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GROUPE UMP-NOUVEAU CENTRE AU CONSEIL MUNICIPAL DE POITIERS

COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION DE POITIERS

COMMUNIQUE DE PRESSE

NON AU NOUVEL IMPOT DE LA C.A.P.


COURAGE ET SERIEUX

Stéphane BRACONNIER, au nom du Groupe UMP-Nouveau Centre au Conseil


Municipal de Poitiers, a voté contre l’instauration du nouvel impôt proposé par Alain
Claeys, Président de la Communauté d’Agglomération de Poitiers.

Ce vote négatif, fruit d’une réflexion collective, a été motivé par quatre raisons :

1 – Cette taxe s’ajoute aux augmentations, décidées en avril 2008, de 3 % de la taxe


d'habitation et de la taxe professionnelle, et de 9,16 % de la Taxe d'Enlèvement des Ordures
Ménagères. Elle s’ajoute également à la hausse, décidée hier, de 5,42 % du prix de l’eau et de
11% du chauffage urbain. Dans ce contexte, et dans une période où les français sont attentifs à
leur pouvoir d’achat, il nous paraît inconcevable de décider l’instauration, au niveau local,
d’un nouvel impôt.

2 – Ce nouvel impôt traduit une approche à sens unique de la question France Telecom. Il
est toujours question de recettes. Jamais de dépenses. Avant d’instaurer une nouvelle taxe,
peut-être aurait-il fallu réfléchir davantage aux moyens permettant, sur la durée, de dépenser
moins. L’impôt ne doit pas masquer l’absence de réflexion suffisante, dans le passé, sur les
dépenses.

3 - Cette taxe révèle le manque d’anticipation dont ont fait preuve ceux qui présidaient
aux destinées de la CAP ces dernières années. Le problème « France Telecom » date de
2003, pas d’aujourd’hui. Pourquoi n’a-t-on pas davantage anticipé l’incapacité de l’Etat à
tenir ses engagements et mis en place un plan pluriannuel d’amortissement des sommes
prélevées indûment par l’Etat ? Nous refusons de faire porter aux contribuables de Poitiers et
de la CAP ce lourd héritage.

4 - L’instauration de cet impôt, avant même que les négociations avec l’Etat soient achevées,
affaiblit profondément la position de la CAP. L’Etat sera, en effet, d’autant moins enclin à
fléchir, voire à céder, que la CAP lui offre une solution fiscale. Avec ce nouvel impôt, la CAP
arrive moins forte dans la négociation en cours.

En votant contre ce nouvel impôt, Stéphane Braconnier a fait preuve de sérieux et de courage,
face à une décision présentée par tous comme inéluctable. Fiscalité ne doit jamais rimer
avec fatalité.

POITIERS, le 19 décembre 2008