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RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE & SOCIAL EN TUNISIE 2010 - 2014 Vers une croissance basée sur

DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE & SOCIAL EN TUNISIE

2010 - 2014

Vers une croissance basée sur l’innovation et la créativité

Septembre 2010

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Préface

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2 0 1 0 Préface - 2 0 1 4 D É V E L O

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La Tunisie a réussi en l’espace de plus de deux décennies d’action, d’édification et de réforme sur la voie du développement global et équilibré, à réaliser des résultats appréciables sur tous les plans, lui permettant de se hisser au rang des pays émergents et de gagner la confiance de la communauté internationale.

L’ensemble des acquis et réalisations enregistrés reflètent la justesse de l’approche mise en œuvre qui consiste en la persévérance sur la voie des réformes dans le cadre d’une vision prospective et participative ayant permis de définir les orientations et fixer les choix de développement adéquats à l’évolution des besoins de la société et aux mutations de l’économie internationale.

La préparation de la prochaine étape du processus de développement, dans laquelle la Tunisie aspire à réaliser un saut qualitatif et définir un nouveau contenu de réformes, a dicté l’élaboration du douzième plan de développement pour couvrir la période 2010 - 2014.

Caractérisé par ses dimensions prospectives profondes, le douzième plan vise à hisser la Tunisie à un pallier plus élevé dans le processus de rattrapage des pays développés par la consolidation du bien être social et du progrès économique, conformément aux orientations du programme présidentiel arrêté pour la même période.

L’accélération des mutations structurelles enregistrées au double plan interne et externe, en l’occurrence l’acuité des effets directs des transformations démographiques et sociales, les pressions croissantes sur les ressources disponibles, les répercussions négatives du phénomène de la mondialisation et la volatilité des marchés mondiaux de l'énergie et des produits de base ainsi que la multiplication des crises économiques, a exigé la redéfinition des priorités de développement et l’instauration d’un nouveau modèle de croissance, permettant de relever l’ensemble des défis présents et futurs qui ont trait, notamment, à l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur, l’accroissement du revenu, le renforcement de la compétitivité, le rayonnement du développement sur toutes les catégories sociales et les régions ainsi que la consécration du développement soutenable.

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2 0 1 0 - 2 0 1 4 Table des matières D É V E

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Table des matières

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Réalisations de la période 2007 - 2009

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1. Réformes économiques et sociales

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2. Résultats enregistrés durant la période 2007-2009

12

Stratégie de développement de la période 2010 - 2014

15

1. Principaux Objectifs du XII ème plan

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2. Schéma de développement de la période 2010-2014

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3. Politiques et programmes de développement

18

Modernisation de la Structure de l’économie Mise en place d’une nouvelle approche d’investissement Promotion de l’emploi Approfondissement du processus d’intégration et promotion des exportations Accroissement de l’efficience de la politique financière Consolidation du développement social Investissement dans le capital humain Renforcement du développement régional Instauration des fondements de l’économie environnementale

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4. Besoins de Financement de la période 2010 - 2014

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Indicateurs économiques et sociaux de la période 2010 - 2014

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1. Principaux indicateurs démographiques et sociaux

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2. Croissance du produit intérieur brut

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3. Epargne, consommation et investissement

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4. Paiements extérieurs

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5. Finances publiques

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Réalisations de la période 2007 - 2009

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Réalisations de la période

Réalisations de la période 2007 - 2009

Les trois premières années de l’exécution du XI ème Plan se sont distinguées par la multiplication et la diversification des réformes qui ont englobé la plupart des secteurs et des domaines économiques et sociaux, visant principalement le renforcement de la compétitivité de l’économie et la progression vers l’intégration agissante à l’économie mondiale ainsi que la consolidation des acquis sociaux.

La persévérance sur la voie des réformes a contribué à la réalisation de résultats significatifs malgré les évolutions conjoncturelles défavorables qu’à connu la période, dont notamment les retombées négatives de la crise économique mondiale. Lesdits résultats font preuve de la capacité de l’économie à traiter avec l’ensemble des changements internes et externes ainsi que de l’efficacité des mesures prises dans l’absorption des chocs et la préservation de la stabilité macroéconomique.

1. Réformes économiques et sociales

La première période de l’exécution du XI ème Plan de développement a été caractérisée par le renforcement des réformes structurelles dans les domaines économiques et sociales.

Ces réformes ont concerné le renforcement de l’investissement privé à travers l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’initiative privée par le développement des législations conformément aux standards internationaux. Dans ce cadre, une série de lois a été promulguée à l’instar de la loi relative à la concession, la loi de la sécurité des transactions financières et la loi sur l’initiative économique qui représente, indubitablement, un saut qualitatif important au plan de la libéralisation de l’investissement, à côté de la simplification des procédures de lancement de projets et de création d’entreprises.

De même, les efforts ont été intensifiés pour la promotion des politiques sectorielles à travers la mise à niveau et la modernisation des unités de production industrielle, le renforcement du rôle des structures professionnelles, la modernisation des circuits de distribution et le développement du système de qualité ainsi que l’adoption de programmes spécifiques pour le soutien des différents secteurs.

Les réformes ont été, également, poursuivies pour l’amélioration de l’infrastructure de base à travers le renforcement du réseau routier et des ponts ainsi que l’élargissement du réseau de communication et l’amélioration du niveau des équipements collectifs. De même, les réformes ont englobé les différents composants du secteur financier à travers la consolidation des structures financières des établissements bancaires, l’amélioration des prestations offertes, la dynamisation du marché financier, la création du marché alternatif des petites et moyennes entreprises et le développement du cadre législatif et organisationnel du secteur des assurances.

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Par ailleurs, les réformes ont porté sur la simplification des procédures du commerce extérieur et le renforcement des exportations à travers l’instauration du deuxième programme de développement des exportations et l’adoption du mécanisme d’accès aux marchés extérieurs ainsi que la promulgation du nouveau code de la douane. Les réformes ont concerné, aussi, l’adoption de la liasse de transport, la facilitation et le renforcement des services logistiques liés au commerce extérieur, l’abaissement des taux et du nombre des tarifs douaniers afin d’alléger les charges sur l’entreprise et l’orientation vers l’établissement d’un régime douanier uniforme aux importations indépendamment de leurs origines.

Compte tenu de l’importance majeure de l’emploi dans l’approche de développement du pays, la période écoulée a connu la prise de nombreuses mesures visant l’intensification des créations d’emploi à travers l’accélération du rythme de croissance, le renforcement de l’investissement, la promotion de l’initiative et d’encouragement à l’emploi indépendant ainsi que le traitement actif du marché de travail.

En consécration de la conciliation entre les dimensions économique et sociale du développement, les mesures ont été intensifiées durant les dernières années pour le développement des ressources humaines à travers l’amélioration du rendement du système de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur dans le but d’instaurer les fondements de l’économie de savoir. Dans ce domaine, il a été procédé à la promulgation de la loi relative à l’orientation dans l’éducation, la révision du système des diplômes universitaires, le renforcement de la capacité d’accueil des centres de formation professionnelle et le développement de la structure du système national de la recherche scientifique.

De surcroît, les efforts se sont multipliés afin de consolider les acquis sociaux, renforcer les programmes spécifiques et maitriser la politique de redistribution du revenu, et ce dans l’objectif de diminuer le taux de pauvreté, raffermir la classe moyenne, élargir la couverture sociale, développer les services de santé et leur rapprochement au citoyen, améliorer les conditions de vie, accroitre les sources de revenu pour les couches sociales les plus démunies, à coté de la diversification des programmes et domaines d’intervention dans les secteurs du sport et de culture, ainsi que le renforcement de l’encadrement de la femme, des jeunes, des enfants et des personnes âgées, en consécration de la dimension globale du développement.

Compte tenu de l’importance de la dimension régionale du développement, les efforts se sont concentrés sur le renforcement de l’infrastructure et des équipements collectifs, la mise en œuvre de plusieurs programmes spécifiques pour la promotion des zones prioritaires et l’amélioration de la qualité de vie ainsi que la consolidation de la solidarité et la complémentarité entre les régions pour rendre la région un pôle de développement actif.

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Réalisations de la période

2. Résultats enregistrés durant la période 2007 - 2009

La Tunisie a réussi au cours de la période 2007-2009 à réaliser des résultats globalement positifs et renforcer ses acquis de développement sur les différents plans, malgré les changements défavorables qui ont caractérisé l’environnement économique mondial à l’instar de l’augmentation sans précédent des prix du pétrole et des produits alimentaires ainsi que les retombées de la crise économique mondiale sur la mobilité des capitaux et les échanges extérieurs au niveau mondial. Les principaux résultats enregistrés se résument comme suit :

Le produit intérieur brut a évolué à un taux moyen de 4.6% aux prix constants au cours

de la période 2007 - 2009, en dépit de l’affectation des secteurs exportateurs par la crise économique mondiale en 2009. Ce rythme s’explique principalement par la dynamique des activités non agricoles au cours des deux premières années du plan grâce à l’ensemble des efforts visant la diversification des sources de croissance et l’évolution de la part des secteurs à contenu élevé en savoir dans la structure du PIB.

Sur cette base, le revenu par tête s’est accru à 5641D en 2009, contre 4855.5D en 2007,

ce qui a permis d’améliorer l’indicateur de rattrapage du revenu des pays développés pour atteindre 30.1% en 2009, contre 27.2% en 2006.

La poursuite du rythme ascendant de l’investissement à un taux moyen de 10.8% aux prix

courants, ramenant le taux d’investissement global à 23.9% du PIB en 2009 contre 23% en 2007. Au cours de cette période, la part du secteur privé a atteint 60.3% du total des investissements et 15.5% du PIB, grâce à la multiplication des réformes et des mesures visant la promotion de l’initiative privée et la stimulation du rythme de création d’entreprises. En parallèle, les investissements extérieurs ont augmenté à un rythme supérieur aux objectifs prévus pour la même période pour atteindre une part de 5% du PIB grâce à l’encadrement continu des investisseurs étrangers, et l’amélioration de l’environnement des affaires d’une façon générale.

Le renforcement des acquis enregistrés au niveau de l’emploi à travers la couverture d’un

grand nombre de demandes additionnelles d’emploi, notamment, des diplômés de l’enseignement supérieur, ce qui a permis de réduire le taux de chômage aux limites de 13.3% en 2009.

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La préservation des équilibres financiers intérieurs et extérieurs à travers la maîtrise du déficit budgétaire aux alentours de 3% du PIB en 2009, la limitation du déficit courant à 2.7% du PIB et l’amélioration des indicateurs d’endettement extérieur grâce

à une gestion active de la dette, qui a permis de réduire le taux d’endettement extérieur

à 38.1% du revenu disponible en 2009. En parallèle, l’évolution du niveau général des prix a été contenue dans les limites de 3.7% en 2009, favorisant ainsi la préservation du pouvoir d’achat du citoyen grâce a l’adoption d’une politique monétaire adéquate, la rationalisation de la consommation et l’approvisionnement approprié du marché.

En parallèle, des acquis sociaux importants ont été enregistrés à travers l’amélioration continue de l’ensemble des indicateurs liés à l’éducation, à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle, à la santé et aux conditions de vie d’une manière générale, ce qui a contribué à hisser l’indice de développement humain à 0.78 en 2009, accroitre l’espérance de vie à la naissance à 74.4 ans, relever le taux de scolarisation pour la tranche d’âge 6-14 ans aux alentours de 95% et augmenter le taux de couverture sociale à 95%.

Ces réalisations ont permis de consolider la crédibilité de la Tunisie auprès des organismes financiers internationaux et améliorer son classement par les organisations internationales spécialisées en matière de compétitivité. En effet, la Tunisie a été classée 32 ème sur 139 pays selon le dernier rapport sur la compétitivité globale du Forum de DAVOS, occupant ainsi la première place en Afrique et le quatrième rang à l’échelle arabe.

Le rapport « Doing business » de la Banque mondiale pour l’année 2010 a classé la Tunisie à la 69 ème place sur 183 pays se positionnant en tête des pays africains.

La Tunisie a devancé les pays arabes sur le plan du niveau de vie selon le classement annuel de l’Observatoire de la qualité de vie dans le monde en 2010 qui englobe 194 pays. Cette notation se confirme encore plus par l’indicateur de la paix dans le monde qui a placé la Tunisie parmi les pays les plus sécurisés et les plus stables dans le monde en occupant le 37 ème rang parmi 149 pays.

Stratégie de développement de la période 2010 - 2014

Stratégie de développement de la période 2010 - 2014 D É V E L O P

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Stratégie de développement

Stratégie de développement de la période 2010 - 2014

La Tunisie entame une étape décisive de son processus de développement forte des acquis et réussites qu’elle a pu réaliser sur la voie du développement global et équilibré, lui permettant de se hisser au rang des pays émergents et de gagner la confiance de la communauté internationale.

La Tunisie aspire à réaliser davantage de progrès économique et de bien être social, assurer le rayonnement du développement sur toutes les catégories et les régions et instaurer les fondements du développement soutenable.

C’est dans cadre, que le schéma de développement ainsi que les politiques, projets et programmes ont été arrêtés pour le quinquennat 2010 - 2014.

1. Principaux Objectifs du XII ème plan

La nouvelle stratégie de développement vise à faire accéder la Tunisie à un pallier plus élevé dans le processus de rattrapage des pays avancés, en se basant sur une série d’objectifs qui ont trait à :

La mise en place d’un nouveau contenu de croissance basé sur l’innovation.

L’accroissement du revenu par habitant et la réduction du taux de pauvreté au plus

bas niveau.

création d’emploi et réduire le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur.

L’adaptation du système d’éducation et d’enseignement aux exigences de l’économie

de savoir.

La consolidation des acquis sociaux.

L’intégration de toutes les régions et le renforcement de leurs complémentarités.

L’exploitation de toutes les potentialités existantes pour intensifier le rythme de

L’instauration d’une économie environnementale et l’amélioration de la qualité de vie.

Pour la réalisation de ces objectifs, le douzième plan prévoit une nouvelle génération de réformes reposant sur l’approfondissement du contenu des politiques et programmes de développement susceptibles de jeter les bases d’une économie à fort contenu technologique, amie de l’environnement, économisant l’énergie et innovante.

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2. Schéma de développement de la période 2010-2014

Partant des acquis et des réalisations enregistrées et les aspirations qui en ont découlées et eu égard aux développements conjoncturels et ses répercussions mitigées sur l’activité économique nationale, le schéma de développement pour le prochain quinquennat repose sur la reprise du niveau normal de croissance et son accélération de nouveau tout en préservant les équilibres financiers intérieurs et extérieurs, ce qui contribuera à concrétiser l’objectif présidentiel qui consiste à accélérer le rythme de rattrapage des pays développés et baisser le taux de chômage d’environ deux points pour atteindre 11.6% en 2014. Les principaux objectifs de développement pour le prochain quinquennat sont :

La réalisation d’une moyenne de croissance de 5.5% du PIB ce qui permettra de hisser le revenu par tête pour atteindre 8371 dinars en 2014 et d’améliorer l’indicateur de rattrapage aux environs de 36.2% en 2014 contre 30.1% en 2009. La concrétisation de cet objectif se base essentiellement sur :

La transformation structurelle de l’économie favorisant une contribution plus importante

du secteur des services à la croissance dont la part s’élèvera à 66% du Produit Intérieur Brut en 2014 notamment avec l’avancement au niveau de la libéralisation des services de base et de la mise en œuvre du programme de mise à niveau du secteur des services ainsi que l’amélioration de la part des secteurs à contenu en savoir élevé;

Une contribution substantielle des exportations à la croissance aux environs de 40.2%

en relation avec le parachèvement de la libéralisation du commerce extérieur, la poursuite de la simplification des procédures de commerce extérieur, l’insertion dans des réseaux mondiaux et le développement d’une nouvelle approche de promotion du produit tunisien dans les marchés extérieurs;

L’amélioration de la contribution de la productivité globale des facteurs à la croissance

qui s’élèvera à une moyenne de 48.6% durant la période du douzième Plan et atteindra 53.3% en 2014. Dans ce cadre, les efforts se poursuivront durant le prochain quinquennat afin d’approfondir les réformes structurelle et garantir une meilleure efficacité aux rouages de l’économie tout en renforçant la productivité aussi bien globale que sectorielle et ce grâce au développement des normes de qualité et l’adoption des standards internationaux, la poursuite de l’amélioration de l’environnement des affaires et la promotion des secteurs prometteurs à l’instar de l’offshoring, les services de santé, ainsi que l’amélioration des services logistiques et d’infrastructure, en plus de la promotion de la culture de productivité, la valorisation du capital humain, le renforcement de la maintenance et l’intensification de l’utilisation des TIC.

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Stratégie de développement

La création de plus de 415 mille poste d’emploi durant le prochain quinquennat ce qui

permettra la couverture de la totalité des demandes additionnelles et la réduction du taux de chômage d’au moins un point et demi pour atteindre 11.6% en 2014 contre 13.3% en

2009.

Le relèvement de l’effort d’investissement à des niveaux plus hauts à travers le développement de l’approche nationale en matière d’investissement et l’exploitation

optimale des opportunités disponibles favorisées par la nouvelle économie et les activités

à haute valeur ajoutée. Ceci suppose la création de nouveaux projets dans des domaines

se basant essentiellement sur l’intelligence, l’innovation et ce, aussi bien dans les secteurs

traditionnels que dans les secteurs nouveaux.

A cet effet, les prévisions tablent sur l’évolution de l’investissement global d’une moyenne

de 11.2% aux prix courants et l’amélioration du taux d’investissement pour atteindre

26% du PIB en 2014 contre 23.9% en 2009. La part du secteur privé atteindra 60.8% du total des investissements durant le prochain quinquennat contre 60.3% durant la période 2007-2009.

La préservation des équilibres financiers à travers :

La maitrise du déficit courant aux environs de 2.8% du PIB en 2014 et l’amélioration

continue des indicateurs d’endettement extérieur en ramenant le taux d’endettement de 38.1% du revenu disponible brut en 2009 à 29.5% en 2014 ;

La réduction du déficit budgétaire de 3% du PIB en 2009 à 2.7% en 2014 ; Ceci

requiert le déploiement davantage d’efforts pour la consolidation des ressources propres

de l’Etat tout en limitant le niveau de la pression fiscale à 17.4% du PIB et l’affectation optimale des dépenses publiques selon les priorités tracées ;

La maitrise du taux d’inflation à près de 3.3% en 2014 contre 3.7% en 2009 dans le but de préserver le pouvoir d’achat du citoyen.

3. Politiques et programmes de développement

Les nouvelles politiques de développement seront axèes sur la modernisation de la structure de l’économie, la mise en place d’une nouvelle approche d’investissement, la promotion de l’emploi, l’approfondissement du processus d’intégration et de promotion des exportations, l’accroissement de l’efficience de la politique financière, la consolidation du développement social, l’investissement dans le capital humain, le renforcement du développement régional et l’instauration des fondements de l’économie environnementale.

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Modernisation de la Structure de l’économie La politique économique définie pour la prochaine période est axée sur l’instauration d’un nouveau modèle de croissance reposant sur l’innovation, l’emploi intensif en technologie dans l’objectif de gagner le pari de l’intelligence, l’édification de l’économie de savoir et le positionnement sur la carte technologique mondiale.

Ce modèle prévoit la revue des politiques sectorielles dans le sens d’augmenter la part des secteurs prometteurs, à haute valeur ajoutée et à fort contenu en savoir dans la structure du PIB, ce qui permettra d’ouvrir des perspectives plus larges à l’emploi et à l’exportation. Dans ce cadre, la Tunisie veille à l’établissement de zones technologiques multiples afin d’attirer les investissements dans les activités à forte valeur technologique telles que l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et biotechnologie, les TIC, l’industrie électronique, l’aéronautique, le textile et habillement, l’environnement, la santé et les énergies renouvelables.

Les efforts seront intensifiés, par ailleurs, pour valoriser les programmes de mise à niveau et de modernisation industrielle à travers le renforcement des investissements d’innovation et de développement technologique au sein de l’entreprise ainsi que la modernisation de l’infrastructure industrielle conformément aux normes internationales dans le cadre de la concrétisation du plan d’action consistant à créer un pôle de développement et un centre technologique et industriel dans chaque gouvernorat du pays.

Les efforts porteront, également, sur l’encouragement des entreprises à intégrer davantage les nouvelles technologies et le progrès technique dans leurs systèmes de production et accroitre leurs capacités à développer les technologies utilisées tout en s’adaptant aux nouvelles évolutions techniques afin d’augmenter davantage la compétitivité dans les domaines industriels avancés.

Le développement du secteur des services constitue l’une des grandes priorités des réformes sectorielles envisagées au vu des potentialités que recèle ce secteur et susceptibles de créer de nouvelles sources de croissance durable et rendre Tunis un centre d’affaires et une place financière régionale.

En l’occurrence, l’action se concentrera sur l’exécution d’un programme exhaustif pour la mise à niveau du secteur en procédant par la mise en œuvre d’un programme pilote de mise à niveau de 100 unités de services. Ce programme portera sur l’instauration d’une méthodologie d’innovation, la libéralisation des activités de services et le renforcement des services prometteurs à l’instar des TIC, de la logistique, de la santé, des services orientés à l’entreprise et de l’offshoring.

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Stratégie de développement

En parallèle, l’action se poursuivra pour la modernisation des secteurs traditionnels afin d’exploiter toutes les potentialités existantes et améliorer leurs rentabilités et ce, à travers la valorisation de leurs avantages comparatifs et l’identification de nouvelles niches susceptibles de s’adapter à l’évolution de la demande mondiale et renforcer son positionnement sur les marchés traditionnels et la conquête de nouveaux marchés.

Dans ce contexte, l’action sera orientée principalement vers le développement de la compétitivité du secteur agricole à travers l’amélioration de la qualité, l’instauration de normes tunisiennes et la promotion de l’agriculture biologique ainsi que le soutien des programmes de mise à niveau des secteurs du tourisme, de l’artisanat et du commerce afin de déboucher sur un commerce moderne qui s’adapte aux évolutions de l’économie nationale et appuie le système de production.

Mise en place d’une nouvelle approche d’investissement Les réformes retenues pour la période à venir visent la mise en place d’un climat plus attractif et incitatif à la pratique des affaires et l’encouragement à l’investissement et ce, à travers l’adoption d’une approche moderne de promotion de l’investissement et de création d’entreprises reposant sur une révision approfondie du système d’incitations.

En l’occurrence, les priorités du système d’encouragement à l’investissement privé seront revues dans le sens de favoriser davantage l’investissement dans les activités à forte valeur ajoutée, à fort contenu en technologie et l’investissement dans les zones de développement régional.

De surcroît, les actions de réformes se poursuivront dans l’objectif d’améliorer davantage le climat des affaires et renforcer la compétitivité de l’entreprise et ce, à travers la simplification des procédures d’investissement et de création d’entreprises ainsi que le développement des mécanismes d’encadrement et de soutien.

Dans ce cadre, les actions porteront sur l’adoption d’une procédure unique et un document uniforme au titre des prestations administratives régissant la création d’entreprises, la généralisation de l’espace de l’entreprise à toutes les régions du pays, la réduction du nombre de procédures de création d’entreprises à 5 procédures seulement contre 10 auparavant, le renforcement de l’administration électronique et l’abaissement des autorisations administratives.

Les efforts seront intensifiés pour la modernisation de l’infrastructure à travers l’adoption d’un programme national de mise à niveau des zones industrielles et la création de nouvelles zones, l’élargissement du réseau de transport et la création de zones logistiques conformément aux standards internationaux.

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L’action portera, également, sur la promotion de la qualité du produit national dans le cadre de la poursuite de l’exécution du programme national de qualité et l’adoption des normes internationales, l’amorce d’un nouveau programme pour la mise à niveau des services et la poursuite de la modernisation des secteurs traditionnels ainsi que l’exploitation des potentialités s’y rattachant.

Par ailleurs, il sera procédé à l’intensification du rythme des réformes législatives et organisationnelles conformément aux standards pratiqués dans les pays développés, à la consécration de la bonne gouvernance et la transparence au sein des entreprises et au renforcement de la protection de l’investisseur.

Promotion de l’emploi La politique de l’emploi vise à couvrir complètement l’ensemble des demandes additionnelles d'emploi, de manière à réduire le taux de chômage de 1,5 point au terme du prochain quinquennat, intensifier les créations d’emploi au profit des effectifs croissants des diplômés de l'enseignement supérieur, traiter le chômage de longue durée, permettre à chaque famille de disposer d’une source de revenu ou d’un travail pour l'un de ses membres au moins et de réduire la période de chômage à deux ans au maximum pour l’obtention d’un emploi, d’un stage ou d’une formation après la fin des études au terme du quinquennat.

Sur cette base, l’approche de la promotion de l’emploi, est axée sur l’adaptation du système de l’éducation, de l’enseignement, et de la formation professionnelle aux besoins des entreprises et aux préoccupations des investisseurs outre le développement des mécanismes d’insertion professionnelle , le renforcement de l’économie solidaire et la consolidation du rôle de la région dans la promotion de l’emploi ainsi que le ciblage de la politique active de l’emploi et la consolidation de la politique de l’emploi à l’étranger.

Cette approche renferme, également, le développement de la législation de l’emploi afin de s’adapter à la réalité économique et aux nouveaux modes de travail ainsi que la promotion des différentes formes de soutien et d’encadrement aux promoteurs de projets tels que le soutien financier, la formation et la mise à niveau et ce, dans le but de renforcer le travail indépendant et l’initiative privée.

En outre, l’approche de l’emploi accorde un intérêt particulier à l’encadrement des demandeurs d’emploi appartenant aux familles nécessiteuses et à faible revenu afin de leur faciliter l’insertion au marché du travail tout en renforçant la participation du tissu associatif à la promotion de l’emploi.

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Stratégie de développement

Approfondissement du processus d’intégration et promotion des exportations L’élargissement de l’intégration à l’économie mondiale se poursuivra afin d’assurer la soutenabilité de la croissance économique et profiter des opportunités offertes par la mondialisation.

Dans ce cadre, il sera procédé à l’achèvement de la libéralisation de l’investissement extérieur dans les divers secteurs productifs, notamment, les services, en plus du rapprochement des deux régimes onshore et offshore, le développement du partenariat entre les entreprises tunisiennes et étrangères ainsi que l’incitation des entreprises à l’insertion au sein des composantes de l’économie numérique et les réseaux de production et de commercialisation mondiale.

L’achèvement de la libéralisation du commerce extérieur se poursuivra dans le sens de la réduction des droits de douane conformément aux pratiques internationales pour atteindre 4 taux seulement en 2014 contre 6 mis en vigueur actuellement avec l’adoption d’un taux maximum de 15%. Les réformes porteront, également, sur la révision du cadre juridique et réglementaire du commerce extérieur dans le sens de réduire les restrictions non tarifaires, outre l’approfondissement de l’accord d’association avec l’Union européenne pour avoir le statut d’un partenaire avancé, tout en achevant les négociations dans les domaines de l’agriculture et des services.

L’intégration au sein de l’économie mondiale sera renforcée par la promotion du partenariat économique et commercial avec le reste du monde en s’orientant vers l’établissement de zones de libre échange avec des pays asiatiques, américains et africains, à la recherche d’une structure sectorielle et géographique des exportations plus équilibrée et diversifiée.

Les réformes se poursuivront, par ailleurs, dans le sens de la facilitation des procédures du commerce extérieur et la promotion des exportations, à travers le soutien des entreprises pour l’accès aux marchés extérieurs moyennant la mise en place d’un troisième programme de développement exportations (PDE III), outre la poursuite de la simplification des procédures, l’abaissement des coûts de transactions, l’augmentation de l’efficience des services logistiques, l’octroi des certificats d’origine et leur traitement électronique, le renforcement de la traçabilité, l’amélioration des critères de qualité, l’adoption des normes internationales et le renforcement de la formation.

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de la période 2010 - 2014

Accroissement de l’efficience de la politique financière Les réformes financières prévues pour la prochaine période seront axées sur le renforcement du système fiscal dans le sens de l’allègement des charges sur les entreprises, notamment, les petites et moyennes entreprises et les personnes physiques à faible revenu, en plus de la modernisation des prestations offertes par l’administration fiscale.

Les interventions du budget de l’Etat au service du développement se renforceront à travers l’accroissement du rendement des programmes d’investissement public, la préservation des niveaux de subvention et des transferts sociaux, le renforcement de la gestion de la dette publique par la création de l’Agence tunisienne de trésor et la Caisse des dépôts et consignation ainsi que l’instauration du système de gestion budgétaire par objectifs.

Dans l’objectif d’assurer un financement adéquat de l’économie, les réformes se poursuivront dans le sens de conférer davantage de flexibilité à la conduite de la politique monétaire à travers l’adoption d’une politique de ciblage d’inflation et l’accroissement du rendement du secteur financier conformément aux standards internationaux.

Les efforts s’intensifieront, en l’occurrence, pour consacrer la qualité des prestations bancaires et consolider les assises financières des établissements financiers, à travers la création d’un pôle bancaire public baptisé « Tunis holding » et un pôle financier spécialisé dans le financement des PME. Les efforts se multiplieront pour attirer des établissements bancaires d’envergure internationale, dynamiser les transactions sur le marché financier, améliorer le fonctionnement des marchés de capitaux, consacrer la gouvernance et la transparence des transactions financières, développer davantage le secteur des assurances, renforcer le rendement des compagnies d’assurances et améliorer la qualité de leurs prestations tout en veillant à la consolidation de la capacité de rétention du secteur.

Dans le cadre de l’orientation vers l’instauration de la convertibilité totale du dinar, l’action de réforme se poursuivra dans le sens de la libéralisation des opérations de capital, la facilitation de l’accès aux sources de financement extérieur à des conditions avantageuses et l’enrichissement de la place financière par de nouveaux produits et mécanismes financiers, notamment, avec le démarrage du projet du port financier de Tunis. L’action portera, également, sur le ciblage d’investisseurs de renommée internationale et l’attrait d’investissements directs étrangers dans les différents domaines et activités.

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Stratégie de développement

Consolidation du développement social Les efforts se poursuivront durant le prochain quinquennat pour consolider les acquis sociaux et rehausser le niveau et la qualité de vie du citoyen dans le cadre d’une approche solidaire reposant sur la cohésion sociale, l’équivalence des chances, l’écartement de l’exclusion et de la marginalisation, en consécration des dimensions économique et sociale de la stratégie nationale de développement

Sur cette base, les réformes se baseront sur le soutien des politiques de transferts sociaux et la maitrise de leur affectation et leur ciblage à leurs bénéficiaires pour se rapprocher de la couverture sociale complète dans le but de ne pas avoir aucune profession en dehors du système de couverture sociale, en plus de l’intensification des réseaux de sécurité sociale pour protéger les couches vulnérables contre le risque d’engouffrement dans la sphère de la pauvreté. Les réformes se porteront sur le développement du système d’alerte sociale ainsi que les fonctions d’encadrement et d’assistance ; à cette fin près de 20% du PIB seront alloués aux transferts sociaux.

L’attention sera, davantage, accordée à la réforme du système de retraite pour garantir les droits des affiliés sociaux tout en veillent aux équilibres financiers des caisses de sécurité sociale ainsi que la poursuite de la politique contractuelle de l’accroissement des salaires et l’assurance de la sécurité sanitaire en plus du développement des mécanismes d’alerte sanitaire.

De surcroît, il sera procédé au renforcement des programmes de développement rural et urbain intégré, à la promotion des quartiers populaires, au renforcement des équipements collectifs, à l’augmentation du nombre des familles propriétaires de leur logement, outre la poursuite du développement culturel et l’octroi de plus d’intérêt aux domaines du sport et de la jeunesse.

Investissement dans le capital humain La stratégie du développement humain vise à fournir les compétences et les qualifications requises et mettre en place l’infrastructure adéquate au développement de l’économie de savoir dans le cadre d’un plan d’actions national consistant à renforcer les politiques d’enseignement, de formation et de recherche scientifique et technologique.

Les réformes prévues dans ce domaine seront axées sur l’amélioration de la qualité du système d’éducation et de formation conformément aux standards internationaux et ce à travers le développement et la généralisation des fonctions d’évaluation et de certification dans le système éducatif, l’adaptation des spécialités aux besoins de l’économie tout en se concentrant sur les spécialités prometteuses afin de fournir des compétences humaines spécialisées répondant aux besoins des entreprises et des grands projets. Les réformes porteront aussi sur le renforcement

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de l’ouverture de l’université sur son environnement et le développement de partenariats avec des universités étrangères ainsi que la réalisation d’un taux plus élevé de co-diplômes entre l’université tunisienne et ses homologues dans les pays développés.

Par ailleurs, l’accent sera mis sur l’accroissement de la rentabilité du système de la formation professionnelle à travers la mise en vigueur du système de formation appliquée des étudiants, le développement des fonctions de vulgarisation, d’orientation et d’encadrement, l’ancrage de la culture du volontariat, de l’initiative et du travail associatif dans toutes étapes de l’enseignement ainsi que le relèvement des divers indicateurs de l’éducation et la réduction du taux d’analphabétisme.

Ces réformes ont pour objectif l’accroissement du nombre des qualifications techniques et des compétences scientifiques à travers le renforcement de la formation des ingénieurs et l’augmentation graduelle du nombre des diplômés de 450 actuellement à 7000 ingénieurs en 2011 pour atteindre 9000 ingénieurs en 2014 de manière à relever le nombre des diplômés dans les filières scientifiques et d’ingénierie de 26 mille à 37 mille en 2014.

Les efforts se concentreront, dans le cadre du développement du système de recherche et de technologie, sur la mobilisation des financements nécessaires à la recherche et développement et ce, à travers la dynamisation des interventions du Fonds de l’innovation et de développement technologique au titre de la participation au capital des entreprises industrielles innovantes qui développent un nouveau produit ou fournissent un nouveau service dans les activités prometteuses et les projets innovants.

Les efforts seront focalisés sur l’incitation des entreprises nationales à affecter 1% de leurs chiffres d’affaires au financement de la recherche et développement ce qui hissera la part de la recherche scientifique et de la technologie dans le PIB de 1.25% actuellement à 1.5% à l’horizon 2014, permettant de rendre la Tunisie une plateforme technologique avancée.

L’action portera, aussi, sur la promotion et l’encouragement des contrats de partenariat dans le domaine de la recherche et développement entre les entreprises de production, les institutions universitaires et les centres de recherches ainsi que le lancement des réseaux sectoriels pour l’innovation, l’instauration de système de qualité au sein des centres de recherches, l’encouragement du secteur privé à l’utilisation intensive des nouvelles technologies outre l’élargissement du réseau de pépinières autour des établissements de l’enseignement supérieur et leur généralisation aux écoles d’ingénieurs, aux instituts des études technologiques et aux pôles de développement.

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Stratégie de développement

Renforcement du développement régional La politique de développement régional pour la prochaine période repose sur une nouvelle vision de l’action du développement consistant en l’amélioration de la compétitivité des régions à travers le renforcement de l’intégration et la complémentarité entre les différents gouvernorats du pays ainsi que la consolidation du rôle de chaque région dans l’identification des projets et programmes de développement selon leurs propres potentiels et leurs avantages comparatifs.

Les efforts se poursuivront pour mobiliser les ressources financières, renforcer les ressources humaines régionales et aménager les conditions favorables à la dynamisation de l’investissement privé dans les régions et ce à travers le développement des programmes et des projets de développement régional et leur adaptation aux exigences et aux besoins de chaque région, la promotion des équipements collectifs, l’investissement dans l’infrastructure, l’amélioration du système des incitations au titre de développement régional, l’adoption d’approches susceptibles de valoriser les potentialités, la promotion de l’économie régionale et locale, l’amélioration des conditions de vie et la réalisation de l’équilibre régional.

De même, les réformes s’articuleront sur la diversification de la base économique des régions, la généralisation des pôles technologiques industriels, le renforcement des secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle ainsi que l’octroi de plus d’attention aux zones prioritaires en leur accordant des programmes spécifiques.

Instauration des fondements de l’économie environnementale Dans le cadre de l’orientation vers une nouvelle approche de l’environnement et la protection des richesses naturelles, les réformes seront axées sur la consécration de l’utilisation optimale des ressources naturelles et la protection de l’équilibre environnemental et ce, dans le but de la progression vers l’affectation de 1.25% du PIB en faveur des différents programmes liés à la protection de l’environnement.

En effet, les efforts seront intensifiés pour préserver le patrimoine hydraulique national, maîtriser l’exploitation de l’espace territorial et des richesses naturelles et rationaliser leur utilisation, protéger et enrichir la diversité biologique, poursuivre les programmes de lutte contre l’érosion et la désertification, intensifier les programmes d’économie de l’énergie, utiliser les énergies renouvelables dans le domaine du transport et aménager les grandes villes par un réseau structuré et équipé d’installations modernes permettant de faciliter la circulation routière et la réduction de l’embouteillage et de la pollution.

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Les actions seront consolidées, également, pour réduire les effets négatifs du changement climatique, limiter la pollution dans les grandes villes et agglomérations, développer et généraliser les mécanismes de contrôle de la pollution de l’air, promouvoir la qualité et le cadre de vie dans les milieux urbains et ruraux, élargir les espaces verts, optimiser la gestion des déchets solides et liquides, généraliser les services d’assainissement, instaurer des entreprises amies de l’environnement et une activité économique favorable au développement durable, promouvoir le label de l’environnement et renforcer la mise à niveau environnementale.

4. Besoins de Financement de la période 2010 - 2014

Le schéma de développement pour le prochain quinquennat prévoit une évolution des besoins de financement pour atteindre 120574 MD durant la période 2010-2014, compte tenu de la reprise prévisible du rythme normal de l’activité économique nationale et l’accroissement du rythme de l’investissement ainsi que le renforcement du niveau des réserves en devises.

Les besoins de financement

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7

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9

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1

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-

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0

1

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MD

Part (%)

MD

 

Part (%)

Investissement total

38543.0

74.8

98321

81.5

Variation du stock

2232.9

4.4

3696.0

3.1

Remboursement du principal de la dette et autres dépenses

5579.7

10.8

13627.0

11.3

IAccroissement des réserves de change

5139.7

10.0

4930

4.1

Total des besoins

51494.7

100.0

120574.0

100.0

Epargne nationale

35878.4

69.7

88534.0

73.4

Financement extérieur

15616.3

30.3

32040.0

26.6

Total des ressources

51494.7

100.0

120574.0

100.0

La couverture de ces besoins sera assurée à travers la poursuite des efforts afin de consolider les ressources de l’épargne pour atteindre 88534 MD au titre de la période, soit 23.7% du RNDB en 2014 contre 22% en 2009, ce qui permettra de hisser la contribution de l’épargne nationale à la couverture des besoins de financement durant le prochain quinquennat à 73.4% contre 69.7% durant la période 2007-2009.

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Stratégie de développement

Le reste des besoins de financement sera couvert par le financement extérieur à travers la multiplication des efforts et la prise en compte de la mouvance des marchés internationaux de capitaux tout en attirant davantage d’IDE et en veillant à l’exploitation des opportunités offertes pour mobiliser les ressources d’emprunt sur le marché financier international avec les meilleures conditions.

Le financement extérieur

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2

0

0

9

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0

1

0

-

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0

1

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MD

Part (%)

MD

Part (%)

Déficit courant

4897.5

31.4

13483.0

42.1

Remboursement du principal de la dette et autres dépenses

5579.1

35.7

13627.0

42.5

Accroissement des réserves de change

5139.7

32.9

4930.0

15.4

Total des besoins

15616.3

100.0

32040.0

100.0

Dons

459.3

2.9

765.0

2.4

Investissements Etrangers et participations

8120.8

52.0

17200.0

53.7

Emprunts publics

5287.0

33.9

7850.0

24.5

Crédits privés

1749.2

11.2

6225.0

19.4

Total des ressources

15616.3

100.0

32040.0

100.0

Les besoins de financement extérieur pour le XII ème plan ont été fixés dans la limite de 32040 MD, soit 26,6% des besoins de financement total de l'économie, contre 30.3% au cours de la période 2007-2009. La couverture des besoins de financement extérieur sera assurée à travers :

La poursuite de la consolidation des investissements étrangers et des participations qui devront atteindre au cours du XII ème Plan 17200 MD, soit 53,7% du total des flux de capitaux étrangers contre 52.0% au cours de la période 2007-2009 et ce, grâce aux efforts déployés pour renforcer davantage le climat des affaires et améliorer l’attractivité de la Tunisie comme site privilégié pour l’investissement.

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de la période 2010 - 2014

La mobilisation de ressources d’emprunt sous forme de prêts commerciaux et

financiers aux alentours de 6225 MD, ce qui représente 19.4% du total des besoins de financement extérieur et ce, à travers la préparation des institutions qui possèdent une notation financière à exploiter les possibilités existantes compte tenu du redressement progressif des conditions sur les marchés financiers internationaux dans la prochaine période après la crise économique mondiale.

La mobilisation de ressources de financement sous forme de dons d’un montant de

765 MD dans le cadre du financement du programme d’appui à la compétitivité de l'économie et le programme d’appui à l'intégration économique outre le financement des programmes de réformes structurelles et de certains projets sectoriels.

La mobilisation de ressources sous forme de crédits d’origine publique dans le cadre

de la coopération bilatérale et multilatérale d’un montant estimé à 7850 MD à travers l’allocation idoine des crédits disponibles, ainsi que le développement des mécanismes de coopération internationale et leur adaptation aux exigences de la prochaine étape.

Indicateurs économiques et sociaux de la période 2010 - 2014

économiques et sociaux de la période 2010 - 2014 D É V E L O P

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Indicateurs économiques

1. Principaux indicateurs démographiques et sociaux

2

0

0

9

2

0

1

4

Nombre d’habitants (mille)

10434

11025

Croissance démographique (%)

1.19

1.17

Espérance de vie à la naissance (ans)

74.4

75.2

Taux d’analphabétisme (%)

19.4

14.0

Taux de couverture sociale (%)

95.0

98.0

Revenu national par tête (dinars)

5641

8372

2. Croissance du produit intérieur brut

Aux prix constants (%)

2007 - 2009

2010 - 2014

Agriculture et pèche

2.0

2.7

Industries manufacturières

2.4

4.2

Textile, habillement et cuir

-3.2

2.0

Industries mécaniques et électriques

6.0

6.4

Industries non manufacturières

5.7

6.1

Services

5.8

6.8

Tourisme

2.4

5.1

Technologies de communication

15.1

13.0

Produit intérieur brut

4.6

5.5

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et sociaux 2010-2014

3.

Epargne, consommation et investissement

 
 

(

%

)

2007 - 2009

2010 - 2014

Taux d’épargne % revenu disponible 1

22.0

23.7

Accroissement de la consommation

4.7

5.3

Taux d’investissement % PIB 1

23.9

26.0

Part de l’investissement privé dans l’investissement global

60.3

60.8

Total investissement (MD)

38543

98321

1 Fin période

4.

Paiements extérieurs

 
 

(

%

)

2007 - 2009

2010 - 2014

Accroissement Exportations biens et services 1

7.9

10.4

Accroissement Importations biens et services 1

8.7

10.4

Taux du déficit courant % PIB 2

2.7

2.8

Taux d’endettement extérieur % revenu disponible 2

38.1

29.5

Besoins de financement extérieur (MD)

15616

32040

Investissements directs et participations (MD)

8120.8

17200.0

Dons

459.3

765

Emprunts publics

5287.0

7850

Crédits commerciaux et financiers

1749.2

6225

 

1

Prix courant

 

2

Fin Période

5.

Finances publiques

 

(

%

)

2

0

0

9

2

0

1

4

 

Taux de pression fiscale

 

19.9

 

17.4

 
 

Taux de déficit budgétaire % PIB

 

3.0

 

2.7

 

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