D’ELABORATION DE LA SCRP CHAPITRE 1 : CONTEXTE ET DEMARCHE D’ELABORATION DE LA SCRP 1. Au Bénin.1 Contexte 6. Elle est basée sur un principe d’engagement mutuel pour améliorer l’efficacité de l’aide.Version Finale 3 . L’objectif visé par la SCRP est d’accélérer la croissance économique pour réduire durablement la pauvreté. Encadré 1 : Résumé de la Déclaration de Paris La Déclaration de Paris a été signée en mars 2005 par des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des pays partenaires y compris le Bénin. Déclaration de Paris SCRP 2007-2009 . La SCRP contribuera également à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et servira de mécanisme de mobilisation et de coordination des ressources. Responsabilité mutuelle : les donneurs et les pays partenaires se tiennent mutuellement responsables des résultats obtenus en matière de développement. Elle a constitué le premier véritable exercice de planification participatif et intersectoriel qui a servi de cadre unique de dialogue entre le Gouvernement et tous les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). 7. le Gouvernement a adopté une vision ambitieuse et dynamique de développement que traduit la SCRP 2007-2009. Les engagements s’articulent autour de cinq (05) grands principes. Appropriation : les pays partenaires exercent une réelle maîtrise sur leurs politiques et stratégies de développement et assurent la coordination de l’action à l’appui au développement. Source : OCDE . La préparation de ces rapports annuels a permis au Gouvernement de procéder aux revues annuelles des programmes avec les PTF. Pendant la mise en œuvre de la SRP 1. et comprend un cadre pratique et concret visant à améliorer la qualité de l’aide et son impact sur le développement.

L’objectif de ce forum était d’identifier les différents acteurs du processus et de définir les principes directeurs d’élaboration de la SCRP 2007-2009. l’élaboration de la SCRP 2007-2009 a impliqué tous les acteurs du développement.Version Finale 4 . (iv) secteur privé et emploi . (viii) l’organisation de consultations avec les structures nationales. Le forum a débouché sur une feuille de route. Le processus d’élaboration s’est articulé autour de la démarche suivante : (i) le lancement officiel du processus . de faire l’analyse des contraintes au développement du secteur. infrastructures et équipements de base . Elle a permis de marquer la volonté du Gouvernement à poursuivre son engagement de lutter contre la pauvreté à travers une croissance économique accélérée. 9. Le rapport d’évaluation a fait l’objet d’une validation nationale par les représentants de toutes les couches impliquées dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques et programmes.2 Processus participatif d’élaboration de la SCRP 8. Au sein des groupes thématiques. (v) l’élaboration des Orientations Stratégiques de Développement (OSD) 2006-2011 . 10. Le travail des groupes thématiques a permis d’établir un diagnostic stratégique du domaine concerné. (vi) agriculture. d’estimer les coûts nécessaires pour la réalisation des OMD . (vii) la réalisation de l’Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages (EMICoV). et (xi) les travaux de validation et d’adoption de la SCRP. la société civile dans sa composition la plus large. La cérémonie de lancement officiel des travaux d’élaboration de la SCRP a eu lieu le 03 février 2006. Toutes les composantes de la société béninoise ont pris part à cette cérémonie. de la société civile et du secteur privé. (iii) macroéconomie et secteurs porteurs de croissance . marquant ainsi leur engagement au processus participatif. (ii) environnement et cadre de vie . (x) la mise en place d’un comité de rédaction de la SCRP . (v) bonne gouvernance. 11. décentralisation et renforcement des capacités . (ix) la définition des axes stratégiques de la SCRP 2007-2009. départementales et locales. permettant ainsi aux participants de s’approprier les leçons de la mise en œuvre de la SRP 2003-2005. Le forum national sur l’élaboration de la SCRP a regroupé plus d’une centaine de participants représentant les départements ministériels et leurs principaux services techniques. (vi) la réalisation d’ateliers sur des thématiques. (ix) pauvreté et ciblage et (x) suivi-évaluation. dont les syndicats. SCRP 2007-2009 . (iii) la mise en place de groupes thématiques de travail . (viii) technologies de l’information et de la communication . (iv) le forum national sur la nouvelle Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté . de la société civile. (vii) sécurité et paix . le secteur privé et la plupart des PTF.CHAPITRE 1 : CONTEXTE ET DEMARCHE D’ELABORATION DE LA SCRP 1. des sous-groupes de travail ont été mis en place pour l’évaluation des besoins nécessaires pour la réalisation des OMD. ressources naturelles et questions foncières . (ii) l’évaluation de la SRP 2003-2005. L’évaluation de la SRP 2003-2005 a donné lieu à une consultation élargie qui a permis de recueillir les appréciations de l’administration publique. du secteur privé et des PTF. Se fondant sur les insuffisances du processus participatif notées lors de l’évaluation de la SRP 2003-2005 et prenant en compte les principes de la gouvernance concertée. Il a ainsi permis de dégager les priorités stratégiques susceptibles d’accélérer la croissance et de réduire durablement la pauvreté au cours des trois prochaines années. Dix (10) Groupes Thématiques (GT) ont ensuite été constitués sur les thèmes suivants : (i) secteurs sociaux. Chaque groupe thématique était composé de membres de l’administration. des collectivités locales. 12.

mais également les aspirations de toutes les couches de la société et de mettre à jour le profil de pauvreté. Un groupe de travail composé de cadres de l’administration publique et de personnes ressources s’est réuni pour arrêter le choix des axes stratégiques de la SCRP 2007-09 sur la base des rapports des groupes thématiques et des Orientations Stratégiques de Développement 20062011. et de prendre en compte les préoccupations exprimées par certains groupes vulnérables. 15. des consultations ont été organisées à tous les niveaux. A la suite des élections présidentielles de mars 2006.CHAPITRE 1 : CONTEXTE ET DEMARCHE D’ELABORATION DE LA SCRP 13. La démarche a permis de regrouper les acteurs de la société civile par localité pour recueillir leurs aspirations. Au niveau national et départemental. Il contient six (6) orientations stratégiques qui sont soutenues par des mesures transversales relatives aux conditions de mise en œuvre de ces orientations. l’Assemblée Nationale et le Conseil Economique et Social ont été consultés pour donner leurs points de vue sur les priorités de la SCRP en matière de lutte contre la pauvreté pour les trois prochaines années. 16. De plus. Cette originalité découle également de l’intégration de deux modules « Gouvernance » et « Perception de la pauvreté » dans le questionnaire. mis sous forme de propositions leurs préoccupations relatives à la SCRP 2007-2009. Afin de prendre en compte les questions transversales de la SCRP. un groupe responsable de la rédaction de la SCRP a été mis en place. L’originalité de cette enquête réside dans sa représentativité au niveau communal et dans le couplage du premier passage avec l’Enquête Démographique et de Santé (EDS). Les rapports des groupes thématiques et la SCRP ont fait l’objet d’évaluations de conformité pour s’assurer de la prise en compte de ces questions transversales.Version Finale 5 . le nouveau Gouvernement a élaboré le document portant Orientations Stratégiques de Développement (OSD) du Bénin 2006-2011. Dans le même ordre d’idées. Il était composé de hauts cadres de l’administration. La SCRP constitue le document d’opérationnalisation des OSD sur la période 2007-2009. de professeurs d’Université et d’experts nationaux. 17. chacune en ce qui la concerne. 14. (ii) du genre. Ce document de moyen terme traduit les orientations socio-économiques de développement du Gouvernement et tient compte des aspirations et des besoins des populations à la base. Il s’inscrit dans la logique des OMD et la vision à long terme "Bénin 2025 Alafia". des études sur des thèmes transversaux et des ateliers de formation ont été organisés à l’intention de tous les acteurs concernés par ces questions. L’Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages (EMICoV) a été lancée en Août 2006 et couvre un échantillon de près de 18 000 ménages repartis sur l’ensemble du territoire national (voir encadré 2). l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) et l’Union des organisations syndicales ont. les consultations ont consisté à soumettre aux populations le projet de document de la SCRP pour recueillir leur adhésion sur les axes. Par ailleurs. Il s’agit notamment: (i) des perspectives décennales de développement. (iii) de l’environnement . Cette démarche permettra de recueillir non seulement des données quantitatives. Les préoccupations et aspirations ainsi recueillies ont été remises aux groupes thématiques qui avaient la charge de faire la synthèse des informations disponibles. les domaines d’interventions prioritaires et les actions correspondantes. Ces séances de consultations ont été l’occasion pour les populations de s’approprier le contenu de la SCRP. Pour garantir l’appropriation du processus et une meilleure compréhension des enjeux de la SCRP 2007-2009. et (v) le VIH/SIDA. La SCRP 2007-2009 . Ces informations ont été compilées sous la forme de propositions de la société civile. 18. (iv) des droits humains .

19. Organisation et Fonctionnement du Ministère du Développement de l’Economie et des Finances.CHAPITRE 1 : CONTEXTE ET DEMARCHE D’ELABORATION DE LA SCRP coordination a été assurée par le Secrétariat Permanent de la CNDLP4.Version Finale 6 . L’avant projet de document final de la SCRP a été transmis aux Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour appréciation. en sa séance du lundi 26 février 2007. est devenu la Cellule de Suivi des Programmes de Réformes Economiques et Structurelles avec le décret n° 2006-616 du 23 novembre 2006 portant Attributions. les stratégies sectorielles. Les travaux de ce groupe se sont appuyés sur les documents d’orientations stratégiques du Gouvernement. SCRP 2007-2009 . les recommandations des ateliers et des consultations pour déboucher sur le projet de document final de la SCRP 2007-2009. les rapports des groupes thématiques. 4 Le Secrétariat Permanent de la Commission Nationale pour le Développement et la Lutte contre la Pauvreté (CNDLP). Le document final de la SCRP a été adopté en Conseil des Ministres.

CHAPITRE 2 : LES ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 20. Globalement. A ce titre. a permis de réaliser des avancées notables dans l’utilisation de l’approche participative. Par ailleurs. Renforcement du cadre macroéconomique 23. Cette implication s’est développée progressivement et a permis aux différents acteurs de mieux s’approprier la stratégie. 2. et d’atteindre le point d’éligibilité à l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (I-PPTE). la concentration d’entreprises et la création d’emplois. l’appropriation des mécanismes d’élaboration et de mise en œuvre de stratégies multisectorielles et dans le domaine du suivi-évaluation. La mise en œuvre de la SRP 2003-2005. elle a servi d’instrument de dialogue entre le Gouvernement et les bailleurs de fonds. SCRP 2007-2009 . la stabilité macroéconomique a été maintenue durant la période 2003-2005. Le taux réel moyen annuel de croissance économique a été de 3. Son évaluation a aussi permis de dégager des enseignements qui ont inspiré l’élaboration de la SCRP 2007-2009. La SRP 2003-2005 a été l’une des rares occasions d’associer la société civile et le secteur privé au processus d’élaboration d’un document d’orientation de développement au Bénin. Enfin. Les acquis et les leçons apprises sont présentés dans les sections suivantes selon chacun des quatre axes stratégiques qui la composent. 22. Par contre. La mise en œuvre de la SRP 2003-2005 a permis d’atteindre des résultats concrets en matière d’amélioration des conditions de vie des populations. Le Gouvernement a également enclenché la mise en place d’une Zone Franche Industrielle (ZFI) pour favoriser l’investissement.Version Finale 7 . l’évaluation de la SRP a souligné que cette participation n’était pas encore suffisante pour prendre en compte les aspirations de toutes les couches de la société.1. Le taux d´inflation a été contenu dans la limite prévue par le pacte de convergence de l’UEMOA (inférieur à trois pour cent) et le solde de la balance courante s’est amélioré sur la période 2004-2005 en raison de l’évolution positive du solde des services et revenus.3% sur la période 2003-2005 contre un objectif annuel moyen de 7% prévu au cours de la période. Elle a permis de développer la pratique des missions conjointes et des appuis budgétaires. d’adopter deux programmes économiques et financiers appuyés par le FMI. la SRP 2003-05 a traduit la volonté du Gouvernement de développer une stratégie nationale opérationnelle en concertation avec les PTF. l’objectif de croissance que s’était fixé le Gouvernement n’a pu être atteint en raison notamment de chocs externes qui ont entraîné un ralentissement de l’activité économique. 21. la SRP 2003-2005 a également constitué le premier cadre de référence pour coordonner et canaliser les interventions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) en faveur de la lutte contre la pauvreté. Toutefois.

2 -0.9 5.8 12 51.7 3.4 3.6 2005 7.6 14.5 17.0 20.9 16.2 -0.9 2.7 3.3 14.0 2169 302 3.0 3.0 15.0 2299 310 2.8 20.3 0.1 9.4 15.9 18.8 -0.2 17.3 11.8 3.8 13.8 5.7 6.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 Tableau 1 : Indicateurs macroéconomiques (% du PIB sauf indication contraire) Période avant DSRP I 1990-94 1995-99 2000-02 Population (en millions) Taux de croissance démographique (en %) PIB (en milliards FCFA) PIB par tête (en milliers FCFA) Taux de croissance du PIB réel (en %) Taux de croissance par tête (en %) Investissement brut Investissement public brut Investissement privé brut Epargne intérieure brute Recettes totales Recettes fiscales Dépenses totales Masse salariale Solde primaire de base Exportations Importations Solde global Avoirs Extérieurs Nets (en mois d'importations) Encours de la dette Service de la dette Service de la dette (en % des exportations) Source : MDEF 4.6 3.0 19.8 1.5 10.9 7 40.3 644 131 3.6 15.1 11.8 Période DSRP I 2004 7. 2003-2005 7.3 0.5 14.2 17.5 19.4 4.0 18.1 1.3 19.9 2003 7.6 14.6 24.4 1.9 22.1 10 40.9 4 52.3 12.7 2.7 14.9 -0.8 11.7 5.1 0.3 5.8 22.1 Moy.6 14.6 4.6 19.2 16.1 21.2 11 40.2 6.1 12.4 15.1 7 59.Version Finale 8 .6 6.7 0.9 0.6 5.8 1.6 13.8 13.2 20.3 5.2 10.7 9 40.1 17.0 2067 296 3.2 0.3 0.2 3.8 16.5 10.3 0.8 3.0 -1.9 3.0 5.8 -2.7 6.7 0.3 24.3 6.9 9.1 13.4 16.3 12.2 3.4 2.6 8.2 23.7 10.0 2140 298 3.1 -1.3 1319 228 5.7 4.8 18.7 3.2 9.3 0.5 -0.8 5.7 20.4 14.5 SCRP 2007-2009 .2 16.8 14.6 3.2 1.3 1823 277 5.9 5.0 8.0 5.4 14.

l’espérance de vie se situe à 55 ans contre 48 ans en Afrique de l’Ouest en moyenne.2 31 Afrique de l’Ouest 48 53 15 87 2.2.5 60 Espérance de vie 60. Ainsi.Version Finale 9 . le Bénin a de meilleurs indicateurs. Globalement. Développement du capital humain 24. poids (% des enfants de .89%) est l’un des plus élevés en Afrique de l’Ouest et nécessite des actions d’adéquation avec la croissance économique.0 20.0 Taux d'alphabétisation Croissance de la population Taux de malnutrition Taux de mortalité SCRP 2007-2009 .0 Bénin Afrique de l'Ouest 50. Encadré 2: Quelques indicateurs de développement humain pour le Bénin Quelques indicateurs de développement humain pour le Bénin Espérance de vie a la naissance (années) Taux d'alphabétisation (% de jeunes entre 15-24) Taux de malnutrition. Par contre. le taux d’accroissement naturel de la population (2. et le taux de la population vivant avec moins de $1/jour est de 31% contre 60% en Afrique de l’Ouest.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 2.0 0.0 Population vivant avec moins de $1/jour 40.0 10.0 30.de 5 ans) Taux de mortalité. Comparativement aux autres pays de l’Afrique de l’Ouest. moins de 5 ans (par 1000) Croissance de la population (%) Population vivant avec moins de $1/jour (%) Source : Banque Mondiale (WDI 2006) Bénin 55 45 23 152 3. les indicateurs de développement humain au Bénin ont connu une amélioration notable.

Toutefois. des améliorations notables ont été enregistrées en matière de scolarisation des filles et de prise en compte des questions liées au genre.4 26.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 25. Au niveau de la santé. Note : (*) taux brut de scolarisation des filles rapporté à celui des garçons 2003 94 81 104 49 55. SCRP 2007-2009 . avec un indice de parité filles/garçons de 80%. Le taux de mortalité infantile était de 66. l’amélioration de la qualité de l’éducation et la réduction des disparités de toute nature demeurent des défis importants à relever.4. la mortalité néonatale et de la létalité du paludisme constituent des préoccupations majeures au regard des ambitions du pays d’atteindre les OMD. la tuberculose et le VIH/SIDA. les statistiques du Système National Intégré de Gestion Sanitaire (SNIGS) indiquent une amélioration sensible de la qualité des soins au cours de la période 20032005. Le taux d’accouchement assisté et le taux de fréquentation des services de santé s’établissent respectivement à 75% et 37% en 2005 conformément aux objectifs retenus. des progrès ont été observés dans l’amélioration de l’accès des populations à l’éducation. Tableau 2: Indicateurs clés de l’éducation INDICATEURS Taux brut de scolarisation dans le primaire Taux brut de scolarisation des filles dans le primaire Indice de parité filles/garçons en % (*) Taux brut d’admission à l’école primaire Taux d’achèvement du cycle primaire Ratio élèves / maître Source : Rapport d’avancement 2005 du DSRP . la mortalité maternelle et pour lutter contre les grandes endémies que sont le paludisme.Version Finale 10 . Le taux de consultation prénatale a atteint 90% en 2005 contre un objectif de 84%. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) était estimé à 94% en 2005.2 2005 94 83 80 99 54 50 Valeur cible DSRP 1 94 Nd Nd Nd Nd 51. Le Ratio ElèvesMaître (REM) était de 50 par rapport à un objectif de 51. Par contre. Au niveau de l’éducation. notamment au niveau de l’éducation de base. les taux encore élevés de mortalité maternelle. des efforts ont été faits pour réduire la mortalité infantile.8 pour mille contre un objectif de 65 pour mille. Par ailleurs. Notamment.7 2004 96 84 75 106 50 53.

un Observatoire de Lutte contre la Corruption (OLC) a été mis en place par le Gouvernement. Dans le cadre de l’amélioration des performances du secteur de la SCRP 2007-2009 . (iii) le renforcement de la capacité d’action de la société civile et du secteur privé . Pour la première fois. Les actions mises en œuvre dans le cadre de la SRP 2003-2005 ont permis d’améliorer l’accès à l’eau potable.1 140 VALEUR CIBLE DSRP 1 65 117 37 Nd 75 84 Moins de 6% 62.2 Nd 2004 66 105 39 86 76 76 2 135 2005 66. composé des cinq piliers prioritaires suivants : (i) la dynamisation du système de contrôle à travers le vote d’une loi anti-corruption . 29.5 27. Le taux de desserte en milieu rural est passé de 35% en 2002 à 41% en 2005. le plan d’opérationnalisation du programme intégré de renforcement des systèmes juridiques et judiciaires a été adopté et sa mise en œuvre se poursuit. les performances de 2004 ont dépassé le seuil des 1200 équivalents points d’eau.8 105 37 76. le recrutement de 40 magistrats et de 30 greffiers par an a été effectué par le Gouvernement. a favorisé cette bonne performance. Dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance et du renforcement de l’Etat de droit. le Gouvernement a adopté en 2005 un plan stratégique de lutte contre la corruption. 30. Par ailleurs. Aussi. Au niveau du secteur judiciaire. couplée à l’engagement de plusieurs bailleurs de fonds. Renforcement de la Gouvernance et des capacités institutionnelles 28.2 75 90 2.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 Tableau 3: Indicateurs clés de la santé INDICATEURS Taux de Mortalité Infantile (TMI) Taux de Mortalité Infanto juvénile (TMM5) Taux de Mortalité Maternelle (pour 100 000 naissances) Taux de fréquentation des services de santé Taux de fréquentation des services de santé pour les enfants de 0 à 5 ans Taux d’accouchements assistés par du personnel médical et/ou paramédical Taux de consultation prénatale Taux de prévalence du VIH-SIDA parmi les femmes enceintes au cours de visites prénatales dans les centres de santé Taux de létalité du paludisme pour 10000 habitants Source : Rapport d’avancement 2005 DSRP 2003 68 107 474 38 78 76 76 2. Pour renforcer le secteur de la justice. et (v) le renforcement de l’obligation de rendre compte et de lutter contre l’impunité.Version Finale 11 . en terme de création de points d’eau. soit un accroissement de 6 points. 2. Le secteur a doublé sa capacité de création de points d’eau. (ii) la promotion des réformes administratives et institutionnelles . pour renforcer les acquis dans ce domaine. la première enquête relative à la gouvernance et à la corruption est en cours et devrait permettre d’établir une base de référence pour suivre les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan Stratégique Anti-Corruption (PSAC) et dans l’instauration du mécanisme d’information du public. (iv) la création d’un environnement hostile à la corruption . L’amélioration de la planification et de l’exécution budgétaire dans le secteur.3.

Dans le but d’accroître l’efficacité des dépenses dans un cadre de gestion transparente. Dans le domaine de la décentralisation et de la déconcentration. et l’amélioration du cadre juridique et réglementaire des institutions de micro finance. 2. et ceux-ci et les Maires d’autre part. la mise en place du fonds de soutien à la micro finance.4. la gestion des actes administratifs de leurs personnels et mis en place un cadre technique d’intégration et de coordination des réformes administratives composé des Secrétaires Généraux des Ministères. le Gouvernement a également renforcé les capacités des acteurs du secteur à travers des formations et l’amélioration du traitement des magistrats. de façon progressive un dispositif de suivi. Le Gouvernement a mis en place l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) et a renforcé les structures de promotion de l’emploi. Au niveau de la réforme de la Fonction Publique. Il a créé un cadre organisationnel intégré pour la conduite de la réforme sur la déconcentration et a mis en place un mécanisme de collaboration entre les Préfets et les services déconcentrés d’une part. de mieux gérer le personnel de l’Etat et de limiter l’introduction dans le circuit d’actes de nomination ou d’avancement frauduleux. des textes relatifs au cadre budgétaire et comptable des collectivités locales ont été adoptés. notamment à travers le renforcement des capacités des acteurs des institutions concernées. De même. le Gouvernement a entrepris une réforme du système budgétaire qui vise à : (i) généraliser à tous les ministères la gestion budgétaire axée sur les résultats. De même. 35. le Gouvernement a initié un programme de renforcement des capacités des collectivités locales en matière de gestion budgétaire. Le Gouvernement reconnaît toutefois que certaines structures prévues dans le dispositif telles que les Comités Départementaux de Suivi (CDS) n’ont pas fonctionné comme elles le devraient. et (iii) rationaliser et informatiser le circuit de la dépense.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 justice. et (iii) mettre en place un système de contrôle indépendant en vue de lutter contre la corruption dans les marchés publics. 31. Pour éviter que le transfert de la gestion des crédits n’affaiblisse la qualité de la dépense publique. l’appui à la création de la Banque Régionale de Solidarité (BRS) et de son antenne locale béninoise. 32. à travers les budgets-programmes. il a délégué par décret aux ministères en charge de l’Education. Promotion de l’emploi et le renforcement des capacités des pauvres 36. 33. le Gouvernement a mis en place un Fichier Unique de Référence qui permet de connaître exactement les effectifs des fonctionnaires payés. 34. Des indicateurs de suivi-évaluation ont été définis et ont servi à la préparation des rapports d’avancement. La mise en œuvre de la SRP 2003-2005 a en outre permis de mettre en place. (ii) moderniser les procédures de passation des marchés. Ces réformes ont permis de mettre en place un nouveau cadre institutionnel pour : (i) accroître la transparence et l’efficacité dans la passation des marchés publics . (ii) transférer certaines responsabilités de gestion de dépenses publiques du Ministère chargé des Finances vers les ministères sectoriels et les structures déconcentrées de l’administration .Version Finale 12 . SCRP 2007-2009 . différentes réformes ont été entreprises par le Gouvernement au niveau de la passation des marchés publics. des avancées importantes ont été faites. Dans le domaine de la microfinance.

Cet engagement est d’autant plus nécessaire que les progrès réalisés à ce jour ne permettront probablement pas d’atteindre les cibles des OMD fixées en 2015 comme l’indique le tableau 4. Eliminer l'extrême pauvreté et la faim 40. téléphone) . (iii) prévenir et résoudre les problèmes dûs à la transhumance . électricité. Par ailleurs. (iii) le développement des infrastructures communautaires de base (routes. l’indicateur de pauvreté monétaire s’est établi à 28. 38. des filles dans les établissements scolaires et les centres d’apprentissage.Version Finale 13 . La pauvreté est plus marquée en milieu rural qu’en milieu urbain. (ii) la diversification de la production agricole. Etat des lieux : Dans le domaine de l’éducation. la pauvreté persiste. (i) moderniser l’agriculture et améliorer l’accès des populations aux services sociaux essentiels . Etat des lieux: Au Bénin. l’adoption et la mise en œuvre des textes et lois relatifs à la protection des enfants et en particulier. Ainsi. Assurer une éducation primaire pour tous 42.5 Situation des OMD au Bénin 39. les principes de base tels que le renforcement de la bonne gouvernance. (ii) désenclaver les zones par le développement de pistes de desserte rurales . Au niveau de la promotion du développement communautaire. en matière de sécurisation des zones vulnérables. et (viii) l’accélération de la réforme foncière. eau. Enfin.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 37. des projets et programmes ont été mis en œuvre pour. Il existe SCRP 2007-2009 . Moins d’un quart des enfants de moins de 5 ans sont mal nourris. (v) la mise en œuvre effective de la politique nationale de promotion de la femme . l'analphabétisme. En effet. et (iv) assurer la maîtrise de l’urbanisation et de la gestion des villes. le VIH/SIDA et les autres maladies. le Gouvernement du Bénin a renouvelé son engagement de mettre en œuvre des politiques publiques nécessaires pour la lutte contre la pauvreté et la faim. (iv) le renforcement des capacités de gestion et d’absorption des ressources publiques . la dégradation de l'environnement ainsi que la discrimination à l'égard des femmes. De 29. le dialogue social et la mise en œuvre effective de la décentralisation sont de nature à jouer un rôle déterminant dans la stratégie de réduction de la pauvreté. 2. 41. la proportion des enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition a connu une évolution erratique depuis 1996 avant de se stabiliser à 30% entre 2003 et 2005.5% en 2002. (vi) l’accélération de la croissance et une meilleure redistribution . Les paragraphes suivants font le point sur l’avancement des principaux indicateurs des OMD et décrivent succinctement les défis à relever pour atteindre les objectifs fixés. La malnutrition des enfants de moins de 5 ans est en recul. En décidant d’œuvrer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). la promotion de l’accès des filles aux bourses d’excellence. notamment la gratuité de l’enseignement primaire pour les filles. les indicateurs globaux de l’instruction primaire affichent une tendance dont le maintien peut conduire à atteindre cet objectif.6% en 2000. Ces objectifs sont repris en détail dans les chapitres décrivant les axes stratégiques de la SCRP. les défis suivants sont à relever : (i) l’amélioration de l’accès des ménages au crédit dans le monde rural . des actions ont été menées. Dans le cadre de la protection sociale et de la promotion de la femme. Principaux défis: La persistance de la pauvreté appelle des actions efficaces. le Gouvernement a réalisé les schémas directeurs locaux d’aménagement de quelques villages pilotes pour rendre opérationnel le programme national de développement communautaire. La pauvreté monétaire reste à un niveau élevé et a peu baissé ces dernières années.

qui était de 82. (v) l’appui aux communes en infrastructures socio-communautaires .Version Finale 14 . est évalué à 94% en 2005. 43.8 en 2000 puis à 50 en 2005. (iv) l’amélioration du cadre institutionnel .9% à 83% et de 97. Si cette tendance est maintenue. Par contre. (x) l’effectivité de la gratuité de l’enseignement primaire. (ix) la dotation des écoles de cantines scolaires et la facilitation du transport . (ii) l’amélioration de l’accès à la scolarisation des filles et le maintien des enfants dans le système scolaire. Sur la même période. L’écart entre les filles et les garçons diminue considérablement : le nombre d’élèves filles pour 100 élèves garçons a connu une nette amélioration. la norme (une fille pour un garçon) pourrait être atteinte à l’horizon 2015. le taux de rétention des enfants dans le système ne s’est guère amélioré sur la période. passant de 39. le ratio élève /maître s’est considérablement dégradé. De plus. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) dans le primaire.9 en 1992 à 55.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 néanmoins d’importantes disparités entre les régions et entre les sexes. SCRP 2007-2009 . Principaux défis : Les principaux défis pour réussir l’accès universel à l’éducation primaire en 2015 sont : (i) la revalorisation de la fonction enseignante . (viii) la construction et l’entretien des écoles de formation .2% à 104%. Des efforts remarquables ont été accomplis pour concrétiser progressivement l’objectif de l’éducation primaire pour tous. (iii) le renforcement de l’effectif du personnel enseignant. passant de 67 en 2000 à 80 en 2005.8% en 2000. le taux brut de scolarisation (TBS) des filles et des garçons a progressé pour passer respectivement de 67.

Nombre d'enfants orphelins du SIDA 19. Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 4. Indice de la pauvreté monétaire 2. assurer l'instruction primaire à tous les enfants en âge d'aller à l'école 4. Taux de prévalence du VIH/SIDA chez les femmes enceintes de 15 à 24 ans 17. Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans 11.000 75% 90% 2% 10. Taux net de scolarisation dans le primaire 5. D'ici à 2015. D'ici à 2015. Proportion d'enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole 13. Taux de prévalence de la tuberculose 22. OMD-DSRP et OCS/MDEF SCRP 2007-2009 . Réussir d'ici 2015. à améliorer sensiblement la vie d'au moins 2/3 des béninois vivant dans des taudis 76% 100% 67. Réduire la prévalence des IST/VIH/SIDA 6. Taux de fréquentation des services de santé (soins curatifs) 23.7% 54% 62% 0.1% 32810 116 pour 1000 140 pour 1000 4.Taux d'alphabétisation 7. Réduire le taux de mortalité maternelle de 498 en 1996 à 390 pour cent mille naissances vivantes en 2015 14.5% 37% 0.5 pour mille en 1996 à 65 pour mille en 2015 Indicateurs retenus au Bénin 1. Taux d'achèvement au primaire 6. Taux d’incidence du paludisme 20. Rapport fille-garçon dans le primaire et le secondaire 8.4 pour 100.000 65. Taux de mortalité infantile 12.18% 10. Réduire la mortalité infantile 7. Assurer un environnement durable 10. Eliminer l'extrême pauvreté et la faim 2. le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable 11. PIB par unité énergétique consommée (rendement énergétique) 26.6% 100% 100% 100% 1 30% 1 65 pour 1.6% 99% 474. Proportion d'enfants souffrant d'une insuffisance pondérale 4. Assurer une éducation primaire pour tous 3. situation courante et chemin à parcourir au Bénin Objectifs Cibles 1.9% 30% 80.4 pour 1. Proportion de ménages ne disposant pas de latrine ou toilette 29.9% Stabilisé ND ND Stabilisé 100% 1% 34% ND ND 1.Version Finale 15 .2% 300 Valeur cible OMD en 2015 15% 16% 14. à tous les niveaux de l'enseignement en 2015 au plus tard 5. réduire de 50% le nombre de personnes souffrant de malnutrition 3.1% 3. Proportion de la population ayant accès à une source d'eau potable 28. Combattre le VIH/SIDA. Proportion d'unités d'habitation précaires Valeur courante 2004 de l’indicateur 36. Proportion d'accouchements assistés 15.9% 40. le paludisme et autres maladies 8. Taux de mortalité maternelle 5.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 Tableau 4 : OMD.3% ND 42% ND Source : Extrait du Rapport départemental sur les OMD au Bénin. Taux de létalité due au paludisme 21. Pourcentage des élus locaux par sexe (% des femmes) 9. Emission de dioxyde de carbone (par habitant) 27. Eliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d'ici à 2005 et.000 100% 100% 1.75 3. et avoir commencé à inverser la tendance actuelle 9. Réduire le taux de mortalité infantojuvénile de 166.2% 0. Intégrer les principes du développement durables dans les politiques nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales 7. Mode d'évacuation des ordures ménagères (Taux de collecte des ordures) 25.3% 48. Indice de Pauvreté Humaine 3.000 39% 100% 390 pour 100. Indicateur de participation de la femme 10. D'ici 2015. Taux de couverture en soins prénatals 16. Améliorer la santé maternelle 6. Réduire de 50% la proportion de la population béninoise vivant en dessous du seuil de pauvreté en faisant passer l'indice de pauvreté à 15% d'ici 2015 2. Superficie des terres protégées (en %) 24.356 146. Taux d'utilisation de la contraception 18. avoir maîtrisé le paludisme et autres grandes maladies. Réduire de moitié d'ici 2015.

49. SCRP 2007-2009 . 48.Version Finale 16 . 46. En matière de participation des femmes au processus de développement.9 points de 1992 (16%) à 2002 (21. Malgré cette évolution. les femmes n’occupent encore que 7.356). et (iii) l’application effective du Code des Personnes et de la Famille.2% des sièges parlementaires. S’agissant de la pandémie du SIDA. le taux d’alphabétisme des femmes de 15 à 24 ans est évalué à 31. sa stabilisation et son inversion posent encore des problèmes. Etat des lieux : Le taux d’alphabétisme des femmes de 15 ans et plus a progressé de 5. 38% en 2003 et 37% en 2005. pour assurer la prise en charge des soins de santé primaire et les rendre accessibles aux populations. l’objectif de la fréquentation des services de santé et la maîtrise des maladies prioritaires sera difficilement atteint.4% contre 56.9%). 45. santé. Tant que les ménages continuent de supporter plus de la moitié5 des coûts relatifs aux soins de santé. Les défis qui devront être relevés pour l’atteinte des cibles des OMD en 2015 sont : (i) l’information.315) et 2004 (0. 47. (ii) la lutte contre les pratiques culturelles néfastes à la santé . les ménages contribuent à hauteur de 52. (iii) le renforcement de la lutte contre l’insalubrité . (ii) la dotation des localités en infrastructures scolaires adéquates . 5 D’après les comptes économiques de la santé publiés en 2006. En 2002.3% au financement de la santé au Bénin. assainissement et autres infrastructures de base) dans les zones rurales en particulier . mais l’assistance de la mère à l’accouchement reste encore faible. ce qui traduit la faible participation de la femme béninoise au processus politique et de décision. Principaux défis : L’une des contraintes majeures à la réalisation des objectifs relatifs aux soins de santé primaires demeure l’insuffisance des ressources financières nécessaires pour effectuer les investissements en infrastructures de base. eau potable. Etat des lieux : En matière de santé maternelle et infantile.2% chez les hommes. (iv) la facilitation de l’accès aux services sociaux essentiels (éducation. La fréquentation des services de santé (soins curatifs) s’améliore mais le taux demeure encore faible : 35% en 2002. l’indicateur composite « Indicateur de Participation de la Femme » (IPF) a connu un accroissement de 13%.CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 44. Principaux défis : Les défis auxquels le Bénin doit faire face dans le cadre de la réalisation de cet objectif sont : (i) l’atténuation de l’effet des pesanteurs socioéconomiques et culturelles . entre 2001 (0. et (v) l’éducation des populations sur les causes de la mortalité infanto-juvénile et leur accessibilité à ces types de soins. des efforts appréciables ont été notés par rapport aux soins prénataux. Améliorer les soins de santé primaire. l’éducation et la communication pour un changement de comportement .

Les principaux défis à relever restent les contraintes à la mobilisation des ressources nécessaires en vue d’un changement de comportement compatible avec la préservation de l’environnement d’une part.70 0. le manque de compétitivité et la vulnérabilité de l’économie béninoise . (ii) la faible productivité. à un certain nombre de problèmes structurels tels que (i) la mauvaise gouvernance et la corruption . 51.7 0.6 72.67 0.6 0.0 21.75 Evolution du TMM5 de 1996 à 2002 par rapport au sentier des OMD 170 165 160 155 150 145 140 135 130 Pour 1000 naissances vivantes 167 160 146 146 142 1990 Réalisations 2000 2004 Sentier OMD 1996 Réalisations 2001 2002 Sentier OMD SCRP 2007-2009 .0 Evolution du rapport filles / garçons dans le primaire de 1990 à 2004 par rapport au sentier des OMD 0.5 29. (ii) la bonne gouvernance et l’absorption optimale des fonds mobilisés . et (iii) la pauvreté. Figure 1 : Evolution des principaux indicateurs des OMDs Evolution de l’incidence de la pauvreté globale de 1996 à 2000 par rapport au sentier des OMD 35 % de la population totale 30 25 20 15 10 5 0 1990 Réalisations 2000 Sentier OMD 26. et d’autre part. à l’accès insuffisant aux marchés des pays développés.5 0.1 0 0.78 0. Les raisons sont nombreuses et se rapportent.4 0.50 0. pour la plupart et l'inefficacité des dépenses publiques. il apparaît que les progrès enregistrés ne permettent pas d’atteindre les principaux Objectifs du Millénaire pour le Développement au rythme d’évolution actuel. et (iii) l’alignement des interventions des partenaires au développement sur les différents secteurs et départements prioritaires.3 0.9 0.2 0. Au total.9 Evolution du taux net de scolarisation au primaire de 1993 à 2003 par rapport au sentier des OMD 100 80 60 40 20 0 1993 Réalisations 2003 Sentier OMD 48.7 83.Version Finale 17 . à savoir : (i) l’assouplissement conséquent des conditionnalités liées aux dons et crédits ouverts .CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 Préservation de l’environnement et mobilisation des ressources pour un développement durable 50.8 0. et les engagements qui lient la communauté internationale et l’Etat béninois dans le sens d’une meilleure contribution de tous les partenaires à la mise en œuvre des OMD.

(iii) la sous-estimation des résistances internes de l’administration publique face aux changements qu’impliquent les principes de la gestion axée sur les résultats et de la bonne gouvernance . l’évaluation de la SRP 2003-2005 a montré que même si de nombreuses réformes ont été entreprises. SCRP 2007-2009 . (ii) la sous-estimation du rôle que joue le capital humain dans le processus de croissance et de réduction de la pauvreté . De même. Globalement. Cette performance en déça des attentes s’explique par : (i) une attention insuffisante donnée aux questions de croissance. force est de constater que les résultats n’ont pas atteint les objectifs fixés. OMD-DSRP et OCS/MDEF 52. et (iv) la faiblesse de l’implication des communautés locales au processus de développement.Version Finale 18 .CHAPITRE 2 : ACQUIS DE LA SRP 2003-2005 Evolution du taux de mortalité maternelle de 1996 à 2002 par rapport au sentier des OMD Pour 100°000 naissances vivantes 510 500 490 480 470 460 450 440 1996 Réalisations 2002 Sentier OMD 498 464 474 Evolution de la proportion des AP consacrée aux secteurs sociaux de 1999 à 2004 25 en % du total des APD 20 15 10 5 0 1999 2000 2003 2004 Source : Extrait du Rapport départemental sur les OMD au Bénin. l’évolution vers les OMD pourrait être aussi compromise. notamment la relance du secteur privé et le développement des pôles de croissance sectoriels et régionaux .

l’EMICOV se déroule en quatre passages de 3 mois avec 1 mois de battement entre les passages. cette comparaison doit être nuancée.000 ménages répartis dans les 77 communes. Ce dispositif combine des enquêtes de base espacées dans le temps et des enquêtes légères intégrées sur une base plus régulière.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE 53. Elle peut être analysée suivant une approche monétaire. Sur le plan pratique. repose donc sur les données du premier passage (Août-Novembre 2006). notamment au niveau communal. L’échantillon compte 7. les analyses effectuées ont porté sur un échantillon de 5. Les données publiées ici sont tirées des résultats provisoires et partiels. 54. SCRP 2007-2009 . Les résultats doivent donc être interprétés avec précaution en attendant que l’enquête EMICOV soit complètement achevée et que son traitement assure un diagnostic rigoureux de la pauvreté dans le temps et dans l’espace au Bénin. Néanmoins. ce qui permet le suivi et l’évaluation de la SCRP dans le temps. l’enquête a commencé en Août 2006. qui contiennent cependant des informations rétrospectives sur les douze derniers mois. et de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 2006 pour la pauvreté non monétaire. en fonction du revenu ou de la dépense par tête comme indicateur de niveau de vie ou suivant une approche non monétaire. Les premières analyses comparées de la pauvreté monétaire entre 2002 et 2006 semblent indiquer une aggravation sensible de la pauvreté au Bénin. issus des enquêtes EMICOV de 2006 et de l’enquête QUIIB de 2002 pour l’évaluation de la pauvreté monétaire. La pauvreté a un caractère multidimensionnel. fondée sur un indice composite de niveau de vie construit sur la base des conditions de vie et du patrimoine des ménages. Ces contraintes sont de nature à affecter la comparabilité effective des données et l’appréciation rigoureuse de l’évolution de la pauvreté et des inégalités entre 2002 et 2006.440 ménages du milieu urbain et 10.231 ménages représentatif seulement au niveau du milieu de résidence (urbain et rural). (voir encadré 3) Encadré 3: Présentation de l’enquête EMICOV et de la portée des données utilisées pour l’analyse de la pauvreté L’Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages (EMICOV) 2006 s’inscrit dans le dispositif permanent d’enquêtes au Bénin. Le diagnostic de la pauvreté présenté dans ce document. De façon opérationnelle.560 du milieu rural. Cette enquête porte sur un échantillon de 18. Par ailleurs.Version Finale 19 .

2 0. Par ailleurs.1% en 2006.58). La pauvreté monétaire analysée selon les indicateurs habituels d’incidence (P0). l’incidence de pauvreté s’est réduite de 12.062 36. en passant de 59.886 FCFA par tête en 2002 et à 82. on note sur la base des données du RGPH3 que le phénomène a touché près de 43% de la population en 2002 dont 3 fois plus d’individus en milieu rural qu’en milieu urbain (59. ces deux indices font ressortir l’ampleur de la pauvreté au Bénin.110 Rural 31. Lorsqu’on considère la pauvreté d’existence à travers un indice composite de niveau de vie.7%). 58. En 2006.8%. mais elle est significative. La corrélation entre la dépense par tête et l’indice composite n’est pas très élevée (0. Pauvreté d’existence7 (non monétaire): un recul qui contraste avec la pauvreté monétaire. 59. Tableau 5 : Evolution des indices de pauvreté entre 2002 et 2006 2002 Milieu de résidence P0 P1 P2 P0 2006 P1 P2 0.069 27. Fonder l’analyse sur les perceptions de la pauvreté de la population permet d’échapper au caractère 6 La mesure de la pauvreté monétaire a été réalisée à partir d’un indicateur de niveau de vie qui est la dépense globale du ménage par tête incluant la valorisation de l’autoconsommation.6 0.149 Ensemble 28.1% en 2002 à 50. de profondeur (P1) et de sévérité (P2) a été évaluée en référence à des seuils annuels de pauvreté6 qui s’établissent respectivement à 74.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE 3. Dans ce cadre.29 contre 0. 56. On y compte 1.058 40. Le seuil de pauvreté global est celui de 2002 actualisé à l’aide du déflateur du PIB 7 L’approche par les « conditions d’existence » consiste à définir le niveau de pauvreté à partir des conditions matérielles d’habitation.1% de la population sont pauvres contre 43% en 2002.2 fois plus de pauvres : l’incidence de pauvreté y est passée de 17. SCRP 2007-2009 . L’incidence de pauvreté se serait accrue par rapport à 2002.138 Sources : QUIBB 2002 et résultats provisoires et partiels à partir du premier passage de EMICOV 2006. le phénomène semble s’être aggravé en milieu urbain. Ce résultat indique que l’analyse multidimensionnelle fondée sur l’indice composite ne donne pas un classement des ménages identique à l’approche monétaire de la pauvreté. En milieu rural. la profondeur de la pauvreté (P1) se serait accrue sensiblement au cours de la période.6 0.224 FCFA en 2006. passant de 28.109 0.Version Finale 20 . La pauvreté monétaire: une progression sensible. De même. cette corrélation est d’autant plus faible que le ménage vit en milieu rural : le coefficient de corrélation est 0. 57.107 0.1% contre 17.9%.071 Urbain 23. la pauvreté d’existence est globalement en recul : 41.075 0.63 en milieu urbain. Les premiers résultats provisoires et partiels de l’enquête EMICOV montrent une augmentation de la pauvreté depuis 2002.060 0.8 0. L’approche de la pauvreté subjective est quant à elle orientée sur les indicateurs basés sur les perceptions de la population.5 0. Cependant.8% en 2006 (Annexe 28).6 0.110 0. Pauvreté subjective : les ménages déclarent avoir de plus en plus de difficultés à vivre. passant de 11% en 2002 à près de 14% en 2006 avec un écart plus marqué en milieu rural.7% en 2002 à 22.. l’appréciation des individus sur leurs propres conditions de vie est recueillie.5% à 36. Cependant.1 Evolution de la pauvreté sur la période 2002-2006 55.

L’appréciation globale par les ménages de leur bien-être est assez négative.7% en 2006 contre 37.4 22. on évite d’imposer un mode de vie unique. 2001.7%).CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE "normatif" de la définition du concept de pauvreté. SCRP 2007-2009 .7 100 100 Sources : Enquête 1-2-3.0 37.3% en 2006 de la population. Au total. près de 2 ménages sur cinq qui déclarent vivre difficilement et qui sont ainsi à classer dans la catégorie des pauvres. la santé.1% en 2001 à 4.3 35. INSAE. Ils concernent notamment l’alimentation. Enquête et résultats provisoires et partiels à partir du premier passage de EMICOV 2006 61. Même si l’analyse se limite à Cotonou pour laquelle des valeurs de référence (Enquête 1-2-3 menée en 2001) sont disponibles. La détermination des besoins et du seuil de référence est laissée à l’appréciation des enquêtés. On peut ajouter à ce groupe les 22% de ménages qui expriment une relative satisfaction tout en soulignant que leurs ménages ne sont pas à l’abri des difficultés.2% en 2001.1 4.0 26. Ainsi.Version Finale 21 . 60.3 33. En 2006. Les principaux besoins jugés essentiels par les ménages béninois recoupent largement ceux qui sont habituellement identifiés dans les études de perception des populations démunies. module Multiples Dimensions de la Pauvreté. un peu plus du tiers des Béninois s’estiment plus ou moins satisfaits en terme de bien-être. Tableau 6: Evaluation du bien-être subjectif du ménage % de ceux qui déclarent que: Ça va bien Ça va à peu près Il faut faire attention Vit difficilement 2001 2006 3. Ceux qui se sentent pleinement heureux de leur situation sont passés de 3. l’éducation.2 38. l’accès à des services de base et le logement. L’incidence de la pauvreté subjective est donc relativement élevée (38. Au total. on note une dégradation de la perception de la pauvreté en 2006. ceux qui estiment vivre difficilement sont évalués à 38.

4%.395 0.3%.430 en 2002 à 0. SCRP 2007-2009 .Avoir accès à l’électricité D’autres besoins viennent s’y ajouter si on retient les items pour lesquels quel que soit le quartile de revenu.478 0.Prendre trois repas par jour tous les jours . Le milieu urbain demeure.437 2006 0. Par contre. au niveau des ménages ruraux. plus de 65% estiment que c’est indispensable : .Avoir accès à l'eau . L’analyse de l’évolution de l’incidence de la pauvreté ne peut à elle seule. etc. les inégalités ont augmenté de 6. 63.2002 et résultats provisoires et partiels à partir du premier passage de EMICOV 2006.2.Pouvoir s'occuper de son corps (savons.398 Sources : QUIBB.Pouvoir envoyer ses enfants à l’école .) . La même tendance est également notée au niveau des ménages urbains.Pouvoir se soigner quand on est malade .384 0.4%.Avoir accès à l’eau .Version Finale 22 .Pouvoir acheter un poste télévision Source : Enquête 1-2-3 2005.361 0. le milieu la plus inégalitaire.Avoir un logement (en tant que locataire ou propriétaire) .Avoir un logement (loué ou non) . l’indice de Gini serait passé de 0.Avoir un moyen de transport personnel . malgré la baisse observée.Pouvoir envoyer ses enfants à l'école . soit une baisse de 7. Inégalités au Bénin 62.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE Encadré 4: Les besoins vitaux selon les ménages Les besoins considérés comme vitaux par plus des trois quarts de la population sont : .Pouvoir se soigner quand on est malade .Avoir accès à l’électricité .Avoir un poste de radio . permettre d’apprécier convenablement la situation en matière de pauvreté. Tableau 7: Inégalité au Bénin entre 2002 et 2006 2002 Milieu urbain Milieu rural Ensemble 0. coiffeurs.Avoir un travail stable et durable .398 à 2006. L’analyse de la distribution des dépenses de consommation des ménages à partir des résultats provisoires et partiels de l’enquête EMICOV 2006 indique que les inégalités se sont réduites entre 2002 et 2006. EMICOV 2006 3. En effet. mais avec une baisse beaucoup plus marquée de l’ordre de 21.Avoir un travail stable et durable . au niveau national. Elle doit être complétée par l’analyse de l’évolution des inégalités dans la distribution des revenus ou des dépenses pour disposer d’une vue complète de la dynamique de la pauvreté monétaire.

Les ménages de plus de 6 personnes affichaient des incidences de pauvreté deux fois plus élevées que ceux de moins de 3 personnes aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.3% pour les hommes contre 34. 69. Les ménages dont le chef n’a aucun niveau d’instruction comptent 2 fois plus de pauvres que ceux dont le chef a le niveau du primaire et 7 fois plus lorsqu’il a le niveau du secondaire. Pauvreté et niveau d’instruction: une forte corrélation négative. Ils renforcent par conséquent l’importance de l’éducation formelle comme moyen de lutte contre la pauvreté. qui était de 2 en 2002.3 Caractéristiques sociodémographiques de la pauvreté 64. L’incidence de pauvreté non monétaire est de 42. Entre deux ménages de même taille et situés dans la même localité. 68. cette relation entre le niveau de vie et la taille du ménage se confirme tant du point de vue de la pauvreté monétaire que de la pauvreté non monétaire. est moins marqué pour la pauvreté non monétaire en 2006. Ce rapport. La détention d’un stock de capital humain important permet à l’individu de saisir davantage d’opportunités économiques et ainsi d’améliorer son niveau de vie. les ménages dirigés par les femmes comptent moins de pauvres que ceux dirigés par les hommes.2 pour le niveau supérieur. Ce rapport est de 10. L’effet de la taille du ménage sur l’incidence de la pauvreté paraît toutefois plus perceptible en milieu urbain où le taux de pauvreté des ménages de 6 personnes et plus est 4 fois plus élevé que celui des ménages dont la taille est inférieure à 3 personnes. « au-delà des 3 premières années d’école élémentaire qui n’ont pas beaucoup d’impacts sur le niveau des dépenses de consommation. chaque année d’étude supplémentaire suivi par le chef de famille apporte une amélioration substantielle du niveau de la consommation du ménage. En 2006.5 fois plus de pauvres sur le plan non monétaire que dans ceux dont le chef n’a que le niveau du primaire. En effet.5 lorsqu’on considère la pauvreté monétaire. 14% plus élevé que celui dont le chef de famille n’a reçu aucune éducation ». la relation inverse entre la pauvreté et le niveau d’instruction est maintenue. l’indice de pauvreté non monétaire des ménages dirigés par les hommes s’établissait à 45% contre 33% pour les ménages dirigés par une femme.25 fois plus élevée dans les ménages de plus de 6 personnes que dans ceux de moins de 3 personnes. Le rapport va de 1.8 lorsqu’il s’agit des ménages dont le chef a atteint le niveau secondaire et de 29. Pauvreté et genre: un écart très marqué en faveur des femmes. Il y a ainsi 1.6% pour les femmes. Ces résultats montrent que les retours sur investissement dans l’éducation sont perceptibles au-delà de quatre années d’étude dans le primaire et mieux après le primaire. En 2006. En 2006. celui dont le chef a terminé les quatre années du cycle primaire aura un niveau de consommation. l’incidence de la pauvreté d’existence est 1. Les ménages dont le chef n’a aucun niveau d’instruction comptent 2.Version Finale 23 . la pauvreté des ménages augmentait proportionnellement à leur taille.33 fois plus de pauvres dans les ménages dirigés par un homme que dans ceux dirigés par une 8 Rapport sur la pauvreté au Bénin SCRP 2007-2009 . Pauvreté et taille du ménage: une corrélation positive. En 2002.1 à 5. Selon une étude réalisée par la Banque mondiale8 (2003) à partir des données de l’enquête QUIBB 2002 au Bénin.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE 3. mais il est passé de 2 en 2002 à 3 pour la pauvreté monétaire. La différence entre ces deux taux est statiquement significative au niveau de 5%. Ces grands écarts s’expliquent par le fait que le niveau d’instruction est positivement corrélé avec le niveau de vie. En 2002. L’effet du sexe du chef de ménage sur la pauvreté est très marqué. la pauvreté diminue avec le niveau d’instruction. 67. D’une façon générale. 66. en moyenne. 65.

6 en milieu urbain. Les mouvements migratoires ont de forts impacts économiques. 3. « Les envois de fonds des travailleurs à l'étranger. en particulier. comparés à ceux qui ont le niveau primaire. Elle confirme la tendance obtenue en 2002. Le milieu rural a enregistré la plus forte hausse de l’incidence de la pauvreté. 9 Bourguillon. secondaire et supérieur. 3. 75. La décomposition de l’évolution de la pauvreté montre que son aggravation est due essentiellement à la faible croissance de l’économie. la migration peut améliorer le bien-être et réduire la pauvreté. les déterminants qui reviennent systématiquement sont principalement la taille des ménages. En effet. Que ce soit en milieu urbain ou rural. En effet. 2006 SCRP 2007-2009 . socioculturels et démographiques sur les zones de départ et d’accueil et sur les ménages. l’accès aux infrastructures économiques (logement.09 fois plus de pauvres dans les ménages dirigés par les hommes. notamment en milieu urbain.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE femme. »9 71. le niveau d’instruction du chef de ménage influence de façon positive le niveau de vie du ménage. divorcées ou séparées (environ 45%). En 2006. Ce qui corrobore le fait que la migration peut améliorer le bien-être et réduire la pauvreté. atténuée cependant par la baisse sensible des inégalités.Version Finale 24 . le sexe du chef du ménage.4 Déterminants des différentes formes de la pauvreté 72. Migrations et pauvreté: une corrélation négative. Les chefs de ménage qui sont sans éducation ont moins de chance de connaître une amélioration de leur niveau de vie.5 Contribution de la croissance et de l’inégalité : un effet de croissance faible 74. le niveau d’instruction. L’incidence de la pauvreté pour ces ménages est estimée à 41. Elle y a augmenté de 9 points contre 3. 70. S’agissant de la pauvreté monétaire. Les facteurs qui favorisent la pauvreté au Bénin sont essentiellement les caractéristiques socio-économiques des ménages et l’accès aux services sociaux. Le statut migratoire exerce aussi une influence positive sur le niveau de vie des ménages.95% contre 21. Selon les perspectives économiques mondiales 2006. on note 1. Cette détérioration constatée en milieu rural est due aux effets défavorables de la faible croissance des dépenses moyennes de consommation des ménages ruraux et de l’accentuation des disparités dans la distribution de ces dépenses. le statut migratoire. 73.5 fois plus de pauvres parmi les non migrants que parmi les migrants. Globalement. L’augmentation de la pauvreté entre 2002 et 2006 peut provenir d’une faible croissance de la dépense moyenne (« effet croissance ») ou d’une aggravation des inégalités («effet distribution»). Les femmes chefs des ménages pauvres sont en forte proportion veuves. télécommunication) et l’accès aux facteurs de production.7% pour les migrants. santé. sont un moyen important d'échapper à la pauvreté extrême pour un grand nombre d'individus. l’âge du chef du ménage. les non migrants sont globalement plus pauvres que les migrants. on dénombrait 2. eau et l’électricité.

Ces résultats.9 9. même partiels. les bénéfices tirés par les pauvres de cette croissance économique sont proportionnellement plus importants que ceux obtenus par les riches.8 4.Version Finale 25 . g ( p ) affiche un tracé nommé la « Courbe d’Incidence de la Croissance : CIC ».   (2) { } (3) où γ = ( µ2 µ1 ) − 1   exprime le taux de croissance de µ entre les deux périodes.4 Sources : Quibb.   g ( p ) = ( y2 ( p ) y1 ( p ) ) − 1 . autrement dit. Encadré 5: Courbe d’Incidence de la Croissance (CIC) Cette approche considère la fonction de distribution cumulée quantile donne les dépenses de ce quantile : Ft ( y ) des dépenses de consommation. La courbe d’incidence de la croissance est située en dessous de la droite (figure 2) représentant le taux de croissance des dépenses moyennes entre 2002 et 2006 pour les populations les plus pauvres. le taux de croissance des dépenses au pieme quantile est donné par : En stipulant que p varie de 0 à 1.2). Lorsque g ( p ) > γ pour tout p couvrant les pauvres. on conclut que la croissance économique est sans ambiguïté « pro-pauvre ». et µt  yt ( p ) > 0    (1) la moyenne des dépenses de consommation à la date t.1 -1.2 4. 2002 et résultats provisoires et partiels à partir du premier passage de EMICOV 2006.3 Effet de la croissance 8. Ce résultat confirme que la croissance économique au Bénin n’aurait pas été favorable aux pauvres.0 8. donnant la −1 proportion des ménages ayant des ressources inférieures à y au temps t. Si l’on prend en compte les deux périodes d’investigation (1. soit : ' g ( p ) =  L'2 ( p ) L1 ( p )  ( γ t + 1) − 1 .7 Effet de la redistribution -5. la décomposition de la variation de l’incidence de la pauvreté entre 2002 et 2006 révèle l’effet très défavorable de la faible croissance des dépenses de consommation des ménages. SCRP 2007-2009 .6 9. 76. 77. devraient conduire à privilégier la croissance pro-pauvre. de sorte que l’inverse Ft ( p) au pieme yt ( p) = Ft −1 ( p ) = L't ( p ) µt ' t avec L ( p ) désignant la dérivée de la courbe de Lorenz. De façon globale.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE Tableau 8: Décomposition de l’évolution de l’incidence de la pauvreté entre 2002 et 2006 (%) Variation totale Urbain Rural Total 3.

75 2.00 C ub sd co s n e o r e e r is a c 0. Dans ce cadre.00 2.5 0.50 1.9 1 Percentile gamma CIC 78. notamment la santé de la reproduction et les grandes endémies.25 0. le Gouvernement utilisera le développement à la base et la décentralisation pour créer la richesse et les emplois à travers des pôles économiques et agricoles régionaux.25 1.50 2.50 0.4 0. Par ailleurs. les actions du Gouvernement accorderont une priorité au renforcement du capital humain. Pour y parvenir.8 0.2 0.25 0 -0. Aussi. Le Gouvernement reste conscient que la croissance économique est une condition nécessaire mais non suffisante pour la réduction de la pauvreté. SCRP 2007-2009 . à promouvoir la bonne gouvernance et à assurer un développement social équitable dans un contexte de réduction de la pauvreté. C’est pourquoi.1 0.CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES ET DYNAMIQUE DE LA PAUVRETE Figure 2 : Courbe de la croissance des dépenses de consommation entre 2002 et 2006 Courbes de la croissance des dépenses de consommation entre 2002 et 2006 3. les politiques éducatives. L’objectif ultime que les autorités béninoises visent à travers la présente stratégie est l’amélioration durable et effective des conditions de vie des populations en s’attaquant aux principales causes de la pauvreté.3 0.75 0.75 1. l’approche stratégique vise à accélérer la croissance économique. Pour une meilleure efficacité de la stratégie. les relations entre les sexes et le degré d’inclusion sociale qui sont autant de facteurs qui promeuvent ou réduisent le bien-être de chaque individu et aident à déterminer la prévalence de la pauvreté.25 3.00 -0. A court terme. en contribuant à la formation et au renforcement du capital humain auront un impact direct sur la croissance. en mettant l’accent sur le développement des capacités des individus exclus.6 0.50 -0. les pauvres sont privés de services.25 2. En effet. le Gouvernement compte mettre en œuvre une politique de croissance économique accélérée et de réduction de la pauvreté compatible avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) auxquels il adhère. de ressources et de perspectives autant que d’argent. les concertations nationales ont montré que la corruption est un facteur nuisible à l’environnement des affaires. les actions mettront un accent particulier sur la santé. L’analyse des déterminants et de l’évolution de la pauvreté a clairement montré que la croissance économique est l’élément central dans la réduction de la pauvreté. l’alphabétisation des adultes. 79.Version Finale 26 .00 1. sanitaires.7 0. au-delà de la croissance économique. A long terme. les investissements sociaux aideront à atteindre l’objectif du ralentissement de la croissance démographique.75 -1.00 0. l’éducation.

Version Finale 27 .DEUXIEME PARTIE : AXES STRATEGIQUES DE LA SCRP SCRP 2007-2009 .

Les cinq axes stratégiques retenus sont : Axe 1: Accélération de la croissance . Le défi central est la réalisation d’une adéquation entre la poussée démographique d’une part. 81. ce qui implique des actions tant dans les secteurs économiques que sociaux sur la période 2007-2009. La population béninoise évolue à un rythme annuel de croissance de 3.Version Finale 28 .25%. Pour ces populations. etc. 83. Cinq (5) axes stratégiques ont été retenus et sont déclinés en domaines d’intervention prioritaires qui précisent les actions et les mesures qui seront mises en œuvre au cours de la période 2007-2009. 16. et (ii) l’éradication de la pauvreté et l’amélioration de la qualité de vie des populations. l’emploi. accélère la croissance économique et redistribue équitablement les effets induits. l’habitat. Axe 2: Développement des infrastructures . la gestion urbaine. on note une persistance de la pauvreté monétaire qui s’explique par la faible croissance de l’économie.8% de la population totale et les enfants de moins de 5ans. En 2009. La population scolarisable (6-11 ans) représentera en 2009 une proportion de 18. notamment la satisfaction des besoins croissants pour le développement du capital humain (nutrition. L’effectif de la population est passé de 6. une demande sociale considérable s’exprimera en matière de nutrition. 84. de gestion des solidarités et de l’environnement d’autre part.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE 80. de santé et de scolarisation. éducation. Le Gouvernement entend opérationnaliser cette vision à travers la mise en oeuvre d’une Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP) sur la période 2007-2009.3 millions d’individus dont 43% en milieu urbain contre 41% en 2006. faisant apparaître de nouveaux pôles de croissance dans des secteurs diversifiés avec des grappes de projets structurants à effets d’entraînement. on note une amélioration de certains indicateurs sociaux contribuant à une amélioration sensible des conditions de vie des populations. Cette ambition ne pourra se réaliser que si la structure de l’économie est profondément transformée. l’effectif projeté pour la population totale est de 8.5%. Malgré les efforts du Gouvernement et des PTF dans le cadre de la mise en œuvre de la SRP au cours de la période 2003-2005. 82. D’un autre coté. la croissance économique et le déploiement d’une politique appropriée de répartition des revenus. et que la bonne gouvernance dans le secteur public est renforcée. 2006-2011 » qui visent à relever les deux défis suivants : (i) l’amélioration de la compétitivité globale et sectorielle de l’économie . Son objectif global est de créer les conditions d’une croissance accélérée pour la réduction de la pauvreté. Les caractéristiques de cette population dont l’essor s’explique essentiellement par une fécondité encore élevée et une mortalité en baisse quoi qu’encore élevée posent à la société béninoise de nombreux défis. Ce cadre « intégrateur » des stratégies sectorielles comporte des réponses aux préoccupations et besoins des populations. SCRP 2007-2009 . Cette politique est contenue dans le document « Orientations Stratégiques de Développement (OSD) du Bénin. La vision du Gouvernement contenue dans les OSD est de faire du Bénin "un pays qui attire les investissements.6 millions en 2006. cette faible croissance semble avoir bénéficié davantage aux catégories socio-économiques les plus aisées. santé). La prise en compte de celle-ci contribuera à l’amélioration du niveau de bien-être de la population . un pays qui s’intègre avec succès dans l’économie mondiale grâce à ses capacités d’exportation".77 millions d’habitants en 2002 à 7. Cette situation a conduit le Gouvernement à définir une politique orientée vers une croissance accélérée dont la finalité est de créer suffisamment de richesses pour améliorer les conditions de vie de la population et réduire la pauvreté monétaire. Par ailleurs.

Amélioration de l’accessibilité et de l a qualité des services de santé et de nutrition Stratégie de Réduction de Pauvreté Promotion de la bonne gouvernance 1.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE Axe 3: Renforcement du capital humain . Promotion de l’intégration régionale Développement des infrastructures 1. Dynamisation du secteur privé 3. Infrastructures d’énergie 3. Stabilisation du cadre macroéconomique 2.Version Finale 29 . Infrastructures hydraulique et d’assainissement Stratégie de croissance accélérée Renforcement du capital humain 1. Emergence des pôles de développement et de croissance 3. gestion des ressources naturelles et cadre de vie SCRP 2007-2009 . Axe 5: Développement équilibré et durable de l’espace national. Accélération des réformes administratives 2 Renforcement de l’Etat de droit et des libertés individuelles Développement équilibré et durable de l’espace national 1. Axe 4: Promotion de la bonne gouvernance . Encadré 6: Cadre conceptuel de la SCRP STRATEGIE DE CROISSANCE POUR LA REDUCTION DE LA PAUVRE Accélération de la croissance 1. Diversification de l’économie 4. Infrastructures de transport 2. Renforcement de la formation professionnelle 3. Développement durables des régions et localités 2. Promotion d’une éducation de développement 2. Environnement.

Ces objectifs se traduisent par les quatre domaines d’intervention prioritaires suivants: (i) la stabilisation du cadre macroéconomique . le Gouvernement entend d’une part. Cette situation s’est traduite par une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) par tête quasiment nulle sur la période et par une sensible augmentation de la pauvreté monétaire. le Gouvernement entend : (i) renforcer le cadre macroéconomique . et (iv) la promotion de l’intégration régionale. 89. s’est fixé quatre objectifs spécifiques qui lui permettront d’atteindre une croissance économique moyenne de 7% par an sur la période 2007-2009. SCRP 2007-2009 . avec le soutien des Partenaires Techniques et Financiers. (ii) surveiller l’environnement macroéconomique. Pour faire face à ces problèmes. Renforcement du cadre macroéconomique : Le Bénin. le Bénin a respecté la plupart des objectifs de stabilisation du cadre macroéconomique retenus au niveau des critères de convergence de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). a abouti à des taux de croissance économique plus faibles que prévu et très proches du rythme de croissance de la population. Le Gouvernement a opté pour des mesures dont l’effet combiné aura un impact positif sur la compétitivité et la croissance économique. 86. Le Gouvernement entend. 4. et (ii) améliorer l’efficacité des dépenses publiques en mettant en place une gestion des affaires publiques axée sur les résultats. a engagé d’importants efforts pour concevoir et mettre en œuvre des réformes visant à renforcer la stabilité du cadre macroéconomique. malgré les investissements qu’il entend réaliser à travers les grands travaux d’infrastructures économiques. Pour renverser cette tendance. 87. renforcer les acquis de ces réformes. Dans le cadre de la SCRP 2007-2009. Dans ce cadre. Ces mesures viseront à : (i) accroître les recettes de l’Etat. promouvoir la diversification et l’intégration du tissu industriel. le Gouvernement poursuivra une politique visant l’assainissement des finances publiques et la maîtrise de l’inflation.1 Stabilisation du cadre macroéconomique 88. au cours des trois prochaines années. le Gouvernement. accroître les investissements dans les infrastructures économiques et d’autre part. le Gouvernement s’emploiera à augmenter les ressources budgétaires aux secteurs sociaux prioritaires. au moins dans la même proportion que l’accroissement du budget global. Malgré ces efforts. Pour réaliser cette ambition. Au cours des dernières années. La mise en œuvre de la SRP 2003-2005. par le jeu des allocations de ressources et des 10 Sans toutefois surtaxer l’énergie car la surtaxation de l’énergie pourrait avoir pour conséquence une demande forte de bois énergie et donc entraîner une dégradation des forêts et leur biodiversité.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE 85. malgré les efforts réalisés par le Gouvernement. Par ailleurs. (iii) la diversification de l'économie . dans l’optique d’un «Scénario du Bénin émergent». et (iii) améliorer le cadre fiscal. les mesures mises en œuvre pour la consolidation du cadre macroéconomique se sont révélées impuissantes face aux paramètres de l’environnement international et régional qui ont perturbé les hypothèses de base des projections. En cela. grâce notamment à l’élargissement de l’assiette fiscale10 et à l’amélioration de l’efficacité des régies financières .Version Finale 30 . les mesures d’assainissement des finances publiques en cours seront poursuivies. 90. (ii) la dynamisation du secteur privé .

le Gouvernement s’engage à assurer la stabilité des prix grâce à : (i) la réduction des coûts des facteurs par l’accélération des réformes structurelles . Réformes structurelles: Dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires. a été affecté par des chocs externes (fermeture de la frontière nigériane au commerce de transit. 92. Le Gouvernement fera preuve de rigueur dans la mise en œuvre de sa politique budgétaire. Les budgets-programmes sectoriels seront renforcés et refléteront le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) découlant de la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté. le Gouvernement assurera une plus grande équité dans la redistribution des fruits de la croissance. (ii) améliorer le climat des affaires . l’informatisation et le renforcement équitable des capacités des ressources humaines . le Gouvernement a pris un certain nombre de mesures structurelles dans le but d’accélérer le désengagement de l’Etat du secteur productif et favoriser le développement de l’entreprise privée. 96. Pour ce faire. au cours de la période 2003-2005. hausse des prix du pétrole) qui ont eu des conséquences importantes sur la croissance économique.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE transferts ciblés. Pour anticiper et éventuellement mettre en place des mesures d’atténuation de ces chocs exogènes sur l’économie. Pour soutenir cette dynamique. et (iii) faciliter l’intermédiation financière en faveur de ce secteur.2 Dynamisation du secteur privé 95. le Gouvernement a retenu de mettre en place un mécanisme de surveillance de l’environnement interne et externe dont les fluctuations affectent la conjoncture économique. le Gouvernement entend : (i) engager des réformes structurelles . 4. le Gouvernement a décidé (i) de promouvoir l’instrument de surveillance économique et financière de l’environnement au niveau des principaux secteurs d’activité . et (ii) la suppression des surcoûts par l’application stricte des règles du marché. Le financement de ces programmes d’investissement et le développement du secteur privé nécessitent une mobilisation accrue de ressources internes et externes. chute des cours du coton. La SCRP met un accent particulier sur la promotion du secteur privé comme moteur de création de richesse et d’emplois. Il SCRP 2007-2009 . Pour assurer aux populations l’amélioration de leur pouvoir d’achat. 94. et aux emprunts obligataires. Le Gouvernement mettra un accent particulier sur la fiscalité intérieure. et (iii) le renforcement du contrôle fiscal en vue de l’éradication de la fraude fiscale. Amélioration du cadre fiscal : La SCRP met une priorité forte sur la croissance économique à travers la promotion du secteur privé et des grands travaux d’infrastructures économiques. et (ii) d’en assurer la coordination au niveau national. La soutenabilité de la politique budgétaire sera assurée à travers le respect des critères de convergence de l’UEMOA. le Gouvernement veillera à la viabilité de la dette et à la couverture des gaps de financement grâce aux allègements de la dette et aux aides bilatérales et multilatérales. Surveillance de l’environnement macroéconomique: Le Bénin. Une attention particulière sera accordée à l’amélioration de la qualité des dépenses et à son contrôle.Version Finale 31 . 91. A cet effet. (ii) la poursuite de la réorganisation et de la modernisation de l’administration fiscale et douanière à travers la réorganisation des services. il procédera à (i) l’élargissement de l’assiette fiscale . A cet effet. 93.

et (v) accélérer les réformes engagées au Port de Cotonou pour améliorer sa compétitivité. (iv) finaliser la privatisation de l’office des Postes et Télécommunication et mettre en place l’autorité de régulation des télécommunications . Dans le contexte de la promotion du secteur privé et des grappes de projets structurants à effet d’entraînement. Intermédiation financière en appui au secteur privé: Au Bénin. Le Gouvernement entend mettre en œuvre au cours de la période 2007-2009. (ii) adopter la politique sectorielle de l’électricité . au niveau des banques commerciales. notamment l’assainissement de certains secteurs clés et la mise en place de systèmes de régulation. Dans ce cadre. Par ailleurs. il envisage la création d’une société de droit privé dont la majorité du capital sera détenue par les privés. de la zone franche industrielle et des nouvelles filières agricoles. (iii) adopter le cadre réglementaire et créer l’organe de régulation pour les secteurs de l’eau et de l’électricité . le Gouvernement s’engage à œuvrer à la promotion des dépôts à termes. de manière à libérer du capital financier pour les investissements. avec un accent particulier sur les actions clés retenues dans le domaine du foncier. S’agissant de la privatisation de l’outil industriel de la Société Nationale de la Promotion Agricole (SONAPRA).Version Finale 32 . la stratégie renforcée de développement du secteur privé. 99. le Gouvernement accélérera les réformes structurelles de manière à attirer les Investissements Directs Etrangers (IDE). 100. Le Gouvernement mettra en œuvre des mesures incitatives auprès du secteur financier formel pour l’amener à soutenir l’investissement privé dans les secteurs porteurs. Pour ce faire.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE reste encore des obstacles au plein développement du secteur privé. Dans ce cadre. En outre. le Gouvernement entend faire aboutir ce processus dans les meilleurs délais. 98. le Gouvernement s’engage avec les opérateurs du secteur privé à mettre en œuvre les actions retenues dans la lettre de stratégie renforcée du secteur privé. il est prévu de poursuivre et d’accélérer les privatisations en cours en veillant particulièrement à : (i) améliorer le cadre légal et institutionnel des privatisations . l’accès au capital financier constitue toujours une contrainte importante au développement du secteur privé. de la fiscalité. Le Gouvernement utilisera également le mécanisme de « BOT » pour réaliser les investissements prévus dans son programme des grands travaux. pour soutenir la croissance et le développement du secteur privé. le Gouvernement veillera à ce que les investissements soient assortis d’un cadre de gestion des risques environnementaux et sociaux. 97. les besoins de financement seront importants. SCRP 2007-2009 . Par ailleurs. pour la reprise des usines d’égrenage du coton. notamment pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les agriculteurs. Amélioration du climat des affaires: L’accélération de la croissance économique de façon durable suppose le développement du secteur privé. Cela doit se traduire par une augmentation de l’investissement privé et une amélioration de la compétitivité de ce secteur. Le développement de la micro finance au cours des dernières années a contribué à relâcher modestement cette contrainte. 101. La contribution du secteur de la micro finance au financement des PME et des agriculteurs pourrait être beaucoup plus importante avec la professionnalisation du secteur et le soutien du Gouvernement. à travers la mise en place d’un Fonds d’Appui à la micro finance en faveur des couches les plus défavorisées avec une attention particulière aux femmes.

ce taux représente moins de la moitié des taux enregistrés dans les autres pays à l’exception du Burkina et du Niger. (ii) les dysfonctionnements du système judiciaire et le non-respect des obligations contractuelles. le renforcement de la lutte contre la corruption (ii) la réforme du marché foncier. Principales réformes et actions à mettre en œuvre : l’essentiel des réformes à mettre en œuvre concerne : (i) la réforme judiciaire. l’ amélioration de l’accès au financement bancaire et de la microfinance. (vi) les coûts élevés des facteurs (vi) les difficultés d’accès au financement des entreprises. la réforme du système fiscal. 4. (viii) la dépendance de l’économie envers le coton et le commerce de réexportation . (vii) l’insuffisance de l’appui technique aux entreprises . Le coton représente actuellement environ 40% des recettes d’exportations (y compris la réexportation). Développement des services d’infrastructures . La stratégie de relance du secteur privé met l’accent sur : • • • • • • Amélioration de l’environnement légal. (x) la corruption. (ix) la faiblesse de l’offre exportable. Cette part a cependant chuté ces dernières années en raison de la chute des cours du coton sur le marché mondial et de la baisse de la production. (v) les entraves à la facilitation des échanges internes et externes. (iii) les dysfonctionnements du système fiscal.06% à 2. les données indiquent que le Bénin figure parmi les pays de l’UEMOA ayant les moins bonnes performances en matière d’exportation (Tableau 9) 103. En effet. la réforme de la concurrence et de la protection des entreprises locales. Développement des filières émergentes et du tourisme . la part du Bénin dans les exportations mondiales du coton a sensiblement augmenté. l’appui aux organisations professionnelles du secteur privé. Par ailleurs. à assurer la diversification de l’économie et à améliorer la facilitation des échanges. C’est pourquoi il se propose de renforcer la stratégie de développement du secteur privé en s’engageant à rationaliser l’environnement des affaires. énonce les axes de renforcement de la stratégie de développement du secteur privé et précise les réformes et actions à mettre en œuvre. Les principaux obstacles au développement du secteur privé : les principaux obstacles identifiés sont : (i) les difficultés d’accès au foncier. Principaux axes de la stratégie de développement du secteur privé : le Gouvernement considère que la relance du secteur privé constitue une opportunité pour l’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté. juridique et réglementaire . Elle présente les principaux obstacles au développement du secteur privé. L’économie béninoise est essentiellement basée sur le coton. l’amélioration du fonctionnement du marché du travail et de la qualité de la main-d’œuvre. Amélioration de la facilitation du commerce . la réduction du poids du cadre réglementaire. Renforcement du dispositif d’appui au secteur privé.privé. SCRP 2007-2009 . sur la période 1998-2004. Par ailleurs. passant de 0. le renforcement du partenariat public. (iv) le renforcement de la recherche. etc.3% contre 30. (iii) l’amélioration de la qualité des services portuaires et de transit. Le fait que les recettes d’exportations reposent essentiellement sur un produit rend l’économie vulnérable aux chocs externes. (xi) la faiblesse du dialogue secteur public/secteur privé et (xii) les difficultés des entreprises à se conformer aux exigences en matière de normes et de qualité.Version Finale 33 .3%. Amélioration du fonctionnement des marchés de facteurs .CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE Encadré 7: Politique de développement du secteur privé La lettre de politique de développement du secteur privé présente le programme de réformes que le Gouvernement du Bénin se propose de réaliser. le taux moyen d’exportation (ratio des d’exportation en valeur sur le PIB nominal) du Bénin était 15.3 Diversification de l'économie 102. la rationalisation de l’administration douanière .8% pour l’ensemble des pays de l’UEMOA. deux pays enclavés. Entre le début des années 80 et le début des années 2000. pour renforcer la stratégie de relance du secteur privé existante et soutenir la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté sur la période 2007-2009.

7 30.9 27. et (ii) le développement de grappes de projets à effets d’entraînement.6 48. Cette situation affecte la productivité des entreprises au Bénin. l’ananas.8 104.8 30.6 28.1 34. Etude de la compétitivité des filières exportatrices (2005).0 15.0 2002 14. autres industries agroalimentaires ou pharmaceutiques pour l’anacarde. Les niches pourraient par exemple être celles qu’offrent les industries de la confection pour le coton-textile.8 17.7 30. De plus.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE Tableau 9: Taux d’exportation moyen annuel sur la période 1998-2004 Années : Bénin Burkina Faso Côte d'Ivoire Guinée-Bissau Mali Niger Sénégal Togo UEMOA Source : WDI 2006. une telle approche ciblant en priorité les marchés régionaux paraît plus prometteuse que celle des produits de base pour lesquels des pays comme la Chine et le Brésil produisent à grande échelle et à plus bas coût.. Par conséquent. l’Etude sur le climat des investissements (2005).8 33.9 15. Pour ce faire le Gouvernement entend intensifier les travaux de recherche agricole susceptible de soutenir cette diversification.3 8. 105.9 39.1 28.1 8. A titre d’exemple on peut citer les études suivantes : Etude Diagnostique d’Intégration Commerciale (2005). L’importance de ces secteurs de service a été démontrée par plusieurs études11.2 30. le karité.8 33.5 31. Le souci d’accroître les exportations et de réduire progressivement la vulnérabilité de l’économie aux chocs externes a conduit le Gouvernement à faire un choix en faveur de la diversification de l’économie. le Gouvernement mettra l’accent sur la transformation de produits agricoles et ciblera les niches de marchés pour lesquelles le pays dispose d’avantages comparatifs.8 31.5 29. L’énergie électrique et les télécommunications sont indispensables au développement socio-économique.3 Moyenne 15.6 33.1 12. SCRP 2007-2009 . notamment en adoptant une politique de diversification des filières agricoles. 1998 17. le riz. Cette diversification se fera dans deux directions: (i) la diversification agricole .3 16.4 24. l’anacarde.Version Finale 11 34 .6 29. C’est pour cela qu’en collaboration avec le secteur privé. Tirant leçon de la contre-performance du secteur cotonnier au cours des dernières années.9 28. En raison de la diminution de l’importance relative des produits primaires dans le commerce mondial. les cultures maraîchères. etc. le Gouvernement entend amorcer une transition pour rendre l’économie moins dépendante d’une seule filière. la pâtisserie pour les ananas frais. Etudes sur les sources de la croissance (2005). le Bénin entend aussi renforcer la diversification de son économie en développant des produits à forte valeur ajoutée afin de profiter des opportunités qu’offre la croissance du commerce mondial des produits transformés.3 2004 15. un programme d’appui au développement de nouvelles filières. le manioc et la pêche (crevettes) sera mis en œuvre.5 49.4 14.9 31. à savoir le palmier à huile.3 29. la cosmétique pour le karité et l’huile de palme.6 43.3 9.

la plupart des exploitants en l’absence d’un système efficace d’octroi de crédits agricoles ont très peu recours aux intrants. MAEP 2002). Mettre en place un mécanisme décentralisé de collecte et de traitement de données statistiques agricoles fiables . 2. Réaliser dans le cadre de la maîtrise de l’eau des modèles d’irrigation adaptés et développer les infrastructures de base . Développer le capital humain pour renforcer les capacités des institutions et des organisations professionnelles agricoles pour le développement et la diffusion d’innovations technologiques. améliorer l’accès des femmes à la terre et actualiser les cartes d’aptitude culturale des sols dans les communes .Version Finale 35 . Opter pour une mécanisation agricole adaptée. l’analyse le des exploitations et celles des filières afin de garantir de meilleure distribution de la plus value Réaliser les études pour la mise en valeur des aménagements hydro-agricoles . cinq objectifs fondamentaux sont assignés au secteur agricole : 1. 4. dans les pêcheries et dans les forêts classées. Doter le secteur d’un mécanisme de financement durable en veillant en particulier à des mesures visant à améliorer les conditions d’octroi ou de remboursement de crédit avec une attention particulière aux promoteurs d’entreprises agricoles . Accroître la disponibilité de produits alimentaires pour les populations rurales et urbaines tout en garantissant leur qualité et leur accessibilité à tous Accroître les revenus des acteurs du secteur Accroître les ressources ou diminuer les dépenses en devises à partir du secteur Assurer le maintien ou l’accroissement des emplois Garantir une gestion durable des terres. L’objectif est de permettre aux agriculteurs. Doter le secteur agricole d’une stratégie nationale de formation agricole et rurale (SNFAR) . Les résultats suivants sont attendus : a) La production agricole a accru de 30% en trois ans b) Les rendements de production sont améliorés de 25% c) 5 nouvelles filières agricoles sont organisées • Amélioration de la qualité et de l’accès au marché L’objectif est de développer des productions agricoles respectueuses des normes de sécurité et de qualité. Ce secteur productif où évoluent plus de 550 000 exploitations recensées (DPP. est dominé par de petites exploitations agricoles. Dépourvus de moyens financiers pendant la campagne agricole. Quant à la deuxième orientation relative à la création de la richesse par un choix raisonné des filières et leur promotion. 5. 3. élaborer une politique foncière rurale. Le secteur reste essentiellement soumis aux aléas climatiques. dans un contexte économique principalement caractérisé par la prépondérance du secteur agricole. Les pratiques d’exploitation minière dans les zones de cultures. des zones d’élevage et de pêcherie S’agissant de l’atteinte de ces objectifs globaux du secteur agricole. renforcer les capacités des acteurs à la gestion foncière rurale. accentuent la dégradation des ressources naturelles. Les revenus et la productivité agricole sont faibles et la force de travail n’est que partiellement valorisée. les zones agropastorales.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE Encadré 8: Stratégie de relance du secteur agricole La pauvreté apparaît beaucoup plus comme un phénomène rural au Bénin. Pour changer ce diagnostic sus visé. A éli ti d l é ité li t i t t iti ll SCRP 2007-2009 . individuels ou organisés en groupements d’accéder à une mécanisation agricole adaptée aussi bien aux conditions du milieu écologique et social qu’à leur situation économique et financière. doter les villages de plans fonciers ruraux. les orientations et stratégies suivantes seront développées au cours des trois prochaines années : En ce qui concerne l’orientation asseoir les bases d’un développement agricole durable. aux transformateurs. les stratégies suivantes seront développées : • Diversification et accroissement de la production agricole A cet effet. ce qui rend très peu compétitive la production agricole. il faudra mettre en œuvre les stratégies suivantes : • • • • • • • • Faire aboutir le processus de la reforme foncière rurale.

(iii) les Bâtiments et Travaux Publics (BTP) et matériaux de construction . avec une faible valeur ajoutée. l’accent sera surtout mis sur la sous-traitance avec des industries de confection à l’extérieur comme le font des pays tels que la Tunisie et l’Ile Maurice qui bien que ne produisant pas du coton graine. (v) le transport. Le Gouvernement envisage d’asseoir sa politique de recherche d’une croissance accélérée sur la densification de ces grappes embryonnaires pour en faire de véritables piliers de l’économie béninoise. Plus de 95% du coton fibre produit au Bénin est exporté sur le marché international.Version Finale 36 . Le panorama des principaux secteurs d’activité économique du Bénin montre qu’il n’y a aucune grappe constituée dans l’économie béninoise . Coton textile : L’économie béninoise est fortement tributaire de la production cotonnière. La culture du coton est restée jusque-là la filière d’exportation la plus importante. les performances de cette filière ont été largement affectées ces dernières années par l’évolution défavorable du commerce international. mais aussi créer les conditions nécessaires pour développer davantage la transformation au Bénin d’une part importante du coton graine produit. cette dernière se limite généralement à la première transformation de matières premières. Malheureusement. logistique et le commerce international . procure des revenus monétaires à plus de 120 000 exploitants agricoles et constitue le produit qui contribue le plus aux exportations du pays. (vi) les télécommunications et les technologies de l’information et de communication (TIC). le commerce et le négoce international . six grappes embryonnaires ont été retenues. le Gouvernement entend non seulement relancer la production du coton. (ii) l’agroalimentaire. 107.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE 106. Cette densification des grappes de projets devra s’accompagner de programmes spécifiques de lutte contre le VIH/SIDA afin de préserver les populations et garantir un meilleur impact de ces projets. le Gouvernement a procédé à l’identification des piliers potentiels de l’économie béninoise. SCRP 2007-2009 . Au Bénin. Dans la logique de recherche de niches de marché à fort potentiel. Pour relancer la filière cotontextile. Ce sont: (i) le coton textile . l’artisanat et la culture . la totalité des secteurs se situe au stade de « grappe embryonnaire ». ont su développer un secteur de transformation compétitif. Le Gouvernement prendra des dispositions nécessaires pour assurer le contrôle de la qualité des intrants chimiques ainsi que leur usage adéquat pour protéger la santé des populations et les écosystèmes. Face à cette situation. 90% des recettes agricoles. Le développement des grappes de projets à effets d’entraînement trouve sa justification dans le faible niveau de transformation industrielle. A l’issue de cette analyse. (iv) le tourisme. des dysfonctionnements découlant d’une libéralisation non maîtrisée du secteur et d’une sous-utilisation des capacités de production des usines d’égrenage en raison du faible niveau de production du coton graine. Elle assure aujourd’hui près de 40% des recettes d’exportation.

3 1. et (v) créer les conditions favorables pour l’installation de nouvelles unités de transformation et appuyer les initiatives des producteurs et productrices en matière de transformation/conservation.7 100. (iv) renforcer les capacités techniques des unités de transformation existantes .8 2.8 9.0 2. Enfin. le gouvernement compte concrétiser les propositions de consolidation des structures d’appui au commerce extérieur par la création de l’Agence de Promotion des Exportations et des Investissements (APEI) comme il ressort de l’atelier de validation de l’Etude diagnostique d’intégration commerciale.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE Tableau 10 : Structure des exportations du Bénin (Milliards FCFA) Période avant DSRP I Fibre de coton Graines de coton Tourteaux de coton Huile de palme Tourteaux de palmiste Noix d'anacarde Tabac et cigarette Bois et ouvrage de bois Produits divers Réexportation Commerce non enregistré Total Exportations Source : BCEAO Période DSRP I 2003-2005 103.1 0.9 0.0 10.1 26.8 2.9 0. Agroalimentaire.7 100. La transformation des noix de karité ainsi que celle de certains produits vivriers sont des activités dominées par les femmes et seront fortement appuyées par le Gouvernement. Considérant le fait que le tourisme est la deuxième source d’entrée de devises dans le pays après le coton.3 17. (iii) veiller au bon fonctionnement du système de traçabilité mis en place par le Centre Béninois de Normalisation et de Gestion de la Qualité (CEBENOR) . 111.9 28.9 0.1 132. en immobilisations matérielles mais aussi en capacités d’organisation et de gestion.1 3. 109.0 2000-2002 92. BTP et matériaux locaux de construction : Les BTP ont joué un rôle très important dans la reprise et la consolidation de la croissance au Bénin au cours des dernières années. graines de palmier.0 0.1 10.4 Part (%) 32.7 Part (%) 34. ananas. culture.Version Finale 37 .5 4. à travers le développement de grands travaux. le Gouvernement s’est employé à se doter SCRP 2007-2009 .5 0.0 3.3 9.8 0.0 288.3 134.2 8.4 8.2 2. (ii) soutenir les efforts qui sont en cours pour améliorer le taux de transformation de noix de cajou sur place et engager un dialogue avec les entreprises privées évoluant dans le secteur de l’exportation de ce produit .7 1.1 1.8 0.8 2. commerce et négoce international: L'industrie agroalimentaire du Bénin est encore peu développée. historique et culturel.0 0. A cet effet. Le Gouvernement poursuivra son appui aux Groupements de production de produits dérivés des nouvelles filières mentionnées afin de leur permettre d’améliorer la qualité de leurs produits pour l’exportation.1 3.1 3.3 0. le tourisme reste peu développé au Bénin. 110. manioc) pour lesquels le Bénin dispose d’avantages comparatifs.9 0.0 108. Dans le cadre de la promotion de la transformation des produits agricoles (noix de cajou. Les sociétés locales de BTP apparaissent assez faibles en moyens financiers. Tourisme. le Gouvernement entend : (i) relancer la culture de palmier à huile adaptée aux conditions écologiques locales et encourager les investisseurs pour l’installation d’unités de transformation moderne .8 5. favoriser l’arrivée de multinationales de BTP et le développement d’une sous-traitance nationale favorable au transfert de compétences.5 0.6 46.4 304.6 43. le Gouvernement envisage.0 0. et artisanat : Malgré un important patrimoine naturel.

Il s’agira de développer des infrastructures de transport de base et de poursuivre la mise en œuvre des réformes en cours dans le secteur pour favoriser les investissements privés. demeure un véritable réservoir d’emplois. D’importants projets d’infrastructures sont prévus à cet effet. le téléphone ainsi que le transport et la logistique sont importants. tissage.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE d’une politique nationale de développement du tourisme. 112. Sa contribution au Produit Intérieur Brut est aujourd’hui d’environ 12%. L’artisanat béninois.4%. de l’habitat et de sa position de carrefour de grands courants historiques et de grands mouvements humains. notamment « le projet la route des pêches ». entraînant ainsi des coûts additionnels. pays de tradition ancestrale. dispose d’une importante richesse culturelle que le Gouvernement s’emploiera à valoriser en soutien aux mesures visant la promotion du tourisme et de l’artisanat. les pays de l’Afrique de l’Ouest n’ont pas encore développé leur potentiel touristique. Or le Bénin. Transport. de l’Est et du Nord.Version Finale 38 . le suivi et le contrôle de leurs activités . il occupe la troisième place en terme d’emplois après l’agriculture et le commerce. La faible qualification et le faible niveau de professionnalisation des entreprises opérant dans le secteur n’ont pas permis d’avancer significativement dans la mise en œuvre de ces mesures. Il regroupe environ 210 métiers et est la niche de plusieurs activités génératrices de revenus pour la population. 67% des firmes considèrent la mauvaise fourniture d’électricité comme un problème majeur. (ii) renforcer les capacités managériales des structures de financement décentralisées à travers la formation des agents. A titre d’exemple. C’est pourquoi le Gouvernement s’engage au cours des trois prochaines années à renforcer les capacités des acteurs de ces entreprises et à réhabiliter et à valoriser les sites touristiques. Ici encore. Contrairement aux pays d’Afrique Australe. 114. facteur de conservation. Plus de 59% des entreprises doivent se doter de générateurs. SCRP 2007-2009 . (iii) améliorer la qualité des produits artisanaux en vue d’une meilleure consommation locale et d’un meilleur positionnement sur les marchés régional et international. Conscient de l’importance du secteur de l’artisanat dans la réduction de la pauvreté. visant à : (i) améliorer significativement les prestations hôtelières et touristiques fournies aux hommes et femmes d’affaires . favorise le bon approvisionnement des marchés et le développement des activités économiques. poterie…). (ii) adapter le système de financement aux réalités du secteur de l’artisanat . et (iv) organiser le lancement touristique du Bénin sur le marché international du tourisme. la qualité des services comme l’électricité. de valorisation et de transformation des ressources locales. 113. En effet. et (iv) assurer la promotion des activités artisanales des femmes (vannerie. (iii) promouvoir le tourisme de conférences et d’évènements . logistique et commerce international : Un réseau d’infrastructures en bon état et des services de transport performants et compétitifs permettent aux entreprises de réduire leurs coûts de production. Il s’agira de créer les conditions de mise en œuvre de la Politique Nationale de Développement de l’Artisanat (PNDA) notamment : (i) renforcer et élargir les bases de développement de l’artisanat . (ii) asseoir les bases du développement du tourisme international . le Gouvernement s’emploiera à en faire un véritable pôle de développement économique. 115. de grande diversité culturelle découlant de la diversité des populations. l’étude sur le climat d’investissement a montré que les coupures d’électricité engendrent des pertes de chiffres d’affaires de l’ordre de 13. Dans le secteur touristique.

76 Ghana ND 2.4 Promotion de l’intégration régionale 120.81 Mali ND 14. De plus.14 2. et UA) et de l’insertion dans l’économie mondiale. le coût élevé d’accès à ces services et la mauvaise qualité du service rendu à la clientèle sont autant de problèmes dans ce secteur pourtant stratégique pour la relance des investissements.48 3. en jouant sur le volume des abonnés. et (iii) le développement d’activités de services tirant profit de la disponibilité du câble sous marin et d’une population éduquée.76 2. 32$ au Sénégal.44 7. le Bénin a fait des avancées significatives par rapport au nombre de lignes téléphoniques fixes et portables. 81$ au Mali. Le cas le plus palpable est celui du Sénégal où la libéralisation du secteur a réussi et les tarifs sont aujourd’hui parmi les plus compétitifs du continent avec une stratégie de large accès à l’ADSL à faible prix.19 2. Il en est de même des frais d’installation d’une ligne de téléphone d’entreprise qui sont de 280 $US au Bénin.19 1. a d’excellents résultats financiers.98 2.23 1.90 7. le Gouvernement a mis en oeuvre la réforme du secteur des postes et télécommunications à travers l’introduction d’acteurs privés. Pour améliorer les services rendus aux populations. Cette réforme devra être soutenue par l’amélioration des actions suivantes : (i) la libéralisation du secteur des télécommunications et des postes par la mise en place d’un nouveau cadre légal et réglementaire . avec l’objectif d’accroître l’offre des infrastructures et des services de télécommunications et de la poste. Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) : Comme déjà souligné les télécoms constituent des pièces centrales du dispositif des affaires et de la croissance. Cependant.62 12. 118. 50$ au Ghana.16 6. En dehors de la vétusté des équipements de « Bénin Télécom SA » et des dysfonctionnements du réseau. 78$ en Thaïlande et 13$ en Malaisie.92 1.47 Thaïlande 6.80 7. Tableau 11: Coût moyen d’un appel téléphonique vers les USA en $ US par pulsion de 3 mn Bénin 1998 1999 2000 2001 7.Version Finale 39 . Cela a permis au Sénégal de développer le commerce électronique comme par exemple le traitement de journaux qui paraissent en France.65 1. il importe de changer d’approche pour tirer le maximum d’avantages de l’appartenance aux regroupements régionaux (UEMOA. 117.28 Togo 11. Promotion d’une intégration régionale au service de la compétitivité : Face à la nécessité d’impliquer le Bénin dans une dynamique de croissance économique accélérée et durable.82 2.37 2. 119.49 Malaisie 3.67 Bangladesh 6. (ii) la privatisation de l’opérateur public des télécommunications .93 5. les tarifs du Bénin sont supérieurs à ceux de la plupart des pays de la sous-région. CEDEAO.00 4.64 12. la société de télécom. La stratégie a eu pour effet de réduire sensiblement les coûts et de favoriser le développement des Technologies de l’Information et de la Communication.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE 116. de fournisseurs de services et d’utilisateurs d’Internet.26 Sénégal 4.54 2.86 5. Cette intégration sera fondée sur les complémentarités régionales en matière d’échanges entre les SCRP 2007-2009 . En matière d’infrastructures de télécommunication.40 4.37 Source Union Internationale des Communications (2004) citée par DTIS (2005) 4.

(ii) développer les canaux d’échanges des produits vivriers pour lesquels une demande forte existe dans la sous région (surtout au Nigeria et au Niger) en vue d’accroître la production de ces produits . le Gouvernement s’engage à poursuivre son soutien aux efforts de modernisation des institutions de la CEDEAO et en particulier. 121.CHAPITRE 4 : ACCELERATION DE LA CROISSANCE pays voisins et le Bénin. le gouvernement poursuivra les négociations sur la levée des mesures non tarifaires mise en œuvre par le Nigeria conformément au mémorandum de Badagry. SCRP 2007-2009 . Sur ce plan. le Gouvernement fait l’option de : (i) développer son potentiel de services de transit pour faire du pays une plateforme d’échanges . Ces options seront accompagnées de programmes de renforcement de la lutte contre le VIH/SIDA le long des frontières. le renforcement de la coopération bilatérale avec le Nigeria. ces efforts se traduiront par le renforcement du marché régional des titres d’Etat et des obligations privées. Pour ce faire. Ceci pourra réduire l’ampleur du commerce illicite avec ce pays. Au sein des organisations régionales. tout comme Hong Kong s’est adapté à l'ouverture de la Chine en 1978. et d’ouverture sur les pays de l’hinterland d’autre part. Au niveau de l’UEMOA. Le Gouvernement entend exploiter davantage sa position stratégique de trait d’union entre le Nigeria et l’UEMOA d’une part.Version Finale 40 . le commerce non structuré du Bénin pourra se transformer en des formes plus diversifiées et organisées à mesure que le Nigeria libéralise son économie. Ainsi. et (iii) œuvrer à la création des joint – ventures à même d’assurer une complémentarité en terme de facteurs de production en vue de dynamiser le potentiel industriel du Bénin.

124. le développement du transport maritime et fluvial. le pays pourra jouer véritablement un rôle de corridor de transit vers le Nigeria et les pays de l’UEMOA. de la plus faible densité routière et du plus faible nombre d’aéroports répondant aux normes. et les services portuaires et aéroportuaires. le Gouvernement veillera à la mise en œuvre de programmes spécifiques de prévention et de lutte contre ce fléau. 128. Le Bénin dispose du plus faible réseau ferroviaire et routier. Les infrastructures de transport concernent le développement et l’entretien du réseau routier. Un réseau d’infrastructures en bon état et des services de transport performants et compétitifs permettront aux entreprises de : réduire leurs coûts de production. la maîtrise de l’eau à des fins productives est nécessaire pour réduire la vulnérabilité des ménages agricoles aux aléas climatiques et pour améliorer la productivité agricole. 5. La comparaison du Bénin avec certains pays d’Afrique de l’Ouest montre d’énormes insuffisances. et ont donc un impact direct sur toutes les couches de la population. Les ouvrages d’assainissement et de gestion de l’eau sont essentiels au bien-être des populations. De plus. celui des services comme le tourisme et contribue à améliorer les conditions de vie des ménages. Le Bénin ne dispose pas de bonnes infrastructures de transport qui sont pourtant essentielles au développement des échanges. Leurs caractères transversaux contribuent au développement de tous les secteurs. et (iii) l’hydraulique et l’assainissement. le développement de ce secteur permettra au Bénin de tirer les meilleurs avantages de sa position géographique. 123.Version Finale 41 . le gouvernement a retenu les trois domaines prioritaires suivants: (i) les infrastructures de transport. et développer des activités économiques. En effet. Ils permettent d’améliorer la salubrité et le cadre de vie. Enfin. Les infrastructures économiques jouent un rôle stratégique dans le processus de développement. 125. et constitue un facteur clé dans la production industrielle et domestique. joue un rôle de premier plan dans le secteur productif. L’accès à l’eau potable figure parmi les besoins essentiels de tout individu et revêt donc une importance particulière dans la SCRP et les OMD. Le secteur de l’énergie constitue aussi un domaine clé pour le développement économique et un secteur qui contribue de manière significative à l’amélioration du bien-être des populations. incluant les pistes rurales. le Gouvernement en a fait un axe stratégique de la SCRP qui se concrétisera à travers la mise en œuvre des grands travaux lancée par le Chef de l’Etat. C’est en raison de sa contribution importante à la croissance et à l’amélioration des conditions de vie des populations que le gouvernement donne une grande importance au secteur de l’énergie dans la SCRP. Il en va de même des hydrocarbures qui sont nécessaires à la circulation des biens et des personnes. Compte tenu de l’enjeu qu’elles représentent pour la croissance. En outre.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES 122. 126. (ii) l’énergie .1 Infrastructures de transport 127. Dans le cadre de la SCRP. favoriser le bon approvisionnement des marchés. le réseau ferroviaire. SCRP 2007-2009 . le développement des infrastructures s’accompagnant d’une mobilisation de ressources humaines. Les infrastructures économiques représentent donc un levier important pour promouvoir le développement et la croissance économique. donc facteur d’exposition aux risques d’infection au VIH/SIDA. L’énergie électrique en particulier.

Face à l’amenuisement des ressources du Fonds Routier. Ainsi. Sur un linéaire de plus de 25. le réseau des pistes rurales est encore insuffisant.004km 194394 0. des réflexions s’imposent sur son mode de financement. les fréquences et l’efficacité des contrôles laissent à désirer.21km 31% 36 Burkina Faso 622 0. 130. Sur l’ensemble du réseau. seul un réseau de 7. et leur bitumage complet est prévu dans la stratégie sectorielle de transport. le Gouvernement poursuivra la généralisation des postes de péages et à l’identification de nouvelles ressources pour l’entretien routier. les ressources mobilisées par le Fonds Routier ne couvrent que 60.79% des besoins en entretien courant du réseau routier qui s’élevaient à 28. Les deux corridors Nord – Sud. ont commencé à ériger des barrières de péage sur le réseau de pistes existantes pour recouvrer une partie des coûts d’entretien. social et politique. certaines collectivités locales.005km 6076 0. et Cotonou et le Burkina Faso vers le Mali d’autre part jouent bien leur rôle d’intégration régionale. Les autorités béninoises.05km 30% 1 Togo 525 0.002km 12506 0. le niveau de fréquentation de ces corridors par le trafic lourd en surcharge accélère leur dégradation et risque de porter préjudice à leur compétitivité si des actions urgentes.427 millions FCFA en 2007. Les deux transversales centre et nord Togo–Bénin–Nigeria offrent un bon niveau de service. notamment des mesures de réglementation du contrôle des charges roulantes et des charges à l’essieu.575 km de pistes inventoriées. dont 1. Le Gouvernement entend actualiser cette stratégie afin de trouver une solution durable à cette problématique dans le cadre de la SCRP. Ces pratiques ne peuvent perdurer de manière désordonnée. Le point faible du réseau routier réside surtout dans son manque d’entretien A ce jour.16 km 10% 7 Sources : CIA (2004) citée par CNUCED (2004).009 km 7520 0.075 km effectivement entretenues.002km 50400 0. les investissements consentis depuis les années 1970 ont permis de construire une infrastructure de transit entièrement bitumée. Examen de politique d’Investissement du Bénin et documents du MDCTTP/PR Réseau routier 129. 131. désormais responsables de l’entretien et de la gestion des pistes dans le contexte de la décentralisation. Les pistes rurales constituent le principal réseau de collecte et d’évacuation des produits agricoles.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES Tableau 12 : Comparaison des infrastructures de transport dans quelques pays Bénin Longueur réseau ferroviaire Chemin de fer au km2 Longueur du réseau routier Routes au km2 Routes goudronnées Aéroports goudronnés 578 0.13km 32% 2 Nigeria 3557 0. SCRP 2007-2009 . Le réseau des liaisons urbaines et interurbaines doit être amélioré tenant compte du contexte de la décentralisation et de l’urbanisation. En ce qui concerne le réseau routier. vers la fin de la décennie 90 avait défini et mis en œuvre une stratégie nationale en matière de programmation et de financement des pistes rurales.Version Finale 42 . L’axe côtier Togo–Bénin–Nigeria est également bitumé. entre Cotonou et le Niger d’une part.05km 16% 2 Côte d’Ivoire 660 0. Cependant. Le désenclavement des zones rurales revêt donc une grande importance sur le plan économique. Cependant. En quête de ressources pour l’entretien des pistes déjà réhabilitées. Un appui budgétaire permet d’assurer l’entretien périodique d’une partie de ce réseau. ne sont pas prises.827 km de pistes a été aménagé à ce jour.

et (iii) l'identification et la détermination d'un mécanisme adéquat de mobilisation de ressources pérennes pour le financement du réseau de pistes existantes. (iii) améliorer la gestion de la mobilité. La contribution à la réduction de la pauvreté par le développement des pistes rurales. Dans le secteur du réseau routier. (iv) la création d’activités alternatives en période de soudure. BET et Main d’œuvre).Version Finale 43 . (iv) renforcer la gestion environnementale et les mesures de protection de l’environnement dans le sous-secteur routier . L’objectif global visé par cette stratégie est d’assurer la pérennité des infrastructures mises en place afin de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural. (ii) développer les infrastructures routières pour consolider les relations entre les régions à l’intérieur du territoire national . les différentes expériences mises en œuvre ont d’une manière générale permis l’implication réelle des communautés dans l’identification et la réalisation des travaux de construction ou de réhabilitation de pistes. A cet effet. (iii) le développement d’une technicité locale pour l’aménagement des pistes rurales par la méthode HIMO (PME.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES Encadré 9 : Stratégie Nationale de Pistes rurales et mise en œuvre de projets pilotes Une stratégie nationale en matière de programmation et de financement des pistes rurales a été définie et mise en œuvre à partir de la fin de la décennie 1990. 133. ces expériences ont permis aux autorités centrales de partager leur nouvelle vision de programmation et d’entretien avec les collectivités à la base qui ont pu bénéficier des actions de sensibilisation et des séances de formation à l’entretien manuel. Cette stratégie a été testée à travers trois (3) projets pilotes financés respectivement par la Banque Mondiale (IDA). Pour ce faire. tenant compte du contexte de la décentralisation . à travers une politique de sous-traitance. à travers le développement de grands travaux. (ii) la prise de conscience des populations de leur responsabilité en matière de gestion des pistes rurales. Source : Ministère en charge du transport 132. piétons) dans les grandes agglomérations . Des reformes sont nécessaires pour recentrer les missions des structures régionales et pour une utilisation plus efficiente des ressources humaines et financières. Le Gouvernement veut faire des pistes rurales un véritable instrument de développement. SCRP 2007-2009 . l’AFD et l’Union Européenne. Les interventions prioritaires concernent: 134. En général. favoriser l’arrivée de multinationales du BTP et le développement du secteur privé (PME) pour les travaux routiers. Dans le cadre de la SCRP. Au sein des structures ayant à charge la gestion du sous-secteur. ainsi que la sécurité routière. Ces expériences ne sont pas restées sans impacts positifs aussi bien pour les bénéficiaires que pour l'administration Pour les bénéficiaires. et (v) renforcer la sécurité routière. de la sécurité et de la préservation contre les nuisances (sonores. Les objectifs spécifiques de la stratégie sont : (i) l'appropriation effective de la gestion du réseau des pistes rurales par les bénéficiaires . le gouvernement a retenu plusieurs priorités qui concernent l’expansion et l’entretien du réseau. Le soutien au secteur productif pour contribuer à la croissance économique. pollution de l’air) au niveau de la circulation (véhicules. le gouvernement entend : (i) assurer l’entretien correct du réseau routier existant. la synergie ainsi créée a eu pour impact : (i) la réalisation d’un linéaire non négligeable de pistes choisies et soutenues par les populations bénéficiaires. (ii) le développement cohérent du réseau des pistes rurales et sa meilleure adaptation aux besoins de désenclavement et de transport en milieu rural . 136. la DANIDA. L’amélioration de la mobilité des personnes et des biens. 135. Pour l’administration. le gouvernement souhaite. 2 roues. des dysfonctionnements sont encore constatés notamment au niveau des structures déconcentrées.

et (ix) construire un SCRP 2007-2009 . (iv) renforcer la gestion environnementale et les mesures de protection de l’environnement dans le sous-secteur maritime et portuaire . 140. il est prévu d’améliorer la capacité de planification et de gestion du secteur. bien que des potentialités existent pour désenclaver des zones. (iii) renforcer la sécurité sur la plate-forme portuaire et l’amélioration de la qualité et de la fluidité des prestations .3 millions de tonnes en 2003 et 5.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES les actions à entreprendre sont: (i) le renforcement des capacités de coordination nationale. Cependant. Enfin. 138. le gouvernement entend conforter au cours des prochaines années le mode de planification et de programmation mis en place pour le développement du sous-secteur. 141. Il avait été estimé que cette capacité pourrait suffire jusqu’en 1998. (vi) impliquer le secteur privé dans les activités portuaires et maritimes . Ceux-ci doivent parfois être dérouté vers d’autres ports tels que celui d’Abidjan. étendre le Port doter le Bénin d’un nouveau Code maritime. le volume du trafic a augmenté plus vite que prévu pour atteindre un seuil de 3 millions de tonnes dès l’an 2000. et même pour développer un système de transport public près de Cotonou. Réseau fluvial et maritime. (vii) adapter la politique maritime au cadre communautaire. A cet égard. et (ii) d’améliorer les conditions et faciliter le transport sur les axes internationaux. Par ailleurs. l’infrastructure portuaire souffre d’une faible profondeur d’eau (environ 10 m à marée basse). en particulier celle du Port de Cotonou dans l’économie béninoise. Le transport fluvial et lagunaire n’est pas développé au Bénin. Le port de Cotonou enregistre des coûts de transactions sensiblement plus élevés que les ports de la sous région. (ii) réhabiliter les installations portuaires.3 millions de tonne en 2006. La plate-forme portuaire est exiguë et les opérations portuaires y sont donc difficiles. (v) raccorder tous les services au logiciel de gestion portuaire et généraliser l’informatisation des opérations portuaires afin de réduire les délais et les coûts d’enlèvement. L’accroissement de la compétitivité internationale du système de transport béninois. et (iv) la mise en place de système de financement adapté pour soutenir et assurer l’entretien ultérieur des pistes réhabilitées.Version Finale 44 . 4. Le recouvrement des coûts d’usage des infrastructures auprès des usagers. il s’agira de conforter le mécanisme de financement de l’entretien routier (Fonds Routier) en renforçant notamment les systèmes de péages routiers etc…. Le port de Cotonou a une capacité de chargement/déchargement d’environ 2. 139. le Gouvernement attache une grande importance à la préservation de cet outil et l’objectif visé est d’accroître sa compétitivité. Pour rendre le secteur transport compétitif le gouvernement entrevoit (i) de renforcer les infrastructures routières en vue de consolider l’intégration sous-régionale . Pour cela.3 millions de tonnes par an. La capacité du port ne répond donc plus à la demande. et peut être 2001 en améliorant la productivité. 142. (ii) l’amélioration de la gouvernance du réseau de desserte rurale. 137. Compte tenu de l’importance du secteur maritime. il poursuivra les réformes institutionnelles visant à : (i) améliorer les performances et la qualité de service délivré aux usagers du port de Cotonou . alors que les navires porte conteneurs actuels ont un tirant d’eau de 12 à 14 m. (iii) la responsabilisation des collectivités décentralisées. pour la promotion du tourisme. Pour ce faire. (viii) améliorer la capacité institutionnelle et la qualification de la Direction de la Marine Marchande.

mais le transport aérien intérieur n’est pas développé et est actuellement quasi inexistant. Le Bénin a un seul aéroport international à Cotonou. (iii) poursuivre la réhabilitation de la voie ferrée dans la zone de la Lama . De plus. Operate and Transfer (BOT). Le transport aérien 143. (ii) renforcer la gestion environnementale et les mesures de protection de l’environnement dans le sous-secteur aérien . les coupures intempestives entraînent des pertes de production de l’ordre de 7. l’étude sur le climat des investissements réalisée en 2004-2005 a montré qu’il faut 104 jours pour une entreprise du secteur manufacturier pour obtenir une connexion électrique au Bénin contre 12 jours au Sénégal. Depuis le bitumage de la route. le gouvernement entend favoriser le développement d’un système de transport permettant de tirer avantage des nombreux plans et cours d’eau dans le pays. (iv) instaurer des conditions équitables de concurrence entre le rail et la route sur l’axe nord – sud . Par ailleurs. (iii) mettre en concession l’exploitation de l’aéroport de Cotonou . la voie et le matériel roulant sont en très mauvais état si bien que l’exploitation de la ligne est partiellement paralysée. 32 jours au Mali et 18 jours en Chine. Le réseau ferroviaire comprend une voie métrique unique entre Cotonou et Parakou (438 km).Version Finale 45 . les modes ferroviaire et routier sont en forte concurrence dans ce corridor. étendre et renforcer la sécurité de l’aéroport international de Cotonou . Dans le cadre de la SCRP 2007-2009.400 m. Sa piste d’atterrissage à une longueur de 2. Les lignes ferroviaires Cotonou – Pobé et Cotonou – Sègboroué sont actuellement mises hors exploitation. mais il n’est physiquement pas possible de l’allonger. des efforts seront faits pour : (i) moderniser. 146.8% en Chine. ce qui pourrait être insuffisant dans le futur pour accueillir les gros-porteurs. Il y a 7 aérodromes dans le pays. et (v) mettre en concession l’exploitation de l’OCBN . il est estimé à 44 jours au Bénin en 2003/2004 contre 14 jours au Mali. Pour promouvoir le développement du secteur ferroviaire.2 Infrastructures énergétiques 147. Réseau ferroviaire 145.6 au Mali et 1. et (v) transformer progressivement les aérodromes secondaires de Parakou et Natitingou en aéroports aux normes internationales de l’Organisation de l’Aviation Civile (OACI). Quant au temps de coupures estimé en nombre de jours dans l’année. SCRP 2007-2009 . 5.4% au Bénin contre 2. mais sont appelées à participer à la connexion Inter-Etat dans le cadre de la CEDEAO. 144. Cependant. (vi) reconstruire l’axe côtier avec une connexion sur le Nigéria. (ii) renforcer la gestion environnementale et les mesures de protection de l’environnement dans le sous-secteur ferroviaire . (iv) construire un second aéroport par le secteur privé en Build.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES port sec à Parakou. le gouvernement entend : (i) définir et mettre en œuvre une politique du transport ferroviaire . En matière d’électricité.

17. Pour faire face à ce problème de capacité.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES Tableau 13 : Goulots d’étranglement engendrés par les problèmes d’électricité : une comparaison internationale Problème % de perte de production Occurrence des coupures % de firmes ayant leur propre générateur Délai pour obtenir une connexion électrique Source : ECI Bénin (2005) Bénin 7. (v) la mise en valeur des ressources énergétiques nationales économiquement rentables .8 n.d. (vi) l’amélioration du système de tarification .(cité par DTIS 2005) 149.4 Mali 2.6 14. les activités du secteur énergie concernent la biomasseénergie (bois). La mise en œuvre des mesures ci-dessus en accord avec les mesures de dynamisation du secteur privé devrait permettre d’attirer les IDE et inciter les investissements locaux. La consommation d’énergie électrique n’a pas beaucoup progressé dans le pays.4 Chine 1.5 45.86 5.9 26.66 4. juridique et réglementaire adéquat . novembre 2004. Concernant l'électrification rurale.2 148.9 104. Le Bénin est un importateur net d’énergie électrique de la Côte d’Ivoire et du Ghana. le Bénin compte se doter d’une centrale électrique. soit un accroissement de 15. ce qui représente une consommation relativement faible par habitant de 0. d’égrenage du coton 12 Kilo tonne équivalent pétrole SCRP 2007-2009 . le gouvernement mettra en œuvre dans le cadre de la SCRP des mesures et des programmes ambitieux pour satisfaire la demande actuelle et potentielle en énergie. (ii) la consolidation de la mise en place d'un système d'information énergétique en vue d’acquérir des outils d'aide à la décision en matière de politique énergétique .1 31.77 5.252 tep/an. A cet égard. Pour relever les défis du secteur de l’énergie. 150.91 0.6 12. les hydrocarbures et l’électricité.7 Sénégal 5.89 0. et (vii) la réduction du délais de branchement électrique. tandis qu’en moyenne. Tableau 14: Capacité du Bénin en énergie électrique (million Kw) 1980-1985 UEMOA Nigeria Bénin 1. (ii) un développement encore embryonnaire du secteur industriel limité à quelques industries (agroalimentaires.03 1996-2000 1.5 61.11 2001-2002 1. il importe que le Bénin se donne une certaine autonomie et réduise sa dépendance énergétique.3 31. Cela se fera à travers : (i) la création d’un cadre institutionnel. qui se situe au plan national à environ 22% en 2003 et pour les zones rurales à moins de 5% . La consommation totale finale d’énergie est en moyenne de l’ordre de 1584 ktep12 ces cinq dernières années.12 Source : Département américain de l’énergie. (iii) la promotion de l'utilisation rationnelle de l'énergie dans tous les secteurs d’activités .02 1996-1990 1. Cette réalité traduit à la fois : (i) un faible niveau d’électrification des ménages.89 0. elle est passée dans le secteur domestique et des services de 164 849 MWh en 1996 à 392 558 MWh en 2002.57 0.4 43.Version Finale 46 . l’UEMOA et les pays africains sont des exportateurs nets d’énergie électrique.0 18. En effet.72 5.54 2.6%.02 1991-1995 1.86 0. (iv) la diversification des sources d’énergies domestiques .

En dehors de cette insuffisance relative en matière d’approvisionnement. Le reste provient des villes secondaires et des petites localités urbaines. (iv) la tarification de l’électricité en milieu rural . il a été réalisé au Bénin. de production de ciments) dont la consommation ne représentait en 2002 que 2. (iii) les lourdeurs administratives dans la passation des marchés . 5.Version Finale 47 . d’électrifier chaque année au moins 150 localités rurales correspondant à une moyenne de 10 localités par concession d’électrification rurale et d’autre part.328 abonnées et d’un branchement eau alimentant en moyenne 12 personnes. Ces problèmes sont dus à : (i) l’insuffisance des réalisations annuelles de points d’eau par rapport à la moyenne de 1350 requise pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) . Au niveau du milieu urbain. (ii) le mode d’organisation de l’électrification des zones rurales . la SONEB alimente actuellement 69 Chefs lieux de Communes. L'atteinte de cet objectif. et (iii) augmenter l’impact des investissements réalisés dans le secteur 155. (iii) la définition des priorités d’électrification rurale . Porto Novo. qui permettra également de baisser la pression sur les ressources forestières. le nombre de personnes vivant en milieu rural sans accès à l'eau potable s'élèvera à environ 8 000 000 d'individus. indiquent tout de même que beaucoup reste à faire pour que nos populations aient accès à l'eau potable.3 Infrastructures hydrauliques et d’assainissement 152. (vi) l’appui aux initiatives locales d’électrification rurale .1% de la demande totale d’électricité. Concernant le milieu rural. (vii) l’aide financière aux populations pour la réalisation des installations électriques intérieures et pour les branchements . Le taux de desserte était estimé en 2005 à environ 50% de la population urbaine sur la base de 120. doit être basée sur : (i) le choix des options d’électrification . Ainsi. les ouvrages de maîtrise de l’eau à des fins productives et les infrastructures d’assainissement. d’atteindre d’ici 2009. 154. sans signifier que les efforts entrepris jusque là sont négligeables. L’objectif du Gouvernement en matière d'électrification rurale est de créer les conditions qui permettent. Les statistiques récentes révèlent qu’environ deux tiers de la population rurale au Bénin n’a pas accès à l’eau potable. et (iv) la multiplicité des pôles de décision pour la gestion des ressources en eau. Ces chiffres. le Gouvernement entend : (i) accélérer la couverture de la desserte en eau potable pour approvisionner environ 4 000 000 de personnes . avec un taux de desserte national de 41% de la population rurale. 151. (ii) assurer la durabilité des investissements .CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES textiles. (ii) les longs délais de mobilisation de la participation financière des communautés . si les conditions actuelles de répartition de la population et de desserte en eau potable se maintiennent. il est également relevé l’absence d’un cadre législatif et réglementaire adéquat favorisant la gestion intégrée des ressources en eau. par les programmes d’électrification. 12 089 points d'eau. au 31 décembre 2005. La demande en eau est concentrée à 80% à Cotonou. au moins 20% du taux moyen d’électrification pour l’ensemble des localités rurales qui seront électrifiées. Parakou et Abomey/Bohicon. d’une part. Sur cette base. pharmaceutiques. et (viii) la synergie avec les autres programmes sectoriels. pour relever ce défi et tendre résolument vers l'atteinte des OMD. environ 50% de la population SCRP 2007-2009 . A l'horizon 2015. de façon cumulée. Approvisionnement en eau potable 153. Ce domaine d’interventions prioritaires concerne les secteurs de l’eau potable en milieu rural et urbain. (v) l’exploitation des sources d’énergie renouvelables et de proximité .

Les études sectorielles dans le domaine de l’assainissement ont mis en évidence plusieurs problèmes qui se sont accrus au cours des dernières années. fleuves. On note en particulier. (vii) élaborer et proposer des réglementations et les normes relatives à la gestion des ressources en eau et à leur mobilisation d’une part et. à une sécurité alimentaire précaire. veiller à leur bonne application d’autre part . (v) la construction et la réfection des retenues d’eau à but agropastoral . implique des investissements considérables dans le domaines des ouvrages de maîtrise de l’eau.Version Finale 48 . La volonté affirmée du gouvernement de faire de l’agriculture un des moteurs de la croissance et donc. etc . 158. lacs. Il s’agit essentiellement de quelques anciens périmètres rizicoles récemment réhabilités. Ouvrages de maîtrise de l’eau 157. à la faible productivité. L’agriculture béninoise est donc essentiellement pluviale avec pour corollaires les incertitudes liées à la production. (vi) systématiser les mesures de protection de la ressource en eau contre la pollution . et (vi) le développement des aménagements à vocation piscicole. une urbanisation désorganisée dans des zones non loties et non viabilisées. etc.8 % du potentiel hydroagricole disponible connu. (ii) la création d’un environnement propice et incitatif au développement des infrastructures de maîtrise de l’eau . de la rendre plus productive et plus compétitive. 159.et (xii) veiller à la mise en œuvre de la politique d’approvisionnement en eau potable. une gestion déficiente des villes qui s’explique par un manque de capacité en gestion communale et SCRP 2007-2009 . Les priorités du gouvernement au cours de la période 2007-2009 dans ce secteur sont : (i) la mise au point des outils de valorisation et de gestion de la ressource eau et du potentiel en terre . des micro-aménagements réalisés à partir de 1984 et quelques exploitations privées. (iv) l’augmentation des superficies irriguées avec des systèmes fiables de maîtrise de l’eau . le gouvernement entend : (i) réhabiliter et étendre les stations de traitement d’eau de Védoko et de Godomey . (ix) assurer l’orientation et la coordination des actions de l’Etat et des partenaires externes dans le secteur de l’eau . notamment avec l’urbanisation rapide. Entre 1991 et 2004. (iv) réhabiliter les châteaux d’eaux . la croissance des ventes de l’eau en volume (m3 vendus) a été en moyenne de l’ordre de 12% par an et de 5% entre 2000 et 2004.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES urbaine n’a pas encore accès à l’eau potable. Les périmètres aménagés et réellement exploités à ce jour totalisent moins de 3000 hectares.(iii) la promotion de l’irrigation privée en vue d’assurer une croissance économique rapide. et (v) mettre en place des conduites d’adduction d’eau . de formation et d’assistance technique . Les superficies aménagées représentent environ 3. (iii) réhabiliter les six (6) anciens forages et effectuer le raccordement de 20 nouveaux forages . (ii) effectuer le raccordement de deux forages sur le nouveau champ de forage . 156. Ouvrages d’assainissement 160. sources et puits artésiens. Ce sont surtout les populations des quartiers périurbains. Pour faire face au défi qui se pose en matière d’accès à l’eau potable en milieu urbain. de renforcer les capacités financières des collectivités locales et d’autonomiser certains segments de la population . (x) coordonner les actions relevant des diverses utilisations de l’eau et animer la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) . lagunes. (xi) apporter un appui –conseil aux communes et autres intervenants impliqués dans le secteur de l’eau à travers les actions d’information. (viii) assurer la gestion du domaine public hydraulique tel que zones humides.

(ii) aménager et assainir les voies urbaines dans les principales villes du Bénin et dans les villes secondaires . 161. d’évacuation des eaux usées et des déchets solides. Le gouvernement.CHAPITRE 5 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES en ressources financières nécessaires pour répondre adéquatement à la demande croissante de services.Version Finale 49 . l’occupation anarchique des parcelles dans des zones impropres à l’habitation . à travers le programme de Gestion Urbaine entend : (i) élaborer des documents de planification urbaine tels que les plans directeurs d’urbanisme. (iv) promouvoir les opérations immobilières pour accroître l’offre des logements décents et enfin (v) investir dans les infrastructures d’assainissement dans les villes et en milieu rural. et enfin. SCRP 2007-2009 . les schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme . une insuffisance des infrastructures d’assainissement des eaux pluviales. (iv) identifier et viabiliser des sites d’accueil de logements économiques et sociaux . (iii) procéder à la sécurisation foncière et résidentielle .

Ces objectifs exigent des investissements sociaux importants dans la durée ainsi que l’augmentation de l’emploi en quantité et en qualité. Conscient de l’acuité des problèmes de population.2016) et comporte 16 objectifs globaux (Encadré 9). La lutte contre le VIH/SIDA constitue également une priorité pour le Gouvernement. Assurer un enseignement de qualité à tous les citoyens béninois. mais elle résulte également d’un manque d’accès aux différentes formes de capital. Le renforcement du capital humain – axe stratégique 3 – constitue une réponse à ce défi et est une condition nécessaire à l’amélioration du revenu personnel et à la croissance économique. 164. de participer à la vie de la collectivité. Résoudre de façon profonde et durable les problèmes de formation professionnelle et de l’emploi. 2. Promouvoir l’habitat sain. Prendre en compte les migrations internationales dans le processus de développement. Améliorer les connaissances socio-économiques et démographiques du pays. assurer une adéquation entre la croissance économique et la croissance démographique.Version Finale 50 . 16. 12. la pauvreté non monétaire qui prend en compte la pauvreté humaine est définie comme un ensemble de manques : impossibilité de vivre longtemps et en bonne santé.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN 162. 8. surtout dans le nouvel environnement de mondialisation où le savoir. 1996 163. 15. saine et capable d’assurer un bien être nutritionnel. Adapter la mise en œuvre de la politique de population aux spécificités régionales. Source : DEPOLIPO. 3. Intégrer les personnes handicapées dans le processus de développement. 14 Intégrer des éléments de la politique dans les plans et programmes de développement. En effet. 11. le Bénin a adopté en 1996 une Déclaration de Politique de Population (DEPOLIPO) révisée en 2006. La SCRP fait du renforcement du capital humain. Assurer une meilleure répartition spatiale de la population. car il est le mécanisme privilégié de transmission des valeurs sociales et de développement des compétences qui permettent aux individus de trouver SCRP 2007-2009 . Mobiliser la population béninoise autour des problèmes socio-économiques et démographiques du pays. à travers la promotion de l’éducation et l’amélioration des soins de santé. 7. 10. Le secteur éducatif joue un rôle stratégique. 4. Elle couvre une période de 20 ans (1996. un pilier de la croissance et de la réduction de la pauvreté. 13. 9. Il est établi aujourd’hui que la pauvreté n’est pas seulement due à la faiblesse des revenus. Garantir à chacun en tout temps et en tout lieu une alimentation suffisante. Assurer une sécurité sociale confortable aux personnes âgées. le savoir-faire et le savoir être jouent un rôle central dans l’augmentation de la productivité et dans la réduction de la pauvreté. 5. Le défi est de relever la compétitivité par la combinaison de programmes d’investissements physiques et en capital humain. Créer les conditions pour une valorisation optimale des potentialités de la jeunesse. 6. de s’instruire. pour y apporter des solutions. Encadré 10: Principaux objectifs de la DEPOLIPO 1. Créer les conditions favorables à une pleine participation des femmes au processus de développement et à la jouissance des fruits qui en découlent. Le but de cette Déclaration est l’amélioration du niveau et de la qualité de vie des populations et à long terme. Relever l’espérance de vie à la naissance de 54 ans en 1992 à 65 ans en l’an 2016. d’avoir des conditions de vie décente. la protection et le respect de l’environnement. Promouvoir une fécondité responsable.

165. la promotion de la famille et du genre. la lutte contre la pauvreté nécessite la prise en compte des groupes vulnérables à travers un système de protection sociale (PS). La santé est également une dimension essentielle du bien-être de la population et un facteur clé de sa productivité. 166. Parmi les groupes vulnérables se retrouvent la femme. le Gouvernement entend allouer des ressources à la formation professionnelle et à l’alphabétisation fonctionnelle des jeunes et des adultes pour favoriser leur intégration au marché du travail. 168. 6.Version Finale 51 .CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN les moyens et la motivation de construire un pays où il fait bon vivre. Dans cette perspective. Malgré son rôle important dans l’accélération de la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Enfin. de programmes de prévention et de lutte contre cette pandémie dans les curricula de formation. Aussi. l’apparition de nouvelles endémies et la mutation des endémies connues (le paludisme par exemple) constituent également des défis majeurs au système de santé. entend-t-il continuer de soutenir l’enseignement secondaire et supérieur pour former des cadres compétents et compétitifs pour accélérer la modernisation de l’économie. le Gouvernement ne perd pas de vue que les niveaux secondaire et supérieur sont stratégiques pour assurer une croissance forte. le secteur privé devant bénéficier aussi d’une subvention de l’Etat pour alléger ses charges.1. Promotion d’une éducation de développement 169. A cet effet. Au-delà de ces questions. Pour atteindre ses objectifs de croissance accélérée et de réduction de la pauvreté. Par contre. entre autres. et (iv) le renforcement de la protection sociale. En plus des actions directement orientées vers le secteur éducatif formel. Ainsi. Ce sont des moyens efficaces pour favoriser l’insertion dans la vie professionnelle. Au demeurant. compte tenu de la menace de la pandémie du VIH/SIDA. l’handicapé et la personne âgée. le Gouvernement entend promouvoir un changement de comportement à travers l’introduction. le Gouvernement considère que l’enseignement de base constitue un secteur prioritaire et a décrété la gratuité des frais de scolarité et de contribution. la SCRP met un accent particulier sur les activités de formation professionnelle. et (iii) une recrudescence de la malnutrition et une alimentation de mauvaise qualité. L'éducation est une condition du décollage économique et cette exigence appelle donc des politiques éducatives ambitieuses. Dans cette perspective. (ii) un enseignement primaire SCRP 2007-2009 . (ii) un manque d’infrastructures sanitaires. il faudra innover et promouvoir des filières de formation de courte durée pour former une main-d’oeuvre spécialisée et qualifiée qui sera indispensable au développement des grappes de projets à effets d’entraînement. pour les enfants inscrits dans le secteur public. d’hygiène et d’assainissement . à compter de la rentrée scolaire 2006-2007. (iii) l’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de santé et de nutrition. 167. La pauvreté est perçue à travers le secteur de la santé par : (i) un faible accès aux services de santé et à des soins de qualité . la pandémie du VIH/SIDA. notamment dans les secteurs porteurs où le Gouvernement entend concentrer ses efforts au cours des prochaines années. le gouvernement a retenu quatre objectifs qui se traduisent à travers les quatre (4) domaines d’intervention prioritaires suivants: (i) la promotion d’une éducation de développement. (ii) le renforcement de la formation professionnelle en adéquation avec les besoins du marché du travail . l’enfant. le Gouvernement mettra l’accent sur la protection sociale. le secteur de l’éducation souffre de nombreux problèmes dont notamment : (i) une offre en enseignement maternel très faible .

L’importance de l’enseignement de base sur le développement devrait se traduire. Ce soutien du Gouvernement se traduira par : (i) l’amélioration de la gestion et du pilotage de l’enseignement supérieur . Au niveau de l’alphabétisation. notamment en assurant la continuité éducative sur les six années d’enseignement . dans une approche de relation Université-Milieux . (viii) d’encourager les foyers et les lycées pour les jeunes filles et les orphelins . non seulement dans l’ordonnancement des actions. (ii) l’amélioration de la qualité et de l’équité genre . L’objectif principal est d’assurer une éducation primaire pour tous d’ici à 2015 conformément aux OMD.Version Finale 52 . Le Gouvernement a retenu : (i) d’améliorer le taux d’achèvement du cycle primaire pour atteindre en 2015 le taux d’achèvement universel . Il s’agira entre autres : (i) d’améliorer l’accès au préscolaire à travers la promotion du mode communautaire en sensibilisant les communautés et les élus locaux sur les questions d’éveil de l’enfance pour susciter leur adhésion pour la création d’écoles maternelles par les communautés. un encouragement aux initiatives éducatives pertinentes des Organisations Non Gouvernementales (ONG). 173. 171. Le Gouvernement veillera à une couverture équitable des zones rurales et urbaines à travers un plan de communication. (ii) d’améliorer de façon très sensible la rétention des élèves en cours de cycle. et en sensibilisant la population sur l’importance de la scolarisation des petites filles . Au niveau de l’enseignement primaire et secondaire. Le Gouvernement continuera de soutenir cet ordre d’enseignement pour former des cadres de haut niveau capables d’impulser le développement. et (ii) d’assurer la qualité de la prise en charge de la petite enfance par le renforcement des programmes d’encadrement dispensés dans les structures d’accueil. (xi) de développer des programmes d’éducation environnementale . du secteur privé et des communautés en faveur de la petite enfance. Au niveau de l’enseignement supérieur. les actions stratégiques suivantes par niveau d’éducation sont envisagées. Au niveau de la maternelle. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a fait de l’enseignement primaire une de ses premières priorités. (ix) d’améliorer substantiellement les conditions de l’enseignant . (iv) d’appuyer l’enseignement privé par des subventions à partir de 2007 . 170. et (v) l’octroi de bourses aux jeunes filles et la facilitation de l’accès des filles aux résidences universitaires. L’accès à un enseignement de base de qualité est un facteur important de réduction de la pauvreté. (vii) de généraliser le système de parrainage d’appui financier à la scolarisation des filles . 172. (iv) la réorientation de l’enseignement supérieur vers les besoins de développement du pays au regard des exigences de l’intégration régionale et de la mondialisation. Pour y parvenir. Le Gouvernement va mettre l’accent sur : (i) l’accès équitable aux programmes d’alphabétisation . du système SCRP 2007-2009 .CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN caractérisé par un faible taux de rétention et de rendement des élèves et surtout des filles. (iii) la promotion de la recherche scientifique et technologique orientée vers le développement durable . des programmes et des curricula. et (iii) l’amélioration de la qualité des ressources humaines. (iii) de réduire les redoublements de classe . condition sine qua non de l’achèvement universel. (x) d’adapter la carte scolaire aux nécessités régionales . (vi) d’améliorer le taux de rétention des filles dans le système scolaire . (xi) prendre des mesures incitatives pour promouvoir la formation des jeunes filles dans les filières où elles sont faiblement représentées et (xii) améliorer le système de collecte et de traitement des statistiques scolaires. 174. et (iii) un enseignement supérieur insuffisamment soutenu et (iv) la menace que constitue la pandémie du VIH/SIDA. (ii) la promotion de l’alphabétisation des femmes . (v) d’améliorer la qualité de l’enseignement . mais aussi dans les allocations budgétaires.

après avoir élaboré et validé son PAN/EPT. (ii) le renforcement de la qualité de l’enseignement. SCRP 2007-2009 . professionnelle et universitaire . Promotion de la scolarisation des filles. La sensibilisation sur le VIH/SIDA constitue un axe majeur de cette politique qui sera axée sur les domaines suivants : . (v) la résorption des disparités de genre et entre régions. L’élaboration d’un Plan Décennal 2006-2015 s’inscrit dans la suite logique de cette série d’initiatives en faveur du système éducatif béninois. le Gouvernement élaborera et mettra en œuvre progressivement une stratégie visant la maîtrise de l’anglais parlé et écrit par le plus grand nombre. à favoriser leur réussite aux examens tout en améliorant l’accroissement de leur présence dans les établissements scolaires et en y assurant leur sécurité. des groupements de femmes et des ONG. les élèves avec les grandes questions concernant leur intégration civique et sociale et la préservation de leur santé. Encadré 11 : Le plan décennal de développement de l’éducation au Bénin Le bilan des dix dernières années que livrent diverses études [Plan d'Actions National du Bénin pour la mise en œuvre du Programme Education Pour Tous. la mise en place d’une carte scolaire. Par ailleurs.l’adaptation et le renforcement des programmes concernant l’amélioration de la santé scolaire et de la protection de l’environnement . qui reposera en grande partie sur la rénovation des programmes et des outils pédagogiques. La politique décennale de développement de l’éducation s’appuie sur les axes suivants : (i) le renforcement du pilotage du système basé sur le développement des capacités de planification. des élus locaux. la professionnalisation et la structuration des formations initiale et continue. la réorganisation des formations technique. d’hygiène et de nutrition dans les établissements scolaires. . à tous les stades de la scolarité.la mise en place d’une politique de santé. les documents de la Table Ronde du secteur Education…] permettent d'identifier les forces et les faiblesses du système éducatif béninois. ainsi que le renforcement des mécanismes d’imputabilité . sous-tendue par une politique qui instaure une discrimination positive en faveur des filles. Des partenariats avec les secteurs de la santé et de l’environnement seront renforcés en vue de familiariser. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme décennal. en liaison avec l’appréciation des performances et la rationalisation des affectations. la loi d'orientation du système éducatif béninois. octobre 2006. Santé scolaire et environnement. (vi) l’accroissement du rôle du secteur privé et de celui des communautés locales dans l’offre éducative. l'amélioration de l’encadrement administratif et pédagogique et la réduction des tailles de classes . le Rapport sur le Système Educatif National (RESEN). appuyée de la mise en place d’un système de suivi efficace des actions retenues. . dans la mise en œuvre de ces actions. un accroissement très important du nombre des enseignants à tous les niveaux. de dysfonctionnements et d'insuffisances ainsi que sur les perspectives d'amélioration. et prenant en compte les engagements internationaux. le Gouvernement béninois a adopté une Lettre de Politique Educative le 23 février 2005. les performances générales du système sont loin d'être satisfaisantes. MEPS. Ces études renseignent sur les sources de succès.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN de suivi-évaluation. de gestion.l’adaptation des modules de formation pour les enseignants et pour les élèves en santé scolaire et en protection de l'environnement . Cette politique incitative contribuera à supprimer les handicaps auxquels elles sont confrontées dans leur scolarité. 175. afin d’exploiter au mieux les opportunités liées à la position géographique du pays par rapport au Nigéria. Malgré des efforts considérables aux plans quantitatif et qualitatif. Source : Plan décennal 2006-2015. Fort de ce bilan. Le Gouvernement développera des mesures spéciales en vue d’encourager la scolarisation et le maintien des filles dans le système. qui définit et clarifie les grandes options de développement de l’éducation au Bénin. des mesures seront prises au niveau de tous les ordres d’enseignement pour répondre à des questions spécifiques. d'évaluation permanente du système et de programmation des recrutements . (iv) l'amélioration de la gestion des ressources humaines par la mise en place d'un dispositif de suivi et de promotion des carrières. en particulier ceux du Sommet du Millénaire de septembre 2000 et du forum de Dakar en 2000 relatif à l’élaboration d’un Plan d’Action National pour l’Education Pour Tous (PAN/EPT). le Gouvernement s’emploiera. outre. qui sera recherché par la mise en place d’une politique de promotion adéquate. du pilotage et de la gestion du sous-secteur pour faire de l’alphabétisation un outil de changement social.Version Finale 53 . à intégrer les préoccupations environnementales dans les curricula de formation. (iii) l'amélioration de l’offre éducative qui impliquera. Il s’agit notamment u renforcement des actions de proximité avec l’implication des enseignants. groupes et régions défavorisés . En outre.

(vii) prendre des mesures incitatives pour encourager la formation professionnelle des jeunes filles et (viii) développer des programmes spécifiques de formation en matière de lutte contre le VIH/SIDA aux apprenants. et (vi) la généralisation de l’enregistrement à la sécurité sociale et la lutte contre le travail des enfants.Version Finale 54 . (ii) améliorer la qualité et l’équité genre . l’élargissement des offres de formation professionnelle continue et le développement des offres de formation professionnelle continue au profit des groupes sociaux sensibles et défavorisés. 177. L’accent sera mis sur le développement et la diversification de l'offre éducative. paresse) pour favoriser l’émergence d’un(e) citoyen(ne) compétent(e). La politique éducative accorde une priorité à l’enseignement technique et professionnel pour répondre à l’offre d’emploi que créera le développement des grappes de projets structurants à effets d’entraînement. (iii) améliorer la gestion et le pilotage . (v) redéployer les offres de formation des établissements pour tenir compte des opportunités d'emploi dans les départements . à la question des mentalités dans le sens de l'avènement d'un béninois de type nouveau. Cette démarche apparaît aux yeux des populations comme une approche de solution aux problèmes du chômage. à travers le renforcement du capital humain. le système d’éducation s’attèrera-t-il à: (i) développer la conscience autonome et d'auto-responsabilité et le sens d’intégrité morale . La formation professionnelle. doué(e) du sens des affaires et d'esprit d'initiative. intègre. 178. La population béninoise a exprimé son désir d’accéder à une éducation de qualité et utile. que les programmes scolaires et d’apprentissage soient pertinents et prennent en compte les préoccupations locales de développement durable. et pour les entreprises privées. Aussi. (iii) la valorisation de l’économie sociale (valorisation du travail domestique) . le Gouvernement avait adopté une Politique Nationale de Formation Professionnelle Continue (1998) mise en œuvre à travers le Fonds de Développement de la Formation Professionnelle Continue et de l’Apprentissage (2001). débarrassé de toutes formes de comportements pourvoyeurs du mal développement (inertie. favorisant l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. (ii) promouvoir la culture d’entreprise dans les programmes et les activités de développement national et local . 179. et (iv) développer avec les Partenaires Techniques et Financiers.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN 6. l’introduction d’un système d’apprentissage de type dual . (iv) répartir et réorienter les écoles professionnelles en fonction des avantages comparatifs des régions . Dans cette même démarche. L’emploi. (ii) l’intégration des jeunes dans l’activité économique.2. le Gouvernement a opté en 2001 pour une réforme de l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle qui prend en compte quatre orientations à savoir : la professionnalisation des formations initiales à travers la révision des programmes selon l’approche par compétence . La SCRP met aussi l’emphase sur: (i) le développement des activités génératrices de revenus . Pour relever le niveau de qualification des apprentis et des maîtres artisans. (vi) mettre en place un plan de formation en adéquation avec les besoins du patronat et de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) . (iii) élargir l’initiation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication . Le Gouvernement a choisi de s’intéresser. Le Gouvernement a ainsi décidé de mettre en œuvre les actions suivantes sur la période 2007-2009 : (i) développer et diversifier l'offre éducative . attentisme. des programmes de bourses d’étude et de stage pour la formation de cadres et de techniciens de haut niveau pour la conception et la gestion du développement. Renforcement de la formation professionnelle 176. SCRP 2007-2009 . Elle souhaite en effet.

181. le Gouvernement a retenu d’améliorer le fonctionnement du système. La sécurisation des produits pharmaceutiques et des consommables médicaux. la disponibilité et l’offre de services de santé de la reproduction aux adolescents et jeunes. malnutrition.1 % en 2001 et à près de 2 % en 2004 . parmi les actions envisagées pour permettre au Bénin d’atteindre les OMD. L’amélioration de l’état de santé des populations constitue à la fois un objectif économique et social de développement. une personne est infectée toutes les 28 minutes. le Gouvernement mettra l’accent sur: (i) la prévention primaire (surtout parmi les jeunes). elle est de loin la maladie la plus redoutable. IRA. La Prévention du VIH/SIDA. la prévalence du VIH/SIDA est passée à 4. et (ii) la prise en charge des cas de tuberculose suivant la stratégie DOTS (Directly Observed Therapy Short-Course). 182. (ii) l’harmonisation des mécanismes de financement entre les partenaires et le renforcement des mécanismes de recouvrement des coûts . il apparaît que l’une des principales causes de décès maternels et néonatals au Bénin est le dysfonctionnement du système de santé. le nombre d’infections journalières n’était que de 35 (PNLS. Les indicateurs de santé maternelle et infantile ces dernières années se sont stabilisés autour de 473 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes et de 38 décès de nouveaux-nés pour 1000 naissances vivantes. La santé contribue à améliorer la qualité et l’efficacité du capital humain. la promotion de la parenté responsable. (ii) la sécurisation des produits pharmaceutiques et des consommables médicaux : (iii) le développement d’une offre de santé de référence à vocation régionale . (ii) améliorer la santé maternelle . cette faiblesse est apparente .Version Finale 55 . (iv) l’offre intégrée des services et produits en permanence en vue de satisfaire une demande accrue et (v) la lutte contre le marché informel des produits pharmaceutiques.13 13 L’incidence de la tuberculose connaît une évolution à la hausse depuis l’apparition du VIH/SIDA puisqu’elle en est une des maladies opportunistes. Bien que le VIH/SIDA ne soit pas la première cause d’hospitalisation ou de décès. C’est pourquoi la vision du Gouvernement en matière de santé publique intègre trois (3) des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à savoir (i) réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans . soit 52 personnes par jour. En outre. et la disponibilité permanente du paquet optimal d’interventions obstétricales et pédiatriques (diarrhée.3% en 1990 et 3. alors que quatre ans plus tôt.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN 6. les traitements et soins (notamment dans le cadre de la transmission mère-enfant et la prise en charge des cas pédiatriques. SCRP 2007-2009 . 183. bien que les complications obstétricales soient les facteurs mettant en péril la vie des femmes.3. ainsi que le soutien aux orphelins du SIDA. Pour faire face à cette pandémie. Ainsi. anémie). le paludisme et la tuberculose. les soins prénataux. (iii) l’approvisionnement sécurisé de médicaments et produits de qualité et à bas prix. vaccination. 2003). La Promotion de la santé maternelle et la réduction de la mortalité infantile.. les urgences obstétricales et la prise en charge des IST. selon les statistiques nationales. fièvre. et (iv) la promotion des activités sportives et ludiques. compte tenu de son impact social. notamment par: (i) le financement intégré et sécurisé conduisant à une autonomie financière . et (iii) combattre le VIH/SIDA. tant sur le porteur du virus et sa progéniture que sur l’avenir d’un pays. De 0. le Gouvernement a opté pour : (i) le développement et l’équipement des infrastructures sanitaires . (iv) l’amélioration de l’alimentation et de la nutrition.2% en 1996. car. Elle consiste à assurer une disponibilité permanente des produits pharmaceutiques et consommables médicaux de bonne qualité indispensable à l’amélioration de la situation sanitaire des populations. Amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de santé et de nutrition 180. d’accroître l’accès à la santé de la reproduction à travers la planification familiale. Or.

La mise en œuvre de la politique de sécurité transfusionnelle. La prévalence estimée pendant cette période est passée de 0.5 et 50 sites urbains et ruraux. Ainsi.4% selon les communes. et représentait toujours l’une des principales causes de recours aux soins de santé en 2004. août 2006 185. il est passé de 1.1% en 2001. les donneurs de sang. Depuis 2005. les malades tuberculeux infectés par le VIH. S’agissant de la prévalence du VIH selon le milieu de résidence. les adolescents/jeunes et les corps habillés. Pour appuyer les autres programmes de lutte contre la maladie et pour donner des soins de santé efficace. notamment dans les zones rurales. le Bénin s’est inscrit dans un processus d’extension de sites sentinelles tant en milieu urbain qu’en milieu rural.0% à 6. Source :PNUD. Il représente en effet.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN Encadré 12: Evolution de la prévalence du VIH/SIDA La surveillance biologique de l’infection à VIH s’est intéressée à plusieurs sous-populations : les femmes enceintes en constituent le groupe le plus facile à atteindre et renseignent mieux sur la transmission sexuelle et la transmission de la mère à l’enfant.0% selon les départements et de 1. Stratégies pour l‘atteinte des OMD.0% quel que soit le nombre de sites à l’étude et sans différence statistiquement significative : 2. le système a couvert de 2003 à 2005. de sept sites sentinelles de 1990 à 2001. plus du tiers des causes de recours aux soins dans les formations sanitaires pour la population.5% à 1.1% en 2005.0‰ pour les enfants de moins d’un an contre 214. Le paludisme engendre beaucoup de pertes en vie humaine. partant des observations issues de l’enquête nationale et de l’évaluation du système de surveillance épidémiologique. De 1990 à 2001. et renforcer l’accès aux soins curatifs. et varie de 0. alors que dans le milieu rural. les personnes dépistées volontairement et les femmes enceintes suivies dans le cadre de la PTME. Ce taux d’incidence est nettement plus élevé chez les enfants de moins de cinq ans : 478. MS. tant pour les familles. Stratégies pour l’atteinte des OMD. les travailleuses du sexe.9%.0 pour ceux d’un à quatre ans.8% à 3. avec des disparités régionales. Le taux d’incidence moyen du paludisme simple est de 116. Ces sites sont des maternités publiques et privées. il est impératif que le Bénin se dote d’un programme de sécurisation transfusionnelle. les routiers. Les autres sous-populations sont : les consultants IST. Dans le souci d’améliorer la représentativité des sites sentinelles. Le paludisme. Sur le plan épidémiologique.0‰. Ceci comprend les politiques ainsi SCRP 2007-2009 . Elle est cause de la morti-natalité et influence fortement le taux de mortalité infantile. Il est aussi cause d’absentéisme et entraîne des pertes économiques énormes. malgré les efforts du Gouvernement. 2003 et 2004 et 2. Le Gouvernement entend poursuivre ses actions de préventions à travers son programme national de lutte contre le paludisme.9%.3% en 1990 à 4. avec une recrudescence pendant la période des pluies. le Bénin a intégré dans la surveillance. pour assurer une meilleure représentativité nationale. n’est ni éradiqué ni contrôlé. La prévalence nationale est estimée à 1. MS. une enquête d’envergure nationale a été réalisée en 2002 sur les mêmes cibles (17 628 femmes enceintes) dans 242 sites urbains et ruraux. il est constaté que le taux de prévalence demeure stable entre 2002 et 2005 en milieu urbain. La lutte contre le paludisme et les maladies endémiques. le Bénin est dans une zone de transmission stable et de ce fait les cas surviennent tout au long de l’année. La létalité globale est de 13% en 2005. La dégradation de la situation dans le milieu rural nécessite l’intensification des interventions. et 40% chez les enfants de moins de cinq ans. la séro surveillance sentinelle a été menée chaque année dans sept (7) sites exclusivement urbains pour les femmes enceintes. La prévalence estimée pour ces trois années oscille autour de 2.Version Finale 56 . Encadré 13: L’incidence du paludisme au Bénin Le paludisme est la première maladie dont souffre la population béninoise. les individus que pour la Nation.0% en 2002. Source :PNUD. août 2006 184. respectivement 39. En 2003.

Le document de politique du secteur Santé dispose de cinq axes stratégiques qui sont: (i) la réorganisation de la base de la pyramide sanitaire et le renforcement de la couverture sanitaire. Cette situation touche essentiellement les hôpitaux de zones. Sur l’ensemble des ménages. 186. les Centres de Santé des Arrondissements et les Unités Villageoises de Santé . 187. et d’autres affections courantes ont fait l’objet de programmes spécifiques qui allient les actions préventives et curatives. La situation sanitaire est également marquée par la survenue périodique d’épidémies de méningite. la filariose lymphatique. force est de constater que l’accessibilité des populations aux services de santé reste difficile pour la plupart des citoyens. Les affections bucco-dentaires. 66% seulement ont accès à une formation sanitaire dans leur localité. le Gouvernement a décidé de : (i) mettre en place un cadre législatif et réglementaire adéquat . Le développement d’une offre de santé de référence à vocation régionale. la cécité. sur la base des déficits par type de personnel et par localité. et (ii) promotion d’un plan détaillé de développement des ressources humaines. Conformément aux conclusions de la Table Ronde du Secteur Santé tenue les 12 et 13 janvier 1995 à Cotonou. paludisme et tuberculose). la drépanocytose. (iv) la prévention et la lutte contre les endémies (SIDA.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN que les moyens en infrastructures et en équipement pour accroître les capacités de la banque de sang et assurer la qualité du produit. (v) la promotion de la Santé Familiale. La fréquentation des formations sanitaires constitue une condition indispensable à l’amélioration des soins de santé. (ii) le financement et l’amélioration de la gestion des ressources du secteur . Les actions à mener sont : (i) densification et équipement des infrastructures . Encadré 14: Bref aperçu de l’état sanitaire et du secteur de la santé La Mission du Ministère de la Santé a évolué avec la prise en compte de la lutte contre la pauvreté pour devenir «Améliorer les conditions socio sanitaires des familles sur la base d’un système intégrant les populations pauvres indigentes ». Source: Plan stratégique du secteur de la Santé SCRP 2007-2009 . les Centres de Santé des Communes. le Ministère de la Santé a recentré sa politique sanitaire en l’adaptant au processus de décentralisation dans lequel le pays s’est engagé. la trypanosomiase. Le développement des infrastructures sanitaires doit être couplé avec un ambitieux programme de désenclavement pour faciliter ou permettre leur accès. et (iii) la mise en œuvre de politiques de distribution rapide et équitable du sang. et (iii) renforcer les capacités et les compétences des acteurs du secteur. Les hôpitaux de zones ou les centres de santé sont parfois inaccessibles en raison de l’enclavement des villages. se trouvent les actions d’hygiène et d’assainissement de base qui permettent de prévenir la plupart des maladies infectieuses et parasitaires. Pour cela. le gouvernement a décidé de mener les actions suivantes : (i) construction et l’équipement d’un centre national pour la conservation du sang .Version Finale 57 . Ce plan inclut les coûts de formation de nouveaux agents et tient compte des normes et standards selon les exigences en matière de couverture de service de santé. il a été retenu de procéder à la réorganisation de la base de la pyramide sanitaire en 34 zones sanitaires avec pour corollaire la construction et l’équipement de 34 Hôpitaux de Zones autour desquels gravitent des Centres de Santé de Commune (CSC) et des Centres de Santé d’Arrondissement (CSA). Or. de choléra et de fièvre jaune. En amont à toutes ces actions. qui sont rapidement maîtrisées grâce aux efforts conjugués de tous les acteurs dans le domaine de la santé. Ainsi. (ii) renforcement des capacités humaines . tandis que les formations sanitaires de première référence ne couvrent que 50 % de la population. (ii) doter le secteur d’une allocation budgétaire spéciale . Le développement et l’équipement des infrastructures sanitaires. (iii) la prévention et la lutte contre les principales maladies et l’amélioration de la qualité des soins . Face à ce constat. les infrastructures et les équipements sont en nombre insuffisant. Malgré les efforts déployés dans ce domaine. il y a très peu d’investissement actuellement au niveau de ces unités qui constituent pourtant un moyen efficace de promotion de la santé à la base.

l’horticulture urbaine. La cellule familiale incarne le cadre idéal d’apprentissage de la vie en société. (iv) promouvoir les activités génératrices de revenus. et du peu d’intérêt accordé à la nutrition (singulièrement la nutrition communautaire) dans les politiques et programmes de lutte contre la pauvreté. le gouvernement reconnaît leur importance dans le processus de renforcement du capital humain en raison de leur impact sur le bien-être des populations. le Gouvernement développera avec des pays amis pour la formation de jeunes béninois dans les écoles et les centres de formations de ces pays. d’assurer l’autonomisation des femmes. Conscient que des progrès sensibles au plan nutritionnel assureraient un capital humain plus performant au secteur agricole. au cours des trois prochaines années : (i) doter le Bénin d’une politique alimentaire et nutritionnelle . de faire la promotion de la famille. de l’inadéquation et de la faible synergie entre politiques sectorielles et programmes.4. Le Gouvernement a retenu. minimum nécessaire à un adulte moyen de 65 kg pour une vie active normale. des importantes pertes post-récoltes des produits vivriers. La famille est donc le point de départ de la formation du capital humain indispensable à la croissance et à la réduction de la pauvreté. (iii) réaliser une étude prospective. SCRP 2007-2009 . (ii) renforcer le dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires en l’adaptant au contexte de la décentralisation . 6. de la femme. (vi) dynamiser le comité national pour l’alimentation et la nutrition et ses relais régionaux . (vii) renforcer le suivi du statut alimentaire et nutritionnel des populations . L’amélioration de la nutrition. de réduire les inégalités entre les sexes. Au Bénin. spiruline. et (viii) renforcer les capacités techniques et matérielles des communautés pour la prise en charge des enfants malnutris. En ce qui concerne les sports de masse. de fort taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile sont révélateurs de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle structurelle prévalant depuis plusieurs années. voire l’ensemble des secteurs économiques. la couverture des besoins journaliers en énergie ne dépasse guère 1300 kilocalories au lieu des 2400.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN 188. Renforcement de la protection sociale 191. des systèmes de stockage/conservation peu performants. Le Gouvernement mettra en place des infrastructures sportives de proximité dans les communes et veillera à promouvoir l’accès des femmes aux disciplines sportives. sur les mécanismes de constitution de stocks tampons de vivriers au profit des communes . La sous-alimentation et la malnutrition qui en découlent ainsi que leurs corollaires de maladies chroniques ou invalidantes. les jardins familiaux. Le cercle familial est le point de départ de la formation de l’individu à la vie sociale. dans le cadre du développement intercommunal. le petit élevage conventionnel ou non de case ainsi que les aliments non conventionnels (champignons. pour la période 2007-2009. Dans le domaine du football en particulier. 190. (v) élaborer et mettre en œuvre un plan de communication sur les bonnes pratiques de transformation et de conservation des aliments . de renforcer la protection sociale et la promotion des mutuelles de santé. le Gouvernement entend. etc. Trente trois (33) des soixante-dix-sept (77) communes que compte le pays sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique à cause de la précarité de la disponibilité d’aliments de qualité au sein des ménages. le prédispose à l’acquisition du savoir. de manque de résistance à l’effort physique. Le développement des activités sportives. des technologies de transformation rudimentaires avec des rendements faibles et de qualité variable. car il le prépare.) . de protéger et d’assurer le développement de l’enfant. 189. un univers organisé en système offrant à l’individu les règles élémentaires pour son équilibre social et son épanouissement.Version Finale 58 . du savoir-faire et du savoir-être. produits apicoles.

et (iv) le renforcement des capacités des institutions de promotion de la famille et des ménages d’accueil des orphelins et enfants vulnérables. à la micro finance . éducationnel. (iii) la promotion de la santé de la femme . Des études ont montré qu’en général. leur rôle dans la stabilité des ménages et leur contribution dans le secteur de production des biens et services commandent que leur statut s’améliore significativement et que les mêmes chances d’accès à l’instruction soient données à toutes les couches de la population à travers la suppression de tous les comportements et pratiques défavorables à la femme. les assurances sociales et filets de sécurité sociale dans un cadre institutionnel qui fait intervenir les stratégies de prévention. (iii) l’amélioration de l’état alimentaire et nutritionnel des enfants . (ii) la promotion de l’accès des enfants filles et garçons aux services sociaux essentiels . un environnement institutionnel. Une femme éduquée s’occupe mieux de sa famille et encourage ses enfants. La dynamisation de la Protection Sociale. (ii) l’autonomisation économique de la femme . décisionnel et économique de la femme à travers la promotion du genre".Version Finale 59 . le poids important de la femme dans. 193. la stabilité de la famille. surtout les filles. le Gouvernement a retenu pour la période 2007-2009 de « garantir à l’enfant et à l’adolescent le respect de leurs droits et l’accès équitable aux services sociaux essentiels » à travers : (i) la protection de l’enfance et de l’adolescence contre les maltraitances et la traite des enfants . Cette importance démographique des femmes.3% d’entre elles vivent en milieu rural où elles participent pour la plupart à la main-d’œuvre agricole. et (v) la réinsertion familiale et sociale des orphelins et enfants vulnérables. Pour y remédier. Cependant. (iii) l’alphabétisation en français fonctionnel. à aller à l’école. 194. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé d’accorder une importance toute particulière à la famille et aux questions de genre. il faut noter la place défavorable de la femme dans la société béninoise. (vi) la valorisation des cultures et traditions favorables à l’épanouissement de la femme et (vii) la poursuite de la lutte contre les violences dans les rapports de genre. (ii) la facilitation de l’accès des femmes. c’est de créer. et (iv) la formation en gestion comme mesure d’accompagnement du micro crédit. le Gouvernement mettra l’accent sur les actions suivantes : (i) l’amélioration du code foncier en permettant à la femme d’avoir accès à la terre . la croissance économique et le développement en général. La Protection Sociale (PS) est fondée sur la gestion du risque. Selon le troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH3) de 2002. de la communauté toute entière. La promotion de la famille. (iii) la promotion de la paix et de la stabilité sociale . (v) la valorisation et la prise en compte du travail de la femme .4% de la population béninoise et 58. C’est pourquoi. d’atténuation et de SCRP 2007-2009 . La promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. Protection et développement de l’enfant. 195. La promotion de la famille passe par : (i) l’amélioration des conditions d’existence des familles . Les expériences ont montré en Afrique. les femmes représentent 51. du pays et de ses partenaires. le Gouvernement a décidé : "d’améliorer le statut social. Pour y parvenir. surtout les pauvres. Les actions suivantes sont nécessaires : (i) la promotion de l’éducation et de la formation de la fille et de la femme . réglementaire.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN 192. (ii) la protection et la préservation de la famille . au profit des enfants. sanitaire et nutritionnel à même de leur assurer le plein épanouissement et de leur permettre de constituer un capital humain de qualité capable d’apporter leur appui au développement économique et social. Elle replace les politiques du travail. l’éducation des enfants. Le devoir des parents. (iv) l’amélioration et le respect du statut juridique de la femme . (iv) le renforcement des capacités des structures oeuvrant au profit des enfants . La promotion de la femme. les enfants évoluant dans un cadre familial stable et harmonieux ont beaucoup plus de chance d’acquérir facilement une bonne éducation et d’être en bonne santé. 196.

Le non accès aux services de santé augmente les risques d’appauvrissement des groupes vulnérables. (iii) encourager les mutuelles communautaire de santé . à cause de son coût. Pour permettre à la population de se soigner et de renforcer sa capacité productive.Version Finale 60 . (iv) l’appui à la mise en place des mécanismes de protection et de sécurité sociale au profit des travailleurs du secteur informel . ménages. (iii) la prise en charge psychosociale des indigents et des victimes du VIH/SIDA et d’autres maladies invalidantes . surtout dans le milieu rural. (vi) le renforcement des capacités des structures oeuvrant au profit du développement de la solidarité. mais elle n’est pas accessible à une bonne partie de la population. La santé est un facteur déterminant de l’amélioration du capital humain. et (iv) sensibiliser la population sur les avantages d’une appartenance à une mutuelle de santé. SCRP 2007-2009 . le Gouvernement s’engage à : (i) promouvoir la micro-assurance.CHAPITRE 6 : RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN réaction contre le risque social et ses effets. (v) la meilleure gestion de la vulnérabilité aux chocs . différents échelons des administrations publiques et Organisations Internationales). (ii) créer des mesures incitatives pour l’installation des mutuelles de santé . (ii) le soutien aux personnes du 3ème âge pour un vieillissement actif . La promotion des mutuelles de santé. Il s’agit donc « d’assurer la prise en charge et l’intégration socio-professionnelle des personnes et groupes sociaux vulnérables » à travers (i) l’intégration socio-professionnelle des personnes handicapées . collectivités locales. grâce à de nombreux acteurs (individus. ONG. 197.

Inspection Générale d’Etat. Chambre des Comptes. de corruption.Version Finale 61 . 201. Inspection Générale des Services Judiciaires. à travers les Etudes Nationales de Perspectives à Long Terme (Bénin Alafia 2025). à économie prospère et compétitive. dans l’intérêt et le respect du bien commun". les structures suivantes : Assemblée Nationale. de vandalisme. Plusieurs mécanismes sont mis en place pour veiller à la pratique et à la culture de la bonne gouvernance au Bénin. Au niveau régional et dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD). Tout citoyen béninois doit les respecter scrupuleusement et les protéger. Inspection Générale des Affaires Administratives. dévouement et loyauté. de dilapidation ou d’enrichissement illicite est réprimé dans les conditions prévues par la loi".CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE 198. compétence. Sont concernées. Egalement. la Constitution souligne par ailleurs en son article 37 que "les biens publics sont sacrés et inviolables. des structures sectorielles interviennent dans la chaîne de contrôle : Inspection Générale des Services du Trésor. Une participation renforcée dans les activités de ce mécanisme permettra d’améliorer davantage les progrès et les stratégies dans le domaine de la bonne gouvernance. Tout acte de sabotage. une des priorités du premier document de la stratégie de réduction de la pauvreté est "le renforcement de la bonne gouvernance et des capacités institutionnelles". probité. le Gouvernement fait de la bonne gouvernance l’un des piliers sur lesquels le Bénin doit enraciner sa Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté. du niveau central jusqu'à l'échelle des collectivités locales des structures à compétence nationale et sans limitation de domaines de contrôle. Inspection Générale des Forces de Sécurité. Inspection Générale des Finances. S’adressant aux citoyens en général. Ainsi. Le Gouvernement a donné des signaux forts en direction de la bonne gouvernance par la signature de la charte de fonctionnement du Gouvernement et la déclaration formelle des biens de chacun de ses membres. Inspection Générale des Services et des Emplois Publics. uni et de paix. de détournement. un pays bien gouverné. On peut distinguer. le Bénin est projeté comme "un pays phare. SCRP 2007-2009 . 199. Dans cette même logique. Les aspirations exprimées par le peuple béninois. La bonne gouvernance est une préoccupation traduite dans l’article 35 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui stipule que "les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience. 200. Cour Suprême. le Bénin s’est inscrit dans le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP). de rayonnement culturel et de bien-être social". Epousant la même vision. Inspection Générale des Impôts. confirment cette nécessité d’une bonne gouvernance pour assurer l’intérêt général.

La gouvernance recouvre plusieurs aspects dans son mode opératoire au Bénin. est complètement mis en place. et sa redistribution équitable . la gouvernance économique liée aux conditions instituées par le Gouvernement central et les Gouvernements locaux pour faciliter la création de la richesse nationale et locale.Version Finale 62 . des valeurs républicaines. du Pouvoir Judiciaire (Cour Suprême. la qualité des conditions de travail des employés. la viabilité des entreprises et la crédibilité de la Nation. et la gouvernance environnementale interpellant les décideurs et tous les citoyens sur la nécessité de prendre en compte. et des Communes. Ainsi. Il s’agit du Pouvoir Exécutif (Gouvernement) et du Pouvoir Législatif (Parlement) issus du suffrage universel. Haute Cour de Justice). à leur rôle d’animateurs de la vie politique nationale. la qualité de l’environnement et le respect des systèmes naturels dans les modes de production. Depuis une quinzaine d’années. 1999 et 2003). la gouvernance locale portant sur la conduite des actions de développement à la base. sont considérées comme des aspects transversaux . la gouvernance administrative portant sur la mise en œuvre par le secteur public. le respect des normes internationales de mise en marchés et la satisfaction des obligations fiscales au nom de la solidarité nationale. le fonctionnement des institutions. 2001 et 2006) et une élection municipale (2002). Le dispositif institutionnel prévu par la Constitution du 11 décembre 1990 qui permet aux Béninois de jouir des droits collectifs. acteurs politiques. Egalement.CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE Encadré 15 : Les différentes formes de gouvernance Considérée comme l’ensemble des bonnes pratiques de gestion des affaires publiques et privées pour le bien être des populations. notamment l’engagement dans un processus actif de la décentralisation et de la déconcentration . Cet aspect politique de la gouvernance est régi par un cadre juridique assez riche comprenant plusieurs textes relatifs à la Charte des partis politiques. Le processus démocratique au Bénin se concrétise par des résultats probants concernant la séparation des pouvoirs. normes et procédures prévues par les textes en vigueur. de la Cour Constitutionnelle. à travers l’application des règles. au niveau décentralisé. quatre (4) élections présidentielles (1991. au niveau central. 1996. acteurs non étatiques et autres partenaires) . au statut de l’opposition et aux élections. SCRP 2007-2009 . ont pu être organisées quatre (4) élections législatives (1991. aux repères éthiques de l’activité politique. à savoir : (i) (ii) la gouvernance politique relevant de l’animation de la vie politique. la conquête transparente et l’exercice du pouvoir d’Etat dans l’intérêt supérieur de la Nation . le respect des droits de l'homme et des libertés. les modes de consommation et les systèmes de rejet et d’élimination des déchets de toutes origines (iii) (iv) (v) (vi) (vii) 202. du Conseil Economique et Social et de la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication. l'organisation d'élections libres et transparentes. la vie démocratique s’est traduite par l’alternance politique qui se déroule globalement de façon satisfaisante. la gouvernance des entreprises reposant sur la compétitivité notamment dans le secteur privé. la gouvernance concertée axée sur la promotion des espaces de concertation. de coopération et de dialogue entre toutes les parties prenantes (acteurs publics. 1995. le respect des règles de la concurrence. ainsi que de rendre compte de leur application . la bonne gouvernance interpelle au plus haut point la qualité des services rendus aux usagers par les Administrations de l’Etat. pour les générations actuelles et futures.

(iv) renforcer les ressources humaines des préfectures et des services déconcentrés nécessaires à leurs missions .Version Finale 63 . et a entrepris depuis 1998 certaines actions réformatrices qui méritent d’être poursuivies et améliorées. afin de réduire la pauvreté. le Gouvernement est préoccupé par la promotion d’une culture de la primauté du droit. En dépit de ce contexte apaisé d’alternance politique dans un environnement de multipartisme et d’expansion fulgurante des organisations de la société civile. la gouvernance a grand besoin d’être améliorée dans son organisation et traduite dans les comportements des agents de l’administration publique. En matière de gouvernance locale. (v) la création de l’Inspection Générale des Services Judiciaires . assistance-conseil. 205. Celles-ci portent sur : (i) la création de la Commission Nationale de Législation et de la Codification . (ii) impulser la coordination des services déconcentrés par le préfet pour une meilleure synergie et performance des actions de l’Etat . Pour réaliser ses ambitions. et (ii) le renforcement de l’Etat de droit et des libertés individuelles. Source : ONU 203.CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE Encadré 16: Arsenal juridique pour la moralisation de la vie publique Dans les domaines des droits de l’Homme et de la Justice. l’Union Européenne. et (vii) rendre plus efficace l’exercice de la tutelle par les préfectures (contrôle de la légalité. la Banque Mondiale. (x) l’examen en cours. (vi) développer la capacité des communes à assumer pleinement leur rôle en matière de promotion de l’économie locale . (ix) l’adoption d’un plan stratégique de lutte contre la corruption et les textes fondamentaux de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption . (iii) développer les capacités des services déconcentrés en adéquation avec les exigences de la Reforme de l’Administration Territoriale (RAT) et le cadre financier du Gouvernement . (viii) des actions de recrutement de personnel et de formation . Le Gouvernement se propose de : (i) rendre les préfectures fonctionnelles dans tous les départements . le Gouvernement fait de la décentralisation et de l’aménagement du territoire le moyen d’accélération du développement à la base et de la participation des femmes et des hommes à la gestion des affaires de leurs localités. Pour les trois prochaines années. de la classe politique et des citoyens. (ii) l’institution d’un Fonds spécial de réhabilitation de la justice en 1998 et 1999 . Ces actions qui visent la bonne gouvernance ont bénéficié du soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers parmi lesquels. (vi) la promulgation de la loi organique sur le Conseil Supérieur de la Magistrature en juin 1999 . la Banque Africaine de Développement et les Coopérations bilatérales tiennent une place de choix. le Gouvernement renforcera la bonne gouvernance pour accroître l’efficacité et l’efficience dans la gestion des affaires publiques. le Gouvernement s’emploie à atténuer la centralisation de l’administration publique et le déficit de capacité d’innovation de celle-ci. (iv) la mise en place des programmes de réhabilitation et de réfection de certaines infrastructures judiciaires . le Gouvernement s’est fixé deux objectifs qui se traduisent en deux domaines d’intervention prioritaires: (i) l’accélération des réformes administratives . Il entend améliorer le climat des affaires et combattre résolument la corruption. En cela. (iii) la création du Conseil National Consultatif des droits de l’Homme . coordination des actions de développement). (vii) l’adoption d’un programme intégré de renforcement des services juridiques et judiciaires . (v) rendre les communes plus efficaces dans l’exercice de leurs compétences . 204. et d’organisation du contrôle des affaires publiques. SCRP 2007-2009 . à l’Assemblée Nationale. d’un projet de loi sur la corruption et l’enrichissement illicite.

et (iii) améliorer la gestion économique. le Gouvernement entend accorder une attention toute particulière à (i) la réduction des pertes de ressources publiques dues à la corruption et aux dysfonctionnements institutionnels de l’administration publique . le Bénin a adopté un nouveau cadre institutionnel à travers la Loi n°2004-18 du 27 août 2004 portant modification de l’ordonnance N° 9604 du 31 janvier 1996 portant code des marchés publics applicables en République du Bénin et les quatre textes d’application qui en découlent. (iv) l’accélération de la réforme territoriale .CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE 7. (ii) lutter contre la corruption. il est envisagé : (i) d’organiser des ateliers conjoints de renforcement des capacités en passation des marchés au profit du secteur public.Version Finale 64 . le Gouvernement entend œuvrer dans trois directions au cours des trois prochaines années: (i) systématiser la pratique de la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) . (iii) d’évaluer l’efficacité et l’impact des corps de contrôle de l’Etat ainsi que les comportements véhiculés par les contrôleurs d’Etat . le Gouvernement entend systématiser la pratique de la gestion axée sur les résultats. Dans le but de rendre transparentes et équitables les procédures de passation des marchés publics. (ii) la restauration de l’autorité de l’Etat . 207. et (v) le développement des mécanismes d’une gouvernance concertée. Se fondant sur l’expérience de l’introduction progressive de la GAR depuis 2000 et la généralisation de la pratique du budget-programme dans tous les ministères en 2005 qui a eu pour conséquence l’amélioration du taux d’exécution des dépenses publiques (fonctionnement et investissement). Conscient de l’impact négatif de la corruption et des dysfonctionnements institutionnels de l’administration sur les ressources publiques. Le délai anormalement long de passation des marchés publics est lié. permettant de valoriser au mieux la qualité des hommes et des femmes dans leur travail sans aucune forme de discrimination.et (iv) d’ instituer un label national pour les prestataires et les fournisseurs de l’administration publique respectueux de la clause de non corruption et de non surfacturation par une distinction nationale donnant droit à des facilités fiscales exceptionnelles sur une période donnée. Par ailleurs. SCRP 2007-2009 . 209. la lutte contre la corruption vise à réduire au strict minimum le délai moyen de passation des marchés publics. soit à la méconnaissance des procédures.1. (iii) la modernisation et la stabilisation de la fonction publique . de la responsabilisation et de l’autoévaluation qui sont toutes des valeurs de la bonne gouvernance. Dans le cadre de la réforme des procédures de passation des marchés publics. notamment dans la réforme des procédures de passation des marchés publics . 208. En cela. Réduire les pertes de ressources publiques dues à la corruption et aux dysfonctionnements institutionnels de l’administration publique. soit au dysfonctionnement des structures habilitées. des collectivités locales et des organisations de la société civile . Accélération des réformes administratives 206. assorti d’un plan de vulgarisation par tous les canaux de communication et dans toutes les langues du Bénin . (ii) d’élaborer un référentiel des prix pour l’acquisition des biens et des services par secteur. Cela participe de la culture de l’obligation de rendre compte. La SCRP ambitionne d’instaurer une culture administrative de créativité et de type apprenant. du secteur privé.

Dans le cadre de l’amélioration de la gestion économique. L’intégrité du système de passation des marchés publics La Chambre des Comptes établie auprès de la Cour Suprême a la responsabilité de l’audit des dépenses publiques. et notamment des marchés publics. La lourdeur administrative constitue l’un des problèmes dénoncés par les usagers. organisation et fonctionnement des Cellules de Passation des Marchés Publics . aux devoirs du fonctionnaire. par les quatre textes d’application. il est envisagé de : (i) promouvoir la culture de la reconnaissance du travail bien fait et la pratique de sanctions disciplinaires pour l’incitation aux bonnes pratiques de gestion des affaires publiques . (ii) le Décret n°2004-563 du 1er octobre 2004 portant attributions. valoriser les expériences acquises et améliorer les relations avec les usagers. à cet effet. Modernisation et stabilisation de l’administration publique. 212.CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE Encadré 17: Cadre juridique et institutionnel des marchés publics 1. composition et fonctionnement de la Commission Nationale de Régulation des Marchés Publics. (iii) le Décret n°2004-564 du 1er octobre 2004 portant attributions. conformément à une directive de l’UEMOA. et (ii) instaurer un service civique obligatoire axé sur l’éducation aux valeurs républicaines. Il garantira. organisation et fonctionnement de la Direction Nationale des Marchés Publics. par la loi N°2004-18 du 27 août 2004 portant modification de l’ordonnance N° 96-04 du 31 janvier 1996 portant code des marchés publics applicables en République du Bénin. et (iv) le Décret N°2004-565 du 1er octobre 2004 portant fixation des seuils de passation des marchés publics et limites de compétences des organes chargées de la passation des marchés publics. L’exécution proprement dite des marchés publics est entièrement réalisée par le secteur privé. et. d’une part. l’amélioration des conditions de travail pour soulager l’exécution des tâches et raccourcir les délais de livraison des services constitue une constante revendication des travailleurs et SCRP 2007-2009 . 2. la justice et la protection des béninois dans le monde. Le cadre législatif et réglementaire Les marchés publics au Bénin sont régis principalement. notamment (i) le Décret n°2004-562 du 1er octobre 2004 portant attributions. Cette Institution devrait. (ii) la poursuite et l’amélioration du désengagement de l’Etat des secteurs productifs . autorité et prestige aux représentants de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions et assurera l’indépendance de l’administration vis-à-vis de tous groupes de pression. Ce secteur est organisé à travers une entité privée indépendante ‘’le Conseil National du Patronat du Bénin’’ et une entité publique ‘’la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin’’. Les opérations de passation des marchés et la performance du secteur privé Les opérations de passation et de gestion des marchés publics sont entièrement gérées par les maîtres d’ouvrage respectifs (ministères ou autres établissements publics et collectivités locales). la sécurité intérieure. Aussi. Renforcement de l’autorité de l’Etat. et (iii) l’adoption de mesures incitatives qui encouragent le secteur privé à s’impliquer de façon dynamique dans la gestion de l’économie. Source: Gouvernement du Bénin 210. être transformée en Cour des comptes pour renforcer son efficience et lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui est légalement et réglementairement dévolu. le Gouvernement envisage : (i) la poursuite des réformes budgétaires et des finances publiques en mettant un accent particulier sur la qualité de la dépense et en oeuvrant pour la suppression à terme de la dépense par des Ordres de Paiements et des Régies d’Avances . 3. La continuité de l’Etat est un impératif pour consolider les procédures. au sens de l’Etat. Le raffermissement de l’autorité de l’Etat est devenu nécessaire afin qu’il assume avec efficacité ses missions régaliennes que sont l’intégrité du territoire nationale. d’autre part. 211.Version Finale 65 . Dans ce cadre. de détournement des deniers publics et la communication avec les usagers. aux systèmes de prévention et d’évitement des pratiques de corruption.

CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE des usagers des services publics. De même, l’ambition du Bénin d’émerger dans le concert des nations ainsi que son insertion dans le marché mondial requièrent l’accès aux nouvelles technologies et une amélioration du système de gestion des ressources. Ainsi, l’accent sera mis sur : (i) la clarification des missions de l’Etat, en tenant compte de la mise en œuvre effective de la réforme territoriale et la révision des textes organiques ; (ii) la promotion d’un système de gestion informatisée des courriers administratifs par l’intranet et l’internet ; (iii) l’informatisation du système de gestion des carrières et de la mise en œuvre de plans de renforcement des capacités des agents de l’Etat; et (iv) le développement des systèmes d’enquêtes de satisfaction des services rendus par les administrations publiques aux usagers. 213. La mobilité des cadres et la politisation constituent également un frein à la stabilisation de l’administration publique. C’est pourquoi, le Gouvernement entend : (i) élaborer et mettre en œuvre la définition des emplois et des profils ainsi que les critères d’évaluation objective des performances de l’employé et un système de sanction conséquent ; (ii) élaborer et mettre en œuvre un système dynamique de motivation et de récompense des meilleurs agents; et (iii) promouvoir une culture de l’ascension sociale et administrative axée sur la dignité, l’éthique professionnelle, l’effort dans le travail, l’initiative et le mérite. En outre, une attention particulière sera accordée à la nomination des femmes à la tête des hautes fonctions publiques à compétence égale. 214. Promotion de la gouvernance concertée et réduction du gaspillage des ressources humaines. Conscient de la vertu de la gouvernance concertée, le Gouvernement a entrepris de faire participer largement les populations aux décisions de production, comme en témoignent les rencontres organisées sous l’inspiration et le parrainage du Chef de l’Etat, par les différentes organisations et institutions de production des biens et services marchands qui contribuent à la création et à l’accumulation de la richesse nationale. Cet effort sera poursuivi au cours des trois prochaines années afin d’approfondir le processus démocratique dans les systèmes de production à travers : (i) l’institutionnalisation dans toutes les administrations publiques de la pratique des assemblées générales du personnel et la dynamisation des comités de direction ; (ii) l’institutionnalisation dans chaque structure publique d’un service d’accueil et d’écoute des travailleurs et des usagers ; et (iii) le renforcement des capacités managériales des responsables des services publics à différents niveaux de la sphère décisionnelle. 215. Pour améliorer la gestion du personnel de l’Etat et réduire le gaspillage des ressources humaines, il est envisagé le recensement des agents de l’Etat des catégories A et B se retrouvant sans attributions aux fins d’un redéploiement et de valorisation. Le Gouvernement entend se concerter périodiquement avec la classe politique, la société civile et le secteur privé pour partager avec ceux-ci les réflexions et évaluations des processus de réformes administratives. Enfin, un accompagnement sera donné aux organisations de contrôle citoyen pour renforcer le mécanisme de la gouvernance. 216. Accélération de la réforme territoriale. Le motif principal de l’avènement de la réforme territoriale à travers la décentralisation et la déconcentration au Bénin est de promouvoir le développement à la base et de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Cependant, malgré l’arsenal juridique en appui à la décentralisation et à la déconcentration, il est observé un piétinement dans la mise en œuvre des réformes. C’est pourquoi, le Gouvernement entend rendre effectif le couplage décentralisation et déconcentration à travers : (i) l’évaluation de l’application des textes existants ; (ii) l’élaboration des textes modificatifs ou complémentaires nécessaires.

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CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE 217. De plus, chaque ministère sera doté d’un plan stratégique de la déconcentration pour une réalisation effective du couplage décentralisation et déconcentration. De même, la coordination et la cohérence de l’action départementale autour du préfet seront renforcées à travers la mise en place de programmes départementaux intersectoriels intégrant tous les Services déconcentrés de l’Etat assortis d’un budget-programme départemental. Pour ce faire, une amélioration sera apportée au fonctionnement des Conférences Administratives Départementales et des Commissions Départementales de Concertation et de Coordination. Le Gouvernement s’emploiera à élaborer et à mettre en œuvre un calendrier de transfert effectif aux communes des prérogatives, des compétences, des activités et des ressources financières et matérielles qui leur sont dévolues au terme des textes législatifs et réglementaires sur la décentralisation. 218. Les actions stratégiques majeures que le gouvernement entend mettre en œuvre sont : (i) rendre les communes plus actes et plus efficaces dans l’exercice de leurs compétences ; (ii) rendre plus efficace l’exercice de contrôle de la légalité et d’assistance conseil ; (iii) améliorer le cadre juridique ; (iv) développer et mettre en œuvre l’intercommunalité pour la production des services de qualité aux citoyens ; (v) promouvoir la coopération décentralisée ; (vi) promouvoir la bonne gouvernance locale ; (vii) appuyer les communes dans le renforcement de leurs ressources humaines ; (viii) développer la capacité des communes à assumer pleinement leur rôle en matière de promotion de l’économie locale. 219. Le Gouvernement examinera dans ce contexte la complémentarité entre les mécanismes de transfert de ressources aux communes et le FIAT. 7.2. Renforcement de l’Etat de droit et des libertés individuelles 220. Le système démocratique mis en place au Bénin se caractérise par une stabilité remarquable. Malgré cela, l’effectivité de l’Etat n’est pas totale. En effet, l’Etat de droit, la garantie de la sécurité et de la tranquillité, ne sont pas encore assurés de manière adéquate à l’ensemble des citoyens, en raison, notamment, des faibles capacités institutionnelles de l’Etat et des dysfonctionnements du système judiciaire. 221. La mise en œuvre de la SCRP permettra : (i) d’améliorer l’image de la justice béninoise auprès des justiciables ; (ii) de consolider les acquis démocratiques ; (iii) de renforcer la sécurité publique et la neutralité de l’armée ; et (iv) d’élever la conscience citoyenne et patriotique. 222. Le renforcement de l’Etat de droit passe aussi par la gouvernance environnementale et l’amélioration du cadre de vie des populations. Par ailleurs, l’accès à l’information et la construction d’une opinion publique nationale nécessite le renforcement du professionnalisme des médias afin de permettre aux populations à la base d’être mieux informées sur leurs droits et devoirs dans la construction de la Nation béninoise. Renforcement du système juridique et judiciaire 223. La surveillance collective des progrès et des difficultés propres à chaque Etat en matière de gouvernance nécessite le renforcement du système juridique et judiciaire. A cet effet, le Gouvernement juge nécessaire de : (i) réviser le code de procédure pénale de façon à mieux garantir les droits des individus ; (ii) moderniser le cadre juridique national, (iii) renforcer l’organisation et le fonctionnement des cours et tribunaux ; (iv) sensibiliser et former les officiers de police judiciaire et les SCRP 2007-2009 - Version Finale

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CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE forces de l’ordre pour un traitement des prévenus respectueux des droits humains ; (v) soutenir les organisations d’aide juridique par le renforcement de leurs capacités institutionnelles et le contrôle de qualité de leurs offres d’accompagnement des justiciables qui sont les démunis sociaux ; (vi) renforcer les capacités des jurys populaires dans les domaines du droit, des techniques de médiation sociale et de la gestion des conflits ; (vii) réviser les coûts des prestations pour rendre la justice financièrement accessible au plus grand nombre ; et (viii) poursuivre les actions d’accès des pauvres à l’état civil à moindre coût. 224. La justice mérite également d’être décentralisée afin de la rapprocher des justiciables et renforcer le processus démocratique et la sécurité publique à la base. Dans ce cadre, le Gouvernement mettra un accent sur : (i) la réalisation d’infrastructures d’accueil pour les Cours d’Appel nouvellement créées ; (ii) la création de tribunaux de conciliation ; et (iii) le recrutement et la formation des personnels judiciaires qualifiées pour animer ces structures décentralisées. 225. Consolidation des acquis démocratiques. L’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté ne peuvent se réaliser que si les fondements de la séparation des pouvoirs et le respect par les formations politiques, la société civile et le secteur privé, imprègnent leur mode d’organisation et d’action. Dans cette optique, il paraît important d’initier une réflexion sur la faisabilité de la révision de la Constitution, notamment dans le sens du renforcement des droits de l’homme, des libertés fondamentales et l’expression du suffrage universel prenant en compte la clarification du statut de l’opposition et les mesures d’accompagnement que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre au cours des trois prochaines années. 226. Renforcement de la sécurité publique et la neutralité de l’armée. La stabilité politique, la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes sont les fondements d’un état de droit. Ces fondements, lorsqu’ils sont respectés, renforcent la confiance des investisseurs et participent au rayonnement international du pays. Aussi, paraît-il important d’investir au cours des trois prochaines années sur : (i) la dynamisation des conseils de quartier et de village ainsi que des organisations de jeunes qui leur sont affiliées, pour la promotion de la participation active des populations au dispositif national de sécurité publique ; (ii) le renforcement du système de lutte contre la criminalité, le grand banditisme, le trafic des stupéfiants, des objets précieux et des animaux protégés ; (iii) la lutte contre la multiplication anarchique des postes de contrôle routier pour une libre circulation des biens et des personnes entre le Bénin et les pays de la sous-région ; (iv) la mise en place d’un programme spécial d’équipements collectifs et de sécurisation des zones frontalières pour stabiliser les populations et protéger l’environnement et les ressources naturelles; et (v) la consolidation des moyens de l’Armée pour l’efficacité du système de surveillance et de défense opérationnelle du territoire en coopération avec les armées de la sous-région, pour une cohabitation pacifique des peuples. 227. Renforcement de la gouvernance environnementale. L’Etat est préoccupé de léguer à la génération future un environnement sain et préservant la diversité écologique, base du système productif national. Dans ce cadre, il est envisagé le renforcement du système de contrôle des transactions relatives aux produits présentant des menaces pour la santé humaine et la qualité de l’environnement. Ainsi, le Gouvernement s’emploiera à mettre en place les mécanismes d’opérationnalisation de la charte sur la gouvernance environnementale. De même, les préoccupations portent sur le raffermissement des mesures disciplinaires liées aux tentatives de corruption dans la délivrance des certificats de conformité environnementale, notamment dans les activités portuaires et industrielles. En outre, il s’agira de conforter les moyens d’intervention rapide de tous les corps de polices liés à la sauvegarde de l’environnement (police sanitaire, la police SCRP 2007-2009 - Version Finale

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(ii) renforcer les moyens d’actions des organisations de défense des droits de l’homme et des organisations de défense des consommateurs . intensifier la communication pour le changement de comportement et l’appropriation en matière de la lutte contre le VIH/SIDA par la communauté. afin d’assurer continuellement l’éducation civique de masse . Il s’agit là de conditions essentielles pour assurer la transparence. le Gouvernement s’engage à : (i) renforcer le professionnalisme des médias publics et privés. la police des eaux. de l’intérêt général.CHAPITRE 7 : PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE environnementale. des documents de programmation et de budgétisation ainsi que des rapports sur l’état de la Nation dans chaque secteur permet de renforcer et d’améliorer le dialogue social et politique. 228.Version Finale 69 . En vue de restaurer le sens de l’Etat. la reddition des comptes et l’engagement des citoyens. la police forestière. La vulgarisation des textes législatifs et réglementaires. source de fierté nationale. particulièrement par des mesures d’accompagnement au profit des radios communautaires. et (iv) de développer l’éducation civique dans les maisons de détention . et (v) enfin. de la solidarité nationale pour aboutir à la construction d’un symbole fédérateur. SCRP 2007-2009 . (iii) renforcer la formation civique et sur les droits de l’homme des agents des forces de sécurité publique . les sapeurs pompiers et la police de sécurité routière) ainsi que de dynamiser le dispositif national de gestion de la transhumance transfrontalière et le renforcement des postes d’entrée du bétail. Promotion de l’éducation civique et patriotique.

Ces déséquilibres spatiaux accentuent la pauvreté des localités rurales puisqu'ils entraînent d'importants mouvements de populations vers le sud. C'est ainsi que le Bénin s'est doté en 2002 de la Déclaration de Politique Nationale d'Aménagement du Territoire (DEPONAT) et a créé en 2004 la Délégation à l'Aménagement du Territoire (DAT) pour assurer sa mise en œuvre. Mais leur faible valorisation ne permet pas encore à l'économie nationale d'amorcer une véritable croissance dont l'effet serait la réduction du niveau de pauvreté des populations à travers l'accroissement de leur SCRP 2007-2009 . L’intégration effective des actions de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA dans les Plans de Développement Communaux (PDC) constitue une préoccupation majeure du Gouvernement. les quatre (4) départements du sud (le Littoral. de la question des disparités régionales en vue d’une plus grande équité territoriale dans la distribution des investissements sociaux et économiques et. le territoire national reste encore marqué par d’importantes disparités. Le Bénin regorge d'énormes potentialités économiques régionales et locales. Ainsi. la gestion des ressources naturelles et le cadre de vie. C'est fort de cela que le Gouvernement a retenu comme un axe stratégique de la SCRP. Pour corriger les disparités spatiales. Sur le plan démographique. l'Ouémé. la protection de l'environnement et la décentralisation deviennent les principaux outils devant accompagner la mise en œuvre des politiques sectorielles qui conduiront le Bénin sur le chemin des pays émergents. Malgré les efforts du Gouvernement. 232. la question du développement équilibré et durable de l'espace national. le Gouvernement a engagé plusieurs actions au cours des dernières années. Accélérer la croissance et réduire la pauvreté implique donc la prise en compte. le gouvernement a retenu trois (3) objectifs spécifiques qui se traduisent en trois (3) domaines d’intervention prioritaires: (i) le développement durable des régions et des localités. de l’environnement pour garantir la pérennité des ressources naturelles. (ii) l'émergence des pôles de développement et de croissance . l'Atlantique et le Mono) représentent seulement 5% du territoire national. prendre une part active au développement. à travers l'axe stratégique "développement équilibré et durable de l'espace national".1. Face à l'interpellation constitutionnelle qui l'engage à veiller au développement harmonieux de toutes les collectivités territoriales sur la base de la solidarité nationale.Version Finale 70 . 231. et (iii) l'environnement. C'est ainsi que la prise en compte de l’environnement dans les politiques. le logement. tout en jouissant des retombées de la croissance nationale.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL 229. le Gouvernement veut asseoir tous les efforts de développement sur une répartition équilibrée et durable des activités et des infrastructures dans l'espace. programmes et projets est devenue au Bénin depuis 1990. Développement durable régional et local 233. 8. L'aménagement du territoire. mais concentrent près de 40% de la population nationale. 230. La dégradation de l'environnement et du cadre de vie compromet très sérieusement les nombreux efforts engagés à différents niveaux pour sortir les populations béninoises du cercle de la pauvreté. l’éducation. En effet. d’une part. Le développement périurbain pose des problèmes en termes d'infrastructures et d’équipements dans des domaines tels que la santé. ainsi qu’en terme de dégradation de l’environnement. d’autre part. des potentialités régionales et de l'équilibre interrégional. le transport. chaque composante du territoire national doit au regard de ses potentialités. une prescription constitutionnelle.

favorisant le développement territorial. SCRP 2007-2009 . Il constituera la territorialisation de la SCRP à l'échelle de l'espace de développement. responsabiliser davantage les communes dans la mise en œuvre des actions de la SCRP. il s'engage dans : (i) la promotion des dynamiques intercommunales structurantes . Les différentes actions nécessaires à cet effet sont : (i) la constitution des espaces de développement partagés. créateurs de richesses et d'emplois. et économiques. la majorité des communes est encore fragile et a besoin de mutualiser les moyens dont elle dispose avec d'autres communes contiguës. Cependant.Version Finale 71 . La constitution des espaces de développement n'est pas encore entrée dans sa phase active même si certaines actions pilotes ont été menées. La planification spatiale fait défaut et les ressources humaines au service du développement local éprouvent le besoin d'un renforcement de capacités. Le Gouvernement va également appuyer les communes réunies en territoires de développement dans l'élaboration de projets de territoire. et qui subdivise le Bénin en 77 communes. 235. Le Bénin tirera un grand avantage à ce que les communes se regroupent en territoires de développement tout en gardant leur autonomie. Ainsi. La constitution des espaces de développement partagés. le Gouvernement entend promouvoir un développement territorialisé et. L'élaboration de projets de territoire. A travers l'impulsion des dynamiques intercommunales. 237. du VIH/SIDA et des droits humains. En effet. partageant les mêmes réalités géographiques. culturelles. et (iii) le renforcement des capacités des ressources humaines au service du développement régional et local. Tout en ayant un volet intercommunal. L'Etat veut accompagner les collectivités dans la dynamique de regroupement des communes en territoires de développement. 234. historiques. (iv) le transfert de fonds vers les communes . le projet de territoire inclura les Plans de Développement Communaux (PDC) des différentes communes réunies assortis de la prise en compte de l’environnement. du genre. (ii) la promotion de la planification spatiale. beaucoup reste encore à faire en matière de développement régional et local. Le Bénin s'est également doté d'une stratégie d'aménagement du territoire qui propose le regroupement des communes en espaces de développement partagés. plusieurs communes proches. peuvent se regrouper en territoire de développement. et atténuant les disparités de taille et de moyens entre les communes.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL revenu. 238. et (v) la mise en place des agences intercommunales. par conséquent. sur une base consensuelle. Le Gouvernement juge nécessaire d'apporter un appui aux conseils communaux pour la création et la formalisation des espaces de développement partagés ou territoires de développement. en partenariat avec l’Etat. une priorité. (iii) la contractualisation du projet de territoire. La formation de ces territoires permettra de faire émerger des bassins économiques. Mais pour rendre viables ces dynamiques intercommunales. (ii) l'élaboration de projets de territoire. il faudra des mécanismes opérationnels par lesquels les collectivités peuvent gérer le développement régional et local. Le projet de territoire est un document dans lequel les acteurs locaux se fixeront des objectifs de réduction de la pauvreté et de développement économique. C'est pour impulser le développement local que le Bénin a entrepris la réforme de l'administration territoriale qui a abouti à la loi portant organisation des communes. La promotion des dynamiques intercommunales structurantes 236. capables de porter un véritable développement régional. Pour ce faire. C'est pour faire face à ces réalités que le Gouvernement fait de la promotion du développement durable régional et local.

La DEPONAT présente trois grandes orientations : (i) la promotion de la planification territoriale et la gestion rationnelle des ressources . Leur mise en place répondra à la question de l'ingénierie territoriale qui jusque-là constitue un handicap sérieux à l'exercice des compétences par les communes. Malgré les efforts d'élaboration à différentes échelles de schémas et de plans directeurs en vue d’une meilleure planification spatiale. la Déclaration de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (DEPONAT). ils constitueront une banque de compétences au service des collectivités. réglementaires et financiers. les résultats sont en deçà des attentes. de répartition des rôles et des moyens financiers et matériels requis pour sa mise en œuvre. définissent les grandes orientations quant à la répartition des hommes. Ces établissements crées en vertu de la Loi N° 97-029 du 15 janvier 1999 à l’initiative des communes associées et gérées sous leur entière responsabilité. 242. le Gouvernement entend promouvoir une approche partenariale dans sa relation avec les communes. et ainsi. Il s'agit des instruments techniques. ainsi que ceux du territoire constitué en terme d'objectifs à atteindre. d'assurer un développement équilibré. conçu pour mettre en œuvre la DEPONAT. Sans se substituer aux communes. Le Gouvernement développera à travers leurs services déconcentrés une capacité d’accompagnement technique au profit des établissements intercommunaux. a conduit le Gouvernement à relancer la planification spatiale. 240. présente les principes de réorganisation du cadre institutionnel et de nouveaux instruments de gestion du territoire. (iii) la contractualisation entre l’Etat et les collectivités. La promotion de la planification spatiale 241. Les instruments techniques sont : le Schéma Directeur d’Aménagement du Territoire National. des activités et des infrastructures sur tout l'espace national. (ii) la territorialisation à travers la promotion des associations de communes. A travers ces contrats de performances. Dans la mesure où la mise en œuvre des projets de territoire nécessite le concours de l’Etat. le Gouvernement a adopté en novembre 2002. Le contrat précisera les engagements du Gouvernement. les communes réunies en territoire de développement seront appelées à contractualiser ledit projet avec l'Etat. dans une démarche d'équité territoriale et de cohérence. L’élaboration des instruments de planification spatiale.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL 239. Le souci de garantir une répartition cohérente et équitable de la richesse nationale. Les différentes actions à entreprendre dans ce sens sont : (i) l’élaboration des instruments de planification spatiale . Les innovations proposées peuvent se résumer en trois points : (i) le partenariat et la concertation entre l’Etat et la commune. (iii) le renforcement du niveau d’équipement à l’échelle locale.Version Finale 72 . 243. Encadré 18: Stratégie opérationnelle de mise en œuvre de la Déclaration de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (DEPONAT) Dans le souci de promouvoir un développement équilibré. La contractualisation du projet de territoire. Le Document de Stratégie Opérationnelle (DSO). pourront piloter la mise en œuvre des projets de territoire. (ii) la promotion de la décentralisation et de la déconcentration . La mise en place des établissements publics de coopération intercommunale. les schémas d'aménagement aux échelles infranationales et SCRP 2007-2009 . Le Gouvernement entend se doter des instruments de planification nationale qui. et (ii) l’intégration de la dimension territoriale et environnementale dans l'allocation des ressources budgétaires.

L’intégration de la dimension territoriale dans l'allocation des ressources budgétaires. Le Gouvernement estime que le rôle des préfets auprès des élus locaux est important. Dans le même ordre d’idées. Le Fonds d'Incitation à l'Aménagement du Territoire (FIAT) institué par décret14. le volume global des investissements dont bénéficie chaque territoire. constitue l'un des instruments financiers devant accompagner la planification spatiale. d’une part. dans le but de rapprocher ces services des clients potentiels et pour qu’ils jouent un véritable rôle de levier de développement régional et local. à l'élaboration des dossiers d'appel d'offres. Elaborés par les ministères concernés. le Gouvernement veillera à ce que les services de micro finance couvrent le plus possible le territoire national. les schémas de services collectifs permettront d'intégrer à la délivrance de ces services. et d’autre part. le Gouvernement veut accroître leur capacité à la gestion des projets. 246. en comptabilité. le développement des grappes de projets structurants à effets d’entraînement nécessitera le développement de programmes de formation professionnelle ciblés dont l’objectif sera de mettre à la disposition des secteurs retenus le capital humain qualifié. Ces actions de renforcement de capacités viseront : (i) les élus locaux et (ii) l’administration préfectorale. La loi sur l'Aménagement du territoire et les directives territoriales constituent les instruments réglementaires et normatifs à élaborer. surtout dans un contexte où la promotion du développement durable régional et local devient une priorité. une dimension spatiale et rationnelle du développement des infrastructures et des équipements. portant approbation des statuts de la DAT. 248. le volume des investissements sous compétence communale. Le renforcement des capacités des ressources humaines au service du développement régional et local 245. SCRP 2007-2009 . Il s'agit d'ajouter au mécanisme d'affectation des ressources budgétaires. Cette action s'inscrit dans la décision des pays de l'UEMOA qui ont retenu d’un commun accord la contribution des structures chargées de l'aménagement du territoire lors de l'élaboration des budgets de l'Etat. à travers des actions de renforcement des capacités. Le renforcement des capacités des élus locaux. un arbitrage territorial qui permet de répartir efficacement les investissements publics sur l’ensemble du pays. Le renforcement des capacités de l'administration préfectorale. Le renforcement des capacités des ONGs et bureaux d'études locaux. en gestion du personnel et en techniques de communication. en système de suivi-évaluation. 244. de rendre les différents acteurs plus performants et plus efficaces dans leur contribution au développement régional et local. Par ailleurs.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL les schémas de services collectifs. Pour promouvoir le développement local et accompagner la mise en place des territoires de développement. Pour aider les communes à mieux gérer les compétences et les ressources qui leur sont transférées. Il s'agit d'une démarche axée sur les besoins et l'accès des populations aux biens et services. Il s’agit. Tenant compte du rôle des bureaux d'études et des ONGs dans l'élaboration des documents de planification locale et la 14 Décret n° 2003-374 du 18 septembre 2003. Ainsi. le renforcement des ressources humaines est indispensable. dont l’exécution revient aux collectivités territoriales. L'administration préfectorale sera donc outillée pour mieux apprécier la cohérence des instruments de planification intercommunale avec les orientations nationales et pour veiller au bon respect des engagements pris par les communes dans le cadre de la contractualisation des projets de territoire avec l'Etat. chaque secteur laissera transparaître dans son budget. à la maîtrise d’ouvrage. 247.Version Finale 73 .

chaque pôle de développement sera un espace organisé autour d'un moteur économique. avec une vision cohérente. Par cette démarche. le commerce et le négoce international . (iii) les BTP et matériaux de construction . Cette mise en adéquation devra permettre la création de véritables pôles de développement et de croissance. Pour assurer l'équilibre régional et limiter l'exode massif des populations rurales vers les grands centres urbains. et une urbanisation mal maîtrisée. logistique et le commerce international . l’artisanat et la culture . 253. le Gouvernement estime que le renforcement de leurs capacités reste une condition importante pour que la bonne qualité de leurs prestations participe à la promotion du développement durable aux niveaux régional et local. reliées entre elles par des réseaux efficaces de transports et de services. les implications en terme d'infrastructures et d’équipements à réaliser. le Gouvernement entend éviter les erreurs du passé dont les conséquences sont l’aggravation des déséquilibres interrégionaux. le faible accès des populations aux infrastructures et équipements. 8. (v) le transport. Le Gouvernement veillera aussi à mettre en adéquation les grappes de projets avec la stratégie de renforcement des villes moyennes et secondaires du Bénin. Ainsi. Au nombre des sites et attraits touristiques que compte le Bénin. Cette stratégie de pôle de développement vise également à diversifier et à accroître la production des différentes régions du Bénin. Ce sont: (i) le coton textile . une ville importante entourée de villes secondaires et de localités rurales. ou pour un ensemble de grappes. à travers le renforcement des centres urbains en routes. 252. La spatialisation des grappes de projets passe par une réflexion intersectorielle qui dégage pour chaque grappe. par les vocations régionales des différentes filières constitutives de la grappe. La Spatialisation des grappes de projets 250. les autorités béninoises veulent doter le pays de plusieurs pôles de développement répartis sur le territoire national en fonction de leurs avantages comparatifs. Il s'agit de : (i) la spatialisation des grappes de projets . (iii) le parc national de la Pendjari et le parc SCRP 2007-2009 . (ii) l’agroalimentaire. hôtels. et (vi) les télécommunications et les technologies de l’information et de communication (TIC).Version Finale 74 . centres touristiques et de loisirs. 251. un positionnement géographique mieux raisonné et des documents cartographiques. (ii) la sécurisation et la fiabilisation de la propriété foncière. etc. Ensuite. un agenda spatial qui place les différents chantiers dans un schéma d'ensemble.2. figurent : (i) des plages de sable fin à l’ombre des cocotiers sous lesquels les pêcheurs tissent leurs longs filets . centres d'affaires. Le Bénin possède un patrimoine touristique riche et varié qui va des ressources naturelles aux ressources socioculturelles. (iv) le tourisme. Les pôles touristiques. Les principales actions nécessaires à l'émergence de pôles de développement touchent aussi bien les villes que les localités rurales avoisinantes. à terme. Le développement de chaque grappe sera décliné de façon spatiale. grandes écoles à vocation nationale et régionale. Emergence des pôles de développement et de croissance 249. (ii) des zones de relief (massifs montagneux de l’Atacora) qui abritent des chutes d’eau et des paysages remarquables . Six grappes embryonnaires ont été retenues. Le Gouvernement a identifié des piliers prioritaires pour mener le Bénin vers une économie émergente. centres hospitaliers modernes. il sera réalisé pour chaque grappe. en pôles régionaux.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL réalisation des infrastructures. de manière à en faire des villes motrices dont les fonctions sont liées aux projets accueillis.

et même aux pays de la sous région. l’ananas. Le développement de ces services permettra d’une part. les fruits et légumes. etc. le bois. et (iv) des villes d’intérêts historiques tels que Ouidah. Mais une contrainte à la forte expansion de l’agriculture est l’accès difficile à la propriété foncière. Le Bénin dispose de plusieurs régions agroécologiques favorables au développement de produits agricoles tels que le coton. En effet.). et Azovè est dû à la présence d’un marché dont le rayonnement va au-delà des localités avoisinantes. SCRP 2007-2009 . de la dépression de la lama. Porto-Novo.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL national du "W" avec des zones cynégétiques disposant d’une richesse faunique appréciable . etc. Le Gouvernement entend donc promouvoir une agriculture diversifiée. le Gouvernement fait d'une priorité. d’accroître le rayonnement des villes moyennes (autres chefs lieux des départements). 257. les services financiers. 254. les services de télécommunications et téléservices. du renforcement et de la modernisation des infrastructures et équipements (transport.Version Finale 75 . Il existe au Bénin plusieurs lieux d’échanges dont l’influence dépasse parfois les frontières nationales. Le développement des grappes de projets. En effet. Par ailleurs. Malanville. et d’en faire également de véritables bassins d’emplois. Les pôles agricoles. Les pôles commerciaux. Avec en moyenne 58. L’investissement public. La valorisation de ce potentiel permettra de renforcer la vocation de pôles agricoles de certaines régions du pays. des régions cotonnières. On peut noter entre autres. les services de santé et d’éducation. le Bénin compte près de 2000 km de frontière avec quatre pays limitrophes. Les pôles de services. performante et moderne autour des vallées des cours d’eau notamment de l’Ouémé. des régions des collines. l’anacarde. De nombreux services semblent prometteurs pour l’émergence de l’économie nationale. et d’autre part. du Mono et du Niger. mais également à cause d’une méfiance envers les détenteurs coutumiers. A travers le développement de grappes de projets touristiques bien réfléchis et judicieusement répartis sur le territoire national. et par conséquent. l’épargne et les initiatives privées restent en suspens. dans l’attente de la régularisation des droits de propriété. le dynamisme de certaines villes telles que Bohicon. Abomey.000 habitants ont su organiser leur existence sur l’eau avec la construction d'agglomérations sur pilotis. les racines. les céréales. la création de pôles de développement et de croissance est fortement tributaire d’une bonne politique foncière. le Bénin possède d'impressionnants villages lacustres à l'instar de Ganvié où plus de 15. 255. Djougou. l’insécurité foncière demeure un frein à l’investissement. le karité. Dans les autres secteurs de production. La spatialisation des grappes de projets doit également tenir compte de la dynamique sousrégionale et viser la valorisation des localités frontalières. le renforcement de ces pôles touristiques. et même pour l’habitat. Comé. Le Gouvernement veillera à consolider l’attractivité et la compétitivité de ces pôles en les dotant d’infrastructures marchandes modernes et en favorisant leur accessibilité aux autres régions du Bénin. énergie et eau. La sécurisation de la propriété foncière 258. le palmier à huile. de renforcer les vocations des grandes villes comme Cotonou.5% de terre arable. 256. les services aux entreprises. Porto-Novo et Parakou. etc. télécommunication. les tubercules. ce qui fait que la gestion des espaces frontaliers comporte un enjeu économique. le Bénin est propice au développement de l’agriculture. Glazoué.

(iv) améliorer la capacité de séquestration de carbone. sur la faune. culturelle et anthropologique. SCRP 2007-2009 . très riche. braconnage). en espèces fauniques et floristiques. et s’est inscrit avec ses partenaires dans la logique de la préservation de ses écosystèmes. de bois de service et de bois d’œuvre.Version Finale 76 . et visant à : (i) élargir l’offre de bois énergie. gestion des ressources naturelles et cadre de vie 260. C’est donc pour parer aux déconvenues qu’une telle perte de diversité écologique et de la qualité de l’environnement pourrait porter à la vie que le Bénin a souscrit à plusieurs conventions et accords internationaux.3. Dans le domaine de la faune. tant en milieu rural qu’en milieu urbain. le ProCGRN. 261. halieutiques. La privatisation de la filiale «Industrie du Bois du Bénin» (IBB Sa) de l’Office National du Bois et la suppression du monopole d’achat du bois de teck qui en découlera seront des facteurs déterminants pour la promotion des plantations privées.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL 259. Toutefois. Avec environ 65% de taux de couverture du territoire par une végétation arbustive et arborée. (iii) l'élaboration des cadastres dans les centres urbains . particulièrement l’équilibre de la biosphère. Le Bénin dispose d’importantes potentialités écologique. transhumance transfrontalière. le PCGPN et le PAGEFCOM. le Gouvernement entreprendra de développer et mettre en œuvre un programme de reboisement à l’échelle nationale tenant compte des spécificités des différentes catégories des forêts et des zones agro-écologiques. Cette situation affecte la durabilité des écosystèmes. au plan national. le secteur se caractérise essentiellement par une dégradation continue des ressources forestières et de la faune. le PAMF. Face à cette situation. (vii) l'amélioration des services de l'immatriculation et de la gestion de l'information foncière et (viii) la reconversion des trafiquants des produits dangereux dans d’autres domaines d’activités. (vi) l'information. De plus. avec l’adoption de la loi sur le foncier. (iii) améliorer la diversité biologique. l’actualisation en cours de la réglementation fiscale et l’amélioration de la concertation institutionnelle entre les services publiques et les usagers. le Gouvernement veut orienter ses efforts pour améliorer la sécurité foncière à travers les actions suivantes : (i) l'élaboration d'une politique foncière nationale qui prend en compte la gestion du foncier rural et du foncier urbain . (ii) l'aboutissement de la loi sur le foncier rural et l'élaboration des plans fonciers ruraux . Le Gouvernement entend poursuivre ces actions à travers l’amélioration d’un cadre juridique favorable à la gestion durable des ressources naturelles. de nouvelles réserves biologiques communautaires seront créées notamment dans les zones humides. (iv) l'amélioration des capacités de cartographie et de topographie des institutions en charge du foncier . (v) la formalisation à moindre coût des droits de propriété foncière . Afin d’assurer l’adhésion des populations à ce programme. Environnement. (ii) lutter contre la désertification et la dégradation des sols. à travers la déclaration d’une politique forestière en 1994 et la mise en œuvre d’importants programmes et projets comme le PGFTR. l'éducation et la communication à l'endroit des populations . le PGDRN. et les revenus issus de l’exploitation des ressources forestières seront répartis de manière équitable entre les différents acteurs. En effet. le profil économique du Bénin est tributaire des ressources naturelles et affiche une tendance à la dégradation accélérée de la qualité de l’environnement. le PBF I et II. la relance de l’activité industrielle et la création de nouveaux emplois. 262. feux de brousse. 8. le pays abrite l’un des plus célèbres parcs de l’Afrique au sud du Sahara (la Réserve de Biosphère de la Pendjari). Les efforts déployés pour la mise en valeur de ces écosystèmes ne permettent pas de limiter leur dégradation résultant des facteurs complexes dont le principal est d’ordre anthropique (forte pression démographique entraînant la surexploitation des ressources forestières. système de production extensif inadapté. la démarche participative testée dans les différents programmes en cours sera étendue à l’échelle nationale .

(iii) la promotion de la gestion intégrée des ressources naturelles. la promotion de la planification participative internalisée et la gouvernance locale". (v) le trafic de produits dangereux (essence.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL 263. Le gouvernement envisage de poursuivre les efforts en cours.Version Finale 77 . Toutes ces mesures trouvent leur justification dans le choix qu’a fait le Gouvernement de prendre en compte de l’environnement dans la SCRP. intrants agricoles et vétérinaires). d’importants problèmes environnementaux affectent la qualité du cadre de vie et la santé. (ii) le renforcement du système de prise en compte de l’environnement dans les politiques sectorielles et dans le système fiscal . Cette volonté sera soutenue et entretenue dans les trois (3) années à venir par (i) le renforcement des capacités de gestion environnementale à la base . (ii) la multiplication des décharges sauvages et la défécation en pleine nature . 265. au niveau des associations professionnelles et des agents de contact des populations. Au nombre de ces problèmes figurent : (i) la prolifération des taudis dans les principales villes. Le Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE) initié en 2002 pour une période de six (6) ans. en traduisant ainsi les orientations du sommet de Rio sur le développement durable. (vi) la faiblesse de l’appui-conseil et de l’éducation sur l’environnement . 264. notamment les ressources hydrauliques et forestières . SCRP 2007-2009 . médicaments. (iv) la pollution de l’air en milieu urbain et le développement de l’importation de véhicules usagés soustraits de la circulation en Europe . L’objectif global du PNGE tel que formulé est de "contribuer au développement économique et social durable des populations du Bénin à travers la réduction de la pauvreté. (iii) l’appauvrissement et la pollution des ressources en eau de surface . surtout à Cotonou . et (iv) la promotion de l’assainissement de base. En dehors de ce secteur des ressources naturelles. s’est positionné comme un ensemble d’activités cohérentes faisant optionnellement le lien entre l’environnement et lutte contre la pauvreté. Le Gouvernement est préoccupé par l’ampleur de ces problèmes qui accentuent la dégradation de l’environnement avec des conséquences négatives sur le bien-être des populations et sur le développement durable. et (vii) le manque d’outils d’animation sur la protection de l’environnement.

Les principales mesures à entreprendre se focaliseront sur : (i) l’élaboration d’un plan de communication à contenu varié. traitant des principales problématiques environnementales de chaque SCRP 2007-2009 . ont une faible capacité de mobilisation de leurs administrés dans le cadre des campagnes de salubrité publique. Le Gouvernement vise. L’EES est donc un outil d’analyse et de prise en compte des potentialités et des contraintes environnementales en rapport avec les objectifs de développement. de santé. Les autorités locales. de sécurité. pour ce faire. limitent l’accompagnement auquel pouvaient s’attendre les collectivités locales et leurs populations. la pauvreté étant prise en compte dans ses aspects monétaires. dans la perspective d’en assurer la durabilité. à renforcer les capacités institutionnelles des services et commissions communaux des affaires domaniales et environnementales. • Anticiper sur les externalités et tenir compte des coûts écologiques des options stratégiques retenues dans la SCRP. d’opportunité. 267. le manque d’effectifs et de capacités techniques au niveau des communes et des services déconcentrés de l’Etat en charge de l’environnement et de la protection des ressources naturelles. • Intégrer les objectifs spécifiques et les actions de conservation des ressources naturelles et de la qualité du milieu dans tous les programmes découlant de la SCRP. Toutes les collectivités locales sont confrontées à de sérieux problèmes de gestion des ressources naturelles. 269. pour progressivement asseoir une culture de gestion environnementale au bénéfice d’un cadre de vie assaini et attractif. notamment les chefs de quartiers. l’éducation et la formation de masse avec des actions démonstratives d’accompagnement. Selon quel processus verdir ? L’évaluation environnementale stratégique EES est une approche anticipative et pro active qui vise à développer différents scénarii de durabilité.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL Encadré 19 : Le verdissement de la SCRP Qu’est-ce que le verdissement ? C’est promouvoir les mesures politiques concrètes visant à intégrer l’environnement dans les plans. Source : ABE. Pour remédier à ces faiblesses. Un accompagnement sera également donné aux organisations de la société civile locale dont les organisations de femmes et les associations de consommateurs. • Un répertoire d’indicateurs simples mais précis pour l’évaluation des résultats atteints est élaboré. • Identification des impacts de la protection de l’environnement et des ressources naturelles sur la lutte contre la pauvreté. les plans de communication des communes ne prennent en compte que de façon marginale la protection de l’environnement. et la fourniture de moyens de travail. 268. d’éducation. programmes et projets y afférents. de capacité humaine.Version Finale 78 . • Les ministères sectoriels se sont appropriés le processus et les relations pauvreté et environnement. 2006 266. Les schémas directeurs d’aménagement communaux ont peu de chance d’aboutir si un effort n’est pas déployé pour accompagner leur mise en œuvre. un accent particulier sera mis sur l’information. Pourquoi le verdissement ? • Promouvoir la durabilité dans les programmes de développement. D’une manière générale. par la mise à niveau du personnel et des élus. Faute de moyens. pour les responsabiliser à la gestion de leur milieu de vie. Renforcement des capacités de gestion environnementale à la base. Pour quels résultats ? • Les préoccupations environnementales et sociales sont intégrées impérativement dans la SCRP de façon proactive et leurs impacts appréciés.

dans la gestion des ressources naturelles partagées (cf.Version Finale 79 . Une culture d’études d’impacts sur l’environnement des projets publics et privés se développe. Les activités d’information. Le processus de décentralisation qui s’est traduit par la mise en place en 2003 des communes a accordé. pour sa part. 273. le Gouvernement envisage d’approfondir la stratégie de prise en compte de l’environnement dans le management public territorial et dans les politiques et programmes sectoriels. 272. la stratégie d’aménagement du territoire prévoit d’accompagner de telles dynamiques au niveau intercommunal. pour améliorer l’efficacité de la promotion d’un environnement sain. la création de cellules environnementales et de la police environnementale. une place importante à la responsabilité des élus locaux dans la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. la dynamisation de la police sanitaire et l’accompagnement des agents chargés de la police forestière et de la police des pêches en sont des exemples. de sensibilisation et de formation.CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL département . (iii) réformer les cellules environnementales sectorielles et leur donner les moyens de fonctionnement pour accroître leur impact . . (iii) le renforcement des capacités des communes en gestion environnementale . Dans ce contexte. avec une dynamique d’éducation au niveau national. En dépit de ces efforts. la pauvreté et le manque de moyens des collectivités ont rendu quelque peu aléatoire le respect des règles de la protection de l’environnement. article 94 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin). et (iv) la formation des animateurs de médias de proximité et des leaders d’opinions afin de promouvoir des changements de comportement dans les relations qu’ont les populations avec les ressources naturelles et leur cadre de vie. La situation économique difficile. Ce faisant. Afin de pallier ces insuffisances. (iv) élaborer un tableau de bord sur les priorités sectorielles en matière de protection de l’environnement au niveau de chaque ministère et de chaque préfecture. notamment les ressources hydrauliques et forestières. Promotion de la gestion intégrée des ressources naturelles. Renforcement du système de prise en compte de l’environnement dans les politiques sectorielles et dans le système fiscal. des équipements électroménagers. La décentralisation des compétences en matière de gestion de l’environnement au niveau des communes est une opportunité pour renforcer la coopération entre les communautés. les changements de comportements sont plus lents qu’on ne le souhaiterait. 270. avec visibilité sur les ressources budgétaires y afférentes . 271. (ii) l’organisation d’émissions radiophoniques ciblées sur les besoins d’information et de sensibilisation des jeunes. SCRP 2007-2009 . le Gouvernement entend : (i) systématiser l’Evaluation Environnementale Stratégique (EES) de tous les plans et programmes . Dans ce cadre. etc. des femmes et des hommes dans le cadre d’un contrat de partenariat avec toutes les radios locales du Bénin . les moyens de prévention de la dégradation de l’environnement feront l’objet d’une plus grande attention dans le système de programmation des investissements publics ainsi que dans la politique commerciale du Bénin. De gros efforts ont été déployés au cours des dix dernières années pour mettre en place des outils de gestion de l’environnement au plan sectoriel. et (v) renforcer le système national d’information et de suivi de l’environnement par une révision des différents canevas de collecte et d’analyse des données devant alimenter la production du rapport national sur l’état de l’environnement. 274. (ii) évaluer l’impact environnemental du système fiscal béninois dans les secteurs d’importation des véhicules.

Le Gouvernement s’engage à promouvoir la gouvernance environnementale. (iv) le renforcement des capacités des organisations paysannes mixtes et féminines des productrices et producteurs en gestion de l’environnement . Face à cette situation aux conséquences multiformes (incidences à la fois sur la santé des populations et leur rendement). Les budgets de la plupart des communes dégagent peu de ressources d’investissement susceptibles d’être affectées à l’assainissement. toutes les grandes villes et tous les chefs lieux des communes sont exposés aux difficultés liées à l’évacuation et la gestion des déchets solides et liquides. Promotion de l’assainissement de base. (v) la couverture des communes en supports photos cartographiques de base . (iv) la viabilisation des zones habitées où à habiter . (vi) la promotion des énergies alternatives et des systèmes d’économie du bois-énergie .Version Finale 80 . (ii) la construction et la réhabilitation des réseaux d’assainissement et de voiries dans les villes retenues . (v) l’identification et la mise en défens des zones impropres à la construction . et (ix) l’accélération de la mise en place de mesures de lutte contre l’érosion côtière. sous-régional et international en matière de conservation et de gestion durable de la biodiversité des aires protégées et des écosystèmes fragiles . Les problèmes de l’assainissement sont apparus comme de sérieux handicaps pour les populations à la base. pour la gestion intégrée des ressources naturelles . SCRP 2007-2009 . En effet. lors des consultations participatives. 277. le Gouvernement a entrepris de poursuivre son accompagnement aux communes à travers: (i) la promotion des dynamiques intercommunales de gestion des déchets managers . 276. au manque d’équipements sanitaires dans les habitations. (iii) le renforcement des associations de collectivités locales au plan institutionnel et opérationnel. et aux ouvrages d’assainissement en général. et (vi) le renforcement de la gestion des déchets biomédicaux au niveau des hôpitaux. (ii) l’établissement d’un observatoire national de surveillance de la qualité des eaux de surface . (iii) l’élaboration et l’actualisation des plans et schémas directeurs d’urbanisme et d’assainissement des chefs-lieux de communes et des municipalités .CHAPITRE 8 : DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET DURABLE DE L’ESPACE NATIONAL 275. A ce titre. il entend orienter ses priorités d’interventions dans le cadre de la SCRP sur : (i) la mise en place d’un cadre de partenariat national. (viii) la mise en place d’un système de financement durable des aires protégées . (vii) la promotion de la foresterie urbaine et l’écotourisme . des déchets biomédicaux.

TROISIEME PARTIE: MISE EN ŒUVRE DE LA SCRP SCRP 2007-2009 .Version Finale .

l’environnement et le genre. les ministères prioritaires de la SCRP et qui « logent » les OMD15 ont évalué le coût de leur stratégie pour l’atteinte des OMD. d’évaluer leur coût et d’estimer leur impact sur la croissance.Version Finale 82 . les infrastructures. voir les implications macroéconomiques (croissance et stabilité macro) des niveaux d’exécution des programmes sectoriels en relation avec des niveaux d’objectifs stratégiques visés (exemple du scénario de base OMD). L’analyse des risques pour apprécier les implications de chocs. la démarche adoptée pour la réalisation du cadrage s’inscrit dans le processus participatif qui est au cœur de la préparation et la mise en œuvre de la SCRP. Cette analyse comporte cinq étapes : (i) Le cadrage macroéconomique de base : C’est l’estimation de l’incidence quantitative des stratégies sectorielles sur le profil de la croissance économique et le cadre macroéconomique à moyen terme (comptes du secteur réel de l’Etat. un processus itératif a été suivi avec les sectoriels afin de procéder à des arbitrages intra sectoriels et cadrer les budgets programmes sur les enveloppes du CDMT central. il devient possible : (i) de bas en haut. des réunions techniques ont été organisées avec les DPP des ministères sectoriels afin d’apprécier leurs différentes stratégies. Dans le prolongement de cette démarche participative. la balance des paiements et la situation monétaire) . l’agriculture. Des variantes du scénario de base en terme de niveau d’exécution des programmes et des objectifs ciblés (par exemple le chemin critique des OMD) et les implications pour le cadre macro. 280. Le cadrage budgétaire central de base : La projection du Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT Central) qui propose des allocations de ressources budgétaires à moyen terme entre les secteurs de la SCRP et les ministères. a permis d’affiner le chiffrage des stratégies selon différents niveaux d’objectifs ciblés (exemple scénario de base ou scénario OMD). et les programmes prioritaires de la SCRP ont été décrits dans les chapitres précédents. Il s’agit de l’éducation. (ii) (iii) (iv) (v) 279. rigidités structurelles et autres obstacles sur la mise en œuvre de la stratégie et l’impact sur les objectifs stratégiques ainsi que le cadre macro. Dans une seconde étape. Ce travail itératif et participatif. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE 278. Elle s’est déroulée en deux étapes. Les sections suivantes analysent les implications chiffrées de ces politiques sur le profil de la croissance et de l’affectation des ressources aux secteurs et ministères pour le financement des budgets programmes. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE CHAPITRE 9. De façon opérationnelle. les politiques macroéconomiques et sectorielles.CHAPITRE 9. aligner les budgets programmes sectoriels sur les enveloppes dérivées du CDMT central d’un cadre 15 Sept secteurs ont fait l’objet d’évaluation de coûts. et (ii) de haut en bas. Les orientations stratégiques. Dans un premier temps. l’eau et l’énergie. et qui estime le coût global de la mise en œuvre de la stratégie . budgétaire et sectoriels. Les cadrages sectoriels de base : Ces cadrages sont des arbitrages sectoriels pour réconcilier les enveloppes sectorielles du CDMT central avec les besoins de financement des programmes et projets et « cadrer » ainsi les budgets programmes sectoriels . De la sorte. le CDMT central et les budgets programmes sectoriels . qui a été fait avec les DPP des ministères et les experts des différents secteurs. SCRP 2007-2009 . la santé.

La mise en œuvre de la stratégie dans le secteur rural va se traduire par une amélioration de la productivité et des rendements agricoles. Les stratégies sectorielles et les hypothèses de croissance 282. l’achèvement du projet CEB-NEPA en 2007 et la mise en œuvre du Plan Energie devront contribuer à réduire le coût et à améliorer la compétitivité des entreprises béninoises. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE macro visé (exemple du scénario de base avec un déficit budgétaire soutenable au vu des financements plus ou moins acquis). En 2006.3 8. Le scénario de base de la SCRP constitue la traduction chiffrée des différentes stratégies sectorielles que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour accélérer la croissance et réduire la pauvreté sur les années 2007 à 2009 tout en maintenant la stabilité macroéconomique (niveau d’inflation et de déficits ciblés et soutenables). le renforcement des infrastructures économiques et sociales.1. Comme conséquence de la mise en œuvre du programme des investissements dans les secteurs prioritaires. Ainsi.5 4. L’énergie. notamment électrique. 285.Version Finale 83 .CHAPITRE 9.5 Bénin Burkina Faso Sénégal Asie de l’Est et Pacifique Chine Source : Banque Mondiale 284.7 4.2 Taux d'investissement 19. le Gouvernement a pris des dispositions à travers le Plan Energie pour augmenter sa capacité de production d’énergie et réduire son coût à moyen terme. Comme indiqué précédemment l’accélération de la croissance va reposer sur la diversification de la production. l’investissement public devrait connaître une forte augmentation de 20% par an.1. Une des contraintes majeures de la compétitivité de l’économie béninoise est le coût élevé de l’énergie.4 19. la production énergétique en volume devra connaître une croissance moyenne annuelle de l’ordre de 8% sur la période 2007 2009.0 19. 9. Par ailleurs. Comme résultat le taux d’investissement augmente de 22% en 2006 à environ 25% à l’horizon 2009. Tableau 15: Evolution de la croissance économique et du taux d’investissement pour 2000-2004 Croissance 4.5 35. Scénario de base de la SCRP 281. 9.0 9. le délestage influence aujourd’hui de façon significative la productivité des entreprises. L’agriculture.1 31. De ce fait. Le rythme moyen de croissance de la production du secteur primaire serait d’environ 8 % sur la période contre une croissance moyenne de 3 % sur la 2003-2005.1. 283. et le renfoncement de la bonne gouvernance. Ceci combiné à l’amélioration de la bonne gouvernance et du cadre des affaires induit une amélioration du taux d’investissement étranger. SCRP 2007-2009 .

CHAPITRE 9. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE 286. Les services. Comme conséquence de la mise œuvre des stratégies sectorielles (tourisme, télécommunications, finances et transports), on estime que la croissance moyenne du secteur « services marchands » sera d’environ 6% contre une moyenne de 4% sur la période 2003-2005. Encadré 20: Description sommaire de la maquette de cadrage macroéconomique et budgétaire Le modèle. Le cadrage macroéconomique de la SCRP a été préparé à l’aide d’un modèle de simulation macroéconomique quasi-comptable dont les principales caractéristiques sont les suivantes : (i) il retrace les différentes interrelations entre les comptes macroéconomiques ; (ii) il est construit autour de l’offre et repose sur des hypothèses de croissances sectorielles traduisant la mise en œuvre des politiques et stratégies sectorielles de la SCRP ; (iii) il prend l’inflation comme un objectif de politique économique en raison des impératifs de convergence monétaire de l’UEMOA1. Le modèle de simulation macro est relié à un CDMT central permettant d’affecter les ressources entre ministères et de modules sectoriels permettant de faire remonter les besoins de financement des programmes sectoriels et de les réconcilier avec les disponibilités en ressources afin de « cadrer » les budgets programmes. La maquette utilisée pour réaliser le cadrage macroéconomique et financier de la SCRP respecte les principes de la programmation financière et les équations comptables comme l’indique le schéma ci-dessous. La croissance est déterminée de façon normative mais tient compte des stratégies que le Gouvernement entend mettre en œuvre. Schéma : Processus de réalisation du cadrage macroéconomique et financier
A. CADRE MACRO (MOSARE) B. CADRE BUDGETAIRE D’ENSEMBLE (CDMT_C) C. CADRES SECTORIELS (CDMT_S)
EDUCATION Objectifs 1, 2, 3,.. Prog/Proj. 1,2,3,4,… Coûts Pers B&S Transf. Invest. SANTE Objectifs 1, 2, 3,.. Prog/Proj. 1,2,3,4,… Coûts Pers. B&S Transf. Invest. AUTRES Objectifs 1, 2, 3,.. Prog/Proj. 1,2,3,4,… Coûts Pers. B&S Transf. Invest.

PROD.
Ressources Agriculture Industries Services Emplois Intérieur Public Privé Extérieur Exportation Importation

GOUV.
Recettes Dépenses

(CDMT Central)
CDMT Educ. Pers. B&S Transf. Invest. Santé Pers. B&S Transf. Invest. Infrastr. Pers. B&S Transf. Invest. Etc. 2OO7 2OO3 2OO8 2OO4 2009 2OO5 .....

Budgets Programmes sectoriels

Politiques du DSRP Environnement externe

Fin. Int. Ext.

GAP

La maquette fonctionne sur la base d’un processus itératif nécessitant un dialogue permanent entre les CDMT sectoriels et le cadrage macroéconomique.

9.1.2.

Le cadre macro-économique et financier à moyen terme

287. Sur la base des hypothèses précédentes concernant les fondamentaux de la croissance, les simulations indiquent que le taux de croissance économique devra se relever d’environ 4 points sur la période, passant de 3,6% en 2006 à 7,5% en 2009. SCRP 2007-2009 - Version Finale

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CHAPITRE 9. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE

288. Une forte croissance à moyen terme. La mise en œuvre effective de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté devrait permettre à l’économie de gagner 4 points de croissance à moyen terme. Le taux de croissance moyen annuel serait d’environ 7% sur la période 2007-2009, ce qui, compte tenu de la croissance démographique moyen sur la période projeté à 3%, résultera en une croissance positive du revenu par tête de l’ordre de 3% sur la période. Tableau 16: Evolution des croissances sectorielles de 2006-2009

2002-2004 Secteur Primaire Agriculture Elevage Pêche et Forêt Secteur secondaire Industries Extractives Industries Manufacturières Energie Bâtiments et Travaux Publics Secteur Tertiaire Commerce Transports et Télécommunications Banques et Assurances Autres services Services non Marchands PIB
Source : MDEF 2006.

2005 -0,8 -3,0 3,5 7,3 5,4 5,0 5,3 6,7 5,0 6,0 7,0 5,7 6,5 4,8 4,0 2,9

2006 7,1 9,4 3,5 -1,0 -1,3 6,0 -4,6 1,8 6,0 1,5 0,0 2,2 3,7 2,9 4,1 3,6

2007 7,4 8,0 4,0 7,8 6,6 6,0 6,0 7,0 8,0 4,6 5,0 5,0 4,5 4,0 5,0 6,0

2008 7,4 8,5 4,0 4,5 7,4 6,0 7,0 8,0 8,0 6,3 7,0 6,0 6,0 5,5 6,0 6,8

2009 7,8 9,0 4,0 4,5 7,4 6,0 7,0 8,0 8,0 7,6 9,0 7,0 8,0 6,0 6,0 7,5

3,7 3,7 3,4 3,5 3,2 7,0 1,6 8,6 5,4 3,6 3,1 3,8 5,1 4,0 4,2 3,8

289. La croissance repose pour l’essentiel sur le dynamisme attendu des activités de commerce et des transports, ainsi que sur la diversification et l’accroissement de la production du secteur primaire tournée vers les exportations (agriculture d’exportation). 290. L’année 2007 serait une année de transition vers une croissance à deux chiffres à l’horizon 2011. A cet effet, le Gouvernement entend encourager la production des cultures vivrières (maïs, riz, igname, manioc, …) et industrielles dont notamment l’ananas, l’arachide, le palmier à huile sans négliger la production de coton. En effet, de 300 000 tonnes pour la campagne 2006/2007 la production cotonnière devrait augmenter progressivement pour s’établir à environ 400 000 tonnes pour la campagne 2007/2008. Ensuite, le complet rétablissement des relations commerciales avec le Nigeria en 2007 et l’amélioration du cadre réglementaire et du climat des affaires relanceraient le commerce, notamment les activités de transit et de réexportation. Enfin, le renforcement des infrastructures de base devrait dynamiser les activités au niveau des industries et des entreprises de service, notamment des entreprises de Bâtiments et Travaux Publics. Il en résulte comme conséquence de la mise en œuvre de ces actions que le taux de croissance devrait atteindre 6% en 2007 contre 3,6% en 2006. 291. Ces actions devront se poursuivre et s’intensifier en 2008 et en 2009. Par ailleurs, ils s’accompagneront d’une amélioration du climat des affaires résultant des réformes du système SCRP 2007-2009 - Version Finale

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CHAPITRE 9. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE judiciaire et foncier, et de l’accès des entreprises au crédit, principalement les PME. Pour ce faire, la croissance serait plus forte en 2008 et en 2009 en raison des gains de compétitivité liés à l’amélioration des facteurs de production dont notamment l’énergie, les télécommunications, le port, les infrastructures économiques et sociales. Le taux de croissance projeté pour 2008 et 2009 est d’environ 7%. 292. Du côté de la demande, le taux d’investissement devrait augmenter de 3 points environ entre 2006 et 2009 (de 22% à 25% environ), tiré par l’investissement public et les effets attendus de l’amélioration du cadre des affaires sur l’investissement privé et étranger. On notera toutefois une dégradation du solde épargne - investissement à environ 6% du PIB que pourrait sensiblement améliorer une augmentation des transferts liés à la mise en œuvre de la SCRP et des OMD. 293. Le solde de la balance commerciale devrait se stabiliser à moyen terme grâce à une bonne tenue des exportations de biens et services. Les exportations augmenteraient en pourcentage du PIB en relation avec l’amélioration non seulement de la productivité cotonnière, mais également de la production vivrière destinée aux exportations. Ce qui traduit bien la volonté de diversification des exportations du Gouvernement. Les importations augmenteraient en pourcentage du PIB en corrélation avec les investissements privés et la politique des grands travaux du Gouvernement. 294. Une stabilité des prix. Malgré l’accroissement des investissements, la poussée de l’absorption interne reste modérée au regard de la croissance de la production. On note en effet une faible chute du ratio de la consommation privée et publique en ratios du PIB combinée à une forte progression des exportations. Ceci a permis de maintenir la stabilité des prix et d’assurer l’objectif de convergence dans l’UEMOA. 295. Des finances publiques consolidées. La politique budgétaire ainsi que les niveaux des enveloppes globales compatibles avec l’équilibre économique d’ensemble sont retracés au cours de la période 2007-2009 en tenant compte du respect des objectifs de réformes économiques. Avec la mise en œuvre des mesures d’intensification de la mobilisation des ressources, notamment l’élargissement de l’assiette fiscale et à l’amélioration du rendement des régies financières, le ratio des recettes fiscales au PIB connaît une progression favorable, passant de 15,1 % du PIB en 2006 pour atteindre 16% en 2009. Tableau 17 : Evolution des recettes et dépenses (en % du PIB) 2006 17,0 15,1 1,8 22,1 5,7 7,6 -0,9 -5,1 2007 17,6 15,8 1,8 24,4 5,9 8,6 -1,5 -6,8 2008 18,0 16,2 1,8 25,0 5,8 9,5 -1,6 -6,9 2009 18,1 16,3 1,8 24,6 5,5 9,9 -1,2 -6,5

Recettes totales Recettes fiscales Recettes non fiscales Dépenses totales Masse salariale Investissement public Solde primaire de base Déficit global (base ordonnancement)
Source : MDEF 2006

SCRP 2007-2009 - Version Finale

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Le support budgétaire de la SCRP est un Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) couvrant la période 2007-2009. en raison des dépenses supplémentaires nécessaires à la mise en œuvre des programmes prioritaires de la stratégie. et (iii) des nécessités de dépenses nouvelles pour la réduction de la pauvreté. Comme conséquence de l’amélioration des recettes et la croissance prudente des dépenses. ce qui est compatible avec un taux de croissance réel de 7% et un taux d’inflation de l’ordre de 3%. 297. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE 296. Une masse monétaire maîtrisée. passant de 5% en 2006 à environ 7% du PIB entre 2007 et 2009. Il est prévu une augmentation nominale moyenne annuelle de la masse monétaire et du crédit d’environ 10%.CHAPITRE 9. (ii) des besoins exprimés par les sectoriels dans le cadre des budgets programmes et/ou d’évaluation des coûts élaborée dans le cadre du chiffrage des OMD .2. Le volume des dépenses rapporté au PIB se stabiliserait autour de 25% entre 2007 et 2009 contre 21% sur les trois années de la SRP. SCRP 2007-2009 . l’objectif prioritaire est la stabilité des prix et une politique prudente de crédit à l’économie. L’objectif du CDMT est une affectation rationnelle des ressources disponibles dégagées par le cadre macroéconomique aux secteurs. Le CDMT est élaboré sur la base d’un cadrage budgétaire compatible avec le cadre macroéconomique présenté ci-dessus. le déficit budgétaire (base ordonnancement) reste contenu. sur la base des priorités de la SCRP et tenant compte des besoins de financement des programmes sectoriels. Les objectifs en matière de maîtrise des dépenses seront poursuivis par une politique salariale prudente.Version Finale 87 . 9. Cadre des dépenses à moyen terme (CDMT) 298. Les ressources budgétaires sur la période du programme seront consacrées entre autres à des dépenses courantes représentant en moyenne 15% du PIB et des dépenses d’investissements représentant en moyenne 9% du PIB. 299. Conformément à la politique monétaire commune aux pays de l’UEMOA. Ainsi. les arbitrages entre les secteurs ont été faits sur la base : (i) des attributions des ministères et des priorités de la SCRP .

94 en 2008 et 72 milliards FCFA en 2009.8 8.4 6.3 6.7 100.1 8.7 9.1 10.2 8.6 25.5 12.5 8.7 19. 16 Education – Santé – Infrastructures routières – Eau et Energie – Agriculture – Environnement et Genre SCRP 2007-2009 .7 12.6 79.7 100.5 80.5 19.9 9.Version Finale 88 .6 3.1 1. Sur la base des informations disponibles sur les financements probables à mobiliser. A ce volume de besoin de financement il convient de soustraire des dépenses non directement liées à la SCRP pour en déduire le coût. 2008 et 2009.2 1.7 12.8 8.0 2.1 4.6 1. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE Tableau 18: Allocation budgétaire par secteur sur la période 2007-2009 (% des dépenses hors service de la dette) Période DSRP (*) 2003 2004 2005 28.2 19.0 2009 31.6 29.8 79.6 71.1 100.3 19.0 4.0 Période SCRP 2007 2008 30.3 10.0 3.6 9.4 100.0 3. 300.8 3.6 9.3 27.6 6.6 74.0 7.0 19.7 3.6 10.6 30.6 8.3 100.9 20.1 1. Les secteurs prioritaires16 concernés par ces programmes reçoivent selon le CDMT des allocations budgétaires représentant en moyenne 48% de l’ensemble des crédits des dépenses sur la période.9 12.7 28.7 9.2 4. 301.9 100.8 79. Cette proportion est d’environ 24% pour les seuls secteurs de l’éducation et de la santé.2 9.0 19.3 8.0 19.0 Source : MDEF 2006 Note : Les données de 2003-2005 sont des dépenses ordonnancées et celles de 2006-2009 des dotations.0 Secteurs sociaux Education Santé Autres secteurs sociaux Production et commerce Infrastructures Productives Gouvernance Politique Economique Défense et Sécurité Souveraineté Total Ministères et institutions Autres budgets Total Budget 2006 31.4 4.7 9.9 2.7 8.1 100.3 20.1 6.8 80.0 7. Son évaluation est contenue dans le tableau 19.6 3.CHAPITRE 9.1 20. le financement résiduel à rechercher est de l’ordre de 50 milliards FCFA en 2007.7 2.1 8.1 23.7 7.5 3.8 10.0 20.4 5.2 20.2 7.3 6.0 3.4 6.8 7.5 3.4 1.9 19.3 19. déductions faites des intérêts de la dette en 2007.3 21.2 4.2 8.

0 11.4% en dernière année. le taux d’investissement se situe aux alentours de 23%.6% et 4. Ce profil de la dépense publique qui est entièrement déconnecté des cibles des OMD ne permet plus de s’inscrire sur le sentier d’atteinte de ces objectifs.8 Dépenses Publiques estimées * Ressources Internes Recettes Fiscales et non Fiscales Autres Financements publics internes** Ressources externes (non compris l’allègement de la dette) Gap de Financement Source : MDEF 2006 Notes : * Dépenses Totales moins les pensions moins les intérêts de la dette due moins les paiements en rapprochement.5 60.4% du PIB du scénario des tendances récentes.P. et le déficit du solde épargne-investissement se creuse d’avantage en raison de la contraction de l’épargne publique. la croissance n’excède guère les 5%.4 2009 776. mais un déficit budgétaire plus prononcé qui se situe en moyenne annuelle autour de 11%. le scénario de base ne prend pas en compte l’ensemble des besoins estimés dans le cadre du chemin critiques des OMD.3 522.4 41.R.1 56. 3. infrastructures routières. environnement et genre) a induit une augmentation.3 2008 711.0 506. agriculture.7 146. santé. De plus. qui atteint en moyenne environ 8% sur la période 2007-2009. L’introduction des résultats des évaluations du coût des OMD concernant sept secteurs (éducation. eau. résultant pour l’essentiel des aléas du secteur de production agricole. A cela il faut ajouter les contraintes probables liées au secteur de l’offre. le volume des dépenses est contracté de 62 milliards en 2007.7 465. en moyenne du volume des dépenses de 175 milliards FCFA par an. Le besoin de financement résiduel moyen annuel s’élève à 225 milliards de FCFA.3 132.C. Ainsi. 303.CHAPITRE 9. portant le taux moyen d’investissement sur la période en moyenne aux environs de 27% contre 24% en situation de base.Version Finale 89 . Par rapport au scénario de base. Ce déficit devrait représenter en moyenne 6% sur la période. 100 milliards en 2008. Scénario alternatif OMD. SCRP 2007-2009 . 9. 2007 631. Il est envisagé un scénario alternatif qui projette les tendances récentes sur les trois années de programmation. Il a été donc projeté un scénario dit OMD qui intègre entièrement l’évaluation des coûts sectoriels des OMD. Ceci se traduit par un taux de croissance du PIB plus élevé.4 -11.8 521.8% en première année et 3. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE Tableau 19 : Coût et Financement de la S.7 580. par rapport à la situation de base. De même. il a été fait l’hypothèse d’une forte contrainte sur la mobilisation des ressources extérieure et d’une rigidité dans le fonctionnement de l’ensemble du mécanisme de consommation des ressources allouée aux projets. Scénario alternatif des tendances récentes. 305. le déficit courant de la balance des paiements reste assez élevé en moyenne aux alentours de 6%. Comme indiqué dans le paragraphe méthodologique. Ceci permet de contenir le déficit public dans l’ordre de 4. Les conséquences sont également directes sur le rythme d’atteinte des OMD et sur la croissance.5 1. 132 milliards en 2009 soit respectivement 2.2.0 568. mais avec l’hypothèse d’une amélioration de l’absorption de l’aide. 304. énergie. Ces contraintes ont un impact direct sur le volume des investissements publics et sur les allocations de ressources aux sectoriels.4%. Scenarii alternatifs et perspectives pour la réalisation des OMD 302. ** y compris les variations d’arriérés.3 113.

En effet. Cependant. l’absence de bonnes conditions climatiques et la faible mécanisation de l’agriculture peuvent affecter significativement les prévisions économiques.2 Taux de croissance Du PIB % Taux d’investissement Dépenses Totales En % PIB Déficit Budgétaire En % PIB Gap de financement (milliards FCFA) Déficit courant BP en % PIB Scénario de base 6.4 25. en particulier le coton.2 -12.2 29.Version Finale 90 . exécution non satisfaisante des privatisations des entreprises publiques).8 -5. 308.4 -6.9 Scénario tendantiel 5. pourraient réduire la croissance et donc compromettre les objectifs de la SCRP. surtout dans les domaines de l’énergie et des télécommunications. La mobilisation des ressources extérieures est un élément important dans la réussite de la SCRP et de l’atteinte des OMD.1 4. iv) la non prévisibilité de l’aide .6 24.9 93. iii) la persistance des rigidités structurelles (réformes dans le secteur de l’énergie. Par ailleurs. Mais la non prévisibilité de ces ressources affecte l’exécution des programmes et projets de la Stratégie.6 27.5 -5. Le scénario de référence de la SCRP est sous tendu par des hypothèses clés sur le cadre macroéconomique. 309.8 23.5 246.3 -4.2 -4.4 Analyse des risques 306. ii) les aléas climatiques . La survenance de chocs externes adverses comme : i) la hausse du prix de pétrole .2 -11.2 -5. Par ailleurs.0 23. La lenteur dans la mise en œuvre des différentes réformes structurelles.5 27. l’allègement des processus de décaissement des SCRP 2007-2009 . pourrait affecter le niveau de la production suite aux effets des anticipations négatives des producteurs.5 Scénario de base 7.0 -6.5 72.6 -5.9 22. la volatilité des cours mondiaux des produits agricoles.5 -9.3 26.0 -6. notamment du coton.0 -6.8 0. peut constituer un risque majeur à l’atteinte des objectifs de la SCRP.6 -6.8 -3.9 212. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE Tableau 20 : Evolution des principaux agrégats suivant le scénario 2007 Scénario OMD 7.4 -4.1 2008 Scénario Scénario OMD tendantiel 8.4 30.CHAPITRE 9.0 23.8 24.8 Scénario tendantiel 4.2 22.4 30.2 12.2 24.6 -6. la situation sociale et l’environnement international.1 22.7 27.7 216. les problèmes liés à l’énergie (disponibilité de l’énergie et coût élevé) et aux télécommunications (problème organisationnel au niveau du secteur) découlent des difficultés d’ordre structurel qui font obstacle à la compétitivité et nuisent aux chances de diversification de l’économie.8 49. v) le faible flux d’investissements étrangers et vi) le faible taux d’absorption des ressources budgétaires.6 21. L’économie béninoise reste très dépendante de la production agricole. 307.1 Scénario de base 6.2 -5.5 25. et de télécommunication . Le scénario de base de la SCRP a postulé à une amélioration de la production cotonnière et à une diversification de la production agricole d’exportation pour l’amélioration du solde commercial.5 Source : Autorités Béninoises 9.2 2009 Scénario OMD 8.

et de susciter l’adhésion de l’ensemble des acteurs autour de la stratégie. La capacité d'absorption des ministères sectoriels est aussi une contrainte à la réalisation des objectifs de la SCRP dans la mesure où cette faible capacité d’absorption rallonge les délais d’exécution des programmes et projets. SCRP 2007-2009 . 310. Il convient donc de doter toutes les composantes du système de mise en œuvre de moyens adéquats.CHAPITRE 9. 311. CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE PTF est souhaité pour une mobilisation efficiente des ressources nécessaires au succès de la stratégie. Enfin le manque de soutien politique ferme pourrait être une entrave à la mise en œuvre efficiente de la SCRP.Version Finale 91 .

les ministères prioritaires de la SRP ne sont pas adéquatement impliqués dans le suivi des indicateurs et certains ont encore des difficultés à se reconnaître dans les séries d’indicateurs proposés et à contribuer efficacement au suivi. (iv) le suivi effectif de la mise en œuvre des programmes avec les partenaires. cette question centrale du suivi et évaluation a été traitée en détail dans le document de revue de la SRP ainsi que par diverses études d’évaluation réalisées. 316. 314. d’évaluation des programmes et a contribué à renforcer les capacités en suivi-évaluation et sensibiliser les décideurs sur l’importance des activités d’évaluation. ont certes donné quelques produits. ainsi que les partenaires au développement. Par exemple. Dans un premier temps. (iii) l’élaboration de trois rapports d’avancement de la SRP. notamment : (i) le rapport sur les indicateurs de la SRP . Cette faible implication est due en partie à des problèmes de capacités au sein des ministères (ressources humaines mais surtout SCRP 2007-2009 . (ii) l’organisation de la confection des budgets de programmes sectoriels . la stratégie de renforcement du dispositif de suivi et évaluation de la SCRP est le résultat d’un travail participatif en plusieurs étapes. les rapports d’évaluation ne sont pas encore exploités pour l’élaboration des rapports de performance des budgets programme sectoriels et pour faire des révisions des programmes d’actions. 315. etc.). OCS.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION 10. le Secrétariat Permanent de la CNDLP a su opérer un suivi efficace notamment : (i) la production de la SRP 1 et la préparation de la SCRP 2007-2009 . les deux autres domaines du suivi technique. Au niveau sectoriel. mais le processus et ces produits ne sont pas suffisamment synchronisés et intégrés dans le processus de suivi de la SRP. (iv) l’impact des réformes foncières sur la pauvreté et la situation sociale . Comme pour les autres composantes de la SCRP. d’analyser les produits au regard des résultats attendus. En particulier. (iii) l’impact des ressources de l’initiative PPTE sur la réduction de la pauvreté . De même. les évaluations et les propositions de renforcement retenues ont été discutées lors de différents ateliers avec les parties prenantes. (v) le rapport départemental sur les OMD. Mais les études ont été faites de façon ad hoc et les résultats n’ont pas encore connu une exploitation effective pour la mise à jour des programmes sectoriels. notamment le suivi statistique du développement et le suivi des programmes et projets. (ii) le rapport sur le profil social . Pour sa part.Version Finale . 10. les services centraux de coordination (Secrétariat Permanent. l’OCS a également fait des avancées importantes dans le domaine du suivi des indicateurs. Dans un deuxième temps. Par ailleurs. En particulier. de mettre en exergue les disfonctionnements et autres obstacles majeurs à lever pour un suivi plus efficace de la SCRP 2007-2009. le dispositif de suivi de la SRP 2003-05 a enregistré des acquis notables. des réflexions ont été menées pour évaluer le dispositif de suivi et évaluation de la SRP 2003-05. un Tableau de Bord Social (TBS) a été produit mais n’est pas synchronisé avec le rapport de suivi de la SRP.2. ce qui nuit à sa visibilité. Contexte 312. notamment les ministères sectoriels. Malgré des problèmes de ressources et de capacités. Des acquis importants et des défis à relever 313. Il a conduit à cet effet une série d’études d’impacts. Cela a permis de relever les forces et les faiblesses du système. la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement.1. notamment le FMI. fonctionnalité et valeur ajoutée du système de suivi de la SRP. INSAE.

sectoriel départemental et local. de l’Economie et des Finances (MDEF) et la mise en place de deux structures techniques17 particulières au sein de ce ministère offrent un cadre institutionnel plus adéquat au suivi de la stratégie. le Comité de pilotage est une instance d’orientation présidée par le ministre en charge du développement et de l’économie.Version Finale 93 . Le Comité Gouvernement/Partenaires est co-présidé par le Ministre en charge du Développement et de l’Economie et un représentant des partenaires. En outre.3. la coordination des activités de suivi dans ces trois composantes : (i) le suivi des indicateurs. et comprenant tous les autres ministres. 319. renforcer la qualité des services et l’efficacité des politiques et programmes. Les principaux défis sont de: (i) mieux responsabiliser les ministères sectoriels ainsi que les structures centrales de production des statistiques dans les différents domaines d’activités . et constitue l’organe privilégié de dialogue entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers du Bénin. A cet effet.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION budgétisation adéquate). 318. l’animation du processus participatif autour de la SCRP entre les parties prenantes. la révision périodique de l’ensemble de la SCRP. ce dernier garantit la mise en place d’un système simplifié et efficace requis pour pallier les dysfonctionnements observés lors de la première génération du DSRP et assurer une meilleure coordination des actions ainsi qu’une synergie entre les différents acteurs du suivi et évaluation de la SRP. le secteur privé . et (iii) l’évaluation d’impacts . Un cadre institutionnel renforcé. Au niveau national. et en supervise l’exécution à travers les rapports annuels d’avancement. Le nouveau dispositif institutionnel participatif comprend les quatre niveaux : national. Le niveau décentralisé n’est pas encore suffisamment actif à cause du temps nécessaire pour mettre en place et actionner ce dispositif. La Cellule de Suivi des Programmes de Réformes Economiques et Structurelles (CSPRES) est la cheville ouvrière du dispositif et est responsable du suivi de la mise en œuvre de la SCRP dans tous les domaines. Mécanisme de suivi et évaluation de la SCRP 2007-2009 317. la préparation des rapports annuels d’avancement de la SCRP . 10. elle a pour tâches spécifiques : • • • la coordination de la mise en œuvre de la SCRP et du suivi en rapport étroit avec les ministères et les autres structures impliquées dans la mise en œuvre et le suivi de la SCRP . notamment l’administration. et (ii) simplifier le dispositif institutionnel de coordination afin de mieux synchroniser le suivi technique avec le suivi administratif. Le Gouvernement est aussi engagé à faire fonctionner les structures décentralisées de suivi afin d’améliorer l’appropriation de la SCRP par les populations. Les initiatives prises par le Gouvernement en ce qui concerne la fusion des ministères du Plan et de l’Economie et des Finances dans le Ministère du Développement. Il définit les grandes orientations politiques et stratégiques. (ii) le suivi des programmes et projets. mais aussi à une faiblesse dans la coordination du dispositif. • • 17 Il s’agit de la Cellule de Suivi des Programmes de Réforme Economiques et Structurelles et la Direction Générale de Suivi des Projets et Programmes SCRP 2007-2009 . Le Gouvernement est conscient des insuffisances du dispositif de suivi de la SRP 2003-05 et est résolu à les résoudre pour un suivi plus efficace de la SCRP 2007-2009. la société civile. La réalisation de ces défis au regard des principes directeurs évoqués ci-dessus nécessite la prise des dispositions suivantes. et les organisations syndicales ainsi que les partenaires techniques et financiers . les collectivités locales. le processus participatif et de ce fait.

Ce suivi est typiquement la responsabilité des structures spécialisées en matière de production et gestion des statistiques telles que INSAE et les services statistiques des ministères techniques. et aussi d’évaluer l’impact des actions spécifiques sur les objectifs de développement. il s’agit de mesurer à l’aide d’études et d’indicateurs précis les progrès dans la mise en œuvre des programmes et dans l’atteinte des objectifs de développement économique et social. Cela consiste à mesurer ce qui est atteint eu égard aux objectifs stratégiques.Technique Suivi Administratif Suivi Pauvreté et Développement Economique Suivi des Programmes et Projets Evaluation d’impacts Système d’information Rapports d’étape. tout comme celui de budgétisation.Version Finale 94 . pauvreté et développement social). souvent à l’aide d’études quantitatives. Spécifiquement. Le suivi technique du développement. il s’agit : (i) du suivi de l’exécution des programmes dans les différents axes par les ministères techniques et les structures sous tutelles . il est impératif que le dispositif de suivi. Ces analyses quantitatives sont souvent enrichies des résultats d’enquêtes de perception auprès des bénéficiaires. notamment la pauvreté et les conditions de vie des ménages.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION Encadré 21: Quelques principes directeurs De façon générale. C’est l’activité principale qui permet de rendre compte des performances et de l’efficacité des actions. Source : Afristat SCRP 2007-2009 . dans la mise en œuvre des plans d’action. la croissance économique. . etc Le suivi administratif de l’exécution des programmes. (iii) de la coordination du dialogue sur les politiques et programmes avec les parties prenantes. d’évaluation. Le suivi technique du développement comporte trois dimensions : . et l’usage des informations statistiques.L’évaluation d’impacts des politiques et programmes : Cela consiste à mesurer l’impact d’un programme particulier dans un secteur donné sur les objectifs de développement (croissance. Cela consiste à s’assurer que les responsables des programmes et actions les exécutent selon un échéancier bien établi. responsabilise au mieux les « exécutants » . En retour. Le suivi est une composante essentielle de la planification stratégique et la gestion axée sur les résultats (GAR). le développement social et la gouvernance.notamment les ministères . (ii) de la coordination des activités d’élaboration des rapports d’avancement et de révision des stratégies et des programmes prioritaires . .Le suivi statistique du développement économique et social : Il s’agit de mesurer les acquis au fil du temps dans les différentes dimensions du développement. l’analyse. y compris les sectoriels et les partenaires au développement et (iv) de l’organisation des revues annuelles. Pour cela. et qu’ils rendent compte selon des rapports et des indicateurs « agréés ». les activités de suivi de la mise en oeuvre de la stratégie comporte deux dimensions bien distinctes mais complémentaires : le suivi administratif de l’exécution des programmes et le suivi technique du développement. Dispositif de Suivi-Evaluation Instances de direction Suivi.Le suivi de l’exécution des programmes et projets : Il s’agit de suivre/constater l’exécution physique des programmes et projets inscrits dans le PAP dans les différents ministères. Spécifiquement. ces unités d’exécution ont l’obligation non seulement de produire les résultats mais surtout de rendre compte de façon régulière des progrès dans la mise en œuvre de leurs composantes respectives du programme d’actions. ce qui consiste à apprécier les qualités des services selon l’opinion des usagers.dans la production. Ce suivi est typiquement la responsabilité des structures centrales de planification (Direction Générale du Suivi des Programmes et Projets) et des DPP au sein des ministères. La responsabilisation des ministères dans le suivi des actions pour une gestion efficace axée sur les résultats. C’est aussi l’activité qui permet de porter des corrections et des ajustements à temps au plan d’action au regard des acquis et des changements dans les conditions. le développement des services d’infrastructures. et d’évaluer les effets de ce qui est fait. Cela peut être couplé avec un suivi financier où intervient alors la Direction Générale du Budget.

de même qu’un rapport trimestriel de mise en œuvre de la SCRP dans le département seront adressés au Ministre du Développement. Les CCS se réunissent une fois par trimestre et les comptes rendus de leurs travaux. Mission: ce sous-système vise à organiser et superviser les activités de suivi de la pauvreté. et un représentant des organisations syndicales. les Maires des Communes et leurs adjoints. du Responsable du Développement rural . un représentant de la Chambre Départementale et un représentant de la Fédération des Associations des Parents d’Elèves. de l’Economie et des Finances. du représentant des organisations paysannes du Chef de Circonscription Scolaire. Aux niveaux déconcentré et décentralisé le suivi est assuré par les Comités Départementaux de Suivi (CDS) et les Comités Communaux de Suivi (CCS). un représentant de chaque commune émanant de la société civile . 321. notamment les Cellules de Suivi-Evaluation et les services statistiques des Directions de la Planification et de la Prospective (DPP). du Médecin-chef du Centre de Santé . Les CCS sont composés : de deux conseillers communaux .Version Finale . Il 323. le suivi de la SCRP est assuré par le Comité Communal de Suivi (CCS). • Le dispositif de suivi-évaluation est organisé en sous-systèmes (cf dispositif ci-dessous). SCRP 2007-2009 . 324. Les CDS sont composés : du Conseil Départemental de Concertation et de Coordination ( CDCC) qui regroupe le Préfet. Le CCS est présidé par le Maire et a pour mission d’assurer la collecte des données statistiques de la commune sous la supervision des Comités Départementaux de Suivi. des conditions de vie des ménages et de la situation économique et sociale. des Directeurs des services déconcentrés de l’Etat dans le Département . 322. Ils sont présidés par les Préfets des Départements et leur secrétariat est assuré par les Directeurs Départementaux du Développement.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION 320. le suivi des actions et programmes prioritaires est la responsabilité des ministères concernés. Sous-système 1 : Suivi des indicateurs macroéconomiques et de la pauvreté. Elles s’appuient sur des entités dénommées « points focaux » afin de faciliter la coordination du dispositif et la cohérence du système d’information. Ils assurent aussi la collecte des informations utiles au suivi à des niveaux déconcentrés. Au niveau sectoriel. Les Comités Départementaux de Suivi (CDS) ont pour mission d’assurer le suivi de la mise en œuvre des programmes d’actions départementaux et la collecte et l’analyse des données statistiques sectorielles du département. de deux représentants d’ONG opérant dans la commune . Le gouvernement s’emploiera à assurer la mise en place et le fonctionnement effectif des CDS et des CCS. Les CDS se réunissent une fois par trimestre et les comptes rendus des travaux de ces sessions. 325. de même que le rapport trimestriel de mise en œuvre de la SCRP dans la commune seront adressés au Préfet du Département pour prise en compte dans le rapport départemental. Au niveau local. un représentant de l’Union Départementale des Producteurs.

et (iv) superviser la réalisation. dont les budgets programmes . Produits : (i) Rapports annuels d’exécution des programmes et projets. etc). la diffusion de ces études et l’exploitation des résultats pour l’affinement des politiques et des programmes. (iii) l’actualisation de la base de données BenInfo pour accompagner le rapport d’avancement de la mise en œuvre de la SCRP et le rapport de suivi des OMD. pauvreté et développement social). Structure responsable: La coordination de ce sous-système est assurée par la Direction Générale du Suivi des Projets (DGSP) et comprend les DPP des ministères ainsi que les structures centrales telles que la Direction Générale du Budget (DGB). et (ii) le suivi de l’exécution financière des budgets de programmes. (ii) la croissance et le cadre macroéconomique. Il se décompose en plusieurs compartiments à savoir: (i) le suivi physique des réalisations. Les études d’évaluations devront être mieux synchronisées avec la programmation des activités sectorielles. (iv) le secteur social . Structures responsables : L’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE) assure la coordination de ce sous-système qui comprend la Direction Générale de l’Économie (DGE). le Comité PIB-TOFE. la Direction Générale des Politiques de Développement (DGPD) et des services statistiques des Directions de la Programmation et de la Prospective (DPP) des ministères. • • 327. (ii) la production des Tableaux de Bord Économique et Social (TBES). • Mission : Ce sous-système a pour mandat de suivre l’exécution des programmes et projets inscrits dans le PAP de la SCRP.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION s’agit de la production systématique d’indicateurs sur les conditions de vie des ménages et/ou d’informations de base pour chacun des domaines prioritaires identifiés dans le SCRP. (ii) identifier les prestataires de services qui peuvent être soit les acteurs internes ou externes (centres de recherche. il centralise les indicateurs sur : (i) l’évolution de la pauvreté . et (v) la gouvernance.Version Finale 96 . Sous-système 3 : Evaluation d’impact des politiques et programmes • Mission : Ce sous-système a pour mission de mesurer les effets des politiques et des actions sur les groupes cibles et sur les objectifs de développement (croissance. (ii) rapport de performance et (iii) une base de données sur les projets. la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les évaluations permettent d’établir des liens entre l’exécution des programmes et projets d’une part et les résultats en terme de développement et du bien-être des groupes cibles. cabinet d’études. Il permet de suivre l’exécution physique et financière des PAP dans les secteurs. • SCRP 2007-2009 . A cet effet. • Produits: (i) Système Intégré de Gestion de l’Information Économique et Social (SIGIES). (iii) le développement des infrastructures . Elles devront servir également à apprécier l’efficacité des programmes prioritaires au regard des objectifs de long terme définis dans la stratégie. (iii) allouer les ressources. Produits: (i) la réalisation des enquêtes auprès des bénéficiaires. la révision des programmes et des stratégies sectorielles et celle de la SCRP. la CSPRES. Sous-système 2: Le suivi de l’exécution des programmes et projets. (ii) des études sélectives d’impacts des politiques et programmes entreprises selon un cahier des charges révisés annuellement • 326. Il s’agit essentiellement en collaboration avec les acteurs des sous-systèmes 1 et 2 de: (i) identifier et faire le choix des problématiques pertinentes à analyser . qui permettent de savoir ce que pensent les populations et les usagers des services qui leur sont « procurés» par les structures administratives ou les entreprises publiques . la Direction Générale des Politiques de Développement (DGPD).

et les cellules de suivi-évaluation des secteurs prioritaires.Version Finale 97 . Une liste minimum des indicateurs de suivi de la SCRP est annexée au Programme d’Actions Prioritaires (PAP) de la SCRP. SCRP 2007-2009 . la DGSP. l’évolution des disparités intra et interrégionales.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION et tenant compte des priorités de la SCRP ainsi que de la programmation dans les secteurs (révision des stratégies sectorielles ou des programmes particuliers) . la DGE. (iii) la réalisation périodique d’une analyse spatiale qui permet de suivre dans le temps et dans l’espace. et d’assurer le développement équilibré conformément à l’axe 5 de la SCRP. • Structure responsable : Les travaux de ce sous-système sont coordonnés par l’Observatoire de Changement Social (OCS). la DGPD. la DAT18. Ses membres sont l’INSAE. 18 La DAT de par ses prérogatives est mandatée pour assurer la dimension spatiale de l’évaluation d’impact des politiques et programmes à travers son département « Observatoire National d’Analyse Spatiale ». la CAPE.

Exécution PP .BEN INFO) -Journal des projets SCRP 2007-2009 .DGE/PIB-TOFE .DGB .Version Finale .Budget Structures décentralisées (CDS /CCS) P r o d u i t SIGIES Base de données sur les projets Rapports des évaluations Rapport annuel -Contribution sectorielle -Annexe Statistique (TBS.DGPD .CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION Comité Gouvernement/ Partenaires C o o r d i n a t i o COMITE DE PILOTAGE -Société civile -ONG -Parlement -Syndicats CSPRES Suivi technique Suivi administratif n Suivi des indicateurs macroéconomique d l P é Suivi-Exécution des Programmes et Evaluation d’impact - de l’exécution programmes du dialogue avec les bailleurs préparation de la SCRP et de son rapport d’avancement organisation de revues annuelles E x é c u t i o n .DGPD/ CAA .INSAE /BCEAO .DPP Ministères Suivi Suivi des indicateurs Ministères (DPP/CSE) Exécution .DGSP -OCS DAT -DGE -CAPE --INSAE -DGPD .CSPRES .

Allocation des ressources pour le suivi technique 328. Le premier module peut être logé au sein de l’INSAE. les infrastructures. mises en cohérence et l’extraction à temps des tableaux d’indicateurs. il met l’accent sur un certain nombre de critères dont SCRP 2007-2009 . Une annexe sur les programmes et projets. ainsi qu’un récapitulatif de l’exécution du PAP . Ces rapports analysent l’exécution physique des programmes et projets ainsi que l’exécution financière qui faisait l’objet des anciens « rapports de performance ». le secteur social et la gouvernance. le dispositif devra maintenir. Dans une telle vision. Stratégie de diffusion. Le mécanisme du suivi et de l’évaluation de la SCRP s’inscrit dans la perspective d’une connaissance approfondie des réalités qui déterminent le phénomène de la pauvreté. 10. des acquis dans la mise en œuvre de la SCRP structurée selon les axes stratégiques de la SCRP.6.Version Finale 99 . notamment la pauvreté.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION 10. 331. Il est élaboré annuellement et de façon participative par la CSPRES et comprend : • Une synthèse des développements récents. Des produits «permanents». Une annexe statistique (Tableau de Bord Economique et Social) : celle-ci constitue une version renforcée du présent Tableau de Bord Social. Le rapport d’avancement de la mise en œuvre de la SCRP constitue le document "fédérateur" de l’ensemble du système de suivi de l’exécution de la SCRP. Ce tableau est le principal produit du sous-système 1 du dispositif de suivi technique. • Des annexes sectorielles : Il s’agit des rapports d’avancement des stratégies et d’exécution des PAP sectoriels élaborés par les ministères. • • 330. 10. Les divers rapports et études de suivi et d’évaluation devront être archivés sur site Internet afin d’en faciliter les diffusions et consultations et de donner une plus grande visibilité aux produits. Rapport d’avancement et synchronisation des produits 329. Pour la production à temps des éléments ci-dessus. Ce tableau peut être extrait du système informatisé et intégré de gestion des statistiques (voir ci-après). alimenter et centraliser une base d’information sur (i) le suivi statistique du développement et (ii) les banques de projets. Implications sur la stratégie de développement statistique 332. Le second module peut être logé au sein de la DGSP et alimenté par les unités sectorielles. des ressources budgétaires doivent être directement allouées aux structures responsables de la production des informations dans le dispositif de suivi technique. Il consolide les statistiques sur les différentes sphères du développement. De façon générale.5. alimenté par des unités sectorielles logées au sein des ministères et des structures spécialisées et mise en réseau de façon à faciliter les échanges. L’élaboration annuelle de ces rapports constitue une obligation administrative des ministères et les principaux produits de leurs systèmes respectifs de suivi. Il s’agit d’un récapitulatif du PAP organisé par secteurs. son évolution et ses conséquences. en particulier aux structures de suivi des ministères sectoriels. Un tel site pourra servir de base de ressources pour les activités de formation et de sensibilisation du public sur la mise en œuvre et les acquis dans le développement et la lutte contre la pauvreté au Bénin.4. la croissance et le cadre macro.

la responsabilité de la collecte. L’identification d’indicateurs pertinents relatifs aux axes stratégiques de :la SCRP . (iv) La gestion des motivations Instituer des mécanismes d’incitation du personnel des structures partie prenante du dispositif. SCRP 2007-2009 . Ils portent sur l’organisation institutionnelle. tenant compte du dispositif institutionnel. (ii) Formation Le renforcement des capacités des ressources humaines des animateurs des trois soussystèmes du dispositif de suivi-évaluation à travers des ateliers de formation. laissent apparaître plusieurs domaines d’appui nécessaire au bon fonctionnement du dispositif prévu. (i) Organisation institutionnelle Corriger les dysfonctionnements pour favoriser une bonne circulation des informations . la formation.7. Le suivi-évaluation des actions soutenant les piliers stratégiques nécessite une masse importante d’information face à laquelle le renforcement du système statistique national. (iv) la gouvernance . La conception d’un système approprié de suivi et d’évaluation des politiques. 333. Implications en matière de renforcement des capacités 335.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION l’appréciation doit être faite de manière conjointe. 10. Élaborer un cahier de charges précis pour toutes les structures impliquées dans le suiviévaluation de la SCRP. (i) la croissance économique et les politiques sectorielles. Ainsi. Toutes les appréciations et analyses se fonderont sur les piliers stratégiques tels que définis par le SCRP à savoir. la logistique et la gestion des motivations. en améliorant la diffusion des données et en renforçant la coordination avec les autres unités du système. l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de la statistique constituent une bonne opportunité. (ii) les infrastructures.Version Finale 100 . Dans cette perspective. en renforçant l’analyse des données. en investissant dans l’infrastructure de base. et la nouveauté que va représenter la mise en place d’un système d’information. Mettre en place et améliorer le fonctionnement des structures de concertation et de pilotage . et (v) le développement équilibré de l’espace national. 336. (iii) le secteur social. Les multiples défis liés au système national de gestion de l’information statistique. 334. du traitement et de diffusion des données sera assurée par la l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) en collaboration avec l’unité de coordination du dispositif technique de la SCRP. de traitement et d’analyse ainsi que de diffusion des données . (iii) Logistique La conception des outils de collecte. La mise en œuvre de cette stratégie vise également à faire face aux besoins des utilisateurs en développant les domaines-clés en matière de données pour le suivi des stratégies de réduction de la pauvreté (SRP) et des OMD. de suivi et d’évaluation axé sur la réduction de la pauvreté et la gestion participative.

Au cours de la période d’exécution de la SCRP. Des consultations entre le gouvernement et les donneurs ont montré l’importance de continuer les efforts mutuels pour améliorer l’impact de l’aide et de réduire les coûts de transaction. Un groupe conjoint Partenaires-Gouvernement sur l’efficacité de l’aide présidé par le MDEF a été créé pour le suivi de la mise en œuvre de la déclaration de Paris. iv) harmoniser la gestion des missions des partenaires techniques et des travaux analytiques en vue de réduire les coûts y afférents.Version Finale 101 . Le Gouvernement souhaitent que ces revues se déroulent avant la fin du premier semestre de chaque année de manière à ce que les recommandations puissent être prises en compte pour l’élaboration du budget général de l’Etat. iii) consolider les approches programmes et des dispositifs communs de mise en œuvre de l’aide . La SCRP constitue le référentiel pour centrer les priorités nationales et les interventions de tous les partenaires. 338.8. il sera organisé : (i) des revues sectorielles annuelles conjointes et (ii) une revue annuelle conjointe sur la SCRP. SCRP 2007-2009 . Un travail préalable d’état des lieux sur l’efficacité de l’aide et la mise en œuvre de la Déclaration de Paris a été réalisé en 2006. ii) améliorer la transparence. un plan d’action conjoint entre le gouvernement et les donneurs sera mis en œuvre. 339. le Gouvernement s’emploiera à réactiver le dispositif de dialogue entre le gouvernement et les donneurs à travers la création ou la consolidation des groupes techniques et thématiques conjoints sur la base des priorités définies dans la SCRP.CHAPITRE 10: MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI/EVALUATION 10. Par ailleurs. Implication de la "déclaration de Paris" dans la mise en œuvre de la SCRP 337. Dans ce cadre. l’efficacité et la responsabilité dans la gestion des ressources affectées au développement . Le gouvernement entend à travers ce plan d’actions : i) renforcer la coordination de l’aide basée sur les priorités nationales et le leadership du Gouvernement .

les différentes stratégies sectorielles et les budgets programme des ministères. au niveau de l’Administration ainsi qu’au niveau des collectivités à la base . le Gouvernement entend consolider et pérenniser les concertations périodiques avec tous les acteurs et de mettre en place un système de suivi et évaluation performant. pour la mise en oeuvre efficace du la stratégie conformément à la déclaration de Paris . Dans le but de rendre la SCRP opérationnelle. le Gouvernement a élaboré un Programme d’Actions Prioritaires de mise en œuvre de la SCRP. Il fait le lien entre la SCRP. un renforcement des capacités institutionnelles et humaines à tous les niveaux (central et local) . des efforts soutenus du Gouvernement pour la mobilisation des ressources et leur utilisation. ce qui permettra à tout moment d’apprécier les progrès accomplis et d’envisager les mesures correctives nécessaires. Pour minimiser tous ces risques. la SCRP 2007-2009 été élaborée avec la participation de toutes les composantes de la société béninoise. en priorité. SCRP 2007-2009 . Ainsi. Servant de cadre d’opérationnalisation des Orientations Stratégiques de Développement (OSD) du Gouvernement. 343. l’inscription et une harmonisation de leurs actions dans le cadre référentiel que constitue la SCRP. 341. il requiert : • • une appropriation effective du contenu de la stratégie par les structures chargées de sa mise en œuvre. La Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP) est le nouveau cadre fédérateur de toutes les stratégies sectorielles et constitue le document référentiel des interventions du Gouvernement pour la période 2007-2009. • • 342. Ce Programme d’Actions Prioritaires retrace les investissements qui permettront de rendre plus visibles les mesures et actions majeures qui contribueront à l’accélération de la croissance et à la réduction de la pauvreté.CONCLUSION CONCLUSION 340. de la part des Partenaires Techniques et Financiers.Version Finale 102 . Le succès de la cette stratégie dépendra largement du degré de son appropriation par les différents acteurs concernés.

Route. coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 6 : Développement Rural. coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 7 : Environnement. coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 8 : Genre. coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 4 : Infrastructure .ANNEXES ANNEXES Annexe 1 : Principaux Indicateurs Macroéconomiques du scénario central Annexe 2 : Education. coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 5 : Eu et Energie. coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 3 : Santé.en % du PIB Annexe 10 : Cadre des Dépenses à Moyen Terme en % des dépenses totales Annexe 11: Répartition de la population selon les caractéristiques socio-économiques du chef de ménage et le niveau de vie Annexe 12: Déterminants de la pauvreté au Bénin en 2006 Annexe 13: Accès à l’eau et à l’éducation en 2006 Annexe 14: Indices de pauvreté monétaire en 2006 et 2002 SCRP 2007-2009 .Version Finale 103 . coût 2007-09 pour atteindre les OMD Annexe 9: Cadre des Dépenses à Moyen Terme .

2 -6.8 19.9 21.9 124.5 11.2 1.8 25.1 12.5 7.9 8.0 3200.9 8.0 21.3 5.0 33.6 1.5 -4.4 9.2 9.9 SCRP 2007-2009 .6 199.6 2.9 4.8 -6.3 17.0 5.5 11.3 -6.9 15.1 1.4 3.6 2298.0 18.9 40.5 9.7 19.3 7.8 -6.9 0.6 -1.0 19.4 16.0 16.5 4.5 -7.6 13. PIB en milliards de FCFA Source : Autorités Béninoises 22.9 133.7 14.3 118.6 -6.8 13.5 -6.0 -4.6 16.0 222.6 3.9 2140.9 8.3 5.9 -5.7 6.9 -5.2 7.7 -0.5 6.m.2 17.0 16.4 5.4 7.4 14.0 2008 9.9 18.9 -6.3 1.7 -5.5 0.8 31.8 -4.9 38.9 5.7 20.3 3.6 15.9 17.3 -5.3 -3.8 2009 10.2 5.5 4.4 19.8 22.Version Finale 104 .4 31.7 2006 5.7 34.6 15.4 2637.6 13.2 123.3 11.9 2420.7 24.0 6.6 14.6 15.5 14.3 -1.6 25.5 2.ANNEXES Annexe 15 : Principaux Indicateurs Macroéconomiques du scénario central 2004 2005 Variation (en %) 3.6 -0.9 23.8 1.4 -5.5 14.5 18.8 8.6 8.2 6.8 -7.6 3.3 -4.1 21.0 13.0 -5.2 -6.2 10.1 7.6 1.4 -4.7 32.8 5.8 1.7 7.1 -2.1 16.1 2.4 8.6 23.7 5.9 18.8 12.8 23.9 13.3 3.7 6.0 15.6 2007 9.6 -7.6 5.7 10.8 9.9 -1.9 En % du PIB 20.0 20.3 19.8 24.1 5.8 6.1 5.5 14.9 32.= déficit) Balance globale Indicateurs de la Dette Encours/PIB (%) Encours / Export B & S (%) Service dette/export B & S (%) p.1 16.9 10.3 2896.9 -1.0 19.9 7.5 7.2 0.1 11.8 -5.8 24.8 17.5 Taux de croissance du PIB nominal Taux de croissance réel du PIB Epargne – Investissement Taux d'investissement Public Privé Epargne Intérieure Brute Publique Privée Epargne Nationale Solde Epargne – Investissement TOFE Recettes totales Recettes fiscales Recettes non fiscales Dépenses totales Masse salariale Investissement public Contribution budgétaire à l'investissement Solde primaire (définition étroite) Déficit global (base ordonnancement) Secteur Extérieur Exportations Importations Balance commerciale Taux d'ouverture Balance courante (.5 18.

ANNEXES CDMT sectoriels et indicateurs associés

Annexe 16 : Education, coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Enseignement (en milliards de Fcfa) 2007 29,8 8,7 29,4 28,7 97,8 2008 33, 7 9, 5 32,4 30,6 106,2 2009 37,8 10,4 35,7 32,6 116,5

Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements Total

Dépenses du secteur Enseignement par programme (en milliards de Fcfa) 2007 1,18 72,08 20,40 3,05 96,70 2008 1,40 76,64 24,88 3,27 106,20 2009 1,69 81,67 29,61 3,55 116,52

Enseignement Maternel Enseignement Primaire Enseignement Secondaire Alphabétisation des Adultes TOTAL

Indicateurs Associés 2007 6,5 51 97,2 48 50 17,0 28 69,0 2008 7,6 51 97,6 47 48 15,5 28 72,9 2009 8,6 51 98,0 46 47 14,0 28 76,8

Taux de pré scolarisation (%) Ratio élèves - centre d'éducation maternelle Taux brut de scolarisation (%) Ratio élèves – classe Ratio élèves – enseignant Taux d'exclusion au secondaire (%) Ratio élèves- enseignant Taux d'alphabétisation des adultes (%)

SCRP 2007-2009 - Version Finale

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ANNEXES

Annexe 17 : Santé, coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Santé (en milliards de Fcfa) 2007 14,99 6,01 19,02 16,25 56.3 2008 17,99 7,58 25,31 17,28 68.2 2009 18,84 8,61 26,44 18,51 72.4

Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements Total

Dépenses du secteur sante par programme (en milliards de Fcfa) 2007 24,02 4,40 0,28 12,42 3,14 3,79 6,01 10,86 0,39 0,17 14,99 56,27 2008 30,31 4,88 0,32 16,07 3,54 5,50 7,58 11,88 0,40 0,18 17,99 68,15 2009 34,44 4,94 0,34 18,68 3,62 6,87 8,61 10,09 0,41 0,18 18,84 72,39

Programmes Santé publique Paludisme Tuberculose Transferts Santé infantile Investissements Santé maternelle VIH/SIDA Coût de gestion Construction & Equipement Réhabilitation de Centre Maintenance Coût de fonctionnement TOTAL

Indicateurs Associés 2007 119 87 2008 119 87 2009 119 87

Taux d'incidence du paludisme (pour 1 000 personnes) Taux d'incidence de la tuberculose (pour 100 000 personnes) Taux de couverture de la santé infantile Taux de prévalence du Sida

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ANNEXES Annexe 18 : Infrastructure - Route, coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Infrastructures - Route (en milliards de Fcfa) 2007 10,00 26,60 39,81 76,4 2008 12,00 25,84 40,99 78,8 2009 12,00 22,15 52,26 86,4

Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements Total

Dépenses du secteur Infrastructures - Route par Programmes (en milliards de Fcfa) 2007 44,47 31,94 76,4 2008 45,25 33,58 78,8 2009 46,09 40,32 86,4

Programmes Milieu Rural Programme Milieu Urbain Total

Indicateur Associé Longueur de routes bitumées pour 1 000 personnes (en km)

2007 0,29

2008 0,31

2009 0,33

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16 9. coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Eau + Energie (en milliards de Fcfa) 2007 5.75 0.Version Finale 108 .27 2008 5.65 Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements TOTAL Dépenses du secteur Eau + Energie par programme (en milliards de Fcfa) 2007 Programme Eau Milieu rural Milieu Urbain Programme Energie Système de cuisson Electricité Energie mécanique TOTAL 5.53 5.98 1.94 16.42 4.22 2008 6.64 11.48 5.ANNEXES Annexe 19 : Eau et Energie.89 5.55 1.62 21.10 SCRP 2007-2009 .85 6.10 5.11 18.55 2.90 2009 7.40 0.79 13.13 18.75 18.78 0.17 20.67 2009 5.

0 18.31 2009 7.06 6.39 27.ANNEXES Annexe 20 : Développement Rural.0 22.86 Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements TOTAL Dépenses du secteur Développement Rural par programme (en milliards de Fcfa) 2007 35.3 3.18 0.49 36. coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Développement Rural (en milliards de Fcfa) 2007 5.00 0.90 62.39 92.09 37.6 23.3 2008 25.31 2009 49.30 5.5 14.42 15.0 22.43 4.0 18.08 33.08 77.03 2008 53.2 Part des petits exploitants ciblés (%) Part de ménage ayant accès au crédit (%) Petits exploitants Eleveurs Sans terre Taux de couverture des programmes d'alimentation complémentaire (%) SCRP 2007-2009 .0 26.8 2009 30.1 18.73 24.64 62.2 4.69 77.08 0.80 5.64 56.64 19.0 13.30 7.27 92.Version Finale 109 .30 8.86 Programme Productivité Agricole Programme Autres activités génératrices de revenu Programme Nutrition Programme Sensibilisation Programme Renforcement des capacités TOTAL Indicateurs Associés 2007 20.03 2008 8.3 2.48 16.

37 6.02 6.25 2008 25.31 3.8 Taux de protection de l'environnement Taux d'accès à l'assainissement SCRP 2007-2009 .85 44.02 63.38 11.44 34. coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Environnement (en milliards de Fcfa) 2007 1.8 41.28 2.1 39.07 1.5 2009 31.01 2009 7.89 1.17 Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements TOTAL Dépenses du secteur Environnement par programme (en milliards de Fcfa) 2007 11.80 4.Version Finale 110 .35 1.ANNEXES Annexe 21 : Environnement.36 34.95 16.18 6.72 1.82 3.81 0.35 63.25 2008 3.01 2009 47.61 3.44 3.72 16.77 24.3 2008 28.57 1.17 Environnement Assainissement Gestion des eaux résiduaires Hygiène et Education TOTAL Indicateurs Associés 2007 24.4 37.

10 0.36 2009 0.53 0.8 2008 15.0 6.97 2009 1.42 3.98 0.72 0.79 0.81 2008 1.8 12.56 2.Version Finale 111 .9 9.61 3.44 Rémunérations Dépenses de fonctionnement Transferts Investissements TOTAL 2.97 4.32 0.39 2.86 Programme de sensibilisation Aide à l’insertion des filles dans le marché du travail Encourager la participation politique Eradiquer la violence à l’égard des femmes Problèmes systémiques TOTAL Indicateurs Associés 2007 11.41 4.42 4. coût 2007-2009 pour atteindre les OMD Dépenses du secteur Genre (en milliards de Fcfa) 2007 0.7 2009 20.ANNEXES Annexe 22 : Genre.26 2008 0.81 0.81 3.6 Taux de couverture des femmes en matière de santé de reproduction (%) Taux de couverture des filles déscolarisées du secondaire (%) SCRP 2007-2009 .10 0.85 1.10 1.01 0.86 Dépenses du secteur Genre (en milliards de Fcfa) 2007 0.04 0.

10 0.ANNEXES Annexe 23: Cadre des Dépenses à Moyen Terme .42 1.94 2008 7.03 1.19 0.11 0.05 0.24 Secteurs sociaux Education Enseignements Primaire et Secondaire Enseignement Supérieur et Formation Professionnelle Santé Développement Social et Culturel Famille.en % du PIB 2007 7.30 0.10 0.66 0.91 0.05 0.13 0.83 0.23 2.19 0.04 0.77 0.44 0.28 1.57 1.Version Finale 112 .41 1.27 0.56 1.52 1.28 0.02 0.34 3.43 0.47 0.08 0.20 1.63 24.02 0. Energie et Eau Gouvernance Politique Justice Cour suprême Cour Constitutionnelle Haute Cour de justice AUDIO-VISUEL Assemblée Nationale Economique Développement.03 18.30 4.90 0.68 2.54 0.83 0.60 0.00 23.44 0.87 0.29 0.03 1.03 1. Elevage et Pêche Commerce et Industrie Tourisme et Artisanat Micro finance et PME Infrastructures Productives Transport et Travaux Publics Communication et Nouvelles Technologie Environnement et Protection de la Nature Mines.02 1.03 0.16 0.08 0.11 0.44 0.12 1.27 2.29 0.92 1.02 0.58 3.12 0.03 0.05 19.97 0.05 0.30 1.44 0.28 2.79 0.20 0. Femme et Enfant Culture.26 0.67 0.25 2.31 0.58 4.89 0.23 5.36 0.93 24.71 3.05 0.30 1.81 0.21 5.20 0.84 3.15 2.68 3.80 0.52 0.03 0.07 0.03 1.50 0.86 0.31 0.04 0.95 5.78 0.10 2.34 4. Sport et Loisir Production et commerce Agriculture.38 0.03 0.08 0.04 0.32 0.61 4.04 19.60 0.56 2009 7.23 0.29 0.46 0.34 0.21 1.85 1.02 0.63 4. Economie et Finances Budget Travail et Fonction publique Reforme Administrative et Institutionnelle Défense et Sécurité Défense Sécurité publique Souveraineté Présidence de la république Conseil économique et social Affaires étrangères Béninois de l'Extérieur Total Ministères et institutions Autres budgets Total Budget SCRP 2007-2009 .34 0.14 0.18 0.26 2.31 0.85 0.56 1.54 4.

9 21.7 14.2 1.1 8.5 12.1 5.2 1.4 2.7 14.5 0.3 0.3 0.5 0.9 1.9 1.2 19.5 1.ANNEXES Annexe 24 : Cadre des Dépenses à Moyen Terme en % des dépenses totales 2007 30.8 2.3 0.9 23.4 3.0 7.6 0.8 1.1 0.3 2. Economie et Finances Budget Travail et Fonction publique Reforme Administrative et Institutionnelle Défense et Sécurité Défense Sécurité publique Souveraineté Présidence de la république Conseil économique et social Affaires étrangères Béninois de l'Extérieur Total Ministères et institutions Autres budgets Total Budget SCRP 2007-2009 .8 0.2 1.2 1.0 2009 31.5 4.7 1.5 5.1 79.4 1.8 0. Sport et Loisir Production et commerce Agriculture.8 1.4 0. Elevage et Pêche Commerce et Industrie Tourisme et Artisanat Micro finance et PME Infrastructures Productives Transport et Travaux Publics Communication et Nouvelles Technologie Environnement et Protection de la Nature Mines.4 3.1 0.1 0.1 1.5 1.2 1.1 0.3 14.1 4.2 19.Version Finale 113 .3 5.7 3.6 1.7 1.0 1.1 6.3 0.4 0.6 8.6 19.5 5.6 0.0 8.4 1.1 20.6 3.2 0.1 0.1 100.5 0.9 19.4 4.2 80.1 3.6 0.2 4.1 0.7 14.3 2.1 5.1 7.9 20.8 0.6 8.3 5.1 1.4 1.8 1.5 3.1 8.2 1.0 15.1 0.7 5.2 79.0 2008 30.7 0.0 4.1 0.2 2.1 1.0 9.4 1.0 Secteurs sociaux Education Enseignements Primaire et Secondaire Enseignement Supérieur et Formation Professionnelle Santé Développement Social et Culturel Famille.9 0.2 0.2 2.9 100. Energie et Eau Gouvernance Politique Justice Cour suprême Cour Constitutionnelle Haute Cour de justice AUDIO-VISUEL Assemblée Nationale Economique Développement.4 2.6 3.2 9.2 3.2 10.7 19.8 9.3 0.2 0.4 0.0 3.9 0.2 1. Femme et Enfant Culture.1 100.2 0.9 4.4 3.8 0.2 4.3 0.

3 9.9 10. 2006.2 76.5 18. échantillon de 5231 ménages SCRP 2007-2009 .6 20.8 25.8 19.4 9.3 8.1 17.0 100.2 2.9 20.8 26.9 16.2 20.2 42.7 25.9 27.4 19.3 23.4 0.8 23.1 100.6 20.0 100.8 0.Version Finale 114 .9 94.5 14.5 17.0 100.0 21.7 27.8 17.0 100.8 17.0 42.3 21.3 20.4 24.1 15.8 22.3 100.5 2.0 100.8 25.3 28.3 25.4 17.6 100.8 19.0 17.2 25.7 4.2 16.9 23.0 28.0 20.8 20.1 22.0 100.3 23.4 12.2 4.6 12.1 28.0 1453 5.5 10.4 15.8 28.2 8.0 100.0 100.6 29.5 27.8 20.8 1452 5.5 38.7 18.1 8.0 100.7 10.7 23.6 29.6 48.0 22.4 17.3 13.9 20.0 100.0 100.0 13.4 12.1 12.8 21.7 100 100 20.3 1437 5.6 19.2 20.0 100.1 21.4 Source: Résultats provisoires.3 6.0 100.3 23.3 19.1 25.4 15.6 100.0 100.0 100.5 54.1 1365 5.5 17.0 24.0 15.ANNEXES Annexe 25: Répartition de la population selon les caractéristiques socio-économiques du chef de ménage et le niveau de vie Quintiles de niveau de vie Total Plus pauvres Milieu de résidence Urbain Rural Département Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou Sexe du Chef de ménage Masculin Féminin Age du CM moins de 25 ans 25-39 ans 40-59 ans 60 ans et plus Niveau d'instruction du CM aucun primaire secondaire supérieur Ensemble Nombre de ménage Taille moyenne Pauvres Moyens Riches Plus riches 8. EMICOV-EDS3.7 18.1 15.0 100.0 7231 5.2 8.4 12.0 17.6 11.1 17.4 19.0 100.8 4.1 19.5 23.7 39.6 20.7 14.3 19.1 20.1 15.4 23.2 42.7 32.5 21.7 12.5 26.8 23.5 1.6 4.8 27.9 15.0 100.0 100.4 6.8 1524 5.

38 Secondaire 0.7 0.57 Taille -0.119 4.12 0.143 -13.000 -2.238 6.58 milieu de résidence 0.011 2.115 1.78 Supérieur 0.72 0.108 2.012 3.428 122.128 4.005 10.457 107.7 -0.184 -9.77 0.51 0.54 acces à l'information 0.4 Niveau d'instruction Aucune éducation Primaire 0.67 taille2 0.140 3.05 eau de surface -0.128 4.055 2.025 -0.126 3.164 6.75 0.69 0.35 0.155 -16.130 4.51 Source d'approvisionnement Autres eau robinet 0.34 11. t Age 0.96 11.35 0.44 Eclairage 0.33 autre migrant 0.389 5.08 0.88 0.65 0.008 0.216 4.277 2.000 -1.13 0.516 2.169 3.037 1.005 8.143 2.163 4.42 sexe chef de ménage 0.131 4.56 -0.34 0.299 0.151 7. SCRP 2007-2009 .36 statut migratoire Non migrant migrant retour 0.17 0.224 5.584 6.24 0.19 -0.23 0.034 0.28 Pseudo R2 0.231 4.183 5.38 0.315 9.24 0.Version Finale 115 .391 0.120 2.ANNEXES Annexe 26: Déterminants de la pauvreté au Bénin en 2006 Ensemble Coef.150 6.69 age2 0.79 accès au logement 0.224 NB: les chiffres en gras signifient que la variable est significative au seuil de 10% alors que les chiffres en gras italique signifie que la variable n’est pas significative.32 _cons 11.09 0. t Milieu rural Coef.121 2.23 0.44 eau puit 0.023 0. T Milieu urbain Coef.000 -3.15 0.205 5.317 3.75 0.88 0.77 0.13 0.006 5.013 1.74 0.071 2.326 6.233 57.4 0.85 acces à la santé 0.049 -1.9 0.289 6.3 0.78 0.222 4.

7 43. 2006 52.7 16.9 23.0 75.0 83.5 39.ANNEXES Annexe 27: Accès à l’eau et à l’éducation en 2006 Quintile de niveau de vie Plus pauvres Education Taux net de scolarisation des 6-11 ans Proportion des 15-24 ans n'ayant jamais fréquenté Proportion des 15-59 ans n'ayant jamais fréquenté Accès à l'eau Proportion de population ayant accès à l'eau potable durée moyenne pour prendre de l'eau et revenir (en minutes) Source: Résultats provisoires.5 58.8 81.5 62.3 Pauvres Moyens Riches Total Plus riches SCRP 2007-2009 .2 30.7 21.Version Finale 116 .7 57.8 12.1 58.2 66.4 24.6 67.8 76.2 35.6 13.7 72.4 28.9 32.9 56.8 47.9 48.6 61.8 91.5 54. EMICOV-EDS3.

1) 26.4 (1.1) 18.003) (0.2) 36.003) 0.062 36.003) 0.1) 0.107 (0.005) 0.061 (0.007) 0.079 (0.5 0.004) 0.9) 26.4 (1.120 (0.8) 28.004) 0.075 (0.7 (1.8) P1 0.072 (0.059 (0.064 (0.053 (0.4) 32.8 (1.136 0.006) 0.135 (0.006) 31.069 (0.142 (0.119 (0.1) 35.9 (1.073 (0.4 (1.004) 0.052 (0.2) 40.2 (1.138 0.7) 4.153 (0.110 (0.1 (1.007) (‘0.109 (0.005) 0.071 (0.058 (0.065 (0.009) 0.009) 0.104 (0.003) (0. EMICOV (2006) sur un échantillon de 5221 ménages .004) Ensemble 28.117 (0.6) 25.099 (0.004) 0.ANNEXES Annexe 28: Indices de pauvreté monétaire en 2006 et 2002 2002 P0 Milieu de résidence urbain rural Sexe du chef de ménage Homme féminin Niveau d'instruction du chef de ménage aucun primaire secondaire supérieur Age du chef de ménage moins de 25 ans 25-39 ans 40-59 ans 60 ans et plus Taille du ménage moins de 3 personnes 3 à 5 personnes 6 personnes et plus 15.0 (1.006) 0.119 (0.8 0. Enquête Quibb (2003) sur un échantillon de 5350 ménages portant sur des données de 2002 P0=incidence de pauvreté . P2 =indice de sévérité de pauvreté .9 (0.060 (0.006) 37.005) 0.067 (0.065 (0.004) 0.071 (0.008) 0.2 (3.080 (0.007) 0.062 (0.005) 0.014 (0.006) 0.007) 43. P1= profondeur de pauvreté .101 0.126 (0.065 (0.005) 0.2 (1.110 (0.6 (0.7 (0.9) 38.5) 23.003) P0 27.047 (0.058 (0.003) 0.3 (2.005) 0.002) (0.1 (2.006) 0.069 (0.004) 0.2) 6.4) 18.0) 31.004) 0.022 (0.6 (0.003) 0.004) 15.4) 0.112 (0.004) 0.005) 0.073 (0.004) 0.193 (0.038 (0.007) 0.003) 0.006 (0.043 (0.109 (0.1) 39.002) 0.007) 0.004) 0.109 0.6) (0.5) 28.7) 26.003) 0.050 (0.007) 0.005) (0.1 (1.005) (0.4 (1.2 (1.021 (0.130 (0.8) P1 2006 P2 0.6 (1.006) 0.010) 0.3) 17.014 (0.010) 0.071 (0.003) 0.7 (1.005) 0.0 (0.7) (0.0 (0.5) 0.013) 0.6 (1. entre parenthèses figurent les écarts-types SCRP 2007-2009 .005) 0.5 (0.008) 0.003) 0.6) 33.028 (0.6 (1.6 (1.086 (0.075 0.013) 0.109 (0.1) 48.0) 30.004) 0.9) 0.9) 31.Version Finale 117 .2 (1.004) 0.054 (0.149 (0.8) 34.003) 0.002) Source : Résultats provisoires et partiels.004) P2 0.170 (0.005) 0.089 (0.6 (0.

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